Le développement du jeune enfant

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le développement du jeune enfant"

Transcription

1 Digest 18 Le développement du jeune enfant Deux documents sur la politique et la programmation de l'unicef prepares par L'UNICEF programme de coopération unesco-unicef paris

2 TABLE DES MATIERES PARTIE A - LE DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Un document présenté au Conseil d'administration de TUNICEF en I. Le développement du jeune enfant 1 II. Examen des projets relatifs au développement de l'enfant 27 III. Incidences sur les politiques et les mesures 39 Annexe I Annexe II Liste indicative d'activités de stimulation psychosociale pour le jeune enfant 51 Principaux problèmes du développement de l'enfant et liste indicative d'orientations possibles des programmes dans des situations socio-économiques différentes 53 PARTIE B - LA PROGRAMMATION DES SOINS ET DU DEVELOPPE MENT DE LA PRIME ENFANCE Approches complémentaires et Options de Programme 61 I. Cinq approches complémentaires de la stimulation du développement de l'enfant 61 II. III. La prestation d'un service : Soutien des centres de soins et de développement de la prime enfance 67 L'éducation des responsables des soins donnés aux enfants 87 - (i) -

3 Page IV. Le développement communautaire 101 V. Renforcement des ressources et des capacités nationales 107 VI. Action de préconisation 113 RESUME 117 BIBLIOGRAPHIE (11) -

4 PARTIE A LE DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Un document présenté au Conseil d'administration de 1'UNICEF en 1984 I. LE DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Le développement de l'enfant est un processus dynamique dans lequel il est extrêmement difficile de dissocier les facteurs physiques des facteurs psychosociaux, si ce n'est en termes théoriques. On entend par développement psychosocial le développement cognitif, social et affectif du jeune enfant qui résulte de l'interaction constante entre l'enfant qui grandit et son environnement qui évolue. La mémoire, l'attention, le raisonnement, le langage et la sensibilité ainsi que l'aptitude générale à s'adapter à l'environnement physique et social sont fonction de la maturation biologique du système nerveux et du cerveau. Un minimum de bien-être physique est donc une condition préalable au fonctionnement des facultés mentales. Inversement, les problèmes psychologiques peuvent provoquer de graves troubles physiques et avoir un effet négatif sur la santé et la croissance physique de l'enfant. Le milieu écologique et culturel exerce une influence déterminante sur le développement tant physique que mental. L'interaction entre un enfant et un milieu donné détermine les aptitudes et les facultés qu'il développe et la valeur qui leur est conférée : l'apprentissage des enfants d'agriculteurs de Java-Ouest sera quelque peu différent de celui des enfants de bergers dans 1'altiplano bolivien, et leur groupe social valorisera davantage les compétences qui sont les plus utiles dans le milieu dans lequel ils vivent. De plus, le degré de complexité du groupe social, tel qu'il se manifeste dans ses institutions, son développement économique et ses progrès techniques, déterminera la complexité des aptitudes et des compétences requises

5 Les risques et leurs conséquences Dans un pays en développement pauvre, le jeune enfant est exposé à de multiples dangers. Dans un pays en développement, on ne peut tenir pour acquises ni la satisfaction de besoins aussi élémentaires que le besoin de se nourrir ou de se loger ni l'existence de services sociaux tels que les soins de santé, l'approvisionnement en eau, l'assainissement et l'enseignement. Une grande partie de la population est victime d'une série de circonstances qui peuvent se résumer comme suit : VauvneXt - mojlmx&lctlon p&ndant la. gtioaauie. - mataditi tnaní m.ü 6 b U - maznwouxíon yi^antuli tn.ou.btej> p >y chorno <LUJU> - CAoLt> >anc.< phy quz ex m&ntalz. KuXandía ex ncapacitíi - { aiblz nlvexw d'act vjxi - dtvzjloppejmrvt n^tnádu/i au potuntldi - iojjalí pkoéíiczbjixt é.conom quz à V âge a.dvjütí - pa.umh.iti. On peut mesurer l'ampleur des dangers auxquels sont exposés les enfants des pays en développement à partir de quelques statistiques mondiales pertinentes. Les pays en développement comptent environ 500 millions d'enfants âgés de moins de 6 ans. Le revenu familial est trop faible pour satisfaire les besoins nutritionnels de base de nombre d'entre eux. Ce sont essentiellement ces enfants qui sont également les victimes de plusieurs autres formes de privations, lesquelles mettent gravement en danger leur croissance et leur développement normaux. Pour ne citer que quelques statistiques pertinentes (Rohde, 1983), 40 p. 100 des enfants âgés de moins de 6 ans dans les pays en développement (soit environ 200 millions) souffrent de malnutrition protéino-calorique chronique. Chaque année, près d'un quart des nouveau-nés dans les pays en développement (quelque 17 millions) pèsent moins de 2,5 kilogrammes à la naissance; et la moitié des femmes en âge de procréer (quelque 220 millions) souffrent d'anémie nutritionnelle. On ne dispose pas de données quantitatives ou qualitatives comparables pour les facteurs psychologiques - 2 -

6 et sociaux. Les travaux sur le développement de l'homme, menés pour la plupart dans les pays industrialisés, n'ont pas été d'une grande utilité à cet égard. Les hypothèses théoriques de la psychologie du développement ont privilégié les variables neurologiques et psychologiques ou les facteurs intervenant au sein de la cellule familiale et ont généralement négligé les effets de schémas culturels dominants, l'influence de la famille élargie et de la société ainsi que les problèmes trouvant leur origine dans les structures socio-économiques. Les facteurs biophysiques qui exposent les enfants à des risques n'ont pas non plus suffisamment retenu l'attention. Le manque de renseignements provenant des pays en développement constitue une faiblesse inévitable des résultats des recherches communiqués dans le présent rapport. La promotion du développement psychosocial présuppose une amélioration des conditions influant sur la survie de l'enfant. Parler du développement psychosocial d'un enfant dont la survie physique est menacée n'a guère de sens, mais, c'est aussi une politique à courte vue que de se préoccuper uniquement de la survie de l'enfant et non du développement de son potentiel humain, de la qualité de la vie qu'il mènera et de la contribution qu'il pourra apporter à la société s'il survit. Il faudra donc accorder une attention particulière aux conséquences de la mauvaise santé et de la malnutrition ainsi qu'à l'interaction du développement physique et du développement psychosocial. Evaluation des risques L'identification des facteurs de risque et des groupes vulnérables peut servir de base aux politiques visant à promouvoir le développement mental et social. La notion de risque et l'identification des facteurs de risque et des groupes vulnérables se sont révélées particulièrement utiles pour décrire et analyser l'influence de l'environnement sur le développement de l'enfant, notamment lorsqu'il s'agit de planifier des mesures d'intervention efficaces. Un facteur de risque pour le développement psychosocial de l'enfant pourrait être défini comme suit : - 3 -

7 Une cin.com tance, ou un événement de caractère biologique ou environnemental, important et identifiable, qui anecie Aoit let, hemmej> pendant eut Qtio >&ea >e ou V allaitement, &oix Lei, nouveaunt et le > jeunes en{ antí>, empiche V enfant d' acquérir lej { acultti mentales et lu aptixude níce Aaire à ion adaptation à V environnement ecocultuxel et emble donc indiquer, ta nicuiité d' une prévention ainii que d'une attention et de ioini spéciaux"). Pour que l'identification des facteurs de risque et des groupes vulnérables permette de définir avec précision la politique à suivre et les mesures à prendre, il faut déterminer la fréquence des problèmes de développement et leur gravité quand les enfants sont exposés à des risques. Il faudrait également établir des liens de causalité entre chaque facteur de risque et les problèmes particuliers de développement. Dans la pratique, toutefois, le développement de l'enfant est influencé directement et indirectement par une multiplicité de facteurs biologiques, écologiques et culturels qui agissent les uns sur les autres. Ces influences multiples compliquent l'évaluation du risque et rendent plus difficile l'établissement de liens de causalité spécifiques entre chaque facteur de risque et les problèmes de développement. Néanmoins, il est possible d'identifier des situations dans lesquelles les enfants ont tendance à ne pas se développer normalement et, à partir de là, d'élaborer des politiques et des activités même lorsqu'un rapport précis de cause à effet ne peut être clairement établi. La réduction des risques auxquels sont exposés les enfants pauvres est un élément essentiel du développement de l'enfant. Les aléas du développement de l'enfant ne sont pas répartis également entre tous les groupes sociaux et toutes les régions d'un même pays. La répartition géographique et sociale des services de santé et d'enseignement, le traitement différent réservé aux garçons et aux filles, la répartition de la richesse et des revenus et les pratiques culturelles dominantes sont autant de - 4 -

