Table des matières. Cours de Giesen
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- Jean-Louis Rivard
- il y a 10 ans
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1 Table des matières Introduction... 8 Pourquoi commencer par un cours de théorie internationale?...8 Questions importantes...9 Programme du cours Concepts Théories Perspectives Applications Intervenants extérieurs...10 Examens...10 Lecture obligatoire...10 A quoi sert la théorie? Trois objectifs Théoriser les relations internationales Caractéristiques les plus importantes des RI?...11 Contenu du cours Objectifs généraux ère partie : Les Concepts Introduction...12 Gouvernance : Relations internationales :...13 Les Acteurs Introduction...13 Les Acteurs : L'Etat Donc qu est-ce qu un Etat?...14 Combien d'etats? (Le nombre d'etats augmente)...14 Importation du modèle étatique et ses effets...15 La souveraineté, une fiction juridique Les ressources dont dispose cet acteur majeur qu'est l'etat...16 Le territoire La population Plus petits Etats La densité de la population Principes de droit international Problèmes...18 Organisation politique et économique Les matières premières...19 Le niveau technologique (matière grise)...19 Le capital...20 Autres Conclusions sur l'etat Classement en 3 catégories Déclin de l'etat...20 Paradoxe...21 Les Acteurs : Les organisations internationales
2 3 grands types d'organisation internationales : Le facteur hégémonique (d'un ou plusieurs Etats dans une organisation international)...22 Organisations qui ne sont pas internationales à proprement parler...23 Le G5 (devenu G7) Le mouvement des non-alignés...23 Le groupe des Le Commonwealth...23 Conclusion Les Acteurs : les organisations non gouvernementales Définition...25 Brève histoire des ONG...25 Schéma classique Niveau national Niveau international...26 Statut des ONG ONG : contre-diplomatie (contre les Etats) Deux principes opposés Les Acteurs : Les Firmes Multinationales Définition...28 Quelques chiffres Fonctionnement des multinationales Le fordisme Le toyotisme...28 Le Taylorisme...29 Commentaires Schéma...29 Les acteurs : les Fonds Spéculatifs...29 Définition...29 Les acteurs : Les Fonds Souverains...30 Les Acteurs : Les Fonds Vautours Définition...31 Wikipédia Fonctionnement...31 Les Acteurs : Les Agences de notations Trois acteurs (oligopole) : Les Acteurs : Les Autorités Privées Transnationales d'autorégulation...33 ISO HUGO ICANN Les Acteurs : Warlords et Milices Privées...33 Les Acteurs : les Réseaux Terroristes Transnationaux Deuxième partie : les Processus Les Processus : la Politique Etrangère...34 La diplomatie Définition Wikipédia...34 Définition du cours...34 Historique...34 Buts / fonctions
3 Les dimensions de la politique étrangère...35 La perception de la puissance de l autre Idée de la nation Idéologies Intérêts...36 Ratio entre les moyens et les ambitions Processus décisionnels Enchaînements peu visibles Les Processus : la Violence Organisée Perspective anthropologique...38 L homicide Violence organisée...39 La guerre fait beaucoup de mort mutations se sont opérées...39 La guerre sur le long terme...39 La guerre sur le court terme Les Processus : les Flux Economiques et Sociaux Introduction...40 Le commerce international En gros La migration...41 La politique monétaire...42 Introduction...42 En gros er moyen pour influencer les taux de change Le FOREX ème moyen pour influencer les taux de change...44 Les taux d intérêt Les mouvements de capitaux...44 Définition Wikipédia...44 Les décennies néolibérales...44 Conclusion L'histoire de l'euro...45 les critères de Maastricht...46 La dette Historique...47 Définition de la dette...47 Effet pervers Slide la part de la dette par rapport au PIB Dette globale types de capitaux...48 Autres remarques Slide répartition de la dette dans les pays pauvres...49 L'aide au développement...50 Wikipédia ème Partie : Les Théories Dominantes : L'idéalisme Introduction
4 Contexte : L'idée...51 Influence La thèse «projet de paix» ème tradition que les idéalistes et Kant partagent ème tradition que les idéalistes et Kant partagent :...52 Lien entre éthique politique et idéologie Méthodologie Multilatéralisme Le progrès Les réformes...53 Lien entre théorie et l'action...53 Conclusion Désillusion Les Théories dominantes : Le Réalisme...54 Historique...54 Principal «virage»...54 Pessimisme teinté de cynisme...55 Biographie de Morgenthau La graine est fertile...55 Power comme concept clé Influences...56 Autre influence majeure...56 Canalisation de la violence Manifeste du réalisme de Morgenthau...57 Rappel sur le courant dit «réaliste» : Concept clé réponses à ce que cela veut dire : (Normativité réaliste)...60 Le cas spécial du béhaviorisme Méthodologie Problème Conclusion en terme de sociologie de la production académique :...61 Conclusion Mick Les Théories Dominantes : Le Transnationalisme et la Théorie de l'interdépendance critiques du réalisme Contexte historique...64 La guerre du Vietnam...64 Mai Le tourisme de masse...64 La télévision...65 Immigration de masse L'économie...65 La pollution La grand crise pétrolière...66 Le GATT La fin du système monétaire de Bretton Woods La fin de la guerre froide
5 Montée en puissance du Tiers-Monde dans les années Système onusien...67 Les acteurs informels Les facteurs technologiques Intégrations régionales Conquête spatiale Conclusion Rappel Les Théories Dominantes : le Fonctionnalisme Effet d'entrainement (spin over) : Concepts clés : Multi-acteurs à plusieurs niveaux et interdépendance Erosion du pouvoir étatique Autonomie au détriment de la souveraineté...70 Développement, explications, exemples...70 Conclusion Les Théories Dominantes : le Néoréalisme et la Théorie des Régimes...72 Introduction...72 Les Théories Dominantes : le Néoréalisme...72 Bibliographie Contexte...72 Les bâtards néo-libéraux Kenenth Waltz et les 3 postulats de bases du néoréalisme er postulat ème postulat ème postulat Les origines du néo-réalisme La théorie des systèmes le structuralisme Les particularités du structuralisme de Waltz Anti-humanisme...74 Anti-historique Anti-empiriste Conclusion sur Waltz Robert Gilpin et la prise en compte de l'histoire...75 Robert Gilpin et la théorie des cycles hégémoniques L'érosion...76 Susan Strange...77 Les théories Dominantes : lien entre Néoréalisme et Théorie des Régimes...77 Le théorème de la stabilité hégémonique La stabilité du système à 2 superpuissances Théorie des régimes (néo-institutionnalisme)...78 Concepts clés...78 L'écart de puissance perçu comme bénéfique Conclusion Les Théories Marginales...80 Les Théories Marginales : le Marxisme-Léninisme
6 Introduction...80 Contexte...80 Les Théories Marginales : le Marxisme-léninisme Concepts de Marx Les forces productives Les rapports de productions Infrastructure et superstructure Il y a 5 types de rapports de force fondamentaux (historiquement)...83 Concernant les 3 premiers anciens modes de productions...83 Philosophie...84 Lois économiques marxiennes Conclusion sur Marx...85 Concepts de Lénine Apparition de monopole La capital financier Exportation de capitaux Associations internationale de capitalistes Répartition territoriale du monde Monopole de l'etat Conclusion sur Lénine La théorie de la dépendance...88 Introduction...88 Le schéma centre-périphérie Les autres auteurs néo-marxistes D'un côté, il y a une continuité avec la CEPAL De l'autre côté, il y a les discontinuités par rapport à la CEPAL...90 Conclusion sur la théorie de la dépendance...91 Le Néogramscianisme Introduction...92 Principaux théoriciens...92 Idée de base du livre Comment cela fonctionne? Comme le fascisme s'est instauré en Italie en 1922?...92 Les concepts clés chez Gramsci...93 Révolution passive Cox...93 L'école de Toronto...93 Stephen Gill et Kees van der Pijl...94 Le bloc historique transnational à partir des année Comment faire pour contrer l'hégémonie? Chez Cox...95 Chez Gill Chez Pijl...95 Conclusion Dans ces 3 modes de pensées, il y a des récurrences...95 La Théorie du Système-Monde Introduction...95 Le système-monde
7 1. la structure (du système) Eléments de la structure mai Les processus dans la structure L'histoire de la culture...98 Les cycles économiques (Cycles de Kondratieff)...98 Cycles hégémoniques géopolitiques Corrélation entre cycles économiques et géopolitiques...99 Les mouvement d ascenseur Le dernier cycle? Conclusion sur théories néomarxistes Critiques Avantages Les postmodernisme et féminisme L'origine commune : le perspectivisme Le postmodernisme Le Postmodernisme La deuxième génération (années 1980 et 1990) Le féminisme Care feminism Féminisme libérale Féminisme néomarxisant Conclusion Conclusion finale Les théories dominantes et marginales par périodes : Examens Conférence de Dario Batistella : Théoriser le Monde pour le Comprendre Précisions sur le titre A quoi bon toutes ces théories? Le réalisme Introduction Ressources L'économie Le libéralisme Le Constructivisme Le constructivisme soft : Conclusion Remarques de Giesen sur la présentation de Batistella
8 Le 23 février 2012 Mail du prof : [email protected] web : Revue en ligne : Assistant : [email protected] IL Y A DE TOUTE FAçON DES ERREURS TAS DE FéNéANTS! Z'AVEZ CAS ALLER AU COURS! INTRODUCTION Pourquoi commencer par un cours de théorie internationale? Pourquoi certaines régions sont plus intégrées que d'autres? Que signifie la crise de l'intégration? C'est une bonne idée de commencer par les théories car cela signifie généralisation et schéma d'interprétation. Nous somme assailli par l'information. Par ex Kant, qui était en contact avec des marins qui arrivaient dans le port de sa ville, était anticolonialiste. Il était au courant de beaucoup de choses, comme nous avec les médias. Nous avons ainsi développé des filtres, des schémas d'interprétation : qu'est ce qui est important et ne l'est pas? Il y a aussi des questions de jugement de valeurs. Ces schémas d'interprétations sont implicites. Ils ont été formé tout d'abord par l'éducation, par l'opinion publique (si on prend connaissance d'un fait qui se déroule en Afrique centrale alors qu'on est en Europe, c'est pas la même chose que si on vit en Afrique Orientale). Il y a aussi l'idéologie qui oriente nos interprétation. On a tendance à être orienté par les grands «isme» (liberalisme, socialisme etc..) Donc première fonction : la notion de filtre. De plus, à tout moment, on est confronté à ce qui se passe dans le monde. Donc, on l'interprète. En effet, on ne peut pas rester complètement indifférent à cela. Les amis et les discussions participent aussi à cela. Ainsi, la fonction de la théorie sert à réduire la complexité, surtout de manière internationale car nombre illimité de faits et d'évènements. Comment classifier les choses? La théorie sert à cela. Aussi à évaluer la pertinence de l'information (parfois totalement inventée). Les théories sont des schémas d'interprétation des événement donce autant les expliciter et les systématiser (nos propres intuitions). Et cela permet une chose absolument essentielle : remettre en question nos schémas d'interprétation. On effectue un travail sur soi-même, sur sa propre vision euro-centriste. Nous verrons qu'il y a des théories qui sont issue de ce qu'on appel le Tiers-monde. Ainsi, se remettre en question est important. En effet, se poser des questions sur nos opinions spontanées est le point de départ. Il y a un lien entre les théories explicatives et les théories qui jugent. Il y a toujours une dimension normative, qu'on le 8
9 veuille ou non. Il s'agit d'assumer cela en l'explicitant. Il y a donc un travail de remise en cause de ses propres intuitions. Le prof dit «c'est un cours de déstabilisation de nos certitudes et n'est pas un cours académique à proprement parler». Ce n'est pas un exercice a intérêt strictement académique mais nous permettra de relativiser certaines choses. D'où l'importance de fait Tabula rasa. Questions importantes Quels acteurs sont importants dans la politique internationale? Y en a t-il qui prennent de plus en plus d'importance? Concernant la rupture des années 89 et 90 (fin de la guerre froide) est ce que c'est un changement de système internationale ou un changement à l'intérieur du système international? (structures) Si on répond par l'une ou l'autre des réponse, cela change la théorie. Or, la théorie guide la recherche empirique. On voit donc bien l'enjeu : cela donne des orientations différentes. Cela dépend de la perspective théorique que l'on aborde. Théorie : cadre qui nous permet de déployer un certains nombres de concepts : cela nous guide. Système D n'est pas une bonne approche. J'appréhende un phénomène à partir d'une théorie. Cela me guide et me permet de choisir des instruments. Quand on a pas de cadre théorique préalable, on procède à l'aveugle. La théorie nous facilite la vie de ce point de vue là. Bien entendu, comme il s'agit de généralisation, c'est forcément réducteur car c'est sa fonction de réduire la réalité. Donc à double tranchant. Il y a 2 attitudes : forcer à faire coller la théorie dans le cadre empirique -> mauvaise attitude. L'autre attitude est de rester humble. Une théorie reste une théorie. De plus, concernant la fonction prédictive, la science sociale n'a pas le même statut que les sciences dures. On ne peut pas prévoir pour 2 raisons : 1. nous faisons nous même parti du monde observé, de la réalité observée. Il y a interaction et interférence. Ainsi, la dimension normative pause problème. La distanciation totale de l'observant n'est pas possible. 2. Nous n'avons pas de loi (comme la gravité par ex). Nous sommes dans la prospection, on dégage quelques tendances lourdes mais sans plus. Programme du cours 1.Concepts Quels sont les principaux mots que l'on utilise pour la TI? On commencera sur les acteurs. On verra que les mots sont dangereux. Nous verrons ensuite les mots sur les processus. 2.Théories 1.Théories dominantes : partagées par la majorité des chercheurs 2.Théories marginales : que peu de chercheur y adhèrent mais cela n'enlève en rien de leur pertinence. 9
10 3. Perspectives 1.Les approches francophones : approches qui divergent 2.Les approches germanophones : pareil. Les approches deviennent locales 4.Applications 1.La sécurité collective 2.l'économie politique. Intervenants extérieurs 29 mars, Guillaume Devin, prof à l'ied de Paris 10 mai, Dario Battistella, Luxembourg. Examens Durée : 4 heures Dissertation : 1 question à bien structuré. Pas de choix entre plusieurs questions. Juste une. Sans documentation. Ne pas recracher le cours. Réel effort de dissertation Lecture obligatoire Dario Battistella, «Théories des relations internationales», Paris : Presses de Sciences Po, 2009, 1ère et 2ème partie. Pour la suite, les objectifs etc., voir syllabus du cours. Que sont les relations internationales? Des relations entre nations; des interactions entre des Etats- Nations : 1. entre unités politiques ayant des territoires clairement délimités par des frontières 2. à l'extérieur de l'espace propre à l'exercice du pouvoir souverain Cela concerne des phénomènes et des acteurs transcendants les relations entre Etats-Nations souverains. Exemple : le réchauffement climatique en tant que phénomène transcendant les frontières. On voit donc que cela ne concerne pas que la diplomatie entre Etat, mais qu'au contraire, cela la dépasse largement. Exemple: un révolution dans un pays X menant à la redéfinition globale de la situation régionale, voire mondiale car les répercussions ne tiennent pas compte des frontières. Question: comment une théorie peut mettre à l'épreuve des phénomènes aussi variés que complexes? Comme la théorie peut être utilisée dans les relations internationales? A quoi sert la théorie? A construire un ensemble de connaissances de façon organisée, pour donner sens à des principes généraux d'action dans un domaine de la réalité. On parle de "organisé" par rapport à d'autres façons 10
11 de donner sens à la réalité. Ensuite, "domaine" indique un domaine spécifique de la réalité par rapport auquel elle peut être pertinente. Trois objectifs 1. Définir un objet 2. Identifier les acteurs 3. Donner sens à des pratiques Théoriser les relations internationales Comment théoriser les RI? Un "Babel de voix globales"? Un multitude de filtres colorés? La question est d'autant plus controversée par rapport à d'autres théories qu'on a à faire ici, non pas à un cadre précis, mais à des phénomènes traversant ces cadres; ces derniers étant non délimités a priori. Résultats: un pluralité des théories existantes à partir desquelles on aura un éclairage différent de la réalité. On retrouve donc une multitude d'approches concurrentes en RI. Les théories sont nécessaires pour donner sens aux phénomènes mais sont construites à partir de points de vues particuliers rendant la connaissance produite particulière. Tout est question de perspective; cette dernière tronque la réalité d'une certaine manière qui lui est spécifique et donnera un résultat spécifique. La perspective en science sociale: règles de production de la connaissance qui sont validées dans un contexte particulier. Caractéristiques les plus importantes des RI? Etat souverain comme principal acteur? Droit de l'homme précèdent le principe de la souveraineté étatique? Interdépendances globale déterminant les interactions entre Etats? Inégalités de développement socio-économique définissant la capacité d'exercice de la souveraineté? Rapports de genre conditionnant l'exercice de la puissance (perspective genre)? Il s'agit d'un échantillon des nombreuses controverses scientifiques et institutionnelles qui existent. Ces cinq points illustrent cinq manières différentes de construire l'objet des RI; ce dernier prenant la forme de cinq objets construits de façon sensiblement différentes. Exemple de la guerre en Irak: les explications les plus courantes pour justifier cette guerre. Menace stratégique (ADM, terrorisme, menace pour Israël,...)? Intérêts économiques ( pétrole, intérêts du clan Bush, lobby militaro-industriel,...)? Autres explications? On peut voir ici l'objectif même du cours: avoir une palette d'explications plus large que ce qui est habituellement servi dans les médias. Il s'agit de faire voir que: 1. L'objet est polymorphe 2. Les acteurs sont variés 3. Les pratiques hétérogènes Afin de rendre conscient des clivages entre une conception étroite restreinte (ex: diplomatie) ou une conception large (ex: avec inclusion des paramètres culturels, économiques,...). La vision large ne se limite pas à la diplomatie politico-stratégique, tandis que la vision ouverte est en contact avec d'autres disciplines (décloisonnement). On peut ainsi voir que la théorie des RI : 11
12 1. contient une pluralité d'approches théoriques 2. est caractérisée par l'étendues des thématiques abordées 3. est dotée d'une conception large et ouverte de la discipline Il ne s'agit donc ni d'une science objective et unifiée, ni d'une théorie générale, ni d'un contrôle effectif sur un objet retreint et clos. Contenu du cours Partie introductive sur les spécificité du champ d'étude; les grandes approches (théories (néo)réalistes, (néo)libérales, (néo)marxistes et le renouveau théorique contemporain; les thématiques (guerre, paix et sécurité; multilatéralisme, mondialisation et impérialisme); une partie conclusive (retour sur la discipline et la théorie des RI). Objectifs généraux Acquisition des connaissances de base du champ disciplinaire des relations internationales Compréhension et différenciation des principaux cadres conceptuels et thématiques des relations internationales Développement des capacités d analyse critique et de synthèse sur les grands enjeux de la scène internationale contemporaine. Introduction 1ÈRE PARTIE : LES CONCEPTS Il y a une part croissante de l international dans les activités humaines. On parle de mondialisation (qu il faut définir). Impression que le monde devient un village planétaire. Valéry, après la seconde guerre mondiale, écrit que c est un Monde fini. On connaît le monde entier. Toutes les populations sont en contact, peu importe leur régime. Ainsi un événement qui se déroule quelque part a des répercussions extrêmes et rapides quelque part d autre. Ex. le cas de Lehmann Brothers, subprimes crisis. Donc, on vit dans un monde de plus en plus déterminé par les relations internationales. Pour analyser tous ces enchaînements, il y a un vocabulaire assez peu rigoureux, qui ne rompt pas suffisamment avec le sens commun. Ce vocabulaire porte énormément la marque du discours médiatique. Il y aussi la marque du discours de l histoire diplomatique (qui n est plus qu une partie des relations internationales, mais qui a été l élément dominant pendant longtemps). Finalement, il y a aussi la marque du droit international public dont le discours influence le vocabulaire des RI. Donc il y a toutes sortes d interférences dans le vocabulaire conceptuel des RI. Toute l expansion des RI n a pas été accompagnée par la création d un vocabulaire spécifique. 12
13 Gouvernance : Ancien terme français pour parler de certains territoires, puis aux USA. Finalement pour parler des affaires du monde. Son sens a donc changé avec le temps, il faut donc s en méfier. Mais également, ils n ont pas le même sens dans une langue différente. Notamment pour gouvernance. Le mot régime également. Relations internationales : Terme du XVIIIème siècle, inventé par Bentham, il signifie «rapports entre les nations». Cela présuppose déjà une nation, l Etat-nation qui date de 1789 avec la révolution française. Cela suppose également qu on étudie les rapports uniquement entre Etats. A l époque de Bentham, les rapports se limitaient effectivement entre entité étatique. Relations internationales désigne à la fois un objet d étude et aussi la sous-discipline politologique qui l étudie. C est à la fois une discipline et son objet. On décrit à la fois les acteurs, les structures et à la fois les structures qu'ils observent. Les deux sont à la fois à la croisée de phénomènes très divers. Car les RI concernent la politique, de plus en plus l économie (qui prendraient le dessus sur les acteurs politiques), l histoire, la sociologie, le droit, la géographie. Cela accentue l impression de manque de rigueur conceptuelle. Donc, la question se pose de savoir ce qu est l objet spécifique des RI. Le thème central de la Science politique est le pouvoir. La question du pouvoir est la question du pourquoi. Pourquoi il y a une crise? Pour des raisons de structurations du pouvoir. Pourquoi il y a une famine, une dégradation de l environnement? Ceci est relié au pouvoir. Donc l essentiel des questions de RI se rapportent au pouvoir. (question du pourquoi, «recherche du mobile du crime») Introduction LES ACTEURS On entend par acteur toute entité sociale et structurée dont les actions transfrontalières affectent le comportement d autres acteurs sur le plan international, affecte la communication, la distribution des ressources et la définition des valeurs planétaires. On peut voir que le concept d opinion public internationale n est pas un acteur. Il ne s agit pas d une entité qui affecte la distribution des ressources par exemple. LES ACTEURS : L'ETAT L Etat est l acteur majeur du système. Pendant longtemps, il était le seul acteur reconnu (jusque dans les années 60) depuis Bentham, Kant, Hegel (sauf Marx). Donc, les RI étaient les relations interétatiques. R. Aaron disait que l Etat est incarné par le soldat et le diplomate. Les RI se caractérisent par la 13
14 défense et la politique étrangère. Les Etats sont à la fois identiques en tant qu institutions, formes juridiques reconnues par le droit international et les fonctions qui leur reviennent, mais aussi très différents en terme de forces et de ressources. Le nombre d Etats est inconnu, il y a des Etats comme le Kosovo dont on discute le statut. La Palestine est reconnue par l Unesco mais pas d autres entités. On peut dire environ 200. Chypres, il y a une république turque de Chypres reconnue uniquement par la Turquie. Donc un Etat en est un selon les définitions. A l inverse également, des pays ne sont pas membres des grandes entités supranationales. Le Vatican n est pas intégré à l ONU (qui compte 193 membres). Donc qu est-ce qu un Etat? Max Weber écrivait que l Etat est une entreprise politique de caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès, dans l application des règlements, le monopole de la violence légitime. Les sociétés traditionnelles ne sont donc pas forcément des Etats dans ce sens. Mais on a quand même depuis l antiquité des Etats (Athènes, Spartes etc.). Dans le processus de construction de l Etat, notamment dans la zone méditerranéenne, il faut souligner l importance des facteurs exogènes. Une société s institutionnalise sur des institutions fortes sous la pression, menace extérieure. C est aussi la menace extérieure qui est un facteur de modernisation, ceci au même titre que les crises économiques. Combien d'etats? (Le nombre d'etats augmente) Les premières fonctions de l Etat sont d abord militaires et économiques. Déjà à l antiquité avec Spartes notamment sur l aspect militaire. Au fil du temps, depuis le XVIIIème siècle, on constate une augmentation du nombre d Etat. Au XVIII on a très peu d Etat, en 1850 on a 44 Etats. En 1903 on a 51 Etats. Très peu d Etats indépendants en Afrique, l Ethiopie notamment. En Asie on en a 4 autonomes, le Siam, l Afghanistan, le Japon et la Chine. Par vague successive ça va changer, il y a une vague de session. Commence avec les USA, le Libéria en On a une lente montée en puissance jusqu à la première guerre mondiale. Par la suite on observe que les guerres sont des puissants facteurs de modifications du nombre d Etats. Soit par session soit par fusion. L Union Soviétique fusion après (pendant) la 1 ère guerre mondiale. Des Etats naissent et meurent souvent dans la violence. Certains Etats disparaissent momentanément, comme la Pologne qui disparaît 3 fois. Dans le sous-continent indien on a une vague de session. Pareil pour la Yougoslavie. La plus grande vague est durant la décolonisation des années 60, c est surtout un changement dans la profondeur. La structure de l ONU change puisque les nouveaux Etats sub-saharien principalement prennent la majorité. Ces nouveaux Etats apparaissent dans un monde dont les règles du jeux les précèdent. Comme l ONU, la charte de l OTAN etc. ils sont obligés de s y conformer et ces règles ne sont pas forcément en leur faveur. Par exemple, avec le FMI ou la banque mondiale ou la voie d un pays est pondéré par son apport en capital. Les USA ont 17% des voies alors que l ensemble des Etats africains ont environ 4%. Si on prend en considération qu il faut 85% des voies pour faire modifier des éléments alors que les USA ont 17% des voies, ils peuvent à eux seuls tout bloquer. Un Etat peut ne pas adhérer aux règles du jeu. Comme la Corée du Nord. On les appel Etats voyous. 14
15 Selon le traité de non prolifération, seuls 5 Etats ont le droit à la bombe atomique. L Inde refuse de signer alors qu elle l a, l Iran aussi. La Corée du Nord a signé le traité mais ne l a pas respecté. Israël, avec l aide de la France, s est dotée de l arme nucléaire. L Afrique du Sud, puis Mandela a décidé d y renoncer. Il y a donc des règles du jeu, et les Etats doivent s y conformer même s ils n ont pas participé à l élaboration de ces règles. Les Etats africains par exemple doivent s y conformer parce qu ils ont besoins des crédits du FMI ou de la BM. Toutes les règles du jeu ne sont pas écrites. L augmentation du nombre d Etats complexifie les problèmes de manière exponentielle. Car plus il y a d Etat, plus il y a d interaction entre les Etats. Importation du modèle étatique et ses effets Bertrand Badie dans «l Etat importé» nous dit qu avec la décolonisation, on a crée plus de problèmes qu on en a résolu. Les anciennes colonies n avaient pas d autres choix que d importer les appareils institutionnels européens dans des Etats qui étaient très différents. Ex : le Zaïre est très différent de la Belgique. Cela crée une dialectique. On a crée des élites. Les institutions importées ont fonctionné complètement différemment de leurs Etats d importations. Mais, même si sur le papier c est pareil, ce n est pas pareil dans la pratique. Un Etat n est pas l'égal d'un autre Etat. Le Léviathan est européen comme nous le dit Hobbes. Au Zaïre ce n est pas pareil. Ce sont des expériences particulières. Les décolonisations des années 60 se fondent sur une très grande diversité d Etats. Certains Etats vivent sur des flux financiers étrangers par exemple. Il faut également différencier les régimes politiques. Il est également difficile de différencier les Etats. La souveraineté, une fiction juridique 1648, traités de Westphalie, qui du point de vue du droit international public fondent l état souverain (on ne peut faire de l ingérence). 3 ans plus tard sort le «Léviathan» de Hobbes. Un monstre froid, une machine qui doit pacifier les rapports entre les individus. Mieux vaut avoir un monstre froid qu une guerre civile. On a des Etats qui sont souverains, un monstre froid règne à l intérieur des pays. Le traité de Westphalie s occupe de l extérieur. Evidemment, la souveraineté est une fiction juridique. De fait aucun Etat n est souverain. Il n est pas inattaquable. La souveraineté nationale est un principe de droit. En science politique, c est une question de degré. Certains Etats sont plus souverains que d autres. Certains sont trop pauvres pour être souverain. La souveraineté, garantie par les Nations Unies est donc un leurre. Ce qui compte c est l autonomie réelle, l autonomie d action. Certains Etats en disposent plus que d autres. Pour déterminer cela, un Etat détient plusieurs ressources. D abord il y a le territoire. L'Etat est le seul a exercer sa violence légitime sur un territoire. La taille varie entre Monaco et la Russie. Parfois il s agit de pays purement continentaux, n ayant pas accès à la mer (pose moins de problème commercial qu il y a un siècle). Parfois il s agit d archipel, difficile a défendre sur le plan militaire. 15
16 A chaque fois le comportement géopolitique est très différent. Une archipel n a pas le même comportement que la Suisse. Les USA est un Etat-continent avec des parties très éloignées ou la France avec les DOM-TOM. Les menaces extérieures comme facteurs de formation de l Etat se présentent différemment. Il y a également de plus en plus une menace écologique. Des Etats sont menacés par le climat. Malawi n est pas assez élevé, ni le Bangladesh. Les menaces extérieures ne sont donc pas que militaires ou économiques mais peuvent même être écologiques. Les litiges de territoires sont aussi des problèmes sources de vivent tensions. On a beaucoup de ce genre de tensions en Asie. Moins en Afrique puisqu après la décolonisation, les nouveaux Etats ont décrété que puisque tout était de toute manière artificiel, si on voulait retracer les frontières sinon la situation deviendrait encore bien pire. 1 mars 2012 Les ressources dont dispose cet acteur majeur qu'est l'etat Différentes ressources que l Etat peut mobiliser en fonction de ses acquis et de ses besoins. Chaque acteur a d autres ambitions. Le territoire En principe, il est fixe. Il y a bien entendu des contestations territoriales. Très souvent, les frontières coupent différentes communautés ethniques, et elles sont dispersées sur le territoire de plusieurs Etats. Par exemple, on ne touche pas aux frontières africaines bien qu'elles aient été crées totalement artificiellement et qu'elles sont extrêmement contestées. Ainsi, le territoire est plus ou moins fixe. Il détermine de prime à bord le comportement extérieur de l'etat car les menaces sont différentes d'un Etat à un autre (caractère insulaire, archipels, accès à la mer, Etat continental etc). Pour certains, il faut une marine conséquente. Un Etat continent peut se croire sanctuaire, inattaquable, comme les USA jusqu'en Les attentats furent un choc à la fois pour le gouvernement américain et pour l'imaginaire collectif du pays. Il y avait eu Pearl Harbor mais c'était à Hawaï. Cette fois, le territoire fut réellement attaqué. Il y a aussi des menaces écologiques, comme pour le Bangladesh qui risque de disparaître sous l'hypothèse de la montée des eaux ou encore les problèmes que rencontrent les Maldives. Il y a aussi des frontières en litige comme la République populaire de Chine et le Tibet, ou encore le Cachemire qui est séparé en trois pays (Inde, Pakistan et Chine), etc.. Les litiges se ravivent très souvent lorsque les matières premières sont découvertes (pensons au conflits des Malouines). Les cas de rachat de territoires : les USA ont acheté l'alaska pour 7 millions de dollars aux russes qui le regrettent bien maintenant car les ricains ont découvert du pétrole depuis. ll y a parfois aussi des échanges de territoire (entre la France et la Suisse, quelques parcelles ont déjà été échangées). La population C'est la deuxième grande ressource qui reste très diverse d'un pays à l'autre. La Chine et l'inde représente environ 25 % de la population mondiale. Ce qui est à la fois un handicap et une force. La 16
17 Chine, par ex, adopte une politique nataliste qui aura un impact négatif sur les retraites. On a des méga-etats et des micro-etats. Plus petits Etats Le Vatican : 1023 personnes Touvalu : Nauru : cas spécial à retenir : habitants. C'est un ile dans le pacifique sud. Problème écologique : le gouvernement de cet Etat a vendu une concession d'exploitation de la société minière à une société australienne privée pour un minéral qui se trouve sur cette île. Maintenant, il reste une zone côtière totalement inhabitable car exploitée par les australiens ce qui fait que ses habitants n'ont plus de ressources. Ainsi, l'essentiel de la population doit s'expatrier en Australie, cette dernière devant forcément les accueillir au vu des circonstances dont ils sont la cause principale. On sait rendu compte de ces conséquences beaucoup trop tard. On voit ici que la taille est importante. En effet, il et difficile de gouverner avec une élite numériquement faible) La densité de la population Monaco : passablement de réfugiés fiscaux Singapour : population extrêmement dense mais qui a aussi un style autoritaire pour gérer l espace à disposition. Bangladesh et Malte Pourquoi on s'intéresse à la densité en relation internationale? Pour les a-patries et donc les apatrides comme les palestiniens qui ne sont pas citoyens d'israel. A Dubaï, il y a énormément d'immigrés qui n'ont pas acquis la nationalité et forme un sous-prolétariat. En cas de crise et d'émeutes, cela peut créé des problèmes. Il y a aussi le problème des sans-papiers et des clandestins. L'Afrique est le pays qui accueillent le plus de réfugiés : Les Etats africains accueillent des réfugiés d'autres Etats africains. Problème : pas les moyens de les accueillir. Malheureusement, dans les médias en occident on passe cela sous silence. Ce sont des populations qui sont accueillies dans des conditions misérables par manque de moyens par les Etats qui les accueillent. Principes de droit international le droit des peuples de disposer d'eux même (Article 2, paragraphe 1 de la Charte des Nations Unies). Mais qu'est ce qu'un peuple? Est ce que c'est la langue, la religion ou des critères ethniques qui définissent un peuple? Ces problèmes font que l'onu est flexible quant à ces questions. Qui a le droit de faire parti du peuple? Par ex. les Tchétchènes ne disposent pas vraiment d'eux même. Mais est-ce lié à la construction sociale par clan, à la langue? Autre ex : le Sahara occidental depuis la marche verte : le Maroc a pris l'ensemble du territoire (processus de décolonisation) mais pas si simple que ça car certaines ethnies y voient une occupation du Maroc, avec l'onu impliquée. Chypre : dur de définir le peuple. Le cas de la Palestine aussi Pourquoi cette question du droit des peuples a disposé d'eux mêmes est importante? Car le monde d'aujourd'hui est construit sur le concept d'etat-nation, 2 choses qui sont censé coïncider. Or, dans les RI, ce n'est que peu le cas. Le concept d'etat-nation signifie à la fois une organisation et une population. Avec l'etat-nation, on a inventé le citoyen soldat, l'armée du citoyen, suite à la mobilisation de la 17
18 Révolution française. En temps que citoyen, on jouit de droits. Mais c'est donnant donnant, c'est pourquoi on a l'obligation de défendre sa nation en temps que citoyen, en contrepartie de nos droits fondamentaux. Tous les hommes devaient être soldats pour appartenir à une nation. Ceci à changé mais c'était universaliste avant. Donc, pour jouir du statu de citoyen, il faut être un soldat. Mais maintenant, c'est plus l'affaire de professionnels que des citoyens. Ces 2 principes ont été universalisés (Etat-Nation et citoyen soldat). Problèmes Mais ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'il y a une véritable hégémonie d'une ethnie majoritaire qui écrase une autre, notamment en Chine, où l'etat-nation existe mais est dominé par les Hans. Les dominés sont aussi les tibétains. Doncl Etat-Nation chinois existe par une hégémonie interne qui a des répercussion externe, comme dans le cas du Tibet. Autre exemple : les touaregs franchisé par Al-Qaïda. Ce qui échappe aux études des sciences sociales, ce sont les population ni apatrides, ni réfugiées, ni clandestines, qui n entrent pas dans ce cadre-là: populations nomades. Les Touaregs, dans le Sahara, font l objet d une persécution, ce qui a pour conséquence une radicalisation de certaines tribus touaregs qui se sont affiliées à Al-Quaida. C est une population qui se déplace, et de par son mode de vie, ça rentre en conflit avec l adéquation entre population et territoire. En Europe : problème avec les Roms, population nomade. Il y a de véritable soulèvement des populations sédentaires contre les populations nomades (l'humanité était nomade au départ). La sédentarisation remonte à la révolution agricole. Le problème est que les Roms échappent à la sédentarisation westphalienne. Comment le peuple Roms peut disposer de lui-même alors qu'on lui impose la sédentarisation sur un territoire donné, c'est-à-dire le principe de la citoyenneté sur un territoire donné? Ce sont des conflits de fond qui irriguent les RI à leur base-même. Les population isolées sont aussi un autre cas spécial : les population isolées, qui ne souhaitent pas s'exposer à la «civilisation», en Afrique, en Amérique du Sud. Là encore, c'est le problème du droit à disposer d'eux mêmes. Organisation politique et économique Les impôts : pas d'impôt, pas d'etat. En effet, l'etat ne peut pas fonctionner sans l'impôt (taxe etc.) Deuxième choses concernant l'aspect de l'impôt : la mobilisation sociale. Il y a une étude qui montre une grand corrélation entre l'imposition et la mobilisation sociale. Tendanciellement, si on paie peu d'impôt, on s'implique moins en politique (il y a des exceptions). Lorsqu'on paie peu d'impôt, l'élite au pouvoir est protégées des individus citoyens car ces derniers se sentent moins concernés par la politique. Il y a des cas en Afrique subsaharienne où il y a pas d'impôts car il n y a rien à imposer. Tendanciellement, les Etats avec une imposition plus faible ont moins de corruption. Là où il n'y a pas d'impôts suffisant (les pays pauvres), l'aide au développement des pays du nord compense le manque à gagner. Ce n'est pas seulement un problème d'organisation si certain pays ne peuvent pas demander d'impôts mais certainement un problème économique : le salaire moyen de certains pays est si bas (Mauritanie 100 $) qu'on ne voit pas comment on pourrait demander l'impôt. Il y a des situations ou l'etat n'exerce pas son pouvoir sur l'ensemble de son territoire. Par exemple le Zaïre qui est immense (Kinshasa). La Colombie avec les FARCS et gouvernement mafieux. En Somalie, le gouvernement gouverne à peine sur Mogadiscio. A propos de cela, Jackson a publié «the Failed State». Il parle des Etats ou l'appareil d'etat est extrêmement faible. Ce qui a pour 18
