PRISE EN CHARGE NON MÉDICAMENTEUSE DE LA MALADIE D ALZHEIMER ET DES TROUBLES APPARENTÉS

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PRISE EN CHARGE NON MÉDICAMENTEUSE DE LA MALADIE D ALZHEIMER ET DES TROUBLES APPARENTÉS"

Transcription

1 PRISE EN CHARGE NON MÉDICAMENTEUSE DE LA MALADIE D ALZHEIMER ET DES TROUBLES APPARENTÉS Mai 2003 Service évaluation technologique

2 Pour recevoir la liste des publications de l Anaes, il vous suffit d envoyer vos coordonnées à l adresse ci-dessous ou consulter notre site : Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés, réservés pour tous pays. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit du présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'anaes est illicite et constitue une contrefaçon. Conformément aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle, seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d'autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'œuvre dans laquelle elles sont incorporées. Ce document a été réalisé en Mai Anaes (Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé) Service communication 2, avenue du Stade de France Saint-Denis La Plaine CEDEX Tél. : Fax : Anaes

3 AVANT-PROPOS La médecine connaît un développement accéléré de nouvelles technologies, à visée préventive, diagnostique et thérapeutique, qui conduisent les décideurs de santé et les praticiens à faire des choix et à établir des stratégies, en fonction de critères de sécurité, d efficacité et d utilité. L Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé (Anaes) évalue ces différentes stratégies, réalise une synthèse des informations disponibles et diffuse ses conclusions à l ensemble des partenaires de santé. Son rôle consiste à apporter une aide à la décision, qu elle soit individuelle ou collective, pour : éclairer les pouvoirs publics sur l état des connaissances scientifiques, leur implication médicale, organisationnelle ou économique et leur incidence en matière de santé publique ; aider les établissements de soins à répondre au mieux aux besoins des patients dans le but d améliorer la qualité des soins ; aider les professionnels de santé à élaborer et à mettre en pratique les meilleures stratégies préventives, diagnostiques et thérapeutiques selon les critères requis. Ce document répond à cette mission. Les informations qui y sont contenues ont été élaborées dans un souci de rigueur, en toute indépendance, et sont issues tant de la revue de la littérature internationale que de la consultation d experts dans le cadre d une étude d évaluation technologique. Alain COULOMB Directeur général -3-

4 L ÉQUIPE L analyse de la littérature clinique et sa rédaction ont été réalisées par le D r Nathalie POUTIGNAT. Ce travail a été supervisé par le D r Bertrand XERRI, responsable du Service évaluation technologique. La recherche documentaire a été effectuée par M lle Frédérique PAGES avec l aide de M lle Maud LEFÈVRE, sous la direction de M me Rabia BAZI, responsable du Service documentation. Le secrétariat a été assuré par M lles Aurélie KREHL et Nathalie BROTHÉ. Nous tenons à remercier les membres du Conseil scientifique de l Anaes qui ont bien voulu relire et critiquer ce document. GROUPE DE TRAVAIL D r Jean-Pierre AQUINO, gérontologue (Fondation Médéric Alzheimer), Paris M me Marie-Jo GUISSET, responsable des interventions (Fondation Médéric Alzheimer), Paris M me Marie-Ève JOËL, économiste, Paris D r Anne FAUDON-GIBELIN, gérontologue, Chartres P r Bernard LAURENT, neurologue, Saint-Étienne M me Dominique LEBŒUF, sociologue (Anaes), Paris P r Sylvie LEGRAIN, gérontologue, Paris D r Renaud MARIN LA MESLÉE, médecin généraliste, Jouy-en-Josas P r Florence PASQUIER, neurologue, Lille D r Jérôme PELLERIN, psychiatre, Paris P r Philippe ROBERT, psychiatre, Nice -4-

5 SOMMAIRE RÉSUMÉ 7 ARGUMENTAIRE... 8 I. INTRODUCTION... 8 II. GÉNÉRALITÉS... 8 III. OBJECTIFS MÉTHODE GÉNÉRALE STRATÉGIE DE LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE I. SOURCES D INFORMATIONS I.1. Bases de données bibliographiques automatisées I.2. Autres sources II. STRATÉGIE DE RECHERCHE MODALITÉS DE TRAITEMENTS NON PHARMACOLOGIQUES DE LA MALADIE D ALZHEIMER ET DES TROUBLES APPARENTÉS I. INTRODUCTION II. STIMULATION COGNITIVE, PSYCHOCOGNITIVE II.1. Rééducation des fonctions cognitives II.2. Psychothérapies cognitives, approches psychosociales II.3. Rééducation de l orientation (Reality Orientation Therapy) II.4. Thérapie par empathie (Validation Therapy) II.5. Évocation du passé (Reminiscence Therapy) III. STIMULATION DU COMPORTEMENT III.1. Principes généraux de conduite à tenir devant des troubles du comportement III.2. Technique spécifique de modification du comportement par renforcement III.3. Autres techniques IV. AMÉNAGEMENT DES LIEUX DE VIE V. STIMULATION SENSORIELLE VI. STIMULATION DE L ACTIVITÉ MOTRICE VII. SUIVI MÉDICAL REVUES DE LA LITTÉRATURE I. INTRODUCTION II. MÉTHODES III. RÉSULTATS III.1. Revues de la Cochrane Library III.2. Autres revues IV. CONCLUSION

6 RECOMMANDATIONS ET CONSENSUS D EXPERTS I. RECOMMANDATIONS CONCERNANT LES STRATÉGIES DE TRAITEMENTS NON PHARMACOLOGIQUES II. RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES SUR LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ATTEINTS DE DÉMENCE OU DE MALADIE D ALZHEIMER II.1. Recommandations concernant les structures d accueil II.2. Architecture, aménagement de l espace, règles de vie pratique II.3. Répercussions sociales et éthiques de la maladie II.4. Prise en charge des aidants II.5. Recherche III. CONCLUSION CONCLUSION GÉNÉRALE ANNEXE I PROGRAMME ALZHEIMER FRANCE ANNEXE II RECOMMANDATIONS EXISTANTES ANNEXE III AVIS DU GROUPE DE LEC TURE I. SYNTHÈSE DES AVIS II. PRINCIPAUX POINTS DE DISCUSSIONS ET MODIFICATIONS ANNEXE IV GRILLE DE LECTURE RÉFÉRENCES

