L Éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : Une Stratégie pour mettre l enseignement au service du développement

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1 L Éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : Une Stratégie pour mettre l enseignement au service du développement Secteurs Sociaux Bureau régional Moyen-Orient et Afrique du Nord

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3 TABLE DES MATIERES I. CONTEXTE ET HISTORIQUE DES INTERVENTIONS DE LA BANQUE MONDIALE AUPRES DE SES CLIENTS 5 La toile de fond économique, sociale et politique 5 Situation de l éducation et évolution des systèmes éducatifs 7 Accès 7 Niveau d instruction et alphabétisme 9 Equité 10 Qualité 11 Financement 13 Participation du secteur privé 15 II. CINQ OBJECTIFS POUR METTRE L'ENSEIGNEMENT AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT AU MOYEN-ORIENT ET EN AFRIQUE DU NORD 16 Mettre l accent sur «apprendre à apprendre» et viser des normes de résultats adaptées à la concurrence internationale 18 Améliorer l efficacité du système éducatif en tant que producteur de capital humain et générateur de cohésion sociale 19 Généraliser la participation au cycle complet de la scolarité obligatoire et en assurer la qualité 20 Renforcer l information de l ensemble des citoyens sur l enseignement et les effets de la réforme 22 Mettre en place une base de financement durable pour l éducation 24 III. SIX APPROCHES STRATEGIQUES POUR LA REALISATION DES OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT 25 Définir des cadres d action détaillés pour des programmes de développement et de réforme à long terme 25 Mettre l accent sur les résultats : améliorer les performances à tous les niveaux 26 Accroître la participation du secteur privé à l'éducation par le biais des cadres juridiques et réglementaires et des mécanismes d'accréditation 27 Améliorer l efficacité interne 29 Créer une communauté d apprenants 31 Informer l ensemble des citoyens 31 IV. COMMENT LE GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE PEUT-IL A L AVENIR AIDER SES CLIENTS DE LA REGION MNA? 32 FIGURES, TABLEAUX ET ENCADRES Figures Figure 1 Part des emplois du secteur public dans l'ensemble des emplois, début des années 90 6 Figure 2 Croissance annuelle moyenne du PIB 7 Figure 3 La faible couverture téléphonique fait obstacle au transfert des connaissances 7 Figure 4 Tendances démographiques : population âgée de 15 à 14 ans (en milliers) 9 Figure 5 Nombre moyen d années d études de la population adulte 1980, 1985, Figure 6 Taux d'urbanisation et d alphabétisme, Figure 7 Enfants âgés de 6 à 10 ans non scolarisés 11 Figure 8 Participation à l école par niveau de revenu 12 SECTEURS SOCIAUX 1

4 Figure 9 Nombre de filles scolarisées pour 10 garçons scolarisés 12 Figure 10 Les examens de mathématiques en classe terminale dans la région privilégient le par coeur 13 Figure 11 Dépenses publiques d enseignement en part du PNB, Figure 12 Ratio dépenses publiques d enseignement par élève dans le secondaire / dépenses par élève dans le primaire (x100), milieu des années Figure 13 Part de l enseignement privé dans les effectifs totaux, début des années Figure 14 Distorsions dues aux choix politiques, niveau d instruction et croissance du PIB dans soixante pays en développement, Figure 15 Taux de chômage total et parmi les travailleurs ayant fait au moins des études secondaires, début des années Figure 16 Proportion d'enfants âgés de 7 à 12 ans scolarisés par revenu, sexe et cadre de vie (urbain ou rural), Maroc, Figure 17 Dépenses publiques d'enseignement, en part du PIB, milieu des années Figure 18 Dépenses publiques d'éducation en part du PIB dans l hypothèse d une croissance lente du PIB et de coûts unitaires élevés, Figure 19 Opérations de prêt MNA à l'éducation, exercices Figure 20 Prêts MNA à l éducation par sous-secteur ($EU), AF Tableaux Tableau 1 Indicateurs de l'éducation 8 Tableau 2 Principaux objectifs et orientations stratégiques et leur interaction 32 Encadrés Encadré 1 Mettre l accent sur la pertinence dans l enseignement technique supérieur par l intermédiaire de liens avec les entreprises 16 Encadré 2 Un effort systématique de réforme qui se renforce par l'information et l évaluation 22 Encadré 3 Beaucoup dans la région sont prêts à financer leur l éducation 25 Encadré 4 Un cadre stratégique pour la planification à long terme du secteur de l éducation en Egypte 26 Encadré 5 Des partenariats public-privé en vue d améliorer la formation technique 28 2 SECTEURS SOCIAUX

5 ~ AVANT-PROPOS L éducation est une des pierres angulaires du développement et l assise sur laquelle repose le bien-être économique et social. Elle est essentielle pour accroître la productivité économique et la cohésion sociale. En rehaussant la valeur et l efficacité de leur travail, l éducation contribue à sortir les défavorisés de la pauvreté ; en relevant le niveau global de la productivité et en favorisant la flexibilité intellectuelle de la population active, elle contribue à assurer la compétitivité d un pays sur les marchés mondiaux caractérisés par des technologies et méthodes de production en évolution ; en encourageant l intégration d un enfant dans des groupes ethniques ou sociaux disparates dès son plus jeune âge, elle contribue largement à renforcer les racines nationales et la tolérance entre les personnes. Au niveau de l accès à l enseignement fondamental, une évolution importante a marqué les dernières décennies dans tous les pays de la région du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord. Bon nombre de pays se sont actuellement engagés à étendre davantage l accès à l enseignement secondaire et supérieur et à apporter des améliorations radicales sur le plan de la qualité de l enseignement offert à tous les niveaux. Toutefois les pays de la région du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord sont confrontés à des défis inhabituels auxquels le présent rapport se consacre. Un des défis auxquels les pays de la région du Moyen- Orient et de l Afrique du Nord doivent faire face résulte justement du succès remporté au cours des dernières décennies. Dans bon nombre de pays, les gouvernements centraux ont déployé d importants efforts en vue d étendre l accès à l enseignement fondamental à tous les enfants tout en développant parallèlement l enseignement post-fondamental gratuit. Le nombre d élèves qui terminent le cycle de l enseignement primaire étant en augmentation, la demande pour les niveaux supérieurs d enseignement augmente également. Les dépenses publiques consacrées à l éducation enregistrent actuellement une hausse exponentielle qui bientôt ne pourra plus être soutenue. Des solutions créatives aux problèmes que présente le défi du financement devront être trouvées et il faudra, entre autres, permettre au secteur privé de jouer un rôle plus important, d avoir davantage recours aux collectivités locales pour la gestion des établissements scolaires, et de recourir à la technologie pour dispenser un enseignement supérieur. Un deuxième défi consiste à renforcer les réalisations scolaires des filles et des femmes, notamment parmi les groupes défavorisés. L éducation des filles est vraisemblablement l investissement le plus rentable qu un pays puisse consentir, les femmes travaillant ou non en dehors du foyer. L éducation des filles comporte de multiples avantages pour les familles et notamment une meilleure santé et alimentation familiales, un espacement des naissances plus satisfaisant, des taux de mortalité et de morbidité infantile et juvénile à la baisse, et une amélioration des résultats scolaires. Les pays de la région du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord sont de plus en plus intégrés aux marchés mondiaux de produits finis. Leur aptitude à soutenir la concurrence sur ces marchés et à mondialiser les marchés de services dépendra de la qualité du capital humain qu ils opposeront face à la concurrence. Veiller à ce que tous les citoyens puissent lire et compter, à ce que la majorité d entre eux disposer d un large éventail de connaissances actives supérieures au niveau fondamental, et à ce que certains d entre eux développent des qualifications professionnelles de niveau international, entrainera la modernisation des programmes de cours, l amélioration de la formation des enseignants et des méthodes pédagogiques favorisant le développement de connaissances cognitives de haut niveau. Ces réformes pédagogiques complexes sont essentielles mais souvent difficiles à matérialiser. En s appuyant sur les réalisations des trois dernières décennies, tous les pays de la région du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord peuvent se servir de leurs systèmes éducatifs pour continuer à valoriser un capital humain appelé à être compétitif sur la scène internationale, accroître la cohésion sociale, et catalyser d autres améliorations à tous les niveaux du bien-être social. Le présent rapport constitue une ressource précieuse pour les pays à la recherche de stratégies axées sur le développement de l éducation qui permettront de relever les défis à venir. Kemal Dervis Vice-Président Région Moyen-Orient et Afrique du Nord Banque Mondiale SECTEURS SOCIAUX 3

