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1 ECLIPSE : bien plus qu une éclaircie pour le développement PAGE 6 Où en est UML? PAGE 12 Paas : Une plateforme à votre service! PAGE 22 Bimestriel - janvier/février 2009 n 77 ISO normalise la sécurité de l information PAGE 32

2 ZOOM OUTSOURCING L avis des Directions Informatiques Ministère des Finances Direction Générale des Impôts Nadine Chauvière Sous-Directrice des SI de la DGI «Les solutions d Application Intelligence CAST nous aident à obtenir une meilleure visibilité de notre parc applicatif au travers de tableaux de bord composés d indicateurs techniques objectifs afin de faciliter le dialogue avec les équipes et avec nos maîtrises d ouvrage.» Groupe SFR Cegetel Eric Eteve Directeur Informatique Centre Ingénierie Mobilité «La solution CAST de gestion de la soustraitance est un élément clé dans le système de pilotage mis en place par SFR-Cegetel sur ses TMA. Nous avons constaté une attention plus particulière apportée par les SSII à la qualité des livrables et à la fiabilité des chiffrages depuis qu ils savent que nous pouvons facilement les auditer.» Framatome - Groupe AREVA Michel Fondeviole DSI de Framatome-ANP «CAST fournit des critères objectifs d appréciation dans le dialogue parfois difficile avec le sous-traitant ainsi que des indicateurs nécessaires au suivi de l évolution des applications et constitue au sein de Framatome un outil de progrès partagé.» En savoir plus Demandez le Livre Blanc rédigé par le Gartner Group et CAST sur ce thème : «Information Series on Application Management» : Découvrez l expérience de plusieurs sociétés utilisatrices de solutions d Application Intelligence :

3 La maîtrise des applications et des prestataires dans une opération d outsourcing De la valeur ajoutée de l Application Intelligence pour piloter efficacement un parc applicatif sous-traité Les entreprises, devenues plus mûres vis-à-vis de l outsourcing, sont désormais capables d opérer des externalisations plus stratégiques. On l a récemment observé dans l automobile avec Renault ou dans la grande distribution avec Carrefour. Dans l externalisation des applications métier, c est surtout la volonté d accroître l efficacité opérationnelle de l informatique qui est motrice : pouvoir fournir plus rapidement un service à valeur ajoutée aux utilisateurs et aux clients dans un contexte en perpétuelle évolution. Comme dans n importe quelle opération d outsourcing, le contrat liant le fournisseur est capital, en particulier les SLAs. Néanmoins, les applications métier étant par nature soumises à de fréquents changements en cours de contrat, les seuls SLAs se révèlent vite insuffisants pour garantir la qualité de service et éviter les dérives de coûts. C est là que le bât blesse : l externalisation des applications métier occasionne un risque de perte rapide de savoir-faire technologique et par conséquent critique. Vigilance et suivi sont de mise pour garder le contrôle de la qualité de service et éviter les dépendances par nature dangereuses. L externalisation réussie d applications métier est donc le fruit d une vision anticipatrice partagée avec le prestataire. Sont ainsi apparues des solutions dites d Application Intelligence, basées sur une technologie avancée d analyse de code source. En fournissant des indicateurs techniques aux donneurs d ordre, ces solutions permettent de piloter un parc applicatif sous-traité en temps réel, tant en terme de qualité, que de maintenabilité et de coût. Résultat : le donneur d ordre conserve la maîtrise intellectuelle de ses applications métier et le contrôle de la relation avec son sous-traitant. La valeur ajoutée de ce type de solutions d Application Intelligence est visible à chaque étape d une opération d outsourcing, comme décrit ci-après. Recette technique Fin de contrat Cycle de vie d'une opération d'outsourcing Contrôle des coûts Appels d'offres Suivi de projet Audit de l existant et préparation des appels d offres Déterminer les caractéristiques techniques du portefeuille applicatif existant avant de le sous-traiter Disposer d informations de référence pour évaluer les propositions des soustraitants Transfert de connaissances Obtenir une image à l instant t des applications pour permettre un suivi dans le temps Transfert vers le prestataire Réduire la phase d acquisition de la connaissance pour entreprendre plus vite des tâches productives Diminuer le coût lié à la production d une documentation exploitable et maintenable par le prestataire Contrôle de la qualité et des coûts en cours de projet Suivre l évolution de la maintenabilité et de la qualité pour éviter toute dérive Etre capable de valider la quantité et la qualité du travail facturé Etre en mesure de challenger le sous-traitant lors des négociations d avenants Industrialiser les recettes techniques Renouvellement de contrat, transfert ou ré-internalisation Déterminer et qualifier les écarts entre la prestation prévue et les livrables recettés Disposer des informations techniques caractéristiques du portefeuille applicatif en fin de prestation Le leader mondial de ce type de solutions est d ailleurs un éditeur français, CAST. Reconnu par les analystes informatiques comme précurseur du marché, CAST compte plus 500 comptes utilisateurs de sa plate-forme d Application Intelligence dans le monde. Publi-Reportage

4 édito 2009 : Saas PaaSsera bien! IT-expert vous souhaite ses meilleurs vœux de réussite pour cette année 2009! Désormais, tout est en place pour le décollage du Saas (voir IT-expert de septembre/octobre 2008). Évidemment, chacun aromatise le concept à sa sauce, quitte à le dénaturer. Ainsi, Microsoft ou IBM avancent dans certaines de leurs offres que des Cloud privés pourront exister. Ils écornent ainsi fortement l aspect multi-tenant originel du concept : une seule plate-forme proposant une seule et unique version de la solution à tous et à tout moment. Pourtant, il reste possible de maintenir le lien avec les versions logicielles traditionnelles sans pour autant multiplier des plates-formes «dites Saas»! D ailleurs, l éditeur CA annonce clairement la couleur en lançant des offres Saas multi-tenant permettant une interaction riche avec ses logiciels traditionnels (dits aussi «on premise» ou à demeure). Par ailleurs, le Paas, cette plateforme favorisant développement et intégration (voir dossier dans ce numéro), est annoncé chez Microsoft et chez IBM. De la difficulté à changer d habits IT-expert a exposé maintes fois les avantages du Saas pour les utilisateurs et les entreprises. Cependant, les avantages sont nombreux également pour les éditeurs : revenus récurrents, possibilités de maintenir des services à réelle valeur ajoutée pour leurs équipes comme pour leurs partenaires, plus aucun problème entre versions logicielles chez le même client, finies les interminables migrations complexes et parfois périlleuses Un jeune guitariste talentueux défraie la chronique depuis quelques semaines. En effet, il se produit directement sur Internet et vendrait ses compositions musicales sur Internet à plusieurs centaines d exemplaires par semaine. Malgré le piratage et les comportements décriés des internautes! Et certains semblent étonnés lorsqu il affirme refuser les propositions financières de grandes maisons de disques, en expliquant qu il pense que ce modèle est le futur de la musique. Quelle lucidité! Quelle leçon ce gamin de moins de vingt ans donne à tous ces intermédiaires qui voient leur avenir s effondrer! Repenser les modèles avant de disparaître 2009, un an neuf? José Diz Rédacteur en Chef Editeur Press & Communication France Une filiale du groupe CAST 3, rue Marcel Allégot Meudon - FRANCE Tél. : Fax. : Rédacteur en chef José Diz Directeur de publication Aurélie Magniez Abonnements/Publicité Conception Graphique N. Herlem Parution IT-expert - (ISSN ) est un journal édité 6 fois par an, par P&C France, sarl de presse au capital de ,61 e. Avertissement Tous droits réservés. Toute reproduction intégrale ou partielle des pages publiées dans la présente publication sans l autorisation écrite de l éditeur est interdite, sauf dans les cas prévus par les articles 40 et 41 de la loi du 11 mars P&C France. Toutes les marques citées sont des marques déposées. Les vues et opinions présentées dans cette publication sont exprimées par les auteurs à titre personnel et sont sous leur entière et unique responsabilité. Toute opinion, conseil, autre renseignement ou contenu exprimés n engagent pas la responsabilité de Press & Communication. Abonnements Vous pouvez vous abonner sur Abonnements/Default.aspx ou nous écrire à : 4 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

