REPULIQUE DU SENEGAL PNUD / PREP ENERGIE DURABLE POUR TOUS SE4ALL

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "REPULIQUE DU SENEGAL PNUD / PREP ENERGIE DURABLE POUR TOUS SE4ALL"

Transcription

1 ASE évaluation et analyse des écarts draft juin 12 PTSOW REPULIQUE DU SENEGAL PNUD / PREP ENERGIE DURABLE POUR TOUS SE4ALL EVALUATION RAPIDE ET ANALYSE SOMMAIRE DES ECARTS EN MATIERE D ACCES AUX SERVICES ENERGETIQUES (ASE) DES POPULATIONS DU SENEGAL draft Pape Touty SOW Juin 2012

2 SOMMAIRE SOMMAIRE... 2 SIGLES ET ABREVIATIONS... 4 RESUME EXECUTIF CADRE GENERAL DE L EVALUATION RAPIDE L initiative énergie pour tous et ASE Promotion de l accès aux services énergétiques et lutte contre la pauvreté au Sénégal APERÇU DU CONTEXTE SOCIO ECONOMIQUE Profil démographique Contexte économique Contexte social et pauvreté SITUATION DU SECTEUR ENERGETIQUE NATIONAL Sources d approvisionnement en énergie primaire Offre d électricité Demande en énergie en énergie Intensité énergétique et émission de gaz à effet de serre ACCESSIBIITE AUX SERVICES ENERGETIQUES Etat des lieux en matière d accès Caractéristiques de l accès aux services énergétiques Contraintes liées à l accès aux services énergétiques Potentiel énergétique et forces du secteur énergétique STRATEGIE POLITIQUE, CADRE REGLEMENTAIRE ET INSTITUTIONNEL Une volonté politique affirmée Acteurs institutionnels du secteur de l énergie Stratégie et réformes en matière d électrification Programme force motrice / PTFM Stratégie et programme en combustible domestique Stratégie de maîtrise de l efficacité énergétique... 31

3 6 PLAN D'INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT Les enjeux du plan Les Défis à surmonter Plans d investissement en cours et projections Développement des capacités des acteurs ANNEXES Références documentaires... 42

4 SIGLES ET ABREVIATIONS ANSD ASE ASER BAD BM BT CEDEAO CIMES CRSE CSPE DSRP ERIL ESAM ESPS FAO FMI GPL IPAR LBR MA MEF MPE MT NTIC OMD OMVG OMVS PASER ONU PDES PEPAM PERACOD PETROSEN PIB PNUD PPER PREM PREP PTFM PTIP RGPH l Agence nationale de la statistique et de la démographie Accès aux services énergétiques L Agence sénégalaise d Électrification rurale Banque africaine pour le développement Banque Mondiale Basse tension Communauté économique des Etats de l'afrique de l'ouest Comité intersectoriel de mise en œuvre des synergies entre le secteur de l Energie et des autres secteurs stratégiques pour la réduction de la pauvreté La Commission de Régulation du Secteur de l Electricité Cellule de suivi des politiques économiques Document de stratégie de réduction de la pauvreté Projet initiatives d électrification rurale Enquête sénégalaise auprès des ménages Enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal Fonds des nations unies pour l'agriculture et contre la faim Fonds Monétaire International Gaz de pétrole liquéfié Initiative prospective agricole Le Livre Blanc Régional Ministère de l'agriculture Ministère de l'economie te des Finances Micro et petite entreprises Moyenne tension Nouvelles technologies information et de communication Objectif du Millénaire pour le développement Organisation pour la Mise en valeur du fleuve Gambie Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal Plan d actions d électrification rurale Organisation des nations unies Politique de développement économique et social Programme Eau potable et assainissement du millénaire Programme d'électrification rurale et de combustible domestique Société de pétrole du Sénégal Produit intérieur brut Programme des nations unies pour le développement Plan vise la promotion d un programme prioritaire d électrification rurale Projets énergétiques multisectoriels de l électrification rurale Programme régional énergie pauvreté Plate forme multifonctionnelle Programme triennal d investissements publics Recensement General de la Population et habitat 4

5 SAR SCA SEMIS SENELEC SES SIE SRP TBS TDR TEP UEMOA VFS Société Africaine de Raffinage Stratégie pour une croissance accélérée Services de l'énergie en milieu sahélien Société Nationale d Électricité du Sénégal Situation économique et social du Sénégal Système d'information sur l'énergie stratégies de lutte contre la pauvreté Taux brut de scolarisation Termes de référence Tonne équivalent pétrole Union économique et monétaire des états de l'afrique de l'ouest Vallée du fleuve Sénégal 5

6 RESUME EXECUTIF L Assemblée générale de l ONU a consacré 2012 l année internationale de l énergie durable pour tous. Trois objectifs complémentaires sont fixés d ici 2030 : (i) atteindre l'accès universel à des services énergétiques modernes (ii) doubler le taux d amélioration de l efficacité énergétique, (iii) doubler la part des énergies renouvelables dans le mix énergie. Cette initiative dénommée «Energie durable pour tous» est en cohérence avec les orientations du LBR de la CEDEAO adoptée par les Chefs d Etat africains en 2006 et qui fait l objet de programmes nationaux d investissement. Pour sa part le Sénégal a marqué sa volonté politique pour intégrer l accès aux services énergétiques dans les politiques de développement économique et social et pour l atteinte des OMD. Ainsi le Document de Politique Économique et Sociale (DPES) adoptée par le Sénégal en 2010, propose: «un secteur énergétique durable et plus propre qui garantit l accès universel à des services énergétiques modernes, fiables et à coût abordable d ici à 2017». Après une longue période de croissance économique entre , le Sénégal a connu une longue phase de stagnation entre 206 et 2009 qui a freiné les efforts de lutte contre la pauvreté et l atteinte des OMD. Une reprise économique est observée depuis La population estimée en 2009 est de habitants composée de ménages dont en milieu urbain et en milieu rural. Le taux de d accroissement intercensitaire est de 2,5%. L incidence de la pauvreté est de 50,7% en moyenne nationale, elle est de 63,2% en milieu rural. Le bilan énergétique du Sénégal indique une forte part de la biomasse (54%) et un poids important des produits pétroliers dans l approvisionnement en énergie primaire. Le taux d indépendance énergétique (hors biomasse) est faible, il se situe à seulement1,04% ), dans les consommations d énergie, la biomasse reste dominante (50%), suivie des produits pétroliers (30%) et 6% pour le gaz. La production électrique a baissé de Mwh entre 2010 et 2011, en passant de à Mwh. En ce qui concerne enfin le taux d émission de CO2 par habitant, il est demeuré quasi constant sur la période 2006/2008 à environ 1,5 tonnes/hbt. Par contre, en 2009 le taux d émission en CO2 est passé à 1,6 t/hbt soit un léger accroissement de 6,6%. S agissant de l accessibilité des populations aux services énergétiques, les principales remarques portent sur : (i) la faiblesse de l accès aux combustibles domestiques durables (7,2%) ; gaz GPL 36% ; et 54% pour l électricité. Mais ces taux masquent de grands écarts entre urbain et rural. en ce qui concerne les infrastructures sociales, le milieu rural est largement défavorisé avec respectivement 10% contre 100% en milieu urbain pour la santé et 15% contre 85% pour l éducation ; le GPL touche plus de 50% des ménages urbains (93% à Dakar) contre moins de 10% pour les ménages ruraux. L analyse de l accessibilité dégage les caractéristiques suivantes : (i) fortes disparités entre le milieu urbain et rural, (ii) gros écarts entre catégories de localités rurales. Les principales contraintes relevées sont : (i) une grande vulnérabilité en matière d approvisionnement en énergie liée à la dépendance des importations de produits pétroliers et (ii) une pression inquiétante sur les ressources forestières. A ces contraintes s ajoutent : (i) une approche cloisonnée et sectorielle de l accès ASE, (ii) une dispersion institutionnelle des différentes parties prenantes, (iii) des difficultés de mobilisation de ressources et de rentabilisation des investissements dans les zones rurales. Le Sénégal connait une crise aigüe du sous-secteur de l électricité, confronté à un déséquilibre de la demande d une ampleur inédite en milieu urbain (déficit chronique de de l ordre de 135 MW) mais surtout par un accès limité et déséquilibré des populations rurales aux services énergétiques modernes. Cette situation constitue une grosse entrave pour un développement socioéconomique inclusif, 6