19 conséquence qu'il ne peut pas faire face à ses obligations interne et externes. De plus, l'etat Providence n'a jamais existé dans les pays pauvres mais uniquement dans les Etats riches de l'occident (membres de l OCDE et certains pays avec une rente pétrolière). 1ère loi sociale : Bismarck. Le fordisme des années 50 et 60 fait que l'etat providence s'est imposé dans les pays du nord. Dans les autres, il n y a pas d'assurance vieillesse, etc.. Au delà des régimes politiques, il y a parfois 2 ou 3 gouvernements rivaux (Vichy, Madagascar etc) où une certaine partie de la population fait allégeance à un gouvernement et pas à l'autre. Le régime politique est important dans la mesure où un Etat démocratique se comporte différemment qu'une dictature sur l'échiquier internationale. C'est le principe de «Check&Balance». On voit que la Cour constitutionnel allemande a demandé que tout ce qui concerne la politique étrangère soit voté au Parlement. Il y a notamment le fameux paradigme de la paix démocratique ou «paix perpétuelle» de Kant («foedus pacificum»). L'idée est que là où il y a séparation des pouvoirs entre législatif et exécutif, la population qui en dernier ressort va choisir d'entrer en guerre, va chaque fois refuser d'entrer en guerre contre un Etat démocratique. Les démocraties ne se font pas la guerre. Doyle, un politologue américain, a prouver qu'elles ne font pas la guerre. En effet, la population va accepter cette souffrance qu'est la guerre que en cas d'attaque et si son indépendance (droit à disposer d'eux-même) est menacée. Toutes les guerres (une seule exception) selon une étude, ont eu lieu entre Etats non-républicains, soit entre démocratie et non-démocratie. Entre les USA et l Espagne est un cas limite, et constitue l exception. Les matières premières Ce sont des ressources que les Etats peuvent mobiliser sur la scène internationale. L'économie fonctionne depuis la Révolution industrielle sur les énergies fossiles telles que le charbon et le pétrole. Il y a des Etats rentiers qui vont devoir affronter des difficultés lorsque ces matières premières auront disparu. Le chiffre des réserves pétrolières de l Arabie Saoudite est un secret d Etat. Bois : ressource importante pour le Canada. Les métaux rares aussi sont importants pour les appareils électroniques etc.. L'or, les diamants sont importants. L'or est politiquement très importants. Régime monétaire dit de Breton-Woods : toutes les monnaies étaient liées à l'or. Or, l'extraction d'or est cher, Vu que l'afrique du Sud est le pays où il y a le plus d'or, le régime d'apartheid a pu se maintenir car la Suisse par exemple ne voulait pas ternir ses relations avec cet Etat raciste afin de profiter du taux de l'or. Actuellement et pour la première fois au monde, le système monétaire ne repose sur rien du tout (taux flottants). L'eau devient un enjeu géopolitique de grande importance mais il est difficile de qualifié l'eau de matière première. Le niveau technologique (matière grise) La technologie est très importante, surtout au niveau des RI, car elle détermine le niveau de productivité d un Etat. En Occident, on est entré dans une désindustrialisation. On bascule dans une société post-industrielle axée sur les services. On a délégué ces tâches aux Etats en périphérie. 70% de l agriculture suisse est subventionnée. 40% du budget de l UE est consacré à l agriculture, alors qu il s agit de 2-3% de la population. Le principe de sauver ces agricultures est uniquement une protection en cas de crise car cela nous permet de garder une indépendance alimentaire. Si un Etat dispose de savoir technologique élevé, il peut fabriquer des hautes technologies de défense et 19
20 d armements. Par ex., sans technologie, pas d arme nucléaire. L Inde est technologiquement très avancée malgré sa pauvreté. Mais l Inde a la bombe nucléaire depuis 74. L Inde a importé des technologies, comme des technologies nucléaires industrielle canadienne et ensuite se les approprie. Des Etats achètent et vendent des savoir faire nucléaire. Le Pakistan a vendu son savoir-faire nucléaire à la Corée du Nord et a entretenu des relations proches avec l Iran. Très important surtout en matière de RI car c'est le «savoir-faire» d'un Etat par rapport aux autres. Là où une machine peut remplacer 100 hommes, c'est good. Cela détermine le niveau de production d'un Etat. En Occident, on est en train de basculer vers une économie post-industrielle, (désindustrialisation) axée sur les services. On a délégué ces tâches aux Etats en périphérie. Il peut aussi développer des technologies de pointes niveau défense. Comment fabriquer une bombe, un missile. Ressource très importante. Beaucoup d'etat l'ont compris, comme l'inde, qui est très pauvre mais très avancée technologiquement. Ils ont toujours eu cette politique d'importer des produits et de les «indialiser», de les adapter aux besoins locaux. Certains Etats achètent ce savoir. Le Pakistan à vendu son savoir-faire nucléaire à la Corée du nord. Le capital L'argent. Il y a des Etats avec énormément d'investissement étrangers (Nestlé et Microsoft exportent du capital). Mouvements de capitaux qui font qu'un Etat attire plus ou moins de capitaux, produit plus ou moins de capitaux (Traité de Versailles : voler du capital, certains Etats se font piller). C'est une des raisons qui fait que certains Etats repoussent les investissements à cause de la corruption etc... Autres Kosovo : territoire sous protectorat de l'onu (zone grise) Autre cas spécial : Etat administré par un autre Etat. C'est le cas de 3 îles du pacifique sud, Tokelau, administrées par la Nouvelle-Zélande. Conclusions sur l'etat Il n'y a pas d'égalité entre les Etats. Un Etat faible peut seulement maximiser ses chances à l'intérieurs de l'etats. Il y a des contraintes et limites structurelles mais pas 100% déterminisme car il y a une certaine marge de manoeuvre. Ainsi, il vaut mieux éviter le mot de souveraineté mais plutôt utiliser le terme de possibilités d'action. L'autonomie d'action est un combat permanent. Classement en 3 catégories Les super-puissances : historiquement, on avait les 2 Grands (Est-Ouest). Today : juste les USA. Les puissances régionales : Inde, Brésil, Afrique du Sud.. Puissance dont le principale préoccupation est de faire régner un ordre régionale. Puis, il y a les autres... Merci Florent ;) Déclin de l'etat Suivant les théories, on a des divergences. D'autres disent que d'autres acteurs peuvent monter en puissance, parfois c'est les Etats qui montent en puissance. Ce n'est pas un jeu à somme nulle. Est- 20
21 ce qu on va avoir à faire à un déclin de l Etat? Les différentes théories qu on va voir nous donne des réponses divergentes. Certaines disent que la mondialisation va favoriser le déclin, alors que d autres disent que l Etat prend de l importance. Paradoxe Au moment ou on parle du déclin de l'etat, de plus en plus de peuple adoptent le point de vue de «l'etat fort» et souhaite crée un Etat (Catalogne, Flandres, la Nouvelle-Calédonie, etc.). On ne connait pas le résultat pour Barcelone. Cela va à l'encontre de la thèse dominante véhiculée dans les médias que l'etat perd de sa saillance, de sa superbe. 21
22 LES ACTEURS : LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES On parle ici d'organisations inter-gouvernementales dont les membres sont les Etats. La première organisation internationale est l'organisation fluviale sur le Rhein (1815). Il s'agissait d'organiser, de réguler la navigation internationale sur le Rhein. Très technique : ensemble structuré où les Etats coordonnent leurs actions dans le but d'atteindre des objectifs communs. Du point de vue du droit international, il fallait donc, comme tout organisation : 1. Un acte fondateur, c'est-à-dire une charte 2. Un siège, un financement et un personnel propre 3. Des organes de coordination de l'action 3 grands types d'organisation internationales : 1. Organisations universelles (Ex : la SDN, mais cette dernière ne sera pas tout le temps universelle, fascisme, USA la quitte) 2. Organisations régionales (L'UE, NAFTA, l'union africaine, le Conseil de l Europe, l'asian, le CERN, Mercosur, la CEI, ALENA). Organisations très techniques. 3. Organisations internationales thématiques : l'ocde (le club des riches, avec le Mexique et la Corée du Sud) qui oeuvre à défendre les pays nantis face aux pays pauvres ; L'OPEP, l'otan (avec parfois des pays rivaux comme la Grèce et la Turquie, ce qui joue un rôle modérateur en matière d'agression. L'OTAN est très importante car elle enrôle la fonction de police du monde. Par ex : le génocide rwandais ou l'intervention de l'onu était mauvaise, l'otan a su faire qqch. Cependant, il y a un manque de légitimité pour l'otan car peu de membres et défend des intérêts occidentaux) ; la ligue arabe (on s'est aperçu durant le printemps arabe qu'elle joue un rôle important, quoique moindre en Syrie. Elle tente de ménager la chèvre et le choux) ; La francophonie (il y a certains pays pas francophones qui ont été acceptés dans cette organisation) ; Organisation de la conférence islamique. En 1909, il y avait que 37 organisation internationales. Maintenant, il y a en a plus de 300. Ex : coopération de plus en plus étroite entre FMI et FAO concernant l'oms et la FAO. Ainsi, on assiste donc à une recrudescence des Organisations internationales. Le facteur hégémonique (d'un ou plusieurs Etats dans une organisation international) A l'intérieur des organisations internationales, il y a souvent une hégémonie d'un Etat, ce qui est un facteur de stabilité. Le contraire bloquerait les moyen de mise en oeuvre. L'hégémonie oriente fortement l'action de l'organisation : dans l'organisation de la coopération islamique, il y a l'iran, l'egypte et l'arabie Saoudite qui en sont les leaders. Au FMI et à la Banque mondiale, les américains pondèrent de manière économique les voix. En effet, ils disposent de plus de 17% des voix. Par conséquent, vu qu'il faut 85% des voix sur les questions de grand changements, avec 17%, les Usa peuvent avoir le dernier mot.on constate ici que le FMI et la banque mondiale n applique pas la règle du «One State, One Vote». Il y a un aspect d hégémonie 22
23 politique inscrite dans le fonctionnement même de l organisation. Dans l Assemblée Générale de l ONU, le principe du «One State, One Vote» est respecté. Il y a des processus décisionnels oligarchiques, car c est le Conseil de Sécurité (5 Etats) qui décident des interventions militaires, par exemple en Syrie ou encore en Irak, la guerre, du point du vue internationale était une guerre illégale. Seul le Conseil de Sécurité peut dire que telle guerre est légale d un point de vue international. (L'assemblée générale de l'onu à une majorité des pays du Sud). Parfois, l organisation est formellement égalitaire. Par exemple, dans les négociations de l'omc, chaque Etat est libre ou non d'accepter les décisions et les compromis. Ceci semble être parfaitement égalitaire, formellement du moins («one state one vote»). Mais en réalité, ce n'est pas le cas. Dans la réalité politique, pour pouvoir négocier, il faut être représenter à Genève de manière permanente (ambassade) pour avoir un poids, ce qui coûte très cher. Certains Etats disposent d un staff conséquent, comme la Suisse qui a une très grande représentation à Genève. On voit que l'expertise technique est très importante pour pouvoir négocier (ressources, etc.). Or les pays pauvre, qui ont peu de ressources, sont moins représentés. C'est donc un faux égalitarisme. (Un seul Etat au monde n en a pas à N-Y: Kiribati). Ajoutons que, souvent, les vraies négociations se font à Londres, auprès du secrétaire général de l'omc. Organisations qui ne sont pas internationales à proprement parler Le G5 (devenu G7) Crée par Giscard d Estaing et Schmidt en pleine crise pétrolière (1er choc pétrolier ), fin du système de Bretton Woods. Dans ce contexte, ils décident de discuter informellement avec des Etats pour résoudre ce problème. C'est l'idée que les Etats les plus avancés économiquement qui décident (directoire mondiale). Vers la fin de la guerre froide, on a inclus la Russie. A présent, et au vu du G7 en crise, on a invité plus d'etats et formé le le G 20 (on prend aussi des pays un peu plus pauvres). Les sherpas (conseiller de chef d'etat) sont ceux qui s'occupent du G 20 (Jacques Attali à l'époque). Ce ne sont pas des organisations internationales car il n y a pas de siège. Le mouvement des non-alignés Débute en 1960 à Belgrade, suite à la décolonisation, idée de faire contrepoids à la bipolarisation et de s'en démarquer (Poids des pays de sud). Nasser & cie (Tito, Nehru) en sont les membres fondateurs. Ils ont tenté d'établir une troisième force mais qui n a jamais été considérée comme une organisation international, mais elle n'est pas moins importante. (Suisse, Suède etc, n'ont jamais accepter d'y participer bien qu'ils étaient neutres). Le groupe des 77 Crée en 1963 à l'intérieur de l'onu, la CNUCED et née de l'effort des pays les plus pauvres de l ONU. Revendication de créer une structure anti GATT. Ils disaient que les règles du GATT sont biaisées et veulent une règlementation commerciale équitable. Le Commonwealth Ce n'est pas une organisation internationale. Regroupe la plupart des anciennes colonies anglaises. 23
24 Il n y a pas d acte fondateur. C est purement idéologique. A l origine de nouvelles idées qui ont germé en Australie et en Nouvelle-Zélande. Conclusion L'autonomie d'action dépend beaucoup de l'etat hégémonique au sein de l'organisation. D'autres organisations sont moins intégrées. Cela dépend souvent de l'etat hégémonique. Parfois, il y a abandon de la souveraineté, parfois pas (ONU, sauf conseil de sécurité) Certain Etats ont demandé des crédits au FMI, ce dernier n'a pas accepté. Ex : Nasser, après le canal du Suez, se voit refuser un crédit, notamment à cause de l'hégémonie américaine au sein du FMI. Il y a quelques situations où des territoires qui ne sont pas des Etats sont membres d organisations internationales. C est le cas d Hong-Kong, qui est membre du FMI. Il a gardé un statut spécial, il a sa propre politique internationale, sa propre monnaie, etc. Il échange sa souveraineté à la Chine contre un statut spécial. Le FMI et la Banque mondiale : 44 Etats africains partagent ensemble 5% des voix. Pourquoi ils n'en sortent pas? Car ils ont besoin des crédits. Le statut des fonctionnaires internationaux : privilège, immunité diplomatique. Il y a quelques situations ou des territoires qui ne sont pas des Etats appartiennent quand même à des organisations internationales. (La Palestine dans l'unesco récemment) Il y a des organisations internationales difficiles à définir. HUGO par exemple qui a procédé au séquençage du génome humain pour pas que 2 laboratoires bossent sur le même génome. Parfois, ces organisations sont hybrides. ICANN pour internet : on en est tous dépendant car elle gère les noms de domaines pour pas qu'il y ait 2 fois le même. D'un point de vue juridique, c'est une organisation de droit californien, or tout le monde est concerné. Dans le système des Nations Unies, ce sont des agences spécialisée, avec budget propres. Le Japon, par ex, est très présent à l'oms car il y met beaucoup de cash. La banque mondiale donne des crédits aux pays les plus pauvres, et ce à un taux le plus bas possible, pas comme le FMI. Il y a aussi un capital de départ. Refus du FMI de débloquer une nouvelle tranche de crédit à l'argentine. La CNUCED a crée dans les années 50 des programmes intégrés : le Burkina consomme le 80% de ces importations de cotons. La CNUCED a dit c'est pas possible. Nous nous mettons ensemble et nous créons des stocks. Pour stabiliser les fonds mondiaux, on met en commun les productions du tiers monde pour stabiliser le prix car si les prix fluctuent et que certains pays pauvres dépendent à 80% de leur exportation, ils sont dans la merde. Mais cela n a pas marché. Dernier programme en Du point de vue du droit international, les organisations ont un statut propre et elles sont un moyen pour les puissances d asseoir le pouvoir. Les organisation internationales jouissent d'un statut similaire à celui des Etats. 24
25 Définition LES ACTEURS : LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES Ce sont des individus/citoyens de différents Etats qui composent ces organisations. Ils se regroupent volontairement en association pour poursuivre des objectifs communs. Il s agit d'acteur internationales quand leur action est transfrontalière. Certains individus peuvent faire partis de plusieurs association de ce type. Les ONG ne redistribuent pas de profits à leur membres. Parfois, les cadres ont un gros salaire et cela devient une machine à produire de l'argent, une grosse entreprise. Les ordres religieux au Moyen-Age étaient des sortes d'ong, comme la croix-rouge (CICR), première ONG humanitaire : activité dans camps de réfugiés. Très discrète (parfois trop), pas de publications des résultats. Brève histoire des ONG Le phénomène des ONG sur la scène internationale date du XIXème siècle mais surtout après la 2ème guerre mondiale. Il y en a environ et il y a en de plus en plus. Ce sont des organisations hyper-spécialisées. Il y a une sorte de division du travail sur la scène internationale. Il y a aussi de la concurrence entre ONG ce qui pousse à la spécialisation. (ex : l'eau ; les tentes ; etc) Cela pose des problèmes de coordination. Certaines tentent même de missionariser. Il y en a qui vivent de la subvention d'etats. Ex : ECHO qui ne fait rien d'autre que financer. On délègue ensuite à des ONG le travail sur le terrain (oeuvre humanitaire). ECHO assure la coordination des ONG sur un terrain particulier. Il arrive même parfois qu'il y ait trop d'ong donc trop d'aide. Mais alors qui a le pouvoir de coordonner ces ONG? Il y a des objectifs écologiques comme Greenpeace (type de structure top-down : très centralisé/hiérarchisé, pas très démocratique, structure presque «militaire» ; mobilisations très bien organisées). Son siège est à Londres, avec des ramifications partout dans le monde. Mais les plus grandes décisions sont prises à Londres. Il fond des actions spectaculaires destinée à impressionner le public et mobiliser la sensibilité de celui-ci. On voit que certaines ONG ne sont absolument pas indépendantes des Etats. Il y a des ONG très politiques : L'Internationale socialiste : objectif purement politique ou encore ATTAC (Association pour une Taxation des Transactions financières pour l'aide au Citoyens) Il y a des ONG à caractère économique et social : Certaines ONG veulent coordonner leur action et cela forme des fédérations syndicales, associations patronales par secteur de production (chimie, métallurgie), etc.. Il y a aussi des ONG à caractère religieux (Catholique est une exception à cause du statut du Vatican) et d'autres à objectifs sportifs tel que l'organisation Olympique, la FIFA etc.. On voit qu'il y a une grande diversité d'ong. Par contre les Lobby restent dans un cadre national, à l'exception de certains groupes de pression de Bruxelles. Les ONG restent dans le domaine de la 25
26 société civile. Schéma classique Niveau national Il y a l'etat et de l'autre côté l'individu. Puis, il y a un filtre entre les 2 : la société civile. Nous parlons dès lors d'interactions dialectiques. Il est extrêmement rare qu'il n y ait pas ce filtre. La société civile est ce lieu encadré par le droit où les individus peuvent s'associer. On dit que la société civile s'oppose à l'etat. La société civile protège l individu. Il est donc rare que l Etat soit en contact direct avec l individu. Là ou l Etat providence n existe pas, il existe des associations caritatives pour compenser les déficits (Ex :Caritas) Tendance libérale : moins d'etat, plus de société civile. Tendance néo-marxiste : ils estiment que la société civile devrait faire parti de l'etat. En suisse la société civile est très développée (syndicats, etc..) Niveau international Concernant la scène internationale, il y a une société civile internationale entre les Etats et les individus. Par exemple Amnesty international fait pression pour arrêter l'inceste dans certains pays. Ainsi, au travers de la société civile internationale, les individus peuvent s'organiser pour faire pression dans différents Etats. Les ONG sont donc aussi un moyen de pression sur les Etats. Le concept de société civile internationale est très discuté. Selon certains, elle n existerait même pas. Par ex : plus de 80 % des ONG émanent du nord, ainsi que leur financement, ce qui crée un déséquilibre fondamentale au sein de cette nébuleuse d'ong. Statut des ONG Statut propre auprès des organisations internationales, notamment auprès de l'onu ONG sont accréditées par l'onu et constamment consulté par celle-ci pour des prises de décisions internationales. ONG : contre-diplomatie (contre les Etats) Exemple : la grande conférence de Rio en 1992 concernant le CO2 : contre-sommet (contre les Etats) concernant le protocole de Kyoto. On s'est posé la question : «comment est ce que ces ONG arrivent à se coordonner?», d'autant plus qu'elles ont des intérêts antagonistes et qu elles doivent se mettre d accord entre elles sur un texte. Beijing : conférence pour les femmes. Elles n'arrivaient pas à se mettre d'accord car conceptions différentes du rôle des femmes, etc. Forum économique mondiale de Davos : ONG. Il y a une rivalité. Le mot clé : rivalité essentiellement idéologique et financière, ainsi que culturelle. Elle font de la sous-traitance pour les Etats donc elle ne peuvent que très peu les critiquer. Question qui se pose parmi les ONG humanitaires : «Est ce que cette action humanitaire n'est 26
27 pas contre-productive?» Deux principes opposés Au niveau de l'etat, on en est tous membre. On doit payer des impôts (cotisations forcées) pour faire vivre le club (l'etat). Du coup, on peut réclamer des choses. Donc, l'etat demande l'impôts en contrepartie de droits. C'est le principe de justice sociale, qu on peut réclamer (un droit). Mais la réalité est autre sur la scène internationale. En effet, 2 actions s opposent : Etat vs. Société Civile, ce qui fait que ce principe n'est pas valable sur la scène internationale car ici, c'est le principe de charité qui fait foi (principe de la société civile). Par conséquent, il s'oppose à la justice sociale, car la charité n est pas un droit, on ne peut pas le réclamer. Structurellement, on peut se demander si les actions de plus en plus nombreuses dans le domaine humanitaire ne font pas affaiblir le pôle justice sociale pour renforcer le pôle charité. Explications : Il y a une dette historique de la plupart des Etats du nord (Etats colonisateurs) pour avoir créé un Etat social. Il y a un devoir, au moins moral, sinon juridiques, de la part des Etats nantis d'aider les Etats plus pauvres. Mais avec le développement des ONG qui pallient au problème à court terme, on répond par la fonction de charité et comme elles sont de plus en présentes dans les processus décisionnels internationaux, certains disent qu on est moins axés sur la justice sociale mais qu on bascule de plus en plus vers le pôle charité. Sur le long terme, les statistiques démontrent que l'aide au développement des pays du Sud par le nord est en déclin. En même temps, il y a de plus en plus de famine de guerre etc, donc il y a des ONG qui essaient de bien faire le taf en s'adaptant au culture. Dans un Etat, l'aide, c'est l'argent publique, mais au point de vue internationale, c'est l'argent privé qui finance l'aide. Ajoutons que les dépenses des ONG ne cessent d'augmenter et que l'aide se privatise de plus en plus (aaahh la bonne conscience de l'homme blanc et son fardeau civilisationnel.. mon cul sur la commode ouai) On peut en conclure que l'aide internationale réduit les chances de l'émergence d'un Etat plus juste socialement dans les pays en développement (pôle justice sociale vs pôle charité) Mais ATTENTION, il ne doit pas y avoir contradiction. En effet, l action de la société civile et celle de l Etat peuvent se compléter. Il y a opposition sur le plan du principe : la charité ne remplace pas la justice sociale. Fundraising : on peut donner ou pas donner, c'est le principe de la charité. Euro-centrisme : on a tendance à dire que les ONG font mieux l aide au développement que les Etats. Or, il y a un danger émanant des actions de unes (ONG) et des autres (Etats). Effectivement, l'exportation d'une perspective culturelle, parfois transmise, est justifiée par le fait qu'on veut faire le «bien». Mais les sociétés ne sont pas toutes promptes à «avaler» des nouveaux codes culturels. Cette dérive mène à l'angélisme- exterminateur de la part des Etats et des ONG : on veut sauver leur âme (fardeau de l'homme blanc). Aujourd'hui, cela n'a pas disparu mais certaines ONG ont compris cela. La société civile internationale tend à soigner les symptômes au lieu des causes. On devrait plutôt aider les Etats à se diversifier. Autre grand danger : on oublie la responsabilité historique de la part des Etats colonisateurs. On a non seulement importé des élites sur place mais aussi des codes économiques. Beaucoup d'anciennes colonies en souffrent encore aujourd'hui. On y reviendra plus tard. Dans les structures internationales d'aujourd'hui réside le déséquilibre entre pays du nord et pays du sud. 27
28 En 50 ans, la taxation se fait que sur les biens industriels et pas sur les exportation agricole. Les pays du nord on voulu négocier l'ouverture économique des frontières concernant les biens industrielles car ils sont industriels mais ils ne veulent pas des taxes sur les biens agricoles qui viennent principalement du sud. C'est structurel comme problème. (néo-colonialisme) Définition LES ACTEURS : LES FIRMES MULTINATIONALES Elles se sont développées avec l industrialisation et la mondialisation. Il faut qu'il y ait un siège dans un pays et au moins une filiale à l'étranger ainsi que des flux financier qui transfèrent d une filiale à l autre (investissement directs dans la filiale qui est à l'étranger) pour parler de firme multinationale. Quelques chiffres Les firmes multinationales sont de plus en plus des firmes en mode «réseaux» : Les USA dominent ce spectre de firmes multinationales, suivi par le Japon. Environ firmes multinationales représentent approximativement 25% de la production mondiale et emplois environ de salariés. Le chiffre d'affaires des 100 plus importantes FM : 2'100 milliards de dollars. Ce chiffre d affaires représente 2 fois le produit intérieur brut en France. Concernant la diplomatie des Etats où siègent ces FM, ils ont une certaine tendance à ne pas trop nuire aux intérêts de leurs firmes internationales donc ils ne préfèrent ne pas trop intervenir dans leurs affaires. Bien entendu, le lobbying des firmes est très conséquent (Ces firmes pèsent sur les politiques internationales). Une dizaine de firmes multinationales sont plus riches que des Etats pauvres. Il y a une concentration de capitalisation dans les pays de la Triade (USA Japon Europe) : 80% du capital mondial se trouve dans les pays du Nord. Mais ceci est entrain de changer avec les pays émergeant (BRICS). Le plus important : là où elles interviennent le plus, c'est dans la mise en concurrence des espaces internationaux fiscaux (impacte sur la régulation sociale). Fonctionnement des multinationales Le fordisme Des années 1940 à 1960 : les multinationales fonctionnent sur le modèle du fordisme. Pour exemple, General Motors fabrique toutes les pièces à Detroit puis les exporte ensuite. Il y avait donc un centrisme fort. Le toyotisme Ensuite, vers les années 1970, on est passé au Toyotisme. Le principe de la sous-traitance est appliqué : sièges/rétros ou autres pièces de la voiture ne sont plus produites par Toyota, mais à 28
29 l étranger. Le lieu d'assemblage se trouve à Tokyo. Toyota (qui se situe au Japon) importe tout de l'indonésie, de Taiwan, et d'autres pays où la production est bon marché, puis exporte par la suite. Cette entreprise met en concurrence tous les lieux de provenance de leurs pièces et peut donc à tout moment changer de sous-traitant. Ceci est un modèle très décentralisé car s il y a problème à Taiwan, on prend les produits du Viet-Nam par exemple. Sachant cela, les travailleurs ne vont pas demander d'augmentation de salaire en Indonésie sachant qu'ils ne le feront pas a Taiwan car si la firme fait faillite, c'est l'autre qui prend le relais (Indice de concurrence des espaces internationaux fiscaux). Le meilleur exemple, c'est Nike, entreprises composées de1000 employés à tout péter. Ils ne produisent rien, ils ne font que le marketing et le management de la boite. Les usines de sous-traitance sont totalement dépendantes de ces firmes multinationales. On constate ici que les structures internationales pèsent sur les cadres législatifs nationaux : les pays qui se trouvent sous-traitant ne vont que très peu, voire pas du tout développer une législature en faveur des ouvriers par crainte de dire bye bye aux géants multinationaux. Le Taylorisme Chacun fait un seul geste. Il faut donc accorder des congés au personnel pour qu'il se ressource. La désindustrialisation est due au Toyotisme. Guiesen pense que la crise actuelle est la crise du Toyotisme. Commentaires Schéma Voir slide : chiffre d'affaire des 10 premières firmes, le PIB de quelques pays, les plus grandes firmes multinationales. Définition LES ACTEURS : LES FONDS SPÉCULATIFS Appelés aussi «hedge funds», les fond spéculatifs utilisent des techniques de couvertures de risque. Ces techniques sont utilisées pour spéculer sur les marchés financiers (des produits dérivés sur les «Futures» permettant d acheter un actif par des prix déterminés à l avance ; des devises ; etc.). Ils sont en forte croissance et participent à la complexification des relations internationale de nos jours. Exemple de spéculation possible : les carry-trade. On emprunte dans une devise à un taux faible et on change l'argent ( transfert) dans une deuxième devise que l'on place avec un intérêt plus élevé, puis on rembourse en gardant le surplus. Ceci est de la gestion alternative. Tout un chacun peut souscrire à des fonds spéculatifs. Il y a une véritable explosion de ces fonds de par le monde dans les années 90. En effet, les actifs sont estimés actuellement à 2'250 milliards de dollars. Le principe d'un fond spéculatif est l'effet de levier : on emprunte au moins 4 à 5 fois la mise et la plupart du temps, on spécule dessus. Ce sont généralement des effets à court terme. 29
30 Ce principe est utilisé dans la bourse classique (Chicago pour les denrées alimentaires). Ils sont les acteurs les plus actifs car ils assurent environ le moitié des volume totaux échangés quotidiennement dans toutes les bourses (FOREX, Chicago ; matière première). Ce type d'action (la spéculation) a prit une ampleur sans mesure sur l'économie mondiale. La spéculation a une incidence sur l offre : il peut y avoir des excès de prix à la fois à la hausse comme à la baisse, ce qui provoque des risques de déstabilisation financière sur les marchés et peut amplifier des phénomènes déjà instables à la base. Indirectement, ces fonds sont régulés au niveau national par les banques nationales mais il n y a pas vraiment de surveillance ni de régulation à l'échelle internationale. Ces fonds spéculatifs sont gérés à plus de 60% aux USA(NY), 25,7% en Europe et 10% offshore. Environ 70% des offshores, sont spécifiquement les Caymans Island, Crown Colony (British MoFo). Fiscalement, ces îles sont autonomes. Londres ne peut pas intervenir dans ces paradis fiscaux. Il y a aussi Jersey. Il n y a donc pas de surveillance. Le gouvernement britannique voudrai bien exercer une surveillance mais ils ne peuvent pas dans les Crown colonies. C est juste un boîte aux lettres mais cela évite que les Etats puissent réguler cet Etat. Il y a un risque systémique que représente ce seul acteur (hedge fund). En 1998, LTCM s effondre à cause d'une mauvaise spéculation. Cela obligea la FED à baisser son taux d'intérêt pour éviter l'effondrement du système financier américain (éviter que les banques s effondrent une à une). Par exemple, en septembre 2006, Amaranth, autre fond spéculatif, a perdu plus de 5 milliards de dollars en spéculant sur le marché du gaz. C est l intervention du gouvernement américain qui a empêché l effondrement de ce fond spéculatif afin d'éviter l'effet domino (pok pok pok...). Il existe au moins 10'000 fonds spéculatifs de nos jours. 400 fonds spéculatifs génèrent au moins 1 milliard de dollars (et spéculent avec 4 fois plus). Le chiffre d affaires quotidien de tous les fonds spéculatifs approche les 6000 milliards de dollars (moitié du PIB des USA). (Pression sur la Suisse en terme d évasion fiscale) LES ACTEURS : LES FONDS SOUVERAINS 30
31 Ce sont les fonds spéculatifs d Etat. Ces fond trouvent leur source lorsqu un Etat a un fort excédent dans la balance des paiements et que cet excédent revient dans les caisses de l Etat, directement ou indirectement (exporte plus grâce à la rente pétrolière par ex). Certains Etats ont décidé de confier cet argent à un fond spécial : le fond souverain qui est gérer comme un fond privé, investi dans des obligations d autres Etats, dans des bourses, etc.. Ex : Fonds chinois nombreux, Emirats arabes, Singapoure, Qatar, Norvège Ils servent à garantir les fonds de fonctions, et des fonctionnaires. Il a prit de l importance avec la crise de la dette. par ex avec la Grèce, on a fait appel à des fonds souverains pour acheter une partie de la dette grecque). Il y a là derrière une véritable tentative d influence sur la prise de décision des Etats (obtenir qqch de politique) Ces décisions se font au niveau politique. Qatar, Chine ne financent pas ceux qui ne vont pas dans la direction de leurs intérêts. Ex. de la Chine qui achète une partie de la dette Grecque (petite partie). Elle a fait ça avant le 1 er plan de sauvetage et obtient une bonne partie de la dette américaine. Si Chine n achète plus, USA font faillite. Si USA ne font plus les intérêts, problème pour la Chine. Il y a donc une interdépendance entre les USA et la Chine, car investissements dans les deux sens. Chine : économie opaque, dirigée (pas libre). Chine avait meilleur statut au OMC en achetant dette grecque Définition Wikipédia LES ACTEURS : LES FONDS VAUTOURS Les fonds vautour sont des investissements ou placements financiers opérés sur des dettes proches du défaut de paiement (Capital-investissement ou Hedge funds). Ils concernent autant les dettes des entreprises que les dettes souveraines souvent de pays pauvres très endettés et sont analogues à la dette décotée. Ces fonds ont par exemple racheté à très bas prix (20% de sa valeur) de la dette argentine lors de la crise économique argentine des années 2000 et ont exigé un paiement immédiat, ce qui a provoqué la cessation de paiement de l'argentine. Ces fonds spécialisés dans le rachat à bas prix de créances sont souvent critiqués pour leur rôle dans l «économie charognarde» mais leur activité peut se révéler utile lorsqu'elle est réglementée (clause d attribution de juridiction étatique ou arbitrale, clause d'immunité de juridiction et d'exécution ou clause pari passu, développement de la notion de «dette odieuse». C est un fond spéculatif spécialisé dans la dette souveraine des Etats les plus pauvres. Fond spéculatif qui achète de la dette des pays pauvres. Cela dégage des bénéfices énormes. Ils utilisent une astuce juridique compliquée, très technique. Fonctionnement Ex : Donegal International a fait des études pour voir auprès de quels pays la Zambie était endettée. Elle a vue que la Roumanie avait prêté de l argent à la Zambie. Donegal a dit qu ils voulaient 31
