Une croissance atone, un poids



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Transcription:

Agence d Urbanisme d Agglomérations de Moselle / TABLEAU DE BORD habitat la Communauté d METZ Agglomération de METZ MÉTROPOLE Immeuble Ecotech / de 3 rue Marconi / 577 / mail : contact@aguram.org / tél. : 3 87 21 99 / fax : 3 87 21 99 29 / www.aguram.org 213 DÉCEMBRE 213 DE BORD > TABLEAU habitat Communauté d Agglomération de 1 SOMMAIRE 1 / Une croissance atone, un poids croissant des seniors P. 1 2 / Un niveau de constructions qui explose en 213 P. 4 3 / Des mises en vente de logements en hausse, un stock élevé P. 7 4 / Foncier : des prix élevés P. 9 5 / Le marché de l ancien P. 9 6 / Un tiers de logements locatifs privés P. 11 7 / Des revenus segmentés P. 12 8 / Des besoins en offre sociale fortement présents P. 13 9 / Le parc social : photographie du parc et production neuve P. 15 1 / Un tiers de logements locatifs privés P. 19 11 / Un parc de logements en constante amélioration P. 2 12 / Jeunes ménages et séniors : Des problématiques logements particulières P. 23 13 / Les interventions de Metz Métropole P. 27 En partenariat avec Metz Métropole METZ MÉTROPOLE Une croissance atone, un poids croissant des seniors > 219 26 habitants et 98 2 ménages en 21 Une population en baisse sur le territoire de la CA de Metz Métropole, liée à un solde naturel en diminution et un déficit migratoire en hausse 26 Perte de population liée au solde migratoire 22 Gain de population lié au solde migratoire 18 Gain de population lié au solde naturel 14 Population initiale Population totale 1 1968 1975 1982 199 1999 Entre 199 et 1999, la population de la CA de Metz Métropole a progressé de 4 %. De 1999 à 26, elle a quasiment stagné (+,6 %). Depuis 26, elle a diminué de 1,6 %. Les dernières données de 211 indiquent toujours une tendance à la baisse. Le solde naturel est en baisse constante depuis les années 196, mais il reste toujours positif. C est par son solde migratoire que l agglomération perd des habitants : les habitants qui partent sont plus nombreux que les nouveaux arrivants, et les naissances ne suffisent plus à les compenser. Au total, Metz Métropole a perdu environ 35 habitants de 26 à 21. Le déficit 26 21 Source : Insee migratoire s élèverait à -74 personnes et le solde naturel à 39 personnes. Pour l heure, il est encore difficile d évaluer précisément la part liée à la fermeture des sites militaires. La situation est très variable d une commune à une autre. Augny a ainsi vu sa population diminuer de près de 1 % entre 26 et 21 (départ progressif des militaires, qui sont comptabilisés dans la population depuis 26), tandis que Mey a accru sa population de 48 %, Marieulles de 14 % (lotissement «Les Termes»), et Saint-Privat-la-Montagne de 9 % (lotissement «Le Bois de la Ville»). La population de la ville de Metz a diminué de 3 %. / DÉCEMBRE 213 1

Sur cette même période, les quartiers de Saint Eloy (Woippy) et de Borny (Metz) ont perdu des habitants, en raison des programmes de rénovation urbaine. D autres en ont gagné : Queuleu (fin de la ZAC des Hauts de Queuleu, Chemin des Vignerons), et Woippy village (nombreux programmes immobiliers). Dans les prochaines années, les quartiers du Sablon, de Queuleu et de Devant-les-Ponts (Metz) devraient voir leur population croitre (ZAC de l Amphithéatre, ZAC des Coteaux de la Seille et ZAC du Sansonnet). Évolution de la population entre 26 et 21 de la CA de Metz Métropole > Un nombre de ménages croissant La hausse du nombre de ménages dépasse très nettement celle de la population, en raison de la décohabitation croissante. Les évolutions démographiques (vieillissement de la population) et sociologiques (monoparentalité, célibat) l expliquent. Le nombre moyen de personnes par ménage est faible : 2,13 pers./ mén. à Metz Métropole, contre 2,26 sur le SCoTAM*, et 2,26 pour la France. Au sein de l agglomération, c est dans les communes les plus urbaines que l on trouve, sans surprise, les tailles moyennes de ménages les plus petites (Metz, Longevillelès-Metz, Moulins-lès-Metz, Montigny-lès- Metz, Ban-Saint-Martin ). Ceci s explique par la typologie de leur parc. Évolution de la population entre 26 et 21 par quartier Des ménages de plus en plus petits, entrainant une croissance du nombre de ménages plus rapide que celle de la population 25 2 15 1 5 1962 1968 1975 1982 199 1999 21 Taille moyenne des ménages Population Ménages Source : Insee 3,5 3 2,5 2 1,5 1,5 *Schéma de Cohérence Territoriale de l Agglomération Messine 2 DÉCEMBRE 213 /

Malgré le vieillissement de la population, l indice de jeunesse (rapport des moins de 2 ans sur les plus de 6 ans) reste légèrement supérieur à celui de la France : il s établit à 1,11, contre 1,12 sur le SCoTAM, et 1,9 sur la France. Il a malgré tout fortement diminué depuis 199 (il s élevait alors à 1,78). Les pertes de populations sont importantes dans les classes actives (3-5 ans), et chez les 5-2 ans, tandis qu on note des gains de populations (zones bleues) importants chez les plus de 5 ans, mais aussi chez les moins de 5 ans, de manière plus modérée. Les plus de 6 ans constituent 21 % de la population en 21 (21 % sur le SCoTAM), contre 15 % en 199. Les personnes âgées dans la CA de Metz Métropole 13 communes de l agglomération présentent un indice de jeunesse inférieur à 1 : les plus de 6 ans y sont plus nombreux que les moins de 2 ans. C est à Pouilly que l indice de jeunesse est le plus faible, avec,5 (il y a deux fois plus de plus de 6 ans que de moins de 2 ans), et à Mey qu il est le plus élevé (il y a deux fois plus de plus de 2 ans que de plus de 6 ans). A Metz, il s élève à 1,17. On note de grandes disparités à l échelle des quartiers des 3 villes centres : l indice de jeunesse est très élevé à la Grange-aux-Bois (3,5), quartier récent, et dans les quartiers dominés par l habitat social (Saint Eloy et Quartier du Roi pour Woippy ; Borny, Bellecroix et Patrotte pour Metz). Les conclusions sur la part des plus de 75 ans font ressortir les mêmes communes et les mêmes quartiers. Les personnes âgées dans des quartiers de Metz, Montignylès-Metz et Woippy Pyramide des âges en 1999 et 21 dans la CA de Metz Métropole 1 ans et + 9-94 ans 8-84 ans 7-74 ans 6-64 ans 5-54 ans 4-44 ans 3-34 ans 2-24 ans 1-14 ans Femmes Hommes - 4 ans 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 en millièmes de la population totale Femmes 1999 Hommes 1999 Femmes 21 Hommes 21 Source : Insee / DÉCEMBRE 213 3

Metz Métropole a perdu de la population entre 26 et 21, à l instar du Grand Nancy, et des Communautés d Agglomérations de Reims, Saint-Etienne, et Dijon. En Lorraine, l agglomération thionvilloise tire son épingle du jeu avec un gain de plus de 5 habitants, son attractivité étant renforcée par la proximité du Luxembourg. Les métropoles sud et ouest de Rennes, Montpellier, Toulouse et Nantes, affichent les taux de croissance les plus élevés, résultat de leur dynamisme et de leur héliotropisme. Ce sont aussi les agglomérations affichant l indice de jeunesse les plus élevés (1,36 pour Rennes, 1,26 pour Toulouse, contre 1,11 pour Metz Métropole), les meilleurs soldes migratoires (de -,1 % à +,5 % entre 1999 et 21, contre -,6 % pour Metz Métropole) et parmi les soldes naturels les plus importants (entre,6 % et,7 %, contre,5 % pour Metz Métropole). Evolution démographiques de 26 à 21 CA Rennes Métropole CA de Montpellier CU Toulouse Métropole CU Nantes Métropole CA Portes de France-Thionville CA Clermont Communauté CA Grenoble Alpes Métropole CU de Strasbourg CA Orléans Val de Loire CA Grand Dijon CU du Grand Nancy CA de Saint-Etienne Métropole CA Reims Métropole CA de Metz Métropole -2% -1% % 1% 2% 3% 4% % d évolution de 26 à 21 Source : Insee 2 Une explosion du niveau de constructions en 213 > Bilan 22-213 De 22 à 213, 883 logements par an ont été commencés en moyenne à Metz Métropole (inclus les logements en résidence). La courbe de production a beaucoup fluctué, comme partout ailleurs, avec une montée en puissance jusqu au milieu des années 2, puis une diminution qui a précédé localement la crise immobilière de fin 28. 211 marque une remontée, suivie d une nouvelle baisse. Mais 213 marque une très forte hausse avec près de 18 logements commencés, le chiffre le plus élevé de ce début de siècle. Logements commencés en 212 et 213 Opération rue de la Cheneau à Scy-Chazelles 4 DÉCEMBRE 213 /

