«Tous acteurs pour l efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments»

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "«Tous acteurs pour l efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments»"

Transcription

1 «Tous acteurs pour l efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments» Colloque Fondaterra R2D2 Conseil régional d Ile-de-France Mercredi 8 novembre /106

2 Ouverture du colloque Sylvie Faucheux, Présidente de Fondaterra et présidente de l Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines Bonjour, Bienvenue à cette journée autour de l efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments. Il s agit d un colloque organisé à la fois par R2D2, Réseau de Recherche sur le Développement Durable financé par la Région Ile-de-France, Fondatrice - la Fondation Européenne pour les Territoires Durables - et le Conseil Régional d Ile-de-France. Je vais tout de suite passer la parole à Michel Vampouille, vice-président en charge de l environnement, du développement durable et de l écorégion à la Région Ile-de-France, qui évoquera les perspectives et les politiques de la Région par rapport à cette problématique d efficacité énergétique dans les bâtiments. Michel Vampouille, vice-président en charge du développement durable de la Région Ile-de-France, Conseil régional d Ile-de-France Merci de m avoir invité à ouvrir ce colloque qui se situe dans le cadre du salon Ecobuilding. Je m intéresse depuis une trentaine d années aux questions énergétiques, d abord à titre associatif puis en tant qu élu J allais dire «enfin!», car on commence, enfin, à en parler sérieusement en France. On peut toujours se dire que lorsque l on a pris du retard, ce que l on va faire sera forcément mieux que tout ce qui a été fait dans les autres pays qui ont dû expérimenter et qu au fond on peut aller piquer des bonnes idées à l étranger. Mais en France, les élus et probablement beaucoup de gens ont tendance à considérer que ce qui se fait ailleurs ne peut pas se faire chez nous pour des raisons assez mystérieuses. Quand on regarde une carte européenne des opérations d énergies renouvelables, de quartiers durables ou de quartiers zéro énergie, on voit des points un peu partout en Europe, du nord de la Finlande jusqu au sud de l Espagne, avec un grand trou en France. Quand on emmène des élus en Suède, ils trouvent qu en suède, c est normal, quand on les emmène en Espagne, ils trouvent aussi cela normal. Et, pour eux, chez nous c est plus difficile. Toujours est-il que nous avons une difficulté réelle, largement due à notre tradition un peu jacobine et centralisatrice. Nous sommes toujours en difficulté 2/106

3 pour faire comprendre que la solution aux enjeux énergétiques et aux enjeux de réduction des émissions de gaz à effet de serre n est pas une solution unique, avec un outil qui répond à toutes les questions, mais un ensemble de solutions, avec une modification de l ensemble des politiques, que ce soit les politiques de construction, de rénovation, de transport, de consommation, et avec l ensemble des acteurs de la société qui doivent se mobiliser. Enfin, on ne doit pas tout attendre de l Europe, de l Etat ou de la Région. Il faudrait donc essayer de dépasser cet éparpillement des décisions et ce fonctionnement très vertical. A cette occasion, je voudrais saluer la création de Fondaterra. En effet, cet éparpillement, ces petits conflits d intérêt, on les trouve aussi dans le milieu scientifique, que je connais moins que d autres mondes, mais j ai bien perçu, sur quelques projets, au moins ici en Ile-de-France, que quelques petites bagarres entre universités faisaient que rien avançait. En tout cas, le travail de maillage qu effectue Fondatrice est une très bonne initiative et la participation de la Région est tout à fait justifiée. On sent depuis le mois d août de l année dernière un certain frémissement en France sur les sujets énergétiques. Ce frémissement n est pas extrêmement vertueux. En fait l augmentation du prix du pétrole fait que nombre d élus commencent à se poser des questions. Les quelques accidents climatiques derniers, notamment en France, sont aussi responsables de cette réflexion. Quand on regarde les actualités internationales, on voit que les inondations, les tornades, les événements climatiques se multiplient un peu partout, mais dans la tête de beaucoup de décideurs, cela restait plus un concept intellectuel. Nous sommes enfin passés de cette perception intellectuelle à la perception que vraiment il faut agir et qu il y a un enjeu. Mais pour agir, il faut que des gens prennent des décisions. La Région Ile-de-France a dans son programme la construction et la rénovation des lycées - avec 450 lycées, c est un programme important de construction et surtout de rénovation lourde et a engagé des démarches de haute qualité environnementale. Quand nous avons commencé à nous lancer dans ces démarches, il y a d abord eu une certaine réticence des services de la Région qui estimaient que ce serait du travail en plus, alors qu ils en avait déjà beaucoup, qu en plus la Région sortait d une époque où il y avait eu quelques suspicions sur les passations de marchés publics et qu il restait beaucoup de travail pour remettre un peu de transparence dans ces marchés. Puis, au fur et à mesure que les démarches se sont engagées, nous avons constaté que les équipes des services de la Région qui travaillaient sur ces sujets étaient plutôt contents. Il n y a donc pas de raison de penser qu un maître 3/106

4 d ouvrage ne soit pas moins capable de réaliser un bâtiment de qualité plutôt qu un bâtiment de mauvaise qualité. Mais cela reste encore un enjeu parce que nous sommes dans une véritable phase de démarrage, de prise de conscience. Nous avons le risque aujourd hui de continuer à avancer très lentement. On a évalué qu en France actuellement quelques 2000 à 2500 bâtiments étaient engagés dans une démarche HQE. En Ile-de-France, il se construit environ bâtiments par an. Le travail des centres de haute qualité environnementale et bientôt d une école à énergie positive en Ile-de-France restera donc assez limité par rapport à ces bâtiments qui se construisent, plus tout ceux qui se rénovent. Selon des chiffres officieux, environ 20 % des constructions neuves répondent à la réglementation thermique antérieure à On sent donc ce frémissement mais souvent des élus disent avoir inscrit dans leurs cahiers des charges un certain nombre d exigences sur la partie énergétique, sur la qualité de l air, sur la récupération de l eau, sur les matériaux, mais déplorent que les architectes ne sachent pas répondre à cela lors des appels d offres ou, lorsqu ils savent répondre, que les entreprises ne sachent pas répondre ou alors, se sentant mal à l aise, qu elles aient tendance à augmenter les prix. De ce fait, on se retrouve quelquefois avec des projets 30 % plus chers, parce que chacun aura pris sa petite marge de sécurité. Malgré cela, les élus souhaitent maintenir ces exigences dans leurs cahiers des charges. Il y a aussi une demande de formation généralisée. La Région finance l Agence Régionale des Energies Nouvelles qui réalise tous les deux ans, avec les écoles d architecture d Ile-de-France, un concours intitulé «l esquisse verte» pour inciter les architectes qui passent leur diplôme à s intéresser aux questions de qualité environnementale des bâtiments. Suite à quelques appels d offres récents, j ai pu constater que neuf architectes sur dix sortant de l école ne savent pas ce qu est l énergie, ne savent pas ce que sont les matériaux, ne savent même pas le coût d entretien des bâtiments. Je me souviens d un jeune architecte, il n y a pas très longtemps, qui présentait un projet avec de nombreuses baies vitrées, dans tous les sens. Quand j ai dit qu à l ouest il ferait chaud dès la mi-mai, il m a répondu qu il suffisait de mettre de la climatisation. Quand j ai évoqué l entretien des baies vitrées, il a rétorqué que sur un beau bâtiment il fallait mettre les moyens pour entretenir. Donc en gros les architectes ne savent pas répondre et c est hélas une spécificité française. Dans les autres pays européens, il y a beaucoup plus de liens entre le monde de l architecture et le monde des ingénieurs. En France, cela reste assez séparé. 4/106