6 REMERCIEMENTS : La présente Note de stratégie pour le secteur de l'éducation fait partie d'une série de six notes régionales qui serviront de base à l'etude de stratégie 1998 du Groupe de la Banque mondiale pour le secteur de l'éducation. Elle a été rédigée par l'equipe chargée de l'éducation du Groupe des Secteurs Sociaux pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord : Marlaine Lockheed (Responsable régionale du secteur de l éducation), Jon Avins (Economiste des ressources humaines), Mae Chu Chang (Educatrice principale), Bill Darnell (Spécialiste en gestion de l éducation), Vasilios Demetriou (Spécialiste principal de la mise en œuvre des projets), Mourad Ezzine (Spécialiste principal des ressources humaines), Patricia Maughan (Responsable des opérations), Benoît Millot (Responsable principal des opérations), Meskerem Mulatu (Spécialiste des ressources humaines), Mari Parker (Consultante), Dung-Kim Pham (Analyste des opérations), Francis Steier (Economiste principal pour l'éducation), Takako Yuki (Consultante). Jane Schubert (Consultante) et Willem van Eeghen (Economiste principal, MNSED) ont apporté d'importantes contributions, et Sue Berryman (ECSHD) et Stephen Heyneman (ECSHD) ont formulé de précieux commentaires. Karine Pezzani a assuré la mise en page. Une première version de ce document a été examinée lors d'une réunion de spécialistes de l'éducation de l'unicef et autres experts qui s'est tenue à Mascate (Oman) le 18 mai 1998 et lors d une réunion régionale de consultation organisée par l UNESCO à Beyrouth, Liban, du 2 au 4 juillet Les auteurs voudraient remercier Frank Dall, conseiller régional pour l UNICEF à Amman, ainsi que Victor Billeh, Directeur régional pour l UNESCO à Beyrouth. Une deuxième version de ce document a été distribuée et discutée à Marrakech (Maroc) lors du Deuxième Forum de Développement Méditerranéen qui s est tenu du 3 au 6 septembre SECTEURS SOCIAUX

7 I. CONTEXTE ET HISTORIQUE DES INTERVENTIONS DE LA BANQUE MONDIALE AUPRES DE SES CLIENTS La toile de fond économique, sociale et politique La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MNA) telle que définie par la Banque mondiale comprend 19 pays ou territoires 1 qui jouxtent et contrôlent des voies d accès clés à la Méditerranée, à la mer Rouge, au canal de Suez, et au Golfe Persique. A peine 5 pour cent des terres de la région sont arables, 2 et ses ressources en eau sont limitées. Plus de la moitié des pays de la région jouissent d importantes réserves de pétrole, qui ont permis à la région d atteindre 31 pour cent de la production mondiale de pétrole en Malgré les traits communs que sont dans l ensemble l islam et la langue arabe, 3 les pays qui la constituent se différencient par la composition ethnique, les orientations politiques et le niveau de développement économique et social. A long terme, compte tenu du fait que les ressources pétrolières finiront par se tarir et du rendement faible et variable des produits agricoles et autres matières premières, 4 le développement social et la croissance des revenus dépendront dans ces pays de la vigueur du capital humain. La hausse des prix du pétrole des années 70 a fortement stimulé les revenus des pays exportateurs de la région. La manne pétrolière a permis de développer rapidement l infrastructure et les services sociaux, ce qui s est traduit par une amélioration des indicateurs sociaux. Les pays non producteurs de pétrole, tels que la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, en ont bénéficié eux aussi, principalement en exportant de la main-d œuvre qualifiée et semiqualifiée vers les pays producteurs, tandis que l Egypte et l Algérie exploitaient les deux sources de revenus. A partir de 1960 et durant le quart de siècle qui a suivi, les revenus ont progressé dans la région MNA plus vite que dans toutes les autres régions à l exception de l Asie de l Est, mais le boom n a pas profité à tous et de profondes disparités intrarégionales demeurent. Le revenu par habitant au Yémen est l un des plus bas du monde alors que ceux des pays producteurs de pétrole du Golfe sont parmi les plus élevés. Les autres pays, du Maroc, à l extrême pointe nord-ouest de l Afrique, à l Iran, aux portes de l Asie centrale, se classent parmi les économies à faible revenu et à revenu intermédiaire. 5 Les gouvernements centraux de la région jouent depuis le début des années 60 un rôle proéminent dans l activité économique et le développement social. En part du PIB, les recettes et dépenses publiques et les salaires versés aux fonctionnaires des administrations centrales sont largement supérieurs à ceux d autres pays à faible revenu et à revenu intermédiaire et de rivaux économiques tels que l Indonésie et la Thaïlande. 6 Jusqu à une date récente, le secteur public absorbait une large fraction des nouveaux diplômés du secondaire et de l enseignement supérieur et la part totale des emplois publics variait de 20 pour cent au Yémen à 55 pour cent en Algérie au début des années 90. Parallèlement à leur rôle dans l activité économique, les gouvernements étaient les principaux fournisseurs de services éducatifs, dont les bénéficiaires n avaient à supporter aucune dépense directe. Cela a eu pour effet de marginaliser l enseignement privé en tarissant la demande, et d ossifier dans une certaine mesure le développement de l éducation. L emploi dans le secteur privé occupe une place importante : tandis que le secteur privé structuré 7 est en général moins important que le secteur public, 8 il représente 30 pour cent des emplois non agricoles en Algérie, 40 pour cent en Egypte, 63 pour cent au Maroc et 35 pour cent en Tunisie. 9 Le taux d accroissement annuel de la main-d œuvre de 3 à 4 pour cent de 1980 à 1995 dans la plupart des pays a été partout supérieur au taux de croissance démographique, sauf en Jordanie. La proportion de femmes dans la population active s est accrue au total de seulement 1 à 2 pour cent dans la plupart des pays au cours de cette même période de 15 ans, sauf en Jordanie où elle a fait un bond de 6 pour cent. 1. Ces pays ou territoires sont les suivants : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Cisjordanie-Gaza, Egypte, Emirats Arabes Unis, Iran, Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Malte, Maroc, Oman, Qatar, Syrie, Tunisie et Yémen. 2. A l'exclusion des pays du CGG, les terres arables ne représentent qu'un peu plus de 7 pour cent des sols de la région, contre 20 pour cent aux Etats-Unis, 22 pour cent en Europe occidentale et 38 pour cent en Europe de l'est. 3. L'Iran farsi fait exception sur le plan linguistique. 4. Comme les phosphates au Maroc et en Jordanie et le gaz naturel en Algérie. 5. Il s'agit des pays suivants : Algérie, Cisjordanie-Gaza, Egypte, Iran, Iraq, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie et Yémen. 6. Banque mondiale, 1997a. 7. Défini habituellement comme composé d'entreprises employant au moins 10 salariés. 8. Richards et Waterbury, Banque mondiale, 1995a. SECTEURS SOCIAUX 5

