POUR UN NOUVEL HUMANISME

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1 @ RENCONTRES INTERNATIONALES DE GENÈVE TOME IV (1949) POUR UN NOUVEL HUMANISME René GROUSSET Karl BARTH R. P. MAYDIEU Paul MASSON-OURSEL Maxime LEROY Henri LEFEBVRE J.B.S. HALDANE John MIDDLETON-MURRY Karl JASPERS

2 Édition électronique réalisée à partir du tome IV (1949) des Textes des conférences et des entretiens organisés par les Rencontres Internationales de Genève. Les Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1949, 397 pages. Collection : Histoire et société d'aujourd'hui. Promenade du Pin 1, CH-1204 Genève 2

3 TABLE DES MATIÈRES (Les tomes) Avertissement René GROUSSET : L humanisme classique et le monde moderne. Conférence du 31 août. PREMIER ENTRETIEN, le 2 septembre. Karl BARTH : L actualité du message chrétien. Conférence du 1 er septembre. R. P. MEYDIEU : L actualité du message chrétien. Conférence du 1 er septembre. DEUXIÈME ENTRETIEN, le 3 septembre. TROISIÈME ENTRETIEN, le 5 septembre. Paul MASSON-OURSEL : L homme des civilisations orientales. Conférence du 2 septembre. Maxime LEROY : L homme des révolutions techniques et industrielles. Conférence du 3 septembre. QUATRIÈME ENTRETIEN, le 6 septembre. Henri LEFEBVRE : L homme des révolutions politiques et sociales. Conférence du 5 septembre. J. B. S. HALDANE : L homme dans l univers au regard d un savant. Conférence du 6 septembre. CINQUIÈME ENTRETIEN, le 7 septembre. SIXIÈME ENTRETIEN, le 8 septembre. John MIDDLETON-MURRY : L homme dans l univers au regard d un écrivain. Conférence du 7 septembre. SEPTIÈME ENTRETIEN, le 9 septembre. Karl JASPERS : Conditions et possibilités d un nouvel humanisme. Conférence du 8 septembre. HUITIÈME ENTRETIEN, le 10 septembre. * Index : Participants aux 3

4 p.007 La notoriété des Rencontres Internationales de Genève n est plus à faire. Cet événement annuel est devenu une tradition et éveille suffisamment d échos dans la presse et à la radio pour qu il ne soit pas besoin d insister sur son retentissement intellectuel. Pourtant, on pourra interroger, comme à propos de tout congrès de ce genre, son bien-fondé, le choix des conférenciers et l opportunité du sujet proposé. Pour permettre à ceux trop loin pour participer à ces Rencontres, mais qui s y intéressent, de se faire tranquillement une opinion, il était approprié et désirable de faire à nouveau paraître en volume le texte des conférences et des discussions qui animèrent la recherche d un nouvel humanisme. Le texte de neuf conférences a été repris in-extenso, complété par des notes nécessaires à son intelligence. Quant aux entretiens, ouverts soit sur la discussion à propos d une des conférences, soit sur un libre débat autour d une question touchant au thème central, ces entretiens donc n ont pu être transcrits dans leur entier. Il a fallu, en effet, se limiter à rapporter l essentiel de l une ou l autre intervention, en résumant en plus petits caractères les passages indispensables au développement de la pensée. Le présent volume constitue l édition originale de ces «rencontres» 4

