CNAC. Travaux en hauteur en sécurité. Équipements de travail par métier de la construction. Fascicule N 126

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1 PUBLICATION TRIMESTRIELLE - AVRIL-MAI-JUIN 2010 CNAC Fascicule N 126 Travaux en hauteur en sécurité Équipements de travail par métier de la construction

2 Deuxième trimestre 2010 Fascicule N 126 Travaux en hauteur en sécurité Équipements de travail par métier de la construction Reproduction autorisée moyennant l'accord du CNAC. Ces fascicules sont publiés en néerlandais sous le titre NAVB dossier. Les conseils publiés par le CNAC ne l engagent que dans l état de la réglementation et de la technique et ne soustraient pas le lecteur à l obligation de s informer et au respect de la réglementation. Paraît 4 fois par an. Commandes et tarifs : voir ou dernière page du CNAC info. Téléchargement gratuit sur D autres dossiers (anc. Notes de Sécurité Construction) sont disponibles dans la même série. Table des matières Introduction... 3 Réglementation... 3 Analyse des risques... 4 PRÉVENIR une chute avec une protection COLLECTIVE... 5 PRÉVENIR une chute avec un équipement INDIVIDUEL... 6 INTERCEPTER une chute avec une protection COLLECTIVE... 6 INTERCEPTER une chute avec une protection INDIVIDUELLE - EPI... 9 Remarque : prévenir une chute intercepter une chute... 9 Travaux de maçonnerie Introduction Analyse des risques Maçonnerie de hauteur limitée - Echafaudages sur tréteaux Maçonnerie de hauteur moyenne - Cadres d'échafaudage Maçonnerie de grande hauteur - Echafaudages multidirectionnels Pose de systèmes de plancher avec poutrains et claveaux Ouvertures de parois et de planchers Travaux de bétonnage Introduction Coffrage vertical et armature pour les parois et les colonnes - Analyse des risques et mesures de prévention Coffrage et armature à l'horizontale des planchers et des plaques de toitures - Analyse des risques Pose d'éléments en béton préfabriqués Introduction Pose des colonnes et des poutres pour des bâtiments industriels Pose de hourdis, de prédalles et d'éléments de plancher préfabriqués Pose de colonnes, de parois et d'éléments de façade Pose d'escaliers, de paliers et d'éléments de balcon Travaux de façade Introduction Utilisation d'échafaudages suspendus mobiles Utilisation d'échafaudages suspendus de type léger Travaux de toiture Introduction Protection antichute - Filets de recueil élastiques Travailler sur un échafaudage de toiture Travaux de toitures avec un élévateur Travaux de plafonnage et de peinture Introduction Utilisation d'échafaudages sur trépieds ou sur tréteaux Utilisation d'échafaudages roulants Utilisation d'élévateurs à ciseaux Utilisation d'échasses pour travailler à des plafonds Travaux de plafonnage et de peinture dans les cages d'escaliers Techniques de cordage pour travailler sur des pylônes Bibliographie CNAC Colophon CNAC dossier est une publication trimestrielle du Comité National d Action pour la sécurité et l hygiène dans la Construction (également disponible en néerlandais 'NAVB dossier'). Rédaction : Luc Christiaens, Christian Depue, Veerle De Saedeleer, Carl Heyrman,Véronique le Paige, Isabelle Lootens, Emmy Streuve, Isabelle Urbain, Arlette Vandenhoute, Nicolaas Van Leeuwen, Evy Vinck. Éditeur responsable : Carl Heyrman - Rue Royale 132/ Bruxelles Numéro d inscription auprès de la Bibliothèque Royale (dépôt légal) Le comité de rédaction de CNAC dossier veille à la fiabilité des informations publiées, lesquelles ne pourraient toutefois pas engager sa responsabilité. La reproduction des textes et des illustrations est autorisée moyennant l autorisation expresse de l éditeur et la mention explicite de leur provenance. Information et abonnement : CNAC Rue Royale 132/ Bruxelles Tél. : 02/ Fax : 02/ Internet : Mise en pages et impression : 2

3 Introduction Lorsqu'ils effectuent des travaux en hauteur, les travailleurs sont exposés au risque de chute de hauteur. Auparavant, une hauteur de 2 mètres servait de hauteur de référence pour vérifier à partir de quelle hauteur la mise en place d une protection antichute était obligatoire. Comme cette hauteur de 2 mètres était considérée comme critère, beaucoup d'employeurs jugeaient - toutefois à tort - qu'il n'était pas nécessaire de prendre des mesures lorsque la hauteur était inférieure à 2 mètres. Des situations dangereuses peuvent néanmoins également se produire à une hauteur inférieure à 2 mètres, comme le risque d'une chute entraînant des lésions. C'est pourquoi la hauteur de référence de 2 mètres a été supprimée de la législation et que le législateur prescrit maintenant qu'une analyse des risques doit être réalisée pour évaluer les risques réels et prendre les mesures adéquates compte tenu de la situation sur place. Des mesures de protection adaptées peuvent donc également s'imposer lorsque la hauteur est inférieure à 2 mètres. Cette approche du législateur est également exprimée dans la législation sur le "bien-être au travail" et dans l'arrêté royal concernant "la coordination de la sécurité sur les chantiers temporaires ou mobiles (CTM)". L'employeur doit ainsi réaliser ses propres analyses et décider, sur base de ces études, des mesures de prévention qu il juge nécessaires. Il est donc responsable de : l'établissement de l'analyse des risques ; l'exécution des mesures de prévention. Outre ces principes généraux qui sont repris dans la réglementation, il existe également une série de dispositions spécifiques qui étaient intégrées dans le RGPT (Règlement Général pour la Protection du Travail) ou dans d'autres réglementations ou prescriptions techniques, comme les normes, et qui restent d'application. Ainsi, le RGPT prescrit que, lorsque les travailleurs sont exposés à une chute de plus de 2 mètres, les aires de travail et de circulation doivent être équipées de dispositifs de protection collective. Le travail en hauteur n'est donc plus un concept bien défini. Les travailleurs de divers métiers de la construction peuvent dès lors être exposés de différentes manières au risque de chute. Un certain nombre de situations typiques se présentent régulièrement sur les chantiers. Il vaut donc la peine de les examiner de plus près et de définir des recommandations dans ce domaine. L'employeur reste néanmoins obligé de confronter ces solutions standard à la réalité sur le chantier. Réglementation Vous trouverez ci-après un bref aperçu de la réglementation applicable au bien-être au travail et à la coordination de la sécurité sur les chantiers temporaires ou mobiles : Les articles concernant le travail en hauteur du Règlement Général pour la Protection du Travail (RGPT) ont été supprimés et remplacés par l'ar du concernant l'utilisation des équipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur et intégrés dans le Code sur le bien-être au travail, sous le titre VI (Equipements de travail), chapitre II (Dispositions spécifiques), section V (Equipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur). Il s'agit des dispositions concernant l'utilisation d'échelles (art. 43 bis), d'échafaudages (art. 440 à 450), d'échafaudages en porte-à-faux (art. 451), d'échafaudages sur tréteaux (art. 454 et 454 bis), d'échafaudages montés sur roues ou d échafaudages transportables (art. 454 bis), du contrôle périodique d'échafaudages (art. 456) et des échelles utilisées sur les échafaudages (art. 459). Les dispositions concernant les échelles (art. 532) ont été adaptées. le code sur le bien-être au travail ; la loi du 4 août 1996 concernant le bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail (loi sur le bien-être) ; l'ar du 27 mars 1998 relatif au Service Interne pour la Prévention et la Protection au travail ; l'ar du 27 mars 1998 relatif aux Services Externes pour la Prévention et la Protection au travail ; l'ar du 25 janvier 2001 concernant les chantiers temporaires ou mobiles ; l'ar du 13 juin 2005 relatif à l'utilisation des équipements de protection individuelle ; l'ar du 31 août 2005 concernant l'utilisation des équipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur (transposition de la directive européenne 2001/45/CE) ; l'ar du 12 août 1993 concernant la manutention manuelle de charges. 3