5 IT-expert n 77 - janvier/février 2009 Sommaire 6 Dossier ECLIPSE : bien plus qu une éclaircie pour le développement De la naissance de cet environnement de développement Java à ses dernières évolutions, découvrez comment et pourquoi Eclipse s est imposée face à ses concurrents. Bien entendu, les auteurs détaillent les technologies - schémas à l appui, ainsi que les évolutions en cours. Indispensable. 12 Technique Où en est UML? UML (Unified Modeling Language) a 10 ans. Une excellente occasion pour Pascal Roques, consultant chez A2 et auteur, d expliquer cette approche dans les projets informatiques. Il aborde les deux approches de la modélisation avec UML : le Model- Driven Engineering et la Modélisation Agile (AM). 18 Actualités Internationales Les informations marquantes d éditeurs, de marchés, d organisme de standardisation, de débats en cours et de tendances. 22 Quoi de neuf docteur? Paas : Une plateforme à votre service! Saas, Paas, etc. Ces mots souvent mal utilisés incarnent une réelle révolution de l informatique contemporaine. Jean-Louis Baffier (South EMEA Sales Engineering Director chez Salesforce.com) et Laurent Guiraud (directeur technique chez Google France) vous apportent leur expérience quotidienne sur le PaaS, après des années passées dans l informatique «traditionnelle». 29 Fenêtre sur cour Jean-Philippe RIGAUD, directeur technique chez Toluna «Nous exploitons et développons aujourd hui notre plateforme SaaS de plus d une centaine de serveurs, de fait nous étions peut être plus facilement à l écoute de solution on demand [ ]. Ce qui a fait la différence pour nous, c est la souplesse et la facilité de déploiement que nous offrait salesforce par rapport à une solution traditionnelle. Avec la possibilité d intégrer facilement des flux d information vers et depuis Salesforce les dernières barrières se sont rompues». 31 Livres MDM - Enjeux et méthodes de la gestion des données par Franck Régnier-Pecastaing, Michel Gabassi et Jaques Finet et XML par la pratique - Bases indispensables, concepts et cas pratiques (2 ème édition) par Sébastien Lecomte, Thierry Boulanger. 32 Rubrique à brac ISO normalise la sécurité de l information Si les normes peuvent apparaître austères, elles résultent pourtant du travail de spécialistes bénéficiant d années d expérience pratique. Une garantie qui devrait suffit à attirer l attention de tout informaticien, surtout lorsqu il s agit de sécurité. Une plongée salutaire dans les arcanes de l ISO 27001! IT-expert n 77 - janvier/février

6 ECLIPSE : bien plus qu une éclaircie pour le développement Sous le mot clé «Eclipse» se cachent de nombreux aspects. À l origine, Eclipse est surtout connu pour être un environnement de développement Java (IDE Java pour integrated development environment). Cependant, Eclipse a beaucoup évolué, et même si les idées originelles motivant sa création ont pu être mises en œuvre. Au départ, l objectif d Eclipse consistait à créer une plateforme extensible, une sorte de «coquille vide que l on peut remplir facilement». Et l environnement de développement Java a eu valeur de «preuve de faisabilité» et d exemple d application. Très rapidement, de nombreux développeurs ont adopté Eclipse, en laissant de côté leur ancien IDE Java. En particulier, JBuilder longtemps leader s est vu rattrapé puis doublé par Eclipse. Pour l anecdote, Borland, éditeur de JBuilder, a migré son IDE sous la plateforme Eclipse et participe désormais activement au développement de la plateforme. Aujourd hui, Eclipse est à la fois une plateforme d accueil de plug-ins et une fondation gérant plusieurs projets OpenSource. Ainsi, Eclipse couvre plusieurs domaines d application et s adresse à plusieurs types d utilisateurs. Par exemple, un certain paramétrage d Eclipse (c est-à-dire l adjonction de certains plug-ins) va permettre à un développeur de coder une application Web. Un autre paramétrage permettra à un architecte de modéliser une application. Un autre paramétrage encore permettra à un chef de projet de gérer son avancement ou enfin, autorisera un manager à suivre les statistiques concernant l avancement de ses projets. Parallèlement, Eclipse est une fondation qui gère la plateforme et les plug-ins majeurs. Elle a l effet d un catalyseur pour une communauté grandissante de participants : on parle d écosystème. En effet, on s aperçoit qu en plus de bénéficier des avancées techniques «extérieures», Eclipse s autoalimente : les uns offrent des possibilités dont les autres bénéficient et réciproquement. C est d ailleurs souvent le but des participants : «offrir un peu» et «recevoir beaucoup». La fondation a un but de gestionnaire et de coordinateur des intervenants et des projets qu elle héberge. 6 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

7 Dossier & Interviews Quand est apparu Eclipse et pourquoi? L organisation Eclipse est née en 2001 avec IBM au centre de l initiative. Les prémisses d Eclipse apparaissent déjà en 1998 quand IBM, à qui l on reproche de publier des outils sans unité, décide de créer une plateforme sur laquelle baser tous ses applicatifs et permettant de minimiser la duplication des éléments d infrastructure. Ainsi, IBM voulait avoir la souplesse de développer des outils différents tout en facilitant l intégration des uns avec les autres. Un outil unique pour tous On l a dit, on connaît surtout Eclipse en tant qu IDE Java, cela prend tout son sens quand on se rappelle la devise à l époque : «come for the Java IDE, stay for the platform» (Venez [à Eclipse] pour l environnement de développement Java, restez pour la plateforme). En effet, il ne faut pas perdre de vue qu Eclipse est un agrégateur de fonctions ; son credo pourrait être «être adapté à tous et s adapter à chacun». L objectif consiste à avoir une application aux très nombreuses fonctions, tout en permettant à chaque corps de métiers de se focaliser sur la résolution de sa propre problématique. Le schéma suivant montre comment l arrivée d Eclipse s est matérialisée chez IBM : à partir d une base commune, on adresse plusieurs finalités totalement disjointes. Cet exemple est parfaitement représentatif du large domaine d application permis par Eclipse. Concernant le nom même d Eclipse, les avis divergents. Certains, poétiques, avancent qu Eclipse est né pour éclipser Sun. D autres, plus pragmatiques, affirment qu il s agissait surtout d éclipser Visual Studio. Du projet IBM à l Open source C est en tout cas en 2001 qu IBM décide de publier la plateforme en OpenSource pour attirer d autres entreprises pour participer à son développement. Afin de faire taire les mauvaises langues martelant qu IBM souhaite rester le seul maître à bord, l organisation devient une fondation à but non lucratif en L intérêt de ce passage est d ouvrir la plateforme à un plus large panel d acteurs et ainsi de dynamiser son évolution. En effet, à partir de ce jour, des types variés d acteurs peuvent participer et apporter leur pierre à l édifice en termes d innovation, interopérabilité et réutilisabilité. Avec cette transition est apparu un nouveau type de licence : Eclipse Public License. Les termes de l EPL sont très proches de ceux de la CPL. Tous les projets de la fondation sont distribués sous cette licence. Cela implique entre autres que l on peut commercialiser des produits basés sur ces projets et que, si on modifie le code de l un des projets, on doit redistribuer cette modification. Cela permet d assurer l activité et le dynamisme de la communauté grâce aux contributions extérieures tout en offrant une souplesse commerciale. À l époque, la fondation comptait 7 membres stratégiques et gérait 19 projets. Depuis, la fondation a grandi et comprend aujourd hui 23 membres stratégiques (et plus de 200 membres actifs) et 60 projets OpenSource. L effet catalyseur de l écosystème a fait ses preuves et la communauté continue de grandir. Qui y participe et pourquoi? Au sein d Eclipse, il y a plusieurs types de partenaires : Portabilité et ouverture maximales Le but de la plateforme était aussi d être le plus portable possible. Ainsi, Eclipse fonctionne sous tous les systèmes d exploitation majeurs (Windows, Linux, Solaris ) tout en s adaptant à leurs Look and Feel respectifs (c est-à-dire, au contraire de Swing, l apparence des applications développées sous Eclipse se fond parfaitement dans l environnement cible). Un atout majeur pour la prise en main des applications par les utilisateurs et favorisant leur adoption, tout en réduisant les besoins en formation. Stratégique : organisation qui investit des développeurs et autres ressources dans l écosystème Eclipse pour développer la plateforme, Entreprise : organisation qui se base sur Eclipse pour des développements internes et participe à l écosystème Eclipse en améliorant la performance de ses processus internes, Solution : organisation qui s intéresse à la plateforme Eclipse dans le but de développer des solutions basées sur la plateforme, Associé : organisation qui ne prend pas part aux décisions mais qui est mise dans la boucle, Contributeur : personne indépendante qui participe aux développements d Eclipse. IT-expert n 77 - janvier/février