7 Pourtant, le Sénégal dispose d immenses potentiels notamment dans le solaire, l hydroélectricité, sans compter les possibilités de bio charbon et de biocarburant. En outre, le Sénégal a mené de nombreuses expériences d accès aux services énergétiques. Mais ces expériences sont souvent conduites de manière isolée et peinent à être diffusées de manière pérenne. Avec l adoption de la Lettre de politique de développement du secteur de l énergie (LPDSE, 2008), et les autres lettres spécifiques sur l électrification rurale et le combustible domestique, le Sénégal a inscrit l accès aux services énergétiques comme facteur de croissance économique et d atteinte des OMD et se fixe pour objectifs politiques : (i) la maîtrise énergétique comme une option prioritaire pour relancer la croissance et favoriser le redéploiement du sous-secteur industriel et la création des PME, (ii) l accélération de l électrification rurale à travers les projets d électrification rurale de diffusion de services électriques en milieu rural. Sur cette base, des programmes tant dans le domaine de l électrification urbaine que rurale, de la force motrice (PTFM) que dans les combustibles domestiques modernes (foyer amélioré, bio charbon, aménagement forestier communautaire, bio carburant, biogaz ) sont en cours de mise ne œuvre avec des financements partiellement mobilisés. La mise en place récente d une agence nationale de maitrise de l énergie constitue un cadre propice pour le déploiement d actions de grande envergure sur la demande d énergie notamment en milieu urbain. Un cadre réglementaire (décret sur les lampes et sur la promotion du solaire) et normatif (normes sénégalaises en matière d appareils électriques), est déjà adopté et des actions prometteuses initiées dans la vulgarisation de lampes à basse consommation. Le principal enjeu de l initiative SE4ALL sera d assurer la fourniture de services énergétiques modernes fiables et durables visant : (i) la modernisation des services collectifs communaux (marchés, sièges de communes, éclairage public, télécommunications, charge de batteries, etc.), (ii) le soutien des activités économiques créatrices d emplois et génératrices de revenus (petites exploitations agricoles, plateformes multifonctionnelles, artisans, commerces) et (iii) l introduction massive de combustibles modernes à l échelle domestique. L autre enjeu porte sur le rééquilibrage en faveur des populations rurales. Ce milieu offre d énormes opportunités pour assurer pour s orienter davantage et de manière efficace vers les énergies renouvelables et d options décentralisées dans le but de répondre aux besoins des populations les plus affectées par la pauvreté monétaire et par des difficultés d accès aux services sociaux de base. Le Sénégal avait prévu à l horizon 2020 d atteindre l accès universel des ménages aux combustibles domestiques modernes, de parvenir à plus de 15% d énergie renouvelable dans la filière électrique en assurant des services électriques à plus de 60% des localités rurales, de réduire la vulnérabilité aux produits pétroliers et les inefficiences de son système énergétique. Compte tenu des retards observés dans l atteinte de ces objectifs initialement fixés par le Sénégal, il est raisonnable de planifier la mise en œuvre de l initiative «énergie durable pour tous pour 2030» en deux phases soit : (i) séquence , (ii) séquence A l instar du LBR, il sera distingué le milieu urbain du milieu rural et les différents piliers de services énergétiques (électricité, force motrice, combustible moderne durable) seront intégrés, de même que l objectif retenu d atteindre au moins 30% 1 de source d énergie renouvelable dans le mix énergétique national. Dans ce cadre, les conditions de mise en œuvre de l initiative «énergie durable pour tous pour 2030» reposeront en priorité sur les actions conduites en faveur du milieu rural et dans les zones périurbaines. Non seulement ces actions contribueront à l accès universel, mais de plus, elles offrent des opportunités de solutions énergétiques alternatives, décentralisées et diversifiées assises sur des sources renouvelables et des équipements d économie d énergie. Les projections proposées pour un accès universel et durable en 2030, s adossent en priorité sur les plans nationaux en cours ou sur les projets d envergure portés à notre connaissance ; ils permettront de : 1 Le Sénégal, pour sa part, avait prévu d atteindre 15% d énergie renouvelable en 2020 (LPSE, 2008). 7

8 de consolider et d élargie la capacité d offre de l offre électrique urbaine de l offre électrique urbaine tout en assurant une meilleure qualité de services. En faisant passer le taux urbain de 90% à 100% satisfaire les besoins de cuisson/chauffage des ménages en décuplant le taux d accès de 10% 100% les équipements économes en énergie et la capacité de fourniture de combustibles modernes comme le bio charbon et le GPL d électrifier les localités rurales dont le taux passera de 23% à 100% en 2030 doter tous les ménages ruraux d équipements améliorés de cuisson/chauffage, ce qui fera passer le taux de moins de 6% à 100% faire passer le nombre de PTFM de moins de 300 unités à 1500 unités dont au moins 1/3 en biocarburant. Les solutions préconisées permettront de passer de plus de 50% de biomasse traditionnelle à moins de 25% par l utilisation par les ménages de combustibles modernes comme le gaz ou le charbon. La part des énergies renouvelables sera importante dans le bilan énergétique national : le solaire servira de source principale d électrification dans au moins 70% des installations en milieu rural. La généralisation des équipements de combustible domestique, des lampes à basse consommation et la mise en œuvre des plans opérationnels dans l administration publique et le secteur public ainsi que les campagnes de communication publique permettront une efficacité énergétique améliorée de plus de 50%. Déjà pour l horizon 2020, les tonnes équivalent de CO2 susceptibles d être évitées devraient se traduire par des économies de l ordre de 275 milliards FCFA. Les besoins en financement, en dehors du plan Takkal pour l électrification urbaine (1900 milliards F Cfa) se présent comme suit : Electrification rurale (266 milliards) ; force motrice PTFM (42 milliards), Combustible domestique (27 milliards), Développement de capacités (3,3 milliards). Afin que les objectifs de l initiative SE4ALL soient atteints en 2030, il sera important que les plans et programmes formulés soient mis en œuvre par une stratégie de mobilisation de ressources efficace, un renforcement du cadre institutionnel du CIMES, l opérationnalisation des actions de l agence de maitrise de l'énergie, l appui au développement de la recherche développement et le renforce ment des capacités des acteurs et partenaires pour une implication effective et responsable des acteurs. 8

9 1 CADRE GENERAL DE L EVALUATION RAPIDE 1.1 L INITIATIVE ENERGIE POUR TOUS ET ASE En 2011, différentes agences de l ONU dont l ONUDI et le PNUD ont lancé un appel conjoint en vue d assurer à chaque être humain de la planète un accès à des services énergétiques modernes dans les vingt prochaines années. Ce nouvel élan pour un mouvement mondial en faveur de l accès universel à l énergie, soutenu par le Secrétaire général de l Organisation des Nations Unies, repose sur l idée qu il ne peut y avoir de développement sans énergie. C est dans ce cadre que s inscrit aussi l initiative africaine de la CEDEAO/UEMOA portant sur l accès des populations de la Communauté régionale aux services énergétiques. Le Livre Blanc Régional (LBR) d accès aux services énergétiques, adopté à la 29eme conférence des Chefs d Etats et de Gouvernement de la CEDEAO, le 12 Janvier 2006, indique clairement la contribution indispensable de l accès aux services énergétiques à la lutte contre la pauvreté et à l atteinte des objectifs du Millénaire L initiative «Energie durable pour tous» est en cohérence avec les orientations du LBR de la CEDEAO. Celles-ci portent de manière intégrée sur les trois piliers que sont (i) l électricité, (ii) la force motrice (iii) et les combustibles domestiques en vue de satisfaire les besoins en services énergétiques des populations. Les stratégies adoptées sont basées sur : (i) des options propres et décentralisées, (ii) l implication des acteurs de la société civile et (iii) la promotion d un partenariat dynamique et innovant entre le secteur public et le secteur privé mettant en avant la création d emplois décents et de proximité. La présente mission d évaluation rapide est partie intégrante d une série d études concernant 10 pays africains 2. Elle consiste, sur a base de revue documentaire et d entretiens 3 avec les acteurs nationaux, à faire une évaluation sommaire et une analyse rapide des écarts en matière de données de base sur l accès aux services énergétiques en rapport avec les objectifs d énergie durable pour tous en Elle porte précisément sur un bilan énergétique national, un état des lieux en matière d accès des populations et aussi des infrastructures de services sociaux de base, une évaluation des initiatives et politiques nationales dans les domaines de : (i) l'accès à l'électricité, aux combustibles propres et aux équipements de cuisson; et à la force mécanique; (ii) l'amélioration de l'efficacité énergétique, et (iii) la place des énergies renouvelables dans le mix énergétique national. 1.2 PROMOTION DE L ACCES AUX SERVICES ENERGETIQUES ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE AU SENEGAL La vision déclinée par le Gouvernement du Sénégal dans le Document de Politique Économique et Sociale (DPES) est d arriver à : «un secteur énergétique durable et plus 2 Il s agit en principe de la Guinée, du Togo, du Cap-Vert, du Nigeria, de la Gambie, de la Côte d'ivoire, de l'afrique du Sud, du Botswana, du Malawi, de la Namibie et du Zimbabwe. 3 Entretiens avec la Direction de l électricité (Ibrahima Niane, président du CIMES) ; l ASER (Ousamane Sarr Fall), ANEE (Mme Banel Ndiaye et Selly ), Division des combustibles domestiques/progede (Ibrahima Niang), Peracod (Alassane Ndiaye),ENDA (Sekou Sarr), PNUD pays (Laba Toure, Alioune B. Kaere), PNUD régional (Bouba Oualy, CharlesBonkoungou) 9