32 racheter cette part de dette, disant à la Roumanie que la Zambie n allait jamais les rembourser. La Roumanie a alors vendu une partie de la dette à Donegal qui va devant les tribunaux de la city of London, car on s adresse maintenant au droit international privé car Donegal est un acteur privé. Ces tribunaux déclarent alors que la Zambie doit 55 millions de dollars à Donegal. Tous les avoirs de la Zambie à l étranger peuvent alors être saisis (un avion qui se pose dans un autre pays). Dette bilatérale : Un Etat prête de l argent à un autre Etat. Ex : La France accorde un crédit au Sénégal : elle attend en échange un vote favorable aux Nations Unies. Ou crédits contre la construction d une base militaire. Cela pose le problème de l opinion publique qui dit que ces pratiques ne sont pas morales. Il y a maintenant une initiative qui dit que si un Etat est désireux de se débarrasser d une dette qu elle ne pourra pas récupérer, c est le FMI qui la récupérera (pas un acteur privé). Super! LES ACTEURS : LES AGENCES DE NOTATIONS Trois acteurs (oligopole) : 1. Standard & Poor s (Standard & Poor's (S&P) est une filiale de McGraw-Hill qui publie des analyses financières sur des actions et des obligations. C'est une des trois principales sociétés de notation financière, avec des concurrents comme Moody's, Fitch Ratings et Dagong.) 2. Moody s (Moody's (NYSE : MCO), officiellement Moody's Corporation, est le holding de Moody's Analytics, un fournisseur de solutions de gestion des risques, et Moody's Investors Service, société active dans l'analyse financière d'entreprises commerciales ou d'organes gouvernementaux. Moody's est également connue pour ses notations financières standardisées des grandes entreprises en fonctions du risque et de la valeur de l'investissement. Elle a 40 % de parts de marché dans le domaine de l'estimation de crédit au niveau mondial.) 3. Fitch (Fitch Ratings Ltd. est une agence de notation financière internationale.) Permet de juger de la qualité de la dette des Etats. Certains Etat sont extrêmement endettés (Japon le plus : 220% de leur PIB : les japonais devraient travailler pendant 2 ans sans que l Etat ne dépense un seul Yen. La Grèce : 160%, l Italie : 130%, la Suisse : 40%). Trois agences de notations détiennent une clé du problème : si on passe de A à B-B+, le taux d intérêt sur la dette va augmenter. Plus on descend, plus on doit proposer une «prime de risque» élevée. (Ex : Grèce doit proposer 35% d intérêts annuel pour un emprunt). Ex : 15% du budget de l Etat français pour le service de la dette (alors que la France est encore dans la zone A). Une note est une opinion du marché, c est la cristallisation de la perspective qu a un acteur du marché de la qualité du remboursement de la dette. Les agences de notations sont payées par les Etats qui les évaluent, donc les Etats paient pour être évalués et surtout veulent l explication de la notation. La Suisse n est pas d accord de payer et reçoit alors la notation mais pas l explication. 32
33 Exemples: ISO LES ACTEURS : LES AUTORITÉS PRIVÉES TRANSNATIONALES D'AUTORÉGULATION Normes définies par les sociétés privées qui ont de facto un monopole de régulation, ex : dans un secteur donnée, informatique il y a des normes ISO), HUGO Human Genome Organisation (cf. plus haut). Organisation hybride où il y a à la fois des Etats, des chercheurs individuels, etc. qui veulent arriver au séquençage du génome humain.) ICANN Tout ce qu il y a dans les adresses internet après le point De facto, elles ont un monopole de régulation, mais sont souvent composées des acteurs censés être régulés. Par exemple, dans un secteur donné, les grands acteurs du système se mettent d accord sur des normes communes. ICANN (internet) est une société privée de droit californienne qui détermine les règles d internet. Il n y a qu un seul régime d internet pour de nombreux domaines. Ce sont des acteurs privés qui s auto-régulent. LES ACTEURS : WARLORDS ET MILICES PRIVÉES Sont des acteurs économiques. Il y a d abord un chef d entreprise qui fait un appel de capitaux, ramasse des capitaux d origine douteuse et va former une milice. Ce qui l intéresse = par ex, les mines de diamants, d or, etc. Une fois ayant occupé un territoire donné avec sa milice, il va rembourser ses créanciers sous forme de diamants. Cette milice privée est donc une manière d investir dans ce genre d action illégale. Dans les sociétés où les appareils d Etat sont faibles, il est probable de rencontrer ce genre de groupes. Exercer du pouvoir étatique en soi ne l'intéresse pas. Il veut occuper militairement un territoire donné où se trouve des ressources (matière première comme diamant etc.). Exemples : Libéria, Sierra-Léone LES ACTEURS : LES RÉSEAUX TERRORISTES TRANSNATIONAUX Le terrorisme date du XIXème siècle (Révolution française). Le terrorisme vise, à la différence de la guerre, les innocents. Dans la guerre, on n a pas le droit de viser les civils. Au XIXème siècle, les premiers attentats anarchistes à Paris avaient justifié leur attaque par l affirmation qu il «n y a pas d innocents». Tout citoyen américain, par exemple, est considéré comme jouant un rôle dans la soumission du monde. Les réseaux transnationaux sont au début nationaux et sont devenus transnationaux. (Il y a eu une réaction disproportionnée aux attaques du 11 septembre). 33
34 DEUXIÈME PARTIE : LES PROCESSUS La diplomatie Définition Wikipédia 1. LES PROCESSUS : LA POLITIQUE ETRANGÈRE La diplomatie est la conduite de négociations entre les personnes, les groupes ou les nations en réglant un problème sans violence. Utilisée formellement, elle se rapporte habituellement à la diplomatie internationale, la conduite des relations internationales par l entremise (habituellement) de diplomates professionnels. Une distinction importante existe entre la diplomatie et la politique étrangère, même si elles sont étroitement liées, complémentaires et indispensables l une à l autre. La politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l État. En France, elle relève du chef de l État, du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères et européennes. Définition du cours Renvoie aux Etats comme acteurs et d emblée aux organisations internationales. D autres acteurs interviennent aussi, les ONG (par exemple pour faire aboutir les négociations post-kyoto ou encore Amnesty International qui veut faire en sorte que les Etats fasse pressions pour que des violences cessent). Historique Le premier système diplomatique, décrit par Thucydide, date de la Grèce antique où il y avait un système d échange avec un certain protocole diplomatique. Il n y avait pas de représentants permanents mais un système de va-et-vient. Cet échange d ambassadeur était nécessaire car il y avait déjà un besoin de communication. La diplomatie sert essentiellement à satisfaire à ce besoin. L Empire romain d Occident, l empire byzantin, la papauté, etc., ont utilisé au cours des siècles les processus diplomatiques pour porter les messages du prince auprès d un autre Etat afin de faire des propositions, recueillir des informations, etc. D emblée c est établie une immunité diplomatique. Entre les Etats règnent réciproquement ce principe de l immunité., même entre deux adversaires ennemis. La pratique des ambassadeurs permanents commencent en Italie du Nord au 15 ème siècle avec l essor des cités-états qui s échangeaient des ambassadeurs permanents. Les cités-états de l Italie s envoient mutuellement des ambassadeurs qui sont accrédités : l Etat qui accueil l ambassadeur étranger doit l'accepter. Le modèle s est ensuite universalisé. En 300 ans, la diplomatie restera le moyen privilégié de la 34
35 communication entre Etats. Cela va rester jusqu à l apparition de nouveaux moyens de communication. On a vu le téléphone rouge pendant la guerre froide par exemple. Actuellement, la communication directe entre chefs de gouvernements fait que la diplomatie est sur le déclin. De nos jours, le prestige n est plus comparable à celui d il y a 50 ans. Les diplomates sont de plus en plus des commis-voyageurs mais le statut demeure. L ambassade reste intouchable. Les principes de droit international public vont qualifier les Etats qui ne respectent pas les ambassades d Etats voyous. Buts / fonctions 1. L'essentiel de leur travail est de représenter les intérêts économiques du pays à l étranger 2. Espionnage : renseignement au sens large du terme (recueillir de l'information) c'est-à-dire officiels et Légaux + communication sous-jacente (secrets). L espionnage économique et en matière militaire est de plus en plus important. Il faut de même ajouter la diplomatie secrète : la plupart (moitié) des échanges diplomatiques demeurent secrets. On peut difficilement faire des recherches sur ce phénomène récent, mais pour les historiens, ce domaine reste une mine d or. 3. Diplomatie au sein des organisations internationales : Les Etats ont des représentants permanents au près des organisations internationales (OMC, etc.). Ils ont un statut d'ambassadeur. Ces délégations sont plus ou moins importantes. Mais certains Etat ne peuvent se permettre d avoir des représentants dans certains pays. On a un déséquilibre énorme sur ce point ; certains Etats ne sont pratiquement pas représentés (îles du Pacifique Sud) alors que d autres le sont correctement. Il n y a qu un seul Etat au monde qui n a pas de représentants à l ONU : Kiribati. Cependant, la diplomatie est une ressource très inégalitaire. En effet, beaucoup d Etats pauvres ont très peu de diplomates ou ambassadeurs. De plus, les pays n ont pas d ambassades partout (ex : Suisse n a pas d ambassade au Monténégro). Mais la Suisse a une grande représentation à Genève, au près des organisations internationale. On peut parfois parler de rupture des relations diplomatiques. Par exemple : USA-Cuba, USA- Iran. Un pays tiers intervient alors. La diplomatie Suisse s est spécialisée dans le rôle de médiateur par exemple à Téhéran où elle représente les intérêts américains (elle représente que les intérêts américains mais elle ne fait pas que passer l information. Elle peut l'interpréter, donner son sentiment, etc..) A l intérieur de l Etat, il y a d autres acteurs étatiques qui ont un rôle important (ministère de la culture, de l économie qui ont leur propre activité diplomatique). La para-diplomatie est lorsqu une région développe sa propre diplomatie (entité sub-étatiques qui déploient leur propre activité diplomatique comme le Pays-Basque, la Catalogne, etc.). Cela crée des frictions avec l Etat central. Les dimensions de la politique étrangère La perception de la puissance de l autre Le renseignement est d'une importance capitale. Par exemple, il est essentiel de savoir si l Iran, en ce moment est entrain de développer l arme nucléaire ou non. 35
36 La perception des menaces : est-ce que tel acteur ou Etat représente une menace? Ex : Greenpeace à Auckland menait une campagne contre les essais nucléaires sous-marins. La France a fait couler un bateau car elle avait la perception que Greenpeace représentait une réelle menace par rapport au nucléaire pour sa sécurité. On a aussi toutes les pressions par rapport aux litiges frontaliers. Idée de la nation La politique étrangère doit se développer en dehors de la nation. Ainsi, chaque nation a une idée de soi-même et des autres nations. Par exemple, l'idée que l'on a de la France : elle est perçue comme une nation culturelle représentante des droits de l homme. La perception que les autres nations ont de la Suisse est de jouer les intermédiaires, la médiation, (neutralité permanente, jouer les In-betweeners). Idée de la Suisse de l intérieur : nation culturelle. - Chine populaire: empire du milieu.. L Allemagne est d abord perçue comme un Etat commercial (Handelstaff), dont la diplomatie sert essentiellement à soutenir cette activité commerciale. Les USA, depuis un siècle, représente l idée d une nation universelle, presque inattaquable. L Iran a développé une véritable politique étrangère sur les missionnaires chiites. La Chine est l Empire du milieu (qu on voit dans la cartographie de la Chine, qui se place au milieu du monde). Idéologies L Union soviétique avait d abord comme objectif de soutenir les revendications communistes dans le monde. D autres Etats ont une idéologie hyper-libérale et font en sorte que l Etat intervienne le moins possible dans les échanges avec les autres Etats. La religion : certains Etats ont une très forte identité religieuse (Iran, Israel, Vatican). L Inde est un Etat multi-confessionnel. Intérêts Chaque Etat a ses propres intérêts, différents de ceux de ses voisins donc ils sont très variés. Exemple : pour les Maldives, leur intérêt est de ne pas disparaître. Ils développent alors des intérêts dans le domaine de l écologie et partagent leurs craintes et intérêts. Quelques intérêts sont territoriaux. Ex : Sadam Hussein qui a envahi le Koweit -> justification qui a déclencher la 1 ère guerre du Golfe. Chine : mer de Chine avec ressources pétrolières. Ratio entre les moyens et les ambitions Souvent, il y a un décalage entre le discours et la réalité. En effet, un Etat peut avoir de grandes ambitions sans moyens de les poursuivre. Exemples 36
37 Le Venezuela (Chavez) a de très grandes ambitions de contrer les USA d un point de vue monétaire mais peu de moyens de les obtenir. Le mouvement des non-alignés : coalition d'etats qui n étaient pas neutres mais qui souhaitaient avoir une certaine marge de manoeuvre vis-à-vis des deux puissances. Aujourd hui, il compte 118 Etat membres, dont Cuba alliée de l URSS et l Arabie Saoudite alliée des USA) -> permet d obtenir ensemble ce qu on ne peut pas obtenir nous-même. C est une sorte de forum informel (pas une organisation internationale) L OTAN permet de mettre les moyens en commun. Alliance militaire qui va permettre aux petits Etats d être protégés. Lorsqu un un Etat est membre et a besoin d aide (donc en cas d agression d un Etat membre), selon l article 5, tous les états membres doivent le défendre (ils sont obligés de lui porter assistance). Une seule fois, il a été invoqué : après le 11 septembre 2001, les USA ont invoqué cet article parce qu ils se sentaient menacés, obligeant ainsi tous les Etats à concourir contre «l'axe du mal», notamment lors de l invasion de l Afghanistan. ANZUS : alliance (Australie, Nouvelle-Zélande, USA) qui domine le pacifique Sud. Tous ces regroupements ont comme but d augmenter le ratio moyen-ambition. En d'autre termes, les différentes alliances militaires sont des éléments de politique étrangère afin d'avoir un ratio ambitions-moyens plus équilibré (l ambition est souvent limitée). De nombreuses puissances maintiennent l ordre au niveau régional. Ex : Le Nigeria ou L Indonésie, le Mexique, l Iran, Israël, etc. Les USA, la Chine, l UE ont des ambitions mondiales. Les moyens économiques : c'est un un moyen de politique étrangère. L aide au développement : on donne de l aide au développement, c'est-à-dire de l'argent, mais ceci en échange d aide internationale (un vote favorable aux Nations Unies par exemple). On appel aussi cela la diplomatie du chéquier (influencer les processus décisionnels des états faibles et pauvres). Processus décisionnels Comment fonctionnent les décisions? Comment arrive-t-on au déclenchement d une guerre? Contraintes structurelles : D un Etat à l autre, les intérêts sont très différents. Ils sont plus ou moins hiérarchiques. Lorsqu il y a un changement de président aux USA, l ancien et l entrant se rencontrent. Et s'échange une valise contenant les codes nucléaires. C est une prérogative exorbitante d une personne qui a un pouvoir décisionnel extrêmement important. Une seule personne en cas de crise extrême va décider d anéantir un autre Etat et sa population. Ce n est que le président qui peut déclencher ça. Exemples Partage nucléaire au sein de l OTAN : ce principe a été instauré durant la guerre froide (la crise des missiles de Cuba en 1962 ). Avant, les USA, la France et la GB avaient l arme nucléaire. On a donc inventé ce système : l Allemagne dispose de l arme nucléaire dans une seule base. Les bombes sont de fabrication américaine, sont au sous-sol, sont montées par un avion militaire en cas de crise et peut tirer les bombes avec le feu vert du président américain : double code du président national + américain. Tous les présidents doivent être formés à cette démarche. (Un missile met environs 20 minutes pour traverser la Terre). Crise des missiles en 62 : constructions bizarres sur l île de Cuba. Ordre de retirer les missiles et rampes de lancement. Les processus décisionnels étaient extrêmement complexes des deux côtés. Facteurs individuels : Gorbatchev qui a empêché les chars de l Allemagne de l Est d'entrer dans 37
38 l Allemagne de l Ouest mais pour finir il a a perdu l Allemagne de l Est. Les contraintes structurelles pèsent sur chaque état, mais parfois, un décideur peut aussi s arranger pour avoir une marge de manœuvre plus grande. La France n est pas sortie de l OTAN, mais De Gaulle a estimé que c était une organisation trop dominée par les USA. Il y a toujours une dialectique entre politique intérieure et extérieure (étrangère). Il y a notamment l opinion politique interne, qui peut être très nationaliste ou afficher un pacifisme sans crainte. Exemple : Costa-Rica qui pensait que l armée ne protégeait pas un petit état. Ils ne voulaient pas avoir d armée parce que s estimaient mieux protégés sans armée. De plus si on s attaquait au Costa-Rica, cela provoquerait une solidarité internationale telle que l invasion serait empêchée. Donc l'armée jugée non nécessaire. Le type de régime politique est donc décisif. Dans les régimes autocratiques, une petite clique élitaire prend les décisions. Enchaînements peu visibles Exemple La chute du mur de Berlin va changer les relations majeures des relations internationales. Les manifestants réclamaient le droit de voyager. Le régime prépare une nouvelle loi autorisant les citoyens de voyager de l Est à l Ouest. Ainsi, la chute du mur fut causée par 2 hasards où deux personnes outrepassent leurs compétences. Enchaînement des évènements : les deux Etats allemands ont obtenu le droit de se réunifier et d être souverains. Les USA -> seule puissance qui reste. URSS -> ressources. France + GB -> obtiennent le traité de Maastricht ; la grande Allemagne doit être intégrée dans les structures. Politique économique commune, espace de libre circulant (devenu Schengen), abandon du Deutschmark et monnaie commune. L euro est devenu un succès pour l Allemagne. D autres situations ont aussi pris place : entre Grèce et Turquie, membres de l OTAN. Certains Etats ont tendance à s isoler ; on ne ratifie pas le traité de Kyoto, le traité ABM. Perspective anthropologique 2. LES PROCESSUS : LA VIOLENCE ORGANISÉE Il y a permanence de la guerre dans l histoire. Le passage d un Etat de paix à un Etat de guerre, de violence organisée, équivaut à une transformation des mentalités. Cette transformation est l effet le plus frappant créé par l Etat de guerre. Les contrats sociaux changent de forme, les objets du sacré et du profane se modifient et leurs limites connaissent un changement immédiat. L homicide Prohibé en temps de paix, il devient recommandé en temps de guerre, et ce vis-à-vis de l ennemi. D autres interdits sont levés : le rapt, le viol (de masse), etc., sont alors autorisés (Darfour, Rwanda, Balkan). Cette transmutation des valeurs lors de ce passage de l Etat de paix à l Etat de guerre est immédiatement provoquée. L individu se retrouve dans un autre univers moral. C est une mentalité manichéiste. 38
39 Violence organisée La violence organisée se manifeste lorsque le monopole de la violence légitime est menacée, soit par un acteur extérieur, soit intérieur (guerre civile). Dans les deux cas, c est la souveraineté de l Etat qui est d abord mise en jeu. On est plus dans une question de l échelle de la menace mais de la nature de la menace. La distinction interne/externe est difficile à opérer, notamment à cause du fait que la plupart des guerres civiles sont internationalisées. La guerre fait beaucoup de mort 106 millions de victimes pour les deux guerres mondiales. Entre , durant toute la guerre froide, il y a eu entre 16 et 20 millions de mort. 3,5 en Afrique, 2,5 en Asie, etc. 52% de victimes durant la 2 ème GM viennent de la population civile. Avec les moyens qu on a maintenant, il est difficile de viser un combattant, et on touche souvent d autres personnes avec. La plupart des victimes de nos jours sont des victimes des mines (niveau technologique relativement bas). Les frappes chirurgicales permettent de viser les combattants adversaires mais une telle guerre ne peut être menée que par les Etat avancés. Les autres font donc beaucoup de morts. De nos jours, il y a eu un basculement des guerres. Seuls 20% sont des conflits inter-etats, les 80 autres pour-cent sont des conflits civils. 2 mutations se sont opérées 1. Changement technique. Avec une certaine anonymisation (ex : avions sans pilotes pilotés par le Texas). Les adversaires ne se voient plus sur le cadre des opérations. Il y a une distanciation. La notion de champ de bataille a même disparue. 2. Cyberguerre (guerre virtuelle -> virus dormants pouvant être activés à tout moment). Cette technologisation fait en sorte que les Etats sur-puissants font une guerre asymétrique. Un Etat technologiquement puissant vs un moins puissant. Facteur temps : l Etat technologiquement inférieur tente de ralentir le cours de la guerre alors que l Etat technologiquement supérieur tentent de faire une guerre éclaire. L'Etat technologiquement inférieur tente de remplacer son impuissance technologique par d autres moyens, pour contre carrer cette supériorité technique (ex : guerre Yougoslavie -> faisaient des chars en carton). Les guerres inter-étatiques diminuent et les guerre civiles augmentent -> c est un signe que l Etat nation est en crise. La guerre sur le long terme A partir de la Renaissance, on peut estimer que : 1. Il y a une diminution légère mais régulière du nombre de guerres. 1 guerre toutes les 4 ans en moyenne au ème siècle. On est passé à 1 guerre tous les 15 ans depuis le 19 ème siècle Il y a de même une diminution légère mais régulière de la durée des conflits. 39
40 Par contre, on assiste à une augmentation des victimes. Les guerres du 20 ème siècle ont causé d avantage de victime que l ensemble des autres siècles réunis, en terme absolu, et proportionnellement à la population. Sauf le 19 ème siècle où il y a eu peu de guerres. Il y a une participation inégale à la guerre d un Etat à l autre, avec à peu près la moitié des Etats actuels n ayant jamais participé à aucune guerre (surtout Etats décolonisés). La plupart des guerres opposent les mêmes protagonistes, à commencer par les grandes puissances. La guerre sur le court terme Depuis la fin des années 40, le monde est plus ou moins divisé en deux camps et la moindre étincelle peut-être mortelle pour tout le monde. Les deux grandes puissances, USA et URSS ont encouragé des guerres civiles dans la périphérie. Les guerres civiles sont de basse intensité mais durent plus longtemps (Darfour, Sud-Soudan, etc.). 1. On observe une place de plus en plus importante du nombre de guerre d intervention dans des guerres civiles (intraétatiques) (guerre civile = opposition d un groupe armé étatique à un groupe armé non-étatique). Ex : l'intervention de la France, de la GB, etc., en Libye, dans la guerre civile. Il y a eu aussi le Vietnam, Kosovo, Rwanda, Bosnie. 2. On assiste à la quasi-disparition de la guerre dans des régions entières du bloc. En Europe, on n a pas eu de guerre intra-étatique depuis la 2 ème GM. En Amérique du Nord et en Océanie il n y a pas eu de guerre. 3. On observe une plus grande implication des puissances de moindre rang dans les différentes guerres. Ex : La Chine, l Inde, l Irak, l Iran, Israël, etc. = Etats de moindre rang qui participent au court terme plus qu auparavant. Diffusion de la violence organisée vers des acteurs non étatiques de plus en plus nombreux et souvent manipulés par les Etats (Al Quaida : financement premier vient des USA pour repousser l invasion soviétique au Nord de l Afghanistan). 4. Les armes de destruction massive, biologiques, se sont développées. Ex : des virus, des armes chimiques, etc. Des acteurs privés (war lords, milices privés) risquent de pouvoir accéder à ces armes de destruction massive. 5. La cyberguerre : la guerre du future sera en partie virtuelle permettant de détruire l infrastructure de l adversaire (intercommunication, installation + morts : ex : explosion d une centrale nucléaire, à distance). Les composantes classiques de l armée (de terre, de l air) vont peut être perdre de leur importance. Introduction 3. LES PROCESSUS : LES FLUX ECONOMIQUES ET SOCIAUX La pauvreté est en bonne partie une construction politique. Le commerce international Ce n est pas le plus importants comme beaucoup le croient. L'OMC est crée en 1948 à la Havane. On applique une partie d un traité de l OIC. On a créé le 40
41 GATT. Pendant plusieurs décennies, on a négocié (La diplomatie multilatérale). On a jamais voulu entrer en matière concernant les produits agricoles et les produits de base venant des pays du Sud : blé, coton, olive, poivre, sucre, etc. sont des matières essentielles pour beaucoup de pays du tiersmonde. Les pays du nord ont toujours dit qu ils n entraient pas en matière. Il y a de la part des pays du nord une volonté de procéder à la libéralisation du commerce dans une seule catégorie de produits: les biens manufacturés. On a la courbe sur le slide des exportations etc. depuis les années Les cycles de négociation se font par années et avec une forte inégalité. Actuellement la Russie est en négociation pour rentrer dans l'omc. Ils souhaitent faire comme la Chine qui en a fortement profité. Pour éradiquer une partie de la pauvreté dans les pays du sud, il faudrait que ce mur de protectionnisme pour les produits agricoles tombe. Plus de 40% du budget de l UE va dans le domaine agricole. De part ces subventions, on arrive à avoir des prix artificiellement bas qui font concurrence à la production exogène. Le cycle de Doha (ronde de négociations de 3 ans effectuée sous l'égide de l'omc) ne risque pas d aboutir, puisque les pays du sud ont fait un front commun pour avoir en échange de leur ouverture des frontières, une ouverture des frontières du nord. Mais les pays du nord font tout pour éviter cette ouverture en divisant ces acteurs pour mieux régner, en passant par le bilatéralisme. Or ce procédé favorise l acteur le plus fort. Ajoutons que l OMC perd de son importance du fait que le monde devient de plus en plus fragmenté (augmentations des accord bilatéraux). On voit de nouveaux cette domination des pays du nord sur ceux du sud. On a sur le slide la part dans la production mondiale des biens manufacturés. En gros La concentration des revenus d exportation des pays pauvres. 84% des exportations dépendent du coton. Il y a une structuration de la production de la pauvreté dans les pays du Sud. Il y a des productions qui ne sont pas négociés à l OMC, à savoir les matières premières, il y a donc une production de la pauvreté dans les pays du Sud à cause de cela. Principe de l OMC -> abaisser tendanciellement les droits de douane. Une conséquence de l échange inégale est la migration. La migration Elle a deux faces : 1. Emigration : il faut être parti avant d immigrer. L émigration signifie être sous la pression (quitter sa famille à cause de facteurs contextuels), c est donc un chemin douloureux et coûteux. Ce ne sont de plus que certaines personnes qui partent -> sélection de ceux qui sont les plus aptes. Ce sont souvent donc les personnes les mieux qualifiées qui partent. Emigration donc de la population la plus jeune, la mieux formée, etc. Ce phénomène de départ est donc à ne pas oublier. Il y a souvent l espoir du retour. Ce que le prof n'a pas dit concernant un des effets de l'émigration : quand les personnes «mieux formées» se cassent, elles ne sont plus là pour construire qqch dans leur pays d'origine. 41
42 2. La pression migratoire va augmenter aussi longtemps que les structures internationales ne seront pas modifiées. Le différentiel de richesse : il est dit que le plus grand différentiel de richesse est entre les USA et le Mexique (1 pour 7). Mais le plus grand est entre le Maroc et l Espagne. C est ce différentiel qui engendre les pressions migratoires. Une véritable prévention serait de modifier les structures internationales en matière de flux économiques et sociaux. La politique monétaire Introduction Elle domine la politique commerciale internationale et est plus essentiel que le commerce international. Après la 2 nd GM, les USA, la GB et les Etats alliés ont réfléchi à ce système monétaire de l aprèsguerre. Le système de Bretton Woods (cf. plus haut) a été mis en place et a bien fonctionné : une monnaie universelle, le dollars américain, qui était le seul a être défini en terme d or. Toutes les autres monnaies étaient définies par rapport au dollar. Si cela créé des déséquilibres dans la balance des paiements, ( ). Le taux de change était fixe et défini politiquement. Pendant 30 ans, cela a bien fonctionné. Puis le système est entré en crise, lors de la guerre du Vietnam (fin des années 60). Les USA vont imprimer des dollars pour acheter de l armement mais cela coût cher. Deux problèmes : 1. Perte de crédibilité : la masse d or existante ne couvrait pas la masse monétaire existante. 2. Inflation créée : comme il y avait un taux de change fixe, l inflation était exportée vers les autres pays. Ce n était donc pas une inflation créée sur place mais importée des USA. Ces pays ont demandé aux USA d arrêter. Ceux-ci ont cependant continué car ils doivent cofinancer l effort de guerre au Vietnam, et c est allé trop loin. Ils ont fait un mauvais calcul. En 1971, le Canada sort du système monétaire de Bretton Woods, suivit par l Allemagne et les Pays-Bas -> fin du système monétaire de Bretton Woods. En 1973, on est entré dans une nouvelle aire. Pour la première fois dans l histoire de l humanité, notre monnaie n était plus définie par rapport aux métaux précieux. Le système monétaire est devenu un simple jeu d écriture. En gros Les devises changent et ne sont alors plus définies en termes de métaux précieux. 42
43 22 mars 2012 Suite de la politique monétaire (note d'un collègue) Elle débute durant la 2 nd guerre mondiale. A partir de , on créer le FMI et on établi un système de taux de change fixe. Le dollar américain est la seule monnaie à être. L or avait un prix politique. Toutes les autres devises étaient évaluées par rapport aux dollars américains. Ce système a bien fonctionné jusqu à l inflation, lorsque les USA, engagés dans la guerre du Vietnam, ont jugés que les autres pays devraient contribuer à cette participation. Elle a imprimé des dollars, ce qui a créé de l inflation qui a été importer dans d autres pays. Les autres pays n aimaient pas ça et ont déclaré que le taux de change dans le FMI ne les concernait plus. Le Canada sort en premier suivi de l Allemagne fédérale et les Pays-Bas. Le système de Breton Woods était alors terminé. L argent était lié à un métal précieux jusqu alors. Elle devient alors un simple jeu d écriture. Le Franc Suisse explose. Nous sommes entré dans un monde où les taux de change ne sont plus une décision politique. Les Etats se sont retirés de ce privilège souverain (le prince avait le privilège d attribuer la valeur de l argent). Les Etats ne définissent plus la valeur extérieure de leur devise. La défense de la valeur externe La banque suisse créer des francs suisses et achète des euros pour maintenir le taux de change à 1,20 (pour pas pénaliser nos exportations). 1er moyen pour influencer les taux de change Le FOREX Acheter sur le marché des devises, intervenir sur le FOREX, acheter ou vendre des devises étrangères. Wiki : Le FOREX, c'est le marché des changes sur lequel les devises sont échangées l une contre l autre, à des taux de change qui varient sans cesse. Le mot «Forex» est issu de la contraction des termes anglais Foreign Exchange. 5'000 milliards de dollars par jour. C est de la pure spéculation. Ex : on achète de l euro à 1,21345 et on le revend à la fin de la journée à 1, Le FOREX, de par son volume, contribue à mettre les Etats sous pression. Ca ne correspond pas à l activité économique. Ce jeu n est pas à somme nulle. Si notre devise s apprécie de 30% par ex, on exportera moins -> on produira moins -> plus de chômage. Mais si notre devise se déprécie, on boost notre exportation -> on produira plus -> impact sur l emploi. La politique monétaire, de nos jours, ne peut plus être influencée par les réserves de devises des banques centrales, parce que ce volume de 5'000 milliards est plus que ce que peuvent avoir les banques centrales. Ex : Saros Quantum c est allié à ces fonds spéculatifs contre la livre sterling. La Livre sterling est sortie du système monétaire européen car la Gb n avait plus assez de réserves -> pour cela que la GB n est pas dans l euro et a gardé sa monnaie. Les fonds spéculatifs peuvent spéculer à la baisse. La crise actuelle a bénéficié aux fonds spéculatifs. On peut acheter 6 mois à l avance. Cas des pays occidentaux Les réserves des banques centrales sont minimes par rapport aux taux échangés chaque jour. Les fonds spéculatifs empruntent à FOREX pour spéculer 43
44 2ème moyen pour influencer les taux de change Les taux d intérêt Chaque banque centrale définit des taux d intérêts. La fonction du taux d intérêt de la Banque centrale : elle est le «dernier prêteur», the lander of last resort : elle prête aux banques. Mais les banques peuvent aussi déposer de l argent auprès de la Banque Centrale, à des taux d intérêts extrêmement faibles, mais de manière sûre. La BC définit les taux d intérêts. Lorsqu ils montent, il y a effet sur la valeur externe de la devise : si la BC augmentait le taux d intérêt en Suisse de 5%, cela drainerait des capitaux de l étranger, les capitaux afflueraient, car, en déposant de l argent en Suisse, on aura plus d argent en retour chaque année. Tout le monde achèterait alors du franc suisse sur le FOREX. La BC impose les taux d intérêt qui ont une influence sur les taux de change, mais de façon minime. Les mouvements de capitaux Avant les années 70, en Europe, on ne pouvait pas transférer n importe quelle somme d un pays à l autre, il y avait un contrôle des changes. alors qu aux USA, on le pouvait. A travers certaines organisations internationales, dont l OCDE, le Common Wealth, etc., il y a une pression sur les autres Etats occidentaux pour copier les USA. On va alors libéraliser l échange des capitaux. Les Etats ont abandonné un certain contrôle sur les marchés. En France, Mitterrand a libéralisé le contrôle des changes. Il y a eu une véritable libéralisation qui explique l importance qu a pris le FOREX + les investissements à l étranger. Si la Suisse transfert des fonds considérables en Thaïlande pour construire une industrie, cela n'était pas possible avant. Les pays occidentaux ont complètement libéralisé les mouvements de capitaux. Dans les pays faibles du système, si on laisse sortir l argent librement, on aura affaire à une fuite des capitaux. La Grèce est dans ce mouvement. (Le système de Breton Woods n était pas mal, mais les USA ont violé l accord en imprimant des dollars.) Définition Wikipédia Un régime de changes flottants, ou régime de changes flexibles, est le régime du système monétaire international dans lequel la valeur des monnaies et donc leur taux d'échange varie sur un marché spécialisé plutôt que le taux d'échange soit fixé par accord bilatéral ou collectivement entre les États. Le système de changes flottants exclut l'existence d'un étalon monétaire international auquel chaque devise pourrait faire référence. Le cours des monnaies varie au jour le jour, s'appréciant ou se dépréciant. Les décennies néolibérales Avec la décision de libéraliser les mouvements de capitaux, les décennies néo-libérales ont commencé. Les régimes monétaires sont très diversifiés. En effet, à partir de 1976, donc de la conférence de 44
45 Kingston en Jamaïque, le FMI a perdu son rôle (de définir les taux de change et fournir des crédits si problèmes). On a décidé que chaque Etat fait ce qu il veut, sauf qu aucun pays membre du FMI n a le droit de définir sa devise en terme d or. L autre possibilité est d adopter un «peg» : un taux de change fixe. On déclare que notre devise nationale vaut tant en terme d euro, de yen, etc. Presque tous les pays occidentaux ont adopté un peg. Une bonne partie des anciennes colonies de l Afrique de l Ouest a choisi un taux de change fixe par rapport à l Euro. Si on a une monnaie librement flottante sur le marché, avec une monnaie faible, on est la proie des marchés spéculatif, donc au FOREX. En se calquant à l euro, notre monnaie devient plus stable. (La Suisse est un des pays les plus libéraux au monde. Introduire un peg serait une solution.) Certains Etat ont même une devise étrangère sur leur territoire. Par ex : l Equateur a comme devise le dollars américain. Tout Etat fait ce qu il veut et peut changer de régime monétaire à tout moment. Il a le choix entre : 1. soit de laisser flotter sa monnaie 2. soit d'imposer un taux de change fixe, 3. soit de prendre une monnaie étrangère comme devise nationale. Tous les Etats occidentaux ont choisi le flottement (1), mais les Etats à l économie pauvre, ont décidé de choisir un peg. La Chine joue l OMC contre le FMI. Dans l OMC, elle exporte. Elle adopte un peg par rapport au dollar américain. Artificiellement, les produits chinois à l étranger sont 40% moins cher que leur valeur réelle. La Chine a assoupli son Yuan vis-à-vis du dollar américain. Mais le succès des produits chinois aux USA, en Europe occidentale, etc. est fondée sur sa définition du peg. Elle sous évalue sa monnaie. Tout ce que la Chine importe est artificiellement 40% plus cher. La Chine importe moins et inonde les marchés occidentaux. La seule décision de sous-évaluer le Yuan permet d avoir des taux de croissance de 8 à 9%. (La Chine menace de vendre la dette si on n est pas d accord contre son fonctionnement). La plupart des Etats faibles ne sous-évaluent pas leur monnaie, mais ont tendance à la surévaluer parce que les pressions des pays du nord sont fortes. Conclusion On a un système monétaire mondial très éparpillé et divers. L'histoire de l'euro L histoire de l Euro commence avec le système de Breton Woods, précisément quand il entre en crise dans les années 60. La commission de la CEE a chargé de lancer le premier ministre luxembourgeois, Werner, de réfléchir sur la situation, à ce qu'il fallait faire. Il y avait des fluctuations énormes entre les pays européens membres de la CEE (donc en Europe). Cela n était pas bon pour les échanges commerciaux. Pourquoi les fluctuations sont mauvaises pour l activité économique d un pays? Car 45