5 Les entreprises savent assez peu répondre et cela pose une question importante. Pour ma part, je suis plutôt favorable à l artisanat, aux petites entreprises. En Allemagne, où la construction est beaucoup plus le fait de grands groupes, y compris la construction de pavillons, ils arrivent beaucoup plus rapidement à intégrer les évolutions technologiques. Cela ne veut pas dire que nous devons abandonner l idée que la construction soit faite par des artisans, mais il faut faire en sorte que toute innovation puisse se diffuser rapidement dans tous les secteurs professionnels. Il y a là un enjeu, ne serait-ce que si l on ne souhaite pas être envahi par les entreprises des autres pays européens, qui se disent que cela va être le moment d investir le marché français avec la mise en place de la réglementation qui impose l affichage énergétique sur les bâtiments. Il y a donc un enjeu de formation à tous les niveaux, même au niveau des chercheurs, bien que je considère qu aujourd hui nous avons déjà tout ce qu il faut pour construire beaucoup mieux que ce que ce que nous construisons. Nous avons quinze à vingt ans pour vraiment sortir du risque majeur de l enjeu climatique et cela demande à ce qu il y ait encore un effort important en matière de recherche. J ai assisté récemment à un colloque sur l adaptation aux changements climatiques. Cela fait râler plein de gens qui ne veulent pas que l on parle d adaptation, parce que ça sous-entend que l on baisse les bras. Mais, même si on lutte très fortement aujourd hui contre cette idée, on sait bien qu on aura un changement climatique et que pour qu il ne soit pas complètement catastrophique, on a quinze à vingt ans pour réagir et faire en sorte que cette question soit prise en compte dans l ensemble des enjeux. Sur la rénovation des bâtiments, l enjeu est essentiel. Quel que soit le nombre de bâtiments construits, 90 % des bâtiments qui existeront dans dix ans sont ceux qui existent aujourd hui. Beaucoup mériteront d être rénovés, probablement beaucoup plus qu on ne le croit. Ne serait-ce que pour résister aux étés caniculaires comme le prévoit Météo France d ici 2030 à 2040, il faudra bien rénover nos bâtiments pour qu ils soient vivables. Cela peut être une chance d ailleurs puisque cela suppose un développement économique, de la création d emplois et une activité extrêmement importante et complètement sous-évaluée et qui plus est locale. En effet, les artisans qui posent de la laine de verre, de la laine de chanvre ou de la laine de mouton dans les bâtiments sont des artisans locaux. Il y a donc un enjeu écologique, un enjeu de développement économique, un enjeu aussi de recherche extrêmement important. Intellectuellement c est partagé, mais ça ne l est pas suffisamment à un niveau de décisions, d actions et de financements publics. 5/106

6 Jean-Charles Hourcade, directeur du centre du Centre International de Recherche sur l Environnement et le Développement Je suis là surtout aujourd hui en tant que responsable du réseau francilien de recherche sur le développement durable (R2D2). La Région Ile-de-France nous a contactés il y a un peu plus d un an et demi pour financer un réseau de recherche sur le développement durable. Vous allez traiter aujourd hui d un thème très important : l efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments. Si vous regardez la composition de l assistance, les preneurs de parole, il y a très peu de chercheurs, je n en ai compté que deux, si nous étions dans un autre pays, un tiers de la salle serait constitué de chercheurs. Cela veut dire qu en France, depuis vingt ou trente ans, il y avait très peu de gens dans le milieu de la recherche travaillant sur ces dossiers parce que ce n était pas crédible et que le système de recherche ne supportait pas bien ce genre de travaux. C est ainsi que nous avons manqué quelques étapes. Ensuite, nous avons été pris, comme tous les chercheurs dans ce pays, dans une nasse qui est la suivante : on ne sait pas faire appel à l expertise. J ai été invité deux fois par des collègues américains pour plancher devant les ministres américains sur l énergie deux fois une demi-heure, cela ne m est jamais arrivé en France. J ai été invité dans des tours de table à parler trois minutes, mais jamais pour une vraie expertise. La pratique du rapport à la recherche ne se fait pas en France de façon correcte parmi nos milieux de décideurs. Ils pensent qu ils peuvent se passer de cela, parce qu ils pensent que tout peut se faire dans l expertise interne de l administration ou de quelques organismes. Par conséquent, les chercheurs ne servent à rien et il est normal que l on joue avec nous comme avec des dés. Nous avons vécu cela pendant vingt à trente ans. Nous pensons que ce n est pas bien, que nous pouvons rendre service et que c est idiot de nous payer si c est pour rien. Quand la Région nous a contacté, elle a été surprise de voir qu il existait un groupe de gens dans différents lieux à l école des Mines, à Versailles Saint- Quentin, chez nous, etc. qui avaient vécu la même histoire et qui en avaient un peu marre. Nous avons donc relevé le gant en disant que nous pensions représenter un réseau important, puisque actuellement nous comptons seize universités et grandes écoles. Nous allons gérer collectivement de l ordre d une trentaine de bourses de recherche par an pour des thèses et de l ordre de 20 à 30 postdoctorants, c'est-à-dire des gens que l on paie après la thèse pendant deux ou trois ans pour travailler dans nos domaines. Nous allons essayer de le faire de 6/106

7 telle façon que, petit à petit, ces chercheurs soient adossés dans un réseau assez puissant, en leur donnant la possibilité de tisser le maximum de liens avec les acteurs et avec les décideurs. Aujourd hui les chercheurs ne sont que deux, j espère que dans trois ou quatre ans ils seront beaucoup plus nombreux. Nous allons donc gérer un volant non négligeable de recherche. Nous avons des programmes à cogérer ensemble, entre organismes, parce qu il y a une vraie solidarité entre les gens qui ont constitué ce réseau, une solidarité fondée sur une sorte de ras-le-bol que les choses se passent sans jamais déboucher sur du concret. Un petit point sur les questions que nous pourrions traiter. Il y a des questions qui sont proches de vos métiers je ne suis pas le mieux placé pour en parler et il y en a d autres dans les écoles d ingénieurs et c est très important. Il y a des questions un peu collatérales. Le colloque s intitule «Tous acteurs pour l efficacité énergétique». Excusez-moi d apporter un peu de pessimisme mais les acteurs ont besoin d un contexte. Il y a donc des réflexions à mener sur les conditions qui font que notre mobilisation pourra se poursuivre. Pour cela il faut traiter des problèmes de droit, des problèmes sur la façon dont les marchés publics sont passés, des problèmes d économie, des problèmes de fiscalité. Il y avait eu une mobilisation de ce type dans les écoles à la fin des années 70 début des années 80, puis il y a eu le contre choc pétrolier et le pétrole est devenu très bon marché et l on a oublié tout cela. On évoque dans le prospectus l effet de serre et le renchérissement du prix du fioul et du gaz. C est vrai aujourd hui, mais il n est pas dit que dans cinq ou six ans il n y aura pas à nouveau un contre choc. Il faut donc bien se préoccuper du contexte qui fait qu il y aura besoin de politiques publiques - pas forcément au sens jacobin du terme - il y aura besoin de réfléchir sur la nécessité d avoir des taxes, des subventions, des normes, etc. Une petite anecdote pour vous provoquer un tout petit peu, pour montrer qu il faut que chacun travaille en regardant en dehors de sa propre spécialité. A Tarbes, dans les Pyrénées, il est question d efficacité énergique pour la rénovation des bâtiments. Or quand je vois le centre de Tarbes, je me dis qu il n y a pas besoin de le rénover puisqu il se vide. En effet, les paysans des alentours vendent quelques parcelles de terrains pour la construction de nouveaux logements. Le vrai sujet n est donc peut-être pas la rénovation du centre-ville mais les raisons de cette fuite. 7/106

8 Pour moi, ce que nous avons à faire dans le réseau francilien, c est de mettre en contact des gens comme vous tous pour essayer de détecter les champs de recherche intéressants. Si nous commençons cet effort maintenant, nous espérons qu il se continuera. Je vous souhaite un bon travail pour la suite de votre journée. Présentation de la journée Sylvie Faucheux.- Avant de présenter l objet du colloque et son organisation, je voudrais dire quelques mots de Fondaterra. Fondaterra est un partenaire du réseau R2D2. C est un réseau à la fois de chercheurs, d industriels, d associations et de collectivités territoriales, localisé particulièrement sur la Région Ile-de-France. Son champ d action est la recherche appliquée. Nous travaillons exclusivement sur des projets interdisciplinaires qui se font systématiquement en partenariat public/privé. Quelques exemples pour montrer l intérêt de Fondaterra autour du sujet traité aujourd hui. Un grand projet de réduction des émissions de CO2 dans l ensemble des bâtiments universitaires de la région Ile-de-France et un certain nombre de grandes écoles est lancé actuellement. Ce projet, soutenu par la Région Ile-de- France, se fait avec à la fois des chercheurs de différents organismes mais aussi des partenaires industriels. Systématiquement, nos projets sont financés à 50 % par le public et à 50 % par le privé. Ils font toujours l objet d une large diffusion dans le domaine public. Un autre projet est celui de l écologie territoriale et de quartiers durables. Il se déroule dans le cadre de la rénovation de zones industrielles et/ou d anciens quartiers et de la construction de nouveaux quartiers. Il fait l objet d un financement FEDER et de toute une série de financements privés et issus de collectivités territoriales. Pour ce projet, il y a trois sites pilotes : un dans le Mantois, un autre dans la zone industrielle de Val-de-France Sarcelles Garches et un troisième dans la zone industrielle d Aulnay. Vous voyez que nous nous préoccupons depuis un certain temps de cet aspect efficacité énergétique et efficacité matérielle. Ce colloque est donc l occasion, dans le cadre du salon Ecobuilding performance, de pouvoir échanger davantage avec l ensemble des acteurs de cette problématique. 8/106