10 propre qui garantit l accès universel à des services énergétiques modernes, fiables et à coût abordable d ici à 2017». Cette vision est articulée à l exigence d une profonde transformation des structures socio-économiques du pays, afin que le Sénégal soit, à terme, un pays doté d infrastructures sociales de base et de proximité qui garantissent aux ménages urbains et ruraux l accès à l eau potable, à l assainissement, à une éducation de qualité, aux services de santé de qualité, à la mobilité et aux infrastructures marchandes et à la sécurité. Le caractère transversal des services énergétiques est reconnu comme facteur de croissance économique et de lutte contre la pauvreté. C est dans ce cadre que le Sénégal, en conformité avec les engagements du LBR de la CEDEAO, a entrepris, sous le pilotage du CIMES et l appui du PNUD, d établir un état des lieux de l accès aux services énergétiques. Cet état des lieux a servi de base à l élaboration d un projet de programme d investissement dans le domaine de l accès aux services énergétiques 4. 2 APERÇU DU CONTEXTE SOCIO ECONOMIQUE 2.1 PROFIL DEMOGRAPHIQUE Le Recensement Général de la Population (ANSD, RGPH, 2002) établit la population du Sénégal à habitants. Tableau 1: Répartition de la population nationale, RGPH, 2002 EFFECTIF Résidence CONCESSION MENAGE HOMME % FEMME % POPULATION SENEGAL % % ZONE URBAINE % % ZONE RURALE % % Les estimations officielles affichent en 2009 une population de habitants avec une population féminine estimée à 51%. L indice de fécondité est de 5 enfants par femme et l espérance de vie à la naissance de 55,75 ans Le taux d accroissement intercensitaire est de 2,5%. La densité moyenne est de 50 h/km2 pendant que Dakar, la capitale économique, politique et administrative est à H/km2, la région de Tambacounda plafonne à 10 h/km2. L accroissement moyen du taux d urbanisation est fort ; il est supérieur au taux d accroissement de la population (3,5 contre 2,5). En effet, dans les régions rurales, le départ massif d une population jeune en quête d avenir meilleur (emploi et nouveau mode de vie) risque d entamer le potentiel productif rural. La croissance lente et le vieillissement de la population rurale font que les personnes âgées, occupées en milieu rural, représentent actuellement 42 % de la population rurale contre 26% seulement en milieu urbain. (SES, ANDS, 2009). Malgré cette urbanisation accélérée, la majorité de la population demeure en milieu rural (59,3%). 2.2 CONTEXTE ECONOMIQUE Tendances macroéconomiques 4 Le Sénégal dispose d un projet de plan national d investissement pour l accès aux services énergétiques des populations rurales prévu sur la période

11 Sur la décennie , le Sénégal a affiché une longue période de croissance économique, avec un taux du PIB autour d une moyenne annuelle de 5% 5. Mais, à partir de 2006, l économie sénégalaise a connu un ralentissement de la croissance (2,5 % en 2006 contre 5,6% en 2005). En 2008, s est ajoutée la crise économique mondiale. Ce choc a provoqué un nouveau recul du taux de croissance économique de 4,9% en 2007 à 3,2% en 2008, puis à 2,2 % en Tableau 2 : Evolution du taux de croissance du PIB Années An 2000 An 2001 An 2002 An 2003 An 2004 An 2005 An 2006 An 2007 An 2008 An 2009 An 2010 % croissance PIB 3,2 4,6 0,7 6,7 5,9 5,6 2,5 4,9 3,2 2,2 4,1% Source : ANSD, Situation économique 2010, déc L année 2010 est marquée par une relance de l activité économique avec une progression de 4,1% du PIB réel (Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2010). Ce redressement en 2010 est encore fragile : la progression de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) en valeur (1,9%) a été moins forte que celle du PIB. Aussi, le taux d investissement (approché par la FBCF) s est-il légèrement replié en 2010 (22,2%, après 23,0% en 2009). (Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2010). D ailleurs, les prévisions pour 2011 portent sur un taux de 2% (FMI, 2010). Cette évolution de l économie nationale n a pas créé les meilleures conditions de mise en œuvre de la phase 2 du DSRP ( ). L objectif d une croissance forte et soutenue à 7%, accompagnée de politiques hardies en faveur des populations défavorisées, a été contrarié notamment par des aléas climatiques et des chocs exogènes. Evolution de l économie agricole Malgré l importance de son poids démographique 6 national, le secteur primaire pèse moins que les secteurs secondaire et tertiaire qui affichent respectivement une contribution de l ordre de 19% et 53%, selon l ANSD (2010). La contribution du secteur primaire au PIB est passée de 16,2% ( ) à 13,3% ( ). Cette contribution a légèrement progressé de 16,8% (2009) à 17,2%.( 2010). Mais globalement, les revenus monétaires en milieu rural ont plutôt stagné. Le secteur primaire n a connu qu une croissance moyenne annuelle de 1,9% entre 2000 et 2008, nettement en dessous du taux de croissance du PIB global. En 2010, la contribution de l agriculture (agriculture vivrière et agriculture industrielle et d exportation) à la croissance du PIB décline, passant de 1,3% en 2009 à 0,5% en L agriculture sénégalaise est encore largement tributaire d une pluviométrie aléatoire. Celle-ci est marquée par les effets liés aux changements climatiques. En outre, l agriculture sénégalaise est handicapée par le manque d équipements adéquats et l insuffisance des surfaces aménagées pour l irrigation, qui ne représentent que 5% des superficies totalement cultivées. 5 A l exception toutefois de la contre-performance de 0,7 % de croissance du PIB observée en Le monde rural concentre plus de 55% de la population active du Sénégal et l agriculture demeure la principale source de revenus et d emplois pour plus de 60% de sénégalais 11

12 2.3 CONTEXTE SOCIAL ET PAUVRETE La stagnation, à partir de 2006, de l économie nationale a ralenti le processus de réduction de la pauvreté monétaire. Les projections réalisées pour la période 2005/ (Rapport d étape sur l évaluation du DSRP 2 ANSD, CSPE, BM, juin 2010), indiquent que l incidence de la pauvreté est passée de 50,8% en 2005 à 50,7% en Selon ces projections, la pauvreté reculerait légèrement à Dakar, serait stable dans les autres centres urbains et en légère augmentation en milieu rural (de 61,9% en 2005 à 63,2% en 2009). S agissant des indicateurs sur la profondeur et la sévérité de la pauvreté, ils seraient respectivement, en 2009, de 22,9% et 11,2 % en milieu rural, contre 10,6% et 4,4% en milieu urbain. Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,411 en 2010, le pays est classé par le PNUD à la 144ème place sur 169. En ce qui concerne l environnement des affaires, le Sénégal se positionne à la 152ème place (sur 183) du classement Doing Business L indice de Transparency International pour 2010 est de 2,9 (105ème sur 178 pays). Le chômage affecte particulièrement les jeunes ; le taux de chômage des jeunes est d environ 38% pour une durée moyenne de recherche d emploi de 4 ans. Le nombre de demandeurs d emplois varie annuellement entre et personnes alors que la moyenne annuelle de création d emplois directs nouveaux ne dépasse pas postes. L accès aux services sociaux de base, à une alimentation saine, à une eau protégée de pollution, à un logement décent et un cadre de vie correct est un indicateur décisif sur les avancées en matière de stratégie de réduction de la pauvreté que la disponibilité de services énergétiques pourra sans doute accélérer. 12

13 3 SITUATION DU SECTEUR ENERGETIQUE NATIONAL 3.1 SOURCES D APPROVISIONNEMENT EN ENERGIE PRIMAIRE Les approvisionnements en énergie du Sénégal s élèvent à 3780 ktep en 2009 avec une part importante de la biomasse (54,3%) et un poids appréciable des produits pétroliers (40,6%). Tableau 3 : Sources d approvisionnement énergie primaire Sources d approvisionnement Quantité en Quote part % ktep Importation des produits pétroliers 1534,68 40,60% Exploitation de la biomasse 2052,54 54,30% Charbon minéral 151,2 4% Hydroélectricité 18,9 0,50% Gaz naturel 15,12 0,40% Solaire photovoltaïque 0,2268 0,006% SIE 2010 Le Sénégal tire profit de l hydroélectricité dans le cadre l organisation sous régionale l OMVS avec la mise en service est effective depuis 2002 du barrage hydroélectrique de Manantali pour une puissance dédiée de 66 MW offrant un productible annuel de 240 GWh. L apport du solaire (ER) est encore marginal comme source d énergie. Mais la puissance relative au photovoltaïque (PV) a connu une progression moyenne annuelle de 14% entre 2000 et Sa part, dans le taux national d électrification rurale, est actuellement de l ordre de 3% (SIE, 2010). 3.2 OFFRE D ELECTRICITE L offre globale d électricité est de 2858,3 GWh en 2009 contre 2 701,6 GWh en 2008 (toutes énergies électriques confondues). L électricité au Sénégal est, pour l essentiel, produite à partir de centrales thermiques utilisant des produits pétroliers En 2009, le rendement énergétique global des centrales thermiques de Sénélec est de l ordre de 31,8 % en 2009, soit 2,9 % de moins qu en (SIE, 2010) La situation a évolué entre 2010 et 2011 suivant le tableau ci-après (Direction de l électricité, 2012) Tableau 4: Indicateurs de production électrique Rubriques Puissanec installée (MW) Production totale (MWH) Achat énergie (MWH) Energie livrée (MWH) Nb clients /abonnés A ce jour, la puissance installée est de 825 MW, dont 483,5 MW propre à Senelec, soit près de 59% et 160 MW en location sur le réseau et 177 MW en auto production privée. L énergie non fournie est passée de 5% en 2009 à 2.6% en 2010 puis 1.3% en

