Éléments de correction du contrôle type bac Exercice (Restitution organisée de connaissances points) Pré-requis : Si une variable aléatoire T suit la loi exponentielle de paramètre λ (avec λ > ), la densité de probabilité de la loi de T est la fonction f définie sur [;+ [ par f(t) = λe λt. On souhaite déterminer l espérance de la variable T.. Déterminer les réels a et b tels que la fonction F définie sur [;+ [ par F(t) = (at+b)e λt soit une primitive de la fonction t tf(t) sur [;+ [. La fonction F est dérivable qur [;+ [, et F (t) = ae λt +(at+b) ( λe λt ) = [ λat+(a λb)]e λt Pour obtenir F (t) = λte λt, on identifie les coefficients des polynômes dans les deux expressions : { λa = λ a λb =, donc a = b =. ( λ Ainsi, F(t) = t ) e λt. λ. En déduire que pour tout M >, M M tf(t) dt = λ tf(t) dt = F(M) F() ( ) λme λm e λm +. =... = ( ) λme λm e λm + λ. En déduire la valeur de E(T). Comme λ >, lim λm =. M + Or, lim X XeX =, et lim X ex =. Par composée, lim M + λme λm =, et lim M + e λm =. ( ) Par somme, lim λme λm e λm + =. M + Par produit, lim E(T) = M + + M tf(t) dt = λ. Exercice (4 points). Résoudre dans C l équation tf(t) dt = λ. = = 6. z = = i. z = = +i. Les solutions sont +i et i. z z +5 =.. Le plan complexe est rapporté àun repère orthonormal direct (O; u; v ) d unité graphique cm. On considère les points A, B, C et D d affixes respectives z A,z B,z C et z D où : z A = +i, z B = z A, z C = + +i, z D = z C.
(a) Placer les points A et B dans le repère (O; u; v ).. A.5 c. C.5.5..5 U.5..5..5..5. D.5. B.5 (b) Calculer z B z C et donner le résultat sous forme algébrique. z A z C z B z C = = i z A z C = = i. +i (c) En déduire la nature du triangle ABC. z B z C z A z C = CB CA =. CA( CB, ABC ) n est pas isocèle en C. zb z C arg = π [π] cari estimaginairepurdepartieimaginairestrictement z A z C positive. Donc ( CA; π CB) = [π]. Le triangle ABC est rectangle en C (direct).. Démontrer que les points A, B, C et D appartiennent à un même cercle Γ dont on précisera le centre et le rayon. Comme ABC est rectangle en C, le cercle circonscrit au triangle ABC est le cercle de diamètre [AB]. Son centre est le point U milieu de [AB]. z U = z A +z B = =. r = UA = z U z A = =. Comme U est sur l axe des abscisses, le cercle est symétrique par rapport à (Ox), donc le symétrique D de C par rapport à (Ox) appartient aussi au cercle. Autre méthode : on vérifie par des calculs de modules que UD = UC = UA = UB =. A, B, C et D sont sur le cercle de centre U (d affixe ) et de rayon. 4. Construire les points C et D dans le repère (O; u; v ). Expliquer la construction proposée. z C = + +i, et z D = + i. C est le point du cercle d ordonnée et d abscisse supérieure à. D est le point du cercle d ordonnée et d abscisse supérieure à. 5. Soit U le point d affixe z U =.
(a) Calculer la forme algébrique puis la forme trigonométrique de z D z U. z C z U z D z U = = z C z U i. z D z U z C z U = =. Soit θ = arg z D z U. z C z U cosθ =, sinθ =. Donc θ = π [π]. Sous forme trigonométrique, z D z U z C z U = (b) En déduire la nature du triangle UCD. z D z U z C z U = UD UC =. arg z D z U = π z C z U. Par conséquent, UC = UD et ( π UC; UD) = Le triangle UCD est équilatéral (indirect). Exercice (5 points) On considère un cube ABCDEF GH. On se place dans le repère orthonormé (D; DA; DC; DH). Les deux parties sont indépendantes. ( ( cos π ) ( +isin π )). [π]. H G E F M D C A B Partie On considère un point M mobile sur le segment [DF]. On cherche la position de M sur le segment [DF] qui rend la mesure de l angle ÂMC et la valeur de ce maximum.