5 RENÉ GROUSSET L HUMANISME CLASSIQUE ET LE MONDE MODERNE 1 En saluant, au début de cette première conférence, les confrères réunis autour de nous, je tiens à remercier de l honneur qui m est fait le comité des Rencontres Internationales, en premier lieu M. le président Antony Babel et M. le secrétaire général Fernand-Lucien Mueller. Honneur dont je perçois toute la responsabilité, car, comme vous tous, je suis pénétré de l importance des questions évoquées, aussi de l importance de l heure. Ne disons pas que nos délibérations sont dépourvues de sanctions ; que les forces politico-économiques qui se disputent le monde n ont que faire de nos vœux. D abord, comme on le verra par plusieurs des interventions annoncées, nous ne faisons nullement fi, bien au contraire, des questions économiques et sociales. Mais nous sommes à Genève, la ville où le souci d une gestion avisée de la chose publique n a jamais fait obstacle au plus noble idéal. Nous savons ici que les forces spirituelles finalement prévalent, qu elles ont le temps pour elles et que, seules, elles meuvent l histoire. Or, comme les grandes religions, comme (en tant qu au service des religions et des idées) les grandes esthétiques, comme les grands mouvements sociaux, l humanisme a été et est encore une de ces forces spirituelles, peut-être une de celles qui, ne 1 Conférence du 31 août

6 s adressant en p.010 apparence qu à certaines classes d esprits, intéressent en réalité les esprits les plus divers. Et tout d abord, qu est-ce que l humanisme? La recherche d une définition m a prouvé (je cite mes sources!) que le Dictionnaire de l Académie Française oui, Messieurs se trouve parfois en avance sur le petit Larousse. «Doctrine des humanistes de la Renaissance», dit simplement Larousse, tandis que le Dictionnaire de l Académie nous rappelle après Renan, qu il s agit aussi (je cite) d une «culture d esprit et d âme qui résulte de la familiarité avec les littératures classiques, notamment la grecque et la romaine». Dans le problème que nous abordons aujourd hui, il s agit bien, en effet, tout au moins au début, de l humanisme classique, de sa survie dans le monde moderne, du rôle qu il peut y jouer. La question dépasse, bien entendu, l heure actuelle. Elle engage tout l avenir. Mais, par ailleurs, on ne peut y répondre équitablement, même pour juger du cas présent, qu à la leçon du passé. L humanisme, nous venons de le dire, c est pour nous l héritage spirituel gréco-latin. Mais pour les Romains, ç avait été l héritage hellénique. Et la question préalable est de savoir (car, ô membres de la Corporation humaniste, nous devons d abord faire notre confession publique), la question est de savoir si Rome s était finalement bien trouvée de s être si totalement hellénisée et, à travers l hellénisation, de s être si largement orientalisée, puisque, dès l époque de César, l hellénisme, pour une bonne part, c était l Orient. La question n est pas simple. Il faut ici distinguer entre l esprit grec en sa fraîcheur et l esprit hellénistique final, entre Athènes et Alexandrie. Nul doute que l introduction de 6

7 l humanisme grec n ait été, pour l esprit romain, un immense bienfait. Qu auraient été Cicéron, César, Lucrèce, Virgile sans leurs modèles grecs? Ils seraient, en tout cas pour nous comme s ils n avaient pas été, puisque c est la Grèce qui les a révélés à euxmêmes. Mieux encore. C est l humanisme grec qui a aidé les hommes d État romains à regarder au delà du pomœrium, à faire de l Urbs l Orbis. La romanité élargie de Jules César n embrasse l Italie p.011 entière que parce qu une culture grecque, poussée à fond, a effacé en lui les préjugés de l oligarchie sénatoriale. Cet élargissement aboutit à faire de Marc-Aurèle un citoyen du monde, parce que l empereur romain est devenu un philosophe grec. Ainsi, de la Grèce, dans la personne de l Empire romain, naquit l Europe. «L Europe, cette Grèce agrandie», disait ici même en 1946 M. Denis de Rougemont. C est que l humanisme, en élargissant l esprit et le cœur, amène à un sentiment de large humanité. Mon ami, M. Masson-Oursel, pourrait vous rappeler que par une curieuse rencontre, le caractère chinois jên embrasse de même tout ce que la notion d homme, au sens le plus élevé du mot, comporte de significations spirituelles. La doctrine du jên, c est à la fois l humanitarisme confucéen et l humanisme que le confucéisme, partout où il a pénétré, en Corée, au Japon, au Vietnam, a répandus autour de lui. L humanisme chinois nous en reparlerons a été dans tout l Extrême-Orient un véhicule de civilisation fort analogue à ce que fut notre humanisme gréco-latin sur l autre versant de l Eurasie. Mais je reviens à ma précédente objection. L humanisme hellénique, par tout ce qu il véhiculait avec lui de mystiques orientales, n a-t-il pas contribué, dans le moment même où il 7

