Document de recherche. Établissement du coût de l assurance-vie et analyse des risques

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1 Document de recherche Établissement du coût de l assurance-vie et analyse des risques Groupe de travail sur l établissement des coûts des produits d assurance de personnes Juin 2008 Document This document is available in English 2008 Institut canadien des actuaires Les documents de recherche ne représentent pas nécessairement l opinion de l Institut canadien des actuaires. Les membres doivent connaître les documents de recherche. Les documents de recherche ne constituent pas des normes de pratique et sont donc de caractère non exécutoire. Il n est pas obligatoire que les documents de recherche soient conformes aux normes. Le mode d application de normes dans un contexte particulier demeure la responsabilité des membres dans le domaine de l assurance-vie.

2 Note de service À : De : Tous les praticiens du domaine de l assurance-vie Jacques Tremblay, président Direction de la pratique actuarielle Jason Wiebe, président Groupe de travail sur l établissement des coûts des produits d assurance de personnes Date : Le 23 juin 2008 Objet : Document de recherche Établissement du coût de l assurance-vie et analyse des risques En 2005, la Direction des normes de pratique a mis sur pied un groupe de travail chargé d élaborer un document de recherche sur l établissement du coût de l assurance-vie. Le groupe de travail a reçu le mandat suivant : Élaborer un document de recherche qui décrira les techniques actuarielles reconnues en matière d établissement des coûts des produits d assurance-vie, d assurance-maladie et de rentes. Le travail devrait porter principalement sur les produits comportant des garanties à long terme. Le document de recherche porterait également sur les facteurs à considérer lors du choix des hypothèses et fournirait des exemples concernant la façon d aborder le choix des hypothèses lorsque les données d expérience ne sont pas directement disponibles. Le présent document est le fruit du travail du groupe de travail. Bien que les documents de recherche ne représentent pas l opinion de l ICA et qu ils sont de caractère non exécutoire, il est recommandé que tous les actuaires impliqués dans la tarification des produits d assurance prennent connaissance de ce document. Nous désirons également remercier Josée Racette et Luc Bergeron pour leur apport à la traduction de ce document. JT, JW

3 TABLE DES MATIÈRES 1. INTRODUCTION PRINCIPES DE L ÉTABLISSEMENT DES COÛTS DÉFINITION DES RISQUES PROCESSUS D ÉTABLISSEMENT DES COÛTS Introduction Mise en place d un processus de développement de produit et d établissement des coûts Découverte Établissement de la portée Analyse de rentabilité et mise au point Essais et validation Documentation et approbation Lancement Après le lancement CRITÈRES DE RENTABILITÉ Aperçu des critères de rentabilité Présentation des résultats ÉTABLISSEMENT D HYPOTHÈSES NON ÉCONOMIQUES Sinistres Options offertes aux titulaires de police Répartition des ventes Hypothèses relatives aux frais Hypothèses d investissement Réserves et capital Impôts et taxes Réassurance Autres hypothèses FACTEURS RELATIFS AU RISQUE DU MARCHÉ Scénarios économiques projetés Rendement des portefeuilles Impact des strategies d appariement de la société Stratégies d établissement de taux crédités à revenu fixe Placements en actions Garanties Autres points importants COMPORTEMENT DU TITULAIRE DE POLICE ET CARACTÉRISTIQUES DES PRODUITS Garanties contractuelles Pénalités et bonifications Modifications apportées au régime Comportement Titulaire de police, distribution, souscription

4 8.5 Souplesse des primes, des dépôts et des versements Comportement des conseillers Comportement de la société MODÉLISATION STOCHASTIQUE Qu est-ce que la modélisation stochastique? Quand recourir à la modélisation stochastique? Avantages et problèmes Sélection du modèle Établissement et évaluation du modèle Sélection des hypothèses Communication des résultats Autres éléments à considérer CONCLUSION

5 1. INTRODUCTION Le présent document de recherche a été commandé en 2005 par la Direction des normes de pratique (DNP) pour favoriser une pratique plus cohérente de la part des actuaires au chapitre de l établissement du coût de l assurance-vie. Le groupe de travail a reçu le mandat suivant : Élaborer un document de recherche qui décrira les techniques actuarielles reconnues en matière d établissement des coûts des produits d assurancevie, d assurance-maladie et de rentes. Le travail devrait porter principalement sur les produits comportant des garanties à long terme. Le document de recherche porterait également sur les facteurs à considérer lors du choix des hypothèses et fournirait des exemples concernant la façon d aborder le choix des hypothèses lorsque les données d expérience ne sont pas directement disponibles. Il conviendrait de noter que le mandat mentionne les techniques «d établissement des coûts» et ce, parce que sur la plupart des marchés très matures de l assurance, la tarification finale relève souvent de la position sur le marché et que le rôle des actuaires consiste à analyser le coût éventuel du produit. Il faudrait aussi préciser que les auteurs ont élargi leur recherche pour englober les activités d analyse des risques. L expression «établissement des coûts» était jugée trop restreinte et elle sous-entendait une mesure des résultats moyens ou à ses environs. L analyse des risques était réputée encourager l actuaire à envisager la possibilité d événements se déroulant davantage à la queue de la distribution et à tenir compte des répercussions de risques autres que ceux de marché et d autres domaines que celui de l assurance, qui pourraient influer sur la rentabilité des produits. Nous tenons à remercier les membres du groupe de travail qui étaient principalement chargés de préparer le présent rapport : Jason Wiebe, Dean Chambers, Paul Fryer, Naveed Irshad et Lloyd Milani. Nous remercions également les personnes qui ont fourni des commentaires au sujet des premières versions du mémoire : Terry Demopoulos, Rino D Onofrio, Richard Houde, Brian Louth, Gary Mooney, Bernard Naumann et Julia Wirch-Viinikka. Les opinions exprimées dans le présent document ne représentent pas le point de vue de l employeur actuel ou passé de ces personnes. 2. PRINCIPES DE L ÉTABLISSEMENT DES COÛTS Cinq principes clés régiraient un processus d établissement des coûts. Bien entendu, le coût de l assurance n est pas calculé en vase clos; il dépend dans une large mesure d un marché efficient et concurrentiel. Cet élément influe naturellement sur certains aspects du processus global d établissement des coûts. Toutefois, les principes énoncés ci-après s appliqueraient toujours. Non biaisé L établissement du coût de l assurance permettrait à l utilisateur d obtenir une estimation non biaisée des coûts futurs, des prestations et des risques. 5

6 Complet Le coût de l assurance serait établi avec intégrité et il comprendrait une analyse de tous les risques pertinents qu assume l assureur, notamment les risques financiers et non financiers. Si l incidence éventuelle ou la volatilité du risque est plus grande, il conviendrait d effectuer des essais et une analyse d une plus vaste portée. Documenté L exercice d établissement des coûts serait documenté. Cette documentation comprend l élaboration des modèles et hypothèses utilisés, de même que les résultats globaux et les analyses de sensibilité. Il conviendrait de reconnaître que les résultats futurs des produits d assurance sont incertains. La documentation renfermerait donc, autant que possible, une série de résultats éventuels assortis des probabilités qui leur sont associées. Une analyse des résultats claire et bien rédigée serait également être incluse. Communiqué Les résultats de l exercice d établissement des coûts seraient clairement communiqués de façon à être bien compris par les principaux décideurs. Vérifié/approuvé L exercice d établissement des coûts serait assujetti à un processus d examen et d approbation adapté aux risques assumés. Ce processus comprend un examen par les pairs visant à garantir l intégrité des données et du modèle, de même qu un examen pour veiller à ce que les risques aient été dûment analysés. La (les) personne(s) chargée(s) d approuver et d autoriser la version finale de l exercice d établissement des coûts occuperait un poste d un niveau correspondant aux risques assumés. 3. DÉFINITION DES RISQUES Les sociétés d assurance sont sans cesse confrontées à une multitude de risques. Leur exposition à ces risques dépend des caractéristiques des polices vendues. Aux fins de l établissement du coût d un produit d assurance, l actuaire connaîtrait les catégories de risque énoncées ci-après et il déterminerait si ces risques sont susceptibles d affecter la rentabilité du produit. Si l impact s avère important, l actuaire mesurerait et documenterait ces risques. Voici une liste des risques qui seraient considérés aux fins de l établissement du coût des polices d assurance. Risque Définition Exemples Risque de concurrence Incapacité d obtenir ou de conserver un avantage concurrentiel durable sur un ou plusieurs marchés. Les mesures prises par les concurrents peuvent susciter des mouvements au chapitre de la répartition des ventes, ce qui entraîne des niveaux de bénéfices différents. 6

7 Risque législatif Risque d atteinte à la réputation Risque de crédit Risque que des mesures législatives, des modifications de nature fiscale, des décisions judiciaires ou des interprétations réglementaires affectent le marché ou la concurrence. [traduction] 1 Risque qu une publicité négative, vraie ou fausse, suscite une perte de clientèle, des litiges coûteux et(ou) une baisse de revenus. [traduction] 2 Risque de défaut et de changement de la qualité du crédit des émetteurs de valeurs mobilières, des contreparties et des intermédiaires auxquels s expose l assureur. [traduction] 3 Les modifications apportées aux lois fiscales peuvent se traduire par des changements de comportement de la part des titulaires de police, entraînant une variation des niveaux de rentabilité des produits. Le traitement favorable d un produit aux fins de l évaluation, des fonds propres ou de l impôt peut être éliminé. Des caractéristiques compliquées, qui ne sont pas bien comprises par les titulaires de polices, peuvent avoir des répercussions négatives sur l image de la société et engendrer des coûts extracontractuels. Il se peut que l impact éventuel sur la réputation restreigne l ajustement de certaines caractéristiques des polices. Qualité du crédit et niveau de diversification au sein des portefeuilles de placements qui supportent un produit, de même que les cessions en réassurance. 1 Rapport du Groupe de travail sur la solvabilité, AAI, février 2002, page 24. (contenu en version anglaise seulement) 2 Ibid, page 24. (contenu en version anglaise seulement) 3 A Global Framework for Insurance Solvency Assessment, Insurer Solvency Assessment Working Party, Association Actuarielle Internationale, 2004, p (en anglais seulement) 7

8 Risque de marché Risque de liquidité Risque qui découle du niveau des prix sur le marché ou de leur volatilité. Le risque de marché comprend les éléments suivants : l exposition aux mouvements du niveau des variables financières; l exposition des options aux mouvements du prix des actifs sous-jacents; l exposition à d autres mouvements imprévus des variables financières; l exposition aux mouvements de la volatilité réelle ou implicite du prix des actifs et des options. [traduction] 4 Exposition à une perte en cas d insuffisance d actifs liquides, à partir des actifs qui appuient les obligations en vertu des polices, afin de respecter les exigences de trésorerie liées aux obligations des titulaires à l échéance; il se peut également que des actifs soient disponibles, mais seulement à un coût excessif. [traduction] 5 Mouvements négatifs du rendement supposé des actions, des taux de change ou des taux d intérêt; garanties de taux d intérêt effectives («inthe-money»). Structures de produit exigeant le recours à des actifs non liquides pour respecter les objectifs de tarification. 4 A Global Framework for Insurance Solvency Assessment, Insurer Solvency Assessment Working Party, Association Actuarielle Internationale, 2004, p (en anglais seulement) 5 Ibid, p (en anglais seulement) 8

9 Risque de souscription Risque opérationnel Plus précisément, le risque d assurance découlant de la souscription de contrats d assurance. Les risques groupés dans cette catégorie sont liés aux risques couverts par la branche d assurance particulière et aux processus spécifiques associés à l activité d assurance. [traduction] 6 Risque de perte résultant de carences ou de défauts attribuables à des processus internes inadéquats ou erronés, de personnes, de systèmes ou d événements extérieurs. [traduction] 7 Mortalité, morbidité, déchéance, antisélection visant les titulaires de police. Incapacité d exécuter sans délai une stratégie de couverture; systèmes d administration, d illustration et de tarification qui calculent des valeurs de façon différente; erreurs du système de tarification. Des renseignements plus détaillés sur la définition, l évaluation et la quantification des risques figurent dans les sources suivantes : A Global Framework for Insurance Solvency Assessment, Insurer Solvency Assessment Working Party, Association Actuarielle Internationale, Report of IAA s Working Party on Solvency, Association Actuarielle Internationale, février Society of Actuaries, Risk Management Section Society of Actuaries, Risk Management Task Force 4. PROCESSUS D ÉTABLISSEMENT DES COÛTS 4.1 Introduction Il est important d établir un processus officiel de développement de produit. En ayant recours à un processus officiel, l actuaire peut s assurer que les principes fondamentaux énoncés à la section 2 sont considéré à chaque exercice. En outre, un bon processus garantit l efficience de l effort. Le processus comprendrait les éléments suivants : la recherche; l examen et la validation; 6 A Global Framework for Insurance Solvency Assessment, Insurer Solvency Assessment Working Party, Association Actuarielle Internationale, 2004, p (en anglais seulement) 7 Ibid, p (en anglais seulement) 9