7 RÉSUMÉ Objectifs Trois objectifs ont été retenus : identifier et décrire les principales alternatives de traitement utilisées dans la maladie d Alzheimer et la démence ; évaluer l efficacité de ces méthodes en se limitant aux conclusions des principales métaanalyses et revues de la littérature réalisées ; étudier les principales recommandations et consensus d experts publiés sur ce sujet. Résultats et conclusions En dehors de la surveillance médicale indispensable qui occupe une place centrale dans la prise en charge des patients souffrant de démence, plusieurs approches sont utilisées : techniques de stimulation cognitive, psychocognitive ou psychosociale, stimulation du comportement, stimulation sensorielle, activité physique, aménagement des lieux de vie et adoption de règles de vie pratique. Le nombre limité d études et surtout leurs insuffisances méthodologiques majeures ne permettent pas d apprécier correctement l efficacité de ces méthodes. Les résultats des revues de la littérature varient suivant la rigueur de sélection des études. Avec des critères de sélection stricts comme ceux de la Cochrane Library, seule la technique de rééducation de l orientation semble avoir une efficacité. Avec des critères moins stricts, les résultats sont plutôt favorables à l ensemble des approches évaluées, en particulier sur l amélioration des interactions sociales, de la communication, et la réduction des troubles du comportement. Ces bénéfices restent néanmoins très modestes et aucune amélioration sur le déclin cognitif n a été observée. Le manque de données est souligné dans la plupart des recommandations qui sont de ce fait basées essentiellement sur des avis d experts. Les recommandations ont le plus souvent un contenu très général, soulignant le caractère multidisciplinaire de la prise en charge, la nécessité d une coordination, le rôle central du médecin, l importance de la formation et du soutien de l aidant. L individualisation de la prise en charge à partir de la sémiologie cognitive de vie quotidienne et la définition «à la carte» du programme de prise en charge du patient sont également actuellement recommandées par les experts à la phase précoce de la maladie. En conclusion, aucune des approches actuellement utilisées n a réellement fait la preuve d une quelconque efficacité. L accompagnement des malades et de leur famille, l organisation de leur prise en charge et des interactions des différents professionnels nécessitent une réflexion globale mais les réponses ne peuvent être à ce jour de nature scientifique. Les orientations politiques doivent tenir compte de la situation actuelle mais également des extrapolations sur la situation future en France. Méthode La recherche documentaire a été réalisée par interrogation des banques de données MEDLINE, EMBASE, PASCAL et la Cochrane Library (publications en langue française ou anglaise seulement), et centrée sur les revues de la littérature et les recommandations. Cette analyse a été soumise à l avis des membres d un groupe de lecture, constitué de 11 experts recrutés auprès des sociétés scientifiques concernées par le thème. -7-

8 ARGUMENTAIRE I. INTRODUCTION La maladie d Alzheimer et les troubles apparentés représentent un problème majeur de santé publique, faisant l objet d un programme national d actions présenté en octobre 2001 et d une circulaire parue en avril 2002, comportant six objectifs principaux (cf. Annexe 1) (1). La prise en charge de cette maladie est particulièrement délicate. En effet, il n existe pas de traitement curatif efficace et les répercussions médicales, sociales et économiques auxquelles sont confrontés le malade, son entourage, les professionnels impliqués et l ensemble de la société, sont particulièrement lourdes. En France, les actes de prescription et de demande de prise en charge de séances de rééducation par orthophonie et kinésithérapie des patients atteints de maladie d Alzheimer ont augmenté depuis quelques années. Il en résulte une croissance des coûts de prise en charge de la maladie par l assurance maladie, alors que la justification, l intérêt clinique de ces actes, ne semblent pas avoir été réellement démontrés. Une précédente évaluation concernant la justification de la rééducation orthophonique dans les maladies neurodégénératives et la maladie d Alzheimer a été réalisée par l ANAES (dossier de nomenclature, juin 2001, données non publiées). Dans ce contexte, la question concernant : «l évaluation de l intérêt clinique des différentes alternatives de traitement -en dehors des traitements pharmacologiques- utilisées dans la maladie d Alzheimer et des troubles apparentés» a été posée par la CANAM à l ANAES. II. GÉNÉRALITÉS Définition L Agence nationale d accréditation et d évaluation en Santé (Anaes) propose la définition suivante (2) : «La maladie d Alzheimer est une affection neurodégénérative du système nerveux central caractérisée par une détérioration durable et progressive des fonctions cognitives et des lésions neuro-pathologiques spécifiques (dégénérescences neurofibrillaires et plaques séniles)». -8-

9 Épidémiologie La maladie d Alzheimer représente la cause la plus fréquente des démences (60-70 % des causes de démences (3)). Trois pour cent de la population âgée de plus de 65 ans est atteinte (3). La prévalence augmente à partir de 60 ans, elle est estimée à moins de 0,5 % chez les moins de 65 ans et à plus de % au-delà de 85 ans (3). En France, deux sources de données, l enquête PAQUID et le groupe de recherche EURODEM, estiment le nombre de personnes démentes mais leurs estimations différent : suivant l étude PAQUID et suivant l étude EURODEM (4). On retient généralement comme dernière estimation pour la France le nombre de personnes concernées par la maladie d Alzheimer (5). Dans l avenir, le nombre de personnes démentes va augmenter, essentiellement à cause du vieillissement de la population. Le nombre estimé de cas de démences pour l année 2020 (tableau 1 d après Joël et al. (4)) varie de à , selon l enquête de référence, PAQUID ou EURODEM et selon les hypothèses de mortalité, stable ou tendancielle (la mortalité continue de diminuer). Tableau 1. Nombre estimé de cas de démences en 1990 et en 2020, selon les hypothèses (d après Joël et al. (4). PAQUID EURODEM 1990 Personnes de 65 ans et plus dont personnes de 90 ans et plus 2020, mortalité tendancielle Personnes de 65 ans et plus dont personnes de 90 ans et plus 2020, mortalité c onstante Personnes de 65 ans et plus dont personnes de 90 ans et plus Considérations générales sur la prise en charge de la maladie Le traitement de la maladie d Alzheimer reste en 2002 un traitement symptomatique des troubles et vise à ralentir la perte d autonomie. Il s agit donc essentiellement d une prise en charge non spécifique. La prise en charge est double, elle s adresse tant au patient qu aux aidants. Elle cherche à améliorer la qualité de vie des patients et des aidants, à prévenir les situations de crises et à préparer à l institutionnalisation lorsqu il faut y recourir. La prise en charge est nécessairement pluridisciplinaire et coordonnée. Elle mobilise des ressources sanitaires et sociales de proximité et doit être organisée au sein d un réseau de proximité multidisciplinaire. La formation de tous les intervenants professionnels et nonprofessionnels est un prérequis indispensable (3)

10 III. OBJECTIFS Les difficultés rencontrées, liées à la fois à la notion très large que comporte la prise en charge, à l insuffisance d études concernant spécifiquement les patients atteints de la maladie d Alzheimer (les études d interventions regroupent souvent sans les différencier, maladie d Alzheimer, troubles apparentés et démence), ainsi que les insuffisances méthodologiques majeures de ces études, ont conduit à préciser et à limiter le cadre du sujet. Après une première analyse de la littérature et concertation avec le demandeur, il a donc été décidé : - de limiter le sujet à l évaluation de l intérêt clinique des différentes alternatives de traitement non pharmacologique, utilisées dans la prise en charge de la maladie d Alzheimer et de la démence ; - de ne pas impliquer de groupe de travail et de faire relire la synthèse de littérature à un groupe d experts multidisciplinaire en constituant un groupe de lecture suivant la méthodologie habituelle de l ANAES. L objectif fixé à ce travail a été de répondre aux trois questions suivantes: 1. Quelles sont les principales techniques non médicamenteuses de traitement actuellement utilisées dans la maladie d Alzheimer et les troubles apparentés? 2. Quelles sont les conclusions des principales revues de la littérature les concernant? 3. Quelles sont les recommandations et consensus d experts, publiés, relatifs à la prise en charge de la ma ladie d Alzheimer et des troubles apparentés? Il a été également décidé de ne pas aborder les sujets suivants : - planification, organisation, coordination des soins en secteur ambulatoire et en milieu institutionnel ; - considérations sociales (acteurs socio-professionnels impliqués, prestations offertes) ; - considérations économiques ; - prise en charge des aidants ; - formation des aidants (formels et informels)