4 Extrait de la loi sur le bien-être Art L'employeur prend les mesures nécessaires afin de promouvoir le bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail. A cette fin, il applique les principes généraux de prévention suivants : A. éviter les risques ; B. évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ; C. combattre les risques à la source ; D remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ; E. prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ; F. adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail, ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de rendre plus supportable le travail monotone et le travail cadencé et d'en atténuer les effets sur la santé ; G. limiter, autant que possible, les risques compte tenu de l'état de l'évolution de la technique ; H. limiter les risques de lésion grave en prenant des mesures matérielles par priorité à toute a. autre mesure ; I. planifier la prévention et exécuter la politique concernant le bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail en visant une approche de système qui intègre entre autres, les éléments suivants : la technique, l'organisation du travail, les conditions de vie au travail, les a. relations sociales et les facteurs ambiants au travail ; J. donner des informations au travailleur sur la nature de ses activités, les risques résiduels qui y sont liés et les mesures visant à prévenir ou limiter ces dangers : - au moment de l'entrée en service ; - chaque fois que cela s'avère nécessaire à la protection du bien-être ; K. donner des instructions appropriées aux travailleurs et établir des mesures d'accompagnement afin de garantir d'une façon raisonnable l'observation de ces instructions ; L. prévoir ou s'assurer de l'existence d'une signalisation de sécurité et de santé au travail adaptée, lorsque les risques ne peuvent être évités ou suffisamment limités par les moyens techniques de protection collective ou par des mesures, méthodes ou procédés d'organisation du travail. Pour la réglementation concernant le travail en hauteur, nous vous renvoyons au CNAC dossier 125 Equipements de travail pour l'exécution de travaux en hauteur. Les dispositifs de sécurité pour des travaux d'entretien ultérieurs peuvent aussi s avérer utiles pendant la construction. Analyse des risques La loi sur le bien-être oblige d'une part chaque employeur à mener une politique de prévention, à effectuer les analyses des risques nécessaires et à définir les mesures à prendre. A ce propos, la priorité doit être donnée à la prévention des dangers. S'il n'est pas possible de protéger les travailleurs contre ces dangers, des équipements de protection collective doivent être utilisés et, si l utilisation de ceux-ci s avère impossible, il faut alors recourir aux équipements de protection individuelle. L'AR Chantiers temporaires ou mobiles stipule d'autre part que, pour des travaux de construction qui occupent plusieurs entrepreneurs, un coordinateur de sécurité doit être désigné tant pour la phase de projet que pour celle de la réalisation. Il est chargé de détecter les risques potentiels et de proposer les mesures de prévention nécessaires. Analyse des risques durant la phase de projet Au cours de la phase de projet, il y a lieu d examiner les risques liés à la méthode d'exécution choisie et de voir si ces risques peuvent être évités. Ils doivent être évalués et des propositions doivent être étudiées pour les combattre à la source ou pour remplacer une méthode de travail dangereuse par une méthode alternative plus sûre. Il s agit de la tâche principale du coordinateur-projet. Lors de la phase de projet, des dispositions peuvent également être prises pour pouvoir exécuter de façon plus sûre les travaux ultérieurs, tant la réalisation de la construction même que les adaptations, transformations ou travaux d'entretien ultérieurs. Ceci relève également de la mission du coordinateur de sécurité. L'étape suivante est l'établissement d'un dossier d'intervention ultérieure. 4

5 Analyse des risques pendant la réalisation Dès que le choix s est porté sur une méthode de travail ou d'exécution, les entrepreneurs doivent exécuter cette méthode de manière correcte et sûre, en respectant toutes les mesures de prévention résultant des analyses des risques effectuées tant par leur service de prévention que par le coordinateur de sécurité. Choix des mesures de prévention Nous examinerons uniquement dans ce dossier le risque de chute de hauteur. En ce qui concerne l'évaluation des risques et la détermination des mesures de prévention à prendre, la philosophie de la loi sur le bien-être a été suivie et une distinction a été faite entre : éviter le danger ; limiter le risque par une protection collective ; limiter les conséquences par une protection individuelle. Il est important de faire cette distinction car il existe des différences importantes entre les exigences techniques imposées aux différents équipements de protection utilisés. Ainsi, une distinction nette doit être établie entre les garde-corps qui servent à éviter qu'un travailleur ne tombe et les garde-corps qui servent à recueillir un travailleur, par exemple lorsqu il glisse ou tombe d'une toiture en pente. Il en est de même pour les filets tendus pour éviter qu'une personne ne tombe d une ouverture de fenêtre et les filets qui servent à recueillir une personne qui tombe. Les exigences imposées à un équipement individuel utilisé pour éviter qu'une personne ne s'approche trop près du bord et tombe, ne sont enfin pas les mêmes que celles imposées à un équipement qui sert à recueillir une personne si elle tombe. Instructions d'application générale lors de l'exécution de travaux en hauteur Les travaux doivent être exécutés sous le contrôle d'une personne compétente qui veille à la sécurité lors de l'exécution de tous les travaux. Il faut veiller à ce que des travailleurs qui se rendent à des endroits qui ne sont pas encore équipés d'une protection périphérique collective ou à des endroits où cette protection a temporairement été enlevée pour l'exécution des travaux, soient équipés d'une protection individuelle. Il faut veiller à éviter, à l'aide d'une bonne signalisation ou d'une bonne délimitation, que des travailleurs puissent pénétrer dans la zone de danger et être exposés à des chutes d'objets. Les travaux doivent être organisés de manière à ce que les différentes activités ne soient pas exécutées simultanément au même endroit à des niveaux différents. PRÉVENIR une chute avec une protection COLLECTIVE Lors de l'exécution de travaux de construction, le travail en hauteur peut être limité mais il ne peut jamais complètement être exclu. Il faut par conséquent toujours tenir compte du danger et des conséquences d'une chute de hauteur et les mesures de prévention adéquates doivent être prises. Il faut tout d'abord essayer d'éviter la chute par des mesures matérielles. Ceci peut se faire en prévoyant : des plates-formes de travail adaptées suffisamment larges et d une capacité portante suffisante. Il faut être attentif aux matériaux empilés : ceux-ci ne peuvent pas gêner le passage sur l'échafaudage. Une recette adaptée permet de déposer en sécurité des matériaux transportés à l'aide d'une grue. On évite ainsi que les travailleurs doivent se mettre en danger pour tirer manuellement les charges vers l'intérieur. De telles recettes doivent être prévues à l'avance. Si elles sont fixées à l'échafaudage, elles doivent être incluses dans le calcul de l'échafaudage et les ancrages supplémentaires nécessaires doivent également être prévus. des garde-corps solides ou d'autres dispositifs similaires. Ces dispositifs doivent être continus ; ils peuvent uniquement être interrompus au lieu d'accès à l'échelle. Les garde-corps doivent être suffisamment hauts et pourvus au minimum : - d une lisse supérieure ; - d une lisse intermédiaire ; - d une plinthe (jointive au plancher de travail). Des panneaux pleins ou en treillis d une hauteur d'au moins 1 mètre peuvent également être utilisés. Echafaudages F133 Recettes... Recettes 5