10 la mise en œuvre; les rapports et la gestion courante. Le processus énoncé ci-après comprend les éléments susmentionnés. 4.2 Mise en place d un processus de développement de produit et d établissement des coûts Le processus de développement de produit et d établissement des coûts peut être appliqué aux nouveaux produits et lors d un re-tarification. Le processus comprend les étapes suivantes : La découverte Le traitement des concepts de produit par une équipe interfonctionnelle. L examen initial des idées et la décision d engager des ressources pour une étude plus poussée. L établissement de la portée L étude de faisabilité préliminaire en vue d évaluer les exigences techniques, administratives, financières et réglementaires. L étude de marché et l analyse de la concurrence. L analyse de rentabilité et sa mise au point Peaufinage de l idée à la base du produit et élaboration de l analyse de rentabilité, assortis d un premier jet de la tarification, des coûts et des prévisions de vente. Conversion de la définition de produit en un concept réel de produit, de processus et d autres mesures de soutien connexes. L équipe de projet prépare la version finale du plan de tarification, d ajustements des systèmes, de commercialisation et de lancement. Les essais et la validation La documentation et l approbation Le lancement L exécution de mise en marché d un produit complet et gérable. L après-lancement Le suivi, les rapports et l évaluation du produit et de son rendement, aux fins d améliorations futures. La durée ou l application de chacune des étapes susmentionnées dépendrait de la taille et de la portée du projet envisagé. 4.3 Découverte Structure initiale La structure initiale du produit comprendrait une liste des caractéristiques, options et garanties possibles. De même, les besoins du marché visé et les créneaux de vente seraient considérés. 10

11 Établissement des objectifs de rentabilité et du budget d immobilisations du produit La direction établirait les objectifs de rentabilité et le budget d immobilisations pour le produit envisagé. Ces éléments peuvent être rajustés à mesure que sont ajoutés des renseignements sur le marché ou les caractéristiques de risque du produit. À titre d exemple, citons une société qui souhaite pénétrer un nouveau marché. La direction peut établir un objectif de rendement de 15 %, mais constater par la suite qu elle ne peut participer que si elle accepte un objectif de 10 %. Il incombe évidemment à la direction de la société de déterminer les buts pertinents. Par ailleurs, des objectifs de bénéfices peuvent être établis pour l ensemble de la société ou pour un secteur d activité. Dans le cas où l on tient compte qu une aide d interfinancement par produit ou branche d activité est envisagée, le système de répartition et la part du marché seraient considérés. Le budget d immobilisations peut dépendre de plusieurs facteurs, notamment : les perspectives de vente; la volonté de la direction de soutenir un certain produit; l incertitude relative aux hypothèses sous-jacentes; la taille de la société. 4.4 Établissement de la portée Étude de faisabilité Après la structure initiale et l identification des hypothèses et des coûts à un niveau élevé, il conviendrait d évaluer la faisabilité du produit. Cet exercice comprendrait une estimation des éléments suivants : les ventes; les frais d établissement; les dépenses courantes; les fonds propres requis; les bénéfices prévus; les besoins de réassurance et la disponibilité de la réassurance. Détermination de tous les coûts et hypothèses possibles À l étape de la conception initiale d un produit, tous les coûts et hypothèses se rapportant aux caractéristiques, aux options et aux garanties du produit seraient déterminés pour qu une évaluation convenable soit effectuée à une date ultérieure. Parmi les exemples d options ou de garanties, mentionnons les options de transformation offertes par des polices temporaire ou des garanties de taux de prime ou d intérêt. À cette étape du développement de produit, les coûts et hypothèses déterminés ne seraient pas éliminés ou réputés négligeables sans l exécution d un processus d analyse de chaque hypothèse ou coût. 11

12 Analyse des besoins de la clientèle Il conviendrait d envisager la possibilité d effectuer une analyse des besoins de la clientèle. En effectuant une recherche à ce chapitre, l actuaire serait en mesure de : déterminer les attributs qui importent à votre clientèle et à celle de vos concurrents; déterminer de quelle façon les clients définissent ces attributs; quantifier la compétitivité de votre société et celle de vos concurrents; identifier les concurrents qui présentent des propositions de plus grande valeur et ce que vous pouvez faire à cet égard; déterminer les intervenants du marché qui devraient gagner ou perdre une part du marché; fournir une mesure de référence, basée sur des faits, pour la prise de décisions, pour améliorer votre position concurrentielle et faire le suivi des progrès. 4.5 Analyse de rentabilité et mise au point Examen des hypothèses et du marché Pour chaque avantage ou option du plan proposé, des hypothèses clés seraient préparées. Les valeurs prévues et les plages plausibles seraient documentées. Au cours de l élaboration de ces hypothèses, le comportement des titulaires de police serait considéré et il conviendrait de considérer la capacité d antisélection des titulaires à l émission de la police et au cours des années suivantes. Dans le cadre de l analyse des diverses hypothèses, l actuaire déterminerait dans quelle mesure l hypothèse influera sur le rendement financier du produit. Dans le cas des hypothèses qui présentent une plus grande influence, il conviendrait habituellement de rehausser le niveau de recherche et de raffinement. Pour les hypothèses négligeables, des approximations peuvent suffire. Les caractéristiques et la facilité d ajustement des produits des concurrents seraient examinées. De même, il conviendrait de tenir compte de la réaction des concurrents à de nouveaux produits et de modifier en conséquence les hypothèses de vente ou la réaction des titulaires de police. Hypothèses possibles à tenir en compte Les hypothèses de tarification à utiliser dépendent évidemment des caractéristiques, des garanties et des options offertes par le produit. Selon ces caractéristiques, quelques-unes ou toutes les hypothèses pourraient être utilisées, ce qui ne signifie pas que cette liste est exhaustive. Pour plus de précisions, consulter la section Hypothèses. Mortalité - Amélioration de l espérance de vie - Déchéances antisélectives Morbidité 12

13 - Incidence - Durée - Détérioration - Lien avec la conjuncture économique Longévité Déchéances Persistance des primes Taux de transformation des temporaires Coût de transformation Coût des options d assurabilité garantie Taux d utilisation des options Prévisions du taux de rendement d intérêt Prévisions du taux de rendement du marché boursier Rendement de l investissement d actifs qui adossent - le passif - les valeurs du fonds - les fonds propres Coût des taux d intérêt garantis Frais - de rémunération - d émission de contrat - de maintien - sujet à inflation Taux de réassurance Répartition des ventes Niveaux de financement de l assurance-vie universelle Taxes et impôts Coûts du capital Hypothèses d évaluation Sources d information Pour établir vos hypothèses, l actuaire obtiendrait des données et des renseignements qui lui permettront d élaborer ces hypothèses. Dans certains cas, lorsqu un produit est vendu 13

14 depuis un bon nombre d années, il peut obtenir directement les données sur les ventes et les résultats à partir du marché ou au sein de la société. Parmi les autres sources d information possibles, mentionnons : Données et hypothèses basées sur l expérience - Institut canadien des actuaires - Society of Actuaries - American Academy of Actuaries - Casualty Actuarial Society - Autres sociétés internationales d actuariat - Données du recensement (par exemple, Statistique Canada, US Census Bureau, Régime de pensions du Canada (RPC), assurance vieillesse, survivants et invalidité) - Life Insurance Marketing and Research Association (LIMRA) - Revues médicales - Organismes de recherche et de soutien sur les maladies (par exemple, Santé Canada, Société canadienne du cancer, Société d assurance-dépôts du Canada, Surveillance, Epidemiology and End Results (SEER) aux États-Unis) Hypothèses économiques - Banques - Administrations publiques - Revues économiques Renseignements sur les produits - Dépliants de commercialisation - Sites Web de sociétés - Revues spécialisées - Sites Web sur de comparaison de produits (exemple : Compulife). Atténuation des risques Il peut être difficile de déterminer un coût pour tous les risques liés à un produit ou à son processus de vente. Dans certains cas, l actuaire peut être en mesure de déterminer un coût, mais sa variabilité peut être très grande et non diversifiable. Par conséquent, il conviendrait de tenir compte des stratégies d atténuation des risques suivantes : Transfert à un tiers Avantages : éliminer ou minimiser les risques; transformer les flux monétaires volatils en flux monétaires stables; 14

15 possibilité de réduction des besoins en capital; possibilité d accès à une expertise. Inconvénients : Exemples : le transfert de risque se transforme en risque de contrepartie; limitation possible des bénéfices. programmes de couverture pour les garanties de fonds distincts; réassurance. Limitation de l exposition grâce au volume de ventes Avantages : réduction de l ampleur du risque à un niveau acceptable; permet à la société d acquérir de l expérience et d obtenir des données pour analyser le risque. Inconvénients : Exemples : répercussion sur l équipe de vente; peut être difficile de gérer les volumes de vente d une manière opportune. limitation du montant des polices qui peuvent être vendues dans le cadre d un régime particulier. Modification des caractéristiques des polices Avantages : modification du profil de risque, de sorte que la queue de la distribution du risque soit éliminée ou réduite; élimination ou réduction du comportement antisélectif des titulaires de police. Inconvénient : Exemples : perte éventuelle d un avantage concurrentiel. limites d âge imposées lors des transformations de temporaires par rapport à la fin de la période couverte; limitation du taux d intérêt garanti à une certaine période ou son application à un plafond en dollars. 15

16 4.6 Essais et validation Risque de modélisation Il conviendrait de tenir compte du modèle utilisé pour déterminer les coûts prévus du produit. Même s il peut être difficile, voire trop coûteux, de tester chaque taux de prime ou chaque pattern de primes, l actuaire tiendrait compte de l importance relative des éléments qui ne sont pas modélisés. Parmi les éléments qui peuvent sembler négligeables, mais qui influent de façon importante sur les résultats, mentionnons : les risques aggravés; les risques des âges plus avancés; les risques des âges plus jeunes; les risques sur deux têtes; le niveau de financement des régimes d assurance-vie universelle; les options d assurabilité garantie. Il faudrait mettre en place un processus en vertu duquel la direction peut se rassurer que les cellules non modélisées sont correctement évaluées. Ce processus peut prendre la forme d une combinaison de tests internes, de commentaires des producteurs et des concurrents, et d examens des résultats des polices vendues. Analyse de sensibilité Par l analyse de sensibilité, l actuaire tente de déterminer les répercussions découlant de trois types de risques : l erreur d estimation de la moyenne; les variations statistiques autour de la moyenne; les changements fondamentaux de contexte 8. Les analyses de sensibilité peuvent être exécutées à l aide de diverses méthodes : des essais portant sur des événements ou des scénarios précis (déterministes); des modèles stochastiques. 8 L erreur d estimation de la moyenne s entend d une situation où l actuaire estime que l expérience s établira à un certain niveau d après les preuves disponibles; mais en fait, les résultats réels futurs prévus sont différents. Ce changement peut s expliquer de plusieurs façons, notamment parce que les études d expérience sont fondées sur des cohortes parfois différentes de la vôtre ou simplement parce que les études d expérience ne vous donnent qu une estimation des résultats sous-jacents. Une fluctuation statistique autour de la moyenne s entend de la situation où l émergence réelle de l expérience est volatile et varie autour de la moyenne d une période à l autre. Les fluctuations de valeurs du marché boursier en sont un exemple, mais pour de petits blocs de polices, l émergence réelle pourrait être intéressante. Un changement fondamental de contexte a trait à des situations où le monde a changé. Par exemple, l évolution de la technologie médicale ou peut-être l interprétation des définitions comprises dans les contrats pourrait influer sensiblement sur les résultats futurs. 16