8 Figure 1 Part des emplois du secteur public sur l ensemble des emplois, début des années 90 Algérie Jordanie Egypte Tunisie Syrie a Maroc C-G Yémen Source: Banque mondiale (1995) Will Arab Workers Prosper or be Left Out in the Twenty-first Century? (pour cent) Notes: (a) Zones urbaines seulement La région doit faire face à une croissance lente, un chômage élevé, des conflits internationaux et civils endémiques, et à une capacité limitée de transmission du savoir qui affectent ou sont affectés par les systèmes éducatifs. La croissance économique s est ralentie lorsque les prix du pétrole ont chuté après avoir atteint leur point culminant à partir de la deuxième moitié des années 80. De 1986 à 1995, le taux de croissance annuel de 2,4 pour cent a diminué de moitié par rapport à sa valeur durant les 10 années précédentes. Face à l accroissement rapide de la main-d oeuvre, la région n a pu générer suffisamment d emplois bien rémunérés pour les diplômés. Au début des années 90, la croissance a été moins forte qu ailleurs dans le reste du monde à l exception de l Afrique subsaharienne et de l Europe orientale et centrale en pleine crise. 10 S ajoutant à l accroissement rapide de la main-d œuvre disponible, la baisse de la croissance de la production a contribué à porter le taux de chômage officiel (environ 15 pour cent) à son niveau le plus élevé dans l ensemble des régions en développement. Depuis le début des années 90, la stabilisation et les réformes du secteur financier appuyées par les organisations issues de Bretton Woods ont progressé dans presque tous les pays de la région MNA. De modestes réformes structurelles y compris de libéralisation du commerce se sont poursuivies en Egypte, en Jordanie et dans les pays du Maghreb, dans le cadre en particulier d accords avec l Union européenne. On prévoit une stabilisation ou une diminution des rapatriements de salaires à mesure que la demande de travailleurs immigrés continuera de baisser en Europe et que les pays pétroliers du Golfe encourageront une plus grande participation des nationaux à la population active tout en se tournant de plus en plus vers la main-d œuvre asiatique à faible salaire pour répondre à la demande de travail importé. Les conflits civils et internationaux ont entraîné un gaspillage considérable du capital humain et physique. Des populations sont déplacées, certaines temporairement, d autres de façon permanente, et l infrastructure sociale est détruite. Durant les années du conflit sectaire qui a déchiré le Liban, les enseignants ont été dans l incapacité de franchir les lignes de démarcation entre zones sous contrôle pour se rendre dans leur école. Au Yémen, des écoles ont été détruites lors de la guerre civile de On ne connaît pas encore l ampleur exacte des destructions causées aux équipements scolaires pendant la guerre entre l Iran et l Iraq et la guerre du Golfe. De surcroît, l infrastructure sociale n est pas toujours la première priorité lors de la phase de reconstruction qui suit un conflit. La région se caractérise aussi par le faible niveau de la recherche-développement nécessaire à la production de connaissances et par l insuffisance de l infrastructure en matière de communications indispensable à leur transfert. Les dépenses de R-D de la région ne représentent que 0,1 pour cent des dépenses mondiales 10. Banque mondiale, 1997a. 6 SECTEURS SOCIAUX

9 Figure 2 Croissance annuelle moyenne du PIB (pour cent) Iraq Algérie Jordanie Iran Egypte Maroc Tunisie Syrie Source: Calculs de la Banque mondiale basés sur les IDM 1997 dans ce domaine, soit un budget inférieur à celui de toutes les autres régions à l exception de l Afrique subsaharienne. La relative rareté d un outil de communication aussi élémentaire que le téléphone a pour conséquence que l information circule à une vitesse inférieure à l optimale. Avec moins de 15 lignes principales pour 100 habitants dans les grandes villes et moins de 5 lignes principales pour 100 habitants dans les zones rurales le réseau téléphonique de la région est plus de deux fois moins développé que celui de l Asie centrale et de l Est et plus de 25 pour cent moins développé que celui des pays de l OCDE. Situation de l éducation et évolution des systèmes éducatifs Accès La gratuité de l enseignement, dispensé par des établissements publics, est un élément central du contrat social dans tous les pays de la région depuis l indépendance. Après l indépendance, les gouvernements ont considérablement développé le système éducatif, poussés en cela par la croissance rapide des tranches jeunes de la population et par la nécessité d édifier et d assurer au nouveau régime légitimité politique et soutien Figure 3 La faible couverture téléphonique fait obstacle au transfert des connaissances Nombre de lignes principales (pour cent personnes) OCDE ECA EAP LAC MNA SAS Les zones rurales Les grandes villes AFR Source: Rapport Préliminaire sur le Développement dans le Monde SECTEURS SOCIAUX 7