9 On voit aujourd hui, en particulier à l occasion de la publication du rapport Stern*, le coût des futurs impacts économiques. Il est donc grand temps de réagir par des politiques d innovation. Le secteur du bâtiment, comme celui des transports, est l un des champs pour la France où il doit y avoir les plus grandes recherches puisque ce sont les deux secteurs où les réductions d émission de CO2 sont potentiellement les plus importantes. Si l on considère l Ile-de-France, le chantier est vaste puisque près de 19 % de la population se trouvent sur 2 % du territoire national. Toute une série de grands projets vont être lancés de construction de nouveaux bâtiments mais il est important de s occuper également de la rénovation des anciens bâtiments. Le marché est important et offre une véritable opportunité économique pour de nombreuses PME et grands groupes qui peuvent profiter de ces chantiers. Je ne reviendrai pas sur les grands objectifs de réduction d un facteur 4 de la France. On parlait tout à l heure de frémissement, il faut voir aussi que certains pays voisins affichent une volonté de réduction plus grande encore. La Grande- Bretagne va pousser pour qu au niveau européen et international on arrive à une réduction de 50, voire 60 % des émissions de CO2 pour On voit donc que commence au niveau international une véritable prise de conscience et ce ne sont pas des discours. Des réductions sont engagées dans un certain nombre de pays, ainsi que des grandes innovations, de grands projets et on constate, en France, un certain retard à la fois des politiques mais aussi de la recherche qui tient d ailleurs à l absence de soutien dans ce domaine. Je tiens particulièrement à remercier le Conseil Régional d Ile-de-France qui, en soutenant Fondaterra mais aussi R2D2, montre un intérêt pour ce type de problèmes. A chaque fois nous sommes accompagnés au niveau politique. Je voudrais remercier l équipe de Fondaterra qui vous reçoit aujourd hui, en particulier Marie-Françoise Guyonnaud, directrice de Fondaterra, Delphine Paracchi, Nadia Kartit et Robert Rivoire, ainsi que tous les stagiaires du master «médiation des connaissances entre développement durable et sociétés» de l université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines qui participent à l organisation de ce colloque. Quatre tables rondes vont se succéder : La première porte sur la thématique «solutions techniques envisageables pour améliorer l efficacité énergétique des bâtiments». La seconde s intitule «innover en matière d accompagnement des entreprises du bâtiment». La troisième porte sur la demande en matière d efficacité énergétique des bâtiments et sur son soutien. Enfin, la dernière porte sur la question «du bâtiment au quartier : optimiser l action par un changement d échelle». Dans ce domaine, on peut voir qu il y a des expériences internationales extrêmement intéressantes. D ailleurs, un recueil a été fait récemment par l ARENE des expériences internationales de quartiers durables. Je vous invite à le consulter, vous verrez que beaucoup de choses se font dans les pays voisins. 9/106

10 Les animateurs de table ronde vont avoir un rôle important. Je les remercie d avance d être strict sur le timing. Bien entendu, comme pour tous les colloques de Fondaterra, vous aurez un compte-rendu des différentes interventions d ici un mois sur le site de Fondaterra. Je vous souhaite une excellente journée, un très bon travail. Réaliser les potentiels d économie d énergie dans le bâtiment en France : un impératif mais aussi une opportunité Thierry Salomon, président de l association NégaWatt. Je représente ici l association NégaWatt qui comprend environ 200 membres à travers toute la France. Ce sont des praticiens d énergie et des gens qui, depuis trois ou quatre ans maintenant, essaient de travailler de façon prospective sur l énergie au niveau d un scénario alternatif pour la France et également en termes de mesures et de propositions. Je vais évoquer ici certaines de ces propositions et les premiers résultats concernant essentiellement la problématique de la chaleur et la problématique des bâtiments. L énergie, demain c est peut-être la ruée sur le dernier bidon. Ce sera aussi une énergie de plus en plus rare. Mais pour le moment on en est plutôt à essayer de maîtriser le climat quelles qu en soient les conséquences. Nous avons aussi, à mon avis, à faire une cure d amaigrissement notamment en matière énergétique et dans l ensemble de nos consommations et de nos gaspillages. Nous sommes en face d un vrai bouleversement historique et nous allons vivre dans les dix ans qui viennent le pire de ce bouleversement. Autrement dit, par rapport à la consommation mondiale d énergie, il va falloir passer d un niveau de croissance des consommations, du règne des énergies fossiles et minières, d une ponction sur un stock fini, c'est-à-dire un capital, à quelque chose de totalement différent qui va être la réduction et la stabilisation de nos consommations, le recours aux énergies renouvelables et le passage de l utilisation d une ponction d un capital à l utilisation d un flux, c'est-à-dire à des revenus. En même temps, nous vivons dans une société dans laquelle il y a d extraordinaires gaspillages. 10/106

11 Je vais prendre un exemple assez significatif, celui de l éclairage et notamment de l éclairage à incandescence. Si l on part d une base 100 au niveau de la ressource initiale le pétrole, l uranium on perd déjà en moyenne 15 en extraction, transport, raffinage, traitement. Il reste donc 85 arrivé à une centrale thermique. La centrale thermique, en moyenne en France, a un rendement de l ordre de 33 à 38 %. Ceci veut dire que l on perd actuellement en chaleur 57 des 100 initiaux. Il reste donc 28 en sortie centrale. Ce n est pas tout. Nous sommes sur une ligne à très haute tension de la distribution très centralisée et il va rester 25 des 100 initiaux au niveau de l abonné. Si l on continue, avec une lampe à incandescence de l ordre de 5 à 8 % de rendement maximum, la chaleur rayonnée va représenter 92 % à peu près et la lumière utile émise sera simplement 2 des 100 initiaux. Ce n est pas tout à fait fini. Lorsque l on utilise des lampadaires ou des luminaires mal adaptés, on a des pertes formidables. Il reste par exemple 0,4 avec ce type de luminaire et en final on va avoir une lumière mal dirigée, une lumière naturelle mal utilisée, des entretiens déficients et éventuellement un éclairage complètement inutile. On peut multiplier ce simple exemple. Finalement, dans notre société extrêmement technique, souvent très fière d elle-même, nous avons des rendements de l ordre de 1 à 2 %, alors qu au départ on a 100 que la nature a mis 300 ou 400 millions d années à produire. Le potentiel énergétique en matière de gisement de ce que l on essaie d appeler maintenant des gisements de NégaWatt est tout à fait important. Il nous semble qu il faut passer maintenant d un paradigme de la production toujours croissante d énergie à celui de plus d intelligence sur l utilisation de l énergie. Dans notre association, nous souhaitons mieux caractériser une démarche qui peut s identifier en trois temps. Le premier est celui de la sobriété énergétique, c'est-à-dire réduire à tous niveaux le gaspillage d énergie dans nos comportements individuels mais aussi et surtout dans l organisation collective de la société. Là, il y a un gisement que l on peut chiffrer aux alentours de 10 à 15 % de nos consommations actuelles. Le deuxième niveau, c est celui de l efficacité énergétique. On va travailler sur les équipements mais on ne s interroge pas sur l utilité d un équipement. Je crois qu il faut faire cette différence entre l utilité de l énergie et l efficience de l équipement. Il va donc falloir augmenter le rendement énergétique de nos équipements, augmenter le rendement des moyens de production et limiter la consommation d énergie. 11/106