14 3.3 DEMANDE EN ENERGIE EN ENERGIE Consommation finale par secteur. La consommation totale d énergie finale au Sénégal est de 2503 ktep en Elle se répartit suivant le tableau ci-après : Tableau 5 : Consommation par secteur d activités Secteurs d activités Consommation en ktep Industrie 258,0 10,3% Transport 636,0 25,4% Ménages 1 469,0 58,7% Autres secteurs 140,0 5,6% Total 2 503,0 100,0% SIE 2010 % La distribution sectorielle laisse constater que le secteur des ménages et celui des transports sont les plus grands utilisateurs des produits énergétiques, avec respectivement 58,7 % et 25,4 % de la consommation totale. L industrie et les autres secteurs représentent 13,7 % de la demande effective alors que les usages non énergétiques sont à hauteur de 2,2% Consommation par type d énergie La consommation finale par type d énergie confirme la dominante biomasse (50%) et celle des produits pétroliers. 30.6%. Graphique: Consommation finale par type d énergie SIE, 2010 En ce qui concerne spécifiquement les ménages, la biomasse est de manière plus prononcée la principale source d énergie. Elle représente 85 % de la consommation totale d énergie des ménages (1468 ktep). La part du bois de feu (59%) et le charbon de bois (26%). L électricité, dans cette consommation énergétique des ménages, est seulement de l ordre de 5% en A Dakar, le gaz est utilisé à plus de 88% et seulement 9,2% en milieu rural. En revanche, le bois de chauffe est fortement utilisé en milieu rural (81,6%). Les contraintes du cadre de vie et le coût du gaz expliquent ces différences d'utilisation du gaz (autres villes 18,2% bois et 26,2% charbon). 14

15 Tableau 6: Evolution de la consommation des ménages selon le type de combustible utilisé pour la cuisson Combustible 2001/ /2006 Dakar urbain Autres villes Milieu rural Dakar urbain Autres villes Milieu rural Gaz 87,2 45,9 7,7 88,2 54,1 9,2 Electricité 0,2 0,5 0,1 0,1 Bois de chauffe 2,5 31,6 81,9 2,7 26,2 81,6 Charbon de bois 8,3 21,3 8,4 7,8 18,2 4,8 Pétrole 0,1 0,2 0,6 Déchets d animaux 0,0 0,1 2,7 Autre 0,2 0,3 1,6 0,2 0,3 0,4 Sans objet 1,7 0,7 0,3 0,5 0,7 0,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 ESAM2 et ESPS INTENSITE ENERGETIQUE ET EMISSION DE GAZ A EFFET DE SERRE Tableau :7 Evolution de l efficacité énergétique du PIB Intitulé Population PIB en milliards de frs CFA Taux d'échange $ US PIB en millions $ US Approvisionnement en énergie en ktep Consommation totale en ktep (a) , Intensité énergétique primaire du PIB en tep/1000 $US 0,305 0,330 0,303 0,314 Intensité énergétique finale du PIB en Tep/ 1000 $ US 0,235 0,214 0,206 0,208 Emission de gaz à effet de serre en G CO2 (b) 17350, , , ,07 Emission de gaz à effet de serre en tonnes CO2/hbt 1,566 1,554 1,502 1,606 Taux de carbonisation (b)/(a) 7,534 7,613 7,113 7,809 Calcul du consultant basé sur données SES, ANSD, 2010, SIE 2010 L analyse de ce tableau fait apparaître que : L intensité énergétique primaire du PIB a connu une évolution erratique sur la période 2006/2009. Un léger fléchissement a été constaté en 2008, dû certainement aux difficultés des ICS ; L intensité énergétique finale a sensiblement baissé entre 2006 et 2009 passant de 0,235 tep/1000 $ US à 0,208. Cette tendance observée s explique par les effets combinés de l utilisation des équipements moins énergivores et surtout le renouvellement du parc de véhicules de transport en commun, d une part, et d autre part, à l amélioration du réseau routier urbain de Dakar diminuant ainsi les heures d embouteillage. S agissant du taux de carbonisation, il est demeuré quasi constant sur la période 2006/2009. Il mesure la quantité de CO2 dégagée lors de la transformation d une tonne équivalent pétrole de 15

16 consommation énergétique. Ceci résulte des efforts effectués en matière de reboisement et de l efficacité énergétique. En ce qui concerne enfin le taux d émission de CO2 par habitant, il est demeuré quasi constant sur la période 2006/2008 à environ 1,5 tonnes/hbt. Par contre, en 2009 le taux d émission en CO2 est passé à 1,6 t/hbt soit un léger accroissement de 6,6%.) 4 ACCESSIBIITE AUX SERVICES ENERGETIQUES 4.1 ETAT DES LIEUX EN MATIERE D ACCES Accès aux combustibles domestiques par lieu de résidence L accès durable aux combustibles domestiques est défini, d une part, par le niveau d utilisation des foyers améliorés par les ménages, et d autre part, par l exploitation du bois et charbon issus des aménagements participatifs. Tableau 8 : Accés aux combustibles domestiques suivant le lieu de résidence Pays zones Nbre ménages % ménages % ménages % ménages % ménages utilisant charbon utilisant bois équipés de F.A. équipés F.A. bois chauffe charbon Urbain ,50% 54,00% 18,84% 9,00% 10,23% Taux accès durable SENEGAL Rural ,00% 93,00% 2,00% 6,00% 5,68% Total ,14% 74,87% 10,36% 7,56% 7,20% PNUD/PREP Etat des lieux ASE 2011 A l analyse, il apparaît que : le taux d accès durable aux combustibles traditionnels est très faible : 7,20% au niveau national contre 2,38% en 2004 (cf. Etude Atlas Sénégal). Il correspond à ménages qui ont un accès durable aux combustibles traditionnels par l utilisation des foyers améliorés ; le taux d utilisation des foyers améliorés qui est de 18,84% pour le charbon de bois principalement en milieu urbain est trois fois plus important que les FA utilisés pour le bois de chauffe essentiellement en milieu rural (6%). Ce faible niveau de pénétration de foyers améliorés montre l ampleur des efforts à mettre en œuvre pour relever le taux tant en milieu urbain qu en milieu rural Accessibilité des ménages aux foyers améliorés(fa) Le nombre de foyers améliorés distribués ou vendus sur le plan national s élève à unités. La typologie des FA pour le charbon de bois et pour le bois de chauffe s établit comme suit : Les foyers améliorés à charbon sont plus utilisés par les ménages (77%). Ceux de type Diambar à charbon sont les plus prisés avec 51%. Le Sakkanal multi marmites à charbon suit avec 26%. Graphe : Utilisation des FA par les ménages 16

17 FASEN/PERACOD Annexe 1 : Coût des d acquisition des Foyers Améliorés Accès au gaz butane (GPL) Les ménages de la région de Dakar sont les principaux consommateurs du GPL. Cette consommation a atteint un pic en 2008 avec 93,10% des ménages utilisateurs du GPL. S agissant des ménages ruraux, l enquête ESPS de 2005 a permis de constater que le taux de pénétration du GPL a connu une augmentation très significative passant de 2,09% à plus de 9% entre 1998 et 2006 Tableau 9 Récapitulatif du taux de pénétration du GPL dans les ménages issu des études et enquêtes menées dans la filière Localités Années Sources Ménages Dakar Grandes Autres Localités rurales National 2002 RGPH 2002 Utilisateurs 88,80% 54,20% 8,30% 37,50% 2005 ESPS 2005 Utilisateurs 88,70% 54,30% 9,30% 39,80% ESPS Utilisateurs princip. 88,20% 54,10% 9,20% 2006 Atlas 2006 Utilisateurs princip. 75,00% 40,00% 29% 5,00% 29% 2008 ENDEM 2008 Utilisateurs 93,10% 45,60% 6,10% 36% PNUD/PREP Etat des lieux ASE 2011 D après le SIE (2010), de 2000 à 2009, la politique de «butanisation» a eu comme effet de préserver des dizaines de milliers d hectares de forêt comme l indique le tableau ci-dessous : Tableau 10 : Economies par la butanisation Années Surfaces épargnées en ha Economies réalisées (milliards FCFA) Subvention sur le GPL (milliards FCFA) 2000 à TOTAL SIE 2010 La subvention de 166 milliards entre 2000 à 2009 a permis d économiser 315 milliards de francs FCFA sur la période. Ce qui correspond à une économie de 149 Milliards en neuf (09) ans, soit une économie moyenne de 16,5 Milliards par an Accès à l électricité 17

18 En 2009, le taux d électrification national est de l ordre de 54%. Le milieu urbain atteint 90,1% contre seulement 23,8% en milieu rural. Tableau 11 Taux d électrification Résidence Urbain 78% 90% Rural 16% 23,8% National 44% 54% ASER, SIE, 2010 En ce qui concerne les ménages par type de localités En 2009, les indicateurs d accès au service électrique des ménages en fonction de la zone de résidence sont définis suivant le tableau ci-après. Tableau 12 : Taux d accès par type de localités Zones Taux de couverture Taux de déserte Taux d électrification Dakar 100% 97% 97% Autres localités urbaines 100% 90,10% 90,1% L ensemble des localités rurales 19,7% 97% 23,8% Catégorie1 (>1000hbts) 90% Catégorie2 (500 à 1000 hits) 19,52% Catégorie3 (<500hbts) 7,32% Ensemble du Pays 54,28% ASER 2008 et Rapport PNUD/PREP Etat des lieux ASE 2011 Le niveau d accès est relativement proportionnel à la taille de la localité de résidence. Dépenses d énergie suivant le lieu de résidence La répartition des dépenses suivant le lieu de résidence se présente suivant le tableau ci-après. Tableau 13 : Répartition des dépenses d'énergie (bougie-pétrole et électricité) par milieu de résidence Urbain Rural Eclairage : Bougie-Pétrole Electricité Eclairage : Bougie-Pétrole Electricité en % par catégorie de combustible Source ESPS, ANSD, 2007 Graphique : Dépenses des ménages en % par catégorie de combustible suivant la résidence (Rural Vs. Urbain) Rural bougie pétrole Urbain bougie pétrole Urbain électricité Rural électricité Dans le secteur de l irrigation 18