10 populaire en faisant de l éducation un droit fondamental pour les citoyens. En conséquence, à de rares exceptions près, les systèmes éducatifs de la région assurent actuellement l éducation de base de la plupart des enfants et offrent à beaucoup la possibilité de poursuivre leurs études dans le deuxième cycle du secondaire, l enseignement professionnel et l enseignement supérieur. La scolarité est obligatoire jusqu à la fin du primaire dans tous les pays sauf la Tunisie, et du premier cycle du secondaire dans six pays. La plupart des pays ont réussi à généraliser l enseignement primaire et à relever de manière significative le taux de scolarisation dans l enseignement secondaire. La hausse des taux de scolarisation est moins spectaculaire dans l enseignement supérieur, et un petit nombre de pays ont même enregistré un léger recul entre 1975 et Etant donné toutefois l augmentation de la taille des cohortes dans l enseignement supérieur, même un taux de scolarisation constant se traduit par une forte augmentation des effectifs. L enseignement est dispensé et financé dans une proportion écrasante par l Etat dans tous les pays sauf le Liban, et un seul pays de la région l Algérie interdit l enseignement privé. L administration de l enseignement se fait principalement au niveau central, mais la plupart des gouvernements ont toutefois créé des ministères Tableau 1 Indicateurs de l éducation distincts pour chaque grand sous-secteur de l éducation (éducation de base, enseignement supérieur et formation professionnelle). Ces ministères ne sont guère incités à coordonner leurs activités, de sorte que les décisions concernant les investissements et les dépenses de fonctionnement, le déploiement des enseignants et l utilisation des autres ressources sont rarement prises à l échelle du secteur tout entier. Des possibilités d arbitrage et d économies d échelle et de gamme sont de ce fait perdues. Les ministères non responsables de l éducation qui sont chargés de secteurs où les besoins de formation sont importants (comme la santé) mettent également en œuvre de vastes programmes (assurant par exemple l ensemble de la formation médicale), ce qui accentue encore le caractère fragmentaire de la planification et de l utilisation des ressources. L époque où l investissement dans l éducation était induit par la croissance démographique a pris fin pour ce qui est de l éducation de base dans bon nombre de pays de la région MNA. Les cohortes d âge scolaire (approximativement de 5 à 14 ans) commenceront à s amenuiser vers 2015 et le corps enseignant et le parc de salles de classe actuels seront suffisants pour répondre à la demande du XXIe siècle dans la majorité des pays de la région. En Jordanie, en Iraq, en Cisjordanie et à Gaza et au Ministères % d enfants Moyenne d années ayant des Années de de 6 10 ans de scolarisation TSB TSB TSB responsabilités scolarisation scolarisés, milieu des adultes Primaire Secondaire Supérieur pédagogiques* obligatoire des années Algérie Egypte** Iran ** Iraq Jordanie Liban** Maroc**** Syrie Tunisie Cisjordanie-Gaza*** Yémen Source: UNESCO 1997, Barro & Lee 1996, Banque mondiale 1997, Autorité Palestinienne 1996, Centre National de Développement des Ressources Humaines (www.hchrd.gov.jo), Banque mondiale 1998, Estimations de la Banque mondiale sur la base des données de la FAFO 1993 et Notes: * Ministères techniques (p. ex., Ministères de l Agriculture ou Travaux Publics) responsables des programmes de formation technique applicables uniquement à leur propre secteur ne sont pas inclus. Le Ministère de la Santé responsable de l enseignement médical est inclus. Pour l Egypt et la Syrie, Ministères responsables de l enseignement religieux sont inclus. ** TSB pour le supérieur en Egypte et tous les TSB pour l Iran sont des données de 1994; TSB pour le secondaire et le supérieur pour la Jordanie et le Liban sont des données de *** Années de scolarisation pour Cisjordanie-Gaza se réfèrent à TSB sont des moyennes arithmétiques pour les filles et les garçons. **** Au Maroc l enseignement de base commence à l âge de 7 ans. 8 SECTEURS SOCIAUX

11 Figure 4 Tendances démographiques : population âgée de 5 à 14 ans (en milliers) Iran Egypte Algérie Maroc Iraq Yémen Syrie Tunisie Jordanie Liban C-G Source: Estimations de la Banque mondiale. Yémen la taille de la cohorte d âge scolaire continuera à se développer pendant au moins 15 ans (25 à 30 ans en Cisjordanie et à Gaza et au Yémen). De plus, le besoin de places dans les niveaux d éducation supérieurs continuera de croître dans tous les pays, peu d entre eux ayant déjà atteint les taux de participation dans l enseignement secondaire, professionnel ou supérieur auxquels ils aspirent. Les chances d accéder à l éducation secondaire et supérieure sont limitées par le biais d examens nationaux et régionaux organisés à la fin du primaire et du secondaire (excepté en Jordanie où l admission aux études secondaires ne dépend pas de la performance au niveau primaire). C est ainsi qu en Tunisie, un taux de passage prédéterminé de 35 pour cent est appliqué lors de l examen de fin d études secondaires pour limiter les admissions à l université 11 et qu en Iran, seulement 10 pour cent des candidats à l université sont reçus. 12 En Algérie, des examens de sélection sont utilisés pour limiter l accès à l enseignement secondaire, le plafond étant fixé à 50 pour cent des élèves ayant accompli neuf années d études. 13 En Jordanie, la demande excédentaire pour l éducation supérieure est partiellement satisfaite par un secteur d éducation privé dynamique. Niveau d instruction et alphabétisme L une des conséquences de l investissement de l Etat dans l éducation a été une hausse significative du niveau moyen d instruction de la main-d œuvre. Dans les années 80, le nombre moyen d années d études a sensiblement augmenté dans la population adulte, de sorte qu en 1990, il était égal ou supérieur à quatre dans la plupart des pays. Au regard d une certaine capacité de recherche et de niveaux supérieurs d instruction, ce niveau représente un point approximatif de «décollage», un seuil d instruction de la main-d œuvre où le rendement d échelle du capital humain commence à s accroître. 14 Une fois ce seuil minimum moyen d instruction franchi, la qualité de la main-d œuvre atteint le niveau critique à partir duquel une augmentation globale de la productivité devient possible. S il ne s agit pas là d un objectif final du système, il s agit néanmoins d une importante réalisation sur le plan national. Le taux d alphabétisme a augmenté de manière spectaculaire dans presque tous les pays de 1960 à 1995, pour plus que doubler dans tous les pays où il était initialement faible. Toutefois, comme ce taux s accroît plus rapidement dans les zones urbaines, les pays à forte population rurale (Egypte, Maroc et Yémen) sont aussi ceux où le taux d alphabétisme adulte est le plus faible à peu près égal ou supérieur à 50 pour cent. De plus, le taux d alphabétisme féminin étant partout (à l exception du Liban et de l Iran) au moins inférieur de 20 pour cent, les femmes sont nettement défavorisées dans les pays essentiellement ruraux comme le Maroc et 11. Banque mondiale, 1997c. 12. Banque mondiale, 1997b. 13. Banque mondiale, Azariadis et Drazen, 1990 ; Lau, Jamison et Louat, 1990 ; Banque mondiale, 1997d. SECTEURS SOCIAUX 9