11 MÉTHODE GÉNÉRALE Le travail a été réalisé en deux étapes : 1. L analyse de la littérature a été d emblée centrée sur : les revues de la littérature concernant les modalités de traitements non pharmacologiques des patients atteints de démence, maladie d Alzheimer et troubles apparentés ; les recommandations publiées, les consensus d experts nationaux et internationaux relatifs à la prise en charge des patients atteints de démence, maladie d Alzheimer et troubles apparentés. Note : les approches étudiées n étant pas toujours utilisées spécifiquement pour la maladie d Alzheimer, les publications concernant la prise en charge de la démence ont été prises en compte. 2. L analyse critique de la littérature a été ensuite confrontée à l avis des membres du groupe de lecture. Ces derniers ont été sollicités pour répondre à une grille de lecture (cf. Annexe 4). La synthèse des avis et les principales demandes de modifications et points de discussion sont présentées dans l annexe

12 STRATÉGIE DE LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE I. SOURCES D INFORMATIONS I.1. I.2. Bases de données bibliographiques automatisées - MEDLINE (National library of medicine, États-Unis) ; Autres sources - Cochrane library (Grande-Bretagne) ; - National guideline clearinghouse (États-Unis) ; - HTA Database (International network of agencies for health technology assessment - INAHTA) ; - Sociétés savantes compétentes dans le domaine étudié ; - BDSP (Banque de données en santé publique, Rennes) ; - Internet : moteurs de recherche. La recherche a été limitée à 1997 pour les recommandations et les méta-analyses et à 2000 pour les revues de littérature et les autres études. II. STRATÉGIE DE RECHERCHE La stratégie d interrogation de MEDLINE précise les termes de recherche utilisés pour chaque sujet ou type d étude et la période de recherche. Les termes de recherche sont soit des termes issus d un thesaurus (descripteurs du MESH pour MEDLINE), soit des termes du titre ou du résumé (mots libres). Ils sont combinés en autant d étapes que nécessaire à l aide des opérateurs «ET» «OU» «SAUF». Une présentation synthétique (tableau 1) reprend les étapes successives et souligne les résultats en termes de : - nombre total de références obtenues ; - nombre d articles analysés ; - nombre d articles cités dans la bibliographie finale

13 Stratégie de la recherche documentaire. Type d'étude/ Sujet Termes utilisés Période de recherche Nombre de références Recommandations Étape 1 Dementia/therapy OU alzheimer disease/therapy SAUF (dementia/drug therapy OU alzheimer disease/drug therapy) ET Étape 2 Practice guideline Méta-analyses Étape 1 ET Étape 3 Meta-analysis Revues de littérature Étape 1 ET Étape 4 Review Essais contrôlés randomisés Étape 1 ET Étape 5 Littérature Française Étape 1 ET Étape 6 French (language) Effet de l archi tecture et de l aménagement Pas de limite 43 Étape 1 ET Étape 7 Architecture OU Interior Design and Furnishings Nombre total de références obtenues 221 Nombre total d articles analysés 68 Nombre d articles cités

14 MODALITÉS DE TRAITEMENTS NON PHARMACOLOGIQUES DE LA MALADIE D ALZHEIMER ET DES TROUBLES APPARENTÉS I. INTRODUCTION En complément des traitements médicamenteux, différentes approches sont utilisées dans la prise en charge de patients atteints de démence (tableau 1). Plusieurs objectifs sont recherchés : - améliorer les fonctions cognitives, l humeur, les troubles du comportement ; - réduire le stress lié à la maladie et les causes de stress ; - préserver le plus longtemps possible l autonomie fonctionnelle (se nourrir, s habiller, se laver, aller aux toilettes, se déplacer) ; - préserver le plus longtemps possible les liens et échanges sociaux ; - maintenir et améliorer la qualité de vie ; - retarder le passage en institution ; - aider, soulager et préserver la santé mentale et physique des aidants. Dans la littérature, les différentes approches sont regroupées suivant plusieurs classifications. En effet : - la complexité des approches, la multiplicité des effets ne permettent pas de classer une approche dans une seule catégorie ; - les modes d action, l efficacité théorique ne sont pas clairement identifiés ; - les techniques sont aussi utilisées de manière combinée. À titre d exemple, la musicothérapie est supposée améliorer la communication verbale, l humeur, les troubles du comportement, de même que réduire le stress et produire un effet de relaxation. Il apparaît également que la quasi-totalité des approches sont considérées comme ayant une action directe ou indirecte sur les troubles du comportement et sont utilisées dans ce sens. Tableau 1. Les différentes approches utilisées dans le traitement de la démence suivant le type de stimulus employé. Type de stimulus Approches Stimulation cognitive, psychocognitive - Rééducation de la mémoire - Rééducation du langage, de la communication (o rthophonie) - Rééducation des compétences fonctionnelles (ergothérapie) - Approches psychosociales (validation therapy, reminiscence therapy, reality orientation therapy) psychothérapie, psychanalyse - Relaxation (musique, massage, environnement) - Activités occupationnelles et récréatives (conversation, lecture, dessin, animal domestique, jeux, ateliers ) Stimulation du comportement - Application de principes généraux et adoption de règles de vie pratique - Approche comportementale Stimulation sensorielle Stimulation de l activité motrice Sons (musique, chant), couleurs, lumière, arômes, massages Danse, promenade, mouvements, gymnastique, kinésithérapie

15 Aménagement des lieux de vie Architecture, aménagement intérieur Surveillance médicale - Prévention et traitement des comorbidités associées - Rééducation des déficits, handicaps (audition, vision) - Soins dentaires II. STIMULATION COGNITIVE, PSYCHOCOGNITIVE II.1. Rééducation des fonctions cognitives Elles consistent au réapprentissage des connaissances spécifiques comme : - la rééducation de la mémoire, du langage, de la voix, de la communication verbale. Les techniques de réapprentissage sont celles de l orthophonie. Elles ont fait l objet d une précédente évaluation par l ANAES (dossier de nomenclature, juin 2001, données non publiées) ; - la rééducation des gestes vise à maintenir l autonomie fonctionnelle et la communication non verbale. Les techniques de réapprentissage sont celles de l ergothérapie ; - la rééducation de l orientation (Reality Orientation Therapy) décrite plus loin, peut être classée parmi les techniques de stimulation cognitive (6). Par ailleurs, les recherches des dernières années ont montré (7) : - qu il existait une importante hétérogénéité des déficits cognitifs manifestés par ces patients ; - que certains aspects du fonctionnement cognitif des patients Alzheimer pouvaient être sélectivement affectés par la maladie alors que d autres étaient épargnés ; - qu il existait aussi des facteurs optimisant la performance cognitive. L approche cognitive de la maladie d Alzheimer à la phase précoce de la maladie prend aujourd hui en compte cette hétérogénéité, met en évidence les aptitudes préservées et tente d analyser les facteurs sous-jacents aux troubles observés. La prise en charge des troubles mnésiques s articule donc autour de la recherche et de l utilisation des facteurs optimisant la performance, de la sollicitation des fonctions cognitives préservées ainsi que de l aménagement de l environnement du patient au moyen d aides externes (tableaux de communication, calendrier, étiquettes ) et de l utilisation de supports physiques (carnets de mémoire). L utilisation de ces outils doit être adaptée au patient et nécessite une phase d apprentissage spécifique. La collaboration de l aidant et sa formation sont des éléments essentiels à cette démarche (7,8). II.2. Psychothérapies cognitives, approches psychosociales Étant donné la complexité et la spécificité du travail avec les personnes démentes, les psychothérapies n'empruntent pas la voie traditionnelle de l'approche d'assistance, d'explication et/ou de la thérapie comportementale et cognitive. La thérapie qui favorise la compréhension, par exemple, n'est pas souvent utilisée parce que les personnes démentes ont des problèmes de mé moire, de conscience, de