En moyenne, l agglomération messine a concentré 5 % des logements commencés du SCoTAM, alors qu elle y accueille 62 % des ménages. Depuis 27, on note une tendance à la hausse du poids de Metz Métropole dans la production du SCoTAM. Logements commencés en 212 et 213 à Metz, Montigny-lès- Metz et Woippy Au sein de l agglomération, la ville centre a concentré 48 % des logements commencés, et Woippy 12 %. On observe également une tendance à la hausse du poids de Metz depuis 27. Sur la décennie, environ 6 % des logements sont destinés à la vente. Cette part a progressé ces dernières années. Cependant, les logements destinés à la vente peuvent parfois comprendre des VEFA (Ventes en Etat Futur d Achèvement) à des bailleurs sociaux. Environ un quart des nouveaux logements relèvent de l individuel, le plus souvent émanant de propriétaires occupants (peu de logements individuels sont destinés à la vente). > Une année 212 en creux, mais des résultats très différents pour 213 52 logements commencés en 212, dont 2 % d individuels, et 8 % destinés à la vente. 1765 logements commencés en 213, dont 17 % d individuels, et 73 % destinés à la vente En 212, l agglomération concentre 44 % des logements commencés du SCoTAM (8 % en 213), et Metz concentre 4 % des logements commencés de l agglomération (58 % en 213). Les principales opérations se situent dans la ZAC des Coteaux de la Seille, à Metz («Les Panoramiques», de Habiter Promotion, et le programme de Logiest), et à Saint-Julien-lès-Metz (opération «Le Belvédère» de Nexity à la Sapinière). La production de nouveaux logements a été faible en 212, avec seulement 52 mises en chantier. Il s agit du niveau de production le plus faible depuis 198. Mais la courbe de production de logements est susceptible de fluctuer très fortement en fonction des différents projets d envergure du territoire. Ainsi, si la production 212 est faible, les 1 logements ciblés dans le PLH ont été atteints en 211, et ont très largement été dépassés en 213, avec près de 18 logements commencés. L émergence simultanée de nombreux projets l explique (Amphithéatre, Coteaux de la Seille, ZAC du Sansonnet, opération sur le site de la Manufacture à Metz ; La Sapinière à Saint-Julien-lès-Metz ; ZAC Paul Joly à Marly, ). Mais dans un contexte démographique préoccupant, la question de l absorption par le marché de cette offre abondante se pose. 18 Evolution des mises en chantier de logements sur le territoire de la CA de Metz Métropole 1765 2 18 16 14 12 1 8 6 4 2 9% 8% 7% Destinations des logements commencés sur le territoire de la CA de Metz Métropole 5% des logements commencés dans le SCoTAM depuis 22 concentrés dans la CA de Metz Métropole 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% Source : DREAL lorraine, fichier Sit@del2 3 25 16 6% 2 14 12 1 8 6 4 568 738 14 16 131 811 867 598 596 13 519 5% 4% 3% 2% 1% 15 1 5 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 213 Reste du SCoTAM CA de Metz Métropole Part de la Metz CA de Métropole Metz Métropole au sein du au SCoTAM sein du SCoTAM 2 Source : DREAL lorraine, fichier Sit@del2 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 213 Individuel Collectif Résidence Objectif PLH ensemble Source : DREAL lorraine, fichier Sit@del2 / DÉCEMBRE 213 5

Taux de construction (Rapport des logements commencés entre 22 et 212 sur les résidences principales 21 sources Sit@del2 et Insee) : CA Metz Métropole : 9 % CA Thionville Porte de France : 11,3 % CU du Grand Nancy : 9,9 % SCoTAM : 11% France : 14% 18 16 14 12 1 8 6 4 2 6% des nouveaux logements concentrés à Metz et Woippy depuis 22 125 722 324 419 52 523 493 299 182 22 193 26 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 213 Metz Woippy Montigny-lès-Metz Marly Moulins-lès-Metz Reste de de Metz la CAMM Métropole Source : Sit@del > Les principales opérations commencées depuis 211 Commune Nombre de logements Pétitionnaire Adresse/Quartier Programme Nombre de logements locatifs aidés Metz 531 Bouygues La Manufacture Les Rives Logiest et Vilogia Metz 147 Bouygues Amphithéatre Intempor l Metz 147 Batigère 7 place sainte croix Maternité Sainte- Croix 147 Metz 138 Rizzon ZAC de l Amphithéatre, îlot E3.7 56 (Neolia) Metz 86 Elogia 2 rue de la falogne village senior elogia Saint-Julienlès-Metz Saint-Julienlès-Metz 86 Nexity La Sapinière Le Belvedere 68 Moselis (VEFA) Route de Bouzonville 68 Metz 67 Logiest Coteaux de la Seille 67 Augny 64 Vilogia et ICF (par une vente en VEFA) 46 rue de Metz Marly 64 Icade ZAC Paul Joly Flore&Sens Les Symphorines à Longeville-lès-Metz Les Coteaux de la Seille à Metz 6 DÉCEMBRE 213 /

3 Des mises en vente de logements en hausse, un stock élevé De 21 à 26, 44 logements par an ont été commercialisés, contre 33 de 27 à 212. L évolution du marché est très fluctuante : transactions en hausse jusque 25, maintien en 26 et 27, puis chute en 28, au moment de la crise immobilière. Depuis 29, la courbe de mise en vente reprend, de manière un peu plus franche que celle des ventes. Le stock repart à la hausse. Metz Métropole anime en moyenne 75 % du marché de la promotion immobilière du SCoTAM. En 212, 56 logements ont été commercialisés à Metz Métropole, dont 9 logements individuels. La même année, 361 logements ont été vendus. En conséquence de ce solde des ventes et mises en ventes, auquel s ajoute le stock précédent, le stock de logements est remonté à 38 unités fin 212. Au troisième trimestre 213, il s était encore accru pour atteindre 46 logements. Ces derniers mois, le délai d écoulement des biens ne cesse d augmenter : 7,3 mois fin 211, 15,4 mois fin 212, et 23 mois au troisième trimestre 213. Sur les trois premiers trimestres de 213, 336 logements ont été mis en vente dans l agglomération, dont 64 logements individuels. Sur la même période, 217 logements neufs ont été vendus. Le marché de la promotion immobilière dans la CA de Metz Métropole 8 7 6 5 4 3 2 1 2 21 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 Mises en vente Ventes Stock Mise en vente de logements neufs en 212 Source : DREAL Lorraine, ECLN Les mises en vente de 212 se répartissent dans 5 communes : Marly : 7 logements ; Metz : 279 logements, dont 9 individuels ; Moulins-Lès-Metz : 44 logements ; Saint-Julien-lès-Metz : 86 logements ; Woippy : 81 logements. Répartition des ventes et mises en vente depuis 26 par typologie 6% 5% 4% 3% 2% 1% T1/T2 T3 T4 et + Ventes Mises en vente Stock fin 213 Source : DREAL, ECLN > Un recentrage vers les T3 Depuis 26, les ventes et mises en vente par typologie s équilibrent : 35 et 36 % de T1/T2, 39 et 41 % de T3, et 25 % de T4 et plus. Les données sur les stocks affichaient 5 % de T3 fin 212 et fin 213. Sur la période précédente, de 2 à 25, les T1/T2 et T4 et plus constituaient des parts plus importantes des ventes et mises en vente (de l ordre de 39 % et 3 %), au détriment des T3 (environ 3 %). / DÉCEMBRE 213 7