12 Le troisième niveau, pour pouvoir atteindre cette économie passant du capital à un flux énergétique, c est celui du renouvelable. Il faut substituer les énergies fossiles ou fissibles par des énergies renouvelables et non polluantes. On peut caractériser cette démarche par ce petit graphique : les deux premiers temps c est celui de l action sur la demande d énergie et elle me semble prioritaire, peut-être par rapport à l action sur l offre d énergie, c'est-à-dire sur la production, si l on veut y arriver et si l on veut atteindre le facteur 4. En tout cas, on n atteindra pas le facteur 4 dans des conditions d économie revenant à un flux énergétique sans un travail approfondi sur la demande d énergie. Pour montrer quels sont les potentiels, j ai pris volontairement un exemple sur lequel on a des mesures et un retour d expérience, celui d un immeuble à Villeurbanne. Dans le cadre d un programme européen, des mesures ont été faites par le cabinet Enertech. Il s agit de logements collectifs, assez moyens, assez classiques sur lesquels ont été installés une isolation par l extérieur, des vitrages anti-émissifs, une ventilation simple flux avec un préchauffage par une véranda solaire, le passage d une chaudière gaz à une chaudière collective performante, un calorifugeage et 20 m2 de capteurs. Quels sont les résultats sur cet immeuble sur lequel tout a été regardé, y compris les consommations des particuliers au niveau de leurs équipements? En ce qui concerne l éclairage, le remplacement systématique d ampoules normales par des ampoules basse consommation a permis une diminution de 54 % des charges d éclairage mesurées. La facture énergétique des particuliers, par rapport à l ensemble des logements et par rapport à des factures moyennes comparables, à partir des modes de vie observés, représente une diminution de 36 %. On note également, et c est peut-être une des conclusions les plus intéressantes de cette étude, la possibilité d avoir une très forte diminution de tous les services généraux, c'est-à-dire de toutes les consommations sur la VMC, les ascenseurs, les éclairages extérieurs, les éclairages de sécurité, parkings, en chaufferie, au niveau des circulateurs, etc. Il y a là un véritable gisement de NégaWatt qui est souvent mal compris et assez ignoré. On peut aller plus loin bien entendu, vers des maisons à énergie positive, par exemple celles de Fribourg mais avant d aller vers ces maisons à énergie positive, on doit avoir un regard presque prioritaire sur le parc déjà existant et sur l immensité des économies d énergie que l on peut faire dans ce domaine. Dans notre association, nous avons essayé au travers d un groupe d experts et de praticiens d une vingtaine de personnes ayant des compétences à la fois sur la maîtrise d énergie mais aussi sur tout ce qui est renouvelable, de travailler sur un scénario. Je vais vous présenter quelques résultats. 12/106

13 Il est intéressant de faire une analyse tendancielle par usage, ce qui se fait généralement de façon sectorielle ou par source d énergie. Si l on regarde ce qui s est passé depuis 1970 pour les grands usages - l électricité en matière de chauffage étant mis ici dans le chauffage - on a d abord une conclusion d énergie finale tout à fait intéressante : l électricité ne représente que 20 % du problème. Il faut donc s interroger sur les 80 % que représentent les besoins en chaleur et les besoins en carburant. Je pense que le débat sur l énergie est trop focalisé sur l électricité par rapport au niveau des consommations. On voit ici en électricité et en carburant des augmentations quasi linéaires sur les trente ans et qui se poursuivent tranquillement, sans rupture. Sur la chaleur, c est plus intéressant, on voit très bien sur les courbes l influence des chocs pétroliers et contre-chocs pétroliers successifs. On voit aussi une inflexion, entre 1978 et 1985, grâce au fonds grands travaux pour un véritable travail sur l isolation. Pour ceux qui s en rappellent, 3 milliards de francs ont été imputés à la rénovation des bâtiments. Puis tout a été stoppé en 1985 : les équipes ont disparu, elles ont fait autre chose, il n y a plus eu d argent pour cela et la courbe remonte. On pourrait se dire que du fait d une meilleure isolation de nos bâtiments, on devrait baisser. Pas du tout! Lorsque l on regarde de façon attentive les chiffres, on s aperçoit d abord qu il y a de plus en plus de surfaces chauffées, ensuite qu il y a de moins en moins de personnes dans les familles, donc la décohabitation sociale fait que quelque part il y a une augmentation des surfaces chauffées par personne et donc de l énergie il y aurait là un sujet de recherche formidable qui serait le lien entre le social et l énergie à ce niveau là, parce que là nous avons été stupéfaits des chiffres enfin on note une augmentation des températures de chauffage : on ne chauffe plus à 19, mais plutôt à 21 ou 22, ce qui se retrouve très vite dans les chiffres. Comme pour les voitures où le nombre de voitures et le nombre de kilomètres ont effacé l augmentation des performances des moteurs, le moteur du bâtiment, donc son efficacité énergétique par isolation, est complètement effacé et la courbe est de nouveau légèrement croissante du fait des trois facteurs dont je viens de parler. Donc si l on veut faire du facteur 4, il faut s attaquer aussi à ces facteurs cachés et pas uniquement à l isolation des bâtiments. En même temps, nous sommes face à un éventail énorme. Si l on représente très grossièrement la totalité des consommations en énergie primaire par mètre carré, tous usages confondus, on s aperçoit que sur les consommations d avant 1975 on parle beaucoup de bâtiments à 15 ou 30 kw/h par mètre carré mais une villa tout électrique des années 75, pas très isolée, a une consommation 13/106

LA RENOVATION DE MON HABITAT

LA RENOVATION DE MON HABITAT Économie Plus de confort Factures en baisse meilleure isolation Plus de chaleur LA RENOVATION DE MON HABITAT OU COMMENT GAGNER EN CONFORT ET EN ÉCONOMIES AVEC BÂTILAND POURQUOI JE DOIS RÉNOVER MON HABITAT?

Plus en détail

Le scénario négawatt pour la France

Le scénario négawatt pour la France Le scénario négawatt pour la France XXII conferència catalana per un futur sense nuclears i energèticament sostenible Escenaris i propostes energètiques 100 % renovelables Barcelona, 26 avril 2008 Association

Plus en détail

L efficacite e nerge tique

L efficacite e nerge tique L efficacite e nerge tique 1. Principes généraux Une mesure «d efficacité énergétique» désigne toute action mise en œuvre par un agent économique afin de limiter la consommation d énergie liée à un usage

Plus en détail

Ainsi, les TEPOS représentent la deuxième phase de cet appel à projets national.

Ainsi, les TEPOS représentent la deuxième phase de cet appel à projets national. - 1 - APPEL A PROJETS TEPOS QU EST-CE QU UN TERRITOIRE A ÉNERGIE POSITIVE? Contexte L énergie, nécessaire à tous les domaines et besoins de la vie quotidienne, devient, du fait de sa raréfaction, de plus

Plus en détail

Consommation de fluides des lycées publics de la Région Rhône-Alpes

Consommation de fluides des lycées publics de la Région Rhône-Alpes Le lycée des Eaux-Claires de Grenoble - Crédit photo : Juan Robert Consommation de fluides des lycées publics de la Région Rhône-Alpes Synthèse - Année 2012 266 lycées 236 sites 193 000 élèves 4,3 millions

Plus en détail

Module 1 : Efficacité énergétique dans les bâtiments

Module 1 : Efficacité énergétique dans les bâtiments Module 1 : Efficacité énergétique dans les bâtiments OBJECTIF : PUBLIC CONCERNÉ : Acquérir les méthodes de management des opérations HQE Maîtrise d Ouvrage, Assistants au Maître d Ouvrage, Architectes

Plus en détail

INITIATIVE DE LA FRANCOPHONIE POUR DES VILLES DURABLES. Efficacité énergétique et ville durable : leçons de l atelier d Abidjan

INITIATIVE DE LA FRANCOPHONIE POUR DES VILLES DURABLES. Efficacité énergétique et ville durable : leçons de l atelier d Abidjan Université d été : Bâtiments, Villes et Territoires durables face aux défis du changement climatique INITIATIVE DE LA FRANCOPHONIE POUR DES VILLES DURABLES Efficacité énergétique et ville durable : leçons

Plus en détail

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Instruments novateurs en matière de politique et de financement pour les pays voisins au sud et à l est de l Union européenne

Plus en détail

Obligations et rôles des collectivités en terme d économies d énergie et d éco-construction

Obligations et rôles des collectivités en terme d économies d énergie et d éco-construction l'image est endommagée. Redémarrez l'ordinateur, puis ouvrez à nouveau le fichier. Si le x rouge est toujours affiché, vous devrez peut -être supprimer l'image avant de la réinsérer. Obligations et rôles

Plus en détail

JORF n 0301 du 28 décembre 2007. texte n 5 ARRETE

JORF n 0301 du 28 décembre 2007. texte n 5 ARRETE JORF n 0301 du 28 décembre 2007 texte n 5 ARRETE Arrêté du 21 septembre 2007 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs en France métropolitaine NOR: DEVU0763823A Le ministre

Plus en détail

Une stratégie Bas Carbone

Une stratégie Bas Carbone Colloque UFE - Mardi 17 juin 2014 Une stratégie Bas Carbone au service de la Transition énergétique Comment réussir la Transition énergétique à moindre coût? 1 12 Contexte A la veille de la présentation

Plus en détail

Aide à l isolation de l habitat

Aide à l isolation de l habitat Aide à l isolation de l habitat Dans le cadre de l élaboration du Schéma Régional Climat Air Energie dit SRCAE, l état des lieux énergétique a mis en évidence la part du secteur du bâtiment dans le bilan

Plus en détail

«seul le prononcé fait foi»

«seul le prononcé fait foi» «seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion du séminaire transition énergétique et écologique Services de l Etat en Aquitaine Lundi 15 décembre 2014 Messieurs les Préfets, Mesdames et Messieurs les

Plus en détail

MAÎTRISE DE LA DEMANDE EN ÉNERGIE

MAÎTRISE DE LA DEMANDE EN ÉNERGIE DÉFINITION POURQUOI RÉDUIRE LA CONSOMMATION D ÉLECTRICITÉ CONTENU CO2 DE L ÉLECTRICITÉ MÉTHODES DE CALCUL CO2 QU EST-CE QUE LES CEE? PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE DÉFINITION Définition de l Ademe : «Pour réduire

Plus en détail

D une production centralisée à une production décentralisée, rendons les énergies renouvelables plus flexibles sur le réseau.

