Séminaire MaMuX. Propriétés cyclotomiques des canons apériodiques



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Transcription:

Séminaire MaMuX IRCAM, 2 février 2008 Propriétés cyclotomiques des canons apériodiques Franck. Jedrzejewski@Cea.fr 1 - Introduction 2 - Canons de Vuza 3 - Polynômes cyclotomiques 4 - Décomposition des canons 5 - Conclusions

Canons Un canon est un couple (R; S) de sous-ensembles de Z n tel que R S = Z n Exemple pour n = 8, f0; 2; 5; 7g f0; 4g = Z 8 Sous forme de table 0 1 2 3 4 5 6 7 R 1 1 1 1 R + 4 1 1 1 1

Polynôme caractéristique Soit A un sous-ensemble de Z n on dé nit son polynôme caractéristique A(x) = X x a a2a Pour R = f0; 2; 5; 7g R(x) = 1 + x 2 + x 5 + x 7 La somme directe R S a pour polynôme le produit R(x)S(x) = 1 + x + ::: + x n 1 mod x n 1 Et l union de deux sous-ensembles R [ S a pour polynôme caractéristique la somme R(x) + S(x) On transfère ainsi un calcul ensembliste sur l algèbre des polynômes.

Groupes de Hajós Un sous-ensemble de Z n est périodique si 9r 2 Z n nf0g; A = A + r Soit G un groupe abélien, G est un groupe de Hajós, si un des deux facteurs de la décomposition G = R S est périodique. Le canon (R; S) est apériodique si Z n = R S est un groupe de non-hajós. Théorème de Sands-de Brujin. (R; S) est un canon apériodique si et seulement si n = pqn 1 n 2 n 3, avec pn 1 2, qn 2 2 et gcd(n 1 p; n 2 q) = 1: n = 72, 108, 120, 144, 168, 180, 200, 216, 240, 252, 264, 270, 280, 288, 300, 312, 324, 336, 360, 378, 392, 396, 400, 408, 432, 440, 450, 456, 468, 480, 500, 504, 520, 528, 540, 552, 560, 576, 588, 594, 600, 612, 616, 624, 648, 672, 675, 680, 684, 696, 700, 702, 720, 728, 744, 750, 756, 760, 784, 792, 800, 810, 816, 828, 864, 880, 882, 888, 900, 912, 918, 920, 936, 945, 952, 960, 968, 972, 980, 984, 1000.

Equivalence de canons Deux canons (R; S) et (R 0 ; S 0 ) de même longueur jrj = R 0 et jsj = S 0 sont équivalents s il existe un translation T j et une permlutation de S jsj T j (R + s i ) = R 0 + s (i) pour i = 1; 2; :::; jsj. Les voix de (R; S) sont les voix de (R 0 ; S 0 ) a une permutation près. Action du groupe cyclique C n. Pour n = 8, f0; 2; 5; 7g! f7; 0; 2; 5g T1! f0; 1; 3; 6g 0 1 2 3 4 5 6 7 R 1 1 1 1 R + 4 1 1 1 1 x Action du groupe diédral D n. f0; 2; 5; 7g! f0; 6; 3; 1g f0; 1; 3; 6g: Action du groupe a ne A n. S S 0 si et seulement si S 0 = as + b: Ex : f0; 2; 5; 7g 7x! f0; 14; 35; 49g f0; 6; 3; 1g

Algorithme de Vuza Vuza a proposé un algorithme pour construire les canons apériodiques. n p 1 p 2 n 1 n 2 n 3 S(C n ) R(C n ) S(D n ) R(D n ) S(A n ) R(A n ) 72 2 3 2 3 2 3 6 3 3 1 2 120 2 5 2 3 2 8 6 6 3 2 2 120 2 3 2 5 2 16 20 12 10 5 3 144 2 3 4 3 2 6 36 6 18 1 6 144 2 3 2 3 4 3 2808 3? 1? 168 2 3 2 7 2 104 42 65 21 15 4 168 2 7 2 3 2 16 6 11 3 3 2 180 2 3 2 3 5 3? 3? 1? 180 2 3 2 5 3 16? 12? 5? 200 2 5 2 5 2 125 20 75 10 8 3 MAIS : Les solutions de Vuza ne décrivent pas tous les canons apériodiques.