> Un prix moyen avoisinant les 3 /m 2 dans le neuf Évolution du prix au m 2 des logements collectifs Le prix de l immobilier collectif neuf ne cesse de croître depuis les années 2. Fin 213, il atteint 2 98 / m² en collectif à Metz Métropole. Le prix observé sur le territoire du SCoTAM, après avoir frôlé celui de l agglomération, y est désormais inférieur d environ 2 (2 76 fin 213). Depuis 21, le prix moyen au m² a augmenté de 7 % sur l agglomération. Cette hausse, aussi impressionnante soit-elle, reste inférieure à la celle de la France métropolitaine (hors IDF), évaluée à 89 %. Sur l intervalle 21-213, l indice du coût de la construction a progressé de 44 %. En appliquant au prix de 21 la seule progression du coût de la construction, le prix de vente théorique de l immobilier collectif neuf atteindrait 252 /m², soit 46 de moins qu aujourd hui. Sans surprise, la hausse du prix de l immobilier relève de bien d autres facteurs que le seul cout de la construction (charge foncière, honoraires, frais financiers et promotionnels, ), sur lesquels il conviendrait de se pencher. L agglomération nancéienne propose des prix légèrement inférieurs (293 / m² fin 213), avec un délai moyen d écoulement à 21,4 mois. Ces moyennes synthétisent d importantes disparités, d un programme à l autre* : le maximum est atteint avec le programme immobilier sur le site de l ancienne manufacture de tabac (Bouygues), avec des prix pouvant dépasser les 4 /m² (selon la typologie), inaccessibles pour la grande majorité des ménages de l agglomération. On note également des prix très élevés pour les opérations «Park Avenue» (Eiffage Immobilier), rue du XXème Corps Américain (quartier Nouvelle Ville), et «Villa Flora» (quartier de Plantières) à Metz, avec des prix pouvant dépasser les 35 /m². Les autres programmes affichent globalement des prix proches de 3 / m². Les programmes sont souvent issus des grandes ZAC en cours de réalisation : Amphithéâtre : «Pont de Lumière» (Rizzon), «Intempor L» (Bouygues) ; Coteaux de la Seille : «Riva Verde» (Icade), «Les Panoramiques» (Habiter Promotion), «Le Clos Nature» (Bue Habitat) ; Sansonnet : «Jardin sous les Vignes» (Blue Habitat). Un effet «Mettis» se fait également jour avec deux nouvelles opérations à proximité de la ligne en site propre, avenue de Strasbourg : «Villa Flora» (Nouvel Habitat ), et «Les Terrasses de la Pépinière» (Habiter Promotion), qui semble être à l heure actuelle le programme le plus accessible financièrement de la ville, avec des moyennes de l ordre de 27 / m². En sortant des limites communales de Metz, peu d opérations dépassent les 3 / m² : «L Eden», à Sainte-Ruffine (Icade), «Green Park» à Moulins-lès-Metz (Valor+), les programmes «Propriété Privée» et «Le Belvédère» à Saint-Julien-lès-Metz. Les prix moyens des autres opérations varient entre 27 et 29 / m². 2 18 16 14 12 1 Évolution des prix de l immobilier neuf et de l indice du coût de la construction depuis 21 21 23 25 27 211 CA Metz Métropole Indice du coût de la construction SCoTAM France MET (hors IDF) 213 Les très nombreux programmes actuellement en commercialisation, se répartissent sur diverses communes (12), même si Metz en concentre la majorité : Sainte-Ruffine («L Eden») Marly («Flore&Sens») Gravelotte («Le Clos du Haras») Woippy («La Résidence du Ruisseau», «Les Coteaux de Lorraine», «Avelia» et «Les Cigalines») Longeville-lès-Metz («Les Symphorines») Saint-Julien-lès-Metz (le «Propriété Privée» et «le Belvédère») Cuvry («La Résidence du Petit Bois») Montigny-lès-Metz («Les Terrasses d Eva») Laquenexy («La Résidence des Vergers») Moulins-lès-Metz («Green Park») Rozérieulles («La Résidence du Vignoble») On note quelques ventes en individuel, à Metz et Woippy (Espace Descartes et Coteaux de Lorraine) : des maisons de 5 à 6 pièces, commercialisées à 18 et 2 l unité, compatibles avec un budget familial. En France (hors IDF), le prix moyen au m² d un appartement neuf s établirait à 356. La Lorraine, avec 264 /m², demeure une des régions les plus accessibles en 212, juste devant le Limousin. * prix constatés sur les principaux programmes en novembre 213 Source : ECLN Source : ECLN 8 DÉCEMBRE 213 /

4 Foncier : des prix élevés Depuis 2, près de 12 parcelles en lotissement ont été proposées à la vente. Plus des trois quarts de cette offre est répartie dans 8 communes : Amanvillers ; Marly ; Moulins-lès-Metz ; Nouilly ; Saint-Privat-la-Montagne ; Saulny ; Laquenexy ; Woippy. 5 nouveaux lotissements ont été commercialisés en 212 : Les Jardins de Féy, à Féy : 12 parcelles de 535 m² en moyenne à 75, soit 14 l are ; Les Marronniers, à Coin-sur-Seille, 1 parcelles ; Entre deux cours, à Laquenexy : 14 terrains de 65 m² en moyenne, à 14, soit 16 l are ; Aux Domaines de la Grange-aux-Ormes, à Marly, 36 parcelles ; Les Coteaux de la Gentière, à Saulny : 48 terrains de 55 m² en moyenne, à 111, soit 2 2 l are. 5 Le marché de l ancien 16 14 12 1 8 6 4 2 Évolution du prix au m 2 des terrains à usage d habitation individuelle à Metz Métropole Source : Perval 2 22 24 26 28 21 212 Les tailles de parcelles varient entre 5 et 7 ares. Féy propose des prix à l are «raisonnables» pour le secteur, sur des parcelles de taille modeste. Les prix des parcelles s élèvent en moyenne à 75. Laquenexy et Saulny, avec des prix à l are et des surfaces différentes, proposent finalement des prix à la parcelle similaires, de l ordre de 1 /11 : des terrains plus grands mais moins chers à l are à Laquenexy, contre des terrains plus petits mais plus chers à l are Saulny. Ces prix sont élevés, mais plus raisonnables que les récents lotissements de Chieulles et Marly (parcelles à plus de 13 ). Les tailles des parcelles se réduisent en effet progressivement. Il n était pas rare, il a encore quelques années, de trouver des tailles moyennes autour de 8 ares. Il faut désormais veiller à contenir les prix à l are, pour ne pas perdre tout le bénéfice de cette tendance. Concernant l ensemble des terrains à usage d habitation (source Perval), la hausse des prix constatée depuis 21 atteint 97 %, pour atteindre une moyenne de 15 /are en 212. Après un léger tassement en 29, les prix de vente sont repartis à la hausse, atteignant ou dépassant les niveaux atteints en 28, notamment pour les appartements. 2 Évolution des prix des appartements et des maisons - base 1 en 2 18 16 14 12 1 2 21 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 Source : Perval Appartements Maisons Maison ancienne à Metz, quartier de Plantières- Queuleu / DÉCEMBRE 213 9

Prix moyen pour un appartement dans l ancien en 212 dans la CA de Metz Métropole : 1 95 /m 2 : + 81 % depuis 2 SCoTAM : 1 88 /m 2, + 81 % depuis 2 Ces prix élevés engendrent un effet d éviction : plus de la moitié des acquéreurs sont cadres supérieurs ou cadres moyens, contre 16 % d employés, et 9 % d ouvriers, alors même qu ils composent respectivement 31 % et 19 % des actifs. En se concentrant uniquement sur les acquéreurs actifs et pour lesquels la profession est effectivement renseignée, les résultats paraissent encore plus discriminants : les cadres moyens et supérieurs atteignent alors 62 % des acheteurs. 35 % des acquéreurs ont moins de 35 ans. C est sur le plateau -secteur le plus accessible- que l on trouve la plus forte proportion de moins de 35 ans (42 %), et dans les secteurs résidentiels sud et sur les coteaux que leur proportion est la plus faible (27% et 25%). Ces éléments sont souvent fortement liés aux prix des biens proposés, ainsi qu à leur typologie. Prix moyen pour une maison dans l ancien en 212 dans la CA de Metz Métropole : 252 : + 61 % depuis 2 71 % des acquéreurs proviennent de l agglomération, 9 % du reste du SCoTAM, et 4 % du SCoTAT. 7 % viennent de la France hors Moselle et Meurthe-et-Moselle, et 1 % seulement de l étranger (dont la moitié du Luxembourg). SCoTAM : 22 /m 2, + 62 % depuis 2 Origine des acquéreurs Metz Métropole 71% Reste SCoTAM 9% SCoTAT 4% Reste Moselle 4% Meurthe-et-Moselle 4% Reste France 7% Etranger 1% 1 DÉCEMBRE 213 /

Répartition des acquéreurs de 2 à 212 à Metz Métropole Un marché immobilier toujours peu accessible en 213 La durée des prêts immobiliers à l accession diminue régulièrement depuis 6 ans : 46 % des prêts sont supérieurs à 2 ans au deuxième trimestre 213, contre 63 % en 27. Le retrait de la clientèle de primo-accédants, au profit des secundo-accédants, induit des durées de prêts plus courtes (conditions du PTZ+ plus restreintes dans le neuf, et arrêt dans l ancien). Malgré tout, après avoir augmenté en 212, l apport personnel est en recul depuis le début de l année 213, expliqué par la faiblesse des taux d intérêt. Les ménages les plus jeunes et les plus modestes ont de plus en plus de difficultés à entrer sur le marché de l accession à la propriété. En septembre 213, le total des prêts immobiliers accordés avait augmenté de 4,8 % (en année glissante), après une forte baisse en 212. I Marché du neuf : Coûts relatifs d une opération en années de revenus : 4,66 ans en septembre 213 ( niveau équivalent à 27 Evolution des prêts accordés : - 5,5 % sur un an, en septembre 212 (en année glissante) I Marché de l ancien : Coûts relatifs d une opération en années de revenus : 4,5 ans (proche des niveaux atteints en 27 et 211) Evolution des prêts accordés : +3,3 % sur un an, en septembre 212 (en année glissante) Agriculteur exploitant% Inactifs 2% Retraités 7% Ouvriers 9% moins de 25 ans 4% Inconnu 7% 65 ans et plus 5% 55-65 ans 99% Inconnu 9% - Coteaux : 5% - Woippy : 18% - Plateau : 16% - Metz : 9% Employés 16% Un tiers des acquéreurs âgés de moins de 35 ans 45-55 ans 18% Artisans/commerçants 6% 6 Cadres sup 23% - Coteaux : 28% - Sud : 27% - Plateau : 13% - Metz : 21% Cadres intermédiaires 28% 25-35 ans 31% - Plateau : 39% - Coteaux : 23% - Sud : 26% - Metz : 33% 35-45 ans 26% Source : Perval 6 Un tiers de logements locatifs privés Prix pratiqués sur le marché locatif Typologie Prix au m 2 T1 12 (-1,8 %) T2 9,5 (+,1 %) T3 8,4 (+1,9 %) T4 7,4 (+,1 %) T5 7,5 (-1,8 %) Ensemble 9,1 ( %) Propriétaires occupants 43% CA de Thionville Portes de France : 9,5 / m² (+,4%) Communauté Urbaine du Grand Nancy : 1,6 / m² (+1,8%) Statuts d occupation des ménages de Metz Métropole en 211 autres 2% Locataires parc aidé 23% Locataires parc privé 32% Source : CLAMEUR Source : Filocom 211 > 31 logements composent le parc locatif privé de Metz Métropole, soit 32 % du parc des résidences principales (contre 31 % en 1999). CC du Sillon Mosellan : 24 % du parc en 29, contre 23 % en 1999 CCPOM : 22 % du parc en 29, contre 2 % en 1999 > 8 % des ménages occupants sont constitués de 1 ou 2 personnes (6 % pour l ensemble des résidences principales), contre 71% en 1999. CC du Sillon Mosellan : 74 % de petits ménages CCPOM : 71% de petits ménages Metz Métropole est légèrement plus abordable que les autres agglomérations du Sillon Lorrain, avec une moyenne de 9,1 /m². Sur la ville centre, le loyer moyen est très légèrement supérieur, avec une moyenne de 9,2 /m². Montigny-lès-Metz se situe à 9,1 /m². / DÉCEMBRE 213 11