D une production centralisée à une production décentralisée, rendons les énergies renouvelables plus flexibles sur le réseau. e l e c tree D une production centralisée à une production décentralisée, rendons les énergies renouvelables plus flexibles sur le réseau le projet : Donnons à l Europe connectée les outils pour réussir

Plus en détail

COMMENT AMÉLIORER SON CHAUFFAGE?

COMMENT AMÉLIORER SON CHAUFFAGE? 2 COMMENT AMÉLIORER SON CHAUFFAGE? Si vous voulez entreprendre des travaux d amélioration énergétique, vous allez rapidement devoir faire face à la question du chauffage. En tant qu élément central du

Plus en détail

Les cogénérations en Ile-de-France

Les cogénérations en Ile-de-France Les cogénérations en Ile-de-France Hélène SANCHEZ Direction Régionale et Interdépartementale de l Environnement et de l Énergie (DRIEE) Service Energie Climat Véhicules Colloque ATEE/AFG/APC/AICVF/ARENE

Plus en détail

Gaz de France et le développement durable

Gaz de France et le développement durable Gaz de France et le développement durable L engagement pour des territoires durables Groupe de pilotage «Entreprises Collectivités» Comité 21 20 juin 2006 Isabelle ARDOUIN DIRECTION DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Plus en détail

Economiser l énergie : notre défi commun

Economiser l énergie : notre défi commun Economiser l énergie : notre défi commun L ACFCI et EDF souhaitent, à travers ce document, favoriser la prise de conscience et aider les entreprises à améliorer leur efficacité énergétique. l énergie un

Plus en détail

LA TRANSITION ENERGETIQUE EN MIDI-PYRENEES

LA TRANSITION ENERGETIQUE EN MIDI-PYRENEES Eléments de définition Les actions de sobriété et d efficacité énergétiques permettent de réduire les consommations d énergie. La sobriété énergétique «consiste à interroger nos besoins puis agir à travers

Plus en détail

Saint-Etienne Châteaucreux.

Saint-Etienne Châteaucreux. Saint-Etienne Châteaucreux. Un nouveau quartier au cœur naturellement chaleureux! Châteaucreux : quand tout un quartier fait le choix de l avenir. Projet ambitieux, le nouveau Châteaucreux a pour objectif

Plus en détail

Colloque International IEMA-4

Colloque International IEMA-4 Comment mettre en place un dispositif coordonné d intelligence collective au service de la stratégie de l entreprise. Conférence de Mr. Alain JUILLET - Le 17/05/2010 IEMA4 Pour ne pas rester dans les banalités

Plus en détail

PR EM I E R M I N IST R E SECRÉTARIAT D'ÉTAT CHARGÉ DE LA RÉFORME DE L'ÉTAT ET DE LA SIMPLIFICATION

PR EM I E R M I N IST R E SECRÉTARIAT D'ÉTAT CHARGÉ DE LA RÉFORME DE L'ÉTAT ET DE LA SIMPLIFICATION PR EM I E R M I N IST R E SECRÉTARIAT D'ÉTAT CHARGÉ DE LA RÉFORME DE L'ÉTAT ET DE LA SIMPLIFICATION Discours de clôture de Clotilde VALTER, Secrétaire d Etat chargée de la Réforme de l Etat et de la Simplification

Plus en détail

NKUL BETI. econobeti

NKUL BETI. econobeti NKUL BETI econobeti Le réseau social d entraides pour la gestion des efforts et du génie ekang Paru le 08 Août 2010 Plateforme de communication Se préparer pour le Cameroun de Demain Sans une organisation

Plus en détail

Cahier des charges. «Diagnostic territorial des actions de Productions Décentralisées d Electricité (PDE)» Document 2/3 : Format type

Cahier des charges. «Diagnostic territorial des actions de Productions Décentralisées d Electricité (PDE)» Document 2/3 : Format type Cahier des charges «Diagnostic territorial des actions de Productions Décentralisées d Electricité (PDE)» Document 2/3 : Format type Avertissement : les méthodes et ratios utilisés dans ce cahier des charges

Plus en détail

PRÉSENTATION DE LA RT 2012

PRÉSENTATION DE LA RT 2012 PRÉSENTATION DE LA RT 2012 La nouvelle réglementation thermique 2012 (dite «RT 2012») pose des objectifs ambitieux en matière d efficacité énergétique avec un maximum d énergie consommée fixé à 50 kwhep/(m².an)

Plus en détail

L énergie, un défi pour tous!

L énergie, un défi pour tous! L énergie, un défi pour tous! Se nourrir, se déplacer, chauffer, éclairer, téléphoner, tout est question d énergie! Ou plutôt, de consommation d énergie. Les hommes consomment de plus en plus d énergie

Plus en détail

TP N 14 : RÉDUCTION DE LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE D UN BÂTIMENT ETT 1.2.3

TP N 14 : RÉDUCTION DE LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE D UN BÂTIMENT ETT 1.2.3 Centres d'intérêt abordés Niveau d analyse Objectifs pédagogiques Connaissances Activités (3 H) Ressources matérielles Énergie Comportemental 1.2.3 Utilisation raisonnée des ressources Efficacité Réduction

Plus en détail

Dispositifs financiers et fiscaux d'incitation à l'amélioration de la performance thermique des bâtiments. Introduction CAHORS. 21 janvier 2010 DDT 46

Dispositifs financiers et fiscaux d'incitation à l'amélioration de la performance thermique des bâtiments. Introduction CAHORS. 21 janvier 2010 DDT 46 CAHORS 21 janvier 2010 DDT 46 Dispositifs financiers et fiscaux d'incitation à l'amélioration de la performance thermique des bâtiments Introduction Ministère de l'écologie, de l'énergie, du Développement

Plus en détail

Le Diagnostic de Performance Énergétique. Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement

Le Diagnostic de Performance Énergétique. Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement Le Diagnostic de Performance Énergétique Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement Édition : mars 2014 Le DPE, QUELS OBJECTIFS? Le diagnostic de performance

Plus en détail

Le Diagnostic de Performance Énergétique. Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement

Le Diagnostic de Performance Énergétique. Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement Le Diagnostic de Performance Énergétique Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement Édition : mars 2015 Être bien informés pour ÉCONOMISER L ÉNERGIE Vous

Plus en détail

LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DANS L IMMOBILIER. Présentation du 11 mars 2014 aux étudiants en BTS Professions Immobilières

LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DANS L IMMOBILIER. Présentation du 11 mars 2014 aux étudiants en BTS Professions Immobilières LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DANS L IMMOBILIER Présentation du 11 mars 2014 aux étudiants en BTS Professions Immobilières SOMMAIRE Le bâtiment et l énergie, un double enjeu L évolution et la valorisation

Plus en détail

Vers un nouveau modèle de société

Vers un nouveau modèle de société Vers un nouveau modèle de société Qu est-ce que la transition énergétique? L énergie est partout dans notre vie quotidienne : pour chauffer nos logements, pour faire fonctionner nos équipements, pour faire

Plus en détail

Quels travaux? à quel coût? et pour quelle rentabilité? Le simulateur qui vous dit tout

Quels travaux? à quel coût? et pour quelle rentabilité? Le simulateur qui vous dit tout Quels travaux? à quel coût? et pour quelle rentabilité? Le simulateur qui vous dit tout Séminaire : Rénovation énergétique pour ménages à bas revenus 8 octobre 2010 Brussels Table des matières Quelques

Plus en détail

LA RT 2012. Marre. Énergie trop chère Isolons. nous! d avoir froid. nous!