8 créait les lettres latines, à dissocier la société romaine, à ébranler la sécurité romaine en orientalisant l État romain, à provoquer cette asiatisation générale qui triomphera avec la monarchie dioclétienne, prélude du Bas-Empire? Le fait n est pas douteux ; mais l humanisme, en tant que tel, peut-il être rendu responsable? Héliogabale qui incarne cette asiatisation n est-il pas l antithèse de Marc-Aurèle? Le néoplatonisme final ne va-t-il pas se situer aux antipodes de l ancienne philosophie classique? Il me semble qu une fois tombée toute cette poussière soulevée de l Orient par le vent du désert, les bienfaits de l humanisme à l ancienne manière, à la manière du grand siècle grec, durablement subsisteront. Le christianisme, d ailleurs, va accepter l humanisme gréco-latin pour le consacrer en éternité, en associant aux autres métaux de l alliage la coulée brûlante de la littérature biblique. p.012 Nous abordons ici (la question est toujours actuelle, elle est d aujourd hui et de demain) le problème des rapports de l humanisme et du christianisme. Ce problème, il ne nous appartient pas dans les présentes Rencontres de l envisager du point de vue théologique ni même métaphysique. Je confesse avoir été, dans ma jeunesse, surpris de voir saint Augustin répudier un jour ou paraître répudier Platon et Virgile. Vous l avouerai-je d ailleurs? Saint Augustin avait beau faire profession d hellénophobie, essayer de nous convaincre de ses sentiments à cet égard, je ne l ai jamais tout à fait cru. Cicéronien et, plus encore, sénécisant, il l est resté jusqu aux moelles : poeta in æternum! C est qu en réalité l opposition entre l humanisme selon Platon ou Marc-Aurèle et le christianisme du IV e siècle était plus apparente que fondamentale. Ce n est point par un simple jeu 8

9 d esprit que, de Philon aux apologistes, on s est plu à constater le parallélisme, l accord virtuel entre la pensée juive et la pensée grecque. Du Prométhée Enchaîné ou d Œdipe-roi au Livre de Job, de tel psaume à tel chœur tragique ou à l Hymne à Zeus de Cléanthe, les analogies préétablies sont en effet souvent frappantes. Dans le maniement des idées générales, les poètes juifs étaient parvenus, eux aussi, à un véritable classicisme facile à «syncrétiser» (pardonnez-moi ce néologisme) avec l humanisme grec. Évidemment, il y eut concessions réciproques. Le judaïsme apporta ou rendit à la culture gréco-latine une flamme, un souffle littéraire, un sérieux, une saveur, une âpreté, une angoisse métaphysique qu avait quelque peu perdus la société grécoromaine. Inversement, il n est pas douteux qu en Occident les textes juifs, si mouvementés parfois en leurs sources historiques, aient été à Rome repensés avec une calme assurance toute quirite, avec une sécurité juridique et doctrinale tout ausonienne, avec une paix toute romaine. L humanisme, notre humanisme final, est né de cette convergence rappelée par le Père Festugière dans une thèse célèbre entre l idéal religieux des Grecs et l Évangile. Le résultat, auquel j ai hâte d arriver, a été, en effet, la constitution définitive de l humanisme occidental, coulé en airain p.013 par la fusion, dans le même creuset, de la philosophie grecque, de l esprit juridique latin et de la théologie judéochrétienne. La notion essentielle qui s en dégagera sera la valeur de la personne humaine. L homme de l humanisme sera à la fois le sage grec, resté à jamais libre, d une incoercible liberté, celle de l Esprit, que ne saurait perturber une seconde la coupe de ciguë ; 9