16 verbalisation et de réflexion. Elle peut aussi faire ressurgir des souvenirs négatifs et rendre la personne dépressive ou même agressive. Chez les personnes démentes, les séances sont plus courtes, plus fréquentes (5 à 20 minutes quotidiennement pour les séances individuelles, une heure, au moins une fois par semaine pour les séances en groupe (9))

17 Différents moyens sont employés pour pallier le déficit de mémoire (communication non verbale, rappel des séances précédentes, enregistrements). Les changements de thérapeutes ne sont pas recommandés (10). La psychothérapie cognitive fait référence à des interve ntions basées sur une approche orientée sur la communication pour améliorer le fonctionnement cognitif. Les trois principales thérapies sont la rééducation de l orientation (Reality Orientation Therapy), la thérapie par empathie (Validation Therapy), et l évocation du passé (Reminiscence Therapy). La relation entre les diverses formes thérapeutiques, qui se chevauchent, est complexe et celles-ci ne sont pas mises en œuvre dans leur forme pure. La méthodologie de recherche n'est pas encore suffisamment élaborée (11). Ces thérapies sont pratiquées de manière individ uelle ou en groupe. Le groupe offre un environnement plus stimulant pour les personnes démentes et permet une meilleure progression au niveau de la sociabilité et de la capacité à communiquer. La personne démente peut y développer une identité sociale. Le travail de groupe est aussi plus avantageux sur le plan économique et plus facile à organiser. II.3. Rééducation de l orientation (Reality Orientation Therapy) Cette approche a été initiée en 1958 aux États-Unis. Deux composantes lui sont généralement associées (12,13) : - un processus de base informel continu dans lequel les membres de l'équipe fournissent des informations immédiates sur le moment, le lieu, les personnes, les événements, aux patients et répondent à toutes leurs questions, à l occasion de toute interaction. Ils structurent l'environnement à l'aide d'indications pour aider la personne à se réorienter ; - des sessions intensives de rééducation, organisées quotidiennement pendant une demi-heure à une heure auxquelles participent des groupes (classes) de trois à six personnes. Tous les membres de l'équipe respectent certaines directives prédéfinies dans leur approche des personnes, en fonction de leur personnalité et de leurs besoins, afin de garantir ainsi une cohérence dans l'approche des patients. Cette thérapie nécessite de la part de l'équipe un état d'esprit positif et une attitude respectueuse vis-à-vis de la personne démente. La rééducation a également une base commune avec les autres approches psychosociales telles que la thérapie par empathie (Validation Therapy) ou l évocation du passé (Reminiscence Therapy) décrites plus loin, qui lui sont souvent associées. Elle manque de fondements théoriques (14). Le concept d'apprentissage verbal par la mécanique de répétition a fait l objet de vives critiques. Les personnes plus âgées souffrant d'un déficit cognitif sont supposées mieux réagir à une approche systématique multimodale avec du matériel non verbal. La technique a d ailleurs évolué et ne fait plus uniquement intervenir la seule orientation verbale (elle introduit par exemple l utilisation de repères visuels, d aides-mémoire, de sons). Le bénéfice observé pourrait être en partie expliqué de manière indirecte par le renforcement de la communication, des contacts sociaux et de l attention sur le comportement (9)

18 II.4. II.5. Thérapie par empathie (Validation Therapy) Cette thérapie a été mise au point aux États-Unis à partir de Elle est fondée sur l effort de compréhension des manifestations du malade et le principe de communication par la reconnaissance et le soutien de leurs sentiments, quelle qu'en soit la réalité. De nombreuses personnes démentes parlent de leurs parents comme s'ils étaient encore en vie, par exemple. Il faut considérer cela comme l'expression d'un besoin et pas seulement comme un symptôme pathologique : ces personnes éprouvent un grand besoin de protection dans un environnement de plus en plus confus et complexe, un besoin qu'elles cherchent à combler en évoquant leurs parents. La technique de base consiste à reconnaître les émotions que la personne essaie de faire passer et à les entériner, verbalement et non verbalement. Cette technique peut être appliquée individuellement et/ou en groupe. Les techniques spécifiques comprennent de nombreux aspects de communication non verbale surtout en phase avancée de la maladie (toucher, contact visuel ). Elles utilisent aussi la musique, les rituels et les jeux de rôle (11-15). Évocation du passé (Reminiscence Therapy) Deux techniques sont pratiquées (9,11-14,16) : - l évocation du passé, des souvenirs a été introduite depuis 1961, avec pour principal objectif d améliorer la communication et la socialisation des patients et de leur procurer du plaisir. Elle peut s'effectuer individuellement ou en groupe, de manière structurée ou associative, spontanément ou sur recommandation, en utilisant des supports (photographies, objets, enregistrements, musique, généalogie ). Cette forme de réminiscence convient parfaitement aux personnes atteintes de démence. Cette technique est appliquée de manière assez variable et souffre de l absence de recommandations spécifiques (14,16) ; - l examen rétrospectif de la vie (life review), correspond à une approche psychanalytique, moins adaptée aux personnes atteintes de démence. La psychothérapie des patients déments est fondée sur la certitude que ces patients conservent une vie psychique, même dans la désorganisation de l appareil psychique et la régression de la pensée. Cette thérapie est une tentative pour comprendre et gérer activement les souvenirs angoissants. Elle doit être encadrée par des thérapeutes formés et supervisés et ne peut être mise en œuvre qu'avec l'autorisation de la personne concernée et dans un but précis (17)