6 Remarque : Les différents documents de référence définissent le même principe : une lisse supérieure, une lisse intermédiaire et une plinthe. De petites différences sont présentes dans les détails, mais leur importance est secondaire. des filets qui cloisonnent les ouvertures verticales et qui servent à empêcher qu'une personne ne tombe à travers une ouverture. Il est conseillé d'utiliser ces équipements de protection collective pour toutes les ouvertures où il existe un risque de chute, donc pas uniquement les ouvertures de fenêtres, mais également les cages d escaliers, les cages d'ascenseurs, les vides, les paliers,... L'article du RGPT stipule que des protections collectives sont obligatoires à partir d'une hauteur de 2 mètres. Lorsque l'utilisation d'une de ces protections collectives n'est pas possible en raison de la nature des travaux ou des circonstances locales, une autre solution équivalente doit être recherchée. PRÉVENIR une chute avec un équipement INDIVIDUEL Les équipements de protection individuelle peuvent éviter que l'exécutant des travaux ne s'approche trop près du bord du plancher de travail et tombe. Le risque de chute de hauteur est ainsi exclu. Une chute sur le plancher de travail reste possible, mais la hauteur de chute est limitée, ce qui est indiqué dans la réglementation comme une circonstance dans laquelle une chute de moins de 1 mètre est possible. Une chute peut être évitée à l aide de dispositifs de positionnement ou de dispositifs de retenue. Cet équipement consiste en : - un point d'ancrage ou, le cas échéant, une ligne de vie entre au moins deux points d'ancrage ou plus ; - une longe avec retenue (ligne de positionnement ou de sécurité) ; - un harnais de retenue ou une ceinture abdominale. Une ligne de sécurité avec un enrouleur pourvu d'un système de blocage automatique peut également être utilisée. Le fonctionnement de ce dispositif est similaire à celui d'une ceinture de sécurité dans une voiture : l'utilisateur peut bouger et se déplacer, mais dès qu'il fait un mouvement brusque, le mécanisme bloque et empêche la chute ou limite la hauteur de chute. Remarque : Comme ces dispositifs limitent fortement la liberté de mouvement du travailleur, ils sont peu utilisés. Une ceinture abdominale peut uniquement être utilisée pour prévenir une chute et non pour l intercepter. 6 INTERCEPTER une chute avec une protection COLLECTIVE Conformément à la norme NBN EN 13374, un garde-corps périphérique doit être prévu en cas de risque d'une chute de plus de 2 mètres de hauteur. Dans ce cas, il est important que la structure à laquelle le garde-corps est attaché puisse résister aux forces que le système doit pouvoir intercepter. Lors de travaux de transformation, l'état de la maçonnerie auquel ce garde-corps périphérique est attaché doit être contrôlé. En cas de nouvelle construction, il faut tenir compte du temps de prise nécessaire du mortier ou du béton pour donner à l'ancrage une résistance suffisante. Dans ce cas, il est plus sûr et moins cher d'intégrer les points d'ancrage dans des parois, poutrelles ou autres éléments en béton préfabriqués.

7 Les garde-corps périphériques ont déjà été amplement traités dans le CNAC dossier 110 Travaux de toitures. Si une prévention antichute effective ne peut pas être réalisée, les conséquences d'une chute peuvent fortement être limitées grâce à une protection collective. Extrait du RGPT Art : Lorsqu'il n'est pas possible de placer les dispositifs de protection collective visés à l'article ou s'il existe un danger de chute au-dessus de ces protections, il est installé des dispositifs de recueil : soit des planchers ou des dispositifs collectifs de recueil équivalents, capables de recueillir un travailleur avant qu'il ne soit tombé de plus de 3 m en chute libre ; soit des filets ou des dispositifs collectifs de recueil équivalents, capables de recueillir un travailleur avant qu'il ne soit tombé de plus de 6 m en chute libre. La hauteur de chute libre est mesurée au point le plus bas du dispositif de recueil. Art : La largeur des dispositifs de recueil est fonction de la différence de niveau entre le bord supérieur du dispositif de recueil et le niveau de départ de la chute. La distance mesurée horizontalement entre le bord supérieur du dispositif de recueil et la verticale passant par le point de départ de la chute est au moins de : 2 m pour une différence de niveau qui ne dépasse pas 4 m ; 3 m pour une différence de niveau supérieure à 4 m. Art : Les dispositifs de recueil ont : a. une résistance suffisante ; b. une constitution et une forme empêchant toute chute postérieure. Les dispositifs de recueil sont installés de manière à éviter que la victime d'une chute entre en contact avec un obstacle. Les filets et les dispositifs collectifs de recueil équivalents ont une élasticité suffisante pour éviter toute blessure au travailleur recueilli. L'inclinaison des planchers de recueil ne peut dépasser 45º. Planchers de recueil et auvents Les planchers de recueil et les auvents sont constitués de matériaux durs, comme le bois. Ils doivent être suffisamment solides pour pouvoir intercepter la chute d une personne. Il est donc logique que la hauteur de chute doive être limitée. L'article du RGPT stipule que des planchers de recueil non élastiques peuvent uniquement être utilisés si la hauteur de chute est inférieure à 3 mètres. Il est essentiel lors de l'utilisation d'un plancher de recueil que ce plancher soit assez large pour pouvoir interrompre la trajectoire de chute d'une personne. Cette trajectoire de chute dépend de la hauteur de chute et de la vitesse initiale de chute de la personne. Il faut prendre en compte une vitesse horizontale de 2 m/s lors de la chute. Si une personne tombe suite à un choc, causé par exemple par une charge suspendue à un crochet de levage, il faut prendre en compte une vitesse horizontale de 3 m/s. Le point de départ de la courbe de chute est constitué par le centre de gravité de la personne qui tombe. Il faut ajouter 0,5 m à l'horizontale à la trajectoire de chute. La comparaison entre les valeurs du RGPT et la courbe de la trajectoire de chute révèle que le RGPT se base sur une distance horizontale initiale de 2 m/s. Si nous voulons prendre en compte une vitesse de 3 m/s, la largeur minimale serait de 3 m pour les planchers de recueil et de 4 m pour les filets. Plancher de recueil Courbe de chute Plancher de recueil Filets La trajectoire de chute d une personne avec une vitesse horizontale respective de 2 m/s et de 3 m/s 7

8 Filets élastiques Contrairement aux sols durs, des filets élastiques peuvent être utilisés jusqu'à une hauteur de 6 mètres. Ils doivent être suffisamment larges pour éviter qu'une personne ne puisse tomber pardessus. Le porte-à-faux des filets dépend également de la hauteur de chute. La partie inférieure du filet doit pendre librement et il doit toujours y avoir un espace libre suffisant sous le filet. En cas d utilisation d'un filet de recueil, les directives des normes NBN EN et NBN EN doivent être respectées : Le filet doit être lié au point d'ancrage à l'aide de cosses. Il ne peut pas être lié directement au point d'ancrage car les cordes ne sont pas calculées à cette fin. Le filet doit être attaché tous les 2,5 m et les cordes ne peuvent pas toucher les arêtes tranchantes. Un filet de sécurité ne peut plus être utilisé après 3 ans d'utilisation intensive et ininterrompue. Les filets endommagés doivent immédiatement être mis hors service. La tension des filets doit être contrôlée chaque semaine. Les filets de recueil ont déjà été amplement abordés dans le CNAC dossier 110. Garde-corps et protection périphérique Lors de travaux sur des toitures en pente, le risque qu une personne glisse de la toiture et en tombe est bel et bien réel. C'est pourquoi un garde-corps périphérique doit être prévu. Une personne qui glisse d'une toiture en pente heurtera le garde-corps avec une certaine vitesse. Il est évident que ce garde-corps doit être suffisamment solide pour intercepter la chute de cette personne. Dans la norme EN 13374, trois classes sont définies pour des garde-corps périphériques : toitures plates ou avec une très légère pente ; toitures en pente (jusqu à 45 ) ; toitures avec une forte pente (> 45 ). Il est évident que non seulement le garde-corps, mais également la construction à laquelle celui-ci est attaché, doit être suffisamment solide. Un échafaudage peut-il être utilisé comme plancher de recueil? Ce sujet est source de multiples confusions. C'est pourquoi il est important de relever et de comparer tous les éléments. Pour évaluer si un échafaudage peut aussi être utilisé comme gardecorps périphérique, il faut évaluer deux aspects importants : La plate-forme de travail répond-elle aux exigences pour les planchers de recueil et les auvents? Le garde-corps répond-il aux prescriptions de la norme NBN EN 13374? Un échafaudage est considéré comme un équipement de travail et est conçu et calculé selon les normes NBN EN (parties 1 et 2) et NBN EN (parties 1, 2 et 3). La classification selon la charge autorisée a également été reprise dans ces normes. Les échafaudages de classe 6 (jusqu à 600 kg/m² de charge répartie) avec l'indication D (testés sur l'impact dynamique) devraient être suffisamment résistants pour être utilisés comme plancher de recueil. La largeur minimale de l échafaudage doit par ailleurs être de 2 mètres et la différence de hauteur entre la planche de rive et la plate-forme de travail ne peut pas être supérieure à 2 mètres (à 3 mètres entre le centre de gravité de la personne et la plate-forme de travail). Si la hauteur de chute est inférieure, un échafaudage plus étroit peut éventuellement être accepté. La largeur minimale peut dans ce cas être déduite de la figure avec les courbes de chute. Les garde-corps montés sur des échafaudages répondent aux prescriptions de la norme EN 12810, qui sont comparables aux spécifications pour les garde-corps de la classe A conformément à la norme EN Les garde-corps des classes B et C doivent pouvoir résister à un impact dynamique. Les garde-corps sont habituellement attachés aux supports verticaux de l'échafaudage. A moins que le constructeur confirme le contraire, il faut supposer que les supports verticaux ne conviennent pas pour intercepter les charges dynamiques. Ce problème peut être résolu en prévoyant des points d'ancrage supplémentaires. 8

