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1 S T -LAZARE - ST -MAURONT - BELLE DE MAI

2 Validé par le comité de pilotage du GIP Politique de la Ville le 15 mai 2009

3 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai SOMMAIRE LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Un manque de lisibilité de la structure urbaine de ce secteur 11 Un secteur traversé 12 Les conditions de l intervention 14 Les interventions en cours et en projet 15 LES FLUX Un faible poids dans les migrations résidentielles de la commune 21 Un profil socio-économique qui se conforte 22 Les conditions favorables à la diversification du profil des ménages 23 LA PRÉCARITÉ Six caractéristiques pour définir la précarité de ce secteur 25 Trois secteurs de forte précarité 26 Des évolutions globalement peu favorables 29 Un secteur en grande mutation 29 L ACCÈS À L EMPLOI Un secteur opérationnel au cœur de l emploi 33 Une structure de l emploi en mutation 34 Un secteur au cœur des structures d accompagnement vers l emploi 36 Les formations professionnelles des étudiants 39 Les perspectives : des réseaux qui se structurent autour de catalyseurs d emplois 41 L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Une attractivité résidentielle de non-choix 45 Un secteur au potentiel mutable important 48 Une attractivité pour les investisseurs 49 Une attractivité économique structurelle 50 LES ÉCHELLES URBAINES Un secteur de frange en cours de mutation 57 Habitants et mobilité : un secteur fonctionnant peu avec son environnement 57 A l échelle de Marseille : des centralités de proximité résiduelles et des pôles émergeants 58 A l échelle communautaire et régionale : des atouts stratégiques 58 A l échelle nationale et internationale : Euroméditerranée, accélérateur du renouveau 59 3

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5 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai INTRODUCTION Le CUCS de Marseille Le projet de développement social et urbain développé au travers des précédents contrats de ville se poursuit dans le cadre du Contrats Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) : - pour une durée de trois ans renouvelable, il mobilise un partenariat et des moyens accrus sur des territoires dont les habitants cumulent des difficultés ; - il s appuie sur l ensemble des objectifs retenus à l issue de l évaluation du Contrat de Ville et des diagnostics partagés des quartiers de la commune ; - il repose sur les principes fondateurs de la politique de la ville : des territoires prioritaires (les 12 ZUS-ZRU marseillaises soit le quart de la superficie communale et près habitants) ; une mobilisation des politiques de droit commun en appui des programmes contractuels, au service d un projet global de développement des quartiers concernés ; une définition de programmes d actions structurantes, innovantes sur les champs prioritaires et la mobilisation des moyens spécifiques de la Politique de la Ville ; un Groupement d Intérêt Public (GIP) autour duquel se mobilise un partenariat large engageant contractuellement des moyens pour la durée du Contrat (Etat, Région, Conseil Général, Communauté Urbaine MPM, Ville de Marseille, CAF) ; des modalités pour un pilotage partenarial et réactif s appuyant sur une direction de projet ainsi qu un dispositif opérationnel renforcé et alimenté par des modalités de suivi-évaluation-observation multidimensionnelles L observatoire des quartiers L observatoire des quartiers est réalisé par l Agence d Urbanisme de l Agglomération Marseillaise (AGAM) et s inscrit dans ce contexte comme un outil contribuant à l évaluation du CUCS. L objectif est de dégager une vision partagée des territoires prioritaires et non de produire des données brutes : - il vise à comparer l évolution des territoires par rapport à leur état initial ainsi que l évolution des territoires les uns par rapport aux autres : ceci induit la définition d un état «initial» et d un état «final» ; - il a pour vocation de produire une analyse permettant notamment de détecter : les facteurs d évolution selon leur nature ; les différences qu ils peuvent produire ; l importance de ces facteurs d évolution dans les processus d exclusion urbaine ; - il s appuie sur les informations collectées auprès des différents partenaires, données ou études à sa disposition.

6 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai INTRODUCTION Six problématiques centrales Six problématiques principales ont été identifiées en partenariat avec les chefs de projets du CUCS et fondent les analyses de l observatoire : - LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE des territoires morcelés, comment construire autour d obstacles, de coutures renvoyant à des difficultés d accessibilité et de lien ou d intégration à la ville ; - LES FLUX plus précisément la question des migrations résidentielles, les mouvements de populations internes ou externes aux secteurs ; - LA PRÉCARITÉ les territoires et phénomènes de concentration de précarité, leurs évolutions ; - L ACCÈS À L EMPLOI la question de l accessibilité des emplois locaux pour les populations en lien avec l espérance des jeunes, le potentiel de formation, l articulation entre système éducatif et emploi ; - L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES l impact des facteurs d attractivité sur les territoires ; Deux problématiques complémentaires analysées de manière transversale : - la différence entre le potentiel d animation et le support d animation qui se traduit par un manque de lieux, d équipements ou de services au regard de la demande ; - la qualité de l environnement naturel et du patrimoine à valoriser. L état initial de l observatoire : - ce document réalisé par l AGAM en association avec le GIP Politique de la ville et les équipes territoriales du CUCS représente l état initial de l observatoire des quartiers ; - la vision proposée du territoire a été guidée voire contrainte par les axes stratégiques du CUCS. Toutefois, dans la hiérarchisation des problématiques identifiées en partenariat avec les chefs de projet, tous les axes impliqués n apparaissent pas comme prioritaires ; - l observatoire aborde ces six problématiques sur chacun des dix secteurs opérationnel du CUCS avec au cas par cas des zooms territoriaux. Il s accompagne de documents de méthode-définition et synthèses pour chaque problématique. - LES ÉCHELLES URBAINES la superposition de plusieurs niveaux de fonctionnement qui pour certains territoires se traduisent par une concurrence et pour d autres par l inaccessibilité.

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8 CUCS Marseille secteurs opérationnels et ZUS/ZRU

9 Secteur opérationnel Saint Lazare - Saint Mauront - Belle de Mai et bassins de proximité

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11 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Le secteur opérationnel recouvre entièrement et exclusivement le III e arrondissement de Marseille. Il comprend les quartiers de Saint-Mauront, la Villette, Saint-Lazare et la Belle de Mai. Ce territoire se caractérise par une très forte densité produite par une urbanisation rapide et anarchique. Ce secteur connaît d importantes mutations urbaines engagées et à venir. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE UN MANQUE DE LISIBILITÉ DE LA STRUCTURE URBAINE DE CE SECTEUR Les modalités d urbanisation de ce secteur ont généré une trame complexe, désorganisée et difficilement pénétrable. Ces caractéristiques ont favorisé la dévalorisation de ce secteur en termes d image et d occupation. De nombreuses interventions sont en cours et programmées dans chacun des quartiers. Elles concernent l éradication d une partie de l habitat indigne, la production massive d une offre de logements neufs, l amélioration des liaisons internes et des espaces publics ainsi que le confortement des polarités. Les déterminants de la constitution urbaine du site L influence des caractéristiques géographiques du site sur son urbanisation est prégnante : - la présence d un relief marqué a influé sur le mode d urbanisation du secteur et son fonctionnement actuel. La topographie a favorisé l émergence d entités urbaines indépendantes les unes des autres. Elle a également complexifié l organisation des liaisons ; - en parallèle, la constitution de micro centralités, les noyaux villageois, tend à renforcer cette individualisation ; - la localisation péri centrale de ce secteur a également un impact majeur sur sa forme actuelle et à venir. De par sa localisation, sa morphologie et les caractéristiques urbaines induites, ST Lazare - St Mauront - Belle de Mai se présente comme un secteur à enjeux. Un espace interstitiel et composite La structure urbaine désordonnée est l héritage de plusieurs facteurs endémiques mais également des modalités de l urbanisation de ce secteur. Il est également la résultante de son inscription au sein des fonctions économiques de la commune. Ce facteur reste à l heure actuelle un déterminant majeur de son évolution urbaine : - la proximité des ports a déterminé la répartition des fonctions au sein de cet espace ainsi que son peuplement. La forme actuelle de ce secteur est l héritage des faubourgs industriels du XIX e siècle. Selon ce modèle, l installation des activités a été prééminente à celle des autres fonctions. Ainsi, elles ont occupé les parcelles les plus accessibles et les plus grandes laissant les parcelles inutilisables pour l implantation des logements. Les espaces publics sont oubliés dans cette composition urbaine ; - ses fonctions industrielles ont tracé l architecture du tissu primaire du secteur mais également son peuplement. Il s est principalement constitué d un bâti de mauvaise qualité. Historiquement ce secteur a attiré des populations faiblement qualifiées, aux revenus faibles et peu exigeantes quant à leurs conditions de vie ; - en parallèle, sa transformation a été rapide et anarchique. Cette situation a favorisé la formation d un tissu dense et difficilement pénétrable constitué autour de grandes emprises foncières. Ce faubourg a connu, avec la crise économique, une mutation de sa fonction industrielle. Ce mouvement associé à un accroissement rapide du nombre d habitants, a généré une distorsion entre ses fonctions structurelles et son occupation ; LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX 11

12 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE - le manque de lisibilité, de valeur patrimoniale et la méconnaissance du tissu de ce secteur ont contribué à sa dégradation (ces critères ont sans doute influencé le choix pour le passage de l autoroute dans le projet de 1940). En effet, il se compose d un tissu urbain mixte constitué de nombreux bâtis en abandon ou dégradés. Différentes formes architecturales se sont greffées sur ce tissu et continuent à se greffer sans le moindre souci d insertion urbaine. Ceci produit un ensemble discordant et peu attractif. De par sa constitution, St Lazare-St Mauront-Belle de Mai présente de nombreux dysfonctionnements urbains : trame anarchique, bâti de qualité médiocre, insalubrité, tissu morcelé et incohérences architecturales Ces facteurs ont impacté son évolution urbaine et son occupation. Les motifs de l installation des populations précaires ont évolué mais ce secteur continue à attirer ce profil de ménages. UN SECTEUR «TRAVERSÉ» L imbrication de différents tissus urbains s accompagne d un réseau de voies complexe et sans hiérarchie rendant la circulation difficile au sein du secteur. Il apparaît être un nœud de blocage pour les déplacements au sein de la commune. Les anciens chemins ruraux (rues Belle de Mai, Loubon et Félix Pyat) ont été interrompus par les transformations urbaines du XIX e puis les projets du XX e siècle : terrains gagnés sur la mer pour l extension du port, gare Saint-Charles, universités. De multiples coupures urbaines Ce secteur opérationnel est traversé par de nombreuses infrastructures routières et ferroviaires. Armature des déplacements à l échelle communale, elles forment des obstacles : - la présence de grands domaines (gare, casernes, facultés, friches, docks libres, grands ensembles d habitat) génère des coupures et des contournements ; - le passage de grandes infrastructures routières et ferroviaires, la complexité urbaine de ce tissu génèrent des phénomènes d évitement. Les non-résidents ou non actifs n y pénètrent pas (à l exception de la rue Belle de Mai qui constitue, avec le bd National et la rue Jobin, l itinéraire préférentiel des habitants du quartier de Bon Secours pour accéder au centre-ville). L intersection rue de la Belle de Mai/rue Loubon constitue le passage obligé de ces différents flux, rendant ce carrefour particulièrement difficile ; - en parallèle, les nuisances engendrées par la présence d infrastructures majeures dégradent la qualité résidentielle du secteur. Notamment, l habitat collectif, très présent le long de l A7 et de la rue Léon Gonzlan (résidence Turenne, Racati et Mattei) est difficilement compatible avec des conditions de logement décent. Cette situation pose la question de la répartition des fonctions et plus particulièrement celle résidentielle, au sein de certaines parties du secteur. Ces coupures complexifient la circulation. Elles forment également des ruptures au sein du secteur et avec son environnement. Cette situation nuit à son ouverture et à son attractivité. L absence de projet de création de nouvelles voiries pour compléter le maillage pérennise cette situation. Une proximité des centralités qui n est pas signe d accessibilité Bien que jouxtant le centre-ville, ce secteur opérationnel n est que faiblement connecté à cette unité : - le raccordement au centre ville est organisé par la trame des chemins ruraux, interrompue avec le tracé du chemin de fer ; - situé entre centre historique et périphérie, ce secteur forme une interface qui ne facilite pas la liaison entre ces deux entités ; - Saint-Lazare et la Villette sont les quartiers de raccordement des trames urbaines entre le centre ville et le secteur opérationnel. Ils forment également une continuité des fonctions (commerciales, administratives, universitaires...). Le quartier Saint Charles, qui 12

13 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Saint Lazare, Saint Mauront, Belle de Mai (photo aérienne 2007) au contraire constitue une coupure physique, pourrait devenir une centralité commune à ces deux territoires (accroissement des fonctions muti-modales de la gare, développement des fonctions universitaires et de la présence des étudiants ). La proximité du centre ville n empêche pas l enclavement de ce secteur. Toutefois l évolution des centralités et des fonctions pourrait améliorer la perception de ce territoire mais ne permettra pas d assurer son désenclavement physique. Des déplacements internes difficiles Au sein du secteur opérationnel, les liaisons inter quartiers sont malaisées : - il s est constitué autour des anciens chemins ruraux desservant Marseille et les villages. La voirie s est appuyée principalement sur les traverses agricoles. Cette situation a généré un schéma de voiries obsolète avec une structure en peigne de gabarit limité, principalement dans le quartier de Saint-Mauront. Son tracé inadapté à la densification du tissu urbain ne permet pas de raccorder les différentes unités urbaines constituées. Les modifications successives de la composition foncière du secteur n ont pas été accompagnées d intervention sur la trame viaire ; - la structure urbaine des quartiers composant le secteur s appuie sur peu d axes structurants ce qui limite les liaisons inter quartiers : Saint-Mauront s organise autour de l avenue Felix Pyat, la Belle de Mai s articule autour des rues Loubon et Belle de Mai. L avenue Camille Pelletan est un axe majeur qui sépare les quartiers de La Villette et Saint Lazare. L urbanisation 13

14 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE de ceux-ci s organise autour de cette avenue ; - le boulevard National forme un axe de desserte majeur du secteur, il relie les ports au centre. Mais il faut noter qu il est à sens unique et qu il connaît de nombreux dysfonctionnements liés au cumul de multiples usages. Hormis cet axe, la partie nord du secteur ne compte pas de voies structurantes sur lesquelles le système viaire Est-Ouest pourrait s appuyer. La circulation au sein du secteur, qu elle soit automobile ou piétonne, est chaotique. La voirie manque de hiérarchisation. En parallèle, une faible place est laissée à l espace public et aux piétons alors que plus de la moitié des habitants sont non motorisés. LES CONDITIONS DE L INTERVENTION Les interventions sur ce secteur, au regard de sa spécificité en termes urbain et socio-économique, nécessitent une vigilance accrue sur un certain nombre d éléments indiqués ci-après. Des interventions dans un contexte difficile La situation urbaine et socio-économique de Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai est très détériorée : - la présence de zones mixtes d habitat et d activité difficilement pénétrables perturbe le fonctionnement interne du secteur et sa connexion à l extérieur ; - des interventions seraient nécessaires sur une grande partie du territoire. Celles-ci devraient être curatives plutôt que d amélioration ; - les besoins de réadaptation ou de restructuration du parc actuel nécessitent des réponses par la mise en œuvre d actions concernant une population résidante à faible pouvoir de consommation et dont la mobilité résidentielle réduite. Le profil socio-économique des habitants du secteur induit la question de leur relogement qui peut s avérer très complexe (poids des populations précaires, loyers très bas, occupants sans droit, sur-occupation ) ; - la structure de ces quartiers tend à favoriser le développement de processus d exclusion notamment en lien avec leur fonction d accueil. Ces phénomènes pourraient se renforcer avec les mouvements de populations générés par les opérations de rénovation urbaine dans les quartiers marseillais assurant traditionnellement cette fonction. L amélioration de la qualité urbaine de ce secteur nécessite, pour apparaître visible, des investissements massifs ainsi qu une programmation sur le long terme. Il s agit de hiérarchiser les composantes de la trame urbaine et de redéfinir des cohérences. Les conditions de l enclenchement des mutations La complexité du tissu s accompagne d une forte densité dans la plupart du secteur. Toutefois : - la présence d ilots insalubres qui accueillent des logements ou des activités (hangars, anciens locaux à caractère industriel...) augure d opportunités foncières. Le foncier apparaît donc mutable et forme ainsi d importantes réserves ; - les projets programmés s appuient en grande partie sur ces ressources. Ce mode d urbanisation (réalisation de programmes sur de grandes parcelles selon les opportunités générées par la désindustrialisation) a été celui de la transformation récente de ce secteur. Il a participé à la désorganisation de la trame urbaine. La Friche de la Belle de Mai, implantée à la place des installations de la Seita, témoigne d un des travers de ce mode d urbanisation à savoir le manque de connexion au tissu environnant ; - la proximité des réalisations dans le cadre d Euroméditerranée avec des ilots dégradés tendrait à accentuer le caractère délaissé de ces territoires. En parallèle, la réussite de ces projets est conditionnée par leur capacité à tirer vers le haut leur environnement. Le potentiel mutable de ce secteur est un atout certain pour sa requalification. Toutefois, l état du secteur induit la mise en œuvre de procédures massives. L articulation spatiale et temporelle de la programmation des interventions publiques ou privées est un préalable afin de ne pas aggraver le morcellement urbain de ce secteur. 14

15 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES INTERVENTIONS EN COURS ET EN PROJET La programmation des interventions publiques et privées concerne la plupart des quartiers du secteur opérationnel. Elles sont ponctuelles et ciblent majoritairement l amélioration des fonctions résidentielles. Le portage de ces opérations est public avec en parallèle des interventions privées ciblées et massives. LE QUARTIER DE SAINT MAURONT EST LARGEMENT CONCERNÉ PAR DES PROJETS URBAINS Dans le quartier Saint Mauront, les interventions s articulent les unes aux autres selon un système d emboitement partiel des projets. Trois interventions majeures sont en cours ou programmées. Projet ANRU Saint Mauront (validé par le comité d engagement de l ANRU 1 ) Les interventions dans le cadre du projet ANRU, outre la production de logements neufs (900 logements), concernent la restructuration partielle de la voirie, la réalisation d équipements et l aménagement d espaces publics : - le volet voirie et espaces publics concerne la liaison des nouveaux programmes au tissu existant, l amélioration de la circulation nord-sud au sein du quartier et le réaménagement d espaces publics et d équipements par : la création de voies nouvelles pour desservir les ensembles immobiliers programmés : les ilots Charpentier-Industrieux (le long de l autoroute) ; la création de voies de liaisons complémentaires reliant le boulevard National à Ferdinand de Lesseps ; un programme d aménagement qui portera sur les rues Félix Pyat (achèvement des travaux), Gaillard (création d une voie primaire et aménagement de deux placettes), Crémieux ainsi que le parking et Auphan (aménagement du haut de la rue) ; Rénovation urbaine la restructuration du plateau sportif Bellevue ; le maillage viaire Cardot (connexion Plombières / Collet) ; pour les espaces publics : cheminement Arzial / Toursky et aménagement de la place Arzial ; requalification d espaces publics dans le noyau villageois. - le volet logement programme notamment les requalifications des ilots Jouven et Charvet. Il prévoit également la réalisation de 900 logements publics sociaux (39%) et privés traverse Moulin de la Villette, Caserne Cardot, rue des Industrieux, rue Edouard Vaillant, rue Barbini, rue Danton/Jet d eau. Des opérations d acquisition amélioration seront également réalisées dans la copropriété Bellevue. Ces interventions s accompagnent du relogement des habitants dans le quartier ce qui sous-tend une augmentation massive de l offre de logements neufs pour d une part reloger les habitants et d autre part introduire de la mixité sociale. 1 Les éléments du présent paragraphe sont issus du document présenté en comité d engagement du 12/03/

16 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Le budget projeté est de 66 millions d euros subventionnables avec une participation de l ANRU de 26% et des collectivités locales pour 36%. L opération concerne plusieurs sites prioritaires dont certains faisant déjà l objet d interventions déjà engagées (la RHI Gaillard). Des interventions programmées dans le cadre d Euroméditerranée s inscrivent en complémentarité de ce projet. Il est également prévu la réalisation d un espace lecture. La RHI Gaillard/ilot Guichard (en cours) L opération de résorption de l habitat insalubre concerne 2 hectares, 32 immeubles représentant 90 logements, 60 ménages fin 2006, 4 terrains libres. Les réalisations de logements prévues : à 110 logements ; - requalification des voies et réseaux ; - amélioration de la desserte, aménagement d espaces publics. Les actions menées par Marseille Aménagement concessionnaire (par délibération du 2 octobre 2006 et jusqu en 2011) au 31/12/2007 : - acquisition de 5 immeubles ou terrains en pleine propriété et 12 immeubles en copropriété. Au total 50 logements acquis ; - gestion des logements acquis dont 6 occupés ; - enquête sociale des ménages et accompagnement renforcé d une vingtaine d entre eux ; - 5 relogements ; - réalisation d un schéma d aménagement urbain. Un budget prévisionnel global de euros pour la durée de la concession (20% de financements ville). Les Docks libres (permis de construire déposé) Ce programme est localisé dans un espace stratégique du quartier Saint Mauront mais qui connaît d importants dysfonctionnements. Il s inscrit en complémentarité avec ceux projetés dans le cadre du dossier ANRU Opérations de logements en cours ou programmés St Mauront. Il participe d une part à la diversification de l offre de logements du secteur (programmation de 700 logements aux statuts diversifiés) et d autre part au développement d une nouvelle image du quartier (restructuration complète de la trame viaire pour améliorer les liaisons entre le boulevard National et le boulevard de Lesseps et la création de nouveaux espaces publics, dont un grand parc). Ce projet pouurait favoriser la hiérarchie des espaces et accroître la perméabilité du quartier. L articulation de ce programme avec la copropriété Bellevue est fondamentale pour assurer le raccordement de cet ensemble immobilier au reste de la ville. EUROMÉDITERRANÉE les interventions dans le cadre de cette opération concernent la réalisation de ZAC et de nouvelles entités urbaines réparties dans l ensemble du secteur opérationnel. La ZAC Saint Charles (16 hectares, m2 de SHON) Incluant les quartiers de la gare et de la porte d Aix qui, à l instar des espaces portuaires, forment une entrée 16

17 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE de ville dont la requalification repose sur le réaménagement des espaces libérés par la démolition partielle de l autoroute et la recomposition d un tissu urbain de centre ville. Ces éléments feront la liaison d une part entre les fonctions métropolitaines reposant sur l université et la gare TGV méditerranéenne et d autre part entre les tissus urbains en présence. (réalisation de 500 logements neufs ou rénovés avec un renforcement de l offre de logements étudiant et de l hotellerie m2-, m2 de bureaux, m2 d équipements publics notamment la création d un groupe scolaire et de deux parkings publics, l aménagement de la place longue des Capucins, un laboratoire de recherche en économie, l institut national de la santé et l observatoire de la santé, une bibliothèque inter-universitaire, le réaménagement de la place Jules Guesde et m2 de commerces et services) Cet espace forme un maillon central, de couture entre différentes entités urbaines, son traitement est un enjeu majeur. La ZAC Saint Charles intègre la Porte d Aix et jouxte des sites accueillant habitat et grands équipements publics (Conseil Régional, université) dont la vocation de centralité peine à émerger (triangle Sainte Barbe, butte des Carmes). Les programmations dans le cadre de la ZAC St Charles devraient permettre à ce site un repositionnement. En parallèle, la réhabilitation et l extension de la Cité administrative est en cours. La ZAC de la Cité de la Méditerranée Récemment lancée, elle concerne un périmètre de 57 hectares situé le long du littoral, qui concerne une faible partie du secteur opérationnel. ANRU ZUS CENTRE NORD : LES INTERVENTIONS SUR LES ILÔTS DÉGRADÉS Eléments extraits du document présenté au comité technique partenarial du 21 mai 2008 Les ilots Montolieu-Bon Pasteur-Joliette Ce secteur situé au contact de la ZAC St Charles compte un habitat très dégradé. Il s agit au travers de ce tissu : - d assurer la transition entre la ZAC St Charles et le secteur République ; - d intervenir pour la requalification ou la mutation d ilots insalubres pour développer une offre nouvelle de logements libres (ilots Duverger, Montolieu, Bon Pasteur ) et sociaux (ilot Bon Pasteur, rue Vincent Leblanc) ; - de requalifier les espaces publics dans ces ilots notamment par le réaménagement des abords de la place Jules Guesde et de l avenue Camille Pelletan en connexion avec la ZAC. Les ilots Hoche-Caire-Strasbourg-Villette Ce secteur longe l autoroute et se situe au contact de la ZAC de la Cité de la Méditerranée. Il devrait faire l objet : - d une restructuration de la trame viaire et des espaces publics sous l autoroute et à proximité (rue Junot, Camille Pelletan, Boulevard de Strasbourg, rue Hoche, rue Pottier, rue du Caire, réaménagement du jardin public de l avenue de Strasbourg) ; - d un aménagement des plateaux fonciers pour accueillir des équipements (plateau sportif, réaménagement d un boulodrome ) ; - d un r lage et d un requalibrage de cet espace pour notamment désenclaver le collège Versailles ainsi que le futur équipement hospitalier ; - des équipements vont également faire l objet de réaménagements (réhabilitation des écoles Kléber, extension par un plateau sportif de l école Peyssonnel, extension du centre social Kléber) ; - d une diversification de l offre par la création de logements libres (ilot Salengro) et sociaux (rue du Caire). 17

18 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Sa vocation est principalement résidentielle innovante et tertiaire (réalisation de 2100 logements sous forme de «Parc Habité», m2 de bureaux, m2 d équipements publics, m2 de square public et m2 de commerces et services). Elle vise le renforcement de la perméabilité et de la zone de contact entre ville et littoral en créant des équipements culturels et de loisirs à vocation métropolitaine. Les impacts de cette opération, notamment dans l optique de la mise en œuvre de la programmation de l extension d Euroméditerranée, pourraient être majeurs dans le secteur opérationnel (notamment en terme de répartition spatiale des fonctions). LES QUARTIERS SAINT LAZARE ET VILLETTE ANRU Centre Nord (en attente de passage en comité d engagement 2 ) En complémentarité avec l opération Euroméditerranée, les interventions dans le cadre du projet de renouvellement urbain ZUS Centre Nord visent à «augmenter, améliorer, diversifier l offre de logements ; accentuer la requalification de l espace public ; mettre le réseau d équipements au niveau des ambitions métropolitaines» Le projet concerne: - la démolition de 487 logements ; - la mise sur le marché de 509 logements majoritairement sociaux ; - la réhabilitation de 192 logements sociaux ; - la restructuration de m2 ; - l aménagement de m2 d espaces publics pour un coût prévisionnel de 23,3 millions d euros. Ce projet concerne quatre principaux sites dont deux situés dans le troisième arrondissement (Saint Lazare- Villette). Le budget projeté est de 138 millions d euros subventionnables avec une participation de l ANRU de 20%. D autres interventions hors ANRU concernent le quartier de la Villette et plus particulièrement : la restructuration de l ilot 7b (SCI Désirée Clary) 40 immeubles pour un total de 337 logements. 17 immeubles ont été réhabilités (132 logements rénovés). 23 immeubles devraient être démolis pour la réalisation de 117 logements locatifs libres, un parking en sous sol et deux locaux qui accueilleront d une part un bureau de proximité et d autre part un centre de formation de la fonction publique territoriale (échéance 2011). En parallèle, la voirie doit faire l objet d une restructuration. Les casernes Dans le cadre du schéma directeur interarmées de l agglomération marseillaise, le ministère de la défense, la ville de Marseille, Euroméditerranée ont lancé une étude des reconversions des casernes du Muy, Bugeaud et Busserade en vue de la cession à la ville à l horizon La caserne du Muy, avec la libération du foncier par l armée, pourrait complèter les interventions déjà programmées et ayant vocation à conforter la fonction étudiante de ce secteur (il est évoqué l hypothèse de la création d un pôle universitaire au sein de ce site de m²). LA CRÉATION D UN PÔLE «ART» À LA BELLE DE MAI ET LE RENFORCEMENT DES LIAISONS ENTRE CELUI-CI ET LES AUTRES SITES UNIVERSITAIRES Débuté dans les années 1990, la reconversion de l ancienne usine de la Seita a abouti à la création de 3 pôles : - le pôle Patrimoine regroupant les Archives Municipales et le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine (CICRP) ; - le pôle Média accueillant des studios de cinéma ; - le pôle Spectacle Vivant rassemblant des lieux d exposition, de répétition et de production mais également des salles de spectacle. 2 Eléments extraits du document présenté au comité technique partenarial du 21 mai Ils sont susceptibles de modifications. 18