12 Figure 5 Nombre moyen d années d études de la population adulte 1980, 1985, Yémen Iran Tunisie Algérie Sources: Barro et Lee (1996), Base de données de la Banque Mondiale (Edstats) Egypte Jordanie le Yémen : seule une femme rurale sur dix sait lire et écrire au Maroc, et seule une sur neuf environ au Yémen. Equité Néanmoins, près de cinq millions d enfants âgés de 6 à 10 ans et quatre autres millions âgés de 11 à 15 ans n étaient pas scolarisés dans l ensemble de la région en 1995 ; en 2015, ces chiffres devraient avoir augmenté selon les prévisions de plus de 40 pour cent, pour atteindre respectivement 7,5 et 5,6 millions. Plus de 70 pour cent de ces enfants vivaient en Egypte, au Maroc et au Yémen, et leur nombre dans ce dernier pays va presque doubler d ici l an Bon nombre d enfants abandonnent avant d avoir complété le cycle de l éducation obligatoire. En Tunisie, environ la moitié des élèves de première année avait abandonné l école avant d avoir complété les sept années de l éducation de base au début des années 90 et en Iran les abandons de l éducation primaire ont représenté en moyenne 14 pour cent en 1991/92. Les abandons parmi les filles sont parfois plus importants que parmi les garçons. Au Yémen, la hausse des taux d abandons est plus élevée parmi les filles, réduisant leur part de scolarisation de 31 pour cent en première année à 25 pour cent seulement en sixième année. Figure 6 Taux d urbanisation et d alphabétisme, 1995 Alphabétisme adulte (%) Egypte Yémen Maroc Urbanisation (%) Source: Indicateurs de développement mondiaux Syrie Iran Tunisie Algérie Jordanie Liban 10 SECTEURS SOCIAUX

13 Une part disproportionnée des enfants non scolarisés sont des paysans et des filles défavorisés. La pauvreté affecte considérablement l accès à l éducation. En Egypte, les taux de scolarisation nets pour les enfants du quintile supérieur des ménages aisés demeurent supérieurs à 80 pour cent jusqu à l âge de 15 ans, et même ceux des troisième et quatrième quintiles demeurent à 75 pour cent jusqu à l âge de 16 ans. Par opposition, les taux de scolarisation des enfants du cinquième quintile des ménages les plus démunis tombent à 70 pour cent à l âge de 11 ans et à moins de 50 pour cent à l âge de 14 ans. En 1994, le taux de scolarisation net dans l enseignement primaire était de 58 pour cent dans les zones rurales et de 85 pour cent dans les zones urbaines au Maroc, tandis qu en Tunisie, le taux de scolarisation dans l enseignement secondaire ne dépassait que 19 pour cent dans les gouvernorats ruraux contre 78 pour cent dans la capitale. L écart entre les sexes est particulièrement prononcé dans trois pays. Au Yémen, l écart est important, avec juste un peu plus de 4 filles pour 10 garçons dans le primaire et moins de 3 filles pour 10 garçons dans le secondaire. Au Maroc, on recense environ 7,5 filles pour 10 garçons dans le primaire comme dans le secondaire, tandis qu en Egypte les chiffres sont d un peu plus de 8 filles pour 10 garçons dans les deux niveaux. La diversité linguistique et culturelle est importante et a de fortes incidences sur les systèmes éducatifs et sur l acquisition des connaissances. Les élèves arrivent à l école avec un bagage linguistique varié, parlant selon les cas des dialectes hauts ou bas très différents sur le plan des structures grammaticales et du vocabulaire. Pour les élèves originaires des régions pauvres, l enseignement scolaire est parfois le premier contact durable avec l arabe classique. De plus, différentes cultures coexistent à l intérieur des frontières nationales, comme le suggère la gravité des obstacles à la scolarisation des filles dans certaines régions (par exemple en Haute-Egypte rurale ou dans les villages de montagne du nord du Yémen) et l absence de tels obstacles dans d autres (par exemple dans des villes cosmopolites telles que Le Caire, Aden ou Beyrouth). La fracture culturelle entre zones rurales et zones urbaines a comme autre conséquence significative une pénurie des enseignants dans les campagnes, dont pâtissent l ensemble des élèves et pas seulement les filles. Enfin, la valeur que l on attache à l éducation est elle aussi très variable : dans certaines couches de la population, elle est tout aussi grande que dans le reste du monde, tandis que dans d autres, le temps passé par les enfants à l école au lieu de travailler est perçu comme imposant un manque à gagner injustifié. Qualité Ce que l on sait de la qualité de l enseignement définie sur la base des connaissances acquises 15 n est pas encourageant. Parmi les pays à revenus intermédiaires de la région, seuls l Iran et la Jordanie ont participé aux récentes études d évaluation internationales. L Iran a participé à la Troisième étude internationale sur les mathématiques et la science (Third International Mathematics and Science Study Figure 7 Enfants âgés de 6 à 15 ans non scolarisés (milliers) Egypte Maroc Yémen Sources: Estimations de la Banque mondiale basées sur les données du Yémen (1996), du Maroc (1996), et de la Banque mondiale (1996a). 15. Lockheed et Verspoor, SECTEURS SOCIAUX 11

14 Figure 8 Participation à l école par niveau de revenu 100 (% de la cohorte d âge scolarisée) Quintile 1 Quintile 2 Quintiles 3&4 Quintile Age Source: Estimation de la BM basée sur l Enquête intégrée des ménages de 1997, Egypte. TIMSS) de 1995 et la Jordanie à l Evaluation internationale des progrès pédagogiques (International Assessment of Educational Progress IAEP) de Toutefois, l Iran, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ont accepté de participer à une répétition de l étude TIMSS en L Iran et la Jordanie ont obtenu des scores proches du niveau le plus bas en mathématiques et en sciences dans les évaluations internationales auxquelles ces pays ont pris part, et une évaluation nationale conduite en Jordanie a montré que les objectifs d acquisition des connaissances ne sont pas atteints en arabe, en mathématiques et en sciences. Si les examens de passage au cycle supérieur fournissent certaines indications sur la qualité de l enseignement au niveau national, celles-ci ne peuvent être utilisées pour des comparaisons avec d autres pays. En Egypte, une étude suggère une détérioration de l acquisition des compétences de base en lecture, écriture et calcul depuis la fin des années 80, 17 tandis qu au Maroc, des études récentes semblent indiquer une baisse des résultats scolaires en français et en sciences. Figure 9 Nombre de filles inscrites pour 10 garçons inscrits 10 8 Primaire Secondaire Yémen Maroc Iraq Egypte Sources: UNESCO 1997; Yémen 1996 et Le Koweït a participé à l étude TIMSS et Oman à l IAEP. 12 SECTEURS SOCIAUX