8 Pour information, plus on a d influence sur l écosystème ou la plateforme Eclipse, plus on doit participer financièrement à la fondation. Par exemple, un membre stratégique pourra payer jusqu à dollars (en fonction de son chiffre d affaires) ou fournir des développeurs à plein temps. De nombreux partenaires actifs, jusqu à la Nasa La grande idée consiste à faire développer une solution par une large communauté en motivant les intervenants par un domaine technologique innovant et en s appuyant sur une problématique fonctionnelle non encore résolue. In fine, l organisation peut ainsi vendre des solutions plus riches, basées sur le framework Open Source, ou encore proposer des formations et du conseil. La majorité des acteurs suivent ce principe, en voici quelques exemples parmi les membres stratégiques de la fondation. La société Genuitec, éditeur de produits basés sur Eclipse, propose MyEclipse, une solution d IDE de développement J2EE ainsi que Pulse, une application permettant de «fabriquer» une plateforme sur mesure. Les prix de ces 2 solutions ne sont pas excessifs, mais la reconnaissance induite par ces produits permet à Genuitec de vendre des formations et du conseil. Innoopract, SSII allemande, est coleader du projet RAP (Rich Ajax Plateform) qui permet de «transformer» une application client lourd en application client léger avec une interface aussi riche que celle qu on aurait eue sous Eclipse. Innoopract vend non seulement des formations à RAP mais, comme Genuitec, vend sa solution de «distribution à la demande», nommée Yoxos. La société Actuate, compagnie de conseil et développement en RIA (Rich Internet Application), est co-leader du projet BIRT (Business Intelligence Reporting Tool), outil permettant la génération de rapport et d états décisionnels. Grâce aux avancées sur ce projet et à sa notoriété grandissante, Actuate réussit à vendre une solution de reporting, nommée simplement Actuate BIRT. Enfin, il convient également de citer IBM, qui intervient dans de très nombreux projets de la fondation, en particulier tournés autour de la modélisation et de la méthodologie (dont RUP). La société vend des prestations de conseil en développement basées sur la plateforme et propose aussi d améliorer l organisation des entreprises grâce à un outillage basé sur Eclipse. Il faut aussi noter le cas de la Nasa qui, à l image d IBM à ses débuts, a développé un «mini-éco système» basé sur Eclipse. La plateforme Eclipse a été retenue pour concentrer les outils de la Nasa ainsi, les différentes équipes l agrémentent de nouvelles fonctions. Pour certaines parties génériques, les développeurs bénéficient du travail de leurs collègues et apportent aussi leur pierre à l édifice. Ainsi, les images venant de Mars ont-elles été interprétées sous Eclipse! 8 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

9 Dossier & Interviews Une technologie sous-jacente avant tout À partir de la version 3.0, Eclipse se présente réellement comme une plateforme client riche proposant des fonctions «standardisées» sur un socle commun : le Workbench. Un workbench est la plateforme d accueil de services applicatifs proposant par exemple un service d édition, l éditeur, permettant la modification de données au sens large du terme (données, diagrammes, textes, etc.). Un service d assistants, les wizards, permet de guider les utilisateurs lors de la saisie ou du paramétrage via un système multipages embarquant un mécanisme d information en cas d erreurs de saisies, d avertissements ou d incohérence. Des vues permettent de présenter, saisir, organiser l information sous différentes formes. Pour terminer avec les exemples significatifs, un système de mise à jour évolué propose un rafraîchissement des plug-ins gérant également leurs dépendances les uns par rapport aux autres. L ensemble de ces services apporte à Eclipse une forte capacité d adaptation à une multitude de cas. On retrouve la plateforme Eclipse RCP (Rich Client Platform) à la base de nombre d applications conséquentes. On a déjà nommé IBM (IBM Lotus, IBM Lotus Expeditor, Symphony) et la Nasa, on trouve également PlanningForce pour la gestion de projet, ForeFlight de SilverCurve aidant les pilotes d avion à prévoir les perturbations atmosphériques avant un vol, ou encore LabImage 1D de Kapelan Bio-Imaging qui permet l analyse de gels électrophorèse. En somme, RCP est loin de n être que la justification de la création d une plateforme pour un IDE de développement. Son utilisation dépasse le cadre du développement d application même si la majorité des utilisateurs font encore partis du domaine de l ingénierie logicielle. Développement de plug-in et services applicatifs La plateforme de base d éclipse est elle-même une adjonction de plug-ins. Chacun fournissant une fonction spécifique. La fourniture de ces fonctions se fait par l intermédiaire des points d extensions. Un point d extension consiste en un contrat de service passé entre un déclarant et un contributeur. Le plug-in déclarant propose un service, le plug-in contributeur exploite ce service en déclarant une extension auprès du point d extension. C est là qu Eclipse prend toute la puissance : la déclaration. Le projet Equinox d Eclipse implémente le framework OSGI (Open Services Gateway Initiative) fournissant ainsi un cadre de référence au couplage lâche des plug-ins. En effet sur une simple déclaration, le plug-in déclarant peut exploiter l ensemble des paramètres et des ressources fournis par le contributeur, sans connaître jusqu à l existence même de ce dernier. Un point d extension se matérialise sous la forme d un fichier exsd (Extension XML Schema Definition) décrivant la grammaire à utiliser pour déclarer la contribution. Les types utilisés peuvent être des types simples, comme des types complexes, des ressources fichier, images ou des classes. Les classes doivent cependant implémenter une interface ou une classe abstraite fournie par le déclarant pour être manipulée par ce dernier. Contributeur Déclarant Extension Point d'extension La magie d un anonymat devenu possible Un «plug-in déclarant» fournit des fonctions sous la forme d un point d extension. Ce point d extension permet la définition des conditions de déclaration d une extension par le plug-in Contributeur. Dès lors, lorsque le plug-in déclarant est sollicité, il demande au registre des extensions quelles sont les déclarations faites sur la base du point d extension. Chaque attribut présent dans le point d extension peut alors être exploité. Dans le monde Java, on ne peut pas instancier directement une classe que l on ne connaît pas. Or dans notre cas, le déclarant ne connaît pas le contributeur. C est à ce moment que les mécanismes d Equinox prennent le relais. L instanciation de la classe se fait sur la base de son nom qualifié (appelé aussi forme canonique) déclaré par le contributeur. Par conséquent, sans même connaître l objet ainsi créé, le déclarant peut l exploiter. IT-expert n 77 - janvier/février

