Le CAC vu de Nouillorque



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Transcription:

Le CAC vu de Nouillorque (Sem 18, 5 mai 13) Hemve 31 Le bulletin hebdomadaire, sur votre site http://hemve.eklablog.com/ Bilan d un an de Hollandisme : la France devant un choix de société identique à celui de 1981 On attendait la BCE, ce sont l emploi et les matières premières qui dopent les bourses Faut-il ignorer le «sell in May and go away»? Quel bilan peut-on tirer de la première année de Hollande? Perte de confiance, fuite des talents, fiscalité confiscatoire pour les entrepreneurs, et les investisseurs (30 Mds d impôts en plus). Les conséquences sont lourdes, chute des investissements, de la construction de logements et du chiffre d affaires des entreprises : une production nationale qui chute de 18 Mds, 350 000 chômeurs de plus, 1 / 6 5 mai 13

La France s appauvrit considérablement. Elle maintient son train de vie grâce à 33 Mds de dépenses publiques supplémentaires, financées à crédit et par un supplément d impôts, et non par le travail. Il n y a pas eu le moindre début de rigueur publique. La récession, elle, est due à la baisse de l investissement, suite au matraquage fiscal. Au lieu de traquer la pauvreté, le gouvernement a traqué les riches. Les mots perdent leur signification. On parle de rigueur, et d austérité pour un gouvernement qui vit à crédit en empruntant 75 Mds annuellement à l étranger. On accuse l Allemagne, alors que l euro n a pas changé de valeur et que notre voisin accepte de nous prêter, sans garantie de remboursement. L augmentation des dépenses publiques n est pas ciblée sur l emploi et semble peu transparente. L investissement public n a pas pris la relève de l investissement privé découragé Les grandes entreprises ont de moins en moins lien de rattachement à la France, autre que leur appartenance au Cac. Elles ont 75% de leurs effectifs hors de France, et paient leurs impôts localement (voir bulletin sem. 17).De fait, le tissu industriel français se délite totalement : Les grande entreprises du CAC et du SBF ont externalisées leur production, leurs effectifs, leurs impôts; les ETI n existent pas ; les 2 millions de PME ne peuvent pas se développer, faute d investissements. Le tissu industriel se réduit toujours plus, comme une peau de chagrin. L emploi part à l étranger chez les mieux disant fiscaux. Pourtant l environnement extérieur a été très favorable, avec les liquidités du QE mai-11 mai-12 variation Cac 40 3165 3912 24% Eurodollar 1,309 1,311 0% Prix de la dette au taux de 3,5% sur 7 ans 1,04 1,12 8% gain pour l'investisseur Brent en $ 113,3 104,19-8% gain sur la balance commerciale 5 Mds inflation 2,30% 1,10% -1,2% taux OAT 10 ans 2,81% 1,81% -1,0% taux réel de l' emprunt 0,5% 0,7% 0,2% gain pour le budget 2,5 mds Les actions ont gagné 24% depuis un an, l euro n a pas bougé, le prix de la dette d Etat au taux de 3,5% a gagné 8%, le pétrole a perdu 8%, dont a profité notre balance commerciale. Ce qui signifie une baisse des importations d au moins 5 Mds. L inflation a baissé de 1,2%, comme partout dans le monde. Qui paie tous ces gains? L Etat qui distribue 3,5% de dividende sur sa dette avec une inflation de 1,1% et des rendements du secteur privé faible. La France s appauvrit. Certes on évite de solliciter les marchés de 1800 Mds sur une seule année, en étalant sa dette sur 7 ans. Mais le coût devient prohibitif avec un taux moyen à 3,5% (la moyenne des taux des 7 années précédentes). L effort de remboursement de la dette augmente mécaniquement d au moins 18 Mds, hors déficit. Il faudrait réduire les déficits en dessous de 1%, pour éviter l emballement. La règle des 3% reposait sur une hypothèse d inflation de 2% et des taux réels de 1%! On va terminer 2013 avec une dette à 93% du PIB,.et on est toujours incapable de réduire nos dépenses publiques d un tout petit 1%. Qui peut encore croire qu on remboursera un jour? 2 / 6 5 mai 13

Le gouvernement a signé en octobre le traité budgétaire européen où il s engageait à réduire son déficit public sous la barre des 0,5% (10 Mds).ce n était pas uniquement une règle législative, mais aussi de bon sens, pour éviter les effets boules de neige Non seulement les 0,5% ont été jetés aux orties, deux mois plus tard, mais même les 3% ne sont plus l objectif. On parle de 4,2%. Face à tant de mauvaise foi, l Allemagne n a plus de choix autre que quitter l euro, le lendemain des élections le 23 septembre. La Bundesbank ne peut pas continuer à engranger sans garanties des excédents commerciaux dans le système Target 2, avec plus de 1000 Mds, qui ne seront jamais remboursés. Pour les nouveaux emprunts, les taux nominaux ont baissé ; mais les taux réels sont restés stables, si l on tient compte de l inflation. Ils ne rapportent plus rien si l on prend en compte la fiscalité. Le krach obligataire n est pas loin. Alors que l ensemble de l OCDE favorise les actifs risqués par le QE. D où la hausse du S&P 500, la France les décourage et pousse les investisseurs à planquer leur argent hors de France. La France se met hors course de la compétition mondiale ; elle se place dans les plus mauvaises conditions, face à une future reprise qui entrainerait une forte hausse du pétrole et des taux. Donc une détérioration de la balance commerciale et des déficits publics. Les fidèles du «Cac vu de Nouillorque» savent que tous les euros n ont plus la même valeur suivant leurs localisations. Il est temps de se poser la question de préserver ses économies en euros, en achetant des devises, ou des placements actions de valeurs internationales, peu sensibles à une éventuelle dévaluation de notre monnaie. La France dévale la pente de la récession toujours plus vite ; elle se retrouve donc devant un choix identique à celui de 1981 après un an de socialisme : quitter la monnaie unique, ou harmoniser sa politique fiscale et sociale sur les autres pays européens. Il n est pas sûr que cette fois, le gouvernement choisisse l harmonisation européenne. 2 options sont sur la table: 3 / 6 5 mai 13

