Ils soutiennent Genilem
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- Julien Doré
- il y a 10 ans
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2 Ils soutiennent Genilem Bernex Partenaire du magazine Chêne-Bougeries Chêne-Bourg Corsier Hermance Anières COHERAN Collonge-Bellerive Cologny Partenaire du magazine Département de l Economie et du Territoire Partenaire du magazine
3 créateurs 8 Edito A l origine de toute «success story» il y a un entrepreneur qui a parié sur son produit et su convaincre les bonnes personnes. Définitivement, les vedettes du développement économique sont les entreprises elles-mêmes. Ce sont elles qui modèlent la carte de visite de nos régions. Sans ces chercheurs, créateurs et entrepreneurs, l économie telle que nous la connaissons n existerait pas. Alors que l attention des médias et du public se focalise bien souvent sur les résultats des grands groupes et des multinationales, à l heure où les financiers retiennent leur souffle, il est utile de rappeler l incroyable dynamisme et la grande capacité d innovation dont font preuve les petites et moyennes entreprises. Elles contribuent notamment à animer nos villes et nos campagnes et à créer des emplois en proposant de nouveaux produits ou services innovants et originaux. Je n oublie pas de parler de ces start-up qui, par les connaissances, la détermination et le travail de leurs créateurs, permettent chaque année à nos contrées de progresser dans les secteurs de la haute technologie. Toutes ces entreprises concourent au rayonnement économique, social, culturel et touristique durable de notre pays. Je saisis alors l occasion qui m est donnée de saluer ces entrepreneurs et espère que le partenariat conclu entre notre canton et le magazine Créateurs offre une nouvelle passerelle aux entreprises innovantes ou jeunes start-up neuchâteloises pour accroître, si besoin est, leur visibilité. Je formule aussi le vœu que ce magazine demeure une précieuse source d information pour tous les entrepreneurs et, qu à sa lecture, il attise le génie créateur de certains et suscite chez d autres des vocations. Bonne lecture à tous. Patrick Cossettini Chef du service de l économie du canton de Neuchâtel «Créateurs» est un magazine publié conjointement par Genilem et les Offices de promotion économique des cantons de Fribourg, Neuchâtel, Genève et Vaud, la Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève et la Chambre vaudoise du commerce et de l industrie. COMITÉ DE RÉDACTION Directeur de publication: Pierre-Yves Tapponnier (Genilem VD-GE) Rédacteur en chef: Frédéric Vormus (Genilem VD-GE) Partenaires: Canton de Fribourg: Direction de l économie et de l emploi (DEE), Promotion économique du canton de Fribourg Canton de Genève: Département de l économie et de la santé (DES), Service de la promotion économique de Genève (SPEG) Canton de Neuchâtel, Département de l économie, Office de la promotion économique du canton de Neuchâtel (OPEN) Canton de Vaud: Département de l économie (DEC), Service de l économie, du logement et du tourisme (SELT) Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève (CCIG) Chambre vaudoise du commerce et de l industrie (CVCI) RÉDACTEURS Christoph Aebischer (DEE), Sonam Bernhard (CCIG), Jean-Michel Garnier (SPEG), Pascale Gigandet (CCIG), Sophie Haerri (OPEN), Armand Lombard (Genilem Suisse), Leïla Kamel (Genilem VD-GE), Véronique Monney (DEE), Hervé Lebret (EPFL), Mathias Paquier (DEC- SELT), Olivier Schaerrer (BCGE) Mathias Stocco (OPEN), Charly Veuthey (DEE), Frédéric Vormus (Genilem VD-GE), Sandy Wetzel (DEC SELT), Gervaise Zumwald (CVCI) INVITÉS Pascal Bregnard, E-gestion SA Céline Lafourcade, Unitec Marianne Leuba-Bottinelli, Atelier Pep Michel Pluss, Trajets TIRAGE exemplaires ÉQUIPE GRAPHIQUE Latitudesign ( PRODUCTION & PUBLICITÉ Genilem Vaud-Genève 4, bd du Théâtre / CH-1204 Genève Tél Fax [email protected] / IMPRESSION Atar Roto Presse, Genève POUR RECEVOIR GRATUITEMENT «CRÉATEURS» EN SUISSE Tél / [email protected] Copyright Genilem Profils de créateurs_novacorpus, Arimaz, CEStat.ch, iland, Compétences Bénévoles 9 Actualité des partenaires 16 Un organisme sous la loupe_ait 17 DOSSIER: Que faire du business plan? 24 Fiches_Transfert de technologie universitaire, Un quatuor pour ne pas détonner, L accueil d un investisseur financier 27 Formation_Venturelab 28 Annuaire des structures d aide à la création d entreprise 32 Annuaire des entreprises soutenues 42 Agenda 45 Produits du trimestre_goldinc, Olivier Randin, HydroSuisse, VarioPed, Suprêm Salade, Cash hôtel 49 Réseau_Rezonance 50 Financement_Centagora Sàrl, Sensometrix, Motilis 52 En face_capital Risque Fribours SA et Cantin Holding SA 54 Que sont-ils devenus?_freri Industries 55 D ici et d ailleurs_t&d Groupe 56 Sociophile_Trajets 57 Success story_adobe Systems 56 Parole à Marianne Leuba-Botinelli
4 Profils de créateurs Une nouvelle approche de certains soins Fondée par le Docteur Stéphane de Büren, Novacorpus International Healthcare propose des soins à l étranger pour les problèmes dentaires (à Budapest et Barcelone), les opérations de la myopie (à Grenoble) et, courant 2009, en chirurgie esthétique. Novacorpus possède un réseau international de cliniques de pointe équipées de matériel de haute technologie et de médecins reconnus et expérimentés. Pourriez-vous nous décrire votre parcours avant mai 2008, date de la création de votre société, Novacorpus International Healthcare? Dr. Stéphane de Büren: Je suis au bénéfice d un parcours atypique pour un médecin et d une expérience importante dans différents domaines complémentaires de la santé. Je suis devenu le premier médecin à fonder une entreprise de soins médicaux à l étranger qui allie des traitements performants à des prix permettant de substantielles économies. Après mes études à Genève et à Paris, j ai obtenu mon diplôme de médecin en 1998 et mon doctorat en J ai travaillé en médecine interne et en pédiatrie à l hôpital du Chablais de Monthey de 1998 à Puis, durant six ans, chez Sanofi-Aventis, le numéro un de l industrie pharmaceutique en Europe. Ce qui m a permis de me former en management et d acquérir une très bonne connaissance du monde de la santé. Par la suite, de 2005 à 2007, j ai occupé le poste de directeur marketing et ventes auprès du groupe Unilabs, leader européen des analyses médicales. Pour quelle raison avoir voulu créer Novacorpus? Après avoir pensé à faire venir des patients se soigner en Suisse, j ai réalisé que le contraire était bien plus intéressant. En effet, la qualité du traitement dépend du médecin mais le prix dépend du pays. Il est donc possible de se faire soigner ailleurs aussi bien qu en Suisse, pour une fraction du prix. Après plus d une année passée à sélectionner des partenaires et des cliniques, j ai décidé de me lancer. Ma formation et mon expérience de médecin me permettent d écarter les candidats ne répondant pas aux attentes les plus élevées de qualité. Cette sélection de cliniques et de médecins permet aux patients de se faire traiter avec les technologies les plus récentes, tout en faisant d importantes économies sur les traitements non remboursés par l assurance maladie de base. Justement, après les soins, ce retour du patient en Suisse, qu en est-il? Nous assurons, bien entendu, un suivi postopératoire de qualité. Plusieurs praticiens suisses ont accepté d assurer ce suivi lors du retour en Suisse du patient. Cela afin qu il soit accompagné médicalement aussi longtemps que nécessaire. Comment faut-il procéder pour partir se faire soigner à l étranger par votre intermédiaire? Tout simplement en prenant contact avec Novacorpus. Nous étudions sans frais toutes les réponses à notre formulaire médical. Nous vous fournissons ensuite une première estimation de prix. Si vous êtes intéressé, nous effectuons toutes les démarches nécessaires qui sont, du reste, clairement exposées sur notre site Internet. Cerise sur le gâteau, durant votre séjour sur place, vous pourrez en profiter pour vous reposer dans un hôtel agréable et/ou visiter une ville et une région intéressante. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier Carte de visite de Novacorpus en page 35 Partir se faire soigner à l étranger demande une parfaite compréhension entre malade et médecin. Et quelques attentes d assurance à résoudre. Effectivement le succès d un traitement dépend aussi d une bonne communication. A cet effet, seuls des médecins parlant français (langue maternelle ou très bonne maîtrise) sont sélectionnés. Quant au second point que vous évoquez, pour nos patients partant à l étranger pour une opération volontaire, nous offrons c est une première! une couverture d assurance efficace par le biais d un partenariat avec l assureur Elvia, filiale suisse de Mondial Assistance/Allianz, le numéro un mondial de l assistance à l étranger. Cette nouvelle assurance proposée couvre les risques médicaux de ce type d opérations pendant le séjour à l étranger et jusqu à un an après le retour. Novacorpus International Healthcare Sàrl Dr. med. Stéphane de Büren, MD, CEO Avenue de Gallatin Genève Tél [email protected] 4 Créateurs No 8
5 Profils de créateurs Des jouets pour les petits et les grands En franchissant le seuil de la porte d Arimaz, située dans les locaux des Ateliers de la Ville de Renens, on remarque que cette pépinière d entreprises spécialisées dans les domaines du design, de la communication et de l architecture, héberge bien d autres surprises. On retombe en enfance à la découverte de divers jouets originaux, des chiens, des pingouins, quelques-uns encore à l état de prototype, tous robotisés, mobiles, certains un peu bruyants, tous amusants. La société Arimaz SA, fondée en mars 2008, est spécialisée dans la création, le développement et la commercialisation de jouets interactifs robotisés. Une activité inhabituelle certes, mais promise à un bel avenir. Témoignage de Pierre Bureau, fondateur et directeur de la société. Pierre Bureau Pouvez-vous retracer brièvement votre parcours jusqu à l initiation de votre projet d entreprise et expliquer quelles en furent les motivations? Pierre Bureau: Après un parcours d environ 7 ans dans le domaine de la robotique mobile, je me suis fait la réflexion que le plus gros potentiel de la robotique à court terme était dans les applications ludiques. J ai donc décidé de me lancer dans la création d une entreprise spécialisée dans ce domaine. Arimaz se démarque de la robotique de services en se concentrant sur des produits de distraction qui sont à la frontière du jouet, du jeu vidéo et d Internet. Quel est votre projet phare à ce jour? L équipe se concentre avant tout sur le développement du projet mydeskfriend, un concept de jouet interactif communicant, doué d une personnalité et de capacités qui évoluent en fonction des interactions avec l utilisateur. Le robot mydeskfriend peut aussi communiquer avec Internet à travers un PC pour se connecter avec des services web. Il peut, par exemple, lire des messages, la météo ou des nouvelles récupérées sur vos sites favoris. Dans un premier temps, nous (le Service de l économie) avons en effet connu votre projet sous le nom mydeskfriend. Vous n aviez alors pas encore constitué de structure juridique. Pourquoi ce changement de nom et cette création quelque peu tardive de la société Arimaz SA? Lors du démarrage, le nom du produit était systématiquement utilisé pour identifier le projet. Plus tard, lorsque la constitution d une SA s est avérée nécessaire, il nous a semblé important de différencier le produit de la société, Arimaz ayant bien sûr pour objectif de commercialiser d autres produits que le robot mydeskfriend. Arimaz regroupe maintenant une petite équipe d ingénieurs passionnés et extrêmement impliqués dans le projet. Nos objectifs pour 2009 sont le lancement du robot mydeskfriend sur le marché et la concrétisation des projets d intégration de la technologie Arimaz dans des produits de sociétés tierces. Votre activité se situe à mi-chemin entre l industrie traditionnelle du jouet et les technologies de l information et de la communication. En tant que petite start-up, comment vous profilez-vous sur le marché? Pour une start-up en phase de démarrage, il est critique de se confronter à la réalité du marché le plus tôt possible. C est finalement grâce aux rencontres avec des acteurs des industries concernées que le positionnement d une jeune société peut s affiner et répondre à une demande réelle. Arimaz propose aujourd hui un premier robot ludique pour lequel nous avons rencontré un fort intérêt, et un ensemble de technologies propriétaires dédiées au développement de robots ludiques et d objets communicants. Ces technologies répondent à une problématique transversale dans l industrie du jouet, qui consiste à créer des jouets plus interactifs, plus intelligents et connectés avec Internet. Comment percevez-vous votre avenir et celui de votre société? Pour l instant, Arimaz se développe bien, et nous avons des perspectives de marché prometteuses. La situation des marchés financiers pourrait rendre plus difficile de futures levées de fonds, mais nous sommes actuellement concentrés sur la génération de revenus, grâce à la mise sur le marché du robot mydeskfriend ou à travers un modèle de licence de la technologie Arimaz pour des projets dans le jouet ou le jeu online. Propos recueillis par Mathias Paquier Carte de visite d Arimaz en page 32 Dans le cadre de la constitution et des premiers mois d existence de votre société, quelles furent les étapes clefs? La constitution de la société a fait suite à une période d environ six mois de préparation, avec notamment la participation au programme Venture Leaders, la mise au point d une preuve de concept et de nombreuses discussions avec des investisseurs potentiels ou acteurs du monde de la création de start-up en Suisse. Le déclencheur a été l obtention du soutien de la FIT, tout est ensuite allé très vite avec l installation dans les ateliers et les premières embauches. L année 2008 a été marquée par le développement de nos technologies et la recherche de partenaires commerciaux, qui ont abouti sur une première levée de fonds. Créateurs No 8 5
6 Profils de créateurs Une inflation basse pour rassurer la classe politique? Avec le soutien du Réseau Economique Fribourg et de Fri Up, le Prof. Dr. Hans Wolfgang Brachinger et son statisticien Rolf Kaufmann ont lancé l an dernier CEStat.ch, un centre de recherche en statistiques économiques. Eclairage sur leurs recherches statistiques dans un monde économique en crise. Vous avez critiqué ouvertement le baromètre officiel du renchérissement qui évolue, selon vous, dans un nirvana psychologique. Pour Monsieur Prix, Rudolf Strahm, le problème principal n est pas l évolution des prix mais la problématique actuelle des prix élevés. Que lui répondez-vous? J ai critiqué les indices officiels des prix à la consommation, car ils ne prennent pas en considération la perception de l inflation par les acheteurs. Il faut distinguer le problème de la hausse des prix de celui du niveau des prix. La cherté en Suisse est un problème récurrent, qui ne date pas d hier. Le problème des taux d inflation élevés n a fait son apparition que récemment. Depuis l année dernière, les prix ne cessent de grimper, relativement fortement. Ils sont aujourd hui au centre des préoccupations des consommateurs. Au niveau élevé des prix vient maintenant s ajouter une forte inflation! Ce n est pas pour rassurer les consommateurs Prof. Dr. Hans Wolfgang Brachinger Docteur Brachinger, vos compétences sont reconnues bien au-delà de nos frontières. On dit même que, dans le monde des statistiques, vous êtes la nouvelle coqueluche Comment le Professeur est-il devenu chef d entreprise? Docteur Brachinger: Votre compliment me flatte, mais je ne pense pas être devenu la nouvelle coqueluche du monde des statistiques. J en veux pour preuve mes recherches sur l inflation perçue, jugées beaucoup trop provocatrices par certains de mes collègues Face à la demande actuelle en matière de consultation statistique économique et de développement, notamment suite au renchérissement, je n ai eu d autre choix que de créer une nouvelle structure, une spin-off à l Université, hébergée, et accompagnée par Fri Up. Pour rappel, la tâche principale de l Université est la recherche, non la mise en pratique de connaissances scientifiques! Vous avez mesuré l inflation perçue du fonds de commerce en introduisant le paramètre subjectif (loss aversion), introduit par le Prix Nobel 2005, Daniel Kahneman. Pour ce faire, vous avez effectué une pondération des différents biens selon leur fréquence d achat puis doublé le montant de la hausse effective des biens qui ont augmenté. En quoi cette méthode de calcul a suscité la polémique, notamment Outre-Sarine et en Allemagne? Notre indice de l inflation perçue (IIP) quantifie l ampleur de l inflation perçue par l acheteur lors de ses achats quotidiens. Il est basé sur les hypothèses que vous avez mentionnées. En 2004, nous avons formulé ces hypothèses ad hoc pour la première fois dans un article de la NZZ, sans toutefois vérifier leur validité empirique, ce qui a suscité les foudres de la banque nationale allemande. Aujourd hui, des études empiriques montrent que nos hypothèses sont raisonnables. Et je constate que les taux d inflation élevés, indiqués ces derniers mois par notre IIP, ne plaisent pas forcément aux politiques Fin 2007, Rudolf Strahm a dit haut et fort que le renchérissement devrait rester en-dessous de 2% en moyenne annuelle. L Office fédéral de la statistique (OFS) l avait même estimé à 1,7%. En juin dernier, il a été révisé à 2,5% Pile dans vos prévisions? Exact. Nous avons pronostiqué à la fin de 2007 une hausse des prix pour 2008 beaucoup plus importante que tous les instituts et institutions politiques à l instar de l Office fédéral de la statistique (OFS), du Secrétariat d Etat à l économie (SECO) et de Monsieur Prix. La politique a tout intérêt à ce que l inflation soit basse. Pour moi, il était clair que les espoirs d une baisse rapide de l inflation étaient prématurés. Quel regard portez-vous sur 2009? Il ne fait aucun doute que l année 2009 s annonce difficile pour l économie mondiale. La crise bancaire et financière nous occupera encore longtemps. Comme expert en inflation, j y vois toutefois une lueur d espoir: cette dernière n a pas été aussi basse depuis longtemps. Au début de l année, nous avons constaté en Allemagne que les prix des cinquante biens de consommation les plus achetés, allant des denrées alimentaires au carburant, ont baissé de plus de 1%. Une première depuis que nous observons l évolution de leurs prix, à savoir 1996! A la même époque en Suisse, Migros, Coop et Manor ont baissé le prix de ces biens. Une bonne chose pour le moral des consommateurs de ces pays Vous avez intégré la pépinière de Fri Up au début de l année Que vous apporte cet organisme de soutien? Une excellente infrastructure nous est mise à la disposition par Fri Up à des conditions très favorables, avec secrétariat central et moyens logistiques appropriés. Plus important, le conseil avisé en gestion d entreprise de notre coach personnel, M. Eric Schmidt. Cela concerne en particulier l administratif, l orientation stratégique et toutes les tracasseries financières (impôts, assurances, forme juridique, etc.). Propos recueillis par Véronique Monney Carte de visite de CEStat.ch en page 37 6 Créateurs No 8
7 Profils de créateurs Tout est difficile mais tout est réalisable Titulaire d un certificat de technicien architecte et chef de chantier, d une licence en botanique et en géologie ainsi que d un MPA (master en administration publique), Daniele Oppizzi a un parcours professionnel peu banal qui l a conduit à la création de la société ILAND green technologies SA à Neuchâtel. Daniele Oppizzi, vous avez travaillé plusieurs années à l Office fédéral de l environnement avant de lancer votre propre entreprise. Quel a été l élément déclencheur? Daniel Oppizzi: Au début de ma carrière, j ai intégré des bureaux d architectes et surtout géré des chantiers. L arrivée des solutions solaires pour les bâtiments m a permis un premier contact avec cette technologie. Pendant mes années à la Confédération, j ai gardé un poste à temps partiel comme co-directeur et chargé d enseignement à la formation continue en écologie et sciences de l environnement à l Université de Neuchâtel. En 2006, j ai eu envie de revenir à l entrepreneuriat. J avais besoin de matérialiser mes idées, notamment mes projets de solutions photovoltaïques. Et qu avez-vous conçu? Un kit prêt à l emploi et facilement transportable. Un tube d un mètre de long et de vingt centimètres de diamètre dans lequel sont inclus quatre à huit lampes de technologie LED, un panneau solaire souple, une pompe à eau ainsi qu une série de prises pour charger entre autres un téléphone portable, un ordinateur ou même un GPS. Comment vous est venue l idée? Un programme étatique marocain, qui visait à apporter de l électricité à tous les foyers hors du réseau électrique, avait permis de les équiper de panneaux solaires. Ce programme allait s étendre à d autres zones en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud mais le système devait être amélioré. En effet, les panneaux solaires rigides et lourds étaient difficiles à installer, sensibles aux intempéries et sujets aux vols. Il fallait trouver un système capable de produire de la lumière mais également de charger un téléphone portable tout en étant facile à utiliser et à ranger. J ai immédiatement pensé que concevoir un tel produit serait le challenge de ma vie. Comment s est passé l année précédant la commercialisation du kit photovoltaïque? Elle a été très intense. Il fallait tout d abord trouver un financement pour réaliser le premier prototype. Heureusement, mon projet a été très bien accepté. Les banques m ont soutenu et j ai reçu l aide d organismes de soutien comme Finergence, Neode et CCSO. Une fois les fonds obtenus, la charge de travail augmente de manière exponentielle. Il faut développer le produit et en parallèle travailler sur la gestion, le marketing, la stratégie de pénétration des marchés. Cela représente 15 heures de travail minimum par jour. Lorsqu on lance sa start-up, tout est difficile mais tout est réalisable. Pour vous, quelle est la clé du succès d un entrepreneur? Premièrement, il faut avoir une très bonne idée. Puis établir un business plan solide et crédible avant de contacter les financeurs potentiels. Finalement avoir un bon réseau. Ce travail est facilité avec les années, car on connaît beaucoup plus de monde. Le réseau est souvent la clé du succès. Et il ne faut jamais oublier de se vendre autant que l on vend son produit. Les financeurs suivent l idée et le porteur de projet en même temps. Et maintenant? Le kit photovoltaïque est commercialisé depuis février, il faut savoir être réactif et innovant. Je dois gérer l évolution de mon entreprise et je garde en mémoire qu un seul produit ne suffit pas à faire perdurer une société. Pour cette raison, je travaille déjà sur de nouvelles idées. Propos recueillis par Sophie Haerri Carte de visite de Iland green technologies en page 34 Daniele Oppizzi Créateurs No 8 7