17 La méthode d essai retenue dépend des particularités de la situation. Par exemple, si l actuaire procède à des essais de variations de la moyenne en raison d une erreur d estimation ou de changements fondamentaux, des scénarios déterministes sont habituellement suffisants. Dans le cas de fluctuations statistiques, le choix de l approche stochastique ou déterministe dépend de l importance relative de l hypothèse. Les scénarios testés seraient significatifs pour le produit et le profil de risque; ils ne constitueraient pas des exercices «bidon». Il conviendrait d ajouter aux analyses de sensibilité une certaine mesure de la probabilité d occurrence du scénario. Les hypothèses plus volatiles ou qui reposent sur moins d expérience seraient analysées plus en profondeur. Par exemple, une société peut posséder un bloc de polices très imposant pour lesquelles les résultats de mortalité sont stables et prévisibles d une année à l autre; en revanche, elle peut disposer, au mieux, de résultats très limités ou inexistants concernant le comportement des titulaires de police lorsque des garanties d intérêt deviennent effective. La queue de la distribution serait analysée, tout particulièrement pour les risques non diversifiables, tel le risque de taux d intérêt. Pour plus de précisions, consulter la section portant sur la modélisation stochastique. Enfin, il conviendrait de tenir compte de l antisélection possible des titulaires de police, des bénéficiaires et des agents qui auront tendance à agir pour leur propre bénéfice, au détriment de la société. À titre d exemple de test de comportement des titulaires de police et des agents, mentionnons l impact d une déchéance de 100 % des polices temporaires de 10 ans à la 11 e année. L agent et le titulaire de police ont tout à gagner à souscrire une nouvelle police à ce moment, et la direction comprendrait l impact financier s y rattachant. 4.7 Documentation et approbation Documentation La documentation a pour but de permettre à un autre actuaire de tarification de reproduire les résultats et de disposer de suffisamment d information pour être en mesure de critiquer de façon professionnelle les hypothèses proposées. En outre, la documentation fournirait assez d information pour permettre à la direction de bien comprendre les risques et la rétribution de ceux-ci, et d approuver le produit. On ne prévoit pas que l actuaire élaborera un seul document volumineux qui comprendra tous les renseignements suivants. Il est probable que plusieurs documents seront convenables pour répondre aux différents buts et besoins de l auditoire. Les documents types comprendraient : L information de base La documentation renfermerait des renseignements de base sur les motifs du développement du produit et sur son but. Description du produit La documentation comprendrait tous les éléments de la description du produit et comprendrait les éléments suivants : - les caractéristiques; - la durée de protection; 17

18 - la période de versement des primes; - les caractéristiques, garanties et options spéciales; - la rémunération et les bonis; - les dépliants de mise en marché; - la documentation de système; - les traités de réassurance. Hypothèses Toutes les hypothèses seraient documentées et identifieraient les éléments utilisés pour la tarification du produit et leur mode d élaboration. S il n est pas pratique ou s il est impossible de produire une analyse quantitative, une analyse qualitative serait incluse. Analyse du résultat de l établissement des coûts Il conviendrait également de préparer un document renfermant une interprétation et une analyse des résultats. Les résultats de l établissement des coûts peuvent énoncer l impact des éléments suivants : - les projections financières; - le revenu net de l année en cours; - le drain sur les fonds propres; - le taux de rendement interne; - la marge sur prime; - la valeur intrinsèque; et - les marges sur l actif. Outre les résultats susmentionnés fondés sur les hypothèses de meilleure estimation, la sensibilité serait documentée et analysée, et on pourrait en dégager les principaux risques liés au produit ou aux hypothèses. S il s agit d une mise à jour d un produit existant, il conviendrait d établir un renvoi à la version la plus récente des documents sur le produit, et d en faire la comparaison. Approbation Un exercice d établissement des coûts serait intégré au processus d approbation existant, comme l exige la direction de la société. Le processus d examen/d approbation par les pairs diffère selon la taille de la société, l expérience de l actuaire de tarification et l impact éventuel de la taille ou du revenu du produit développé. Ce processus d approbation comporterait les éléments suivants : un examen par les pairs; l approbation finale de la direction. 18

19 Un autre actuaire critiquerait, de façon constructive, les travaux sur les points susceptibles d influer sur le coût du produit et pour veiller à l application de techniques actuarielles convenables, notamment : l intégrité du modèle; le caractère raisonnable des hypothèses, des méthodes et de l analyse; l évaluation des risques; la quantification des risques. Habituellement, l approbation finale serait nécessaire. Le niveau hiérarchique au sein de la direction peut dépendre de l ampleur des capitaux utilisés, du niveau de rentabilité, de l envergure du risque total et(ou) de la variabilité des résultats. Par exemple, un produit qui doit donner lieu à une faible prime, mais qui est bien en deçà de l objectif de bénéfice, pourrait devoir être approuvé par un membre de la haute direction de l organisation. Les principaux intervenants ne sont pas les mêmes d une société à l autre, mais il peut s agir de l une des personnes suivantes : un membre de la haute direction chargé d une activité ou d une division; un membre du conseil d administration; un gestionnaire chargé du risque global; un secteur fonctionnel. 4.8 Lancement En plus de l approbation des éléments financiers et de risque, un processus serait mis en place pour faire en sorte que les contrats, la tarification, les systèmes d illustration, les systèmes administratifs et les systèmes d évaluation soient tous coordonnés et en mesure de respecter les caractéristiques spéciales ou exclusives d un produit avant son lancement. Par exemple, la tarification peut supposer qu il n existe pas de risque pour la société entre la date où le titulaire de la police achète un fonds et la date où ce fonds puisse véritablement être acheté. Ces types d hypothèses opérationnelles doivent être vérifiés et approuvés. 4.9 Après le lancement Des systèmes et des processus seraient établis pour mesurer les résultats découlant des polices vendues. Les hypothèses importantes qui ont été établies pendant l exercice de tarification du produit seraient comparées aux résultats mesurés. Une analyse des sources de revenus peut constituer un outil valable, car elle fournit à l actuaire de l information au sujet des hypothèses qui ont produit un gain ou une perte supplémentaire en dollars. Cette observation vaudrait pour toutes les principales hypothèses, y compris l erreur de modélisation. L analyse des résultats après le lancement permettrait à la direction de repositionner le produit, de sorte qu elle continue de respecter ses principaux objectifs en matière de vente et de bénéfice. 19

20 5. CRITÈRES DE RENTABILITÉ Un but fondamental de tout exercice d établissement des coûts consiste à fournir des recommandations à la haute direction au sujet de la plage de rentabilité du produit envisagé. Par conséquent, il conviendrait de s entendre au début du processus au sujet des éléments suivants : les critères de rentabilité et la description d un résultat acceptable; le mode de présentation de la plage de résultats possibles. Chacun de ces sujets est abordé aux sections suivantes. 5.1 Aperçu des critères de rentabilité La spécialisation de l assurance et de la gestion du patrimoine, la nature à long terme des affaires et les répercussions des normes comptables et d évaluation de réserves sur l émergence des bénéfices ont engendré un certain nombre de critères de rentabilité. Aucun paramètre n est meilleur que les autres et les résultats assujettis à plusieurs paramètres dépendent de la norme comptable. Ainsi, certains outils peuvent être utilisés pour évaluer et illustrer la rentabilité, et il conviendrait que les critères de rentabilité retenus soient conformes aux buts financiers de la société. Nous examinerons maintenant les points forts et les lacunes des divers critères de rentabilité au point de vue de la communication et de l évaluation de la rentabilité du produit. Taux de rendement interne (TRI) Définition Le TRI représente le taux d actualisation auquel : la valeur actualisée des bénéfices distribuables 9 équivaut à 0; ou la valeur actualisée de la contribution future à l excédent disponible correspond au déboursé initial. Usages Ce paramètre de tarification est largement utilisé tout particulièrement auprès des sociétés par actions lorsque le TRI est lié aux objectifs de rendement des actions de la société. 9 Les bénéfices distribuables au cours d une année représentent l excédent ou le déficit de l actif disponible sur le passif statutaire et les fonds propres requis. En d autres termes, les bénéfices distribuables représentent les bénéfices statutaires de l année, réduits de l augmentation du capital requis et majorés du revenu de placement sur les fonds propres requis. 20

21 Points forts Compare divers investissements potentiels non semblables. Aide à assurer un rendement adéquat du point de vue de l actionnaire. Facilement compris par la direction, car il est lié au rendement des fonds propres. Lacunes Ne présente pas les bénéfices en dollars absolus. Ne donne pas d idées sur l émergence du bénéfice (c.-à-d. qu un TRI de 15 % ne produit pas nécessairement un rendement de 15 % à chaque année). Très sensible lorsque le drain est faible. Non linéaire les variations de bénéfice ne peuvent pas être liées à celles du TRI. Drain des nouvelles affaires Définition Le drain des nouvelles affaires peut être défini en termes d utilisation des bénéfices ou des fonds propres. Le drain des nouvelles affaires sur le bénéfice représente la perte de première année, comprenant le revenu des fonds propres requis, sur la prime annualisée. Le drain des nouvelles affaires sur les fonds propres ajoute l augmentation des fonds propres requis à la perte de la première année. Le drain des nouvelles affaires peut également s exprimer en dollars. Usages Le drain des nouvelles affaires est utilisé pour tous les produits, bien qu habituellement à titre de renseignements complémentaires à d autres critères de rentabilité. Dans le cadre du processus de planification de l entreprise, il importe de comprendre les répercussions éventuelles des ventes sur la consommation des bénéfices et des fonds propres. Points forts Les répercussions des nouvelles ventes sur le revenu ou le capital constituent un facteur important. Indique la sensibilité sur les fonds propres de l hypothèse de réserve. Lacunes Valeur limitée, car il ne s agit pas d une mesure générale du bénéfice. La valeur dépend de l hypothèse de réserve, à moins que l on utilise un cadre de bilan total qui établit des liens entre les réserves et les fonds propres. Valeur des affaires nouvelles (VAN) Définition La valeur des affaires nouvelles est liée au concept de valeur intrinsèque et elle constitue la valeur intrinsèque d une nouvelle vente à l émission. Par définition, la VAN représente la valeur actualisée des bénéfices futurs distribuables, actualisée selon un taux de rendement lié aux attentes des actionnaires. 21

22 Usages La VAN est le plus souvent utilisée comme estimation pour mesurer la valeur économique annuelle ajoutée à la valeur intrinsèque de la société pour les actionnaires. Cette valeur dépend de l écart entre le TRI et le taux d actualisation, jumelé au montant des fonds propres investi. Points forts Peut indiquer la valeur créée par un nouveau produit. Bon outil global de tarification pour comparer les solutions de rechange. Détermine les blocs à faible valeur ajoutée à considérer. Lacunes Très sensible au choix du taux d actualisation. La VAN ne peut être utilisée seule; vous devez également recourir à d autres paramètres, notamment au TRI. Marge bénéficiaire Définition La marge bénéficiaire représente le ratio de la valeur actualisée des bénéfices sur la valeur actualisée des primes. Les bénéfices peuvent être calculés avant ou après impôt, le taux d actualisation étant défini comme le meilleur estimé avant ou après l impôt qui peut comprendre le rendement des fonds propres requis. Usages La marge bénéficiaire est une mesure largement utilisée pour fournir un point de vue économique du bénéfice, indépendant de l hypothèse de réserve et de celle des fonds propres. Pour les produits qui ne consomment pas de fortes sommes de capital, la marge bénéficiaire peut constituer une bonne solution pour remplacer le taux de rendement interne. Points forts Facile de calculer les bénéfices en dollars à partir des projections du modèle. Présente une bonne base de comparaison à l intérieur d un même type de produit. Lacunes Fluctue considérablement selon le type de produit. Le coût des fonds propres n est pas reconnu. Rendement sur l actif Définition Le rendement sur l actif représente le ratio de la valeur actualisée des bénéfices sur la valeur actualisée de l actif. Les bénéfices peuvent être calculés avant ou après impôt, le taux d actualisation constituant la meilleure estimation avant ou après impôt qui peut comprendre le rendement des fonds propres requis. Usages Le rendement sur l actif est habituellement utilisé pour les produits de rente, pour remplacer la marge bénéficiaire. 22