10 le civis romanus qui proclame sa dignité jusque sur le gibet où l a cloué Verrès ; et le chrétien qui accepte d être livré aux lions plutôt que de sacrifier sur les autels de César. Notre triple humanisme (et c est en cela que sa portée dépasse de beaucoup le simple intérêt littéraire) a donc abouti à cette notion essentielle de l éminente dignité de la personne humaine. A l heure où l homme, par suite de la perte de la liberté politique et de l établissement du despotisme dioclétien, risquait de se voir déchu de la noblesse que lui avaient naguère value un Socrate ou un Marc-Aurèle, cette noblesse lui était rendue et au centuple, que dis-je, à l infini, puisque projetée sur le plan métaphysique, du jour où l homme devenait le tabernacle de l Éternel. Notons que nous verrons comment ont, de même, en Extrême- Orient, convergé la tendresse humaine du bouddhisme et le civisme confucéen, pour aboutir à l humanisme élargi de Hiuantsang ou de l école du Jou-kiao. En Occident l humanisme a, suivant les époques, principalement laissé paraître tel ou tel des éléments qui composent l alliage : élément judéo-chrétien ou élément gréco-romain. Mais même quand le judéo-christianisme prévalut sans conteste, durant tout notre moyen âge, il conserva toujours en lui la virtualité sousjacente de l hellénisme, il resta toujours le conservatoire de l hellénisme. De la Renaissance carolingienne à Æneas Sylvius Piccolomini, les clercs les plus pieux citent à chaque instant non seulement Virgile (Virgile, ils l ont baptisé), mais encore Ovide et, à travers Ovide et Virgile, tous les poètes grecs. La source aristotélicienne, puis la source platonicienne se reprennent à sourdre en terre chrétienne et fécondent le champ scolastique d abord, ensuite la métaphysique italienne du Quattrocento. La 10

11 première renaissance, p.014 la première manifestation de l humanisme chrétien, ce fut, grâce à l intermédiaire arabe, la rentrée d Aristote en Occident, précisément d Aristote qui avait été la somme de la science grecque de son temps. Par lui, selon le mot de M. Gonzague de Reynold, «la pensée hellénique a travaillé en profondeur dans l intérieur de la pensée médiévale, amenant celleci à reprendre, du point de vue philosophique, tout l enseignement théologique». Par la réconciliation d Aristote et de saint Thomas, de la raison grecque et de la foi judéo-chrétienne, dit encore Gonzague de Reynold, «l unité et l universalité du savoir se sont trouvées rétablies ; d où cette conséquence politique et sociale : la chrétienté». En réalité, l idée de chrétienté était peut-être antérieure. La civilisation humaniste que l empire païen, au IV e siècle, avait léguée à l empire chrétien, avait déjà contribué à établir dans les esprits (voyez par exemple Claudien) la notion de la commune romanité, c est-à-dire d une vaste société des nations circumméditerranéennes, à culture grecque (puisque la culture latine n était que de l hellénisme romanisé), à métaphysique gréco-sémitique (puisque telle est bien la double source du fleuve chrétien). Pour avoir été politiquement compartimentée par les invasions germaniques, la romanité n en avait pas moins subsisté au spirituel sous cette forme de chrétienté. De cette chrétienté le lien allait être la communauté de la tradition latine, des lettres latines, du comportement romain. De Salerne à Upsal, de Salamanque à Cracovie, la latinité, au sens médiéval du mot, a déjà comme contenu tout l humanisme. Dans le prud homme du XIII e siècle, tel que le définissent et l incarnent Philippe de Novare et Joinville, il y a déjà tout l honnête homme du XVII e siècle, le 11