19 III. STIMULATION DU COMPORTEMENT III.1. III.2. III.3. Principes généraux de conduite à tenir devant des troubles du comportement Face à des troubles du comportement, il faut impérativement rechercher une cause médicale, un changement de l environnement social ou professionnel du patient. L évaluation médicale s intéresse à l existence de facteurs de risque des troubles du comportement. Ces facteurs peuvent être médicamenteux, métaboliques, infectieux, liés à un déficit sensoriel, une incontinence, une rétention urinaire ou des douleurs (comme par exemple des douleurs abdominales dues à un fécalome, la présence d ulcères, d escarres) (12,18,19). Après avoir éliminé une cause médicale, les différentes techniques d interventions comportementales décrites ci-après sont utilisées seules ou en association avec des traitements pharmacologiques. Toute intervention comportementale doit répondre à des principes de base qui conditionnent son succès, comme recueillir les informations concernant les troubles observés (description, recherche de facteurs déclenchants, évaluation des conséquences), fixer des objectifs et des plans thérapeutiques réalistes, évaluer de manière continue les programmes d intervention et enfin valoriser, encourager les succès obtenus (18,19). Technique spécifique de modification du comportement par renforcement Quand une personne démente est capable d'apprendre, l'approche thérapeutique comportementale peut faciliter ce processus en offrant les conditions environnementales nécessaires pour qu'un comportement nouvellement appris ou un comportement existant puissent être maintenus (12,13). Pour encourager le changement, le principe de base est d'utiliser des récompenses pour les comportements souhaités et une absence de récompense pour les comportements non souhaités. Cette approche est souvent rejetée, en particulier sur le plan éthique, les punitions étant inacceptables. Les programmes qui en font usage peuvent facilement mener à des abus, surtout dans les institutions insuffisamment équipées et où les soignants sont débordés (12). Autres techniques Les approches psychosociales (cf. II), de même que l ensemble des techniques décrites plus loin (stimulations sensorielles, stimulation de l activité motrice, programmes d activités) sont reconnus pour améliorer les troubles du comportement. La simulation de la présence d un proche (Simulated Presence Therapy) est une technique souvent employée aux États-Unis. Elle consiste à utiliser des enregistrements sonores préparés à l avance comme des conversations téléphoniques contenant des blancs et rappelant des évènements familiers. Elle a pour principal objectif de réduire les problèmes d agressivité, d agitation, d isolement social (11-13)

20 La relaxation (par massage, stimulations sensorielles), réduit le stress et améliore les troubles du comportement

LES PRISES EN CHARGE ALTERNATIVES AUX NEUROLEPTIQUES DANS LA MALADIE D ALZHEIMER

LES PRISES EN CHARGE ALTERNATIVES AUX NEUROLEPTIQUES DANS LA MALADIE D ALZHEIMER LES PRISES EN CHARGE ALTERNATIVES AUX NEUROLEPTIQUES DANS LA MALADIE D ALZHEIMER Journée ARS «Qualité et efficience dans la prise en charge des personnes âgées et handicapées» 08/11/2012 PRÉSENTATION DE

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

DU de réhabilitation neuropsychologique Paris 6. La stimulation cognitive

DU de réhabilitation neuropsychologique Paris 6. La stimulation cognitive DU de réhabilitation neuropsychologique Paris 6 La stimulation cognitive Emilie Wenisch Psychologue CMMR-IDF Hôpital Broca Stimulation Cognitive : terminologie SC : terme vaste «Ateliers mémoire» Pratiquée

Plus en détail

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Juillet 2011 Démarche diagnostique et d évaluation du fonctionnement chez l adulte Généralités Diagnostic

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES CONTEXTE 1. Pourquoi avoir élaboré un guide sur l éducation thérapeutique du En réponse à la demande croissante des professionnels de santé

Plus en détail

Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines

Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines 18. Recherche documentaire et autoformation. Lecture critique d un article médical. Recommandations pour la pratique. Les maladies orphelines KARILA LAURENT - APPRENTISSAGE DE L EXERCICE MÉDICAL + Objectifs

Plus en détail

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ MESURE DE LA FORCE, DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP003 Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP001 NOVEMBRE 2006 Service

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

CORRECTION DES TROUBLES DE LA REFRACTION PAR LASER EXCIMER : PHOTOKERATECTOMIE REFRACTIVE ET LASIK

CORRECTION DES TROUBLES DE LA REFRACTION PAR LASER EXCIMER : PHOTOKERATECTOMIE REFRACTIVE ET LASIK CORRECTION DES TROUBLES DE LA REFRACTION PAR LASER EXCIMER : PHOTOKERATECTOMIE REFRACTIVE ET LASIK Avril 2000 Service évaluation des technologies L AGENCE NATIONALE D ACCREDITATION ET D EVALUATION EN SANTE

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

Comment la proposer et la réaliser?

Comment la proposer et la réaliser? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment la proposer et la réaliser? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé dans la mise en œuvre d un programme

Plus en détail

REEDUCATION DES TROUBLES APHASIQUES. Introduction Historique Principes Généraux

REEDUCATION DES TROUBLES APHASIQUES. Introduction Historique Principes Généraux REEDUCATION DES TROUBLES APHASIQUES Introduction Historique Principes Généraux La réhabilitation du langage : un désir ancien, une pratique récente Aphasie comme «réversion de l évolution» (Jackson 1915)

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

la maladie d Alzheimer

la maladie d Alzheimer Prévenir... les difficultés de vie avec un proche atteint de la maladie d Alzheimer 27 La maladie d Alzheimer n est pas la maladie d une seule personne 800 000 français sont atteints par la maladie d Alzheimer

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD Dénutrition de la personne âgée en EHPAD CONSTAT DEFINITION DE LA DENUTRITION «La dénutrition est la conséquence d une insuffisance d apport protéique (dénutrition exogène) ou d un hypercatabolisme lié

Plus en détail

LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE

LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE REMALDO Equipe de rééducation-hlsom Octobre 2011 ETUDE DE CAS: MONSIEUR F DESCRIPTION M F est âgé de 80 ans, il est entouré par sa famille, diagnostic posé

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION NOVEMBRE 2014 La Fédération québécoise de l'autisme (FQA) est un regroupement

Plus en détail

PERSONNE AGEE AUX URGENCES. Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN

PERSONNE AGEE AUX URGENCES. Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN PERSONNE AGEE AUX URGENCES Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN ET NON PAS URGENCES DE LA PERSONNE AGEE QUELQUES BANALITES TOUJOURS BONNES A PRECISER L âge n est pas une pathologie L âge de l

Plus en détail

Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire?

Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire? Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire? L épilepsie concerne plus de 500 000 personnes en France, dont la moitié sont des enfants ou des adolescents.