46 1. Les importations et les exportations fluctuent 2. Elles sont mauvaises car elles découragent les investisseurs. Werner a fait un projet d une monnaie commune, de l Union européenne. Avant, on voulait définir des marges de fluctuations, mais cela n a pas fonctionné à cause du FOREX (il a fait sortir les monnaies de ces marges de fluctuation). A Maastricht, pour des raisons politiques liées à l unification allemandes, on a décidé de créer l Euro. On a défini quelques critères. les critères de Maastricht Le Deutschemark était de 1,98, le franc français à 5,66, etc. Le jour d avant de l introduction du taux de change fixe et de l Euro (= rien d autre qu un taux de change fixe), on a regardé les taux de change extérieurs de chaque monnaie par rapport au dollar. Il y a eu un problème de déséquilibre. Premier problème : les différents ministres doivent décider, chacun dans leur coin, de ce qui est relève de l intérêt national (17 ministres des finances + 17 d économie, donc les 17 pays membres de la zone Euro) -> problème politique de coordination. Deuxième problème : on n a pas prévu de système de péréquation financière. Elle peut désigner deux concepts proches : Le financement des activités déficitaires d'une entreprise ou d'une administration par les recettes perçues auprès d'autres clients ou usagers. les Länders riches transfèrent des fonds vers les Länders pauvres -> péréquation Avant l introduction de l euro, on avait la même chose entre les länders allemands (toujours ajd). Une monnaie commune exige qu il y ait des transferts d argent. Or, pour l euro ce n est pas le cas. Dans la zone euro, il y a des petits transferts dans le cas de fonds structurels mais c est très limité. On doit avoir des mécanismes de réajustement, ce qui fait défaut dans la zone euro. Quel est l Etat qui bénéficie le plus d une monnaie commune? Celui qui a le rapport productivité-salaire le plus élevé. Sur le slide, on a les nominal uni labour costs. Dans une zone monétaire, le pays le plus compétitif dans le rapport productivité-salaire va être le plus bénéficiaire. Les systèmes de transferts d'impôts entre les entités fédérées d'un État fédéral (ex.: Länder allemands) ou de redistribution du financement de l'état parmi des entités territoriales à l'intérieur d'un État unitaire (ex.: collectivités territoriales en France).)à l intérieur du système : ex : en Suisse, une seule monnaie mais écarts de monnaie entre les cantons : les Länders riches transfèrent des fonds vers les Länders pauvres -> péréquation Même chose en Europe. Il faut qu il y ait des mécanismes de réajustement. Il n y a pas ça dans la zone Euro. (La productivité augmente partout lentement (temps de travail moyen par personne, facteur technique. La productivité augmente de manière +/- similaire)). Le rapport productivité-salaire. Comme la productivité augmente +/- partout de la même manière, tout se joue sur les salaires. Slide : Le coût de la manœuvre, à partir du début de l Euro, dans différentes régions. Les salaires en Allemagne ont baissé de 7,5%. La Grèce, l Italie, l Espagne : Nominal unit labour costs augmentent. La compétitivité de l Allemagne dans la zone euro se fait au détriment d un bien être économique. L Allemagne est devenu plus compétitive au niveau productivité-salaire. Tout le monde s appuie maintenant sur l Allemagne. Une autre solution serait que l Allemagne augmente les salaires. Le problème, dans une zone monétaire, est que le pays le plus compétitif dans le rapport salaire-productivité par avoir un impact sur les autres pays. Crise Grèce : crise de la compétitivité de la balance des paiements. Il n y a aucun moyen dans la zone euro pour harmoniser, réguler ce 46
47 genre de choses. Si cela arrive aux USA, les gens déménagent, la main d œuvre migre vers l autre Etat. Les Pays-Bas, la Finlande, le Luxembourg et l Autriche ont un modèle similaire à celui de l Allemagne. Sans système de réajustement, cela ne peut pas fonctionner. Tous les programmes d austérité : moins de consommation -> moins de production -> Inflation en Allemagne doit être inférieure à 2%. On l a inscrit dans le statut dans les principes de la Banque Centrale. C est la seule banque centrale au monde qui doit lutter contre l inflation. Péréquation: transferts de fonds entre une région riche et une région pauvre. La dette Historique Bien que la dette est de plus en plus présente de nos jours, c est un phénomène ancien. Au Moyen- Age déjà, le prince prêtait de l argent en espérant avoir un bénéfice en retour. Lorsqu on a une guerre, cela produit une dette considérable. Les Etats européens suite aux guerres mondiales étaient endettés auprès des USA. La dette a toujours existé mais est entrée dans une nouvelle dimension. Slide : A partir de 1996 à 2008, on voit un accroissement considérable de la dette. Définition de la dette Un endettement de l Etat signifie que chaque année, on doit rembourser des intérêts au pays qui prête l argent. On ne parle pas de remboursement totale de la dette, mais d'intérêt (ARNAQUE MOFO) Slide : Budget des USA en 2009 : les intérêts représentent 8,5% du budget américain. Et depuis, cela a beaucoup augmenté. En France, 15% du budget de l Etat par dans le remboursement de la dette. On ne peut alors investir cet argent ni dans la santé, dans la défense, les écoles, etc. Plus cette part augmente, moins l Etat est en mesure d assurer ses activités vitales. Effet pervers On réduit alors les dépenses de l Etat ou on augmente les recettes fiscales. Le problème est que les USA et autres Etats ont dépensés chaque année plus de recettes fiscales. Même les 3% de déficit budgétaire autorisé par année n est pas respecté. Donc, plus il y a de dette, moins il y a d Etat. De plus, si on augmente les recettes fiscales, les individus vont moins consommer -> on aura moins de production -> plus de chômage -> l Etat doit soutenir ces gens aux chômage. C'est la merde, fuck the world. Slide la part de la dette par rapport au PIB Italie : 120% (si on avait respecté le traité de Maastricht, l Italien ne serait déjà jamais entrée dans la zone euro), France 87,6 ; 43 milliard d euros chaque année. Japon : 229 % -> si le Japon voulait rembourser sa dette publique, tous les japonais devraient travailler plus de 2 ans sans que l Etat ne dépense un seul yen. 47
48 Les USA, 100%. Le Brésil : 65,7 : les pays émergeants sont les gagnants de la crise économique. Il n y a pas eu de récession au Brésil. Ce sont des pays exportateurs. La Russie 8,5%. La Suisse, 39% (taux d intérêts extrêmement bas -> cas particulier). Grèce : 141% (en tenant compte des 50% enlevés par le plan de sauvetage). La dette est donc très inégalement répartie selon les différents pays. Comme les prix des matières premières ont augmenté, les pays qui les exportent on eu un accroissement dans la balance des paiements. Dette globale 44 trillons (mille milliard de dollars). En 2000 on était encore à 18 trillons. Ce passage, en 12 ans, de 18 à 44 trillons, change la nature du système économique internationale. Le contribuable américain verse à la Chine environ 30% du budget de la défense de la Chine. Les banques d investissements, les fonds spéculatifs, les fonds souverains achètent beaucoup de dette. Changement de structure -> plus il y a de dette, moins il y d'etat. La dette est une des causes à l'affaiblissement de l'etat. 2 types de capitaux 1. Le capital productif (tout ce qui va dans la production, au sens large du terme. Ex : on achète des actions et on devient co-propriétaire d une entreprise. Cet argent contribue à produire). 2. La rente (au lieu de placer notre capital dans la production, on le confie à la banque qui va acheter des obligations. On attend ensuite simplement les intérêts). Le système capitaliste mondial est fondé sur cette distinction principale. Autres remarques Plus il y a de dette, plus il y a de rente et moins il y a de capital productif. Le rentier ne prend aucun risque et il grippe alors la machine. Les taux d intérêts en Suisse sont de 0, %. Au Japon, il y avait des taux d intérêt négatifs (on doit payer la banque pour qu elle garde notre argent). On est entrain de passer d une économie basée sur le capital productif à une économie de la rente. Tout est fait pour protéger le rentier. Tous les programmes d austérité sont tournés vers la diminution des dépenses de l Etat pour rembourser la dette. Une solution est d avoir un peu d inflation. (démarrage du jeu à somme nul mais le prof n'en parle pas). L ennemi du rentier est l inflation. Pour les Etats, un peu d inflation (entre 5-10%) peut contribuer au remboursement de la dette du Japon, etc. car Si un Etat a émis des obligations à 3% et l inflation augmente de 10%, l Etat peut racheter ses propres obligations à 2%. Il gagnerait 7% -> réduirait 7% de la dette par année. Mais problème : les 48
49 banques impriment de l argent -> taux d inflation augmente. La rentre veut dire que l Etat doit se serrer la ceinture. Il y a donc moins d Etat providence. Réduire les dépenses veut dire moins d Etat providence. En Islande, on a nationalisé toutes les banques. En Irlande aussi. On investi moins pour la production, et ceux qui ont la dette ne font rien. On ne va pas prendre de risque. Mais un Etat ne peu pas faire faillite. L argent va de tout le monde vers l Etat. A l échelle mondiale, le basculement vers l économie rentière signifie que ceux qui ont du capital le garde. Ceux qui ont plus de dette signifie redistribution. L Etat est un agent intermédiaire de redistribution. Plus d endettement -> plus de rente à l échelle mondial -> ceux qui ont du capital qui peuvent acheter la dette. Ca va tuer le capitalisme car le capitalisme ne peut fonctionner avec la rente. La dette est un moyen de redistribution entre classes sociales (?). A l échelle mondiale, cela signifie qu il faut avoir assez de capital pour investir. Le taux d intérêt va dans les classes sociales supérieures qui ont acheté des obligations. Ennemis du capitalisme car ce qu ils investissent dans la dette, ils ne l investissent pas dans d autres domaines. Les banques centrales ne sont pas indépendantes. La séparation n a pas toujours existé. Dans les années 70, le gouvernement pouvait demander un déficit budgétaire. Le gouvernement demandait à la banque centrale d imprimer de l argent. Bonne chose de séparer la banque centrale du gouvernement. Mais ce n était pas le cas dans les années 70 car les gouvernements demandaient à la banque centrale d imprimer de l argent. Les salaires et les rentes doivent être indexés sur l inflation. Ceux qui sont pénalisés par l inflation ce sont les rentiers. Les obligations restent au même niveau mais les actions montent -> si il y a inflation, mieux vaut investir dans une entreprise par exemple car leurs actions vont augmenter. La dette des pays du Tiers-Monde, est différente des pays développés (dette privée : des acteurs privés achètent le titre de la dette). La structure de la dette des pays pauvres est très différente. Aucun acteur privé ne va prêter de l argent à l Etat de Malawi par exemple. La dette des pays les plus pauvres est très peu privée. Slide répartition de la dette dans les pays pauvres Peu de dette privée. Par contre, ces Etats sont endettés envers des acteurs publics : dette bilatérale (entre deux pays. Ex : GB prête au Malawi. On échange du prêt, on a quelque chose en retour -> vote favorable aux Nations Unis. Conditionnalité diplomatique. Représente 1/3 de la dette des pays les plus pauvres) et multilatérale (auprès soit de la Banque Mondiale, soit du FMI -> organisations internationales). Retour sur les programmes d ajustement structurelle : on leur impose des exigences formulées à Washington et au sein de la Banque mondiale, par des technocrates). Il y a une perte de la souveraineté nationale quand on est endetté). La Banque mondiale ne prête qu aux pays les plus pauvres, à des taux d intérêts privilégiés, en dehors des taux du marché. Pour le FMI, c est différent. Ce programme exige d avantage que la Banque mondiale soutienne que des projets d infrastructure. Dette multilatérale ou bilatérale : conditionnalité diplomatique = perte de la souveraineté. 49
50 L'aide au développement L aide au développement qu un pays riche accorde à un pays pauvre cache des crédits. Entre les pays développés et les plus pauvres, il y a les pays émergeant. Certains ne sont pas du tout endettés (Arabie Saoudite). D autres, comme l Argentine ont connu des difficultés. Le Brésil a connu un endettement considérable. Ils ont pu réduire leur endettement. Mais certains, comme l Afrique du Sud, l Inde etc., ne l'ont pas pu. L Inde a une croissance soutenue, avec une roupille indienne qui flotte librement et un endettement qui augmente. L Inde s endette car il y a beaucoup de programmes sociaux pour les plus pauvres, l Etat protège contre les aléas de la vie. C est l exception des pays émergeant. Le Mexique encore, a connu une grande crise en Les USA ont proposé de prêter de l argent aux Etats. Ils sont allés voir les dictateurs de l Argentine et du Brésil, qui se sont considérablement endettés. Aux USA, Reagan a fait monter les taux d intérêts et les pays latinos américains ne pouvaient plus rembourser. Ils étaient alors endettés en dollars. Le gouvernement Mexicain a dit qu il ne pouvait plus payer les intérêts de la guerre. Affolement à Washington -> les banques risquent de faire faillite. Elles doivent en effet payer leur clients sous forme d intérêt. Les USA décident de faire intervenir le FMI (nouveau rôle parce qu il avait perdu le sien a Kingston en Jamaïque) -> dette multilatérale. Wikipédia Troïka impose des mesures à la Grèce (Avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, la Troïka représentait l'union européenne dans les relations extérieures relevant de la politique étrangère et de sécurité commune. Depuis le traité d'amsterdam, la troïka réunissait le ministre des Affaires étrangères de l'état membre qui assure la présidence du Conseil de l'union européenne ; le secrétaire général/haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune ; le commissaire européen chargé des relations extérieures et de la politique de voisinage. La présidence peut également être assistée, le cas échéant, par l'état membre qui exercera la présidence suivante (article 18 du traité sur l'union européenne). Dans le monde de la diplomatie, on parle ainsi de «réunion format troïka» pour désigner une réunion impliquant les membres de la troïka, éventuellement accompagnés d'autres partenaires («troïka élargie»). Le Traité de Lisbonne a fusionné les fonctions de secrétaire général/haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune et celle de commissaire européen chargé des relations extérieures et de la politique de voisinage, remplacées par le Haut Représentant de l Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Bien que n'etant plus officiellement a l'ordre du jour, le terme Troïka est toujours utilisé dans son acception d'union Européenne en 2012.) 50
51 Le 5 avril 2012 Introduction 3 ÈME PARTIE : LES THÉORIES DOMINANTES : L'IDÉALISME Théorie dominante pendant l'entre 2 guerres. Théorie peu consistante. On parle d'approximation car la science politique en général n'est pas très développée durant cette période. Contexte : La science politique a sa première institutionnalisation en 1871 en France. Ratzel : la géographie politique. Théorie liée à l'institutionnalisation des relations internationales. L'idéalisme est intimement lié à cette institutionnalisation. Apparition des premiers départements de la relation internationales. La première chaire : Aberystwyth in UK. «The league of nations and the Rule of law» 1936 de Alfred Zimmern C'est un courant de pensée qui s'impose ailleurs. Comme à Genève, qui va aussi accompagner académiquement ce courant. L'idée Le droit va primer sur la politique de puissance. Alfred Zimmern lui-même va rédiger des mémoires sur lesquels vont se baser la UK lors du traité de Versailles, ce qui va laisser la place à une politique de responsabilité, où on y voit un intérêt international et non national. Les Etats vont accepter de transférer partiellement une partie de leur souveraineté. Il y a ainsi un renversement du schéma hobbésien : on peut surmonter l'absence du Léviathan sur la scène internationale car on estime qu'il est possible de régler les différents et les conflits entres nations autrement. Petit à petit, il y aura moins de guerre mais il y aura un déclin de cette idéologie avec la montée du fascisme. Influence Emmanuel Kant : «Zum Ewigen Frieden» (1797). En français, on a traduit ça comme «projet de la paix». Or, c'est une fausse traduction. Les Etats n'attaqueront plus les autres Etats. Il y a une mauvaise interprétation. La thèse «projet de paix» Kant ne fait que reprendre une expression que Voltaire avait faite : «la paix perpétuelle». On peut surmonter l'etat de nature mais chez Kant, cela ne se fait pas par l'institutionnalisation des relations internationales. Il pense que les Républiques ne vont pas s'attaquer mutuellement. Zimmern extrapole cela pour en faire une institutionnalisation, ce qui n'était pas l'idée de Kant. Ce dernier estimait que l'homme fait désormais recours à la raison et non plus au «basique» instinct de s'attaquer à l'ennemi héréditaire. Il pense que l'individu est sur le point de quitter l'etat de 51
52 nature (Kant). Il avait cette idée que même les Etats les plus éloignés, comme en Asie, pourrait en quelque sorte surmonter la politique de puissance par le fait de recourir à la rationalité et de recourir aux armes que en cas de véritable attaque et quand leur liberté est réellement menacée. Donc, il y a la tradition du «droit naturel» dans laquelle Kant s'inscrit. L'idée que les humains sont des animaux rationnels et qu'ils vivent en communauté quelques soient leurs origines. Ainsi, chaque société mérite la paix, ce qui est une Révolution idéaliste. Cet élément est donc repris par les idéalistes mais est modifié dans son application (institutionnalisation). 2ème tradition que les idéalistes et Kant partagent L'idée des lumières. Avoir le courage d'instrumentaliser sa propre raison. 3ème tradition que les idéalistes et Kant partagent : Le libéralisme. Kant est un des premiers penseurs libéralistes. Cependant, on parle de libéralisme philosophique : l'individu est libre. Question morale et non économique. Cela veut dire que l'autonomie de l'individu est possible (impératif catégorique : se mettre à la place des autres avant de prendre une décision afin de s'assurer que notre action est universalisable. C'est une sorte de simulation de la pensée qui permettrait l'universalisation de sa pensée). Responsabilité en poids extrêmement lourd d'où les résistances à ces théories et les tensions entre le libéralisme d'un côté et toute pensée religieuse de l'autre. L'individu est rationnel, libre et responsable donc il devrait procéder par cet impératif catégorique. C'est un idéal qu'on va forger, qu'il faut ensuite tenter d'acheminer aux RI. (idée de Zimmern) Pendant le XIXème siècle, il y a eu toutes sortes de mouvements qui ont tenter de véhiculer cette idée du libéralisme (1830 : la société de Genève, etc.). Il y a eu des ONG qui, pendant tout le XIXème siècle, tentèrent, avec plus ou moins de succès, à insuffler dans l'esprit de plein de gens l'idée que l'on peut surmonter cette image politique de la jungle. Il y a l'idée : 1. d'un parlement des Etats /rule of law, qui va décider des normes internationales à respecter. 2. d'introduire une cour internationale de justice. Il y a donc un parlement mondial et une cour internationale qui va tenter de gérer et juger les conflits. Le droit international et le noyau du droit de la guerre jusqu'en... Après 1918 : tendance de dire que ceci est un thinktank. Après la 1ère GM, il faut instituer les relations internationales, ceci afin d'abolir la guerre en tant que moyen pour les Etats. L'idéalisme, qui est une théorie très normative, est le paradigme dominant de l'entre 2 guerres. Zimmern estime que la paix perpétuelle est possible. Lien entre éthique politique et idéologie Méthodologie Kant crée des outils (méthodologie éthique qui donne des prescriptions notamment pour les conseillers du Prince, ce que Kant a toujours refusé) pour que chacun puissent produire ses comportements au niveau individuel. Dans «la métaphysique des moeurs», il y met des outils pour que la communauté politique agisse moralement. Kant n'a pas fait d'idéologie, il nous dit pas comment changer le monde mais il donne des outils et chacun en fait se qu'il veut. 52
53 Or, chez les idéaliste, c'est différent. Il y a en effet une utopie très normative : un monde sans guerre. Il y a aussi l'idée d'institutionnalisation. L'idéologie donne, en plus d'un objectif à atteindre, les moyens pour le faire (pas comme Kant). Il y a donc eu des dérives idéologiques. «Telos» : but à atteindre (but téléologique). On peut voir un point commun entre les 2 pensée universalistes. Multilatéralisme Chez Kant, il y a déjà un peu cette idée, mais pas trop. Chez Zimmern il y a cette idée de forum où on s'organise. Dans un cadre multilatéral, le plus fort peut être contrebalancé par une coalition des plus faibles. Le progrès Chez Kant, il y a déjà le mythe du progrès. L'idée du progrès, c'est que le temps est linéaire. On progresse vers la civilisation. Cela s'oppose à une vision cyclique de l'histoire. On peut donc réformer les systèmes internationaux de sorte qu'ils progressent et qu'ils s'améliorent. Au XIXème siècle, on est vraiment dans l'idée que l'avenir sera meilleur, ce que les idéaliste vont extrapoler par la suite. Les réformes Les idéalistes sont aussi réformistes. Il y a une position de rupture : on peut arriver à un monde sans guerre mais cela exige des adaptations permanentes du point de vue de «comment s'organise le monde». Il y a donc une rupture, une idée révolutionnaire de changer radicalement le système. A cette époque, il y a le marxisme léniniste par exemple qui est en rupture. Lien entre théorie et l'action Il y a un lien très tenu entre la théorie et l'action chez les idéalistes. Le président Wilson va promouvoir l'idée de société des nations pour éviter les conflits. Il est très idéaliste. Il l'applique dans sa politique en allant promouvoir l'idée des idéalistes (pensons ici à ses 14 points). Mais les USA n'ont pas ratifié l'entrée de leur pays dans la SDN, ce qui fut un échec pour Wilson. Il y a donc derrière l'idéalisme cette idée que les universitaires et les théoriciens sont censés aider à la prise de décision politique. On voit donc que l'idéalisme, qui a fortement pénétré les secteurs académiques, a un poids dans les décisions politiques. L'autonomie des décideurs est donc un peu plus faible. Wilson a systématisé la fonction de «conseiller du Prince». C'était nouveau, les autres Etats trouvaient ça bizarre, on a appeler ça «the Inquiry» (The Inquiry was a study group established in September 1917 by Woodrow Wilson to prepare materials for the peace negotiations following World War 1). Les universitaires reçoivent qqch en retour : pas par le prestige mais les gouvernements s'intéressent à ce qui se passe dans l'académie. On peut dire que le paradigme idéaliste correspondait, dans l'entre-deux guerres, à la domination du Royaume-Uni qui favorisait le libéralisme économique, préconisant l'échange des biens entre les nations, car, avec les USA, ils se partageaient le monde (plus de 50% du commerce se fait par les bateaux américains et anglais d'où l'envie d'instaurer un statu quo sur le libéralisme économique). L'idée est d'institutionnaliser, via la SDN, le statu quo du libéralisme économique qui arrange les USA et UK. Ainsi, nous constatons que ce n'est pas un hasard si le libéralisme devient la théorie dominante à ce moment là. La théorie dominant a un lien avec les acteurs dominants. 53
54 Conclusion L'idéalisme, sur 20 ans, va régner et va soutenir le colonialisme, (pas comme Kant qui ne le soutenait en aucun cas). Ensuite, avec l'attaque de la Pologne par l'allemagne, avec une montée des tensions depuis l'anschluss ainsi que la guerre en Espagne, qu'on appel guerre civile (mais le prof parle de guerre internationale), l'idéalisme en tant que paradigme dominant perd de sa saillance. Désillusion Le «Telos» (fin, but) de l'idéalisme est détruit au plus tard le premier décembre On se rend compte qu'on a surestimer le droit sur la guerre. Le mythe du progrès tombe, notamment a cause de la barbarie du régime nazi. L'école de Frankfort, qui s'exile a New York, va étudier se retour brutal vers un monde sans raison, de barbarie etc. En gros, ce paradigme explose littéralement. On commence à avoir des doutes sur la raison humaine. Thèse critique : c'est parce qu'on a trop cru à la raison humaine que la deuxième guerre mondiale eu lieu. Toute cette croyance dans les Lumières a été élaborée sur des bases très fragiles. Il faudrait peut être revenir en arrière, sur les fondements théoriques de l'idéalisme pour faire mieux. Historique LES THÉORIES DOMINANTES : LE RÉALISME A partir de 1939, il restait très peu d'idéalisme en science politique, dans le droit encore, mais très peu en science politique. Il faut donc repartir à 0. Dès 1939, il y a des théories qui s'opposent en tout points a l'idéalisme. Ce sera les théories dominantes de la guerre froide, ce qui aura une influence sur la conduite de la guerre froide. Edward Hallet Carr est un des premiers à s'opposer à l'idéalisme car il décèle d'énorme décalage entre la réalité et les théorise idéalistes. L'autre ouvrage qui marque ce moment est celui de Hans Moergenthau. Il aura aussi de l'influence pendant la 2ème guerre mondiale. Il publie «Politics among Nations», son plus célèbre ouvrage, en Principal «virage» Le message est clair : l'état de nature ne peut être surmonter. Donc, si il ne peut être surmonter, il faut revenir à la primauté du politique et abandonner la science juridique qui n'a aucune valeur. Il faut fonder des théories sur des théories politologiques propres. Il y a une différence entre la sphère interne et externe de l'etat. La sphère externe est une jungle, c'est l'anarchie qui règne dans les relations entre Etats. Il n y a pas d'ordre, c'est chacun pour soi. Donc, ce qui prime en tout lieu, c'est intérêt national auquel il faut revenir. Les Etats sont des unités autonomes agissants exclusivement pour leur propre gueule. Il n y a plus d'espace international à proprement parler. C'est une autre vision du monde. 54
55 Pessimisme teinté de cynisme Carr mais l'accent sur les normes, la police etc.. Il dit qu'il n'y aura jamais de gouvernement mondial, qu'on ne pourra jamais y revenir. Tout dépend de la violence organisée. L'Etat ne va jamais plus abandonner ne serais-ce qu'une partie de sa souveraineté. L'histoire international est une répétition de phases de guerre et de paix. Même si il y a beaucoup d'etats neutres, ils ne le seront pas perpétuellement. En effet, il pense que la réalité est autre : tout revient à la guerre un jour ou l'autre. Vision cyclique de l'histoire et plus linéaire. Tous les ouvrages produit par la suite seront teintés d'un pessimisme fondamentale. C'est l'esprit du temps qui pèse sur les théoriciens car on ne peut pas faire abstraction du monde qui nous entoure. On sort d'un jeu à somme nulle : ce que le gagnant perd, le perdant le gagne etc... Ce qu'un Etat gagne, un autre Etat va le perdre. Donc le volume global de toutes les ressources ne va pas augmenter. ( il augmente qu'en terme symbolique). Carr va inventer le terme idéaliste. Il vient donc après la domination de ce même courant. Le pessimisme allait jusqu'à assumer un certain cynisme. C'est donc l'autre extrême. Le premier à comprendre cela est Morgenthau. Biographie de Morgenthau Il a été éduqué pendant l'époque de l'idéalisme. En 1932, il comprend que les nazis vont prendre le pouvoir. Il va donc prendre le chemin de l'exile avant l'arrivée au pouvoir d'hitler. Il va venir à Genève enseigner comme priva de sang pendant 3 ans. Il va partir en 35 à Madrid. Un an après, c'est la guerre civile. Il va donc quitter l'espagne après la victoire de Franco et va aller au USA. Il dira qu'il connaissait rien en science politique. Il avait juste une semaine d'avance sur les étudiants niveau lecture. Il va former toute une génération de chercheurs qui vont l'accompagner dans cette mouvance réaliste. C'est basé sur son vécu, en tant que juif allemand, il voit une force démoniaque qui est montée en Allemagne. Il va très rapidement comprendre les enjeux de la 2GM et la configuration de la guerre froide. La graine est fertile La domination théorique sur le monde du savoir évolue : les 2 auteurs précédents sont issus de la première génération. Les socles théoriques, c'est-à-dire les postulats de base, ont étés créés par cette première génération. La deuxième génération, issue de l'université (grande carrière) a par la suite pris part à la politique. Mais, avant de devenir ministre par exemple, ils auront baigné dans le réalisme. Par la suite, il vont refaire de la théorie, avec le bagage pratique en plus. Ils se basent toujours sur le libéralisme philosophique de Kant. Le réalisme est d'abord américain, bien que Carr et Morgenthau ne sont pas ricains. Power comme concept clé Le corpus théorique connait qu'un seul concept clé : «power». En français : «puissance» et «pouvoir». Qui a le pouvoir à l'échelle internationale? La politique de puissance devient l'intérêt national. A partir de là, on estime que si les pays ont les moyens, ils ont un réels poids au point de vue international. Il y a un retour à l'etat. N'oublions pas que les relations internationales sont 55
56 configurées en fonction de l'arme nucléaire. Un des fondements de la puissance des Etats est donc cet élément. Le concept clé de «power» ne vient pas de nul part, sauf que Morgenthau l'insère dans sa théorie. Spykman utilise ce terme avant lui. Schuman très anti-idéaliste,, l'utilise aussi. (voir aussi Lasswell, Merriaw sur la notion de pouvoir, essence même de la science politique.) Mais mélangé au terme de puissance, le mot pouvoir prend une tout autre signification. Influences Les idées viennent de quelque part. Arnold Wolfers : Il se fonde sur Reinhold Niebhur. «Seul l'individu peut agir moralement. Un groupe humain n'est jamais dans la situation d'agir moralement». Carl Schmidt : Théoricien et juriste qui a accompagné, jusqu'en 1941, la montée en puissance des nazillons. Le réel souverain est celui qui décide seul de ce que doit suivre la nature. Pour chaque acteur donné, il y a l'ami et l'ennemi : perspective dichotomique. Schmidt, qui a beaucoup aidé la montée du nazisme, est paradoxalement admiré par Morgenthau, qui lui est juif et a fuit le nazisme. Morgenthau, avant de publier son livre le plus célèbre en a publié 3 avant, dont 2 en français quand il était à Genève, notamment sur la «notion du politique» qui est exactement le nom de l'ouvrage de Schmidt. La réalité politique va être construite suivant cette dichotomie ami / ennemi. En effet, le monde est comme ceci à ce moment là (guerre froide). Il y a donc une relation très étroite entre théorie réaliste, faites par des théoriciens, et pratiques, d'autant plus que beaucoup de ces théoriciens prendront activement part à la vie politique. Reinhold Niebuhr & Arnold Wolfers : «Moral Man and Immoral Society». Ils font recours un à certain cynisme. Il écrit que la raison ne marche pas. On n'y peut rien mais on a des ennemis héréditaires. C'est irrationnel mais selon lui, on ne peut aller à l'encontre de cela. Ceci est la posture vers laquelle on revient. Il y a la paix, d'accord, mais la guerre reviendra fatalement. Le peuple est vu comme une personnalité : psychologie des peuples. Il faut donc adopter une diplomatie en fonction de ces schémas, très présent dans l'imaginaire collectif, et qui irrigue les relations internationales (dans le sens simpliste Guerre / paix). Il faut faire coïncider les pulsions des peuples avec les postures diplomatiques. Cette tragédie nous vient de l'esprit du temps. L'existentialisme (Sartre, Camus) est le type de philosophie dominante. Il y a donc de l'autre côté, une théologie existentialiste. L'individu est libre et c'est là le problème car il se trouve projeté dans un chaos social. Même si il n y a plus vraiment de normes obligatoires, cf les gens ne s'y fient plus, ou moins, il y a donc toute l'importance de l'être. Ces mouvements intellectuels pèsent sur les réalistes comme Morgenthau. L'existentialisme pose la question du sens après la 2GM. Les travaux philosophiques ne peuvent plus être posés dans les même termes après Auschwitz. Maintenant, donc après cet événement, on s'interroge sur l'angoisse existentielle dans un contexte de chaos international. L'angoisse de l'anéantissement de la terre par les armes nucléaires est énorme. Pensons ici à la course à l'armement effrénée. Ceci coïncide fortement entre la montée de l'existentialisme et du réalisme. Autre influence majeure Influence géographique : si on est au milieu de l'europe, on a l'angoisse existentielle d'être envahit 56
57 par ceux qui nous entoure. C'est la peur d'être attaqué sur deux fronts en même temps. (or, c'est arrivé à l'allemagne et pas la Suisse ma gueule). A partir de Ratzel, Karl Haushofer Karl Haushofer : il invente le concept d'espace vital. Il va rencontrer Hitler en prison et va lui insuffler l'idée d'espace vital. Idée que l'état est comme un arbre, plus il grandit, plus il a besoin de plonger ses racines loin, donc il a besoin de plus de place. Haushofer qui était théoricien lui amène cette idée. On voit le rapport entre la théorie et la pratique. Haushofer va être fasciné par le fait que des problèmes vont être formulé en terme géo-politique. Morgenthau est donc influencé par 4 grands courants. La seule opposition possible à une montée en puissance est de geler la situation. Canalisation de la violence Ainsi, Morgenthau invente le problème de «balance of power». La balance des pouvoirs. Il faut créer une situation d'équilibre de la terreur, ce qui est une idée réaliste. Ainsi, il faut créer un équilibre dans ce chaos. On ne peut pas abolir cette violence mais on peut la stopper, la canaliser. Les réalistes vont tenter de créer des lois valables pour toutes périodes historiques. Dans les sciences dures, il y a des lois pures, il en va de même pour les relations internationales, selon les réalistes. Pour découvrir ces lois, il faut une discipline académique spécifique. Mais tout cela n'est pas de la science politique. Elles peuvent être formalisée que par des institutions spécifiques. C'est là qu'on a fondé les départements de relations internationales. Ce n'est pas la même science. Cette idée est à l'origine donnée par Morgenthau. Il faut une discipline académique dont l'objet est les relations internationales. Ainsi, ce fut plus facile de coopter les réalistes. La domination du réalisme comme paradigme est dû en partie à cela. Manifeste du réalisme de Morgenthau Rappelons que dans ce réalisme classique, il n'y a pas de dimension structuraliste (dans le néoréalisme oui). C'est plus (+) «l'acteur atomique» basé sur l'action. Il parvient à synthétiser son réalisme en 6 postulats de base. 1. Il y a des vérités éternelles qui sont à la base de la nature humaine. Il prétend avoir découvert un certains nombre des matrices de base, des lois de l'histoire. La première est «assurer l'échec politique». En Grèce antique, en Egypte et maintenant, ce postulat est valable. L'idéalisme aurait échoué sur le plan théorique et pratique car il aurait ignoré ce point de type anthropologique. 2. «The concept of interest (...)». «Le concept d'intérêt défini en terme de puissance». Cela veut dire que la notion politique est différente que la notion d'économie. Cette sphère du politique doit être séparée radicalement d'autres sphères sociétales. La pulsion vers la puissance des Etats, en écrasant les autres, va fatalement nous conduire à des conflits majeurs. Le power fait le politique. 3. La politique étrangère doit s'adapter. Le chercheur doit en premier lieu découvrir les intérêts. Les ressources naturelles par exemple sont un enjeu avec le fordisme (fabrication en 57
58 masse de l'automobile). On est dans une société où l automobile est favorisée par le fordisme. L'intérêt national doit être défini par une analyse conséquente car les politiciens ont moins de temps que les analystes. On fait donc appel aux universitaires. Ceci est un mode de pensée éminemment conflictuelle basé sur la dichotomie schmitienne ami / ennemi. (balance of power, on gèle la situation : les supers-puissances soutiennent les guerres civiles, ou les guerres dites conventionnelles, cf une superpuissance contre un Etat rikiki, et ne se font pas la guerre entre elles pour éviter l'anéantissement de la guerre par l'arme nucléaire. L'équilibre de la terreur est donc aussi un moyen de dominer le monde.). Tous les paramètres doivent être inclus dans une analyse globale. Les études de stratégie étaient devenues très prestigieuses à l'époque, comme la théorie des jeux, etc. Il y a d'autres aspects de la théorie empirique. Notons qu'il n y a pas trop de travaux sur d'autres objets. Exemple d'une tradition géopolitique : la Russie a toujours et tentera toujours d'aller vers les eaux chaudes afin d'avoir accès à la mer. Traditionnellement depuis plusieurs siècle, la Russie veut aller vers le Sud pour les mers chaudes et ne plus être bloquée par les glaces. Une autre tradition, américaine cette fois, est que les USA sont isolationnistes mais aussi ils ont une tradition de dominer le monde : contradictoire. 4. Le côté normatif : Morgenthau a toute un héritage, notamment celui de Weber, dont il adhère à ça définition de l'etat. L'éthique de la responsabilité et de la conviction de l'autre. Weber voulait dire que l'individu peut agir en fonction de sa conviction. Or, nous dit Weber, dès qu'on est à la tête de l'etat, on ne peut pas mettre ses convictions à la tête de ce dernier. Il y a donc l'éthique de la responsabilité qui rentre en jeu. L'individu agit parfois contre ses propres convictions personnelles. C'est cette dernière idée que reprend Morgenthau. La «phronesis» : philosophie grecque qui parle de vertu de la prudence. C'est tragique, c'est comme ça, on n'y peut rien. Donc, dans les RI, il faut adopter une éthique de la responsabilité et non de la conviction. 5. Souvent, les Etats agissent officiellement en se réclamant d'une éthique universelle mais en réalité, cela cache les intérêts. Donc, l'idéologie est au service des intérêts personnels. Schmidt critiquait le traité de Versailles à cause de cela. L'idéalisme est un relativisme. Le réalisme pas du tout. Pour l'idéalisme, il n y pas de principes universels communs à tout types de société. En fait, croire le contraire est un mode opératoire pour dominer le monde. Là, nous sommes dans un réalisme normatif : ce postulat fait référence au discours des dominants qui font la guerre soit disant selon une idéologie or c'est pour des intérêts. On appel cela idéologisation des principes. 6. Les 5 postulats précédents ne peuvent être compris que par un département spécifique : celui des relations internationale. On étudie l'aspect extérieur de la politique. En France, on est très contre cette idée. On pense que la science politique englobe tout cela. Or en Allemagne, on dit que les RI sont une discipline qui jouit d'une autonomie partielle, la différence existe plus qu'en France. Today, les relations internationales sont axées sur la sécurité, ceci dû au 11 septembre etc. Hauffman : le réalisme est la rationalisation de la guerre froide, ce qui a modelé la politique de cette période. En effet, le réalisme est la seul discipline dont ses théoriciens ont fait de la politique ensuite et ont véritablement influencé la politique et les RI. A l'époque, beaucoup de gens estimaient que on pouvait gagner une guerre avec l'arme nucléaire. «victory is possible»! 58