12 polissage des mœurs dans la société laïque ayant comme garant et stimulant la culture latine des clercs. Avec la Renaissance, ce que l humanisme met surtout en lumière, c est, nous l entendons bien, l antiquité gréco-romaine. Mais par un mouvement bien différent de celui du XIII e siècle, encore qu aboutissant au même équilibre, les humanités remises en honneur comportent, en même temps que la résurrection du paganisme grec, l étude de l hébreu et, plus généralement, des p.015 sources diverses de l Ancien Testament. Le résultat de cet humanisme sera à la fois la libération de l individu ou, si l on préfère, le libre examen, et, dans un sens opposé, le retour à la notion antique de l État. L humaniste italien des XV e -XVI e siècles, bien plus que le contemporain de Socrate, est l homme libéré de ses entraves. Son humanisme l affranchit de son siècle et fait de lui, à ses propres yeux, la mesure de l univers. Il transcende son temps, son pays, la société et, enfermé dans la forteresse de sa culture, surmonte les malheurs publics. L avantage d une telle prise de position est évident. Léonard, Érasme, pour ne citer que ceux-là, sont devenus comme plus tard Leibnitz ou Gœthe, et au sens plein du mot, des citoyens du monde. L humanisme a, dès lors, créé en esprit l homme universel, l homme planétaire que jusqu à nos jours la misérable politique de taupinière des Grandes Puissances n a jamais su faire passer dans la réalité. Mais ne nous méprenons pas sur la portée immédiate de la révolution humaniste. Tout d abord, l humaniste du XVI e siècle a beau être citoyen d une cité cosmopolite celle des Bonnes Lettres, sa cité est un peu une tour d ivoire. Sa corporation est une société de beaux esprits, fière de parler une langue inconnue 12

13 du profane. Les grands érudits de la Renaissance se constituent en cénacle, un cénacle de parnassiens, bien près de devenir des mallarméens. D autre part, autant que les scolastiques qu ils détrônent, les humanistes sont souvent esclaves de la lettre, du précédent. Ils parlent des Anciens comme jadis on parlait des Pères de l Église. La parole des Anciens est littéralement devenue parole d Évangile. Comme on l a dit, il est évidemment plus commode de recevoir des matériaux tout préparés que d aller extraire le bloc de la carrière. Ainsi conçu, l humanisme pourrait être une régression. Il pourrait dispenser de penser. Il pourrait (ce ne fût pas le cas) paralyser la recherche et assoupir l évolution. Enfin, dans la libération de l individu par l humanisme (ou à la faveur de l humanisme), il y a le revers de cette belle médaille à la Benvenuto Cellini. Il y a précisément eu Cellini ou l Arétin, p.016 bref, des condottieri de la culture, des Alcibiade de la pensée, chez lesquels la virtuosité, primant tout, excuse tout. Une mauvaise conception de l humanisme, en ne se contentant point de libérer l homme de ses entraves sociales, en le libérant aussi de ses devoirs envers son milieu a, par la même pente, libéré l État de tout respect de la personne humaine. Comme l individu, l État, à partir de la Renaissance, est devenu une fin en soi, et cela, dans l un et l autre cas, au détriment de l humanité. On doit reconnaître que la Réforme calviniste (et c est un catholique qui vous parle) s est présentée à cet égard comme une légitime protestation contre ce que l humanisme néo-grec comportait de paganisme dissolvant. «Science sans conscience», diagnostiquait de même, des excès d un certain humanisme, le bon médecin Rabelais, «n est que ruine de l âme». 13