10 Étendre, ou permettre d étendre Ce mécanisme de point d extension/extension est disponible pour le développement des applications RCP ou des plug-ins de développements spécifiques. Il est possible de définir ses propres points d extension pour permettre à d autres développeurs de compléter les fonctionnalités du plug-in. Par exemple, on prendra l éditeur de code Java. Dans l éditeur, dans la marge, quelques informations sont mises à disposition des développeurs : warning, erreurs, mais aussi des fonctions comme des propositions de correction du code en fonction des erreurs ou warnings détectés. Le plug-in JDT (Java Developpement Tool) propose d enrichir ces informations. Ainsi, le plug-in AJDT (programmation par aspect) ajoute des informations sur les pointcuts sur lesquels l aspect est tissé dans cette même marge. On regrettera toutefois l opacité de certaines fonctions de JDT vis-à-vis des développeurs de plug-ins. Seuls les projets dits «amis» (gérés par la fondation Eclipse) comme AJDT sont en mesure d étendre par l intermédiaire du code ces fonctions pour des raisons de visibilité des packages. Cette opacité est vraie pour les releases entre les versions 3.0 et 3.3, la version 3.4 (Ganymede) proposant plus de points d extensions. Un exemple typique, la coloration syntaxique. Jusqu à la version 3.3, il était nécessaire de télécharger les sources, de les modifier pour intégrer des contraintes propres, comme la présentation de code source généré par des outils MDA. Aujourd hui l évolution de la coloration syntaxique est plus aisée. De ce fait, la plateforme client lourd est solide, et un ensemble de plug-ins tout aussi robuste puisque développés en concertation repose sur celle-ci. De nombreux partenaires contribuent ensuite à l évolution de la plateforme sur des domaines variés. Ainsi, il est possible de trouver sur une même plateforme un IDE Java, un IDE C++, un outil de définition de rapport (BIRT, Jasper), un outil de développement de flux ETL (Talend), un ensemble d outils permettant la modélisation, la conceptualisation de mécaniques complexes (EMF, GEF, GMF), des Outils MDA (JET, Acceleo). Petit zoom sur les projets modeling d Eclipse EMF (Eclipse Modeling Framwork) est un plug-in permettant de décrire un métamodèle de données destiné à être manipulé pour la description de modèles. Pour rappel, un métamodèle décrit l ensemble des objets utilisés dans la représentation intellectuelle d un problème complexe. Par exemple, le métamodèle d UML fait apparaître une notion de classe, d héritage, d état, etc. Chaque classe représentée dans un diagramme de classes UML correspond à une instance de l objet classe du méta modèle. Cette métamodélisation se traduit par un fichier XML formalisé en EMF. Une fois les différents objets, leurs relations, leurs cardinalités, propriétés... définis, le plug-in GMF prend le relais. GMF (Graphical Modeling Framework) définit les modalités de transformation du modèle EMF en une représentation graphique intelligible. GEF (Graphical Editing Framework) achève le processus de construction pour produire, par l intermédiaire d un paramétrage les outils nécessaires à la manipulation des objets dans un modèle. Ces outils sont un éditeur, une palette d objets et une méthode de représentation. Ainsi, l utilisation de ces trois plug-ins permet de faire d une représentation intellectuelle, un outil de représentation opérationnel et partageable par la simple adjonction du plug-in produit dans l environnement Eclipse. Tout cela en moins d une heure pour un modèle simple et une bonne connaissance de ces plug-ins. Et peu d IDE sont capables d offrir ce type de prestations. Client lourd, composant serveur, client léger? La plateforme Eclipse se présente sous deux formes. L une sous la forme d un client lourd, l autre portée sous la forme d un composant serveur accessible depuis un client léger : Eclipse RAP (Rich Ajax Platform). Eclipse utilise massivement les frameworks SWT (Standard Widget Toolkit), et jface. Il existe une implémentation de ces classes très orientée client lourd, celle servant à la plateforme RCP de l IDE Java. La fondation Eclipse a développé un ensemble d implémentations spécifiques pour les clients légers portant le workbench client lourd vers un workbench orienté web. Ce simple portage est aujourd hui fiable sur des pans complets de la plateforme, cependant un effort important reste à produire pour que ce portage soit aussi simple dans les faits que sur le papier pour l ensemble des plug-ins de la plateforme. Ainsi, des applications développées sous la forme de plug-ins destinés à des clients lourds, peuvent être portées sur la plateforme RAP avec peu ou quasiment pas d adaptation. Les mécanismes d Equinox sont eux aussi portés sur RAP, permettant le développement et le déploiement de portions d application, des modules présentant des couplages lâches facilitant de ce fait leur déploiement et leur maintenance. Une évolution majeure dans les architectures n-tiers connues aujourd hui. Des concurrents de taille Les concurrents d Eclipse aujourd hui sont multiples en fonction des domaines sur lesquels Eclipse est utilisé. Sur le marché des IDE de développement Java les principaux concurrents sont NetBeans (Sun), Visual J++ (Microsoft) ou JDevelopper (Oracle). Les communautés autour du développement d applications dans d autres langages ne sont aujourd hui pas encore très développées avec Eclipse. Microsoft conserve en effet une part importante du développement en C/C++, toutefois l offre d Eclipse grappille chaque année des parts de ce marché. Comme nous l avons expliqué précédemment, la plateforme Eclipse peut également accueillir des applications d une autre nature que les applications de développement. Sur ce terrain, NetBeans propose une offre similaire. On n oubliera pas non 10 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

