Les remontrances de l approche monétariste des interventions du FMI en Afrique subsaharienne.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les remontrances de l approche monétariste des interventions du FMI en Afrique subsaharienne."

Transcription

1 Les remontrances de l approche monétariste des interventions du FMI en Afrique subsaharienne. La question de savoir si le recours au crédit du FMI est un droit ou un privilège semble ne pas été tranchée à Bretton Woods. Dès lors c est l expérience qui nous permet d établir un corps de doctrine et de procédure d utilisation des ressources de l institution connu sous le nom de «conditionnalité». Concrètement les crédits conditionnels ne sont accordés qu après l amortissement de négociations menées avec le pays demandeur sur les conditions d un déséquilibre de la balance des paiement. L accord de tirage(accord de confirmation, accord élargi ) prévoit explicativement un plan de redressement identifiée en terme de critère de performance. Les crédits sont utilisables par tranches débloquées après que le FMI, s est assuré de l accomplissement du plan accepté par le pays bénéficiaire. Une suspension dans le déblocage des crédits est donc possible si les critère de performances ne sont pas atteints. Ce fut par exemple le cas en avril 1982 pour le sept pays africains accusés de ne pas avoir pu ou voulu respecter les engagements qu ils avaient souscrits. De l examen des divers programmes de stabilisation mis en œuvre par le FMI en Afrique, il apparaît que si dans le détail chaque programme est particulier, de nombreux éléments sont permanents. Cette uniformité permet d isoler le système de conditionnalité du FMI. Un paquet de mesures standardisées sert de base à la politique de stabilisation imposée en contrepartie de la signature de l accord : Le contrôle strict du déficit budgétaire par la réduction des dépenses publiques, l abolition des subventions aux produits de consommation, l accroissement de la pression fiscale et la hausse des tarifs des entreprises publiques. Le contrôle étroit de l évolution de la masse monétaire par l encadrement du crédit bancaire et la hausse des taux d intérêts.

2 La compression de la masse salariale et l ajustement des prix intérieurs sur les coûts de production et de commercialisation réels (libéralisation des circuits internes). On retrouve ici un ensemble de mesure de caractère anti-inflationniste centrées sur la régulation de la demande finale. Dans les pays qui n appartiennent pas à la zone franc CEFA, deux mesurer complémentaires viennent en règle compléter le dispositif : La libération du contrôle des changes ; L ajustement du taux de change (dévaluation). Nous avons remarqué que ces deux dernières mesures sont cohérentes avec le statuts du fonds (notamment l article VIII) qui font obligation aux Etats membres de supprimer toutes les restrictions sur les paiements courants, les arrangements monétaire discriminatoires ou les politiques de maintien de parités artificielles. En revanche, aucun texte ne fournit à notre avis une base claire. L expérience explicite du fonds dans les politiques économiques intérieures des Etats membres. Formellement, il ne doit connaître que les taux des régimes de change, mais parce qu il estime que la stabilisation monétaire est condition d un rééquilibre de la balance des paiements, l entend aussi montrer sur la structure des dépenses publiques, le soubassement analytique des inventions du FMI est l approche monétaire de la balance de paiements. Le diagnostic type s organise autour de la séquence suivante : Excès structurel Politique laxiste Création Inflation Endettement ou de la demande de crédit : monétaire Déficit de dévaluation sur l offre Déficit excessive balance des intérieure budgétaire paiements Hausse de la masse salariale.

3 Depuis un certain moment, sous la pression de certains pays en développement, le FMI a été contraint d infléchir légèrement sa doctrine et est passé d ajustement structurel à la facilité réduction de la pauvreté. Malgré ce changement de concept qui visait à améliorer les conditions sociales des populations, on constate malheureusement que rien n a changé malgré cette nouvelle génération de programme d ajustement. Pour éviter que l effort d ajustement de dépenses publiques n ait qu un effet déflationniste, il a décidé de soutenir les programmes de pays qui s efforceraient d améliorer l offre de ressources et d élargir la base de production de leurs économies. Certains accords de confirmations prévoient désormais des mesures sectorielles de nature structurelle. Mais c est surtout par une collaboration avec la Banque Mondiale que le FMI tente d intervenir sur les structures de production : La réussite d un accord FMI est devenu un préalable de lait à l accord de prêt d ajustement structurel de la banque. De plus en plus la conditionnalité propre à chaque des deux institutions tend à se surajuster pour donner toute sa force à une politique d assainissement conforme à l orthodoxie néo-libérale. La triptyque austérité/privatisation/unité des prix sert toujours de fondement à cette politique. De ce qui précèdent il saute, aux yeux que la critique de l approche monétariste qui sous-entend le diagnostic des experts du FMI comme leurs recettes de politique économique peut se situer sur deux niveaux cohérents dans le cadre des hypothèses de la théorie néo-classique (théorie quantitative de la monnaie, théorie de la parité des pouvoirs d achat, théorie des coûts comparatifs). Les mesures libérales se structures économiques africaines. L efficacité des mesures de redressements inspirées par le modèle de référence est donc faible. Mais ces mesures finissent par agir en profondeur sur ces structures en ajustant l économie intérieure sur les évolutions du marché mondial ; ce faisant elles contribuent à mettre en cause les capacités nationales de maîtrise de développement. Portons de la critique interne et analysons le redressement financier qui s impose incontestablement dans dans la

4 plupart de pays africains. Pour éviter les phénomènes de fuite en avant d une économie de crédit généralisé. Pour établir uns structure de prix relatif plus conforme à une affectation production de ressources financières. Pour résorber le défit de l Etat et interrompre la chaîne sans fins des impayés. La rigueur de la gestion publique est devenue très importante et elle passe par de profondes transformations au niveau de la politique budgétaire et monétaire de l Etat. L équilibre à court terme a trop longtemps été sacrifié sur l autel des politiques volontaristes de développement. Mais force est d admettre que si «mauvaises» politiques monétaires, budgétaires et de taux de change peuvent sérieusement handicaper le développement, de «bonnes» politiques de régulation à court terme ne sont pas en elles-mêmes une condition suffisante pour garantir une croissance durable de la production. Les ajustements par les prix sont peu efficace à court terme. Si sur une longue période, la production agricole commercialisée est élastique par rapport aux prix producteur tel n est pas le cas à court moyen terme du fait des rigidités foncières (disponibilités des terres), humaines (force de travail agricole disponible), techniques et financières (fournitures d intrant, crédit de campagne), commerciales (enlèvement et distribution des produits, existence de marchés parallèles)..par ailleurs, toute répercussion d une hausse des prix agricoles sur les prix consommateurs qui se combine avec la stagnation des salaires aggrave la situation de rationnement en ville et joue négativement sur le taux de productivité du travail salarié ou quasi-salarié. La déflation associée en particulier à la limitation des dépenses d investissement de l Etat a un impact dépressif sur l offre nationale et accroît les déséquilibres financiers, en particulier pour les unités publiques ou parapubliques qui travaillent pour le marché intérieur. La dévaluation du taux de change ne peut avoir un effet décisif sur le rétablissement de la balance commerciale. Ceci tient au caractère rigide à court moyen terme de la majorité des importations (biens alimentaires de base, pièces détachées, équipement industriel, intrants agricoles, pétrole). Ceci tient également à l inélasticité de l offre des exportations primaires qui sont cédées sur des marchés où le prix est en règle générale une donnée exogène pour les producteurs africains.