7 Des revenus segmentés Le revenu médian de la CA de Metz Métropole est évalué à 1616 par mois et par unité de consommation, tous types de ménages confondus, contre 1628 pour l aire urbaine de Metz, et 162 pour la France Métropolitaine. Les revenus diffèrent fortement en fonction de la taille du ménage, du statut d occupation et de l âge de la personne de référence. Unité de consommation Système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d unités de consommation (UC). On retient ainsi la pondération suivante : - 1 UC pour le premier adulte du ménage ; -,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; -,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Type de public Metz Métropole Aire Urbaine de Metz France Métropolitaine CU du Grand Nancy CA Portes de France Thionville Locataire du parc social 879 921 958 873 915 Locataire du parc privé 1 479 1 419 1318 1 414 1 52 Ménage de 4 personnes 1 677 1 694 1649 1 736 1 724 Personne seule 1 479 1 459 1474 1 48 1 499 Moins de 3 ans 1 218 1 314 1351 1 199 1 458 Tous types de ménages 1 616 1 628 162 1 654 1 644 Source : Insee, statistiques locales 211 Source : Insee, statistiques locales 211 Postulats : - Emprunt sur 25 ans - Frais notariés à 7 % dans l ancien, 3 % dans le neuf - Taux à 3,8 % - Assurance incluse - PTZ+ pour les logements neufs - Loyer ou mensualité à rembourser supérieurs ou égaux à 3% des revenus du ménage - Apport personnel de 1% I Quelles possibilités pour une personne seule (revenu médian de 1 48 par mois)? Louer un F1 ou F2 dans l ancien ; Acquérir un bien d une valeur de 8 sur 25 ans (un T1 dans l ancien) I Quelles possibilités pour un ménage de 4 personnes (revenu médian de 3 52 par mois)*? Louer un grand logement (T4/T5/maison) ; Acquérir un bien d une valeur de 194 dans l ancien ou de 25 / 29 dans le neuf à l aide d un PTZ +. I Que peut acheter un ménage de 3 personnes locataire du parc privé (revenu médian de 2 66 par mois)*? Acquérir un bien d une valeur de 145 dans l ancien ; 16 dans le neuf à l aide d un PTZ +. I Que peut acheter un ménage locataire du parc public (revenu médian de 1 58 par mois)*? Acquérir un bien d une valeur de 85 dans l ancien (T1 ou T2 avec travaux, ne répondant pas aux besoins du ménage) ; Offre inexistante dans le neuf (biens commercialisés à 95 ). I Quelles possibilités pour un ménage de 2 personnes de moins de 3 ans (revenu médian de 1 827 par mois)*? Louer un F1 ou F2 ; Acquérir un bien d une valeur de 1 dans l ancien ou de 113 dans le neuf, à l aide d un PTZ +. * Simulations de revenus réalisées à partir de calcul de la pondération par unité de consommation pour les revenus, et à l aide de l outil de simulation de l ANIL pour les diagnostics financiers. 12 DÉCEMBRE 213 /

TABLEAU DE BORD habitat de la Communauté d Agglomération de METZ MÉTROPOLE 8 Des besoins en offre sociale fortement présents Poids des ménages très modestes > 28 % de ménages éligibles au PLAI (27% sur le SCoTAM / 3% en France métropolitaine) > 54 % de ménages éligibles au PLUS (55% sur le SCoTAM / 6% en France métropolitaine) Les ménages très modestes : plus d un tiers logés au sein du parc privé autres 7% Propriétaires occupants 18% Locataires HLM 44% Locataires privés 37% Source : Filocom 211 Poids des ménages modestes > Les ménages éligibles au PLAI - 18% sont propriétaires occupants (27% sur le SCoTAM ) - 37% sont locataires du parc privé (34% sur le SCoTAM ) Logements Batigère à Metz, quartier du Sablon / DÉCEMBRE 213 13

> Les ménages allocataires CAF 3 5 ménages ont perçu une allocation logement de la CAF en 212, ce qui correspond à 31% des ménages de Metz Métropole. Ils se répartissent ainsi (répartition identique à 211) : 61 % de personnes seules 16 % de familles monoparentales 8 % de couples sans enfants 16 % de couples avec enfants Une famille monoparentale sur deux serait bénéficiaire d une aide au logement en 212. Cœur de l offre sociale Poids des ménages très modestes chez les locataires du parc privé Source : Filocom 211 > Les locataires du parc privé 35% des locataires du parc privé sont éligibles au PLAi (34% sur le SCoTAM ) 67% des locataires du parc privésont éligibles au PLUS (65% sur le SCoTAM) Les différents financements sociaux Il existe trois catégories de financements dans le domaine du logement social, correspondant chacun à des plafonds de ressources différents : Le PLA-I (Prêt Locatif Aidé d Intégration), est destiné aux ménages cumulant difficultés économiques et difficultés d adaptation sociale et qui, de ce fait, se trouvent exclus des filières classiques d attribution de logement. Le PLUS (Prêt Locatif à Usage Social), correspond au logement social «standard». Il constitue le cœur de l offre sociale actuelle. Le PLS (Prêt Locatif Social), correspond au logement social «haut de gamme». En ce sens, il s adresse aux familles à revenus dits «intermédiaires» et ne relève pas du cœur de l offre de logements sociaux à proprement parler. Plafonds de ressources pour l éligibilité au logement social : Catégorie de ménages PLAI PLUS PLS 1 personne 11 6 2 13 26 17 2 personnes 16 37 26 725 34 743 3 personnes 19 283 32 14 41 782 4 personnes 21 457 38 8 5 44 5 personnes 25 15 45 643 59 336 6 personnes 28 292 51 44 66 872 Par pers. suppl. 3 155 5 738 7 459 Source : Ministère du Logement 14 DÉCEMBRE 213 /

9 Le parc social : photographie du parc et production neuve > 23 45 logements constituent le parc social de Metz Métropole en 212 (source RPLS), soit 23,2 % des résidences principales (18,5 % sur le SCo- TAM) : 22 % du parc social a été construit après 199, 38 % entre 197 et 199, et 4 % avant les années 197 SCoTAM : respectivement 23%, 43%, et 35% / France métropolitaine : respectivement 27%, 37%, et 36%. 9 % de l offre se localise dans le tryptique Metz, Montigny-lès- Metz, et Woippy (63 % de l offre à Metz) ; Le turn over est de 12,6 % (part des ménages arrivés au cours de l année écoulée). Il est très variable d une commune à l autre : 13,3 % à Metz, 33 % au Ban-Saint-Martin (en raison du mouvement important au sein du parc de la SNI). Le turn over est de 11,7 % dans le SCoTAM, et 1,1 % en France métropolitaine. 37 % des ménages occupent leur logement social depuis moins de 5 ans, en France métropolitaine, et 22% l occupent depuis plus de 2 ans (21 % en France métropolitaine). La vacance s élève à 3,7 % en 212, contre 3,5 % dans le SCoTAM, et 3,2 % à l échelle de la France Métropolitaine. Répartition du parc social de la CA de Metz Métropole en 212 > Des ménages occupants plus petits et plus âgés 63% des ménages du parc sont composés de une à deux personnes en 211, contre 55 % en 1999. 9 % des ménages comptent cinq personnes et plus en 211, contre 14 % en 1999 - SCoTAM : 1 % - France : 11 % La population au sein du parc vieillit, ce qui explique en partie le poids des petits ménages : 11% de ménages de plus de 75 ans en 211, contre 8 % en 1999 SCoTAM : 12% Age des occupants du parc social : inconnu 7% 75 ans et plus 11% 6-74 ans 15% moins de 25 ans 1% 25-39 ans 27% 4-59 ans 39% Source : Filocom 211 / DÉCEMBRE 213 15