Plus en détail

Information destinée aux proches. Comment communiquer avec une personne atteinte de démence? Conseils pratiques

Information destinée aux proches. Comment communiquer avec une personne atteinte de démence? Conseils pratiques Information destinée aux proches Comment communiquer avec une personne atteinte de démence? Conseils pratiques Qu est-ce qu une démence? La démence est une affection qui entraîne une détérioration du fonctionnement

Plus en détail

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu-

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Accompagnement de fin de vie: un travail d équipe Fin de vie en EHPAD Quel que soit le lieu de la «toute fin de vie» et du décès des résidents d Ehpad, l accompagnement

Plus en détail

SUPPLEMENT AU DIPLÔME

SUPPLEMENT AU DIPLÔME SUPPLEMENT AU DIPLÔME Le présent supplément au diplôme (annexe descriptive) suit le modèle élaboré par la Commission européenne, le Conseil de l'europe et l'unesco/cepes. Le supplément vise à fournir des

Plus en détail

Format de l avis d efficience

Format de l avis d efficience AVIS D EFFICIENCE Format de l avis d efficience Juillet 2013 Commission évaluation économique et de santé publique Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service documentation

Plus en détail

Autisme Questions/Réponses

Autisme Questions/Réponses Autisme Questions/Réponses 1. Quelle est la définition de l autisme et des autres troubles envahissants du développement établie dans l état des connaissances élaboré et publié par la HAS? Les définitions

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES Classement NABM : non inscrit code : non codé DÉCEMBRE 2006 Service évaluation des actes professionnels

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE I

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE I ANNEXE I DIPLÔME D ÉTAT D INFIRMIER Référentiel d activités Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet, un

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

Moteur de recherche : Daniel Goutaine Page d'accueil Rubrique : contentions

Moteur de recherche : Daniel Goutaine Page d'accueil Rubrique : contentions Les contentions Moteur de recherche : Daniel Goutaine Page d'accueil Rubrique : contentions Les contentions Quatre types de contentions : - physiques (ou mécaniques) : au fauteuil ou au lit du résident,

Plus en détail

L infirmier exerce son métier dans le respect des articles R.4311-1 à R.4311-15 et R.4312-1 à 4312-49 du code de la santé publique.

L infirmier exerce son métier dans le respect des articles R.4311-1 à R.4311-15 et R.4312-1 à 4312-49 du code de la santé publique. Diplôme d Etat d infirmier Référentiel d activités Annexe I Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet, un

Plus en détail

RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN PÉDIATRIE

RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN PÉDIATRIE RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN PÉDIATRIE Éducation thérapeutique de l enfant asthmatique et de sa famille en pédiatrie Juillet 2005 I. PROMOTEURS Association française de pédiatrie ambulatoire

Plus en détail

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique CONNAISSANCES PRÉALABLE Les séminaires de compétences cliniques de santé mentale se basent sur l enseignement «Anamnèse et compétences psychosociales» du N. Blondel & C. Salathé (2014) et les cours de

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E Madame/Monsieur 1. DÉFINITION DE LA FONCTION Au service du projet institutionnel, la titulaire du poste : Exerce dans un cadre législatif et un contexte sanitaire connus (loi sur l exercice professionnel,

Plus en détail

L INTELLIGENCE CHEZ L ENFANT (Bases neurologiques, Déficience, Précocité) 1 er et 2 octobre 2015

L INTELLIGENCE CHEZ L ENFANT (Bases neurologiques, Déficience, Précocité) 1 er et 2 octobre 2015 Le Centre Régional de Diagnostic des Troubles d'apprentissage organise, dans le cadre de son activité de formation universitaire, cinq sessions de 2 jours et deux sessions d une journée dédiées aux troubles

Plus en détail

Plusieurs termes utilisés. La perte d indépendance fonctionnelle en gériatrie. Les gestes de la vie quotidienne 15/02/2013.

Plusieurs termes utilisés. La perte d indépendance fonctionnelle en gériatrie. Les gestes de la vie quotidienne 15/02/2013. Plusieurs termes utilisés La perte d indépendance fonctionnelle en gériatrie Pr Joël Belmin Hôpital Charles Foix et Université UPMC Ivry sur Seine et Paris Perte d autonomie Autonomie : faculté d agir

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

Organisation des enseignements au semestre 7

Organisation des enseignements au semestre 7 Organisation des enseignements au semestre 7 UE1 : Pratiques pédagogiques différenciées et adaptées aux besoins éducatifs particuliers (responsable : J. Divry) Transmettre des connaissances et des références

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie de Parkinson

La prise en charge de votre maladie de Parkinson G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre maladie de Parkinson Vivre avec une maladie de Parkinson Octobre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous

Plus en détail

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE AD'PROSANTE : DES FORMATIONS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE AD'PROSANTE - GROUPE SOFT FORMATION 84, Boulevard de la Corderie 13007 Marseille Tél : 04.91.15.71.03 Fax : 04.91.81.52.62 1 NOTRE OFFRE

Plus en détail

Comment remplir une demande d AVS Remplir les dossiers administratifs quand on a un enfant autiste et TED (3) : demander une AVS

Comment remplir une demande d AVS Remplir les dossiers administratifs quand on a un enfant autiste et TED (3) : demander une AVS Comment remplir une demande d AVS Remplir les dossiers administratifs quand on a un enfant autiste et TED (3) : demander une AVS Intégration était le maître mot de la loi de 75, scolarisation est ce lui

Plus en détail

ASSOCIATION MEDICALE MONDIALE DECLARATION D HELSINKI Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains

ASSOCIATION MEDICALE MONDIALE DECLARATION D HELSINKI Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains ASSOCIATION MEDICALE MONDIALE DECLARATION D HELSINKI Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains Adoptée par la 18e Assemblée générale de l AMM, Helsinki, Finlande,

Plus en détail

Parcours de soins en MPR : «Le patient après prothèse totale de hanche» Groupe SOFMER FEDMER

Parcours de soins en MPR : «Le patient après prothèse totale de hanche» Groupe SOFMER FEDMER Parcours de soins en MPR : «Le patient après prothèse totale de hanche» Groupe SOFMER FEDMER Le présent document fait partie des documents élaborés par la Société Française (SOFMER) et la Fédération Française

Plus en détail

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Préparé par: Rose-Anne Buteau, Inf. Ph D. (c) Sylvie Garand-Rochette, M.Sc.. Monique Thibault,

Plus en détail

CONFERENCE 1 L AUTISME : COMMENT EDUQUER AUTREMENT?

CONFERENCE 1 L AUTISME : COMMENT EDUQUER AUTREMENT? CONFERENCE 1 L AUTISME : COMMENT EDUQUER AUTREMENT? Les institutions spécialisées ne sont pas la seule solution envisageable. Même si celles-ci sont dans l ensemble de plus en plus à l écoute des enfants.

Plus en détail

Service évaluation des actes professionnels

Service évaluation des actes professionnels TRAITEMENT DES AGÉNÉSIES DENTAIRES MULTIPLES LIÉES AUX DYSPLASIES ECTODERMIQUES OU À D'AUTRES MALADIES RARES, CHEZ L ENFANT ATTEINT D OLIGODONTIE, AVEC POSE DE 2 IMPLANTS (VOIRE 4 MAXIMUM) UNIQUEMENT DANS

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

CIRCULAIRE COMMUNE. Objet : Plan domicile 2010-2013

CIRCULAIRE COMMUNE. Objet : Plan domicile 2010-2013 CIRCULAIRE COMMUNE Objet : Plan domicile 2010-2013 Madame, Monsieur le directeur, Les conseils d administration de l Agirc et de l Arrco ont souhaité, dans le cadre des orientations prioritaires pour la

Plus en détail

7. Recherche des essais

7. Recherche des essais 7. Recherche des essais Le chapitre précédent a insisté sur la nécessité de réaliser une recherche des essais aussi exhaustive que possible. Seule la conjonction de tous les moyens disponibles peut laisser

Plus en détail

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés IEN/CTR ASH 2011-2012 Comportements inappropriés / Troubles de la conduite et du comportement