8 Profils de créateurs Bénévolat professionnel Près d un Suisse sur deux fait du bénévolat. Que ce soit pour une institution ou, de façon plus informelle, en rendant service à ses proches, 2,8 millions de citoyens s engagent pour les autres 1. En 2004, un postgrade en management des compétences sensibilise Emmanuelle Schenk à l importance de l échange des bonnes pratiques et du transfert de compétences. Désireuse de l appliquer au domaine du bénévolat, elle crée Compétences Bénévoles en 2007, qui devient une fondation en Quelle est l action de Compétences Bénévoles? Emmanuelle Schenk: La fondation Compétence Bénévoles vient en aide aux institutions à but non lucratif qui souhaitent concrétiser un projet défini avec le concours d un bénévole qualifié. Nous offrons cet accès à des compétences professionnelles grâce au soutien de nos parrains. Les bénévoles sont des actifs ou de jeunes retraités qui souhaitent mettre à disposition d une cause culturelle, environnementale ou sociale leurs acquis professionnels. Dans le cadre du bénévolat et de sa professionnalisation, un échange de bonnes pratiques et de transfert de compétences permet aux institutions une utilisation optimisée de leurs ressources. Emmanuelle Schenk Laurent GUIRAUD Compétences Bénévoles veut ainsi contribuer à la pérennisation des institutions à but non lucratif. Qu apportez-vous de nouveau? Une impulsion professionnelle nouvelle et bénévole aux organisations bénéficiaires. L utilisation optimisée de leurs ressources qui découle de cet échange leur permet de se concentrer sur leur activité principale. Une activité ciblée, de durée déterminée et en phase avec leurs compétences aux bénévoles. La participation au rapprochement du monde de l économie et du bénévolat et la contribution à la pérennisation des institutions aux parrains. Vous faites le lien entre trois parties prenantes, les organisations à but non lucratif, les bénévoles et les parrains. Pouvez-vous expliquer leur rôle respectif? Sans besoin, pas de demande! Toute la dynamique provient des bénéficiaires. C est leur besoin d aide qui est à l origine de tout le développement. Il ne s agit en aucun cas d une agence de placement de bénévoles. Au contraire, il s agit de rechercher des bénévoles pour des organisations qui souhaitent concrétiser un projet à un moment donné. Ces dernières doivent remplir un certain nombre de conditions. Elles doivent entre autres être basées en Suisse romande, exister depuis plus de deux ans et compter en principe au moins un salarié pour que le transfert de compétences s inscrive dans la durée. Comment fonctionne le processus de sélection de Compétences Bénévoles? Les institutions nous contactent. Nous validons les pré-requis, puis les rencontrons pour élaborer les modalités de la collaboration. Elles passent ensuite par le Comité de sélection qui détermine la recevabilité de leur demande en toute indépendance et sur la base de critères bien définis. Si celle-ci est validée, nous recherchons le bénévole idéal que nous leur présentons. Nous nous assurons régulièrement de la qualité de cet échange. A son issue, nous établissons un rapport de fin de collaboration qui met en lumière les indices de succès et les résultats obtenus. Et du côté des bénévoles? Les bénévoles sont des actifs ou de récents retraités qui souhaitent partager leur savoir en s investissant dans une action ciblée et ponctuelle. Ils n interviennent que dans la phase de mise en place du projet. Ils dégrossissent le terrain, si je puis dire, en transférant leurs compétences professionnelles à l institution bénéficiaire. Le but étant qu à terme, ces connaissances soient acquises par ces institutions. Lorsque le but défini au préalable est atteint, la collaboration cesse et Compétences Bénévoles dresse un bilan. Comment couvrez-vous tous les champs de compétences? L équipe de Compétence Bénévoles dispose d un réseau dans des domaines variés; le mien touche plus précisément ceux de la communication et du marketing. Je collabore aussi avec des entreprises partenaires qui, tout en favorisant l engagement social individuel, valorisent le savoir-faire de leurs collaborateurs. Elles deviennent alors un relais entre leurs employés et Compétences Bénévoles. Qui sont les parrains qui permettent à la fondation d exister? Il s agit et s agira d entreprises, de parrains institutionnels ou de personnes individuelles. En tant que partenaires, ils participent au rapprochement du monde de l économie avec celui du bénévolat et favorisent la pérennisation des organisations bénéficiaires. C est grâce à leur soutien que la fondation peut venir en aide à davantage d institutions. Notre objectif en 2009 est de pouvoir répondre à 30 sollicitations d institutions. Et à l horizon 2011, c est près de 60 organisations que nous souhaitons aider. La recherche de parrains se poursuit! 1 Source: chiffres 2007 publiés par l OFS qui concernent la population résidante de 15 ans et plus et à la CCIG. Propos recueillis par Frédéric Vormus Carte de visite de Compétences Bénévoles en page 40 8 Créateurs No 8
9 Service de la promotion économique de Genève (SPEG) Actualité des partenaires Les défis de l Open Innovation dans l arc lémanique: Un enjeu capital pour le développement économique de la région A l initiative de M. Pierre-François Unger, Conseiller d Etat en charge du Département de l économie et de la santé et de M. Giovanni Ciserani, Président de Procter & Gamble pour l Europe de l Ouest, un événement dédié à l Open Innovation a rassemblé, le jeudi 15 janvier 2009, une centaine d acteurs économiques de l arc lémanique. Au travers de conférences et d une table ronde, il y a été notamment relevé l importance des synergies à développer entre les multinationales actives dans la région et les PME innovantes. Une plateforme d échanges Sous les hospices du service de la promotion économique de Genève et de son ministre de tutelle, M. Pierre-François Unger, ainsi que de Procter & Gamble, multinationale qui pratique activement l open innovation à l échelle mondiale, une plateforme d échanges a permis de réunir secteurs publics et privés dans une même dynamique. Multinationales, PME, start-up et monde académique se sont retrouvés afin de favoriser et de renforcer la capacité d assemblage des compétences présentes à Genève et dans la Lake Geneva Region. Parmi les orateurs, relevons notamment les interventions remarquées de Ian Hudson, Président DuPont Europe, Moyen-Orient et Afrique, Jesús Martin-Garcia, directeur d Eclosion, François Conquet, directeur partenariats et licences précliniques Merck Serono, Adrienne Corboud Fumagalli, vice-présidente Innovation et Valorisation EPFL et Laurent Miéville, directeur d Unitec. L Open Innovation, un échange de savoir Les entreprises les plus compétitives font de plus en plus appel à une démarche dite «ouverte» en matière d innovation. En complément de leurs propres centres de recherche & développement, elles se tournent vers l extérieur et construisent de véritables réseaux d innovation pour renforcer la performance de leur organisation. Chez Procter & Gamble, 42% des nouveaux produits intègrent au moins un élément majeur provenant de l extérieur. «Nous allons acquérir 50% de nos innovations d ici à 2010» a notamment déclaré Jeffrey Weedman, vice-president External Business Development, P&G. Le rôle des pouvoirs publics dans les échanges entre acteurs de l innovation Selon une étude récemment publiée par l AmCham valorisant l avantage compétitif de la Suisse en matière d innovation à l échelle d une économie globale (Creative Switzerland? Joint Study of the Swiss-American Chamber of Commerce and The Boston Consulting Group, ZH, December 2008) il apparaît que les secteurs les plus innovants contribuent pour un tiers au PIB du pays. Il est dès lors essentiel que les pouvoirs publics développent les conditions cadres nécessaires à la promotion d une Suisse forte en matière d innovation. Il en va de l attractivité et de la présence pérenne des multinationales comme d ailleurs du succès de nos starts-up les plus créatives. Pour tout contact: Service de la promotion économique Daniel Loeffler Directeur [email protected] Tél Giovanni Ciserani et Pierre-François Unger Service de la promotion économique de Genève Le Service de la promotion économique de Genève a pour mission de favoriser la création d entreprises dans le canton et de faciliter le développement des sociétés qui y sont installées. A l écoute des besoins des multinationales et des PME menant des activités d innovation, il favorise et renforce la capacité d assemblage des compétences présentes à Genève et dans la Lake Geneva Région. Il est particulièrement actif dans le domaine de l innovation au travers des plateformes de promotion BioAlps, AlpicT et Micronarc. Procter & Gamble P&G ou l innovation dans le sang L innovation est au coeur de la stratégie de développement de P&G, qui investit à un niveau inégalé dans son secteur ($ 2.2 milliards en R&D en 2008). Pour servir au mieux les besoins de ses consommateurs, P&G est passé à un modèle d innovation ouvert «Connect + Develop». La société continue à développer son expertise interne et emploie plus de 9000 chercheurs dans quelques 27 centres de recherche & développement, mais s appuie également sur des idées et inventions de l extérieur. Aujourd hui, 42% des produits de P&G intègrent un élément majeur provenant de tiers, l objectif étant d atteindre le seuil de 50% à l horizon P&G à Genève Depuis 1956, Procter & Gamble se développe sur Genève. En 1999, elle y crée son siège stratégique pour l Europe, le Moyen-Orient et l Afrique. Avec plus de employés de 68 nationalités, principalement suisse et européennes, P&G est à l image de Genève, ouverte sur le monde. Au travers de ses marques leaders, P&G est présente dans le monde entier collaborateurs travaillent dans près de 80 pays. Procter & Gamble Frédérique Reeb-Landry Directrice des relations publiques [email protected] Tél Créateurs No 8 9
10 Titre Actualité des partenaires Chambre du commerce, de l industrie et des services de Genève (CCIG) La gestion de projets complexes Une question d approche Thunderbird La CCIG et Thunderbird School of Global Management ont organisé le 11 novembre dernier un séminaire intitulé «Leading Global Projects». Le Pr William Youngdahl y a partagé son expérience, acquise au contact d un millier de responsables de projets. Le constat initial est aussi simple qu inexorable: nous vivons dans un monde basé sur les projets, ce qui fait de nous tous, d une manière ou d une autre, des responsables de projets. Il est donc primordial ne serait-ce que pour notre vie privée de savoir les gérer efficacement. Le Pr Robert Moran animera la prochaine formation Thunderbird sur le thème «Leading Global Projects». Renseignements et inscription sur le site Contact: Marie-Laure Clisson [email protected] Tél.: Que l on soit formé à la gestion de projets ou que l on y soit poussé par les circonstances, ce qui est le plus souvent le cas, trois compétences sont essentielles: La maîtrise de la gestion stratégique Pour s assurer de viser juste, il faut être capable de communiquer la valeur stratégique d un projet en quelques phrases. Il s agit également de fixer des objectifs clairs, définir les besoins et attribuer les ressources en tenant compte du profil des membres de l équipe. Au besoin, on décomposera le projet en sous-projets. En matière de gestion des risques, le pessimisme peut avoir des vertus: se projeter dans l avenir et imaginer que le projet a échoué permet de déceler les causes potentielles d échec, auxquelles on sera ensuite mieux à même de remédier. L aptitude à diriger Pour obtenir les meilleurs résultats, mieux vaut motiver et récompenser les membres de son équipe plutôt que d user de son autorité. Ceux-ci attacheront aussi plus de valeur à la réalisation d un projet s ils ont pu participer à l élaboration de sa vision, qui doit être claire, simple, ambitieuse et réaliste. Ainsi, ils pourront mieux la partager et s y identifier. La sensibilité interculturelle Il est plus facile de rallier l équipe à une vision partagée et de trouver un langage commun si l on sait appréhender les différences entre les cultures, mais aussi entre les fonctions. Pour bien gérer son temps, il faut avant tout savoir se concentrer et gérer son attention. Si tentant soit-il, le multitasking fait miroiter un gain de temps qui n est qu illusoire, car mener plusieurs tâches de front est une source avérée de stress, qui finit par nuire à l efficacité. En fin de compte, c est en simplifiant les choses que l on obtient des bénéfices réels et immédiats, soit en s engageant à ne pas faire ce qui n a pas à être fait! Les personnes n étant pas tombées dans la gestion de projets dès leur plus jeune âge tireront le meilleur profit de la formation dynamique et interactive animée par les Pr Robert Moran et William Youngdahl à Genève du 11 au 13 mai 2009, où les présents thèmes et bien d autres encore seront abordés. Sonam Bernhard La communication en période de crise financière Le thème étant d une brûlante actualité, la CCIG et l agence de communication ENIGMA ont organisé le 25 novembre 2008 une conférence sur la communication en période de crise financière. Une crise étant un événement ou une situation qui remet en cause la confiance sur laquelle repose toute relation d affaires, Olivier Perez, fondateur d ENIGMA, a montré comment une stratégie de communication permet de rétablir cette confiance. Deux mois après votre conférence à la CCIG, qu en est-il de vos prévisions sur les marchés de la communication? Olivier Perez: Comme nous l avions prévu, les investissements publicitaires ont progressé, bien que légèrement, malgré la crise. On assiste donc bien à un rééquilibrage de campagnes. Certaines sociétés baissent les bras et limitent leurs investissements publicitaires, ce qui ouvre des opportunités pour les sociétés qui veulent gagner des parts de marché. Est-ce que la demande de vos clients a changé? Oui, les gens veulent désormais connaître plus précisément les effets de leur communication. Dès sa création, ENIGMA a développé la capacité de mesurer précisément les retombées de ses actions «corporate» et publicitaires grâce à la mise en place systématique de «key performance indicators» (KPI). Ces moyens nous donnent la flexibilité nécessaire, surtout en temps de crise, pour réagir rapidement aux fluctuations du marché. Que conseilleriez-vous aux entreprises aujourd hui? De revoir leur stratégie de communication. Une publicité qui s est avérée efficace il y a trois mois peut n avoir aucun effet aujourd hui. ENIGMA propose des rééquilibrages de campagne en offrant une nouvelle panoplie de services adaptés. Nous fournissons des systèmes de pré-tests économiques et fiables et avons développé une offre pour être présents sur les réseaux sociaux. Nous proposons aussi des possibilités en termes de guérilla marketing. Il faut garder à l esprit que les situations de tension économique présentent des opportunités de développer et de gagner de nouvelles parts de marché. 10 Créateurs No 8
11 Service de l Economie, du Logement et du Tourisme du canton de Vaud (SELT) Actualité des partenaires Programme 2009: Participation à des événements de promotion des industries et technologies Vous souhaitez faire connaître votre société, vos produits sur la scène régionale, nationale et internationale? Vous recherchez des contacts scientifiques, financiers ou industriels, ou plus simplement à créer des synergies avec des acteurs de votre secteur d activités au niveau régional? Vous aimeriez participer à des manifestations professionnelles internationales (Medica, Telecom, Bio USA, Bio Japan, Medtech Europe, Hannover Messe, etc.), ceci à des conditions attrayantes? Alors découvrez sans plus attendre le programme 2009 de participation à des événements de promotion des industries et technologies! Dans le but de soutenir le développement de nouvelles activités économiques dans les secteurs à haute valeur ajoutée, la Promotion économique du Canton de Vaud (SELT) poursuit en effet depuis plusieurs années une politique de soutien à la promotion des industries et technologies. Celle-ci se décline en trois axes distincts: 1. Aides financière directes aux entreprises pour leur participation à des événements (salons, conventions d affaires) à l étranger. max. CHF 5000 par projet / (cofinancement de max. 50% des coûts du projet). 2. Soutien à l organisation de salons, congrès ou conventions d affaires sur le territoire vaudois. 3. Soutien aux organismes de promotion sectorielle ou régionale qui organisent une participation collective d entreprises à des événements (salons, conventions d affaires) en Suisse ou à l étranger. Ce programme est le plus souvent coordonné à l échelle intercantonale (Suisse occidentale) dans le cadre des plates-formes de promotion sectorielle (clusters) développées par la Conférence des Chefs de département de l économie publique de Suisse occidentale (CDEP-SO) dans les secteurs retenus comme prioritaires en termes de développement économique. A ce jour, les plateformes suivantes sont opérationnelles et offrent aux entreprises vaudoises des facilités et des conditions de participation à des événements avantageuses: BioAlps (sciences de la vie) / Micronarc (micro et nanotechnologies) / AlpicT (technologies de l information et de la communication) / Certaines participations à des événements sont organisées par d autres partenaires, notamment par l OSEC Business Network Switzerland ( Collaborations et partenariats multiples Pour atteindre la mission et les objectifs qu elle se donne, la Promotion économique du Canton de Vaud (SELT) s appuie sur un large réseau de partenaires qui participent activement à l élaboration et au suivi de ce programme: la CVCI Chambre vaudoise du commerce et de l industrie ( l antenne romande de l OSEC Business Network Switzerland ( le GIM-CH Groupement suisse de l industrie mécanique ( l OPI Office de promotion des industries et des technologies ( la FSRM Fondation suisse de recherche en microtechnique ( l AIT Association vaudoise pour la promotion des innovations et des technologies ( la CODEV Coordination du développement économique vaudois ( SwissMedia l Association Suisse des Technologies de l Information & du Multimedia ( la société Arc Management Sandy Wetzel Plus de 40 événements en 2009 Dans le cadre de cette politique, et plus particulièrement en relation avec le troisième axe évoqué ci-dessus, la Promotion économique du Canton de Vaud (SELT) élabore chaque année un programme de participations à des salons, expositions, congrès et conventions d affaires ouvert à toutes les entreprises vaudoises concernées. Le programme 2009 comporte plus de 40 événements, en Suisse comme à l étranger, dans les domaines des sciences de la vie, des micro et nanotechnologies, des TIC, des technologies de l environnement ou encore de l industrie agro-alimentaire. Il est disponible auprès du SELT. Renseignements Service de l économie, du logement et du tourisme (SELT) Unité Promotion économique Rue Caroline Lausanne Tél [email protected] Créateurs No 8 11
12 Titre Actualité des partenaires Chambre vaudoise du commerce et de l industrie (CVCI) Business to School Une collaboration originale avec les Hautes Ecoles Lancée au printemps 2001, la plateforme web a pour objectif de mettre en relation des entreprises et des étudiants des Hautes Ecoles et des Universités de Suisse romande. Ces contacts sont appelés à déboucher sur différents types de collaboration tels que travaux de bachelor ou de master, stages ou premiers emplois. Au début de chaque année, de nombreux étudiants se connectent à B2S à la recherche de leur sujet de travail de diplôme. Nous encourageons donc les entrepreneurs à visiter ce site et à y inscrire un projet de collaboration. La consultation de l ensemble des offres est libre. Pour entrer en contact avec un étudiant, il est toutefois nécessaire de vous inscrire sur le site. Cette inscription gratuite vous permet également de publier les projets qui pourraient faire l objet de travaux de diplôme. Cette plateforme de nombreux partenaires de tous milieux économiques a été créée en réponse à un besoin commun des Hautes Ecoles, des étudiants et des entreprises. Ces dernières sont toujours intéressées à bénéficier de contributions issues d étudiants à la pointe de la recherche dans leurs différents secteurs d études. En outre, les travaux réalisés en commun permettent de tester les compétences des nouvelles volées d étudiants ou des laboratoires de nos Hautes Ecoles. Un plus pour garantir la qualité de l économie suisse! L important n est pas ce que tu sais, mais qui tu connais! Convaincue qu un solide réseau est nécessaire à la création et au développement d opportunités d affaires, la CVCI a mis sur pied, au fil des ans, de multiples outils indispensables aux entreprises pour se profiler dans leur marché et élargir leur tissu relationnel. En voici quelques exemples: Les «5 à 7» Deux heures, quatre fois par an au printemps, dévolues à la promotion et au développement des contacts entre les membres de la CVCI. Ces rencontres permettent de se tenir informé des actualités de la Chambre mais aussi d échanger, de manière informelle, des réflexions sur différents thèmes d intérêt général. En outre cinq entreprises, tirées au sort, disposent de trois minutes pour se présenter et ainsi augmenter leur visibilité. Ces rencontres se terminent par un apéritif. Les Rencontres de chefs d entreprise Une dizaine de fois dans l année, les dirigeants d entreprise sont accueillis par un membre de la CVCI et conviés à visiter ses locaux et installations. Cette visite intervient après une présentation de l actualité politique et économique ainsi que de celle de la CVCI. Après la visite, les participants ont l occasion de réseauter autour d un apéritif. Les publi-séminaires Une fois par mois en moyenne, la CVCI met ses infrastructures, son réseau, ses compétences et certains de ses collaborateurs à la disposition d une de ses entreprises-membres pour lui permettre de présenter ses produits et prestations à toute société intéressée qui se sera inscrite à cette rencontre. Pour plus d informations: Pour en savoir encore plus sur la palette de prestations de la CVCI, une seule adresse: Le Business Club A la CVCI, on a coutume de dire que le Business Club est la forme la plus aboutie du réseautage. Créé début 2006, ce club est un outil d échanges et de contacts proposant à ses membres des activités de haute qualité alliant travail et loisirs, ainsi que des invitations ou offres proposées aux autres membres. Ce réseau, riche de savoirs et d expériences variés, est réservé aux dirigeants d entreprises qui souhaitent se rencontrer pour créer et consolider des relations commerciales dans une ambiance décontractée et conviviale. Près de 500 membres font vivre le Business Club en participant aux nombreuses manifestations culturelle, économiques, sportives organisées durant l année, spécialement pour eux. Gervaise Zumwald 12 Créateurs No 8
13 Promotion économique du canton de Fribourg Actualité des partenaires Un Master en Entrepreneurship à Fribourg avec le soutien de Fri Up Selon un sondage de l Université de St-Gall ( la Haute Ecole de Gestion (HEG) du canton de Fribourg connaît la force entrepreneuriale la plus élevée de Suisse. Pas étonnant, dès lors, qu elle vienne de lancer à l automne dernier un Master en entrepreneurship avec le concours de Fri Up. Petit tour d horizon avec Eric Schmidt, chef de projet chez Fri Up et Andreas Brülhart, directeur exécutif de la HEG. Eric Schmidt, chef de projet chez Fri Up Andreas Brülhart, Directeur exécutif de la HEG Une étude de l Université de St-Gall relève que la HEG Fribourg connaît la force entrepreneuriale la plus élevée de Suisse. Ce n est donc pas par hasard que le premier Master que dispense votre établissement se situe dans ce domaine Andreas Brülhart: La sensibilisation à l entrepreneuriat est une tradition à la HEG Fribourg. Aujourd hui, on la perpétue avec ce Master! Le plateau de Pérolles génère un formidable vivier d innovations qui renforce notre visibilité, même au-delà de nos frontières cantonales. Un potentiel extraordinaire en matière entrepreneuriale renforcé par la création de l Institut AMI et le Pôle scientifique et Technologique du canton de Fribourg qu on peut désormais exploiter au travers d une formation consécutive. Ce Master donne également une nouvelle orientation stratégique à notre Institut Entrepreneuriat et PME, la possibilité de mettre sur pied différents projets autour de la thématique «entrepreneurship». Une belle dynamique pour notre école! Avec ce Master, voulez-vous plus d entrepreneurs ou d entreprenants? A.B.: Cette formation doit avant tout développer l esprit d entreprise de nos étudiants. Entrepreneur ne rime pas forcément avec créateur ou fondateur. D où l importance de l entreprenant. De stimuler l esprit entrepreneurial. Nous sommes toutefois convaincus que cette formation favorisera l apparition de beaux projets. Et peut-être même un «spin-off» avec la première volée Comment le lien entre ce Master en Entrepreneurship et Fri Up s est-il tissé? Eric Schmidt: Fri Up a depuis fort longtemps des liens étroits avec la HEG dans le domaine de l entrepreneuriat. Lucien Wuillemin, directeur de la HEG, a donc proposé à Fri Up de participer à ce Master. Quel est votre implication dans ce Master? E.S.: Initialement, Fri Up a été sollicité comme intervenant dans le module Business Plan afin de partager son expérience pratique. Puis, au fil de la préparation, Fri up s est impliqué davantage, participant même à la structuration du module: définition du contenu et de la forme, choix des différents intervenants, etc. Ce qui a contribué à la cohérence de l ensemble du module Cette première volée compte autant d étudiants germanophones que francophones, soit 24 personnes, dont la moitié provient de l extérieur du canton et du territoire helvétique. Qu est-ce qui les a incités à suivre cette voie? A.B.: L entrepreneuriat attire les étudiants. On en parle beaucoup. Dans les journaux, à la télévision, à la radio, dans la rue Ce n est pas sans raison que c est un thème «tendance». L entrepreneur participe notamment au développement et au renouvellement de l économie, à l émergence d innovations. Nous avons donc voulu mettre sur pied un programme intéressant, qui sensibilise les participants aux nouvelles technologies et les implique. Un tiers des crédits se rapporte à des projets appliqués pour lesquels les étudiants doivent effectuer des recherches auprès des entreprises. Un savant mélange entre théorie et pratique qui donne une belle dimension à cette formation. Ce Master met également un accent particulier sur l internationalité, que ce soit au niveau des étudiants, des professeurs ou du programme. D ailleurs, un voyage d études («field trip») sera organisé aux Etats-Unis. Propos recueillis par Véronique Monney Créateurs No 8 13