8 facteurs qui déterminent le type et la gravité des problèmes de développement que connaissent les enfants. Les enfants des groupes sociaux économiquement défavorisés ou marginaux, tels que les minorités ethniques et linguistiques ou les groupes qui vivent dans des régions inaccessibles, sont exposés à de plus grands dangers pour ce qui est de leur développement et moins en mesure de bénéficier des services sociaux qui peuvent exister. Il est peu probable que les inégalités socio-économiques résultant des structures sociales qui existent dans la plupart des pays diminuent sensiblement du fait des activités menées en faveur du développement de l'enfant, sauf peut-être dans les cas où le système sociopolitique général est résolument orienté vers une plus grande justice. Néanmoins, ces inégalités et les obstacles qu'elles opposent au développement des enfants des groupes défavorisés doivent être pris en compte dans les politiques et les programmes en matière de développement de l'enfant. Toute politique visant à réduire les risques pour l'ensemble de la société ne saurait être efficace si elle n'accorde pas une attention particulière aux groupes défavorisés, qui sont les plus vulnérables. Types de risques Grossesse, facteurs prénatals et poids insuffisant à la naissance Une mauvaise nutrition et un mauvais état de santé de la femme enceinte, une vie intra-utérine difficile, un poids insuffisant à la naissance -au-dessous de grammeset des traumatismes infantiles précoces, tous ces éléments peuvent contribuer à l'apparition de problèmes de développement chez l'enfant. En se combinant, ces facteurs entraînent parfois la mort de nourrissons et d'enfants mais le plus souvent ils provoquent des lésions cérébrales de gravité variable qui entraînent, à leur tour,^ différentes formes d'incapacité physique ou mentale (Sameroff et Chandler, 1975). Si l'on manque de données sur la situation sanitaire - 5 -

9 et nutritionnelle de la future mère et sur l'évolution de la grossesse en ce qui concerne les pays en développement, les informations ayant trait au poids insuffisant à la naissance sont toutefois un peu plus nombreuses. Un poids insuffisant à la naissance résultant d'une malnutrition prénatale rend l'enfant vulnérable. Dans TeT pays industrialises, les deux tiers des nourrissons nés avec un poids insuffisant sont en fait des prématurés, alors que les trois quarts des nourrissons présentant les mêmes caractéristiques dans les pays en développement sont nés à terme. Autrement dit, dans les pays en développement, ces bébés souffrent de la malnutrition de leur mère pendant la grossesse. Le pourcentage des enfants ayant un poids insuffisant à la naissance dans ces pays est beaucoup plus élevé qu'en Europe - jusqu'à 25 p. 100 du nombre total des naissances vivantes contre 6 à 9 p (Organisation mondiale de la santé, 1980). Les dangers que ce phénomène représente pour la santé sont bien connus; dans les pays en développement, il est en effet responsable de 30 à 40 p. 100 des taux de mortalité infantile. On dispose de relativement peu de données en ce qui concerne l'influence du poids insuffisant à la naissance sur le développement mental de l'enfant dans les pays en développement mais il est permis de penser que les facteurs sociaux et environnementaux liés au cadre familial dans lequel vit l'enfant déterminent dans une large mesure son évolution ultérieure. Un milieu favorable où les besoins sanitaires et nutritionnels de l'enfant reçoivent l'attention voulue, ne peut que contribuer à ramener l'enfant dans la voie d'un développement sain. Privé de cette attention, l'enfant ne peut surmonter son handicap de santé initial et il est alors très probable que son développement mental en souffrira. Malheureusement, ces mêmes facteurs, étroitement liés à la situation socio-économique de la famille, qui sont la cause du problème, sont aussi un obstacle à sa solution. Une action en ce domaine nécessite la réponse à une double question : premièrement, que faire pour empêcher que les enfants naissent avec un poids insuffisant, en particulier ceux appartenant aux groupes économiquement défavorisés; deuxièmement, comment épargner aux enfants des milieux pauvres, victimes de ce handicap, les difficultés - 6 -

10 qui les empêcheront d'acquérir les aptitudes nécessaires à une bonne insertion dans le milieu socio-culturel. Malnutrition C<w.ence en o go-ez&mín i> Bien que les carences en oligo-éléments (vitamines et minéraux) soient généralement liées à la malnutrition protéino-calorique, il est utile dans certains cas de mettre en oeuvre des programmes spéciaux pour y remédier. Les anémies nutritionnelles débilitantes, qui diminuent, à tout âge, la capacité de travail et affectent la faculté de concentration chez l'enfant et son aptitude à assimiler des connaissances, sont extrêmement répandues. La carence en fer en est la raison principale mais la carence en folate est également importante, notamment chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. La carence en iode est largement répandue dans certains pays en développement où elle est souvent cause aussi bien de crétinisme, qui est une forme extrême d'arriération mentale, que de surdi-mudité. Certaines formes moins graves d'insuffisance en iode, lorsqu'elles interviennent en cours de grossesse ou dans les premières années de l'enfance, peuvent être cause de troubles névrotiques légers. Les estimations les plus prudentes situent le nombre de personnes de tous âges qui, à un moment donné souffrent d'insuffisance en iode, à au moins 600 millions (Matovinovic, 1983). L'avitaminose A, très fréquente dans beaucoup de pays en développement, peut, sous sa forme extrême, être cause de cécité (xérophthalmie). De même, le rachitisme (carence en vitamine D) est répandu dans les pays où, comme c'est le cas au Moyen-Orient ou en Chine, les nourrissons ne sont pas exposés au soleil. L'organisme humain possède une extraordinaire capacité d'adaptation qui lui permet de vivre avec de faibles rations de certains éléments nutritifs. Toutefois, il y a des limites précises à cette adaptation et la combinaison de carences multiples peut souvent être à l'origine d'effets synergiques négatifs. La solution réside en général dans un régime alimentaire suffisant et équilibré, même si des efforts supplémentaires sont parfois nécessaires, en cas de carence - 7 -

11 en iode, en fer et en vitamine A ou D. Dans certains cas, les aliments appropriés existent mais ne sont pas consommés en quantité suffisante et il faut prendre des mesures dans le domaine de l'éducation nutritionnelle; toutefois, on ne peut espérer obtenir de résultats significatifs sans tenir compte de la production, de la distribution et de la consommation des produits nutritifs. Simultanément, les activités de stimulation qui aident au développement psychosocial de l'enfant contribuent aussi au succès des programmes visant à améliorer son état nutritionnel. McutnuüvLLLon paottino-catonáque. La malnutrition protéino-calorique est l'un des problèmes nutritionnels et sanitaires les plus répandus dans le monde. Il y a des différences importantes, sur les plans clinique et fonctionnel, entre une malnutrition protéino-calorique légère ou moyenne et une malnutrition grave; cette dernière se traduit, entre autres, par le marasme (insuffisance protéique et calorique généralisée) et le kwashiorkor (insuffisance protéique) et est beaucoup moins répandue que la malnutrition légère ou moyenne. Parmi les populations qui souffrent de malnutrition endémique, on a pu constater un lien systématique entre le retard de croissance et la médiocrité des résultats aux tests permettant d'évaluer le quotient intellectuel ou le quotient de développement et aux mesures des facultés cognitives (faculté de concentration ou aptitude à assimiler des connaissances). Des études sur les effets des compléments nutritionnels administrés aux enfants et aux nourrissons vulnérables dans ce domaine ont montré que ceux-ci exerçaient une action relativement bénéfique sur le développement mental et moteur des enfants jusqu'à l'âge d'environ trois ans. Au-delà, toutefois, cet effet n'était plus perceptible, sauf dans les cas où ces compléments étaient accompagnés d'un effort réel d'éducation des enfants et des mères. Ainsi, à Cali (Colombie), un projet d'intervention en matière de nutrition, à l'intention d'enfants âgés de trois ans et demi à sept ans, souffrant d'une malnutrition légère ou de gravité moyenne, a été mis en oeuvre, associant - 8 -