> Une déconnexion entre typologies proposées dans le parc social, et la typologie des logements demandés : Poids du parc social en 21 par quartier 21 % de T1/T2 au sein du parc social, contre 45 % de T1/T2 dans les demandes 45 % de T4 et plus au sein du parc social, contre 25 % de T4 et plus dans les demandes > Environ 24 logements sociaux classiques ont été financés depuis 22, ce qui établit la moyenne à près de 22 logements par an : 57,2 % de PLUS 3,2 % de PLS 12,6 % de PLAI 51 % de l offre nouvelle est concentrée à Metz, 11 % à Woippy, et 7 % à Montigny-lès-Metz. Sur cette période, Metz Métropole contribue à hauteur de 56 % de l offre nouvelle du SCoTAM, alors qu elle constitue 76 % de l offre sociale existante. En 212, en revanche, Metz Métropole concentre 7 % des nouveaux agréments du SCoTAM. > Une offre sociale en progression : plus de 5 financements classiques en 212. 52 nouveaux logements aidés ordinaires (hors offre spécialisée, et hors reconstitution de l offre ANRU) ont été financés en 212. Les financements PLUS dominent largement les agréments (298 logements), suivis par les PLS (12 logements), puis par les PLAI (84 logements). Les PLS proviennent parfois de bailleurs privés (Woippy, Gravelotte), mais aussi de bailleurs plus traditionnels (Moselis à Queuleu, Vilogia dans l opération de l ancienne manufacture de tabac à Metz). Près de la moitié se situent à Metz (6 % en PLUS, 14 % en PLAI, et 26 % en PLS), mais on note une part importante à Marly (près de 1 logements), dans la ZAC Paul Joly, tous en PLUS ou PLAI. Ils contribueront à la diminution du déficit SRU de la commune. Woippy (64 % de logements sociaux au sens de la loi SRU) arrive en troisième position avec 5 nouveaux logements aidés, mais la plupart en PLS. Plusieurs opérations importantes se développent sur certaines communes périurbaines, qui ont peu étendu leur parc social au cours de la décennie : Amanvillers : 18 logements Lorry-lès-Metz : 23 logements Scy-Chazelles (qui possède cependant un parc relativement important) : 2 logements Gravelotte : 1 logements Augny : 7 logements en 212, 16 en 211, et 11 en projets (Vilogia et Logiest) Hormis l opération de Gravelotte, émanant d un bailleur privé (opération «Le Clos du Haras», de Blue Habitat), ces opérations périurbaines sont dominées par les financements PLUS et PLAI. Typologie de l offre et de la demande dans le parc social de Metz Métropole 35% 3% 25% 2% 15% 1% 5% 6 5 4 3 2 1 T1 T2 T3 T4 T5 T6 ou + Typologie du parc social Typologie de la demande Une évolution très positive des financements en logement social sur le territoire de la CA de Metz Métropole 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 PLS PLUS PLAI Objectif PLH Source : Numéro unique Source : DDT Moselle 16 DÉCEMBRE 213 /

Le développement du parc locatif social de Metz Métropole en 212 Opération Logiest à Metz, quartier Devant-les-Ponts Année 212 Reste de Reste Metz de Métropole la CAMM : 46 Metz : 243 Scy-Chazelles : 2 Montigny-lès-Metz : 22 Lorry-lès-Metz : 23 Woippy : 5 Le développement du parc locatif social de Metz, Woippy et Montigny-lès-Metz en 212 Marly : 98 Source : DDT Moselle 6 5 4 3 2 1 252 243 27 18 91 117 29 59 7 6 9 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% Marly Woippy Metz Part de Metz Reste de Metz la CAMM Métropole Ars-sur-Moselle Le Ban Saint-Martin Montigny-lès-Metz Source : DDT Moselle / DÉCEMBRE 213 17

L objectif quantitatif du PLH, qui s élève à 36 logements aidés financés par an, est largement atteint pour la deuxième année consécutive : 438 logements aidés classiques financés en 211 52 logements aidés classiques financés en 212 Au-delà de l aspect purement quantitatif, les objectifs qualitatifs en termes de types de financements sont atteints également : PLAI : Objectif PLH : 9 logements / an Financements 211 : 11 logements Financements 212 : 84 logements PLUS : Objectif PLH : 21 logements / an Financements 211 : 277 logements Financements 212 : 298 logements PLS : Objectif PLH : 6 logements / an Financements 211 : 6 logements Financements 212 : 12 logements PLS PLUS PLAI 6 5 4 3 Les objectifs du PLH en matière de financements de logements aidés atteints 49 545 6 6 9 84 11 522 12 Une diminution régulière du déficit SRU 451 459 21 415 46 298 277 5 1 15 2 25 3 35 211 212 Source : DDT Moselle 38 2 > L application de l article 55 de la loi SRU Sont concernées par l article 55 de la loi SRU, les communes dont la population est au moins égale à 1 5 habitants en Ile de France et 3 5 habitants dans les autres régions, qui sont comprises, au sens du Recensement de la Population, dans une agglomération de plus de 5 habitants comptant au moins une commune de plus de 15 habitants et dans lesquelles, le nombre total de logements locatifs sociaux représente au 1 er janvier de l année précédente, moins de 2% des résidences principales. Ce déficit SRU diminue régulièrement à l échelle de l agglomération messine, pour atteindre 38 logements manquants au dernier inventaire. En 212, 3 communes de l agglomération demeurent concernées par l article 55 de la loi SRU : Longeville-lès-Metz : 161 logements manquants. Marly : 176 logements manquants (en forte baisse depuis 25). Le parc social y poursuit son développement. Moulins-lès-Metz : 43 logements manquants. Certaines difficultés pourraient expliquer partiellement la difficulté à développer ce type d habitat, comme l absence de réserves foncières, ou encore un marché immobilier subi par les communes, peu contrôlé malgré les outils de planification existants. 1 25 26 27 28 29 21 211 212 Ars-sur-Moselle Le Ban Saint-Martin Longeville-lès-Metz Marly Moulins-lès-Metz Source : DDT Moselle Sur la même période, près de 8 places en foyers ou résidences spécifiques ont été financées, le plus souvent en PLS : 443 places en établissements pour personnes âgées (toutes en PLS) 288 en résidences étudiantes (27 en PLS, 81 en PLUS) 21 en foyers pour handicapés (en PLS) 15 places en foyers de la fondation Abbé Pierre (en PLAI) Ces places se répartissent essentiellement à Metz (6 %), puis à Woippy (15 %), Vantoux (8 %), Cuvry (7 %), Montigny-lès-Metz (6%), et Moulins-lès-Metz (4%). Opération Metz Habitat Territoire rue Joseph Hénot à Metz, quartier de Plantières-Queuleu 18 DÉCEMBRE 213 /

1 Le logement spécifique Plusieurs types d établissements spécialisés, à destination de publics spécifiques ou en difficulté sont présents sur le territoire de Metz Métropole. Ils se répartissent entre hébergement et logements temporaire. > L hébergement d urgence et d insertion : CADA (Centre d Accueil pour Demandeurs d Asile) et pôle asile : près de 38 places réparties dans deux structures (Résidence Mazelle et pôle Asile AIEM). Les CADA accueillent les personnes pendant la durée d instruction de leur dossier de demande d asile par l office français d accueil pour les réfugiés. Le CADA est assimilé au régime des centres d hébergement et de réinsertion sociale. CHRS (Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale) : plus de 4 places réparties dans neuf centres. Les CHRS proposent une prise en charge individualisée et globale de toute personne ou famille en détresse, sous condition de l établissement préalable d un «projet d insertion». Ce projet doit être accepté par la personne recueillie. L accompagnement social, plus ou moins lourd selon les besoins de la personne, est assuré par une équipe pluridisciplinaire : travailleurs sociaux, psychologues, Il a pour objectif d aider les personnes ou familles accueillies à accéder ou recouvrer leur autonomie personnelle et sociale. Cet accompagnement social est proposé avec ou sans hébergement. Centre d Accueil Mère-Enfant : 33 places réparties dans deux établissements. Un autre établissement rassemble également 8 places (Labri AIEM). > Le logement temporaire Foyers des jeunes travailleurs : 9 établissements et 94 places (inclus le foyer Philippe Colson de Montigny-lès-Metz) Les foyers d hébergement pour jeunes travailleurs sont ouverts aux jeunes de moins de 3 ans, ou ne comportent parfois pas de limite d âge. Ils ne sont accessibles qu aux personnes ayant un projet professionnel ou un projet de formation. Foyers de travailleurs migrants : 5 établissements et 773 places Les foyers de travailleurs migrants ont initialement été créés pour loger les travailleurs immigrés vivant seuls en France, mais pouvant avoir une famille dans leur pays d origine. Ces critères ont évolué et ces structures accueillent également aujourd hui des français célibataires ou éloignés de leur résidence principale par des obligations professionnelles. Les résidents ont un contrat de résidence d un mois renouvelable tacitement sans limitation de durée. A terme, les foyers de travailleurs migrants ont vocation à devenir des résidences sociales. Résidences sociales : 4 établissements et 435 places Les résidences sociales sont des structures d hébergement collectif de type logement-foyer : chambres ou logements individuels, avec des espaces et services collectifs facultatifs (restauration, blanchisserie, salle de réunion, ). Les personnes ou ménages qui y sont accueillis ont un statut de résident et disposent d un titre d occupation (ils signent un contrat d une durée d un mois renouvelable). La durée d occupation ne doit pas en principe excéder deux ans. Ces structures collectives sont adaptées à des personnes ou familles éprouvant des difficultés particulières pour accéder à un logement décent ou indépendant, ou pour s y maintenir, notamment, les personnes ou familles expulsées de leur logement, sans solution de relogement. Les résidents acquittent une redevance. En tant que modalité particulière du logement meublé, l accès à ce type de structure est soumis à un plafond de ressources. Les résidents acquittent une redevance. Maisons relais : 3 établissements et 51 places Les maisons relais représentent une variété de résidences sociales. Ce dispositif généralise une expérimentation lancée en 1998 d une vingtaine de «pensions de famille», qui vont prendre le nom de «maisons-relais». La durée d hébergement peut y être plus longue que dans une résidence sociale : ces structures sont destinées à accueillir des personnes qui, compte tenu de leur isolement affectif, psychologique ou social, ne peuvent vivre en logement ordinaire, sans qu elles aient besoin d une prise en charge particulière. Ce type d offre s inscrit dans une logique d habitat durable. Ce sont de petites structures communautaires qui regroupent au plus une vingtaine de logements (studios), avec quelques espaces collectifs (repas, loisirs, ) permettant de développer un lien social. Elles se caractérisent par la souplesse de l encadrement. Les publics accueillis sont diversifiés, de tous âges et de toutes origines. Ces structures conviennent à des personnes seules disposant de faibles ressources, pour qui tout projet d insertion s avère vain, et souhaitant se soustraire à un isolement social et/ou affectif, en bénéficiant d une ambiance collective, avec des services à leur disposition. Un accompagnement social spécifique, mais léger, est proposé, axé sur la convivialité et l intégration des locataires dans leur environnement social. Foyer des Frères Fournel à Metz Source : AMLI / DÉCEMBRE 213 19