15 Plus grave, l enseignement dans la région n inculque pas réellement des compétences cognitives d ordre plus élevé telles que la flexibilité, la capacité de résoudre des problèmes et le jugement nécessaires à des travailleurs qui devront s adapter à de fréquentes redéfinitions des tâches et des défis sur des marchés d exportation où la concurrence est de plus en plus vive. A la place, les systèmes éducatifs exercent les élèves à apprendre et mémoriser des «réponses à des questions relativement figées dans le cadre de problèmes présentant peu ou pas de rapport avec un contexte significatif», et récompensent donc ceux qui excellent à ingurgiter passivement des connaissances. 18 Des données incomplètes laissent à penser que le recrutement d un plus grand nombre d enseignants pour faire face à l accroissement des effectifs s est opéré dans la plupart des pays au détriment de la qualité de l enseignement et de l acquisition des connaissances. Si le nombre d enseignants du secondaire a doublé en Iran au cours des dix dernières années, le pourcentage d enseignants diplômés de l université est passé de 85 à 77 pour cent. 19 De même, le renforcement du corps enseignant s est accompagné d une baisse des niveaux moyens de rémunération. 20 Dans toute la région, le nombre d élèves par maître reste peu élevé tant dans le primaire que dans le secondaire), mais les moyennes masquent des disparités extrêmes entre villes et campagnes. Ces disparités s expliquent en partie par la difficulté de recruter des enseignants acceptant de travailler dans une école rurale, en particulier dans les régions reculées où il est difficile de se loger (comme dans certaines parties du Maroc). En outre, même lorsque des espaces sont disponibles, les installations scolaires sont une source d importantes difficultés. Les écoles primaires et secondaires où deux ou trois groupes d élèves utilisent les mêmes locaux à tour de rôle ne sont pas rares en Iran, en Jordanie et à Gaza. Les classes alternées font perdre cinq heures de cours par semaine aux écoliers égyptiens. 21 A l autre extrémité du spectre, on trouve de petites écoles rurales sans laboratoires, bibliothèques ni ateliers. En Jordanie, par exemple, environ 46 pour cent des écoles publiques ont accueilli moins de 200 élèves en Bien que le matériel de base soit fourni par l Etat dans la plupart des pays, 23 il est en général mal entretenu et les équipements matériels fortement dégradés sont monnaie courante dans toute la région. Financement En 1995, la plupart des pays du monde ont consacré 5 pour cent environ de leur PNB à l éducation. 24 L effort Figure 10 Les examens de mathématiques en classe terminale dans la région privilégient le par coeur 100 Investigation et approche (Pourcentage des réussites attendues) Raisonnement mathématique Procédures routinières 0 Egypte Liban Jordanie Source: Valverde, Schmidt, et Bianchi 1995 Iran Tunisie Maroc France 17. Fergany Golladay, Berryman, Avins et Wolff, Banque mondiale, 1995c. 20. Heyneman, Banque mondiale, 1996a. 22. Banque mondiale, 1995b. 23. Berryman, UNESCO SECTEURS SOCIAUX 13

16 Figure 11 Dépenses publiques d enseignement en part du PNB, (pour cent) 5 4 MNA UE (15 pays) Afrique subsaharienne Asie du Sud Amérique latine/caraïbes Source: UNESCO 1993, financier public est vigoureux dans la région MNA et supérieur à la moyenne mondiale, puisque ce pourcentage est nettement dépassé dans tous les pays sauf trois (l effort étant essentiellement privé dans l un de ces derniers, le Liban). Alors que la part de l éducation dans le PNB a baissé jusqu à la fin des années 80, cette baisse a été plus lente que la hausse du PNB, de sorte que les dépenses réelles ont augmenté en dépit de la baisse proportionnelle. Les dépenses ordinaires réelles par élève de l enseignement primaire, exprimées en parités de pouvoir d achat (PPA) 25, se sont situées au niveau le plus bas au Yémen à 210 $EU, tandis que le Maroc, l Egypte et l Iran dépensaient par élève moins de 400 $EU, la Jordanie 517 $EU, et l Algérie et la Tunisie environ 620 $EU et 700 $EU respectivement. Les dépenses par élève consacrées à l enseignement secondaire variaient fortement selon les pays vers le milieu des années 90, d environ 371 $EU au Yémen et 525 $EU en Jordanie, en Egypte et en Syrie à $EU au Maroc et $EU en Algérie (en PPA). Au niveau de l enseignement supérieur, les dépenses ordinaires par élève sont de l ordre d environ dix fois celles de l enseignement primaire, variant d environ $EU au Yémen et 4,000 $EU au Maroc à environ $EU en Jordanie et plus de $EU en Algérie. 26 La part du PNB par habitant dépensée par élève témoigne des sacrifices consentis par les gouvernements en faveur de l éducation. La plupart des pays consacrent à l enseignement primaire entre 13 et 19 pour cent du PNB par habitant, l Iran et la Tunisie faisant exception avec un effort plus faible. Le Yémen est le pays qui consent le plus lourd sacrifice en faveur de l enseignement primaire, soit 27 pour cent par élève du PNB par habitant. Les écarts sont plus marqués dans l enseignement secondaire. Le bilan entre primaire et secondaire est légèrement favorable au secondaire dans tous les pays. Au Maroc, en Algérie, au Liban et en Syrie, toutefois, les coûts unitaires sont deux ou trois fois plus élevés dans le secondaire que dans le primaire. Dans les pays de l OCDE, par comparaison, le ratio moyen de 1,37 entre dépenses publiques pour le secondaire et pour le primaire est beaucoup plus réduit. 27 Par contre, la Jordanie, l Algérie et le Yémen consacrent plus de 170 pour cent du PNB par habitant en dépenses publiques et privées totales aux élèves de 25. Etant donné le fort écart des niveaux relatifs des prix et des salaires aux Etats-Unis et dans les autres pays, la parité de pouvoir d'achat donne une idée plus précise que les taux de change du panier de biens qu'une quantité donnée de dollars des Etats- Unis permet d'acheter. La parité de pouvoir d'achat du dollar dans les pays de la région considérée est généralement 3 à 5 fois supérieure à son taux de change. Les taux de change pour toutes les catégories de dépenses analysées ici sont indiqués dans le tableau C.7 qui figure dans l'annexe. 26. Les dépenses par élève de l enseignement supérieur sont calculées ici sur une base différente que celle utilisée pour le primaire et le secondaire, du fait de la disponibilité limitée des données, et le calcul en PPA du dollar pour l enseignement supérieur est quelque peu moins précis que pour les autres niveaux. Toutefois, en tant qu indicateur d ordre de grandeur les chiffres avancés ici présentent une situation qui peut être jugée fiable. 27. OCDE, SECTEURS SOCIAUX