5 En fait, la dévaluation a un effet inflationniste et exerce sournoisement une réallocation des ressources internes au profit des non producteurs : propriétaires fonciers, intermédiaires commerciaux, détenteurs de devises. Dans la mesure où la crise financière des pays africains est de caractère structurel, les mesures d austérité risquent d aggraver le dérèglement des activités et contrecoup amplifier les déséquilibres internes et externes. L objectif principal du FMI est, par le rétablissement des déséquilibres des Etats, pour rassurer la communauté financière internationale. Or, du strict point de vue de la rationalité interne, la politique économique et financière préconisée par le FMI n est pas cohérente et risque d aggraver que le moyen terme l insolvabilité des Etats. L objectif de rétablissement à court terme des équilibres financiers implique que le déficit annuel de la balance des paiements soit financé, le FMI faisant d ailleurs di financement du déficit un préalable à toute intervention de sa part. Deux possibilités complémentaires s offrent alors pour assurer le biais d un rééchelonnement et le financement du «gap» par appel aux bailleurs de fonds internationaux. Les bailleurs de fonds internationaux peuvent suppléer dans le cadre d un rééchelonnement, un pays à reporter, l ensemble de ses échéances (principal et intérêts pour une période donnée, et ce, aussi bien pour la dette publique (club de Paris) que la dette bancaire (club de Londres). Une période de différé est accordé pour le remboursement du principal. La gai en trésorerie à court terme est alors évident. Cependant, le problème de l ampleur de la charge de la dette n est pas réglé pour autant, il est simplement du court terme sur le moyen terme, sous une forme aggravée. Tout rééchelonnement a, en effet, u coût sous la forme d une majoration des taux d intérêts initiaux. Les échéances futures sont ainsi élevées, et la situation financières à moyen terme, lorsque le remboursement au titre du principal intervient dès la fin de la période en différé, devient rapidement critique. Les bailleurs de fonds internationaux peuvent, dans le cadre d un groupe «consultatif», consentir des prêts pour couvrir la gap restant, bien que ces prêts

6 soient le plus souvent accordés à des conditions «douces» (faibles taux d intérêts) période de différé, prêts à moyen long terme), l accumulation de l endettement contracté pour le déficit annuel de la balance des paiements devient totalement insupportable sur le moyen terme. Ainsi, les moyens utilisés pour unir en aide sur le court terme peuvent se révéler désastreux quant à leurs effets sur le moyen terme. Les projections de la balance des paiements de pays africains à difficultés financières en sont ma preuve : certains Etats sont amenés à emprunter uniquement pour pouvoir rembourser les emprunts antérieurs. La politique de réduction de la demande intérieure préconisée par le FMI, pour favoriser le rétablissement de la solvabilité financière, par un encadrement strict et de la masse monétaire, le contingentement des importations, et la limitation des dépenses de l Etat (budget de fonctionnement et investissement) risque elle aussi d aboutir à des effets inverses de ceux escomptés. Le renchérissement des importations(en cas de dévaluation) et leur contingentement (dans tous les cas) a des effets négatifs sur l approvisionnement en matières premières, produits semi-finis et pièces détachées, effets particulièrement sensibles dans des économies où les importations sont de nature fortement inélastique. Le secteur secondaire régresse fortement, et l appareil de production, très largement sous utilisé, se dégrade et ce, parfois de façon définitive. Le secteur agricole, du fait du manque de pièces détachées (transport et véhicules), voit sa production stagner dans le domaine vivrier (importations) et parfois même pour les cultures d exportations (diminution éventuelle des recettes de l Etat). Toutes les conditions sont réunies pour l obtention de taux de croissance négatif. L accumulation de capital devient alors illusoire, ainsi que la possibilité de dégager une épargne intérieure, on voit mal comment,sur le moyen terme, les conditions du rétablissement de la solvabilité financière pourraient être réunies. Pour la critique externe, il fout retenir que pour le FMI, la stabilisation à court terme d un système économique est la précondition du développement. La logique du raisonnement s appuie sus le caractère autorégulateur d activités marchandes dans

7 une économie ouverte à la concurrence. Les facteurs de production sont mobiles, les échanges sont fluides, les prix relatifs non administrés révèlent un optimum dans l allocation des ressources. Les comportements économique sont toujours analysés dans l ignorance des rapports sociaux internes et l Etat est nie dans la fonction de normalisateur (la planification doit céder le pas devant l exigence de la régulation). La réalité socio-economique de l Afrique subsaharieune est celle des blocages historiques du développement, lié à la dépendance externe, à la désarticulation des processus davantage faits pour prélever le surplus agricile ou minier que pour l allouer productivement. Les liens de cousalité qui sous-tendent le diagnostic du FMI ont le défaut de la simplicité. Une compression de la demande peut avoir des effets plus que proportionnelles sus la baisse de l offre. une augmentation du niveau de l endettement externe due à une variation brutale des cours ou des taux d intérêts peut être un facteur causal du déséquilibre des paiement et de l augmentation de la masse monétaire. L ordre des causalités peut être inversé dès alors que l analyse porte sus un horizon temporel plus long. Dans une économie africaine,il y a très peu le place pour l énonce d une politique d ajustement à court terme. La croissance impose des changements d ordre structurel qui ordonnent une succession de déséquilibres plus ou moins maîtrisés. L accent porte à outrance sus la stabilité fait obstacle aux transferts de ressources requis par le développement des forces productives. La perspective étroitement conjoncturelle ne permet pas d identifier les séquences d effets d entraînement, les modifications profondes de structures productives et les inflexions dans la réprobation des revenus. Ainsi, contrairement à l analyse que propose le FMI, ce ne sont pas les déséquilibres en tant que tels qui posent problèmes, mais plutôt le type de politique économique mise en œuvre par les pays sur la base de ces déséquilibres. La multiplication des projets peu ou pas productifs et de surcroît générateurs de changes récurrentes élevées aboutit à l aggravation des différents déficits (budgétaires, balance des paiements, etc), sans pour autant créer les conditions d une relance économique des pays envoie de développement, seule voie permettant le rétablissement de leur solvabilité. Le