59 Certains intellectuels anglais, des théoriciens empiriques, (...) 59
60 Jeudi 19 avril Rappel sur le courant dit «réaliste» : Courant théorique statocentrique. Boule de billard = Etat ; Table de billard = cadre ou s entre-choc les Etat. La nature de l'être humain est dirigée vers le pouvoir. Il vise l'exercice du pouvoir sur les autres (Carl Schmidt + contexte de la guerre froide ; équilibre de la terreur, donc des 2 supers puissances). L'étude politologique peut établir des lois etc.. Le réalisme, c'est d'abord le reflet, notamment du côté des USA, d'un outil extrêmement puissant afin de faire partager et imposer une certaine vision du monde aux alliés, aux occidentaux. Ce courant frise donc l'idéologie. Concept clé La prudence («phronesis») en tant que vertu politique. Le réalisme s'adresse essentiellement aux hommes d'etat, qui sont projeté dans un univers instable. Donc, ils doivent faire preuve de prudence au sens grecque : la vertu politique la plus élevée : toute activité qui tente de conceptualiser la pratique dans un sens normatif. Thomas d'aquin : toute vertus morale est par définition nécessairement prudente. Versant normatif du réalisme. 3 réponses à ce que cela veut dire : (Normativité réaliste) 1. La prudence = l'éthique de la responsabilité. Les idéaliste se sont imposés un certains nombres de précepte moraux. L'éthique de la responsabilité, c'est le contraire. Vu qu on agit dans un univers ou les contraintes sont puissantes, il faut revenir vers une posture beaucoup plus modeste : ce qui est possible de faire. Il y a plusieurs courant. Le scepticisme (Morgenthau) : un homme politique peut agir en fonction de ses convictions au niveau national mais pas au niveau international car c'est l'etat de nature qui est prégnant dans l'univers international. La survie de l'humanité est en cause et les dangers sont incommensurables. Voilà pourquoi n ne peut agir moralement. Pour d'autres, seuls l'intérêt national compte. En revanche, il y a d'autres courants qui estiment que au oins un certains nombres d'actions politiques peuvent être menées en suivant une aspiration normative. 2. Il y a l'empirisme (s'inspire de la philosophie de Hume). Il existe un certains nombres de normes internationales : le traité doit être respecté, l immunité diplomatique etc.. Il faut respecter cela à tout prix, car ce sont des valeurs que tout le monde partage sur le plan international quelque soit leur idéologie et leurs orientations politiques. Plus il y a d'acteurs, plus l'hétérogénéité augment donc plus les valeurs sont disparates. La devise : «seul l'intérêt national compte». Ceux qui la disait était quand même partisan de ce courant empiriste. L'école anglaise (Bull, Wright) pense qu'on peut aller à l'encontre de l'intérêt national. 3. Un 3 ème sous-courant qui tente de conceptualiser la phronesis : le conséquentialisme : Bentham et Mills. Avant chaque acte politique, il faut faire une prospective sur les conséquence que mon acte va avoir. Il faut toujours regarder les conséquences des actes sur le plan international. Cette forme de l'utilitarisme suppose que, en tant que conseillers d'hommes d'etats, il faut le transmettre les conséquences que l 'on estime à venir, tout en pensant à la maximisation du bien (influence de Wolfers et Lefever). On peut agir dans ce 60
61 panorama anarchique. Oublions pas que nous sommes à l'âge de l'arme nucléaire et que à cette époque, on ne se rendait pas réellement compte des effets des radiations. Donc, on peut agir dans ce caca. L'intérêt national doit être relativiser. L'éthique de la responsabilité au sens weberrien veut dire que l'on peut agir. Le cas spécial du béhaviorisme Méthodologie Empirisme formalisé qui se réduit à un seul type d'observation : la quantification. On peut tout quantifier, même le comportement humain. On oppose les traditionaliste qu'on a vu juste avant avec les béhavioristes. Ceci est le 2ème débat qui porte pas sur les postulats de base mais sur la méthodologie. Il y a l'idée qu'il faut ramasser toutes les idées possibles puis le corréler. On fait de l'induction pure en abordant les données sans pré-suppositions théoriques. Ce qu'il y a derrière, en terme épistémologique, c'est l'individualisme méthodologique qui s'oppose au holisme. On part de l'individu ou de l'etat, et puis par l'agrégation des données statistiques, on parvient à une explication. Problème Il se refuse à une théorisation préalable. Ceci est une faille parmi les chercheurs (Kaplan, Singer et Carl Deutsch). On court après l'idéal des sciences exactes. Or, il faut quand même encadré les statistiques par la théorie. Les adeptes de ce courant, au contraire, pensent que les statistiques parlent d'elles mêmes. Il y a, dans ce courant, la théorie des jeux, le dilemme du prisonnier (appliqué à cuba) etc. Mais il y a des carences dans ces théories : approche réductionniste dans la seule quantification qui ne peut pas réellement mettre en lumière les causalités à l'oeuvre dans la politique internationale. Contrairement à ce qu'affirme certains manuels, le béhaviorisme n'est pas une théorie mais une technique, une méthode. Il n y a pas de postulat au départ. Par la suite, la technique méthodologique va rester car elle n'est pas directement liée au réalisme. Par exemple, l'économie est complètement béhavioriste. Conclusion en terme de sociologie de la production académique : Ce paradigme a dominé pendant environ 39 ans. (jusqu'à 1969). Certains de ses postulats pèsent encore sur les RI. Au USA, il y a autonomie de cette discipline mais pas en France ou les RI font parti de science po. Il y a eu un monopole de ce courant. Très peu de gens s'y opposait. Ce monopole du réalisme sur toute l'étude des RI est dû à la guerre froide et à l'institutionnalisation de cette discipline en UK. Dans les années 50 et 60, on a créé énormément de postes encadré par le réalisme. C'est une discipline qu'on appel aussi le «Problem solving». On peut facilement la mettre à l'oeuvre au sein de la politique internationale. Le réalisme a aussi légitimé une disposition de la part de l'otan à rentrer en conflit. Le réalisme, finalement, c'est l'idéologie de la guerre froide. Il a légitimé l'hégémonie américaine sur la scène internationale. Le réalisme fut l'extrapolation des intérêt spécifiques américains sur le plan internationale d'un point de vue théorique. RAND : un des premiers thinktank 61
62 pour s'assurer l'hégémonie du réalisme. Or, le réalisme a importé une grande partie de ses concepts d'europe (Schmidt etc.). Ces concepts, une fois modifié, ont été réexportés en Europe. Tout cela dans un contexte de professionnalisation de la discipline en terme de reproduction du savoir. Début de la machinerie des grand colocs de la politique internationale sur la base des postulats réalistes qui occupent tout l'espace universitaire. Le réalisme a eu une influence durable jusqu'à aujourd'hui. Certains postulats de base continuent à influencer les travaux d'aujourd'hui. Notamment l'intérêt national, l'attitude sceptique sur la scène internationale. Par le réalisme, l'anglais devient la langue principale des études Conclusion Mick Conclusions en termes de sociologie de la production académique sur le réaliste Le réalisme était un paradigme qui a dominé depuis environ 39 jusqu à 69. Longue période pour un paradigme. Aujourd hui, certain de ses postulats pèsent encore sur l étude des RI. A établi une certaine autonomie du département des RI. Aux USA spécialement, on a un département qui étudie la politique à l interne et un autre à l externe. On aurait deux disciplines radicalement distinctes, origine chez Morgenthau, en Europe occidentale cette idée à moins pris. Protectionnisme aussi vis-à-vis du reste de la production de science politique. Pendant les années 50, 60, c est quasiment la seule discipline étudiée. Ce monopole du réalisme sur toute l étude politologie des RI pendant 30 est notamment dû à l institution de ces prémisses théoriques. Mais c était aussi une théorie commode pour les décideurs politiques. Il n y a jamais eu autant de création de poste de au sein des universités Anglos saxonnes. Surtout car c est une discipline «problem solving», on peut facilement la mettre en œuvre dans la politique étrangère. Il y eu un rapport très étroit entre les sphères politiques et universitaires. Les étudiants de Morgenthau ont été assez rapidement embauché dans plein d uni. L école réaliste s est fortement reproduite ce qui a aidé à la diffusion de l imaginaire théorie du réalisme. Il faut toujours examiner les causes qui font qu un paradigme est un paradigme et pourquoi il reste ou disparaît. Théorie commode aussi le réalisme légitimait une disposition de la part de l OTAN a rentrer en conflit malgré le potentiel de danger que cela pouvait engendrer. Le réalisme c est d abord l idéologie de la guerre froide. Il a légitimé l hégémonie américaine sur la scène mondiale. On pourrait dire que le réalisme fut l extrapolation des intérêts spécifique américains alors qu il a importé une grande partie de ses concepts et d instrument d Europe. Ensuite on réexporte ces concepts en Europe occidentale. Tout cela dans un contexte de professionnalisation de la discipline. Il a pu exercer une influence durable, jusqu à aujourd hui. Certains postulats de base continuent à influencer les travaux aujourd hui. Notamment l intérêt national, l attitude sceptique sur la scène internationale. Par le réalisme, l anglais devient la langue principale des études de RI. Les nouvelles revues fondées sont en anglais (pas nécessairement propre à cette discipline.) influence aussi avec le néo-réalisme qui présente certaines continuités avec le réalisme mais aussi des discontinuités. LES THÉORIES DOMINANTES : LE TRANSNATIONALISME ET LA THÉORIE DE L'INTERDÉPENDANCE Apparaît en 1969 et met fin au règne du réalisme. Karl Kaiser : Professeur qui enseigne encore, car en Amérique du Nord, on peut enseigner jusqu'à 62
63 la mort. Il est professeur assistant. Il est l'un des principaux et premiers auteurs qui met en doute le paradigme réaliste. Il écrit un article considéré comme la rupture avec le réalisme (vers une théorie de la politique multinationale ). D autres arrivent ensuite sur la scène : Robert Keohane, Peter Katzenstein, Edward Morse. Il a des mots clés : il n y a rien d'international mais que des enjeux transnationaux. Ainsi, la politique transnationale s oppose au réalisme où il y a que de l international entre les Etats. Ce courant, par certains côtés, s'inspire de l'idéalisme en ce sens que c'est aussi un libéralisme. Il dit que le réalisme a fait fausse route car en sciences humaines, on ne peut pas établir de lois. Ils disent que le réalisme semblait être l explication parfaite de la scène internationale durant la guerre froide. Mais à la fin des années 60, le contexte change. Kaiser dit que le réalisme ne s'aperçoit pas des changements, il a des oeillères qui occultent les changements ainsi que des pans entiers de la réalité internationale et il faut y remédier. Il faut faire évoluer la théorie des relations internationales. 8 critiques du réalisme 1. La perspective statocentrique est dépassée. L image de la table de billard où s entrechoquent des boules est réductrice. Il faut prendre en compte d autres acteurs. 2. Contrairement au postulat hobbésien qui dit que la scène internationale est anarchique, on pense qu'il y a des structures qui régissent les RI. Il y a un certain ordre. 3. Le réalisme aurait considéré les Etats comme étant des sortes de boîtes noires. On ne regarde pas ce qu'il y a dans la black box. Or, il faut regarder quels sont les acteurs influents à l'intérieur des Etats qui exercent une influence sur la politique et les différentes composantes de la société, ce que le réalisme ne faisait pas. Appareil d'etat et société ne s'articule pas pareillement. 4. La souveraineté étatique n'est pas absolue mais relative (le réalisme avait enseigné la souveraineté nationale ). Des acteurs très faibles apparaissent (les anciennes colonies). Ces Etats sont tellement faible qu'on peut remettre en cause leur souveraineté car ils sont tellement dépendant de l'extérieur que le souveraineté formelle est quasi nulle. Par conséquent, la souveraineté est un terme relatif et non absolu. 5. Il faut davantage tenir compte du facteur technologique. Ce facteur change les choses dans d'autres domaines que la guerre : communication, transports (compression de l'espace temps). Cela change la donne et la structure internationale de modifie. Kaiser, Keohane et Nye mettent l importance sur ce facteur technologique qui change les choses. 6. La primauté du droit des idéaliste et la primauté du politique des réalistes doit être relativisée. D autres éléments doivent être pris en compte, inclus dans les analyses de la politique internationale. 7. Il existe des contraintes structurelles dont il faut tenir compte car cela détermine le comportement extérieurs des acteurs. Le réalisme n'aurait pas une vision suffisamment réaliste. Il faut sortir de cette individualisme méthodologique et tenir plus compte des structures. En effet, avec l individualisme méthodologique, on va s intéresser surtout aux acteurs en oubliant la structure. 8. Surtout Kaiser : il n y pas de discipline autonome de la science politique. Il y a des outils 63
64 méthodologiques et théoriques dans les sciences politiques dont on peut s'inspirer dans les RI. AU fond, les RI seraient de la science politique. La séparation n a pas à avoir lieu. Les principales critiques proviennent de Karl Kaiser. Il dit que nous sommes projeté dans un monde beaucoup plus complexe que celui que nous proposait le réalisme. Les acteurs étatiques ne sont pas homogènes, la souveraineté est relative etc.. Aspect du libéralisme qu'il n'y avait pas dans le réalisme : on joue la société civile contre l'appareil d'etat. Ainsi, l'étude des RI ne peut pas s'autonomiser de science po. Au niveau le plus abstrait, on ne peut non plus pas ne pas prendre en compte le contexte internationale, encore plus en science sociale. Il faut donc contextualiser. Le réalisme s'effondre assez rapidement, en l'espace de 5 ans environ, notamment suit à la publication de l'article de Kaiser qui ouvre la brèche à la critique et lance le débat d'une alternative au réalisme. Contexte historique Cette approche nécessite de prendre en compte le contexte historique. (EXAM : toujours contextualiser). Différentes influences ont fait qu après 30 ans de règne du réalisme, celui-ci s effondre rapidement, en l espace de 5 ans. Plusieurs aspects expliquent cela : La guerre du Vietnam Elle n'aurait pas du se passer si le réalisme avait eut raison. Les USA se lance en guerre et cette superpuissance n'arrive pas à s'affirmer face aux Vietnamiens. Malgré tous les efforts de mobilisation de nouvelles technologies, la superpuissance perd, ce qui n'était pas concevable dans le paradigme réaliste. Cette guerre est, d'ailleurs, en partie due au penseur du courant réaliste. «on va y aller, on est plus fort, on va gagner». On voit que ce paradigme disait que seul l intérêt national compte, et étant les plus forts, ils auraient du s imposer. Les images auront marqué le grand publique américain et internationale, mais aussi les chercheurs. Ce n était donc pas prévu qu un petit Etat puisse l emporter contre une superpuissance. Les négociations secrètes vont alors s effectuer entre le Vietnam du Nord et les USA pour parvenir à un cesser le feu : capitulation du Vietnam du Sud. Au fur et à mesure, le paradigme réaliste est remis en cause. Mai 68 Cette événement a une influence sur la théorisation de RI car la société civile s'affirme face à l'appareil d'etat. Cela débute à Berlin quand la visite du Shah d Iran met le feu au poudre et provoque des manifestations violentes dans les rues de la capitale. Les campus universitaire américains, précisément contre la guerre du Vietnam, se mettent aussi à militer. A Paris aussi, il y a une coalition entre le mouvement estudiantin et syndicaliste ce qui crée une mobilisation contre les élites. La société civile prend son autonomie par rapport à l'appareil d'etat. Et cela n a pas seulement lieu à l ouest : ex printemps de Prague. La société fait un retour remarqué sur la scène internationale car elle influence directement les acteurs de la scène internationale. Le leadership des USA est contesté à travers cela (Prague, mais mouvement écrasé dans la violence). On voit que ces aspirations ont lieu à l'est aussi. Le tourisme de masse Il est un produit du fordisme. Fordisme en tant que mode de production : salaire minimum (donc salaire fort), idée des congés payés (nouveautés à l'époque). A cela s'ajoute le monde des voitures, 64
65 donc la mobilité. Les ouvriers peuvent acheter le produit qu'ils produisent et partir en vacances. L'individu, a travers le tourisme, rencontre d'autres cultures, Etats, sociétés. Donc nous sommes dans les années 60. le tourisme de masse fait que la société change de vision du monde. Elle n'est plus auto-centrée mais on doit prendre en considération la culture de l'autre. Il y a de même un début de métissage culturel. Cependant, vision biaisée par les préjugés. On a cette idée que le monde devient plus petit car il est possible de se déplacer plus facilement. Il y a compression de l'espace par les nouveaux moyens de transports. Cette confrontation change quelque chose. On a un monde fini ou les distances sont moindres qu'avant. Il y a aussi le début d'un métissage culturel mais pas neutre (préjugés). La télévision L'introduction de la TV dans les foyers fait qu'on découvre les horreurs de la guerre du Vietnam carrément en directe. On pense alors que la contestation contre la guerre du Vietnam n aurait pas pu avoir lieu sans l introduction de la télévision dans les foyers. Avant, on était informé mais là, ce qui change, c'est que quotidiennement, soir après soir, la société est abreuvée continuellement des images de la guerre. Les foyers sont systématiquement équipé de la TV et sont donc projetés dans un quotidien angoissant. Ce qui très rapidement met à mal le paradigme réaliste. C'est une des raisons principale de l'abandon de ce paradigme. Immigration de masse A partir des années 60, l'immigration de masse se généralise. Confrontation culturelle du vécu quotidien. Soudainement, les gens qui reçoivent les immigrés et les immigrés eux-mêmes se retrouvent dans un face à face. Création d'un sous-prolétariat car des nouvelles différences sociales se mettent en place. Les étrangers importent une partie de leur culture, s adaptent à la nouvelle, etc. Il fallait gérer autrement ces nouveaux conflits dans cette société industriellement développée et qui ne cessait de se développer. L'économie Sur la plan économique : il y a la montée en puissance des firmes multinationales. Voilà encore un autre acteur international. Il y en a de plus en plus, à partir des années 60. Elles jouent un rôle de plus en plus prépondérant dans l'économie internationale. Certaines d'entre elles, plus riches que certains Etats pauvres, ont plus de poids que ces Etats. Les firmes multinationales, leur existence et leur croissance en terme de nombre et de puissance confirme que les Etats n'ont pas une emprise totale sur ces acteurs. A la fin des années 60, il était clair que les Etats ne pouvaient pas enliser cela. Au contraire, leurs politiques sont fortement dépendantes de ces firmes multinationales. Il y a tout le jeu des exportations etc.. «Ce qui est bon pour General Motors est bon pour les USA». Les intérêts étatiques doivent suivre les intérêts des multinationales et non le contraire. On voit qu'il n y a pas que la société civile qui s'autonomise. En effet, la régulation des firmes multinationales s'avère très difficile. Les grands sièges des multinationales changent d'un Etat à l'autre mais l'emprise de l'etat est faible voire nulle. Le réalisme ne prend pas en compte cela, voire ne voit même pas cette acteur La pollution La pollution, donc l'écologie : Stockholm première conférence de l'onu en 1972, en matière de climat de pollution etc.. On réalise que les Etats sont interdépendants car il n y a pas de 65
66 frontières pour la pollution. Cette prise de conscience n'a été possible que par le travail préalable des organisations internationales. Ce n'est pas les Etats mais les fonctionnaires internationaux qui lancent l'alarme et qui sont à l'origine de cette 1ère réunion. Ils convoquent, dans le cadre onusien, différents acteurs. Le réalisme, encore un fois, est complètement aveugle face à cela et néglige la dimension écologique des relations internationale. La grand crise pétrolière En 1973, suite au soutient de pays à Israel, le prix du pétrole augmente. Ce qui crée un double choc (pénurie d'essence). Le fordisme est basé sur l'univers de l'automobile. On a changé l'urbanisation des villes : routes etc.. Donc, il y a un choc, mais aussi du point de vue monétaire car cela marque la fin des 30 Glorieuses (l'age d'or du fordisme). Cette cris pétrolière marque les esprits car on se rend compte qu'énormément de choses sont dépendantes du prix du pétrole. On avait pas conscience de ça. L'économie est entièrement fondé sur les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Donc, tôt au tard, il faudra changer de paradigme. Cela s'aggrave en 1979 : les pays occidentaux sont entièrement dépendant économiquement des Etats exportateurs de pétrole. Concernant l'un des Cartel, l'opep, on se rend compte que cette organisation a une influence politique énorme alors qu'il s agit d'un cartel. Le prix du pétrole se transforme en prix politique. On soutient Israel dans la guerre qui l'a opposée au pays arabe, mais pour des raisons économiques. Le GATT Succès du GATT : libéralisation des marchés internationaux : On réduit le niveau moyen des taxes à l importation de 30-35% donc il y a moins de recettes pour l'etats (réduction des taxes d'importations), il doit compenser ailleurs ou alors s'endetté. De plus en plus de produits s échangent entre différents Etats. C est aussi un choc culturel. La fin du système monétaire de Bretton Woods C'est la fin du président Nixon et la fin de la parité dollars-or. L or n est plus évalué par rapport au dollar. Il y a un libre flottement du taux de change et une certaine incertitude qui se met en place. Cela change totalement le monde. On bascule dans un système monétaire mondiale instable. Situation d'incertitude des taux de change /chaque heure) avec l'apparition du FOREX. La fin de la guerre froide Sur le plan politique : fin de la guerre froide. L'arrivée au pouvoir en Allemagne de l'ouest du chancelier Brandt qui veut ouvrir les portes vers l'est provoque le début de la détente avec les russes et l'allemagne de l'est et la Pologne. La reconnaissance de la frontière entre l Allemagne de l est et de la Pologne reconnue par l Allemagne de l ouest est un enjeu énorme. Des liens diplomatiques, économiques et sociaux sont dits devoir être appliqués. En Europe, nous voulons un climat de détente car nous, européens sommes les victimes de ce conflits est-ouest. Il est dans notre intérêt de créer des liens qui dépassent notre affiliation nationale. Nos intérêts nationaux ne coïncide pas avec les intérêts des superpuissances. Nous devons tisser des liens par delà le rideau de fer. Il y aura l'effondrement de la RdA qui devient économiquement dépendante de l'allemagne de l'ouest. On mettait des gens en prison, sachant que l'allemagne de l'est va les réclamer et les «acheter». Véritable business. 66
67 Cette ère de détente se termine en 75 avec un événement important qu'on a sous-estimé : la CSCE. On a des intérêt communs et chacun va faire de compromis. Il y avait la fameuse corbeille des droits de l'homme. Ils ont accepté le principe de la libre constitution des syndicat. Cela est le début du problème. Les Etats ont accepté donc on peut faire nos syndicat. Sur la base de la détente, cela a eu une dynamique énorme : fin de la guerre froide. Signatures des gouvernements qui se revendiquent des droits de l'homme. Montée en puissance du Tiers-Monde dans les années La décolonisation : la grande vague. La majorité des Etats devient une majorité du Sud, sous-développée. La majorité des Etats explose. Dans les instances internationales telles l'onu, il y avait une majorité Est ouest mais cela change pour une majorité ds pays du Sud. Les organisations économiques sont une domination du Nord sur le Sud. Une autre dimension idéologique. Ce qui implique une nouvelle organisation de l'ordre économique mondial. CNUCED : la revendication est là. Le FMI, la BM etc., sont en faveur des pays riches. Il faut rééquilibrer cela. Les pays du Sud, vers les années 70, assureront des fonctions dans les OI. Ainsi, à partir des années 60-70, d importantes fonctions dans les organisations internationales seront occupées par les leaders du Sud. Ces pays essayaient de proposer une image politique totalement irréaliste par rapport au paradigme idéaliste. Le monde devient multicentré. L apparition des pays dus Sud sur la scène internationale a bouleversé le paradigme réaliste. Non-alignement : Inde, Egypte, Yougoslavie décident de ne pas choisir entre l'est ou l'ouest. Monde multi-centrique : mouvement diplomatiquement qui souligne l'importance d'instituer un contre pouvoir. Cette acteur, d'un point de vue réaliste, ne devrait même pas exister (les pays du Sud). Système onusien De plus en plus d instances techniques qui apparaissent. Mais aussi en dehors de l ONU avec des organisations régionales. Nombre d organisations intergouvernementales et non gouvernementales augmentent. Elles influencent la politique internationale. Alors, on se demande s il n y aurait pas une société civile internationale, en tant qu acteur anti-étatique. (Il était morale de venir en l'aide au population qui subissaient des violations massives des droits de l'hommes). Les acteurs informels Ce sont des véritables réseaux transnationaux qui apparaissent sous différentes formes et différentes régions (réseaux etc, organisation élitaire). Ce sont des clubs informels où se mélangent des fonctionnaires des organisations internationales, des intellectuels, etc. (Le club de Rome, la société du Mont-Pélerin, etc.). Le club de Rome : lancé par le directeur de Fiat. Influence sur la recherche universitaire. Méthode qui se répand dans le monde. D autres acteurs informels : les réseaux terroristes comme les brigades rouge en Italie, d'autres en Amérique latines, etc., on des liens transnationaux évidents. Il n'ont pas d'etats mais au contraire, s'oppose contre ce dernier. Ces réseaux qui apparaissent sont difficilement conceptualisables mais ces types d acteurs doivent quand même être intégrés dans la complexité croissante de la scène internationale. 67
68 Les facteurs technologiques Ils sont beaucoup mis en avant par les théoriciens de l'interdépendance. Les missiles nucléaires prolifèrent au point que les populations estiment que les Etats ne sont plus capable de les protéger (Affaiblissement de l'etat). On tente d'enrailler cette production d'armes biologiques et nucléaires. Les pays qui signent ont put-être un programme d'armement secret. On se rend compte de la vulnérabilité qui remet en cause la légitimité de l'etat qui est censé les défendre des dangers extérieurs. Brandt est l'un de premiers à dire que ce sont les populations qui sont les premières victimes du surarmement. Ex : missiles nucléaires prolifèrent à grande échelle. Avec ce surarmement et le nombre d Etat nucléarisé, les Etats ne sont plus en mesure de protéger leur propre population. Les sociétés sont vulnérables et peuvent être rapidement détruites par un seul usage d une arme atomique. Cette vulnérabilité met en cause la légitimité de l Etat, dont un de but est de protéger sa population. Les populations sont les premières victimes de ce surarmement. Cela va à l encontre du postulat réaliste de la sécurité maximale par l armement. Il est mieux de tisser un lien entre les Etats pour éviter les affrontements. Il y a aussi une impossibilité d utiliser l arme nucléaire. L essentiel de la sécurité du système international reposait sur l arme suprême mais avec le temps, on se rendait compte qu on ne pouvait pas l utiliser. Paradoxe : personne ne peut gagner une guerre nucléaire (années 60). Il faut faire autre chose, désarmer, arrêter cette course aux armements. On tente de plafonner le nombre de missiles nucléaires. La sécurité maximale ne peut pas être assurée par une surarmement. Intégrations régionales 1973 : ex CEE- AELE. On a d un côté les 6 pays de la communauté européenne + En 1973, la GB va passer de l AELE à la CEE. Petit à petit, les autres Etats vont suivre (Autriche, Finlande, Suède, etc.). Les intégrations régionales n existent pas qu en Europe. En Afrique, après la décolonisation, on a aussi à faire à cette intégration régionale. Un autre type d acteur apparaît alors, se situant entre les Etats et les organisations gouvernementales. Ce sont des regroupements régionaux qui pèsent sur les politiques intérieures. A l est, le COMECON, inspiré du modèle de troc. Conquête spatiale L être humain voit le monde de l extérieur. On a des photos de la terre de l extérieur. On remarque les choses communes : planète bleue, vie, etc. Il faut essayer de tenter de résoudre les problèmes que tous les Etats ont en commun : démographiques, écologiques, etc. Cette prise de conscience des dangers planétaires intervient. Pensée holiste : il faut commencer par le tout. Conclusion Tout cela fait qu on théorise différemment. On ne fait plus une séparation stricte entre sphère interne et externe. Des situations internationales mobilisent la société. Réveil des sociétés. On ne peu plus isoler les Etats en tant que black box. La primauté de la politique n est plus et on va vers le social, l économie, l environnement, technologiques, etc. Le système international n est pas anarchique mais est extrêmement complexe. Il y a un système sous-jacent. Il y a une certaine coopération. Les différents niveaux sont imbriqués les uns dans les autres. La théorie des relations internationales. Ce n est plus un modèle statique mais dynamique. 68
69 26 avril 2012 Rappel La théorie sert à savoir, elle est utile à toute connaissance académique. Quand il n'y a plus d'adéquation entre réalité et théorie, cette dernière change, d'où la nécessité de la contextualiser car elle est influencée par la réalité et va à son tour façonné en partie la réalité. Kaiser, Nye, Katzenstein et d autres se sont confrontés à la théorie réaliste et à la réalité internationale. Le réalisme s effondre rapidement, car il n offre plus de réponse adéquate. Emerge alors une nouvelle théorie, plus multiple, plus diversifiée et moins cohérente : le transnationalisme et la théorie multinationale, qui critique le réalisme. Cette théorie est issue et influencée par le contexte, mais va aussi influencer et transformer la réalité. Elle a de multiples influences (économiques, sociales etc..) Un monde fini de l'extérieur : on constate qu il y a une interdépendance dans le monde et non plus un morcellement d Etat comme l imaginaient les adeptes du courant réaliste. Cette théorie trouve ses racines dans le fonctionnalisme et le concept de spin over. LES THÉORIES DOMINANTES : LE FONCTIONNALISME Concepts clés : système multi-acteurs et à plusieurs niveaux ; société civile internationale ; interdépendance ; relations transnationales ; complexité, érosion du pouvoir étatique. Effet d'entrainement (spin over) : Au départ, le fonctionnalisme est dédié à l'étude de l'intégration. Il y a de toute évidence une évacuation de la sphère du politique dans la mesure ou l'on mise sur le fonctionnalisme, sur un automatisme de l'entrainement et sur la coopération d'acteurs dans des sphères limitées. Puis, vu que ces coopérations sectorielles auront progressivement des influences les unes sur les autres (c est ainsi que s est construit l union européenne), on aura tendance à vouloir étendre l'intégration ce qui provoque petit à petit un effet d'entrainement. C'est le reflet d'une attitude très libérale. En effet, ce mode de pensée qu'adopte les théoriciens des années 60' et 70' est influencé par le libéralisme classique et de la notion du libre échange : le marché à ses propres lois, il ne faut donc pas chercher à le réguler. De plus, les tenants de cette théorie estiment qu'il y aura moins de guerre suite au libre échange car le commerce créerait la paix. Plus le monde est interdépendant, plus il sera pacifique. C est d ailleurs aussi le début des succès du GATT. Concepts clés : (système structurant ; multi-acteurs à plusieurs niveaux ; société civile nationale et internationale ; interdépendance ; relations transnationales ; complexité ; érosion du pouvoir étatique.) Multi-acteurs à plusieurs niveaux et interdépendance Donc, à la place d'un monde extrêmement simple proposé par le réalisme (le monde était ainsi considéré comme une black box), on introduit ici des nouveaux concepts. On a ici un système composé de plusieurs acteurs (multi-acteurs : ONG qui arrivent sur la scène internationale, des firmes, l individu qui voyage, etc..). Le système mondial n'est plus un système international (c est- 69
70 à-dire entre les acteurs nationaux), mais il y a des acteurs à plusieurs niveaux : d'abord au sein des Etats, la société civile conteste (la société contre l'etat ; guerre du Vietnam, etc..) et des sociétés civiles de différents pays qui s'associent. Il apparait donc aussi une société civile internationale parfois contre ses propres Etats, mais aussi contre d autres Etats comme le font certaines ONG. (cependant, il faudra attendre plus tard pour une conceptualisation complète de la société civile internationale, notamment élaborée par Habermas). On constate des effets de solidarité et d'actions communes avec d'autres acteurs indépendants des Etats. On réalise aussi qu on est entré dans un monde d interdépendance. On s'en rend compte avec le choc pétrolier : le Japon dépend par exemple a 100% des autres pays pour l'apport du pétrole. Si on leur coupe les vivres en terme de ressource pétrolière, l'économie est grandement influencée. Même les pays les plus puissants sont relativement fragiles. Par exemple, si l'on coupait les énergies fossiles aux USA, ça générerait une crise. Erosion du pouvoir étatique Surtout, on pense qu'il y a érosion du pouvoir étatique, contrairement à Morgenthau qui ramenait tout aux Etats. Or, ce n'est pas le cas (missile intercontinentaux etc..). Il y a donc une très grande complexité là ou le réalisme voyait qqch de simple. En outre, les Etats ne sont parfois même plus capable de protéger leurs individus. (Influence du libéralisme). Autonomie au détriment de la souveraineté Tout cela abouti à une conceptualisation qui privilégie le concept d'autonomie au détriment de la souveraineté des Etats. Cette dernière est une notion relative. En effet, un Etat fort peut être bcp plus autonome qu'un Etat faible. Donc, considérant que les Etats sont plus ou moins souverains, ce qui importe à ce moment, c'est l'autonomie réelle d un Etat et non sa souveraineté (par exemple, des firmes ont plus d autonomies que des Etats faibles) Développement, explications, exemples Il y a donc un système de multiples acteurs et des interdépendances en interaction complexe. Lorsque l on crée le bureau international de l environnement à Nairobi, après la conférence de Stockholm en 1972, on espère que cela créera un effet de spin over en dépolitisant les questions environnementale. En effet, on dépolitise la question de l'écologie au bénéfice d'une approche technocratique c'est-à-dire une coopération technique en espérant un effet d'entrainement. «Failed state» : suite à la décolonisation, on se rend compte que certains Etats faibles qui ont importé l'appareil institutionnel européen (sorte de mimétisme) ne fonctionnent pas. Cette greffe de l'etat importé ne prend pas... Sauf l'inde. «Quasi states» : formellement c'est bien des Etats mais ils sont tellement faibles que, de facto, il ne fonctionne pas (manque de légitimité des élites, politiquement en faillite). Parallèlement, on voit la montée en puissance des firmes multinationales, notamment les grandes banques américaines, plus fortes que les failed states et on se rend compte que tout le monde est en compétition contre tout le monde. ONG vs multinationales vs Etats vs... L interdépendance se montre surtout à voir dans la question des ressources. C'est dû au premier effets des accords de libres échanges, suite à la baisse des tarifs douaniers. En même temps que le GATT libéralise le marché international par la réduction des taxes douanières, on se rend compte qu on est de plus en plus dépendant de certaines matières premières. 70