19 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L ancienne maternité va accueillir un pôle Art regroupant les départements universitaire «Arts plastiques et Sciences de l Art», «Musique», «Cinéma», «Théâtre», et «Médiation Culturelle». Ce projet, instruit par la ville sur fonds propres a été inscrit au CPER pour un montant de 15,4 millions d euros et bénéficiant d aides de l état. Le début des travaux est prévu en A plus long terme, il est également à l étude de localiser sur le site des casernes militaires l Ecole des Beaux Arts et d Architecture, l IUFM et des logements étudiants. Pour réussir l implantation de ces différents sites d enseignement supérieur, il est primordial d assurer de bonnes relations avec l université Saint-Charles et le noyau villageois de la Belle de Mai. La réalisation d équipements et de services dédiés aux usagers est également à prévoir. Dans quelques années, les réserves du MUCEM vont s implanter sur le site de la caserne Bugeaud Est, à proximité du pôle Patrimoine. A l horizon 2015, la L2 devrait être achevée permettant alors la requalification du boulevard Plombière en boulevard urbain. La culture représente un moteur de restructuration urbaine dans ce secteur opérationnel depuis plusieurs années. Elle est depuis peu accompagnée par des opérations urbaines d envergure qui induisent de nombreux impacts urbains et socio-économiques. En corrélation avec ces transformations urbaines, la structure économique amorce une mutation. Le parc de logements devrait également se diversifier et gagner en qualité, l image de ces quartiers est appelée à changer Dans ce contexte, des interrogations en suspend concernent les inflexions potentielles qui seront générées sur le peuplement actuel et à venir de ce secteur. 19

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21 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES FLUX Le troisième arrondissement a connu une croissance de population entre les deux derniers recensements (1999 et 2006). Celle-ci se traduit par une poursuite de la spécialisation du profil des habitants du secteur. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE UN FAIBLE POIDS DANS LES MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES DE LA COMMUNE Le secteur Saint Mauront-Saint Lazare-Belle de Mai représente 6% des migrations résidentielles de la commune en 1999 (8% de la population) : - ce poids est relativement faible au regard de celui représenté par les autres secteurs opérationnels ; - ce secteur représente une part remarquable des migrations résidentielles de ménages qui habitaient l étranger lors du recensement précédent (12% de cette catégorie de flux résidentiel en 1999). Un profil des flux résidentiels proche de celui des territoires centraux Ces caractéristiques tendent à évoluer ces dernières années avec une augmentation de la mobilité dans ce secteur : - la mobilité résidentielle se caractérise dans le secteur opérationnel par une surreprésentation des «emménagés récents» (57% des résidences principales sont occupées depuis moins de 5 ans en 2005 contre 52% à Marseille) avec un écart particulièrement élevé pour les emménagés depuis moins de 2 ans ; - en parallèle, le poids des habitants du secteur depuis plus de 10 ans est inférieur à la moyenne (22% contre 29% à Marseille en 2005). Cette situation est imputable à la faible représentation du statut de propriétaire occupant ; - la durée d occupation des logements tend à la baisse depuis 1999 avec une décroissance de la part des ménages occupant leur logement depuis plus de 5 ans. Cette tendance se produit également à l échelle communale mais dans une moindre mesure ; - ces caractéristiques sont comparables à celles rencontrées dans les arrondissements du centre-ville. Des trajectoires résidentielles qui se traduisent par davantage de mobilité des installés récents et des ménages restant en moyenne moins longtemps dans leur logement. Un poids élevé des ménages qui habitaient précédemment à l étranger Les personnes qui s installent dans le secteur résidaient déjà dans la commune et, pour la majorité, dans le même logement : - en 2005, 88% des résidants du secteur habitaient déjà la commune. Ce poids est proche de la moyenne marseillaise ; - 9% n habitaient pas la région. Cette part, élevée au regard de la moyenne communale, est à mettre en lien avec le poids très important dans les migrations résidentielles vers le secteur opérationnel des personnes résidant à l étranger lors du recensement précédent ; - en parallèle, la mobilité est la plus forte dans le parc locatif privé. La moitié des locataires occupe son logement depuis moins de deux ans (21% en moyenne dans l arrondissement en 2005). Cette tendance LES FLUX LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI SOURCES :. Migrations résidentielles : INSEE-RGP 1999 à l'iris. Occupation du parc de logements : Filocom 1999 & 2005 à l'arrondissement. Caractéristiques des habitants : INSEE-Recensement rénové, juillet 2005 (données provisoires à l'arrondissement). Population légale : INSEE-Recensement rénové, population municipale en janvier 2006 LES ÉCHELLES URBAINES 21

22 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES FLUX est similaire dans le reste de la commune ; - la mobilité des locataires du parc public, pour ceux récemment emménagés, est largement supérieure à la moyenne communale. Ils demeurent moins longtemps dans le parc social. Ces constats confirment le rôle d accueil de ce secteur opérationnel, en particulier pour les primo-arrivants. UN PROFIL SOCIO-ÉCONOMIQUE QUI SE CONFORTE Un secteur attractif pour les sans profession Le profil socio-économique des ménages s installant dans le secteur est marqué en 1999 par la surreprésentation des «sans profession» : - plus de la moitié des personnes qui sont venues habiter le secteur entre les deux recensements sont sans activité (hors retraités). Leur poids est particulièrement surreprésenté parmi les migrants n habitant pas la commune (58% contre en moyenne 42% à Marseille en 1999), ainsi que parmi ceux venant de l étranger (67% contre 62% en moyenne en 1999) ; - leur poids est bien moindre parmi ceux qui habitaient LES FLUX EN CHIFFRES habitants dans le III e arrondissement (Marseille : ) habitants supplémentaires de 1999 à soit +0,87% /an (Marseille : +0,71%) 30 % ont moins de 20 ans en 2005 (27% en 1999) (Marseille : 25% ; 23% en 1999) 18 % ont plus de 60 ans en 2005 (21% en 1999) (Marseille : 22% ; 23% en 1999) +0,6 %/an de résidences principales de 1999 à 2005 (Marseille : +0,9%) 64 % des occupants des résidences principales habitent le même logement en 2005 (Marseille : 67%) le même logement entre les deux recensements (1990 et 1999). Ces populations apparaissent peu mobiles ; - en parallèle, parmi les migrations résidentielles, les actifs occupés s installant dans le secteur qu ils y résidaient déjà ou non- appartiennent majoritairement à la CSP employés. Le poids très élevé des sans emplois résidant dans le secteur tend à se renforcer par les flux résidentiels. Mesurer cette tendance dans la période récente n est pas possible mais l évolution du profil des ménages habitant le troisième arrondissement semble corroborer la poursuite de ce mouvement. Une surreprésentation des jeunes ménages qui se confirme Le troisième arrondissement se caractérise par la jeunesse de sa population : - un poids supérieur à la moyenne de moins de vingt ans (30% au 1 er juillet 2005). Entre 1999 et 2005, la surreprésentation des jeunes se renforce. En parallèle, le poids des ans est stable à un niveau proche de la moyenne communale (29%). Cette situation tendrait à évoquer la poursuite de l arrivée de ménages avec enfant et les départs des ans hors de l arrondissement. Ces ménages sont surreprésentés dans le parc locatif privé ; - le poids des plus de 60 ans est relativement faible (18% au 1 er juillet 2005). Il tend à la baisse notamment du fait de mécanismes structurels (resserrement de la pyramide des âges). Ces constats semblent confirmer le maintien des tendances constatées parmi les migrations résidentielles en Les jeunes sont plus représentés qu en moyenne dans la commune. Leur part, en particulier celui des 0 à 14 ans, est particulièrement élevée au sein des nouveaux habitants qui habitaient l étranger. Des habitants dont la fragilité est à considérer dans les opérations d amélioration ou de requalification des logements 22

23 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES FLUX Par rapport à la moyenne marseillaise, les occupants des résidences principales sont caractérisés par : - la présence plus importante qu en moyenne de familles très nombreuses (7% contre 3% en moyenne en 2005) en particulier dans le parc social et privé. Leur poids apparaît stable entre 1999 et 2005 ; - des occupants des résidences principales aux revenus largement inférieurs à ceux constatés dans la commune (57% ont des revenus inférieurs à / an contre 36% pour Marseille), en parallèle, le poids des plus aisés est également très faible. Cette situation est valable pour tous les statuts d occupation. Toutefois, la situation est plus dégradée dans le parc privé (73% sous les ) que dans le parc social ; - 65% des occupants des résidences principales ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS (60% des plafonds PLUS est considéré comme un niveau de ressources «très social») contre 43% à Marseille. Ils sont 40% parmi les propriétaires occupants, 72% parmi les locataires HLM et 80% parmi les locataires du parc privé. La présence de très grands ménages ainsi que le faible niveau des revenus des habitants du parc locatif privé posent des contraintes importantes pour le relogement des ménages. Les propriétaires occupants, quant à eux, ne disposent d aucune capacité d investissement pour améliorer leur habitat et dépendent en grande partie des aides publiques. LES CONDITIONS FAVORABLES À LA DIVERSIFICATION DU PROFIL DES MÉNAGES Des ménages dont le profil est différent selon leur statut d occupation - Les propriétaires occupants sont de petits ménages (71% sont composés de une ou deux personnes), des ménages dont la moyenne d âge est plus élevée, (63% sont âgés de plus de 60 ans). Leurs caractéristiques sont stables ; - les locataires du parc public sont caractérisés par un poids élevé par rapport à la moyenne de jeunes ménages ainsi que de familles très nombreuses (14% en 2005). Ces caractéristiques se renforcent. Répartition des occupants des résidences principales selon le statut et la durée d occupation 23

24 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES FLUX - l occupation du parc locatif privé se différencie de celle du parc public par la plus grande précarité de ses habitants. De plus, ces logements regroupent la plupart des jeunes ménages du secteur. Le profil des occupants de ces logements est en grande partie corrélé aux caractéristiques du parc. Une faible diversification des caractéristiques des résidences principales L habitat dans ce secteur se compose d une grande part de petits logements locatifs privés. Sur la période récente, les caractéristiques du parc de logements se sont renforcées : - la croissance des résidences principales (+3,7% de 1999 à 2005) s accompagne d une tendance à la baisse du nombre de logements vacants ; - un renforcement de la faible diversité des statuts d occupation des logements (72% des résidences principales sont locatives en 2005 contre 64% en 1999) ; - une taille des logements stable (2,8 pièces par logement en moyenne en 2005 et en 1999). Les efforts de production de logements ont été relativement restreints ces dernières années, ce qui explique cette stabilité. couts maitrisés et locatifs en financement PLUS (dans un premier temps, la mauvaise image du secteur et le niveau du marché ne peuvent supporter l apport d une offre massive aux prix du marché communal). Face à ces constats, une production massive de logements est engagée : - plus de logements ont un permis de construire déposé en attente de réalisation soit un potentiel de plus de habitants supplémentaires dans le secteur d ici à 2011 (+7%). Toutefois, cet apport de population pourrait être bien moindre si un transfert entre parc locatif privé et parc public s opère ; - l introduction d une offre neuve va permettre de libérer des logements dégradés qui pourront être sortis des mécanismes de spéculation locative que connaît ce secteur. L intervention publique, dans ce contexte, apparaît indispensable à la maitrise de l offre produite et des coûts. La mise en œuvre des interventions de renouvellement urbain devrait amorcer les réponses à cette situation. Des mutations en cours pour diversifier l offre de logements La situation du logement et des ménages dans le secteur présente une double problématique : - d une part améliorer la qualité du parc locatif privé «social de fait», dégradé, faisant l objet de mécanismes spéculatifs et occupé par des populations précaires. Cela nécessite le relogement de ces populations dans des logements sociaux à très bas loyers (PLAi), Ainsi, le développement de l offre locative sociale à loyers très bas est un préalable indispensable ; - d autre part introduire une offre de logements neufs qui permette d attirer de nouveaux habitants aux profils socio-économiques diversifiés. Cela nécessite la mise sur le marché de logements en accession à 24

25 SIX CARACTÉRISTIQUES POUR DÉFINIR LA PRÉCARITÉ DE CE SECTEUR Une pauvreté massive de la population résidante : - les revenus des ménages fiscaux (les plus pauvres comme les plus aisés) sont les plus faibles de la commune et du CUCS ; - plus de la moitié des ménages ont des revenus inférieurs au seuil théorique de pauvreté ; - une très forte dépendance des habitants aux prestations sociales. Ce secteur compte le poids le plus important de bénéficiaires de minima sociaux (42% des allocataires perçoivent une allocation CAF représentant plus de 75% de leurs revenus). 41% des assurés bénéficient de la CMUC, (indicateur de très faibles ressources) et plus de la moitié des bénéficiaires sont des mineurs. Un poids majeur du secteur dans l offre de logements accessibles aux populations précaires : - un parc locatif privé important avec une dominante de petits logements ; - les loyers les plus faibles de la commune ; - un parc déqualifié et des bailleurs privés exploitant la précarité des populations. St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ La précarité est généralisée dans ce secteur, les habitants se caractérisent comme ceux cumulant les indicateurs de précarité les plus défavorables des CUCS. Il est également le territoire d accueil privilégié des populations précaires. Le secteur a une vocation résidentielle de report pour les plus modestes. Il offre des options de logement pour les populations ne pouvant prétendre qu à des environnements urbains ou des logements non attractifs. Un lien ténu à l emploi : - le secteur connait le plus fort taux de demandeurs d emploi du CUCS ; - il regroupe un poids important de populations étrangères parmi les demandeurs d emploi ; - une récurrence au chômage très importante ; - des problématiques d adhésion aux actions proposées se posent au regard du fonctionnement des services d insertion et du profil du public concerné. Le manque de qualification pénalise les habitants pour l accès à un emploi stable, freinant toute ascension économique et sociale. Des liens sociaux et familiaux fragilisés : - un poids important des familles monoparentales dans ce secteur (22% des allocataires CAF) ; - une population de mineurs importante qui représente près du tiers des habitants ; - des emplois précaires accentuant la dégradation des conditions de vie (difficultés d articulation entre vie SOURCES :. Taux de demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés à temps partiel : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005,. Bénéficiaires de la CMUC : CNAM/TS-INSEE à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, Logements sociaux : Atlas du parc locatif social, AGAM, Les logements sociaux comprennent les logements familiaux, les résidences sociales et les logements d urgence (en sont exclus les logements étudiants). Allocataires de minima sociaux : Fichier FIC 2006 à l IRIS, CAF 13. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée ( AVERTISSEMENT : Les données statistiques peuvent apparaître plus favorables que la situation réellement constatée sur certaines unités urbaines. En effet, les données exploitées le sont à l'échelle de l'iris (niveau statistique le plus fin disponible). L'IRIS est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. LA PRÉCARITÉ LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE 25

26 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ professionnelle et vie familiale accrue par les horaires atypiques, le morcellement des temps de travail ) ; - une présence massive de ménages «en transit» liée aux nombreux locaux vacants, cette situation générant des tensions sociales. La forte mobilité des populations ne facilite pas les rapports sociaux, l accès aux droits et l intégration notamment des mineurs (difficulté de suivi d une scolarité complète, conditions ne facilitant pas l apprentissage de la langue française et l acquisition des savoirs de base). La précarité des habitants s accompagne d une anomie sociale. Elle se traduit par une carence d adhésion aux projets locaux. Une situation critique des jeunes ménages : - un poids élevé de jeunes ménages en particulier parmi les plus précaires (pour les moins de 30 ans en 2005, le revenu du 1 er quartile est de 15 déclaré) ; - une sur-représentation des demandeurs d emploi parmi les jeunes (27 % en 2005). Les ménages de moins de 30 ans aux revenus les plus faibles de la commune. Un habitat déqualifié : - un habitat de mauvaise qualité, souvent mal entretenu, voire insalubre ; - une structure urbaine dévalorisante (infrastructures à forte circulation, densité du bâti, environnement dégradé) et non adapté aux populations ; - une copropriété (cité Bellevue) en plan de sauvegarde, dont le poids dans le secteur est majeur avec 800 logements, habitants (plus de 10% des habitants du secteur) et une emprise foncière de 3,3 hectares. Le parc locatif social public représente 20% des résidences principales. Il reste difficilement accessible (faible taux d emménagement) et apparaît moins précaire que le parc locatif privé (1/3 de bénéficiaires de l APL). TROIS SECTEURS DE FORTE PRÉCARITÉ La précarité est omniprésente dans ce secteur, mais trois territoires cumulent davantage que les autres des caractéristiques de grande précarité. ST MAURONT BELLEVUE ST LAZARE VILLETTE LA BELLE DE MAI SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET ZRU CUCS MARSEILLE Nombre d habitants en * Nombre de résidences principales en * Taux de logements sociaux en % 10% 11% 30% 16% 35% 37% 19%*** Taux de personnes couvertes par une allocation à bas revenus en 2006** 73% 69% 63% 63% 55% / 52% 42% Taux de demandeurs d emploi de catégorie 1 en % 20% 23% 24% 22% 26% 17% 14% Taux de jeunes actifs demandeurs d emploi de catégorie 1 en % 23% 28% 27% 26% / 24% 24% Taux de bénéficiaires de la CMUC parmi les assurés en % 45% 40% 41% 35% 47% 28% 19% Part des moins de 18 ans bénéficiant de la CMUC en % 67% 61% 63% 57% 68% 47% 34% * au 1 er juillet 2005 ** Les personnes sont celles appartenant à un ménage bénéficiaire d une allocation de la CAF et aux revenus inférieur au seuil de bas revenus en 2006 *** Taux de logements sociaux, Marseille au sens SRU au 1 er janvier 2007 / Pour les autres secteurs, il s agit d un taux estimatif. Sources : INSEE, recensement de la population 1999 et recensement rénové / ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 CNAM/TS-INSEE, 2006 / CAF 13, fichier FIC 2006 AVERTISSEMENT : Les données exploitées sont à l'échelle de l'iris qui est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. 26

27 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ Les territoires de précarité 27

28 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ Saint Mauront : la copropriété Bellevue et son environnement (IRIS : Pyat-Auphan, Briançon, Bellevue- Pyat, Bellevue-Caravelle). Ce territoire «emblématique» se caractérise par : - un habitat dégradé et la présence d un environnement urbain composé de friches et de locaux vacants favorisant le squat et l insécurité ; - une population d origine étrangère très importante dont la fonction d accueil tend à générer une sur-occupation des logements et des conditions de vie très difficiles ; - un très fort taux de demandeurs d emploi notamment parmi les moins de 25 ans (la part des jeunes parmi les actifs est également élevée). Les demandeurs d emploi sont également faiblement qualifiés (près de la moitié sont sans qualification) ; - près de la moitié des habitants bénéficiant de la CMUC ; - des revenus des ménages fiscaux très faibles, les plus faibles du secteur et de Marseille. - une augmentation des effectifs scolaires générant une surcharge des établissements. Belle de Mai, le sud est du boulevard de Plombières (IRIS : Gaffot-Révolution, Jet d Eau). Ce territoire se caractérise par : - un habitat dégradé sur la partie nord couplé à des conditions de vie précaires ; - une concentration massive de précarité avec des effets de diffusion vers le sud du secteur ; - des revenus très faibles mais caractérisés par une situation hétérogène des ménages (le rapport interquartile est supérieur à 5) ; - une forte dépendance aux prestations sociales et un poids important des habitants percevant des minima sociaux (53%) ; - un retard scolaire important des élèves du secondaire associé à un faible niveau scolaire général. Ce territoire connaît une évolution peu favorable avec : - une augmentation du taux de demandeurs d emploi ; - un vieillissement des populations présentes ; - des revenus qui demeurent très faibles. Saint Lazare-Villette, la rive Ouest de Camille Pelletan (IRIS Marceau). Ce territoire se caractérise par : - un habitat très dégradé ; - une part importante de bénéficiaires dépendants de minima sociaux (49%, CUCS : 40%) ; - un taux de chômage moindre que dans le reste du secteur marquant en fait une rupture de la population avec le marché de l emploi déclaré (20%). Ce territoire connaît une évolution négative avec : - une forte hausse du taux de demandeurs d emploi parmi les jeunes (hormis sur Kléber) ; - une baisse du taux de demandeurs d emploi les moins qualifiés ; - une baisse des revenus des ménages, en particulier des plus faibles ; Ce territoire connaît une évolution contrastée avec : - une baisse continue des revenus les plus faibles ; - une baisse du taux de demandeurs d emploi à l Est, LA PRÉCARITÉ EN CHIFFRES % de demandeurs d emploi de catégorie 1 en : (CUCS : 17%, Marseille : 14%) % des assurés bénéficiaires de la CMUC 41 en 2005 (CUCS : 28%, Marseille : 19%) % d emplois à temps partiel en (CUCS : 32%) 67 logements locatifs sociaux en (30% des résidences principales) % des ménages fiscaux sous le seuil 52 % de demandeurs d emplois réinscrits dans un intervalle de 7 mois (CUCS : 64%) théorique de pauvreté monétaire en 2005 (CUCS : 39%, Marseille : 23%) 28

29 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ contrastant avec une augmentation de cette même catégorie de populations à l Ouest ; - une augmentation du taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans. DES ÉVOLUTIONS GLOBALEMENT PEU FAVORABLES Les évolutions récentes de ce secteur opérationnel laissent présager une augmentation de la précarité des populations, qui serait liée à l arrivée de nouveaux ménages précaires plutôt qu au renforcement de la précarité des ménages habitant déjà le secteur : - les ménages ayant la possibilité de choisir leur lieu de résidence quittent le secteur, générant une baisse des ménages les plus aisés continuant à résider dans le secteur ; - le niveau des revenus des ménages les plus modestes baisse du fait de l arrivée de populations plus précaires, pondérée par une tendance récente à la stabilisation ; - la population recommence à augmenter depuis quelques années, liée à une mobilité importante des ménages ; - cette mobilité s accompagne d un rajeunissement des nouveaux résidants, dont la situation socio-économique ne cesse de se détériorer. UN SECTEUR EN GRANDE MUTATION Depuis plusieurs années, ce secteur bénéficie d interventions publiques en faveur de l amélioration de l habitat. Elles ont généré un impact positif mais limité pour les populations en place. ARENC 100% 90% 80% IRIS Pyat - Auphan La copropriété Bellevue : - la mise en œuvre du plan de sauvegarde se poursuit LA VILLETTE IRIS Fonscolombes 70% 60% 50% 40% ST MAURONT IRIS Briançon et modifie globalement le paysage et l image de cette copropriété, mais de nombreux aménagements urbains restent à réaliser ; IRIS Potier 30% 20% IRIS Bellevue-Pyat - l OPAH achevée et l OAHD engagée pour la réhabilita- 10% tion des logements restants (bâtiments D et E) porte 0 difficilement ses fruits et une partie des logements reste dans un état médiocre. ST LAZARE IRIS Marceau IRIS Loubon Taux moyen de ménages inférieur au seuil de pauvreté (CUCS) Taux moyen de salariés en temps partiel (CUCS) Taux moyen de bénéficiaires de la CMUC (CUCS) Taux moyen de demandeurs d emploi catégorie 1 (CUCS) Source : INSEE/DADS/ANPE/DGI LA BELLE DE MAI Taux de ménages inférieur au seuil de pauvreté Taux de salariés en temps partiel Taux de bénéficiaires de la CMUC Taux de demandeurs d emploi catégorie 1 Lecture : Plus la courbe est éloignée du centre plus l indicateur est dégradé. Exemple : À St Mauront, le taux de ménage inférieur au seuil de pauvreté est très élevé, supérieur à la moyenne et à celui des autres quartiers. Indicateurs de précarité par IRIS et par quartier L Intervention de la ville de Marseille pour l éradication de l habitat indigne : - cette mesure concerne 450 immeubles soit logements à réhabiliter en 5 ans qui se répartissent principalement entre ce secteur et celui de La Cabucelle-St Louis-La Viste ; - l opération de résorption de l habitat insalubre (RHI) démarrée en 2006 se poursuit (concession jusqu en 2011). Sur un périmètre de 2 hectares, cette opération vise à améliorer les conditions d habitat ainsi que l aménagement du site. Le site en projet ANRU «Centre Nord» : - en cours d instruction, ce projet vise l amélioration 29

30 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ des conditions de vie des ménages du secteur et la diversification du peuplement ; - il prévoit une offre nouvelle de logements avec la réalisation de logements neufs diversifiés (dont 30% de logements locatifs sociaux, 37% de logements locatifs libres, 28% en accession dont la moitié à coûts maîtrisés) ; - la création de voies nouvelles pour désenclaver une partie du secteur est également incluse dans le projet, de même que la réalisation d équipements notamment culturels et sportifs. Le projet «Les docks Libres» : - impulsé par la Ville de Marseille, ce projet présente un potentiel d insertion de plus de 700 logements sur le marché, la réalisation d équipements et d espaces publics ; - la mise en œuvre de ce projet d envergure devrait fortement impacter l ensemble du secteur et en modifier fondamentalement le peuplement. Le pôle universitaire «art» de la Belle de mai : - avec l arrivée d un millier d étudiants et de près de 150 employés à l horizon , ce projet représente une véritable opportunité pour le secteur ; - avec une bonne connexion au reste du quartier, il pourrait favoriser le développement de commerces, de services, de logements (étudiants) autour du site d implantation (ancienne maternité) et contribuer fortement à l amélioration de la qualité de vie du quartier. Taux de ménages sous le seuil de pauvreté 30

31 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LA PRÉCARITÉ La proximité d Euroméditérranée : - l influence de ce projet d envergure national à un impact majeur sur l aménagement urbain et sur le fonctionnement du secteur. L articulation entre la trame urbaine historique, les modes de vie qui y sont associés et cette nouvelle entité socio-urbaine se révèle être l enjeu majeur pour ce secteur ; - cette opération est également génératrice d emplois faiblement qualifiés (à la marge), même si les impacts sont encore relativement faibles. Ce regain d attractivité laisse présager une diversification du profil des habitants. Les interventions devront toutefois veiller à permettre aux ménages les plus modestes de continuer à résider dans ce secteur. Les projets immobiliers publics et privés : - ce territoire connaît une attractivité nouvelle pour la promotion immobilière, qui se traduit par une augmentation significative des programmes d habitat ; - les logements en attente de réalisation dans les trois prochaines années sont trois fois plus nombreux que ceux livrés depuis cinq ans dans le secteur ; - l accélération de la réalisation de programmes de logements, notamment sociaux (près de la moitié des logements programmés), poursuit cette amélioration des conditions d habitat (reconquête de locaux vacants, offre nouvelle de logements décents). 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0 SECTEUR OPÉRATIONNEL TOTAL CUCS MARSEILLE BOUCHES DU RHÔNE Allocataire sans enfant... dont isolés Source : Fichier FIC 2006 à l'iris, CAF 13 Profil familial des allocataires CAF Allocataires avec enfants... dont monoparentaux... dont familles nombreuses Part des enfants dans la population couverte... dont enfants en bas âge 31