Cas n=72 Sous l action du groupe cyclique, on a 3 solutions S (et 6 solutions R) S 1 = f0; 18g f0; 8; 16g = f0; 8; 16; 18; 26; 34g de structure [8; 8; 2; 8; 8; 38] S 2 = f0; 18g f0; 8; 40g = f0; 8; 18; 26; 40; 58g de structure [8; 10; 8; 14; 18; 14] S 3 = f0; 18g f0; 8; 64g = f0; 22; 38; 40; 54; 56g de structure [22; 16; 2; 14; 2; 16] Sous D n on a les mêmes solutions. Sous le groupe a ne, il n y a qu une solution S 2 = 5S 1 et S 3 = 7S 1 Pour la solution R, il y a 6 solutions sous C n, mais 3 solutions sous D n R 1 = f0; 1; 5; 6; 12; 25; 29; 36; 42; 48; 49; 53g et [1; 4; 1; 6; 13; 4; 7; 6; 6; 1; 4; 19] R 2 = f0; 5; 6; 9; 12; 29; 33; 36; 42; 48; 53; 57g et [5; 1; 3; 3; 17; 4; 3; 6; 6; 5; 4; 15] R 3 = f0; 6; 11; 12; 15; 35; 36; 39; 42; 48; 59; 63g et [6; 5; 1; 3; 20; 1; 3; 3; 6; 11; 4; 9] Sous l action du groupe a ne, il n y a que 2 solutions, R 3 = 7R 2

Décomposition cyclotomique pour n=72 Le polynôme caractéristique de S se factorise en polynômes cyclotomiques S(x) = 1 + x 8 + x 16 + x 26 + x 34 = 3 4 6 2 12 24 36 (x) L ensemble des indices est noté T S = f3; 4; 6; 12; 12; 24; 36g Pour R, la même décomposition donne T R = f2; 8; 9; 18; 72g Et la réunion des deux ensembles est l ensemble des diviseurs de n T S [ T R [ f1g = diviseurs(72) Problème : Déterminer T S et T R pour un canon apériodique.

Structure non cyclotomique n=72 Pour n = 72, on a trois solutions qui s écrivent S 1 (x) = 1 + x 8 + x 16 + x 26 + x 34 = 3 4 6 2 12 24 36 (x) S 2 (x) = S 1 (x)(1 x 8 + x 24 ) = S 1 (x) 1 (x) S 3 (x) = S 1 (x)(1 x 8 + x 16 ) = S 1 (x) 2 (x) Problème : Etudier la partie non-cyclotomique, i.e. la structure algébriques des fonctions S 1 (x) = S 2 (x)(1 + x 8 x 40 ) = S 2 (x) 3 (x) S 1 (x) = S 3 (x)(1 x 32 + x 48 ) = S 2 (x) 4 (x) On a la relation 1 3 + 2 4 = 2

Polynômes cyclotomiques Si on note n le groupe des racines de l unité n = 1; n (x) = Y djn(x ) 2 Z[x] Exemples : 0 (x) = x; 1 (x) = x 1 4 (x) = x 2 + 1 2 (x) = x + 1 6 (x) = x 2 x + 1 3 (x) = x 2 + x + 1 12 (x) = x 4 x 2 + 1 Propriétés élémentaires (1) Pour tout entier n, x n 1 = Y d (x) = Y (x d 1) (n=d) djn djn

où est la fonction de Moebius (1) = 1; (n) = 0 si n est un carré, (n) = 1 si n est le produit de nombres premieirs distincts. (2) Si p est premier p (x) = 1 + x + x 2 + + x p 1 (3) Pour une puissance x p s (x p ) = ( ps (x) s (x) ps (x) si p est un facteur de s si p n est pas un facteur de s (4) Si s et p sont premiers entre eux s (x p ) = Y rjjp rs (x)