14 Titre Actualité des partenaires Office de la promotion économique du canton de Neuchâtel (OPEN) OPEN Une «ouverture» pour une nouvelle promotion économique 1er janvier 2009: l office de promotion économique (OPEN) succède au Développement Economique du canton de Neuchâtel DEN Sàrl. Quelle est sa mission? En quoi répond-il aux nouveaux enjeux économiques et objectifs stratégiques du canton? Quelques explications sur la réorientation de la promotion économique neuchâteloise. De DEN à OPEN La promotion économique est à la fois soutien aux entreprises et participe au rayonnement de la région. Elle est prioritairement tournée vers les entreprises, cherchant à maximiser la satisfaction de leurs besoins mais également orientée vers l extérieur, parce ce qu elle doit contribuer à affirmer et diversifier les compétences en communiquant sur les atouts neuchâtelois. Ainsi, ce changement s inscrit dans la continuité d une mission de soutien aux entreprises qui doit être comprise au sens large et dans une vision de développement économique et social durable. Du privé au public OPEN fait désormais partie de l administration cantonale neuchâteloise. Cette intégration présente plusieurs avantages, notamment en termes de coordination dans le traitement des dossiers (renforcement des collaborations et des échanges d informations entre services) et de confidentialité. La nouvelle organisation propose une porte d entrée unique aux entreprises et offre une meilleure réactivité en augmentant naturellement l efficacité du traitement des dossiers. Des axes stratégiques intégrant les enjeux et contraintes d un environnement en évolution permanente La stratégie en matière de promotion économique s articule autour de trois axes principaux: Faciliter et soutenir: en favorisant le développement des entreprises et l obtention de nouveaux projets, Neuchâtel démontre sa volonté d acquérir de manière ciblée de nouvelles sociétés et de soutenir les entreprises existantes en facilitant notamment les contacts qu elles entretiennent avec l administration cantonale et en les mettant en relation avec les structures aptes à répondre à leurs besoins. Aider à passer de l idée au produit commercialisé: en valorisant le transfert technologique en micro et nanotechnologie et énergie, Neuchâtel entend favoriser l innovation et la mise en valeur des produits issus des instituts de recherche ou fruits de la créativité des entreprises qui y sont localisées. Développer les sources potentielles de financement: en améliorant ses conditions-cadres, Neuchâtel se veut plus attractif aux yeux des acteurs du capital-risque et d investisseurs potentiellement intéressés à financer des projets issus de la recherche. Les objectifs stratégiques de OPEN OPEN veillera, en sus de l implantation de nouvelles entreprises étrangères dans les filières stratégiques désignées, à faciliter dans le canton le développement des sociétés et à favoriser de nouvelles créations en valorisant toutes les formes d innovation ou encore en suscitant des partenariats intra et interfilières entre entreprises et centres de recherche ou instituts académiques. Une nouvelle équipe OPEN est avant tout une équipe pluridisciplinaire composée d une dizaine de personnes à la formation (ingénieur, économiste, etc.) et aux expériences professionnelles variées et complémentaires, apte à répondre au traitement des requêtes qui lui sont soumises. Les prestations délivrées évoluent. Elles sont adaptées aux objectifs stratégiques. L équipe OPEN proposera ainsi une série de prestations détaillées dans l encadré ci-dessous, qui apporteront un précieux soutien aux entrepreneurs et entreprises neuchâteloises et d ailleurs. Accueillir et orienter les entrepreneurs Mathias Stocco et Sophie Haerri Suivre et accompagner l implantation, la création et le développement d entreprises de manière durable Assurer la promotion du canton de Neuchâtel à l extérieur de ses frontières Favoriser les partenariats d affaires entre les entreprises, centres de recherche et instituts académiques implantés sur sol neuchâtelois et à l étranger 14 Créateurs No 8
15 Genilem Actualité des partenaires Ce n est qu un au revoir Pierre-Yves Tapponnier Après avoir eu le privilège et le plaisir de diriger cette belle entité qu est Genilem, il est temps pour moi de découvrir de nouveaux horizons. Durant toutes ces années, j ai eu la chance d avoir un «métier-passion»: la promotion d un concept et savoir-faire innovants destinés aux jeunes entrepreneurs. Enthousiasmé par la mission de Genilem, j ai eu de grands bonheurs à développer l association, à la représenter et à y engager toute ma force et ma conviction. J ai également eu le plaisir de collaborer avec une équipe compétente et motivée qui a permis à l entreprise d être ce qu elle est. Au quotidien, outre la direction de Genilem, je partageais mon temps entre deux métiers importants au sein de l association: l accompagnement de jeunes entrepreneurs, core business de la structure et la communication, qui vous permet d avoir à l instant ce merveilleux journal entre les mains. Les équipes de ces deux pôles sont constituées de personnes hors du commun et riches de compétences. Avec elles, j ai réalisé de beaux projets qui m ont permis d apprendre et de m enrichir constamment. Le magazine Créateurs a été l un d eux et je suis fier d en avoir été le directeur de publication durant tant d années. Grâce au partenariat avec les Chambres de commerce et de l industrie et les différents services de promotion économiques des Cantons romands, Créateurs a pris une place incontournable dans le développement économique régional et est devenu un outil indispensable pour le monde de la création d entreprise. Je me réjouis déjà de prendre la place de «fidèle lecteur» et de voir ce magnifique projet se développer et s épanouir! L autre versant de mon activité, l accompagnement, comporte une première étape de repérage qui permet de sélectionner les entreprises innovantes que Genilem va suivre durant trois ans. Ce suivi permet d assurer un taux de survie de plus de 90% des entreprises. Les voir se développer, engager du personnel, faire des bénéfices compte parmi les meilleurs souvenirs de mon travail. La grande gratification que je retire au terme de ces six années, c est de laisser à mon successeur une magnifique structure, bien engagée sur les rails du succès. Avec une notoriété toujours plus grande, une reconnaissance de ces parrains et partenaires, des finances saines, une communication sans cesse plus performante, l association Genilem fait désormais partie du paysage de la création d entreprise, dont elle est une structure incontournable. En tout bon Genevois, je vous dis «adieu» mais ce n est qu un au revoir Au plaisir de vous retrouver sous d autres horizons! Pierre-Yves Tapponnier [email protected] Gagner son entreprise Une sàrl clés en main et un suivi de Genilem pour les étudiants ou les assistants les plus entreprenants de la HES-SO. Une société à responsabilité limitée au capital de CHF entièrement libéré et un accompagnement de trois ans par Genilem récompenseront les gagnants du Prix Genilem Entrepreneur HES. Destiné aux étudiants et aux assistants, ce concours veut leur insuffler l esprit entrepreneurial en leur montrant que leurs projets de diplôme peuvent se transformer en société économiquement durable. Toutes les filières (musique, art et design, santé, travail social, gestion, paysage, ingénierie et architecture) sont invitées à participer, prouvant de cette façon que l innovation n est pas uniquement technologique. Les organisateurs du prix feront la tournée des classes de la HES durant le mois de mars, pour présenter les modalités de participation. Les futurs candidats auront jusqu au 31 mars pour s inscrire. Au début du mois de juin, ils devront présenter leur projet devant un jury composé de personnalité du canton, qui élira dix finalistes. Ceux-ci auront tout l été pour monter un dossier cohérent et présenter un business plan réaliste. La direction générale HES-SO Genève et Genilem remettront sa récompense au lauréat en présence du Conseiller d Etat Charles Beer en octobre. Ce prix a pour ambition de pousser les étudiants à s investir, de susciter des vocations et de trouver les entrepreneurs de demain. Pour de plus amples informations: Haute école de gestion de Genève Nicolas Montandon [email protected] Tél Créateurs No 8 15
16 Un organisme sous la loupe Une association au service de l innovation en entreprise L AIT est une association de droit privé à but non lucratif mandatée par l Etat de Vaud, dirigée par un comité dont les membres sont issus des milieux institutionnels, de la formation et de l économie. Elle est par ailleurs l antenne vaudoise de la plateforme d innovation PLATINN, en cours de création, qui est une organisation active sur l ensemble de la Suisse occidentale. Mais quel est le rôle de l AIT? Quelle est sa valeur ajoutée pour des entrepreneurs et créateurs d entreprise? Mission & objectifs La mission de l AIT est large. Elle consiste à soutenir le tissu économique afin d encourager l innovation au sein des PME industrielles vaudoises, notamment: démarcher ces entreprises afin d identifier leurs besoins; Les orienter et conseiller afin qu elles puissent utiliser à bon escient les outils mis à leur disposition par le canton; sensibiliser leur direction aux problèmes relevant de la productivité, de la compétitivité et de la rentabilité, ainsi que tous autres potentiels d amélioration; promouvoir des réseaux de compétences dans les domaines de l innovation et du transfert de technologies. Daniel Tiercy Coordonnées Chargé de mission AIT Daniel Tiercy Rue Caroline Lausanne Tél Fax [email protected] Secrétariat Chambre vaudoise du commerce et de l industrie (CVCI). Avenue d Ouchy 47 Case postale Lausanne Tél Fax [email protected] Prestations L AIT fournit des prestations telles que: orientation et conseil aux directions des PME; optimisation des processus visant à améliorer la productivité dans l industrie (coûts, qualité, temps); soutien aux projets industriels innovants dans le but d augmenter leur taux de réussite; valorisation des technologies dans les applications industrielles. L ensemble des prestations de l AIT est entièrement financé par les pouvoirs publics. Clientèle cible Les prestations de l AIT s adressent principalement aux PME manufacturières, prioritairement de moins de 50 personnes occupées. Organisation & ressources Le fonctionnement de l AIT repose très largement sur l activité de son chargé de mission, M. Daniel Tiercy. Le déroulement d une intervention de l AIT en entreprise se déroule comme suit: Dans une première phase, le chargé de mission développe un contact personnalisé avec le chef d entreprise, prend connaissance de l environnement général de la société, collecte les données de base, effectue une analyse préliminaire, détermine les projets d amélioration et identifie les besoins. Dans une seconde phase, une fois le projet d amélioration identifié, il détermine le partenaire adéquat parmi un réseau de compétences, effectue les mises en relation, participe au montage des projets et facilite le recours aux différentes formes de financements ou de cofinancements publics à disposition. Pour mener à bien ses interventions, l AIT utilise donc un vaste réseau de compétences avec lequel elle entretient d étroites collaborations. L AIT utilise principalement les ressources de: technologies et gestion provenant du Centre d Etudes et de Transferts Technologiques (CeTT) de la Haute Ecole d Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) / promotion économique endogène provenant du Service de l Economie, du logement et du tourisme (SELT) / réseau de contacts de la Chambre vaudoise du commerce et de l industrie (CVCI) / prestations de service provenant de la plateforme d innovation PLATINN mise en relation avec des partenaires financiers provenant de Capital Proximité Vaud / Quelques chiffres Le chargé de mission de l AIT a réalisé au cours des dernières années entre 60 et 70 visites d entreprises par année. Ces contacts ont permis de générer plusieurs dizaines de projets de collaboration entre les entreprises visitées et divers organismes de soutien à la création et au développement d entreprises. Le retour d informations des entreprises sur l intervention de l AIT est extrêmement positif et leur a souvent permis de réaliser des progrès considérables. Sandy Wetzel 16 Créateurs No 8
17 Dossier Que faire du business plan? Le business plan, c est comme le football, tout le monde a son avis! Pour certains il est inutile, d autres ne sauraient s en passer. Ses détracteurs commencent à se faire plus nombreux alors qu il régnait, il y quelques années encore, en maître absolu. Il est intéressant de noter ce lent glissement qui conduira peut-être à la disparition du business plan sous sa forme actuelle ou au contraire à un statu quo qui le maintiendra dans ses prérogatives. Ce dossier ne va pas revenir sur les meilleures façons de rédiger un business plan (au besoin un modèle est disponible sous sous l onglet entrepreneurs) mais propose, au travers de cinq témoignages, une photographie de son utilisation à laquelle sont adjointes les impressions qu il suscite. Dossier réalisé par Pascal Bregnard, Jean-Michel Garnier, Frédéric Vormus, Sandy Wetzel Alors chronophage dans la phase essentielle du lancement ou outil d analyse pertinent? Les réponses sont nuancées, partagées et plurielles. Créateurs No 8 17
18 DOSSIER - Pourquoi? Le business plan, un atout «séduction» pour convaincre les investisseurs Peut-on se passer d un business plan? La réponse qui vient immédiatement à l esprit est OUI, évidemment. Toutefois il est bien des situations dans lesquelles ce fameux plan d affaires vous sera demandé, voire aura permis, sans être demandé, de conclure une transaction. Au lieu de voir cette tâche fortement introspective comme une corvée obligatoire, essayons d en saisir les apports réels. Obligatoire ou conseillé? Il est bien clair que certaines sociétés n auront jamais besoin d établir le moindre business plan et que cela ne leur portera aucun préjudice mais, dans tous les cas suivants, il nous semble opportun de prendre le temps de réaliser ce document: Recherche de fonds (publics ou privés) Obligatoire Aides étatiques diverses (allégements fiscaux, subventions ) Obligatoire Recherche d alliances commerciales Conseillé Recherche de cadres et de dirigeants performants Conseillé Vente de l entreprise Conseillé Acquisition d une entreprise Conseillé Pourquoi est-ce utile? Nous avons tous, légitimement, le sentiment immédiat que point n est besoin de tout faire et que de simples budgets d exploitation et de trésorerie sur cinq ans doivent suffire. C est oublier, d une part, que le business plan représente l occasion rêvée de formaliser nombre de points qui n avaient jusqu ici jamais été mis à plat, de se questionner sur le placement de notre entreprise sur le marché, sur son développement dans le futur proche et moins proche, de faire le bilan de nos forces et de nos faiblesses. Il peut en cela se révéler un fil d Ariane très utile en termes d analyse des activités et de réalisation des objectifs. Pascal Bregnard, Ing. EPF diplômé, Brevet fédéral d agent fiduciaire. Directeur du département Fiduciaire chez E-Gestion SA Gare 36, 2012 Auvernier, Tél , [email protected] 1. Le business model (niveau stratégique, vente et marketing, faire ou faire faire, étude des marges ou participations aux bénéfices, etc.) les outils, les compétences et l équipe à même de le mener à bien. Vous avez mis tous les atouts «séduction» de votre côté. D autre part, le nombre toujours croissant de projets (création et développement d entreprises) oblige les entrepreneurs à présenter à leurs divers interlocuteurs financiers un document de séduction synthétique qui permet de se faire une idée rapide mais précise du projet dans lequel ces derniers vont peutêtre investir et ainsi de se positionner en bonne place pour voir leur projet aboutir. Un business plan selon trois axes La rédaction d un business plan est une étape fondamentale lors de la création d une entreprise et de son expansion. Il s articule en général autour de trois axes et demande une réflexion poussée sur le projet: 2. L estimation financière (détermination de la rentabilité, budgets, maîtrise des risques, besoin en personnel et qualifications requises, etc.) 3. La conviction et la séduction (communication aux partenaires, séduction du public visé, gain de confiance des interlocuteurs, etc.) Une fois ces éléments constitutifs d un bon business plan intégrés, celui-ci devient un formidable moyen de convaincre un banquier, un investisseur, un partenaire, une administration et finalement de sortir de la masse et de se faire repérer. Vous aurez montré que vous avez un projet, qu il trouve sa place sur le marché, que vous avez Quel est donc un bon business plan? Il n y a pas de recette absolue. Chaque projet étant unique, il est important que le vôtre, dans sa globalité, pas seulement en terme de bénéfices supposés d exploitation et de retour sur investissement, soit séduisant, qu il dégage quelque chose, qu il se singularise. Et si les chiffres sont importants pour les premiers exercices d exploitation, principalement afin de confirmer que le projet est viable et de quantifier le volume des investissements nécessaires, un bon lecteur de business plan ne devrait pas trop s enquérir des projections chiffrées à plus de trois ans. Il est déjà si difficile de faire le budget de l année prochaine 18 Créateurs No 8
19 DOSSIER - Ce qu ils en pensent Deux institutions, Genilem et la CRC-PME, expliquent l utilité qu elles donnent au business plan Coaching et business plan Jacques Métrailler est gestionnaire de l antenne valaisanne de Genilem. Quotidiennement, dans son travail d encadrement, il aide de jeunes entrepreneurs à rédiger leur business plan. C est en cette qualité qu il livre ses impressions. Qu est-ce un business plan? Jacques Métrailler: Ce document est la photo d un projet d entreprise ou d une entreprise. Ecrit par l entrepreneur, il montre l état du projet ou, dans le cas d une société déjà existante, son historique, son état du jour ainsi qu une idée de son potentiel. Il est important que le business plan soit rédigé par l entrepreneur parce qu il détient toutes les informations. Le fait de l écrire lui permet de prendre du recul. Il a la tête dans le guidon; en analysant son projet d entreprise, il perçoit des éléments auxquels il n a pas pensé, il en voit les forces et les faiblesses. En tant que gestionnaire, comment l utilisez-vous? Je n utilise pas souvent le business plan pour poser le diagnostic d une société. Par contre, je vais proposer à l entrepreneur d en rédiger un, non seulement pour prendre du recul mais aussi pour traverser tous les thèmes de la création d entreprise. C est à ce niveau qu il devient un outil de coaching. En tressant le business plan, je peux rebondir sur des thèmes auxquels il n aurait pas pensé. J arrive aussi à déterminer les aspects sur lesquels il doit travailler. Je m appuie sur le business plan pour déterminer les axes de coaching les plus nécessaires. Les têtes de chapitre sont les aspects les plus intéressants. Tous les grands thèmes doivent y apparaître (marketing, finance, RH, vente, production et gestion). D ailleurs ces thèmes servent de support de notation dans le cas d une demande de crédits bancaires. La banquier va les passer en revue et les noter avant d octroyer un quelconque prêt. Combien de temps faut-il pour rédiger un business plan? Si l entrepreneur arrive très tôt chez Genilem, nous allons lui demander de travailler son business plan. Il y aura les têtes de chapitres, mais sans les réponses. On lui demandera de faire une étude de marché plus conséquente, d allertrouver des clients potentiels pour connaître leurs besoins. La durée de rédaction dépendra du temps qu il mettra pour trouver les informations manquantes. Des zones d ombre devront être éclaircies. Cependant, le business plan devrait être en perpétuel remaniement car il n est valable qu à un moment donné. Il évolue en fonction du projet. Un entrepreneur m a dit qu il avait rédigé business plan pour faire une unique levée de fonds. q «Je n utilise pas souvent le business plan pour poser le diagnostic d une société. Par contre, je vais proposer à l entrepreneur d en rédiger un, non seulement pour prendre du recul mais aussi pour traverser tous les thèmes de la création d entreprise» Jacques Métrailler Créateurs No 8 19
20 DOSSIER - Ce qu ils en pensent Vous semblez entendre qu un business plan s adresse plus à celui qui l écrit qu à l extérieur? En effet, l entrepreneur pense écrire un business plan pour des banquiers ou des investisseurs alors qu il le fait en premier lieu pour lui. C est un outil de pilotage qu il doit surveiller du coin de l œil pour s assurer qu il ne s éloigne pas de la ligne qu il s est fixée. C est un outil d autoanalyse. Qu est-ce qu un investisseur va lire en premier? Il va regarder en premier lieu l executive summary, les deux pages de résumé du projet. Surtout les business angels, qui le liront comme le résumé d un livre. C est une partie sur laquelle il faut s attarder pour qu elle soit percutante. On doit la rédiger en dernier, quand toutes les informations ont été récoltées. Ce résumé devra faire ressortir le potentiel de l entreprise. Quel aspect devra-t-il avoir? Je pense que les business plan les plus percutants ne font qu une dizaine de pages. Il ne s agit pas de donner le plus d informations sur les faits et gestes de l entreprise. Le business plan doit pousser à être synthétique. Plus il y a de pages, moins l entrepreneur a trié les informations. L apparence du business plan reflète l image de la société que son créateur souhaite lui donner. J ai déjà reçu des business plan sous forme de Powerpoint. Tous les thèmes y étaient abordés en quelques phrases. Cela montrait un projet pensé. Le business plan porte aussi sur le futur. Comment de telles prévisions peuvent-elles s avérer exactes, a fortiori lors d une création? Le futur est très difficile à définir. Les créateurs sont souvent trop optimistes quant au temps dont ils auront besoin pour arriver à des résultats. Le plus important pour le lecteur, c est la vision de l entrepreneur. Il doit montrer où il souhaiterait aller. Il y a ensuite le plan d action, relatif aux moyens qu il va mettre en place pour arriver à cette vision. C est la cohérence qui va déterminer la qualité d un business plan. On juge davantage les capacités de visionnaire de l entrepreneur que l entreprise même. Dans le cadre des sociétés que l on a suivi et qui ont trouvé du financement, la personnalité de l entrepreneur est prédominante. Le produit est secondaire. Je préfère avoir un entrepreneur avec un produit moins sexy qu un bon produit avec un mauvais entrepreneur. Propos recueillis par Frédéric Vormus Coopérative romande de cautionnement PME Le business plan est un document qui peut se révéler fort utile lorsque l entreprise recherche des fonds, notamment dans le cadre d une demande de crédit cautionné. Il constitue, pour le banquier et sa caution, une base solide pour juger de la pertinence du projet. Mais la rédaction d un plan d affaires est-elle vraiment indispensable à l obtention d un cautionnement? M. Christian Wenger, directeur de la CRC-PME, nous fait partager son point de vue. A votre avis, quelle est la principale utilité d un business plan dans le cadre de la création d une entreprise? Christian Wenger: Un business plan peut avoir de multiples fonctions et être destiné à toutes les personnes intéressées: partenaires, banque, CRC-PME et entrepreneur lui-même. Il décrit la stratégie adoptée par l entreprise, clarifie les objectifs et formule les mesures nécessaires pour les atteindre. C est bel et bien une projection et une estimation d une série d actions dans le futur au sein d une activité donnée. Christian Wenger Idéalement, à quel moment et celui-ci doit-il être rédigé? De mon point de vue, le business plan devient indispensable lorsque l entreprise est à la recherche de fonds. En effet, un dossier de crédit doit être composé d un ensemble de documents et d informations nécessaires au banquier et à la CRC-PME pour juger s il est bon ou non de financer le projet. Contrairement à ce que certains s imaginent, l évaluation d une demande de crédit porte autant sur des données quantitatives que qualitatives fournies par l entreprise. 20 Créateurs No 8