14 De nouveau, comme à la fin de l Antiquité, un relatif équilibre paraît se rétablir au XVII e siècle entre les diverses composantes de l humanisme. De Bossuet à Leibnitz, chez les Catholiques comme chez les Réformés, l apport judéo-chrétien, l apport biblique, tempère le danger d anarchie intellectuelle, de dilettantisme antisocial, le danger d une abdication de la morale, auquel pouvait servir de prétexte un humanisme mal compris. L humanisme est, en même temps, devenu le classicisme. Reconnaissons toutefois que le classicisme finira assez tôt par tourner à vide. («Qui nous délivrera des Grecs et des Romains!») et que contre sa tyrannie, contre aussi son impuissance, on comprendra que l exaspération des romantiques appelle les orages désirés, le Sturm und Drang, les belles barbaries. L exotisme, le dépaysement oriental M. Robert de Traz nous le rappelait dans un livre récent seront un jour l ultime manifestation de cet état d esprit. Le XVIII e siècle, du moins en France, semble, d un certain point de vue, le triomphe de l ancien humanisme, sinon pour la conception de la beauté antique (que le XVIII e, sauf chez certains esthéticiens allemands, ne comprit guère), du moins en ce qui concerne, comme on disait alors, «les lumières», c est-à-dire le libre examen, aussi pour l admiration, de plus en plus vive, des Républiques antiques. Notons que c est le classicisme ainsi p.017 compris qui, en faisant de nos Révolutionnaires des Romains et des Spartiates, a valu à la Révolution française une partie de son vocabulaire. De Robespierre à Napoléon, en passant par Louis David, combien de gens de lettres, pétris de classicisme jusqu à jouer au naturel les personnages de Tite-Live ou de Plutarque (de même d ailleurs que les compagnons de Cromwell, nourris d Ancien Testament, avaient jadis joué sur la scène de l histoire 14

15 une tragédie biblique). Une certaine forme d humanisme, en amenant le présent à prendre, de déguisement et de sentiments, le masque du passé, peut bouleverser le monde... En réalité, le XVIII e siècle ne continue l ancien humanisme qu en apparence. D une part, ce qu à l exception de Lucrèce n avait guère osé l Antiquité, il tend, par le recul de l esprit religieux, à libérer l homme de la prééminence du divin ; d un autre côté, par une plus juste compréhension de la place infime qu occupe l animal humain dans le Cosmos, par la notion de l universelle relativité Micromégas! l Encyclopédie abaisse l homme dans le moment même où elle l exalte. Si nous entendons par humanisme une tentative pour fonder nos connaissances sur le seul critérium humain, selon les méthodes à nous enseignées par la raison grecque, l humanisme triomphe. Mais à peine vainqueur, il doit reconnaître ses limites, et que la sagesse antique se trouve infiniment dépassée. La science des Anciens, fondement du vieil humanisme, peut encore servir de machine de guerre contre les religions. En elle-même, elle n en a pas moins perdu son crédit. «Ceux que nous appelons Anciens étaient nouveaux en toute chose.» Si l humanisme veut subsister, il doit, dès lors, se renouveler ; pour se renouveler, se dépasser sans cesse, en intégrant à ses données traditionnelles les données, en perpétuel changement, de la science. Mais le relativisme, qui constitue toute la philosophie de Voltaire, comme il constituait déjà celle de Montaigne et, à certains égards, de Pascal, le relativisme, dont l étude de l infiniment grand et de l infiniment petit va, au siècle suivant, justifier l attitude, rendra désormais difficile la conciliation entre l humain et le cosmique. La critique kantienne n a d autre but que de nous faire constater leur foncière antinomie. 15

16 p.018 Désormais la difficulté pour l humanisme est celle qu il éprouve à maintenir une vision humanisée du Cosmos, j entends à se faire de l univers une conception qui ne soit pas inhumaine pour notre cœur, qui ne soit pas «inembrassable» pour notre esprit. Difficulté aussi grande que celle qu éprouva le IV e siècle pour concilier culture gréco-romaine et théologie judéo-chrétienne. Qu il s agisse de la conception si confortablement déterministe de Marcellin Berthelot et de L avenir de la Science, ou de la physique nouvelle des Broglie, l homme se sent dépassé, perdu, comme Pascal sur son îlot, dans l océan sans bords où nagent les galaxies. L humanisme, qui constitue le meilleur de l héritage à nous transmis par les générations, semble, pour l impossible traversée, un esquif bien périmé et fragile... Et pourtant, c est un esquif qu il ne faut à aucun prix rejeter! Dans un petit livre, qui répond très exactement au but de notre Congrès, puisqu il s appelle Le véritable humanisme, notre ami André George a montré que l humanisme des temps nouveaux peut s élargir aux dimensions de la nouvelle science ; que l honnête homme du XX e siècle doit annexer à ses connaissances, à sa philosophie générale, les grandes théories astronomiques, physico-chimiques, biologiques, qui sont l honneur de notre temps. On nous dira que ce que nous annexerons, ou, comme disent les philosophes, intégrerons ainsi à notre humanisme, ce ne sera pas la science elle-même, mais les généralisations et hypothèses dont le caractère propre est d être provisoires, vérités d aujourd hui qui sont peut-être les erreurs de demain et auxquelles les savants, leurs auteurs, n accordent d intérêt qu à titre de temporaires échafaudages. Certes. Mais le propre de l humanisme, à moins de devenir chose morte, est justement de se 16