12 les soins médicaux et les efforts d'éducation (McKay et al., 1978). Le traitement s'échelonnait sur quatre périodes correspondant à l'âge des enfants et deux groupes témoins ont été constitués, l'un choisi dans les mêmes quartiers pauvres sur lesquels portait le projet et l'autre dans un groupe socio-économique à revenu élevé. La journée de traitement type comprenait six heures d'activités intégrées, soit environ quatre heures consacrées à l'éducation et deux heures à la santé, la nutrition et l'hygiène. Les résultats ont montré que l'impact initial du traitement était d'autant plus élevé que l'enfant était jeune au début de l'intervention. De même, les avantages retirés du traitement étaient proportionnels à sa durée. Toutefois, bien que tous les groupes aient tiré des avantages du traitement, on a constaté que ceux-ci diminuaient à mesure que les enfants grandissaient et ce, bien qu'ils aient continué à suivre le programme. Tous les groupes qui en ont bénéficié ont obtenu de meilleurs résultats globaux, en matière de capacité cognitive générale, que le groupe témoin pris dans les mêmes quartiers pauvres mais aucun d'eux n'a atteint les résultats du groupe témoin issu des quartiers à revenu élevé. L'analyse des données relatives à l'afrique, à l'asie et à l'amérique latine montre qu'une malnutrition protéinocalorique grave et chronique au cours des premiers mois de la vie provoque un retard non négligeable du développement mental de l'enfant (Pol 1 itt et Thomson, 1977). Des retards analogues ont été mis en lumière par des études faites une à deux années après la période initiale de malnutrition. Il est toutefois prouvé qu'une malnutrition protéino-calorique précoce grave peut être surmontée. Ainsi, en Jamaïque, grâce à un programme expérimental bien conçu, on est parvenu à des résultats notables en ce qui concerne le développement mental d'enfants souffrant de malnutrition grave et ceci, par la récupération nutritionnelle et un programme de stimulation. Ce programme prévoyait des périodes de jeu pendant le séjour des enfants à l'hôpital puis des visites à domicile par des agents sanitaires des collectivités qui s'attachaient à faire participer les mères aux activités du programme. Au bout d'une année, le groupe traité obtenait les mêmes résultats sur l'echelle de développement de Griffith qu'un groupe témoin composé d'enfants bien nourris et des résultats sensiblement meilleurs que ceux d'un autre groupe - 9 -

13 qui avait bénéficié du traitement hospitalier mais non pas du programme de stimulation à domicile (McGregor et al., 1978 et 1979). Ces résultats sont conformes à l'hypothèse selon laquelle, même en état de traumatisme biologique, l'organisme a la capacité de reprendre la voie d'un développement normal, en particulier au cours des 18 à 24 premiers mois de vie (Scarr-Salapatek, 1976, et McCall, 1981), surtout si ce processus se déroule dans un environnement stimulant. Ce retour à un développement normal est toutefois très peu probable dans les cas où l'enfant reste dans un environnement néfaste qui répond mal à ses besoins biophysiques ou psychosociaux. En résumé, des données relatives aux effets de la malnutrition sur le développement mental de l'enfant et aux efforts tendant a en atténuer les effets négatifs, on peut tirer les conclusions suivantes : (a) Une malnutrition protéino-calorique grave et chronique au cours des premiers mois de la vie a des conséquences à long terme sur le développement de l'enfant. La récupération nutritionnelle suivie d'une stimulation psychosociale à domicile peut aider l'enfant à surmonter son incapacité mentale. Pour ce qui est de la politique sociale, il est évidemment préférable de mettre l'accent sur les mesures préventives afin d'éviter aux enfants une malnutrition protéino-calorique grave et à la collectivité l'intervention coûteuse que cette malnutrition nécessite; (b) Les enfants dont la ration alimentaire correspond à un nombre de calories insuffisant retrouvent un équilibre énergétique en réduisant leurs activités mais les conséquences fonctionnelles de ce processus d'adaptation sont encore inconnues. Cependant, en bas âge et pendant la période préscolaire, l'enfant fait son apprentissage par l'exploration du monde environnant et une baisse de son niveau d'activité peut par conséquent avoir de graves conséquences sur son développement mental;

14 (c) La malnutrition, grave ou moyenne, est étroitement liée à des facteurs négatifs, propres au milieu où vit l'enfant et préjudiciables à son développement mental. Des mesures spécifiques de nutrition ou de stimulation qui ne tiendraient pas compte de facteurs environnementaux tels que l'insalubrité du logement, l'absence de protection familiale normale, l'inadaptation de l'éducation et des taux de mortalité élevés parmi les frères et soeurs (Richardson, 1974 et Richardson et al., 1975) ne pourraient donner, dans le meilleur des cas, que des résultats limités et de courte durée. Allaitement maternel et sevrage L'allaitement maternel a de multiples conséquences sur le développement de l'enfant. Les avantages qu'il représente sur le plan immunologique et nutritionnel sont d'une grande importance pour les pays en développement où les enfants grandissent souvent dans un environnement caractérisé par un bas niveau d'hygiène et de mauvaises conditions sanitaires et où les maladies transmissibles sont très répandues. Cependant, malgré ses effets bénéfiques, l'allaitement maternel tend de plus en plus à être remplacé par l'allaitement artificiel, dans de nombreux pays en développement, et ceci principalement du fait de circonstances socio-économiques qui séparent le nourrisson de la mère allaitante. Les contraintes liées a l'exercice d'un emploi, la malnutrition et la maladie des mères, de même que l'insuffisance de lait maternel, sont les causes essentielles de la régression de ce type d'allaitement, surtout parmi les groupes à faible revenu. Ce sont les pays d'amérique latine qui enregistrent le recul le plus net dans ce domaine, tant en importance qu'en durée. Des pratiques de sevrage peu appropriées et, en particulier, l'insuffisance nutritionnelle des aliments de sevrage (faible valeur énergétique des aliments ou rations trop espacées) et la non-conformité de leur manipulation aux règles de l'hygiène, constituent un problème =très répandu dans les pays en développement où ils provoquent chez un grand nombre de jeunes enfants, des diarrhées débilitantes

15 et un état de malnutrition. Dans l'alimentation du nourrisson, la question de l'âge à partir duquel le lait maternel ne peut plus constituer la seule source d'éléments nutritifs est une question importante. On peut lire dans un rapport que, dans certaines conditions, le lait maternel peut cesser d'être une source suffisante de nutriments dès l'âge de trois mois (Comité des programmes internationaux de nutrition, Conseil national de la recherche, 1983). Le besoin d'éléments nutritifs complémentaires se fait généralement sentir entre quatre et six mois. Les propriétés immunologiques du lait maternel constituent une protection durant toute la période d'allaitement maternel mais, vers la fin de cette période, l'apport calorique et protéique ne permet plus à l'enfant de poursuivre sa croissance et de maintenir un niveau normal d'activité. Il est par conséquent essentiel que l'enfant soit nourri au sein, du moins pendant les premiers mois de son existence, et ceci pour des raisons nutritionnelles, immunologiques et psychologiques. Mais, en même temps, il ne faut pas oublier qu'après quelques mois, l'enfant a besoin d'un apport de suppléments nutritifs. Il importe aussi d'éduquer les mères en ce qui concerne les aliments et les coutumes de sevrage et les règles d'hygiène à respecter lors de la manipulation des aliments destinés à l'enfant. Maladies transmissibles Les maladies transmissibles, lorsqu'elles n'entraînent pas la mort de l'enfant, compromettent son développement mental, en réduisant son énergie et en freinant sa capacité d'assimilation de connaissances et d'interaction avec le monde extérieur. L'impact des maladies infectieuses sur le développement physique des enfants a été examiné sous tous ses aspects, mais les données dont on dispose s'agissant des effets de ces maladies sur le développement mental de l'enfant sont beaucoup plus limitées. D'une étude effectuée à Taïwan, portant sur les rapports entre la maladie durant les six premiers mois de la vie et les résultats obtenus aux tests de motricité et de

16 développement mental, il ressortait que les enfants bien portants étaient nettement en avance sur ceux qui avaient souffert de l'un quelconque ou des deux groupes de maladies ci-après : gastro-entérite et infections des voies respiratoires supérieures (Pollitt, sous presse). Toute infection est en même temps un handicap nutritionnel. On mentionnera à ce sujet la diarrhée qui touche pratiquement tous les enfants dans les pays en développement, avec une moyenne de trois à quatre crises par an. Elle constitue un danger grave pour la santé dans environ 10 p. 100 des cas et est responsable de près d'un tiers de la mortalité infantile. Des crises diarrhéiques répétées freinent l'absorption des éléments nutritifs par l'organisme de l'enfant, ce qui entraîne chez ce dernier, faiblesse, perte de poids, vulnérabilité à d'autres infections et retard de croissance. D'après une étude de la Banque mondiale, la combinaison de ces facteurs est la cause principale du déficit chronique de croissance, tant physique que mental, dont souffrent plus de 200 millions d'enfants déshérités dans le monde (2). Toute action menée en vue d'assurer le développement de l'enfant doit tendre en priorité à protéger ce dernier contre le fléau des maladies transmissibles, c'est-à-dire mettre un terme aux décès prématurés et à prévenir les handicaps physiques et mentaux. Il importe que les gouvernements soutiennent les objectifs et politiques qu'ils se sont fixés par des mesures faisant largement appel aux méthodes existantes, simples et relativement peu coûteuses, telles que la vaccination contre les maladies evitables les plus répandues, la généralisation de la réhydratation par voie buccale pour traiter les maladies diarrhéiques, des pratiques adéquates d'alimentation du nourrisson, l'éducation en matière de santé, d'hygiène et d'assainissement et l'extension des réseaux d'eau potable et de voierie. Le milieu familial La iamitto. en dá.^á.cujltt L'enfant dépend presque entièrement des ^autres pour sa survie et son développement physique et psychologique. Au premier stade de la vie surtout, les soins qui l'entourent