8 critique de l approche du FMI suppose de changer de terrain. L argument théorique et technique à apposer aux chantres de la stabilisation est donc celui- ci : seuls de changements de structures (revenus, prix relatifs) au profit des producteurs travaillent pour satisfaire en priorité la demande interne peuvent établir la stabilité financière durable d une économie africaine.on ne dispose encore du recul suffisant pour procéder à un véritable évaluation des politiques d ajustement et d outres programmes genres de la nouvelle génération (réduction de la pauvreté) mises en œuvres par le. FMI, en Afrique. On peut cependant suggérer trois propositions en guise de conclusion provisoire de notre analyse. Il n existe aucune méthode qui permet de corréler les conditions imposées avec la capacité de remboursement, ne serait-ce que parce que les circonstances sont susceptibles de changer durant la période du prêt. La rigueur de la conditionnait peut être forte, pour un pays producteur de produits de base, elle sera vaine si le cous de sa principale exportation baisse sensiblement. Il existe actuellement une forte pression africaine en faveur du rédéfinition des modalités de l assistance financière. Les pays à modeste capacité d exportation réclame la mise en œuvre d un crédit à faible conditionnalité. D outres demandent un élargissement des financements compensatoires lies à l évolution des exportations et des importations. Plus globalement, une approche plus diversifiée des besoins de financement fondée sus une analyse fine des structures économique particulières à chaque pays devait permettre de définir des procédures différenciées (en terme de toux ) de durée du crédit, de son affectation.) Selon les couses profondes du déficit de la balance des paiements. L allongement du cadre temporel de l ajustement (limité pour l Afrique à mais.) est particulièrement indispensable. Car il est impossible de concevoir une politique de restructuration des filières productives et donc une allocation cohérente des moyen financières sans une perpective ou mains triennal. Pendant la durée du programme de stabilisation, un Etat africaine est unis en <<gestion assistée>> par le FMI. Il perd certaines de ses prérogatives importantes sus la politique économique, obligé de rendre des coptes trimestriellement sus l évolution de ses <<performances>>. A cet égard, il convient de noter que les capacités locales d analyses économique ( ou sein des ministères du plan, des finance, des

9 banques centrales ) et donc de négociation vis à vis du FMI et des bailleurs de fonds sont souvent m»diocèse. Peu de pays africaines disposent d un solide appareil statistique et comptable, raies sont ceux qui ont constitué de cellules de prévisions à court terme et le suivi de l exécution des plans nationaux reste le souvent formel.il y a la un en yu important. Pour contraindre le FMI a quitté le terrain monétariste bqui n ouvre que sus des erreurs de diagnostic et par conséquent sus des erreurs quant aux solutions préconisées, il fout pouvoir lui opposer un outre diagnostic plus pertinent et le contraire à s insurge dans le cadre d une nouvelle planification à moyen terme. 3. Dans un essai sus les programmes de stabilisation dans le cône sud de l Amérique centrale, DiAZ ALEJANDRO démontre que ces programmes furent une couse de surdestruction (OVRRILL), l austérité imposée étant allée beaucoup plus loin qu il n était strictement nécessaire du point de vue de la recherche des équilibres économiques. Un argument voisin peut être proposé pour l Afrique Noire. De tels programmes accroissent sa vulnérabilité. Ils génèrent ces processus de redistribution de revenu qui entravent la croissance et augmentent le chômage urbain. Ils contrarient les véritables «ajustement structurel et lutte contre la pauvreté» nécessaires en bloquant l investissement productif. Le thème de développement auto-centré lancé par le plan d action de Lagos (1980) devrait davantage servir à l énoncé de contre-stratégie opérationnelles qui réintégreraient les producteurs nationaux et au premier chef la paysanerie dans le circuit d échanges internes. LES ENTREPRISES PUBLIQUES ET PARAPUBLIQUES SUBSAHARIENNES A la recherche d un modèle de foi et d options pratiques favorables au libéralisme, à l entreprise privée, au marché et à l ouverture sur l extérieur, les faits se sont imposés pour amener l ensemble de pays du tiers monde à faire prospérer en leur sein un très large secteur parapublic sur lequel reposait une grande partie des espoirs déclarés de développement.

10 Ainsi, en Afrique noire, dès les débuts des indépendances, dans les premières années de la décennie soixante, l intervention de l Etat dans le secteur économique apparaissait comme une évidence nécessité. Face à l urgence des situations de sousdéveloppement, seule une action énergique des pouvoirs publics semblait capable de créer les conditions favorables au décollage économique. Du reste la logique d un développement centré sur l Etat, c est-à-dire sur l intervention et la régulation étatique, est un héritage du modèle colonial. A ce propos, on remarquera que l histoire coloniale a été un puissant facteur de la mise en valeur du secteur public en tant générateur et moteur de la croissance économique. Ce fait est tellement évident que le poids de l héritage du régime colonial est considéré comme un extraordinaire laboratoire d économie dirigée 1. La permanente nécessite d interventions publiques. Le fait que les entreprises parapubliques soient considérées comme des éléments-clefs dans la lutte pour le développement économique est une évidence qui s impose sous tous les cieux. Cependant, la fonction du secteur public dans un pays en voie de développement ne saurait être assimilée à celle des pays développés. Dans ces derniers pays, l extension du secteur public, à travers les nationalisations ou la société d économie mixte, est un instrument de lutte contre les profits monopolistiques ou le prédominance des intérêts privés. Tel a été le cas des nationalisations opérées en France pendant les trois premières années de la Magistrature Suprême du Président François MITTERAND. L objectif de l Etat français était d établir un dosage judicieux entre le secteur privé. Il n en va pas de même pour les économies «naissante» où l industrialisation est encore à ses débuts. L entreprise publique traduit la volonté de l Etat d accélérer le développement ; elle participe à la problématique du plan. Dans cette optique, les expériences réalisées à travers le monde relèvent de trois types. On peut imaginer des pays où la création du secteur public est temporaire, dans un but de remédier à la carence monétaire de l initiative privée. Dès que le secteur privé sera suffisamment 1 : La bataille des entreprises publiques en Côte-d Ivoire, Paris, kartela, Osberne