Réduire les deux hémorragies, l externe de la balance commerciale, de la fuite des talents, en encourageant l investissement, en supprimant les taux confiscatoires à 75% sur le capital, en alignant le cout du travail sur les concurrents par une diminution des charges sociales. Réduire l hémorragie interne des dépenses publiques. La rigueur dans les dépenses est refusée par une partie de la Gauche. Continuer la même politique de redistribution publique à crédit, tant que les étrangers voudront bien nous prêter (politique de l autruche dénoncée par l Allemagne qui envisage une sortie de l euro inévitable). Mais plus on se rapproche d une dette de 100% du PIB, plus les taux risquent de monter brutalement du jour au lendemain.c est jouer notre avenir à la roulette russe. Politique de l offre ou politique de la demande? Zone euro ou socialisme autarcique? il faut choisir. La spirale déflationniste ne sera cassée que par une baisse des impôts. La BCE dit que le canal à privilégier pour la réduction des déficits doit être cherché prioritairement du coté de la baisse des dépenses, plus que de l augmentation des impôts. La BCE baisse jeudi son taux directeur de 0,25% à 0,5%., mais la décision n a pas été prise à l unanimité. (Probablement l Allemagne). L action de la BCE ne changera rien sauf sur les livrets qui vont être amputées de 0,25% au 1 er aout. Les banques ne prêtent pas suite à l absence d emprunteurs, mais aussi suite aux critères de Bale 3, qui leur demandent d être plus sélectifs. Pour la BCE, c est aux banques à trouver les bons relais, pour prêter avec les collatéraux qui vont bien.et aux gouvernements d agir.elle propose déjà des taux réels négatifs, qui n ont plus de sens, car ces liquidités financent uniquement les dépenses courantes. On atteint les limites d e l exercice : un prêt doit rémunérer un investissement rentable. La FED envisage de réduire son QE3 suivant l inflation, et la création d emplois Les marchés battent leurs records : 1600 pour le S&P 4 / 6 5 mai 13

Cac 40 en $ le CAC vu à NY en $, comparé au S&P 500 (maj 2 mai 13 ) Hemve 31 S&P 500 1660 5000 1560 4500 4000 3500 cac en $ S&P 500 1460 1360 3000 1260 1-août-12 1-sept.-12 1-oct.-12 1-nov.-12 1-déc.-12 1-janv.-13 date 1-févr.-13 1-mars-13 1-avr.-13 1-mai-13 1-juin-13 CAC et S&P sont toujours de concert. Apple propose de laisser son cash dans les paradis fiscaux et de verser un dividende supplémentaire, en faisant un emprunt de 17 Mds $. Gain fiscal 9 Mds.L action remonte de 10%, à son niveau de février 2013 Quelle stratégie jouer? La semaine dernière, nous avions une divergence forte entre l action des banques centrales et les matières premières. Raison pour la quelle j avais refusé de donner une tendance. Ce sont les dernières qui ont gagné. Le WTI remonte à 95. Le rôle des liquidités devient de plus en plus faible ;.un soupçon de reprise fait remonter le 10Y de à 0,1%, deux fois plus que l action de la BCE. Les bourses vont maintenant vivre au gré de la reprise économique. Mais on assiste à une montée simultanée des taux, des matières premières et du dollar yen qui pourrait rejoindre le niveau 101 Quelle tendance la semaine prochaine? Le wti à 95 donnera la tendance. Il pourrait dépasser les 98.La hausse semble de mise 3 mai 13 dyen 99 Eurodol 1,31 Euroyen 129,8 S&P 1614 Cac : 3912 500 : Tendance Semaine Prochaine (AT) 97,6 1,31 127,8 1633 3980 * 5 / 6 5 mai 13

Prévision Hemve, si différente On surveille le wti en surmultiplié, mais qui peut toujours caler avant le sommet * y compris détachement des coupons Désolé pour le retard du bulletin.un week-end au vert sans internet Londres et Tokyo sont fermés lundi Il y a confusion entre les dates de détachement des coupons et dates de paiement sur plusieurs sites. Le bulletin de la semaine dernière est trop imprécis sur ce point J ai remis à jour les dates détachement des coupons sur la dernière page du bulletin semaine 17 Soyez prudent. Bonne semaine, Ouvrez l œil. Hemve 31 6 / 6 5 mai 13