Construire des canons apériodiques Théorème 1. Si (S; R) est un canon apériodique de Z n, r un entier r > 1, alors le canon S 0 = rs f0; 1; :::; r 1g et R 0 = rr dé ni par les polynômes S 0 (x) = (1 + x + ::: + x r 1 )S(x r ) et R 0 (x) = R(x r ) (S 0 ; R 0 ) est un canon apériodique de Z rn. Exemple. n = 72, r = 2, S(x) = 3 4 6 2 12 24 36 (x) R(x) = 2 8 9 18 72 (x) (S 0 ; R 0 ) est un canon apériodique pour n = 144 S 0 (x) = S(x 2 ) = 3 6 8 12 2 24 48(x) R 0 (x) = R(x 2 ) = 4 16 9 18 36 144 (x 2 )

La solution "canonique" Théorème. Pour n = pqn 1 n 2 n 3, le canon S = qn 2 n 3 f0; 1; :::; n 1 1g pn 1 n 3 f0; 1; :::; n 2 1g R = A [ T 1 (B) [ ::: [ T n3 1(B) avec A = n 2 n 3 (f0; 1; ::; q 1g qn 1 f0; 1; :::; p 1g) B = n 1 n 3 (f0; 1; :::; p 1g pn 2 f0; 1; ::; q 1g) est un canon apériodique. On pose n 1 = r +1, n 2 = s +1 et n 3 = t +1. caractéristiques : S(x) = Y ujr +1 u x t+1 s +1 q Y ujs +1 u On calcule les polynômes x t+1 r +1 p

S(x) = r x t+1 s +1 q s x t+1 r +1 p r 2 s 2 x t+1 s +1 q x t+1 r +1 p ::: r +1 ::: s +1 Pour calculer R(x), on calcule d abord les polynômes A(x) et B(x) A(x) = q x t+1 s +1 p x qr+1 s +1 t +1 L ensemble T R B(x) = p x r+1 t +1 q x pr+1 s +1 t +1 TR = TA \ TB [ ft; t 2 ; :::; t +1 g x t+1 s +1 q x t+1 r +1 p Pour se débarasser des puissances de x, il faut utiliser la propriété suivante s (x p ) = ( ps (x) s (x) ps (x) si p est un facteur de s si p n est pas un facteur de s et donc distinguer les cas où s et p sont premiers entre eux ou non. D où les 14 cas suivants.

Les 14 cas Pour les canons apériodiques, n = pqn 1 n 2 n 3. On pose n 1 = r +1, n 2 = s +1 et n 3 = t +1. Comme gcd(n 1 p; n 2 q) = 1; on a nécessairement p 6= q q 6= r p 6= s r 6= s Il reste 14 cas à étudier (on note uniquement les entiers premiers distincts) 1 pqrst 8 pqrqq 2 pqrsr 9 pqpst 3 pqrsp 10 pqpsp 4 pqrsq 11 pqpsq 5 pqrqt 12 pqpqt 6 pqrqr 13 pqpqp 7 pqrqp 14 pqpqq

Cas 1 : pqrst tous distincts Si p; q; r; s; t sont tous distincts on peut "descendre" les puissances, on a : T S = rf1; qgf1; r; :::; r gf1; s; :::; s +1 gf1; t; :::; t +1 g [ sf1; pgf1; r; :::; r +1 gf1; s; :::; s gf1; t; :::; t +1 g De même, pour les polynômes A(x) A(x) = q x t+1 s +1 p x qr+1 s +1 t +1 on a T A = qf1; s; :::; s +1 gf1; t; :::; t +1 g [ pf1; qgf1; r; :::; r +1 g f1; s; :::; s +1 gf1; t; :::; t +1 g Idem pour B(x) B(x) = p x r+1 t +1 q x pr+1 s +1 t +1