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

Démence et fin de vie chez la personne âgée

Démence et fin de vie chez la personne âgée Démence et fin de vie chez la personne âgée Dr C le Provost Gériatre C.H.B.A Vannes Dr M Michel Gériatre C.H.U Rennes Démence et fin de vie Sujet grave: la mort la «de mens» = être privé de son esprit

Plus en détail

Proposition d un outil de gestion de la Qualité des soins en EMS à l aide du système PLAISIR. Ann-Lise Guisset Université catholique de Louvain

Proposition d un outil de gestion de la Qualité des soins en EMS à l aide du système PLAISIR. Ann-Lise Guisset Université catholique de Louvain Proposition d un outil de gestion de la Qualité des soins en EMS à l aide du système PLAISIR Ann-Lise Guisset Université catholique de Louvain Objectifs Mise en évidence de pratiques Evaluation de la qualité

Plus en détail

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Guide d enseignement et Feuilles d activité de l élève DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Qu est-ce que l intimidation (bullying)? L intimidation est le fait de tourmenter de façon

Plus en détail

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999)

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999) Délégation ANCREAI Ile-de-France CEDIAS - 5 rue Las-Cases 75007 PARIS Tél : 01 45 51 66 10 Fax : 01 44 18 01 81 E-mail : creai.idf@9online.fr Contact : Carole PEINTRE LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION

Plus en détail

ÉVALUATION ET AMÉLIORATION DES PRATIQUES. Développement professionnel continu. Simulation en santé. Fiche technique méthode

ÉVALUATION ET AMÉLIORATION DES PRATIQUES. Développement professionnel continu. Simulation en santé. Fiche technique méthode ÉVALUATION ET AMÉLIORATION DES PRATIQUES Développement professionnel continu Simulation en santé Fiche technique méthode Cette fiche technique décrit la participation des professionnels à une session de

Plus en détail

Fiche descriptive : DEAMP

Fiche descriptive : DEAMP Fiche descriptive : DEAMP FICHE METIER L'aide médico-psychologique (AMP) exerce une fonction d'accompagnement et d'aide dans la vie quotidienne. A ce titre, il intervient auprès d'enfants, d'adolescents,

Plus en détail

Compensation. Mots-clés de l aide à l autonomie

Compensation. Mots-clés de l aide à l autonomie Mots-clés de l aide à l autonomie Compensation Aide ou ensemble d aides de toute nature apportées à une personne subissant des altérations substantielles et durables de son état physique, intellectuel

Plus en détail

LES MATINALES DE LA FONDATION

LES MATINALES DE LA FONDATION LES MATINALES DE LA FONDATION «Point du vue d un pédopsychiatre sur l autisme aujourd hui» Conférence du Professeur Pierre DELION, Pédopsychiatre, Chef du Service Psychiatrie de l Enfant et de l Adolescent,

Plus en détail

PLACE DES DOSAGES DES APOLIPOPROTEINES A1 ET B

PLACE DES DOSAGES DES APOLIPOPROTEINES A1 ET B PLACE DES DOSAGES DES APOLIPOPROTEINES A1 ET B DANS LE BILAN LIPIDIQUE TEXTE COURT SEPTEMBRE 2008 Service évaluation des actes professionnels 2 avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX

Plus en détail

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 620 UTILISATION DES TRAVAUX D UN EXPERT DESIGNE PAR L AUDITEUR

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 620 UTILISATION DES TRAVAUX D UN EXPERT DESIGNE PAR L AUDITEUR NORME INTERNATIONALE D AUDIT 620 UTILISATION DES TRAVAUX D UN EXPERT DESIGNE PAR L AUDITEUR Introduction (Applicable aux audits d états financiers pour les périodes ouvertes à compter du 15 décembre 2009)

Plus en détail

Introduction. Pourquoice livre?... Comment utiliser ce livre?... Que contient ce manuel?... Chapitre 1

Introduction. Pourquoice livre?... Comment utiliser ce livre?... Que contient ce manuel?... Chapitre 1 " Table des matières Introduction Pourquoice livre?... Comment utiliser ce livre?... Que contient ce manuel?... 7 8 8 Chapitre 1 Connaître les bases de l'affirmation de soi et de la communication Les comportements

Plus en détail

Partie 1: La relation psyche-soma. Illustrations de la place des interactions corps-esprit

Partie 1: La relation psyche-soma. Illustrations de la place des interactions corps-esprit Partie 1: La relation psyche-soma Illustrations de la place des interactions corps-esprit A. L APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE 1. Origines de l approche psychosomatique Le terme psychosomatique est développé

Plus en détail

La migraine : quelle prise de tête!

La migraine : quelle prise de tête! La migraine : quelle prise de tête! Introduction La migraine est une véritable «prise de tête» pour les personnes qui en souffrent! Bien au-delà d un mal physique, cette réelle maladie engendre également

Plus en détail

Domaine Santé. Plan d études cadre Modules complémentaires santé. HES-SO, les 5 et 6 mai 2011. 1 PEC Modules complémentaires santé

Domaine Santé. Plan d études cadre Modules complémentaires santé. HES-SO, les 5 et 6 mai 2011. 1 PEC Modules complémentaires santé Domaine Santé Plan d études cadre Modules complémentaires santé HES-SO, les 5 et 6 mai 2011 1 PEC Modules complémentaires santé Plan d études cadre Modules complémentaires santé 1. Finalité des modules

Plus en détail

PROJET DE SERVICE Du Service Accompagnement, relais de jour «La Relaillience»

PROJET DE SERVICE Du Service Accompagnement, relais de jour «La Relaillience» 2010 PROJET DE SERVICE Du Service Accompagnement, relais de jour «La Relaillience» 90 Rue Léo Ferré 59494 PETITE FORET Tél 03.27.20.09.40 Fax 03.27.20.09.41 Email accueil.godenettes@cigtsl.com Site : www.cigtsl.com

Plus en détail

Evidence-based medicine en français

Evidence-based medicine en français Evidence-based medicine en français MÉDECINE FACTUELLE (Office de la langue française) Médecine fondée sur des faits démontrés Médecine fondée sur des preuves Médecine fondée sur des données probantes

Plus en détail

Dr Marie-Anne Dumont

Dr Marie-Anne Dumont Dr Marie-Anne Dumont Bulles d espace «La vieillesse est une période inévitable et naturelle de la vie humaine caractérisée par une baisse des fonctions physiques, de la perte du rôle social joué comme

Plus en détail

Formations Sanitaires et Sociales. Petite enfance Gérontologie Aide à domicile

Formations Sanitaires et Sociales. Petite enfance Gérontologie Aide à domicile Formations Sanitaires et Sociales Petite enfance Gérontologie Aide à domicile SOMMAIRE Formations communes aux secteurs : petite enfance, gérontologie et aide à domicile Page 4 Formations relatives au

Plus en détail

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé Délivrance de l information à la personne sur son état de santé Mai 2012 Préambule Le contenu et les qualités de l information Les modalités de la délivrance de l information L information du mineur, du