LA RT 2012. Marre. Énergie trop chère Isolons. nous! d avoir froid. nous! Remboursez nous! Marre d avoir froid Énergie trop chère Isolons nous! Isoler plus pour dépenser moins LA RT 2012 OU COMMENT RÉDUIRE MES DÉPENSES ÉNERGÉTIQUES EN CONSTRUISANT MA MAISON DANS LE RESPECT DE

Plus en détail

*** Allocution du Dr. Amina BENKHADRA Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement

*** Allocution du Dr. Amina BENKHADRA Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement Journée de présentation des résultats de la concertation nationale et régionale sur les éléments techniques du projet de réglementation thermique du Bâtiment *** Allocution du Dr. Amina BENKHADRA Ministre

Plus en détail

L habitat écologique : Effet de mode ou une évolution profonde de nos modes d habiter?

L habitat écologique : Effet de mode ou une évolution profonde de nos modes d habiter? L habitat écologique : Effet de mode ou une évolution profonde de nos modes d habiter? Intervention de Louardi BOUGHEDADA Vice-Président Energie Climat Communauté Urbaine de Dunkerque DGST Mission Ingénierie

Plus en détail

Transition énergétique des collectivités. Comité de pilotage Conseil Energie Partagé

Transition énergétique des collectivités. Comité de pilotage Conseil Energie Partagé Transition énergétique des collectivités Comité de pilotage Conseil Energie Partagé PAYS RUTHENOIS / CEP Pays Ruthénois: 8 salariés 57 communes 93 000 habitants 5 M /an d énergie Programme Matin (09:00)

Plus en détail

La transition énergétique en France et en Allemagne

La transition énergétique en France et en Allemagne La transition énergétique en France et en Allemagne Regards croisés sur les politiques nationales de transition énergétique 19/03/2013 A. Rüdinger - IDDRI / Dr. C. Hey - SRU 1 Conseil d Experts pour l

Plus en détail

Passer à l action. Plan climat: Changement climatique: nous pouvons agir! Pierre Radanne

Passer à l action. Plan climat: Changement climatique: nous pouvons agir! Pierre Radanne Passer à l action Pierre Radanne Plan climat: Changement climatique: nous pouvons agir! Deux hypothèses : - Des émissions stables à partir de 2000 - Parvenir à stabiliser le climat Emissions de CO 2 Concentration

Plus en détail

L IMMOBILIER DURABLE en tertiaire neuf et dans l existant Quelles solutions? Quels coûts?

L IMMOBILIER DURABLE en tertiaire neuf et dans l existant Quelles solutions? Quels coûts? L IMMOBILIER DURABLE en tertiaire neuf et dans l existant Quelles solutions? Quels coûts? Colloque Sorbonne Immo-RICS 23 juin 2010 23/06/2010 1 SOMMAIRE 1. 1. L Immobilier Durable Quelles définitions?

Plus en détail

Le Diagnostic de Performance Énergétique. Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement

Le Diagnostic de Performance Énergétique. Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement Le Diagnostic de Performance Énergétique Évaluer la consommation d énergie et les émissions de gaz à effet de serre de son logement Édition : novembre 2013 Être bien informés pour économiser l énergie

Plus en détail

N O R D - P A S D E C A L A I S

N O R D - P A S D E C A L A I S NORD-PAS DE CALAIS NORD-PAS DE CALAIS Ensemble pour une éco-rénovation responsable de notre habitat Avant-propos Dans une région où le poids du parc de logements anciens publics et privés prédomine, l

Plus en détail

Cliquez ici pour ajouter un titre ou une photo

Cliquez ici pour ajouter un titre ou une photo Cliquez ici pour ajouter un titre ou une photo Rofaïda LAHRECH rofaida.lahrech@cstb.fr Les dispositifs réglementaires pour l amélioration de la performance énergétique des bâtiments en France Maîtrise

Plus en détail

Enéides propose, après analyse des besoins du client:

Enéides propose, après analyse des besoins du client: L énergie et le réchauffement climatique sont des enjeux majeurs du 21ème siècle. La disponibilité et le coût respectif des différentes énergies rendent nécessaire la maîtrise de nos consommations et un

Plus en détail

des ménages en 2012 Montant moyen dépensé (en euros)

des ménages en 2012 Montant moyen dépensé (en euros) COMMISSARIAT GénéRAl au développement durable n 645 Juin 2015 Consommations énergétiques des ménages en 2012 OBSERVATION ET STATISTIQueS logement - CONSTRuCTION En 2012, la dépense moyenne annuelle en

Plus en détail

DGALN/Plan Urbanisme Construction Architecture

DGALN/Plan Urbanisme Construction Architecture L énergie de vos projets Monographie Maison de M. Le Pen à Echirolles (Isère) Version finale Marché à procédure adaptée n 1000219 du 25/11/10 28 septembre 2011 DGALN/Plan Urbanisme Construction Architecture

Plus en détail

Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris

Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris Paris, mardi 12 juillet 2011 SEMINAIRE «THE GREATER PARIS PROJECT : FINANCIAL AND REAL ESTATE INVESTMENT OPPOTUNITIES» LONDRES, ROYAUME

Plus en détail

Conférence Nationale Villes et Energies Durables BILAN ET PROGRAMME NATIONAL D ÉFFICACITE ENERGETIQUE À L HORIZON 2030

Conférence Nationale Villes et Energies Durables BILAN ET PROGRAMME NATIONAL D ÉFFICACITE ENERGETIQUE À L HORIZON 2030 MINISTERE DE L ENERGIE Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l Utilisation de l Energie Conférence Nationale Villes et Energies Durables BILAN ET PROGRAMME NATIONAL D ÉFFICACITE ENERGETIQUE

Plus en détail

Économies d énergie, émissions de gaz à effet de serre : évaluer son logement avec. le Diagnostic. de Performance Energétique L HABITAT

Économies d énergie, émissions de gaz à effet de serre : évaluer son logement avec. le Diagnostic. de Performance Energétique L HABITAT Économies d énergie, émissions de gaz à effet de serre : évaluer son logement avec le Diagnostic de Performance Energétique L HABITAT être bien informés pour économiser l énergie En France, les bâtiments

Plus en détail

Une énergie essentielle pour atteindre le Facteur 4 *

Une énergie essentielle pour atteindre le Facteur 4 * Une énergie essentielle pour atteindre le Facteur 4 * * La limitation du réchauffement climatique implique dans les pays développés une division par 4 des émissions de gaz à effet de serre par rapport

Plus en détail

Total Energie Gaz. vous accompagne dans vos démarches d efficacité énergétique. Certificats d Economies d Energie

Total Energie Gaz. vous accompagne dans vos démarches d efficacité énergétique. Certificats d Economies d Energie Total Energie Gaz vous accompagne dans vos démarches d efficacité énergétique Certificats d Economies d Energie l efficacite energetique : un enjeu economique et environnemental majeur Répartition de la

Plus en détail

Développer des pratiques d économies d énergie et de réduction des émissions de CO 2. COFHUAT 6 décembre 2007

Développer des pratiques d économies d énergie et de réduction des émissions de CO 2. COFHUAT 6 décembre 2007 Développer des pratiques d économies d énergie et de réduction des émissions de CO 2 COFHUAT 6 décembre 2007 Les enjeux de la rénovation du patrimoine immobilier public face à la réduction des émissions

Plus en détail

Réglementation thermique RT 2005. TOULOUSE le 10 mai 2007

Réglementation thermique RT 2005. TOULOUSE le 10 mai 2007 Réglementation thermique RT 200 TOULOUSE le 10 mai 2007 Le contexte, les enjeux 20 Les ressources naturelles s épuisent Réserves en années consommation 2001 200 10 100 0 0 Charbon (sauf lignite) Pétrole

Plus en détail

Former les acteurs du bâtiment à l économie de l énergie

Former les acteurs du bâtiment à l économie de l énergie association négawatt 22 bd Foch, 34140 Mèze www.negawatt.org contact@negawatt.org Mesure négawatt Former les acteurs du bâtiment à l économie de l énergie Proposition 4c du Manifeste nw Rédaction Olivier

Plus en détail

Le Plan Climat Energie de Paris en marche :

Le Plan Climat Energie de Paris en marche : DOSSIER DE PRESSE 05 décembre 2012 Le Plan Climat Energie de Paris en marche : Rénovation énergétique globale d une copropriété parisienne : la Fontaine d Aligre (12 ème arrondissement) Sommaire 1_ La

Plus en détail

Engineering a Connected World. Des voitures connectées et l'avenir de l'automobile

Engineering a Connected World. Des voitures connectées et l'avenir de l'automobile Avant-propos Le monde du transport automobile est prêt pour une révolution. Internet a transformé nos maisons et nos lieux de travail, mais il a eu un impact limité sur l élément qui les relie : nos moyens