on a T B = qf1; pgf1; r; :::; r +1 gf1; s; :::; s +1 gf1; t; :::; t +1 g [ pf1; r; :::; r +1 gf1; t; :::; t +1 g d où T R = T A \ T B [ ft; t 2 ; :::; t +1 g = ft; t 2 ; :::; t +1 g [ qf1; s; :::; s +1 gf1; t; :::; t +1 g [ pf1; r; :::; r +1 gf1; t; :::; t +1 g [ pqf1; r; :::; r +1 gf1; s; :::; s +1 gf1; t; :::; t +1 g Si = = = 0: Les indices des polynômes cyclotomiques de S sont T S = rf1; qgf1; sgf1; tg [ sf1; pgf1; rgf1; tg Pour n = 2310; p = 2; q = 3; r = 5; s = 7; t = 11, les indices sont T S = 5f1; 3gf1; 7gf1; 11g [ 7f1; 2gf1; 5gf1; 11g = f5; 7; 14; 15; 35; 35; 55; 70; 77; 105; 154; 165; 385; 385; 770; 1155g

Les entiers 35 et 385 interviennent deux fois dans le calcul des indices, ce qui signi e que les polynômes cyclotomiques associés 35 et 385 interviendront deux fois dans le produit S : S (x) = 5 7 14 15 2 35 55 70 77 105 154 165 2 385 770 1155 (x) Les indices du polynôme R se calculent de la même manière en utilisant la formule précédente Pour n = 2310; T R = ftg [ [qf1; sg [ pf1; rg [ pqf1; rgf1; sg] f1; tg T R = f11g [ 3f1; 7gf1; 11g [ 2f1; 5gf1; 11g [ 6f1; 5gf1; 7gf1; 11g = f2; 3; 6; 10; 11; 21; 22; 30; 33; 42; 66; 110; 210; 231; 330; 462; 2310g

Cas 2 : pqrsr En remplaçant t par r dans S(x) S(x) = r x r+1 s +1 q s x r+1 r +1 p On descend les puissances de r S(x) = r +2 x s+1 q s x r++2 p r 2 x r+1 s +1 q s 2 x r+1 r +1 p r +3 s 2 x s+1 q x r++2 p ::: r +1 ::: s +1 ::: r ++2 ::: s +1 x r+1 s +1 q x r+1 r +1 p x s+1 q x r++2 p On a donc S(x) = Y ur +2(x) ujqs +1 Y vjpr ++2 vs (x) Y ujqs +1 ur +3(x)::: Y vjpr ++2 vs 2(x)::: Y ur ++2(x) ujqs +1 Y vs +1(x) vjpr ++2

D où T S = r +2 fu; u j qr s +1 g [ sfv; v j pr ++2 s g = r +2 f1; qgf1; r; :::; r gf1; s; :::; s +1 g [ sf1; pgf1; r; :::; r ++2 gf1; s; :::; s g De même, T R = fr; r 2 ; :::; r +1 g [ qf1; s; :::; s +1 gf1; r; :::; r +1 g [pf1; r; :::; r +1 g [ pqf1; r; :::; r +1 gf1; s; :::; s +1 g Pour = = = 0; T S = rf1; qgf1; sgf1; pg [ sf1; rgf1; p; p 2 g T R = fpg [ qf1; sgf1; pg [ p 2 f1; rg [ p 2 qf1; rgf1; sg Pour n = 420, p = 2, q = 3, r = 5, s = 7 T S = f5; 7; 10; 14; 15; 28; 30; 35; 53; 60; 70; 105; 140; 210g T R = f2; 3; 4; 6; 12; 20; 21; 42; 60; 84; 420g

Cas 13 : pqpqp Les deux solutions T S = p +2 f1; :::; p gf1; q; :::; q +2 g [ qf1; q; :::; q gf1; :::; p ++3 g T R = fp; :::; p +1 g [ fp ++3 g [ q +2 f1; p; :::; p +1 g [ fq +2 p ++3 g Si = = = 0; Si n = 72, p = 2, q = 3 T S = p 2 f1; q; q 2 g [ qf1; p; p 2 ; p 3 g T R = p [ p 3 [ q 2 f1; pg [ q 2 p 3 T S = f3; 4; 6; 12; 12; 24; 36g T R = f2; 8; 9; 18; 72g