71 On se rend aussi compte que la politique internationale n'est pas un jeu à somme nulle, contrairement à ce que nous disait le réalisme. Ici, on dit que tout le monde peut être gagnant. La masse de monnaie peu augmenter pour tout le monde. On peut être en «win win» configuration. Plus on est interdépendant, plus on peut gagner et échanger. Plus on commerce, moins on va faire la guerre car on est de plus en plus indépendant. Cette complexité extrême du système est très positive car l'individu peut s'émanciper des Etats et d'autres acteurs peuvent également s'en détacher. Ici, le théorème schmittien qui dit que l'homme qui gouverne est celui qui gouverne en matière d'exception est faux. Au contraire, il faut regarder non pas l exception, mais au jour le jour. En effet, la complexité des actions, au jour le jour, sont déterminantes (on est plus dans la logique schmitienne «ami-ennemi»). L égoïsme des acteurs, sur lequel misait le réalisme, peut être surmonté si tout le monde coopère. Il y a un avantage à coopérer et à réduire son attitude égoïste pour faire des compromis et même les acteurs les plus puissants vont voir qu ils ont des intérêts à coopérer. Le réalisme disait qu'un Etat économiquement fort serait militairement fort. Or, la guerre du Vietnam a prouvé le contraire. Nye montre qu'un surarmement peut être contre-productif car le budget investi dans le domaine militaire met en péril le reste de la société à moyen ou long terme, car cela génère un manque d'argent (d'investissement) dans d'autres domaines. En effet, un acteur qui n investit pas trop d argent dans sa sécurité peut avoir des bénéfices considérables dans d autres domaines. On observait dans les années 60 et 70 la montée en puissance économique de deux nains militaires, le Japon et l Allemagne de l Ouest (montée en puissance économique des Japonais et des ricains en parallèle à leur montée en puissance militaire). On est donc dans une autre vision du monde où on commence à gérer cette multitude interdépendante. Au milieu des années 70, on crée le G7 : idée de Schmidt (conseiller allemand) et de Giscard d Estaing. Le G7 est le «directoire du monde» dont le but est de mieux gérer l interdépendance. Il y a dans cette manœuvre une façon de délégitimer le Conseil de sécurité de l'onu qui justement ne s occupe que des conflits (ce dernier sert à légitimé une guerre ou non). Le but du G7 est de mieux gérer l'interdépendance en se penchant sur la complexité du monde. Conclusion On a là une vue d'ensemble dont le but est d'apporter des réponses sectorielles. Contrairement à l'approche monolithique du réalisme, ici, c'est une approche pluraliste. Le monde est complexe alors on en prend acte. Or, c'est à la fois sa force et sa faiblesse car il y a un manque de cohérence. Ça va dans tous les sens. Le monde est complexe, certes, mais les outils pour comprendre ce pluralisme sont limités. De son côté, le réalisme a donné une grande cohérence aux outils théoriques mais il avait des oeillères. Ainsi, cette nouvelle théorie a surtout été une correction du réalisme sans développer un outillage très avancé. Là, on peut se poser la question : «Where is the beef?». On prend tout en compte mais c'est le bordel. On commence aussi à travailler sur la question de la migration, pas uniquement en Europe mais aussi en Amérique du Nord. Ce que l'on a vu sont les principales raisons qui ont fait que cette théorie est restée dominante pendant 10 ans, jusqu en Ensuite, c'est bye bye, ceci étant dû à son manque de cohérence. 71
72 LES THÉORIES DOMINANTES : LE NÉORÉALISME ET LA THÉORIE DES Introduction RÉGIMES Le réalisme a péché par un trop grand simplisme en conceptualisant un monde qui serait une grande table de billard où les Etats s entrechoquent (ou pas). Mais il était très cohérent et très bon pour les tester empiriquement. De son côté, le transnationalisme (issu du fonctionnalisme, etc..) ne fournissait pas d'outils pour donner cette cohérence car il n arrivait pas à conceptualiser les rapports entre les différents acteurs. Donc, le transnationalisme a été principalement une correction des paradigmes précédents, dont le réalisme. On assiste vers la fin des années 70 à un processus de restauration de certains aspects du réalisme (néo-réalisme et théorie des régimes). Certains opposent néo-réalisme à néo-institutionnalisme (théorie des régimes). C'est rare que l'on traite ces 2 courants ensembles. Or, selon Giesen (le prof), ils ont bcp de choses en communs. Bibliographie LES THÉORIES DOMINANTES : LE NÉORÉALISME Kenenth Waltz «Theory of international Politics» (1979) Robert Gilpin «War and Change in Worlds» (1981) Susan Strange «States and Markets» (19..) Contexte Les bâtards néo-libéraux Sur le plan politique, c'est la «nouvelle guerre froide» (renouveau de la guerre froide). Le monde plonge de nouveau dans une exacerbation du conflit. Reagan le cowboy devient président à la place de Jimmy Carter (très pacifiste) et change la «détente» instaurée auparavant par ce dernier. Thatcher pareil. Ce n'est pas des conservateurs mais des néo-libéraux. Sous l'étiquette conservatrice (on appel cette période la Révolution conservatrice), il s'est passé qqch sur le plan de la défense : l'etat doit rester fort. Mais sur le plan économique, on dérégule. Image de l'etat veilleur de nuit : il faut laisser faire la société, en revanche, attention au voleur de l'intérieur (banditisme etc.) et a ceux qui attaque de l'extérieur. Ainsi, il faut un appareil répressif fort. En matière de sécurité, Reagan lance «Star Wars» : système d'interception anti-balistique. C'est un programme essentiel de réarmement. L'URSS n'a pas les ressources économiques pour se réarmer (pour suivre une nouvelle course à l'armement), pense Reagan. A quelque part, le vieux bougre a raison. Ainsi, il pompe énormément d'argent pour l'armement. L'URSS dès 1985, prend la mesure de son incapacité à se réarmer et réalise qu'elle n'a pas les capacités économiques et militaires afin de maintenir l'«équilibre». 72
73 Le néo-réalisme, c'est un retour vers la puissance de l'etat. Donc c'est à la fois une restauration des éléments réalistes mais aussi une réadaptation de ceux-ci. Kenenth Waltz et les 3 postulats de bases du néoréalisme C'est le Morgenthau des années 70. Il s'était nourri de toutes les études empiriques de RI, notamment la théorie de l'interdépendance. Il s'est demandé ensuite comment mettre de l'ordre dans cette complexité. 1er postulat L'économie, le social, etc., c'est très important. Mais il faut opérer un certain retour vers le politique car, après tout, même la dérégulation de l économie est dépendante d une décision politique (ce n est pas un phénomène naturel). Le monde est construit par les hommes donc il y a forcément la dimension politique. On dit qu'il n y a pas de politique dans l'effet de Spinover développé par le transnationalisme. Or, Waltz dit que c'est faux. En effet, il pense que c est quand même les acteurs politiques qui voient les avantages dans leur décision, s il y a mondialisation, c est qu il y a des intérêts, avantages etc., donc retour à la primauté de l acteur étatique et du politique. Ce qui veut dire aussi qu'il y a un retour à la revendication que l'étude des RI doit jouir d'une étude académique propre, donc être autonome des autres sciences sociales et politiques. 2ème postulat Les acteurs politique se comportent sur la scène international de façon parfaitement analogue aux acteurs privés dans un marché quel qu'il soit car ils sont rationnels. Le réalisme est ici réadapté. Pour lui, l'idéal, c'est le marché, qu'il faut imiter. L'Etat se comporte comme une firme sur le marché. Il faut donc que la discipline des RI se développe en parfaite harmonie avec les études de micro-économie. Il faut s éloigner du postulat du réalisme classique de l autonomie absolue de l acteur étatique car il n'est pas totalement isolé comme l'avait pensé implicitement ou explicitement le réalisme. Ainsi, la scène internationale est perçue comme une sorte de marché politique pour les Etats. 3ème postulat Les acteurs sont de plus en plus nombreux mais c'est pas très important car l'action de n'importe quel acteur non étatique dépend du degré d'autonomie que l'etat veut bien lui laisser. Tout dépend de l autonomie que l Etat laisse aux acteurs non-étatique, donc en fin de compte c est de nouveau toujours une décision politique. Donc réhabilitation plus ou moins directe de postulat statocentrique. Waltz : les présupposés philosophiques du réalisme (Morgenthau) ne sont pas pertinents. Waltz nous dit que toute cette éthique de la responsabilité n'est pas valable, car ce qui est important, c'est la structure du système, du marché international politique et non l'acteur étatique isolé. Les origines du néo-réalisme 1. La théorie des systèmes Elle nous vient des biologistes (années 30). On regarde l organisme comme un tout et on essaie de voir les interactions. Approche de type holiste développée par Bertalanffy. Ceci est la rupture du néo-réalisme avec le réalisme, qui se fondait sur l'individualisme méthodologique. Ici, on 73
74 commence par regarder le tout (la structure du système international). A partir de là, on en déduit des conclusions sur les différentes parties. C'est une théorie dite «General theory» développée à Chicago. On voit apparaître le début de l'hégémonie de cette théorie qui va irriguer également les sciences sociales et humaines. Waltz est le premier à capter cette approche qui s oppose à l individualisme méthodologique (atomisme, on part du plus petit pour voir le tout). On commence par le système est on va ensuite vers l'acteur individuelle. Ce qui importe donc, c'est la structure. 2. le structuralisme De Saussure : il vient de Genève. Il est à l'origine du structuralisme mais en linguistique. On doit se fier aux règles sinon la communication n'est pas possible. La langue évolue, les règles évolues mais très lentement. L'acteur qui parle a une liberté très restreinte pour inventer des mots. Le message de De Saussure est de dire que la liberté de l'acteur individuel est très limité. Et que la langue est un système de normes, de règles et l'on doit se soumettre à cela sinon on ne communique pas (contraignant en terme structurel) Piaget a eu la même idée mais pour la psychologie. Les comportements individuels s'insèrent d'abord dans un système, dans une société donc dans une structure qui les contraint. Renversement de schémas : idée que l enfant apprend les règles du système donc ni l enfant, ni l adulte ne sont libres. Lévi-Strauss a étudié les tribus dites sauvages (anthropologie). Il a vu que les systèmes de parentés sont tellement lourds, pesants et déterminants que les individus ne sont pas libres. Il doit tenir compte de ces éléments avant d'agir donc il n'est pas libre. C'est de tout cela que se nourrit Waltz. Son idée est que les acteurs du système international ne sont pas libre car les normes du système pèsent sur eux. C'est exactement le contraire de l'idéalisme. Pour lui, le système international est une sorte de grammaire. Si un acteur reste en dehors des règles, des normes, il est hors-jeu car on ne le comprend pas («out law»). Les particularités du structuralisme de Waltz Anti-humanisme Le structuralisme de Waltz est d'abord un anti-humanisme. On nie la la liberté de l'individu. Il est dans une prison : le système international. Le comportement est prédéterminé. Anti-historique Le structuralisme de Waltz est aussi un anti-historique. Alors que tous les réalistes étudient l histoire pour en tirer des lois, Waltz ne s'intéresse pas à l'analyse diachronique mais à l'analyse synchronique. Comme les langues, les systèmes évoluent, il ne faut pas regarder ce qui s est fait il a longtemps, mais dans un passé proche. Quelle est la grammaire maintenant? Vu que les choses évoluent, il faut tenir compte du présent. Anti-empiriste C'est aussi un anti-empiriste. Les réalistes auraient un intérêt trop marqué pour les événements visibles. Or, Waltz ne souhaite pas se faire aveugler par les événements. Les réaliste auraient un intérêt trop marqué pour les événements visibles. Ce qui importe, c'est les structures invisibles. Comme quand on parle et qu'on se fie à la grammaire qui est invisible, les événements sont 74
75 prédéterminés par la structure (grammaire) qui est aussi invisible. Par conséquent, ce qui est importent, c'est de découvrir la structure cachée, sous-jacente du système qui pré-détermine les évènements. Donc, les acteurs comptent peu. Le système pèse sur les acteurs et détermine leurs actions. Il faut donc d abord découvrir le système. Cela va à l'encontre de la thèse qu'il y a des grands hommes. La marge de manoeuvre est limitée car le système pèse sur les acteurs. Donc, le néo-réalisme est un structuralisme particulier. Il y a les système et en dessous, les acteurs. L'ouvrage de Waltz, qui fait l'effet d'une bombe lors de sa parution, l'a imposé comme chef de fil du néo-réalisme. Conclusion sur Waltz Pour lui, un système est premièrement composé d'unités : les Etats, ainsi que des acteurs dont l'autonomie dépend des Etats. Ensuite, les acteurs dans le système (leurs interactions) forment une totalité qui s exprime à travers une certaine structure. Cette totalité, cette structure est changeante, mais les changements s effectuent sur la longue durée, donc lentement. La particularité de l'apport de Waltz : il révolutionne et modernise le cadre conceptuel du réalisme en ayant recours à l'approche systémique. Il applique le structuralisme et l approche systémique à l étude des RI ce qui est nouveau pour l époque. Le comportement individuel des acteurs ne compte pas trop car la structure prédétermine la marge de manœuvre des Etats et a fortiori des acteurs. Ainsi, il met l'accent sur la capacité de l'etat à modeler les actions des individus et sur la capacité des acteurs à se modeler une marge de manœuvre mais au sein d un système. De 39 à 65, c'est l'anarchie. Ensuite, l'ordre ressemble à un ordre de marché. C est très précisément ce que les libéraux appellent la main invisible. Waltz pense que la main invisible est pertinente. L'interaction spontanée des acteurs qui ont assimilé inconsciemment la «grammaire» du marché va réguler les rapports de force et créer un ordre (de manière spontanée). Waltz met l'accent sur une analogie avec l'économie : «la concurrence entre les acteurs génère un ordre» («competition generate an order»). les acteurs sont autonomes, rationnels. Autonome horizontalement, les uns avec les autres, mais pas verticalement, c'est-à-dire avec l'etat. Ajoutons que Waltz croit fortement dans le scientisme des modélisations économiques. Robert Gilpin et la prise en compte de l'histoire Il prend plus en compte l'histoire que Waltz : il y auraient des changements pas de système mais dans le système. Ainsi, il constate que la structure dans le temps se modifie que très peu. Par contre, l intérieur de la structure, lui, est très changeant. Robert Gilpin est le seul à avoir fait des recherches historiques. Il fait une interprétation (analyse réaliste) de 2500 ans d'histoire par le biais du néo-réalisme. Il effectue des analyse «coûtbénéfice» (influence de l'utilitarisme). Pour lui, il est évident que les acteurs vont tenter de changer le système mais ils ne peuvent y arriver seuls. Ce n est qu une grande coalition, coopération entre les acteurs qui va changer la grammaire de la structure. Ainsi, la plupart des acteurs coopèrent pour tenter de changer les choses. Sousjacent : la rationalité à coopéré. Donc il est inspiré de la théorie de l'interdépendance des années 70 qui soutient que, parfois, les acteurs ont intérêts à coopérer (à comprendre toujours sous 75
76 l influence du système). Le système International peut être comparé à un jeu d'échec (pas table billard). Chaque pièce à une marge de manoeuvre mais est dépendante du jeu, de ces règles, des structures etc.. Ensuite, on arrive à un concept clé du néo-réalisme : la théorie des cycles hégémoniques. Robert Gilpin et la théorie des cycles hégémoniques Gilpin fait 2500 ans d histoire judéo-chrétienne et arrive à la théorie des cycles hégémoniques. Il y a toujours un ou deux acteurs hégémoniques (max. 3) et Et ces cycles se déroulent toujours en 3 phases : 1. Hégémonie ascendante : un Etat dans la concurrence maximise mieux sa marge de manœuvre (selon la conjoncture en misant plus sur le commerce ou sur la défense par exemple). Encore une fois, arrivé au sommet, c est l expansion hégémonique. 2. Expansion hégémonique : l hégémonie doit être consolidée par exemple par des systèmes d alliances comme l OTAN pour les USA. Et finalement il y a tôt ou tard un moment où l Etat n arrive plus à maintenir son hégémonie. Il y a toujours érosion de l hégémonie. 3. Erosion de l hégémonie : Gilpin explique cela par la loi des rendements décroissants (théorie de l'économie). L Etat hégémonique tend à consommer de ses avantages économiques au détriment de nouveaux investissements hégémoniques. L URSS, par exemple, est l acteur hégémonique des années Elle instaure le Comecon (système de troc entre Etat, prix politiquement déterminé). Gilpin et d autres estiment qu au bout d un moment, elle a tendu à trop profiter de ce système dans son intérêt. Gilpin ajoute d ailleurs qu au stade d expansion hégémonique, l Etat a tendance à investir moins dans la sécurité militaire, ce qui explique en partie pourquoi Reagan relance la course à l'armement, sur conseil de Gilpin. Tendanciellement, l'etat hégémonique, qui domine aussi le domaine militaire, aura tendance à investir de moins en moins, car vu qu'il domine et qu'il n y a plus de concurrence, il va tirer un bénéfice de cette hégémonie au lieu d'investir dans la consolidation de son hégémonie. Lorsque l'etat n'est pas encore au sommet mais qu'il est au début, il investit bcp. Après, quand il est au sommet, il ne le fait plus et les autres Etats vont simplement copier l'etat hégémonique et l'affaiblir car à leur tour, ils se trouvent dans la pente ascendante alors que l'etat hégémonique est dans la pente régressante vu qu'il n'investi plus. Reagan avait perçu cela et à continuer à investir dans l'armement. L investissement dans une seule technologie à déterminer l'ordre mondiale pendant la guerre froide et la deuxième guerre : l'arme nucléaire. Gilpin affirme que ce qui change le plus dans le temps, c est la technologie. A moindre coût, l acteur en ascendance hégémonique va s accaparer les technologies développée par l Etat hégémonique du moment, pour devenir ensuite lui-même l'etat hégémonique, et ainsi de suite. Le Japon dans les années 70 avait un ministère MITI qui copiait les brevets américains et européens. La bombe nucléaire a nécessité 20'000 chercheurs aux USA. Cette technologie de l'etat hégémonique a donc déterminé l ordre mondial en règne pendant quelques décennies. L'érosion L'érosion est un terme récurent dans le néo-réalisme. Le transnationalisme est l'expression théorique du déclin de l'etat hégémonique. Crise théorique qui reflète une crise économique. Pour Gilpin, 76
77 l interdépendance n est que l expression de la fin de l expansion des USA. Ainsi, Gilpin avance que l'etat hégémonique se rend compte, souvent trop tard, qu'il est sur le déclin (érosion de la superpuissance). Que va-t-il faire? Il va multiplier les guerres car il se rend compte que de moins en moins d'etats respectent la «grammaire» qu'il a imposé. De plus en plus d'etat prennent leur distance, ce que l'etat hégémonique aura tendance à sanctionner. Il y aura donc des conflits dans la périphérie du système. L'acteur hégémonique va s'agiter. Mais cela est contreproductif car les guerres coûtent chers. (L'invasion de l Afghanistan par l'urss ou encore la guerre du Vietnam pour les USA). Mais cela accélère l'érosion et le déclin de l'acteur hégémonique (actuellement les USA en Irak, etc..). La doctrine Rumsfeld : les USA doivent être en mesure de mener 3 guerres. Du coup la part de dépense américaine dans les dépenses militaires mondiales représentent 47 % pendant le mandat de Bush. Pour beaucoup, ceci est l'évidence d'une hégémonie sur le déclin. Pendant la période de l'expansion hégémonique, ils dominent tellement qu'aucuns autres acteurs n'osent intervenir ce qui fait qu'ils n'ont pas besoin de faire autant de dépenses. Ces dernières commencent lorsqu'il y a contestation, d'autant plus à l'intérieur du pays et du système. En 1987, Gilpin regarde d avantage les interactions entre les sphères politiques et économiques. Il dit que 2 facteurs expliquent l hégémonie des USA. Le nucléaire, l armement mais aussi et surtout que les USA étaient en mesure, à partir de , de définir les structures économiques (contrôle du FMI, de la Banque Mondiale, système de Breton-Woods, etc.). C est ce contrôle de la sphère économique qui explique la rapide expansion hégémonique US. Mais la fin des accords de Breton- Wood en 1971 qui sonnent le glas de l expansion. Susan Strange Susan Strange (1989) : une puissance hégémonique doit surtout répondre aux besoins des différents acteurs étatiques qui doivent s allier à elle. Les USA l auraient bien compris après la WWII en assurant le parapluie nucléaire aux Etats européens. LES THÉORIES DOMINANTES : LIEN ENTRE NÉORÉALISME ET THÉORIE Quelles en sont les origines? DES RÉGIMES Le théorème de la stabilité hégémonique Charles Kindlerberger ( «The World in depression», ; écrit en 1973). Ce théorème se retrouve à la fois dans le néo-réalisme et la théorie des régimes. Question posée dans les années 80 : Quelle système est le plus stable? Un système avec 2 ou 3 super-puissances ou un système de multi-puissance moyenne? La stabilité du système à 2 superpuissances Selon Waltz (et d'autres néoréalistes), le système de 2 superpuissances est plus stable, car une telle configuration bipolaire au niveau structurel permet la survie de l'humanité menacée par la capacité nucléaire. Effectivement, s il n y a que deux acteurs qui dominent, le danger de recourir à l arme nucléaire est moindre qu avec une multitude de puissance de rang moyen sans hiérarchie 77
78 claire. Le risque est donc beaucoup plus élevé avec beaucoup de puissances nucléaires. Avec la prolifération nucléaire, nous dit Waltz, il est vrai qu on court un risque de déstabilisation de tout le système. De ce point de vue, un système de deux super puissance est plus favorable pour tous. En outres, les perceptions erronées des autres et les calculs qui en découlent seraient plus fiables, simplement parce qu il n y a qu un autre. Alors que s il y en a 7,8, ou 9 (un système multipolaire) les perceptions courraient un plus grand risque d être erronée, surtout en terme d alliance militaire. Dernièrement, un système bipolaire empêche l accident de l histoire du type Sarajevo pour la 1 ère guerre mondiale. La thèse de plusieurs historiens est qu'aucun Etat ne voulait la guerre, mais c est une suite d événements qui y a conduit. Avec un système bipolaire, les risque sont réduits. Mais cela a un prix : la domination de certains Etats sur les autres. Les théoriciens des régimes partagent ce point de vue. Théorie américaine faite par des américains pendant la domination américaine mondiale : «Vive l'hégémonie américaine qui nous fournit pets et stabilité»! Théorie des régimes (néo-institutionnalisme) 1ère génération : Stephen Krasner, John Gerard Ruggie 2ème génération : Volker Rittberger, Michael Zürn Les théoriciens, notamment dans le monde germanique on reconnu qu'il y avait interdépendance mais cette théorie les a laissé sur leur fin. C est à partir de là qu est né la théorie des régimes internationaux. Ce concept vient donc de la théorie de l interdépendance : le monde est de plus en plus interdépendant. A partir des années 80, ces théoriciens trouvent qu il faut institutionnaliser cette interdépendance -> concept de régime international. Concepts clés Krasner : «Implicit or explicit principles, norms, rules and decisions making procedurs around which actor s perceptions converge.» Krasner est le premier à proposer une définition. Les actions dans un régime international sont certes déterminées par les règles du jeu (la grammaire), mais ceci dans un secteur donné. C est exactement l interdépendance mais hissée à un niveau supérieur. Par exemple, en matière d environnement, il existe selon lui un régime international, c est-à-dire tout un un ensemble de réseau, de processus décisionnels et d institutions qui vont mettre en oeuvre des règles, des principes et des normes. Cette définition permet de voir les relations internationales comme un régime international qui met en exergue l interdépendance des nations dans un secteur donné. Concernant la stabilité hégémonique : selon ces théoriciens, les acteurs hégémoniques sont nécessaires à la mise en place d un régime international cohérent dans un secteur donné. Ce sont souvent même les acteurs hégémoniques qui initient un régime international (ils en sont à l origine ). S il y a plusieurs puissances, l instauration d un régime international est impossible car il y a trop d «anarchie».cette théorie est partagée par le néoréalisme et la théorie des régimes. Les deux pensent que la puissance hégémonique est bénéfique. 78
79 L'écart de puissance perçu comme bénéfique L Ecart de puissance est une bonne chose. En effet, c est bien qu'un ou deux Etats qui sont beaucoup plus puissants exercent un pouvoir sur les autres. Ces auteurs se sont beaucoup inspirés de Kindleberger («The World in Depression»). Ce dernier a tenté de comprendre pourquoi la 2ème guerre a eu lieu. Sa conclusion est qu il manquait un ou deux Etats hégémoniques. Il y avait une multitude d Etats puissants. Raison pour laquelle il y a eu la seconde guerre mondiale. L essentiel est de dire que si l hégémonie est en érosion, il y a une tendance à l effondrement des biens publics -> il faut garder cette hégémonie. Les théoriciens des régimes se sont beaucoup appuyés sur ses théories. La puissance hégémonique a le rôle de stabilisateur du système. Ce rôle de stabilisation de la puissance hégémonique est du au fait que la puissance hégémonique met à disposition des autres des supports institutionnels (type Breton-Woods), initie des institutions (une certaine infrastructure). Ces supports mis à disposition des Etats sont des bien publics mondiaux, des biens communs de l humanité (par exemple le FMI nous disent-ils). On arrive à ces biens communs uniquement parce qu il y a une hégémonie, c'est-à-dire des puissances qui les garantissent. Kindleberger, Krasner et les autres mettent en garde à l érosion des hégémonies puisque cela sonne le glas des biens publics mondiaux. Donc il faut faire en sorte de conserver les hégémonies (message subliminal). ENCULéS!! En conclusion, le danger ce n est pas trop de puissance, c est pas suffisamment de puissance. Conclusion Pour résumer cette approche, selon Giesen : il ne faut pas séparer les deux approches, encore moins les opposer car elles contiennent trop de postulats similaires : 1. l hégémonie est une bonne chose 2. les puissances déterminent les structures et l ordre mondial dans la limite de leur marge de manœuvre. 3. Aussi, l Etat ne perd pas de l importance (aujourd hui, les théoriciens des régimes ne considèrent plus beaucoup les acteurs non-étatiques. A la limite on étudie une firme dans son implication dans un régime, comme le rôle des firmes dans le protocole de Kyoto. Cette approche, au niveau de la reproduction scientifique, a quand même un côté qui met une certaine domination du Nord sur le Sud. On a une économisation des RI avec la montée de l économie politique internationale. Il y a, derrière ces théories, une légitimation par rapport aux évènements qui se sont déroulés durant les années 80 notamment avec les interventions régulières de Reagan qui étaient surtout dans l optique des sanctions car ces acteurs auraient violé les principes de base et auraient perturbés l hégémonie existante. Cette théorie explique bien les interventions multiples des USA dans les années 80. Légitimation du statut quo par cette théorie car si la structure du système est telle qu elle est, c est pour le bien être de tous. Il n y a pas de place pour la contestation de la hiérarchie internationale. Comme une petite firme ne pourrait pas,, voir n aurait pas intérêt à contester l ordre économique. En effet, pour 79
80 le système international, un acteur faible n aurait pas intérêt à aller contre les règles du jeu, car il y a une structure qu il doit suivre. Le néoréalisme est une sorte de réalisme soft et modernisé. Mais au fond, il y a passablement de continuité avec le réalisme. LES THÉORIES MARGINALES - Les théories marginales o Les théories (néo)marxistes Le marxisme-léninisme La théorie de la dépendance Le Néogramscianisme La théorie du système-monde o Les postmodernisme et féminisme LES THÉORIES MARGINALES : LE MARXISME-LÉNINISME Karl Marx ( ) Friedrich Engels ( ) Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine ( ) Introduction Marx : ce qu il faut comprendre c'est qu il n a pas une vision statocentriste. Il n y a que des forces transnationales. Il faut partir néanmoins de la société. La base de la société, c'est les forces productives (technologies, organisation du travail, facteur technique). La technique remplace le travailleur. Il y a les rapports sociaux (rapports de classes, lutte de classe). Il y a deux classes : ceux qui détiennent les capitaux et les autres qui n ont pas de capital et n ont pas les moyens de s approprier le capital. Les rapports sociaux sont toujours conflictuels. Dans le cadre du capitalisme, les conflits sont exacerbés. La concurrence entre capitalistes engendre le progrès technique. Conséquence de mettre du monde au chômage (l armée de réserve). Il y a donc un décalage toujours plus grand entre les forces productives et les rapports sociaux dans le temps. A la fin, ça pète. Selon Marx et Engels, un Etat n est jamais neutre dans les rapports sociaux, un Etat bourgeois est toujours au service des intérêts de la bourgeoisie (de ceux qui détiennent les moyens de production), à fortiori c est pareil sur la scène internationale. L essentiel est de dire que ce qui est déterminant sont les rapports sociaux à l échelle transnationale. Les rapports entre les Etats ne peuvent être compris qu à travers les rapports sociaux. Contexte Le contexte dans lequel écrivent Marx et Engels est à la fois celui, relativement pacifique, du concert européen des puissances sur le plan des relations politiques internationales, et celui, 80
81 exceptionnellement conflictuel, de la révolution industrielle dans le domaine des relations sociales : or, ce contexte a amené Marx et Engels à consacrer en priorité leur attention aux relations entre classes, et à analyser la politique internationale «en fonction de son influence sur l accélération de la révolution, sur le renforcement de la poussée révolutionnaire». Ces théories coïncident de même avec l irruption des théories transnationalistes. 81
82 3 mai 2012 LES THÉORIES MARGINALES : LE MARXISME-LÉNINISME Rappel : la semaine dernière, on a commencé brièvement les théories marginales. A commencer par les théories néomarxistes. Avant de les évoquer, il faut revenir de façon au moins rudimentaires à la théorie marxiste. Marx : il est l'auteur du «Kapital». Il est aussi l'auteur de «la guerre civile en France», de «la critique de l économie politique», etc.. Son oeuvre posthume «Grundrisse», esquisse une œuvre beaucoup plus large qui va au-delà de ses théories de base et qu'il n a pas eu le temps de produire. Ce livre est lieu à débat : enjeu philosophique d'une très grande ampleur. On constate qu'il est très complexe. Tout ça pour dire qu il n y a pas que le «Kapital». Il y a aussi Engels, qui était l ami et soutient financier de Marx. Concepts de Marx Tout d'abord, voici 2 dichotomies fondamentales : Les forces productives Les technologies, les machines, l'organisation du travail : la façon dont le travail est organisé et la façon dont l'usine fonctionne. Les rapports de productions La lutte des classes : simplifiée chez Marx : il y a la bourgeoisie qui détient les moyens de productions et les autres qui doivent, pour survivre, vendre leur force de travail. Infrastructure et superstructure Infrastructure : c'est les moyens de production, l'économie réelle et le social réel. La superstructure : c'est tout ce qui reflète l'infrastructure. Ça peut être l'art, l'idéologie etc.. La différence entre les 2 est importante : une certaine infrastructure va produire automatiquement une certaine superstructure, c'est-à-dire des idées qui légitiment et justifient l'infrastructure. Par conséquent, l infrastructure détermine la superstructure. Lorsque l'infrastructure change (les moyens de production), la superstructure change aussi. Le monde matériel va déterminer les idées. «La religion, c'est l'opium du peuple». Elle sert à calmer le peuple. Les rapports de productions dépendent en bonne partie de l évolution des forces productives mais aussi les rapports de classe dépendent en grande partie de l'évolution politique et sociale. Lorsqu'il y a des changements dans les techniques de production (par exemple lorsqu on introduit une nouvelle machine à tisser qui remplace 10 ouvriers), cela aura un impact dans la superstructure et des conséquences sur les rapport sociaux. Tout changement du mode de production dans l'infrastructure va entrainer des modifications dans la superstructure. Exemple historique de Marx, le moulin à bras engendre l esclavagisme, le moulin à vent engendre la société féodale, le moulin à vapeur avec l industrialisation engendre la société 82
83 capitaliste. En changeant de mode de production, les hommes et les femmes changent de rapport sociaux. Déterminisme chez Marx. Il y a 5 types de rapports de force fondamentaux (historiquement) 1. la commune primitive (société traditionnelle) 2. L'esclavage (Grèce antique) main d'oeuvre bon marché 3. Féodalité, moulin à vent 4. Capitalisme : moulin à vapeur. C'est la que Marx fait de la prospective, il se penche sur l'avenir et prévoit qu'on va aboutir au socialisme suite à une révolution 5. Socialisme/communisme La naissance du capitalisme, c est essentiellement avec l arrivée de la banque qui permet l accumulation de capital. L'accumulation du capital est du au fait que dans une société à 2 classes, les uns accumulent, les autres pas. L'Etat n'est pas neutre, surtout pas dans les rapports de production ni dans la production de la superstructure. Il y a a chaque fois des classes dominantes. L'Etat est toujours au service de la classe dominante. Dans le féodalisme c était l aristocratie, les propriétaires fonciers qui permettaient de capter le surplus (la terre). Les systèmes économiques ainsi que les formes de l'etat ne cessent de changer d'une période à l'autre, tandis que chez les réalistes, c est toujours un peu la même chose. Pour Marx il faut bien différencier les époques. La taille de l'etat change. Avec le capitalisme, le marché, qui ne cesse de s'agrandir, devient réellement national à partir du 19 ème et 20 siècle. Les anciennes structures sont toujours remplacées par les nouvelles. Les idées changent également. Au niveau de la superstructure, il y a des révolutions qui se font. Le révolution sont donc d'abord pensées dans la superstructure. Il estime qu'on arrive à une nouvelle taille de marché, il s'est agrandi considérablement au point de devenir international. Donc Marx pense déjà les RI (relations internationales). Concernant les 3 premiers anciens modes de productions Ce qui les distinguent le capitalisme des 3 premiers anciens mode de production, c'est le bouleversement dans l'augmentation de la production, des idéologie etc.. Cela a changé les besoins, notamment à cause des matières premières qui viennent d'ailleurs que de la nation productive. Il est le premier à penser les relations internationales. Le capitalisme aurait, selon lui, brisé l'aspect national des pays. C'est le début de la production de masse, donc la fin de l'artisanat. Les artisans perdent leur savoirfaire. La classe bourgeoise a brisé le cadre national. On a avec Marx des nouveaux concepts qui arrivent comme marché mondial, interdépendance. Le capitalisme se projette au delà des nations car on produit en masse. Il s agit d écouler les stocks. Urbanisation «forcée» : exode rural. Le mode de vie change et s impose aussi. Le capitalisme a soumis la campagne à la ville. L industrie se concentre en ville. C'est dans les villes qu'on construit les grandes industries. On a donc besoin de main d'oeuvre, d'où le concept d'exode rural forcé. 83
84 Philosophie Sur le plan philosophique, la bourgeoisie a libéré l'humain de l'emprise du droit divin, de la religion et a construit, tissé de nouvelles structures de dominations à travers de nouvelles idées, c'est-à-dire des superstructures qui ont remplacé la religion. Le revers de la médaille selon Marx : les prolétaires sont de plus en plus nombreux, mais aussi de plus en plus pauvre. Il y aura donc protestation de la part de la classe ouvrière contre cette paupérisation progressive de la population qui va tôt ou tard conduire à la révolution. Ensuite, on bâtira le socialisme / communisme qui lui va faire en sorte que l'etat dépérisse. Ceci est la thèse marxienne du dépérissement de l Etat Il pense que tous les moyens de productions vont être socialisés, ils appartiendront à tous, ce qui annihilera l'accumulation du capital donc le sur-profit. Cette ensemble est fondé chez lui de façon scientifique. En effet, Marx voulait découvrir des lois de l'histoire (agir en scientifique). Il va fonder des lois économiques qui expliquent cette marche de l'histoire. Le temps ici est linéaire, contrairement aux réalistes chez qui le temps est cycliques (alternance guerre paix). Lois économiques marxiennes Pourquoi y a t il ces changements? 1. La loi de la valeur : le capitalisme est une économie de marché : échange de biens et services. Il introduit le terme important de marchandisation (commodification). Cela a un rapport à la valeur. Le capitalisme a intrinsèquement besoin à tout instant d'agrandir la sphère de marché afin de créer des débouchés. Pour qu'il puisse y avoir augmentation et accumulation du capital, il est nécessaire de marchandiser (soumettre à la loi de la valeur) pour créer de nouvelles sphères de l activité humaine. A la base on échange sur un marché local des produits de base. Mais, avec le capitalisme, il faut sans cesse des nouveaux débouchés, il faut donc créer de nouveaux besoin pour que le capitalisme ne s'effondre pas. Les choses les plus extraordinaires ont une valeur avec le capitalisme, elles rentre dans le processus de marchandisation et adoptes les règles présentent dans la «loi de la valeur» (Ex : l'eau est entré dans la sphère marchande). Il y a donc marchandisation du monde. De nouvelles sphère de l'activité humaine doivent rentré dans la sphère de la valeur. Ceci sur 2 plans : 1. approfondissement jusqu'à la marchandisation totale du monde, jusqu'à ce que tout ait un prix. 2. la marchandisation géographique qui concerne les RI car il observe la colonisation. On va chercher de l'or en Amérique latine car l'or a une certaine valeur en Europe. Dans les colonies ou ces matières n'ont pas de valeurs, ont les prends pour accumuler le capital. Le colonialisme est très lié à la loi de la valeur. Double marchandisation. Le capitalisme produit le fétichisme marchand. Tout doit rentrer dans l'offre et la demande. 2. Il y a marchandisation du monde, de nouvelles sphères doivent être sans cesse intégrée dans le capitalisme, tout doit se marchandiser (avant l eau était gratuite, elle n avait pas de valeur, l évolution des forces productives fait qu aujourd'hui on donne de la valeur à un gène). 3. La loi du surplus : l'exception de la loi de la valeur : la marchandise qu'est le travail humain. Contre sa force de travail on reçoit un salaire. Ainsi, le travail humain est exclu de la loi de la valeur car le travail humain produit plus de valeur que sa conservation. Il produit 84