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33 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai fait partie des trois principaux secteurs d activité du CUCS. Il présente une très forte densité d emplois : 40 emplois à l hectare contre 23 pour Marseille. En parallèle, la pression de la population active, très nombreuse, sur l emploi est très forte dans ce secteur opérationnel. Avec des établissements et des emplois diversifiés, ce secteur se caractérise par la présence d un tissu très dense de petits établissements en particulier des commerces. Ceci se traduit notamment par un poids supérieur à la moyenne d indépendants (12%). Alors que le commerce représente un poids important parmi les emplois, les services sont faiblement représentés. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE UN SECTEUR OPÉRATIONNEL AU CŒUR DE L EMPLOI De nombreux emplois mais une structure économique peu «efficace» Le secteur opérationnel se caractérise par une dominante résidentielle. Celle-ci se traduit à travers la structure de l emploi : - l offre d emplois peu qualifiés est importante mais précaire (manutention, commerce, café-restauration, BTP ). Celle-ci semble toutefois insuffisante face au poids de la population active faiblement qualifiée ; - malgré la présence de grandes entreprises, le tissu économique du secteur s appuie essentiellement sur des établissements sans employé (68% des établissements). La part d entreprises individuelles est supérieure à la moyenne ainsi que le poids des salariés travaillant dans ce type de structures (8%). Cette situation tend à traduire une certaine dynamique entrepreneuriale ; - douze établissements comptent plus de 100 salariés dont trois sont publics (2 239 emplois soit 22% des emplois du secteur pour 0.5% des établissements). Ce secteur opérationnel accuse un manque d emplois. Le marché du travail fonctionne en lien étroit avec celui du centre-ville (mobilités vers l emploi entrantes et sortantes) et ceux de La Cabucelle-St Louis-La Viste et Bon Secours-St Joseph-La Delorme (mobilités à dominante sortante) La proximité des principales zones d emploi de la commune (centre-ville, zones d activités de l arrière port) est un atout majeur pour ce secteur. Des actifs faiblement qualifiés Les actifs sans qualification présents dans ce secteur sont très nombreux : - le poids des ouvriers parmi la population active est élevé. Ils représentent 43% des salariés et 29% des demandeurs d emploi. Ces derniers, qu ils soient en activité ou non, sont pour la moitié d entre eux sans qualification ; - les employés représentent 38% des salariés et 64% des demandeurs d emploi en Ces derniers sont, pour une part supérieure à la moyenne, non qualifiés (47% des employés) ; - en parallèle, la structure de la population active (salariés et demandeurs d emploi) se caractérise éga- SOURCES :. Demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris Établissements et emplois : source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif) à l'iris Établissements et estimation de l emploi (géolocalisés) : Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée ( L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LA PRÉCARITÉ LES FLUX 33

34 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI lement par un taux d étrangers élevé (25% des salariés). Celui des femmes est très faible ; - ce secteur opérationnel est avant tout, pour une grande partie des actifs un lieu de résidence. La population active se caractérise par une surreprésentation des travailleurs faiblement qualifiés. Ils connaissent des difficultés d accès à un emploi stable. Ainsi, parmi les demandeurs d emploi, la part de ceux immédiatement disponibles est particulièrement importante au regard des autres secteurs (70%). Sans qualification, leurs expériences professionnelles notamment dans les domaines logistiques et industriels en font des actifs importants dans la structure économique locale. Ils forment une main d œuvre abondante dont la présence est un atout pour les filières implantées localement. Un creusement des écarts entre profil des actifs et emplois localisés Alors que le poids des actifs peu qualifiés est très élevé, ce secteur a été caractérisé par une tendance à la désindustrialisation et au recul des emplois peu qualifiés : LA POPULATION ACTIVE EN CHIFFRES salariés en soit 5% des salariés de Marseille - soit 10% des salariés du CUCS demandeurs d emploi en % des demandeurs d emploi de Marseille (14% des demandeurs d emploi du CUCS) 12 % des demandeurs d emploi sont âgés de moins de 25 ans (Marseille : 14% ; CUCS : 14%) 41 % de demandeurs d emploi sans qualification en 2005 (Marseille : 24% ; CUCS : 31%) 32 % de demandeurs d emploi de plus de 1 an (Marseille : 35% ; CUCS : 34%) - le domaine industriel pour lequel les établissements sont pourvoyeurs d emplois (6 emplois par établissement) connaît une désindustrialisation accompagnée d une diminution du poids des activités fortement pourvoyeuses de main d œuvre, - l organisation du tissu commercial tend vers une rationalisation... Cette situation se répercute sous forme d une modification de la flexibilité des modalités d embauche de la main d œuvre. Son caractère informel qui assure la subsistance de nombreux habitants du secteur s estompe ; - les orientations vers une croissance des emplois du tertiaire supérieur apparaissent encore limitées. Ces activités sont très peu représentées dans le secteur (19% des salariés résidants contre en moyenne 27% dans le CUCS) et, au regard du manque de qualité du bâti et des caractéristiques socio-urbaines, ne favorisent pas dans l immédiat l installation d actifs qualifiés dans le secteur (difficulté de générer une attractivité résidentielle pour ces actifs). La structure de l emploi de ce secteur opérationnel a progressivement évolué. Ce mouvement, qui se poursuit, tend à éloigner de l emploi de plus en plus d actifs. UNE STRUCTURE DE L EMPLOI EN MUTATION La forme urbaine dense et constituée autour de noyaux villageois a un impact majeur sur la structure de l emploi dans ce secteur. Ainsi, le commerce et les activités de proximité apparaissent dominantes. L économie résidentielle, un domaine d emploi prégnant : - le poids des emplois de proximité est majeur. Ce constat est lié à la morphologie urbaine dense présentant plusieurs centralités commerciales (Boulevard National, rue Belle de Mai, avenue Salengro, avenue Camille Pelletan, place Cadenat) ; - ces emplois représentent ¼ des emplois du secteur (dont 12% des emplois correspond au commerce 34

35 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI LES ÉTABLISSEMENTS EN CHIFFRES établissements en dont 61% sans salarié (Marseille : 62% ; CUCS : 60%) - soit 4% des établissements de la commune (9% des établissements du CUCS) de détail et 2% aux emplois de restauration-caféhôtellerie) ; - les établissements de proximité sont nombreux mais ils apparaissent peu générateurs d emplois (taille moyenne de ces établissements de 3 emplois, près des ¾ ne comptent aucun salarié) ; - le secteur de l avenue Camille Pelletan forme une centralité de l économie informelle dont le rôle dans l emploi des actifs du secteur est majeur ; - ces emplois concernent plus de 1/3 des salariés. Le poids des salariés exerçant une activité dans le domaine de la restauration-café-hôtellerie est largement supérieure à la moyenne (14% des salariés contre 9% en moyenne). Cette surreprésentation est également visible parmi les demandeurs d emploi. La qualité de l offre commerciale, essentiellement destinée à la proximité, a connu une forte baisse ces dix dernières années. La structure commerciale de ce secteur d activité connaît de grandes mutations. Les emplois de commerce ont quasiment doublés entre 1999 et 2005 alors que le nombre d établissements tend à la baisse. Les activités tertiaires et les services à la population sont dominants : - 62% des emplois du secteur opérationnel correspondent au domaine des services ; - cette situation est à associer au poids remarquable du domaine public et associatif dans ce secteur opérationnel ; - parmi les services, le poids de l éducation est supérieur à la moyenne du CUCS. Cette activité représente 12% des emplois (dont 1/3 lié à l université) ; - le quartier St Lazare représente un pôle de concentration d emplois de services avec une dominante «administrative» (bailleur social, PTT, enseignement) ; - les services aux particuliers sont également plus représentés qu en moyenne dans le CUCS (7% contre 5% en moyenne) et en forte croissance. Les services à la personne et à la collectivité sont l activité la plus représentée parmi les demandeurs d emploi. Ils représentent un faible poids parmi les salariés résidants Ces emplois progressent fortement ; - les services aux entreprises (services opérationnels, conseils et assistance, recherche et développement) sont très peu développés dans ce secteur opérationnel notamment par manque de diversité des activités pour ces établissements qui s installent à proximité de leurs marchés (9% des emplois contre en moyenne 24% à l échelle du CUCS) ; - en parallèle, le secteur connaît depuis quelques années une croissance des emplois culturels notamment des technologies de l information et de la communication qui représentent 6% des emplois en Ils se développent notamment à proximité de la Friche de la Belle de Mai et de l ancienne maternité. Ces formes innovantes de métiers de la culture favorisent l implantation d autres établissements (notamment restauration). Le théâtre Axel Toursky impulse également des créations de compagnies et d associations à proximité. Le poids important du secteur public a préservé une partie des emplois du secteur. En parallèle, la progression des emplois concerne des activités à caractère conjoncturel (services à la personne, immobilier, BTP). Les activités liées au port, un générateur d emplois pour les actifs du secteur Les activités induites par le port forment un vivier majeur d emplois. Bien que ces activités demeurent restreintes dans le secteur opérationnel, elles occupent de nombreux actifs y résidant : 35

36 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI - la logistique représente 7% des emplois et 8% des salariés. Cette activité est principalement localisée à l ouest du secteur opérationnel et fonctionne en lien étroit avec le port. Le poids des demandeurs d emploi orientés vers les métiers des transports et de la logistique est important ; - le commerce de gros est également un important employeur dans le secteur. Il représente 7% des emplois et 5% des salariés résidants. Cette activité est, comme la précédente regroupée sur la partie ouest du secteur (plus de la moitié des emplois de commerce de gros). Ces emplois tendent à la baisse ; - le poids des activités industrielles est inférieur à la moyenne du CUCS (6% des emplois). Il est en baisse du fait de la fermeture d établissements majeurs. Parmi ces activités les tendances évolutives du domaine de l agro-alimentaire ont un impact majeur. Celui-ci représente 1/3 des emplois industriels et impacte également les emplois du commerce de gros. Ces activités connaissent une stagnation des emplois voire tendent à la baisse (activités de production). UN SECTEUR AU CŒUR DES STRUCTURES D ACCOMPAGNEMENT VERS L EMPLOI Un secteur qui se caractérise par le nombre particulièrement élevé de populations susceptibles d être accompagnées vers l emploi ou dans des parcours d insertion (16% des bénéficiaires de minima sociaux du CUCS et 14% des demandeurs d emploi du CUCS, soit demandeurs d emploi). En outre, le taux de demandeurs d emploi immédiatement disponibles est particulièrement élevé (catégories 1, 2, 3). Répartition des établissements et des emplois par secteur d'activités en 2005 (Sources : données issues de la source SIREN géolocalisée) 36

37 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI Ces populations cumulent de nombreuses difficultés nécessitant des réseaux d acteurs particulièrement développés, un partenariat fort et des compétences spécifiques. LE PUBLIC ACCOMPAGNÉ VERS L EMPLOI, DES PROBLÉMATIQUES MULTIPLES Les problématiques sont en particulier liées au profil de ces demandeurs : - un poids très important de premières entrées sur le marché du travail (12% des demandeurs d emploi). Cette catégorie se compose de jeunes et en grande partie de primo arrivants ; - une part très élevée des demandeurs d emploi sans qualification (41%). Ils représentent 19% des demandeurs d emploi sans qualification du CUCS ; - un taux très faible de femmes parmi les demandeurs d emploi (38%) et les salariés (40%) alors qu elles sont plus nombreuses que les hommes dans le secteur opérationnel et que leur part progresse. Ceci tend à traduire des freins à l emploi pour ce public (manque de qualification, carence de structure petite enfance...). Le retour à l emploi nécessite pour une part importante de ces demandeurs, une étape de qualification. Face à ces différents publics, le secteur opérationnel Saint Lazare-Saint Mauront-La Belle de Mai regroupe une offre d accompagnement composée de : - un pôle emploi situé à la Belle de Mai, spécialisé dans les domaines : des transports et de la Logistique, activités pour lesquelles ce secteur opérationnel s inscrit dans un large bassin d emplois. Cette spécialisation peut potentiellement drainer un poids important de demandeurs d emploi résidant à proximité du secteur Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai. En effet, elle est sur-représentée dans les secteurs opérationnels Saint Louis-La Viste et Saint Joseph-La Delorme ainsi que les emplois ; de la mécanique avec un poids supérieur à la LES EMPLOIS EN CHIFFRES emplois localisés en soit 3% des emplois de la commune (8% des emplois du CUCS) % / an d emplois entre 1999 et ,6 (Marseille : +1%/an ; CUCS : +1,3%/an) 62 % d emplois de service (Marseille : 70% ; CUCS : 63%) % d emplois industriels 6 (Marseille : 6%; CUCS : 8% ) 18 % d emplois de commerce (Marseille :13% ; CUCS :16%) 7 % d emplois du BTP (Marseille : 5%; CUCS : 7% ) moyenne de ces emplois dans le secteur de Saint Louis-La Viste ; de l administration publique générale avec une concentration des emplois dans le centre ville et le quartier Saint Lazare ; - de plusieurs pôles emploi situés à proximité et d une antenne Assedic (centre ville) ; - en parallèle, plusieurs services d accompagnement spécialisé du réseau ANPE sont présents à proximité notamment la plate forme des vocations dans le II e arrondissement qui permet d orienter vers des filières et de qualifier les demandeurs d emploi et la plate forme insertion dans le I er ) ; - à noter la spécialisation spectacle localisée dans le pôle emploi de la Joliette et qui concerne également une partie des actifs du secteur opérationnel. L accompagnement vers l emploi est relativement peu développé. Cette structuration de l accompagnement vers l emploi tend à engendrer un report vers l extérieur du secteur opérationnel des demandeurs d emploi. Toutefois, la plupart des demandeurs d emploi sont très éloignés du marché du travail et nécessitent un accompagnement renforcé largement plus représenté dans le secteur opérationnel. 37

38 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI L INSERTION DES PLUS ÉLOIGNÉS DE L EMPLOI Ce secteur joue un rôle d accueil pour les primo-arrivants. Le poids des étrangers y est supérieur à celui constaté en moyenne dans le CUCS (21% des demandeurs d emploi, soit demandeurs). Une approche spécifique de cette problématique est développée par les acteurs de l insertion de ce secteur : - le secteur opérationnel compte deux organismes conventionnés par le pôle 13 et le PLIE orientés vers l insertion et l accompagnement à l emploi des publics qui en sont éloignés (RMIstes, parents isolés, majeurs sans emploi stable depuis plus de 2 ans, primo demandeurs avec un niveau inférieur au bac) avec l objectif de les conduire vers l emploi ou la formation ; Les structures d accompagnement à l emploi, réseau primaire (Sources : MDE-Agam 2008) 38

39 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI - cinq lieux d accueil et de suivi des bénéficiaires du RMI dans le cadre du contrat d orientation œuvrent dans le secteur. Ils interviennent en direction de l insertion sociale et de l emploi pour les publics défavorisés. Ils développent notamment des actions en lien avec l ANPE concernant le public en difficulté linguistique. Ces points d accueils sont relativement complémentaires au regard du public qu ils accueillent (immigrés, accueil d urgence...) mais également dans leurs actions (insertion professionnelle, logement, urgence etc.). Parmi ces structures, deux sont agrées par le PLIE centre (dont 1 compte un point d accueil PAPEJ) ; - le réseau secondaire apparaît relativement dense avec trois organismes fléchés comme structures d accueil et d insertion du réseau RMI-Pôle 13 secondaire et trois autres structures d accompagnement à l emploi et d accueil d insertion ; - en lien avec les orientations des activités et la spécificité de la situation des artistes, certains organismes d accompagnement à l emploi mènent des actions spécialisées dans l accueil des artistes (ADAI 13, AAJT). Le réseau des acteurs de l insertion vers l emploi et social est développé dans le secteur. Il développe des actions adaptées aux spécificités des actifs du secteur. La question de l adaptation des modes d accueil et de la réponse aux publics les plus éloignés de l emploi se pose (notamment pour les étrangers sans qualification et ne maitrisant pas la langue). Il peut toutefois être noté la faible présence d interventions favorisant la qualification et facilitant l accès à l emploi pour les femmes. L OFFRE D ACCOMPAGNEMENT À L EMPLOI DES JEUNES Près de 500 jeunes étaient demandeurs d emploi en Leur poids parmi la population active est très élevé. L offre d accompagnement est attachée à deux sortes de publics jeunes : - ceux en capacité d accès à l emploi qui bénéficient des interventions de la mission locale (centre ville) ainsi que des accompagnements spécifiques des ANPE ; - et ceux qui ne sont pas recensées par le biais de l ANPE et sont en totale rupture avec l emploi. Les premiers enjeux sont d orchestrer le repérage de ces jeunes pour les orienter vers l emploi et de structurer un réseau d acteurs autour d eux. Cette action est conduite à travers 4 PAPEJ. Toutefois, les diagnostics montrent que les publics reçus dans le cadre des PAPEJ ne sont pas les plus éloignés de l emploi en termes de formation (1/4 sont de niveau IV) ce qui pose la question de la pertinence du repérage des publics les plus éloignés. Ainsi, dans le secteur, l accueil des jeunes repose principalement sur les centres sociaux qui les hébergent et des crédits partenariaux (politique de la ville-fonds européens) qui nécessitent une assise pérenne. La présence de dispositifs spécifiques pour l insertion des jeunes notamment l accompagnement au montage de projet est un des leviers pour renforcer la relation entre les jeunes et l emploi. LES FORMATIONS PROFESSIONNELLES DES ÉTUDIANTS 1 L offre de formation est relativement peu développée dans le secteur opérationnel au regard des besoins. Toutefois, la proximité du centre-ville et des secteurs de La Viste-St Joseph palie aux carences constatées. En outre la formation professionnelle est en grande partie assumée par les acteurs privés de formation des adultes. Plus de élèves étaient, en 2007, inscrits dans une formation professionnelle : - ces effectifs se répartissent entre trois établissements : trois lycées dont un professionnel. Ce dernier représente 60% des effectifs ; - près de la moitié des effectifs concerne des diplômes de niveau V dont 85% sont des BEP ; - 40% concerne des formations de niveau IV (dont 38% des bacs professionnels) ; - les formations de niveau III représentent 10% des effectifs. 1 Il s agit des établissements de formation initiale des scolaires (CFA, lycées professionnels...). Les organismes de formation professionnelle des adultes ne sont pas intégrés dans le présent paragraphe. 39

40 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI Les niveaux de formation ainsi que les diplômes préparés sont relativement peu diversifiés dans ce secteur opérationnel. Les faibles niveaux de qualification sont dominants ce qui s accorde avec le profil des jeunes. Toutefois, l offre ne permet que marginalement une ascension au sein des niveaux de formation. Des filières diversifiées mais peu au fait des évolutions du tissu économique : - les formations aux métiers industriels représentent un poids également important (15%), ce sont des formations de niveaux V et IV ; - la maintenance automobile regroupe également 15% des effectifs de formation ; Les structures d accompagnement à l emploi des jeunes, réseau primaire (Sources : MDE-Agam 2008) 40

41 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI - les formations dans le domaine des services administratifs et commerciaux sont dominantes (assurance, comptabilité-gestion, secrétariat). Elles représentent plus de la moitié des effectifs et sont présentes dans tous les niveaux de formation ; - au regard du tissu économique de ce secteur opérationnel, la connexion entre l offre de formation et les établissements ou réseaux d établissements n est pas avérée. En outre, la connexion entre cette offre et les spécialisations de l antenne ANPE du secteur pourrait être développée pour mieux cibler les besoins des entreprises et les filières en croissance (logistique par exemple) ; - les taux de réussite aux examens (bac pro, BEP, CAP) des élèves de ces établissements sont inférieurs mais proches de la moyenne, en particulier pour le secteur de la production. Les formations en lien avec le tissu économique du secteur sont davantage situées dans le centre-ville. Elles sont également promues par le tissu économique local (la friche accueille des associations d insertion par l économique qui développent des formations en lien avec les métiers artistiques). LES PERSPECTIVES : DES RÉSEAUX QUI SE STRUCTURENT AUTOUR DE CATALYSEURS D EMPLOIS Dans ce secteur opérationnel, la structure urbaine est étroitement corrélée à celle de l emploi. Les orientations qui sont prises pour modifier l organisation urbaine ont un impact majeur sur le tissu économique. Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai est un secteur en transition entre un tissu historique, désorganisé offrant une part majeure d emplois faiblement qualifiés et une organisation en cours de rationalisation, présentant des emplois plus qualifiés. L enjeu pour les actifs de ce secteur réside dans leur adaptation à ces nouvelles conditions ainsi qu au développement d un tissu d emplois accessibles propre à valoriser le secteur. Accompagner les actifs dans la tertiairisation des emplois : - les emplois tertiaires, jusqu alors en grande partie liés au secteur public ou para-public, occupent un poids croissant au sein du secteur privé. En parallèle, la désindustrialisation en lien avec les évolutions macroéconomiques se poursuit. Très destructrice d emplois, elle génère également une fragilisation du positionnement économique du secteur opérationnel. Les évolutions micro-économiques favorisent dans ce secteur le développement des emplois dans l informatique, la communication et la logistique ; - en parallèle, si une partie des actifs du secteur occupent des emplois hors de ce celui-ci, une autre part d entre eux (en particulier les plus fragiles face à l emploi) occupe les emplois ponctuels et souvent informels très développés dans ce secteur. Ce tissu d activités tend à se restreindre (rationalisation de la structure commerciale, de l occupation du sol ). Ce mouvement pourrait amplifier la mobilité vers l emploi et fragiliser une partie des actifs ; - la structure socioprofessionnelle des actifs du secteur (poids très élevé des ouvriers, faible qualification), n est pas adaptée à ces mutations. L économie informelle est un acteur primordial dans ce secteur. Avec la rationalisation du tissu économique et la désindustrialisation croissante, des solutions d emplois durables pour ces actifs sont à développer. Elles peuvent émerger indirectement de la polarisation des emplois du tertiaire supérieur. Générer des conditions favorables à la création d emplois accessibles aux actifs du secteur Le développement de filières professionnelles et de pôles en lien avec Euroméditerranée et l université pourrait être catalyseur d emplois. Le développement d emplois qualifiés dans ce secteur pourrait s accompagner de celui d emplois nécessitant peu de qualification : 41

42 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI - il s agit d optimiser le potentiel généré par l implantation de nouvelles activités dans le secteur opérationnel notamment en développant la chaine de l emploi (emplois qualifiés accompagné par des emplois annexes faiblement qualifiés et un tissu de services) ; - le développement du pôle universitaire «art» avec plus d un millier d étudiants et près de deux cent chercheurs pourrait être un facteur de développement économique. En effet, le territoire d implantation de ce pôle comptant relativement peu de ressources (restauration, commerces de proximité, services), celles-ci pourraient être développées et ainsi générer des emplois si des conditions favorables à la perméabilité des usages du site et du quartier étaient ménagées ; - en parallèle, le tissu d emplois conjoncturels augmente. Cette situation tend à indiquer une fragilisation de la structure économique du secteur notamment au regard de l environnement économique de ces emplois. Les interventions urbaines programmées pourraient permettre d asseoir et de pérenniser ces activités (soutien de l activité du BTP, développement de nouveaux besoins ) ; - la création de locaux d activité reste relativement restreinte dans le secteur. Toutefois, le développement de structures telles que les hôtels d entreprises (Belle de Mai) sont propres à favoriser de nouvelles dynamiques d emploi. Ce secteur opérationnel pourrait également être adapté à l implantation de centres d appel ; - le tissu économique du secteur est composé majoritairement de petits établissements. Ceux-ci sont essentiellement tournés vers une offre de services de proximité aux habitants ou aux entreprises. Le développement et l ouverture dans le secteur des pôles spécialisés tels que ceux de la Belle de Mai, d Euroméditerranée ou encore de la logistique portuaire peuvent modifier cette structure économique notamment par l arrivée de grands établissements fédérateurs de réseaux économiques. Le développement des activités de la façade portuaire Les activités portuaires constituent un moteur économique offrant de multiples perspectives de création d emplois : - les activités des bassins est du port (Arenc et Terminal Roulier Sud) s inscrivent dans un contexte leur conférant une certaine attractivité. Elles bénéficient d une ARENC FONSCOLOMBES BELLE DE MAI ST LAZARE VILETTE ST MAURONT BELLEVUE NON AFFECTÉ SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET TOTAL CUCS MARSEILLE Poids du bassin dans les emplois du secteur 8% 12% 11% 69% / / / / / Poids du bassin dans les établissements du secteur 6% 38% 36% 19% / / / / / Emplois de service 48% 59% 64% 52% / 62% 69% 63% 70% Emplois de commerce 34% 23% 25% 27% / 18% 18% 16% 13% Emplois de BTP 13% 12% 6% 13% / 7% 3% 7% 5% Emplois de l industrie 6% 7% 4% 8% / 6% 4% 8% 6% Emplois agricoles 0% 0% 0% 0% / 0% 0% 0% 0% Nombre de demandeurs d'emploi (toute catégorie) Nombre de salariés en Part des moins de 25 ans 15% 16% 18% 16% 14% 59% 15% 17% 15% Part des plus de 50 ans 20% 16% 19% 18% 20% 18% 18% 18% 20% Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 42

43 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ACCÈS À L EMPLOI marge de croissance conséquente. Le renforcement du trafic pourrait générer des emplois induits ; - toutefois, les évolutions stratégiques du port confortant le rôle de ce secteur dans l activité de transport de marchandises diverses à petit volume pourraient être contrariées par un redéploiement des activités de logistique (en effet, ces activités pourraient être perçues comme incompatibles avec les objectifs développement durable de l extension d Euroméditerranée) Le positionnement stratégique de ce secteur au sein des activités de logistique pourrait ainsi être annihilé ; - le développement de la filière passager à proximité (J4) pourrait être une opportunité pour les actifs de ce secteur. En effet, ils sont nombreux à rechercher un emploi dans le domaine du tourisme, de l hôtellerie ou encore de la restauration. dans les domaines générateurs d emplois ( technologie de l informatique et de la communication, tourisme, comptabilité, gestion, administration des entreprises et logistique) ; - la pérennisation des dynamiques de création d emplois concernant les activités conjoncturelles (BTP, services à la personne ) nécessite une professionnalisation croissante des actifs ; - le poids des femmes parmi la population active est très faible. Leur qualification et le développement de facteurs favorables à leur employabilité pourraient être des axes d intervention, Ainsi, le déficit de places de crèches est un frein à l investissement des femmes dans la recherche d emplois. Créer des pôles d emplois spécialisés La présence d établissements de notoriété supra communale et la présence de structures adaptées à la création d entreprises (pépinière du pôle média) a développé des effets positifs sur l emploi local. L engagement de nouveaux projets pourrait générer des impacts favorables : - dans le domaine de la santé avec la restructuration de l Hopital Desbieff, rue Peyssonnel (projet de m2) qui favorisera le développement d emplois ; - La réalisation d un hôtel d entreprises boulevard de Paris. Poursuivre les efforts entrepris pour la formation et la qualification des actifs : Le faible niveau de qualification des actifs résidents dans ce secteur sous-tend leur fragilité face à l emploi. Le renforcement des actions de qualification de ces populations est un préalable à l accès à l emploi dans ce secteur : - les modifications de la structure économique du secteur pourraient former le socle d une réflexion sur le redéploiement de l offre de formation des scolaires 43

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45 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES UNE ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE DE NON-CHOIX Ce secteur opérationnel présente principalement une vocation résidentielle. Il tend à s inscrire dans un mécanisme de dévalorisation lié à une double tendance : - d une part, les conditions d habitat spécialisent le profil des ménages s installant dans le secteur ; - d autre part, l environnement urbain favorise le départ des ménages ayant le choix de leur lieu de résidence ce qui aboutit à la précarisation du secteur. Plusieurs interventions récentes visent à interrompre ces mouvements. UNE NETTE TENDANCE À LA SPÉCIALISATION SOCIALE DU PEUPLEMENT DE CE SECTEUR Ce secteur opérationnel connaît une croissance de sa population qui est, pour partie, imputable à l installation de nouveaux ménages. Le profil de ces populations est fortement spécialisé et ne tend pas à se diversifier. Saint Lazare-Saint Mauront-La Belle de Mai se caractérise par une attractivité résidentielle de non-choix. En effet, ce secteur opérationnel est accessible aux ménages les plus précaires qui ne peuvent prétendre à d autres lieux de résidence. Un peuplement présentant une faible mixité socio-économique La population du III e arrondissement a progressé entre 1999 et 2006 de habitants (+0.87% par an). Cette évolution est liée en grande partie au solde naturel et en moindre mesure au solde migratoire. Cette croissance ne se traduit pas par une diversification du profil des habitants : - en 2005, les revenus des ménages demeurent les plus faibles de la commune ; - ils tendent à la baisse depuis plusieurs années ce qui témoigne d une dégradation de l occupation du secteur ; - la CSP la plus représentée dans le secteur (ouvriers, 41% des salariés) se renforce. Ce secteur connaît une attractivité répondant à une logique résidentielle de non-choix. En effet, les habitants ayant le choix tendent à quitter le secteur et seuls les captifs demeurent. Ce mécanisme renforce la spécialisation sociale du secteur Une structure du parc de logements qui participe aux mécanismes de spécialisation sociale Le parc est essentiellement composé de logements locatifs et de petits logements : - en effet, la part des locataires est très élevée (près de 70% des résidences principales sont locatives) et les logements occupés par leur propriétaire sont concentrés dans une faible partie du territoire (partie Est) ; - au regard des faibles prestations offertes par ce parc, les loyers sont inférieurs à ceux moyens de la commune. Cette situation est particulièrement valable pour les types 2 et 3. Les très grands logements sont, quant à eux, rares et très chers ce qui accroît la sélectivité sociodémographique du secteur ; - en parallèle, la part des logements sociaux publics est relativement restreinte au regard de la situation socio-économique des habitants (21% de logements SOURCES : - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), commercialisation des programmes immobiliers de 5 logements et plus, Observatoire Immobilier de Provence (OIP), immobililer de bureaux neufs, Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), observatoire marseilleis de la formation des loyers, INSEE, recensement général de la population à l'iris, Agam, Base équipements INSEE - SIRENE, les établissements à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005 L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LES ÉCHELLES URBAINES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE 45