23 Points forts Facile de calculer les bénéfices en dollars à partir des projections du modèle. Conforme à certaines mesures non liées à l assurance (services bancaires). Logique pour les mesures fondées sur des marges de taux. Lacunes Fluctue considérablement selon le type de produit. Le coût des fonds propres n est pas reconnu. Sans signification pour les produits avec peu d actif. Rendement sur l avoir des actionnaires Définition Le rendement sur l avoir des actionnaires représente le ratio du revenu, y compris les frais du service de la dette, sur l avoir propre des actionnaires au cours d une période (habituellement un an). Usages Le rendement sur l avoir des actionnaires est souvent utilisé à titre de renseignements complémentaires pour faciliter l évaluation des répercussions éventuelles des nouvelles ventes sur le rendement de l avoir des actionnaires de la société. Points forts Lacunes Les actionnaires peuvent déterminer Ne précise pas les bénéfices en dollars. l efficacité de l utilisation du capital. Facile à comprendre pour le chef des Le rendement de l avoir des actionnaires finances. fluctue d une année à l autre. Rendement sur les fonds propres ajusté en fonction du risque (RAROC) Définition Le RAROC se définit comme le ratio du revenu, y compris le revenu des fonds propres, au fond propre économique 10. Usages Le RAROC peut être utilisé à titre d information complémentaire au sujet du rendement économique du produit. Ce paramètre peut également être utile pour les polices renouvelables à chaque année, notamment en assurance collective de personnes, en assurance IARD et en assurance voyages. Points forts Mesure le rendement par rapport au risque. Lacunes Il peut être difficile de calculer/d attribuer les fonds propres économiques pour une seule gamme de produits. 10 Les fonds propres économiques représentent ce que l entreprise estime avoir besoin au titre des activités permanentes et, pour une société d assurance, ce qu elle doit conserver pour gagner la confiance nécessaire du marché, de ses titulaires de police, de ses investisseurs et de ses organismes de surveillance. [A Global Framework for Insurer Solvency Assessment, Association Actuarielle Internationale] 23

24 Point mort Définition Le point mort représente la première année où les flux monétaires accumulés dépassent la réserve ou la valeur de rachat, et demeurent supérieurs par la suite. Une analyse annuelle est un dérivé de cette analyse et elle peut donner un aperçu valable de la rapidité de recouvrement des frais d acquisition. Usages Le point mort est habituellement appliqué à des produits en cas de risque important de déchéances hâtives, notamment pour des produits dont le coût d acquisition initial est élevé ou dont la valeur au comptant est élevée. Cette mesure fournit habituellement des renseignements complémentaires qui s ajoutent aux autres critères de rentabilité. Points forts Utile pour connaître la rapidité de recouvrement de l investissement. Peut constituer un indice de sensibilité à la persistance. Lacunes Valeur limitée, car il ne s agit pas d un paramètre global de tarification. Analyse des primes Définition Par définition, l analyse des primes représente le ratio de divers éléments, notamment la valeur actualisée des bénéfices, les prestations, les frais et les commissions et taxes, à la valeur actualisée des primes. Cette analyse peut être effectuée globalement ou à l aide de cellules représentatives. Usages L analyse des primes fournit un point de vue plus vaste des composantes de la tarification du produit. Elle peut faciliter la compréhension du produit. Au titre des éléments de l analyse, mentionnons la marge bénéficiaire, qui a été abordée ci-haut. Points forts Donne un aperçu des composantes relatives au prix. Lacunes Ce n est pas un véritable paramètre global de tarification. 5.2 Présentation des résultats Bien qu un résultat global simple puisse être utile pour la direction, il peut être important de fournir des renseignements supplémentaires, par exemple, une gamme de résultats et des résultats selon les diverses sous-catégories. Plage de résultats Une estimation ponctuelle de la mesure de rentabilité peut être trompeuse, selon la structure du produit et les hypothèses. À l aide d une analyse de sensibilité, il peut s avérer utile que la direction puisse voir une plage de résultats et dégager quelques indices de la probabilité que les résultats se situent dans la plage retenue. 24

25 Résultats globaux et par sous-catégorie Aux fins de la tarification du produit, les outils utilisés fournissent souvent des résultats sur la rentabilité à un niveau très détaillé. L actuaire ferait preuve de prudence lorsqu il interprète ces résultats. Une variation des résultats au niveau détaillé (cellules individuelles) n est peut-être pas significative si les hypothèses ne sont pas crédibles à ce niveau. Par ailleurs, les résultats par sous-catégorie (agrégation de cellules) peuvent indiquer l existence d un certain risque de subvention. Cette observation peut être importante dans le cadre de l évaluation du risque et elle peut influer sur les efforts de mise en marché. 6. ÉTABLISSEMENT D HYPOTHÈSES NON ÉCONOMIQUES Aux fins des exercices de base pour l établissement des coûts, l actuaire utiliserait d abord des hypothèses réalistes fondées sur la meilleure estimation. Le recours à des hypothèses trop optimistes ou trop conservatrices fournira à la direction un point de vue déformé de la rentabilité du produit; il y aurait donc lieu de s en abstenir. La sensibilité déterministe et l analyse stochastique seraient toujours présentées par rapport à cette base. Dans des situations particulières ne reposant pas sur des meilleures estimations, cette situation serait clairement justifiée. Le point de départ de l élaboration d une hypothèse réside sur les études des résultats réels et pertinents, dans la mesure où elles sont disponibles et crédibles. Des études internes peuvent être agrémentées d études externes disponibles, y être intégrées ou validées 11. Il conviendrait de préciser que très souvent, une nouvelle série de produits dans un pays peut être offerte depuis plusieurs années dans d autres pays et présenter d importants résultats. L actuaire s assurerait que les résultats utilisés sont pertinents et applicables au produit dont le coût est établi. Il consulterait également des spécialistes du domaine, au besoin. Aux fins de l élaboration d une hypothèse, il tiendrait compte de l interaction possible avec d autres hypothèses (par exemple, la déchéance excessive sur la mortalité). Chaque hypothèse serait toutefois intrinsèquement raisonnable, et l actuaire ne s en remettrait pas à une hypothèse conservatrice qui neutralise une autre hypothèse dynamique, car ces rapports pourraient changer au fil du temps. En règle générale, l actuaire consacrerait davantage de temps aux hypothèses qui influent le plus sur la rentabilité du produit. Par ailleurs, il tiendrait compte du comportement rationnel du titulaire de police lorsqu il établit des hypothèses. Une hypothèse portant sur un comportement irrationnel serait clairement documentée et mise en évidence. 6.1 Sinistres Pour la plupart des exercices d établissement du prix des produits, l hypothèse relative au taux d incidence (par exemple, les taux de mortalité ou de morbidité) constitueront des hypothèses clés. Pour certains produits, l hypothèse de sévérité est également importante. Dans le cadre de l établissement de l hypothèse fondée sur le taux d incidence, des données réelles pertinentes seraient utilisées comme point de départ. Elles seraient par la 11 Une liste des sources d information possibles figure à la page 14 du présent document. 25

26 suite rajustées pour tenir compte des caractéristiques des polices qui peuvent comprendre l influence du processus de souscription (par exemple, la souscription simplifiée) et des différences au plan du profil démographique (par exemple, l extrapolation simple des résultats de mortalité ou de morbidité relevés à un plus jeune âge aux polices des personnes plus âgées pourrait ne pas convenir). Il faudrait consulter les responsables de la souscription, les directeurs des services médicaux et d autres membres de la direction interne qui exercent une influence sur l hypothèse. Cette observation est particulièrement importante pour les polices entièrement souscrites pour lesquelles des taux de qualification privilégiée et des rabais sont pertinents. Lorsque les résultats réels ne sont pas totalement crédibles, les résultats pertinents de l industrie pourraient être considérés. Il existe de nombreuses méthodes actuarielles efficaces pour établir la crédibilité. Lorsque l expertise ou l expérience sont insuffisantes, la consultation d un expert externe (par exemple, un tiers réassureur) peut être indiquée. Les tendances passées et futures du taux d incidence seraient prises en compte. L hypothèse d établissement des coûts serait à jour et tenir compte des tendances passées et du caractère cyclique qui s y rattache, le cas échéant. Les tendances futures reposeraient sur une saine méthodologie actuarielle et seraient prises en compte lorsque leurs répercussions sur la rentabilité sont importantes (par exemple, les rentes en versement et l assurance maladie grave). Pour certains types de produit, la sévérité constitue une hypothèse importante. Les mêmes principes peuvent s appliquer à l établissement de l hypothèse de sévérité. En outre, pour ces produits, il conviendrait de faire preuve de prudence dans l interprétation des définitions des contrats, de même que les attentes des titulaires de police à ces égards. Le contexte économique actuel et futur serait également considéré. 6.2 Options offertes aux titulaires de police Les contrats d assurance comprennent diverses options destinées aux titulaires de police. Parmi les exemples courants, mentionnons : les déchéances; la variabilité des primes; les caractéristiques de retrait; les prêts sur police; les options de transformation. Dans le cadre de l établissement d hypothèses applicables aux options offertes aux titulaires de police, les résultats réels pertinents seraient utilisés comme point de départ. Il conviendrait de faire preuve de prudence au sujet de la commercialisation, de la distribution et de la vente des produits. Des hypothèses réalistes tenant compte du comportement rationnel du titulaire de police seraient établies (par exemple, de très faibles déchéances à l approche de l échéance des primes ou lorsque les garanties de fonds distincts sont effectives). 26

27 Ces hypothèses reflèteraient la situation actuelle et future des cycles économiques, et l interaction avec les hypothèses d investissement serait prise en compte. Les hypothèses tiendraient également compte des caractéristiques suivantes de conception des produits : les frais de rachat; les «pointes» («cliffs»); les périodes de récupération des commissions; les produits fondés sur la déchéance; les droits de prêt et de retrait; les taux de prime. Il conviendrait également d envisager la possibilité de mettre au point des stratégies et des concepts particuliers de commercialisation et de distribution portant sur les produits dans le cadre de l établissement des hypothèses. Pour les produits à prime variable, il faudrait faire preuve de prudence au sujet du niveau et de la persistance du financement des primes, et le coût reposerait sur un ensemble de «patterns» de prime. Il conviendrait également de faire en sorte que les «patterns» de prime supposés n entraînent pas des déchéances involontaires ou une surcapitalisation imprévue. L interaction avec l hypothèse de taux d incidence serait également envisagée. Des taux de déchéance plus élevés ou une montée en flèche des déchéances prévues en raison de diverses caractéristiques de produits pourraient assujettir la catégorie restante de titulaires de police à un profil de taux d incidence moins favorable que celui prévu en vertu de taux de déchéance normaux (par exemple, des produits conçus pour assurer une protection à long terme pourraient être utilisés pour des besoins à court terme). Il existe de nombreuses méthodes actuarielles reconnues pour établir le coût de ce type d antisélection 12. L existence actuelle et éventuelle d un marché secondaire des polices émises serait prise en compte, le cas échéant. Cette mesure viserait tout particulièrement les produits fondés sur la déchéance lorsque la société tire un avantage économique de la déchéance appliquée aux titulaires de police, alors qu un tiers éventuel pourrait intercéder pour recueillir ces avantages. L établissement de l une de ces hypothèses serait accompagné et(ou) validé à l aide de résultats pertinents de l industrie. 6.3 Répartition des ventes Dans le cadre de l élaboration d hypothèses sur les répartitions des ventes futures, les données réelles sur les ventes antérieures seraient utilisées comme fondement. Le modèle utilisé serait un reflet du mode de commercialisation et de vente des produits, et il tiendrait compte de la compétitivité du produit par rapport aux concurrents et aux 12 À ce titre, mentionnons la méthode Dukes Macdonald (voir «Term Mortality and Lapses» Product Matters Society of Actuaries, août 2005) et la méthode définie dans l ancien Document technique d évaluation n o 2, Institut canadien des actuaires. 27