17 sont généralement ceux de ses parents ou de la famille élargie, c'est-à-dire un groupe dont les membres sont apparentés, dans lequel le père et la mère partagent avec d'autres la responsabilité d'élever l'enfant. En tant qu'institution, la famille est, presque toujours, soumise à des pressions de types divers. Pour ne donner qu'un exemple, tant dans les zones urbaines que rurales, les familles subissent de très fortes tensions, de nombreuses zones rurales ne pouvant faire vivre les familles les plus pauvres, qui sont aussi généralement celles qui ne possèdent pas de terres et les villes constituant un pôle d'attraction, en raison des plus grandes possibilités économiques qu'elles semblent offrir. Il en résulte une migration partielle ou complète des familles vers la vie incertaine des taudis et des bidonvilles. Ce processus migratoire a notamment pour conséquence, non seulement de contribuer à l'accroissement démographique naturel, mais aussi d'augmenter le nombre de familles à faible revenu qui s'installent dans les villes où elles survivent très difficilement. D-ûnewAtoit de. a. ^anújülz ex fiang de ncul&aance. Les familles nombreuses diminuent les chances de développement de l'enfant, surtout dans les groupes à faible revenu. En effet, une mère de 40 ans, souffrant de malnutrition et qui a déjà eu six ou sept grossesses, peut difficilement offrir à un nouvel enfant des conditions de vie intra-utérines optimales, comme elle risque de ne pas avoir assez de lait pour le nourrir pendant les six premiers mois. Cet enfant est donc vulnérable avant même d'être né. Il est également probable que la mère aura des difficultés à accorder au nouveau-né l'attention et les soins qu'il requiert du fait de l'attention qu'exigent les autres frères et soeurs, en plus du fardeau que constituent ses nombreuses tâches, ménagères ou autres, telles que le travail de la terre. L'influence du nombre de frères et soeurs sur le développement de l'enfant se traduit, dans sa forme extrême, par la mortalité infantile. Selon des rapports de recherche, à Santiago (Chili) comme à Monterey (Mexique), la mortalité infantile qui était de 40 p naissances vivantes pour

18 le premier né, passait a 90 p pour le cinquième enfant et les suivants (Puffer et Serano, 1973). De nombreuses études portant sur divers pays ont fait ressortir que les familles nombreuses souffraient plus fréquemment de malnutrition et que les derniers nés étaient plus vulnérables dans ce domaine (Gupta et Mwambe, 1976 et Roberts, 1975). Ces données ne prouvent pas nécessairement qu'un grand nombre de frères et soeurs constituent en soi un obstacle au développement physique et mental de l'enfant; en fait, on peut même faire valoir que les familles nombreuses n'ont pas les mêmes problèmes pour élever leurs enfants que les familles nucléaires réduites et que les possibilités d'interaction sociale pendant la croissance de l'enfant y sont plus grandes. Toutefois, la dimension importante de la famille coïncide souvent avec la présence d'un ensemble cohérent de conditions : un faible revenu familial, des naissances rapprochées, un bas niveau d'instruction des parents, des grossesses à un âge trop précoce ou trop avancé et de mauvaises conditions de logement et d'hygiène. CompoA tlon d< ta. ^amwln <it VUJMOJUL dej> mèaza Un environnement susceptible d'être peu favorable au développement du jeune enfant est la famille monoparentale dans laquelle la mère travaille à l'extérieur et dispose d'un revenu qui ne lui permet pas de faire garder son jeune enfant de manière adéquate. C'est malheureusement la situation dans laquelle se trouvent de nombreuses familles dans les grandes agglomérations urbaines des pays en développement et ce nombre croîtra sans aucun doute à l'avenir. Dans un bidonville salvadorien, par exemple, 21 p. 100 des familles se trouvaient dans cette situation en 1975 (Nieves, 1979). Il ne s'agit pas là d'un phénomène exclusivement urbain. En effet, dans certaines régions d'afrique australe on compte jusqu'à un tiers de familles ayant une femme à leur tête. Dans un nombre sans cesse croissant de ménages, les femmes sont le principal soutien économique, voire le seul, en raison notamment de la dissolution des familles, de la migration et du chômage des hommes. Pour évaluer les conséquences que peut avoir le travail des mères sur le développement des enfants, il convient

19 de tenir compte d'un certain nombre de facteurs. Ainsi la diminution du temps que les femmes peuvent consacrer à leurs enfants, notamment pour les alimenter au sein, l'impossibilité, dans certains cas, de concilier les exigences du travail avec les soins à donner aux enfants, en particulier aux nouveau-nés, éventuellement le manque de compétence des persornes à qui sont confiés les enfants et l'absence de services sociaux ou leur mauvaise qualité (voir Engle, 1982) ont des conséquences néfastes. En revanche, grâce à son salaire la mère peut se procurer nourriture et services; en tant que salariée son statut social se trouve rehaussé; outre veiller au bien-être des enfants, elle doit gérer les affaires de la famille et cela lui donne un sentiment accru d'importance et de compétence; enfin les femmes salariées ont tendance à avoir moins d'enfants et à échelonner davantage les naissances. L'expérience tend à prouver que les désavantages découlant du travail des mères sont dus à l'insuffisance de leurs salaires et à l'incompétence des personnes auxquelles elles sont amenées à confier la garde de leurs enfants plutôt qu'au fait même qu'elles travaillent. Education du rnbiu Au cours de ces dernières années on a constaté à maintes reprises que le niveau d'éducation des mères est l'un des facteurs déterminants de la santé, du bien-être et du développement des enfants. Plus de 24 études différentes réalisées dans 15 pays ont confirmé qu'il s'agit bien là d'un facteur clef même pour des familles d'une même classe économique. Dans plusieurs pays latino-américains ayant des niveaux de développement économique très différents, on a noté que la baisse de la mortalité infantile au cours des deux premières années était toujours liée au nombre d'années de scolarisation des mères (figure 1, page 17)

20 Figure 1 Selected Latin American countries: risk of death between birth and two years of age by years of schooling of mother ( ) _1 1 1 L. Yea's o< «nooi'ds o' ^of* Source : FISE/Commission économique pour l'amérique latine, Indicateurs de la situation des enfants en Amérique latine et aux Caraïbes,

Éducation de la petite enfance Contribution importante à l'égalité des chances

Éducation de la petite enfance Contribution importante à l'égalité des chances Éducation de la petite enfance Contribution importante à l'égalité des chances Thèses et exigences de l'initiative des villes: Politique sociale Introduction Dans sa stratégie 2015 "Élargir la politique

Plus en détail

Cible 5.A. Afrique subsaharienne. Asie du Sud. Océanie. Caraïbes. Asie du Sud-Est

Cible 5.A. Afrique subsaharienne. Asie du Sud. Océanie. Caraïbes. Asie du Sud-Est 28 Objectifs du millénaire pour le développement : rapport de 2013 Objectif 5 Améliorer la santé maternelle Faits en bref XX En Asie de l Est, en Afrique du Nord et en, la mortalité maternelle a diminué

Plus en détail

PROMOTION DE LA SANTE

PROMOTION DE LA SANTE PROMOTION DE LA SANTE Charte d'ottawa La première Conférence internationale pour la promotion de la santé, réunie à Ottawa, a adopté le 21 novembre 1986 la présente "Charte" en vue de contribuer à la réalisation

Plus en détail

La neuvième Conférence internationale des statisticiens du travail, ...

La neuvième Conférence internationale des statisticiens du travail, ... Résolution concernant l'élaboration des statistiques de la sécurité sociale, adoptée par la neuvième Conférence internationale des statisticiens du travail (avril-mai 1957) La neuvième Conférence internationale

Plus en détail

LA PRÉMATURITÉ II.CONSEQUENCE SUR LE DEVELOPPEMENT ET LA SANTE DE L ENFANT

LA PRÉMATURITÉ II.CONSEQUENCE SUR LE DEVELOPPEMENT ET LA SANTE DE L ENFANT LA PRÉMATURITÉ I.DEFINITION Durée de gestation normale : 40 semaines Bébés légèrement prématurés : nés entre 33 et 37 semaines complètes d âge gestationnel ou ont un poids entre 1500 et 2500 grammes ou

Plus en détail

4. Comment la maladie est-elle transmise à l homme? 2. Les composantes des soins de santé primaires : 1. Qu est-ce que l Initiative de Bamako (IB)?

4. Comment la maladie est-elle transmise à l homme? 2. Les composantes des soins de santé primaires : 1. Qu est-ce que l Initiative de Bamako (IB)? GENERALITES SUR : SANTE et MALADIE SOINS de SANTE PRIMAIRES (SSP) INITIATIVE de BAMAKO (IB) Objectifs généraux Au terme de ce module de formation, les participants devraient être capables de: Comprendre

Plus en détail

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales?