9 INTERCEPTER une chute avec une protection INDIVIDUELLE - EPI Les protections collectives peuvent gêner l'exécution des travaux ou causer une situation dangereuse lors de leur montage. Il est possible d'opter dans ces cas pour une protection individuelle antichute. C'est également le cas pour des travaux de très courte durée. Les équipements de protection individuelle conviennent pour : intercepter à temps la chute de personnes : avec un équipement adapté, la personne qui tombe peut être interceptée et des lésions graves peuvent de la sorte être évitées. Cet équipement consiste en : - un point d'ancrage ou, le cas échéant, une ligne de vie entre des points d'ancrage ; - une longe ; - un amortisseur de chute (absorbeur de chocs) ; - un harnais de sécurité. des travaux en hauteur à l'aide de cordes et d'un harnais avec siège. Un tel harnais est parfois considéré comme un équipement de positionnement. Il s agit d un équipement de travail, pas d'un équipement de protection antichute. Outre cet équipement de travail, il faut donc toujours prévoir les équipements de protection individuelle nécessaires. Lors de travaux sur des constructions verticales, comme des mâts ou des pylônes, on peut également utiliser un stop-chute automatique, c est-à-dire un appareil qui peut glisser lentement sur un câble tendu verticalement. Dès qu'un mouvement brusque, comme une chute, est détecté, le mécanisme de blocage est déclenché et empêche la poursuite de la chute. Remarque : prévenir une chute intercepter une chute Selon la solution choisie, la fonction et l'objectif de l'équipement appliqué, ainsi que les exigences posées, sont différents. Une ceinture abdominale sert à protéger une personne d'une chute de hauteur et n'est pas destinée à intercepter la chute d une personne. L'impact d'une chute se concentrerait en effet à la place de la ceinture, entraînant un risque élevé de lésions dorsales et de traumatismes internes. Les ceintures abdominales ne sont dès lors pas autorisées en cas de risque de chute de plus de 1 mètre de hauteur. Par contre, dans le cas d'un harnais antichute, l'impact de la chute est réparti sur une plus grande surface du corps et touche des points moins vitaux. Il est dès lors très important que le harnais antichute soit porté correctement et que toutes les lanières soient suffisamment tendues. La norme NBN EN 795 stipule que les points d'ancrage doivent pouvoir résister à des forces allant jusqu à 6 kn (600 kg) pour intercepter la chute d une personne. Afin de limiter jusqu à cette valeur la force causée par la chute d une personne, un absorbeur de chocs est indispensable. Cet absorbeur de chocs ne limitera pas seulement l'impact sur le point d'ancrage, mais également sur le corps. Il fonctionne selon le principe suivant : quand la longe s'étire, l'énergie cinétique est absorbée et la vitesse du poids de la chute est systématiquement réduite. Cet amortissement des chocs peut être réalisé à l'aide d'un matériel élastique étirable ou par le déchirement de bandes cousues les unes sur les autres. Pour définir la hauteur de chute sûre, il faut également tenir compte du fait que la longe s'étire ou se déchire : il doit y avoir une hauteur de chute libre dans laquelle une personne peut tomber sans rencontrer d'obstacles. Cette hauteur de chute sûre ne peut pas être confondue avec la hauteur de travail sûre, à savoir la hauteur à laquelle une personne peut travailler sans risque et à laquelle une chute ne contient qu'un risque limité. Le choix d'un point d'ancrage dépend dès lors de la question de savoir si le point doit pouvoir intercepter ou uniquement prévenir une chute. Il en va de même pour la fixation des garde-corps : le garde-corps doit-il pouvoir intercepter une chute (types B et C) ou uniquement prévenir une chute (type A)? Il s agit d une donnée importante, car on utilise souvent l'équipement immédiatement disponible sur le chantier, avec pour conséquence que des équipements sont souvent utilisés dans des applications fautives. Nous examinerons dans ce dossier un nombre d'activités courantes de la construction pour lesquelles tous ces principes peuvent être testés : travaux de maçonnerie ; travaux de bétonnage ; pose d'éléments préfabriqués en béton ; travaux de façade ; travaux de toiture ; travaux de plafonnage et de peinture ; travaux sur des pylônes. Pour de plus amples informations, nous vous invitons également à consulter les monographies professionnelles publiées dans le passé. 9

10 Activité de la construction Equipement de travail Eléments spécifiques Référence 1. Introduction Protection antichute 2. Travaux de maçonnerie CNAC expert Le maçon De 0 à 1 étage Echafaudage sur tréteaux De 1 à 3 étages Cadres d échafaudage > 3 étages Echafaudage de façade Pose de sols (poutrains et claveaux) Echafaudage sur tréteaux Etançonnement Travaux de jointoyage 3. Travaux de bétonnage Compactage du béton utilisation d'une aiguille vibrante Coffrage vertical / éléments en béton Coffrage horizontal Echelles Coffrage avec plate-forme Etaiement de coffrage, table de coffrage,... CNAC experts L'ouvrier polyvalent de la construction, Le coffreur et Le ferrailleur CNAC dossier 119 : L'utilisation d'échelles et d'échafaudages dans la phase de finition 4. Pose d'éléments préfabriqués en béton Eléments de structure colonnes et poutrelles Eléments horizontaux hourdis prédalles bubbledeck, airdeck,... poutrelles Eléments verticaux éléments de façade parois twindeck... Utilisation d'un élévateur Echelle Elévateur, échelle avec plate-forme de travail Protection antichute : filets Protection individuelle Etançonnement Détachement des accessoires de levage Protection antichute 5. Travaux de façade Travaux de jointoyage Taquets d'échelles Echafaudage de façade, élévateur Echafaudages bruxellois Démolition / revêtement Echafaudage de façade Evacuation des débris, goulottes Grenailler / sabler Echafaudage de façade Protection anti-poussière, bâches Bardage Voir 2. Travaux de maçonnerie CD-Rom : Le poseur de bardage de toiture et de façade 6. Travaux de toiture Toiture construction industrielle toiture en pente toiture plate flèches Couverture de toiture (en pente) tuiles ardoises chaume plaques en zinc Couverture de toiture (plate) métal profilé (steeldeck) étanchéité de toiture Elévateur Echafaudage de toiture Protection périphérique Elévateur Echafaudage de toiture Elévateur Filets, garde-corps CNAC dossier 110 Travaux de toitures CNAC expert Le couvreur 10