x = t. Justifier que y = t, t R z = t est une représentation paramétrique de la droite (DF). La droite (DF) passe par le point D(;;) et est dirigée par DF(;;).. Exprimer le produit scalaire MA MC en fonction de t. M(t;t;t), A(;;),et C(;;). Donc MA( t; t; t), et MC( t; t; t).. En déduire que cosâmc = D après la formule du cosinus, MA MC =... t t+ = t t MA MC = MA MC cosâmc où la mesure de ÂMC est exprimée radian. = ( t) +t cosâmc =... = (t t+)cosâmc Donc cosâmc = t t t t+ = t t+. 4. Soit f la fonction définie sur [;] par f(t) = (a) t t+. Étudier les variations de f. On étudie le polynôme t t+. = = 8 <. Pour tout t R, t t+ > (signe de a). La fonction polynôme t t t+ est dérivable et ne s annule pas sur [;]. Par quotient et somme, f est dérivable sur [;]. f 6t (t) = = (t t+), du signe de 6t puisque le dénominateur est toujours positif. 6t = pour t =. f() =, et f() = ( ). f = =. t / f (t) + f(t) / / (b) En déduire les valeurs exactes de t et de ÂMC qui sont les réponses au problème. La mesure en radian d un angle géométrique est dans [;π], et la fonction cosinus est décroissante sur [; π]. Donc la mesure de l angle ÂMC est maximale lorsque son cosinus est minimal. 4
Or, cosâmc = f(t). Donc ÂMC est maximal lorsque t = (M est situé à / de [DF] en partant de D). Comme on a alors cosâmc =, on en déduit que la mesure maximale de l angle ÂMC est π. Partie Soit I le milieu de [BC].. Déterminer une représentation paramétrique du plan (DF I). I(/;;), D(;;), et F(;;). Leplan(DFI)passeparD(;;) etestdirigéparlesvecteurs DF(;;) et DI(/;;). On peut vérifier qu ils ne sont pas colinéaires, le plan est bien défini. x = a+ b Une représentation paramétrique du plan (DF I) est y = a+b a,b R z = a. Montrer que la droite (EC) et le plan (DFI) sont sécants en un point K dont on déterminera les coordonnées. E(;;) et C(;;). La droite (EC) passe par C(;;) et est dirigée par EC( ;; ). x = t Une représentation paramétrique de (EC) est y = +t,t R z = t On cherche s il existe des réels a, b et t tels que a+ b = t a+b = +t,... a = t On obtient a =, b =, et t =. En remplaçant t par dans l équation de (EC), on obtient x = y = z =. ( Le plan (DFI) et la droite (EC) se coupent en K ; ; ).. La droite (EC) est-elle perpendiculaire au plan (DF I)? Justifier. Un droite est perpendculaire à un plan ssi elle est orthogonale à toutes les droites de ce plan. EC( ;; ), et DF(;;). EC DF = + =. Donc EC et DF ne sont pas orthogonaux. La droite (EC) n est donc pas orthogonale à (DF). (EC) n est pas perpendiculaire au plan (DF I). 5
Exercice 4 (5 points) On considère la fonction f définie sur R par f(x) = ln ( +e x) + x. La courbe (C) représentative de la fonction f dans le plan muni d un repère orthogonal est donnée ci-dessous. Partie A. (a) Déterminer la limite de la fonction f en +. lim x =, et lim x + X ex =. Par composée, lim x + e x =. Donc lim x + e x + =. Par composée, lim x + ln(+e x ) = ln =. Par ailleurs, lim x + x = +. Par somme, lim f(x) = +. x + (b) Montrer que lim x + f(x) x =. Cela signifie que la droite (D) d équation y = x est asymptote à la courbe (C) en +. f(x) x = ln(+e x ). On a vu que lim x + ln(+e x ) = ln =. Donc lim x + f(x) x =. (c) Étudier la position relative de (D) et de (C). On étudie le signe de f(x) x = ln(+e x ). Pour tout x R, e x >, et donc +e x >. Or, la fonction ln est strictement croissante sur ];+ [ et ln() =. Donc pour tout x R, ln(+e x ) >. La courbe de f est toujours au-dessus de la droite (D). (d) Montrer que pour tout réel x, f(x) = ln(e x +) x. f(x) = ln ( +e x) + x = ln (+ e ) x + x ( e x ) + = ln + x =... (e) En déduire la limite de f en. lim x ex + = + =. Par composée, lim x ln(+ex ) = ln =. Comme lim x x = +. Par somme, lim f(x) = +. x e x = ln(e x +) x 6
. (a) On note f la fonction dérivée de la fonction f. Montrer que pour tout x réel, f (x) = ex (e x +). Pour tout x R, +e x >. La fonction x + e x est donc dérivable sur R, à valeurs dans ];+ [ où ln est dérivable. Par composée, et somme, f est dérivable sur R. f e x (x) = +e x = ex (+e x ) (+e x ) e x = (+e x ) (b) En déduire les variations de la fonction f. Comme +e x >, f (x) est du signe de e x. e x > e x > x > ln (on a appliqué la fonction ln strictement croissante sur ]; + [, donc on conserve le sens de l inégalité). x ln + f (x) + + f(x) f(ln) + Partie B f(ln) = = ln ln. Soit n un entier naturel non nul. On appelle d n, l aire, en unités d aire, du domaine du plan délimité par la courbe (C), la droite (D) d équation y = x et les droites d équations x = et x = n.. Justifier que pour tout entier naturel n non nul, d n = ln ( +e x) dx. On sait que (C) est au-dessus de (D) sur R, donc sur tout intervalle [;n]. Alors, l aire d n est l intégrale de la différence des fonctions sur [;n]. d n = = (f(x) x) dx ln(+e x ) dx. (a) Justifier que pour tout x, ln(+x) x. Indication : on pourra étudier la fonction g : x ln(+x) x sur [;+ [. La fonction g est définie et dérivable sur [;+ [, et g (x) = = x pour tout x. +x 7