11 Un parc de logements en voie constante d amélioration > Une vacance élevée, en hausse constante depuis 1999 : 6,2 % en 1999 (672 logements) > 6,3 % en 26 (6651 logements) > 8,6 % en 21 (9329 logements / source Insee) SCoTAM : 7,8 % en 21 France Métropolitaine : 7,1 % en 21 La vacance structurelle en 211 dans la CA de Metz Métropole Les taux varient de 1,6 % à Pournoy-la-Chétive à plus de 1 % à Metz, Longeville-lès-Metz, et Saint-Privat-la-Montagne. Au-delà de l aspect quantitatif donné par l Insee, le fichier Filocom permet de mieux qualifier la vacance, même si son mode de calcul la surestime légèrement (un logement est vacant au sens de Filocom lorsqu il est inhabité au 1er janvier de l année en cours, c est-à-dire lorsqu il n y a pas de taxe d habitation perçue). La vacance structurelle (supérieure à 2 ans) s élève à 3,3 % en 211. Cette part est relativement élevée. Elle atteint également 3,3 % dans la CCPOM, 2,4 % dans la CC du Sillon Mosellan, et 3,1 % dans le SCoTAM. 38 % du parc vacant est daté d avant 1948, contre 24 % de l ensemble du parc de logements de l EPCI. A l inverse, les périodes les plus récentes sont moins représentées dans le parc vacant : 47 % du parc vacant date d après 1968, contre 55 % de l ensemble des logements. Dans le SCoTAM, la part de parc édifié avant 1948 au sein du parc vacant est de 4 %, contre 26 % dans l ensemble du parc. Les petits logements sont surreprésentés au sein du parc vacant. La rotation au sein du parc y est également beaucoup plus élevée, ce qui explique les périodes de vacance plus fréquentes. Des outils opérationnels ont été mis en place, afin de contribuer à réduire cette vacance : le PIG de lutte contre le logement indigne a été initié en 29 par la ville de Metz, puis engagé par Metz Métropole. Par ailleurs, la ville de Metz propose depuis février 212 la prise en charge de la GRL (Garantie des Risques Locatifs) des propriétaires de logements vacants, afin de favoriser la remise sur le marché d une partie du parc. Cependant les propriétaires privés restent frileux face à ce dispositif, puisque 12 dossiers ont été passés depuis son lancement. La vacance en 21 à Metz, Woippy et Montigny-lès-Metz 2 DÉCEMBRE 213 /

> Un parc dégradé faible, et en baisse Le PPPI (Parc Privé Potentiellement Indigne) est en baisse depuis 23. Ils seraient près de 2 logements en 21, soit 2,8 % du parc privé, contre 6,2 % pour la CCPOM, 3,5 % sur le Sillon Mosellan, et 3,7 % sur la Moselle. En 27, on dénombrait 23 logements en PPPI, et 2163 en 23. 16 % des PPPI en individuel, et 84 % en collectif, dont 34 en copropriété de plus de 2 logements 23 % du PPPI chez les propriétaires occupants 4,8 % du parc locatif privé classé en PPPI 28 % de ménages de plus de 6 ans, dont 48 % de propriétaires occupants 54 % de personnes seules En 212, 74 logements ont été réhabilités via une aide de l Anah et de Metz Métropole : 55 logements de propriétaires occupants, et 19 logements locatifs qui ont été conventionnés (conventionnement social). Sur les 55 logements de propriétaires occupants, 29 ont bénéficié de l Aide de Solidarité Ecologique (dossiers «Habiter Mieux»), et 11 logements ont été adaptés à la perte d autonomie. Parc privé potentiellement indigne (PPPI) Indicateur statistique qui constitue un instrument de prérepérage du parc privé de mauvaise qualité. Le volume et la densité de PPPI permettent de hiérarchiser les besoins et les priorités des territoires avant d approfondir le diagnostic par un travail de repérage plus poussé. Le calcul du PPPI repose sur le croisement de données concernant l état des logements du parc privé (estimé à partir du classement cadastral) et les revenus de ses occupants par rapport au seuil de pauvreté. Il correspond ainsi à la somme des résidences principales privées de catégorie 6 (qualité «courante»), occupées par un ménage au revenu inférieur à 7% du seuil de pauvreté, et des résidences principales privées de catégories 7 et 8 (qualité «médiocre» à «très médiocre»), occupées par un ménage au revenu inférieur à 15% du seuil de pauvreté. Le Programme Habiter Mieux Initié en juin 211 par l Anah, le programme Habiter Mieux vise à améliorer les performances énergétiques du parc de logements de plus de 15 ans. Initialement réservé aux propriétaires occupants modestes et très modestes (ressources définies par l Anah), il s est élargi aux propriétaires bailleurs depuis le 1er juin 213. De même, les plafonds de ressources ont été réévalués, afin d élargir le dispositif à plus de ménages. Pour être éligible au dispositif habiter mieux, et bénéficier ainsi de l ASE (Aide de Solidarité Ecologique), les travaux doivent permettre un gain énergétique de 25 % pour les propriétaires occupants, et de 35 % pour les propriétaires bailleurs, auxquels s ajoute l obligation de conventionner son logement (loyer et ressources du locataire soumis à des plafonds). Pour les propriétaires occupants, les subventions varient de 35 % à 5 % HT en fonction des ressources (travaux plafonnées à 2 ). Pour les propriétaires bailleurs, elles atteignent 25 % du montant des travaux HT (travaux plafonnés à 75 /m²). Une aide supplémentaire forfaitaire s ajoute pour chaque logement (3 pour les propriétaires occupants, 2 pour les propriétaires bailleurs). Elle peut être majorée dans la limite de 5, si une collectivité locale participe à cette opération exceptionnelle, à l image de Metz Métropole et la ville de Metz. Logements aidés par l ANAH > Depuis 24, plus de 233 logements ont été réhabilités via l aide de l Agence Nationale de l Habitat : 18 propriétaires occupants 1255 propriétaires bailleurs Près de 26 logements réhabilités par an en moyenne Environ 3,1 % des résidences principales relevant du privé (locatif privé et propriétaires occupants) ont bénéficié d une subvention de l Anah depuis 24 (4% dans le SCoTAM). / DÉCEMBRE 213 21