11 rompu aux techniques et aux méthodes d organisation industrielle, l Etat lui rétrocédera les entreprises publiques en utilisant les procédés classiques de revente sur le marché financier. L expérience japonaise est caractéristique de ce type de développement. A l opposé de ce modèle, on rencontre les tentatives sociales, où le secteur public constitue non seulement un élément permanent dans la structure des activités économiques, mais aussi tend à maîtriser tous les instruments des biens de production qui à laisser entre les mains du secteur privé des activités de moindre importance, qui relèvent de la petite industrie ou de l artisanat. En Afrique, ce modèle a été appliqué dans toute sa rigueur par l Algérie de BOUMEDIENNE et Guinée de SEKOU TOURE. Entre ces deux types de modèle, faisant appel à des systèmes économiques différents pour le développement économique, s ouvre une troisième voie où coexistent, de manière structurelle, le secteur public et privé. A l intérieur de chacune des branches d activités industrielle, on trouve un réseau mixte, composé à la fois d exploitations publiques et d entreprises, dosées suivant les possibilités de leur contribution au développement économique. De ce schéma, on trouve la plus frappante dans l expérience indienne. Dans le domaine de la gestion économique, l Afrique subsaharienne connaît trois types de régimes. On distingue, tout d abord, les régimes d économie libérale, caractérisée par une politique d ouverture à l investissement étranger ainsi qu une élite nationale et u appareil étatique jouant un rôle secondaire dans la production et la répartition des ressources. Dans ce type de régime, l intervention de l Etat est réduite au minimum sur les marchés de biens et de ressources. En fait, la principale fonction économique de l Etat consiste à maintenir une bonne infrastructure et un climat de stabilité et de confiance pour attirer les capitaux privés étrangers. L intervention du gouvernement se produit essentiellement au niveau des marchés intérieurs des denrées alimentaires où les intérêts des investisseurs étrangers ne sont pas très puissants. Face au choix fait par la Guinée de SEKOU TOURE, l ambition

12 de la Côte-d Ivoire de HOUPHOUET-BOIGNY était d incarner le meilleur exemple de ce type de régime. Le deuxième type de régime se rencontre dans des pays comme le Nigeria, le Ghana, Zambie, le Botswana et le Kenya où les intérêts des élites nationales supplantent ceux des investisseurs étrangers. Les groupes d intérêts national ont une très forte représentation et exercent une certaine influence sur l appareil de l Etat et la bureaucratie. Dans ce type de régime, que l on qualifie parfois de «capitalisme d Etat», le gouvernement joue un rôle clef, puisque c est lui qui répartit les ressources et contrôle le processus de développement. Cette mainmise de l Etat sur des secteurs directement productifs, par l intermédiaire d entreprises publiques ou en association avec des capitaux privés, s accorde avec les objectifs du nationalisme économique et avec le propre sentiment des responsables qui s identifient à l Etat. La gestion de l économie congolaise depuis l ère coloniale obéit cette logique. Rappelons que pendant la colonisation, les entreprises du portefeuille de l Etat fonctionnaient comme des véritables chantiers de production dans tous les domaines. Rappelons-nous aussi la promulgation de la loi BAKAJIKA du 7 juin 1966 t la nationalisation de l ex-union MINIERE DU HAU-KATANGA en date du 1 er janvier Gardons également à l esprit les mesures de «zaïrianisation» et «radicalisation» rappelées plus haut. Toutes ces opérations vont dans le sens d une plus grande mainmise de l Etat dans l appareil économique national. Tout le monde s accorde pour dire que la clé du développement socio-économique de la république Démocratique du Congo est constituée par les unités économiques contrôlées entièrement ou partiellement par l Etat 2. Le troisième type de régime, dit «national-collectiviste» regroupe les pays aspirant au socialisme tels que la Tanzanie, le Mozambique, l Angola et l Ethiopie. Au lieu de se concentrer sur la croissance économique, les gouvernements de ces pays s efforcent, avant tout, de régler les problèmes de distribution et d équilibre. C est dire que dans de ce régime l accent est particulièrement mis sur le social et les 2 bgh

13 dépenses publiques affectées au secteur social supérieures en pourcentage des ressources disponibles à celles des autres types de dépenses gouvernementales. L option «national-collectiviste» explique la nationalisation des banques, des assurances et des mines dans l économie malgache et sous la boulette du Président Didier RATSIRAKA, au cours de son premier mandant présidentiel à la tête de l Etat Malgache. Cependant l observation des faits montre que la diversité de modèle choisis l ensemble de pays de l Afrique post-coloniale obéissent à ce que certains auteurs ont désignés sous le vocable de : la logique d un développement centré sur l Etat : le modèle subsaharien 3. La diversité de l Afrique subsaharienne, «terre de contraste» est un caractère généralement mis en avant la variété des paysages, les spécificité des populations. La juxtaposition de zones forestières abondamment arrosées et de zones de savane menacées par la sécheresse, la division politique des nations entre modérés et extrémistes et économique entre socialistes et libéraux tendent à conforter cette impression d extrême disparité. Cependant toute vision globalisante de ce continent est suspectée de conduire dans les pièges de l ethnocentrisme, qui uniformisé au travers du filtre de la modernité. Il n en reste pas moins que la crise économique à révélé une très grande homogénéité des situations. Des pays aussi différents a priori que la Côte-d Ivoire, le Nigeria, l ex-zaïre, le Cameroun, le Niger, la Tanzanie sont confrontés à des difficultés économiques de même nature. Cette homogénéité des structures, des situations et des difficultés auxquelles sont confrontés les pays d Afrique noire est indiscutablement à mettre au compte du modèle de développement commun à l ensemble du continent au Sud du Sahara. Certes, l ampleur de la crise et le potentiel de réaction aux déséquilibres ne sont pas du tout de même niveau. Mais la similtude des programmes d ajustement structurel n est pas seulement le résultat de l mpérialisme de certains bailleurs de fonds, elle est aussi l expression de l existence 3 Voir OMOMBO-OMANA A. : Le portefeuille de l Etat et l Ajustement Economique de la République Démocratique du Congo, Op cit, PP