17 renouveler d âge en âge, de grimper à tous les échafaudages pour voir plus avant. L humanisme ne risque de devenir périmé que s il laisse périmer l expérience scientifique sur laquelle il se fonde. Quel spectacle que celui de Gœthe, sans doute le plus grand humaniste de tous les temps, s informant jusqu au dernier soupir des progrès de la physique ou de la biologie! p.019 André George, dans son précieux manifeste, nous le rappelle encore : l apport scientifique ne peut que renouveler les lettres et rénover l humanisme. Qu il me suffise de citer comme exemple les beaux écrivains que furent, en France, le sociologue Lévy-Bruhl et le géographe Termier, que sont encore, chez nous, les frères de Broglie, de citer l exemple du grand Maeterlinck faisant d un tableau de l astronomie actuelle le plus magnifique des poèmes, ou, comme il écrivait, la plus «grande féerie» qu artiste nous ait depuis longtemps offerte. Devant les gouffres vertigineux que creuse à nos pieds la science, l humanisme scientifique est encore le meilleur des refuges. Devant l inhumanité apparente de l incommensurable univers que la physique moderne nous laisse entrevoir (et nous savons que, même si l univers einsteinien est «fini», les observatoires américains le sondent à des distances de plus de 300 millions d années-lumière), devant, d autre part, le trouble auquel nous livrent les recherches intra-atomiques, lorsque, à l origine de l infiniment petit, les physiciens croient apercevoir un élément de «liberté» qui échapperait au déterminisme ultérieur ; devant, enfin, l immense révolution scientifique en cours émeute de laboratoires auprès de laquelle nos révolutions politiques et sociales ne sont qu agitation de fourmilière, nous risquons de nous sentir perdus, aussi perdus que devaient l être 17

18 les Paléolithiques des périodes interglaciaires à l approche d une nouvelle glaciation. Mais l humanité civilisée a connu déjà, nous l avons vu, une désorientation analogue. Ce fut quand le vieil anthropocentrisme dut faire place au système de Copernic. Et l humanisme, une première fois, a alors repris son équilibre. Même si la révolution scientifique actuelle nous paraît reléguer l espèce humaine à un rôle infime sur un point infime de l immensité, raison de plus pour que l homme, réduit à n être que lui-même, s attache à ce qui le fait pleinement homme au sens le plus noble du mot. Le péril pour la science moderne serait d aboutir à une conception inhumaine, les bouddhistes diraient (injustement sans doute à l égard de nos amis hindouistes) à une conception bhaïravienne de l homme et de la destinée. Par ailleurs, les sciences, à mesure p.020 qu elles se spécialisent et se subdivisent, risquent de compartimenter le savoir jusqu à lui interdire toute généralisation salvatrice. Les sciences risquent de nous masquer la Science. Dans un livre préfacé en 1944 par Paul Valéry, Robert Gérard poussait à ce sujet le cri d alarme. Il risque d y avoir là, pour l esprit, un asservissement analogue à celui qui, dans l industrie standardisée, fait de l ouvrier non plus même une machine, mais un simple rouage de la machine, ignorant les autres rouages, donc se désintéressant de l ensemble de la machine et, à plus forte raison, du destin de l usine. L humanisme scientifique que nous présente André George a pour but d éviter une telle désintellectualisation, une telle régression, un tel appauvrissement. Au milieu de l éclatement de nos mesures millénaires, devant la démesure des problèmes nouveaux et la complication scientifique actuelle, il a le mérite de nous rendre confiance en nos valeurs. Il rassure et encourage la 18