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? À seulement cinq ans de l échéance de 2015 fixée pour les OMD, de nombreux pays ont réalisé d importants progrès quant à la réalisation

Plus en détail

SANTÉ DE L ENFANT 9 9.1 CARACTÉRISTIQUES DE L ACCOUCHEMENT. Soumana HAROUNA et Ibrahim CHAIBOU

SANTÉ DE L ENFANT 9 9.1 CARACTÉRISTIQUES DE L ACCOUCHEMENT. Soumana HAROUNA et Ibrahim CHAIBOU SANTÉ DE L ENFANT 9 Soumana HAROUNA et Ibrahim CHAIBOU Au cours de la troisième enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples, on a enregistré, pour tous les enfants nés au cours des cinq

Plus en détail

Analyse et exploitation des données du rapport. du PNUD sur le développement humain

Analyse et exploitation des données du rapport. du PNUD sur le développement humain Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Analyse et exploitation des données du rapport du PNUD sur le développement humain Novembre 1995 Document de travail n 02 Analyse et

Plus en détail

Volet thématique «Enfance, sécurité alimentaire et nutrition»

Volet thématique «Enfance, sécurité alimentaire et nutrition» Volet thématique «Enfance, sécurité alimentaire et nutrition» Résumé des résultats clés et réalisations Problématique Le défi de la sécurité alimentaire et de la malnutrition Ces deux dernières décennies,

Plus en détail

Feuille de route du Caire "Les TIC et la durabilité de l'environnement"

Feuille de route du Caire Les TIC et la durabilité de l'environnement Ministère d'etat pour les affaires environnementales Ministère des communications et des technologies de l'information Cinquième colloque de l'uit "Les TIC, l'environnement et les changements climatiques"

Plus en détail

Mesdames, Messieurs, 14.06.2006

Mesdames, Messieurs, 14.06.2006 Vaincre la pauvreté et la malnutrition Conférence du 14 juin 2006 à Reims Témoignage de Sœur Luci MORREN Fondatrice de l association nicaraguaienne : SOYNICA Mesdames, Messieurs, 14.06.2006 Je remercie

Plus en détail

POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF CA2014-15 # 87

POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF CA2014-15 # 87 POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF Adoptée par le conseil d'administration le 18 février 2014 Politique pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement

Plus en détail

Indicateurs du Recensement Général de la Population et de l Habitation - 1 -

Indicateurs du Recensement Général de la Population et de l Habitation - 1 - INDICATEURS DU RECENSEMENT GENERAL DE LA POPULATION ET DE L HABITATION BENIN 2002 CHITOU FATAHI Intitulé ETAT DE LA POPULATION Effectif de population par sexe Densité de population Taille moyenne des ménages

Plus en détail

SOUTIEN PUBLIC. Ce chapitre décrit la panoplie des allocations et l'effort public de soutien aux familles ayant de jeunes enfants.

SOUTIEN PUBLIC. Ce chapitre décrit la panoplie des allocations et l'effort public de soutien aux familles ayant de jeunes enfants. SOUTIEN PUBLIC Les pouvoirs publics, État, Caisses d'allocations familiales, collectivités locales principalement, ont à la fois une politique de soutien aux familles nombreuses et une politique de soutien

Plus en détail

Garanties fondamentales préconisées par le CPT et les initiatives de l UE

Garanties fondamentales préconisées par le CPT et les initiatives de l UE Strasbourg, le 6 juillet 2010 CPT (2010) 69 (cf. point 29 de l ordre du jour de la 72e réunion) COMITE EUROPEEN POUR LA PREVENTION DE LA TORTURE ET DES PEINES OU TRAITEMENTS INHUMAINS OU DEGRADANTS (CPT)

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

STRATÉGIE MANITOBAINE DE PROMOTION DE L ALLAITEMENT MATERNEL DE

STRATÉGIE MANITOBAINE DE PROMOTION DE L ALLAITEMENT MATERNEL DE STRATÉGIE MANITOBAINE DE PROMOTION DE L ALLAITEMENT MATERNEL DE 2 0 1 3 INTRODUCTION La première stratégie manitobaine de promotion de l allaitement maternel a été conçue à l automne 2006 afin de mettre

Plus en détail

des droits! Tous les enfants ont Convention des droits de l enfant Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.unicef.fr

des droits! Tous les enfants ont Convention des droits de l enfant Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.unicef.fr Tous les enfants ont des droits! Tous les enfants du monde ont les mêmes droits, quels que soient le pays où ils vivent, la couleur de leur peau, leur religion, leur sexe Le droit d avoir un nom, une famille,

Plus en détail

Les principaux types de malnutrition et les déficiences en micronutriments. Direction de la Nutrition

Les principaux types de malnutrition et les déficiences en micronutriments. Direction de la Nutrition Les principaux types de malnutrition et les déficiences en micronutriments Direction de la Nutrition PLAN Les causes de la malnutrition Les différents types de malnutrition Les déficiences en micronutriments

Plus en détail

asdf Deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement Madrid (Espagne) 8-12 avril 2002 madrid

asdf Deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement Madrid (Espagne) 8-12 avril 2002 madrid Madrid (Espagne) 8-12 avril 2002 Promouvoir la santé et le bien-être des personnes âgées : actif «Nous sommes témoins d une révolution silencieuse qui bien au-delà de la sphère démographique a des incidences

Plus en détail

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition 09-0749 1 WHO/EMP/MAR/2009.3 Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition Synthèse des résultats des études publiées entre 1990 et 2006 Organisation

Plus en détail

DONNER NAISSANCE NE DOIT PAS ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT

DONNER NAISSANCE NE DOIT PAS ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT DONNER NAISSANCE NE DOIT PAS ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT Mise à jour avec rétroinformation technique de décembre 2012 Chaque jour, près de 800 femmes meurent durant la grossesse ou l accouchement

Plus en détail

Swiss Working Paper sur la santé dans l agenda post-2015

Swiss Working Paper sur la santé dans l agenda post-2015 Document de travail 20.02.2014 Swiss Working Paper sur la santé dans l agenda post-2015 20.02.2014 Les questions liées à la santé sont des éléments clés dans le cadre des objectifs actuels du Millénaire

Plus en détail

DOCUMENT DE FOND DECLARATION D OTTAWA SUR LA SANTE DE L ENFANT

DOCUMENT DE FOND DECLARATION D OTTAWA SUR LA SANTE DE L ENFANT ASSOCIATION MEDICALE MONDIALE, INC. DOCUMENT DE FOND DECLARATION D OTTAWA SUR LA SANTE DE L ENFANT Les principes généraux figurant dans la Déclaration d Ottawa sont certes nécessaires pour assurer une

Plus en détail

Aperçu. sur les. Prestations familiales. au Luxembourg

Aperçu. sur les. Prestations familiales. au Luxembourg Aperçu sur les Prestations familiales au Luxembourg Introduction Depuis l entrée en vigueur de la loi du 19 juin 1985 concernant les allocations familiales et portant création de la Caisse nationale des

Plus en détail

Combler le fossé en une génération: instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé

Combler le fossé en une génération: instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé Combler le fossé en une génération: instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé Rapport final de la Commission OMS des Déterminants sociaux de la Santé 28 août 2008

Plus en détail

Caritas Europa Shadow Report 2013 Country Summary for Luxembourg. Tendances en matière de pauvreté au Luxembourg (% de la population) :

Caritas Europa Shadow Report 2013 Country Summary for Luxembourg. Tendances en matière de pauvreté au Luxembourg (% de la population) : 1. PAUVRETÉ 1.1. Tendances récentes Développements de la pauvreté et de l'exclusion sociale au Luxembourg sur base des données d'eurostat : Tous les indicateurs de pauvreté ont augmenté depuis le début

Plus en détail

Page : 1 de 9 POLITIQUE DE SUPERVISION DE LA FORMATION DANS LES CENTRES DE FORMATION GÉNÉRALE DES ADULTES

Page : 1 de 9 POLITIQUE DE SUPERVISION DE LA FORMATION DANS LES CENTRES DE FORMATION GÉNÉRALE DES ADULTES POLITIQUE Code : Page : 1 de 9 Titre : POLITIQUE DE SUPERVISION DE LA FORMATION DANS LES CENTRES DE FORMATION GÉNÉRALE DES ADULTES Origine : Le Service de l'éducation des adultes et de la formation professionnelle

Plus en détail

COMMUNIQUE : APPEL A ACTION Quatrième conférence internationale africaine sur le développement de la petite enfance 10-12 novembre 2009 Dakar, Sénégal