Donc g est décroissante sur [;+ [. De plus, g() =. x + g(x) On en déduit que pour tout x, g(x). Ainsi, pour tout x, ln(+x) x. (b) En déduire que pour tout réel x, ln(+e x ) e x. Pour tout x R, e x >. On peut donc remplacer x par e x dans l inégalité de la question précédente. Pour tout réel x, ln(+e x ) e x. (c) Montrer que pour tout entier naturel n supérieur ou égal à, d n. La suite (d n ) n est-elle convergente? Justifier. En passant aux intégrales dans l inégalité précédente, il vient : ln(+e x ) dx e x dx d n [ e x] n d n e n < En effet, pour tout entier n on a e n <, et donc d n <. La suite (d n ) est majorée par. Pour monter qu elle converge, il suffit de montrer qu elle est croissante. d n+ d n = = + + n ln(+e x ) dx ln(+e x ) dx > ln(+e x ) dx En effet, pour tout n N, ln(+e x ) > sur l intervalle [n;n+], et par positivité de l intégrale, + n ln(+e x ) dx >. Donc pour tout entier n, d n+ > d n. La suite (d n ) est croissante et majorée par. Donc (d n ) est convergente vers un réel l. y (C) (D) x 5 4 4 5 6 8
Exercice 5 (5 points) Une grande entreprise dispose d un vaste réseau informatique. On observe le temps de fonctionnement normal séparant deux pannes informatiques. Ce temps sera appelé temps de fonctionnement. Soit X la variable aléatoire égale au temps de fonctionnement, exprimé en heures. On admet que X suit une loi exponentielle de paramètre λ. Le paramètre λ est un réel strictement positif. On rappelle que, pour tout réel t, P(X t) = t λe λx dx.. On sait que la probabilité que le temps de fonctionnement soit inférieur à 7 heures est égale à,6. Montrer qu une valeur approchée de λ à près est,. P(X < 7) = e 7λ =,6, donc e 7λ =,4, λ = ln,4,. 7 Dans les questions suivantes, on prendra, pour valeur approchée de λ et les résultats seront donnés à près.. Montrer qu une valeur approchée de la probabilité que le temps de fonctionnement soit supérieur à 5 heures est égale à,5. P(X > 5) = e 5λ,5.. Calculer la probabilité que le temps de fonctionnement soit supérieur à 9 heures sachant qu il n y a pas eu de panne au cours des quatre premières heures. La loi exonentielle étant sans mémoire (ou sans vieillissement), P X>4 (X > 9) = P(X > 5),5. 4. Calculer la probabilité que le temps de fonctionnement soit compris entre 6 et heures. P(6 < X < ) = e 6λ e λ,9. 5. Quel est le temps de fonctionnement moyen? (on pourra arrondir à l heure près). E(X) = λ 7,6. Le temps de fonctionnement moyen est de 8 heures environ. 6. On relève aléatoirement huit temps de fonctionnement, qu on suppose indépendants. Soit Y la variable aléatoire égale au nombre de relevés correspondant à des temps de fonctionnement supérieurs ou égaux à 5 heures. (a) Quelle est la loi suivie par Y? On rép ete de façon indépendante 8 épreuves de Bernoulli de même paramètre p = P(X > 5),5. La variable aléatoire Y qui correspond au nombre de succès suit la loi binomiale B(8;,5). (b) Calculer la probabilité que trois temps parmi ces huit soient supérieurs ou égaux à 5 heures. ( ) 8 P(Y = ) = p ( p) 8 = 56,5,48 5 approx, (c) Calculer l espérance mathématique de Y (on arrondira à l entier le plus proche). Interpréter. E(Y) = np = 8,5 = 4,6. En moyenne, sur les huit relevés, il y a un pleu pus de 4 qui ont une durée supérieure à 5 heures. 7. On relève désormais un certain nombre de temps de fonctionnement. On suppose que les relevés sont indépendants. 9
(a) Écrire un algorithme qui a pour but de déterminer le nombre minimal n de relevés à effectuer pour que la probabilité de ne trouver aucun temps de fonctionnement supérieur ou égal à 5 heures soit inférieure ou égale à,. L algorithme pourra être écrit en langage courant ou en langage calculatrice. Désormais, Y suit la loi binomiale B(n;,5.) On cherche la plus petite valeur de n telle que P(Y = ),. Or, P(Y = ) =,48 n. Algorithme : Début n prend la valeur. Tant que,48 n >, n prend la valeur n+ Fin tant que Afficher n Fin (b) Programmer cet algorithme à la calculatrice et donner la valeur de n. n = (c) Le directeur de l entreprise affirme : On connaît donc le nombre minimal de relevés à effectuer pour obtenir au moins un temps de fonctionnement supérieur ou égal à 5 heures, avec une probabilité supérieure ou égale à,999. A-t-il raison? Argumenter la réponse. P(Y = ), équivaut à P(Y = ),999, c est-à-dire P(Y ),999. Oui, le directeur a raison, le nombre minimal de relevés à effectuer est.