46 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES sociaux alors que 2/3 des occupants des résidences principales ont en 2005 des revenus inférieurs à 60% des plafonds HLM). Le secteur comprend également un parc social, de fait, très important. Celui public comme celui privé, présentent une surreprésentation des petits logements (1/3 de T1/T2) et une sous représentation des très grands logements (ces derniers sont concentrés dans la partie Nord/Ouest du secteur). Les caractéristiques du parc de logements favorisent la présence de petits ménages (isolés ou couples sans enfant) ainsi que des phénomènes de sur-occupation. La faible diversité des statuts d occupation nuit à l attractivité résidentielle du site. Cette situation accroit la mobilité des ménages ayant le choix de leur lieu de résidence. Elle limite également leur implication dans le secteur (notamment les investissements dans la réhabilitation de leur logement ainsi que dans la vie sociale du secteur). Un bâti de mauvaise qualité, vétuste et souvent mal entretenu Faubourg industriel construit selon des critères de recherche maximale d économie d investissement, ces caractéristiques conservent une influence sur le peuplement du secteur : - le poids des résidences principales construites avant 1948 est élevé (56% des résidences principales en 2005) ; - le secteur a été partiellement concerné par une OPAH (Euroméditerranée), une OAHD (Bellevue) mais, au regard de l importance de la dégradation du bâti, leurs impacts sont restés limités en matière d amélioration de l habitat ; - les conditions ne favorisent pas l entretien et l amélioration des logements : parc majoritairement locatif, loyers relativement faibles, petits logements favorisant une tendance à la sur-occupation... - les prestations résidentielles sont insuffisantes pour générer une attractivité choisie. La qualité médiocre du bâti, son manque d entretien, l environnement urbain, les prestations qui ne sont L ATTRACTIVITÉ EN CHIFFRES 33 hectares à vocation d activité soit 13% du secteur (CUCS : 16%, Marseille : 15%) +18% de taux de création d établissements en 2006 (Marseille :+17%, CUCS : +18%) 325 m 2 de locaux réalisés par an de 1997 à 2007 (CUCS : m2/an, Marseille : m 2 /an) 111 logements réalisés par an de 1997 à 2007 (CUCS : 915 Logements/an, Marseille : logements/an) 40 habitants pour 1 établissement de proximité (com merces de détail, services, postes, banques... ; hors centre-ville). (CUCS : 60 pour 1 établissement, Marseille : 17 pour 1 établissement, hors centre ville) pas optimales et la faiblesse des loyers limitent la rentabilité locative du parc et favorisent les mécanismes spéculatifs. Le niveau de dégradation des logements impose la multiplication d interventions curatives lourdes telles que les procédures de RHI en cours. Des facteurs de nivellement de la qualité de l habitat insuffisamment présents Le secteur opérationnel est composé essentiellement d un «parc locatif social de fait» c est à dire de logements en mauvais état occupés par des ménages précaires. Les conditions pour limiter la présence d une telle offre ne sont pas réunies : - le renouvellement du parc des résidences principales est restreint. Peu de logements neufs sont mis sur le marché dans le secteur (200 logements depuis 2000). Leur faible effectif et leur typologie- cette offre nouvelle se compose essentiellement de petits logements- ne permettent pas réellement de diversifier le parc. Toutefois, ils présentent de meilleures prestations (parking, qualité technique, taille des logements supérieurs à la moyenne) ; 46

47 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Programmes locatifs sociaux et copropriétés de plus de 100 logements 47

48 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - les efforts de réhabilitation du parc de logements ont longtemps été insuffisants et inadaptés (propriétaires impécunieux, investisseurs peu soucieux de leur patrimoine ) ; - en parallèle, le renforcement de l offre locative sociale est propre à niveler la qualité de l offre. Le nombre de logements sociaux en attente de réalisation dans les trois prochaines années est estimé à 500 (1/3 des logements programmés). Ils répondent à des financements propres à générer de la mixité sociale. Tout comme pour l amélioration de la qualité du bâti, une intervention publique massive est nécessaire pour rationnaliser le marché locatif et produire des conditions de vie décentes. En effet, la part de la demande de logements à bas prix est très élevée et l initiative privée est restreinte et ponctuelle. En outre, le III e arrondissement a une image largement stygmatisée. UN SECTEUR AU POTENTIEL MUTABLE IMPORTANT Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai regroupe de nombreux atouts mais ne bénéficie pas d un contexte urbain favorable. Des atouts nombreux Ce secteur opérationnel connaît une attractivité d usage lié à sa localisation ainsi qu aux fonctions qu il regroupe : - si majoritairement la trame urbaine ne présente pas de lieu de référence ni de limites spatiales entre activités et habitat, certaines parties offrent toutefois une structure traditionnelle génératrice de repères positifs (noyaux villageois constitués notamment celui de la Belle de Mai avec un bâti traditionnel générant des signes résidentiels positifs : place du marché, église, école) ; - la proximité du centre-ville et des fonctions urbaines (commerces, services, transports en commun etc.) dans la plupart des quartiers du secteur est également remarquable ; - le tissu associatif dense et très dynamique joue un Permis de construire autorisés et logements réalisés rôle d intégration et contribue à la vie sociale du secteur notamment par le développement de nombreuses activités culturelles et par la promotion de la vie locale ; - la présence de nombreux services administratifs, commerciaux et techniques ainsi que d emplois lui confère une attractivité d usage pour des personnes n y résidant pas ; - l offre commerciale est également attractive et se caractérise par une zone de chalandise supérieure à l arrondissement (en particulier pour les marchés) tout en formant une offre de proximité dense. Les atouts de ce secteur sont nombreux mais en partie annihilés par sa réputation négative ainsi que par des nuisances et dysfonctionnements majeurs. mais un environnement urbain délaissé : - la trame viaire se caractérise par l absence de lisibilité, de continuité des parcours avec des rues et des espaces publics qui ne sont pas attractifs, voire générateurs d insécurité (voies sans issues, cheminements étroits, invasion de l automobile dans l espace piéton...) ; 48

49 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - ce secteur se caractérise également par l absence d espaces publics structurants. La présence de quelques squares ne compense pas l impression générale d espaces publics apparaissant comme des délaissés ; - la végétalisation du secteur est minimale avec 2% d espaces verts. Ceux-ci sont morcelés et peu visibles ; - des coupures urbaines génératrices de nuisances limitent la qualité de vie sur une grande partie du territoire (autoroute, chemin de fer ). Ces caractéristiques ternissent l image du secteur opérationnel. De plus elles complexifient la gestion urbaine et les effets positifs des interventions. En outre, le secteur opérationnel manque d espaces verts et d espaces publics. La réalisation d un réseau de petits squares pourrait contribuer à améliorer la qualité de vie et l attractivité du secteur. Des équipements de proximité «dépassés» Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai compte un nombre de pôles d équipements et de services élevé mais inadapté et présentant des carences : - Les équipements sont, pour partie, sous-dimensionnés et nécessitent des réhabilitations. Les locaux ne sont pas toujours adaptés au niveau de fréquentation (locaux anciens dont la configuration est contraignante) ; - au regard de la densité du secteur, il connaît une carence en équipements sportifs, en espaces verts ou en squares, et en équipements d animation et de loisirs, insuffisants. Les espaces publics sont envahis par les véhicules, ils sont également sales et laissent une impression négative. Les déplacements piétons, importants dans le secteur, sont difficiles ; - en outre, les équipements scolaires manquent de mixité sociale. Cela se traduit par un regroupement des élèves du premier degré en zone d éducation prioritaire (81% des élèves fréquentant un établissement du premier degré situé en ZEP sont orientés vers des collèges labellisés ambition réussite) ; - en parallèle, l offre éducative privée est relativement restreinte et engendre un report vers d autres arrondissements. Elle représente 10% des effectifs du premier degré (5 écoles) et 2 collèges dans le secteur (dont un classé ambition réussite) ; - ce secteur opérationnel est également déficitaire en places dans les équipements de petite enfance. Les équipements de proximité apportent une réponse ciblée au profil des occupants du secteur opérationnel. Leur niveau est toutefois insuffisant face aux besoins de la population et ne favorise pas la mixité sociale. UNE ATTRACTIVITÉ POUR LES INVESTISSEURS Cette attractivité reste limitée. Elle repose sur les atouts urbains de ce secteur (proximité du centre-ville, présence universitaire, rendement locatif favorable ) ainsi que sur la programmation d interventions publiques. Des marchés immobiliers largement tenus par de petits propriétaires investisseurs L activité des marchés immobiliers est relativement restreinte dans ce secteur opérationnel, en particulier pour les personnes souhaitant occuper leur logement. En effet, les transactions sont essentiellement motivées par l investissement : - 8% des logements ont changé de propriétaire entre 2001 et 2005 contre en moyenne 10% dans les autres secteurs opérationnels ; - le marché concerne essentiellement des petits propriétaires investisseurs n habitant pas la commune ainsi que des investisseurs de proximité (la part des acquéreurs destinant leur logement à la location est supérieure à ¾ des transactions) ; - les prix de vente sont largement inférieurs à la moyenne (pour les logements anciens comme pour les logements neufs). Ce sont les logements parmi les moins chers de la commune (prix inférieurs de 1/3 de la médiane communale). Classé en grande partie en périmètre de Zone d Aménagement Différé depuis 2006, ce mécanisme notamment voué à lutter contre la spéculation générée par l annonce de la réalisation d un projet urbain, limite l évolution 49

50 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES des prix et le volume de transactions. La faiblesse des prix de vente dans ce secteur est attractive pour les investisseurs mais elle s accompagne de loyers relativement inférieurs à la moyenne donc d un investissement minimal dans l amélioration du bâti pour garantir une bonne rentabilité locative. Des facteurs favorables au développement de la promotion immobilière Longtemps exclu des dynamiques immobilières ce secteur connaît un regain d attractivité malgré les difficultés qu il présente pour la promotion : - la présence d un foncier densément bâti est longtemps restée un frein à la promotion immobilière (plus de 40 logements à l hectare contre en moyenne 23 à Marseille) ; - le montage des programmes apparaît plus complexe est soumis à de nombreuses contraintes. Toutefois les zonages du POS permettent une forte densification des parcelles. Ainsi, les programmes réalisés comptent davantage de logements qu en moyenne dans les autres secteurs opérationnels ou dans le reste de la commune (près de 50 logements contre une moyenne communale de 38) ; - la consommation d une grande partie des réserves foncières de la commune et la croissance des coûts du foncier génèrent un regain d attractivité pour ce territoire. En effet, il présente un potentiel mutable important. Les tensions des marchés immobiliers ont généré un report vers ce secteur opérationnel. En outre, l intervention publique programmée, massive dans le secteur, forme un levier majeur. Des activités de promotion, impulsées par l intervention publique, en croissance Ces quinze dernières années, la livraison de programmes immobiliers neufs a été ponctuelle et relativement limitée dans le secteur. Le dynamisme immobilier connaît un regain récent corrélativement à l intensification des interventions publiques : - en moyenne deux programmes de logements neufs ont été réalisés ces quinze dernières années soit une centaine de logements par an. ¼ est situé dans des zones d intervention publique (soit 4% des logements livrés dans la commune sur la période) ; - la montée en puissance progressive de ces interventions se traduit par leur poids croissant dans la programmation immobilière. Plus de 80% des programmes en attente de réalisation sont situés dans un périmètre opérationnel ; - 30 programmes sont en attente de réalisation pour les cinq prochaines années soit davantage de logements que ceux produit ces quinze dernières années. Ils se répartissent en trois pôles : le périmètre d Euroméditerranée (en particulier dans le quartier de St Mauront) ; le secteur des facultés, à proximité du boulevard national, est attractif pour la promotion immobilière (ZAC Saint Charles) ; autour du noyau villageois de la Belle de Mai. La promotion dans ce secteur opérationnel qui présentait un aspect largement conjoncturel voit son volume se massifier par le biais des interventions publiques. Mais, elle doit être analysée avec précaution au regard des dernières évolutions du contexte immobilier. En effet, le secteur pourrait compter parmi ceux où les abandons de programmes seront les plus nombreux. UNE ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE STRUCTURELLE Saint Lazare-Saint Mauront-belle de Mai se caractérise par une fonction résidentielle dominante mais qui n est pas répartie de façon homogène. La plupart du secteur opérationnel est occupée par un bâti dense à vocation résidentielle. Il contraint les domaines d activités susceptibles de s implanter. En parallèle, les franges du territoire permettent davantage le développement d établissements nécessitant des locaux spécifiques. Parmi ce pourtour, la façade Ouest du secteur, est dédiée à l activité et plus particulièrement à la logistique portuaire. Elle s inscrit dans des dynamiques économiques globales génératrices d attractivité. 50

51 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES PLUSIEURS FACTEURS D ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Ce secteur opérationnel et ses franges apparaissent attractifs pour trois activités : - les activités liées à la présence du port et plus largement de la logistique ; - le commerce de détail spécialisé ; - les établissements du domaine de la culture. Plusieurs facteurs génèrent cette situation : La présence de zones dédiées à l activité Le foncier qualifié comme étant à vocation d activité correspond aux zones inscrites au POS comme réservées à la réalisation de locaux à usage d activités : - 23 hectares ont exclusivement une vocation d activité (3% du zonage activité du CUCS, 9% de la surface du secteur opérationnel) ; - ces zonages correspondent à des implantations en tissu central (UEh) ou en bordure d infrastructure (UEh1) autorisant une hauteur plus importante ; - ils s inscrivent en continuité avec celles du sud du secteur des Crottes et du quartier Bon Secours. Ils sont faiblement occupés par de l habitat et plus largement par des activités. D autre part la présence de pôles spécialisés favorise la création d établissements : - la pépinière d entreprises de la Belle de Mai offre des conditions favorables pour l implantation d entreprises dont le projet est centrée sur l Audiovisuel, le Multimédia et la Culture ; - La Friche de la Belle de Mai forme également un catalyseur d entreprises. Elle accueille et aide les jeunes créateurs de 54 entreprises (en 2008). Elle assure l hébergement, l accompagnement ainsi qu un panel de services aux nouveaux entrepreneurs dans des locaux adaptés. Ce secteur opérationnel apparaît relativement exclusif pour l implantation d activités (densité d habitat élevée, locaux inadaptés ). La présence de secteurs dédiés à l activité permet de limiter la compétition entre habitat et économie qui apparaît contre productive pour le développement économique du secteur. Elle permet également de créer des espaces adaptés aux activités économiques. L accompagnement des créateurs d entreprises par le biais de la pépinière optimise la réussite des entreprises nouvellement créées et permet ainsi de développer le réseau d établissements spécialisés. Une localisation favorable et une inscription dans des réseaux économiques métropolitains La situation géographique de ce secteur opérationnel est un facteur majeur de son attractivité : - la présence d une façade portuaire à proximité est attractive pour les établissements de logistique ; - le secteur s inscrit dans les réseaux de la logistique urbano-portuaire à l échelle communale ; - en outre, il compte une abondante main d œuvre peu qualifiée et disponible ; - la Friche de la Belle de Mai représente un pôle spécialisé de notoriété nationale qui s inscrit dans des réseaux dynamiques et innovants ; - la situation entre le port, les principaux marchés de consommation (centre ville) et la zone industrielle nord (Le Canet, La Delorme)est également un atout pour ce secteur. L attractivité économique de ce secteur opérationnel est largement la résultante de sa situation portuaire ainsi que de sa proximité des centralités. Une structure commerciale réactive et adaptée à son environnement La forte densité d habitat dans ce secteur sous-tend la présence d une population importante. Celle-ci connaît des besoins spécifiques auxquels la structure commerciale répond parfaitement. Cette situation confère : - une attractivité commerciale de proximité (arrondissement) pour certains quartiers (place Cadenat, boulevard national) ; 51

52 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - la présence de commerces spécialisés à destination des migrants génère également un rôle de centralité commerciale orientée vers les quartiers nord ainsi qu une partie du centre-ville (secteur Pelletan). Cette offre, bas de gamme, répond aux besoins des habitants précaires du secteur. Elle présente une rentabilité importante mais qui n est pas corrélée à une amélioration de la qualité de la structure commerciale ; - d autre part, ce tissu commercial présente une grande adaptabilité (mutation très rapide des activités et captage de clientèles par le développement de niches commerciales de proximité). Ce secteur présente une étroite adaptation de sa structure commerciale aux besoins et aux modes de consommation de ses habitants. Il forme également une centralité de l économie informelle. Quatre freins à l attractivité économique : Malgré ces facteurs d attractivité, la forte densité de ce secteur opérationnel et son organisation urbaine génèrent un certains nombre de limites : - la lisibilité des entreprises dans ce tissu urbain apparaît médiocre ; - la trame viaire est complexe et peu adaptée au passage de poids lourds. Les difficultés de circulation au sein de ce secteur et pour le traverser sont récurrentes ; - ce facteur est accompagné par une carence de services annexes aux entreprises ; - la création de locaux à usage d activité est très restreinte. Le secteur Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai connaît de grandes mutations et des projets urbains qui tendent à limiter l impact de ces freins. LES SOUS-SECTEURS PRÉSENTANT UNE ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE L attractivité économique de ce secteur opérationnel apparaît importante pour les activités précédemment identifiées. Elle se traduit en particulier par : - un taux de création d établissements de 18% (supérieur à la moyenne) mais une faible croissance des emplois (+0.6% par an entre 1999 et 2005) ; - un taux de transfert d établissements de 18% en 2005 ; - un turn-over très important des établissements en particulier des commerces. Les pôles commerciaux L activité commerciale du secteur opérationnel draine des populations de l extérieur du secteur et se compose de micro centralités. Le nord est du secteur opérationnel connaît un fort dynamisme commercial (abords du boulevard de Plombière) : - le taux de création et de transfert d établissements notamment de commerces est élevé dans ce secteur (17% en 2005) ; - il est soutenu par la création de surfaces commerciales notamment le long du boulevard de Plombière. Le sud du boulevard national : - le taux de création d établissements est de 18% en 2005 ; - cet axe se caractérise par la présence de commerces attractifs pour leurs prix et se caractérisent par un turn-over important. L avenue Camille Pelletan et la porte d Aix sont un territoire en connexion directe avec la trame commerciale du Nord du centre-ville : - l offre commerciale de ce quartier est la résultante de la diminution du commerce dans la partie Nord de Belsunce. Elle se traduit par un accroissement de la concentration d offres commerciales bas de gamme et forme une centralité pour l économie informelle marseillaise ; - cette structure commerciale de mauvaise qualité connaît des mutations qui pourraient la rapprocher de la structure commerciale du centre ville. En parallèle, le fort délitement de la trame résidentielle et économique le long de l autoroute (Kléber, Pottier) se poursuit. 52

53 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Ce secteur connaît une forte croissance des commerces et cafés-restaurants-hôtels ainsi qu un accroissement de la spécialisation des commerces (équipements de la maison et de la personne au détriment des commerces alimentaires). La façade ouest du secteur opérationnel, un territoire charnière des activités du port Le boulevard de Briançon, le môle et la gare d Arenc ainsi que l ilot Peysonnel forment un pôle majeur en matière de logistique. Il s inscrit dans le réseau de la logistique portuaire en articulation avec l approvisionnement urbain. Il repose en grande partie sur l organisation ferroviaire Mourepiane-Arenc-Le Canet et en particulier sur la fonction de triage de la gare d Arenc : - ce territoire représente 20% des établissements créés dans le secteur opérationnel (71 établissements créés en 2005 dont 11% appartiennent au domaine des transports) soit un taux de création de 16% ; - toutefois, ce secteur créé des établissements mais pas d emploi ; - il s inscrit dans un contexte économique dont le potentiel de croissance est élevé. Or, celle-ci est freinée par un manque de locaux adaptés. Les surfaces d activité créées dans ce secteur ne s orientent pas vers ce type d activité ; - l évolution de ce territoire est tributaire de conditions macro-économiques mais également de projets majeurs, situés hors du secteur opérationnel, et en cours d arbitrage. L attractivité de la façade portuaire s appuie sur un réseau d établissements dont le fonctionnement forme un maillon essentiel de la logistique portuaire. Au sein du périmètre Euroméditerranée, ce site forme l articulation entre le transport de marchandises et le transport de passagers matérialisé par le terminal fret et passagers CNM. Il connaît des enjeux de restructuration urbaine et de mutation du dispositif ferroviaire actuel.. ZUS CENTRE NORD Eléments extraits du document présenté au comité technique partenarial du 21 mai 2008 Le projet vise à la réalisation pour les cinq années à venir de logements dans le ZUS de Saint Mauront (programme Docks Libres inclus) parmi lesquels : - 70% de logements locatifs dont 32% de logements sociaux - 16% en accession sociale ou à couts maitrisés Parmi ces logements, 377 ont un permis déposé et autorisé (22%) L acquisition, par des bailleurs sociaux, de 90 logements situés dans la copropriété Parc Bellevue est également programmée en parallèle de la poursuite du plan de Sauvegarde Les centralités universitaires et culturelles Les quartiers Saint Lazare et Belle de Mai regroupent des pôles dont l attractivité est nationale. Ils revêtent deux natures d acteurs économiques : les établissements et les publics fréquentant ces pôles. Le secteur opérationnel compte une forte concentration d activités culturelles à dimension métropolitaine et nationale (quatre théâtres). Le secteur est attractif pour les établissements culturels, du fait du foncier peu cher et de la présence d acteurs de visibilité nationale : - la culture forme un levier de développement et d attractivité pour ce secteur ; - le théâtre Axel Toursky connaît un rayonnement national. Il catalyse le développement d un réseau de compagnies et d activités artistiques ; - la Friche de la Belle de Mai est reconnue nationalement et internationalement pour ses manifestations. ce pôle culturel majeur regroupe tous les métiers de l audiovisuel, et favorise le croisement des partenaires et le développement de réseaux ; - le secteur connaît depuis quelques années un développement des emplois culturels notamment des technologies de l information et de la communica- 53

54 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES tion qui représentent 6% des emplois en Des formes innovantes d activités de la culture se développent à proximité de la Friche de la Belle de Mai et de l ancienne maternité. A proximité, mais en faible interaction, la faculté Saint Charles est également un générateur d attractivité nationale : - ce site regroupe étudiants (en 2007/2008) autour des spécialités sciences et technologies, sciences de l information et de la communication, sciences humaines et sociales, lettre, langues et civilisations. Il se caractérise par une progression récente des effectifs qui s inscrit en opposition avec la tendance mesurée au niveau de l Académie et des autres pôles ; - il favorise l implantation d autres établissements (notamment restauration). Répartis en pôles distincts, l université et les établissements culturels sont caractérisés par des enjeux de mise en relation. En effet, des projets visent à développer l enseignement et la recherche dans l ancienne maternité de la Belle de Mai et de renforcer les liaisons entre ce pôle et le site universitaire de Saint Charles. LES INTERVENTIONS EN COURS ET LEURS IMPACTS SUR L ATTRACTIVITÉ DU SECTEUR Ce secteur opérationnel voit d importantes mutations s enclencher. Emanant de dynamiques macro et micro, elles concernent principalement les conditions d habitat, l accueil des entreprises mais également le positionnement du secteur au sein des fonctions urbaines. De leurs articulations émergeront les impacts sur l attractivité du secteur Renforcer la diversité de parc de logements et la mixité socio-économique La diversité d un tissu urbain forme un des socles de son attractivité. Il permet d une part d offrir des conditions de vie adaptées aux différents profils de ménages et d autre part d approcher la notion de cadencement du renouvellement du peuplement d un site. Ainsi, la diversité favorise le maintien des conditions de vie d un territoire à long terme (adaptation des équipements aux besoins de la population en termes d effectifs et de typologie ). Comme cela a été abordé précédemment, ce secteur opérationnel connaît une carence de mixité sociale à une échelle fine, un manque de diversité de l offre résidentielle et une mauvaise qualité du cadre de vie. ARENC FONSCOLOMBES BELLE DE MAI ST LAZARE VILETTE ST MAURONT BELLEVUE PARTIELLEMENT HORS SECTEUR OPÉRATIONNEL SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET ZRU TOTAL CUCS MARSEILLE Etablissements Etablissements sans salarié Etablissements de plus de 50 salariés Taux de création des établissements 54% 66% 52% 59% 48% 61% 62% 59% 60% 62% % 16% 18% 18% 23% 18% 13% 21% 18% 17% Taux de transfert 15% 18% 12% 20% 29% 18% 19% 16% 25% 27% Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 54

55 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES En parallèle, cette situation lui confère de nombreux atouts sur lesquels reposent plusieurs interventions urbaines programmées. logements dont 20% sociaux). Ces deux quartiers sont également intégrés dans le projet ANRU ZUS Centre Nord (plus de 500 logements dans ces quartiers). Ainsi, les préalables au gain d attractivité résidentielle sont : - la diversification de l offre de logements (typologie statut ) ; - l amélioration de la qualité du parc existant et plus largement de celle urbaine ; - la mise à niveau des équipements pour répondre aux besoins des habitants actuels et nouveaux. L ensemble de ces éléments est intégré dans le cadre des opérations programmées (Euroméditerranée, ANRU Saint Mauront et ANRU ZUS Centre Nord, autres). Elles prévoient une augmentation de l offre de logements neufs ainsi qu une diversification des statuts d occupation avec une offre nouvelle représentant 15% du parc actuel des résidences principales : - dans le reste du secteur opérationnel, logements bénéficient d un permis de construire en attente de réalisation ; - l effort de réhabilitation de ce secteur, hors opérations intervenant sur l insalubrité, reste ponctuel. Il contribue modestement à l amélioration du cadre de vie et à la modification de l aspect dégradé du site. L ANRU prescrit la mise en œuvre d une Opération Programmée d Amélioration de l Habitat renouvellement urbain. L ensemble du secteur opérationnel est concerné par ces opérations. Toutefois, elles apparaissent territorialement limitées dans la plupart des quartiers : - la belle de Mai connaît une programmation importante liée à la présence de la friche ; - la Villette regroupe des interventions dans le cadre de la ZAC de la Cité de La méditerranée (objectif 2200 logements), et Saint Lazare est en partie affecté par la ZAC St Charles (programmation à terme de 600 La multiplication des programmes immobiliers neufs dans ce secteur opérationnel sous tend la mise en œuvre d efforts particuliers visant leur articulation avec le tissu existant et les caractéristiques socio-économiques du secteur. Améliorer le contexte urbain et la qualité de vie La programmation dans le secteur concerne la réhabilitation et la réalisation d équipements ainsi que l aménagement des espaces publics. Les équipements inscrits dans le projet ANRU ou en voie de réalisation sont l aboutissement de plusieurs années de programmation. Ils concernent la réponse aux besoins de proximité et à l arrivée de nouveaux habitants : - le centre social rue Jullien (autorisation de programme de travaux approuvée par le Conseil Municipal du 30/03/2009) ; - la création d un groupe scolaire et d un équipement petite enfance ainsi que la réhabilitation et l extension de trois établissements scolaires ; - la relocalisation d un stade ; - l espace lecture rue Edouard Vaillant. Ils concernent aussi le renforcement des fonctions de centralité et économiques : - la réhabilitation et l extension de la Cité administrative en cours ; - le réaménagement de la gare St Charles en cours ainsi que celui des espaces publics de la faculté ; - le projet de couverture de l A7 à Saint Lazare qui pourrait s accompagner de la réalisation de logements et d activités type hôtellerie. Des interventions visant l amélioration de la circulation dans le secteur et sa lisibilité sont également engagées : 55