COMMUNIQUE : APPEL A ACTION Quatrième conférence internationale africaine sur le développement de la petite enfance 10-12 novembre 2009 Dakar, Sénégal COMMUNIQUE : APPEL A ACTION Quatrième conférence internationale africaine sur le développement de la petite enfance 10-12 novembre 2009 Dakar, Sénégal Plus de 500 délégués venant de 44 pays africains et

Plus en détail

Stratégie visant des écoles saines

Stratégie visant des écoles saines Chapitre 4 Section 4.03 Ministère de l Éducation Stratégie visant des écoles saines Suivi des audits de l optimisation des ressources, section 3.03, Rapport annuel 2013 APERÇU DE L ÉTAT DES RECOMMANDATIONS

Plus en détail

1 A un congé annuel dont la durée est définie, sur la base de vingt-cinq jours ouvrés, au prorata des obligations de service hebdomadaires ;

1 A un congé annuel dont la durée est définie, sur la base de vingt-cinq jours ouvrés, au prorata des obligations de service hebdomadaires ; Sous-section 7 : Exercice des fonctions. Article R6152-613 En savoir plus sur cet article... Les praticiens attachés ont droit : 1 A un congé annuel dont la durée est définie, sur la base de vingt-cinq

Plus en détail

Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie

Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie Contexte de la fistule obstétricale Situation en Mauritanie Progrès au niveau Pays/ Mise en œuvre Défis pour les années à

Plus en détail

PROJET ÉDUCATIF ÉCOLE ASSOMPTION

PROJET ÉDUCATIF ÉCOLE ASSOMPTION PROJET ÉDUCATIF ÉCOLE ASSOMPTION Titre de notre projet : L'estime de soi la clé de la réussite de nos jeunes (adultes en devenir). L'école Assomption se familiarise avec le concept de l'estime de soi.

Plus en détail

Les parents, de grands observateurs

Les parents, de grands observateurs La dernière semaine du mois d août marque la rentrée des classes de près d un million d élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire au Québec. De ce nombre, environ 160 000 enfants ont des besoins

Plus en détail

L'EPS à l'école primaire aucune modification des programmes

L'EPS à l'école primaire aucune modification des programmes L'EPS à l'école primaire aucune modification des programmes Les 3 objectifs sont poursuivis aussi bien à l'école maternelle, qu'à l école primaire MATERNELLE * Favoriser la construction des actions motrices

Plus en détail

Protection Maternelle et Infantile Santé scolaire (33b) Professeur Dominique PLANTAZ Septembre 2004

Protection Maternelle et Infantile Santé scolaire (33b) Professeur Dominique PLANTAZ Septembre 2004 Protection Maternelle et Infantile Santé scolaire (33b) Professeur Dominique PLANTAZ Septembre 2004 Objectifs : indiquer les objectifs de prévention du Service départemental de Protection Maternelle et

Plus en détail

RECOMMANDATION DU CONSEIL DE L OCDE SUR LES BONNES PRATIQUES POUR L'EDUCATION FINANCIERE RELATIVE AUX PENSIONS PRIVEES RECOMMANDATION DU CONSEIL

RECOMMANDATION DU CONSEIL DE L OCDE SUR LES BONNES PRATIQUES POUR L'EDUCATION FINANCIERE RELATIVE AUX PENSIONS PRIVEES RECOMMANDATION DU CONSEIL RECOMMANDATION DU CONSEIL DE L OCDE SUR LES BONNES PRATIQUES POUR L'EDUCATION FINANCIERE RELATIVE AUX PENSIONS PRIVEES RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Bonnes pratiques ont été approuvées par le Conseil de

Plus en détail

METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE

METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE by Du global au local : 2015-2030 - 2050 1 METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE 1 1 L élimination de la pauvreté dans le monde est le premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement

Plus en détail

Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité

Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité Réunis à Genève pour la XXX e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous, membres de ladite Conférence, avons centré

Plus en détail

Manger bien et bouger mieux

Manger bien et bouger mieux Être actif, Manger bien et bouger mieux Être actif, c est la santé! MANGER BIEN ET BOUGER MIEUX Les données et statistiques qui suivent sont tirées du document de l Assembléedes Premières Nations, Les

Plus en détail

2 FONDEMENTS ET PRATIQUES DE L'ÉDUCATION À LA PETITE ENFANCE

2 FONDEMENTS ET PRATIQUES DE L'ÉDUCATION À LA PETITE ENFANCE Introduction En 1997, par sa politique familiale, le gouvernement du Québec fait de la petite enfance une de ses priorités. Il crée les centres de la petite enfance (CPE) regroupant sous la responsabilité

Plus en détail

SITUATION DES ENFANTS 16

SITUATION DES ENFANTS 16 SITUATION DES ENFANTS 16 Soumaïla MARIKO et Ibrahim CHAIBOU La convention internationale relative aux Droits de l Enfant du 20 novembre 1989, en son article 3, alinéa 2, stipule que : «tous les États parties

Plus en détail

5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème

5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème 5 LE CHOIX DES PARTIES DE COURS : UNE PROGRESSION DES APPRENTISSAGES Éléments du cinquième chapitre 5.1 La description de la situation-problème finale 5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème

Plus en détail

LES ACTIONS PREVENTION-SANTÉ EN ENTREPRISES

LES ACTIONS PREVENTION-SANTÉ EN ENTREPRISES Aujourd hui, pour une entreprise «responsable», la santé de tous ses collaborateurs présente un enjeu primordial. Pour la bonne marche de l entreprise, il est évident que des salariés en meilleure santé

Plus en détail

SANTÉ DE LA MÈRE ET L ENFANT

SANTÉ DE LA MÈRE ET L ENFANT ALIBORI 57 ATACORA 37 SANTÉ DE LA MÈRE ET L ENFANT DONGA 53 BORGOU 36 Enquête Démographique et de Santé du Bénin 2011 2012 (EDSB-IV) COLLINES 53 ZOU 62 PLATEAU 29 Décès d enfants de moins d un an pour

Plus en détail

Objectif : les interventions de niveau 1 visent, par un soutien matériel ponctuel, à permettre la continuité de la prise en charge des enfants.

Objectif : les interventions de niveau 1 visent, par un soutien matériel ponctuel, à permettre la continuité de la prise en charge des enfants. AIDE AU DOMICILE DES FAMILLES DEVELOPPEE PAR LES CAF - FICHE RECAPITULATIVE DES MOTIFS ET CONDITIONS D'INTERVENTION DE NIVEAU 1 SOUTIEN A LA CELLULE FAMILIALE. DU FAIT D UNE INDISPONIBILITE DE COURTE DUREE,

Plus en détail

Agir auprès des personnes, soutenir ceux qui aident, préparer l avenir.

Agir auprès des personnes, soutenir ceux qui aident, préparer l avenir. La solidarité : UNE RICHESSE POUR LE QUÉBEC Agir auprès des personnes, soutenir ceux qui aident, préparer l avenir. Depuis la Révolution tranquille, l État québécois a grandement contribué à bâtir une

Plus en détail

I. Introduction (texte rédigé par l'apféé)

I. Introduction (texte rédigé par l'apféé) MISSION D'ÉVALUATION IGAS-IGAEN IGAENR-IGEN IGEN Rapport de juillet 2006 I. Introduction (texte rédigé par l'apféé) Pour mémoire, le Coup de Pouce Clé s'attaque à la source première d'inégalité des chances

Plus en détail

Du bien-être des nations : le rôle du capital humain et social Résumé

Du bien-être des nations : le rôle du capital humain et social Résumé Du bien-être des nations : le rôle du capital humain et social Résumé ORGANISATION DE COOPÉRATION ET DE DÉVÉLOPPEMENT ÉCONOMIQUES DU BIEN-ÊTRE DES NATIONS : LE RÔLE DU CAPITAL HUMAIN ET SOCIAL RÉSUMÉ Introduction

Plus en détail

LE CPE LA GRANDE OURSE UN MILIEU DE VIE STIMULANT POUR VOTRE ENFANT!