11 7. Travaux de plafonnage et de peinture Murs, parois Intérieur Extérieur Plafonds Cages d'escaliers Echafaudage de plafonneur Echafaudage de plafonneur (trépied) Echafaudage sur tréteaux Echafaudage roulant Echelles Echafaudages Réparations CNAC expert Le plafonneur Voir 5. Travaux de façade CNAC dossier 119 L'utilisation d'échelles et d'échafaudages dans la phase de finition 8. Travaux sur des pylônes Techniques de cordage Travaux de maçonnerie Introduction De nombreux murs sont maçonnés sur place lors de la construction de bâtiments. Au fur et à mesure de la progression du travail, le maçon travaille donc toujours de plus en plus en hauteur. Comme la maçonnerie peut avancer relativement vite, le plancher de travail doit pouvoir être adapté rapidement et avec flexibilité à la hauteur de travail. Dans la pratique, toutes les mesures de sécurité ne sont pas toujours respectées suite au délai d exécution à respecter. Analyse des risques Phase de projet : le risque de chute de hauteur est étroitement lié à l'endroit où il faut maçonner. Ces risques sont essentiellement gérés et maîtrisés lors de la phase d'exécution. Une alternative possible consiste à travailler avec des panneaux préfabriqués constitués de panneaux d'isolation sur lesquels sont posés des plaquettes. La production de ces panneaux est uniquement rentable s'ils peuvent être produits en quantité ou, en d'autres termes, s'il est possible de travailler avec des mesures standard. Ainsi, les angles et les bords devront moins F223 être adaptés ou finalisés. Il est par ailleurs également possible de travailler avec des panneaux pré-maçonnés. Il s'agit d'un concept relativement récent où les murs sont maçonnés jusque maximum la moitié de la hauteur d'étage. La pose de tels éléments préfabriqués lourds est comparable à la pose d'éléments en béton préfabriqués (voir chapitre 'Pose d'éléments en béton préfabriqués'). Une grande différence entre ces éléments pré-maçonnés et des éléments préfabriqués en béton est que les éléments en béton sont armés et résistent donc aux forces de traction lors du levage. Lorsqu'il s'agit d'éléments maçonnés, il y a lieu de prévoir les ancres de levage nécessaires pour intercepter les forces de traction. Phase d'exécution: les surfaces de travail disponibles doivent être prises en compte lors de la planification des travaux. Il peut s'agir de planchers déjà réalisés ou de plates-formes de travail sur échafaudages. Compte tenu de la tendance actuelle qui consiste à épargner de l'énergie en consacrant davantage d'attention à l'isolation de tous les murs extérieurs, il est nettement plus difficile de réaliser la maçonnerie de l'intérieur du bâtiment. Afin de pouvoir poser correctement l'isolation contre le mur portant intérieur, il est recommandé d'effectuer ces travaux de l'extérieur du bâtiment. Ainsi, les planchers intérieurs réalisés ne peuvent pas être utilisés comme planchers de travail ou uniquement de manière limitée. L'isolation et la majeure partie de la maçonnerie seront par conséquent F231 placées depuis des échafaudages. Maçonnerie de hauteur limitée - Echafaudages sur tréteaux Pour maçonner à une hauteur limitée, il est possible de placer un plancher de travail sur tréteaux. Ces tréteaux peuvent facilement être transportés sur le chantier pour y être installés, réglés en hauteur, déplacés 11

12 Dispositions réglementaires Les dispositions réglementaires de l'article 454 du RGPT qui ne sont plus d'application, limitaient l'utilisation des échafaudages sur tréteaux et stipulaient qu'il était interdit d'utiliser des échafaudages sur tréteaux : qui comptaient plus de deux rangées de tréteaux superposées ; dont la hauteur dépassait 3 mètres ; ou qui étaient installés sur des échafaudages suspendus. Cet article a été remplacé par les dispositions générales de l'ar du 31 août 2005 qui stipulent qu'une note de calcul qui garantit la stabilité et la sécurité de l'échafaudage doit être établie. Bien que l'application à la lettre de cet AR pour l'utilisation d'échafaudages sur tréteaux semble exagérée pour la plupart des utilisateurs, la pratique nous apprend aussi toutefois qu'il faut accorder l'attention nécessaire à ces échafaudages. Ainsi, lors de l'exécution de travaux de maçonnerie principalement, les utilisateurs prennent parfois des risques dont ils ne sont pas conscients. Vous trouverez ci-dessous un aperçu des erreurs les plus récurrentes : Les tréteaux sont souvent surchargés, pouvant de la sorte compromettre la stabilité. Un utilisateur oublie vite que les tréteaux sont conçus la plupart du temps pour une charge maximale de 500 kg. Si, par exemple, deux maçons (150 kg à eux deux), un bac de mortier de 200 litres (300 kg) et une demi-palette de blocs de maçonnerie (800 kg) se trouvent sur l'échafaudage, la charge totale admissible des deux tréteaux (2 x 500 kg = 1000 kg) est largement dépassée. Un passage reste dégagé sur le plancher de travail pour les maçons si bien que le poids des bacs de mortier et des briques est concentré sur les planches situées le plus à l'extérieur. Les tréteaux sont trop écartés et la portée est de ce fait trop grande pour les planches d'échafaudage utilisées. Lorsque les planches fléchissent visiblement sous l'effet de la charge, cela signifie généralement que la portée de sécurité des planches est dépassée. Les tréteaux sont parfois placés trop près les uns des autres et le porte-à-faux des planches est de ce fait trop important. Comme les planches sont rarement fixées, elles peuvent se soulever en cas de charge du porte-à-faux. Un deuxième niveau de tréteaux est parfois posé sur l'échafaudage. Par ailleurs, on oublie souvent que le poids des tréteaux et de la charge qui se trouve sur ceux-ci n'est pas répartie sur toute la surface des planches de support mais est entièrement portée par les deux planches sur lesquelles sont montés les pieds d'échafaudages. Cette charge dépasse souvent la portée des planches. L'accès à l'échafaudage sur tréteaux ne se fait pas toujours en sécurité si bien que le tréteau peut être chargé avec une force horizontale alors que ce n'est pas prévu. Les échafaudages sur tréteaux ne sont généralement pas pourvus d'un garde-corps ou d'une plinthe. Ils ne sont pas conçus comme plancher de recueil. Les tréteaux sont souvent posés sur des blocs de maçonnerie ou surélevés à l'aide de blocs. En plus des instructions de montage du constructeur, cette liste d'erreurs récurrentes constitue un outil pratique lors de l'établissement de la notice d'instructions qui doit être disponible sur le chantier en vertu de l'ar. Notice d'instructions pour les échafaudages sur tréteaux Utilisez toujours des tréteaux du même type. Vérifiez la présence éventuelle de défauts visibles comme des fissures ou la formation de rouille dans les soudures, des pieds déformés Placez les tréteaux perpendiculairement au mur à maçonner. Veillez à ce que les éléments de soutien soient bien en contact avec le sol. En cas de montage sur un sol qui n'est pas résistant, prévoyez un support de qualité comme une poutre. Ne montez pas d'échafaudage sur tréteaux sur des briques ou des blocs. Respectez les directives du fabricant pour la hauteur autorisée des tréteaux réglables. Ne superposez jamais plus de deux rangées de tréteaux. Cette superposition est uniquement autorisée lorsqu'il s'agit de simples tréteaux, non réglables. Les poutres qui supportent l'échafaudage doivent si nécessaire être consolidées. Placez la plate-forme de travail sur deux tréteaux ou plus et veillez à la placer horizontalement. Utilisez uniquement des planches en bon état sur l'échafaudage. Veillez à ce que les planches soient bien jointives et qu'il ne s'y trouve pas de boue, verglas, neige susceptible d'occasionner une chute. Maintenez la surface de travail dégagée de tout déchet et décombres. Adaptez la largeur du plancher de travail de l'échafaudage aux dimensions du tréteau (la distance entre les points de support). La largeur minimale du plancher de travail doit être de 80 cm. 12