56 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - l aménagement du plateau de la butte avenue de Bellevue ; - le renforcement des axes transversaux en particulier à Saint Mauront. Au regard de l offre nouvelle de logements et du poids de populations que celle-ci peut potentiellement drainer, l adaptation des équipements de proximité, la réalisation de petits espaces publics, l amélioration des modes de déplacement ainsi que l intégration des opérations dans le tissu existant sont des enjeux majeurs pour le secteur. Il s agit de répondre aux besoins des habitants actuels ainsi que des nouveaux arrivants. La programmation, notamment en matière scolaire, connaît une montée en puissance. Elle pourrait être un vecteur permettant d apporter davantage de mixité dans ces équipements. Les orientations en matière de logistique portuaire 1 Le site d Arenc associé au Terminal Roulier Sud présente un potentiel de croissance des flux important (en 2006 : 4 millions de tonnes ont transité sur ce secteur, 2 millions de passagers). Plusieurs orientations non arbitrées actuellement pourraient avoir un impact sur l attractivité de ce secteur : - le projet d autoroute ferroviaire ; - la recomposition de cet espace de quai avec le changement d usage du terminal d Arenc, et la relocalisation éventuelle du terminal Roulier Sud ; - la réalisation en cours de la deuxième tranche de la plate forme logistique de Carredis. En parallèle, le site connaît des enjeux d évolution urbaine notamment dans le cadre de l extension d Euroméditerranée. La question de sa mutation fonctionnelle est envisagée par l établissement public. Une telle option génère des modifications en profondeur de la place du secteur opérationnel dans la logistique portuaire. Le développement de pôles spécialisés Le renforcement des polarités thématiques sur le territoire de Saint Mauront-Saint Lazare-Belle de Mai est le fait d une part de la présence de l université et des liens qui pourraient être renforcés avec le pôle média de la Belle de Mai 2 et d autre part de la création d un hotel d entreprises le long du boulevard de Paris. Le pôle universitaire centre dans lequel s inscrit la faculté Saint Charles présente un potentiel d accroissement des effectifs d étudiants. Des orientations sont actées en ce sens. Ce potentiel est générateur d attractivité économique : - l hypothèse d ouverture d enseignements sur le secteur de la Belle de Mai (création d un pôle art dont la programmation est inscrite au contrat de projet Etat-Région) est propre à modifier le territoire du pôle universitaire de l hyper-centre en incluant le site de la Belle de Mai. Les impacts de la création d une centralité de vie étudiante concerneront donc ce pôle (renforcement des équipements spécifiques, transports...) ; - en effet, il appelle la création d une offre de services spécialisés qui apparaissent actuellement insuffisants (logements, restauration, équipements services divers) ; - la consolidation de la vocation technopolitaine du pôle de la Belle de Mai pourrait également optimiser les synergies entre enseignement-recherche et entreprises avec en parallèle des outils de développement économique tel que la pépinière d entreprises. Cette situation, en renforçant la lisibilité du pôle aurait un impact favorable sur son attractivité. Le rôle des pôles spécialisés est reconnu comme catalyseurs d emplois et de nouveau tissu économique. Toutefois, le renforcement de l attractivité, notamment résidentielle, de ce secteur pour une population d étudiants interroge quant aux objectifs de mixité sociale alloués à ce secteur. 1 Les données de ce paragraphe sont issues du rapport «contribution au schéma de pilotage des bassins Est du port autonome de Marseille» AGAM- janvier 2008). 2 Source : schéma de cohérence de l enseignement supérieur. 56

57 UN SECTEUR DE FRANGE EN COURS DE MUTATION Entre les bassins de la Joliette et le faisceau ferré de Saint-Charles, le secteur «Saint-Lazare / Saint-Mauront / Belle-de-Mai» présente des caractéristiques urbaines qui en font aujourd hui un espace en voie de mutation. Ce faubourg hier industriel et populaire a hérité de son passé une composition urbaine hétéroclite, qui associe de l habitat de type «noyau villageois» à de grandes emprises parcellaires plus ou moins remaniées (casernes, bâtis industriels, grands ensembles d habitat). La réalisation des autoroutes totalement déconnectées du tissu local (A7 jusqu à la Porte d Aix et A55) a fortement contribué à perturber les fonctionnalités et la lisibilité des lieux. Le secteur est ainsi aujourd hui cerné par les infrastructures et entièrement traversé par l axe terminal de l A7 dont il reste isolé. Toutefois, même partiellement coupé de son environnement, il représente un potentiel important. Progressivement, pour les non résidents, son image tend à se banaliser. Un glissement de la perception de ce secteur s opère le faisant passer ainsi d une appartenance aux «quartiers nord» à un statut de prolongement de certaines fonctions jusqu alors propres au centre-ville. Cette situation tend à générer une dissonance concernant les fonctions de ce secteur. Les faiblesses d hier se transforment aujourd hui en atouts. Les dynamiques actuellement à l œuvre sur ce secteur, à différentes échelles urbaines, témoignent clairement des potentiels des lieux. St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES ÉCHELLES URBAINES HABITANTS ET MOBILITÉ : UN SECTEUR FONCTIONNANT PEU AVEC SON ENVIRONNEMENT L observation des déplacements quotidiens domicile / travail apporte des enseignements sur l attractivité et les échanges d actifs entre territoires. Ce secteur Saint-Lazare / Saint-Mauront / Belle-de-Mai parait relativement attractif. Toutefois, cette attractivité est de proximité. Elle s accompagne d un taux de captivité sensiblement prégnant de la population. En termes de mobilité vers l emploi, le secteur «Saint- Lazare / Saint-Mauront / Belle-de-Mai» présente une répartition des flux domicile / travail presque identique au secteur centre-ville. Près de 70% des emplois recensés au lieu de travail sont occupés par des habitants de l arrondissement. La part de ceux qui exercent un emploi dans un autre arrondissement est également inférieure à celles des autres arrondissements (mais globalement comparable à celle du centre-ville). La proportion des habitants occupant un emploi sur d autres communes est globalement comparable à celles des arrondissements centraux. Toutefois, elle est moindre que celle des arrondissements périphériques. Les déplacements générés par d autres motifs que l emploi sont de proximité. La perméabilité de ce secteur pour des non-résidents est relativement faible. De même, les habitants de Saint Lazare, Saint Mauront, La Belle de Mai fréquentent peu les autres quartiers à l exception du secteur Bon Secours La Delorme pour l emploi et du nord du centre-ville pour la consommation. A l échelle communale, ce secteur opérationnel devrait réinvestir la place qui est la sienne c est à dire former un territoire d ouverture et de transition entre centre et périphérie. LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE 57

58 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES ÉCHELLES URBAINES A L ÉCHELLE DE MARSEILLE : DES «CENTRALITÉS DE PROXIMITÉ» RÉSIDUELLES ET DES PÔLES ÉMERGEANTS A L ÉCHELLE COMMUNAUTAIRE ET RÉGIONALE : DES ATOUTS STRATÉGIQUES A proximité immédiate du centre-ville, ce secteur a conservé quelques centralités de quartier héritées du passé et généralement dénuées d espaces publics structurants. Les quartiers La Belle de Mai et Saint Lazare sont les deux principales centralités. En effet, le quartier de Saint-Mauront a vu sa «centralité de proximité» fortement diminuer après la réalisation de la cité Bellevue et la perte de lisibilité du noyau villageois. La présence de services administratifs, d équipements d enseignement (collèges, lycées, université), d équipements commerciaux et techniques participe toutefois à cette attractivité locale, sans pour autant faire émerger des centralités fortes. Parallèlement, le tissu associatif dense et dynamique, et des emprises foncières mobilisables ont très tôt permis de développer des activités culturelles et économiques polymorphes. L arrondissement compte ainsi 6 théâtres dont le Toursky et le Gyptis, auxquels il convient d ajouter le site «Friche Belle-de-Mai». Projet singulier associant dès son origine culture et développement urbain, il regroupe aujourd hui un pôle Patrimoine, un pôle Médias et un pôle Spectacles Vivants. Espace de recherche, de production et de diffusion comptant 60 structures professionnelles installées et près de 500 manifestations annuelles, son rayonnement dépasse largement les frontières nationales. Il s inscrit ainsi pleinement dans la dynamique «Marseille Capitale Européenne de la Culture 2013». Ce territoire est directement impacté par de nombreux projets. Outre les sites déjà développés et connaissant une notoriété grandissante, le territoire «Saint-Lazare / Saint-Mauront / Belle-de-Mai» offre également nombre d atouts répondant favorablement aux perspectives d aménagement et de développement communautaires et régionales. A l échelle de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, l élaboration d un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) fait émerger des enjeux urbains, économiques et sociétaux dont les réponses, en termes d aménagement et de développement, trouveront partiellement un écho au travers des potentiels de ce secteur. En esquissant à l échelle métropolitaine un projet stratégique de développement pour le territoire et des orientations d aménagement, le SCOT de MPM cible également des territoires préférentiels. A cet égard, le secteur «Saint-Lazare / Saint- Mauront / Belle-de-Mai» déjà investi par l opération Euroméditerranée fait partie intégrante de ces espaces de renouveau. En tant qu espace de conjonction d enjeux métropolitains et d enjeux de proximité, ce secteur opérationnel revêt un caractère stratégique. Les contrastes urbains et humains sont, dans ce territoire en particulier, très forts. L articulation entre l existant et les réalisations en cours est un enjeu communautaire. Le confortement des centralités du secteur se traduit au travers des différentes programmations à l échelle de l agglomération (plan campus, Marseille capitale Européenne de la Culture, stratégie économique de MPM etc.). Ces stratégies pourraient s accompagner d un développement social et urbain du secteur comme d un tropisme des investissements publics. 58

59 St Lazare, St Mauront, Belle de Mai LES ÉCHELLES URBAINES A L ÉCHELLE NATIONALE ET INTERNATIONALE : EUROMÉDITERRANÉE, ACCÉLÉRATEUR DU RENOUVEAU La métropolisation de Marseille nécessite un redéploiement des activités traditionnelles, l impulsion de la nouvelle économie ainsi qu un élargissement des fonctions de centralité. En prolongement du centreville, l Opération d Intérêt National Euroméditerranée porte cette ambition métropolitaine en termes économiques, urbains et culturels. Son périmètre couvre près de la moitié du III e arrondissement, depuis la Villette et les quais de la Joliette jusqu à la gare Saint-Charles et la Belle-de-Mai. Les opérations déjà réalisées à ce jour ont fait émerger des immeubles de bureaux, ont contribué à modifier la physionomie des lieux, à modifier et compléter les infrastructures de transport, pour favoriser notamment la venue de nouveaux investisseurs nationaux et internationaux. A terme, les mutations induites par Euroméditerranée devraient profondément impacter ce secteur dans ses différentes dimensions, qu elles soient économiques, résidentielles ou urbaines. La conjonction de ces différentes échelles de projet assure des impacts majeurs sur l organisation et le fonctionnement de ce secteur opérationnel. Elles se traduisent pour les habitants par trois interfaces : - celle spatiale, en ménageant l articulation entre l existant et les réalisations en cours (les franges d euroméditerranée, la perméabilité du secteur ) ; - celle des fonctions, en anticipant les mutations, notamment économiques, du secteur (rationalisation de la fonction commerciale, mutation des activités portuaires) ; - celle socio-économique, en favorisant la mixité à une échelle fine (la mixité notamment dans la programmation des équipements et de l habitat). 59

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61 A NNEXES

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63 GLOSSAIRE Ambition réussite Label mis en place le cadre du plan de relance de l éducation prioritaire. Il vise à élargir les choix des élèves et leur permettre une orientation positive et ambitieuse, tournée notamment vers les filières d excellence, en renforçant le maillage avec les lycées et l enseignement supérieur ANRU (Agence Nationale Pour la Rénovation Urbaine) Outil de politique de la ville, prévu pour les grands ensembles d habitat social dégradés et pour des projets en quartiers anciens dont les caractéristiques sont analogues à celles des quartiers en ZUS. Les interventions de l ANRU ont pour objectifs l amélioration des espaces urbains, le développement des équipements publics, la réhabilitation et la résidentialisation, la démolition de logements, le développement d une nouvelle offre de logements. Les centres-villes disposent de leur propre outil depuis 2009 : le PNRQAD (programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) BHNS (Bus à haut niveau de service) Approche globale incluant l'infrastructure, l'insertion urbaine et les modalités d'exploitation qui vise à faire connaître les pratiques efficaces de projets de bus, promouvoir la recherche et faire évoluer les savoir-faire Copropriété en plan de sauvegarde Procédure visant à redresser la situation financière des copropriétés, d accompagner les familles fragiles et de réaliser des travaux nécessaires à la réhabilitation des copropriétés CMUC (ouverture maladie universelle complémentaire) Droit ouverts à toute personne résidant en France et n ayant pas de protection sociale et disposant de revenus limités (sous conditions) Déciles Valeurs qui partagent une distribution en dix parties égales. En termes de salaires par exemple, le premier décile (D1) est le seuil au-dessous duquel se situent 10 % des salaires et le neuvième décile (D9) est le seuil au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. EBC (Espace Boisé Classé) Classement qui interdit tout changement d affectation ou tout mode d occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements Ecole de la deuxième chance Issue d un projet européen dans le cadre de la lutte contre les exclusions, Marseille a été la première ville à en bénéficier et s'adresse aux jeunes âgés de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire depuis au moins un an, sans diplôme ni qualification. Emplacement réservé Servitudes consistant notamment à réserver des zones dans le PLU en vue de la réalisation de programmes de logements qu'il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale EPF (Etablissement public foncier) Etablissement compétent pour "les acquisitions foncières et les opérations immobilières et foncières de nature à faciliter l'aménagement ultérieur des terrains"

64 GLOSSAIRE Etablissement (économique) Unité de production localisée géographiquement, individualisée, mais dépendant juridiquement d une entreprise. Une même entreprise peut donc compter plusieurs établissements. Foncière logement Association à but non lucratif créée entre l Etat et l Union d Economie Sociale pour le Logement, (UESL, qui représente le "1% logement") qui a un rôle de diversification et de renouvellement de l offre locative notamment en lien avec les opérations ANRU Fonctions multimodales Modes de déplacement généralement employé pour les marchandises combinant plusieurs types de transports (transport ferroviaire et maritime par exemple Grands ensembles Bâtiments d'habitat collectif réalisés sous forme de tours ou de barres dans les années 50 à 70 dans le cadre des ZUP HBM (Habitat Bon Marché) Instituées au début du XX e siècle, les résidences HBM constituent les ancêtres des logements HLM. ICPE (Installation Classée pour la Protection de l Environnement) Sites industriels sur lesquels des règles spéciales de responsabilité sont établies pour les exploitants ou les propriétaires de ces sites industriels. A la fin de l exploitation, le site devra faire l objet de dépollution plus ou moins importante selon la destination future du terrain Indice de Gini Indicateur synthétique d'inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie) définit par l'insee. Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d'égalité parfaite et égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible. Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de Gini est élevé. IRIS (îlots regroupés pour l'information statistique) Périmètre statistique (découpage du territoire) regroupant habitants (IRIS 2 000) ou habitants (IRIS 5 000) Logement indigne Un logement est indigne lorsqu il n est pas propre à la destination d habitation ou lorsqu il expose les occupants à un risque manifeste pour leur sécurité ou leur santé (circulaire du 31 mai 1990). Logements sociaux Ils sont classés en fonction des prêts (aides à la pierre) dont peuvent bénéficier les bailleurs (par convention avec l Etat) pour réaliser, acquérir ou améliorer les logements. Ceux-ci seront attribués selon les revenus des ménages qui ne doivent pas dépasser un certain seuil. On distingue le PLS (Prêt Locatif Social), le PLUS (Prêt Locatif à Usage Social), le PLA-I (prêt locatif aidé d intégration) et la PALULOS (prime à l amélioration des logements à usage locatif et social) Mission locale Dispositif d intervention pour les jeunes de 16 à 25 ans qui bénéficient d'un suivi personnalisé pour définir leurs objectifs professionnels, accéder à l emploi et s y maintenir. Noyau villageois Lieu de centralité (ancien village englobé dans l'agglomération) où se retrouvent les principaux commerces et activités du quartier. Dans le présent document, les noyaux villageois sont entendus comme correspondant aux zones UAv du POS. OIN (Opération d Intérêt National) Grandes opérations menées en application de la poli-

65 GLOSSAIRE tique nationale d aménagement du territoire, comme Euroméditerranée. Elles sont un régime dérogatoire par rapport au PLU Secteur d'activité Regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale OPAH (Opération programmée d amélioration de l habitat) Ensemble d'actions ayant pour objectif la requalification du parc immobilier bâti PAE (Programme d aménagement d ensemble) Régime particulier de participation des constructeurs au financement d un véritable plan d aménagement d un secteur et qui constitue une alternative à la procédure de ZAC. PAPEJ (Points d animations prioritaires emploi jeunes) Dispositif expérimental testé à Marseille depuis juillet 2006 servant de relais entre les jeunes de 16 à 25 ans hors parcours ayant besoin d un accueil et d une orientation spécifiques pour construire leur projet d avenir PLIE (Plan local pour l insertion et l emploi) Structures visant à insérer des personnes majeures par l économique, à les accompagner durablement à l emploi. PRI (Périmètre de restauration immobilière) Procédure d'aménagement ayant pour objet la restauration et la remise en état d'habitabilité d'immeubles dans un périmètre crée à cet effet Résidentialisation Création ou reconstitution d'une hiérarchie claire entre espaces publics et privés qui permet aux habitants de se réapproprier le territoire SAS (Sursis à statuer) Décision administrative qui permet de différer une autorisation ou en refus en matière d urbanisme, notamment lorsqu une nouvelle règle est en préparation, afin de ne pas aller à l encontre de celle-ci SHON (Surface hors œuvre nette) Appelée "surface habitable" par les professionnels de l immobilier, c'est le nombre de mètres carrés constructibles sur un terrain, calculé en multipliant le COS (coefficient d occupation des sols) par la surface du terrain. TCSP (Transport en commun sur site propre) Modes de transports publics utilisant des voies qui leurs sont spécifiquement réservées Transfert d établissement( économique) Les transferts d établissements correspondent au déplacement géographique des moyens de production ZAC (Zone d aménagement concerté) Opération d aménagement apparue en 1967 en remplacement des anciennes ZUP (Zones à Urbaniser en Priorité) ZAD (Zone d Aménagement Différé) Outil foncier servant à anticiper la pression d un futur projet sur les terrains aux alentours ZEP (Zone d éducation prioritaire) Ensemble d écoles et d établissements d enseignement secondaire publics liés par un projet d action commun et accueillant des élèves vivant dans un environnement socio-économique et culturel défavorable». ZFU (Zone franche urbaine) ZRU d'une taille supérieure à habitants qui nécessite l'aide la plus importante. Les entreprises qui s'y implantent reçoivent des aides incitatives Zone de chalandise Rayon d influence d une structure économique sur les consommateurs

66 GLOSSAIRE ZRU (zone de redynamisation urbaine) Territoire caractérisées par un taux de chômage élevé, une large proportion de personnes non diplômées et un faible potentiel fiscal ZUS (Zone urbaine sensible) Territoire défini par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville

67 LE CONTEXTE MARSEILLAIS Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Le territoire s est constitué par juxtaposition d unités urbaines. La fin du XIX e siècle et le XX e siècle ont eu un impact particulièrement important sur l urbanisation actuelle de la commune. Par leur intensité elles ont influé sur les formes et favorisé l amplification des dysfonctionnements actuels : - le XIX e siècle, en particulier la seconde moitié, a esquissé la trame urbaine actuelle avec l irrigation d une partie du territoire par le canal de la Durance, l accroissement des échanges commerciaux avec la réalisation du nouveau port de la Joliette, l installation de la gare Saint Charles et la croissance industrielle ; - l industrialisation se poursuit au cours du XX e siècle et se traduit par la construction de quartiers d habitat populaire et ouvrier en lien avec les installations portuaires et ferroviaires. La mise en place d un vaste réseau de tramways diffuse sur le territoire le développement urbain qui se poursuit durant la seconde moitié du XX e siècle. Avec l arrivée massive de migrants, une offre de logements doit être produite rapidement et massivement. Ces phases se sont surimposées à la trame urbaine "traditionnelle" sans réelle articulation dans un contexte de développement urbain accéléré et non coordonné. Depuis plusieurs années, de nombreuses interventions publiques ou privées, que ce soit dans les territoires centraux ou périphériques, ont été mises en œuvre pour restreindre les dysfonctionnements. - A ce jour, six sites sont conventionnés par l ANRU et un site est validé par le comité d engagement. Cette dimension curative s accompagne d autres interventions, en particulier dans les territoires centraux (Euroméditerranée) qui influent sur la requalification des territoires ; - Euroméditerranée est une opération de développement et d aménagement urbain qui a pour objectif la revitalisation des territoires inclus dans son périmètre afin de favoriser un dynamisme notamment économique. Les secteurs opérationnels du CUCS sont directement au contact de cette opération. La réussite de ce projet est conditionnée par sa capacité à tirer vers le haut son environnement ; - le Grand Projet de Ville intervient depuis plusieurs années sur son territoire de compétence afin de réduire les disparités économiques, urbaines et sociales entre les quartiers nord et le reste de la ville. Il vise également à développer les conditions pour que ce territoire soit propice au développement de l aire métropolitaine. Dans ce contexte, les territoires CUCS se caractérisent par une concentration de ces dysfonctionnements urbains. LES TERRITOIRES CUCS Au sein des territoires CUCS, plusieurs profils urbains peuvent être distingués : - les territoires de faubourgs, quartiers péri-centraux dégradés dont la constitution est liée au développement des activités à la fin du XIXème siècle. Ils se caractérisent par un tissu dense constitué d un bâti de type traditionnel souvent de qualité médiocre. Les espaces publics y sont rares. Dans ce contexte, le potentiel mutable de ces secteurs est un atout. Toutefois, leur niveau de dégradation induit la mise LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX

68 Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS en œuvre de procédures massives. L articulation spatiale et temporelle de la programmation des interventions publiques ou privées est également à considérer ; - les territoires périphériques sont multiples et ont des spécificités et potentialités liées à leur localisation. toutefois, leur mode d urbanisation connaît des similitudes qui ont générés des dysfonctionnements communs. Ils sont généralement constitués autour de noyaux villageois auxquels les unités urbaines réalisées postérieurement ne sont pas raccordées. Implantées sur de vastes parcelles dans un environnement faiblement urbanisé, les programmes immobiliers réalisés ont profondément modifié le paysage et le fonctionnement de ces territoires. Ils ne présentent généralement pas de centralité affirmée ; - le centre-ville, territoire spécifique de convergence, est multiple et homogène tout à la fois. La superposition de sous ensembles indépendants dans un espace contraint est l une des spécificités du centre ville. Elle est la traduction des différentes phases d urbanisation de la ville. Les espaces s ouvrent directement les uns sur les autres sans transition. L hétérogénéité du centre ville, sa mixité est l un de ses atouts majeurs mais également un frein qui tend à rendre complexe chaque intervention et à en modifier les impacts. Les secteurs opérationnels du CUCS s articulent et sont constitués de plusieurs de ces profils. DE MULTIPLES DYSFONCTIONNEMENTS Plusieurs dysfonctionnements peuvent être associés à ces territoires : - l urbanisation s est constituée par juxtaposition d unités résidentielles plus ou moins importantes qui n ont pas été intégrées à leur environnement (une seule voie de raccordement..) ou en limite urbaine (La Savine, La Solidarité). Cette situation se traduit par une carence de continuité et d'homogénéité urbaine ; - un morcellement amplifié par le passage des infrastructures (voies ferrées, autoroutes, grands boulevards de type autoroutiers ). Elles ont contribué à accroitre l enclavement de portions du territoire. Certains programmes locatifs sociaux apparaissent, de ce fait particulièrement isolés (Les Créneaux). Elles ont également contraintes l extension de certains noyaux villageois et ainsi créer des délaissés ; - la topographie tourmentée de certains secteurs accentue la situation d isolement et complexifie le maillage viaire (Notre Dame Limite-La Savine) ; - le réseau viaire inadapté est constitué autour de voies de grande capacité inadaptées à la desserte locale, aux circulations piétonnes et qui forment des coupures. Les voies secondaires ont des tracés complexes qui ne traversent pas les unités résidentielles et ne sont pas raccordées au tissu environnant ; - le manque de gestion des espaces (voiries et espaces extérieurs) avec la présence de foncier sans vocation apparente. Cette situation est en partie imputable à la complexité de la partition de la propriété foncière ; - la carence d espaces publics identifiés qui ne favorise pas le développement de centralité. Les usages piétons sont mal organisés. Ils ne permettent pas une liaison efficace des principales fonctions des territoires et sont fréquemment supplantés par des cheminements informels ; - le manque de qualité du bâti de certains programmes immobiliers génère des vices techniques et une dégradation rapide. Ces territoires comptent également de nombreux atouts mais qui sont davantage attachés aux spécificités de leur localisation (environnement naturel de qualité, proximité des centralités, convergence de voies ). Les projets, notamment de renouvellement urbain, mis en œuvre s appuie sur ces potentiels et s appliquent à réduire ces dysfonctionnements largement identifiés.

69 Sturcture Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

70 Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DES CORRÉLATIONS ENTRE DISQUALIFICATION URBAINE ET SOCIALE Les carences de ces territoires se traduisent dans leurs fonctionnements. Le cumul de dysfonctionnements urbains favorise, en fonction de son ampleur, leur disqualification en termes de perception des habitants et d usages : - les choix résidentiels des ménages favorisent leur répartition dans l espace urbain en fonction de leurs caractéristiques socio-économiques ; - les effets de la ségrégation résidentielle restent à déterminer mais ont un impact sur l accès aux droits ; - la dégradation de l environnement urbain, la faible diversité résidentielle amplifient progressivement les dynamiques de concentration de précarité notamment du fait de la croissance de la pression foncière et immobilière croissante ; - ce mouvement est également accru dans le cadre d opérations de renouvellement urbain sur les territoires n en bénéficiant pas. Si l articulation des opérations est un préalable à l action, la charnière entre les projets urbains et le développement social apparaît être, dans ce contexte, un levier. Pour ce faire, elle ne peut être restreinte à la gestion urbaine de proximité. avec leur environnement très urbanisé ; - l amélioration de la qualité urbaine par le traitement des espaces, la réalisation d espaces publics et leur mise en réseau, harmoniser le traitement et la perception du paysage urbain ; - le repérage et le traitement des délaissés. Les préalables au développement social restent à conforter. En la matière, la connaissance des acteurs de terrain associée à celle des pratiques des habitants est un support indispensable au développement des territoires en CUCS. DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET INTERVENTIONS URBAINES Le développement urbain a été réalisé sans réelle vision d ensemble, souvent sur la base d opportunités foncières. Ce mode de faire a montré ses limites. Plusieurs préalables urbains forment le socle des interventions conduites sur ces territoires : - la réorganisation de la perméabilité des espaces en s appuyant sur la répartition des équipements, des espaces publics et verts et en développant le réseau viaire et les cheminements piétons ; - l adaptation et la hiérarchisation des voiries, en particulier celles de transit de favoriser leur compatibilité

71 Sturcture Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS MÉTHODE ET DÉFINITIONS La structure urbaine est caractérisée par l organisation générale de l espace, notamment articulée par la voirie, et par la distribution au sein de celui-ci des fonctions traduite en termes d occupation des sols. L objectif de cette problématique est de repérer : - les évolutions urbaines des dernières années et l état de la situation ; - les évolutions prévisibles de la structure urbaine ; L organisation des fonctions : - la répartition des fonctions. L environnement : - la présence de sites d exception et leur mise en valeur ; - la présence de nuisances qu elles soient naturelles (zones inondables), technologiques (industrielles) ou humaines (circulation, décharge ) ; - les limites d utilisation des sols résultant de contraintes administratives (servitudes : espaces boisés classés, réservations...). L analyse s attachera à mettre en évidence : - les facteurs de cohésion urbaine des secteurs ou les ruptures ; - les enjeux, les potentialités et les stratégies ; - les modalités d inscription de ces secteurs dans leur environnement et dans le fonctionnement et les enjeux urbains communaux et d agglomération. Il s agit d identifier les principaux facteurs urbains intervenant sur le fonctionnement des territoires, qu ils soient des atouts ou des dysfonctionnements. Cette démarche permettra d établir les spécificités de ces facteurs et les influences qu ils ont. Elle portera plus précisément sur : L analyse des principales caractéristiques du tissu urbain : - la constitution du tissu urbain actuel ; - le maillage urbain et sa lisibilité ; - le bâti (typologie du bâti, densité) ; - les grands axes de liaison ; - les espaces publics ; - les incidences du relief sur la structure urbaine. Les interventions en cours ou en projet : - les interventions sur la structure urbaine en cours ou en projet au sein des secteurs du CUCS (rénovation urbaine, projet de voirie, d équipements ) ; - les grandes opérations touchant l ensemble de la ville, voire l aire métropolitaine qui sont aujourd hui en cours de réalisation et qui ont un impact sur le secteur (les grandes infrastructures de transports en commun, le développement de zones d activité, de recherche ou de formation ). Cette problématique porte sur une analyse de la morphologie urbaine des secteurs opérationnels en lien avec leur histoire et les évolutions récentes ou en cours. Elle s appuie essentiellement sur l expertise de l agam (études réalisées, enquêtes de terrain, exploitations des données disponibles ).