Plus en détail

5èmes. Rencontres Energivie

5èmes. Rencontres Energivie 5èmes Rencontres Energivie 1 Atelier 4 L offre de formation initiale et continue pour la mise en œuvre de la basse consommation en Alsace : Etat des lieux Besoins et pistes 2 Présentation de la démarche

Plus en détail

Réglementation Thermique 2012. Réunion Publique du 3 juillet 2013

Réglementation Thermique 2012. Réunion Publique du 3 juillet 2013 Réglementation Thermique 2012 Réunion Publique du 3 juillet 2013 Déroulement de la présentation Présentation de l Espace Info Energie La RT 2012 : les enjeux nationaux Conciliation enjeux énergétiques

Plus en détail

CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse

CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse Stratégie du CECODHAS sur l efficacité énergétique et la prévention de la précarité énergétique dans le

Plus en détail

Bilan économique pour la collectivité

Bilan économique pour la collectivité Programme TSP sur la performance énergétique des bâtiments Note d analyse complémentaire Bilan économique pour la collectivité Le Programme TSP pour la rénovation thermique des bâtiments vise à structurer

Plus en détail

Energie et écologie Pour des choix futés de notre énergie

Energie et écologie Pour des choix futés de notre énergie Energie et écologie Pour des choix futés de notre énergie La transition énergétique concerne l avenir de la planète et se joue en partie dans les villes où vit la majorité de la population Table des matières

Plus en détail

le faire réaliser? le DPE, par qui Le diagnostiqueur Le coût du DPE

le faire réaliser? le DPE, par qui Le diagnostiqueur Le coût du DPE le DPE, par qui le faire réaliser? Le diagnostiqueur C est un professionnel du bâtiment dont les compétences doivent être certifiées par un organisme accrédité par le COFRAC (Comité français d Accréditation).

Plus en détail

Ce qui est fondamental, c est la volonté politique pour y arriver. CONTEXTE

Ce qui est fondamental, c est la volonté politique pour y arriver. CONTEXTE CONTEXTE Cette année, la lutte aux changements climatiques pourrait connaître un tournant majeur. La Conférence de Paris en décembre présente une occasion aux leaders politiques et aux chefs d entreprises

Plus en détail

2 ème Forum de l Energie de Rabat **** Intervention du Dr Abdelkader Amara Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement

2 ème Forum de l Energie de Rabat **** Intervention du Dr Abdelkader Amara Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement 2 ème Forum de l Energie de Rabat **** Intervention du Dr Abdelkader Amara Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement Rabat, le 25 février 2015 Messieurs les Ministres, Monsieur le

Plus en détail

DISCOURS de Sylvia PINEL. Installation du Conseil supérieur de la Construction et de l Efficacité énergétique

DISCOURS de Sylvia PINEL. Installation du Conseil supérieur de la Construction et de l Efficacité énergétique Cabinet de la Ministre du Logement, de l Egalité des territoires et de la Ruralité Paris, le lundi 15 juin 2015 Seul le prononcé fait foi DISCOURS de Sylvia PINEL Installation du Conseil supérieur de la

Plus en détail

LA REGLEMENTATION THERMIQUE 2012

LA REGLEMENTATION THERMIQUE 2012 LA REGLEMENTATION THERMIQUE 2012 APPLIQUABLE POUR LES PERMIS DE CONSTRUIRE DEPOSES A PARTIR DU 1 er JANVIER 2013. A compter du 1 er janvier 2013, seules les maisons répondant à la Réglementation Thermique

Plus en détail

Schéma Régional du Climat, de l Air et de l Energie de l Île-de-France. TEDDIF - 22 mai 2014 SRCAE

Schéma Régional du Climat, de l Air et de l Energie de l Île-de-France. TEDDIF - 22 mai 2014 SRCAE Schéma Régional du Climat, de l Air et de l Energie de l Île-de-France TEDDIF - 22 mai 2014 SRCAE Introduction Le SRCAE : document stratégique régional Il fixe les grandes orientations stratégiques de

Plus en détail

Introduction. Quelques chiffres. Répartition par secteur

Introduction. Quelques chiffres. Répartition par secteur Introduction En Europe, le secteur «bâtiment» consomme plus du tiers de l énergie globale. De ce fait, les logements représentent le plus grand gisement d économies d énergie. Ainsi, l amélioration de

Plus en détail

La Région met en œuvre un prêt bonifié pour la rénovation énergétique des logements

La Région met en œuvre un prêt bonifié pour la rénovation énergétique des logements Lundi 24 juin 2013 La Région met en œuvre un prêt bonifié pour la rénovation énergétique des logements Service de Presse 04 67 22 81 31 /// 04 67 22 80 47 presse-region@cr-languedocroussillon.fr Convaincue

Plus en détail

IDENTIFIER LES ELEMENTS CLES D UNE OFFRE GLOBALE D AMELIORATION ENERGETIQUES DES BATIMENTS (MODULE 1)

IDENTIFIER LES ELEMENTS CLES D UNE OFFRE GLOBALE D AMELIORATION ENERGETIQUES DES BATIMENTS (MODULE 1) IDENTIFIER LES ELEMENTS CLES D UNE OFFRE GLOBALE D AMELIORATION ENERGETIQUES DES BATIMENTS (MODULE 1) Public visé Chefs d entreprise Artisans Chargés d affaire Conducteurs de travaux Personnels de chantier

Plus en détail

«Notre ambition pour Total à l horizon 2035 est cohérente avec le scénario 2 C de l AIE» PATRICK POUYANNÉ. Président-Directeur général de Total

«Notre ambition pour Total à l horizon 2035 est cohérente avec le scénario 2 C de l AIE» PATRICK POUYANNÉ. Président-Directeur général de Total intégrer le climat à notre stratégie - 5 «Notre ambition pour Total à l horizon 2035 est cohérente avec le scénario 2 C de l AIE» ENTRETIEN AVEC PATRICK POUYANNÉ Président-Directeur général de Total Le

Plus en détail

Les hommes et les femmes de Cofely Services. Conception, réalisation, rédaction : Crédits photo : Cofely Services, GDF SUEZ. Mars 2013.

Les hommes et les femmes de Cofely Services. Conception, réalisation, rédaction : Crédits photo : Cofely Services, GDF SUEZ. Mars 2013. production locale d énergies renouvelables Performance énergétique des bâtiments Sobriété des usagers Les hommes et les femmes de Cofely Services vous accompagnent dans la Transition Energétique Conception,

Plus en détail

BILAN THERMIQUE SIMPLIFIE Rapport DIALOGIE

BILAN THERMIQUE SIMPLIFIE Rapport DIALOGIE BILAN THERMIQUE SIMPLIFIE Rapport DIALOGIE Ce Bilan thermique simplifié a été réalisé à l aide du logiciel DIALOGIE Il a permis d estimer, à partir des informations recueillies lors d une visite d un technicien

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

VILLE ET MAÎTRISE DE L ÉNERGIE

VILLE ET MAÎTRISE DE L ÉNERGIE VILLE ET MAÎTRISE DE L ÉNERGIE Formations 2014 Soucieux de s inscrire dans une démarche de prise en compte des préoccupations de qualité environnementale et de développement durable dans le bâti et dans

Plus en détail

l offre économie d énergie France Air

l offre économie d énergie France Air l offre économie d énergie France Air les solutions à énergie renouvelable Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d énergie en France. Il représente 43 % de l énergie consommée, et 25 % des

Plus en détail

Rénovation énergétique de l habitat OPAH cœur de Maurienne. Jean Luc DOL

Rénovation énergétique de l habitat OPAH cœur de Maurienne. Jean Luc DOL Rénovation énergétique de l habitat OPAH cœur de Maurienne Jean Luc DOL L ASDER Association Savoyarde pour le Développement des Energies Renouvelables Association sans but lucratif créée en 1981, 20 salariés

Plus en détail

ETUDE ET DIAGNOSTIC THERMIQUE TECHNOLOGIE DOREAN

ETUDE ET DIAGNOSTIC THERMIQUE TECHNOLOGIE DOREAN ETUDE ET DIAGNOSTIC THERMIQUE TECHNOLOGIE DOREAN Bureau d Etudes Thermiques SCHLIENGER 45, rue de Mulhouse 68210 BALSCHWILLER Tél. 03.89.25.91.95 Fax 03.89.25.91.95 E-mail : sschlienger@free.fr SOMMAIRE

Plus en détail

Ascenseur à créer. Enduit ciment blanc. Bandeau béton. Enduit ciment blanc. Plaquette de terre-cuite identique à l existant. Enduit ciment blanc