21 DOSSIER - Ce qu ils en pensent Pour être recevable auprès de la CRC-PME, qu est-ce que un business plan doit impérativement contenir? Premièrement, il doit faire ressortir les éléments d appréciation relatifs à l entreprise, tels que les renseignements sur les animateurs, les chiffres clés, l organisation, les produits et les services, les marchés, la concurrence, la fabrication et les états financiers. De même, le business plan doit identifier, définir et évaluer le projet, principalement en termes de rentabilité et d équilibre financier. Serait-il envisageable d adresser une demande de cautionnement à la CRC-PME en l absence d un business plan? Absolument! Dans ce métier, nous ne devons jamais perdre de vue les réalités de l entrepreneur. Une micro, voire une petite entreprise, n a pas le temps ni les moyens de s investir dans la rédaction d un business plan. Pour que la CRC-PME puisse statuer sur un dossier, une présentation écrite sommaire de l entreprise, de son activité et de ses projets d évolution est donc suffisante. Que répondriez-vous à un entrepreneur qui dit «ne pas avoir le temps» de rédiger un business plan? A nouveau, cela dépend de la taille de l entreprise. Mais nous préférerons clairement un entrepreneur pragmatique, orienté clientèle, qu un rédacteur de plan d affaires absent du terrain. Propos recueillis par Sandy Wetzel Quels sont les principaux éléments auxquels vous prêtez attention à la lecture d un business plan? Nous examinons avant tout sa cohérence, par une comparaison entre les indications fournies dans le business plan et les dires de l entrepreneur. Un manque de cohérence peut traduire des incertitudes, voir un irréalisme total. Un business plan doit refléter une vision objective du projet d entreprise. Comment jugez-vous son réalisme? Nous établissons un diagnostic sur la base d une approche fonctionnelle de l entreprise, qui prend en compte la logique du chef d entreprise, sur une analyse économique, qui permet d apprécier la cohérence des choix opérés par l entreprise en relation avec sa stratégie et son environnement, ainsi que sur une analyse financière complète du projet. «Le business plan doit faire ressortir les éléments d appréciation relatifs à l entreprise, tels que les renseignements sur les animateurs, les chiffres clés, l organisation, les produits et les services, les marchés, la concurrence, la fabrication et les états financiers» Créateurs No 8 21
22 DOSSIER - Pour ou contre Deux entrepreneurs autour du business plan. L un ne conçoit pas la Pour l autre, le business plan ne fait que POUR Créée en 2005, Primequal est une jeune société active dans la création, la fabrication et le commerce d articles médicaux et dentaires, ainsi que l exploitation de brevets y afférant. A ce jour, son produit phare est un consommable destiné à la dentisterie: le PreciquantTM, première seringue jetable pour l anesthésie dentaire, en plastique recyclable. Pour son fondateur David Weill la rédaction d un business plan s est révélée capitale. Pour vous, le business plan a été l un des éléments moteurs de la construction de votre entreprise. Vous êtes donc de fervents partisans de cet important document parfois décrié, souvent négligé. David Weill: A notre avis, un entrepreneur sans business plan est un guerrier sans armes, sans bouclier et sans chaussures! Difficile de faire pire pour démarrer une société. L entrepreneur est le premier concerné par le business plan. Il est l outil qui va lui garantir le succès. Par expérience, nous pouvons donner six bonnes raisons de rédiger un business plan. La première est que la rédaction de ce document permet au créateur d entreprise de fixer clairement son but. Cette phrase semble anodine? Elle ne l est pourtant pas. Car un rêve n est pas un but, juste un désir. Et transformer un simple désir, plus ou moins vague selon les cas, en un but clair, précis et réalisable est un premier challenge. La seconde raison est que si «toutes les routes mènent à Rome», selon le dicton populaire, très peu d entre elles mènent au succès. De ce fait, ce dossier permet de structurer son «business model» et l ensemble de son travail. Une fois le but fixé, il faut réaliser une rapide synthèse de «comment y arriver». La troisième, soyons réaliste, est que c est l une des rares occasions où l entrepreneur aura le temps et la tranquillité d esprit pour établir une stratégie. David Weill Non seulement «sa» stratégie principale, mais aussi des stratégies de secours, de repli «au cas où». C est là qu il est important d avoir de bonnes chaussures pour courir vite! Une fois lancé, il est difficile et dangereux de se catapulter dans de nouvelles manœuvres, parce qu un changement de stratégie est tout simplement une complète et profonde remise en cause que l on n a ni le temps ni les moyens de mettre en place! La quatrième de ses bonnes raisons, elle, est vitale. Car le business plan est, pour le créateur d une entreprise, son seul et unique outil de planification. Il faut être conscient que la planification est l un des éléments essentiels du succès d une start-up. Il s agit d un travail difficile, périlleux, dans lequel se mêlent des éléments tangibles et mesurables, des spéculations et des espérances. Planifier demande une vue claire de l ensemble de ces données, des durées, des jalons, des diverses disciplines, des coûts et de la connaissance des capacités de chacun des intervenants. Que ce soit le capitaine Nemo du Nautilus ou le capitaine Kirk de l USS Enterprise, aucun des deux ne quitte sa base sans avoir clairement tracé son parcours sur la carte, calculé ses besoins en carburant, en nourriture. Et préparé quelques solutions de repli en cas de péril. Cinquièmement, la réalisation du business plan impose à l entrepreneur de faire face à ses concurrents, lui indique les dangers qui le menacent et les problèmes qu il est susceptible de rencontrer. Les tous découvrir est nécessaire et important. Et donner une solution à chacun d entre eux, c est déjà le premier pas vers la réussite! C est ici qu il faut identifier ses forces et ses faiblesses. C est là qu il faut travailler ses faiblesses et les transformer en forces. La sixième et dernière de nos bonnes raisons n est autre que la trésorerie. L argent, comme tout le monde le sait, est l oxygène de la startup. On peut manquer de beaucoup de choses, s en accommoder, «faire avec». Mais, sans oxygène, combien de temps pensez-vous tenir? La réponse est simple: quelques secondes. Indispensable donc, bien calculer ses besoins: quand, où et combien. Pour résumer notre propos, disons que celui qui réalise correctement et consciencieusement son business plan peut sereinement lancer sa start-up. Rien ne pourra l arrêter. Et il aura face à lui un investisseur heureux et confiant. Ce sont donc ces six bonnes raisons que vous avez mises en pratique lors de la création de Primequal? Oui. A Primequal nous avons, sur la base d un coaching efficace de Venturelab et de la CTI, suivi scrupuleusement ce parcours. Pour être totalement franc, il est vrai qu à l époque, nous avons franchi «à reculons» certaines de ces phases. C est un travail parfois pénible, long et difficile mais, au final, payant. Et aujourd hui? Primequal SA est un leader mondial de l anesthésie dentaire avec son système d anesthésie indolore. Nos produits sont disponibles dans plus de 40 pays à travers le monde. Chaque jour, grâce à Primequal SA, des enfants et des adultes bénéficient d anesthésies sans douleur. L entreprise a reçu de très nombreux prix et autres certifications, dont nous ne vous citerons que les plus prestigieux: Prix de l innovation 2008 par l Association Dentaire Française, International Reddot Design Award 2008, Label CTI, Venturelab Ventureleader 2008, «From an Idea to a Successfull Company» CTI Invest 2009 et IMD Start-Up Competition. Ce qui est prometteur pour une jeune société d à peine trois ans d âge. Primequal SA a réussi à lever des millions de financement pour la création et la mise sur le marché de ses futurs produits. Tout ce travail et les résultats qui en découlent sont le fruit de l acharnement de Pierre-Yves Chassot, Sacha Nikolic, Jean-Pascal Budliger et moi-même. Comme vous l aurez calculé quatre personnes et un business plan «en béton» suffisent. C est cela la beauté de la start-up. De plus, quel plaisir! Propos recueillis par Jean-Michel Garnier 22 Créateurs No 8 PRIMEQUAL SA / Rue des Pierres-du-Niton 17 / 1207 Genève Tél / Fax / / info@ primequal.com
23 DOSSIER - Pour ou contre réussite d une société sans que cet outil ne stabilise la fondation de l édifice. retarder le créateur dans sa véritable mission. CONTRE Laurent Potestat a l entrepreneuriat dans le sang. Fondateur de plusieurs sociétés, il connaît bien la problématique des business plan. A force d en rédiger, il a commencé à s en méfier. Que pensez-vous du business plan? Laurent Potestat: Dans le business plan, la table des matières peut être un très bon guide, elle reprend des questions qui requièrent des réponses claires. Mais la forme qu on lui donne en Europe est très chronophage pour les créateurs d entreprise. Or cette dépense de temps est, dans la phase de démarrage, complètement inappropriée. Pour répondre à ces questions, il faut aller sur le terrain et non pas être en train de rédiger un business plan. Mais c est malheureusement un cercle vicieux. Un créateur a une idée et la première chose qu on lui demande, c est d écrire un business plan. Je ne suis pas tout à fait d accord. La première démarche est d aller sur le terrain, de confronter ses idées au marché et d essayer de faire signer des contrats, ensuite seulement d écrire son business plan. Je connais nombre d entrepreneurs qui ont passé six mois à le rédiger et qui, pendant ce temps, ne sont pas allés voir des clients parce qu ils pensaient que le business plan était prioritaire. Cette défiance est-elle venue à la suite d une mauvaise expérience? Pas vraiment car lorsque j ai rédigé un business plan, j ai réussi à lever des fonds. Cependant, une personne a dû y travailler une année à temps plein. Certains investisseurs nous demandaient de changer l ordre des pages faute de quoi ils n accepteraient pas le dossier. La somme de travail était double. Non seulement on perdait du temps à faire un business plan mais en plus il fallait le remanier en permanence. Bon, c était en A l époque il y avait énormément d investisseurs sur le marché, la conjoncture était différente. Aujourd hui, ça c est épuré. Ceux qui sont restés ont une vraie connaissance de leur métier. Pour trouver du financement, il reste donc un mal nécessaire? Est-ce qu aujourd hui un investisseur va poser de l argent uniquement sur la base d un business plan? Non, il lui faudra d autres justifications, il cherchera d autres réalisations. Pour moi c est un problème de mauvais timing. Il faut commencer par rencontrer des clients, des partenaires, des prospects et essayer de générer des revenus. Aujourd hui, les investisseurs européens, à quelques rares exceptions près, n ont pas de connaissances particulières. Ce sont des financiers qui n ont qu une vision partielle du marché et qui exigent des preuves. Il faut tester le produit, trouver l équipe, développer le marketing et obtenir la signature d un client. Cette dernière va déclencher l investissement. Si les investisseurs vous disent: «revenez nous voir quand vous aurez un client», alors pourquoi passer de six à neuf mois à rédiger un business plan? Si le business plan n est pas utile pour lever des fonds, l est-il au moins comme outil de gestion? Il peut en effet s avérer très utile pour faire évoluer la réflexion. Dans la phase de démarrage, toutes les connaissances nécessaires ne sont pas forcément détenues par le créateur, le business plan va alors l aider à se faire une idée plus précise. Ecrire permet de se rassurer, de se poser les bonnes questions. Par contre, toujours dans cette phase initiale, le créateur va chercher le positionnement de son entreprise. Il va tâtonner, adapter son produit. A chaque discussion avec un nouvel acteur, il va soulever des points et des besoins différents. Finalement, il va orienter son produit d une autre façon car il aura décelé des opportunités différentes. Ce qui implique que le business plan, très formel, aura une validité très courte en raison des multiples repositionnements. La forme n est donc pas valide non plus? La forme du business plan n est valable que depuis le premier client. Il existe ainsi une preuve du besoin, le prix est arrêté, la stratégie marketing développée. A partir de là, on peut chercher des fonds et commencer la rédaction d un business plan. Il devra faire moins de vingt pages, sinon personne ne le lira. Il doit être succinct et concentré sur l executive summary, car c est ce qui va attirer l œil d un investisseur. La forme qui me semble la plus adaptée est une présentation Powerpoint qui reprenne la table des matières et qui réponde aux Laurent Potestat questions qu elle soulève. A laquelle s ajoutent une projection financière à 2-3 ans et l executive summary, pour pouvoir accrocher le business angel. Ce type de présentation a le grand avantage de s adapter plus facilement à un contexte extrêmement changeant. De plus, elle permet de sortir du caractère alambiqué du business plan. Quelle idée défendez-vous? Le business plan, comme tout outil, doit s utiliser d une certaine façon au bon moment. Trop tôt, ce n est pas optimum. Il est utile lors d une vraie levée de fonds, pour aborder la discussion avec des business angels ou des organismes étatiques d aide. Le message que je veux faire passer, c est qu il est plus facile d obtenir des investissements et de rédiger un business plan quand on a des clients. Il ne faut pas se perdre ni perdre de vue l objectif: gagner des clients! Propos recueillis par Frédéric Vormus Carte de visite de Get More TV en page 41 «La première démarche est d aller sur le terrain, de confronter ses idées au marché et d essayer de faire signer des contrats» Créateurs No 8 23
24 Fiche théorique Un quatuor pour ne pas détonner Quelques aspects d une causerie sur la gestion donnée récemment par le quatuor Annesci pour les cadres de DebioManagement à Lausanne. Accords et une musique ailée! Un couple, cela fait 2, une équipe de chercheurs, ça peut commencer à 3, une famille de deux enfants ou bien alors un quatuor, on en est à 4, et dans les entités minimes et les petites entreprises cela ne va guère au-delà de 7 à 10 personnes, 7 membres d un gouvernement ou 10 membres d un conseil d administration, par exemple. Tous ces ensembles de petit gabarit et souvent de grand pouvoir usent de procédures propres de gestion, analogues et ciblées, pour durer, pour aller de l avant, pour délivrer de la qualité, pour assurer l emploi et créer des revenus. Aurait-on songé à les aborder par le truchement de la musique? La gestion de micro groupes fait l objet de règles de base et exige une tournure d esprit qui n a pas grand chose à voir avec la gestion des grand ensembles mastodontiques, celle Armand Lombard dite par Harvard ou d autres Hautes Ecoles de management. Mais faut-il rappeler que entreprises en Suisse rassemblent moins de 10 salariés et que seules 600 en comptent plus de 500. Les règles de la petite structure, extrêmement diverses et de consonances variées, sont donc immensément majoritaires dans le paysage industriel et des services. Elles sont à inventorier, à analyser, à décortiquer et à pratiquer. En sus d innombrables séminaires «ultra didactiques, avec support inclus» assez formels, il existe des instruments originaux capables, avec punch et surprise, de transmettre ce savoir. En observant un quatuor à corde par exemple, on apprend, règles universelles, qu il faut écouter ses comparses avant d imposer un tempo, qu il faut évoluer en fonction des compétences individuelles des membres, composer avec les tensions et les humeurs de chacun, avec leurs bêtises et leurs traits de génie, jouer de la constance d un tel ou de l imprévisibilité d un autre. «Pour une bonne musique, il faut une gestion d écoute et de composition», expose en une causerie vivifiante le quatuor Annesci. Visant comme lui l harmonie et la pérennité, les petites unités, qu elles soient entrepreneuriales, politiques ou familiales, gagnent ainsi en qualité, «fabriquent du son» en le chargeant de sens avec des notes renouvelées. Un des musiciens est-il mal luné, mentionne le premier violon, le travail s en trouve pénalisé. Il s agit dès lors à ceux qui sont en bonne forme de poursuivre la route du son, comme si de rien n était et, sans dramatiser, de tabler sur le retour inéluctable du «fâché» au bercail en de meilleurs sentiments! La présence d un chef dans une équipe semble évidente. Le pater familias a de tous temps été la pièce maîtresse, non? Chez les romains, dans le féodalisme, dans le machisme des grandes structures, il est considéré comme l évidence. Dans le nano groupe toutefois, il est négatif car il ne laisse pas se former une harmonie. Dans la quête d une solution, il n oblige pas chacun des participants à se sublimer et incite à la simple acceptation passive. L adolescent non accepté par le père tout-puissant glisse en destruction. Le cadre que son patron écrase gère de façon grise et sans apporter au groupe ses compétences propres. Le «senior» tout puissant ne peut compter que sur l effet limité de ses décrets, carrés et unilatéraux, et prive le groupe des accords qu une gestion commune fait naître. Un métronome devrait, de l avis de nombreux musiciens, être utile pour assurer un même tempo et atteindre ensemble la dernière mesure. Dans l entreprise, on se réfère à des protocoles-métronomes «qui ont fait leurs preuves». Pourtant, à y bien regarder, le métronome mène inéluctablement à une ritournelle sans âme, impropre à l évolution, il est l instrument des bureaucraties dont Charlie Chaplin a montré l absurde répétitivité. Bridé par le tic-tac inflexible, où donc dès lors pourrait intervenir le «plus» que devrait apporter le quatuor à corde cher à Haydn, la petite équipe inventive? Là où le quatuor devrait être un organisme vivant, il n y aurait plus, avec un métronome régulateur, qu une machine sans fraîcheur, une partition sans nuances, un rituel sans connivence. Place plutôt à l écoute réfléchie! Tout groupe, une fois sa voie bien tracée, a tendance à se mettre sur métronome, sur protocole fixe et sur «pilote automatique», alors que pour éviter le rabâchage sans charme, le violoncelliste affirme qu il s agit de faire retour sur soi-même, revenir à son intériorité pour retrouver le plaisir, pour être à même de faire chanter son moi interne, de réinventer demain. Approches durables du marché «Quoi qu il en soit, remarquerait un chef d entreprise ordinaire, on ne peut comparer les objectifs d un quatuor à cordes avec ceux d une entreprise. Cette dernière a ses objectifs de production et de vente, elle doit approcher son marché alors que les musiciens font de l esthétique et de l harmonie.» Tout de travers, répond Annesci. Le quatuor a une exigence de qualité, pour le plaisir bien sûr, mais pour être demandé par un public et par des impresarios. Le quatuor veut durer, lui aussi, comme une entreprise. Milliers d heures de mise au point pour 4 individualités à réunir, symbiose de 4 caractères et affinités à découvrir afin d atteindre une présentation «goûteuse» sans qu une œuvre ne devienne jamais routine. Une présentation transpirant l ennui verrait s éloigner le public/ le client, et par conséquent les recettes. A l image de l entreprise en démarrage ou à celle d une entité décisionnelle, il s agit d inventer, de tester, de saisir la compétence de chacun des acteurs. Sans une quête constante de l offre la plus originale ou la plus adaptée, de la méthode et de l approche, le jeune créateur ou le groupe entrepreneurial ne sauront atteindre leur marché ni trouver qualité et rentabilité. Tout de même, interviendra une fois encore l entrepreneur confit de normalité, en musique, il s agit de suivre la partition et les indications de son compositeur. Ce sont eux qui imposent des procédures rigides, il n y pas de liberté d action, contrairement à l entreprise! Eh bien non, répond Annesci, tout groupe a des indications obligatoires, des cheminements qu il s agit de suivre. Le mouvement d une montre, irrémédiablement identique dans le monde, n empêche pas de compo- 24 Créateurs No 8
25 ser avec finesse pour les différentes types de clientèles, «grand luxe» ou «populaire», tout comme le compositeur a noté pour sa partition «fortissimo» ou à un autre passage «piano». Musiciens et autres nano entités, jeunes entrepreneurs ou membres de famille, ne peuvent émettre chacun sa voix propre, inondant le marché sans coordination, lançant produits et publicités sans ordonnance. Le quatuor va analyser le projet et décider en commun de séquencer la partition, confiant la réalisation de chaque partie au meilleur de l équipe, les trois autres musiciens agissant comme facilitateurs et révélateurs. Le Quatuor Annesci, 2 violons, un alto et un violoncelle, joue sur 16 cordes. D après les directives de Joseph Haydn qui inventa cette forme d expression, le quatuor à cordes doit s efforcer de créer un cinquième son d unisson, une expression meilleure, de nouvelles consonances, un «instrument collectif» qui va au-delà. Ce devrait être là l objectif de tout groupe de nombre restreint. La quête de la perfection musicale apporte une image du management de toute nano entité, basée sur l écoute et la valorisation des composants d une équipe, méthode qui évite l affrontement, l échec et conduit à l amélioration durable et à l inventivité permanente d une entité. La gestion du nano groupe a ses propres schémas, d une tranquille simplicité, à l abri des maxi théories et des procédures fixes. Elle repose sur le bon sens, sur l approche claire, sur les brins de folie des acteurs, sur l écoute et sur l échange. Ca n est décidément pas Harvard ni la systématique des macro structures mais une musique d intelligente communion en groupes de bon sens. Armand Lombard Président du Réseau Genilem Suisse Fiche pratique L accueil d un investisseur financier: une possibilité pour financer sa croissance Dans certaines phases du cycle de vie de l entreprise, assurer la croissance passe par des financements externes. Une alternative au recours unique à l emprunt existe, il s agit de l accueil d un investisseur financier qui apportera des liquidités supplémentaires en échange d une partie du capital. Cette façon de procéder nécessitant une certaine prudence, arrêtons-nous sur les principaux éléments dont il faut tenir compte. L investisseur financier, tel qu un fonds d investissement, se distingue de l investisseur industriel. Contrairement à ce dernier, il ne cherche qu à entrer provisoirement dans l entreprise, pour en ressortir avec une plus-value. Pour l entrepreneur, une décision de vente partielle ne se prend pas facilement. Elle est souvent chargée d émotions et d inquiétudes. Des entrepreneurs craignent de devoir partager une partie du pouvoir avec le nouvel arrivant. La réflexion qui aboutit à son accueil peut durer de nombreux mois. Pour ces raisons, l appui d un professionnel extérieur est utile pour accompagner le processus et en garantir la réussite. L accueil de l investisseur financier est une opération de type gagnantgagnant, win-win. En effet, il permet à l entrepreneur de financer sa croissance et de donner un élan supplémentaire à son entreprise, tout en sachant qu il pourra reprendre ultérieurement la part de sa société qu il a provisoirement cédée. Pour l investisseur institutionnel, cette prise de participation provisoire amène une rentabilité élevée pour une durée déterminée à l avance. Préparer l accueil: un exercice délicat Avant d établir quelque contact que ce soit, il est essentiel de bien préparer l accueil: préciser les objectifs de l opération envisagée, déterminer la valeur de la société et établir un calendrier préliminaire. La question concrète étant: j ai besoin de cet investisseur pendant combien d années? Si le calendrier est primordial, il faut cependant garder à l esprit que le processus est, en général, long. L objectif de l investisseur financier est souvent de revendre les parts détenues dans un horizon de cinq à dix ans. Pour certains secteurs, la durée de détention est supérieure à celle du cycle économique. Des objectifs de sortie avec plus-value de l investisseur financier trop importants entraînent une forte pression sur l entreprise. La réflexion porte sur les conditions de marché, les modalités de sortie de l investisseur. Il faut également analyser les forces et les faiblesses de l entreprise: produits et prestations, situation financière et fiscale, ressources humaines, capacité du management. On en profitera pour tenter de corriger les faiblesses et développer les opportunités. Bien les identifier permet d appréhender l intérêt des investisseurs financiers et de fixer un horizon de prix en analysant le potentiel et la rentabilité réelle de l entreprise, souvent supérieure à la rentabilité comptable. Bien choisir son futur partenaire L entrée en contact avec les investisseurs financiers potentiels se fait de façon discrète, afin de ne pas créer d inquiétude parmi les employés, les clients et les fournisseurs, qui pourraient craindre une vente totale de l entreprise déguisée en prise de participation provisoire. L idéal est bien entendu d annoncer l opération quand tout aura été déterminé. Le niveau d information qu on va donner aux candidats doit être bien réfléchi, afin de communiquer ce qui est essentiel à la prise de décision, sans toutefois divulguer des éléments confidentiels dont la transmission pourrait être dommageable si la transaction n aboutit pas. L entrepreneur aura la difficile tâche de garder la maîtrise des discussions. Il doit aussi déterminer s il conduit plusieurs négociations en parallèle, notamment pour les mettre en concurrence et optimiser les conditions de la transaction. Les investissements peuvent prendre la forme de participations en capital ou de financement en mezzanine (renforcement des fonds propres, convertibles ensuite en actions ou options). L apport des nouveaux fonds, sous forme de souscription de titres nouvellement émis (augmentation de capital), passe par l établissement d une holding. Concrétiser Quand les discussions se font plus précises, on peut aborder les conditions d entrée (le prix exact, la nature des titres qui seront achetés, la date et les modalités de paiement), la communication interne et externe et les conditions de sortie. Le contrat inclura tous ces éléments et l accueil de ces nouveaux fonds pourra se faire en toute sérénité. Olivier Schaerrer, BCGE Pour plus de renseignements: Banque Cantonale de Genève Maurice Pierazzi [email protected] Tél Créateurs No 8 25