Plus en détail

Fiche de pré-inscription en établissement d accueil pour personnes âgées

Fiche de pré-inscription en établissement d accueil pour personnes âgées Fiche de pré-inscription en établissement d accueil pour personnes âgées LA MAYENNE C O N S E I L G É N É R A L Original à conserver et photocopie(s) à retourner à un ou plusieurs établissements de votre

Plus en détail

Mieux connaître les publics en situation de handicap

Mieux connaître les publics en situation de handicap Mieux connaître les publics en situation de handicap Plus de 40 % des Français déclarent souffrir d une déficience 80 Comment définit-on le handicap? au moins une fois au cours de leur vie et 10 % indiquent

Plus en détail

TRAITEMENT DES MAUX DE TÊTE PAR EMDR INTÉGRÉ

TRAITEMENT DES MAUX DE TÊTE PAR EMDR INTÉGRÉ TRAITEMENT DES MAUX DE TÊTE PAR EMDR INTÉGRÉ «Un atelier de deux jours en spécialité EMDR» Présenté par Dr Steven MARCUS,, Ph.D 30 AVRIL & 1er MAI 2011 A PARIS SAMEDI 30 AVRIL : 9H - 16H30 - DIMANCHE 1ER

Plus en détail

ÉTAT DES LIEUX. Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique

ÉTAT DES LIEUX. Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique ÉTAT DES LIEUX Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique Avril 2013 Les recommandations et leur synthèse sont téléchargeables sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service

Plus en détail

admission aux urgences

admission aux urgences Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : admission

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

Association Autonomie Aquitaine

Association Autonomie Aquitaine M1 : le contexte législatif et réglementaire de la démarche qualité en secteur médico- social: o La Loi du 2 janvier 2002 : o ses fondements o La démarche de projet o Le règlement de fonctionnement o Le

Plus en détail

ASH-63. Livret d accueil. année scolaire 2011-2012

ASH-63. Livret d accueil. année scolaire 2011-2012 ASH-63 Livret d accueil de l auxiliaire de vie scolaire année scolaire 2011-2012 Inspection académique du Puy-de-Dôme Cité Administrative - rue Pélissier Circonscription ASH Bâtiment P - 5 ème étage -

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

LE CHOIX DIFFICILE D UNE APPROCHE EDUCATIVE

LE CHOIX DIFFICILE D UNE APPROCHE EDUCATIVE LE CHOIX DIFFICILE D UNE APPROCHE EDUCATIVE Notre but est de mettre à la disposition des familles un maximum d information sur les différentes possibilités ; aux familles ensuite de faire leur choix de

Plus en détail

L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé

L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé Trousse d information L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé Novembre 2004 L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé L approche populationnelle

Plus en détail

Le Partenariat canadien contre l Alzheimer et les maladies apparentées. Une vision collective pour une stratégie nationale sur les maladies cognitives

Le Partenariat canadien contre l Alzheimer et les maladies apparentées. Une vision collective pour une stratégie nationale sur les maladies cognitives Le Partenariat canadien contre l Alzheimer et les maladies apparentées Une vision collective pour une stratégie nationale sur les maladies cognitives Le Partenariat rendra possible la collaboration d un

Plus en détail

troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs tous les intervenants de l entreprise Prise en charge immédiate sur le lieu de travail.

troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs tous les intervenants de l entreprise Prise en charge immédiate sur le lieu de travail. Introduction Les troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs concernent tous les intervenants de l entreprise : dangerosité du salarié pour lui-même et pour autrui, risque de désorganisation de l activité

Plus en détail

Qu est-ce que la maladie de Huntington?

Qu est-ce que la maladie de Huntington? Qu est-ce que la maladie de Huntington? Description sommaire Qu est-ce que la maladie de Huntington? La maladie de Huntington (MH) est une maladie neurodégénérative longtemps connue sous le nom de Chorée

Plus en détail

DIRECTION QUÉBÉCOISE DE CANCÉROLOGIE. Programme de formation en ligne pour les infirmières pivots en oncologie. Devis pédagogique 2013-2014

DIRECTION QUÉBÉCOISE DE CANCÉROLOGIE. Programme de formation en ligne pour les infirmières pivots en oncologie. Devis pédagogique 2013-2014 DIRECTION QUÉBÉCOISE DE CANCÉROLOGIE Programme de formation pour les infirmières pivots en oncologie Devis pédagogique 2013-2014 Édition : La Direction des communications du ministère de la Santé et des

Plus en détail

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s Stéphane Safin Psychologue - Ergonome Lucid Group -

Plus en détail

La supervision en soins infirmiers

La supervision en soins infirmiers La supervision en soins infirmiers (article en deux parties : version jumelée) La pratique de la supervision en soins infirmiers étant peu courante en France et les écrits la concernant de même, bien que

Plus en détail

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE N 220 - ROUFIDOU Irini L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE Pendant notre recherche du D.E.A., nous avons étudié l acquisition du langage chez le tout petit en

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent Juillet 2007 Juillet 2007 1 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Le bilan neuropsychologique du trouble de l attention. Ania MIRET Montluçon le 4-12- 2009

Le bilan neuropsychologique du trouble de l attention. Ania MIRET Montluçon le 4-12- 2009 Le bilan neuropsychologique du trouble de l attention Ania MIRET Montluçon le 4-12- 2009 Introduction L attention est une fonction de base dont l intégrité est nécessaire au bon fonctionnement cognitif

Plus en détail

L articulation Hôpital de jour Accueil de jour

L articulation Hôpital de jour Accueil de jour les hôpitaux de jour dans les filières de soin : un dispositif en marche L articulation Hôpital de jour Accueil de jour Dr Nathalie SCHMITT Dr Jacques HILD CH Colmar L articulation Hôpital de jour Accueil

Plus en détail

EVS ORMATIONS EVS. Proposées par le Greta Est-Bretagne GEB (35)

EVS ORMATIONS EVS. Proposées par le Greta Est-Bretagne GEB (35) FORMATION ORMATIONS EVS EVS Proposées par le Greta Est-Bretagne GEB Des modules de deux jours pour valoriser des compétences et acquérir des connaissances complémentaires Compétences et métiers de l aide

Plus en détail

Accompagner le changement et mieux communiquer

Accompagner le changement et mieux communiquer Accompagner le changement et mieux communiquer Catalogue Formations 2009/2010 Dédiées aux acteurs du monde de la communication Management opérationnel des équipes de communication Manager efficacement

Plus en détail

Mémoire en vue de l obtention du Certificat de Capacité d Orthophoniste. I - Processus/ étapes/ déroulement

Mémoire en vue de l obtention du Certificat de Capacité d Orthophoniste. I - Processus/ étapes/ déroulement Mémoire en vue de l obtention du Certificat de Capacité d Orthophoniste (Propositions de l Union Nationale pour le Développement de la Recherche et de l Evaluation en Orthophonie pour une harmonisation

Plus en détail

DE LA MAISON À L HÉBERGEMENT :

DE LA MAISON À L HÉBERGEMENT : CSSS 044M C.P. Livre blanc L'autonomie pour tous DE LA MAISON À L HÉBERGEMENT : ENTOURER LA PERSONNE ÂGÉE ET LES PROCHES AIDANTS, ADAPTER LES PRATIQUES Mémoire présenté à la Commission de la santé et des

Plus en détail