Ascenseur à créer. Enduit ciment blanc. Bandeau béton. Enduit ciment blanc. Plaquette de terre-cuite identique à l existant. Enduit ciment blanc Bâtiment d une surface de 1030 m² créé dans l enceinte du lycée Jean ZAY. Ascenseur à créer Bandeau béton Elévation Façade Nord Bardage bois vertical Bardage cassette aluminium laqué RAL7016 Menuiseries

Plus en détail

Faire progresser la performance énergétique des logements rénovés dans le cadre des opérations programmées de l Anah (OPAH, PST, PIG, )

Faire progresser la performance énergétique des logements rénovés dans le cadre des opérations programmées de l Anah (OPAH, PST, PIG, ) 04/10/2007 Pascal Lemonnier Éric Lagandré Evaluation évolution énergétique des OPAH : Faire progresser la performance énergétique des logements rénovés dans le cadre des opérations programmées de l Anah

Plus en détail

2.3. ÉVOLUTIONS : UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE DE PLUS EN PLUS LOURDE

2.3. ÉVOLUTIONS : UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE DE PLUS EN PLUS LOURDE 2.3. ÉVOLUTIONS : UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE DE PLUS EN PLUS LOURDE Les graphiques ci-dessous illustrent l évolution historique de la facture énergétique régionale et de sa décomposition par acteur, par vecteur

Plus en détail

La rénovation énergétique à l échelle des quartiers : quelles ambitions et quelles réalités?

La rénovation énergétique à l échelle des quartiers : quelles ambitions et quelles réalités? La rénovation énergétique à l échelle des quartiers : quelles ambitions et quelles réalités? E dans l AU 21 janvier 2013 Le poids de l énergie Que se passe t il quand l énergie n est pas produite localement?

Plus en détail

Comprendre pour mieux choisir.

Comprendre pour mieux choisir. Comprendre pour mieux choisir. Qu est-ce qu une réglementation thermique? Quels sont les avantages de faire construire un appartement RT2012? Qu est-ce que la réglementation thermique française? De tous

Plus en détail

LA MAISON DE DEMAIN... C'EST POSSIBLE AUJOURD'HUI. Et pour moins de 1050 LE m2...

LA MAISON DE DEMAIN... C'EST POSSIBLE AUJOURD'HUI. Et pour moins de 1050 LE m2... LA MAISON DE DEMAIN... C'EST POSSIBLE AUJOURD'HUI. Et pour moins de 1050 LE m2... Fervent défenseur de l accession à la propriété depuis plus de 25 ans, avec à son actif plus de 20 000 maisons réalisées

Plus en détail

Les Vitrages à Isolation Renforcée

Les Vitrages à Isolation Renforcée Les Vitrages à Isolation Renforcée Vitrage à Isolation Renforcée En neuf et en réhabilitation, les VIR s imposent en tant que solutions efficaces et rentables Glasstec : 24 oct 2006 1 Les Vitrages à Isolation

Plus en détail

Le confort toute l année

Le confort toute l année Le confort toute l année Altherma de Daikin, c est une solution performante pour le chauffage de votre maison, mais pas seulement! C est aussi votre source d eau chaude sanitaire, ainsi que votre système

Plus en détail

APPEL A CANDIDATURE DIAGNOSTIC ENERGETIQUE AFIN DE MODERNISER LES SYSTEMES FROID DANS LES INDUSTRIELS EN BRETAGNE ANNEE 2015

APPEL A CANDIDATURE DIAGNOSTIC ENERGETIQUE AFIN DE MODERNISER LES SYSTEMES FROID DANS LES INDUSTRIELS EN BRETAGNE ANNEE 2015 APPEL A CANDIDATURE DIAGNOSTIC ENERGETIQUE AFIN DE MODERNISER LES SYSTEMES FROID DANS LES INDUSTRIELS EN BRETAGNE ANNEE 2015 FORMULAIRE DE CANDIDATURE 1 CONTEXTE ACTUEL : Le froid représente une part importante

Plus en détail

Bilan énergétique des bâtiments

Bilan énergétique des bâtiments Bilan énergétique des bâtiments Résultats et synthèse de l enquête Plan de la présentation 1. CONTEXTE GENERAL: SITUATION ENERGETIQUE SUISSE - Evolution de la consommation - Secteurs de consommation -

Plus en détail

LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE, UN ENJEU ESSENTIEL POUR LES COPROPRIÉTAIRES

LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE, UN ENJEU ESSENTIEL POUR LES COPROPRIÉTAIRES Socateb, expert en traitement de façades. SOCATEB, ACTEUR DU SALON DE LA COPROPRIÉTÉ LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE, UN ENJEU ESSENTIEL POUR LES COPROPRIÉTAIRES DOSSIER DE PRESSE OCTOBRE 2015 Le mot du Président

Plus en détail

ENJEUX ENERGETIQUES. Le Monde et la France. L énergie dans les territoires

ENJEUX ENERGETIQUES. Le Monde et la France. L énergie dans les territoires ENJEUX ENERGETIQUES Le Monde et la France L énergie dans les territoires * Bernard LAPONCHE (Données statistiques : Enerdata) 1 Monde : Consommation d énergie primaire (2008 : 12,2 milliards de tep) Energies

Plus en détail

Énergies renouvelables

Énergies renouvelables REFERENCES : 7 QUALEADER 92, Rue René Coty 85000 La Roche sur Yon Tél. : 02 51 47 96 98 Fax : 02 51 47 71 26 Email : jean-philippe.leger@qualeader.com Effectif : 7 salariés Activité : Audit, Conseil, Formation,

Plus en détail

Restitution de la table ronde

Restitution de la table ronde TABLE RONDE N 2 EMPLOI ET TRANSITION ÉCOLOGIQUE Restitution de la table ronde Élisabeth LAVILLE Fondatrice et directrice d Utopies Bonjour à tous. Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les

Plus en détail

Sommet IRENA sur les énergies renouvelables en milieu insulaire -- Malte, 6 et 7 septembre 2012 --

Sommet IRENA sur les énergies renouvelables en milieu insulaire -- Malte, 6 et 7 septembre 2012 -- Sommet IRENA sur les énergies renouvelables en milieu insulaire -- Malte, 6 et 7 septembre 2012 -- Discours de Michel Vandepoorter, Ambassadeur de France à Malte Mesdames et messieurs, La question du financement

Plus en détail

OBJECTIF FACTEUR /4. Le rôle du réseau de gaz dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l horizon 2050.

OBJECTIF FACTEUR /4. Le rôle du réseau de gaz dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l horizon 2050. OBJECTIF FACTEUR /4 Le rôle du réseau de gaz dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l horizon 2050. Transition énergétique Le scénario GrDF GrDF exploite le réseau de distribution de

Plus en détail

Discours de M. Sauvadet, Ministre de la Fonction publique. Mesdames, Messieurs,

Discours de M. Sauvadet, Ministre de la Fonction publique. Mesdames, Messieurs, Discours de M. Sauvadet, Ministre de la Fonction publique Mesdames, Messieurs, J ai tout d abord une bonne nouvelle à vous avancer, une bonne nouvelle pour la Fonction publique, c est l adoption par l

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Contact presse Catherine Adam 03 81 61 50 88 catherine.adam@besancon.fr

DOSSIER DE PRESSE. Contact presse Catherine Adam 03 81 61 50 88 catherine.adam@besancon.fr DOSSIER DE PRESSE Deuxième saison : Service de prêt de matériels de mesures pour les pertes d énergie (chauffage, électricité, eau) à destination des Bisontins : résidents et activités tertiaires Contacts

Plus en détail

Projet «CPE- écoles» Performance énergétique des écoles municipales parisiennes

Projet «CPE- écoles» Performance énergétique des écoles municipales parisiennes Projet «CPE- écoles» Performance énergétique des écoles municipales parisiennes 1 Historique Octobre 2007 : vote du Plan Climat à l unanimité par le Conseil de Paris + signature d un partenariat entre

Plus en détail

Le Plan Bâtiment Grenelle : Point d étape et actualités

Le Plan Bâtiment Grenelle : Point d étape et actualités Le Plan Bâtiment Grenelle : Point d étape et actualités CERC Ile de France 22 novembre 2011 Jérôme Gatier, Directeur Plan Bâtiment Grenelle 1 Le Plan Bâtiment Grenelle : un pilotage inédit Mission d animation

Plus en détail

La maison gaz naturel basse consommation

La maison gaz naturel basse consommation La maison gaz naturel basse consommation Construction individuelle neuve Pourquoi opter pour une maison basse consommation au gaz naturel? Vous êtes au cœur d un projet important : la construction d une

Plus en détail