13 Tenez compte de la charge maximale admissible du plancher de travail de l'échafaudage, tant celle des tréteaux que celle des planches utilisées. Répartissez les matériaux stockés uniformément sur toute la longueur et la largeur de l'échafaudage. Limitez le plancher de travail à la partie comprise entre les tréteaux et ne surchargez pas la partie en saillie. Choix des planches d'échafaudage Comme les éléments de plancher des échafaudages sur tréteaux se composent souvent de planches d'échafaudages en bois, il est important d'avoir une idée exacte de la portée de ces planches d'échafaudage et des portées maximales autorisées. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous la portée maximale autorisée pour des planches d'échafaudages avec une qualité de bois S10 en fonction de l'épaisseur des planches. Portée maximale autorisée (en mètre) Epaisseur des planches d'échafaudage en bois Largeur Classe 3,0 3,5 4,0 4,5 5, ,05 1,35 1,70 2,10 2, ,05 1,35 1,30 1,25 1,70 1,50 1,50 2,10 1,90 1,65 2,50 2,10 1,85 1,25 1,60 2,00 2,40 2,70 1,25 1,25 1,10 1,60 1,40 1,30 2,00 1,70 1,50 2,35 1,90 1,50 2,60 2,10 1,85 1,40 1,60 2,30 2,80 3,40 1,30 1,25 1,10 1,60 1,30 1,25 Qualités de bois équivalentes 2,10 1,70 1,50 2,35 1,90 1,65 STS DIN BS Nordic NEN S8 S10 S8 T2 B 2,60 2,10 1,85 Maçonnerie de hauteur moyenne - Cadres d'échafaudage Un autre accessoire très fréquemment utilisé pour les travaux de maçonnerie sont les cadres d'échafaudage qui permettent de monter rapidement un plancher de travail à hauteur d'étage. Les cadres préfabriqués sont reliés entre eux au moyen d'étrésillons qui servent également de contreventements. Les cadres sont (de préférence) placés sur des broches réglables. La plupart des points d'attention sont identiques à ceux valables pour les échafaudages sur tréteaux : Les pieds des cadres doivent reposer sur un sol suffisamment résistant. Des plaques de répartition ou des poutres doivent si nécessaire être mises en place. Si aucun ancrage convenable n'est mis en place, toutes les forces horizontales qui agissent sur l'échafaudage doivent être limitées : - pas de bâches qui peuvent capter beaucoup de vent ; - pas de consoles en saillie qui servent de recette ou pour fixer un palan. La résistance des planches d'échafaudage doit être suffisante en fonction de la charge et de la portée. Une protection collective antichute doit être prévue (garde-corps avec lisse supérieure, lisse intermédiaire et plinthe). Notice d'instructions pour les cadres d'échafaudage Utilisez toujours des cadres du même type pour garantir la compatibilité des divers éléments. Vérifiez la présence éventuelle de défauts visibles comme des fissures ou la formation de rouille dans les soudures, des pieds déformés 13

14 Placez les cadres perpendiculairement au mur à maçonner et reliez-les au moyen des étrésillons nécessaires. Veillez à ce que les différents cadres soient à la même hauteur pour que le plancher soit bien à l'horizontale et l'échafaudage à la verticale. Veillez à ce que les éléments de soutien soient bien en contact avec le sol. En cas de montage sur un sol qui n'est pas résistant, prévoyez un support de qualité comme une poutre. Ne montez pas de cadres d'échafaudage sur des briques ou des blocs empilés. Respectez les consignes du fabricant à propos de la hauteur autorisée et de la charge maximale autorisée, tant la charge sur les cadres que celle des planches utilisées. Utilisez uniquement des planches en bon état pour l'échafaudage. Veillez à ce que les planches soient bien jointives et qu'il ne s'y trouve pas de boue, verglas, neige, susceptible d'occasionner une chute. Maintenez la surface de travail dégagée de tout déchet et décombres. Adaptez la largeur du plancher de travail de l'échafaudage aux dimensions des cadres. La largeur minimale du plancher de travail doit être de 80 cm. Répartissez les matériaux stockés uniformément sur toute la longueur et la largeur de l'échafaudage. Remarque : utilisation d'un échafaudage comme protection antichute Comme les cadres d'échafaudage sont généralement utilisés pour réaliser des travaux à une hauteur de plus de 2 mètres, la protection nécessaire est bien entendu mise en place pour éviter une chute de personnes. Il est par conséquent recommandé : de prévoir un échafaudage suffisamment large pour améliorer la stabilité ; d'installer un garde-corps sur la plate-forme de travail pour prévenir une chute. Lorsque la plate-forme de travail de l'échafaudage se situe dans le prolongement de planchers ou de dalles de toiture déjà réalisés, l'échafaudage peut également être considéré comme une protection périphérique à condition qu'il soit suffisamment large et pourvu des garde-corps obligatoires. Un cadre d'échafaudage ne peut jamais servir de protection périphérique lors de travaux sur des toitures en pente. Maçonnerie de grande hauteur - Echafaudages multidirectionnels Les échafaudages de façade sont le plus indiqué pour réaliser des travaux de maçonnerie à des hauteurs élevées. Pour les échafaudages de façade, deux systèmes sont essentiellement utilisés et se composent de : tuyaux et raccords ; tuyaux pourvus de rosaces et de cales de blocage. La conception et le calcul de stabilité de tels échafaudages est un travail de spécialiste. C'est pourquoi il est très important de respecter les instructions du constructeur de l'échafaudage qui est également responsable du montage. Les indications de la classe de l'échafaudage relèvent également des instructions, soit, en d'autres termes, les charges admissibles. Celles-ci doivent être prises en compte lors de l'utilisation. Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet dans le CNAC dossier 125 : Équipements de travail pour l'exécution de travaux en hauteur. 14

15 Pose de systèmes de plancher avec poutrains et claveaux En cas de plus petits travaux de construction et certainement lors de travaux de rénovation, le système de poutrains et de claveaux est souvent utilisé pour réaliser des planchers portants. Il n'est pas toujours possible lors de travaux de rénovation de poser les poutrains à l'aide d'une grue et celles-ci sont posées à la main, souvent d'une échelle. Il ne faut pas oublier que ces poutres sont presque toujours trop lourdes pour être placées d'une échelle. Il est dès lors préférable d'utiliser un échafaudage sur tréteaux ou un autre type d'échafaudage. Lors de la pose des claveaux, les claveaux installés servent de plancher de travail. Il importe par ailleurs que les poutrains soient convenablement étançonnées avant d'être chargés. Il est donc strictement interdit de circuler sur des poutrains qui ne sont pas étançonnés. Vérifiez également toujours dans les spécifications du fournisseur : quelles sont les instructions de travail à appliquer ; quelles sont les portées maximales autorisées sans étayement ; quelle contre-flèche les poutrains doivent avoir. Veillez toujours à la stabilité des poutrains avant de placer les claveaux. Ouvertures de parois et de planchers Dans le cadre de l'exécution de leur travail, les maçons sont régulièrement confrontés à des situations où le risque de chute est bel et bien présent, à savoir au niveau des ouvertures laissées dans les planchers pour les escaliers, les cages d'ascenseurs, les vides techniques, les galeries Dans ce cas aussi, il y a lieu de prévoir les protections antichute nécessaires. Les mesures de prévention les plus évidentes sont les suivantes : recouvrir l'ouverture avec un matériau solide ; délimiter correctement l'ouverture ; prévoir un plancher de recueil, un auvent ou un filet de sécurité. Si l'installation d'une protection (collective) n'est pas possible, une protection individuelle doit être envisagée. Lorsque l'on travaille sur des échafaudages sur tréteaux, il ne faut pas non plus oublier que l'utilisateur se trouve à un niveau supérieur et que les garde-corps qui sont placés dans les ouvertures de fenêtres ou les appuis de fenêtre qui sont normalement suffisamment hauts ne suffisent plus dans ces conditions comme protection antichute. Exemples d'une protection d'ouvertures dans des planchers Exemples de protection d'une cage d'ascenseur 15