LE CPE LA GRANDE OURSE UN MILIEU DE VIE STIMULANT POUR VOTRE ENFANT! LE CPE LA GRANDE OURSE UN MILIEU DE VIE STIMULANT POUR VOTRE ENFANT! Document préparé par Claire Vaillancourt À l intention des parents utilisateurs du milieu collectif Tous droits réservés Chers Parents,

Plus en détail

Deuxième Conférence internationale sur la nutrition. Rome, 19-21 novembre 2014. Document final de la Conférence: Déclaration de Rome sur la nutrition

Deuxième Conférence internationale sur la nutrition. Rome, 19-21 novembre 2014. Document final de la Conférence: Déclaration de Rome sur la nutrition Octobre 2014 ICN2 2014/2 Deuxième Conférence internationale sur la nutrition Rome, 19-21 novembre 2014 Document final de la Conférence: Déclaration de Rome sur la nutrition Nous félicitant de la participation

Plus en détail

3-La théorie de Vygotsky Lev S. VYGOTSKY (1896-1934)

3-La théorie de Vygotsky Lev S. VYGOTSKY (1896-1934) 3-La théorie de Vygotsky Lev S. VYGOTSKY (1896-1934) Psychologue russe contemporain de Piaget, a également élaboré une théorie interactionniste de l'apprentissage, sage, mais qui insiste sur tout sur la

Plus en détail

Commission de la condition de la femme

Commission de la condition de la femme Commission de la condition de la femme la garde des enfants et autres personnes à charge, y compris le partage des tâches et des CSW40 Conclusions concertées (1996/3) Nations Unies, mars 1996 la garde

Plus en détail

Première conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et la lutte contre les maladies non transmissibles (Moscou, 28 et 29 avril 2011)

Première conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et la lutte contre les maladies non transmissibles (Moscou, 28 et 29 avril 2011) Première conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et la lutte contre les maladies non transmissibles (Moscou, 28 et 29 avril 2011) DOCUMENT DE POLITIQUE GÉNÉRALE ALIMENTATION ET NUTRITION

Plus en détail

Croissance et développement en Afrique subsaharienne

Croissance et développement en Afrique subsaharienne Croissance et développement en Afrique subsaharienne Thèmes La création de richesses et la croissance économique 2.1 Les finalités de la croissance Le développement économique 2.2 La dynamique de la croissance

Plus en détail

Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites

Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites Confédération des Organisations Familiales de l Union européenne Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites Commentaire général Le premier

Plus en détail

REGLEMENT INTERIEUR PREAMBULE GENERALITES. Article 1 : Objet. Article 2 : Responsabilité. Article 3 : Organisation. Article 4 : Taux d'encadrement

REGLEMENT INTERIEUR PREAMBULE GENERALITES. Article 1 : Objet. Article 2 : Responsabilité. Article 3 : Organisation. Article 4 : Taux d'encadrement REGLEMENT INTERIEUR PREAMBULE La restauration scolaire est un service public confié à un délégataire. Différentes catégories de personnels interviennent sur le temps de repas. Bien que relevant de statuts

Plus en détail

véhicules de 3,5 % et une augmentation de 1 % du nombre de véhicules assurés. La Régie a trouvé ces hypothèses raisonnables.

véhicules de 3,5 % et une augmentation de 1 % du nombre de véhicules assurés. La Régie a trouvé ces hypothèses raisonnables. Sommaire Le 18 juin 2003, la Société d'assurance publique du Manitoba («la SAPM») a déposé auprès de la Régie des services publics («la Régie») une demande d'approbation des primes d'assurance-automobile

Plus en détail

3 mars 2014 Journée internationale de l ouïe & des soins auditifs

3 mars 2014 Journée internationale de l ouïe & des soins auditifs 3 mars 2014 Journée internationale de l ouïe & des soins auditifs Comment CBM envisage les soins auditifs permettant d éviter une perte de l audition Cette année, le thème retenu par l'organisation mondiale

Plus en détail

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la élever CommenT UN enfant phénylcétonurique Le test de dépistage qui a été pratiqué à la maternité vient de révéler que votre bébé est atteint de phénylcétonurie. Aujourd'hui votre enfant va bien mais vous

Plus en détail

Une école adaptée à tous ses élèves

Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS Une école adaptée à tous ses élèves PLAN D'ACTION EN MATIÈRE D'ADAPTATION SCOLAIRE Québec Ministère de l'éducation Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS

Plus en détail

S engager pour la survie de l enfant: Une promesse renouvelée

S engager pour la survie de l enfant: Une promesse renouvelée S engager pour la survie de l enfant: Une promesse renouvelée Rapport de situation 2013 RÉSUMÉ L UNICEF s est engagé à publier des rapports annuels de situation relatifs à la survie de l enfant en soutien

Plus en détail

Volet thématique «Prévention des crises et consolidation de la paix»

Volet thématique «Prévention des crises et consolidation de la paix» Volet thématique «Prévention des crises et consolidation de la paix» Résumé des résultats clés et réalisations Problématique Prévention des crises et consolidation de la paix : les défis Quelque 1,5 milliard

Plus en détail

Directives du Programme Ontarien de soutien aux personnes handicapées - directives pour le soutien du revenu

Directives du Programme Ontarien de soutien aux personnes handicapées - directives pour le soutien du revenu Directives du Programme Ontarien de soutien aux personnes handicapées - directives pour le soutien du revenu 2.3 - Admissibilité des conjoints, conjointes Résumé de la Politique Une personne est considérée

Plus en détail

UNICEF/97-0627/Lemoyne

UNICEF/97-0627/Lemoyne UNICEF/97-0627/Lemoyne Pourquoi il est important de communiquer et d utiliser les informations sur LA VACCINATION La vaccination Chaque année, 1,7 million d enfants meurent de maladies qui auraient pu

Plus en détail

JOURNÉE INTERNATIONALE DE L ALPHABÉTISATION 2008 L alphabétisation, le meilleur remède

JOURNÉE INTERNATIONALE DE L ALPHABÉTISATION 2008 L alphabétisation, le meilleur remède JOURNÉE INTERNATIONALE DE L ALPHABÉTISATION 2008 L alphabétisation, le meilleur remède Cette année, la Journée internationale de l alphabétisation mettra l accent sur les liens existant entre l alphabétisation

Plus en détail

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1 LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES CONSACRÉE À L EXAMEN ET À L ÉVALUATION D ENSEMBLE DE L APPLICATION DU PROGRAMME POUR L HABITAT LE MILLÉNAIRE Chacun a droit URBAIN...

Plus en détail

Prévention et réduction de la pauvreté des enfants

Prévention et réduction de la pauvreté des enfants Programme d action communautaire dans le domaine de l exclusion sociale Conclusions d une étude stratégique 1 Prévention et réduction de la pauvreté des enfants Dans l Union européenne, les enfants sont

Plus en détail

Aspects Sociaux du développement

Aspects Sociaux du développement Royaume du Maroc Direction de la Politique Économique Générale Aspects Sociaux du développement Mai 2000 Document de Travail N : 52 - Positionnement du Maroc En terme de développement humain. - La pauvreté

Plus en détail

Workshop Gestion de projet- IHEID- MIA- Décembre 2008 Cas Colombie Cucuta

Workshop Gestion de projet- IHEID- MIA- Décembre 2008 Cas Colombie Cucuta PROJET FORMATION DE LEADERS POUR LA DEMOCRATISATION ET LE DEVELOPPEMENT LOCAL DANS LA MUNICIPALITE DE SAN JOSE DE CUCUTA COLOMBIE. 1. CADRE D'INSERTION DU PROJET Les conditions de vie de la population,

Plus en détail

INFORMATIONS CONCERNANT LES CONDITIONS DU DROIT AUX PRESTATIONS DU PLAN DE RETRAITE SUIVANT LES RÈGLEMENTS TCHÈQUES EN MATIÈRE D'ASSURANCE SOCIALE

INFORMATIONS CONCERNANT LES CONDITIONS DU DROIT AUX PRESTATIONS DU PLAN DE RETRAITE SUIVANT LES RÈGLEMENTS TCHÈQUES EN MATIÈRE D'ASSURANCE SOCIALE INFORMATIONS CONCERNANT LES CONDITIONS DU DROIT AUX PRESTATIONS DU PLAN DE RETRAITE SUIVANT LES RÈGLEMENTS TCHÈQUES EN MATIÈRE D'ASSURANCE SOCIALE L'assurance sociale couvre les pensions suivantes : -

Plus en détail

Messieurs les Premiers ministres et Chefs des provinces et des territoires,

Messieurs les Premiers ministres et Chefs des provinces et des territoires, Juillet 2002 Message adressé aux : Premiers ministres et Chefs des provinces et des territoires Sujet : Conférence annuelle des Premiers ministres et mieux-être des enfants Messieurs les Premiers ministres

Plus en détail

LE MEILLEUR DÉPART DANS LA VIE. Naître dans un «Hôpital-Ami des Bébés»

LE MEILLEUR DÉPART DANS LA VIE. Naître dans un «Hôpital-Ami des Bébés» LE MEILLEUR DÉPART DANS LA VIE Naître dans un «Hôpital-Ami des Bébés» LE CHOIX DU MODE D ALIMENTATION Le choix du mode d alimentation de votre bébé est une décision extrêmement importante. Ce dépliant

Plus en détail

L agenda 2030 de développement durable

L agenda 2030 de développement durable L agenda 2030 de développement durable L Agenda 2030 en bref Pourquoi des objectifs mondiaux de développement durable? Le monde est confronté à des défis majeurs, comme l extrême pauvreté, le changement

Plus en détail

PROJET SOCIAL ET CULTUREL

PROJET SOCIAL ET CULTUREL PROJET SOCIAL ET CULTUREL ALFA3A " Association pour le Logement, la Formation et l'animation - Accueillir, Associer, Accompagner ", organisme créé en 1971, est une association à vocation sociale et culturelle,