14 d un modèle de développement commun à l ensemble de l Afrique subsaharienne, et dont l économie de chaque pays n est qu une modalité particulière. On remarquera toutefois que ce modèle, au sens de représentation simplifié de la réalité et non d idéal à l atteindre, n est pas nécessairement limité à l Afrique au Sud du Sahara. Il constitue également, à des degrés divers, l une des bases de fonctionnement économique d autres pays en voie de développement. L expérience du Mexique est à bien des égards très semblables à celle de la Côte-d Ivoire, du Gabon, du Togo et du Botswana. En parlant de modèle subsaharien nous cherchons simplement à mettre en valeur la relative homogénéité des économies au Sud du Sahara sans préjuger de l existence d homogénéité à des niveaux géographiques plus larges, et cette construction n a pour but que d éclairer le contexte de l éclosion des entreprises publiques dans la région. Du reste, il serait préférable de parler de modèle néo-colonial faisant ainsi référence explicite à l origine historique de ce mode d organisation et de fonctionnement 1. L Etat est au cœur de la régulation de ce modèle et le modèle subsaharien n est qu une perpétuation d un mode de fonctionnement de l économie articulée autour de l Etat. Nombreux sont les experts et les néophytes qui croient que la Côte-d Ivoire doit son expansion économique sous la direction du Président HOUPHOUET BOIGNY grâce au modèle libéral que le pays s est choisi. En effet, dès le 6 mai 1960, le premier Président de la République Ivoirienne devait déclarer que : «L Etat a choisi pour son développement la vie de l économie libérale et y restera attaché 2». L expérience a montré que nombreux observateurs ont été abusés par de multiple déclarations officielles de cet ordre. En réalité, loin d être fondamentalement libéral, le modèle ivoirien se structure auteur d une régulation étatique, dont les entreprises 1 Contamin B. et FAURE Y.A. : La bataille des entreprises publiques en Côte-d Ivoire P OMOMBO-OMANA A. : Le portefeuille de l Etat et l Ajustement Economique de la République Démocratique du Congo, Op cit, PP

Promotion des investissements au Maroc

Promotion des investissements au Maroc Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 Document de travail n 08 Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 L objet de la

Plus en détail

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION LA CRISE DES ANNEES 1980 DU SYSTEME BANCAIRE DE L UMOA : ORIGINES ET REPONSES INSTITUTIONNELLES INTRODUCTION Système bancaire= Institution ou Corps organique

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de L IDA EN ACTION Réponse de la Banque mondiale à la crise alimentaire Flambée des prix alimentaires : tendances, causes et perspectives Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et

Plus en détail

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités

Plus en détail

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO La BCEAO dispose dans chaque Etat membre de l UEMOA, d une agence nationale et des agences auxiliaires. L agence nationale du Niger comprend trois représentations

Plus en détail

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les 01 Intérieur LP 56 12/03/12 19:17 Page 129 Sortir de la crise de la dette en zone euro PIERRE DE LAUZUN* Points d attention 2012 * Économiste. Derniers ouvrages parus : L Économie et le Christianisme (F.-X.

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

Avant propos. Cependant, il a été fait la remarque que les calculs effectués ne sont pas exempts de critiques. Le Bénin est un

Avant propos. Cependant, il a été fait la remarque que les calculs effectués ne sont pas exempts de critiques. Le Bénin est un Résumé Les pays en développement (PED) ont bénéficié, au cours de ces trente dernières années, de prêts considérables qui devraient permettre leur décollage rapide. Pour nombre d entre eux dont le Bénin,

Plus en détail

Comité monétaire et financier international

Comité monétaire et financier international Comité monétaire et financier international Vingt-neuvième réunion Le 12 avril 2014 Déclaration de M. Akagha-Mba, Ministre de l Économie et de la Prospective, Gabon Représentant les pays suivants : Bénin,

Plus en détail

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Allocution de Monsieur Abdellatif JOUAHRI Gouverneur de Bank Al-Maghrib Messieurs les Secrétaires Généraux, Messieurs

Plus en détail

Rapport sur le travail dans le monde 2012

Rapport sur le travail dans le monde 2012 Rapport sur le travail dans le monde 2012 De meilleurs emplois pour une économie meilleure Résumé ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL INSTITUT INTERNATIONAL D ÉTUDES SOCIALES Comment sortir du piège

Plus en détail

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010 Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC 1. Présentation... 328 2. Méthodologie... 328 3. Définitions... 328 4. Sources de

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

Décryptage de la situation des finances publiques en Tunisie et ses conséquences potentielles sur le secteur privé

Décryptage de la situation des finances publiques en Tunisie et ses conséquences potentielles sur le secteur privé Décryptage de la situation des finances publiques en Tunisie et ses conséquences potentielles sur le secteur privé Depuis le premier discours du nouveau président du gouvernement à l adresse du peuple

Plus en détail

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales)

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales) b ) La Banque Centrale Notre système bancaire se complexifie puisqu il se trouve maintenant composer d une multitude de banques commerciales et d une Banque Centrale. La Banque Centrale est au cœur de

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

Epargne : définitions, formes et finalités.

Epargne : définitions, formes et finalités. Epargne : définitions, formes et finalités. 1) Définitions de l épargne. Le dictionnaire Larousse définit l épargne comme une «fraction du revenu individuel ou national qui n est pas affectée à la consommation»,

Plus en détail

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire Pierre Jacquet Pierre Jacquet est chef économiste de l Agence Française de Développement (AFD). Il est membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). Définir le collectif : retour d

Plus en détail

B - La lecture du bilan

B - La lecture du bilan 8.2 La lecture des comptes annuels B - La lecture du bilan Référence Internet Saisissez la «Référence Internet» dans le moteur de recherche du site www.editions-tissot.fr pour accéder à ce chapitre actualisé

Plus en détail

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN Freetown, juillet 2008 2 L année 2007 avait été placée

Plus en détail

Vers quel système monétaire international?

Vers quel système monétaire international? Colloque International de la Banque de France Paris, le 4 mars 2011 Jacques de Larosière Vers quel système monétaire international? J axerai mes propos sur trois thèmes : 1. Quelles ont été - historiquement

Plus en détail

1- La politique monétaire et de change dans la phase de construction du système financier moderne

1- La politique monétaire et de change dans la phase de construction du système financier moderne LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE CHANGE DE LA BCRG, FONDEMENTS ET OBJECTIFS 1- La politique monétaire et de change dans la phase de construction du système financier moderne La politique monétaire et de change

Plus en détail

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT 1 RAPPORT DU CONSEIL D ORIENTATION POUR L EMPLOI 8 AVRIL 2014 L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT LES «FORMES D EMPLOI : DES REALITES TRES DIVERSES ET EN PLEINE EVOLUTION, QUI DESSINENT

Plus en détail

Le FMI et son rôle en Afrique

Le FMI et son rôle en Afrique Le FMI et son rôle en Afrique M a r k P l a n t, V a l e r i a F i c h e r a, N o r b e r t F u n k e D a k a r, l e 3 n o v e m b r e 2 0 1 0 Sommaire Comment fonctionne le FMI? Comment l Afrique a-t-elle