26 Fiche technique Transfert de technologie universitaire Les universités et instituts de recherche sont un terrain fertile pour des inventions technologiques. Mais les hautes écoles n ont ni l ambition ni les moyens de développer elles-mêmes de telles inventions en produits commerciaux. Elles préfèrent passer le relais à des partenaires industriels dans le cadre d un processus communément nommé «transfert de technologies». En Suisse, les chercheurs académiques génèrent des centaines de nouvelles inventions chaque année 1. Pour permettre le développement des plus prometteuses d entre elles en produits utiles à la société, la plupart des universités et centres de recherche possède aujourd hui des bureaux de transfert de technologie, où des professionnels accompagnent les chercheurs durant toutes les étapes complexes de la valorisation de leur invention. Bureau de transfert de technologie Université de Genève / Hôpitaux Universitaires de Genève Sélectionner les inventions les plus prometteuses Comment un chercheur académique peut-il faire profiter la société de son invention? La première chose à faire est d informer le bureau de transfert de technologie de son institution. Les professionnels en transfert de technologie commencent par évaluer les chances de succès de l invention: quel est son potentiel commercial? Est-elle suffisamment développée? Peut-on la protéger? Quels types de partenaires seraient susceptibles d être intéressés? Si la création d une entreprise ne semble pas opportune, il s agit de trouver une société existante qui serait intéressée à développer l invention. Dans cette étape de recherche de partenaire, le rôle de l inventeur est primordial, d une part pour envisager les développements possibles du produit, de l autre de par les contacts privilégiés qu il entretient avec certaines sociétés. Le bureau de transfert se sert également de son réseau pour proposer l invention aux partenaires potentiels. Protéger l invention Plus le développement d un produit est long et coûteux, plus il est important de protéger l invention qui en est à l origine afin d éviter la concurrence. Pour des résultats issus de la recherche universitaire, cette protection se fait typiquement à travers des brevets, mais les marques et le droit d auteur sont d autres façons de protéger certains types d invention. Le droit d auteur ou copyright est par exemple couramment utilisé pour la protection des logiciels. L obtention d un brevet peut prendre plusieurs années et coûter plus de CHF , c est pourquoi il faut toujours prendre la décision de breveter une invention en relation avec ses perspectives commerciales. Trouver le bon partenaire Les deux voies typiques pour la commercialisation d une invention académique passent par la création d une start-up ou par une licence à une société existante. Dans les deux cas, l institution académique octroie une licence d exploitation à une société. La décision d aller dans une direction plutôt que l autre dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels le type de technologie, les envies entrepreneuriales de l inventeur et le contexte économique du moment. La naissance d une start-up correspond souvent au moment de la signature d un contrat de licence entre la nouvelle société et l institution. L inventeur est le plus souvent fondateur de l entreprise. Il reste parfois dans l institution académique, ce qui est souvent le cas si l inventeur est un professeur dont la carrière académique est florissante. Il s agit alors de gérer d éventuels conflits d intérêts que cette situation pourrait générer. Les plus entrepreneurs des inventeurs décident au contraire de quitter le monde académique et d accompagner le développement de leur invention dans la start-up. Le contrat de licence Lorsqu un partenaire commercial exprime un intérêt pour la technologie, différents aspects du contrat de licence doivent être négociés. Les clauses importantes de ce dernier comprennent le caractère exclusif ou non-exclusif de la licence, le montant du paiement à signature et annuel, les redevances (pourcentage sur la vente des produits), le domaine d application de la licence, mais aussi des clauses de performance. En effet, l institution veut s assurer que le partenaire va engager les ressources nécessaires au développement de la technologie et à la commercialisation du produit. Un contrat de licence pouvant rester en vigueur pendant une longue période jusqu à 20 ans il est essentiel qu au moment de la signature les deux partenaires en perçoivent les termes comme étant justes et confortables afin d éviter une discorde future qui pourrait nuire au développement du produit. Les revenus de la licence En Suisse l institution, en tant qu employeur du chercheur, est propriétaire de l invention originale et des droits de propriété intellectuelle y relatifs. Si le transfert d une technologie vers un partenaire industriel génère des revenus, que ce soit au moment de la signature de l accord ou plus tard quand la société vend le produit correspondant, une partie (environ un tiers) de ce revenu ira au chercheur à titre personnel et une autre à son laboratoire. Céline Lafourcade, associée aux transferts de technologies, Unitec 1 Un listing des technologies disponibles au niveau suisse peut être trouvé sur le site web de switt, l association suisse du transfert de technologies ( 26 Créateurs No 8
27 Formation Venturelab Trois modules de formation pour mener votre start-up de l idée au succès Certains ont des idées visionnaires mais manquent des connaissances de base pour créer leur start-up. D autres ont besoin de conseils pour monter un plan d affaires solide. D autres encore trouveraient avantage à un coaching pour mettre en œuvre leur plan d affaires. L agence nationale pour la promotion de l innovation CTI, en collaboration avec les universités, les EPF et les écoles spécialisées offre des modules gratuits de formation qui peuvent aider des créateurs pleins d idées à mener leur start-up vers la réussite. Start-up cherche capitaine «venture challenge» Début 2009, la Haute école ARC de Neuchâtel et les universités de Fribourg, Genève et Lausanne organisent «venture challenge», un module de cours gratuit adressé aux étudiant(e)s, doctorant(e)s, post doctorant(e)s, membres de l université et des hautes écoles spécialisées qui envisagent sérieusement de créer une start-up. Le module «venture challenge» comprend 14 workshops intensifs au cours desquels des experts professionnels enseignent aux participants tout ce qu il faut savoir pour guider une start-up, basée sur une bonne idée, vers la réussite. Chaque semaine, un sujet différent propre à la création d entreprise est traité. De l analyse des opportunités commerciales au financement, en passant par le marketing, le droit, la fiscalité et même la comptabilité, aucun aspect n est laissé de côté. Un workshop est également consacré à l élaboration d un business plan, document souvent primordial pour obtenir des financements. Afin de garantir un travail optimal, le nombre de participants est limité et la priorité est donnée aux candidats disposant déjà d idées commerciales concrètes dans le secteur high-tech. Les participants travaillent en équipe et tirent les enseignements d exemples pratiques concrets. En route pour la croissance «venture training» Le module «venture training» met l accent sur l exécution du plan d affaires et sur la mise en œuvre de la stratégie de croissance. Parallèlement à l acquisition d un savoir-faire pratique et d outils de gestion, les participants valident pour leur projet un plan de croissance et acquièrent des connaissances essentielles à la gestion d une entreprise. Le dernier jour du module «venture training», ils présentent leur projet devant des membres de la CTI Start-up et des investisseurs potentiels. Ces présentations sont un tremplin vers l obtention d un financement permettant leur développement. Ce module de cinq jours répartis sur un mois se déroule trois fois par année, dans le canton de Vaud. Sophie Haerri Donnez toutes les chances de succès à votre projet d entreprise - «venture plan» Dans le module «venture plan», les entrepreneuses et entrepreneurs potentiel(le)s développent une stratégie claire en cinq jours, répartis sur un mois. Cette formation, organisée trois fois par année, permet aux participants de trouver des outils indispensables au développement d une start-up, de répondre à leurs problèmes individuels et d établir un business plan qui convaincra les partenaires. Durant ces sessions, qui ont lieu en partie à Lausanne et à Genève, les participants cristallisent leurs plans et apprennent à analyser les opportunités. Ils reçoivent en parallèle un feed-back détaillé sur le plan d affaires établi. Pour plus d information, consultez la liste des formations sur: Lors du dernier cours, ils présentent leur projet devant des expertes et experts de la CTI Start-up et des principaux acteurs économiques. Les meilleurs peuvent être sélectionnés pour bénéficier d un coaching intensif et sur mesure, qui les mettra sur la bonne voie pour obtenir un financement. Cette formation s adresse en priorité aux start-up à fort potentiel d innovation et de croissance. Des critères de sélection tels que le degré d innovation ainsi que les ambitions de croissance sont pris en compte afin de retenir les meilleurs projets. Au terme de ce module, les participants au «venture training» seront sélectionnés. Créateurs No 8 27
28 Annuaire des organismes d aide Annuaire Structures d aide à la création d entreprise Ce magazine se veut une plateforme d information en matière de création d entreprise. A travers cet annuaire, découvrez la diversité et la complémentarité des différents organismes d aide. Et surtout n hésitez pas à contacter celui ou ceux dont l activité répond à votre besoin. Suisse occidentale Alliance Réalisation et renforcement du transfert de technologies et de savoir («TT») et de la coopération entre les Hautes Ecoles de Suisse occidentale et les entreprises, en particulier les PME. M. Roland LUTHIER [email protected] AlpicT Promotion des technologies de l information et de la communication (TIC). Fondation ASECE Action solidaire et création d entreprises Encouragement à la création de petites entreprises par un financement (microcrédit) et un suivi en phase de démarrage. BioAlps Promotion de biotechnologies et des technologies médicales. M. Didier MESNIER [email protected] Mme Andréa LEHMANN-BEYTRISON [email protected] Mme Norie MATURANA [email protected] CRC-PME Coopérative romande de cautionnement PME Solutions de cautionnement à tous types de projets et d entreprises. M.Christian WENGER [email protected] Capital proximité Mise en contact d investisseurs privés et de porteurs de projets cherchant un financement à long terme. M. Pierre BORDRY [email protected] FIT Fondation pour l innovation technologique Soutien au développement de projets à contenu technologique innovant issus d une collaboration avec une haute école de Suisse Romande. Secrétariat CVCI [email protected] 28 Créateurs No 8
29 Annuaire des organismes d aide Genilem Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. Retrouvez les adresses de nos autres antennes sur Mme Elisabeth MURE-DONZE [email protected] Micronarc Promotion des micro et nanotechnologies de Suisse occidentale. M. Philippe FISCHER [email protected] Relève PME Soutien au PME lors du règlement de leur succession: renseignements complets sur la succession d entreprise et proposition d un vaste éventail de possibilités de reprise, de participation et de collaboration. M. Giovanni GIUNTA [email protected] Swissmédia Association suisse du multimédia Participation à la création, encouragement et soutien au fonctionnement de technopôles et incubateurs dans les domaines des nouvelles technologies de l information, de la communication et du multimédia. M. Roland GRUNDER [email protected] Fribourg Capital Risque Fribourg SA Au service des entreprises novatrices en phase de création ou d expansion. Vise à promouvoir le développement de nouvelles technologies et la création d emplois par du capital-risque. M. Claude JORAND [email protected] à retrouver à la page 53 Effort Fribourg SA Société de capital-risque qui encourage la création ou le développement d entreprises générant de nouveaux emplois dans le Grand-Fribourg, par des prises de participations ou des prêts. M. Antoine BERGNA [email protected] Fri Up Soutien aux entreprises existantes ou en création Guichet qui développe des synergies entre l économie, les Hautes écoles et l Etat. Aide les PME à améliorer leur compétitivité et à y générer de la valeur ajoutée. Fri Up est également une structure d hébergement et d accompagnement. La durée de location est de 3 à 36 mois. Antenne fribourgeoise du réseau CCSO. M. Olivier ALLAMAN [email protected] Genilem Fribourg Accompagnement ciblé des créateurs d entreprises avec plusieurs années de suivi de l entreprise et l accès à un réseau dynamique. M. Olivier ALLAMAN [email protected] IVE Institute for Value-based Enterprise Eveille et transmet l esprit d entreprise chez les étudiants des Universités et des HES (Hautes Ecoles Spécialisées) qui souhaitent devenir des entrepreneurs innovateurs de haute qualité. Possibilité de suivre des workshops en français et en allemand, d obtenir des stages pratiques et de participer à des conférences. M. Hans Ulrich PESTALOZZI [email protected] Promotion économique du canton de Fribourg Soutien aux entreprises fribourgeoises lors de projets d extension et d implantation dans le canton de Fribourg. M. Thierry MAURON [email protected] Genève CCIG Chambre de commerce, d industrie et des services de Genève Promotion de l économie genevoise. M. Jacques JEANNERAT [email protected] Eclosion Support à la création et au développement d entreprises dans le domaine des sciences de la vie. M. Jesús MARTIN-GARCIA [email protected] Créateurs No 8 29
30 Annuaire des organismes d aide FAE Fondation d aide aux entreprises Soutien aux PME existantes ou en création dont le développement présente un intérêt pour le canton en termes d emplois et de savoir-faire. La FAE est l antenne genevoise de la CRC-PME. FER Genève Fédération des entreprises romandes Aide et conseils en matière de création d entreprise, plus particulièrement sous l angle administratif (formes juridiques, contrat de travail, CCT, salaires), mais aussi en matière de relations du travail et d assurances sociales (AVS, LPP, activité indépendante, etc.). MM. Jean METRAILLER et Serge NOUARA [email protected] M. Anthony MONTES [email protected] Fondetec Fondation pour le développement des emplois et du tissu économique en Ville de Genève Soutien à la création d entreprises génératrices d emplois, au maintien et au développement d entreprises existantes ainsi qu à l innovation technologique. M. Jérôme FAVOULET [email protected] Fongit Fondation genevoise pour l innovation technologique Financement et accompagnement de projets innovants dans les hautes technologies. M. Pierre STRÜBIN [email protected] Genilem Vaud-Genève Bureau de Genève Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. Retrouvez les adresses de nos autres antennes sur Guichet pour entreprises du Service de la promotion économique Service de conseil et d information Soutenir les PME et les créateurs d entreprises genevoises dans la mise en place de leurs projets, en s appuyant sur les compétences des organismes partenaires. OPI Office de la promotion industrielle L OPI soutient le développement de l industrie en: fournissant aux entreprises un appui en marketing international; offrant à des conditions avantageuses des prestations de conseil aux start-up et PME. Antenne genevoise du réseau CCSO. M. Pierre-Yves TAPPONNIER [email protected] M. Daniel LOEFFLER [email protected] / M. Rolf GOBET [email protected] Neuchâtel CNCI Chambre neuchâteloise du commerce et de l industrie Association privée qui défend les intérêts généraux de ses membres en assurant une veille politique afin de promouvoir des conditions-cadres favorables au développement des entreprises. M. Pierre HILTPOLD, Directeur [email protected] Finergence Financement initial d entreprises novatrices. M. Jean-Jacques DELÉMONT [email protected] Genilem Arc-Jurassien Bureau de La Chaux-de-Fonds Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. M. Daniel VOGEL [email protected] NE-IPME Société coopérative Neuchâtel Interface PME Solutions de cautionnement à tous types de projets et d entreprises. NE-IPME est l antenne neuchâteloise de la CRC-PME. M. Pierre DÜRRENBERGER [email protected] NEODE SA Parc scientifique et technologique du canton de Neuchâtel Hébergement, accompagnement et développement de sociétés porteuses de projets innovants dans les domaines de la micro et nanotechnologie. M. Claude AMIGUET [email protected] OPEN Office de Promotion Economique du canton de Neuchâtel Soutien aux projets de création, d implantation, de développement et de transmission d entreprises dans le canton de Neuchâtel. M. Patrick COSSETTINI [email protected] 30 Créateurs No 8
31 Annuaire des organismes d aide Vaud AIT Association vaudoise pour la promotion des innovations et des technologies Amélioration et promotion de la collaboration entre l économie, les hautes écoles et l Etat de Vaud afin d assurer la pérennité de la place technologique vaudoise. Antenne vaudoise du réseau CCSO. M. Daniel TIERCY [email protected] Ateliers de la Ville de Renens Incubateur et accueil d entreprises actives dans le domaine de la communication visuelle, du graphisme, du design et de l architecture. M. Yves ROULIN [email protected] Biopôle Accueil d activités à forte valeur ajoutée, principalement dans les domaines des sciences de la vie et des quartiers généraux à vocation internationale. M. Jacques BALLY [email protected] Centre patronal Appui, conseil et accompagnement de projets touchant aux arts et métiers, au commerce et aux services. M. Jean-François TOSETTI [email protected] CODEV Coordination du développement économique vaudois Soutien à l installation de nouvelles entreprises et au développement des entreprises existantes dans les différentes régions vaudoises. [email protected] CVC Coopérative vaudoise du cautionnement Solutions de cautionnement à tous types de projets et d entreprises. La CVC est l antenne vaudoise de la CRC-PME. M. Jean-Pierre RYFFEL [email protected] CVCI Chambre vaudoise du commerce et de l industrie Promotion de l économie vaudoise. Mme Claudine AMSTEIN [email protected] Genilem Vaud-Genève Bureau de Lausanne et Yverdon Accompagnement des créateurs d entreprises innovantes. Retrouvez les adresses de nos autres antennes sur M. Pierre-Yves TAPPONNIER [email protected] PSE Parc scientifique d Ecublens EPFL Accueil d entreprises actives dans les secteurs de haute technologie et coaching pour créateurs d entreprises. M. Jean-Philippe LALLEMENT [email protected] SELT Service de l économie, du logement et du tourisme Appui aux créateurs d entreprises et aux PME vaudoises, plus particulièrement celles actives dans les secteurs de l industrie, des services proches de la production et des technologies de pointe. M. Raphaël CONZ [email protected] Technopôle de l environnement (TecOrbe) Accueil d entreprises spécialisées dans les technologies environnementales et le domaine énergétique. M. Alain JENNY [email protected] Y-Parc SA Parc scientifique et technologique d Yverdon-les-Bains Accueil d entreprises actives dans les secteurs technologiques. M. Jacques BALLY [email protected] Créateurs No 8 31
32 Annuaire des entreprises en démarrage Annuaire Entreprises en démarrage Les 135 entreprises en démarrage référencées dans cet annuaire remplissent trois critères: W Elles doivent témoigner d une volonté de croissance et de création d emplois W Elles doivent avoir moins de trois ans d activité W Elles ont bénéficié d une aide significative lors du dernier trimestre d un des organismes de soutien mentionnés aux pages 28 à 31 NOUVELLES ENTREPRISES SOUTENUES Technologies médicales Fabrication et distribution de dispositifs médicaux, notamment de l Oesotest, dispositif de collecte de cellules utilisé dans le dépistage du cancer de l oesophage. Distribution d instruments de chirurgie haut de gamme. Olivier SALOVICI [email protected] Pierre BUREAU [email protected] Robotique Développement du projet mydesfriend, un concept de jouet interactif communicant doué d une personnalité et de capacités qui évoluent en fonction des interactions avec l utilisateur. Le robot mydeskfriend peut aussi communiquer avec le web à travers un PC. à retrouver à la page 5 Patrica MONNET MICHEL [email protected] Bérénice SCNEEBERGER [email protected] Art et artisanat Peinture décorative, enseignes et logos, cours de peinture individuels ou en groupe, Art-thérapie. Cosmétiques bio Au temps pour moi est un espace entièrement dédié au bien-être, proposant à la vente des cosmétiques exclusivement bio et des massages ou drainages lymphatiques effectués par une praticienne diplômée. 32 Créateurs No 8
33 Annuaire des entreprises en démarrage Guillaume TREMBLAY Maria Soledad VARELA PIERSIMONE Etalonnage et contrôle BEA Métrologie Suisse est un laboratoire de métrologie dimensionnelle, effectuant également du contrôle dimensionnel et tridimensionnel, de la formation, du conseil et de la fourniture d équipements de mesure. Communication Babymag.ch est l unique magazine suisse dédié à la grossesse et à la première enfance se déclinant également sous la forme d un site internet et d une radio pour enfants. BIOFIELD Didier MAUROY [email protected] Valérie DEMONT [email protected] Biologie mobile Développement d outils de diagnostic innovants dans le domaine de la biologie mobile, notamment pour la mesure prédictive de l accident thrombotique. Magasin, boutique Vente d habits neufs et de seconde main pour adultes et enfants. Organisation d événements pour enfants. Marie-Christine AUBERT ou [email protected] CAFE RESTAURANT L ATLANTICO Lorraine SOLIER [email protected] Art et artisanat Boutique d art et artisanat d art. Vente d objets d art réalisés par des artisans de la région, de bijoux de créateurs, de bijoux fantaisie, peintures, poteries et sculptures. Café Restauration Exploitation du restaurant «L Atlantico» spécialisé dans les fondues chinoises, flammenküches, «cheminée», poissons ainsi qu organisation de soirées à thèmes et banquets. à retrouver aux pages Christophe LÜTHI [email protected] Horlogerie Conseil et Coaching technique et organisationnel, Analyse technique, Création et Développement de produits horlogers, Assemblage de mouvements et Terminaison. CHASSOT HOLDING S.A. Distribution boissons Commerce, distribution et livraison de produits alimentaires notamment dans le domaine des boissons minérales, sodas et bières. Alain CHASSOT Jean-François RUCHONNET [email protected] CT TIME Daniel MARTINEZ [email protected] Horlogerie Design et développement de produits de luxe (marques Cabestan, Winch et Winglet), suivi de la fabrication auprès des sous-traitants, assemblage et commercialisation des produits. Horlogerie Développement et industrialisation de mouvements horlogers. Créateurs No 8 33