28 produits antérieurs (par exemple, si un produit est réputé être plus concurrentiel à certains âges d émission, le modèle serait rajusté pour en tenir compte). L actuaire pourrait vouloir consulter les représentants des services de distribution à l interne et à l extérieur pour valider l hypothèse. Toutes les caractéristiques et options importantes du produit seraient intégrées au modèle (par exemple, des avenants facultatifs, des polices à risque aggravés et des cas jumbos, le cas échéant). L actuaire tiendrait compte de l effet éventuel de la comparaison du produit à l aide de chiffrier ou du vaste accès à des systèmes de comparaison qui influeraient sur la répartition des ventes lorsque le produit dépend largement du prix. Par définition, la création d un modèle exige le regroupement et l échantillonnage. L actuaire veillerait donc à ce que ces éléments soient convenables et représentatifs. Il en découlerait une hypothèse vraiment représentative et globale de la répartition des ventes tenant compte du bloc prévu de vente de produits. Le financement au sein même du produit serait mis en évidence pour la direction. L hypothèse concernant la répartition des ventes serait validée régulièrement d après les données réelles sur les ventes. 6.4 Hypothèses relatives aux frais Les approches utilisées pour établir les hypothèses relatives aux frais peuvent varier sensiblement d un assureur à l autre. De façon générale, ces hypothèses reposeraient sur des études de coût unitaire. Ces études tiendraient compte de tous les frais pertinents raisonnablement prévus, conformément aux frais réels assumés et attribués à la série de produits. Idéalement, les frais correspondraient au budget de frais réel ou aux plans d entreprise. Ils seraient répartis entre fixes ou variables, et d acquisitions et d entretien. Des décisions précises seraient prises et documentées au sujet de l approche en matière de répartition des frais généraux. À l occasion, certains frais peuvent être considérés comme non répétitifs (par exemple, les frais relatifs à l intégration après une acquisition). Dans ce cas, l actuaire ferait preuve de jugement avant de décider d inclure les frais dans la tarification et d en tenir compte. Les hypothèses relatives à la rémunération à verser à l égard du produit correspondraient aux échelles de rémunération réelles. Dans la mesure où il y a interfinancement de la rémunération au sein des réseaux de distribution, il conviendrait de documenter cette démarche de façon explicite. Dans le cas de rétrofacturation éventuelle, l actuaire évaluerait la probabilité de perception des frais de rétrofacturation. Il peut également vouloir tenir compte de la probabilité du versement de commissions de suivi ou de renouvellement. Il conviendrait de tenir compte de l incidence d un éventuel accroissement de la productivité rattachée aux frais dans le cadre de l établissement de l hypothèse de frais, tout particulièrement dans les secteurs d activité en croissance rapide, où les économies d échelle seront en hausse. L actuaire examinerait les résultats récents au chapitre de l accroissement de la productivité, de même que des initiatives et des placements actuels et futurs et particuliers de la société pour accroître la productivité. Les coûts unitaires seraient établis en calculant les frais unitaires relatifs aux facteurs qui s apparentent le plus à la production des frais (relation de cause à effet). Il conviendrait de faire preuve de prudence dans la sélection des facteurs, car l utilisation de facteurs erronés pourrait entraîner une distorsion inappropriée. L actuaire comprendrait bien 28

29 l évolution des facteurs, tout particulièrement en ce qui touche l hypothèse de persistance sous-jacente qui est utilisée. Par exemple, une société peut déclarer des ventes sans tenir compte des déchéances de première année. Si l hypothèse relative aux frais repose sur les ventes nettes, l actuaire veillerait à ce que le modèle de tarification applique l hypothèse de la même façon, et non selon les ventes brutes. Idéalement, la société serait en mesure de suivre, de vérifier et d analyser précisément les facteurs sélectionnés. L actuaire pourra vouloir présenter les résultats sur une base marginale ou par répartition intégrale. Dans certains cas particuliers (par exemple le lancement d une entreprise), il se peut que les frais répartis intégralement soient trop élevés pour procéder à la tarification; il pourrait alors davantage convenir de recourir aux coûts unitaires fondés sur les niveaux prévus de frais et de vente. Le caractère raisonnable des hypothèses relatives aux frais serait examiné en parcourant les frais totaux issus des modèles de nouvelles polices et en les comparant au niveau des frais réels ou budgétés. Dans la mesure du possible, les hypothèses relatives aux frais seraient validées par rapport à des repères internes ou externes disponibles (par exemple, les sondages portant sur l ensemble de l industrie). Les hypothèses d inflation utilisées pour tenir compte des frais d entretien seraient conformes aux hypothèses d investissement, quoique certains types de frais puissent ne pas bien correspondre aux taux d intérêt et nécessiter une hypothèse d inflation distincte (par exemple, les frais touchant les soins de santé). 6.5 Hypothèses d investissement Consulter la section Facteurs relatifs au risque du marché. 6.6 Réserves et capital Les réserves utilisées en tarification respecteraient les pratiques et méthodes réelles d établissement des réserves pour toutes les bases pertinentes. Idéalement, un processus de validation permettrait de comparer les réserves établies aux fins de la tarification et celles découlant du système d évaluation. Un processus d approbation finale serait appliqué et l actuaire chargé de l évaluation approuverait les réserves établies pour tarification. Les hypothèses touchant les fonds propres seraient conformes aux processus réels de la société en matière d affectation du capital. L actuaire tiendrait également compte de l incidence du produit sur les niveaux des fonds propres requis, y compris la base des fonds propres locale, le cas échéant. Les variations futures prévisibles au chapitre des fonds propres requis seraient prises en compte et documentées. La suffisance et le déficit perçus des fonds propres requis qui sont susceptibles de faire l objet d un règlement seraient modélisés à titre de facteurs de sensibilité. 6.7 Impôts et taxes Tous les impôts et taxes seraient reflétés dans l établissement des coûts, notamment l impôt sur le revenu, les taxes sur primes, les taxes sur les Frais d acquisition différé («DAC»), l impôt sur le revenu de placement, les taxes sur valeur ajoutée et les taxes d accise. Dans la mesure où la tarification du produit entraîne d importantes déductions d impôt, les fiscalistes de la société seraient consultés pour déterminer si les déductions 29

30 peuvent être demandées et leurs durées de vie. Les méthodes de comptabilité fiscale utilisées en tarification correspondraient aux pratiques comptables réelles. Les changements apportés aux lois fiscales dans un avenir prévisible seraient considérés et documentés. 6.8 Réassurance Tous les mécanismes de réassurance importants seraient reflétés avec précision dans l établissement des coûts. Le fonctionnement réel des opérations serait modélisé en fonction du libellé du traité et des méthodes d administration des traités. L actuaire documenterait les répercussions de chaque opération de réassurance sur la rentabilité du produit. Si le libellé de réassurance influe sensiblement sur la rentabilité du produit, l actuaire tenterait d en comprendre les motifs pour valider ses propres hypothèses. Les coûts de réassurance tiendraient compte de l écart entre les coûts attribuables à des mécanismes facultatifs plutôt qu automatiques. Les hypothèses concernant le pourcentage de cession en réassurance seraient validées par rapport aux résultats et pratiques réels. 6.9 Autres hypothèses Les mêmes approches et processus d établissement d hypothèses seraient utilisés pour toutes les autres hypothèses pertinentes. L industrie élabore naturellement la structure et les caractéristiques des nouveaux produits et se lance à l assaut de nouveaux marchés. Dans ce cas, une prudence accrue s imposerait, tout particulièrement en l absence de résultats antérieurs connexes. 7. FACTEURS RELATIFS AU RISQUE DU MARCHÉ Le rendement de l investissement qui appuie le produit peut constituer une importante hypothèse pour bon nombre de produits d assurance de personnes, de même que pour les rentes. Pour certains produits (par exemple, les rentes à prime unique), le rendement de l investissement est largement prévisible, car toutes les primes sont reçues à l émission et peuvent être investies selon les échéances de la police. Pour d autres produits (par exemple, l assurance dentaire collective), la période comprise entre la réception des primes et le règlement d une demande est si courte qu elle ne constitue pas un facteur clé pour déterminer le prix. Pour des produits telle l assurance vie entière à prime nivelée, le rendement de l investissement peut être très incertain, vu que le bloc de polices produira des flux monétaires positifs aux fins d investissement pendant de nombreuses années. Ces flux monétaires doivent être investis pour couvrir les flux monétaires négatifs futurs. Puisque les taux d intérêt peuvent varier sensiblement au fil du temps, le rendement réel de l investissement peut être très différent de celui prévu dans la tarification initiale. La variation de ces rendements dépend des pratiques de la société au plan de la gestion de l appariement. Lorsque le risque est important, l actuaire modéliserait explicitement les flux monétaires de l actif et du passif en leur appliquant une vaste gamme de scénarios de taux de réinvestissement. 30

31 Plus précisément, l actuaire chargé de la tarification tiendrait compte des éléments qui suivent lorsqu il procède à la modélisation des produits assortis d un important risque de marché : les hypothèses économiques actuelles, notamment la courbe de rendement et les écarts de crédit; le rendement prévu des marchés immobiliers ou boursiers; la gamme d hypothèses économiques futures prévues et le rendement du marché; la stratégie de placement de la société à l égard du produit, notamment les synergies avec d autres produits et les stratégies de couverture; les stratégies d établissement de taux d intérêt porté au crédit des titulaires de police; des garanties explicites à l égard des taux d intérêt crédités; des garanties de taux implicites pour les taux de prime ou les charges garantis. 7.1 Scénarios économiques projetés Aux fins de l établissement d hypothèses portant sur l actif qui appuie la police, l actuaire élaborerait d abord des scénarios économiques pour la durée de vie prévue du produit. Ces scénarios comprendraient les éléments suivants : les courbes de rendement; l inflation, les écarts de crédit; les défauts de crédit; les dividendes du marché boursier et leur appréciation; la volatilité du marché boursier; les loyers immobiliers, leur appréciation et leur volatilité. Tous les scénarios débuteraient avec le contexte économique actuel. Puis, ils tiendraient compte de la gamme de résultats futurs possibles pour le portefeuille de placement. On peut recourir à des tests par scénario déterministe ou stochastique. Le choix de la méthode dépend de la complexité et des options inhérentes du produit, de même que des répercussions du rendement de l investissement sur le produit. Aux fins de la projection de la situation économique à des périodes ultérieures, il conviendrait de tenir compte de trois facteurs généraux pour déterminer la conjoncture économique future, notamment : les données historiques; les prévisions économiques; les données sur les marchés financiers. 31

32 Ces sources d information sont toutes valables, mais elles seraient utilisées avec prudence. 32

33 Données historiques Les moyennes historiques donnent un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler la conjoncture économique future; toutefois, l actuaire reconnaîtrait quelques enjeux importants. Les données historiques sont limitées au point de vue de la quantité et de l applicabilité éventuelle. Par exemple, puisque les données historiques ne sont accessibles que pour une période d environ 50 à 70 ans, est-il raisonnable de supposer que nous disposons d une représentation significative de la répartition des taux d intérêt historiques sur de longues périodes? Un autre facteur a trait à l évolution constante à l échelle mondiale. Par conséquent, on pourrait s interroger sur la pertinence des données historiques dans ce contexte. Prévisions économiques Les prévisions économiques fondées sur des modèles économétriques constituent une autre source. Elles peuvent être obtenues auprès des divisions de l investissement ou des études économiques d une société. Ces modèles tentent de prévoir les facteurs économiques futurs d après les données économiques générales. Leur valeur peut être limitée pour l actuaire, car ces modèles présentent de façon générale des facteurs à court terme, tandis que l actuaire pose un regard à plus long terme. Données des marchés financiers Les données des marchés financiers peuvent servir à établir des estimations des facteurs économiques futurs. Par exemple, la courbe de rendement actuelle peut être utilisée pour calculer une série de taux d intérêt implicites sur des contrats à terme de toutes durées. De même, la volatilité future du marché boursier peut être déterminée à l aide du cours actuel des instruments dérivés. La théorie veut que dans un marché efficient, les contrats à terme implicites reflètent l opinion consensuelle sur le marché au sujet des taux d intérêt futurs. Encore une fois, la prudence serait de mise. Les courbes des marchés à terme représentent de piètres indices des taux d intérêt futurs, peut-être parce que d autres forces peuvent également être en jeu. Par exemple, les investisseurs peuvent avoir besoin d une prime de risque ou de liquidité pour être incités à investir dans les échéances à plus long terme de la courbe. De même, bon nombre de décisions d investissement peuvent découler de forces qui ne relèvent pas des valeurs futures perçues (par exemple, les exigences de fonds propres requis et les politiques de gestion des risques peuvent inciter des sociétés d assurance et des caisses de retraite à investir à plus long terme, ce qui a pour effet d abaisser les taux). En outre, il est important que l élaboration de scénarios ne porte pas uniquement sur un scénario «de base» ou de «meilleure estimation». Les facteurs économiques peuvent évoluer sensiblement au fil du temps. Les scénarios aux fins des simulations de crise tiendraient compte de mouvements réalistes dans le temps. 7.2 Rendement des portefeuilles Lorsque les scénarios économiques ont été élaborés, ils seraient convertis en rendement du portefeuille d actif supportant le passif. Ces prévisions tiendraient compte de la stratégie d investissement de la société, y compris la composition de l actif selon la catégorie de crédit et l échéance. Ces hypothèses seraient élaborées en collaboration avec le personnel de la société qui est 33