Plus en détail

LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL

LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL BIBLIOGRAPHIE Lenain P., 2002, Le FMI, Repères, La découverte. (code LEA 332.15 LEN) SITE INTERNET : www.imf.org I LE FMI, INSTITUTION CENTRALE DU NOUVEL ORDRE MONETAIRE

Plus en détail

Title: OED Précis no. 149 - L'ajustement de la Roumanie après la guerre froide Job number: 98F0486 Language: English Translations: French Country:

Title: OED Précis no. 149 - L'ajustement de la Roumanie après la guerre froide Job number: 98F0486 Language: English Translations: French Country: Title: OED Précis no. 149 - L'ajustement de la Roumanie après la guerre froide Job number: 98F0486 Language: English Translations: French Country: Romania Input date: 12/28/98 L ajustement de la Roumanie

Plus en détail

Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne. Résumé

Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne. Résumé Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne Résumé 1 Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne Au cours de la dernière décennie,

Plus en détail

la quête du Graal? Michel Aglietta Université Paris Ouest et Cepii

la quête du Graal? Michel Aglietta Université Paris Ouest et Cepii Finances publiques et croissance : la quête du Graal? Michel Aglietta Université Paris Ouest et Cepii Piège de croissance et impuissance de la politique économique 2 Pourquoi la crise est-elle plus grave

Plus en détail

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Juillet 3 Aperçu Des données récemment publiées, recueillies par Prêts bancaires aux entreprises Autorisations et en-cours (Figure ), l Association des

Plus en détail

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Royaume du Maroc La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Table des Matières 1. Données sur la masse salariale...2 1.1. Importance de la masse salariale...2 1.2. Aggravation

Plus en détail

ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX

ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX INTERNATIONAUX 1 ANALYSES DE L EXECUTION DU BUDGET DE L ETAT PAR MISSIONS ET PROGRAMMES EXERCICE 2011 COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX MAI 2012 INTERNATIONAUX 3 Compte de

Plus en détail

Les stratégies de sortie de crise. Isabelle Job-Bazille Directeur des Etudes Economiques Septembre 2013

Les stratégies de sortie de crise. Isabelle Job-Bazille Directeur des Etudes Economiques Septembre 2013 Les stratégies de sortie de crise Isabelle Job-Bazille Directeur des Etudes Economiques Septembre 213 S endetter est facile se désendetter devient un jour, obligatoire et risqué Page 2-22/7/211 ECO/EIS

Plus en détail

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires POUR DIFFUSION : À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À PUBLICATION Courants contraires La baisse

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales. 1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la

Plus en détail

COUVERTURE ENEAU POTABLE

COUVERTURE ENEAU POTABLE COUVERTURE ENEAU POTABLE En 2002, 83 % de la population mondiale près de 5,2 milliards d individus bénéficiaient d un approvisionnement en eau potable amélioré. Cela comprend l eau courante et le raccordement

Plus en détail

Corefris RAPPORT ANNUEL 2011. Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France?

Corefris RAPPORT ANNUEL 2011. Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France? Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France? (DGTrésor) 1. Indépendamment de facteurs d offre et de demande, qui jouent indéniablement sur les prix,

Plus en détail

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14 TABLE DES MATIERES Préface... 5 Avant- propos... 9 Partie 1 Approches macroéconomique et fiscale Introduction à la première partie... 14 CHAPITRE 1 La politique budgétaire est- elle encore efficace pour

Plus en détail

Gérer les excédents de trésorerie Épargnes et placements

Gérer les excédents de trésorerie Épargnes et placements Gérer les excédents de trésorerie Épargnes et placements SÉRIE PARTENAIRES EN AFFAIRES Établir un plan Mettre votre plan à exécution Penser à long terme SÉRIE PARTENAIRES EN AFFAIRES Votre argent doit

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION

SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION DOSSIER RETRAITES: MAI 2003 SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION 1. LE SYSTEME DE RETRAITES PAR REPARTITION 1.1. INTRODUCTION Les régimes de retraites des travailleurs

Plus en détail

RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES EUROPEENNES ELEMENTS DE CONTEXTE

RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES EUROPEENNES ELEMENTS DE CONTEXTE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES EUROPEENNES SUR L EFFICACITE DE L AIDE EXTERIEURE AUX SYSTEMES DE SANTE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE ELEMENTS DE CONTEXTE L audit réalisé par la Cour des Comptes européennes

Plus en détail

D un G8 à l autre : suivi des engagements de l Aquila sur la sécurité alimentaire

D un G8 à l autre : suivi des engagements de l Aquila sur la sécurité alimentaire Note Oxfam France juin 2010 D un G8 à l autre : suivi des engagements de l Aquila sur la sécurité alimentaire Analyse de l APD française au secteur agriculture et sécurité alimentaire La crise alimentaire

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Associations Dossiers pratiques

Associations Dossiers pratiques Associations Dossiers pratiques Optimisez la gestion financière de votre association (Dossier réalisé par Laurent Simo, In Extenso Rhône Alpes) Les associations vivent et se développent dans un contexte

Plus en détail

Programme de stabilité 2015-2017 Quel impact sur l investissement local?

Programme de stabilité 2015-2017 Quel impact sur l investissement local? Le 3 juillet 2014 Programme de stabilité 2015-2017 Quel impact sur l investissement local? Guy Gilbert * et Alain Guengant ** Les résultats qui suivent sont obtenus sous l hypothèse que les comportements

Plus en détail

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR ÉPREUVE DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES CAS LIBERCLIC

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR ÉPREUVE DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES CAS LIBERCLIC BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR ÉPREUVE DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES CAS LIBERCLIC La commission de choix de sujets a rédigé cette proposition de corrigé, à partir des enrichissements successifs apportés

Plus en détail

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION On constate trois grandes phases depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale: 1945-fin 50: Deux blocs économiques et

Plus en détail

Développement des compétences humaines de la Cour des comptes en République Démocratique du Congo

Développement des compétences humaines de la Cour des comptes en République Démocratique du Congo Développement des compétences humaines de la Cour des comptes en République Démocratique du Congo I. OBJECTIFS POURSUIVIS DANS LE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES HUMAINES. Dans la réalisation de leur noble

Plus en détail

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI note nº 08 NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI 1. Résumé SOUTIEN AUX PME ET À LEURS EMPLOYÉS PENDANT LA CRISE La crise financière et économique mondiale érige un certain nombre d obstacles