16 Travaux de bétonnage Introduction La réalisation de constructions en béton nécessite la mise en place d'un coffrage dans lequel il faut d'abord placer les fers d'armature avant de couler le béton. Pour chacune de ces activités, le travail doit être réalisé d'une certaine hauteur. Le travail est par ailleurs très varié ; il diffère d'un chantier à l'autre et n'est pas toujours effectué dans les conditions climatiques les plus favorables. Tant les coffreurs que les ferrailleurs et les bétonneurs doivent parfois se prêter à des tours de force pour pouvoir réaliser leur travail et prendre alors des risques inconsidérés. Un peu plus de concertation et de préparation suffisent toutefois pour éviter beaucoup de ces situations dangereuses et accroître considérablement la sécurité lors de l'exécution de leur travail. Mauvais exemples Exemples d'éléments préfabriqués Coffrage vertical et armature pour les parois et les colonnes - Analyse des risques et mesures de prévention Projet Lors de la phase de conception, il y a lieu de réfléchir à la meilleure manière de réaliser la construction en béton. Toutes les alternatives possibles nécessitent l'attention qu'elles méritent. Il est ainsi possible de tenir compte : du choix entre l'utilisation d'éléments préfabriqués ou la réalisation de béton coulé sur place : - Lorsque des colonnes et des parois sont préfabriquées en usine, une partie importante du travail de coffrage est évitée. Ce travail devrait normalement être réalisé sur le chantier et dans de mauvaises conditions climatiques. - Lorsque des colonnes sont préfabriquées horizontalement sur le chantier, le travail en hauteur est limité et l'utilisation dangereuse des échelles peut être évitée. - Lorsque des parois de cave sont réalisées avec des éléments préfabriqués à double paroi, il n'y a pas lieu de placer des échelles dans des excavations et sur des sols de mauvaise qualité. Les évidements nécessaires peuvent également être prévus dans ces éléments préfabriqués pour le passage des conduites et autres. Il n'est pas toujours aisé de coffrer ces évidements et d'adapter les armatures à hauteur de ces ouvertures depuis une échelle se trouvant sur le chantier. - La préfabrication peut également être très rentable grâce à un choix important des mesures, de la forme et du nombre d'éléments à réaliser. - l'utilisation d'un système de coffrage ou de coffrages préfabriqués perdus : - Grâce à un bon mesurage, l'utilisation d'un système de coffrage n'est pas exclue. - L'utilisation de matériel de coffrage avec des dispositifs de sécurité intégrés comme une plateforme de travail avec des garde-corps et une échelle d'accès permet de limiter fortement le risque de chute. - Grâce à l'utilisation de mesures standard lors de la construction d'appartements ou de logements sociaux et grâce au caractère répétitif, des coffrages tunnels peuvent être utilisés ; ils réduisent non seulement considérablement les coûts de coffrage mais ils permettent également d'éviter une partie du travail de coffrage qui doit sinon être effectué dans des conditions moins sûres. - Des colonnes arrondies avec un coffrage perdu peuvent également être réalisées. - L'utilisation de coffrages périphériques perdus est une autre possibilité. de l'utilisation de filets soudés ou de cages d'armature préparées au préalable. S'il s'avère après l'analyse des risques au cours de la phase de projet qu'il faut encore coffrer, ferrailler et couler du béton, il y a lieu de contrôler, par le biais d'une analyse des risques de la réalisation, la façon de réaliser ces travaux en sécurité. 16

17 Réalisation Les dispositifs de sécurité font partie intégrante du coffrage, du ferraillage et du bétonnage. Veillez toujours à ce que : le lieu de travail soit équipé de la protection nécessaire ; l'éclairage soit suffisant (certainement en hiver) ; les câbles de l'éclairage et les aiguilles vibrantes n'entravent pas les travaux et qu'ils soient fixés correctement ; toutes les fixations et tous les ancrages soient bien en place pour les futurs dispositifs. Utilisation d'échelles lors du coffrage et de l'armature de colonnes et de parois Nous constatons dans la pratique que des échelles sont très souvent utilisées sur des chantiers lors de l'exécution de coffrages verticaux et d'armatures pour les parois et les colonnes. Compte tenu de la contrainte du temps, des échafaudages ne sont pas montés et le coffreur doit réaliser le coffrage, fixer les planches,... depuis l'échelle tandis que le ferrailleur doit attacher le ferraillage depuis l'échelle. Les instructions de sécurité primaires pour le montage et l'utilisation des échelles ne sont par ailleurs souvent pas respectées. La méthode des trois points doit être appliquée pour monter à l'échelle. Cela signifie que les deux mains doivent être libres et qu'il est donc interdit de monter des matériaux à l'échelle. De même, lors de l'exécution de travaux sur l'échelle, le travailleur doit avoir un appui et un équilibre suffisant et l'exercice de forces horizontales doit être limité. Les consignes suivantes sont d'application pour l'exécution de travaux sur une échelle : Mise en place de l échelle Utilisation d'échelles Risque limité Risque principal Risque élevé La hauteur de travail audessus du niveau du sol La durée de travail réelle sur une échelle < 5 m de 5 à 50 % > 7,5 m < 2 heures de 2 à 4 heures > 4 heures Les efforts dynamiques lors de l'exécution du travail La portée pour l'exécution du travail < 50 N (5 kg) de 50 à 100 N (de 5 à 10 kg) < 1 longueur de bras > 100 N (10 kg) > 1 longueur de bras Risque limité : il s'agit d'un risque acceptable Risque principal : pour cela, la méthode de travail ou l'organisation doivent être évaluées et des mesures de prévention complémentaires doivent être appliquées. Risque élevé : il est utile d'appliquer une autre méthode de travail ou de revoir l'organisation. Il ressort clairement que la manipulation de panneaux de coffrage, de poutres et même de planches sur une échelle doit être considérée comme une activité dangereuse, à risques tant en raison du poids qu'en raison de la portée. C'est également le cas pour les ferrailleurs qui manipulent les fers à béton. La mise en place de l'échelle même n'est pas toujours aussi stable. Ni le sol, ni le coffrage ou le ferraillage, ni le coffrage monté partiellement n'assurent un support suffisamment fiable et solide pour placer l'échelle en sécurité. Des mesures de prévention ou méthodes de travail adaptées sont donc nécessaires. Un échafaudage roulant, un échafaudage sur tréteaux ou un échafaudage de maçon sont des alternatives au travail réalisé sur une échelle. Les risques potentiels peuvent encore être limités en : utilisant des systèmes de coffrages ou des coffrages (perdus) préfabriqués ; utilisant des coffrages périphériques perdus pour bétonner les dalles de compression sur les hourdis ou sur les prédalles ; utilisant des cages d'armature préfabriquées pour les poutres et les colonnes ; travaillant avec des éléments en béton préfabriqués pour que les éléments en béton ne doivent pas être coffrés, armés et bétonnés sur place. Une conception mieux pensée doit permettre de réaliser une construction plus durable qui présente une plus grande flexibilité pour les travaux de transformation ultérieurs ou pour le démontage complet. L'utilisation de poutres, colonnes, dalles de plancher, éléments de façade, etc. préfabriqués réutilisables en est un bel exemple. Cages d'armature préfabriquées 17