34 chargé des placements et de la gestion de l appariement. Il convient de noter que ce processus peut être répétitif dans la mesure où les flux monétaires d une police peuvent dépendre de la conjoncture économique. Lorsque les scénarios économiques sont établis et que les hypothèses de la stratégie d investissement sont élaborées, les prévisions du portefeuille d actif peuvent être établies. Ce processus comprend la prévision et les flux monétaires de l actif et des polices, les placements et retraits futurs, de même que les transferts aux fonds propres. Il est habituellement prudent d appliquer cette procédure pour chaque segment de l actif. Par exemple, la plupart des sociétés tiennent des comptes distincts pour les fonds propres et le passif des polices. Parmi les autres points importants, mentionnons : les produits qui doivent être considérés peuvent faire l objet d interfinancement. Par exemple, une société qui propose des rentes et de l assurance-vie peut être en mesure d investir de façon différente que si elle n offrait que l un ou l autre de ces produits; les activités d investissement réelles ne sont peut-être pas aussi précises qu on pourrait le croire. Bien que la politique énoncée par une société puisse consister à investir pour faire correspondre parfaitement ses flux monétaires, il existe toujours des éléments de non-appariement. Par conséquent, les modèles tiendraient compte de ces imperfections, et des approximations de l approche peuvent être acceptables si elles ne faussent pas les résultats; le rendement porté au crédit des produits serait conforme au processus de répartition de la société. 7.3 Impact des stratégies d appariement de la société Les stratégies d appariement d une société peuvent influer sensiblement sur le profil de risque du produit. Cet élément serait considéré dans l exercice d établissement des coûts. Si les pratiques de la société consistent à maintenir le taux d intérêt à un niveau seuil par concordance des flux monétaires ou au moyen d autres mécanismes, le rendement d investissement est effectivement immobilisé au taux précisé dans la courbe des contrats à terme au moment où la division des placements rééquilibre le portefeuille. Il en découle que les répercussions de la sensibilité des taux d intérêt sur le produit seraient modérées. Par ailleurs, si une société n applique pas un profil d appariement rigoureux, la rentabilité future du produit devient très sensible aux mouvements des taux d intérêt. 7.4 Stratégies d établissement des taux crédités à revenu fixe Les stratégies d établissement de taux d intérêt crédité sont habituellement classées dans deux grandes catégories : des stratégies de crédit en argent neuf; des stratégies de crédit fondées sur la moyenne du portefeuille. 34

35 Stratégies de crédit en argent neuf Les stratégies de crédit en argent neuf établissent le taux crédité par rapport aux taux d intérêt en vigueur. Les CPG et les portefeuilles de rente reposent habituellement sur cette stratégie. Les taux de crédit à l égard des produits en argent neuf peuvent habituellement être établis directement à partir de scénarios économiques. Ces taux refléteraient les stratégies énoncées, de même que l inefficience du processus, notamment les délais dans la modification des taux. Stratégies de crédit de la moyenne du portefeuille Les stratégies de crédit de la moyenne du portefeuille établissent le taux crédité par rapport au rendement du portefeuille d actif qui adosse le produit. Ces stratégies sont le plus souvent adjointes à des produits avec participation. Les taux de crédit des produits fondés sur la moyenne des portefeuilles sont influencés par les flux monétaires de tous les autres produits du portefeuille, y compris les flux monétaires des nouvelles polices futures. L interfinancement entre les générations est possible, car les investissements effectués par le passé influent sur les taux crédités à l égard des ventes futures. En période d augmentation des taux, les titulaires de police sont habituellement subventionnés à l aide des nouvelles ventes. Cependant, ces nouvelles ventes peuvent diminuer à mesure que les taux crédités de la société perdent de leur compétitivité en raison des répercussions de l actif existant du portefeuille. En outre, la société peut être confrontée à un risque de désintermédiation dans la mesure où les titulaires de police sont incités à ne pas renouveler leurs polices pour acheter de nouvelles polices comportant des taux crédités supérieurs. Le contraire s applique en période de diminution des taux. Lorsqu il procède à la modélisation des produits fondés sur la moyenne du portefeuille, l actuaire tiendrait compte des éléments suivants : les répercussions de l évolution de la courbe de rendement sur le rendement du portefeuille sont contrées par l existence de polices en vigueur au sein du portefeuille; les mouvements des taux crédités sont également contrés, ce qui pourrait faire en sorte que les taux crédités soient sensiblement disproportionnés par rapport aux taux de l argent neuf offerts sur le marché; l écart entre les taux crédités peut influer sensiblement sur le comportement des titulaires de police. La société peut être obligée de modifier sa stratégie de crédit; l intégration de nouvelles polices dans un portefeuille peut avoir d importantes répercussions sur les polices en vigueur. Par exemple, si les taux courants sont inférieurs au taux de portefeuille, ce dernier diminuera, faisant éventuellement intervenir les taux d intérêt au seuil garanti. Ainsi, l instauration d un nouveau segment d actif pourrait être justifié; le rendement de l investissement porté au crédit du produit doit être conforme à la politique d affectation des revenus de placement de la société; 35

36 la politique comptable peut favoriser la déclaration de l actif et du rendement à la valeur marchande. L actuaire déterminerait dans quelle mesure la structure des polices s en trouve modifiée. 7.5 Placements en actions Bon nombre de polices d assurance créditent les titulaires de police du rendement en actions. Ces rendements peuvent découler du rendement réel d un portefeuille sous-jacent d actif (par exemple, des fonds distincts et des comptes distincts) ou être liés au rendement d un indice externe. L actuaire tiendrait compte des éléments suivants : les répercussions de la gestion active sur les portefeuilles gérés activement; la nature des actifs sous-jacents (y compris les positions de trésorerie aux fins de liquidité) et leurs répercussions sur les rendements futurs; la volatilité du rendement des actions et ses répercussions sur la police. Par exemple, les polices d assurance-vie universelle indexées sur actions sont assujetties à une certaine forme d étalement négatif du coût, car davantage d unités sont vendues pour acquitter les frais lorsque les marchés sont à la baisse; pour les produits indiciels, les répercussions des pratiques réelles de la société pour l appariement de l actif et du passif; les écarts permanents ou temporaires des dates de placement en actions aux fins de l impôt. 7.6 Garanties Sauf dans des situations extrêmes, toutes les fois où une police d assurance renferme une garantie, elle s accompagne d un coût. En voici certains exemples : les seuils de taux d intérêt au titre des comptes de titulaire de police; les garanties appliquées à la valeur de rachat d un portefeuille de placement à l échéance, au décès ou au versement de la rente; les garanties sur le niveau de versement des rentes futures; l indexation des prestations par rapport à une source extérieure, notamment l IPC; les garanties selon lesquelles les primes/charges ne changeront pas, ou que seul un montant prédéterminé variera. Il conviendrait de noter que certaines garanties ne sont pas expressément apparentes. Un produit à prime nivelée exige l investissement des flux monétaires positifs aux premières périodes pour couvrir les flux suivants. Si les taux de prime sont garantis, le taux d actualisation intégré au calcul des primes est effectivement garanti. En outre, en raison de la nature à long terme d un bon nombre de produits, les garanties perçues comme étant assurément non effective à l heure actuelle pourraient devenir significatives avec le temps. 36

37 Parmi les autres facteurs touchant les garanties, mentionnons qu il n existe aucune diversification du risque que l on trouve habituellement dans la plupart des polices d assurance. L assurance repose sur la loi des grands nombres (c.-à-d. que si vous disposez d un groupe suffisamment grand de polices, les variations statistiques s annulent). Cependant, dans le cas des garanties économiques, le principe est défavorable, car les polices sont fortement liées les unes aux autres. De vastes analyses de sensibilité seraient exécutées pour tester la gamme de résultats. Selon le niveau d optionalité et la probabilité qu une garantie soit effective, il conviendrait de recourir à des techniques plus complexes, notamment la modélisation stochastique. 7.7 Autres points importants L actuaire tiendrait également compte des éléments suivants lorsqu il envisage les facteurs économiques : les hypothèses d inflation tiendraient compte du niveau des taux d intérêt; l inflation peut varier pour diverses facettes d un produit. Par exemple, l inflation portant sur le coût des soins de santé est généralement plus élevée que l IPC; la tarification et les hypothèses économiques d évaluation seraient uniformes; puisque les hypothèses économiques peuvent varier assez rapidement, il est recommandé de bien en comprendre les répercussions et de les examiner périodiquement. 8. COMPORTEMENT DU TITULAIRE DE POLICE ET CARACTÉRISTIQUES DES PRODUITS Un exercice d établissement des prix tiendrait compte de toutes les caractéristiques offertes par le produit évalué, notamment une analyse des garanties intégrées proposées au titulaire de police. Le but et l utilisation prévue de chacune de ces caractéristiques seraient bien compris et considéré. Afin d assurer une saine évaluation de l établissement des coûts, le contrat et les attentes raisonnables du titulaire de police seraient dûment représentés dans le modèle de tarification. 8.1 Garanties contractuelles Bon nombre de produits sont assortis de garanties minimales qui rassurent le titulaire de police au sujet des coûts futurs et des taux crédités. Bien que ces garanties puissent être «non effective» au moment de la conception et de la vente du produit, même la plus faible des garanties comporte un coût qui doit être considéré dans l exercice. L actuaire examinerait les résultats disponibles pour déterminer la façon dont la garantie influera sur le comportement du titulaire et sur la rentabilité future du produit, L exercice d établissement des coûts comprendrait le coût prévu de la garantie. Ce coût peut être calculé à l aide d un scénario déterministe et de la probabilité d occurrence. Pour les garanties plus complexes et(ou) importantes, la modélisation stochastique serait justifiée. Par exemple, dans le cas de garanties à taux d intérêt minimales, une analyse stochastique peut permettre à l actuaire chargé de la tarification de mieux comprendre le profil de 37

38 risque. En outre, elle peut fournir une estimation du coût à long terme qui serait prise en compte dans les charges liés aux garanties. Parmi les exemples de garantie contractuelle, mentionnons : les garanties de fonds distincts; les garanties de taux d intérêt minimales; les garanties de charges maximales; les garanties de non-déchéance d assurance-vie universelle; les primes et charges garanties. 8.2 Pénalités et bonifications L existence de pénalités et de bonifications peut influer sur le comportement du titulaire de police, de même que sur les hypothèses de base. Il conviendrait d en tenir compte lorsque l on utilise les résultats antérieurs à titre de guide pour les hypothèses, notamment les taux de déchéance. Par exemple, des écarts au titre de la structure des frais de rachat entre les produits peuvent influer sur le comportement des titulaires de police. L actuaire examinerait les résultats et modifierait les hypothèses en conséquence pour tenir compte de la forme que pourraient prendre les résultats futurs. Un exercice utile qui permettrait de bien comprendre un changement d attitude de la part du titulaire de police consiste à examiner le rendement de l investissement du titulaire aux termes de diverses solutions de rechange. Grâce à des caractéristiques des produits tels le rendement sur les avenants relatifs aux primes et les valeurs de rachat étagées, le titulaire de police peut obtenir un rendement intéressant en versant une autre prime et en maintenant sa police en vigueur pendant une période supplémentaire. Dans ce cas, l actuaire en tiendrait compte lorsqu il établit les hypothèses. Voici quelques exemples de caractéristiques pertinentes des polices : les frais de rachat; les dates d échéance des prestations; le remboursement des primes; les taux d intérêt et autres bonifications. 8.3 Modifications apportées au régime La capacité du titulaire de police de modifier son régime peut être considérée comme une option intégrée, dont le coût serait établi. Ces options peuvent être à même le contrat ou elles peuvent être offertes par la société d assurance à l extérieur du contrat. Parmi les options actuellement offertes sur le marché, mentionnons : la capacité de transformation dans un type de régime différent (c.-à-d. assurance temporaire à assurance-vie entière); la capacité de passer à un type d assurance différent (p. ex., maladie grave à soins de longue durée); 38