Plus en détail

La politique monétaire. Lionel Artige HEC Université de Liège

La politique monétaire. Lionel Artige HEC Université de Liège La politique monétaire Lionel Artige HEC Université de Liège La politique monétaire d hier et d aujourd hui Hier Autrefois, les Etats battaient monnaie et les banques centrales dépendaient directement

Plus en détail

Le Pacte de responsabilité et de solidarité

Le Pacte de responsabilité et de solidarité Le Pacte de responsabilité et de solidarité La France est à un moment décisif. Depuis plus de dix ans, l appareil de production s est affaibli, la compétitivité s est détériorée et le niveau de chômage

Plus en détail

LES IMPLICATIONS FISCALES DE L ACCORD D ASSOCIATION UE- MAROC

LES IMPLICATIONS FISCALES DE L ACCORD D ASSOCIATION UE- MAROC LES IMPLICATIONS FISCALES DE L ACCORD D ASSOCIATION UE- MAROC Mohamed SBIHI Professeur à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Rabat-Agdal Dans un contexte d ouverture, caractérisé

Plus en détail

Quels enseignements de l expérience française (1983-1990)

Quels enseignements de l expérience française (1983-1990) Développement des marchés de capitaux Quels enseignements de l expérience française (1983-1990) Séminaire de clôture Tunis, le 23 mai 2013 Françoise Drumetz Directeur de la coopération extérieure CONTEXTE

Plus en détail

LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE

LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE Michel MOUILLART Directeur Scientifique de l Observatoire de l Endettement des Ménages

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Epargne et investissement

Epargne et investissement Epargne et investissement Nature du sujet : Sujet de type «mise en relation». Mots-clés / Définitions : Tous! «Epargne» : Part du revenu qui n est pas consommée Epargne des ménages : - Concept le plus

Plus en détail

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise On ne peut concevoir l entreprise comme une entité isolée du milieu dans lequel elle agit. L entreprise

Plus en détail

Contrat d objectifs et de moyens relatif au développement de l apprentissage dans la région Languedoc Roussillon 2005-2009

Contrat d objectifs et de moyens relatif au développement de l apprentissage dans la région Languedoc Roussillon 2005-2009 Contrat d objectifs et de moyens relatif au développement de l apprentissage dans la région Languedoc Roussillon 2005-2009 Vu l article 52 de la loi n 93-1313 du 20 décembre 1993 relative au travail, à

Plus en détail

Le financement de l entreprise

Le financement de l entreprise Le financement de l entreprise Lors de sa création, puis au cours de son développement, l entreprise au moment opportun, doit détenir les ressources financières nécessaires pour faire face à ses échéances,

Plus en détail

CADRAGE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENTS PUBLICS 2013 2015

CADRAGE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENTS PUBLICS 2013 2015 REPUBLIQUE DE COTE D IVOIRE Union Discipline Travail CADRAGE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENTS PUBLICS 2013 2015 Avec l appui de l ensemble de ses partenaires au développement, notamment www.gcpnd.gouv.ci

Plus en détail

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Que dit le Traité de Rome en matière monétaire? Pas de propos très détaillés. Ce qui est mentionné, c est l ambition de créer une aire régionale

Plus en détail

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte Partie 3: L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte On abandonne l hypothèse d économie fermée Les échanges économiques entre pays: importants, en

Plus en détail

Comité monétaire et financier international

Comité monétaire et financier international Comité monétaire et financier international Trente-et-unième réunion 18 avril 2015 Déclaration de Mr. Regis Immongault Ministre de l économie, de la promotion des investissements et de la prospective Gabon

Plus en détail

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés POUR DIFFUSION : À Washington : 9h00, le 9 juillet 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À DIFFUSION Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés La croissance

Plus en détail

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008)

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008) Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008) Excellences, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Chers amis, Quelles méthodes, quels instruments pour

Plus en détail

sortir l assurance invalidité du piège de la dette

sortir l assurance invalidité du piège de la dette 23 OCTOBRE 2011 FICHE THEMATIQUE : ASSURANCE INVALIDITE sortir l assurance invalidité du piège de la dette Au cours des 20 dernières années, l assurance invalidité suisse (AI) s est inexorablement enfoncée

Plus en détail

Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young

Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young Aperçu Au cours de la première moitié des années 1990, le Canada était

Plus en détail

BTS FINANCIERS ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET ÉCONOMIE D ENTREPRISE SESSION 2013

BTS FINANCIERS ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET ÉCONOMIE D ENTREPRISE SESSION 2013 La commission de choix de sujets a rédigé cette proposition de corrigé, à partir des enrichissements successifs apportés aux différents stades d élaboration et de contrôle des sujets. Pour autant, ce document

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

Réforme du crédit à la consommation Position de la CCIP

Réforme du crédit à la consommation Position de la CCIP Rapports et études Les prises de position de la Chambre de commerce et d industrie de Paris Réforme du crédit à la consommation Position de la CCIP Rapport de Monsieur Philippe HOUZÉ avec la collaboration

Plus en détail

Consultations prébudgétaires 2011-2012

Consultations prébudgétaires 2011-2012 Présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes 12 août 2011 Sommaire Dans le cadre des consultations prébudgétaires du Comité permanent des finances de la Chambre des communes, le

Plus en détail

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Présentation à l Association des économistes québécois Le 19 mai 25 Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Kevin G. Lynch Administrateur Fonds

Plus en détail

L implantation des banques marocaines en Afrique

L implantation des banques marocaines en Afrique L implantation des banques marocaines en Afrique L intégration de l économie marocaine à l économie mondiale est désormais une évidence qui fait l unanimité, le dynamisme de cette intégration a été rendu

Plus en détail

Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats

Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats Rapport du Secrétaire général Résumé Lors du Sommet mondial de septembre 2005, les dirigeants des pays

Plus en détail

QUELLE DOIT ÊTRE L AMPLEUR DE LA CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE POUR RAMENER LA DETTE À UN NIVEAU PRUDENT?