17 Figure 12 Ratio dépenses publiques d enseignement par élève dans le secondaire / primaire, milieu des années Maroc Algérie Tunisie Secondaire Syrie Iran Jordanie 100 Yémen Egypte Primaire Source: Chiffres établis sur la base de UNESCO 1997; Banque mondiale l enseignement supérieur, et la Syrie, la Tunisie et l Egypte environ 100 pour cent. Participation du secteur privé La participation du secteur privé s étend à la fois au financement et à la fourniture des services. L enseignement privé a une importance très variable au sein de la région. Les écoles privées sont plus nombreuses que les écoles publiques au Liban et sont interdites en Algérie. En moyenne, les effectifs de l enseignement privé dans le primaire et le secondaire sont plus faibles que la moyenne mondiale des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Comme dans la plupart des pays en développement, l enseignement privé préuniversitaire s adresse principalement à une clientèle urbaine appartenant à la tranche de revenus supérieure ou intermédiaire. En Jordanie, en Iran, et en Cisjordanie et Gaza, le secteur privé joue un rôle substantiel dans l enseignement supérieur. L Université d Azad, établissement à but non lucratif financé par des fonds privés, a ouvert des antennes en zones rurales et la proportion d effectifs féminins y est plus importante que dans certaines institutions publiques. La part des dépenses privées dans les dépenses d éducation totales était de 17 pour cent en Iran (1990) et de 25 pour cent en Jordanie (1986), ce qui est peu Figure 13 Part de l enseignement privé dans les effectifs totaux, début des années 90 (pour cent) Supérieur Secondaire général Primaire 0 Liban C-G Jordanie Egypte Syrie Maroc Iran Tunisie Algérie MOAN PFR PRITI PRITS Source: UNESCO 1995; Statistiques relatives la Cisjordanie et la Bande de Gaza du Bureau central de statistiques et du Ministère de l éducation palestiniens, ; Banque mondiale, 1997, Plan de développement quinquennal de l Egypte, Note: Les données prises en compte pour l enseignement primaire en Cisjordanie et Gaza et en Jordanie ont trait a l education de base (10 premières années d études). SECTEURS SOCIAUX 15

18 Encadré 1 METTRE L ACCENT SUR LA PERTINENCE DANS L ENSEIGNEMENT TECHNIQUE SUPERIEUR PAR L INTERMEDIAIRE DE LIENS AVEC LES ENTREPRISES En 1995, sept Instituts supérieurs d'enseignement de la technologie (ISET) créés dans le cadre du Projet pour le développement de l'enseignement supérieur en Tunisie soutenu par la Banque mondiale ont ouvert leurs portes. Au début des années 90, les diplômés de l'enseignement supérieur tunisiens ne possédaient pas les compétences recherchées sur le marché du travail, où il y avait pénurie du personnel nécessaire pour arbitrer les relations entre cadres moyens et ouvriers. De plus, l'efficacité interne de l'enseignement supérieur était faible et les coûts par étudiant diplômé élevés. Les Instituts ont répondu à ces problèmes dans le domaine de l'enseignement technique par cinq innovations portant sur le statut et le plan de carrière des enseignants et l'organisation des études. Les membres du corps d'instructeurs en technologie, créé spécialement pour les Instituts, assurent environ deux fois plus d'heures de cours que les professeurs d'université et (à la différence de ces derniers) sont à la disposition des étudiants une fois par semaine pour les conseiller. La capacité de forger des liens avec les entreprises influe positivement sur l'avancement des carrières. La durée normale des études, sanctionnées par un diplôme de technicien supérieur, a été ramenée à 5 semestres après le baccalauréat. Le cursus est découpé en modules semestriels, de sorte que les inscriptions sont ouvertes deux fois par an. L'accent est mis sur la collaboration avec les entreprises locales, où les étudiants vont travailler et préparent leur projet de fin d'études. La première promotion des ISET a obtenu le diplôme en février Jusqu'à présent, les Instituts ont remporté trois grands succès : 75 pour cent des diplômés ont trouvé un emploi dans les deux mois qui ont suivi l'obtention de leur diplôme, et leurs employeurs maintiennent des contacts réguliers avec les Instituts. Le taux d'efficacité interne des ISET 88 pour cent est beaucoup plus élevé que celui que l'on relève dans les autres établissements d'enseignement supérieur tunisiens, et compense le coût élevé des intrants et processus de l'enseignement technique. Les coûts par diplômé sont donc sensiblement les mêmes que dans le reste du système éducatif. Une proportion élevée des effectifs des Instituts se recrutant au sein de la population locale, ces établissements contribuent grandement au développement communautaire. par comparaison avec le pourcentage moyen pour l ensemble du monde, lequel atteignait 30 pour cent en On ne dispose pas de données sur les dépenses privées dans les autres pays de la région. L enseignement privé étant réduit à sa plus simple expression (sauf au Liban) et les études gratuites à presque tous les niveaux de l enseignement public, il est probable que les dépenses privées y sont faibles. Toutefois, des frais de scolarisation peu importants sont souvent prélevés et apportent des ressources financières supplémentaires à l établissement. A titre d exemple, au Yémen, les frais de scolarisation constituent pratiquement toutes les ressources disponibles pour l entretien de l école et divers coûts ordinaires hors salaires. En outre, dans certains pays les dépenses privées aux cours particuliers sont très élevées, ce qui s explique peut-être par le fait que certains enseignants cherchent à exploiter la situation. 28. Psacharopoulos et Nguyen, SECTEURS SOCIAUX