85 plus de valeur que ce qu'il reçoit sous forme de salaire. Evidemment, ce surplus sera capté par le patron qui investi dans les moyens de production. Son seul but à ce connard, c'est l'accumulation du capital. Il réinvesti son capital dans la production et fait travailler son travailleur. Le problème c'est qu'il est insatiable, il a toujours envie d'accroitre le surplus ce qui va l amener a investir dans de nouvelle technologie (nouvelles machines etc..). Augmenter le temps de travail est aussi un moyen d'augmenter le capital 4. Taux de profit et taux de surplus : il y a 2 sortes de capitaux : 1. le capital constant c'est-àdire le capital que le patron investi dans l'entreprise. 2. le capital variable c'est-à-dire les salaires. Cela dépend de la demande, de l'offre etc.. Le rapport entre les 2 sortes de capitaux, c'est le taux de surplus. Le taux de profit, c'est le rapport expliqué en %age du rapport entre le surplus et l'ensemble du capital investi. 5. Crises économique périodiques : elle sont inévitables car vu que le patron est en concurrence avec d'autres patrons, il va être amener à investir plus. La compétition entre bourgeois fait que l'entrepreneur investi de plus en plus dans les forces productives. Ainsi, la quantité de ce qui va être produit sera plus conséquente, ce qui a pour conséquence l'augmentation du capital constant par rapport au surplus et amène à la fameuse baisse tendancielle du taux de profit. Il va essayer de compenser cette baisse par une nouvelle augmentation de la production. Le problème est là : il y a des limites à la consommation. On produit tellement que le marché ne peut pas absorber cette surproduction. On arrive plus à vendre toutes les marchandises. La crise de surproduction devient une crise de consommation. Certains entrepreneurs font faillites, ils sont rachetés par d'autres, d'où la fameuse concentration des moyens de production. 2 ème conséquence : croissance, augmentation de la productivité par la technique. La productivité c'est ce que produit un travailleur par heure. (...) Ce qui sont au chômage ont moins de pouvoir d'achat ce qui fait que la moyenne de l'ensemble de la population va acheter moins de choses. Il y a donc une baisse de la demande face à une offre accrue. Cela renforce la crise économique périodique et partant les mouvements de concentration entre firmes et crée l'apparition d'une armée de réserve : les chômeurs. Plus cette armée augmente en volume, plus il y a de chômeurs. C'est ça qui va amener à la Révolution. A un moment donné la paupérisation est telle que les gens n'arrive plus à survivre. Ce sera la fin de l'etat et du capitalisme. Conclusion sur Marx Forcément, cette révolution va être national et pas mondial, selon Marx, et aura lieu en Allemagne (dans l'etat technologiquement le plus avancé). Mais la révolution n'est pas venue comme Marx l'avait prédit, ceci à cause du socialisme à la Bismark et de ses politiques sociales. Ce dernier, très conservateur, avait compris le danger que l'ouvrier va devenir dominant en tant que figure dans la société. Il comprend qu'il a un risque et que les gens vont peut-être se révolté. Il faut prévenir cela. C'est compris par la classe ouvrière comme un signal : l'etat ne défend pas que la bourgeoisie. Ceci a calmé une population réellement paupérisée. Marx avait vu qqch qui codifie sur le plan académique un danger réel. Il ne faisait pas que d'écrire des livres. Il été politiquement actif (Avec les proudhonien, il fonde la 1ère International etc..). Il agit le gaillard, bra. Pour préservé cela, Bismark introduit les politiques sociales, ce qui a fait que la révolution n'a pas eu lieu. Mais c'est le contraire qui c'est passé : le taux de surplus était moindre. 85
86 Concepts de Lénine Il va bouleverser le schéma marxiste. Il se demande pourquoi ça ne marche pas. Il est né de la petite noblesse russe. Il n'est pas seulement un activiste mais aussi un théoricien. Il se dit qu'il doit y a voir qqch de rater dans la théorie de Marx car ses prévisions se sont avérées inexactes (le capitalisme aurait du s'effondrer). Il commence donc par écarter une partie des postulats de bases : 1. Il commence par écarter la thèse selon laquelle la révolution ne va pas se faire dans l'etat le plus développer technologiquement mais qu'on peut forcer la marche de l'histoire par l'activisme. On peut compenser le retard technologique par un suractivisme. Marx disait qu'il suffit d'attendre. Lénine pense que l'on peut importer la révolution ailleurs. 2. La révolution, selon Marx, aurait lieu dans l Etat le plus technologiquement avancé, et on devra attendre qu un Etat atteigne ce stade pour connaître de même cette révolution. Lénine dit qu'il ne suffit pas d'attendre. Par l'activisme, un pays qui a fait un révolution peut l'exporter ailleurs ou aider les révolutionnaires des autres pays, y compris par les moyens financiers et militaire ce que Marx ne pensait pas car pour lui ça allait de tout façon se produire. Pour Lénine, on n a donc pas besoin d attendre que la situation murisse. 3. Il publie un ouvrage intitulé «l'impérialisme, stade suprême du capitalisme». l'idée centrale concerne directement les relations internationales : il analyse la première guerre mondiale. Son idée centrale est d'extrapoler le schéma marxien sur le plan international. Marx est resté prisonnier sur le plan national, tel est le message de Lénine. Il dit que maintenant, à l'échelle mondial, les Etats sont capitaliste et puis il y a des pays pauvres qui représentent le prolétariat. Le capitalisme sont des Etats entiers et des pays pauvres sont le prolétariat. Il se veut aussi scientifique. Il tente de dégager des lois. (6 étapes) 1. Apparition de monopole Il dit que Marx a bien vu la concurrence entre les capitalistes sur le plan national. Lors de crises, les entreprises fusionnent. Petit à petit, avec les crises, on arrive à des monopoles dans un secteur donné. Il y a une concurrence accrue entre monopole qui va être la suite. L'entreprise qui détient le monopole dans le système sera amener a concurrencer le dominant dans un autre secteur. C'est la concurrence entre les firmes (première étape). 2. La capital financier Des acteurs spécifiques interviennent, ceux du capital financier. Ils ont un rôle spécifique : les Banques se concentrent, après chaque crise périodique, en monopole. Une fois arrivée à un monopole bancaire, cette banque continue à croitre et fait de la concurrence dans d'autre secteurs et va acquérir d'autres industries dans ces autres secteurs. C'est ce que Lénine a appelé la fusion du capital industrielle et bancaire par l'acquisition de firmes industrielle par les banques. C'est le capital de fusion : cette fusion est le capital financier. 3. Exportation de capitaux Cette domination du capital financier ne se distingue par tant par l exportation de la marchandise mais par l exportation du capital vers l étranger. Pour capter toujours plus de surplus, les capitalistes vont exporter leur capital en investissant à l étranger et vont ainsi capter le surplus ailleurs. Ils captent donc le surplus ailleurs que dans le pays même ou se trouve à l'origine le capital. 86
87 4. Associations internationale de capitalistes Monopole internationaux : (les firmes multinationales). A partir du siège dans un pays, on investi du capital dans un autre pays. Des monopoles internationaux vont alors se former, dont l activité déborde l activité d un seul pays. 5. Répartition territoriale du monde Les grands monopoles internationaux se répartissent le monde entre eux. Il y a entente, il y a un arrangement. Toi tu prends ce pays, moi j prends celui-là, on décide qui peut exploiter telle ou telle colonie ou tel ou tel pays.. L idée de Lénine est de dire que ceci est instable car forcément, chaque capitaliste veut augmenter son taux de profit. Si il doit rompre l'entente pour ça, il va le faire car il y a toujours la concurrence et ça produit des luttes incessantes entre capitalistes. Cette entente de répartition foncière dans le monde est donc instable car il y a toujours une concurrence entre capitalistes -> conflits. 6. Monopole de l'etat Fin du processus léninien. Puisque on a une répartition instable du marché mondiale, et puisqu il y a des conflits entre les monopoles, ils vont faire appel à leur Etat. Dans la lutte pour la survie des monopoles, les appareils d'etat vont être instrumentalisé. L'Etat n'est pas neutre, il va être au service des monopole ce qui signifie une militarisation des rapports internationaux : les Etats vont mener des guerres dans l'intérêt des monopoles qu'ils défendent. Lénine pense ainsi que la 1 ère guerre est du à cela et n'est pas un accident de l'histoire. Tôt ou tard, se dit Lénine, il vont comprendre et refuser de jouer ce rôle de chaire à canon au profit des grands monopoles d'etats et il vont faire la révolution et s'entre-aider d'un pays à l'autre. Cela va se faire par une révolution mondiale. La révolution léninienne n est donc pas nationale, elle va devoir s étendre. Le capitalisme aurait imposer la dictature du prolétariat avec pour conséquence l'abolition des libertés. Il faut donc une collectivisation des moyens de production. Conclusion sur Lénine Lénine amène des «corrections» à la théorie de Marx. Il fut néanmoins garder à l'esprit qu'à l'ouest, il y a le réalisme, le transnationalisme et le néoréalisme qui domine. A l'est, le néomarxisme est une alternative au théorie dominantes dans les pays occidentaux. La théorie marginale du Marxisme-léninisme va être dominante jusqu'à l'implosion de la guerre froide. Il y a donc eu une confrontation des théories. Pour certains, la révolution russe a confirmé la théorie de Lénine. D'autre pas. Ceci est un débat d'historiens. Le léninisme sera modifié avec Staline. D'ailleurs, il ne souhaitait pas que Staline le succède. Staline a modifier certains des théorèmes de Marx et Lénine. Il y a un grand problème avec le léninisme : chez Marx, que dans le pays le plus technologiquement avancé. Lénine a relativisé cela en disant que la révolution peut avoir lieu dans UN des pays les plus développé. C'est-à-dire un pays avec des forces suffisantes pour que cela s'établisse. Le problème est qu'après la 2 ème guerre mondiale, certains pays n'avaient aucun pouvoir : les pays du Tiers- 87
88 monde. Ainsi, ils se sont demandé, bien qu'il y ait un effet d'entrainement, ce qu'ils allaient faire, Certains chercheurs ce sont dit c'est injustes cette théorie de Marx et Lénine car on doit attendre de nombreuses décennies pour mettre fin à la bourgeoisie. Ils ont donc inventé l'ici et maintenant. La théorie de la dépendance Introduction Elle se développe essentiellement dans les pays d'amérique latine. On va vers un néo-marxisme des pays du Sud. Pour ces chercheurs, il faut, en plus de rompre avec les théories dominantes occidentales, modifier les théories marxistes et léninistes afin de les adapter au contexte de l'amérique du Sud. En gros : il faut une modernisation des forces productives, tout en rompant avec le schéma productiviste et apporter des corrections au schéma marxiste. Albert Hirschmann : sa thèse est de dire que toutes sociétés doit franchir des étapes de modernisation de la société. Ceci est à quelque part un schéma occidental. La théorie impose aux pays pas occidentaux de suivre le chemin des Etats du Nord. C'est un néo-marxisme de la périphérie, du Sud, qui s'est inspiré de Raùl Prebisch et la CEPAL (commission économique pour l'amérique latine). Elle se trouve à Santiago du Chili. Prebisch est l'un de ceux qui se sont appuyé sur la CEPAL (aussi la CNUCED, commission des Nations unies, qui était conçu comme antidote au GATT). Dans les années 60, on a même parlé du CEPALISME qui proposait une alternative au modèle dominant de la théorie économique classique. C'est une critique à la théorie classique, notamment la théorie libéral des avantages comparatif sur laquelle s appuie toute la doctrine du libre échangisme. Cette théorie classique peut fonctionné pour les pays du Nord mais pour le Sud, c'est un handicap. Le schéma centre-périphérie Selon Galtung, «Le monde est composé de nations du centre et de nations de la périphérie et chaque nation a de son côté son propre centre et sa propre périphérie». Cette conception de l impérialisme est compatible avec la perspective de Lénine et Boukharine car Galtung étend le modèle marxiste des relations sociales à l échelle mondiale : il y a un centre et une périphérie au niveau de chaque société nationale, mais il y a aussi un centre mondial et une périphérie mondiale. Un centre fort, l'occident, et la périphérie plus faible. Dans le commerce international, il y a un centre industrialisé avec beaucoup de capital et une périphérie sous-développée. Le commerce internationale profite essentiellement au centre, nous dit Prebisch. Tout simplement parce que a travers la colonisation, il y a une intégration commerciale entre les anciennes colonies et l occident (les métropoles des colonies). Les anciennes colonies commercent avec la France par exemple. Ce qu'on échange, c'est essentiellement des matières premières. Le message de Prebisch est de dire qu'à travers le commerce international, l'écart de richesse entre le Nord et le Sud s'agrandit au lieu de se résorber. Le commerce international est tel qu'il développe le sous-développement du Tiers-Monde Il nous dit qu'il y a une telle asymétrie qu'en réalité, la doctrine sous-jacente de l'avantage comparatifs sur laquelle sont fondées les grandes institutions mondiales contribue à ce que l'écart augmente. On a affaire à un échange inégal car les sociétés du Sud exportent des biens dont la demande baisse, donc les prix baissent et elles importent des biens dont la demande augmente donc les prix augmentent. Les prix des matières premières diminuent constamment alors que les prix industriels 88
89 produits au centre restent stables (ou augmente? À contrôler). Cet échange va à l encontre des intérêts des pays du Sud. Pourquoi? 1. L élasticité de la demande pour les matières premières est basse car il y a beaucoup d'offre. En revanche, dans les pays du Sud, il y a une grande élasticité de la demande de biens industriels produits dans le centre. Dans les pays du Nord, on a une intégration horizontale du surplus. Dans les pays du Sud, l argent ne circule pas dans les différents secteurs économique, mais le surplus est rapatrié vers le Nord : intégration verticale vis-à-vis de l ancienne métropole. Principe des vases communicants dans le nord mais dans la périphérie, les secteurs de l'économie sont beaucoup trop cloisonnés et sont davantage liés aux secteurs dans les pays du Nord que dans leur pays. Alors que l'argent circule verticalement, de la métropole vers la «colonie» (les colonies lui redonne du cash), pour les pays du Nord les capitaux circulent horizontalement, donc bien. Au Sud pas. Mais verticalement, l'avantage est pour le Nord. Dans les pays du Nord, il y a une intégration verticale de l'économie. Pour les pays du Sud, même si ils sont décolonisés, a travers le lien coloniale, le capital circule essentiellement entre le Nord et le Sud. Donc, c'est une intégration verticale de l'économie dans les pays du Sud vis-à-vis des pays du Nord. 2. Elasticité : dans les différents pays, les forces productives sont diffusées selon des vecteurs et canons très variés. Comme il y a beaucoup de matières premières disponibles, les anciennes métropoles peuvent les importer d un pays ou un autre et cela engendre une baisse des prix. En revanche, si les pays du Sud veulent importer des biens du centre, ils n ont pas d alternative car, vu qu'ils ne peuvent pas produire, ils ne peuvent qu'importer les biens industrielles produits dans le Nord. On peut surmonter cela en limitant les importations grâce à l'intervention de l'etat. L'Etat contrôle l'exportation du Capital du nord au sud. L'Argentine taxe lourdement les exportations de matière premières par exemple. Concernant ce retard de développement des pays du Sud on peut les surmonter de la façon suivante : - En introduisant un contrôle étatique pour limiter les importations vers le centre ; élasticité sera stabilisée. Taxation des exportations. - On peut compenser la faible capitalisation de la périphérie en faisant intervenir l Etat à la place des acteurs privés. L Etat doit remplacer l exportation du capital au centre de la périphérie. - Les pays de la périphérie ont avantage a procéder à l intégration régionale entre eux. En créant des zones de libre échange au sein de la périphérie (échange de savoir faire, biens et services), on continu à niveler le besoin de capital venant du centre. C est la base de la théorie de la dépendance Les autres auteurs néo-marxistes Il y a essentiellement des Brésiliens : Fernando Henrique Cardoso qui était un sociologue et qui est devenu président du pays. Sous la dictature, il faisait parti d'un organe, un thinktank en dehors des université ou ils pouvaient s'exprimer pendant la dictature qui dura jusqu'en I y a aussi Samir Amin egyptien, André Gunder Frank (du Luxembourg. Interviewé au Canada), Osvaldo Sunkel et Theotino dos Santos. Ce sont des théoriciens de la dépendance mais néomarxistes. 89
90 D'un côté, il y a une continuité avec la CEPAL (La CEPAL n'est pas à qualifier de néo-marxisme). 1. La situation extérieur des Etats du Tiers-Monde est donnée dans un schéma centrepériphérie. Il faut raisonner en ces termes. Pour les pays du Tiers-monde, la situation extérieure à eux est une donnée objective de la perspective de ces Etats. 2. L appareil d Etat reste le principal acteur pour modifier le rapport centrepériphérique et mettre fin au sous-développement mais son rôle est différent d'un Etat à l'autre. Certains pays du Tiers-monde ont déjà un début d industrialisation dans les années 80, comme le Brésil (qui maintenant fait parti des BRICS). 3. Critiques de l'internationalisation du travail et de sa division. Division entre le nord et le sud. Division entre centre possédant des capitaux et une périphérie qui amène les matières premières nécessaire à la production des biens industriels. De l'autre côté, il y a les discontinuités par rapport à la CEPAL Batistella a beaucoup moderniser cette théorie de la dépendance. Il y a une rupture entre les théoriciens de la dépendance néo-marxiste ainsi qu'avec la CEPAL. 1. Tradition-modernité : ils vont insister sur le fait que le schéma est-ouest ne les concerne pas. Il ne pense pas que la modernité c'est mieux. Il faut rompre avec le développementalisme néomarxiste qui base tout sur les forces de productions. Il s agit de ne pas courir après cette course perpétuelle à la modernité car ce ne serait pas un modèle universaliste mais bien un modèle occidental. 2. La bourgeoisie compradores : une bourgeoisie complaisante. C'est une élite bien intégré avec les élites du centre mais pas avec les gens de leur pays. Ils défendent donc les intérêts du centre et ne sont pas du tout au service de la plus grand partie de la population, c'est-àdire la classe sociale subalternes des pays du Tiers-monde (ils reparlent des classes sociales). C'est une élite de connivence avec le centre. La bourgeoisie reproduit certains schémas issus des anciennes métropoles. Ce sont les relais des firmes, des monopoles d'etat du centre. Ce qui est dangereux, c'est que Prebisch leur aurait donner cette particularité. On coopte une certaine strate de la population des pays du tiers-monde et ils travaillent en faveur du centre. 3. Absence d'effet d'entrainement : les effets d'entrainements horizontaux ne peuvent pas fonctionner dans le Tiers-monde si il n y a pas une rupture complète au niveau vertical. Frank et les autres disent qu'il faut une rupture avec la division internationale du travail. Les théoricien de la dépendance ne sont pas réformiste mais adopte la théorie de la rupture. 4. Le capital étranger : il existe une dépendance des pays de la périphérie concernant le capital, surtout par rapport au centre. Ils ne sont pas comme la CEPAL. Ils veulent là aussi une rupture car cela accentue l'écart entre périphérie et centre. Il faut cesser d'aller chercher les capitaux à l'étranger car le surplus de la périphérie sera perpétuellement ramener au centre ce qui est mauvais pour la balance commerciale et bénéfique que pour les multinationales. 5. Les importations du centre : petite révolution d' Amin. Tout le schéma de l échange inégal entre le centre et la périphérie va mener à une urbanisation forcée. Il y a dans les années 60 et 70 un effet démographique et sociologique : les gens fuient les villes et produisent moins 90
91 de produit agricoles. Le mimétisme : début des classes moyennes qui va imiter le style de compadores, ce qui est très mauvais car cela va renforcer les centre. Il faut donc changer le style de vie pour qu'il y ait moins de capitaux étrangers. Il faut faire des industries avec les capitaux de l'etat. C'est avec l'argent de l'etat qu'on se lance dans l'industrialisation endogène sans prendre comme référence la production occidentale. Self-reliance : ne penser que sur et pour soi-même ou alors a travers l'intégration régionale. Le mot d ordre : opérer une rupture avec le centre. Ce qui veut dire que c'est une autre politique qui est mise en oeuvre que la CEPAL. Il faut s'adapter aux besoins spécifiques de chaque régions. Il faut effectuer une structure de rupture aussi dans la politique internationale et ce à double titre : 1. Il faut combattre la compadores par tous les moyens car c'est quand ils seront éliminés qu'on arrivera à se débrouiller. Il faut adopter une diplomatie de la rupture très très violente. Certains théoriciens sont allés jusqu'à dire aux pays de sortir de toutes les grandes organisations économiques mondiales comme le GATT, le FMI, la Banque Mondiale, etc., car ces institutions ont été crées avant la naissance de la plupart des Etats du Tiers-monde. Les règles du jeu ont été crées par l'occident. Il faut donc sortir de ce jeu. 2. En revanche, il faut compenser cette rupture avec une intégration Sud-Sud (ex : Tanzanie et Chine dès les années 60). Il y en a beaucoup en Afrique. Le problème c'est que ces pays produisent souvent les même choses. Or, ce n'est pas pertinent de faire de échanges de blé contre du blé. Il ne faut pas oublier que nous sommes à l'époque du non-alignement qui reprend le concept de la self-reliance (qui veut dire indépendance). Conclusion sur la théorie de la dépendance Ces théories ont été adoptées par certains pays notamment l'amérique latine. La bourgeoisie compadores n'a pas apprécier. Allende fut flingué par Pinochet et ça tombe dans la dictature. S'en est terminé pour la théorie de la dépendance. Certains théoriciens sont même tués. Ce qu'il y a derrière ces intellectuelles de la théorie de la dépendance, c'est la revendication du fait qu'ils ont des outils conceptuels pour construire qqch de différent que les occidentaux. Les arrivées de la dictature sont en partie du aux politiques mises en place et qui s appuyaient sur la théorie de la dépendance. A partir des années 80 avec la fin des dictatures, on a pas renouvelé réellement avec ces théories. Pour des raisons suivantes : la nouvelles élites des pays d'afrique etc, furent formés en occident donc en adoptèrent les schémas, ils étaient formé à l'américaine (théorie réaliste etc). 91
92 LE NÉOGRAMSCIANISME Introduction Cette théorie s inspirent des travaux d Antonio Gramsci : co-fondateur du parti communiste italien en 1921 dont il devient le secrétaire général. Il va sera emprisonné sous Mussolini. Va écrire une œuvre, dans des conditions difficiles. Il se pose la question de pourquoi il est en prison car sur les bases des théories marxistes et léniniste, il n aurait pas du y aller. Il posera une correction de la théorie marxiste. Se demande pourquoi tous ces modèles n ont pas fonctionné (même sorte de réflexion de Lénine par rapport à Marx). Gramsci dit qu il y eu une erreur : privilégier l infrastructure à la superstructure. Gramsci nous dit qu il n y a pas de déterminismes, d automatismes. En 1922, ils ont perdu la bataille car ils ont perdu la bataille des idées, de la superstructure. Il faut travailler sur les idées, sur la superstructure. Les approches néo marxistes sont imprégnées de ce basculement gramscien qui dit que l on a négligé la superstructure. Il faut faire tout son possible pour réhabiliter l importance de la superstructure et de travailler sur les deux niveaux. Un autre courant va corriger sa théorie : le néogramscianisme. Son fondateur, Robert Cox, qui connait bien Genève et le Vaud, est canadien. Il est le principal instigateur de ce mouvement. Principaux théoriciens Robert Cox : principal initiateur de ce courant. Stephen Gill David Law Il s'élève contre le déterminisme économisiste de Marx. Rien ne fait dépérir l'etat en Italie, ce qui inquiète Gramsci. En prison, il écrit une oeuvre éclatée. Il écrit qu il faut rééquilibrer le rapport entre infrastructure (conditions de base, technologie, conditions économiques, sociales, modes de production) et superstructure (dépend, selon Marx, de l infrastructure). On a oublié la lutte pour les idées. Idée de base du livre Rééquilibrer l'infrastructure : la situation ne marche pas. Au lieu de ce qui était prévu, on a le fascisme. L'erreur : l'oubli de la lutte des idées. Naïfs comme on l'était, on a pensé que la base amènerait la révolution. La dynamique interne du capitalisme n'amène pas forcément à la révolution. Comment cela fonctionne? Comme le fascisme s'est instauré en Italie en 1922? Il a observé cela de prêt. Il pense que tout se joue au niveau des idées. Une idée est d'abord produite. Si la classe supérieure détient tous les moyens de production (la classe inférieure, de son côté, est la force de travail), elle est en fait fragmentée en 3 factions : politique extérieur, intérieure, etc.. Une idée nait d'abord dans une de ces factions. Ensuite, il y a lutte interne à la classe 92
93 dominante. Puis, l'idéologie dominante, c'est-à-dire la gagnante, est diffusée vers les autres factions car il y a consensus. Ici, la nouveauté théorique est de se demander comment cela se diffuse dans les classes inférieures. Or on ne peut imposer qqch par la force dans une démocratie. Il faut donc trouver les moyens de diffuser l'idée de façon à ce qu'elle soit intériorisée. Il y a donc domination par le consentement et non la crainte et la terreur. Les concepts clés chez Gramsci L'idée naît en haut, elle est donc dans l'intérêt des classes supérieures. Ce qui revient à dire qu'il y a un bloc historique qui se forme et que les revendications du bas sont produites à l'intérieur de l'idéologie dominante décidée et diffusée avant. L'idée est donc développée à l'intérieur du cadre dominant. Or, si les ouvriers sont amenés à formuler leur revendication à l intérieur d une idéologie produite par la classe supérieur, il ne peut pas y a voir de révolution car la classe ouvrière change de stratégie et accepte inconsciemment sa position. La classe ouvrière va donc formuler ses revendications en accord avec cette idéologie qui prime. ATTENTION, là nous sommes tout simplement au niveau des idées. Donc plutôt de faire la révolution, qui ne s'est pas produite, car le fascisme est une idéologie au bénéfice de la classe dominante, il faut se battre pour les idées. Il y a un bloc historique dès que ça marche. Par exemple, le fordisme : les ricains acceptent et disent «nous voulons plus de congé» au lieu de faire une rupture net et précise. Pour ces théoriciens, la notion de l'etat est élargie : il y a l'appareil d'etat et la société civile, en tout cas en Italie. Révolution passive Du haut vers le bas. L'idée est de savoir quand le bloc historique n'a plus d'affrontement. Il ne tient pas en compte des relations internationale : schéma du bas vers le haut. Cox L'école de Toronto L'ordre international / le bloc historique international : extrapolation du schéma gramscien aux Relations Internationale. Il y a un bloc historique international qui va s'établir et qui va produire un certain ordre international. 1. A partir du moment où il y a un bloc historique dans un pays, il y a diffusion d'un nouvel ordre par le haut. Cette classe va commencer à diffuser son idéologie à la classe dominante des autres pays qui vont la transmettre à des classes inférieures. Si ça marche, les ouvrier acceptent de formuler leur revendication à l'intérieur du cadre donné 2. A partir du moment ou ça marche (différence avec Gramsci), ils vont essayer de répandre cela aux autres pays (un peu comme la bourgeoisie compadores). Après la seconde guerre mondiale, les USA impose leur modèle à la France, à la Suisse etc. On fournissait aux élites de ces pays l'opportunité de fonder un nouveau bloc historique. Cependant, il n y a pas 93
94 d'automatisme, cela peut échouer. Mais dans l'ensemble, il y a eu ce phénomène d'exportation et à chaque fois, selon une articulation différente, cela c'est diffusé à l'intérieur du pays, du haut vers le bas. 3. Ensuite, il y a un ordre international. La superpuissance, c'est l'etat ou nait se dispositif de mise en consentement des classes subalternes. C'est une sorte de contrainte soft, non pas par la terreur, mais par la démocratie parlementaire qui est parfaite pour cela. Les ouvriers, en votant, vont participer à ce processus prévu de consentement, et il n y aura pas de rupture (Rupture = crainte des classes dominantes). Ceci est l'idée coxienne de l'hégémonie (autre chose que les réalistes avec la stabilité hégémonique). L'Etat devient une superpuissance car il arrive a diffuser son dispositif de consentement. Cela ne va donc pas du tout dans l'intérêt des classes dominées. Cox étudie beaucoup le fordisme et les 2 décennies néo-libérales. La nécessité de déréguler viendrait donc des USA. Ces derniers ont su diffuser leur 2 idéologies (révolution passive reaganiste, le fordisme). Paradoxalement, Mitterrand, dernier président socialiste jusqu'à Hollande, est celui qui a capté (au sens d'amener le néolibéralisme en France Stephen Gill et Kees van der Pijl Le bloc historique transnational à partir des année 88 Gill dit qu il y a une classe managériale transnationale : la société du Mont-Pélerin, le cercle de Rome, etc.. Il pense donc à ceux qui travaillent dans les thinktank et ceux qui bossent dans les hedge fund. Ces élites du pays se rencontrent à un endroit (forum de Davos, etc..). Tout s est transnationalisé. Une classe managériale transnationale s est institutionnalisée. En effet, les nouvelles idées dominantes qui produisent des hégémonies internationale ne sont plus produites dans un mais dans plusieurs pays. Il y a qqch au dessus des Etats. Il diffusent leur superstructure aux élites (ressemble à Cox mais ici, il y a la dimension transnationale). Cette classe managériale est au dessus des structures et elle va transmettre ses idées aux gouvernements. Ensuite, ces idées sont traduites en fonction de chaque pays pour produire un bloc historique interne (national). En gros, il y a Deux étapes (temps) : 1. diffusion simultanée vers les élites des différents Etats 2. diffusion de ce cadre et constitution d un bloc historique interne. L'élite qui participe à cela est composée d'entrepreneurs etc.. Ils viennent pour écouter ceux qui produisent les idées. Il y a aussi beaucoup de fonctionnaires internationaux qui y participent. Ils ne décident de rien mais il produisent des nouvelles idées qu'ils vont adapter le mieux aux contextes donnés (contexte propre à chaque pays). La meilleure idée, c'est-à-dire la plus pertinente pour leur intérêt, se diffuse. Nouvelle idée de Gill : ici, la superstructure doit à chaque fois être assez flexible pour s adapter au contexte. Comment faire pour contrer l'hégémonie? Différence entre Gill et van der Pijl : Pour Gill = avant : révolution passive. Pour Van der Pijl, il 94
95 faut changer les idées de la classe managériale transnationale. Les gestionnaires des fonds de pension (ont intérêt à ce que le capitalisme ne se casse pas la figure), fonctionnaires internationaux (vision à long terme) Chez Cox Et chez Gramsci aussi, l'idée de rupture est prépondérante. Cox pense qu'une contre hégémonie peut être développée à partir d'une coopération transnationale entre syndicat. Donc les syndicats doivent coopérer davantage. Chez Gill C'est un peu semblable sauf qu'il dit qu'il faut oublier les pyramides isolées (les factions). Il n y a qu'une seule classe transnationale pour cet auteur. Il ne faut pas rester au niveau national en bas de la pyramide mais s'organiser entre les pays en mode transnational. Il faut donc se rassembler au delà des frontières pour faire bloc contre l'hégémonie (un peu comme Cox). Chez Pijl Il faut changer les idées des dominants (du haut de la pyramide), notamment la classe managériale transnationale. Les gestionnaires de fonds de pension privés et ceux qui ont un intérêt à plus long terme, les hauts fonctionnaire internationaux, seraient sincères. Ainsi, on pourrait leur donner des idées révolutionnaires qui se répandraient ensuite dans le bas de la pyramide. Conclusion Dans ces 3 modes de pensées, il y a des récurrences 1. Concept d'hégémonie qui s'exprime à travers le bloc historique (national, international et transnational suivant les auteurs). 2. Toutes leurs ambitions consistent à rééquilibrer le rapport entre infrastructure et superstructure, ce que Marx avait totalement négligé. Le capitalisme peut survivre à l infini pourvu que la classe dominante transmette son idéologie. Le terrain premier de la résistance du bas vers le haut est le terrain des idées. Cela veut dire que les rapports de classes se poursuivent grâce aux idées. Il y a un manque de cela chez Marx. Il est difficile, voire impossible de changer le monde si on ne permet pas d'idées alternatives. Pensons ici à TINA : «there is no alternative» : «la pensée unique est scientifique». : l'encerclement, diffusion du néolibéralisme) Introduction LA THÉORIE DU SYSTÈME-MONDE Immanuel Wallerstein crée son école dans l'etat de New York. Le centre de recherche Fernand Braudel est fondé par lui. Il est sociologue à la base et a une reconnaissance internationale considérable bien qu'il n'est pas facile de faire passer des idées marxistes aux USA. Il revient à l'idée fondamentale que le marxisme a des erreurs car le capitalisme devrait s'effondrer. 95
96 (idée de correction du schéma marxien de base). Or, il n'y a pas de révolution nationale, etc. Pourquoi Marx n a-t-il pas fait de bonne prédiction? Mandel : prof à Bruxelles. La théorie s inspire de travaux d historiens. On ne regarder pas la trame évènementielle mais la structure de base. Vision à long terme, théorie structuraliste. Le structuralisme s exprime à travers le système-monde. Fernand Braudel avait étudié l'économie de la méditerranée du temps de Phillip 2. C'est du structuralisme. Le système-monde 1. On a un système où les modes de régulation sont nationaux, où l ensemble de la vie organisée essentiellement de façon nationale. Mais par opposition, on a un système mondial où les matières premières sont extraites de la périphéries sont amenées vers le centre. -> Système interétatique désintégré versus système économique intégré 1. la structure (du système) Wallerstein l'emprunte à la théorie de la dépendance. Depuis l avènement du capitalisme au 16 ème siècle (1648 le traité de Westphalie ), on a un système interétatique désintégré versus système économique intégré. On a plein d'etats. Par opposition à cela, à partir de la colonisation, on a un système capitaliste où l'on peut envoyer des capitaux partout (système économique totalement intégré). On a un système où les modes de régulation sont nationaux, où l ensemble de la vie est organisée essentiellement de façon nationale. Mais par opposition, on a un système mondial où les matières premières qui sont extraites de la périphéries sont amenées vers le centre. Dans cette structure d'ensemble ou 2 logiques s'opposent (les entrepreneurs jouent avec ça), il y a 4 éléments structurelles. Eléments de la structure 1. Les zones économiques (centre-périphérie auxquels il ajoute semi-périphérie). La Semipériphérie, qui se situe entre le centre et la périphérie, correspond aux pays émergents (Brésil, Chine, Afrique du Sud, etc.). 2. Les Etats-nations. Selon les différentes zones économiques, ils n'ont pas le même statut et la même articulation interne. L'Etat au centre des zones économiques prend beaucoup d'impôt, du coup, l'etat peut se développer de manière conséquente. Dans la périphérie, les pays ont un appareil d Etat très faible et ne peuvent pas développer une politique intérieur cohérente («failed state»). Il n y a rien à prendre donc pas de ponction fiscale. Ils agissent selon une élite rentière. De plus, la classe dominante est numériquement plus faible (proportionnellement au centre), cette élite veut à tout prix maintenir une bonne place dans le commerce mondiale. Les rapports de classes sont beaucoup plus brutaux dans la périphérie que dans le centre. Il arrive que la classe dominant s'allie à l armée pour contrôler les classes subalterne. La semi périphérie : une de ses particularités est de capter les produits technologiques, les anciennes technologies du centre. Ex : fordisme -> une fois arriver à maturité, il est capter par le brésil etc., exportation des usines automobiles. Il y a aussi l'urbanisation forcée : comme les terres appartiennent à des grands propriétaires 96