Cas 14 : pqpqq Les deux solutions T S = pf1; :::; p gf1; q; :::; q ++3 g [ q +2 f1; q; :::; q gf1; :::; p +2 g T R = fq; :::; q +1 g [ fq ++3 g [ p +2 f1; q; :::; q +1 g [ fq ++3 p ++2 g Si = = = 0; T S = q 2 f1; p; p 2 g [ pf1; q; q 2 ; q 3 g T R = fq; q 3 ; p 2 ; p 2 q; p 2 q 3 g Si n = 108, p = 2, q = 3 T S = f2; 6; 9; 18; 18; 36; 54g T R = f3; 4; 12; 27; 108g

La canon de Fripertinger Pour n = 108, le canon de longueur 18 avec R = A [ T 4 (B) [ T 8 (C) = f0; 4; 8; 9; 10; 18; 26; 40; 44; 46; 54; 62; 63; 72; 76; 80; 82; 98g C = n 1 n 2 n 3 f0; 1; :::; pq 1g = 18f0; 1; 2; 3; 4; 5g n est pas solution de Vuza, n est pas une solution "canonique". Son polynôme caractéristique avec R(x) = 3 4 12 27 108 (x) (x) = 1 x + x 3 + ::: + x 33 x 35 + x 36 La structure cyclotomique est conservée, mais le reste est compliqué.

Le canon de Lagarias-Szabo Lagarias-Szabo ont proposé le canon suivant pour réfuter une conjecture de Tijdeman U = 36f0; 1; ::; 4g 100f0; 1; 2g 225f0; 1g V = 30f0; 1; 2; 6; 7; 8; 10; 11; 12; 13; 16; 17; 18; 19; 22; 23; 25; 26; 28; 29g [ 18f7; 17; 27; 37; 47g [ 20f11; 26; 41g [ 75f5; 11g Les indices des polynômes cyclotomiques T U = f2; 3; 5; 6; 6; 10; 10; 12; 15; 18; 20; 30; 30; 30; 45; 50; 60; 60; 75; 90; 90; 150; 150; 180; 300; 450g T V = f4; 9; 25; 36; 100; 225; 900g Le polynôme V (x) = 4 9 25 36 100 225 900 (x) a pour reste (x) = 1 x 2 x 3 + ::: x 427 x 428 + x 430

Lagarias, Szabo Universal Spectra and Tijdeman s Conjecture on Factorization of Cyclic Groups, 2000. La solution canonique correspond au cas 12, pqpqt avec S = 100f0; 1; 2g 225f0; 1g R = A [ T 1 (B) [ ::: [ T 24 (B) A = 75 (f0; 1; 2g 6f0; 1g) B = 6 (6f0; 1; 2g f0; 1g) = = 0; = 1; t = 5; p = 2, q = 3 (ou l inverse p = 3, q = 2) T R = f4; 5; 9; 20; 25; 36; 45; 100; 180; 225; 900g = T V [ f5; 20; 45; 180g = T V [ 5f1; 4gf1; 9g La solution de Lagarias-Szabo modi e la structure cyclotomique de la solution canonique.

Conclusions La décomposition cyclotomique de la solution canonique est connue pour toute valeur de n. Tout canon périodique véri e la condition (T2) de Coven-Meyerowitz. La solution canonique véri e la condition (T2) de Coven-Meyerowitz. Pour montrer que la conjecture de Flugede est vraie en dimension 1 ou pour montrer que (T2) est vraie pour tout canon, il su t de montrer que la condition qu un canon apériodique véri e (T2) est équivalente à la condition que la solution canonique véri e (T2). Comme cette dernière condition est vraie, il s ensuivra que Flugede est vraie.