> Un PIG récemment achevé, un nouveau dispositif à définir Depuis 29, la ville de Metz, puis à Metz Métropole ont mis en œuvre un PIG de lutte contre le logement indigne et la vacance. Le dispositif de l agglomération prend fin en 213. Metz Métropole s est engagé en 211 dans le dispositif «Habiter Mieux». Au total, l objectif de réhabilitation est de 119 logements pour les propriétaires bailleurs, et de 257 logements pour les propriétaires occupants. Respectivement 124 % et 54 % des objectifs ont été atteints, avec 148 logements locatifs privés rénovés et conventionnés, et 138 logements de propriétaires occupants améliorés. 6 5 4 3 2 1 Logements améliorés à l aide d une subvention ANAH à Metz Métropole 24 25 26 27 28 29 21 211 212 propriétaire bailleur propriétaire occupant Source : ANAH 57 Par ailleurs, Metz Métropole intervient depuis 25 en direction du conventionnement du parc locatif privé. Au total, 423 logements ont déjà bénéficié d une aide au conventionnement par Metz Métropole. En 212, ce parc s est enrichi de 82 logements conventionnés (date d effet en 212) : 1 avec travaux (9 conventionnements sociaux, un conventionnement très social), et 72 sans travaux (2 en conventionnement social, et 7 en conventionnement intermédiaire). Poids des ménages très modestes chez les propriétaires occupants Logements améliorés ANAH à Metz, Nouvelle Ville Logements améliorés ANAH à Metz, Nouvelle Ville 22 DÉCEMBRE 213 /

12 Jeunes ménages et seniors : des problématiques logements particulières Les jeunes ménages et les seniors perçoivent des revenus plus faibles que l ensemble des ménages. Propriétaire Locataire d'un logement HLM Logé gratuitement Locataire d'un logement non HLM Locataire meublé ou chambre d'hôtel 1% 8% 6% 4% 2% % Statuts d occupation des jeunes ménages et des seniors 1% % 1% 3% 2% 22% 18% 2% 12% 19% 32% 61% 61% 43% 4% Moins de 25 ans Plus de 65 ans Ensemble des ménages Source : Insee 24 Évolution des revenus par Unité de Consommation par tranche d âge 22 2 18 Pavillons seniors à Saint-Privat-la-Montagne 16 > Des jeunes ménages majoritairement dans le parc privé 14 moins de 3 ans 3 à 39 ans 4 à 49 ans 5-59 ans 6-74 ans plus de 75 ans CC de Metz Métrople Aire urbaine de Metz médiane Les jeunes ménages subissent des situations professionnelles souvent précaires, qui impliquent parfois d avoir des garants pour accéder au logement autonome. 61 % des moins de 25 ans sont logés dans le parc locatif privé (32 % pour l ensemble des ménages). Les prix pratiqués en locatif pour les petites surfaces sont les plus élevés au mètre carré. La part des moins de 25 ans logés en meublé est importante : 22 % (soit 18 ménages autonomes). L effectif étudiant explique en très grande partie cette proportion. Malgré tout, en plus des résidentes étudiantes à proprement parler, privées comme publiques, l agglomération messine concentre un nombre important de résidences sociales et foyers de jeunes travailleurs, susceptibles d accueillir de jeunes actifs (en emploi ou en recherche d emploi). Seuls 12 % des moins de 25 ans sont logés dans le parc social, et moins 4 % sont propriétaires occupants (5,5 % en excluant les étudiants). L accession demeure difficile, et excluante, malgré l existence d une offre en petits appartements à rénover en cœur urbain. La fin du PTZ+ dans l ancien depuis le 1er janvier 212, et un accès plus restreint au crédit immobilier que par le passé rendent les achats plus difficiles encore. Cependant, les taux d intérêts demeurent faibles, bien qu actuellement en hausse. Des actions peuvent toutefois être entreprises, via la réhabilitation du parc, et l émergence d une offre de logements alternative : 1/ Favoriser l accession sociale via le PASS Logement, mis en place en 212 par Metz Métropole (qui fait suite à la PRI- MO Logement), et qui consiste en un abondement du PTZ+, sous réserve de plusieurs critères d éligibilité ; 2/ Développer le parc social ou privé conventionné à travers un nouveau dispositif contractuel avec l Anah de type PIG ou OPAH ; 3/ Mettre en œuvre des dispositifs ciblés : Source : Insee, statistiques locales Le «Coup d pouce logement» mis en place en juillet 211 par la ville de Metz, qui consiste en une aide directe destinée à l achat d équipements divers (mobilier, électroménager), versée en fonction d un plafond de ressources ; La prise en charge, sous conditions, de la Garantie des Risques Locatifs, mise en place par la ville de Metz, afin d améliorer l accès au logement. / DÉCEMBRE 213 23

> Des ménages seniors propriétaires occupants 61 % des plus de 65 ans sont propriétaires occupants. Hors, il s agit souvent de propriétaires occupants modestes, propriétaires de logements souvent inadaptés, et nécessitant des travaux d adaptation trop coûteux. Des actions peuvent toutefois être entreprises, via la réhabilitation du parc, et l émergence d une offre de logements alternative : Dans le cadre du futur PIG, et dans la continuité du PIG achevé, des interventions sont possibles pour adapter le logement des seniors très modestes ; Une offre alternative adaptée en pavillons, de type «béguinages» se développe à Lorry-lès-Metz, mais aussi sur d autres communes du SCoTAM (Maizières-lès-Metz, Fèves, ), ou du SCoTAT (Knutange, Florange ). Une offre spécialisée diversifiée Le taux de couverture est élevé, de l ordre de 156 lits pour 1 personnes de plus de 75 ans : 26 lits répartis dans 1 communes. Tous les segments d offre sont couverts : EHPAD (établissements d hébergement pour personnes âgées dépendantes), unités de vie, foyers logements, et USLD (unités de soins longue durée). Près de 26 places (tous types d accueil confondus : permanent, temporaire, et de jour) sont destinés au public Alzheimer. > Les principales caractéristiques du logement étudiant dans l agglomération messine Un mode d hébergement principalement familial malgré un marché raisonnable en termes de loyers. Selon L Insee, la résidence en foyer ou en cité universitaire est plus répandue en Lorraine qu en France. A l inverse, l importance de la colocation en Lorraine est plus limitée même si ce mode d hébergement tend à se développer ces dernières années. En lorraine, 42 % des étudiants de 18 à 29 ans résident au domicile parental, soit 3,2 points de moins qu au niveau national. Avec l âge, la part des étudiants vivant en couple ou avec des enfants se substitue à la part des étudiants résidant chez leurs parents. La disparité dans les modes de résidence des étudiants entre Metz et Nancy est fortement induite par l offre de formation de leurs établissements, ainsi, Nancy présente une aire de recrutement plus large de par l éventail de son offre, d où la plus faible part d étudiants logés chez leurs parents. Par ailleurs, elle concentre davantage d étudiants résidant en foyer ou en cité universitaire. A Metz, la part des étudiants accueillis dans le parc du CROUS est significative puisqu elle correspond à 11%, ce qui est supérieur à la moyenne nationale évaluée à 8%. Les foyers/internats constituent également un mode d hébergement alternatif, même si l étudiant cherchera à privilégier une solution d hébergement autonome. Peu tendu, le marché nancéien est fluide et raisonnable en terme de loyers (environ 11 /m² contre 14 / m² en France). La ville de Metz enregistre une moyenne de 9 /m² (données 212). Répartition des étudiants selon le mode de cohabitation au lieu d études * les modes d habiter en résidences étudiantes situées dans le parc privé et dans le parc public sont intégrés dans la rubrique personne vivant seule 1 9 8 7 6 5 4 3 2 1 % 12,1% 1,9% 12,1% 34,9% 3,% Aire urbaine de Nancy Source : Insee, recensement de la population 28 - exploitation complémentaire En communauté (cité universitaire, foyer d étudiants ) Colocation 1,9% 6,4% 9,4% 2,9% 52,4% Aire urbaine de Metz Étudiant en couple ou avec enfant Personne vivant seule Étudiant logé chez ses parents 11,3% 8,8% 1,9% 26,9% 42,% Lorraine 7,1% 12,1% 11,% 24,7% 45,2% France Les niveaux de loyers dans les résidences étudiantes à Nancy et à Metz Type de logement Coût moyen du logement (en euros hors aides au logement) Cité et résidence universitaire entre 146 et 412 Résidence du parc public entre 3 et 425 Internat-Foyer (1/2 pension ou pension) entre 45 et 65 Résidence parc privé récent entre 495 et 65 Logements étudiants, campus Bridoux 24 DÉCEMBRE 213 /