39 la capacité, en vertu d une police d assurance-vie universelle, de passer à un modèle de prime de risque différent (p. ex., assurance à coût nivelé par rapport à temporaire renouvelable annuellement (TRA)) ou un autre profil de risque (p. ex. régime à Protection nivelée ou à MNAR nivelé); le choix d options de participations différentes; le choix d une vaste gamme d options de placement. À l instar des «garanties» antérieures, l établissement du coût de ces options peut s effectuer par des moyens déterministes ou stochastiques. Des projections déterministes pourraient être suffisantes pour évaluer les options simples à l égard desquels le coût ne devrait pas varier sensiblement pour chaque titulaire de police. Cependant, le coût d options plus complexes et offrant une plus vaste gamme de choix (par exemple, la sélection de placement) pourrait être établi à l aide de moyens stochastiques pour déterminer les polices touchées et(ou) le montant ou la nature du changement. Définitions dans le contrat Les définitions contenues dans le contrat déterminent les prestations à verser. Lorsqu il conçoit la police, l actuaire veillerait à ce que le libellé utilisé soit conforme à l objet de la garantie et qu il soit considéré dans le coût. Toute ambigüité ou erreur possible d interprétation qui peut être anticipée serait analysée et corrigée pour empêcher le versement des prestations imprévues. En outre, l actuaire envisagerait les définitions dans le contexte de l industrie et prévoir l éventualité d antisélection. Par exemple, si vos exigences de souscription diffèrent de celles du reste de l industrie, l actuaire supposerait que le marché en prendra connaissance et réagira en conséquence, ce qui pourrait entraîner un profil de catégorie de risque sensiblement différent de ce que l actuaire avait prévu. Il conviendrait de tenir compte d un autre risque : l évolution future de l interprétation d un contrat. Par exemple, grâce aux progrès de la médecine, la détection de certains malaises pourrait être accélérée, ce qui pourrait influer sur l incidence future des demandes de règlement pour maladie grave. Bien que l actuaire ne puisse prédire l évolution de la technologie dans le domaine médical, il tenterait de fournir les définitions les plus précises possibles dans les contrats pour minimiser le risque, ou le coût du risque accru. 8.4 Comportement Titulaire de police, distribution, souscription Dans le cadre d un exercice d établissement des coûts, les résultats antérieurs et les meilleures estimations seraient appliqués aux hypothèses qui tiennent compte du comportement du titulaire de police. Dans bien des cas, le comportement en matière de modélisation tiendrait également compte de la possibilité que les intéressés se dissocient de la société (c est-à-dire qu ils se limitent à leurs propres intérêts). Les titulaires de police et leurs conseillers agissent d une manière rationnelle et tirent raisonnablement avantage des caractéristiques mises à leur disposition. 39

40 Justification de l achat Les ventes de type conceptuel sont de plus en plus importantes sur le marché. L actuaire de tarification serait au courant de la commercialisation et de la distribution du produit soumis à l exercice d établissement des coûts, et il apporterait les modifications qui s imposent aux hypothèses pertinentes. Il tiendrait entre autres compte de l évolution continue des «concepts de commercialisation» et de ses répercussions sur la conception et le coût d un produit ou la caractéristique d un produit. Par exemple, si un titulaire de police achète un contrat de rente pour financer les primes à l égard d une police d assurance-vie, on s attendrait à ce que les taux de déchéance liés à la mortalité et à l assurance soient inférieurs à ce que l on pourrait normalement supposer dans le cadre d une vente indépendante. En outre, l actuaire tiendrait compte de l incidence possible de l instauration de nouveaux concepts ou du retrait de concepts existants sur les hypothèses de l actuaire. Par exemple, l instauration d un marché des règlements d assurance-vie (règlements viatiques) au Canada pourrait se traduire par d importants changements au chapitre des taux de déchéance des polices. De même, les changements futurs apportés aux lois fiscales pourraient modifier la viabilité de certains concepts de vente et entraîner des changements importants au plan du comportement des titulaires de police. 8.5 Souplesse des primes, des dépôts et des versements La souplesse croissante des nouvelles options de dépôt et de versement permet aux détenteurs de police de gérer plus facilement leurs flux monétaires avec l assureur. Un exercice d établissement des coûts comprendrait des hypothèses qui tiennent compte des options offertes aux titulaires de police. La conception du régime, la commercialisation et les résultats peuvent servir à fournir les meilleures estimations de comportement anticipé. Les choix qui s offrent aux titulaires de police comprennent : la persistance des primes (par exemple, des dépôts par montant forfaitaire, des primes annuelles ou mensuelles, des arrêts de versement de prime); la gestion des valeurs du compte au moyen de retraits ou de prêts sur police; le choix d une prestation au décès ou à l invalidité. L actuaire ferait preuve de prudence lorsqu il élabore ses hypothèses. Lorsqu il simplifie des hypothèses pour grouper des données, il veillerait à ce que les résultats demeurent représentatifs de ce qu ils auraient été si des données dossier par dossier avaient été utilisées. Par exemple, la supposition selon laquelle les titulaires réduiraient leurs primes de 5 % au cours d une année pourrait entraîner un résultat sensiblement différent que si l on supposait que 5 % des titulaires de police cesseront de verser des primes. 8.6 Comportement des conseillers Les conseillers sont généralement bien au courant des choix offerts et sont bien informés quant aux caractéristiques des polices. Les possibilités de maximiser la rémunération et d exploiter des écarts de souscription constitueraient un facteur important à considérer dans le cadre des exercices de conception des produits et d établissement des coûts. 40

41 Les répercussions de la rémunération sur le comportement des conseillers seraient prises en compte dans la détermination des hypothèses de base et de la composition des produits utilisés dans le cadre de l exercice d établissement des coûts. Quelques éléments de rémunération peuvent influer sur les hypothèses, notamment : les niveaux de provisionnement des polices; la transformation des polices; le remplacement des polices; la sélection du régime. Les critères de souscription de la société par rapport à ceux de ses principaux concurrents influent également sur le comportement du personnel chargé de la distribution. Si une société applique des exigences de souscription plus libérales, elle prévoirait un niveau d antisélection, au moment où l on s apercevra de la possibilité de placer plus facilement des polices. 8.7 Comportement de la société Les antécédents et le comportement prévu de la société seraient considérés. À ce titre, mentionnons : des politiques de barème des participations; les pratiques de la société au titre du rajustement des éléments non garantis en vertu de polices en vigueur; la capacité de la société de s adapter aux changements du marché, de la réglementation ou de la conjoncture économique; la capacité de la société de suivre et de s adapter aux nouvelles tendances. 9. MODÉLISATION STOCHASTIQUE La modélisation stochastique est un outil puissant qui permet de comprendre le profil de risque des produits d assurance. Même si elle est généralement utilisée aux fins de test des hypothèses économiques, notamment les taux d intérêt et le rendement des fonds propres, elle peut permettre à l actuaire de tester toutes les hypothèses. Par exemple, la plupart des modèles considèrent que les hypothèses de comportement des titulaires de police sont des hypothèses statiques qui sont appliquées de façon uniforme à toutes les polices. Dans la réalité, il s agit de variables aléatoires multidimensionnelles. (Par exemple, une personne ne peut qu être vivante ou décédée; elle ne peut pas être à moitié décédée.) La modélisation stochastique peut être utilisée pour tester les répercussions des fluctuations aléatoires des hypothèses, de même que l impact du décès ou de la déchéance de personnes différentes. La modélisation stochastique peut même servir à vérifier l incidence de diverses formes de ventes. 9.1 Qu est-ce que la modélisation stochastique? La modélisation stochastique n est pas une forme radicalement différente des mesures déterministes. Il s agit d une forme améliorée d analyse de scénarios en vertu de laquelle une vaste gamme de scénarios aléatoires sont élaborés au moyen d un modèle 41

42 représentatif de la vie réelle. Des scénarios individuels peuvent être analysés à l aide de l approche servant à préciser les scénarios déterministes. En outre, les essais stochastiques permettent à l actuaire de bien comprendre la distribution probable de ces résultats. 9.2 Quand recourir à la modélisation stochastique? Pour déterminer si la modélisation stochastique serait utilisée à l égard d une hypothèse, l actuaire tiendrait compte des éléments suivants : la volatilité inhérente de l hypothèse autour de l hypothèse prévue; la distribution des valeurs possibles autour de l hypothèse prévue; le niveau de diversification et de corrélation des résultats pour les polices individuelles; l impact de cette volatilité sur les résultats de l exercice d établissement des coûts. De façon générale, si la modification probable d une hypothèse particulière peut entraîner des changements importants au titre des résultats et que cette modification est aléatoire, il est recommandé d en analyser l incidence au moyen d un modèle stochastique. 9.3 Avantages et problèmes Le principal avantage de la modélisation stochastique tient au fait qu elle permet à l actuaire d analyser une vaste distribution de résultats futurs. L actuaire peut ainsi : discerner la distribution des résultats à partir du modèle; déterminer des scénarios d intérêt et les analyser; comprendre les répercussions des stratégies d atténuation et de diversification des risques. Par conséquent, elle permet à l actuaire de se renseigner davantage sur l interaction entre le produit et la réalité, tout particulièrement dans les queues de la distribution. La modélisation stochastique n est pas sans problème. Il s agit d un exercice très compliqué et, s il est exécuté de façon incorrecte, il peut induire l actuaire en erreur ou donner une fausse impression de sécurité. Il conviendrait d en tenir compte et de ne pas appliquer aveuglément les résultats du modèle. Parmi ces problèmes, mentionnons : cette méthode peut exiger un investissement important dans la recherche. Bon nombre de modèles différents peuvent être appliqués au comportement de la variable modélisée, ce qui pourrait nécessiter des efforts considérables de recherche sur la convenance du modèle utilisé; elle peut exiger un investissement important dans la planification et la technologie; l exercice d établissement des hypothèses peut être compliqué; elle produit de grandes quantités de données. 42

43 9.4 Sélection du modèle La modélisation stochastique donne accès à une vaste gamme de modèles. Chacun possède ses avantages et ses inconvénients. Lorsqu il choisit un modèle, l actuaire comprendrait bien les avantages et les limites des divers modèles envisagés et choisirait celui qui convient le mieux. Parmi les éléments à considérer, mentionnons : La complexité les données dont vous avez besoin sont-elles disponibles? Possédez-vous l expertise nécessaire pour en établir correctement les paramètres, et à la fréquence voulue? Le modèle dépend-il de votre point de départ 13? S il s agit d un modèle financier, est-il «neutre au risque» ou «réel» (économétriques) 14? Enfin, comprenez-vous les concepts du modèle et y croyez-vous 15? 9.5 Établissement et évaluation du modèle Le temps d exécution du modèle peut être important en modélisation stochastique. Bien qu il puisse être raccourci dans une certaine mesure grâce à la grande rapidité des ordinateurs et du traitement en parallèle, il est important de planifier. Il conviendrait de tenir compte de l usage futur du modèle pour éviter sa modification et son exécution à plusieurs reprises. À l instar d un modèle compliqué, il est nécessaire d évaluer le caractère raisonnable des résultats de façon approfondie dans le cas d un modèle stochastique. Certains tests possibles comprennent : l examen de la distribution des résultats du modèle stochastique pour assurer qu ils sont raisonnables; l examen de la continuité des flux monétaires et l émergence des bénéfices à l intérieur de certains échantillons de scénarios (y compris quelques-uns dans les queues de la distribution). Une discontinuité pourrait révéler un problème au chapitre du modèle ou de la conception du produit; l examen de l évolution d un scénario pour déterminer s il donne des résultats raisonnables. Par exemple, les taux d intérêt ou le cours des actions sont-ils négatifs? 13 Les modèles dépendants du point de départ prédisent les valeurs futures d après la situation au début de la période de prédiction. Un modèle de taux d intérêt qui fait reposer les taux d intérêt futurs sur les taux courants dépend du point de départ. La décision quant à l utilisation d un modèle dépendant de l état est assujettie à l hypothèse modélisée et aux préférences/croyances de l auteur du modèle. 14 Les modèles neutres à l égard des risques fondent leurs éléments sur des paramètres observables sur les marchés financiers. Des modèles réels fondent généralement leurs éléments sur des valeurs historiques observées. 15 Par exemple, bon nombre de modèles de taux d intérêt reposent sur la croyance selon laquelle, au fil du temps, les taux d intérêt sont ramenés à une moyenne. Avant d utiliser ce type de modèle, l actuaire comprendrait le concept et serait convaincu qu il s agit d une prémisse raisonnable. 43