Plus en détail

Déclaration de Jakarta sur la Promotion de la Santé au XXIème Siècle

Déclaration de Jakarta sur la Promotion de la Santé au XXIème Siècle Déclaration de Jakarta sur la Promotion de la Santé au XXIème Siècle Préambule La quatrième conférence internationale sur la promotion de la santé : "A ère nouvelle, acteurs nouveaux : adapter la promotion

Plus en détail

OBJECTIFS DE LA FORMATION

OBJECTIFS DE LA FORMATION PRESENTATION DU PROGRAMME DE FORMATION DES ACTEURS MEDICAUX HUMANITAIRES DE LA VIM S CHARGES DES INTERVENTIONS D ASSISTANCES HUMANITAIRE DANS LES SITUATIONS DES URGENCES EPIDEMIOLOGIQUES, DES CATASTROPHES

Plus en détail

DELIBERATION DU CONSEIL REGIONAL

DELIBERATION DU CONSEIL REGIONAL REUNION DU 7 FÉVRIER 2014 DELIBERATION N CR-14/01.067 DELIBERATION DU CONSEIL REGIONAL SCHEMA REGIONAL DE L'EDUCATION Stratégie régionale d'adaptation des structures d'accueil et de travail Programme régional

Plus en détail

LES BIENFAITS DU MASSAGE A L'ECOLE

LES BIENFAITS DU MASSAGE A L'ECOLE LES BIENFAITS DU MASSAGE A L'ECOLE Auteurs 1. contact Responsable du projet : Madame B. BOURDAUDHUI et Madame M. MORAWSKI Fonction puéricultrices formées AFME (Association Française Massage à l'école)

Plus en détail

Stratégie intersectorielle Le partenariat FIDA/FBSA pour la sécurité alimentaire

Stratégie intersectorielle Le partenariat FIDA/FBSA pour la sécurité alimentaire Stratégie intersectorielle Le partenariat FIDA/FBSA pour la sécurité alimentaire Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté Valeur ajoutée d une stratégie intersectorielle

Plus en détail

Position de l ADC sur le financement provincial des services de dentisterie dans les hôpitaux et de la formation en médecine dentaire

Position de l ADC sur le financement provincial des services de dentisterie dans les hôpitaux et de la formation en médecine dentaire Position de l ADC sur le financement provincial des services de dentisterie dans les hôpitaux et de la formation en médecine dentaire Préambule Les programmes de médecine dentaire offerts dans les hôpitaux

Plus en détail

Évaluation et recommandations

Évaluation et recommandations ÉVALUATION ET RECOMMANDATIONS 13 Évaluation et recommandations Les personnes souffrant de troubles mentaux s intègrent mal sur le marché du travail. En Belgique, par rapport aux personnes qui ont une bonne

Plus en détail

Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014

Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014 Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014 Déclaration finale de la Réunion mondiale sur l EPT 2014 Accord de Mascate Préambule 1. Nous, ministres, chefs de délégations,

Plus en détail

REPUBLIQUE DU NIGER Fraternité-Travail-Progrès ASSEMBLEE NATIONALE

REPUBLIQUE DU NIGER Fraternité-Travail-Progrès ASSEMBLEE NATIONALE REPUBLIQUE DU NIGER Fraternité-Travail-Progrès ASSEMBLEE NATIONALE LOI N / du Sur la santé de la reproduction au Niger Vu la constitution du 09 août 1999. L ASSEMBLEE NATIONALE A DELIBERE ET ADOPTE, EN

Plus en détail

Le cancer du sein chez les jeunes femmes

Le cancer du sein chez les jeunes femmes Le cancer du sein chez les jeunes femmes Chercheur principal du programme : D r Steven Narod, Women s College Hospital, Toronto Titre du programme : Vers de meilleurs résultats pour les jeunes femmes atteintes

Plus en détail

Procédure # 1 (1999)

Procédure # 1 (1999) Procédure # 1 (1999) Gestion du dossier «Demandes de dérogation» 1.0 OBJET DE LA PROCÉDURE Demande de dérogation en vertu des articles 96 et 241 de la Loi sur l instruction publique. 1.1 Admissibilité

Plus en détail

Septième partie. Les cartes pour personnes handicapées

Septième partie. Les cartes pour personnes handicapées Septième partie Les cartes pour personnes handicapées 151 CHAPITRE 1 LA CARTE D INVALIDITÉ La carte d invalidité est délivrée à toute personne dont le taux d incapacité permanente est au moins de 80% ou

Plus en détail

Catégorie, secteur de programme et produit Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerrannée orientale Bureaux de pays.

Catégorie, secteur de programme et produit Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerrannée orientale Bureaux de pays. x de x de x de x de x de 1 - Maladies transmissibles 1.1. VIH/SIDA Pacifique occidental Siège x de 1.1.1 Mise en œuvre et suivi de la Stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH/sida 2011-2015

Plus en détail

Enfant Haïtien mon Frère

Enfant Haïtien mon Frère Enfant Haïtien mon Frère 141 Avenue Christophe Port-au-Prince, HAITI TEL (509)3733-6624 Enfanthaitien_monfrere@yahoo.fr CONTEXTE Le tremblement du 12 janvier 2010 a profondément secoué le peuple haïtien.

Plus en détail

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Page1 Volume 4, numéro 1 Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Extraits de «Endettement étudiant : État des lieux, déterminants et impacts», Fédération étudiante universitaire

Plus en détail

AGIR MAINTENANT : INVESTIR DANS LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE AUPRÈS DES JEUNES

AGIR MAINTENANT : INVESTIR DANS LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE AUPRÈS DES JEUNES POPULATION REFERENCE BUREAU AGIR MAINTENANT : INVESTIR DANS LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE AUPRÈS DES JEUNES SCÉNARIO DE LA PRÉSENTATION UNE PRÉSENTATION > La présentation commencera par

Plus en détail

Investir dans l avenir

Investir dans l avenir Investir dans l avenir RÉSUMÉ DU RAPPORT MONDIAL 2009 BANQUE MONDIALE www.unitedcalltoaction.org La communauté mondiale devrait être choquée par les millions d enfants qui meurent ou sont rendus invalides

Plus en détail

Document de sortie de la consultation des OSC sur le calendrier de développement pour 2015 et au-delà à Monrovia

Document de sortie de la consultation des OSC sur le calendrier de développement pour 2015 et au-delà à Monrovia Document de sortie de la consultation des OSC sur le calendrier de développement pour 2015 et au-delà à Monrovia À l occasion de la réunion du Groupe de haut niveau à Monrovia (Liberia) les 30 janvier

Plus en détail

Rapport : Sur mandat de Promotion Santé Suisse Avenue de la Gare 52, 1003 Lausanne

Rapport : Sur mandat de Promotion Santé Suisse Avenue de la Gare 52, 1003 Lausanne Croix-Rouge suisse Département santé et intégration Service santé Werkstr. 18 3086 Wabern Rapport : Examen et ajustement des politiques cantonales dans le cadre du programme «Poids corporel sain» sous

Plus en détail

Qualité de vie des Franciliens de 60 ans ou plus : agir sur les limitations physiques

Qualité de vie des Franciliens de 60 ans ou plus : agir sur les limitations physiques 20 Qualité de vie des personnes âgées Qualité de vie des Franciliens de 60 : agir sur les limitations physiques A l heure où «la révolution de la longévité» est engagée se pose avec acuité la question

Plus en détail

RÉGIME PÉDAGOGIQUE DE L'ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE, DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

RÉGIME PÉDAGOGIQUE DE L'ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE, DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE RÉGIME PÉDAGOGIQUE DE L'ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE, DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Loi sur l instruction publique (L.R.Q., c. I-13.3, a. 447; 1997, c. 96, a. 128) CHAPITRE I Nature

Plus en détail

PRESENTATION CELLULE FILETS SOCIAUX

PRESENTATION CELLULE FILETS SOCIAUX PRESENTATION CELLULE FILETS SOCIAUX Nom du projet: PROJET FILETS SOCIAUX Secteur: Rural Autorité de Tutelle: Cabinet du Premier Ministre PRINCIPES DE BASE DE LA PROTECTION SOCIALE : Définitions et concepts

Plus en détail

DÉROGATIONS. Procédure relative à la demande de dérogation à l âge d admissibilité à l éducation préscolaire et à l enseignement primaire

DÉROGATIONS. Procédure relative à la demande de dérogation à l âge d admissibilité à l éducation préscolaire et à l enseignement primaire DÉROGATIONS Procédure relative à la demande de dérogation à l âge d admissibilité à l éducation préscolaire et à l enseignement primaire Document révisé en février 2010 TABLE DES MATIÈRES 1.0 INTRODUCTION...

Plus en détail