QUELLE DOIT ÊTRE L AMPLEUR DE LA CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE POUR RAMENER LA DETTE À UN NIVEAU PRUDENT? Pour citer ce document, merci d utiliser la référence suivante : OCDE (2012), «Quelle doit être l ampleur de la consolidation budgétaire pour ramener la dette à un niveau prudent?», Note de politique économique

Plus en détail

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,

Plus en détail

3 ) Les limites de la création monétaire

3 ) Les limites de la création monétaire 3 ) Les limites de la création monétaire Si un banquier n a besoin que de son stylo pour créer de la monnaie, on peut se demander ce qui empêche une création infinie de monnaie. En fait, la création monétaire

Plus en détail

Audit financier & budgétaire de la Ville de Clamart

Audit financier & budgétaire de la Ville de Clamart Audit financier & budgétaire de la Ville de Clamart Ville de Clamart PARTENAIRES Finances Locales Avril 2015 Ville de Clamart 1 Présentation de PARTENAIRES Finances Locales PARTENAIRES Finances Locales

Plus en détail

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010 Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne FMI Département Afrique Mai 21 Introduction Avant la crise financière mondiale Vint la grande récession La riposte politique pendant le ralentissement

Plus en détail

Prix des actifs et politique monétaire

Prix des actifs et politique monétaire Prix des actifs et politique monétaire André ICARD Conférence prononcée lors des premières doctoriales MACROFI Poitiers 6 Avril 2006 1 Introduction Les succès dans la lutte contre l inflation ont influencé

Plus en détail

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté. Forces, limites et options stratégiques

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté. Forces, limites et options stratégiques Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté Forces, limites et options stratégiques Lahcen ACHY Economiste Principal, Centre Carnegie du Moyen Orient Septembre 2010 Le Maroc a enregistré

Plus en détail

Principaux Indicateurs Conjoncturels

Principaux Indicateurs Conjoncturels BANQUE CENTRALE DE TUNISIE Direction Générale des Statistiques Principaux Indicateurs Conjoncturels 21 Mars 2015 2 FICHES : Fiche n 1 : Secteur réel Fiche n 2 : Evolution des principaux soldes de la balance

Plus en détail

L'émission d'obligations souveraines internationales : défis et nouvelles perspectives pour l Afrique subsaharienne

L'émission d'obligations souveraines internationales : défis et nouvelles perspectives pour l Afrique subsaharienne L'émission d'obligations souveraines internationales : défis et nouvelles perspectives pour l Afrique subsaharienne Perspectives économiques régionales de l Afrique subsaharienne FMI, Département Afrique

Plus en détail

CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L'OCDE

CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L'OCDE CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L'OCDE CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N 1 AJUSTEMENT ET ÉQUITÉ par Christian Morrisson L'ajustement n'est pas synonyme d'aggravation de la pauvreté Ajuster avant la crise permet

Plus en détail

L accumulation de réserves de change est-elle un indicateur d enrichissement d une nation?

L accumulation de réserves de change est-elle un indicateur d enrichissement d une nation? L accumulation de réserves de change est-elle un indicateur d enrichissement d une nation? Edouard VIDON Direction des Analyses macroéconomiques et de la Prévision Service des Études macroéconomiques et

Plus en détail

Changement de moteur

Changement de moteur (CEPII) Présentation de l économie mondiale 2008 On l attendait depuis longtemps! Le déséquilibre de la croissance et les global imbalances Chaque année, commentaire du creusement continu du déficit courant

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire Des fiches pour mieux comprendre l'actualité économique Guerre des changes A l heure actuelle, les Banques Centrales dessinent leurs stratégies de sortie de crise. Deux grands groupes émergent : La Banque

Plus en détail

Taux de change : Le dollar canadien au-dessus de la parité?

Taux de change : Le dollar canadien au-dessus de la parité? Taux de change : Le dollar canadien au-dessus de la parité? Introduction On se souvient que le dollar canadien avait dépassé le seuil de la parité en 2008 avant la crise financière sous l impulsion de

Plus en détail

MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE = PROSPÈRE :

MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE = PROSPÈRE : MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) 1ER - DE LA CRISE À LA GUERRE DE LA CRISE À LA GUERRE (1929-1945) L ÉCONOMIE EN CRISE DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE

Plus en détail

Le système d accréditation n est pas un système basé sur la conformité à la. de ce fait, il se différencie

Le système d accréditation n est pas un système basé sur la conformité à la. de ce fait, il se différencie Système d accreditation des organismes de formation Origine, objectifs et méthodologie du système d accréditation Carlos Capela Coordinateur du projet INOFOR - Institut pour l innovation dans la formation

Plus en détail

Les ménages et le crédit

Les ménages et le crédit Les ménages et le crédit Marseille 16 novembre 2011 1 Tous droits réservés 2011 Objectif et plan PLAN DE LA PRÉSENTATION Etat des lieux : Endettement et surendettement Bien souscrire son crédit immobilier

Plus en détail

AUDITION SUR LE CIR : LA REFORME PROFITE-T-ELLE AUX PME?

AUDITION SUR LE CIR : LA REFORME PROFITE-T-ELLE AUX PME? AUDITION SUR LE CIR : LA REFORME PROFITE-T-ELLE AUX PME? Propositions de la CGPME Introduction : Nombre d adhérents à votre organisation : Avant propos : Compte tenu du niveau d information qui peut être

Plus en détail

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES eduscol Sciences économiques et sociales - Première ES Science économique 4. La monnaie et le financement Ressources pour le lycée général et technologique Fiche 4.3 : Qui crée la monnaie? INDICATIONS

Plus en détail

1. La fonction de règlement ne peut être assurée au niveau international que dans des conditions bien différentes. D une part, les agents concernés

1. La fonction de règlement ne peut être assurée au niveau international que dans des conditions bien différentes. D une part, les agents concernés Introduction La notion de système évoque l idée d organisation. Un système monétaire national est l organisation des relations monétaires dans un pays : comment les agents économiques peuvent-ils utiliser

Plus en détail

GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base. Introduction à la gestion de trésorerie

GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base. Introduction à la gestion de trésorerie GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base Leçon 1: Introduction à la gestion de trésorerie Objectifs d apprentissage À la fin de cette leçon, vous devriez: être capable de comprendre

Plus en détail

1. Une petite économie ouverte dans un monde de capitaux parfaitement mobiles

1. Une petite économie ouverte dans un monde de capitaux parfaitement mobiles Le modèle Mundell-Flemming avec parfaite mobilité des capitaux Le modèle Mundell-Flemming (Robert Mundell, Marcus Flemming, début années 1960) est l extension du modèle IS-LM en économie ouverte. Il partage

Plus en détail

LE MARCHE LOCATIF DES BUREAUX FRANCILIENS IL FAUT SAVOIR GARDER RAISON

LE MARCHE LOCATIF DES BUREAUX FRANCILIENS IL FAUT SAVOIR GARDER RAISON LE MARCHE LOCATIF DES BUREAUX FRANCILIENS IL FAUT SAVOIR GARDER RAISON Un vent d optimisme nouveau commence à souffler sur le marché francilien de la location de bureaux. Le volume des transactions s est

Plus en détail