19 En 2009, en termes de service énergétique, 30% des surfaces sont couvertes sur l ensemble des superficies irrigables du pays ; mais seulement 18% des superficies potentielles accèdent à un service énergétique contre un taux d accès de 15,5% en Tableau 14 : Taux d accès dans les zones irriguées au Sénégal, 2009 Superficies Superficies Superficies irrigables aménagées exploitées (ha) couvertes Desservies Régions (ha) Taux de couverture (%) Taux desserte (%) de Taux d accès (%) National % 61% 18% Fleuve Sénégal vfs % 55% 18 Anambé % 85 19% Tamba % 4% 3% Casamance % 68% 13% Centre Niayes % 100% 83% Bassin arachidier Nd Nd Nd Nd Nd Rapport : Etat des lieux ASE, janvier 2011, PNUD/PREP (ha) Accès à l électricité pour les usages productifs Dans le bilan énergétique du Sénégal, l énergie électrique destinée aux usages productifs du secteur industriel est agrégée dans la consommation globale dudit secteur soit 259 ktep. Ainsi, la part de l activité minérale non métallique (essentiellement les cimenteries) dans la consommation totale (259 ktep) du secteur industriel a été de 65% en Ensuite, suivent les industries non spécifiées (24,5%), l industrie alimentaire et tabacs (4,4%), l industrie chimique et pétrochimique (3,9%), la sidérurgie (1,4%), la construction (0,9%) et les textiles et cuir (0,5%). Graphe : Consommation suivant les usages productifs SIE 2010 Accès des infrastructures sociales Dans le domaine de la santé, les taux d accès ont évolué comme suit : de 46 l% (2006) à 51% (2009). Dans le secteur de l éducation, le taux est passé de 22% (2006) à 39% (2009) 19

20 4.1.5 Couverture des localités rurales en force motrice L enquête réalisée par l ANSD en 2009 relative à l accès aux infrastructures de base des populations rurales a recensé villages à moins d un km d une de mouture soit un taux de couverture national de 28,93% sur villages concernés. Le taux de couverture de l ensemble des localités rurales non électrifiées est de 17%. Cette répartition des moulins par catégories met en relief un déficit important en équipements de mouture suivant les classes de village : à peine 12% pour la catégorie 3 (moins 500 habitants) Tableau 15: Situation des moulins dans les localités non électrifiées Catégories Localités non électrifiées(1) Nombre de moulins dans les Villages non électrifiés Catégorie ,57% Catégorie ,16 Catégorie ,16% Total % Etat des lieux ASE, PNUD/PREP, 2010 Taux de couverture en moulins fonctionnant avec la force motrice Observations 4.2 CARACTERISTIQUES DE L ACCES AUX SERVICES ENERGETIQUES Un accès limité des populations rurales Il ressort de l état des lieux en matière d accès aux services énergétiques (ASE), qu une grande partie des populations rurales est privée de services énergétiques et d accès au développement. Les localités rurales électrifiées ne représentent que 18,5% de l ensemble des localités rurales (soit, localités sur ), ce taux tombe à 7% pour les localités rurales dont la population est inférieure à 500 habitants. De plus, la modernisation de l agriculture par voie d irrigation est ralentie de même que le développement d activités de transformation, génératrices de valeur ajoutée sont étroitement limitées à l accès à la force motrice (moulin). Il est également apparu que la pression exercée sur les ressources forestières pour faire face aux besoins en combustible de cuisson des ménages est plus intense en milieu rural qu urbain De fortes disparités entre le milieu urbain et rural L état des lieux sur l ASE laisse apparaitre un écart considérable entre les populations rurales avec un taux d électrification de 23,8% contre 90,1 % pour les populations urbaines. Les infrastructures sociales de santé et d éducation en milieu rural sont largement défavorisées respectivement 10% contre 100% en milieu urbain et 15% contre 85%. L accès aux combustibles modernes comme le GPL touche plus de 50% des ménages urbains (93% pour Dakar), contre moins de 10% en milieu rural De gros écarts entre les différentes catégories de localités rurales Les catégories de localités rurales supérieures à 1000 habitants bénéficient d électricité à hauteur de 90% grâce au plan d urgence en cours de finalisation (ASER). L artisanat en zone électrifiée atteint un 20

FORUM REGIONAL SUR L INITIATIVE ENERGIE SOLAIRE DE LA CEDEAO Présentation de la Côte d Ivoire

FORUM REGIONAL SUR L INITIATIVE ENERGIE SOLAIRE DE LA CEDEAO Présentation de la Côte d Ivoire FORUM REGIONAL SUR L INITIATIVE ENERGIE SOLAIRE DE LA CEDEAO Présentation de la Côte d Ivoire GNIGBOGNIMA Siriki N CHO Pâcome Chargés d études à la Direction Générale de l Energie Dakar, 18-21 octobre

Plus en détail

ENERGIE. Ministère de l Energie. par Mr. Ibrahima NIANE Directeur de l Electricité

ENERGIE. Ministère de l Energie. par Mr. Ibrahima NIANE Directeur de l Electricité République du Sénégal Un peuple Un but Une foi - - - - - - - - - - - Ministère de l Energie ENERGIE par Mr. Ibrahima NIANE Directeur de l Electricité Dakar, le 10 mars 2014 CONTEXTE Important retard d

Plus en détail

NOTE SUR LA SITUATION ENERGETIQUE DU BENIN

NOTE SUR LA SITUATION ENERGETIQUE DU BENIN NOTE SUR LA SITUATION ENERGETIQUE DU BENIN présentée par M. KOULETIO C. E. Herbert Coordonnateur Volet GERBES/ Projet de Développement de l'accès à l'énergie Moderne (DAEM) dans le cadre du Projet Energie,

Plus en détail

Le FMI et son rôle en Afrique

Le FMI et son rôle en Afrique Le FMI et son rôle en Afrique M a r k P l a n t, V a l e r i a F i c h e r a, N o r b e r t F u n k e D a k a r, l e 3 n o v e m b r e 2 0 1 0 Sommaire Comment fonctionne le FMI? Comment l Afrique a-t-elle

Plus en détail

Supporting deployment of low-carbon technologies in the ETC and SEMED regions

Supporting deployment of low-carbon technologies in the ETC and SEMED regions Supporting deployment of low-carbon technologies in the ETC and SEMED regions Mohamed Amine NAHALI Ministry of Industry, Energy and Mining - TUNISIA Istanbul, 15-16 juin 2015 Consommation M tep Croissance

Plus en détail

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM)

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM) Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM) FICHE SYNOPTIQUE DE PRESENTATION DU PN-PTFM I. INFORMATIONS

Plus en détail

REPUBLIQUE DE CÔTE D IVOIRE UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL LA SITUATION DE L INTEGRATION DU GENRE SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL, POLITIQUE ET DE PROJET

REPUBLIQUE DE CÔTE D IVOIRE UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL LA SITUATION DE L INTEGRATION DU GENRE SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL, POLITIQUE ET DE PROJET REPUBLIQUE DE CÔTE D IVOIRE UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL LA SITUATION DE L INTEGRATION DU GENRE SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL, POLITIQUE ET DE PROJET Introduction A l instar de tous les pays qui ont adhéré à

Plus en détail

www.iavs-energie.org

www.iavs-energie.org Notes de recherche de l IAVS www.iavs-energie.org ---------------- administration@iavs-energie.org iavsmail@gmail.com ---------------- Cadre de référence indicatif pour la promotion de l efficacité énergétique

Plus en détail

BILAN ENERGETIQUE DE LA REGION WALLONNE 2004

BILAN ENERGETIQUE DE LA REGION WALLONNE 2004 BILAN ENERGETIQUE DE LA REGION WALLONNE 24 Rapport Final Novembre 26 Visa 5/489/NOLL pour le compte du Ministère de la Région Wallonne DGTRE BILAN ENERGETIQUE DE LA REGION WALLONNE 24 Rapport final Novembre

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

LISBONNE- 20 avril 2015 TRANSITION ÉNERGÉTIQUE: EXPÉRIENCE DU MAROC

LISBONNE- 20 avril 2015 TRANSITION ÉNERGÉTIQUE: EXPÉRIENCE DU MAROC LISBONNE- 20 avril 2015 TRANSITION ÉNERGÉTIQUE: EXPÉRIENCE DU MAROC Sommaire de la présentation MAROC EN CONSTANTE EVOLUTION DES RÉFORMES ET DES VISIONS STRATÉGIQUES TRANSITION ÉNERGÉTIQUE: ENJEUX ET DÉFIS

Plus en détail

«ÉCO-SOLIDAIRE» LE DISPOSITIF LA RÉUNION, ILE SOLAIRE ET TERRE D INNOVATION PLUS D UN MILLIER DE FOYERS RÉUNIONNAIS BÉNÉFICIAIRES

«ÉCO-SOLIDAIRE» LE DISPOSITIF LA RÉUNION, ILE SOLAIRE ET TERRE D INNOVATION PLUS D UN MILLIER DE FOYERS RÉUNIONNAIS BÉNÉFICIAIRES LA RÉUNION, ILE SOLAIRE ET TERRE D INNOVATION La Réunion île solaire, terre d'innovation Reunion island, innovation land LE DISPOSITIF «ÉCO-SOLIDAIRE» PLUS D UN MILLIER DE FOYERS RÉUNIONNAIS BÉNÉFICIAIRES

Plus en détail

Plan d orientations stratégiques 2012-2016

Plan d orientations stratégiques 2012-2016 Plan d orientations stratégiques 2012-2016 Agence Française de Développement Établissement public, l Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser

Plus en détail

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES 1 Marrakech -29, 30 et 31janvier 2014 Session 2 Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole L expérience de la Compagnie

Plus en détail

POLITIQUE DES ENERGIES RENOUVELABLES

POLITIQUE DES ENERGIES RENOUVELABLES République du Sénégal Un peuple un but une foi POLITIQUE DES ENERGIES RENOUVELABLES février 2012 1 Introduction A l instar des autres pays du monde, le Sénégal s est engagé depuis quelques années dans

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040 The Outlook for Energy: A View to 24 highlights Les Perspectives Énergétiques à l horizon 24 ExxonMobil vous présente dans ses Perspectives Énergétiques sa vision à long terme de notre avenir énergétique.