> Une offre en logements répondant globalement aux besoins actuels Répartition de l offre spécifique par type d hébergement : CROUS+ associations Résidences dans le parc privé Foyers / internat Résidences du parc public Total Nancy 5 21* 2 252 625 327 8 45 Metz 2 161 1 34 1 834 57 5 86 Longwy 28 28 Moselle est 32 35 67 Epinal 227** 227 Autre 35 54 29 118 Total 7 829 3 321 2 513 448 14 111 * dont 26 logements gérés par l association AGI (Accueillir et guider l intégration), foyer spécialisé pour étudiants handicapés ** 227 logements gérés par l AGSU (Association gestion services universitaires) d Epinal. > L offre dédiée aux étudiants concerne sur l ensemble de la Lorraine plus de 14 logements qui se déclinent ainsi : Les résidences universitaires Totalisant 7 829 logements, les résidences universitaires du CROUS et des associations (AGI et AGSU) chargées de la gestion de logements étudiants constituent l offre spécialisée la plus importante développée en lorraine (55%) en particulier sur l agglomération nancéienne qui concentre les deux tiers des logements. Au 1er septembre 213, le parc CROUS compte 58% de chambres et 42% de studettes, studios et logements pour 2 personnes. Les résidences étudiantes du parc privé Avec 3 321 logements, les résidences du parc privé (avec ou sans services) représentent environ un quart de l offre spécialisée à destination des étudiants. Ce type d offre s est principalement développé depuis les années 199 pour répondre aux attentes de publics disposant de ressources moins contraintes et souhaitant bénéficier de logements autonomes échappant aux modalités de gestion du parc privé banal. Localisé à proximité des lieux d enseignements ou en centre ville, le produit offert est souvent standardisé (studio de 18 à 35 m²) avec pour certaines résidences des services para-hôteliers proposés : salle de gym, salle de réunion, internet haut débit, wifi, sécurisation de la résidence, Les résidences du parc social Globalement en bon état et localisées à proximité des lieux d enseignement, les résidences du parc public à destination des étudiants sont composées de 8 bâtiments totalisant 448 logements et gérées directement par les bailleurs sociaux (ex : Est Habitat Construction, Logiest, OPH Meuse, Moselis ). Ces résidences composées de studios équipés datent du début des années 199. Les foyers et internats Ce type d hébergement (18% de l offre régionale) correspond à une demande d encadrement et de sécurité de la part de l étudiant et/ou de sa famille afin de créer un environnement favorable au travail. On distinguera, dans cette catégorie, les chambres correspondant aux internats des écoles (Supélec, ENSAM à Metz, Agro Paris Tech à Nancy) des chambres proposées en foyers autonomes, très répandues à Metz (943 chambres soit 19% de la totalité de l offre d hébergement dédiée aux étudiants). > Une offre en petits logements importante dans le parc de logements classique A l ensemble de ces structures, il convient d ajouter le parc privé et public classique. Les logements de 1 et 2 pièce(s) représentent 46% du parc locatif privé à Metz. Cette part significative de petits logements a été «dopée», ces dernières années, par la livraison de produits d investissement locatif : les niveaux de loyers pratiqués sur ce type de biens ne sont pas en adéquation avec les ressources financières des étudiants et relèvent clairement d autres logiques. Le parc privé banal, dans l ancien, plus accessible, accueille en priorité ces publics. Perspectives : Face à la démographie, l offre globale en logement étudiant semble aujourd hui abondante et suffisante. C est un marché très concurrentiel où la clientèle est en recherche permanente du produit offrant le meilleur rapport qualité-prix localisation. Pour la majorité des étudiants, les facteurs d appréciation sont la desserte par les transports en commun, l ambiance générale du quartier et la proximité des commerces et services. Néanmoins, au-delà de l évolution des effectifs étudiants, les futures recompositions de certains pôles universitaires (pôle «sciences dures» sur le Technopôle de Metz) sont de nature à modifier les équilibres en matière de localisation des étudiants dans les agglomérations. / DÉCEMBRE 213 25

> L offre de logements à Metz est répartie entre 3 sites majeurs, connectés aux lieux d études et au réseau de transports en commun Le Campus du Saulcy qui constitue le premier pôle en termes d effectifs étudiants dans l agglomération messine (1 432 étudiants, soit 52%) dispose d une offre de logements dédiés, sur place (953 logements CROUS, soit 44% de l offre CROUS présente sur le site messin et 19% de l offre messine) ou à proximité immédiate, dans le centre-ville de Metz (1 423 logements, répartis en foyers ou en résidences privées, auxquels s ajoutent les logements issus du parc privé banal). Outre son cadre paysager de grande qualité (spécificité géographique en qualité «d île», proximité des cours d eau, tranquillité du site ), le site du Saulcy bénéficie à la fois d un statut exclusif (sa vocation est uniquement dédiée à la fonction universitaire), de nombreux services et équipements in situ (ce qui renforce la notion de «Campus») et de la proximité immédiate du centre-ville. Sa connexion au Technopôle, récemment renforcée via le Mettis, facilite les déplacements quotidiens des étudiants entre leur lieu d hébergement et les différents sites d enseignement. Le pôle Technopôle/Bridoux concentre, quant à lui, l offre de logements la plus conséquente avec 2148 logements dédiés (dont 44% de logements CROUS soit 938 logements, un tiers de ces logements étant localisés sur le site de Bridoux et deux tiers sur le Technopôle), correspondant à 42% de l offre référencée dans l agglomération messine. Il accueille 31% des effectifs étudiants (6 239 étudiants) qui font le choix de loger sur place ou en centre-ville. Les déplacements en soirée, en transports en commun, sont désormais largement facilités grâce à une offre de services étendue permettant de regagner le centre ville ou le technopôle via la ligne B de Mettis, qui connecte directement les 2 sites. Une offre de logements, plus diffuse et plus excentrée, est également proposée : on dénombre 27 logements dans les «Casernes Roques» (logements CROUS) sur les communes du Ban- Saint-Martin/Longeville-lès-Metz ainsi qu une offre spécifique de 286 logements sur les secteurs de Montigny-lès-Metz, de Metz-Nord ou du quartier Nouvelle Ville (foyers ou résidences privées, notamment). Les résidences étudiantes 212 et l offre de restauration universitaire 26 DÉCEMBRE 213 /

13 Les interventions de Metz Métropole Aides accordées par Metz Métropole en faveur du développement du parc : près de 29 millions d euros versés, et plus de 24 millions d euros de prêts garantis 6 2 5 5 2 4 3 2 1 5 1 1 5 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 213 Année 213 incomplète Aides financières versées Garanties d'emprunts accordées Logements créés ou aidés Source : CA de Metz Métropole Depuis 22, la CA de Metz Métropole a progressivement développé un éventail d interventions en direction du déploiement et de l amélioration du parc social mais aussi privé. Le dispositif Primo logement, qui a pris fin en 21, intervenait en appui des politiques nationales d aides à l accession sociale: Pass Foncier et PTZ. Entre 27 et 21, plus de 33 ménages ont été aidés dans leur processus d accession à la propriété. 1,7 million d euros de subventions ont été octroyés dans ce cadre. Depuis 212, le dispositif PASS Logement a pris la suite. Il consiste en un abondement du PTZ+ : l agglomération prend en charge les intérêts d emprunt pour un crédit compris entre 75 et 15 suivant la composition familiale, sous réserve de plusieurs critères d éligibilité : Etre primo-accédant ; Percevoir des revenus plafonnés ; Acquérir un logement neuf inférieur à 25 m² en TVA réduite et à 28 TTC ; Ou acquérir un logement ancien inférieur à 2 /m² pour les étiquettes A, B, C et D, ou inférieur à 17 /m² pour les étiquettes E, F et G, sous réserve de réaliser des travaux permettant un gain énergétique de 25 %. En 212 et 213, près de 6 ménages ont bénéficié du PASS Logement. Les subventions versées par l EPCI se sont élevées à 17. L agglomération intervient également en faveur du développement du parc privé conventionné, en lien avec l Agence Nationale de l Habitat. Depuis 25, année de mise en place du dispositif, près de 5 nouveaux logements conventionnés et réhabilités ont vu le jour, complétant ainsi l offre sociale classique du parc public. 88 d aides ont ainsi été versés aux propriétaires bailleurs. Enfin, la grande majorité des interventions de l EPCI est réalisée en direction du logement social : aides au développement du parc (sous forme d acquisition-amélioration ou de construction), aides à la réhabilitation du parc, aides à la démolition du parc, et, de manière plus marginale, aide à la résidentialisation et sécurisation du parc. Metz Métropole intervient sous deux formes : aides financières directes, et garanties d emprunt. Depuis 22, tous champs d interventions confondus (logement social, accession sociale et réhabilitation du parc privé), 3 millions de subventions ont été accordées, et plus de 243 millions d euros d emprunts été garantis auprès de la Caisse des Dépôts et Consignation. Au total, ces différentes aides ont permis à plus de 25 logements sociaux de voir le jour, à près de 57 logements d être réhabilités, et la démolition de 96 logements. Château de Grimont à Saint-Julien-lès-Metz, opération Logiest / DÉCEMBRE 213 27

logements concernés aides financières directes garanties d emprunts Période d application Acquisition-amélioration 689 4 224 579 48 821 15 Depuis 23 Construction 1828 12 736 534 161 613 377 Depuis 22 Démolition 962 2 66 914 - Depuis 23 Réhabilitation 5665 7 898 367 31 312 542 Depuis 23 Résidentialisation 362 78 6 188 589 Une opération en 21 et une en 212 Humanisation CHRS - 82 Une opération en 21 Parc privé conventionné 499 879 72 - Depuis 25 Accession sociale 392 1 91 443 1 458 264 De 27 à 21 Sécurisation 5 5 - Deux opérations en 27 Ensemble (ORU comprises) 1397 3 286 657 243 475 922 Les interventions de Metz Métropole en faveur du parc social et privé depuis 22 > Partenaires : DREAL Lorraine / DDT Moselle / CAF Moselle / CG Moselle / PERVAL / INSEE / ANAH / CLAMEUR / CALM / MEDDTL / Directeur de la publication : Patricia Gout Rédacteur : Marie-Charlotte Devin email : mcdevin@aguram.org Infographie : Elisabeth Gros. Kévin Rodeghiero Photographie : Marie-Charlotte Devin 28 DÉCEMBRE 213 /