97 terriens, les sans terres sont obligé de quitter leur lieu d origine pour aller chercher du travail en ville (Bombay, Jakarta, Calcutta, etc.). Conduit à l urbanisation et ainsi à la construction de bidonvilles. Il y a une petite classe moyenne dans cette semi-périphérie. Elle n est pas aussi importante qu'au centre mais elle existe. Elle disparaît parfois. L appareil d Etat est plus fort dans cette semi-périphérie que dans la périphérie elle-même. Il est toujours une puissance régionale. Ils ont une fonction : ils sont chargés par les superpuissances de maintenir l'ordre dans leur régions. (Brésil en Amérique du Sud, Indonésie en Asie du Sud Est, Mexique en Amérique centrale). But : maintenir l ordre régional. 3. Les classes sociales : schéma marxiste : il y a essentiellement 2 classes mais parfois la classe moyenne (un membre de la classe moyenne détient un peu de capital mais pas suffisamment pour ne pas vendre sa force de travail. Il ne peut vivre sur le revenu de capital). Les classes sociales sont transnational chez Cox. Mais chez Wallerstein, elles sont aussi nationales. Les Etats-nations ne sont donc pas les seuls éléments important. Il y a aussi les classes sociales (entre ceux qui détiennent ou pas les moyens de production) mais elles sont aussi, au point de vue des élites, prêtes à collaborer entre chaque pays. 4. Groupe de statuts : il intègre tout ceux qui ne relève pas des autres. Formation informelle comme être membre d'une communauté religieuse ou groupe ethnique. Autre mode d'allégeance, parfois plus important que l'appartenance à la nation. La loyauté peut être plus importante à une religion qu'a un Etat. Ça peut être une culture, un langue etc.. Il n y a pas que la conscience de classes. 24 mai 2012 Les processus dans la structure Il y a une interaction entre ces 4 éléments à l intérieur de la structure, ce qui fait que 3 processus s'enclenchent : 1. Les processus économiques. Ils se font dans le cadre théorique léninien, c'est-à-dire qu'ils sont fondés sur l'accumulation de capital à l'échelle mondiale, raisonnement qui met l'accent sur la forte composante impérialiste. 8O% du capital est concentré dans l'ocde (le centre). On fait travailler principalement ce capital dans la périphérie (on l'injecte dans la périphérie pour faire de la plus-value). Puis on rapatrie cette plue-value via les multinationales. 2. Les processus politiques. Ils ont en 2ème position car ils découlent des processus économiques puisque les Etats sont instrumentalisés par les classes sociales transnationales dominantes (acteurs économiques). Pour les superpuissances genre USA, l'etat sociale participe à l'accumulation de puissance et de profit mais aussi à la contribution de conflit. Il y donc maximisation de la puissance dans les processus politiques et maximisation de la souveraineté dans le sens que seules les superpuissances sont souveraines. En effet, on parle ici des puissances réellement souveraines, donc qui se situent au centre et non dans la périphérie. Pour Wallerstein, le droit international qui postule l égalité parfaite entre les Etats est une imposture, une vraie fiction. 3. Les processus sociaux. Ils englobent toutes sorte de processus comme la délocalisation de la production : phénomène qui date des années 80. Dans l'industrie, on délocalise des empois vers la périphérie où les salaires sont moindres tout en attirant vers le centre les emplois de service car ceci augmente les taux de profit. 97
98 L'histoire de la culture Là, il y a une particularité de Wallerstein. On retrouve les grands ensembles structurels qui forment le capitalisme. Cett analyse s' inscrit dans la très longue durée, sur plusieurs siècles (inspiré de Braudel). Donc, ceci commence avec les débuts du capitalisme. Ces grands ensembles structurels rythment l histoire du capitalisme. Wallerstein commence avec des études historiques sur les 17 ème 18 ème siècle mais Giesen ne commence que vers la moitié du 19 ème siècle. L'histoire structurel selon Wallerstein : la notion fondamentale, c'est les cycles qu'on peut dater (dans le cadre du cours, on laisse tomber les premiers siècles) Les cycles économiques (Cycles de Kondratieff) Nikolaï Dmitrievitch Kondratiev, orthographié autefois Kondratieff, (4 mars septembre 1938 (à 46 ans)) est un économiste russe célèbre pour sa théorie des cycles économiques dits «Cycles Kondratieff». Il est mort fusillé au Goulag où il avait été déporté à la fin d'un procès initié par Staline. Il montre que toute l'économie est jalonnée par des cycles de productivité et d'inflation. Il essaie en 1920 d'expliquer, par la théorie des cycles, pourquoi la Russie, même devenue communiste, était rentrée dans une phase de récession : il plaçait ainsi la Russie dans un cadre capitaliste qui n a pas plus à Moscou, il a été mis au goulag et exécuté pour cette théorie. Wallerstein tente de raviver l'idée que toute l'histoire est jalonnée de cycles. Il s'agit donc de les expliquer et les dater. Sa thèse : l'économie-monde traverse de phases de croissances rapides en alternances avec des phases de stagnation voire de récession. Il y a toujours une phase A (croissance rapide) et B (stagnation/récession). Ces cycles durent toujours entre 40 et 60 ans. Ce qui fluctue entre les phases ce sont les taux de profit réalisé. Comment expliquer le passage entre A et B? Ce passage est marqué par l'arrivée à maturité puis l'épuisement des techniques/technologies de production. Dès qu'il y a un changement majeur dans la façon dont on produit, on passe a qqch d'autre (d'un cycle à l'autre). L apparition de nouvelles technologies amènent toujours une phase A d un cycle de Kondratieff. A) 1840 à1873 : acier, machine à vapeur, train : l expansion de la machine à vapeur en Angleterre entraîne un effet de spin over (draine les autres secteurs) cela mène à toutes sortes de conséquences sur d'autres secteurs : textiles, chemin de fer etc,. Puis, une fois qu elle est «partout», cette technique stagne et s'épuise car le surplus est de moins en moins suffisant (1850 à 1873). On entre ainsi dans une phase B qui dure environ 25ans. B) A) : Puis arrive une nouvelle phase A avec une nouvelle technologie vers 1879 : chimie équipement électrique, automatisation) jusqu en 1920 coïncide avec la 1ère Guerre mondiale. B) : récession, crise, épuisement, stagnation A) : fordisme B) : crise pétrolière, début de l'endettement des Etats (même si cela ne se voit pas tout de suite) A) : technologie de l'information, biotechnologie (Délocalisation des call center, 98
99 Mosanto, modification biologique de la nutrition, espace, tout le commerce internet, la surveillance) B) 2008 : crise : mais difficile de dire quoi. D'autre part, il y a des cycles hégémoniques géopolitiques : Cycles hégémoniques géopolitiques Il y a toujours une succession de 4 phases : 1. hégémonie ascendante d'une ou deux superpuissances 2. victoire hégémonique sur les autres Etat (si il y a concurrence) 3. maturité hégémonique (sans partage) 4. déclin hégémonique Exemple du cycle hégémonique américain (particulier car il estime que c'est fini waalaustin) : USA (ascendant) met de l'ordre dans le système par des guerres etc... concurrent : Allemagne victoire contre Allemagne : maturité jusqu'à la défaite de la guerre du Vietnam : à partir de cette guerre qui marquerait la fin de l'hégémonie US : déclin Pour Wallerstein, ce n'est pas le même concept d'hégémonie que celui vu avant dans le cours. Corrélation entre cycles économiques et géopolitiques Exemple du cycle hégémonique américain Phase A : ( ) hégémonie ascendante. Il n y a pas de hasard, c'est un déterminisme. L'hégémonie ascendante se fait habituellement entre 2 puissances en l'occurrence l'allemagne et les USA sont les 2 nations les plus avancés dans les technologies de la phases A. Ils viennent contré la GB (puissance en déclin de la GB) Phase B : ( ) victoire hégémonique. Cela est suivi par une phase de crise. Selon l'expression de Schumpeter, il y a un ensemble de grappes technologiques. Pour Wallerstein, c'est la manifestation d un clash entre les 2 prétendants qui voulaient accéder au statut hégémonique. La classe dominante a tout fait pour que l'appareil d Etat arrive à cela Phase A : ( ) maturité économique qui correspond forcément à une phase A car la nouvelle puissance hégémonique met a disposition des autre Etats la technologie de production, en l'occurrence le fordisme dont tout le monde adhère. Les USA dominent et règnent sur le monde sans partage, donc la bipolarité entre URSS et USA n'a jamais existé mais l'urss était une sorte de sous traitant. USA ont construit un adversaire qu'est l'urss. La bipolarité est un jeu de dupe, pour légitimer la cohésion au sein de l OTAN. Pas de bipolarité chez Wallerstein. Phase B : ( ) déclin hégémonique : guerre du Vietnam, crise (choc pétrolier) et fin du système de Bretton Woods. Les USA ne parviennent plus à maintenir l'ordre dans le système mondial. Petit à petit l'hégémonie s'effrite car contestée. Bien sur pour Wallerstein les USA reste une grande puissance. La fin de la bipolarité est la fin du dispositif de dupe donc ça ne marche plus pour les USA (fin de la guerre froide met fin à l hégémonie, mais elle n a rien à voir là dedans). Evidemment, les USA restent une très grande puissance du centre, mais son hégémonie est 99
100 terminée. Les USA commencent a multiplier les interventions militaires un peu partout, ce qu'ils n avaient pas besoin de faire dans la phase 2 et 3 car, en tant que puissance hégémonique noncontestée, ils dominaient. En 2001, les USA sont attaqués sur le terrain par un acteur transnational donc c'est la fin de l'hégémonie. La japon : en terme économique lors de la phase ascendante, z était très bas. Il accèdent au a^statut de la périphérie pendant la deuxième guerre puis uniquement après devient grande puissances Les mouvement d ascenseur C'est jamais fixé : un Etat peut aller vers le haut mais peut aussi descendre aux enfers. Comment ça se fait qu unetat peut monter ou descendre? Les USA eux même était un pays de la semi-périphérie durant le 19 ème siècle. Mais il monte notamment grâce au chemin de fer qui les a amené vers l'ouest. Avec le train (célébrer dans es films wester) on parvient à coloniser l ouest. Aves la généralisation du mode de vie américain sur l ensemble du territoire ricain, ils accèdent à la technologie. Or le Japon accède au centre en Ils captent les nouvelles technologies du centre pour arriver au centre. Le Japon parvient a se hisser en première ligue en captant, dans les meilleurs conditions, le fordismes qu il applique de façon rigoureuse Mouvement d ascenceurs vers le haut se font toujours par le fait qu un Etat de la semi-périphérie arrive à capter avant les autre de la semipériphérie les technologies. La chine : pays de la semi-périphérie depuis les 30 dernières années car il y a eu un capitalisme sauvage qu'on ose pas appliquer en Occident. Cette modernisation a fait qu ils ont capter les technologies La Corée du Sud est devenu un pays émergent en captant dans l automobile les technologies mais sans arriver au centre mais la semi-périphérie L Argentine : retour en bas Taiwan : semi-périphérie Hors corrélation : les cycles ne jouent qu pour les zones économique. Ils attibuent aux zones économique le statu d acteurs. Il y a une large concertation (G7 centre ; G20 : centre et semipériphérie partage des oiintérêts comuns contre la périphérie) Le dernier cycle? Nous sommes dans le dernier siècle géopolitique et économique du capitalisme IL FAUt revenir a Marx : il étudie tout les âges : esclavage etc.. donc pour lui, tout système à une fin : le féodalisme remplacé par capitalisme et à chaque système correspnd une classe dominante. Donc le capitalisme va se terminer. Tout le marxiste le prévoit. Wallaustin aussi mais il est obligé de daer la fin car il a système très rigide. Donc Extrapolation : il ne sait pas qui prétend à l hégémonie ascendante. Il y en a forcément que 2 qui vont tot ou tard se faire la guerre Un ancienne superpuissance ne peut pas se succéder à elle même. Donc ce ne peut pas être USA. Wallaustin semblait aller dans le sens qu on va vers un clash entre l union européenne et le Japon ce 100
101 qui n est visiblement pas le cas. Donc clash avec la Chine : pas possible car la Chine est technologiquement trèe en retard. Elle n est pas encpre un pays du centre donc ne peut pas aspirer à l'hégémonie. Phase A : : hégémonie ascendante? Phase B : victoire hégémonique? Le capitalisme touche à sa fin : nous entron dans un phase très longue : chaos indescriptible recession mondiale par différents mécanisme et situation géopolitique ou il y a de plus en plus de fight. Désenchantement surtout dans la périphérie à l égard de l appareil de l Etat. Beaucoup comme Al-Qaida pourrait défier les Etats. Ce chaos annonce comme précédemment la fin du capitalisme mondiale et l avénement d un nouveau modèle qui ne se fera pas sur l accumulation du capital. Grand bifurcation ou tous les acteurs intéragissent de façon conflictuel sur fond de crise économique et politique prolongée. Chez Marx, la marchandisation du monde (tout est soumis à la loi de la valeur tout à un prix, tout peut être échanger) a permis la croissance du capitalisme. Mais pour wallaustin, on a presque tout marchandisé. Toute la nature est devenue matière première (bois en Malaisie, sous sol) il y a aussi fin des énergies fossile. Le capitalisme, qui a besoin de s étendre car c est le fondement de l extension du système et de l accumulation, n y arrive plus. Cette marche de l histoire a partir du 16 ème siècle jusqu'à ce qu'on puisse mettre de brevet sur les gènes humains etc, un fois qu on en est là qu est ce qu on peut encore marchandiser? On marchandise encore le virtuel. Mais comme il y a forcément un limite, qui est partiquement atteinte, on va passe à autre chose. Mais cela se fait dans la douleur : révolution. En fait il ignore qui va gagner. Son hypothèes est qu on va rentrer dans un monde hyper religieus. Ils vont imposer par la focre des valeurs qui vont à l encontre du capitalisme car ils le taxent d'immoral Autre hypothèse : des anti capitaliste non religieux. Mais il y a toujours les Etats la dedans qui ont toujours de armes en puissance etc. Certain acteurs non étatique pourrait s accaparer des armes et clash avec Etat. Nous avons là affaire à une vue intéressant mais pas très réjouissante car ce sera une période de grand clash de chaos. Conclusion sur théories néomarxistes C'est toujours assez déterminisme Wallaustin est surement le plus déterminisme car il date les choses : c est son point fort car il donne des repères. A lire! Critiques Trop déterministe mais aussi parce qu ils.. Avantages Ils intègrent toute sorte d acteurs. L Etat est toujours ouvert. Actuellement, on assiste à un retour de l Etat. Ce qui est intéressant, c est que c est les seuls courant théoriques qui intègrnet cette vision dans le 101
102 long terme. Chez Wallaustin, c'est extrême. La trame événementiel est moins importante que la trame structurel, ce qui manque chez tous les autres auteurs non marxistes. Wallaustin est très pessimiste. (pour lui la guerre froide émane de la superstructure) Il ne manque pas de recul mais sa pensée est u peu trop startosphérique : i s en fou des petits événements. GB : hégémonie au 19 ème : Pax Americana a check plutôt approche que théorie LES POSTMODERNISME ET FÉMINISME Même catégorie car il y a un plan commun sur le plan épistémologique L'origine commune : le perspectivisme Nietzsche Point commun comment est la trame de l histoire.. Mais Nietzsche a rompu avec cela. Il existe une multitude de perspective individuel. A travers son oeuvre complexe (contraire d un système philosophique) volonté de dire qu il n y a pas d unification dans les points de vue. Il y a autant de point de vues qu il y a de sujet. Donc infinité d'interprétations. Pas comme Wallaustin. Nietzsche : éclatement de la connaissance en multiple g^fragment : Cela produit d emblée en relativisme car si il y a plusieurs perspectives sur un même objet, ils sont tous relatifs. En quoi tel conception aurait ni plus ni moins d objectivité qu une autre? Peut importe ce qu on dit, il y a cette idée en arrière fond. D'ou la méfiance extrême que partage les postmoderniste et les féministe au méta-récit et aussi au figure trans-historique. Chez Nietzsche, ça commence par l'etat «moi l'etat, je suis le peuple». L'Etat n est pas le peuple, il ne reèrésente pas le peuple, mais est un «monstre plat». Déconstructivisme. Il y a chez lui l idée d un devenir éternele défragmenté qu il convient de reconstruire dans une généalogie mais toujours particulière : Il faut procéder à une généalogie pour comprendre ce qui se passe derrière l'etat. Il s oppose à la puissance de l Etat. LE POSTMODERNISME Michel Foucault : il adopte ce concept nietzschéen de généalogie mais dans un contexte différent. Critique de architecture internationale. Le monde architecturale : l idée qu il y a un universalisme à l'oeuvre, on construit des HLM partout etc.. il faut opposer à cela et renouer avec les traditions locales, les perspectives particulière. Il faut rompre avec cet universlaisme qui se répand au travers de l american way of life. Foucault traduit ça en terme d archéologie du savoir (premier cours en france.) Il faut a chaque fois procéder à une contestation des méta-récit théorique. «Cette volonté de vérité comme les autre systèmes d exclusion, s appuient sur un support institutionnel. Il est renforcé
103 contraint». Tout son oeuvre est orientée vers la question : pourquoi une théorie est dominante et s érige en vérité? Pour lui, il y a une multitude de vérité. Il rompt avec toute la philosophie de sontenps (Sartre etc) car il manque un fondement. On essaie de fonder les théories. Il faut toujours qu il y a it qqch de dernier : marxiste, fondement : accumulation de capital. Réaliste, on creuse et on tombe sur puissance. Quels sont les mécanisme institutionnels qui ont fondé la domination théorique? Il faut creuser. I fait de l analyse de discours théorique. Il reflète les théories pour déconstruire la vérité unique que ce théoriuqes tentent de mettre en oeuvre. LE POSTMODERNISME Jacques Derrida va plus loin qu Foucault (ami) il va radicaliser la posture de Nietzsche et Foucault pour déconstruire toues les théories. Très célèbre dans les relation internationale. Il faut déconstruire les théories dominantes sans les reconstruire. Il faut démolire, détruires toutes les grandes théories car elles osnt toujours les moyens d imposer une perception voire une certaine pratique. Il fait que des analyses de discours. Les postmodernistes vont poursuivre sur cette rage déconstructiviste. Approche généalogique «il d^s agit en fait de faire jouer des savoirs locaux, discontinus et disqualifiés illégitime contre les instnaces... il s agit de l insurrection des savoirs» Foucault On voit à travers cette citation qu il va contre les théories dominantes établies et les théories marginales aussi. Tout son ouvrage est fondé sur la souveraineté étatique : tout le savoir etc, doit être à déconstruire en tant que discours ou la vérité fonctionne comme arme pour une victoire partisane : celle de l'etat. Il attaque la figure de l'etat. Il faut relativiser les vérités. Foucault : un précurseur. Feyerabend. «against mthod» : approche qu il appel un «anarchisme méthodologique». Il faut mettre à nu a fonction de domination. Jean François Lyotard : sur la condition postmoderne : nous entrant dans une èere postmoderne. La modernité qui commence avec la Renaissance est terminé. Il reste que des savoirs locaux et plus des grand savoir. Nietzsche : Deiu est mort ce qui veut die qu il n y a plus de fondement religieux. Les postmodernes nous disent que même au-delà de la religion, il n'y a plus de fondement possible. C'est un relativise absolu car les différentes perspectives se valent Derrida Arien n est déterminer, je dirais même déternimable.. dans un monde ou règnent les Etats moderns.. hypocrites» En gros, il dit que nous n avons plus de boussole : tout ce vaut. A partir de ces précurseurs, cela s est infiltré dans les théories de RI dès les années 80. Richard Aschley : il s oppose à l'establishment et la Ivy League. Il naviguait entre théorie de la dépendance et système monde puis soudainement change d'oreintation : il n y a plus de vérité ultime. James Rosenau : un des principaux behavioristes (méthodes quantitatives) : soudainement il abandonne tout ça et se converti au postmodernisme, notamment en matière de déconstruction du système de sécurité. 103
104 James Der Derrian : postmoderne depuis le début. Il fait pati de la 2 génération pas comme les 2 précédents. Il déconstruit le concept de diplomatie. La deuxième génération (années 1980 et 1990) Didier Bigo ; Mathias Albert ; Robert Walker. Il applique la déconstruction mais de façon simpliste : par exemple il déconstruit le conflit jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. A chaque fois, on a cette posture de dislocation et on remet en cause ce qui va de soi jsuqu a ce qu il n ait plus aucune signification. Il y a plein de revues anti.théoriques. Actuellement, les congrès sont fan de la déconstruction. A travers ces mécanismes de médiatisation, ça devient très prisé dans les pays scandinaves mais pas en France. Il n y a pas de conhérence théorique. C est un niveau intermédiaire : on attaque des concepts c'est entre l'empirie et la théorique. A la fin on reste sur ça fin : mais la réponse : résister contre toute tentative de domination théorique. Ils sont les anarchistes de la connaissances, de la théorie. Déconstruction de concept jusqu a ce qu il ny a plus rien. Pas théorique. C'est une méthode de faciliter car si on ne souhaite pas appartenir à une théorie on reste ici, dans l intermédiaire. Il n y a pas de théorie empirique car analyse de discours de la scène internationale. Grandes critiques : ils créesnt consciemment et consciencieusement un vide théorique : il faut résister à toute domination théorique mais c'est tout. Michael Löwy : on se tire par les cheveux comme le baron.. autre critique : le postmoderniste déconstruit tout sauf le constructivisme. Il n y a pas de reconstruction, pas comme Foucault qui reconstruit don il n est pas post moderniste. N est ce pas une posture de vérité de vouloir tout déconstruire? De plus a partir de là, cela devient un micro politique. Il n y a plus de grand projet politique car il y a une infinité de projet possible : se rapproche de l'individualisme. Abandon de tout projet politique. Laisser faire. Mais Derrida s'est battu contre ça. Il revient très religieux : il a retrouvé son judaïsme. Il évoque le secret par rapport à chaque décision qu i faut se remettre à Dieur (plus du postmodernisme du tout) Extrapolation de cela. Pour une partie seulement. LE FÉMINISME Cynthia Enloe : précurseur «banana's bases and bitches» Banana : exploitation Bases : chaque base militaire crée de la prostitution Bitches : tourisme sexuel Approche perspectiviste : le fond commun c'est Nietzsche et Foucault. Il y a des méta récit qui légitime la division du travail entre homme et femme au niveau des RI. La guerre : posture 104
105 typiquement machiste. Il faut donc d abord déconstruire l histoire faite par les hommes. Pour elles il n y a que les classes de sexe : gender classes : perspective prolongation de Nietzsche. Les femmes sont marginalisées. Remettre en cause les catégories telles que.. au profit d une catégorie binaire fondamentale entre homme femme. Anti-naturaliste : c'est la posture constructiviste qui nous dit qu en nommant les choses, elles deviennent comme naturels. Etat : catégorie naturelle. Il faut déconstruire les concepts dominants dans la perspective qui estime que la politique internationale qui est dominéée par les hommes : il y a lutte ultime entre les 2 sexes. A partir de ce tronc commun, il y a toutes sortes de féministes : Care feminism De par leur potentiel de mère, les femmes peuvent mieux diriger le monde (conservateurs pour les autre féministes) Féminisme libérale Les femmes jouissent des même droits dans le monde. Il y aurait des droits humains qui ne sont pas des droits de l'homme. Féminisme néomarxisant Mouffe : ce n est pas une coïncidence, classe sociale et classe des genres coïncident : les femmes gagnent moins que les hommes. Différance : de Derrida. Veut dire une différence extrême. Perspective locale : la mort du sujet Donc une fois encore, cela est de la déconstruction de discours mais jamais une analyse de fait etc. Conclusion Ces 2 courant sont censé être séparer mais le prof les met ensemble car c'est du perspectivisme. C'est une approche mais pas une théorie. CONCLUSION FINALE Objectif : présenter l essentiel des théorie. Donc il nous renvoie au début dans le fait que noue théorisons tous : pour comprendre, on applique une grille de lecture Le postmodernisme a tendance à complexifier et nous déstabilise : but ébranler nos certitudes. Certaine théories sont incompatibles entre elle (réalisme et néomarxsime) Les théories qu on a vu sont donc largement incompatible. Attirer l attention sur a pérenisation des théories. Le cours a été articuler entre théories marginales et dominantes 105
106 Les théories dominantes et marginales par périodes : Mise en perspective historique (pas comme le cours) : idéalisme vs marsixme-léninisme : réalisme vs marsixme-léninisme et théorie de la dépendance dès les années : transnationalisme vs marsixme-léninisme et théorie de la dépendance : néoréalisme / théories des régimes vs marsixme-léninisme, néogramscianisme, théorie des systèmes mondes : néoréalisme / théorie des régimes vs néogramscianisme et théorie du système monde, postmodernisme et féminisme. EXAMENS Regard critiques mais développer et contextualiser avant. Concernant mon regard sur
107 10 mais 2012 CONFÉRENCE DE DARIO BATISTELLA : THÉORISER LE MONDE POUR LE Précisions sur le titre COMPRENDRE Il s'agit d'une défense en faveur de l'utilité des théories pour mieux comprendre ce qui se passe dans le monde. A quoi bon toutes ces théories? Question qui a son sens dans la mesure où on en conclu souvent qu'elles ne servent ni à prévoir, ni à aider ce qui se passera dans le futur. Les théories servent à moins mal comprendre ce qui se passe, par rapport aux autres connaissances et discours que l'on a sur le sujet (discours médiatiques, politiques et militants). Dans une certaine mesure, tout ces discours ont de la théorie sous-jacente, sans savoir à quelle théorie les réflexions appartiennent, par exemple, à propos du 11 septembre, qualifier ces événements d'attentat est déjà teinté d'une théorie. Il s agit ici d'appliquer, dans une perspective pédagogique, les théories pour mieux comprendre la guerre et la paix (Pour Batistella) On verra le réalisme (pour mieux rendre compte de la paix systémique, la stabilité du système international dans son ensemble), le libéralisme (exemple de la guerre contre l'irak, menée contre Saddam) et le constructivisme (constructivisme light ou soft avec l'exemple israelo-palestinien). Introduction LE RÉALISME Le constat que la paix prévaut ne fait pas de doute. La guerre existe lorsqu'il y a recours à la force armée (il n'y a pas de guerre économique pour les réalistes). La paix prévaut car les grandes puissances ne recours pas à la guerre dans leurs relations. Pour nous c'est banal mais avant ça ne l'était pas. Comment expliquer que les grandes puissances ne recourent pas à la guerre dans leurs relations? Le réalisme explique le comportement des Etats dans une approche top-down. La configuration au niveau international contraint les nations. Unipolaire : il y a qu'une seule puissance. Ceci insite les Etats à ne pas faire la guerre. Il n y a qu un seul pôle de puissance. Avec la chute de l'urss, il ne reste que les USA. Or, ce constat ne fait pas l'unanimité. Kisinger annonçait le retour d'un monde bipolaire, voire multipolaire. Dans les médias, on insiste sur les BRICS : donc on appuie la vision d'un monde multipolaire. Pour Batistella, le monde n'est pas multipolaire malgré cela. Pour savoir ce qu'est une puissance, il faut savoir ce qu'est la puissance comme acteur. 107
108 Ressources La puissance, c'est l'influence qu'exerce un acteur sur un autre acteur pour l'amener à faire ce que le dominant veut. Pour qu un Etat soit puissant. Il faut qu'il ait plus de ressources (diomension objective) et qu il ait une capacité d'influencer. Dire que le monde est unipolaire, c'est qu il y a une puissance qui a plus de ressource que les autres et qu il ait capable d'influencer les autres. Le système est unipolaire si et prce que il y a qu une seule grande puissance, les USA, qui ont davantage de les autres et qui les empêche de déséquilibrer cela. Première dimension quand on regarde les ressoureces, 2 ressources mesurables : L'économie milliarde de dollars : les USA, 2. la Chine milliard de dollars. Donc, l'écart est favorable aux USA. Le budget militaire américain vaut les 9 budgets juste derrière lui. Ils sont donc économiquement, en terme de PIB, il l emporte. Est ce que cela leur permet d'imposer leur volonté? L'intérêt des USA est que le monde reste comme cela. Le comportement des puissances secondaires est compatible avec cela car ils ne tentent pas de contre balancer cela. Pour ça : soit on augmente nos ressourcre militaires, soit on fait une alliance, en les joignant avec d'autres, cela azgment le matériel militaire. Lorsque on regarde le comportement des neufs qui suivent en term de budget militiaire, il n y a personne qui les test (la Chine commence) mais il n y a pas de course à l'armement. Ceci est la preuve que le monde n'est pas multi-polaire. Pour qu il y aait un monde multi-polaire, il faut que les unes et les autres le veulent. Or, le fait qu il y a ait des BRICS ne suffit pas. Cette prédominance américaine, d'après les réalistes est synonyme de paix. Car, d'après les théorie des cycles dominants,... Tout d abord, les puissances plus faible ne vont pas faire recours à l force vu l'écart de puissance. Cela dissuade les puissance secondaire de recourir à la force. Mais cela explioque aussi pourquoi les USA ne recour pas à la force. Si elle abusait de sa prédominance, les autres seraient pousser à se coaliser. Tant qu elle ne le fait pas, les autres n ont pas intérêt à la guerre. En gros, personne n'est incité à venir à la force. Au contraire dans un monde multipolaire, on est encouragé à recourir à la force. L'origine de se raisonnement se trouve chez Hobbes. Etat de nature : Etat de guerre. La nature a fait les hommes égaux. Une grande puissance qui domine les autres stabilise le système. Scénario pour l avenir : 1. soit la chine se transforme en démocratie, elle n aura plus envie de changer l'ordre donc une transition pacifique est possible 108
109 2. Soir elle sera toujours opposée au ISA et le clash est inévitable. Définition de la paix systémique : pas de guerre entre grandes puissances (donc 6 pays). Donc les USA n ont pas intérêt à recourir à la force.. Or ils ont abusé de leur force avec l'irak en 2003 : limite de la théorie des cycles. On ne peut pas expliquer cette guerre par l'intérêt national américain. Les réalistes américains se sont opposés à cette guerre. Autrement dit, eux-même refusent de considérer cette guerre comme défendant les intérêts US. Il y a donc d autres intérêt pris en compte par l approche libéraliste LE LIBÉRALISME Perspective bottom up : on regarde ce qui se passe au sein même des Etats pour expiquer au niveau international. (LOCK) On ouvre la boite noire. Les individus : c'est l homo economicus vu en politique. Le gouvernement prend des décisions selon le rapport de force dans le pays (entre ouvrier et patron etc.) l'etat est le préposé qui défend les intérêts des individus sur la scène international. Quels individus? Pour cela il faut regarder ce qui se passe dedans (Inside out). C'est dans les politiques internes que les individus sont capables d'influencer ce qui se passe à l'extérieur. Il faut donc s'intéresser au régime. Une démocratie pourrait défendre la majorité. A l inverse, une dictature, formé d une minorité (ethnique, religieuse, tribal, ou nomenclature). Sur la base de ces constats, les libéraux déduisent qu une démocratie n'est pas favorable à la guerre car la majorité pense que la guerre se retournera contre eux.. (impot etc). Inciter à ce comporter de la sorte du fait que les individus sont rationnels. Dictature : La minorité du pouvoir peut fait supporter par la majorité la guerre. Eception : une minorité au sein d une démocratie peut réeussir à faire prévaloir ses intérêt mesquins et minoritaires pour fair en sorte que le poiuvoir défende leur intérêt au lieu de ceux de la majorité Cas de figure extérieur imperialiste (par marxiste). Chez les libéraux, ce n est pas le capitalisme en soi qui est impérial mais une minorité. Cela nous vient de John Hobbson, et le deuxème c'est Schumpeter. Une minoité d acteur avait intérêt à la guerre en Afrique car leur intérêt gagnait à la guerre. On peut donc expliquer l opération liberté des USA en Irak. Cette guerre ne s explique pas par les réalistes. On sait qu il n y avait pas d arme de destruction massive. Ce recours à la force était voulu de puis les années 80. certains appelaient au retour à la force contre Saddam et ils se retrouvent au pouvoir en Il sont représentatif d intérêt particulier et minoritaire. Ils ont convaincus Bush, mais le cadre du 11 septembre à aider. On regarde ce qui se passe dans la prise de décisions. Il y avait 3 factions 1. réaliste, Colin Powell 2. les hardliner, les faucons, nationalistes qui venaient de l admin Reagan (Rumsfed et Dick Cheny) 3. Les néo consevateurs Ils ont tenté de convaincre Bush, il y a eu une coalition. Ils voulaient contourné l'onu, Les néo- 109
110 conservateurs avait une ambition idéologique : répendre la démocratie. Les autres, ils avaient des intéêts matériels (Rumsfels : les intérêts militaire américaine ; Dick Cheney : ancien pétrolier ; ) L'approche libérale est le cas de fugure d une action impérialiste. Cette approche permet de donner du solide à cette approche qu on pense que la guerre est faite pour le pétrole. Cette guerre a été possible par la démission des contre pouvoirs. La presse a démissionné et diffusé la peur. Les démocrates ont cesser de contrôler en tant que pouvoir légidslatif le gouvernement, Ambiance particulière : peur engendré par les attentats. Cette peur est aussi en partie au centre des ralition Israelo-palestinien Allexendr Wendt LE CONSTRUCTIVISME Dans une certaine mesure, on peut expliquer ce conflit par des intérêt particulier et des entrepreneurs politiques. Ni le Likoud ni l autre n ont intérêt à la guerre. Donc il doit y avoir une cause plus profonde que le intérêts. Cela nous renvoit à l approche réaliste car la notion réaliste nous renvoit à l etat de guerre : 2 entités n exclue jamais de recouri à la force entre eux. Il sont dans la posture de combat. D après Hobbes, cette etat de guerre latent se transforme ent guerre manifeste. Une guerre en 48 en 57, 82 etc. Donc succession de guerre : Les RI se font à l ombre de la guerre. Pourquoi cet Etat de guerre? Chez hobbes, il y a 3 motifs qui explqiue le recours a la guerre : la rivalité, la méfiance, la fierté. Ceci incite les hommes à recourirà la guerre pour profit, sécurité,... öconomiquement, la guerre est une abération : irrationel économiquement. 3 ème motif : sécurité : le dilemne de la sécurité Vu qu il n y a aps d autorité en dessus des Etats, tous les Etats ont peur des autres Etats (pour les réaliste) donc ils s ar,ment pour essayer de se défendre le jour J quand il y aura la guerre. Ainsi démarre la spirale insécurité ce cercle vicieux amène à la guerre. Effet pervers de ce dilemne qui provoque les guerres (Tragedy of RI). L egypt a reussi a fair un traité de paix. Comment se rendre compte de la différence entre les relation Israélo palestinienne et les relations Israelo arabe (egypte par exemple). Le constructivisme permet de comprendre pourquoi l Egypte et Israel sont sorti de l etat de guerre mai pas avec la Palestine. Le constructivisme soft : Wendt Sa spécificité c est son onthologie. Sa réalité n est pas objective, elle existe inter subjectivement. Elle est ce que les acteurs disent qu elles est et ce qu ils en pensent. Ex : pistolet entre les mains d un policier ou d un gars dans une banque. La même réalité physique qu est le pistolet est la même mais n a pas la même signification sociale. Pareile entre USA en UK. UK ont beaucoup de arme nucléaire mais pas de soucis pour les USA : 110
111 dépend de leur perceptions. 3 types de culture : 1. la culture anarchique hobésiene : on se perçoit comme des ennemeis. On nie a l autre le droit d exister car on pense que l autre fait pareile. On recour en premier à la guerre par peur (Israel palestine) 2. La culture lockienne : lorsque des Etats se perçoivent comme des rivaux. Onreconnait l existence de l autre mais il y a des contestations sur les limites de l autres. Ils ne se erçoivent pas comme des amis. (Israelo egyptienne 3. Phrase de Ben Gourion : «nous et eux (il n emplois jamais le terme dde palestiniens, on ne nomme pas les autres ce qui donne l idée de la négation) on veut la même terre. Chez Hobbes, ils deviennent ennemeis et dans la piursuite de leur propre conservation, chacun nuit à l autre pour l empêcher. Dans les années 30, les colombs s installent car ils suivent pogrims etc. Il se retorouve en concurrence avec les palestinien. Perception de l autre : palestinien : les juifs sont comme UK et OTTOMAn ; les juifs, les palestiniens sont comme les européens antisémites. Pour l egypte, israel était l ennemei mais avantage : ils ne mettent pas en vie la vie de l Egypt Nasser instrumenetalise la cause palestinienne. Il veut être reconnu oar Israel comme une puissance reconnue. Guerre limité dans perspective lockienne pour être reconnu en 77 il se rend a la knesset et signe pacte de paix. Perception de rivalité. Mais ce n est pas le cas des palestiniens car leur entité est en jeu. Charte du Hamas «puisse les lâche ne jamais dormir». Les palestiniens dans un 1 er temps essaient d obtenir la reconnaissance Isrtael nie le droit au territoire. La logique hobésienne l emporte Ce nest pas une explication mais une descritpion. Ce ne st pas possibe de rationnaliser ce conflit car il y a intériorisation de l autre comme l ennemi. CONCLUSION Ce ne sont pas le meilleurs explications mais cela nous permet de mieux comprendre et de déboucher sur d'autres analyses. Remarques de Giesen sur la présentation de Batistella Batistella ne découpe pas les théories comme Guiesen. Le libéralisme, dans notre cours : théorie des régimes, interdépendance et théorie des cycles. De plus, pour Guiesen, il trouve que procédé comme le fait Batistella qui conçoit les conflits en rapport avec une théorie (il choisit la théorie la plus pertinent pour expliquer un conflit) n'est pas valable. Il fait rentrer par la fenêtre ce qui passe par la porte. Le constructivisme pour Guiesen n'est pas une théorie mais un angle d'attaque. 111
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