Plus en détail

de bord l énergie Énergie renouvelables 95-val-d oise Électricité 75-paris kwh % 94-val-de-marne Agriculture édition 2014

de bord l énergie Énergie renouvelables 95-val-d oise Électricité 75-paris kwh % 94-val-de-marne Agriculture édition 2014 DE TABLEAU de bord l énergie en île-de-france Énergies renouvelables Superficie Produits pétroliers Habitat 78-yvelines 95-val-d oise Électricité 92-hauts-de-seine m 2 93-seine-saint-denis Tep 75-paris

Plus en détail

Promotion des investissements au Maroc

Promotion des investissements au Maroc Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 Document de travail n 08 Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 L objet de la

Plus en détail

Panorama des bioénergies en Europe. Colloque Bioénergies

Panorama des bioénergies en Europe. Colloque Bioénergies Panorama des bioénergies en Europe Panorama des bioénergies en Europe Synthèse des informations existantes sur le sujet des bioénergies en Europe Sources : législation : Europa, portail de l Union européenne

Plus en détail

PROJET D ELECTRIFICATION PAR CENTRALE HYBRIDE SOLAIRE-DIESEL A DJENNE ------ TERMES DE REFERENCE

PROJET D ELECTRIFICATION PAR CENTRALE HYBRIDE SOLAIRE-DIESEL A DJENNE ------ TERMES DE REFERENCE MINISTERE DE L ENERGIE ET REPUBLIQUE DU MALI DE L HYDRAULIQUE Un Peuple Un But Une Foi ***** ***** DIRECTION NATIONALE DE L ENERGIE ***** PROJET D ELECTRIFICATION PAR CENTRALE HYBRIDE SOLAIRE-DIESEL A

Plus en détail

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE La Commission Département des Politiques Economiques NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA Février 2005 I INTRODUCTION Le Traité instituant

Plus en détail

L Assurance agricole au Sénégal

L Assurance agricole au Sénégal COLLOQUE FARM - Pluriagri : Assurer la production agricole Comment faire des systèmes assurantiels des outils de développement? 1 Paris, le 18 décembre 2012 Thème L Assurance agricole au Sénégal Un système

Plus en détail

Rapport SIE-BENIN 2010

Rapport SIE-BENIN 2010 Rapport SIE-BENIN 2010 REPUBLIQUE DU BENIN *-*-*-*- MINISTERE DE L ENERGIE, DES RECHERCHES PETROLIERES ET MINIERES, DE L EAU ET DU DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES *-*-*-*-*-* DIRECTION GENERALE

Plus en détail

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST Allocution d ouverture du Secrétaire Général du Conseil Régional de l Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) Monsieur Edoh Kossi

Plus en détail

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN ATELIER REGIONAL AFRIQUE SUR LE FONDS POUR L ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES: POUR UNE MEILLEURE INTEGRATION DES COMMUNAUTES VULNERABLES BÉNIN ATLANTIQUE BEACH HÔTEL, COTONOU, 29 ET 30 AVRIL 2012

Plus en détail

POLITIQUE SECTORIELLE DE L ENERGIE 2014-2025

POLITIQUE SECTORIELLE DE L ENERGIE 2014-2025 Burkina Faso ------------ Unité Progrès Justice Ministère des Mines et de l Energie POLITIQUE SECTORIELLE DE L ENERGIE 2014-2025 Mai 2013 AVANT PROPOS La politique sectorielle de l énergie est un instrument

Plus en détail

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN Freetown, juillet 2008 2 L année 2007 avait été placée

Plus en détail

INTERPRETER UN RAPPORT ACTUARIEL Sélection des hypothèses actuarielles dans le contexte africain Par Papa Babou NDIAYE, Directeur des Etudes

INTERPRETER UN RAPPORT ACTUARIEL Sélection des hypothèses actuarielles dans le contexte africain Par Papa Babou NDIAYE, Directeur des Etudes INTERPRETER UN RAPPORT ACTUARIEL Sélection des hypothèses actuarielles dans le contexte africain Par Papa Babou NDIAYE, Directeur des Etudes IPRES_SENEGAL Responsabilité d un administrateur Les évaluations

Plus en détail

Le système de protection sociale en santé en RDC

Le système de protection sociale en santé en RDC REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE L EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE Le système de protection sociale en santé en RDC 13/09/2013 1 I. Contexte national Plan II. Mesures de protection

Plus en détail

Défis du secteur de l énergie électrique face aux besoins de développement du pays

Défis du secteur de l énergie électrique face aux besoins de développement du pays Office National de l Electricité et de l Eau Potable (ONEE) Défis du secteur de l énergie électrique face aux besoins de développement du pays Novembre 2014 PARC DE PRODUCTION DIVERSIFIE Tiers nationaux

Plus en détail

L électricité pour plus de 70 000 villageois au Sénégal : Le projet Electrification Rurale SENEGAL (ERSEN)

L électricité pour plus de 70 000 villageois au Sénégal : Le projet Electrification Rurale SENEGAL (ERSEN) L électricité pour plus de 70 000 villageois au Sénégal : Le projet Electrification Rurale SENEGAL (ERSEN) En 2008, plus de 80% des ménages ruraux sénégalais n ont pas accès à l électricité. Dans certaines

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

tél. 02 277 51 11 Pour les appels en provenance de l étranger : tél. + 32 2 277 51 11

tél. 02 277 51 11 Pour les appels en provenance de l étranger : tél. + 32 2 277 51 11 Le marché de l énergie en 2010 Service public fédéral Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie Rue du Progrès 50 1210 Bruxelles N d entreprise : 0314.595.348 http://economie.fgov.be tél. 02 277 51

Plus en détail

ENERGIE SOLAIRE Une Ambition Nationale

ENERGIE SOLAIRE Une Ambition Nationale ENERGIE SOLAIRE Une Ambition Nationale GRANDS AXES DE LA POLITIQUE ENERGÉTIQUE DU MAROC Le renforcement de la sécurité d approvisionnement en energies à travers la diversification des sources et ressources,

Plus en détail

1. L'ECONOMIE VERTE : NOUVEAU RESSORT DE LA CROISSANCE MONDIALE ET LEVIER DE LA DURABILITE ENVIRONNEMENTALE

1. L'ECONOMIE VERTE : NOUVEAU RESSORT DE LA CROISSANCE MONDIALE ET LEVIER DE LA DURABILITE ENVIRONNEMENTALE SEMINAIRE DE LA BANQUE MONDIALE : «OOPPORTUNITE ET DEFIS D UNE CROISSANCE VERTE AU MAROC» COMMUNICATION DE M. MOHAMMED TAWFIK MOULINE : «DURABILITE DU MODELE DE DEVELOPPEMENT MAROCAIN : L OPTION STRATEGIQUE

Plus en détail

Pourtant, les économies pourraient représenter le quart de la demande actuelle en eau

Pourtant, les économies pourraient représenter le quart de la demande actuelle en eau Eau et énergie Énergie et CO2 PLAN Changement climatique Un scénario alternatif est possible L Union Pour la Méditerranée Le Plan Solaire pour la Méditerranée IMEDER Beyrouth, Forum de l Energie, 30 septembre-1

Plus en détail

Synthèse du diagnostic territorial Stratégique

Synthèse du diagnostic territorial Stratégique CE2 Synthèse du diagnostic territorial Stratégique Instance de concertation 14 mars 2013 Diapositive 1 CE2 Cabinet E.C.s.-AC; 06/12/2012 I DYNAMISME, VOLONTARISME ET AMBITION D UNE REGION ULTRA MARINE

Plus en détail

Office National des Produits Pétroliers ******** NOT AN OFFICIAL UNCTAD RECORD APPROVISIONNEMENT ET DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS AU MALI

Office National des Produits Pétroliers ******** NOT AN OFFICIAL UNCTAD RECORD APPROVISIONNEMENT ET DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS AU MALI Email : onapmali@afribone.net.ml Site Web : www.onapmali.co napmali.com Ministère de l Economie, de l Industrie et du Commerce ******** Office National des Produits Pétroliers ******** NOT AN OFFICIAL