19 II. CINQ OBJECTIFS POUR METTRE L ENSEIGNEMENT AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT AU MOYEN-ORIENT ET EN AFRIQUE DU NORD Les systèmes éducatifs modernes opèrent une triple réforme fondamentale. Tout d abord, ils accroissent le degré d autorité et d autonomie professionnelles dans les salles de classe et les écoles et relèvent les normes nationales en matière de résultats des connaissances acquises. Deuxièmement, ils renforcent les capacités nationales par l intensification de la collecte, de l analyse et de la diffusion des données aux fins d une vigoureuse auto-évaluation. Ils ont pris conscience qu aucun motif rationnel ne justifie que l information relative aux dépenses et aux résultats soit tenue secrète et qu en l absence d un débat public informé, leur pays va se trouver distancé sur le plan de la qualité, des résultats et de la pertinence de l éducation. Enfin, ils procèdent à un réexamen très poussé des cadres réglementaires au sein du secteur de l éducation. Ce faisant, ils redéfinissent le rôle de l Etat dans l éducation. Dans la région MNA, ces tendances générales amènent à repenser des postulats fondamentaux. D une part, tant les gouvernements que les citoyens doivent admettre que l Etat ne peut financer tous les services éducatifs pour l ensemble de la population. Dans le monde entier, des individus payent pour bénéficier de services éducatifs spécialisés. L Etat ne pourra plus jouer convenablement son rôle légitime, en veillant à ce que tous les citoyens aient accès à une éducation de base de qualité, s il tente de prendre également en charge la totalité des études de niveau supérieur. D autre part, les gouvernements ne peuvent, par une réglementation minutieuse, garantir à chacun des chances égales en matière d éducation. Si la volonté politique et l adoption de mesures tendant à imposer des normes (aux niveaux de l enseignement primaire, secondaire, et supérieur) et un degré d accès (par le biais de l enseignement primaire) minimaux sont indispensables, un volontarisme excessif paralyse acteurs publics et privés, avec pour seul effet que la totalité des élèves reçoivent une éducation au rabais. Rééquilibrer les cadres réglementaires dans les pays de la région MNA suppose que l on remette en question le degré de contrôle exercé par l Etat et les domaines dans lesquels ce contrôle s exerce. Dans bien des cas, il est mal orienté. En Egypte, la réglementation des établissements d enseignement supérieur privés empêche ce secteur de se développer ; dans toute l Afrique du Nord, la spécialisation obligatoire dans le deuxième cycle du secondaire est utilisée comme un moyen de limiter l accès à l enseignement supérieur. Là où un contrôle est nécessaire, il est souvent exercé de façon trop stricte ou trop laxiste. Nombre de systèmes éducatifs sont réglementés dans les moindres détails et la culture de gestion fondée sur la hiérarchie et le commandement qui y règne fait obstacle à l initiative nécessaire, dans les écoles et les salles de classe, pour faciliter l acquisition des connaissances. Les décisions sur des points aussi essentiels que la langue d enseignement sont tributaires des règlements. Alors que de tels domaines sont soumis à un contrôle excessif, les cadres réglementaires et mécanismes d accréditation indispensables pour assurer la qualité et l équité quand le système éducatif s ouvre à l initiative et aux financements privés font largement défaut. Repenser les postulats fondamentaux et rééquilibrer les cadres réglementaires sont deux conditions importantes pour que les systèmes éducatifs de la région puissent s acquitter de leur mission : générer la cohésion sociale malgré les difficultés intérieures tout en s adaptant à des contraintes extérieures en perpétuelle évolution. Les pays de l Europe orientale et centrale, qui concurrencent le Moyen-Orient et l Afrique du Nord sur les marchés des produits de base de l Europe occidentale, sont plus proches de leurs clients, non seulement par la géographie, mais aussi sur le plan des résultats scolaires. Si l on veut éviter une baisse des salaires, il faut accroître sa capacité de répondre à la demande sans cesse changeante de biens et de services de qualité. Et cela suppose une population active capable de s adapter et d apprendre en permanence sur les lieux de travail. Décideurs et donateurs ne doivent pas oublier que le meilleur espoir à long terme d améliorer et de développer les services éducatifs publics réside dans la croissance économique. Les revenus du secteur public et les dépenses dont ils déterminent le montant sont très sensibles aux variations du niveau de production et importent davantage que les aides ou prêts étrangers. Tant que le PIB s accroît, l arbitrage entre ministères au moment de l allocation des ressources budgétaires est plus facile et son issue mieux acceptée. Lorsque le niveau des ressources demeure constant, il est difficile de consacrer à l éducation une part accrue des dépenses totales en réduisant celle d autres ministères ; lorsque l enveloppe budgétaire globale augmente, cela est SECTEURS SOCIAUX 17

20 beaucoup plus aisé, l accroissement des dépenses d éducation n entraînant aucune coupe réelle dans d autres secteurs. Sur la base des acquis des trois dernières décennies, tous les pays de la région MNA peuvent s attacher avant tout à se servir des systèmes éducatifs pour continuer à développer un capital humain compétitif sur les marchés internationaux, développer et solidifier la cohésion sociale et favoriser d autres améliorations dans tous les aspects du développement social. Le niveau de développement des systèmes éducatifs, les priorités à court et moyen termes et le contexte et les perspectives économiques diffèrent selon les pays. En conséquence, les stratégies appropriées à chaque environnement national seront également différentes. Les pays qui n ont pas de ressources naturelles importantes dont la stratégie économique privilégie le capital humain n opteront pas pour les mêmes stratégies éducatives que ceux où l agriculture et les industries d extraction continuent d occuper une place centrale. L éducation sera un enjeu important pour les uns comme pour les autres, mais les objectifs spécifiques différeront. Toutefois, à l horizon à long terme que requièrt la planification de l éducation un certain nombre d objectifs clés communs se dégagent. Chacun d entre eux est passé en revue dans le cadre de la présente section. Mettre l accent sur «apprendre à apprendre» et viser des normes de résultats adaptées à la concurrence internationale Les processus de production et la concurrence économique du XXIe siècle exigeront une acquisition des connaissances allant au-delà de la simple mémorisation ou répétition. L acquisition de bases solides dans ces compétences fondamentales que sont la lecture, l écriture et le calcul constitue à cet égard un point de départ obligatoire une condition préalable de l instruction au XXIe siècle. Au-delà, les travailleurs devront s adapter à des tâches sans cesse nouvelles, de sorte que la capacité de résoudre les problèmes sera la première des qualités que l on attendra d eux au siècle prochain, au contraire des ouvriers travaillant à la chaîne à qui l on demande de répéter indéfiniment des gestes routiniers. L éducation devra transmettre des aptitudes grâce auxquelles le travailleur saura faire preuve de souplesse, analyser les problèmes et faire la synthèse des informations recueillies dans différents contextes. Pour cela il faut axer les élèves au processus d acquisition des connaissances c.-à-d., apprendre à apprendre ainsi qu à des thèmes éducatifs particuliers. Tout donne à penser que les systèmes éducatifs de la région MNA ne récompensent pas ces aptitudes. Les pays cherchant avant tout à accroître le niveau et la pertinence de l acquisition des connaissances renforceront leurs capacités nationales et seront compétitifs sur les marchés internationaux. S il Figure 14 Distorsions dues aux choix politiques, niveau d instruction et croissance du PIB dans soixante pays en développement, Croissance du PIB (%) Distorsion élevée Niveau d instruction faible Distorsion élevée Niveau d instruction élevé Distorsion faible Niveau d instruction faible Distorsion faible Niveau d instruction élevé Source: Banque mondiale, Note: La distorsion est considérée comme élevée lorsque la prime de change est supérieure à 30 %, et comme faible lorsque cette prime est égale ou inférieure à 30 %. Le niveau d instruction est mesuré sur la base du nombre moyen d années d études, à l exclusion des études post-secondaires, dans la population âgée de 15 à 64 ans. Le niveau d instruction est considéré comme faible lorsque ce nombre est égal ou inférieur à 3,5. 18 SECTEURS SOCIAUX

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