11 Dossier & Interviews plus la plateforme Flex (Adobe) très répandue sur le terrain des applications multimédias en client lourd mais également en client léger. La concurrence sur les RIA (Rich Internet Application) est quant à elle bien plus présente. Les frameworks divers comme Rubis on Rails, GWT (Google Web Toolkit) ou jboss Seam sont des prétendants très sérieux face à Flex et RAP. À l exception du portage en client léger, la seule plateforme capable de couvrir le même spectre est NetBeans. La plus grosse faiblesse d Eclipse, qui est également sa plus grande force, repose sur le développement des plug-ins. Jadis, ces développements pouvaient paraitre chaotiques dans la mesure où les plug-ins n étaient généralement pas livrés en même temps que la plateforme. Toutefois depuis la version 3.2, la fondation s investie dans une politique de releasing commune autour des différents plug-ins. Ainsi, dans la mesure du possible, les versions de la plateforme Eclipse et une grande partie des plugins Eclipse proposent une nouvelle version de manière simultanée et concertée. Il est donc possible d exploiter les fonctions des projets comme EMF, GMF et consorts dès la release de la nouvelle plateforme sans subir le délai, généralement constatés, d adaptation des produits annexes, pour des raisons d opacité ou de programmation concurrente, très connues dans le monde du logiciel sur étagère. D autres plug-ins développés par des éditeurs ou des communautés indépendantes de la fondation entrent également dans cette démarche comme le plug-in SVN de Polarion : Subversive. Quel devenir pour Eclipse? Les preuves de l efficacité du modèle OSGI ayant été faites dans le monde du client riche, puis dans le monde du client léger (RAP), les éditeurs et communautés des serveurs d applications entrent dans cette même approche, comme Glassfish (i.e. Sun AS). Les plateformes RCP et RAP sont de parfaits supports pour le développement d applications composites ou d applications portail. L application typique s avérant le poste de travail unifié : utiliser une interface commune, normalisée, laissant peu de place à l improvisation, mais proposant toutes les fonctionnalités nécessaires à l accès aux applications. Un tiers présentation flexible mais guidé. Avec le développement de l application RAP on pourrait aller jusqu à imaginer d obtenir un jour une plateforme unique proposant l ensemble des services nécessaires à n importe quel poste de travail de l entreprise, de l assistante au développeur. N oublions pas que l IDE Eclipse reste une application RCP. À quand donc les IDE de développement, les applications de supervision ou les applications métiers, intégralement en client léger sous la forme d un poste de travail unifié, voir universel? n Mathieu Lombard, Business Consultant, Practice ACS La communauté Eclipse se développe de plus en plus, et des partenariats ou des utilisateurs ne cessent de l enrichir. Par exemple, Obéo, une entreprise nantaise, fournit une solution de développement MDA basé sur Eclipse. Cet outil utilise EMF, GEF et GMF, trois projets Eclipse auxquels Obéo participe activement. Cette entreprise utilise, propose et héberge des plug-ins de la fondation. Guilhem Delebecque, Architecte - Urbaniste Cet accent mis sur la modélisation et la métamodélisation montre une volonté d industrialisation forte des solutions autour de l IDE et de la normalisation des développements. Le projet «Modeling» d Eclipse renforce sa position autour des solutions sur base RCP, en proposant des moyens simples et efficaces de créer des outils de modélisation ou de gestion. L ensemble, ou presque, des outils de cartographies physiques (SIG) ou logiques (Organisation) peut être traité par l intermédiaire de ce type d approche. Ces mêmes outils permettent de créer des plug-ins spécifiques de modélisation et/ou de représentation de systèmes cibles. Acteur majeur du conseil et des services informatiques en Europe, Sopra Group propose l ensemble des prestations nécessaires aux entreprises pour faire évoluer leurs organisations et leurs systèmes d information. Sopra Group compte aujourd hui plus de collaborateurs. Son positionnement est global, depuis la réflexion stratégique en amont des projets dans une approche de direction générale, jusqu à la conduite de grands projets d intégration de systèmes et à l outsourcing applicatif. Le Groupe poursuit, par ailleurs, le déploiement mondial de son activité d intégration d applications et de gestion des processus métiers à travers sa filiale Axway, avec une gamme complète de solutions et de services. IT-expert n 77 - janvier/février

12 Où en est UML? Après plus de 10 ans d existence, où en est UML? D un côté, les tenants des méthodes agiles en vogue actuellement, telles que XP (extreme Programming) et Scrum, ne parlent quasiment pas de modélisation, ou semblent même s en méfier. De l autre, certaines entreprises ont engagé d énormes investissements sur une approche dirigée par les modèles (Model-Driven Engineering) et prétendent générer presque 100 % de leur code applicatif automatiquement. Qu en est-il vraiment? Ces deux approches d utilisation d UML sont-elles vraiment inconciliables? 12 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

13 Technique À quoi bon modéliser? Le recours à la modélisation est depuis longtemps une bonne pratique du développement logiciel. Un modèle constitue en effet une représentation abstraite d un système destiné à en faciliter l étude et à le documenter. C est un outil majeur de communication entre les différents intervenants au sein d un projet. Le fait de tracer ou de lire des diagrammes implique de travailler plus visuellement et d exploiter le pouvoir que possède notre cerveau de saisir rapidement des symboles et des relations exprimées (majoritairement sous la forme de cases et de lignes) dans un espace bidimensionnel. Chaque membre de l équipe, des utilisateurs jusqu aux développeurs, utilise et enrichit le modèle différemment. En outre, les systèmes devenant de plus en plus complexes, leur compréhension et leur maîtrise globale dépassent les capacités d un seul individu. La construction d un modèle apporte donc une réponse efficace. Le modèle sert des objectifs différents suivant l activité de développement, et sera construit progressivement avec des points de vue de plus en plus détaillés. En spécification des exigences, il convient de considérer le système comme un tout (une boîte noire) afin d étudier sa place dans le système métier plus global qu est l entreprise. On développe pour cela un modèle de niveau contexte, afin de tracer précisément les frontières fonctionnelles du futur système. Lors de la phase d analyse, le modèle commence à représenter le système vu de l intérieur, mais sans référence à une solution technologique. Il se compose d objets représentant une abstraction des concepts manipulés par les utilisateurs. Le modèle comprend par ailleurs deux points de vue, la structure statique et le comportement dynamique, qui aident à compléter la compréhension du système à développer. En phase de conception, le modèle décrit la solution informatique qui sera utilisée, en intégrant les choix des langages, des outils, et des plates-formes de développement. Un modèle suffisamment détaillé peut ici servir à générer automatiquement du code dans un langage de programmation objet, avec un outil approprié. Pour le déploiement enfin, le modèle permet de représenter les matériels et les logiciels à interconnecter. UML : l objet de tous les projets Le modèle en tant qu abstraction d un système s accorde parfaitement avec les concepts orientés objet. Un objet peut en effet représenter l abstraction d une entité métier utilisée en analyse, puis d un composant de solution logicielle en conception. La correspondance est encore plus flagrante lorsque les langages de développement sont eux-mêmes orientés objet. D où le succès de la modélisation objet ces dernières années pour les projets de plus en plus nombreux utilisant C++, Java, C#, Python, etc. Analogie Pour illustrer au mieux ce qu est un modèle, Grady Booch (un des pères d UML) a établi un parallèle entre le développement logiciel et la construction BTP. Cette analogie est judicieuse, car les plans tracés pour construire un immeuble reflètent parfaitement bien l idée d anticipation, de conception et de documentation du modèle. Chaque plan développe un point de vue différent suivant les corps de métier. Par exemple, le plan des circuits d eau et le plan des passages électriques concernent le même immeuble mais sont nécessairement séparés. Enfin, chaque plan se situe à un niveau d abstraction différent suivant l usage que l on désire en faire. Ainsi, le plan de masse permet d anticiper les conséquences de l implantation de l immeuble sur son environnement, alors que les plans de construction par étage vont permettre aux différents corps de métier de travailler avec précision. Notons cependant que l anticipation ne permet pas de prendre en compte les besoins changeants des utilisateurs. Or, dans la majorité des projets informatiques, ces besoins évoluent au fil du temps. Il est important de l admettre et de gérer le changement. Le processus de modélisation du logiciel doit donc être adaptatif et non pas seulement prédictif, contrairement à ce qui se fait dans le BTP! Aujourd hui, le standard industriel de modélisation objet est UML (Unified Modeling Language). Il est sous l entière responsabilité de l OMG (Object Management Group), un groupement IT-expert n 77 - janvier/février