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73 Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La problématique des flux s attache à décrire les migrations résidentielles des habitants des territoires de la ritorial fin (IRIS) l analyse porte sur l échelle de l arron- Faute de données statistiques récentes à un niveau ter- politique de la ville. dissement. Des perspectives concernant les secteurs La mobilité résidentielle des ménages a, en effet, un opérationnels sont toutefois évoquées au regard des impact majeur sur l évolution des territoires. Les choix grandes tendances constatées. de localisation résidentielle des ménages influencent les équilibres socio-démographiques. Ils engendrent L analyse sera affinée lors de la livraison de données une dévalorisation plus rapide du parc immobilier plus récentes sur ce champ. Pour ces raisons, aucune dans les zones délaissées et une pression accrue de la synthèse n a été produite à l échelle de l ensemble du demande dans les zones attractives. CUCS concernant cette problématique. LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L analyse aura pour objectifs de déceler : - les modifications de la composition de la population ; - les populations captives ; - les perspectives en termes de flux liés aux projets... Elle traitera en particulier de : - l inscription des secteurs dans les flux résidentiels à l échelle de la commune : les flux migratoires résidentiels entre 1990 et 1999 ; le profil des migrants entre 1990 et 1999 (CSP/âge) ; les flux résidentiels après 1999 (mutations et emménagés récents/ la mobilité dans le parc locatif) à l échelle de l arrondissement de référence des secteurs opérationnels ; - les migrations résidentielles à l échelle des arrondissements de référence des territoires opérationnels en 1999 et en 2005 : la mobilité dans le parc locatif social les mutations dans l ancien et le profil des ménages ; les évolutions de la démographie de la population les évolutions du parc de logements ; les projets pouvant avoir un impact sur les flux. LES SOURCES ET DÉFINITIONS Fichier FILOCOM, 2005 et 1999 (données à l arrondissement) Base de données issues des fichiers fiscaux et fonciers (fichiers taxe d habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties, fichier des propriétaires, fichier impôt sur le revenu des personnes physiques). Le taux d emménagés récents Il s agit de la part des ménages occupant leur logement depuis moins de deux ans (cet indicateur est ventilé par statuts d occupation). Logements (au sens du fichier FILOCOM) Le parc de logements est approché à partir du classement du propriétaire selon une nomenclature distinguant les personnes physiques, l État, les différentes collectivités locales, les sociétés HLM, les SEM, les autres personnes morales... Il ne permet pas de repérer les logements sociaux détenus par les collectivités locales. LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI SOURCES :. Migrations résidentielles : INSEE-RGP 1999 à l'iris. Occupation du parc de logements : Filocom 1999 & 2005 à l'arrondissement. Caractéristiques des habitants : INSEE-Recensement rénové, juillet 2005 (données provisoires à l'arrondissement). Population légale : INSEE-Recensement rénové, population municipale en janvier 2006 LES ÉCHELLES URBAINES

74 Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Ménages aux revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS Il s agit des ménages très modestes (revenu imposable inférieur à 60% du plafond de ressources permettant de prétendre à un logement locatif social public). Les plafonds de revenus pour prétendre à un logement social sont réévalués chaque année. Leur progression est indexée sur celle du smic. RECENSEMENT RÉNOVÉ La méthode mise en œuvre dans le cadre du recensement rénové consiste à produire chaque année, pour chaque commune, «une population prenant effet juridique le 1 er janvier suivant mais calculée en se référant à l année du milieu des cinq années écoulées. Sur le plan technique, cette référence à l année du milieu des cinq années écoulées tient au fait que les communes de moins de habitants sont recensées exhaustivement par roulement tous les cinq ans, et que les communes de habitants ou plus sont enquêtées par sondage à raison de 40% de leur population en cinq ans, l ensemble de leur territoire étant pris en compte au bout de ces cinq années.» (Source : INSEE, méthodes et définitions) La population légale au 1 er janvier 2009 (donnée du 1 er janvier 2006) Il s agit de la «population municipale». Elle comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans des habitations mobiles, recensées sur le territoire de la commune. Les résultats des enquêtes annuelles de recensement Ce sont des indicateurs provisoires caractérisant la population et les logements calculés à partir des résultats des enquêtes de recensement de 2004, 2005, 2006 et Les résidences principales «Une résidence principale est un logement occupé de façon habituelle et à titre principal par le ménage. Il y a ainsi égalité entre le nombre de résidences principales et le nombre de ménages.» (source : INSEE, méthodes et définitions) Lieu de résidence 5 ans auparavant Il s agit du lieu de résidence 5 ans avant l'enquête. La question permet de distinguer, parmi les personnes recensées, celles qui habitaient : - dans le même logement, - dans un autre logement de la même commune, - dans une autre commune. Ancienneté moyenne d'emménagement dans la résidence principale «L'ancienneté est calculée à partir de l'année d'emménagement dans le logement. Pour les individus enquêtés en 2005 ayant déclaré avoir emménagé en 2005 l'ancienneté d'emménagement est de 0 an, pour ceux qui ont déclaré 2004 l'ancienneté d'emménagement est de 1 an... Si tous les occupants présents au moment du recensement ne sont pas arrivés en même temps, la date d'emménagement correspond à celle du premier arrivé. Si cette personne a toujours vécu dans le logement, l'année d'emménagement correspond à son année de naissance.» (Source : INSEE)

75 Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS RGP 1999 À L IRIS La population en 1999 Il s agit de la population sans double compte. Elle comprend : - «la population des logements, y compris les élèves internes et les militaires séjournant dans un établissement d'une autre commune et ayant leur résidence personnelle dans la commune ; - la population des collectivités de la commune : travailleurs en foyer, étudiants en cité universitaire, personnes âgées en maison de retraite, hospitalisés de longue durée, religieux, personnes en centre d'hébergement de courte ou de longue durée, autres : handicapés... ; - les personnes sans abri ou vivant dans des habitations mobiles et les mariniers ; - la population des établissements pénitentiaires de la commune ; - les militaires et élèves internes vivant dans un établissement de la commune et n'ayant pas d'autre résidence.» (source : INSEE, définition PSDC). La mobilité Le recensement mesure la mobilité à partir de la localisation des individus à chaque recensement de la population. Il n est donc pas possible de comptabiliser plus d un déménagement entre deux recensements successifs. Cette situation tend à sous-estimer la réalité (en particulier dans les territoires où le parc locatif est très important).

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77 SYNTHÈSE La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La précarité est forte sur l ensemble de Marseille mais plus prononcée dans les territoires cucs. Dans un contexte de fortes inégalités urbaines à l échelle de la Région et du Département, la Ville de Marseille accuse une situation encore plus tranchée : - Fortement contrastée, la Région PACA est l une des régions les plus frappées par la pauvreté, alors qu elle fait partie de celles qui comptent le plus de ménages favorisés ; - La valeur du premier décile est de par unité de consommation, contre en France métropolitaine, pour les Bouches du Rhône et seulement de à Marseille ; - L écart entre les revenus des plus aisés et des plus modestes est très élevé à Marseille (rapport inter décile de à Marseille contre 8 dans les Bouches du Rhône et 6.7 dans la Région). Ce constat s accompagne pour les habitants de Marseille et plus particulièrement pour les populations du CUCS d une dégradation plus marquée de l ensemble des indicateurs de précarité : - Le taux de demandeurs d emploi en fin de mois de «catégorie 1» est de 17% pour les habitants du CUCS contre 14% pour Marseille (2005) ; - Le taux de demandeurs d emploi sans qualification est de 31% au sein du CUCS, contre 24% pour Marseille (2005) ; - Le taux de bénéficiaires de la CMUC est de 28% pour les habitants du CUCS, de 19% pour ceux de Marseille, 12% pour les Bouches du Rhône et 10% en Région PACA (2006) ; - La part des familles monoparentales pour le CUCS est de 24%, contre 14% pour Marseille, 12% dans les Bouches du Rhône et 11% pour la Région PACA (INSEE 1999). Le clivage Nord/Sud, est toujours présent à Marseille, même si la «frontière historique» tend à se déplacer : - La Canebière a longtemps formé un axe historique de séparation entre le nord (ménages plutôt modestes, à faibles revenus) et le sud (dominante résidentielle et bourgeoise). Cette limite, aux contours moins évidents, reste une réalité. - Tout en participant à ce clivage entre le Nord et le Sud, le CUCS est également composé de «sous territoires de forte précarité» générés par les évolutions locales. - A cette échelle, le clivage Nord/Sud n a que peu d influence sur la précarité, qui se développe massivement dans ces «sous-territoires». SOURCES :. Taux de demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés à temps partiel : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005,. Bénéficiaires de la CMUC : CNAM/TS-INSEE à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, Logements sociaux : Atlas du parc locatif social, AGAM, Les logements sociaux comprennent les logements familiaux, les résidences sociales et les logements d urgence (en sont exclus les logements étudiants). Allocataires de minima sociaux : Fichier FIC 2006 à l IRIS, CAF 13. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée ( AVERTISSEMENT : Les données statistiques peuvent apparaître plus favorables que la situation réellement constatée sur certaines unités urbaines. En effet, les données exploitées le sont à l'échelle de l'iris (niveau statistique le plus fin disponible). L'IRIS est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. LA PRÉCARITÉ LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE

78 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Face à la bipolarisation des territoires à une échelle globale (Nord - Sud), une analyse plus précise montre que la situation apparaît plus contrastée. En effet, les ménages aux profils les plus extrêmes tendent vers une homogénéisation de leurs caractéristiques autour de particularités discriminantes : - A une échelle fine, la situation des ménages s émancipe largement de la moyenne ; - Le profil des foyers formant un groupe social ayant des caractéristiques rapprochées s homogénéise ; - Dans le même temps, les écarts entre ces différents profils socio-économiques se creusent ce qui concourt à une diminution de la mixité sociale et urbaine. Le parc locatif social est une caricature de cette situation. Toutefois, il ne détient pas le monopole de la précarité qui n est pas le seul fait de la structure urbaine Diverses formes de concentration de forte précarité sont disséminées sur l ensemble du cucs Dans le territoire de projet Grand centre ville ainsi que dans le secteur La Cabucelle-St Louis-La Viste : - Les indicateurs de précarité connaissent des valeurs fortes, toujours supérieures à la moyenne du CUCS ; - La précarité est importante. Elle concerne les habitants des quartiers anciens aux conditions de vies moins favorables que dans le reste de la ville ; - L environnement urbain (coupures urbaines, nuisances ) et le manque de qualité du bâti ont un impact majeur sur la formation des poches de précarité dans ces secteurs. Le caractère répulsif de ces territoires favorise le maintien et l implantation de populations précaires, consécutives au départ des populations non captives. Dans les territoires de projet Littoral Nord et Nord Est : - la précarité se concentre sur des espaces très restreints mais à forte densité de population ; - elle concerne un poids de population très élevé, en particulier dans le secteur de «Grand Saint Barthélémy» ; - la mobilité résidentielle des ménages précaires est LA PRÉCARITÉ EN CHIFFRES - 17 % de demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 : (Marseille : 14%) - 28 % de bénéficiaires de la CMUC en 2005 (Marseille : 19%) - 32 % d emplois à temps partiel en 2005 (Marseille : 30%) - 64 % de demandeurs d emploi réinscrits dans un intervalle de 7 mois logements locatifs sociaux en 2006 (37% 1 des résidences principales) - 39 % des ménages fiscaux sous le seuil théorique de pauvreté monétaire en 2005 (Marseille 23%) faible du fait d un accès au logement difficile ; - ces territoires se caractérisent par un repli social, une carence de mixité dans les équipements notamment scolaires, une stigmatisation des habitants selon leur lieu de résidence L enclavement, l isolement et les formes urbaines ont un impact majeur sur les formes de précarité de ces territoires. Le cas particulier du territoire de projet Grand Sud Huveaune : - l étendue et l hétérogénéité socio-économique de ces territoires limitent la lisibilité de la précarité, souvent ponctuelle ; - la précarité est d autant plus marquée que l environnement social est favorable et qu il se juxtapose en immédiate proximité des situations de précarité, sans induire de mixité sociale pour autant ; - le poids que représentent ces secteurs dans les populations précaires du CUCS est élevé (en particulier celui de la Vallée de l Huveaune). Les indicateurs, non disponibles à une échelle très fine, sont lissés par le contexte socio-économique favorable. 1 Taux de logements sociaux, il s agit d un taux estimatif.

79 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les évolutions urbaines tendent à modifier les grands équilibres sociaux Globalement, quel que soit le territoire, la précarité ne régresse pas mais tend à se déplacer. Précarité et mobilité résidentielle : - les marchés immobiliers et la rente foncière tendent à arbitrer la répartition géographique des ménages ; - les secteurs opérationnels du CUCS sont caractérisés par la présence de zones de dépression des prix du foncier qui connaissent des réalités d évitement. Bien que subies, elles disposent d un potentiel mutable important ; - les populations précaires qui y résident sont généralement dans l incapacité de changer de lieu de résidence même si celui-ci est particulièrement dévalorisant ; - parallèlement, les évolutions récentes tendent à amplifier la mobilité des populations précaires ; Lecture : Plus la courbe est éloignée du centre plus l indicateur est dégradé. La précarité dans le CUCS : comparaison Marseille / CUCS - la polarité économique du centre-ville se déplace vers le Nord-Est, en lien avec le développement du tertiaire supérieur ; - les opérations de renouvellement urbain, de résorption de l habitat insalubre, la reconquête des friches industrielles contribuent également à la revalorisation de ces territoires ; - l habitat populaire est supplanté par les activités économiques à forte valeur ajoutée et le profil des ménages est «tiré vers le haut» ; - les ménages précaires sont ainsi repoussés vers d autres quartiers dépréciés. A situation socio-économique constante, ces mouvements augmentent mécaniquement la précarité d un autre territoire. Plus généralement, ils tendent à modifier les équilibres sociaux déjà fragiles Précarité et marché du travail : - l emploi est identifié comme le pilier de l insertion sociale, de la reconnaissance de soi, du mieux être. Souvent par manque de qualification, les populations précaires sont en rupture avec l emploi (taux de RMIstes élevé, chômage de longue durée inférieur à la moyenne traduisant l abandon de la recherche d emploi) ; - le marché du travail revêt pour elles un caractère exclusif et ne représente pas un mieux social (sentiment d échec, bas salaires, horaires désocialisant etc.) ; - l abandon précoce de la scolarité et l échec scolaire, particulièrement en CUCS, envoient sur le marché du travail de très jeunes actifs sans qualification et au niveau scolaire insuffisant pour accéder à un emploi ; - la formation peut permettre à ces populations de se réinscrire dans des parcours professionnels ascendants. Les dispositifs d insertion visent la qualification et l intégration par l articulation entre approche sociale et professionnalisante. Adoptée pour les publics en rupture avec l emploi (en particulier les RMIstes), cette approche s adapte également aux scolaires et aux jeunes adultes.

80 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Précarité et populations mineures : - les mineurs appartenant à des ménages précaires sont dans une situation de fragilisation ; - affectés par les difficultés de leurs parents, ils rencontrent également des difficultés pour acquérir les savoirs de base et à se positionner au regard des normes sociales. Les phénomènes de déscolarisation, de perte de confiance dans le système scolaire se généralisent, éloignant toujours plus ces populations du marché du travail. Précarité et vie sociale : - les équipements, en tant qu éléments primordiaux du lien social, forment des facteurs de perméabilité et d ouverture des quartiers ; - l école joue un rôle majeur dans l intégration des espaces et des populations dans la ville. L implantation des établissements scolaires répond aux mouvements d urbanisation ainsi qu aux logiques de peuplement ; - les formes urbaines et les caractéristiques des structures scolaires s influencent mutuellement, notamment dans les situations de forte concentration de populations en situation de précarité. La géographie scolaire tend à renforcer la spécialisation sociale de certains quartiers. Les établissements scolaires peuvent aussi bien jouer un rôle central dans le processus de valorisation et d intégration qu engendrer des mécanismes de renforcement de la ségrégation.

81 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

82 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS MOYENNE MARSEILLE REVENUS (données INSEE-2005) - Poids des ménages sous le seuil théorique de pauvreté 39% 23% - Inégalité des revenus / / DEMANDEURS D EMPLOI (données INSEE-ANPE 2005) - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois Catégorie 1 17% 14% - Moins de 25 ans demandeurs d emploi 24% 26% - Taux de demandeurs d emploi de très longue durée 15% 20% ALLOCATIONS (données INSEE-CNAM 2006) - Taux de bénéficiaires de CMUC 28% 19% - Poids des mineurs parmi les bénéficiaires de la CMUC 39% 37% - Poids des allocataires à bas revenus dependants à plus de 75 % des prestations 35% 29% POPULATION (données INSEE-RGP 1999) - Taux de familles monoparentales avec chef de famille inactif 15% 11% SCOLARISATION (données IA-2006/2007) - Part des élèves fréquentant un collège dont l absentéisme est supérieur à la moyenne 28% 5% Situation plus défavorable que la moyenne des territoires en CUCS Situation plus favorable que la moyenne CUCS mais plus défavorable que la moyenne communale Situation plus favorable que la moyenne CUCS et plus favorable que la moyenne communale Exemple de lecture : le secteur opérationnel St Lazare-St Mauront-Belle de Mai a un taux de demandeurs d emploi Catégorie 1 supérieur à la moyenne du CUCS

83 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS MOYENNE MARSEILLE REVENUS (données INSEE-2005) - Poids des ménages sous le seuil théorique de pauvreté % 23% - Inégalité des revenus / / DEMANDEURS D EMPLOI (données INSEE-ANPE 2005) - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois Catégorie % 15% - Moins de 25 ans demandeurs d emploi % 26% - Taux de demandeurs d emploi de très longue durée % 20% ALLOCATIONS (données INSEE-CNAM 2006) - Taux de bénéficiaires de CMUC % 19% - Poids des mineurs parmi les bénéficiaires de la CMUC % 37% - Poids des allocataires à bas revenus dependants à plus de 75 % des prestations % 29% POPULATION (données INSEE-RGP 1999) - Taux de familles monoparentales avec chef de famille inactif % 11% SCOLARISATION (données IA-2006/2007) - Part des élèves fréquentant un collège dont l absentéisme est supérieur à la moyenne % 5% CLASSEMENT DES QUARTIERS SELON LEUR NIVEAU DE PRÉCARITÉ CLASSEMENT PONDÉRÉ (selon le poids de la précarité monétaire)

84 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS MÉTHODE ET DÉFINITIONS LA PRÉCARITÉ, UNE APPROCHE COMPLEXE ET SANS VÉRITABLE DÉFINITION La précarité est une thématique qui nécessite une approche complexe, sa réalité et ses évolutions étant difficiles à aborder. Elle ne fait pas l objet de normes mais se qualifie en référence à une situation qui fonde la norme. Les éléments qui fondent les situations de précarité revêtent des niveaux et des physionomies différentes tout en ayant à terme, les mêmes impacts, conduire à l exclusion. Dans ce cadre, la précarité peut être définie à travers les situations et les facteurs «empêchant les individus d accéder à leurs droits fondamentaux et ne leur permettant pas de remplir leurs devoirs». UNE ANALYSE DYNAMIQUE ET PROSPECTIVE Une approche bi-dimensionnelle qui croise indicateurs quantitatifs et contexte socio-urbain. En terme de méthode, les indicateurs quantitatifs utilisés visent à montrer le pouvoir de consommation des ménages (DGI, CAF, CNAM ), ainsi que les difficultés d insertion professionnelle (ANPE, DADS ) et scolaire (Inspection Académique, CAP ). Les informations ayant trait au cadre de vie, à la santé ou à l insertion sociale sont des données plus qualitatives issues de sources diverses et de «dires d experts» (AGAM, professionnels ). L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en , date de leur dernière mise à jour. Une méthode d analyse qui permet le suivi et la comparaison des territoires opérationnels entre eux : - Repérage de territoires plus restreints où se concentrent des situations de grande précarité ; - Identification des caractéristiques et des formes spécifiques que revêt la précarité dans les différents secteurs ; - Comparaison des différentes situations rencontrées au sein d un même secteur opérationnel et des zones de grande précarité ; - Constitution pour chaque secteur d un indice de référence qui permettra de suivre l évolution des situations de précarité et de comparer les secteurs entre eux ; - Constitution de cet indice à partir de la somme des indicateurs retenus, pondérée par un coefficient calculé sur la moyenne marseillaise (base 1) ; - Définition d un indice de rang, permettant de classer les territoires et de mesurer l évolution de leur classement ; - Positionnement de chaque secteur opérationnel en fonction du poids de la population économiquement précaire qu il représente dans le total marseillais. Cette approche de la précarité permet de mesurer son évolution aussi bien d un point de vue géographique qu en terme d intensité. DÉFINITIONS REVENUS Il s agit du traitement par l INSEE des fichiers de la Direction Générale des Impôts de l année 2005 à l IRIS et exprimé par unité de consommation. Dans le présent document, le terme revenu correspond au revenu fiscal des ménages exprimé par unité de consommation (UC). Le revenu fiscal «correspond à la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la déclaration des revenus, avant tout abattement. Le revenu fiscal comprend ainsi les revenus d activité salariée et indépendante, les pensions d invalidité et les retraites (hors minimum vieillesse), les pensions alimentaires reçues (déduction faite des pensions versées), certains revenus du patrimoine ainsi que les revenus sociaux imposables : indemnités de maladie et de chômage (hors RMI).»

85 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L unité de consommation (UC) est une unité permettant de comparer les ménages de composition différente entre eux. Elle correspond à l expression du nombre de personnes pondéré composant le ménage. la pondération suivante est la plus utilisée: - 1 UC pour le premier adulte du ménage ; - 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; - 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Déciles Les déciles correspondent aux valeurs partageant une distribution en 10. Le premier décile (D1) correspond au revenu au-dessous duquel se situent 10% des revenus des ménages fiscaux (par unité de consommation). Il est le reflet Le neuvième décile (D9) est le revenu au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. Le rapport interdécile (D9/D1) est le rapport entre le 9 e décile et le 1 er décile. Il mesure les inégalités de la distribution des revenus UNE DÉFINITION DE LA PRÉCARITÉ «La précarité est l absence d une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives Elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l existence qu elle tend à se prolonger dans le temps et devient persistante, qu elle compromet gravement les chances de reconquérir ses droits et de ré-assumer ses responsabilités par soi-même dans un avenir prévisible» J.WRESINSKI Grande pauvreté et précarité économique et sociale. Paris, Journal Officiel, 1987, p 14 LES PRINCIPALES POPULATIONS CONCERNÉES PAR LA PRÉCARITÉ - Les demandeurs d emploi ; - Les bénéficiaires de minima sociaux ; - Les actifs employés exerçant des emplois ne garantissant pas leur stabilité ; - Les populations fragilisées de par leur lieu de résidence, origine, santé ; - Les jeunes descolarisés ou en rupture ; - Les mineurs appartenant à un ménage correspondant à l une de ces caractéristiques. Indice de Gini Indicateur synthétique d inégalités de revenus qui varie entre 0 et 1. Plus les revenus sont égaux, plus il est proche de 0 (égalité parfaite), plus il est proche de 1 et plus les inégalités sont fortes. Seuil de pauvreté monétaire Il s agit d un niveau de vie en dessous duquel les individus sont considérés comme pauvre. Il est établi par rapport à la distribution des revenus disponibles de l ensemble de la population. En France, ce seuil est communément fixé à 50% de la médiane des revenus disponibles par unité de consommation. Le seuil de pauvreté tel que défini dans le présent document (qualifié de «seuil théorique de pauvreté») est fixé, à 50% des revenus déclarés des ménages marseillais par unité de consommation. A la différence du «seuil de pauvreté», il ne prend donc pas en compte les prestations sociales qui ne se déclarent pas. Ainsi, le poids des ménages sous le seuil de pauvreté a tendance à être légèrement sur-estimé. ALLOCATIONS DE LA CAF Les données sont issues de l extraction par la CAF 13 du fichier FIC 2006 à l IRIS

86 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Allocataires à bas revenus Le seuil de bas revenus est égal à la moitié du revenu médian par unité de consommation (le revenu médian est le seuil de revenu qui partage la population en deux groupes égaux). Ce seuil de bas revenus est fixé à l échelle nationale. Il s élève à 771,47 euros par mois par unité de consommation pour 2006 (définition INSEE). Le revenu pris en compte pour le calcul du seuil de bas revenu des allocataires CAF est le revenu mensuel disponible avant impôts. Il est donc égal à la somme des revenus annuels bruts déclarés par l allocataire et du total des prestations perçues,divisés par 12. Les allocataires pris en compte sont ceux ayant perçu au moins une prestation mensuelle CAF (hors étudiant et population de plus de 65 ans). L allocataire est le responsable du dossier pour l ensemble du ménage. Les bénéficiaires sont l'allocataire plus le conjoint et les personnes à charge. LES DEMANDEURS D EMPLOI Les données sont issues du traitement par l INSEE des fichiers de demandeurs d emploi en fin d année de l ANPE (2005) Le taux de demandeurs d emploi Les demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM catégorie 1) c est à dire à la recherche d un emploi durable à temps plein n ayant pas exercé d activité de plus de 78 heures le mois précédent. Il n existe pas de taux de chômage officiel infra-communal hors des recensements de l INSEE. Le BIT (bureau international du travail) publie mensuellement des taux de chômage nationaux, régionaux et départementaux. Le taux de DEFM catégorie 1 est calculé en faisant le rapport entre les DEFM catégorie 1 (en source INSEE/ANPE) et la population active recensée en 1999 (source INSEE RGP 1999) Le taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans est le nombre de DEFM de catégorie 1 de moins de 25 ans rapporté au nombre d actifs de moins de 25 ans recensés en Ce taux est de 15% pour Marseille fin Demandeurs d emploi de très longue durée Ce sont les demandeurs d emploi de catégorie 1 inscrits à l ANPE depuis plus de deux ans (Source, INSEE- ANPE 2005) Qualification des demandeurs d emploi Demandeurs d emploi non qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 ayant un niveau VI (sortie avant la troisième) et de ceux de niveau Vbis (CEP ou SES) Demandeurs d emploi faiblement qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 de niveau V (titulaire d un BEP, CAP ou BEPC) LES BÉNÉFICIAIRES DE LA CMUC Les données sont issues du traitement par l INSEE des données du fichier CNAM/TS (2006) Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) Toute personne résidant en France et n ayant pas de protection sociale a droit à la CMU de base. Certains assurés ou ayant droit aux revenus limités peuvent aussi bénéficier de la complémentaire gratuite (CMUC) La protection complémentaire CMU prend en charge les dépenses non couvertes par la sécurité sociale. Pour bénéficier de la CMUC, il faut habiter en France depuis plus de 3 mois, être en situation régulière, ne pas dépasser un revenu fiscal annuel plafond (606 pour 1 personne seule par an) ou bénéficier du RMI. Le taux de bénéficiaires de la CMUC correspond au nombre de bénéficiaires en 2006 rapporté au nombre total d assurés.