44 l examen des scénarios afin de déterminer leur conformité aux données historiques. Par exemple, les taux d intérêt suivent généralement des tendances à long terme à partir de certains niveaux. Le modèle produit-il des résultats semblables? à l aide de données historiques, il convient de contre-vérifier les répercussions sur les flux monétaires de la police et sur les résultats pour valider le caractère raisonnable d un scénario. Par exemple, si vous constatez des pertes importantes présentant une plus grande fréquence que dans les données historiques, vous devrez peut-être recalibrer votre modèle stochastique. 9.6 Sélection des hypothèses L établissement d un modèle significatif peut exiger un niveau élevé d expertise en modèles statistiques et en comportement d hypothèses. Suivent quelques points importants au sujet de l établissement d hypothèses : l utilisation d hypothèses simplificatrices; l utilisation de données historiques; l interaction des hypothèses. Hypothèses simplificatrices En raison de la complexité des hypothèses modélisées, de la conception des produits et du comportement des polices, il pourrait être nécessaire de recourir à des hypothèses simplificatrices. Ces hypothèses seraient évaluées pour qu elles n introduisent pas de biais ou n engendrent pas de résultats déraisonnables. Par exemple, même s il serait plus simple de construire un modèle de rendement de fonds obligataires à l aide d outils de modélisation des fonds d actions, il est prudent de vérifier que les rendements obtenus ne sous-entendent pas une courbe de rendement absurde à des dates futures et faussent les résultats du modèle. Utilisation de données historiques La sélection d hypothèses constitue une action de pondération entre les renseignements historiques et actuels et les perspectives d avenir. Aux fins de l utilisation de données historiques pour établir les paramètres d un modèle, il conviendrait de tenir compte des éléments suivants : la durée de la période historique par rapport à la période de projection; la pertinence de la période historique; les composantes sous-jacentes de l hypothèse modélisée. Les périodes historiques utilisées pour établir les hypothèses doivent être suffisamment longues pour offrir une gamme significative de résultats possibles. Ainsi, la période visée par les données serait sensiblement plus longue que la période de projection. Certains produits (par exemple, l assurance-vie individuelle) peuvent comprendre une échéance très longue. Les périodes de résultats utilisées pour établir les hypothèses ne sont généralement pas suffisantes pour produire plus d une gamme de paramètres 44

45 possibles. Par exemple, la distribution de taux d intérêt élevés et faibles au cours du dernier siècle représente-t-elle une indication de ce à quoi nous pouvons nous attendre à l avenir? Comme il s agit d un chemin unique, elle pourrait donner ou ne pas donner à l actuaire une indication de la nature extrême des résultats. De même, pour la réassurance de catastrophes en assurances IARD, les événements perçus d un sur cent ans le sont-ils vraiment, simplement parce qu ils sont survenus une fois par siècle au cours des derniers siècles? Il conviendrait de tenir compte du fait que les données historiques ont probablement été établies en vertu d une vaste gamme de contextes qui sont totalement différents de ce que l on pourrait anticiper à l avenir, tant à court terme qu à long terme. Par exemple : Quelle est la pertinence du taux d intérêt historique ou des données sur le rendement des actions du début du XX e siècle, alors que l économie mondiale n était pas aussi intégrée? Peut-on s attendre à ce que les marchés boursiers nationaux enregistrent des niveaux historiques lorsque le taux d inflation et les taux de croissance du PIB sont plus bas qu au cours de la période échantillonnée? Pendant combien de temps les faibles taux d inflation du début du XXI e siècle dureront-ils? Idéalement, il conviendrait de tenir compte des éléments de base des hypothèses modélisées. Par exemple, aux fins de la modélisation du rendement d un fonds distinct mondial équilibré, l actuaire tiendrait compte, en théorie, des éléments suivants : les rendements historiques des principaux marchés boursiers du monde; les taux d intérêt historiques des principaux pays du monde; la conjoncture économique des principaux pays du monde; les facteurs de pondération actuels et historiques des principaux pays à l égard d indices boursiers internationaux; les facteurs de pondération actuels et historiques des principaux pays à l égard des indices obligataires internationaux; les corrélations historiques et actuelles entre différents marchés boursiers et obligataires; les rapports historiques entre les devises du monde et la devise dans laquelle le fonds est transigé; le niveau et les répercussions de la gestion active sur le rendement du fonds. Le niveau de prise en compte de ces éléments dépend de l importance relative de l hypothèse sur les résultats. Interaction des hypothèses Il est important de reconnaître que bon nombre d hypothèses sont interreliées. Par exemple, le rendement des obligations, le rendement des actions et l inflation sont interreliés. De même, dans bien des cas, on s attend à ce que le comportement des 45

46 titulaires de police variera selon les paramètres économiques. Ces interactions seraient modélisées si l on prévoit une incidence importante. En fin de compte, le choix de l hypothèse repose sur un jugement approximatif, à partir de données actuelles et historiques. L actuaire reconnaîtrait et comprendrait la sensibilité des résultats aux hypothèses. Il la communiquerait aux participants du processus décisionnel. 9.7 Communication des résultats La modélisation stochastique produit des volumes de données. L analyse et la présentation des résultats peuvent être compliquées et fastidieuses. Aux fins de communication des résultats, l actuaire tiendrait compte des éléments suivants : le mode de gestion de la société; les questions qui préoccupent la direction; les connaissances techniques de l auditoire. De façon générale, les résultats seraient présentés d une manière conforme aux mesures financières utilisées pour gérer la société. L analyse ne porterait pas uniquement sur les résultats prévus. La distribution (positive ou négative) des résultats serait également communiquée. La communication des résultats ne viserait pas uniquement les mesures à long terme de la rentabilité. La direction est souvent axée sur d autres éléments, notamment la volatilité périodique du revenu et les limites de risque. La modélisation stochastique peut donner un point de vue intéressant sur ces questions. Bon nombre de membres de l auditoire ne s intéressent peut-être pas aux statistiques. Par conséquent, l analyse et la présentation des résultats ne seraient pas uniquement axées sur des mesures statistiques. Les résultats de scénarios particuliers seraient analysés pour bien comprendre les situations qui sont profitables et nuisibles pour la société. La présentation des résultats de scénarios particuliers en termes réels peut constituer un outil très efficace. Par exemple, il pourrait être plus valable d indiquer qu un scénario exigerait que le marché boursier perde X % de sa valeur au cours d une période de Y années pour ensuite le transposer dans un contexte historique que de préciser l ECU(Z) des pertes. 9.8 Autres éléments à considérer Plusieurs autres éléments seraient considérés dans la modélisation stochastique, notamment : le générateur de nombres aléatoires; le nombre de scénarios à exécuter; les techniques de réduction de la variance; la fréquence des scénarios; les techniques d atténuation des risques. 46

47 Générateur de nombres aléatoires Le générateur de nombres aléatoires constitue un élément clé d un exercice de modélisation stochastique. Les générateurs commerciaux de nombres aléatoires ne sont pas véritablement aléatoires, mais ils produisent des nombres fondés sur un algorithme programmé. Par conséquent, les résultats issus d un générateur de nombres aléatoires peuvent être déterminés si l on connaît la valeur «d amorce» et l algorithme utilisé pour projeter les nombres. Un bon générateur de nombres aléatoires produit des résultats qui ne permettent pas de les distinguer, au plan statistique, des nombres vraiment aléatoires. Pour choisir un générateur, l actuaire confirmerait qu il répond bien aux besoins, notamment en précisant si la périodicité 16 du générateur est suffisamment importante pour les travaux de l actuaire. La périodicité serait sensiblement plus grande que la quantité requise de nombres aléatoires exigée pour la projection. Il est généralement souhaitable d «initialiser» le générateur de nombres aléatoires, ce qui permettra de reproduire les résultats à l avenir. Nombre de scénarios Un autre facteur à considérer pour la construction du modèle a trait au nombre de scénarios à exécuter. Ce nombre dépend de l utilisation de la projection et de l importance relative des résultats. Un moins grand nombre de scénarios est nécessaire pour calculer les valeurs prévues que pour établir les percentiles en raison de la plus grande précision requise. Techniques de réduction de la variance Les techniques de réduction de la variance constituent un autre élément important. Elles permettent à l utilisateur de produire des résultats à l aide d un moins grand nombre de scénarios. Il conviendrait de noter que ces techniques sont généralement axées sur l accroissement de l efficience de la projection de la moyenne, et non de la queue. Les mesures du risque de queue peuvent ensuite faire l objet d erreurs d estimation en raison de leur utilisation. Fréquence des projections La fréquence à modéliser à l intérieur des projections représente une fonction de la sensibilité du modèle. La détermination de la fréquence nécessaire tiendrait compte de la volatilité de l hypothèse au cours de la période et de son interaction avec d autres hypothèses du modèle. Il conviendrait de faire preuve de prudence pour veiller à ce que les approximations établies n entraînent pas de valeurs faussées. Atténuation des risques La modélisation stochastique représente un outil précieux pour mesurer l efficacité des techniques d atténuation des risques. L actuaire peut recourir aux marchés financiers pour couvrir le risque économique ou se servir de la réassurance pour les risques d assurance, notamment la mortalité. Ainsi, il tiendrait compte du non-appariement entre le produit de base et le facteur d atténuation des risques. 16 La périodicité représente le nombre de valeurs produites avant que la séquence ne se répète. 47

48 Les marchés financiers sont raisonnablement liquides pour les produits dérivés dont les garanties s étalent sur quelques années d après les principaux indices et sociétés du monde. Toutefois, ces produits dérivés ne correspondent pas très bien aux besoins de couverture des sociétés d assurance. Cette situation peut s expliquer de plusieurs façons, notamment le comportement incertain des titulaires de police ou le risque financier sous-jacent qui ne correspond pas à l indice (par exemple, un fonds distinct comprenant un panier d actions gérées de façon active). La couverture peut prendre plusieurs formes. Les sociétés d assurance peuvent conclure des contrats de réassurance qui leur permettent de passer le risque au réassureur. Par ailleurs, la société d assurance peut acheter des produits dérivés adaptés à long terme qui correspondent à l échéance du risque. Ces contrats sont habituellement coûteux, car les contreparties exigent une prime en raison du risque accru et de la faible liquidité. En outre, ces stratégies présentent un compromis entre la réduction du risque de produit et l accroissement du risque de crédit de contrepartie. La société peut également instaurer un programme de couverture dynamique reposant sur des contrats à court terme offerts sur les marchés financiers. Dans ce type de programme, la société achète un panier de dérivés reflétant sa sensibilité à la volatilité du marché. Ce portefeuille de dérivés est rééquilibré périodiquement pour correspondre à l évolution du profil de risque. Selon la fréquence de rééquilibrage, il se peut que d importants écarts soient créés lorsque le marché change de façon marquée et il peut en coûter très cher pour régler cette situation, car la volatilité augmente. Par exemple, cette méthode était largement utilisée en 1987 et elle a aggravé le krach boursier, car tous tentaient d acheter et de vendre les mêmes actifs. Aux fins de la modélisation d une stratégie de couverture, le modèle tenterait d en reconnaître toutes les faiblesses. Il refléterait au moins les éléments suivants : la méthodologie de tarification la tarification des marchés financiers repose généralement sur une méthodologie de tarification neutre au risque; le risque de réplication il peut exister des écarts entre le profil de risque du produit et le panier de dérivés (par exemple, la stratégie de couverture ne permet peut-être pas d acheter des dérivés à l égard des titres de toutes les sociétés intégrées aux fonds distincts); l incertitude des prix les coûts des achats futurs de dérivés varient selon les taux d intérêt et la variation implicite de la volatilité; le rééquilibrage périodique au fil du temps, le profil de risque du produit et le portefeuille de dérivés évoluent et exigent un rééquilibrage; les coûts les coûts de transaction et l impact des écarts entre le cours vendeur et le cours acheteur seraient considérés. En outre, le modèle tiendrait probablement compte du fait que les corrélations entre les catégories d actif peuvent évoluer dans le temps et qu il existe un certain risque de liquidité, car la société n est pas toujours en mesure d acheter/de vendre les dérivés requis, tout particulièrement en période de haute volatilité. 48

49 10. CONCLUSION Le développement de produits d assurance a sensiblement évolué au fil du temps. Les primes et les coûts d assurance sont fréquemment calculés en fonction du marché. Les caractéristiques de produit deviennent plus complexes. Les taux et les frais sont souvent garantis pour la durée de vie du produit. Par conséquent, le rôle de l actuaire est plus important que jamais. À mesure que s intensifie la concurrence et que le cycle de vie des produits se raccourcit, l actuaire est soumis à une pression accrue pour donner rapidement suite à l évolution du marché. Dans ce contexte, l actuaire chargé du développement des produits demeurerait conscient de son double rôle dans le processus de e développement des produits. Même si les actuaires sont des ingénieurs qui élaborent les caractéristiques de produit, ils sont également les contrôleurs du risque. Leur rôle les appelle à analyser et à communiquer les rouages du risque et des récompenses rattachés à tous les produits vendus, de manière à permettre à la haute direction de prendre des décisions éclairées au sujet des produits qu elle destine à la vente. 49

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