14 d industriels dont l objectif est de standardiser autour des technologies objet, afin de garantir l interopérabilité des développements. L OMG comprend actuellement plus de 800 membres, dont les principaux acteurs de l industrie informatique, mais aussi les plus grandes entreprises utilisatrices dans tous les secteurs d activité (www.omg.org). 09/1997 : révision / /2003 : révision 1.5 UML /1997 : adoption par l'omg UML 1.1 UML 2.2 Industrialisation Sept diagrammes comportementaux : - diagramme de cas d utilisation (montre les interactions fonctionnelles entre les acteurs et le système à l étude) - diagramme d activité (montre l enchainement des actions et décisions au sein d une activité) - diagramme d états (montre les différents états et transitions possibles des objets d une classe) - diagramme de séquence (montre la séquence verticale des messages passés entre objets au sein d une interaction) - diagramme de communication (montre la communication entre objets dans le plan au sein d une interaction) - diagramme de vue d ensemble des interactions (fusionne les diagrammes d activité et de séquence) - diagramme de temps (fusionne les diagrammes d états et de séquence) Diagram 01/1997 : soumission à l'omg UML /1996 UML 0.9 Standardisation Structure Diagram Behavior Diagram 10/1995 Unified Method 0.8 Partenaires UML Unification Class Diagram Component Diagram Object Diagram Activity Diagram Use Case Diagram State Machine Diagram 10/1994 Booch'93 + OMT-2 Composite Structure Diagram Deployment Diagram Package Diagram Interaction Diagram G. Booch Booch-91 J. Rumbaugh OMT-1 I. Jacobson OOSE Fragmentation Sequence Diagram Interaction Overview Diagram Historique d UML Source : site OMG Communication Diagram Timing Diagram UML se définit comme un langage de modélisation graphique et textuelle destiné à comprendre et décrire des besoins, spécifier et documenter des systèmes, esquisser des architectures logicielles, concevoir des solutions et communiquer des points de vue. UML unifie à la fois les notations et les concepts orientés objet. Il ne s agit pas d une simple notation graphique, car les concepts transmis par un diagramme ont une sémantique précise et sont porteurs de sens au même titre que les mots d un langage. UML 2 (officiellement adopté depuis mars 2005 par l OMG) s articule autour de 13 diagrammes différents, répartis en deux grands groupes : Six diagrammes structurels : - diagramme de classes (montre les briques de base statiques : classes, associations, interfaces, attributs, opérations, généralisations, etc.) - diagramme d objets (montre les instances et leurs liens statiques) - diagramme de packages (montre l organisation logique du modèle) - diagramme de structure composite (montre l organisation interne d un élément statique complexe) - diagramme de composants (montre des structures complexes, avec leurs interfaces fournies et requises) - diagramme de déploiement (montre le déploiement physique des «artefacts» sur les ressources matérielles) Les 13 diagrammes UML2 Modélisation agile : retour du feutre et du paperboard Scott Ambler, grand promoteur de la «modélisation agile» (AM), a détaillé ses idées dans un livre paru chez Wiley en 2002 : Agile Modeling: Effective Practices for Extreme Programming and the Unified Process. Il a repris les valeurs et principes de XP (extreme Programming) en les adaptant à la modélisation. En résumé, les clés d une modélisation réussie consistent à : promouvoir une communication efficace entre tous les participants du projet ; se forcer à développer la solution la plus simple possible qui satisfasse tous les besoins ; obtenir des retours rapides et fréquents ; avoir le courage de prendre des décisions et à s y tenir ; avoir l humilité de reconnaître qu on ne sait pas tout et que les autres ont une valeur à apporter à ses propres efforts. Les tenants de la modélisation agile, comme Craig Larman, recommandent de recourir à la modélisation avec les outils les plus simples possible. Ce sont les champions du feutre et du tableau blanc! 14 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

15 Technique Cas d utilisation Modèle du domaine (diag. de classes) Exemple de modélisation agile : site web de librairie en ligne Les principales bonnes pratiques de modélisation agile sont les suivantes : Créez plusieurs modèles en parallèle, utilisez le diagramme le plus adapté à la situation, tournez-vous vers un autre diagramme dès que vous êtes bloqués pour continuer à avancer à une allure stable. Modélisez en petits incréments et avec les autres, au lieu d essayer de créer le modèle «magique qui englobe tout» depuis votre tour d ivoire Prouvez vos modèles avec du code pour montrer que vos idées marchent vraiment en pratique et pas seulement en théorie. Utilisez des notations simples afin que le contenu de vos modèles soit facile à valider, avec les outils les plus simples. Focalisez-vous uniquement sur les aspects que vous devez modéliser et n essayez pas de créer à tout prix un modèle très détaillé. Modélisez à plusieurs, montrez vos modèles publiquement sur les murs ou un site web, appliquez le principe XP de propriété collective. Ne vous embarrassez pas de modèles temporaires, et ne mettez à jour vos modèles que «quand ça fait mal» Pour les tenants de l AM, la valeur ajoutée principale de la modélisation (comme pour la planification, d ailleurs) réside dans l activité de modélisation elle-même, et non pas dans le modèle obtenu. Craig Larman va jusqu à dire : «Tout modèle est faux! Et c est OK!». Une modélisation collaborative Avec des outils simples Et des modèles publics Mais pas pour faire de la documentation La modélisation agile : outil de communication Model-Driven Engineering (MDE) Depuis dix ans, la complexité des systèmes informatiques s est fortement développée, avec - par exemple - l'apparition de la problématique des lignes de produits logiciels, visant à minimiser simultanément les coûts de développement et le temps de mise sur le marché de nouveaux logiciels d'une même famille. Comme dans les autres sciences, les ingénieurs essaient de plus en plus de s appuyer sur la modélisation pour maîtriser cette complexité, tant pour produire le logiciel (conception) que pour le valider (test). Ce que propose l'approche dirigée par les modèles (MDE en anglais pour Model Driven Engineering) consiste à mécaniser le processus que les ingénieurs expérimentés suivent à la main. L'intérêt pour cette approche a été fortement amplifié lorsque l OMG a rendu publique son initiative MDA (Model Driven Architecture), qui peut être considérée comme une restriction de MDE à la gestion de l'aspect particulier de dépendance d'un logiciel à une plateforme d'exécution. L ambition du MDA est d améliorer la qualité et le coût de la production d applications. L objectif consiste à modéliser fonctionnellement une application (PIM) afin de générer les modèles et codes techniques (PSM). IT-expert n 77 - janvier/février

16 PIMs MIA-Studio Objecteering MDA Modeler Acceleo BLU AGE AndroMDA Omondo EclipseUML D.OM etc. PSMs EJB CORBA Web Services Code Faire des modèles indépendants des plateformes (PIM) Spécifier des règles de passage (mapping) vers les modèles dépendants des plateformes (PSM) Automatiser au mieux la production de code:pim->psm->code L approche MDA de l OMG (grandes lignes) Le processus de conception peut alors être vu comme un ensemble de transformations de modèles, chaque transformation prenant des modèles en entrée et produisant des modèles en sortie, jusqu'à obtention d'artéfacts exécutables. Ainsi, quand on doit dériver un nouveau produit, qu'il soit simple évolution d'un produit existant ou nouvelle variante, on peut se contenter de «rejouer» automatiquement la plus grande partie du processus de conception, en changeant simplement quelques détails ici et là. Source : site BLU AGE Quelques outils MDE (liste non exhaustive) Comment choisir entre UML pour MDE et UML agile? Un développement piloté par les modèles gagne aussi à être conduit dans une démarche agile, itérative et incrémentale, telle que Scrum. Ainsi, le projet gagnera en transparence et du logiciel opérationnel sera régulièrement disponible. Par ailleurs, un projet agile sera complètement centré sur le développement du code et des tests. Certes, cela ne signifie pas que l'équipe ne modélise pas, car il est très efficace de communiquer à l'aide de modèles utilisant une notation unifiée comme UML. Néanmoins, des marqueurs, des tableaux blancs et des appareils photo peuvent probablement suffire. Tout dépend du contexte du projet, de sa complexité, mais aussi de l équipe et de la disponibilité d outils et de compétences de modélisation. Chaque approche peut fournir ses «success stories», mais il est probable que l utilisation d UML se fasse de plus en plus dans le cadre d un processus de modélisation agile plutôt que dans celui d une approche MDE, beaucoup plus difficile à mettre en œuvre et donc risquée dans la pratique. n Génération simple de code Java à partir d UML Il convient pour cela disposer d outils particulièrement puissants, permettant de définir des transformations de modèles, des générations de documents et des templates UML (squelettes de code et patterns) adaptés au contexte de chaque projet. Et ce point incarne précisément la principale difficulté dans l application pratique du MDE : comment travailler en itératif et en incrémental, à plusieurs sur le même modèle de référence? Les outils actuels ne répondent pas forcément avec efficacité à la nécessité de fusion/différence de modèles, etc. Pascal Roques, Consultant senior, A2 - Artal Innovations Pascal Roques est consultant senior chez A2, avec plus de vingt ans d expérience dans la modélisation des systèmes complexes (SADT, OMT, UML, SysML). Il est l auteur des livres UML 2 en action (2007), UML 2 par la pratique (2008), Cahier du programmeur UML 2 (2008) et Mémento UML (2005) chez Eyrolles. Pascal Roques a obtenu la certification «OMG-Certified UML Advanced Professional» proposée par l OMG. Il est également ScrumMaster certifié. 16 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