18 Recommandations en cas d utilisation d'échelles pour le coffrage de parois et de colonnes Veillez à un support solide pour l'échelle afin qu'elle ne s'enfonce ou ne glisse. Veillez également à un bon support pour les deux montants au sommet de l'échelle. Evitez que l'échelle ne repose que sur un montant ou sur les échelons. Fixez si nécessaire une traverse au dessus de l'échelle afin que celle-ci repose sur plusieurs armatures et soit plus stable. Ne placez jamais une échelle contre des armatures avec un petit diamètre ou contre des armatures qui ne sont pas suffisamment liées. N'utilisez pas l'échelle pour monter des matériaux de coffrage ou des armatures lourdes. Travaillez toujours à portée de la main et n'exercez pas de forces latérales sur l'échelle car elle pourrait basculer. N'utilisez jamais les armatures pour monter. Utilisation d'échelles lors du bétonnage? L'équilibre d'un travailleur ou d'une échelle peut être compromis lorsque l'on réalise des travaux sur une échelle : Pour guider une benne à béton, un travailleur a besoin de ses deux mains ainsi que d'un positionnement solide, très certainement s'il y a du vent. Il doit également si nécessaire faire un pas de côté pour éviter le balancement d'une benne à béton. Le travailleur doit également être bien positionné pour relever et manipuler l'aiguille vibrante. Le câble d'alimentation électrique peut gêner des personnes qui montent ou descendent de l'échelle. Il doit être attaché à un endroit sûr où il ne gêne pas l'exécution des travaux. Des vêtements peuvent rester accrochés à des éléments en saillie comme des tiges de coffrage, des éléments du coffrage, des armatures Compte tenu de tous ces risques, l'utilisation d'échelles pour bétonner est non seulement fortement déconseillée mais elle est à vrai dire tout à fait interdite. Coffrage avec passerelle et garde-corps Il existe des coffrages avec des garde-corps intégrés et une plate-forme de travail pour le coffrage de colonnes et de parois. Ces coffrages permettent non seulement de coffrer en sécurité mais surtout de bétonner en sécurité. Le plancher de travail reste toujours disponible pour bétonner. Un système de coffrage avec une protection antichute intégrée et pré-montée doit répondre à un certain nombre de critères : Il doit se composer d'un minimum d'éléments divers pour limiter le travail de montage à grande hauteur. Il doit se composer de pièces ajustées pour réaliser les angles. Il doit être disponible dans des dimensions qui peuvent être placées et démontées à l'aide d'une grue. Il doit se composer de garde-corps intégrés constitués de deux planches de garde-corps et d'une plinthe. Il doit servir de protection antichute lors des travaux de toitures, également sur celles en pente. Il doit se composer de plates-formes de travail avec une charge utile admissible suffisamment grande. Ce thème a été abordé dans le CNAC dossier 125. Utilisation d'une benne à béton avec plate-forme de travail pour le bétonnage des parois et des colonnes Coffrage et armature à l'horizontale des planchers et des plaques de toitures - Analyse des risques Lors de la réalisation de planchers et de panneaux de toitures en béton, une surface portante horizontale sur laquelle l'armature sera posée et sur laquelle le béton sera déversé doit être réalisée. Pour pouvoir effectuer ces travaux en sécurité, une analyse des risques qui tient compte de la situation sur place doit être effectuée. La réalisation du coffrage périphérique ne peut certainement pas être oubliée dans cette analyse. Des solutions alternatives avec par exemple des prédalles sont décrites dans le chapitre suivant. Quelques points d'attention qui peuvent être repris dans l'analyse des risques des planchers coffrés sur place : la qualité du sol qui porte la construction de support ; l'utilisation d'étais, de cadres d'échafaudage, de constructions d'échafaudage multidirectionnelles pour la construction d'étaiements ; 18

19 le choix des supports horizontaux (poutres ou éléments de coffrage autoportants) ; le choix du matériau pour le coffrage horizontal en fonction des exigences posées pour la finition (planches, plaques en betonplex, plaques, panneaux synthétiques ) ; les possibilités de récupérer et de réutiliser sans dommage et en sécurité ce coffrage après le durcissement du béton ; le poids et la taille des éléments séparés, tant pour le transport que pour le montage du coffrage et le démontage du coffrage ; la disponibilité et l'accessibilité des engins de levage (grue à tour, grue mobile ) tant pour le montage que pour le démontage ; l'épaisseur du plancher qui doit être bétonné et la charge admissible sur les panneaux de coffrage. Il existe sur le marché des systèmes de coffrage qui sont adaptés à des applications spécifiques : systèmes de coffrage horizontaux ; tables de coffrage ; coffrages avec système de levage hydraulique ; coffrages tunnels ; coffrages avec plate-forme de travail intégrée ; coffrages glissants et coffrages grimpants. 1 Radier en béton 2 Ecarteur 3 Coffrage 4 Bouton d ancrage 5 Garde-corps temporaire 6 Dalle de compression (béton) 7 Profil de rive 8 Chape 9 Carrelage 1 Mur porteur en béton 2 Console avec supports de garde-corps 3 Douille d ancrage 4 Panneau de coffrage 5 Plancher à bétonner 6 Porte-à faux réglable Remarque : le nombre de consoles doit être défini en fonction du porte-à-faux 10 Garde-corps définitif Console avec porte-à-faux réglable pour le coffrage d une dalle de plancher 1 Coffrage 2 Console avec garde-corps 3 Plate-forme de travail 4 Tige de coffrage 5 Béton 1 Coffrage 2 Console avec garde-corps 3 Plate-forme de travail 4 Tige de coffrage 5 Béton Coffrage avec console intégrée. Celle-ci peut être placée au niveau du sol ou à environ 1 mètre plus bas pour que le coffrage serve de garde-corps Support pour les garde-corps de classe A Orientable (90 ) pour la fixation horizontale et verticale 1. Support de garde-corps 2. Élément en béton 3. Vis de serrage Vis de serrage avec support de garde-corps, peut être utilisée dans 2 positions : pour le verrouillage à l horizontale ou à la verticale 19

20 Console avec crochet de suspension : peut être suspendue à une double prédalle Pose d'éléments en béton préfabriqués Exemples de réalisations en éléments préfabriqués Exemples de supports de garde-corps intégrés 20 Introduction Les risques pour la sécurité et les mesures de sécurité diffèrent en fonction du système de construction que le concepteur et/ou l'entrepreneur a sélectionné sur base des prestations souhaitées, de la durée d'exécution et des coûts. En réalisant la construction en béton avec des éléments préfabriqués, une partie du travail qui devrait être effectuée sur le chantier dans des conditions moins bien contrôlées, est transférée en usine où les conditions peuvent mieux être gérées et maîtrisées, ce qui est profitable non seulement à la qualité de la construction mais également à la sécurité et au bien-être des travailleurs. En utilisant des éléments en béton préfabriqués, il est donc possible d'éviter ou de limiter certaines opérations dangereuses sur le chantier. La pose d'éléments préfabriqués comporte toutefois certains risques. Les points d'attention relatifs au levage de charges et au risque de chute d'objets ont déjà été décrits dans d'autres publications. Lors de l'analyse des risques des travaux en hauteur, une distinction peut être faite entre différentes applications typiques d'éléments préfabriqués : les colonnes et poutres pour la structure porteuse de bâtiments industriels ; les hourdis en béton, prédalles et éléments de plancher ; les parois, éléments de façade Il y aura par conséquent une nette différence entre ces applications en ce qui concerne : la méthode de placement ; le choix des équipements de travail ; le choix des moyens pour la prévention ou la protection antichute. Analyse des risques durant le projet Intégration des dispositifs de sécurité lors de la production De nombreux risques peuvent être évités en les prenant en compte dès la phase de projet. Il arrive en effet encore trop souvent que la protection collective contre les chutes ne soit mise en place que lorsque les travaux les plus dangereux ont eu lieu. Ainsi, les garde-corps ne sont souvent installés qu'après la mise en place des éléments de plancher et le coulage de la dalle de compression alors que le plus grand danger de chute apparaît précisément lors de la pose des éléments de plancher, du coffrage périphérique et du bétonnage. En prévoyant des trous pour la fixation des supports de garde-corps, les garde-corps peuvent être placés rapidement et en sécurité. Durant la production, les dispositifs de sécurité nécessaires peuvent être intégrés dans les éléments de béton préfabriqués. Ces instruments permettent de manipuler avec plus de sécurité les éléments préfabriqués et servent à la fixation temporaire des étais, protections périphériques, consoles pour les plates-formes de travail, etc. Ils peuvent par la suite également être utilisés pour réaliser les points d'ancrage nécessaires pour la protection antichute lors de travaux d'entretien de la construction.

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