34 Annuaire des entreprises en démarrage DM SURFACES SA Horlogerie Traitement de surface, Gravure, Décoration horlogère. Services Sociétés de services visant à faciliter le développement d applications parallèles pour le calcul intensif et la visualisation en temps réel. GAB TECHNOLOGIES SA Internet - GAB-Global Access Board: système centralisé permettant de gérer des accès et des ventes (produits, véhicules et personnes); - GABTRACK: géolocalisation GPS pour véhicules professionnels (gestion de flottes); - GABeCall: géolocalisation GPS pour véhicules privés en cas d accident ou panne avec blocage en cas de vol. Restauration Exploitation du restaurant «Le Corail Rose» spécialisé dans les gambas. Andrea DE LUCA [email protected] Stefan EILENMANN [email protected] Tony FERNANDES [email protected] Le Corail Rose Denis HURON [email protected] Prévisions hydrologiques Développement du projet HydroSuisse, un portail web de prévisions de débits dans les rivières et lacs de Suisse. Horlogerie Fondée en 2008, Fleurier Ebauches S.A. est active principalement dans la fabrication de composants d ébauches horlogères. HORIZON PROD SÀRL Evènementiel Organisation et production de concerts et de spectacles à destination d un public en quête de nouveauté et d actualité, Horizon Prod assure aussi campagnes de marketing et management d artistes. Frédéric JORDAN [email protected] Maurizio CIURLEO Lamine CISSE [email protected] Daniele OPPIZZI [email protected] Developpement durable Solutions clé en main ou intégrées dans le domaine des systèmes et technologies solaires. Dispositifs solaires autonomes portables utiles pour l éclairage, le chargement d appareils électriques ou le pompage de l eau; brise-soleil et stores photovoltaïques. à retrouver à la page 7 à retrouver aux pages Fabrice JEANNERET [email protected] Lysiane CHATELLIER ou [email protected] Micro-électronique Développement de système de déposition PECVD destiné à la R&D dans les domaines du photovoltaïque et de la micro-électronique. Centre de bien-être Drainage lymphatique, massages relaxants et sportifs, polarité et Amma massage assis. 34 Créateurs No 8
35 Annuaire des entreprises en démarrage Olivier DE BAZILLAC Pierre RAVUSSIN Articles fêtes Négoce d articles de fêtes et de cérémonies, costumes et déguisements, feux d artifices, tous articles récréatifs ainsi que décors de tables et de salles de fêtes. Chirurgie Laserix sàrl has developed Cartilex, a new patented technique for performing articular cartilage tissue ablation in joint such as human knee. Bastien KERMINON et Isabelle BEHNKE [email protected] Matthias STUDER [email protected] [email protected] Restaurant, Bar, Café Snack-Hamburgers dans une ambiance Rock originale. Tout est cuisiné maison et à la minute avec des produits régionaux. Electronique Réparation d ipod et iphone. à retrouver à la page 4 à retrouver aux pages à retrouver à la page 46 Horlogerie Manufacture implantée à Lausanne, ville dont la tradition horlogère remonte au milieu du 19e siècle. L originalité de la démarche réside dans les partenariats établis avec des Fondations de la cité, tels que l Opéra de Lausanne ou le Béjart Ballet Lausanne. Technologie médicale Recherche, développement et commercialisation d instruments médicaux, notamment d une technique non invasive de l activité mécanique du système digestif. Olivier RANDIN [email protected] Michel DEMIERRE [email protected] Dr Stéphane DE BüREN [email protected] Chirurgie à l étranger Service d opérations à l étranger, Novacorpus propose de nombreux soins médicaux à des prix abordables, de qualité et en toute sécurité. Grâce aux compétences du Dr de Büren, l entreprise garantit une bonne prise en charge et un suivi post opératoiredès le retour en Suisse du client. Technologies de l information Développement de la plate-forme Uniboard, solution qui permet à l enseignement en classe traditionnelle d accéder aux avantages de l interactivité et des services en lligne. Informatique Entreprise innovante dans le domaine du dépannage Informatique, NexPC utilise un système de tarifs forfaitaires adaptés pour particuliers ou entreprises. ODM DE MARINIS SA Horlogerie Sous-traitance et développement de nouveaux produits. Mathieu FIVAZ [email protected] Julien JEANRICHARD [email protected] O. DE MARINIS [email protected] Créateurs No 8 35
36 Annuaire des entreprises en démarrage Fabienne PANELATI Pierre-André MEYLAN Sellerie, équitation Dernière sellière diplomée de Genève, Mme Panelati vous fabrique sur mesure ou vous répare tout équipement et accessoire en cuir et propose à la vente de multiples articles d équitation. Microtechnique Fabrication de sous-ensembles microtechniques pour le génie médical, la métrologie et l intrumentation. Usinage des matériaux difficiles et extra-durs. Syed RAHMAN-MEYER [email protected] Edouard LAMBELET & Iskander POLS [email protected] Restaurant, Bar, Café Cuisine créative indienne à savourer sur place ou à l emporter. Internet Service permettant aux sites web, blogs et plateformes sociales de se constituer en réseaux d affinité par le partage ou l échange de contenus multimedia, notamment dans le domaine du sport. à retrouver à la page 48 Samir ZEKRI [email protected] Livraison de salalde Système de livraison de salades, nourriture saine et équilibrée, au travail ou à domicile. La carte comprend 16 types de salades, 6 desserts et 8 différentes boissons. A l unité ou en menu combi! Renaud DE WATTEVILLE, Susanne LAUBER FÜRST [email protected] Dessalement / Eau potable Développement et commercialisation de systèmes de dessalement d eau de mer novateurs, sur le principe de l osmose inverse, économes en énergie pouvant produire de l eau potable avec des énergies renouvelables. Geoffroy RAYMOND [email protected] THERMATHER SÀRL Richard VOELLMY [email protected] IT Développement d applications logicielles sécurisées pour les solutions de cartes à puce, les appareils mobiles NFC et l Internet des objets. Recherche médicale Development of a medical device and approach for the prevention of chemotherapy-induced hair loss. 36 Créateurs No 8
37 Annuaire des entreprises en démarrage ENTREPRISES SOUTENUES APUS3 Informatique Stéphane BLANCHARD ASYRIL Microrobots Alain CODOUREY ASTON CONSULTING Services Reza DOOMUN ATLAS PHOTONICS Chimie Christian BOCHET et Olivier GRABER CESTAT.CH Statistiques Prof. Dr. Hans-Wolfgang BRACHINGER et Rolf KAUFMANN à retrouver à la page 6 CITYONLINE.NET Informatique Xavier BERTSCHY [email protected] DENDRON Logistique et construction en bois Willy RUESCH et Benoît WEBER [email protected] LANIAC Sport Sébastien FRAGNIÈRE [email protected] LSINSTRUMENTS Physique Peter SCHURTENBERGER et Frank SCHEFFOLD / [email protected] MIGTECHNOLOGY Informatique Patrick MAILLARD [email protected] SAULTECH SA Utilisation saule Isabelle BERSET [email protected] SELFRAG Fragmentation sélective Frédéric VON DER WEID [email protected] SHDESIGN Photographie Susanne HADER [email protected] SIMPLEUI Informatique Denis LALANNE et Enrico BERTINI [email protected] ALPHABET CLUB Education Simone LIPARULO [email protected] ARISGEN Biotech delivery systems Paolo BOTTI [email protected] AU BONHEUR DU VIN Banque de vin Filip OPDEBEECK [email protected] AUDIADIS Annonces audio sur internet Guy HAUSERMANN [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève AUGURIX Diagnostic médical Cécile DUVANEL [email protected] Créateurs No 8 37
38 Annuaire des entreprises en démarrage BIOAPPLY Ecologie Frédéric MAUCH CUSMIC Recrutement Michael SENN et Marcus ANDERSSON / [email protected] CYPEWEAR Mode-sport Cyrille GAY [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève DRUG DESIGN TECHNOLOGIES Biotech software Cédric MERLOT [email protected] ECOIA Clean energies Tanguy GRIFFON [email protected] ELSA METAL Environnement Franck LANSON [email protected] EMO FORMATION Formation Emmanuelle OSSOLA [email protected] EPITHELIX Biotech services Ludovic WISZNIEWSKI [email protected] MINTAKA FOUNDATION Not-for-profit foundation Robon E. OFFORD [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève FONDATION TOXINOMICS Toxicologie Anne DESCOUR [email protected] FUNETICS Medtech software Raphael HOLZER [email protected] GENEURO Biotech therapeutics Hervé PERRON [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève GENKYOTEX Biotech therapeutics Patrick PAGE [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève GLIAPHARM Biotech therapeutics Pierre MAGISTRETTI [email protected] FUNZYME Health Care Reto STOECKLIN [email protected] JAMATHI LIFESTYLE Sàrl Lifestyle Jacqueline CHELLIAH [email protected] LESS IS MORE Consulting en art Françoise RAMSEIER [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève MCRD Mesure d énergie Stéphane DEMAUREX [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève MELCURE Biotech therapeutics Richard ANDREWS [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève MEMENTO Jeux informatiques David DAVINROY [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève 38 Créateurs No 8
39 Annuaire des entreprises en démarrage METAVISION Communication visuelle Michaël OHAYON et Thomas SERVETTAZ / [email protected] ONCO XL Biotech diagnostics Maurice STROUN [email protected] PHASIS Microscopie et matériaux Jorge CORS [email protected] PIXELUX Jeux informatiques Raphaël ARRIGONI [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève PULSAR VOIP VolP system Erik DE DECKER [email protected] RAPTAPHARM Biotech therapeutics Paul DYSON [email protected] SALSADEV IT Stéphane GAMARD [email protected] SENSOMETRIX Biométrie Nicolas REBETEZ et Adrien DE LOËS Co-fondateur / [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève à retrouver à la page 50 SIGNA-TERRE Rating écologique Laurent ISOARD [email protected] SIX 2 Informatique Marc-Elian BÉGIN [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève SONARSOURCE IT Olivier GAUDIN [email protected] SPINEART Technologie médicale Jérôme VENTURA [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève SPINX TECHNOLOGIES Technologies biotechniques Bart VAN DE VYVER [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève SPONSORIZE Services Sebastian CHIAPPERO et Maarten DE WINTER / [email protected] STERISWISS Médical Michel NEDEFF [email protected] Service de la Promotion Economique de Genève TIME FOR YOU Conciergerie Julie BESSON et Isabelle COSTES [email protected] VIROBLOCK Virologie Thierry PELET [email protected] WILLOW Planification financière Arev SALAMOLARD [email protected] ATELIER LUXE Marketing et communication Marie-Noëlle LETELLIER [email protected] ARCHIVES ET TERRITOIRE Services d archivage Baptiste DE COULON [email protected] Créateurs No 8 39
40 Annuaire des entreprises en démarrage GOLDINC Télécommunication et multimédia Serge GIRARDIN à retrouver à la page 45 ALMEC Mécanique Jérôme SCHNEIDER et Henri-Philippe GRANGER / [email protected] DEDOC Services Jérôme GOLLIARD, Dominique NOIR et Patrick VALLAT [email protected] / VALWEB Informatique Dietmar KUONEN [email protected] ARTS ENGINEERING Ingénierie informatique Nicolas FIETIER [email protected] ATTO LIGHT Nanophotonique Samuel SONDEREGGER [email protected] BIOPACK Equipement médicaux et de laboratoire Julia ORSINI [email protected] BOBY SLEDGE Sport Jacques ZURBUCHEN [email protected] COMPETENCES BENEVOLES Réseau de compétences au profit d institutions Emmanuelle SCHENK [email protected] à retrouver à la page 8 DESKNET Informatique François BOCHATAY [email protected] ECOINTESYS Environnement Yves LOERINCIK [email protected] ENEFTECH Installations énergétiques Dr. Malick KANE [email protected] EQUITIES Formation Laurent SCHÜTZ [email protected] ETHOMETRIC Equitation Emmanuelle OZKAN [email protected] GET MORE TV Multimédia Laurent POTESTA [email protected] à retrouver à la page 25 MEDINEL Formation médicale Rachel UNELL et Branko GANTAR [email protected] MELAZIC Mode et tendance Mélanie et Soizic ROMERO [email protected] PASTA MERLINI Gastronomie Roderic MERLINI [email protected] N. SIEGRIST FAUCONNIÈRE Effarouchement industriel Nadia SIEGRIST NETGUARDIANS Sécurité informatique Raffael MAIO et Joël WINTEREGG [email protected] 40 Créateurs No 8
41 Annuaire des entreprises en démarrage ODUS TECHNOLOGIES Médecine dentaire Nicolas GEHRIG PICODRILL Nanotechnologies Eric LUCIEN PIGUET FRÈRES Microtechnique Pierre-André MEYLAN PILATES COCOON Centre de bien-être Zofia GOSPODAREK-PAJOT et Fanny LÉCHOT / ou [email protected] / [email protected] QUI L EÛT CRU Agroalimentaire Christophe LANZ [email protected] VEOVOX Technologies de l informatique et de la communication Isabelle VEZ [email protected] VISUALBIOTECH Sàrl Software, biotech Pablo de HERAS CIECHOMSKI [email protected] HIRUMED Medizin Dr. D. KÄHLER-SCHWEIZER [email protected] INSPIRA Soziale Dienstleistungen Regula FLISCH [email protected] JDMT Dienstleistung Andreas JUCHLI [email protected] [email protected] LERSKI Mode Gaby SCHMUKLERSKI [email protected] SMARTP Bau Frido STUTZ [email protected] TOURISMUS-KV Ausbildung Herr B. KOHLI [email protected] Créateurs No 8 41
42 Agenda MANIFESTATIONS Les Midis de la Chambre Genève, CCIG, 12h00 à 14h00 Organisée une fois par mois dans les locaux de la CCIG, 4, bd du Théâtre à Genève, cette rencontre a pour but la mise en relations d affaires. Lors de chaque rencontre, cinq entreprises membres se présentent à une trentaine d autres membres. Les Midis jouent un rôle de networking très apprécié. Plus de 400 participants en 2007 Jeudi 26 février 2009 Jeudi 4 juin 2009 Jeudi 19 mars 2009 Jeudi 17 septembre 2009 Jeudi 23 avril 2009 Jeudi 22 octobre 2009 Jeudi 14 mai 2009 Jeudi 19 novembre 2009 Renseignements et inscriptions: Nathalie Eggly, Tél , [email protected] Petits-déjeuners des PME & start-up Vaud et Genève, 8h30 10h30 Les promotions économiques des cantons de Vaud et de Genève vous convient régulièrement à des petits-déjeuners. La formule comprend un exposé sur un thème central du quotidien des entreprises en démarrage, suivi d un café-croissant. L inscription est gratuite mais obligatoire. Prochains petits-déjeuners 13 mars, CVCI, Lausanne 15 mai, Y-Parc, Yverdon Comment développer ses prospects et ses affaires grâce au réseautage? Gestion du contentieux: quelles solutions? 27 mars, FER, Genève 29 mai, CCIG, Genève Droits et obligations des employeurs Propriété intellectuelle et droits d auteurs pour le web et les logiciels 24 avril, CCIG, Genève 19 juin, PSE, Ecublens (Vaud) Développement des affaires à l international Gouvernance d entreprise: quel profil pour le CEO de demain? Renseignements et inscriptions Vaud: Renseignements et inscriptions Genève: IVE Workshop à Fribourg Entrepreneurship en neuf modules «Ce qu'un jeune entrepreneur doit savoir» Du mardi 10 mars au mardi 19 mai 2009, école d ingénieurs et d'architectes de Fribourg Le Workshop s'adresse aux étudiants et aux créateurs d'entreprise qui souhaitent en apprendre davantage sur la conduite d'une société. Les neuf modules (Stratégie, Valeurs, Personnalité, Marketing, Finances, Aspects juridiques, Entrepreneur, Coaching et Présentation du business plan) sont animés par des gestionnaires en contact avec le monde économique. Informations et inscriptions: Institute for Value-based Enterprise, Tél , 42 Créateurs No 8
43 Agenda medisiams 2009 Du mardi 10 mars au vendredi 13 mars 2009, Moutier Le salon medisiams est le point de rencontre de toutes les industries des microtechniques dont une partie au moins de la production est destinée aux secteurs médical et dentaire. Le cluster Micronarc ( et la Promotion économique du Canton de Vaud ( vous offrent des opportunités de participer à cet événement. Programme et inscription: Orbit 2009 Du mardi 12 mai au vendredi 15 mai 2009, Messezentrum Zürich SwissMedia vous propose de prendre part à cet important rendez-vous de tous les milieux des Technologies de l Information, de la Communication, du Multimédia, de l Internet et de l Informatique. Par la fusion d Orbit avec iex (Internet Expo), Orbit est désormais sans doute le plus grand salon du genre en Suisse. Avec 400 exposants et quelques visiteurs professionnels, ce salon B2B devrait s imposer comme la manifestation à ne pas manquer. Renseignements: SwissMedia Carrefour des créateurs Un arrêt utile pour votre succès entrepreneurial Jeudi 28 mai 2009, Centre Patronal, Paudex Vous avez créé votre start-up ou envisagez de le faire? Cette journée vous est consacrée. Venez rencontrer l ensemble des structures pouvant vous aider dans votre démarche entrepreneuriale et participez aux conférences sur des problématiques touchant de près les start-up. Renseignements: Genilem Lausanne MM. Jaccard et Bovy, Tél FORMATIONS Genilem: Créer son entreprise mai, Centre patronal, Paudex, Vaud septembre, Fédération des entreprises romandes, Genève Cette formation accueille les créateurs en phase de pré-démarrage. Elle traite entre autres des sujets suivants: la préparation d un plan d affaires, la gestion, le choix d un statut juridique, le marketing de l innovation, la protection intellectuelle et la recherche de financement. Cette formation est donnée soit en présentiel, soit en e-learning. Renseignements et inscription: ou [email protected], Tél Créateurs No 8 43
44 Agenda Genilem: Techniques de vente mai, Fédération des entreprises romandes, Genève 8 9 septembre, Centre patronal, Paudex, Vaud Cette formation s adresse à tout créateur d entreprise quel que soit le stade d avancement de son projet. Les participants se familiariseront entre autres avec les techniques d identification de prospects et de prise de rendez-vous, la gestion du face-à-face, la conclusion de la vente et les règles d or de la communication. Renseignements et inscription: ou [email protected], Tél COURS CVCI Initiation à la résolution rapide et confidentielle des différends 2 avril 2009 et 2 septembre 2009, 9h00 à 17h00, CVCI, Lausanne Cette formation interactive, avec des cas pratiques, a pour objectif de faire découvrir la médiation et de l intégrer comme méthode de résolution des conflits au sein des entreprises et dans les relations contractuelles. Elle traite des conflits, des principes de la communication, de la description du processus de médiation, des outils à disposition (écoute, reformulation) et comprend des exercices pratiques. Heures supplémentaires 28 avril 2009 et 29 octobre 2009, 14h00 à 17h00, CVCI, Lausanne Le cours mettra l accent sur la distinction entre les heures supplémentaires et le travail supplémentaire, la compensation et le paiement des heures supplémentaires, l obligation d effectuer des heures supplémentaires et le délai pour les annoncer, la preuve des heures supplémentaires et le cas particulier des cadres. Résiliation abusive et résiliation immédiate 14 mai 2009 et 3 novembre 2009, 13h30 à 17h00, CVCI, Lausanne Une présentation du système légal illustrée par de nombreux exemples concrets tirés de la jurisprudence récente des tribunaux permettra de répondre aux questions suivantes: quels éléments rendent un congé abusif? A quelles conditions peut-on résilier un contrat de travail avec effet immédiat? Comment réagir face à un abandon d emploi? Informations et inscriptions: Charlotte Boukli, Tél , [email protected], PRIX ET CONCOURS Votez et choisissez le finaliste du Prix Créateurs BCVs! Après une première édition 2007 prometteuse, le Prix Créateurs BCVs 2009, organisé par Genilem Valais, Business Valais et la Banque Cantonale du Valais, débute actuellement. Son but: primer les projets les plus innovants du canton du Valais et du Chablais vaudois dans les domaines dits «traditionnels» de type touristique, arts et métiers, services, commerce, etc. La première sélection sera faite par un Comité composé de représentants du monde bancaire, économique et politique. Trois finalistes resteront en course. La deuxième phase de sélection sera entre vos mains, cher public! Grâce à la participation des principaux médias valaisans (Canal9, Le Nouvelliste, Walliser Bote, Radio Rottu, Radio Chablais et Rhône FM), les trois candidats finalistes vous seront présentés afin que vous puissiez voter par SMS et via le Web pour votre projet préféré entre le 24 mars et le 2 avril. La remise des prix aura lieu le 2 avril prochain, à la salle Polyvalente de Conthey, à la suite d une conférence de M. Robin Cornelius, fondateur et président du conseil d administration de Switcher SA. 44 Créateurs No 8
45 Produits du trimestre Découvrez nos coups de cœur du trimestre! Réalisation par Christophe Aebischer, Jean-Michel Garnier, Sophie Haerri, Mathias Paquier et Frédéric Vormus Six sociétés bénéficiant du soutien des structures d aide à la création d entreprise présentent un produit ou un service. Un téléphone pour les seniors Goldinc SA a conçu un téléphone mobile tout spécialement pour les seniors ainsi que pour les personnes touchées par un problème sensoriel (i.e. vue, ouïe, mémoire). Les fonctions proposées allient technologie moderne et facilité d utilisation. Doté de parole, simple et robuste, le téléphone AltoII répond à une demande croissance. Il faut rappeler qu actuellement dans le monde, 250 millions d abonnés à un réseau de téléphonie mobile ont plus de 65 ans. Ce téléphone est disponible auprès des revendeurs de téléphones mobiles ainsi qu auprès de la Fondation suisse pour les téléthèses. AltoI, une version sans clavier existe également. [email protected] Ce téléphone ergonomique et économique ne contient que quatre menus essentiels, la fonction paroles permet une écoute vocale des menus et des messages et les touches du clavier sont larges et lisibles en braille. Le téléphone se recharge sur une console afin de le retrouver facilement chez soi et d éviter les problèmes classiques de perte du chargeur ou de fils emmêlés. Tout est réuni pour permettre une simplicité d utilisation extrême. Dans un monde de plus en plus complexe, il est parfois bon de revenir à des valeurs sûres et simples. Carte de visite de Goldinc SA en page 40 Créateurs No 8 45
46 Produits du trimestre Les montres dansantes L art et l horlogerie s unissent dans les créations d Olivier Randin. A travers quatre modèles de montres, la Manufacture horlogère Olivier Randin rend hommage à la grâce du chorégraphe Maurice Béjart tout en soutenant sa fondation puisqu une partie des revenus lui est rétrocédée. La ligne se décline en Regard d Or, dont le cadran est orné d un portrait de Maurice Béjart et dont la couronne est sertie d un morceau de la scène du Métropole de Lausanne; Ballet bleu semble imprégné du regard pénétrant du chorégraphe; l Ombre ou la danse se pare des couleurs du Béjart Ballet et Mikoto, partage son amour des Abyssins. D autre modèles exclusifs et personnalisables sont également disponibles sur demande. Carte de visite de Manufacture horlogère Olivier Randin en page Créateurs No 8 Développement du projet HydroSuisse, un portail web de prévisions de débits dans les rivières et lacs de Suisse développé par la société e-dric
47 Produits du trimestre La chaussure qui joue la transparence La symétrie n existe pas chez l être humain. Pourtant nos chaussures sont symétriques. Raison pour laquelle 80% de la population ne trouve pas réellement «chaussure à son pied»; et seuls 35% des individus possèdent le «pied type» des concepteurs et industriels de la chaussure. Varioped est l aboutissement d une approche originale et scientifique de la chaussure qui devient confortable, esthétique, dans les prix du marché et, cerise sur le gâteau, fabriquée en Suisse. Varioped a inventé et réalisé à Genève des chaussures en quatre largeurs parfaitement transparentes, en collaboration avec le Polytechnicum de Milan pour la partie plasturgie; elles ont les mêmes propriétés de tenue et de souplesse que celles en cuir. Le vendeur rentre huit mesures, trois périmètres et une longueur pour chaque pied dans un programme informatique qui lui indique l objet qu il doit utiliser. Ainsi, le client peut essayer en statique et en dynamique les chaussures choisies, la transparence de celles-ci permettant de visualiser les pieds dans leur soulier. Varioped propose 100 modèles, au client de choisir la ou les couleurs qu il souhaite. Ces chaussures sont entièrement réalisées à Genève et le délai de livraison est de dix jours pour toute l Europe: sept de fabrication et trois de transport. Les magasins affiliés au système possèdent un kit d essai ainsi qu un programme informatique correspondant à l équivalent d un stock de paires de chaussures. Le portail web Hydro-suisse.ch propose des prévisions de débit dans tous les cours d'eau suisses. L'état des rivières dans les 12 à 72 prochaines heures est ainsi calculé à partir de prévisions météorologiques numériques. Adressée d abord aux gestionnaires des réseaux hydrographiques, cette plateforme est aussi destinée aux autres utilisateurs des cours d eau. Elle permet de prévoir les apports dans un lac pour l hydroélectricité, les niveaux d eau dans les rivières lors des crues ou pour les activités de loisir ou encore les débits prévus pour la pêche. Le site sera opérationnel dès le 1er mai Carte de visite d HydroSuisse en page 34 Créateurs No 8 47