87 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS UNE CROISSANCE DES EMPLOIS La Ville de Marseille montre un dynamisme accru en s appuyant sur un appareil productif principalement composé de très petites entreprises : - la part des établissements et des emplois de services, largement majoritaire, est plus élevée à Marseille (77% des emplois en 2006) que celle constatée en France (63%) et dans les Bouches du Rhône (68%) ; - le poids des très petites entreprises (aucun salarié) est plus élevé à Marseille (58% des établissements en 2007) qu en France (54%) ; - ce constat est particulièrement vrai pour les secteurs de la construction, du commerce et en moindre mesure des services ; - les très petites entreprises sont les principales créatrices d emplois. Entre 1999 et 2007, la progression annuelle a été plus importante à Marseille (+4%) qu en France (+2,7). Les secteurs de la construction et des services sont ceux qui ont le plus progressé. Cette répartition traduit un rattrapage des activités de services lié à une désindustrialisation tardive. Le lien avec l économie industrielle reste très fort, une part importante des emplois reste dépendante des activités industrielles (logistique, activités portuaires ). Une forte précarité des actifs face à l emploi, malgré une baisse continue du nombre de demandeurs d emploi : - Le taux de demandeurs d emploi à Marseille (12,2% en janvier 2008, catégorie 1) est supérieur à la moyenne française (7,3%), mais il baisse régulièrement depuis 1998 (-3.9%/an) parmi les demandeurs d emploi de catégories 1,2 et 3 ainsi que pour les moins de 25 ans (-4%/an). La situation des actifs se caractérise également par la présence plus importante qu en France de salariés précaires et à temps partiel. La situation économique dans les CUCS amplifie les caractéristiques rencontrées à l échelle de la ville, avec davantage d établissements sans salarié, un taux de demandeurs d emploi plus élevé, un poids important des actifs faiblement qualifiés. À ces caractéristiques s ajoute celle de la présence plus marquée du secteur de l industrie. Le tissu économique reste dynamique mais faiblement pourvoyeur d emplois : - plus de 67% des établissements sont constitués de très petites entreprises, qui interviennent principalement dans le secteur des activités «résidentielles» (commerce de détail, café-restauration, services de proximité ). Ces activités représentent 39% des établissements en 2007 et 24% des emplois du CUCS en 2005 ; - le BTP est un des secteurs parmi les plus dynamiques et représente 9% des emplois du CUCS en 2005, contre 7% pour Marseille. Créateur d emplois, il fait SOURCES :. Demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris Établissements et emplois : source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif) à l'iris Établissements et estimation de l emploi (géolocalisés) : Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée ( LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LA PRÉCARITÉ LES FLUX

88 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS cependant largement appel à des formes de travail précaire. Le turn-over de ces établissements est très fort, alors que leur taux de survie est faible. Ces domaines d activité renforcent et fragilisent le CUCS. Ils sont générateurs d emplois, mais faiblement qualifiés, précaires (travail ponctuel en relation avec les mises en chantier) et très fortement attachés à la conjoncture nationale et locale. Le secteur des services est aussi dynamique que dans le reste de la commune : - le domaine des services est prépondérant parmi les établissements, les emplois mais aussi parmi les salariés résidants. Parallèlement, les services sont largement dominants dans l orientation professionnelle des demandeurs d emploi ; - le poids des actifs travaillant ou aspirant à travailler dans les services est aussi élevé que pour le reste de la commune ; - ce secteur d activités, principal pourvoyeur d emplois du CUCS, est également créateur d emplois. Il connaît la plus forte progression après le BTP. Toutefois, cette croissance est moindre que celle constatée dans la commune ; - elle apparaît très variable selon les secteurs opérationnels et les activités (les services à la personne étant le domaine qui progresse le plus). L'EMPLOI EN CHIFFRES établissements en 2007 (43% des établissements de Marseille) - +3% d établissements par an (Marseille : +2,5%) emplois (publics et privés) en 2005 (40% des emplois marseillais) - Croissance des emplois : 1,3% par an entre 1999 et 2005 (Marseille : 1% par an) - Répartition des emplois selon activités : services 63% (Marseille 70%), BTP : 7% (Marseille 5%), commerce 16% (Marseille 13%) ; industrie 8% (Marseille 6%), primaire 0% (Marseille : 0%) salariés résidant en CUCS en 2006 soit 50% des salariés marseillais en % de demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 en 2005 (Marseille : 14%) - 24% de jeunes actifs demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 (Marseille : 24%) Ces activités sont génératrices d emplois mais l offre reste insuffisante face au poids des actifs de ce domaine. Le poids de l activité industrielle reste important, avec près de la moitié des emplois de ce secteur concentrée sur le CUCS : - si l activité des services est dominante dans le CUCS, le poids des établissements et des emplois industriels reste élevé par rapport à la moyenne marseillaise (8% des établissements et des emplois) ; - avec 47% des emplois industriels de la commune, le CUCS comprend les principaux territoires industriels de Marseille (arrière port, vallée de l Huveaune ) ; - alors qu elle se maintient dans le CUCS, la diminution de cette activité à l échelle communale tend à accroître la concentration géographique de ces établissements ; - parallèlement, le niveau de qualification des salariés est faible. 34% des salariés en CUCS sont de CSP «ouvrier» (26% pour Marseille) dont 46% sont sans qualification (Marseille 44%) ; - parmi les demandeurs d emploi, 24% sont de qualification professionnelle «ouvrier» (20% pour Marseille) dont 48% sont sans qualification (45% à Marseille) ; - avec en moyenne 7 emplois par établissement (contre 5 pour le reste des établissements) et la présence d entreprises majeures drainant des réseaux de services, le domaine industriel est un acteur important de l emploi dans le CUCS. La forte représentation de l industrie dans les CUCS est liée à la définition de ces territoires. Cumulant des populations en difficulté, ils sont souvent caractérisés par la présence de secteurs dévalorisés notamment par la présence d activités industrielles à faible valeur ajoutée, fortement pourvoyeuses de main d œuvre peu qualifiée. Le poids important d actifs faiblement qualifiés résidant dans le CUCS se vérifie pour tous les secteurs d activité : - la part des professions intermédiaires et des cadres est relativement faible (26% des salariés du CUCS

89 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS en 2005, contre 36% pour Marseille). De même, les employés sont davantage non qualifiés que dans le reste de la commune ; - le faible niveau de qualification est particulièrement marqué parmi les demandeurs d emploi ; - le CUCS regroupe 59% des demandeurs d emploi de «catégorie 1» et 69% des demandeurs d emploi sans qualification professionnelle de la commune ; - parmi les actifs du CUCS, 41% des demandeurs d emploi de «catégorie 1» sont non qualifiés, 67% ont un niveau d étude inférieur au «niveau V» (BEPC, BEP ou CAP) ; - enfin, l absence de qualification est particulièrement élevée et pénalisante pour les jeunes actifs. La faible qualification des demandeurs d emploi et des actifs employés se confronte à un renforcement du niveau demandé par les employeurs. Cette situation génère des embauches précaires, des emplois faiblement rémunérateurs et des difficultés d insertion dans le marché du travail (en particulier pour les jeunes). UNE SPÉCIALISATION DES SECTEURS OPÉRATIONNELS EN FONCTION DE LEURS ACTIVITÉS Les secteurs dont les activités «productives» sont dominantes : l axe littoral du centre-ville vers le Nord et la Vallée de l Huveaune : - ces territoires sont l émanation de l histoire industrielle de la ville (notamment liée au port) ; - premier pourvoyeur d emplois industriels du CUCS, Bon-Secours/Saint-Joseph/La Delorme connaît une progression des activités de «production» ; - le poids important des activités et emplois industriels de la «Vallée de l Huveaune» est stable. Attractif pour les entreprises, celles-ci connaissent des difficultés pour s implanter dans ce territoire en raison d une saturation du foncier. Cette situation est exacerbée par la compétition avec l immobilier résidentiel et les équipements ; - «Littoral Séon» est l un des secteurs les plus dynamiques du CUCS en terme de création d emplois, avec une croissance annuelle de 11% entre 1999 et La dominante industrielle tend à s estomper au profit du BTP et des services aux entreprises. Ces derniers sont dynamisés par la présence de la ZFU ; - plusieurs secteurs à vocation industrielle sont en mutation (La Cabucelle, Saint-Louis La Viste, Saint- Lazare Saint-Mauront Belle de Mai). Ils connaissent une régression des emplois industriels au profit des services (notamment les services aux particuliers qui progressent fortement). Ces secteurs se caractérisent par le poids important des activités industrielles, de commerce de gros, de logistique qui nécessitent de grandes emprises foncières. Leur potentiel mutable représente un enjeu important pour le développement économique et social du CUCS. Le Grand Centre Ville, un lieu de centralité majeur : le centre-ville représente près de la moitié des établissements du CUCS (40%) avec un poids très élevé des services et des commerces. Il perd des emplois sur la période de 1999 à 2005, notamment dans le secteur des services. La diversité de l offre d emplois qu il génère, son rôle de centralité, sa situation au cœur des dispositifs d insertion le caractérisent comme un lieu de concentration d actifs notamment ceux recherchant un premier emploi. Les secteurs résidentiels faiblement pourvus en emploi ; Littoral Sud, Frais Vallon La Rose Les Olives : - le littoral Sud est un secteur à dominante résidentielle, qui offre peu d emplois accessibles aux actifs du CUCS et une faible croissance de l effectif de ceux-ci (+1,5% par an de 1999 à 2005) ; - le secteur de Frais Vallon-La Rose se caractérise par une absence de réelle spécialisation. Il offre également peu d emplois (4% des emplois du CUCS), mais connaît une hausse des emplois résidentiels. Ces secteurs présentent une offre d emploi insuffisante pour répondre à la demande des actifs qui y résident. Cette carence est de nature quantitative ou liée à l inadéquation entre les emplois proposés et le profil d une partie des actifs.

90 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les «pôles» spécialisés ; Notre Dame Limite La Savine, Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme : - le secteur de Notre Dame Limite connaît une spécialisation importante dans le domaine de la santé (Hopital Nord ) qui tend à se renforcer ; - le secteur de Grand Saint Barthélémy est directement impacté par le poids de l enseignement supérieur mais il joue également un rôle majeur de centralité commerciale (Le Merlan) à l échelle du territoire Nord-Est. Ces secteurs sont caractérisés par le poids majeur d activités plus ou moins exclusives. Aussi, les emplois ne sont que marginalement en adéquation avec le profil des actifs qui résident sur place. UNE INADÉQUATION CROISSANTE ENTRE SYSTÈME PRODUCTIF ET PROFIL DES ACTIFS Les écarts entre les besoins du système productif (en constante évolution) et les actifs en capacité d y répondre ne cessent d augmenter sur le territoire du CUCS. Des pistes pour développer l emploi des actifs : - l emploi proposé sur le marché du travail apparaît être insuffisant pour une partie des actifs du CUCS, car il nécessite généralement un niveau de qualification trop élevé. Ainsi, différentes alternatives visant à diversifier les modalités de l offre sont prospectées par les acteurs de l emploi ; - la création d entreprises est également un axe privilégié. Les réseaux d aide à la création d entreprises sont nombreux et dynamiques. Le taux d échec reste pourtant important et d autant plus élevé que le créateur n était pas déjà issu du monde du travail ; - les services à la personne se développent sur les sites CUCS. Ce domaine est particulièrement adapté pour proposer des postes faiblement ou non qualifiés. Ces emplois sont généralement assortis de formations qualifiantes ouvrant sur un parcours professionnel valorisant. Les efforts menés pour articuler besoins des entreprises et profils des habitants génèrent des résultats positifs. Une meilleure adéquation entre offre de formation des actifs et besoins des entreprises : - la formation professionnelle des actifs est un préalable dans les territoires CUCS pour leur permettre de s inscrire dans des parcours d emploi ascendants ; - les audits auprès des entreprises susceptibles d employer des populations locales voient le jour. L objectif est de mieux connaître leurs besoins, de dresser un profil des métiers attendus, afin de mettre en place des formations adéquates ; - en parallèle, l offre de formation professionnelle dans le cadre de l accompagnement à l emploi est plus particulièrement attachée à des domaines d activité ou des «besoins» sont recensés localement. Ce principe favorise l employabilité des actifs faiblement qualifiés mais apparaît faiblement générateur de parcours ascendants (activités conjoncturelles). L articulation avec l appareil productif est un enjeu majeur de l insertion des moins qualifiés, tant les besoins en formation de ces publics sont multiples. Une meilleure qualification des chômeurs sans emploi : - la qualification des chômeurs sans emploi s inscrit principalement dans les parcours orchestrés par les contrats d orientation. Les mécanismes oeuvrant dans ce cadre sont complexes, générant la multiplication des intervenants et perturbant ainsi leur lisibilité ; - les acteurs de la formation sont confrontés à un arbitrage entre des objectifs qualitatifs (adéquation aux besoins des établissements, du candidat ), et des objectifs quantitatifs d insertion professionnelle (nombre d actifs insérés dans le marché du travail) ; - l articulation de ces deux objectifs est complexe à mettre en oeuvre, la difficulté étant de mobiliser pour les actifs faiblement qualifiés des emplois répondant à leurs compétences, durables et qualifiants. Ainsi, les objectifs qualitatifs sont souvent traduits par la seule durabilité de l emploi (seuil fixé à six mois) ;

91 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - les modalités de financement de ces interventions, qui s attachent principalement au volet quantitatif, renforcent ce clivage. Les réponses apportées tendent à se développer et génèrent une multiplication des acteurs de la formation (institutionnels ou professionnels) et nécessitent une coordination grandissante. Une meilleure prise en compte des jeunes déscolarisés : une partie des jeunes sortent du système scolaire sans qualification et sans maîtriser les savoirs de base. Leur proportion au sein du CUCS est particulièrement élevée. Face à leur fragilité professionnelle, une réponse adaptée émerge, s appuyant sur la coordination entre formation professionnelle des moins de 25 ans précocement déscolarisés et mobilisation autour des élèves en échec au sein du système éducatif (notamment par les PAPEJ) ; Le renforcement de la relation tri-partite entre les établissements, les écoles et les centres de formation est une réalité et permet d informer, de créer du lien, de la confiance et des emplois. La loi n du 1 er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d emploi change ces paramètres en modifiant la relation entre demandeur et services d accompagnement vers l emploi. LES INTERVENTIONS PUBLIQUES EN FAVEUR DE L EMPLOI À l image des ZFU, plusieurs interventions publiques favorisent la création d emplois dans les secteurs opérationnels des CUCS et génèrent une dynamique positive d implantation d établissements. La ZFU Nord Littoral (secteurs opérationnels Littoral Séon) : - elle compte près de emplois en 2006 et bénéficie d une croissance de 45% par an depuis A titre de comparaison, la croissance moyenne des emplois à l échelle du CUCS est de 1% par an ; - ces emplois concernent les secteurs des services aux entreprises et du BTP, bien que cette activité connaisse un solde d emplois négatif. Cette croissance s appuie notamment sur la présence de foncier disponible et le dynamisme de l immobilier de bureau dans ce secteur. La ZFU XIV/XV e (La Cabucelle-Saint-Louis-La Viste, Bon Secours-Saint-Joseph-La Delorme, Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme) : - elle compte plus de emplois en 2007et bénéficie d une croissance de 5% par an depuis 2004 ; - les emplois concernent plus particulièrement les domaines des services publics, du commerce, de la santé avec une progression forte des services aux entreprises et de la construction ; - l émergence de pôles d activités dans ce contexte et la tertiarisation de l emploi génèrent une nouvelle structuration de ce territoire ainsi que l apparition de nouveaux projets. Le contexte urbain a également un impact décisif sur l implantation d activités. La proximité des axes routiers structurants, la présence de foncier disponible et l offre de «services aux entreprises» jouent un rôle majeur dans l attractivité des emplois. LES MUTATIONS EN COURS L amélioration des conditions d accueil des entreprises sur les territoires de développement économique : - à l exception du centre ville, le territoire du CUCS offre peu de services et de commerces nécessaires à générer un environnement favorable pour les entreprises. Les services bancaires et postaux sont quasiment absents et sur certains secteurs opérationnels l offre de restauration, les services de proximité sont quasi inexistants ; - une complémentarité entre l implantation d équipements et l offre de commerces et de services de proximité existe et favoriserait le développement des emplois, notamment des moins qualifiés ;

92 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - la constitution de réseaux d entreprises autour des dominantes économiques du territoire et des pôles de compétences existants favorise la lisibilité économique du territoire et son attractivité. L émergence de pôles d activités, sur le modèle de ceux créés au sein de la ZFU XIV e /XV e est un facteur favorisant le développement d emplois. La mutation de certains territoires à vocation industrielle : - les activités industrielles drainent un tissu dense de services et d emplois, souvent peu qualifiés. Elles sont néanmoins consommatrices de foncier notamment dans des territoires qui retrouvent un regain d attractivité (proximité du centre-ville, extension d Euroméditerranée ) ; - face aux évolutions urbaines, aux réorientations de l activité des territoires proches des centres et à la pression foncière, la localisation de l emploi industriel apparaît en mutation. La place des industries au sein des zones urbanisées se pose amenant celle de l évolution de l emploi d une grande partie des habitants du CUCS.

93 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

94 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS CUCS HORS CENTRE VILLE MOYENNE MARSEILLE LES ÉTABLISSEMENTS - Nombre moyen d emplois par établissement en ,9 5,5 5,3 - Part d établissements sans salarié en % 64% 62% INCITATION À LA CRÉATION D EMPLOIS - dispositif incitatif à l implantation d activités (poids par secteur) 17% 16% 8% EMPLOI - Taux annuel d évolution des emplois (1999 à 2005) 1 2,5 1,3 - Poids des l emplois de service en % 59% 70% - Poids des l emplois du BTP en % 10% 5% - Poids des l emplois du commerce en % 15% 13% - Poids des l emploisde l industrie en % 10% 6% LES ACTIFS - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (2005) 17% 16% 14% - Part de chomeurs sans qualification (2005) 31% 32% 24% - Nombre de salariés pour 10 emplois 12,0 14,0 10,0 Situation plus défavorable que la moyenne des territoires en CUCS Situation plus favorable que la moyenne CUCS mais plus défavorable que la moyenne communale Situation plus favorable que la moyenne CUCS et plus favorable que la moyenne communale

95 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS CUCS HORS CENTRE VILLE MOYENNE MARSEILLE LES ÉTABLISSEMENTS - Nombre moyen d emplois par établissement (hors associations) ,9 5,5 5,3 - Part d établissements sans salarié % 64% 62% INCITATION À LA CRÉATION D EMPLOIS - Part située dans un dispositif incitatif à l implantation d activités % 16% 8% EMPLOI - Poids des emplois dans le total CUCS % 27% / - Taux d évolution du nombre d emplois (99-05) par an ,5 1,3 LES ACTIFS - Poids des demandeurs d emploi dans le CUCS % 43% / - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois de Catégorie % 16% 14% - Part de chômeurs sans qualification % 32% 24% - Nombre de salariés pour 10 emplois ,0 14,0 10,0 CLASSEMENT DES QUARTIERS CLASSEMENT PONDÉRÉ (selon es écarts à la moyenne CUCS du poids des actifs par emploi) Situation la plus favorable Situation la plus défavorable

96 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DÉFINITION L accès à l emploi peut être défini comme la conjonction de plusieurs facteurs à savoir d une part l appareil productif et les emplois, d autre part le profil des actifs. Les évolutions de ces deux sphères favorisent l adéquation entre emplois et actifs ou au contraire la détériore. Ainsi, en tant que premier moyen d insertion sociale, «l accès à l emploi» est un objectif recherché par de nombreuses interventions. Les axes d analyse retenus pour aborder cette problématique s appuient sur l identification du niveau d articulation entre le développement économique et le potentiel employable de la population locale. Deux approches complémentaires ont été conduites : - L identification des principales caractéristiques du tissu économique des secteurs opérationnels. Pour ce faire, une classification spécifique des activités a été réalisée. Elle dissocie les activités destinées prioritairement à satisfaire les besoins de la population locale de celles qui produisent ou contribuent à produire des biens et des services destinés à des activités dépassant le seul marché de la proximité (activités de production et prestations de services). Cette classification tend à mettre en exergue le lien entre emploi, caractéristiques du territoire et son occupation - La définition des profils des salariés et demandeurs d emploi. Ces analyses visent à émettre d une part des hypothèses de cohérence (ou au contraire de divergence) entre les caractéristiques des emplois et celles des populations. Elle tend également à favoriser l identification de potentiels mutables des facteurs économiques des territoires notamment sur la base des évolutions de ces derniers. L étude s appuie sur le croisement de plusieurs sources de données statistiques. Les sources de données concernant l emploi et, plus globalement l appareil productif sont multiples. Celles-ci ne recouvrent pas les mêmes champs (les définitions des populations varient) et sont, de fait, difficilement comparables. Les éléments statistiques sont donc ajustés par des données qualitatives. Toutefois, cette situation restreint les interprétations à l état d hypothèses (en particulier sur la question de l adéquation entre actifs et emplois locaux). L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en , date de leur dernière mise à jour. Les évolutions seront mesurées sur la durée du CUCS sur la base d un panel d indicateurs (la constitution d un indicateur synthétique ne pouvant dans le cas présent refléter les évolutions des facteurs d accès à l emploi). En parallèle, un indice de rang permettant de classer les territoires et de mesurer l évolution de leur classement a également été établi. Pondéré, il permet de situer chaque secteur opérationnel en fonction des écarts à la moyenne du CUCS de la pression des actifs sur l emploi. DONNÉES DE CADRAGE À L ÉCHELLE COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE LE PROFIL DES EMPLOIS ET ÉTABLISSEMENTS Source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif ) Ce dispositif s appuie sur plusieurs sources administratives dont il fait la synthèse, principalement les URSSAF et les Déclarations annuelles de données sociales (DADS). Les emplois salariés et les établissements sont ceux du secteur privé et de la fonction publique (territoriale, hospitalière et d État). Établissement (définition INSEE) «L établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l entreprise. L établissement, unité de

97 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de l économie.» Toutes les données analysées dans la problématique «accès à l emploi» concernent les établissements. L établissement est à différencier de l entreprise. Entreprise (définition INSEE) «L entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché. On distingue : - l entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de la personne physique de son exploitant ; - l entreprise sociétaire, par exemple Société Anonyme (SA), Société à Responsabilité Limitée (SARL).» Emploi salarié Toutes les personnes travaillant contractuellement pour un établissement tel que défini ci-avant en échange d un salaire ou d une rétribution équivalente. DONNÉES ANALYSÉES À L ÉCHELLE DES SECTEURS OPÉRATIONNELS CUCS Une partie des sources citées précédemment n est pas disponible à une échelle suffisamment fine. D autres sources de données appelant d autres définitions ont été mobilisées. LES ÉTABLISSEMENTS EN 1999, 2005, 2007 Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE, géolocalisées à l adresse par l AGAM. SIRENE (système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements). Il s agit d un répertoire géré par l INSEE qui enregistre l état civil de toutes les entreprises et leurs établissements. Activité économique des établissements «L activité économique d une unité de production est le processus qui conduit à la fabrication d un produit ou à la mise à disposition d un service» (définition INSEE). Les activités sont classifiées en fonction de la nomenclature d activités française (NAF). Elle comprend 5 niveaux. Deux niveaux ont fait l objet d une analyse : - la répartition des activités en cinq postes (Agriculture/ Industrie/Construction/Commerce/Services) ; - la répartition des activités en 732 postes avec un regroupement des postes spécifique pour cette étude permettant de définir trois catégories : «les activités de proximité», «les prestations à caractère de service» et les activités de «production». «Les activités de proximité» Cette catégorie concerne particulièrement : les banques, les commerces de détail, les hotels-cafés-restaurants, l immobilier (agences), les PTTet les praticiens de santé. «Les prestations à caractère de service» Cette catégorie regroupe : les associations, l enseignement, la santé (hors praticiens), les services aux particuliers, les services aux entreprises, les «autres services» «Les activités de production» Il s agit de la construction, de l industrie, du commerce de gros ainsi que du secteur primaire La liste des postes regroupés est jointe. LES EMPLOIS LOCALISÉS EN Estimation réalisée par l AGAM. Elle concerne les emplois publics et privés À noter, les emplois sont classés selon l activité principale de l établissement qui les emploie. Cela génère une marge d erreur. En effet, l activité de l établissement peut être différente de celle de l emploi occupé.

98 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La classification des emplois est la même que celle des établissements Les salariés au lieu de résidence Source DADS-traitement INSEE. La déclaration annuelle des données sociales (DADS) est une formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés. Ainsi cette base de données concerne l ensemble des employeurs et de leurs salariés, à l exception : - des agents des services de l État ; - des services domestiques ; - des activités extra-territoriales. Le champ de la publication des résultats exclut en outre les apprentis, les stagiaires, les emplois aidés, les dirigeants salariés de leur entreprise ainsi que les agents des collectivités territoriales. Pour chaque salarié, les informations sont construites par la consolidation des périodes de travail chez ses employeurs successifs. Ainsi, la correspondance entre emplois localisés et salariés résidant n est pas totale. LES DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS EN Sources : Agence nationale pour l emploi, traitement Insee - Observatoire du développement économique et de l emploi- AGAM (données : INSEE, DRTEFP) Il n existe pas de taux de chômage officiel infracommunal hors des recensements de l INSEE. Le BIT (bureau international du travail) publie mensuellement des taux de chômage nationaux, régionaux et départementaux. Le taux de DEFM catégorie 1 est calculé en faisant le rapport entre les DEFM catégorie 1 (en source INSEE/ANPE) et la population active recensée en 1999 (source INSEE RGP 1999) Le taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans est le nombre de DEFM de catégorie 1 de moins de 25 ans rapporté au nombre d actifs de moins de 25 ans recensés en Le taux de demandeurs d emploi de très longue durée : il s agit du poids des demandeurs d emploi de catégorie 1 au chômage depuis plus de 2 ans rapporté au total des demandeurs d emploi de catégorie 1. QUALIFICATION DES DEMANDEURS D EMPLOI Selon leur niveau de formation : - demandeurs d emploi non qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 ayant un niveau VI (sortie avant la troisième) et de ceux de niveau Vbis (CEP ou SES) ; - demandeurs d emploi faiblement qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 de niveau V (titulaire d un BEP, CAP ou BEPC). TAUX DE DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS Les demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM catégorie 1) correspondent aux demandeurs d emploi en fin de mois à la recherche d un emploi durable à temps plein n ayant pas exercé d activité de plus de 78 heures le mois précédent. Selon leur qualification professionnelle : Niveau de qualification : Manoeuvres ou ouvriers spécialisés/ouvriers qualifiés/employés non qualifiés/employés qualifiés/cadres, techniciens, agents de maîtrise. Métiers recherchés Ces données sont issues de la «situation des demandeurs d emploi inscrits à l ANPE au 31 décembre 2005» source INSEE-ANPE dans les ZUS.