Plus en détail

ÉNERGIE DURABLE POUR TOUS (SE4ALL): MODÈLE DE PROGRAMME D ACTION NATIONAL. Mars 2014

ÉNERGIE DURABLE POUR TOUS (SE4ALL): MODÈLE DE PROGRAMME D ACTION NATIONAL. Mars 2014 ÉNERGIE DURABLE POUR TOUS (SE4ALL): MODÈLE DE PROGRAMME D ACTION NATIONAL Mars 2014 Le présent modèle est destiné à orienter les Gouvernements et les partenaires de l initiative énergie durable pour tous

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Table Ronde pour le financement du développement du Bénin. 17-19 juin 2014 - Paris. www.tablerondebenin2014.org

DOSSIER DE PRESSE. Table Ronde pour le financement du développement du Bénin. 17-19 juin 2014 - Paris. www.tablerondebenin2014.org Table Ronde pour le financement du développement du Bénin 17-19 juin 2014 - Paris www.tablerondebenin2014.org LE MOT DU PRÉSIDENT La Table Ronde, occasion unique d échanges et de partage sur les opportunités

Plus en détail

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de L IDA EN ACTION Réponse de la Banque mondiale à la crise alimentaire Flambée des prix alimentaires : tendances, causes et perspectives Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et

Plus en détail

PARTENARIAT ENTRE LE SYSTEME DES NATIONS UNIES ET LE SENEGAL POUR UN DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL INCLUSIF ET DURABLE

PARTENARIAT ENTRE LE SYSTEME DES NATIONS UNIES ET LE SENEGAL POUR UN DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL INCLUSIF ET DURABLE PARTENARIAT ENTRE LE SYSTEME DES NATIONS UNIES ET LE SENEGAL POUR UN DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL INCLUSIF ET DURABLE Par Madame F. Bintou DJIBO, COORDONNATRICE DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES AU SENEGAL Plan

Plus en détail

Contribution des industries chimiques

Contribution des industries chimiques Contribution des industries chimiques au débat national sur la transition énergétique Les entreprises de l industrie chimique sont des acteurs clés de la transition énergétique à double titre. D une part,

Plus en détail

Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France)

Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France) Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France) La Commission européenne a formellement adopté le Programme de développement rural (PDR) de Mayotte le 13 février 2015 qui

Plus en détail

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Allocution de Monsieur Abdellatif JOUAHRI Gouverneur de Bank Al-Maghrib Messieurs les Secrétaires Généraux, Messieurs

Plus en détail

Portrait énergétique de la Chaudière-Appalaches

Portrait énergétique de la Chaudière-Appalaches Portrait énergétique de la Chaudière-Appalaches Présenté par : Joël Leblond et Martin Loiselle 19 novembre 2010 Plan de la présentation Introduction Objectifs des Rendez-vous de l énergie Constats nationaux

Plus en détail

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015 Conseil Economique, Social & Environnemental Régional Point d actualité Séance plénière 2 février 2015 Rapporteur général : Jean-Jacques FRANCOIS, au nom du Comité de Conjoncture CONTEXTE GÉNÉRAL A la

Plus en détail

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons L énergie en France et en Allemagne : comparaisons En matière de consommation d énergie, de structure du système électrique, de recours aux énergies renouvelables, d émission de gaz à effet de serre, les

Plus en détail

Conseil Interrégional des Chambres des Métiers de la GR 2

Conseil Interrégional des Chambres des Métiers de la GR 2 Initiative du CICM Proposition au Sommet de la GR "Green Deal en vue d une politique énergétique et climatique efficiente dans la GR en coopération avec les PME de l artisanat" L Artisanat de la Grande

Plus en détail

LA CONSOMMATION D ENERGIE EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE : UNE COMPARAISON INSTRUCTIVE

LA CONSOMMATION D ENERGIE EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE : UNE COMPARAISON INSTRUCTIVE LA CONSOMMATION D ENERGIE EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE : UNE COMPARAISON INSTRUCTIVE Bernard LAPONCHE 18 mai 2011 www.global-chance.org LA CONSOMMATION D ENERGIE EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE UNE COMPARAISON

Plus en détail

RESUME SYNTHETIQUE DE L IMPACT DES DELESTAGES SUR L ACTIVITE ECONOMIQUE ET LE BIEN ETRE DES POPULATIONS

RESUME SYNTHETIQUE DE L IMPACT DES DELESTAGES SUR L ACTIVITE ECONOMIQUE ET LE BIEN ETRE DES POPULATIONS RESUME SYNTHETIQUE DE L IMPACT DES DELESTAGES SUR L ACTIVITE ECONOMIQUE ET LE BIEN ETRE DES POPULATIONS La période récente a été marquée au Sénégal par des perturbations importantes dans la distribution

Plus en détail

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Mai 2010 POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Direction Générale des Statistiques Ministère de l Economie, du Commerce, de l Industrie et du Tourisme Pourquoi le Gabon a-t-il besoin

Plus en détail

César Kapseu, Noël Djongyang, George Elambo Nkeng, Maturin Petsoko, Daniel Ayuk Mbi Egbe ENERGIES RENOUVELABLES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

César Kapseu, Noël Djongyang, George Elambo Nkeng, Maturin Petsoko, Daniel Ayuk Mbi Egbe ENERGIES RENOUVELABLES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE César Kapseu, Noël Djongyang, George Elambo Nkeng, Maturin Petsoko, Daniel Ayuk Mbi Egbe ENERGIES RENOUVELABLES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE Préface de Jacques Famé Ndongo Postface de Samuel Domngang L'rf'armattan

Plus en détail

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010 Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC 1. Présentation... 328 2. Méthodologie... 328 3. Définitions... 328 4. Sources de

Plus en détail

ACTIVITÉ DE PRODUCTION ORALE. Niveau B2. Les énergies

ACTIVITÉ DE PRODUCTION ORALE. Niveau B2. Les énergies ACTIVITÉ DE PRODUCTION ORALE Niveau B2 Les énergies Le dossier comprend : - une fiche apprenant - une fiche enseignant - le document support Auteurs-concepteurs : Isabelle Barrière, Martine Corsain Fiche

Plus en détail

Assurer l avenir avec un parc de production diversifié

Assurer l avenir avec un parc de production diversifié Exercice 2010 Seul le discours prononcé fait foi Assurer l avenir avec un parc de production diversifié Discours de M. Hermann Ineichen, chef du secteur d activité Energie Suisse, dans le cadre de la conférence

Plus en détail

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR 1 Acronymes AND MDP CBD CCNUCC CLD GES MDP PK SN MDP : Autorité Nationale

Plus en détail

du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI

du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI Ministère de l Environnement l et du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI Expert National Statisticien/Economiste

Plus en détail

Œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté au Bénin. La pauvreté rurale à Bénin

Œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté au Bénin. La pauvreté rurale à Bénin FIDA/E. Piquion Œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté au Bénin La pauvreté rurale à Bénin Situé en Afrique de l Ouest, le Bénin couvre une superficie d environ 110

Plus en détail

Enjeux énergétiques et maîtrise de la demande dans le bâtiment résidentiel. Mai 2012

Enjeux énergétiques et maîtrise de la demande dans le bâtiment résidentiel. Mai 2012 Enjeux énergétiques et maîtrise de la demande dans le bâtiment résidentiel. Mai 212 Sommaire Maîtrise de la demande dans le bâtiment résidentiel. La rénovation du parc existant, élément clé des enjeux

Plus en détail

7. Analyse des coûts collectifs et bilan énergétique du projet

7. Analyse des coûts collectifs et bilan énergétique du projet 7. Analyse des coûts collectifs et bilan énergétique du projet 7.1. Méthodologie 7.1.1. Calcul des coûts socio-économiques L intérêt du projet de prolongement de la ligne T1 vers Val de Fontenay est évalué

Plus en détail

Discours de SEM Idriss Déby ITNO, Président en exercice du CILSS

Discours de SEM Idriss Déby ITNO, Président en exercice du CILSS COMITE PERMANENT INTER-ETATS DE LUTTE CONTRE LA SECHERESSE DANS LE SAHEL PERMANENT INTERSTATE COMMITTEE FOR DROUGHT CONTROL IN THE SAHEL Bénin Burkina Faso Cap Vert Côte d Ivoire Gambie Guinée Guinée Bissau

Plus en détail

Connaître la production et la consommation d énergie en Guyane.

Connaître la production et la consommation d énergie en Guyane. Le bilan énergétique de la Guyane Connaître la production et la consommation d énergie en Guyane. Ademe Guyane - Le bilan énergétique 1 Quelles énergies utilisons-nous et en quelles quantités? Quels secteurs

Plus en détail

Bilan électrique français ÉDITION 2014

Bilan électrique français ÉDITION 2014 Bilan électrique français ÉDITION 2014 Dossier de presse Sommaire 1. La baisse de la consommation 6 2. Le développement des ENR 8 3. Le recul de la production thermique fossile 9 4. La baisse des émissions

Plus en détail

la Contribution Climat Energie

la Contribution Climat Energie Paris le 05/09/2009 la Contribution Climat Energie 1. Quelle assiette aura la CCE? a. Assiette : La CCE serait une contribution additionnelle aux taxes intérieures (TIPP, TICGN, TICC), assise sur l ensemble

Plus en détail

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC 1. INTRODUCTION 2. ETAT DES LIEUX PLAN 3. PROBLEMATIQUE DE LA DEGRADATION DES TERRES ET DE LA

Plus en détail

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un But Une Foi ------------ MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L HYDRAULIQUE RURALE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE ------------ NOUVELLE ORIENTATION DE LA POLITIQUE AGRICOLE

Plus en détail

Etude sur le cadre organisationnel, institutionnel et législatif pour la promotion des Énergies Renouvelables

Etude sur le cadre organisationnel, institutionnel et législatif pour la promotion des Énergies Renouvelables Etude sur le cadre organisationnel, institutionnel et législatif pour la promotion des Énergies Renouvelables Rapport préfinal Version longue Juillet/Décembre 2007 Reference no.: 81087707 Project no.:

Plus en détail

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières 1. CONSOMMATION FINALE D ELECTRICITE...2 1.1 EVOLUTION SUR LA PERIODE 2000-2013... 2 1.2 ENTRE 2010

Plus en détail

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1 LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES CONSACRÉE À L EXAMEN ET À L ÉVALUATION D ENSEMBLE DE L APPLICATION DU PROGRAMME POUR L HABITAT LE MILLÉNAIRE Chacun a droit URBAIN...