17 Votre gestion de l information, Parlons-en! EXPOSITION & CONFÉRENCES 25 & 26 MARS 2009 CNIT - PARIS - LA DÉFENSE Demandez votre badge sur Code invitation : ITEP > Archivage > Business Process Management > Dématérialisation - Facturation électronique > Editique - Output management > Etudes et Conseil > Fournisseur de contenu, infomédiaires > Gestion de catalogues > Gestion de contenu > Gestion de contenu multilingue, traduction > Gestion de documents > Gestion des actifs numériques > Indexation - Recherche et catégorisation > Intelligence économique > Intranet > Knowledge Management > Lecture automatique de documents > Moteur de recherche > Open Source > Portail d informations > Publications multicanaux > Sécurité, signature électronique > Sûreté de l information > Travail Collaboratif > Veille > Video Content Management > Web 2.0

18 Actualités internationales Bientôt un quatrième opérateur mobile 3G français? Le 12 janvier, François Fillon, Premier ministre, accompagné d Éric Besson, alors encore secrétaire d État au développement de l économie numérique, ont présenté les modalités de déploiement des réseaux 3G et fibre optique, sans pour autant fixer d échéances prévues par le plan «France numérique 2012». Décision importante : il y aura bien attribution d une 4 ème licence d opérateur mobile 3G, dont les fréquences seront attribuées avant l été L appel à candidature concerne trois lots de fréquences 5 MHz dont un réservé à un nouvel entrant fin «d améliorer les offres des opérateurs», annonce François Fillon, et d assurer une meilleure couverture du territoire. Une nouvelle qui ravit Iliade-Free, candidat déclaré à une licence mobile. Néanmoins, l opérateur refuse de surpayer ce type de licence ou souhaite au moins un étalement de paiement. La dernière licence avait été évaluée à 619 millions d euros, mais avec des fréquences de 15 MHz et non de 5 MHz Même si Free emporte l attribution, l offre ne devrait pas être disponible avant 2010, voire plus (réseau et antennes à déployer). Les ministres ont également annoncé une consultation publique par l Arcep fin février sur les modalités d un appel à candidatures conjoint dans les bandes 790 à 862 MHz et 2,6 GHz pour le très haut débit mobile et la télévision mobile personnelle (TMP) pour attribution fin La 4 ème licence mobile ravive les passions Comme expliqué précédemment, le gouvernement français a tranché en faveur d une quatrième licence d opérateur mobile. Certes, Iliad-Free s est félicité de cette bonne nouvelle, et l association de consommateurs UFC Que Choisir a confirmé que cette annonce constituait une bonne surprise (sous réserve d examiner les modalités pour les enchères). Mais certains affichent de fortes réserves. Tout d abord, les syndicats du secteur télécom, via les fédérations CFE-CGC et Unsa qui dénoncent une décision qui «ne pourra qu alourdir l ampleur des restructurations à venir», et «qui exonère le nouvel entrant de tout respect du service universel et des contraintes d aménagement du territoire». Selon eux, Free pourrait se concentrer sur les zones urbaines plus rentables et laisser les obligations de couverture aux autres opérateurs. Autre réaction : Martin Bouygues, patron de BouyguesTel, affirmait aux Echos que «déployer un réseau 3G pour 1 milliard d euros, comme l affirme Free, me paraît impossible, sauf à faire le coucou sur le réseau des opérateurs en place Mettre en place, en ville, de nouvelles antennes pour un nouveau réseau est infaisable compte tenu des pressions environnementales. (Et) si le gouvernement autorise un nouvel entrant à venir faire de l ultra- low cost dans le mobile, il prend une lourde responsabilité. A terme, une guerre des prix peut provoquer de à pertes d emplois chez les opérateurs. Ce sont des choix lourds de conséquences, surtout s il s agit de favoriser quelqu un qui n investit pas!» A bon entendeur Et Bolloré ne serait-il pas de cette course? n Enfin, les décrets d applications de la LME (Loi de modernisation de l économie) pour favoriser le déploiement de la fibre optique devraient être publiés sous peu, y compris «les conditions dans lesquelles les bâtiments construits et rénovés devront être fibrés», a expliqué le Premier ministre. Et la caisse des dépôts et consignations (CDC) créera «un outil de financement spécifique vis-à-vis des collectivités territoriales qui s engagent dans des investissements importants en matière de réalisation de réseaux en fibre optique». n 18 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