48 Produits du trimestre Succulentes salades A Genève, les possibilités de restauration sur son lieu de travail ne sont pas infinies. Malbouffe sur le pouce est le lot des employés de bureau. Désormais, les possibilités de saine sustentation s étoffent. En effet, Suprêm Salade livre des salades au bureau. Fraîcheur et légèreté feront désormais partie du déjeuner des cols blancs. Seize assortiments composent la sélection. Les grands classiques (tomate mozzarella, paysanne, cervelas) y côtoient les salades les plus exotiques (surimi, indienne, altiplano). Six sauces permettent de les assaisonner selon ses goûts. Huit boissons ainsi que six desserts (salade de fruit ou gâteaux divers) peuvent compléter le repas. Un menu combinant salade, boisson et dessert coûte CHF 17,90. Livraison également le soir à domicile du mois de mai à septembre. Carte de visite de Suprêm Salade en page 36 Une passion pour l art de la table Implantée à Givisiez, la société Cash Hôtel Service SA est spécialisée en fournitures pour l art de la table et la cuisine professionnelle. Créée par Yvo Bielmann, fils de restaurateur, elle est active dans un créneau qui alors n existait pas dans la région de Fribourg. Elle fournit plus de articles dans toute la Suisse romande. Ses clients sont tant les hôtels que les buvettes, les cafétérias que les restaurants gastronomiques, les EMS que les hôpitaux. Le show-room de la société permet aux clients de choisir et tester leurs futurs assortiments. L esprit et la culture de cette entreprise familiale ont récemment été récompensés par le Prix d encouragement à l entreprise citoyenne 2008, décerné par le Réseau économique de Fribourg et Région Créateurs No 8
49 Réseau Rezonance, l oreille du monde complexe Cette nouvelle rubrique tente d analyser le fonctionnement des réseaux en Suisse romande. A tout seigneur, tout honneur, Rezonance ouvre le bal. La plus grande communauté de Romandie cherche à préparer ses membres à la complexification croissante du monde et aux défis de demain. Rencontre avec Geneviève Morand, sa fondatrice et tête pensante. Qu est-ce que propose Rezonance aujourd hui? Il y a le réseau social en ligne qui compte près de personnes. Là-dessus s ajoute l organisation des First Tuesday. Nous en organisons une trentaine par année sur des thèmes toujours très pointus qui tournent autour du leadership, du marché, de l innovation et de l avenir. Nous avons dix ans d avance sur ce qui se dit dans les médias. Une conférence précède une séance de réseautage. Le tout est gratuit car je pars du principe que l information doit s échanger le plus rapidement possible et être ouverte au plus grand nombre. On essaie de partager ce qu on apprend. Geneviève Morand Pourquoi vous êtes-vous intéressée aux réseaux? Geneviève Morand: Ça fait plus de 20 ans que j observe les stratégies de communication des grands groupes. Il était évident que l entrée dans la société de la connaissance était une mutation majeure. Je voulais donc vivre la révolution d internet. Quand un nouveau média apparaît, ça ne révolutionne rien mais ça permet de faire les choses différemment. J ai voulu exercer un métier en relation avec ce nouveau support tout en cherchant ce pour quoi il était fait. C est dans ce but que j ai créé un réseau social. Comme l histoire était en train de s écrire, j ai pensé qu il fallait inviter tous les pionniers afin qu il fassent bénéficier de leurs connaissances tous ceux qui étaient concernés par la convergence. A l époque, nous étions traités de martiens quand on parlait de convergence des médias, des télécoms et de l informatique. Puis internet a touché tous les secteurs et toutes les couches de la population. Comment avez-vous fait pour rassembler autant? Le mot social network n existait même pas. Comment améliorer une action qui ne possédait pas de verbe pour l exprimer? Personne n était conscient du réseau. Il fallait que cela devienne une action intentionnelle et stratégique. Comme j étais déjà en charge des nouvelles technologies dans mon emploi précédent, je connaissais beaucoup de gens dans le milieu. J ai commencé avec 500 adresses. A l époque, il n y avait pas encore de mail. Je lançais des invitations pour venir écouter des gens. Je voulais inviter du monde car tout le monde doit apprendre de tout le monde. Rezonance baignait déjà dans cette idée de partage et de échange. Nous proposons aussi des formations en compétences sociales. Nous ne sommes pas un institut de formation mais on s est rendu compte que le réseautage est souvent mal compris. Il y a des clés qu il faut maîtriser. Faire du réseautage, ce n est pas aller à des cocktails et faire des affaires. Dans la vie, il faut donner pour recevoir. Faire des affaires, c est d abord avoir des relations avec des personnes. Il ne s agit pas de vendre et d acheter mais de rencontrer. Au cœur du réseautage, il y a l entraide et la solidarité. Nous sommes loin du cliché de l arriviste distribuant sa carte de visite à tout vent dans l espoir de décrocher un contrat. Le réseautage correspond donc à tout autre chose? Réseauter, c est donner le pouvoir aux gens. Au lieu de leur dire quoi faire, il faut les laisser faire. Il y a un cadre et après les gens s entraident car il n y pas d autre modèle. Un problème se pose, tout le monde participe pour le résoudre ensemble. C est un style de management. D ailleurs, ça sera le thème du 2ème Rendez-vous des entrepreneurs: le management transformationnel. Aujourd hui, il y a deux modes de management: le «moi je» de Sarkozy qui reprend un schéma pyramidal ou le «nous ensemble» d Obama, qui travaille en réseau. Lequel va réussir? Est-ce qu une seule personne arrive à avoir une emprise sur les problèmes? L année dernière, nous avons fêté les dix ans de Rezonance. Pour les résumer, nous avons parlé du changement et de la complexité. Le modèle en réseau, c est le modèle de la complexité. Nous avions intitulé notre cycle de conférences: «Le monde change et vous? Bienvenue dans l âge d or de la complexité». Ça résume notre position. Propos recueillis par Frédéric Vormus Créateurs No 8 49
50 Financement Ils ont levé des fonds! Découvrez trois sociétés qui ont réussi leur tour de table, interview des fondateurs. Centagora Sàrl Carte de visite de Centagora en page 33 Quelles sont les activités de Centagora? Christophe Lüthi: Centagora a pour vocation de soutenir l industrie horlogère, sous la forme de conseil et de coaching mais aussi de diverses prestations d ingénierie. Nos domaines d activité stratégiques sont la création, le développement et surtout l analyse et la mise au point de nouveaux produits. Nous offrons également un service d assemblage de mouvements mécaniques tels que des complications comme des quantièmes perpétuels, des tourbillons, des montres musicales ou encore des automates. Pourquoi avez-vous cherché des fonds? Nous avions un concept, des idées, des clients potentiels et une équipe déjà formée, mais il nous manquait les fonds propres pour créer la société. Dans notre domaine d activité, les plus gros investissements concernent l achat de matériel destiné à notre laboratoire horloger: appareils de mesure, outillage horloger, équipement informatique et mobilier. Pour ce qui est de la communication, nous avons pu compter sur notre réseau personnel et nos amis. Sensometrix Carte de visite de Sensometrix en page 39 Pourriez-vous nous décrire votre société? Sensometrix SA conçoit, développe et vend des solutions biométriques de contrôle d accès basées sur la reconnaissance veineuse de la main. Notre volonté est de simplifier la vie des gens en évitant tout type de badges ou de codes, en approchant simplement la main en face d un capteur, ce qui autorise l ouverture d une porte ou d un ordinateur tout en maintenant des niveaux de sécurité très élevés. Quelles ont été les raisons de votre levée de fond? Nous voulions finaliser le prototype et le logiciel de gestion, effectuer les tests opérationnels, installer notre solution chez des clients pilotes et financer les coûts matériels et opérationnels. Pour ce faire, nous avons ouvert une partie du capital de notre société et donc cédé un certain nombre d actions. Nous sommes financés par des investisseurs privés, mais avons quand même tenté notre chance auprès d organisme tel que le BAS. Cette levée de fonds a été difficile, notamment en raison de la crise financière actuelle et donc de la diminution sensible de liquidités chez nos investisseurs potentiels. Motilis Carte de visite de Motilis en page 35 Que fait Motilis? Vincent Schlageter: Motilis développe des appareils médicaux. Spécialisés en gastroentérologie, nous fournissons des capsules améliorant le diagnostic de troubles digestifs dits fonctionnels pour les marchés de la recherche et clinique. Ce prêt nous permet également de renforcer la propriété intellectuelle de Motilis, en finançant des brevets. La ligne de produits déjà existante (Motility Tracking System) est vendue principalement à l industrie pharmaceutique et utilisée en recherche pour valider l efficacité de médicaments et mieux comprendre leurs effets. Une nouvelle ligne de produits, actuellement en développement, sera introduite en Elle vise à aider les gastroentérologues dans leur diagnostic et à fournir un traitement mieux ciblé, tout en réduisant les coûts. Pourquoi lever des fonds? Nous avons demandé un soutien de la FIT pour financer le prototype de notre futur produit, étape nécessaire avant d obtenir les fonds destinés à l industrialisation et l homologation d un produit médical. Système de mesure de la motilité digestive, version recherche, pour les petits animaux 50 Créateurs No 8
51 Financement Réalisation par Gervaise Zumwald, Jean-Michel Garnier Sophie Haerri En quoi la levée de fonds a-t-elle été difficile? Nous avions déjà un client important au moment de la première rencontre avec notre banquier, ce qui a peut-être joué en notre faveur. Nous avons par contre fourni un effort substantiel pour rédiger le business plan détaillé qui nous a été demandé pour la suite du processus. Au final, environ 40% de nos besoins en équipements ont été financés sous forme de leasing et le reste sous forme de prêt bancaire. Les contacts que nous avions pris avec la société romande de cautionnement CRC-PME ont également été d une grande aide et ont débouché sur un cautionnement partiel du prêt bancaire. L équipe Centagora Quels sont les éléments clés pour réussir? Ils varient en fonction de la phase de développement dans laquelle se situe l entreprise. Le réseau de l entreprise, qui permet de rencontrer les bonnes personnes au bon moment, est primordial. Financement par des investisseurs privés Capital action: CHF actions nominatives de 0,10 CHF MM. Adien de Loës, Nicolas Rebetez et Guillaume Du Pasquier Comment s y prendre? Motilis bénéficie d un important soutien de la CTI et du SELT, autant sur le plan du développement technique que pour la mise en place d un plan d affaire et la recherche de financements. Motilis a obtenu le label CTI start-up fin C est aussi par ces contacts que nous avons été encouragés à soumettre notre candidature à la FIT. Financement FIT Prêt de CHF , avec une garantie personnelle, remboursable à hauteur de par année à partir de la 3 e année. Possibilité de demander un total de 3 prêts au cours du développement du projet, soit CHF en tout. De gauche à droite, MM Michel Demierre, Vincent Schlageter et Pavel Kucera Créateurs No 8 51
52 En face Fiche technique Cantin Holdig SA 1986 Début d activité dans une surface de 270 m2 Charles Cantin s est lancé en 1986 et a créé sa société anonyme en Depuis, il n a cessé de se développer. Il pratique une politique d ouverture, conscient que l accueil des partenaires et de la presse dans son entreprise est sa meilleure carte de visite. Sa devise: «On a de l avance si l on démarre alors que d autres réfléchissent encore.» 1993 Transformation de la raison individuelle en société anonyme 1994 Acquisition du premier bâtiment: Halle 1 (700 m2) 2001 Construction de la Halle 2 (1200 m2) 2005 Construction de la Halle 3 (1100 m2) 2006 Automatisation de la production avec un magasin de stockage informatisé qui alimente trois centres de découpe et plusieurs centres de pliage Création de Cantin Holding SA Création de la société Cantin Assembling SA Construction de la Halle 4 de 1500m2 Début de la nouvelle activité d'assemblage de machines industrielles Surface de production: 4500 m2 Nombre de collaborateurs et collaboratrices: 42 Statut: Deux sociétés anonymes, Cantin SA et Cantin Assembling SA, regroupée dans Cantin Holding SA. Objectifs: Pour se diversifier, créer davantage de valeur ajoutée et trouver de nouveaux débouchés pour l entreprise de tôlerie industrielle, Charles Cantin a lancé la société Cantin Assembling SA, qui se chargera de monter des machines. Caractéristiques: Le capital-actions est détenu par Charles Cantin et son épouse Edmée, qui le seconde dans tous les travaux administratifs. Aux yeux du patron, cela évite bien des tergiversations dans les développements. Claude Jorand: Cantin SA a connu le succès dans le domaine de la tôlerie industrielle, qu'est-ce qui vous a conduit à créer une nouvelle société avec Cantin Assembling? Charles Cantin: Nous sommes spécialisés dans la tôlerie industrielle inox, acier et alu. Nous faisons des pièces pour différentes entreprises et niches, telles que Selecta, Electrolux, l industrie automobile, les poids lourds, les techniques d éclairage Nous disposons d un parc de machines extrêmement modernes nous permettant d exécuter des pièces de tôlerie qui nous ont apporté le succès. Nous vendons tous nos produits en Suisse, mais je pense que 80% d entre eux, une fois montés, partent ensuite sur le marché européen et dans le monde entier. Nous avons ressenti le besoin de pouvoir finir un peu plus les produits en créant la division Assembling de la holding. Nous allons utiliser les tôles que nous fabriquons dans la division Cantin SA pour les assembler avec Cantin Assembling. Nous avons déjà trouvé une nouvelle niche dans le photovoltaïque en assemblant des machines chargées de découper du silicium pour les panneaux solaires. Nous montons ces machines avec un châssis tubulaire, de la tôlerie, de la carrosserie, des bassins en inox Ensuite, nous les livrons à notre client qui monte les moteurs, les armoires électriques C.J.: Vous vous rapprochez donc du produit fini. Pourquoi? C.C.: La valeur ajoutée est bien sûr meilleure et nous avons envie d aller un peu plus loin dans le travail. Nous sommes actuellement en phase d agrandissement et une fois que notre halle sera prête, nous allons bien sûr chercher à assembler d autres produits. C.J.: Qu'apporte de nouveau Cantin Assembling par rapport aux sociétés concurrentes du même type? C.C.: Nous allons développer de nouvelles manières de monter les produits en automatisant les processus. L idée centrale est de créer des étapes de production parfaitement définies et de faire avancer les machines plutôt que les hommes dans la chaîne de production. Quand le collaborateur arrive le matin, la machine sur laquelle il a travaillé le jour précédent a avancé et il est bien dans sa tête, car il a fini son travail. Il y aura une dizaine de stations. Chaque soir, à cinq heures, tous les outils sont sortis des machines et rangés à leur place. Notre opérateur doit avoir chaque jour en face de lui l outillage nécessaire pour sa tâche et rien de plus. L idée est de synchroniser le processus de montage. Cette méthode est calquée sur la production en chaîne, comme dans l industrie automobile. Pour une entreprise de notre taille, ce n est pas encore la règle. Toute la construction de la nouvelle halle a été pensée en fonction de cette méthode. Nous sommes en train d automatiser le déplacement des machines pendant la nuit. Nous serons opérationnels dans quatre ou cinq mois. Nous avons connu le succès avec Cantin SA en appliquant des pratiques de production rigoureuses telle que la méthode Kaizen. Nous allons poursuivre dans cette direction. C.J.: Comment avez-vous financé la nouvelle société? C.C.: Elle a un capital-actions de CHF , mais les locaux et les bâtiments appartiennent à Cantin SA (capital-actions de CHF ). Les sociétés sont groupées dans Cantin Holding SA. Cantin SA investit CHF 3,6 millions pour les nouveaux bâtiments. C est la base de notre politique: nous voulons réinvestir nos résultats pour développer notre entreprise. C est motivant pour nos équipes de voir qu il y a toujours quelque chose qui se passe dans la société. Pour financer nos développements, nous avons obtenu des crédits de la Banque cantonale de Fribourg avec qui nous avons de très bons contacts. Nous avons également toujours pu compter sur l aide efficace de la Promotion économique du canton de Fribourg. 52 Créateurs No 8
53 En face Capital Risque Fribourg SA Claude Jorand, ancien directeur de banque à Fribourg, fondateur de l antenne fribourgeoise de Genilem, est consultant pour Capital Risque Fribourg SA. Il aide les entreprises à préparer leur dossier et donne un préavis. C est le conseil d administration de Capital Risque Fribourg qui décide ensuite de l entrée de la société dans le capital-actions d une entreprise. Charles Cantin: Est-ce qu une entreprise comme la nôtre pourrait être Capital Risque et comment le serait-elle? Claude Jorand: Ça pourrait arriver si vous estimiez que vous avez besoin de davantage de capital. Nous prenons des participations aux fonds propres d entreprises novatrices en phase de création ou d expansion, en entrant dans le capital-actions. Si c était nécessaire, nous pourrions, dans un cas comme le vôtre, compléter le financement bancaire. Vous avez en tout cas les qualités requises. Vous êtes sans concurrence vraiment directe dans le canton, vous êtes une entreprise à bonne valeur ajoutée, vous êtes innovants, vous avez déjà obtenu le soutien d autres organismes cantonaux reconnus, vous êtes bien installés dans le canton. C.C. : Pourriez-vous devenir actionnaire majoritaire? C.J.: Non, jamais. C est une règle absolue. On estime la société si sa valeur estimée le permet, on paie un agio. Si nécessaire, pour ne pas devenir majoritaire, nous pouvons parfois compléter notre participation au capital-risque par un prêt. C.C.: Comment «tourne» votre société? C.J.: Elle ne tourne pas pour l instant. Nous avons un but lucratif, bien sûr, sinon il s agirait de subventions. Mais nous ne recherchons pas un profit rapide et à court terme. Notre différence par rapport aux banques est que nous prenons des risques qu elles ne peuvent pas prendre. Nous ne donnons jamais d argent à fonds perdu, mais nous pouvons bien sûr en perdre si l actionnaire en perd aussi. Cette société de capital risque en main d actionnaires proches de l Etat de Fribourg est très particulière au canton de Fribourg. C.C.: Vos moyens ne vont-ils pas être trop rapidement épuisés? C.J.: Non, les prêts se remboursent et une partie des entreprises a déjà racheté le capital que nous avions investi. Nous avons aujourd hui une dizaine de participations. Il n y a pas de terme absolu fixé pour le rachat. La restitution de capital se fait relativement souvent dans le cadre de fusions et de vente de l entreprise. Nous pourrons avoir une vision plus claire après quinze ans d existence. C.C.: Quel contrôle exercez-vous sur les entreprises? C.J.: Nous n entrons en général pas au conseil d administration. Nous pouvons nous exprimer à l Assemblée générale ou dans des contacts réguliers, basés sur des informations et rapports à fournir régulièrement (en général tous les trois mois). C.C: Privilégiez-vous certains domaines d activités? C.J.: Le canton est trop petit pour cela. C.C.: Sur quoi vous basez-vous pour vous déterminer? C.J.: L entreprise doit nous fournir un plan d affaires d une dizaine de pages. Dans une première phase, je traite directement avec les entreprises pour affiner leur dossier; après étude, je rédige un préavis pour le conseil d administration. L entreprise est ensuite invitée à se présenter devant ce conseil et la décision est très rapide, voire immédiate, dans la plupart des cas. Propos recueilli par Charly Veuthey Carte de visite de Capital Risque Fribourg SA en page 29 Fiche technique Mission: Fondation en 1998 dans le cadre d une action du gouvernement fribourgeois intitulée «Offensive pour le maintien et la création d emplois» et comme complément aux «outils» existants (cautionnements, prise en charge d intérêts, exonération fiscale, coaching, etc.). L objectif de la société est le financement des fonds propres d entreprises novatrices en phase de création et/ou d expansion qui ont une activité durable dans le canton et qui sont sans concurrence directe dans le canton ou la région. Mode d intervention: Financement assuré pour la période de lancement (2-3 ans). Prise de participations par un engagement bénéficiaire limité dans le temps. CHF maximum par dossier. 1ère intervention en principe limitée à CHF (de façon à permettre de suivre le développement ultérieur). Participation minoritaire à moyen terme, pacte d emption accordé aux créateurs pour reprise moyennant plus-value fixée par contrat (au minimum 10%). Chiffres clés: Capital: CHF 7,5 millions Participation actuelle: 10 entreprises Nouvelles places de travail créées grâce à l apport de Capital Risque Fribourg SA: env. 200 Créateurs No 8 53