99 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS LES STRUCTURES D ACCOMPAGNEMENT À L EMPLOI Répertoire des organismes d accueil et d accompagnement à l emploi - Maison de l emploi, cartographie réalisation AGAM Repérage et cartographie de tous les organismes d accueil et accompagnement à l emploi (organisme porteur de l action ou structure mettant à disposition un local). RETARD SCOLAIRE ET «DÉSCOLARISATION» Académique & BCP & SISE ),Capacités d accueil (DOS Lycée, DOS LP et DEEP),Affectation et Vœux (Base Académique des Affectations), Perspectives d emploi (DAET). LES TEMPS DE DÉPLACEMENT EN TRANSPORTS EN COMMUN Évaluation des temps de parcours en transport en commun en heure de pointe (8 heure) ( Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée ( Réalisation : Direction de l Analyse des Etudes et de la Communication, RÉSULTATS AUX ÉVALUATIONS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SECOND DEGRÉ Retard scolaire de plus de deux ans des élèves de second degré «Les retards scolaires sont calculés à partir de l année civile de naissance et de l âge normal de scolarisation au niveau donné pour les élèves n ayant jamais redoublé. Les indicateurs ne portent que sur la proportion d élèves ayant au moins 2 ans de retard scolaire y compris en filière professionnelle.» Taux de redoublement «La proportion de redoublants correspond au pourcentage d élèves scolarisés à un niveau donné qui étaient déjà scolarisés à ce même niveau l année précédente mais pas forcément dans l établissement. Cet indicateur comprend donc des redoublants provenant d autres établissements et diffère donc des préconisations des conseils de classe en matière de redoublement.» Offres de formations professionnelles (Carte des formations et des options) Sources des données : Effectifs des élèves (Base Élèves

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101 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L ATTRACTIVITÉ DE MARSEILLE SE CONFIRME ET RENFORCE LA CONCURRENCE INTERNE ENTRE ÉCONOMIE ET HABITAT Dans un contexte de croissance, la Ville de Marseille confirme son attractivité qui se traduit entre autre par la croissance de la population : - la Ville de Marseille gagne des habitants, en rupture avec les mécanismes des dernières décennies ; - entre 1999 et 2005, elle gagne habitants supplémentaires par an (+0,5% annuel). Cette croissance reste moindre que celle constatée pour le Département (+0,6%/an) et pour la Région (+0,9%/an) ; - à Marseille, le solde migratoire ne joue qu un rôle modeste dans cette dynamique (+400 habitants par an), contrairement au Département et à la Région. Dans le prolongement des objectifs du PLH, le projet SCOT vise à la production de à logements sur MPM d ici à 2020 ( logements sur le bassin centre dont fait partie Marseille). Cela devrait notamment permettre l accueil de nouveaux habitants (sources : pré-projet d aménagement et de développement durable - octobre 2007). Marseille et plus généralement la métropole bénéficient d une attractivité économique dynamisée : - ces dernières années les grands indicateurs économiques sont positifs, parallèlement au retour des grands investisseurs et des grands projets d urbanisme sur Marseille. Conséquence directe, le nombre d établissements augmente à Marseille ; - le taux de création d entreprises se situe autour de 17% (8 344 établissements en 2006), ce qui situe Marseille parmi les villes les plus dynamiques ; - si le secteur de la construction est particulièrement énergique, avec un taux de création supérieur à 21%, le secteur du commerce-réparation connaît également un taux de création d emplois significatif (13%). Le bilan entre création et disparition d établissements est, depuis plusieurs années, positif. Il se crée plus d établissements qu il n en disparaît. L attractivité économique des territoires en CUCS s inscrit dans la conjoncture marseillaise. Plus de la moitié des entreprises créées en 2006 l ont été sur le territoire du CUCS. Cela représente établissements, 40% d entre eux étant implanté au-delà du périmètre du centre ville. DES TERRITOIRES ATTRACTIFS POUR L ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Le CUCS apparaît attractif pour les activités économiques. Cette attractivité se traduit par : - un taux de création d établissements supérieur à la moyenne marseillaise bien qu il s agisse essentiellement de très petites entreprises (aucun salarié) ; - cette situation s accompagne d une évolution positive des emplois ; - la création de nouveaux locaux d activité est importante puisqu elle représente plus de la moitié des surfaces créées à Marseille ces dix dernières années ( m2/an de SHON créés dans le CUCS) ; SOURCES : - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), commercialisation des programmes immobiliers de 5 logements et plus, Observatoire Immobilier de Provence (OIP), immobililer de bureaux neufs, Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), observatoire marseilleis de la formation des loyers, INSEE, recensement général de la population à l'iris, Agam, Base équipements INSEE - SIRENE, les établissements à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005 L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LES ÉCHELLES URBAINES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE

102 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - 37% de la SHON créée dans le CUCS est à vocation commerciale, 28% à vocation de bureau ; - l importance du CUCS dans l offre de bureaux à Marseille est croissante, en lien avec notamment la montée en puissance d Euroméditerranée. Le CUCS joue un rôle majeur dans l offre de locaux neufs ainsi que dans l immobilier de bureaux. Cela tend à renforcer le poids des emplois de service et les activités résidentielles. Toutefois, ce constat ne concerne que quelques secteurs opérationnels. Les territoires du CUCS bénéficient, à des degrés différents, de facteurs d attractivité. LES FACTEURS D ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DU CUCS Les différents facteurs d attractivité économique sont présents mais peu de secteurs du CUCS les cumulent. Leurs impacts varient selon les activités considérées. Ceci tend à spécialiser localement les activités. Le CUCS, un poids important de l offre foncière à vocation d activité : - dans le PLU, les territoires du CUCS concentrent 46% du foncier réservé à l activité (zonages UE, Na+, ZAC activités). Ainsi, 16% du foncier du CUCS (hors zones naturelles) est à vocation d activité, contre 15% pour Marseille ; - toutefois, cette dominante apparaît faiblement optimisée, particulièrement pour les zones UE au Nord du territoire. Elles sont pour partie implantées au sein de zones d habitat dense et peu affectées aux activités économiques ; - parmi ce foncier, 6% est à vocation future d activité (hors ZAC) et représente un potentiel d implantation de nouveaux établissements ; - ces secteurs comptent des emprises foncières disponibles et forment une majeure partie de l offre marseillaise de locaux neufs (bureaux, commerces, entrepôts, ateliers ) ; - en parallèle, une partie des secteurs opérationnels présente des emprises foncières mutables à court ou moyen terme. L'ATTRACTIVITÉ EN CHIFFRES 900 hectares à vocation d activité soit 16% du CUCS (Marseille : 15%) +18% de taux de création d établissements en 2006 (Marseille :+17%, ZUS de Marseille : +19%) 647 hectares en ZFU m 2 de locaux réalisés par an de 1997 à 2007 (Marseille : m 2 /an) 915 logements réalisés par an de 1997 à 2007 (Marseille : logements par an) 60 habitants pour 1 établissement de proximité (com merces de détail, services, postes, banques... ; hors centre-ville). (Marseille : 17 pour 1 établissement, hors centre ville) Le poids dans le CUCS des zonages affectés aux fonctions économiques tend à limiter la compétition foncière entre habitat et activité. Elle permet également une organisation d ensemble des activités. La révision du PLU permettrait de rationaliser la répartition de ces zones à vocation d activité. La présence de zones d activité et de «pôles» est un facteur majeur d attractivité : - 12% du CUCS correspond à des secteurs de concentration d activités (zones d activités ). Ils sont notamment composés de réseaux d entreprises (Comptoirs Professionnels) exerçant des activités complémentaires. Cela génère une dynamique de groupe positive, une meilleure adaptabilité. Cela favorise également le développement d un environnement adapté (présence de services annexes, aménagement urbain adapté) ; - en parallèle, la présence d établissements comptant de nombreux salariés tend également à générer de l attractivité en drainant un tissu de services.

103 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L histoire urbaine d un territoire et «l expérience» des zones d activités ont un impact majeur sur leur organisation (inscription dans la ville, aménagements adaptés ) ainsi que sur les réseaux qu ils ont générés. La présence de zones de concentration d activités est, sous condition de mixité, un facteur majeur d attractivité. Le CUCS compte plusieurs dispositifs discriminant des territoires favorisant leur attractivité notamment : - les zones franches urbaines (ZFU Nord Littoral et ZFU XIV e /XV e ) présentes sur le territoire CUCS proposent des conditions d installation des entreprises attractives. Elles représentent un poids important dans la création d établissements ; - les ZRU offrent également des conditions économiques d installation des entreprises financièrement favorables ; - le développement de pôles spécialisés qui sont associés à des investissements majorés de la collectivité (Euroméditerranée, Technopôle de Château- Gombert ) favorise l attractivité de ces zones ; Ces dispositifs nécessitent pour générer des effets leviers, des conditions favorables telles que : - la qualité de la desserte est un atout majeur pour l implantation de la plupart des activités. Celle-ci s apparente en particulier à la proximité des voies express mais aussi à celle des voies ferrées, de la voirie locale et des transports en commun. Les orientations futures vers le report modal pour l acheminement des marchandises (ferré et maritime) sont un enjeu pour le CUCS (présence du port autonome, gare Saint- Charles) ; - la proximité des fonctions urbaines, des marchés et de la main d œuvre ; - les établissements désireux de s implanter recherchent également la présence de services annexes pour le fonctionnement de l entreprise (banque, poste ) et pour le confort des salariés (crèches, restauration, commerces, parkings ). La plupart des secteurs du CUCS manque de cette offre ; - indispensable pour l attractivité d un territoire, la présence de ces éléments ou leur absence conditionne la typologie des activités susceptibles de s installer. La qualité de l environnement urbain est un enjeu majeur en terme d attractivité. Elle est complémentaire à une mutualisation des infrastructures, des services annexes. Ainsi, la constitution de réseaux d établissements complémentaires et de services annexes diversifiés est générateur d attractivité mais également de durabilité de celle-ci. La nature des activités les plus dynamiques dans les secteurs du CUCS (BTP, services à la personne, établissements sans salariés ) atteste que l attractivité économique est pour partie corrélée à celle démographique. L une et l autre bénéficient des mêmes éléments favorables et se renforcent mutuellement. L ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE DU CUCS REPOSE SUR SES FAIBLESSES PASSÉES L attractivité démographique du CUCS, ralentie ces dernières décennies, se voit confortée depuis quelques années. Cette situation se traduit par une croissance de la population et par un regain de production de logements. Les territoires du CUCS recèlent des facteurs d attractivité résidentielle qui se sont raréfiés dans le reste de la commune : - le CUCS compte de nombreux territoires peu investis ces dernières années par la promotion immobilière. Face à la rareté du foncier, ces derniers deviennent attractifs, notamment ceux comptant du foncier encore disponible (même s il se raréfie) ; - face à cette raréfaction des parcelles constructibles, les nombreuses poches de bâti dégradé ou sous-occupé gagnent en attractivité. Les secteurs opérationnels répondant à ces caractéristiques et situés à proximité

104 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS des centralités représentent des gisements fonciers à court et moyen termes. L habitat se développe dans le CUCS en s appuyant sur les tensions du marché immobilier : - le CUCS représente un poids important dans l offre de logements neufs de la commune (35% des logements neufs réalisés à Marseille ces dix dernières années) ; - 23% des logements réalisés sont individuels soit la moitié de l offre de logements individuels réalisés dans la commune ces dix dernières années ; - plus de logements par an sont programmés pour les trois prochaines années. Si l ensemble des programmes se réalise, cela représente 45% des logements programmés de la commune. Les secteurs en CUCS connaissent un regain d attractivité pour la promotion immobilière. Ceux connotés négativement sont devenus attractifs (notamment le foncier à proximité des grands ensembles sociaux). Cette situation se traduit en terme de flux résidentiels. Cela génère une tendance à la spécialisation socioéconomqiue des territoires. Des marchés immobiliers comptant une offre diversifiée et aux prix inférieurs à la moyenne : - le dynamisme des marchés immobiliers dans le CUCS apparaît moindre que dans le reste de la commune. Ceci est imputable à une offre en accession globalement restreinte (parc locatif social important et faible mutation des logements hors des zones centrales) ; - toutefois, à l image du parc de logements, l offre immobilière est diversifiée avec des prix, en moyenne, inférieurs à ceux constatés à Marseille ; - la mobilité résidentielle au sein du CUCS est de proximité. Elle se compose principalement de jeunes ménages. Toutefois, la situation est contrastée selon les produits immobiliers considérés. Le parc ancien revêt une attractivité de proximité, les logements neufs et les villas sont davantage attractifs pour des ménages de CSP supérieures et plus âgés. Un environnement urbain qui n apparaît pas toujours comme un moteur de l attractivité des ménages. L offre de services de proximité fait globalement défaut : - le poids de population pour les établissements de proximité est très élevé, en particulier pour les banques, les praticiens de santé et les PTT ; - les commerces sont également inégalement répartis, certains secteurs en sont peu pourvus ce qui nuit à leur attractivité ; - avec un poids important des établissements scolaires privés et un secteur public peu attractif voire répulsif, les équipements scolaires forment un facteur de frein à l attractivité. En effet, leur poids est majeur dans le choix du lieu de résidence des ménages ; - en outre, la qualité de l environnement et des aménagements urbains, très inégale, tend également à spécialiser les flux résidentiels. La proximité des équipements, des services, des transports en commun, la présence d espaces publics et d espaces verts participent à l attractivité des territoires. Ces éléments sont à conforter. LES SECTEURS OPÉRATIONNELS DU CUCS, UNE ATTRACTIVITÉ INÉGALE Frais-Vallon La Rose Les Olives, Littoral Séon ; leur attractivité repose sur la présence de foncier disponible : - Littoral Séon compte parmi les secteurs les plus attractifs de la commune en terme économique. Ce secteur représente un poids majeur dans la création d établissements. Il réunit la plupart des facteurs d attractivité (foncier disponible, proximité des dessertes, proximité des marchés, ZFU ). Toutefois, l attractivité de ce territoire s appuie sur des conditions non pérennes (un dispositif incitatif à l implantation d activités non durables, les disponibilités foncières tendent à se raréfier ) ; - en parallèle, Frais Vallon-La Rose-Les Olives apparaît être un secteur économiquement peu dynamique.

105 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Toutefois, il comprend des conditions particulièrement propices à l attractivité d industrie de pointe ; - en terme d attractivité résidentielle, le Nord de la commune (en particulier Frais-Vallon La Rose Les Olives, Littoral Séon) représente un poids majeur dans l offre de logements neufs mis sur le marché. Situé dans un environnement attractif et présentant des prix proches de la moyenne, ces secteurs sont accessibles pour des populations de CSP supérieures. Les caractéristiques de ces secteurs tendent à générer une spécialisation de leurs cibles économiques et résidentielles. Vallée de l Huveaune, Bon Secours Saint-Joseph La Delorme, Notre Dame Limite La Savine ; une attractivité confortée : - Ces secteurs présentent ponctuellement des zones de concentration d activité attractives (Les Arnavants, les zones d activités de la Vallée de l Huveaune, Hôpital Nord ). Toutefois, l offre moindre que dans les secteurs précédents de foncier ou de locaux limite leur développement. Leurs atouts reposent sur la structuration des acteurs économiques ; - ces secteurs opérationnels, en particulier la Vallée de l Huveaune et les zones de concentration d activités d arrière port (Façade Maritime Nord), font partis des territoires présentant des enjeux métropolitains. Confortée dans le cadre du projet SCOT, la vocation de ces territoires devrait être traduite dans des orientations locales ; - la faible diversité des activités présentes sur le site de Notre Dame Limite-La Savine ainsi que leur forte spécialisation, nuisent à son développement. Attractif principalement pour les activités ayant trait à la santé, ce secteur apparaît exclusif. Ce «pôle» santé aurait vocation à s inscrire dans «l arc de la connaissance» de Marseille et renforcer sa dimension métropolitaine ; - en termes résidentiels, ces secteurs opérationnels présentent une offre de logements diversifiée dont les prix sont inférieurs à la moyenne. La qualité urbaine très inconstante sur ces territoires est à conforter pour asseoir leur attractivité. Ces territoires jouent un rôle majeur à l échelle de la commune mais également, pour le volet économique, au niveau intercommunal. Eléments forts du système productif marseillais, ils forment aussi un socle de la mobilité résidentielle. Saint-Lazare Saint-Mauront Belle-de-Mai, La Cabucelle Saint Louis La Viste ; une offre attractive pour les populations les plus précaires : - ces secteurs comptent de nombreuses poches résidentielles de non-choix qui apparaissent attractives pour les populations les plus précaires ; - ainsi ces territoires tendent à renforcer leur spécialisation «vers le bas». - en parallèle, la tension des marchés du logement et la raréfaction du foncier génèrent une nouvelle attractivité de ces quartiers pour la promotion immobilière. Le caractère répulsif de ces territoires (Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai, La Cabucelle-Saint Louis-La Viste) a retardé leur investissement par les promoteurs et les ménages ayant le choix. Ils constituent maintenant des réserves foncières ou de mutation du foncier. Les territoires de centralité : une attractivité de cumul - le centre-ville, de par sa fonction de centralité, concentre une part importante des commerces, services, établissements et équipements de la commune. Il est donc attractif pour les acteurs économiques ; - en terme résidentiel, le centre-ville revêt un caractère sélectif du fait de l offre de logements proposée et du cadre de vie. S il attire de nombreux flux résidentiels, il ne retient pas ses habitants ; - les noyaux villageois dans les CUCS sont également des points d appui pour une attractivité de proximité (économique et résidentielle). La situation de ces noyaux villageois est très variable selon les secteurs opérationnels. Toutefois, elle est à conforter. Dynamiques sur certains secteurs, les noyaux villageois périclites sur d autres. En tant qu éléments d identité des territoires et vecteur de leur structuration à une échelle plus globale, ces unités sont un socle de pérennisation de l attractivité résidentielle et économique.

106 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les secteurs opérationnels du CUCS gagnent, pour la plupart, en attractivité. Toutefois, les fondements de celle-ci reposent largement sur des facteurs conjoncturels : - tensions immobilières ; - carence de foncier généralisée hormis sur des parcelles jusqu alors répulsives ; - dispositifs incitatifs. L enjeu majeur pour le CUCS est de renforcer les facteurs pérennes de son attractivité (qualité de l environnement, offre de logements diversifiés, constitution de réseaux d entreprises, structuration des conditions d accueil du tissu économique ) pour la maintenir. Plusieurs éléments peuvent favoriser ces mécanismes : - la révision du PLU et l organisation des fonctions urbaines induite ; - le développement d effets leviers autour de l investissement public ; - l organisation et la gestion durable des facteurs d attractivité.

107 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES FONCIER Facteurs d attractivité économique - Présence de zonages à vocation d activité inscrits au PLU - Présence de zonages à vocation future d activité au PLU / / / / / / / - Présence de foncier potentiellement disponible pour activité Facteurs d attractivité résidentielle - Présence de foncier potentiellement disponible pour logement MARCHÉS IMMOBILIERS Facteurs d attractivité économique - Offre de locaux neufs ou réhabilités Facteurs d attractivité résidentielle - Offre de logements neufs - Diversité de l offre de logements - Niveau de prix des logements - Présence de produits logements spécifiques ENVIRONNEMENT URBAIN - Qualité de l environnement Facteurs d attractivité économique - Présence d aménagements spécifiques (stationnements adaptés, lisibilité des entreprises, sécurité...) - Présence de services annexes (postes, banques, commerces) - Accessibilité (routière, ferrée, maritime, transports en commun) Facteurs d attractivité résidentielle - Présence de commerces, équipements et services à la population - Accessibilité (transports en commun, routière) PÔLES ET RÉSEAUX Facteurs d attractivité économique - Poids des établissements de emplois - Pôles et réseaux d établissements AUTRES FACTEURS D ATTRACTIVITÉ Facteurs d attractivité économique - Présence de dispositifs d incitation fiscale / / / / / Facteur favorable pour l attractivité du secteur Facteur neutre pour l attractivité du secteur Facteur défavorable pour l attractivité du secteur

108 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

109 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

110 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DÉFINITION L attractivité se définit comme la capacité d un territoire à attirer des individus (établissements, habitants) et à les garder. Attirer est la traduction d un arbitrage par les populations et garder traduit l évolution des conditions internes ou externes susceptibles de générer la mobilité. Ces deux composantes sont indissociables. De même, économique et résidentielle, sont liées. Ces deux dimensions influent l une sur l autre. Cela se traduit d une part en terme de proximité de la main d œuvre et des marchés pour certaines activités et d autre part comme un arbitrage entre proximité de l emploi et caractéristiques résidentielles pour les habitants. La présente analyse porte d une part sur le «niveau» d attractivité des territoires et d autre part sur ses facteurs : - l attractivité est génératrice de flux. L état d attractivité des territoires est, dans la présente analyse, abordé comme la résultante des entrées et des sorties du territoire. Ce solde est appliqué d une part aux mouvements résidentiels et d autre part aux créations et disparitions d établissements et d emplois. Les caractéristiques de ce flux sont également étudiées afin d identifier les tendances évolutives ; - d autre part, l attractivité est générée par des facteurs dont l importance est variable. Leur analyse (cadre de vie, accessibilité ) vise à identifier les typologies de territoires attractifs. Pour ce faire, plusieurs indicateurs ont été mobilisés. Ils visent à qualifier l état d attractivité des territoires : création d établissements et d emplois, caractéristiques de ceux-ci, mutations immobilières et mobilité résidentielle, évolution du nombre d habitants et du profil de ceux-ci. Il est nécessaire de préciser que les données concernant l évolution de la population et de ses caractéristiques n ont pas été réactualisées depuis Ainsi, celles-ci sont le fruit d hypothèses qui s appuient sur le croisement de différentes sources de données plus à jour. Les éléments concernant la population et les ménages seront disponibles en Les informations ayant trait aux facteurs d attractivité (cadre de vie, desserte ) sont des données à caractère qualitatif issues de sources diverses (études AGAM, données qualitatives des professionnels) Ces modalités d approche nous permettront de mesurer l évolution de l attractivité. L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en , date de leur dernière mise à jour. La définition de l attractivité atteste de son caractère polymorphe. De par cette caractéristique, il n est pas judicieux de réaliser un classement des secteurs opérationnels du CUCS au regard de leur attractivité. LES ÉTABLISSEMENTS LES CRÉATIONS D ÉTABLISSEMENTS EN 2006 INSEE-SIRENE, 2006 à l IRIS Les créations sont identifiées par rapport aux immatriculations dans SIRENE. Sont identifiées comme créations : - les nouvelles immatriculation dans SIRENE, - les reprises d activité après une interruption de plus d un an (reprise de l ancien numéro SIRENE), - les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d une autre entreprise lorsqu il n y a pas continuité de l entreprise reprise. SIRENE (système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements) Il s agit d un répertoire géré par l INSEE qui enregistre l état civil de toutes les entreprises et leurs établissements.

111 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Taux de création Rapport du nombre des créations d établissements d une année au stock d établissements au 1 er janvier de cette même année. L ÉVOLUTION DES ÉTABLISSEMENTS ET DES EMPLOIS Observatoire de l emploi et du développement économique - AGAM. Données issues de la source SIRENE, géolocalisées par l AGAM à l adresse. Taux de survie Le taux de survie des entreprises à n années est la proportion d entreprises créées ou reprises une année donnée qui ont atteint leur nième anniversaire. LA RÉALISATION DE LOGEMENTS ET DE LOCAUX Enquête de réalisation des permis de construire, 1997 et AGAM. L AGAM effectue, sur le territoire de Marseille, le suivi des opérations immobilières depuis l autorisation de construire jusqu à la livraison des logements ou locaux réalisés. À partir des informations données par la DGUH sur les permis de construire autorisés, l AGAM vérifie annuellement sur le terrain la réalité des livraisons. LOGEMENTS RÉALISÉS Seuls les logements localisés dans des opérations de 3 logements et plus font l objet de cette enquête. Les logements «en diffus» (hors programme ou lotissement) sont donc non comptabilisés. Les programmes comptabilisés chaque année sont ceux terminés durant l année quelle que soit la date à laquelle ils ont été autorisés. LOCAUX RÉALISÉS Il s agit de tous les locaux nouvellement créés (création de SHON) quel que soit le type d activités. Les transformations ou extensions sont exclues de l enquête. LES MARCHÉS DE L IMMOBILIER (HABITAT ET BUREAUX) LES LOYERS Source : Confédération Nationale des Administrateurs de Biens Marseille Provence Corse (CNAB) Observatoire alimenté par le recueil de références auprès du réseau des professionnels de l immobilier de la CNAB et sur la base d une méthodologie nationale élaborée par M. Mouillart. Loyers du parc Il s agit des loyers moyens des baux en cours par arrondissement. Loyers du marché Loyer des locations nouvelles (constitué des loyers de location nouvelle et des loyers de relocation) par arrondissement. La mobilité dans le parc locatif Proportion de logements précédemment occupés et remis sur le marché locatif, par rapport à l ensemble des logements locatifs observés (par arrondissement). LA COMMERCIALISATION DES LOGEMENTS NEUFS Source Observatoire Immobilier de Provence (OIP) Suivi des ventes (Logements réservés, c est-à-dire ayant fait l objet d une réservation avec dépôt d arrhes, ou vendus sans réservation préalable), mises en vente et prix des logements neufs destinés à la vente en collectif et en individuel dans des programmes de cinq logements et plus. LES SURFACES COMMERCIALISÉES DE BUREAUX NEUFS Source Observatoire Immobilier de Provence (OIP)-2006 L enquête des bureaux résulte de l analyse contradictoire des transactions réalisées tant par les cabinets de conseil en immobilier d entreprise, que par les promoteurs et les informations des directions du développement économique des villes de Marseille et d Aix.

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113 Les échelles urbaines SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La question des échelles résulte du croisement de deux dimensions, l une géographique et l autre d usage. Elle repose sur les articulations entre les niveaux de territoires (géographiques, institutionnels) et les fonctions de ce territoire pour les usagers (habitants ou acteurs économiques). L organisation de ce territoire favorise t elle l apport d une réponse aux besoins des individus (habitants ou entreprises) qui y résident? Inscrire les territoires de proximité dans des logiques de développement de la métropole suppose une capacité à structurer des opérations locales dont l envergure dépasse les seules limites communales. Cette dynamique ne saurait pour autant occulter l échelle locale, qui participe pleinement de la construction métropolitaine et doit donc légitimement trouver une place à part entière dans ce mouvement. LA MIXITÉ URBAINE AU CŒUR DES NIVEAUX DE FONCTIONNEMENT LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES FLUX Ces articulations consistent à s interroger sur les points suivants : - les centralités et la fonction de proximité du secteur ; - la confrontation des usages aux différentes échelles et son évolution ; - l évolution de l organisation des fonctions de l espace. Concernant cette problématique, plusieurs éléments apparaissent prégnants au sein des territoires en CUCS. ECHELLES ET TERRITOIRES : LA PROXIMITÉ COMPOSANTE ACTIVE DE LA MÉTROPOLE Nouveaux contours géographiques, nouveaux contextes économiques et nouvelles logiques pour l action publique sont trois critères qui contribuent aujourd hui à transformer le cadre dans lequel évoluent les acteurs publics et privés qui fabriquent la ville. L action territoriale se déroule ainsi désormais autant entre les territoires qu au cœur des territoires eux-mêmes. Il s agit conjointement d articuler les territoires distincts et de faire vivre les différentes échelles de la métropole. C est à cette échelle que plusieurs territoires prioritaires ont été identifiés au titre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale sur la commune de Marseille. Chacun d entre eux présente des caractéristiques particulières, notamment en termes de composantes et d échelles urbaines. Afin de mieux cerner les aires de fonctionnement de ces territoires et les mettre en exergue, une observation de chacun de ces sites sous l angle de la mixité urbaine a été retenue. La mixité urbaine met l accent sur la coexistence sur un territoire des différentes fonctions constitutives de la ville. Elle consiste donc en une pluralité des fonctions au niveau local : habitat, commerces, activités, équipements REGARDS CROISÉS POUR UNE LECTURE DYNAMIQUE DES TERRITOIRES Différents types de mixité et plusieurs échelles de mixité peuvent être envisagés, parmi lesquels la mixité sociale (cohabitation de personnes différentes tant en termes socio-économique que culturel. Cette notion inclut la notion de partage d un espace mais également d interactions), la mixité des logements (en termes de typologie, de statuts ) et la mixité fonctionnelle (qui favorise à la fois la mixité sociale et la diversité de l habitat). LES ÉCHELLES URBAINES LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI

114 Les échelles urbaines SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Si les fonctions urbaines s avèrent difficiles à isoler en raison du rôle complexe de ce vaste espace d échanges qu est la ville, l analyse globale permet de mettre en évidence des relations entre ses multiples composantes : la population, les activités et les lieux où se pratiquent ces activités. Du croisement entre ces données et l organisation spatiale de la ville, se dessinent différentes échelles urbaines et aires d influence pour chacun des sites observés. Comme état mais également comme moyen de réduire les exclusions (loi du 13 juillet 1991), la mixité et plus particulièrement son échelle et les modalités de sa mise en œuvre sont des enjeux pour les territoires CUCS.

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