19 raison. Dans le tourbillon scientifique et le désarroi économique, social, politique de l heure présente, il nous restitue le recueillement indispensable à la poursuite du travail ; comme disait Renan, il nous permet de «faire oraison». Ajoutons que par l interpénétration des éléments très divers qui le composent, par la conversation qu il nous permet avec les meilleurs esprits de tous les temps, il nous habitue à une critique de la connaissance plus que jamais nécessaire. Il maintient en éveil l esprit critique, générateur de l esprit scientifique. A ce titre, il a joué un rôle considérable dans la formation de la science moderne. En ce sens, Érasme et Montaigne, comme Francis Bacon, sont à l origine de l Introduction à la médecine expérimentale. A négliger l humanisme, la science perdrait quelque chose de cet esprit de finesse que Pascal considérait comme une des conditions de la découverte. Marc-Aurèle, en qui se résuma la sagesse antique, se consolait, par cette sagesse, de vivre dans le pressentiment de la fin d un monde. Boèce écrivait sa Consolation au lendemain de la catastrophe. Jean Rostand, qui voit déjà l humanité suivre dans la poussière les grands sauriens du jurassique et du crétacé, finit p.021 par contempler avec sérénité cette perspective, grâce, précisément, au haut humanisme scientifique dont il est un des meilleurs représentants. Même, en effet, dans ces hypothèses assez pessimistes, l humanisme garde (et plus que jamais) toute sa valeur. Il constitue, quoi qu il advienne, la mémoire collective des générations dans ce que les générations ont produit de meilleur. (C est en ce sens que M. Denis de Rougemont vous disait, en 1946, de l Europe comme patrie de l humanisme, qu elle est «la patrie de la mémoire, la mémoire du monde».) 19

20 L humanisme, à cet égard, est la conscience des élites intellectuelles et morales de tous les siècles. Il renferme nos droits civiques et nos lettres de noblesse. Il nous fait citoyens du monde, concitoyens de Platon, de Lucrèce et de Marc-Aurèle. Grâce à lui, rien d humain ne nous est étranger. Oublions pour une seconde que nous sommes israélites, chrétiens, libres-penseurs, libéraux ou marxistes. Il est à nous tous notre commun patrimoine. Libre à chacun de nous d en rechercher de préférence les origines au Parthénon ou sur une montagne de Galilée. Le propre de l humanisme gréco-latin et juif, qui est le nôtre, c est qu il respecte et le Discours sur la Montagne et nos Prières sur l Acropole. Hellénisme et christianisme sont en effet d accord quand il s agit de libérer la personne humaine, quand il s agit de l investir de dignité spirituelle et de lui reconnaître une valeur sacrée. Cette notion déjà religieuse de la dignité humaine, c est celle qui, du récit de la mort de Socrate aux notes de chevet de Marc-Aurèle, a fait l incomparable grandeur de la sagesse antique, une grandeur que le christianisme, comme le rappelle le Père Festugière, a hautement reconnue et consacrée. Cette leçon domine les siècles, des Catacombes à la Déclaration des Droits de l Homme, car la dignité morale qu elle implique est la raison d être de toute liberté politique. Le libre citoyen de la Cité libre n est tel qu en raison de la dignité humaine qui, en lui, s impose au respect des pouvoirs publics. Toute la civilisation occidentale repose sur l humanisme ainsi conçu, c est-à-dire sur les droits de la personne humaine dans le libéralisme des institutions. p.022 Mais ne nous le dissimulons pas, Occidentaux, mes frères, cet idéal, auquel nous demeurons attachés par toutes les fibres de 20

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