54 Que sont-ils devenus? Rencontrer les bonnes personnes au bon moment Depuis 1971, la Société FRERI fabrique et assemble des composants mécaniques principalement tournés vers plusieurs secteurs d'activités: médical, horlogerie, hydraulique/pneumatique et machines outils/composants pour le sport automobile, l'aéronautique et diverses autres applications. Freri Industries réalise des pièces allant du prototype à la grande série, de la pièce seule au montage complet. L entreprise propose également la gestion de la totalité des opérations de sous-traitance telles que le polissage, le traitement thermique, le traitement de surface et l assemblage. Son service méthodes guide le client dans ses choix technologiques en collaborant dès la prime conception du produit. La grande force de Freri est d avoir une parfaite maîtrise de toutes les tâches. Malgré son professionnalisme et trente sept ans d existence la société a traversé une forte bourrasque dont elle vient de sortir vainqueur. Marco Freri, son directeur et Audrey Schmidt de Quest Partners livrent leur témoignages. Que s est-il passé? Marco Freri: Tout s est bien déroulé jusqu en 2003/2004. L entreprise était orientée vers la production de grandes séries pour deux clients principaux mais, devant les pressions de délocalisation, nous avons dû baisser nos prix. L erreur à ne pas commettre. Durant huit mois, nous avons tout fait pour tenir. En 2004, il nous a fallu réorienter l entreprise vers une production à forte valeur ajoutée de petites séries, très spécifiques. Pour ce faire, nous avons dû changer tout le parc machine et former de nouveaux opérateurs à ces nouveaux produits de niches. Ces choix stratégiques font qu aujourd hui nous avons le potentiel technique et le portefeuille clients que nous avons. Mais ce genre d évolution est lourd à mener. Et long Ces lourds investissements et ce changement drastique d orientation ont conduit l entreprise à des difficultés financières auxquelles nous n aurions pas survécues si je n avais pas été mis en contact, en mai 2008, avec Audrey Schmidt, de Quest Partners, qui a réagi en quelques jours. Audrey Schmidt: Il est vrai que l entreprise se trouvait dans une situation financière difficile. La société était quasiment en faillite, les pertes engrangées importantes. Mais l outil de production était excellent et les employés très motivés. Il fallait donc réagir extrêmement vite. Engager une restructuration, certes, mais surtout développer l apport de nouveaux clients. Avant tout, il a fallu vérifier les bonnes dispositions de la clientèle. En effet, nous devions déterminer si, une fois le problème réglé, nous pourrions compter sur le renouvellement de leur confiance. En faisant le tour de la clientèle, nous avons bénéficié d un incroyable soutien. Un client important est même allé jusqu à nous écrire une lettre contenant une prévision de chiffre d affaires sur les douze prochains mois. Extraordinaire! Mais le succès de cette visite des clients, nous le devons à Marco Freri, qui eut l honnêteté de leur dire en début d année ce qui se passait, de ne jamais cacher la vérité, de jouer «carte sur table» avec eux. Nous avons ensuite étudié l ampleur de la dette et du passif. Il était important et menaçant. D où la mise en place d un sursis concordataire extrajudiciaire qui permettrait de réussir la recapitalisation indispensable pour la remise en route de Freri. Les créanciers ont tous accepté d abandonner 50% de leurs créances contre un engagement de notre part de travailler avec eux dans l avenir. Mais il fallait retrouver des fonds supplémentaires pour assurer le développement futur de l entreprise. C est ici qu est intervenue la FAE. Là encore, il faut saluer ces gens. Nous étions début juillet. Ils partaient en vacances. Quand nous leur avons dit «il y a une superbe entreprise dans le canton de Genève, qui fait de la sous-traitance, et 23 emplois à sauver que peut-on faire?» ils ont été incroyables. Ils ont étudier le dossier et, à la rentrée, ont mis à disposition les fonds sous la forme d une augmentation de capital et sous celle de cautionnement d un prêt auprès du Crédit Suisse qui, lui-même, a joué le jeu en maintenant la ligne de crédit et en octroyant ce prêt supplémentaire. Ainsi, nous avons pu repartir sur des bases plus saines, une grande partie du passé apurée, le reste étalé sur le futur. Les très lourds investissements en machines outils arrivent à échéance en 2009 et les commandes sont toujours là. Par rapport à juin 2008, nous avons triplé le C.A. dès septembre de la même année. Qu est-ce qui a été important? A.S.: Dans tout ce processus, le plus important est l équipe mise en place et le partage des tâches. A Marco Freri la production. A Quest Partners, la finance et le démarchage commercial, des tâches qui n étaient pas le point de M. Freri mais le terrain avait été déjà superbement bien préparé avec la relation clients 54 Créateurs No 8 et fournisseurs qu il avait réussi à instaurer. Et puis, la rôle de la FAE qui a fait un superbe travail dans son rôle d actionnaire actif «à valeur ajoutée» de Freri Industries. Elle le fait encore, en nous aidant à augmenter nos relations clients par exemple. Elle n est donc pas pour nous un simple investisseur. Avec eux, c est un travail d équipe très appréciable que nous avons accompli. Quelle a été la fonction de Quest Partners? A.S.: Je vais d abord vous dire qui nous sommes. Quest Partners a été créée en 2000 par des personnes principalement issues du milieu de la finance, de l industrie et de l entrepreneuriat, Quest Partners a initialement déployé une activité de services, aidant des gens qui souhaitaient vendre leur entreprise, ou des investisseurs voulant entrer dans des start-up ou des reprises. En 2004 et forts de plusieurs missions accomplies avec succès pour des clients, nous avons décidé d agir pour notre propre compte. C est ainsi que nous avons démarré une activité de prise de participations dans laquelle nous investissons tout ce que notre activité de service génère. Nous détenons actuellement cinq entreprises. Sur le plan industriel, Freri Industries est notre première société. Mais ce n est qu un début. Monsieur Nicolas Aune, Secrétaire Général de l UIG, nous a approchés dans le cadre d une reprise de Freri. Comprenant qu il fallait régler un problème ponctuel par un apport de fonds et un engagement proactif au sein de l entreprise, nous avons investi. Nous étions confiants de pouvoir, avec Marco Freri, redresser la barre et assurer la pérennité de Freri c est pourquoi nous nous sommes lancés dans l aventure. Et actuellement, quelles sont les perspectives de Freri Industries? M.F.: Dans la mécanique le marché demande de plus en plus un produit fini. Le client ne veut plus ventiler sa production entre plusieurs fournisseurs ce qui implique que le fournisseur doit augmenter son niveau de qualité, de structure d encadrement, de suivi des opérations, etc. Avec l aide de Quest Partners et de la plateforme mise en place, nous avons accès à des donneurs d ordres que, tout seul, Freri Industries ne pouvait pas avoir. Ils me permettent, en allant dans ce sens, d avoir des donneurs d ordres plus importants, de participer au développement de leurs produits et, en montant à niveau, de devenir dépositaire de leurs produits pour la fabrication. Chose quasiment impossible auparavant. A.S.: C est pourquoi la certification est indispensable. Raison, chez Freri Industries, des certifications ISO 9001 et ISO Dans l horlogerie par exemple, sans cette certification il est quasiment devenu impossible de travailler pour les très gros clients. Nous réfléchissons même à une étape supplémentaire; d autres certifications arrivent. Et nous essayons de nous diversifier le plus possible. Aujourd hui, nous sommes assez fort dans le médical, ce qui nous permet de passer la crise actuelle. Nous allons poursuivre dans ces marchés de niche de développement puisque nous voyons, principalement dans le médical, que nos clients veulent faire la R&D, travailler leurs concepts et avoir quelqu un qui s occupe de toute la production. Plus on peut leur offrir cette possibilité, plus ils sont satisfaits. Et plus nous aurons de commandes. Propos recueilli par Jean-Michel Garnier FRERI Industries Pré-de-la-Fontaine Meyrin / GE Tél Fax Quest Partners SA Rue de Candolle Genève Tél
55 D ici et d ailleurs T&D Groupe: dans l investissement T&D procède à une augmentation de capital pour investir dans des sociétés technologiques. Rencontre avec Yann Boulbin, l un de ses quatre principaux actionnaires. Quel type d entreprises recherchez-vous? Quel montant comptez-vous investir et sous quelle forme? Yves Boulbin: Nous recherchons des entreprises actives dans l élaboration de software et/ou dans la prestation de services à forte valeur ajoutée dans les domaines du conseil, de l expertise technique, de l assistance à maîtrise d ouvrage, de l architecture des systèmes d informations, de l administration système et réseaux, de progiciels de gestion intégrée, de l aide à la décision et du web collaboratif et marchand, c est-à-dire qui génèrent des revenus récurrents et engagent leurs clients sur une assez longue période. Les sociétés devraient idéalement se situer dans l arc lémanique, mais la France dispose de pôles technologiques intéressants tels Sophia-Antipolis, Poitiers ou Nancy. Au niveau des sommes, nous n allons pas investir des montants supérieurs à CHF , ils oscilleront plutôt entre CHF et L investissement prendra la forme d une augmentation de capital, ce qui nous permettra d entrer dans la société. Nous souhaitons accompagner les entreprises sur une période de trois à cinq ans, afin de participer à leur développement et à leur projet. Souvent, nous rencontrons des produits ou des services mais pas une notion de projet d entreprise forcément bien définie. Les créateurs ont des difficultés pour se projeter dans l avenir. Nous voulons les aider dans leur stratégie industrielle, commerciale et marketing. Est-ce facile de trouver de telles entreprises? Non, sûrement pas, mais nous cherchons bien. Il s agit de trouver trois entreprises par an. Nous visons des sociétés de cinq à dix personnes, qui ont déjà des clients et dont les produits fonctionnent. C est pour nous une notion importante. Nous n entrons pas sur des brevets, car il y a déjà beaucoup de demandes pour ce type de projets. Nous préférons aller vers des sociétés positionnées un peu en-dessous, mais dont les produits et compétences sont intéressantes. Vous n arrivez qu au deuxième stade de financement? Pourquoi? Notre but est de financer et accompagner le développement commercial, parce que c est ce que nous savons faire. Avec mes associés, nous avons réalisé ce parcours du créateur. Nous avons fondé puis dirigé notre société Aubay technologie pendant vingt ans. Elle est passée d une petite start-up à une grande entreprise cotée en bourse, qui occupe 2000 employés. Nous avons tous des compétences complémentaires. Patrick Prévost, qui est ingénieur, sait prendre son temps pour analyser les sociétés, Eric Bocquet est le financier rigoureux, Pierre-Henri Froidevaux est le juriste. Quant à moi, je m occupe des relations avec les investisseurs. Nous voulons partager notre expérience avec des gens qui pourraient se développer mais qui n en ont pas les moyens. Il s agit parfois d une somme minime. On leur apporte du financement et notre expérience. En fin de compte, c est ce qui nous importe. De son côté, T&D Groupe cherche aussi de l argent, dans quel but? Nous avons nos fonds propres mais, pour continuer à investir, nous avons décidé de faire une augmentation de capital de CHF 3 millions, ouverte à nos actionnaires actuels et aussi au grand public. Nous la lançons au mois de mai. C est une démarche classique d entrepreneur que de faire entrer des capitaux pour conforter ses fonds propres et ensuite investir dans des sociétés. Vous promettez 10% de rendement annuel. Quel est votre business model? Nous prenons des participations dans des entreprises dans lesquelles nous restons au minimum trois ans. A la fin de la période prédéfinie, elles peuvent nous racheter nos parts. C est là que nous réalisons notre plus-value. Je pense que les entreprises auront besoin de nos services car les banques sont devenues encore plus frileuses. Dans le quotidien, rien n a changé: les sociétés continuent de travailler, d inventer et de préparer l avenir. Il faut être optimiste. Le négativisme engendre la crise. Il faut sortir de ça. Nous nous mettons à la place des jeunes entrepreneurs et voulons aller vers eux. Du coté des actionnaires, ils viennent de prendre une grande claque. Ils achètent des produits, des fonds sans s impliquer réellement. Les comportements vont changer. Les investisseurs vont davantage s impliquer. C est pourquoi ils voudront investir dans l économie réelle, dans l innovation, dans la création d emplois et de valeurs. Votre taux de rendement est aussi lié aux risques. Comment faites-vous pour les juguler? Le risque, c est se tromper d homme. Il y a bien sûr le produit mais nous misons essentiellement sur l entrepreneur. Nous devons voir si cette personne sera capable d amener son entreprise d un point à un autre. Peutêtre que dans une phase prochaine, il y aura d autres gens mais c est lui qui va faire ces trois ans. Nous ne cherchons pas à nous en débarrasser, au contraire nous cherchons à le consolider. Nous nous sommes rendu compte qu il y avait une attente. Les entrepreneurs recherchent des conseils et de l écoute, plus que de l argent. Il y a un côté vieux combattant qui nous amuse. Nous partageons notre expérience mais nous ne sommes pas des philanthropes. Nous faisons ça pour gagner de l argent et aussi pour en faire gagner! Propos recueillis par Frédéric Vormus Yves Boulbin Créateurs No 8 55
56 Sociophile Trajets, une Entreprise Sociale d'insertion (ESI) Les ESI Durant ces dernières décennies, la pression à la concurrence est devenue si forte que la plupart des entreprises ont dû limiter leur part d action sociale directe: disparition des «petites mains», des personnes affaiblies avec une productivité devenue restreinte pour cause de maladie ou de problèmes personnels. L optimisation des coûts et le souci de rentabilité ne permettent plus, trop souvent, d assurer cette part intégrative naguère dévolue aux entreprises traditionnelles. La montée du chômage, la diversification des populations marginalisées (migrants, jeunes sans formation et désinsérés socialement, etc.) a révélé des besoins nouveaux. Pour les professionnels de l insertion, il est apparu absolument indispensable de créer des structures ponts entre le monde de l emploi donc de l entreprise et celui des institutions sociales: les entreprises sociales d insertion. Bref, passer d une prise en charge caritative à une action intégrative, basée sur la responsabilité individuelle et un réel partenariat avec la personne demandeuse d une insertion professionnelle. Une nouvelle vision de la répartition des tâches s est progressivement imposée entre les services publics et les organisations privées en fonction de critères d efficacité de l intégration et d efficience. Ces passerelles vers le marché de l emploi ou comme emploi adapté s avèrent être aujourd hui en Europe la stratégie la plus efficace pour assurer l intégration des personnes en difficulté, relevant de statuts administratifs très différents (chômeur, invalides, etc.) et ayant en commun le besoin et la volonté de travailler pour exister. L ESI se veut un outil performant de formation, d expérimentation et de réhabitude progressive à un environnement pas toujours simple le monde du travail, ni forcément accueillant ou facile à appréhender. Ce lieu est donc calqué sur les entreprises normales de production de biens ou de services, mais y intègre ses propres «amortisseurs» adaptés à des usagers en difficulté s inscrivant dans une volonté d accession ou de retour dans le monde du travail. Il faut une marge de tolérance aux irrégularités des débuts de démarches pour des personnes éloignées généralement depuis longtemps du monde de l entreprise et confrontées à leurs propres difficultés face à un emploi et des responsabilités. C est pourquoi les ESI sont au bénéfice d un double financement, avec une part essentielle de ressources générées par sa propre production et une subvention de complément. La typologie de l ESI est par conséquent très spécifique, à mi-chemin entre le monde de la production et celui du social. Elle a pour caractéristiques: L insertion par l activité économique Des outils spécifiques (emplois adaptés, méthodologies d intégration et d évaluation, soutien et coaching en entreprises, formation, stages internes et externes) Une part d autofinancement structurel de l entité (entre 50 et 80% de couverture des charges de fonctionnement) La gestion des risques liés à l exploitation industrielle ou commerciale Une base de développement pour la transformation de plusieurs mesures actives du chômage en entreprises d insertion (Emplois de Solidarité, p.ex.) Des structures d approche entrepreneuriale, donc plus à même de développer des outils efficaces de retour à l emploi (réactivité, évaluation de l employabilité in situ, etc.) Une palette de places de travail et d activités qui offrent à la personne un champ d expérimentation et de formation Des organisations privées, sans but lucratif et sans actionnariat, fournissant des prestations commerciales Michel Pluss La Fondation Trajets Active depuis 30 ans à Genève, elle accompagne les politiques sociales autant d intégration que de prise en charge de personnes souffrant de troubles psychiques. Trajets propose, pour les personnes demandeuses d améliorer leurs compétences en emploi, 102 places de travail au sein de dix micro-entreprises intégrées à leur quartier, ainsi qu une pré-entreprise (maillon entre l atelier occupationnel et le monde de l entreprise). En complément, elle offre 41 places d hébergement adaptées avec soutien et un secteur «Loisirs» pour aider les personnes à se retisser un réseau social au travers d activités sportives et culturelles. Afin d optimiser les potentiels des usagers, l ensemble des prestations de Trajets s inscrit dans ce que nous appelons un «processus dynamique d acquisition de compétences» basé sur un «parcours d intégration», incluant: Des évaluations de l employabilité et des apprentissages Une évolution progressive et adaptée par paliers L expérimentation, la formation et la responsabilisation de la personne comme axe central du parcours d insertion L identité de Trajets est fondamentalement celle d une entreprise qui propose une dynamique croisée entre la souplesse d une offre de travail adaptée, liée à des exigences de productivité et de rentabilité financière. Ce double objectif, loin d être paradoxal, participe au contraire à restaurer le sentiment d utilité sociale, essentiel pour des personnes qui, malgré une perte de confiance en eux-mêmes, veulent retrouver une place active dans la société. Michel Pluss, Directeur de Trajets 56 Créateurs No 8
57 Success story John Warnock et Charles Geschke: Adobe Les start-up sont très souvent associées à leurs créateurs. Les noms de Steve Jobs ou Bill Gates sont inséparables de leur entreprise. Moins connus, John Warnock et Charles Geschke ont pourtant un parcours des plus édifiants. Sans avoir le profil de l entrepreneur typique (ce ne sont pas des «school dropouts» qui se lancent dans l aventure entrepreneuriale avant leur 30 ans), John Warnock et Charles Geschke fondent en 1982, à quarante ans passés, Adobe Systems, l entreprise à l origine d Acrobat et Photoshop, deux des logiciels informatiques les plus utilisés au monde. John Warnock Charles Geschke De l imprimante au programme d imprimante Tout commence dans les années 70, au célèbre Palo Alto Research Parc de Xerox, le fabricant de photocopieuses. Les deux ingénieurs ressentent une frustration de plus en plus grande car, si la recherche de Xerox a permis le développement de la souris, du traitement de texte, de l ou du protocole Ethernet, la société est incapable d en faire des réussites commerciales. Warnock et Geschke ne parviennent pas à convaincre Xerox du potentiel de leurs travaux. «Par peur ou par incompréhension de leur direction» pensent-ils, mais aussi en raison de «leur naïveté de chercheurs devant la difficulté à passer d un concept ou d un prototype à un projet commercial». Ils quittent donc Xerox en 82 et lèvent 2,5 millions de dollars pour développer leur projet: des imprimantes de haute qualité et un système qui permet de les connecter à des réseaux d ordinateurs. En rencontrant leurs clients potentiels (DEC, Apple), ils découvrent que personne ne veut de leur machine. Steve Jobs leur explique qu il a besoin de leur protocole d impression, PostScript, pour le Macintosh qu il développe. Ils changent immédiatement leur business plan. Adobe devient alors une société de logiciel avec la réussite qu on lui connaît. De bons conseils Leur vision de l entrepreneur est toute aussi passionnante. S ils le sont plus devenus par accident que par destin, ils peuvent aujourd hui conseiller les futurs créateurs. Il faut être toujours flexible, essayer, explorer de multiples solutions, les confronter aux clients, abandonner rapidement les fausses pistes. Constat qu ils appliquent également à la personnalité du chef d entreprise: «99% des fondateurs échouent car ils ne savent pas évoluer et veulent plutôt contrôler.» Passion, prise de risque et confiance en soi semblent les ingrédients majeurs tout comme l intelligence et le travail: «mais cela n est pas suffisant. La chance joue aussi un très grand rôle.» ajoutent-ils. Quand il aborde son «grand» âge lors de la fondation d Adobe, Geschke dit: «Je ne crois pas que diriger une société soit mystérieux. Le fait d avoir plus de quarante ans a sans doute aidé du point de vue de l expérience, mais l essentiel est la vision.» Il faudrait toujours en avoir une, ce qui permet d avoir un temps d avance sur le marché, élément nécessaire à la réussite, selon lui: «Je ne suis pas un chasseur mais l on m a dit que pour viser un canard, il faut Pour en savoir plus: The Revolutionaries: Adobe Systems, Computer History Museum: Founders at Work, J. Livingston, Apress (2007) tirer là où il sera, pas où il est. C est la même chose avec la technologie. Si l on reste focalisé sur le marché actuel, la solution ne sera pas adaptée aux problèmes au moment de son lancement et la compétition sera très grande». Les ingrédients du succès De la frustration originelle, cause de leur départ de Xerox au succès d Adobe, les leçons à tirer sont variées: ne jamais devenir une «one-product» compagnie, la technologie n est pas simplement transférable. Il faut lui ajouter de la matière grise, engager de bons professionnels et en tant que fondateurs avoir «le potentiel intellectuel, l honnêteté, l éthique et les principes qui gouvernent aussi bien vie privée que vie professionnelle». Quelques lignes pour résumer les ingrédients du succès qui sont multiples, complexes tout en étant simples mais certainement communs à tous les grands entrepreneurs. Hervé Lebret gère un fonds de soutien aux entrepreneurs à l EPFL. Il est l auteur du livre «Start-Up» ( Prochain article: Bob Swanson: Genentech Créateurs No 8 57
58 Parole à Marianne Leuba-Bottinelli De Rain Man à Marin L autisme, je connais, j ai vu Dustin Hoffman dans Rain Man Sans nier l impressionnante prestation de l acteur dans ce film, force est de constater que la réalité de l autisme est autrement plus complexe que cette seule référence cinématographique. C est en tout cas ce dont près de dix ans passés dans une institution neuchâteloise accueillant des enfants atteints d autisme m ont convaincue! Afin de répondre au mieux aux besoins de mes élèves, j ai ajouté à ma formation initiale de maîtresse d école enfantine un diplôme d enseignante spécialisée et je me suis formée spécifiquement à l accompagnement des personnes atteintes d autisme. C est dans ce contexte que j ai été sensibilisée à l importance que revêt la rapidité de la réactivité. En effet, les recherches scientifiques démontrent que plus la prise en charge de l enfant est intense et précoce, meilleurs seront son développement et son intégration dans la société. Or aucune structure d accueil visant la prise en charge précoce n existait encore dans le canton de Neuchâtel. J ai donc décidé de me lancer et de créer l atelier Pep! Mon parcours est très certainement atypique car, poussée par la passion de mon métier et convaincue des besoins auxquels allait répondre mon projet, je me suis lancée sans aucune planification. J ai loué des locaux, réduit mon temps de travail auprès de mon employeur afin de dégager du temps pour mes activités à l atelier et pris peu à peu conscience que tout n allait pas être aussi simple Je me suis en effet aperçue que dix ans d expérience professionnelle et beaucoup de motivation ne suffiraient pas à pérenniser l existence de l atelier Pep! Je devais également devenir promoteur, manager et comptable. Toutes sortes de questions nouvelles auxquelles il faut répondre rapidement, telles que les démarches à mener pour obtenir les autorisations indispensables à l exploitation de l atelier, la facturation, l élaboration de la déclaration d impôts rendue passablement plus compliquée du fait de mon nouveau statut d indépendante la prise de contact avec les assurances sociales, m ont peu à peu amenée à une réalité que j avais ignorée jusqu alors. Toutes ces activités, alors très éloignées de mon quotidien, j ai dû les apprivoiser «sur le tas», et j ai certainement sous-estimé leur importance, tant en termes de temps que d acquisition de compétences. Et ce n est que récemment que j ai entendu parler pour la première fois de business plan et d études de marchés Si je m étais rendu compte de l ampleur de la tâche qui m attendait et des nombreuses casquettes que j allais devoir porter, l atelier Pep! n existerait probablement pas. A l heure actuelle, la demande est grandissante, notamment de la part de parents dont les enfants, qui sans être atteints d autisme, rencontrent des difficultés de communication (p. ex: dysphasies); j ai donc pris la décision d étendre les horaires d ouverture de l atelier afin de pouvoir y répondre. J ai démissionné du poste à temps partiel que j occupais pour me consacrer entièrement à mon activité et je ne peux par conséquent plus m appuyer sur mon revenu accessoire. Et même si l atelier Pep! répond à une demande certaine, la prise en charge d un enfant peut représenter une charge très importante pour les parents, qui assument l intégralité des frais. La recherche d autres sources de financement est donc mon prochain objectif. N aurait-il pas fallu commencer par là? Peut-être. Il faut savoir que les enfants atteints d autisme ont généralement des difficultés à maîtriser les codes non verbaux de la vie en société, mais peuvent y parvenir grâce à une prise en charge adaptée. Alors il n y a aucune raison pour qu une enseignante spécialisée ne puisse pas apprendre à maîtriser les codes de la vie d indépendante et d entrepreneuse. Je ne peux qu acquiescer lorsqu on me dit que j ai brûlé des étapes du fait de mon ignorance touchant certains domaines de la gestion d entreprise et de mon impatience à concrétiser mon projet Tant mieux Marianne Leuba-Bottinelli Pour en savoir plus: Tél.: [email protected] 58 Créateurs No 8
59 Ils soutiennent Genilem Entreprise accompagnée par Genilem entre 1995 et 1998 Jean-Michel METRY Meyrin NGL Cleaning Technology SA Eric PELLATON Gilbert PETITJEAN Pregny-Chambésy Partenaire du magazine Satigny Raymond STAUFFER Thônex Vandoeuvres Partenaire du magazine Veyrier Ville de Carouge Ville de Genève Ville de La Chaux-de-Fonds
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