Plus en détail

5. Filière «GESTION ET VALORISATION DES DECHETS»

5. Filière «GESTION ET VALORISATION DES DECHETS» 5. Filière «GESTION ET VALORISATION DES DECHETS» Le marché du recyclage est en croissance constante depuis 2002 en France et a atteint un chiffre d affaires de 13 Mds, avec 30 000 personnes employées en

Plus en détail

CADRAGE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENTS PUBLICS 2013 2015

CADRAGE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENTS PUBLICS 2013 2015 REPUBLIQUE DE COTE D IVOIRE Union Discipline Travail CADRAGE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENTS PUBLICS 2013 2015 Avec l appui de l ensemble de ses partenaires au développement, notamment www.gcpnd.gouv.ci

Plus en détail

ACCES A L ENERGIE : LES ACTIONS D EDF

ACCES A L ENERGIE : LES ACTIONS D EDF ACCES A L ENERGIE : LES ACTIONS D EDF Installation de panneaux solaires chez un client en zone rurale projet d électrification à partir d énergies renouvelables dans la province de Gaborone au Botswana

Plus en détail

TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III)

TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III) TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III) DIRECTIVES ET FORMAT POUR LA PRÉPARATION DE RAPPORTS NATIONAUX SUR SIX SUJETS PRINCIPAUX, TRENTE

Plus en détail

De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes

De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes El Dahr H. in Abis S. (coord.), Blanc P. (coord.), Lerin F. (coord.), Mezouaghi M. (coord.). Perspectives des politiques agricoles en Afrique du

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET

3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET 3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET L ENVIRONNEMENT 3.1 Contexte et tendances L atteinte de l indépendance énergétique est une priorité gouvernementale. Cet objectif sera appuyé par plusieurs politiques,

Plus en détail

Sortir du nucléaire? Contraintes et opportunités

Sortir du nucléaire? Contraintes et opportunités Sortir du nucléaire? Contraintes et opportunités Michel Bonvin michel.bonvin@hevs.ch bom / Forum Business VS / 25 oct. 2011 Sortir du nucléaire 1 Nucléaire : on parle de quoi? 0.90 0.80 Energies primaires

Plus en détail

Le bois, la première des énergies renouvelables

Le bois, la première des énergies renouvelables Le bois, la première des énergies renouvelables Chiffres clés du bois-énergie en France La France dispose de l un des plus importants massifs européens avec une forêt qui couvre près de 1/3 du territoire

Plus en détail

L AFD et LA MICROFINANCE

L AFD et LA MICROFINANCE AFD André Pouillès-Duplaix L AFD et LA MICROFINANCE Plus de vingt ans d expérience Encourager l extension géographique et la diversification des services de microfinance en République Démocratique du Congo

Plus en détail

1. La production d électricité dans le monde : perspectives générales

1. La production d électricité dans le monde : perspectives générales Quinzième inventaire Édition 2013 La production d électricité d origine renouvelable dans le monde Collection chiffres et statistiques Cet inventaire a été réalisé par Observ ER et la Fondation Énergies

Plus en détail

Evolution du mix électrique en France - Qui paiera?

Evolution du mix électrique en France - Qui paiera? Evolution du mix électrique en France - Qui paiera? Par Julien Deleuze Senior Manager, Estin & Co Des options environnementales, énergétiques, économiques majeures La France fait face à cinq options environnementales,

Plus en détail

L ENERGIE CORRECTION

L ENERGIE CORRECTION Technologie Lis attentivement le document ressource mis à ta disposition et recopie les questions posées sur une feuille de cours (réponds au crayon) : 1. Quelles sont les deux catégories d énergie que

Plus en détail

ENJEUX ENERGETIQUES. Le Monde et la France. L énergie dans les territoires

ENJEUX ENERGETIQUES. Le Monde et la France. L énergie dans les territoires ENJEUX ENERGETIQUES Le Monde et la France L énergie dans les territoires * Bernard LAPONCHE (Données statistiques : Enerdata) 1 Monde : Consommation d énergie primaire (2008 : 12,2 milliards de tep) Energies

Plus en détail

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités

Plus en détail

Bénin. pfsedge@yahoo.fr E. C. Herbert KOULETIO. Ce projet a été rendu possible en partie grâce au financement de :

Bénin. pfsedge@yahoo.fr E. C. Herbert KOULETIO. Ce projet a été rendu possible en partie grâce au financement de : Systèmes énergétiques : Vulnérabilité Adaptation Résilience (VAR) 2009 Région étudiée : Afrique sub-saharienne Bénin Rapport rédigé par : Email : Moutaïrou Raoufou BADAROU pfsedge@yahoo.fr E. C. Herbert

Plus en détail

Les définitions utilisées par l'observatoire de l'énergie (DGEMP- Observatoire de l'énergie, septembre 2003)

Les définitions utilisées par l'observatoire de l'énergie (DGEMP- Observatoire de l'énergie, septembre 2003) Les définitions utilisées par l'observatoire de l'énergie (DGEMP- Observatoire de l'énergie, septembre 2003) Consommation Taux d'indépendance énergétique Energie Electricité Pouvoir calorifique Consommation

Plus en détail

Conférence «Les contrats de PPP : Alliances Publics-Privés pour le développement économique et social»

Conférence «Les contrats de PPP : Alliances Publics-Privés pour le développement économique et social» Conférence «Les contrats de PPP : Alliances Publics-Privés pour le développement économique et social» Allocution du Dr. Abdelkader AMARA Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement

Plus en détail

LA PLACE DE L ENERGIE SOLAIRE DANS LA POLITIQUE ENERGETIQUE DE L UNION

LA PLACE DE L ENERGIE SOLAIRE DANS LA POLITIQUE ENERGETIQUE DE L UNION UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE Bénin 40 e Anniversaire de la BOAD La croissance verte : Quels défis pour les pays de l UEMOA. Mali Burkina Faso Opportunités, domaines et moyens de développement

Plus en détail

L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015

L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015 L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015 Synthèse Juin 2015 Sommaire Analyse globale 4 1. Prévision de consommation 5 2. Disponibilité du parc de production 7 3. Étude du risque

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document:

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document: COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 22.4.2015 SWD(2015) 88 final DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Rapport de la Commission au Parlement

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne Dans la perspective de la première conférence franco-allemande sur l énergie qui se tiendra le 2 juillet prochain à Paris 1, il paraît

Plus en détail

RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT

RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT Dans un avenir marqué par : des incertitudes importantes de nature économique, énergétique et technologique, à l échelle mondiale, européenne

Plus en détail

Lambotte J.-M. Géographe-Urbaniste. Chercheur au Lepur ULg. Semaine Universitaire Luxembourgeoise de l'environnement - Libramont - 15-11-2011

Lambotte J.-M. Géographe-Urbaniste. Chercheur au Lepur ULg. Semaine Universitaire Luxembourgeoise de l'environnement - Libramont - 15-11-2011 Aménagement rural et développement durable Dépendance à la voiture en milieu rural : le cas de la Province du Luxembourg Constats, enjeux et pistes de solutions à moyen-long terme via l aménagement du

Plus en détail

Analyse et exploitation des données du rapport. du PNUD sur le développement humain

Analyse et exploitation des données du rapport. du PNUD sur le développement humain Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Analyse et exploitation des données du rapport du PNUD sur le développement humain Novembre 1995 Document de travail n 02 Analyse et

Plus en détail

BOAD en Bref. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

BOAD en Bref. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT BOAD en Bref Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT LA BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT EN BREF 1. CRÉATION ET OBJET La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) est l institution

Plus en détail

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière Plate-forme énergie Filière de la biomasse forestière Mars 2013 Table des matières 1. Principes généraux... 0 2. Ce qu on entend par économie d énergie... 1 3. Réflexion sur les sources d énergie à privilégier...

Plus en détail

8 è FORUM GERMANO AFRICAIN SUR L ENERGIE Hamburg, 13-15 avril 2014

8 è FORUM GERMANO AFRICAIN SUR L ENERGIE Hamburg, 13-15 avril 2014 8 è FORUM GERMANO AFRICAIN SUR L ENERGIE Hamburg, 13-15 avril 2014 DEFIS, ATOUTS ET OPPORTUNITES D INVETISSEMENT DANS LE SECTEUR DE L ENERGIE AU CAMEROUN PAR DR. BASILE ATANGANA KOUNA, MINISTRE DE L EAU

Plus en détail