19 Actualités internationales Nathalie Kosciusko-Morizet succède à Eric Besson Suite au petit remaniement ministériel, Nathalie Kosciusko-Morizet remplace Éric Besson au secrétariat d État chargé de la Prospective, de l Évaluation des politiques publiques et du Développement de l économie numérique. Quant à Éric Besson, il est nommé ministre de l Immigration, de l identité nationale et du développement solidaire, succédant à Brice Hortefeux, désormais en charge du ministère du Travail. Petite valse en trois temps. Nathalie Kosciusko-Morizet a du pain sur la planche : le plan France Numérique 2012 (fibre optique, quatrième licence mobile 3G, télévision mobile personnelle ). Née en 1973, Nathalie Kosciusko-Morizet amorce sa carrière comme agent à la direction de la prévision au ministère de l Économie, des Finances et de l Industrie de 1997 à 1999, puis comme responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures (Dree) jusqu en Elle devient ensuite chargée de mission auprès du directeur de la stratégie d Alstom. En mai 2002, elle entre au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique pour l écologie et le développement durable. Conseillère régionale (UMP) pour la région Île-de-France depuis mars 2004, elle est nommée secrétaire d État de l Écologie auprès de Jean-Louis Borloo en juin En mars 2008, elle remporte en outre l élection municipale de la ville de Longjumeau dans l Essonne. n Des revendeurs physiques pour l emblème du virtuel Pas facile pour Google de faire rimer succès grand public avec solution d entreprise. Pour dynamiser les ventes de Google Apps Premier Edition auprès des entreprises, le leader du Web lance donc un programme de distribution afin de simplifier l inscription des sociétés à ces services : formation commerciale et technique, supports marketing clients, API d intégration REST (Representational State Transfer) pour synchroniser les répertoires, la migration, la création de rapport et le SSO (Single Sign-On). Et bien entendu, un portail pour les documentations avec des groupes de discussion en ligne et des outils d aide à l installation et à l intégration des solutions Google Apps. Outre le support, les revendeurs peuvent proposer des services en lien avec Gmail, Google Documents et Google Calendar. n Les majors françaises suppriment la ligne Maginot DRM Le 6 janvier 2009, Apple, leader mondial de vente de musique en ligne avec son service itunes, annonce qu elle va supprimer en mars les verrous numériques (protection DRM) des fichiers musicaux proposés, suite à des accords avec les maisons de disques. Alors, ils pourront être lus sur d autres équipements MP3 que les seuls ipod d Apple. Des majors avaient déjà tiré une première salve, comme EMI qui renonçait aux DRM sur itunes dès avril 2007, ou Warner qui annonçait le 7 janvier 2009 leur suppression pour test pour un an sur Fnacmusic et Virginmega, ou encore les labels indépendants français qui y avaient déjà renoncé. Et les majors Universal France et Sony Music France ont annoncé le 15 janvier qu elles y renonçaient pour leur musique vendue en ligne afin de stimuler le marché. Cette «ligne Maginot» a vite montré ses limites face au piratage P2P, et convaincu ces leaders des vertus de l explication et de la responsabilisation. Ils attendent aussi un soutien via le projet de loi «Création et internet» déjà adopté par le Sénat, et la ministre de la Culture et le président de la République les ont confortés en ce sens. En 2008, le marché de la musique en France a chuté de 15%, soit 600 millions d euros. Et les ventes numériques ne totalisaient alors que 70 millions d euros. n SAP paie Sun pour que ses clients dansent encore en Java À multiplier les versions de plates-formes, on accentue les risques pour les clients ayant développé des programmes sur ces frameworks, et créé une dépendance. Exercice complexe de contorsionniste. Ainsi, pour permettre aux clients de sa plate-forme NetWeaver de continuer à utiliser la version de Java SE sous Windows et Linux (Intel 32, 64 bits, et Itanium pour les deux), SAP vient de signer un accord pluriannuel avec Sun Microsystems. Ce dernier assurera la mise à jour et l envoi de correctifs sur sa suite applicative Java SE for Business Premium Plus. Et les clients de SAP peuvent continuer à utiliser les applications SAP NetWeaver 2004 et SAP NetWeaver 7.0 sur les deux systèmes d exploitation sans obligation de signer un contrat de licence distinct avec Sun Microsystems. De la problématique des patchworks Le support a été négocié pour une période de quinze ans, alors que Sun avait annoncé au printemps 2008 que le support serait dorénavant payant à raison de 10 à 12,5 dollars par employé et par mois. n IT-expert n 77 - janvier/février

20 Microsoft-Yahoo! : Never-ending story Rebondissements répétés à propos du rachat «en coursavorté-relancé-abandonné-rediscuté-pdg démissionné» de Yahoo! par Microsoft. Une acquisition de la division de recherche en ligne de Yahoo! serait de nouveau d actualité. Le dirigeant de Microsoft Steve Ballmer a déclaré au Financial Times que le moment était venu de mettre la main sur cette division. Une déclaration qui diverge fortement de positions pourtant récentes affichées par le même Steve Ballmer. En effet, fin 2008, le dirigeant de la firme de Redmond profitait du Committee for Economic Development pour préciser qu il excluait définitivement le rachat de Yahoo! ou d une de ses divisions. Seuls les imbéciles ne changent pas d avis. Suite à la démission de Jerry Yang du poste de CEO de Yahoo!, plusieurs noms circulent, comme ceux de Carol Barz, ex-ceo de l éditeur Autodesk, ou Susan de Decker, actuelle présidente de Yahoo!. Evidemment, Microsoft ne fait aucun commentaire sur ces affaires. n Quand Sun irradie le Cloud Apparemment, Sun Microsystems ne connait pas la crise, ou sait en profiter. Le constructeur/éditeur poursuit ses acquisitions en s offrant Q-Layer, un spécialiste belge du Cloud Computing. À croire que les sociétés technologiques européennes passent en masse sous pavillon américain : Instranet chez salesforce.com, Ilog chez IBM, et maintenant le Belge QLayer! Les solutions Q-Layer sont regroupées en deux familles de produits. Delegation Manager est une solution de Cloud Computing prête à l emploi, qui permet aux responsables de datacenters de migrer en douceur leur infrastructure vers un Cloud. Il s exécute sur NephOS, la plate-forme de modélisation et d abstraction de datacenter. En outre, NephOS fournit un langage de scripting cross-platform afin d étendre le Cloud grâce à des workflows personnalisés. Conçue pour s adapter aux infrastructures existantes physiques comme virtuelles, NephOS sait utiliser les technologies d hyperviseur de VMware, Xen, Sun, Microsoft, entre autres. n 41 correctifs pour assainir plusieurs produits Oracle Mi-janvier, Oracle a dévoilé un lot de corrections avec «mise à jour vivement recommandée» pour pallier des vulnérabilités critiques. Pas moins de 41 correctifs à appliquer sur de multiples produits Oracle. Podium des vainqueurs : 11 correctifs pour la base de données, 9 pour la solution de sauvegarde, 6 pour les produits PeopleSoft/JD Edwards, 5 pour les solutions BEA/WebLogic, 4 pour le serveur d applications, 4 pour la suite e-business et 1 pour les outils collaboratifs et pour Oracle Enterprise Manager. Si la plupart de ces failles sont difficilement exploitables à distance, il en va autrement de celles repérées sur Oracle Secure Backup et BEA WebLogic qui présente des risques d attaques à distance et sans authentification préalable. Attention, le serveur d applications Oracle serait lui aussi dans ce cas. Il est donc vivement conseillé de mettre jour ses produits en passant par le site Web de l éditeur. Pour les prochains correctifs, rendez-vous le 14 avril. n IBM boucle le rachat d Ilog Et voilà! IBM conclut le rachat du spécialiste français du BPM (Business Process Management ou Gestion des processus métier) pour la coquette somme de 340 millions de dollars (environ 215 millions d euros). Un créneau porteur et surtout générateur de services à forte valeur ajoutée, donc très rémunérateurs. Une aubaine pour ses partenaires, mais aussi pour sa filiale IGS, leader mondial du service. En effet, non seulement le BPM génère à lui seul des services, mais il entraîne généralement une réorganisation et une mise à niveau globale du système d information. Et lorsqu on dispose d un large portefeuille de solutions intégrées Les autorités européennes et américaines avaient donné leur aval pour l acquisition de la totalité des actions d Ilog et de ses 850 employés. Ces derniers rejoindront les équipes d IBM WebSphere. Pour son 1 er trimestre fiscal 2009 achevé au 30 octobre 2008, Ilog enregistrait un chiffre d affaires en croissance de 16 % pour 34,3 millions d euros, avec un bénéfice de 0,19 euro par action (contre une perte de 0,09 euro sur la même période de l exercice précédent. n Quand CA entre dans le Saas Lors de son événement annuel «CA World 08» à Las Vegas fin 2008, l éditeur a annoncé la création de sa division On Demand, chargée de porter ses solutions existantes en mode Cloud, et de développer de nouveaux services. Et CA annonce proposer un réel Cloud, avec une instance unique et multitenant! Trois offres sont d ores et déjà disponibles. Clarity PPM On Demand propose un service de Project and Portfolio Management à partir de 18 dollars par mois et par utilisateur. CA GRC Manager On Demand (Governance, Risk and Compliance) est proposé à environ 500 dollars par utilisateur et par mois (peu d utilisateurs, mais besoin important), tandis que CA Instant Recovery On Demand (continuité de service et de reprise après incident) sera revendu par les partenaires habilités aux PME/ PMI (de 100 à 1000 employés) à un prix mensuel à partir d environ 400 dollars par serveur, et pour un an d engagement (prix entendu par indiscrétion, mais à vérifier). n 20 IT-expert n 77 - janvier/février 2009

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