ENTREPRISE & STRATEGIE DU 18 AU 24 OCTOBRE N 1634

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ENTREPRISE & STRATEGIE DU 18 AU 24 OCTOBRE 2012 - N 1634"

Transcription

1 Le nouvel Economiste ENTREPRISE & STRATEGIE DU 18 AU 24 OCTOBRE N 1634 AFFAIRES PUBLIQUES, ENTREPRISES, ECONOMIE SOCIALE CAHIER 2 Dossiers Artisan 2.0 SERVICES GÉNÉRAUX - DISTRIBUTION AUTOMATIQUE Produits frais et préparés Mangez des pommes Le nomadisme alimentaire pousse de plus en plus à renforcer la variété et la qualité nutritionnelle des produits p.27 FUSIONS & ACQUISITIONS MANAGEMENT Conduite du changement Pacification L harmomonisation culturelle avant la consolidation des comptes p.29 E-MARKETING - E-PUBLICITÉ Affiliation, ad-exchange, search Multicanal Plus complémentaires que substituts p.33 MARKETING CRM Multicanal Le CRM est mort. Vive le CRM Les techniques d aujourd hui n ont plus grandchose à voir avec celles d hier p.36 SERVICES GÉNÉRAUX - TRAVEL MANAGEMENT Voyageurs d affaires In the air La période est aux restrictions en tous genres, y compris de confort p.41 RESSOURCES HUMAINES INCENTIVE L impact de la nouvelle taxation Mauvaise surprise Les nouvelles contraintes financières et administratives obligent à repenser l incentive p.45 Entrepreneurs individuels et petits producteurs, les grands bénéficiaires de la révolution numérique qui s ignorent encore Le retour de la longue traîne Le crowd funding La prochaine révolution des coûts de production JACQUES SECONDI Alors qu ailleurs les nuages s amoncellent, les conditions favorables continuent à s accumuler pour l entrepreneur unipersonnel mais multinational. Les prospectivistes comme Joël de Rosnay - qui a inventé la formule - avaient vu dès les débuts de l Internet la révolution à l horizon. Les coûts allaient chuter, les possibilités d interrelations offertes par le Web 2.0 se multiplier, l Internet 3.0, celui des objets qui communiquent entre eux, se mettre en marche. A chaque étape, les petits accèdent, dans les mêmes conditions que les gros, à un espace mondial. Ils ont aujourd hui l opportunité de développer une aire qui n appartiendra qu à eux, car les géants ne savent s y mouvoir, l hyper-proximité. Le numérique réduit l immensité du temps comme de l espace. Les petits producteurs sont les mieux placés pour tirer profit de son égale capacité à mailler l infiniment proche. Le monsieur du 3 e étage ignorait que son voisin fabriquait des clés à pipe avec son imprimante 3D. Demain, il les lui achètera en direct au lieu d aller perdre un après-midi dans les embouteillages. Lire p.18 INFORMATION & TECHNOLOGIE TÉLÉPHONIE Cybercriminalité téléphonique Phreaking out La communication unifiée rapproche les mondes de la fraude et du hacking p.48 Entretien Ce système de private equity industrialisé est assez vertueux, il devrait réaccélérer l investissement productif CAPITAL-INVESTISSEMENT Entre le fer et l enclume Le private equity français à la peine PATRICK ARNOUX Philippe Dupont, président d Isodev. L ex-président des Banques Populaires se lance dans le financement du haut de bilan des TPE avec un process innovant Lire p.22 L alarme a été sonnée il y a quelques jours, lorsque l Afic (Association française des investisseurs pour la croissance) a fait ses comptes pour le premier semestre de cette année. Mauvais : Les capitaux levés s élèvent à 1,8 milliard, soit seulement 28 % du montant total collecté sur l ensemble de l année 2011 (6,5 Mds ). Durant la période, les montants investis dans les entreprises ont reculé de 42,5 %. Sale temps donc pour les gestionnaires de fonds de private equity, touchés dans leur partie la plus vulnérable : la caisse. Les investisseurs banquiers et assureurs - boudent leur manne à ces fonds qui, par ailleurs, ont de plus en plus de mal à sortir des entreprises qu ils accompagnent. La Bourse n est pas au rendez-vous et les industriels sont des plus attentistes. Certes nous avons des dossiers mais il faut bien se rendre compte qu actuellement, l Europe est tricarde auprès des investisseurs du monde entier. Lorsque nous présentons un dossier à un comité d investissement... Lire p.20 Le nouvel Economiste - n Cahier n 2 - Du 18 au 24 octobre Hebdomadaire 17

2 Artisan 2.0 dropbox. L utilisateur en train de relire une note de synthèse doit s interrompre pour partir en rendezvous? Dans le train ou le bus, il lui suffit d ouvrir l application sur son téléphone mobile pour reprendre le texte là où il en avait arrêté la lecture. Très utilisé également, Crowd funding A cela il convient d ajouter une nouvelle dimension en train de naître : celle du financement. L appel public à l épargne, sans même aller jusqu à l introduction en Bourse, est sévèrement réglementé, et à ce titre très coûteux. L appel public à l épargne reste très coûteux L alternative consistera à se tourner vers des sites de financement par la foule Les tickets d entrée de pans entiers de l économie, réservés hier à des structures puissantes et centralisées, sont aujourd hui à portée de simples individus. Catherine Barba, consultante : Il y a toute une culture numérique à développer pour donner à cette catégorie d entrepreneurs et d artisans les outils et la formation qui leur permettront d acquérir les bons réflexes. JACQUES SECONDI L a fête bat son plein. Les tickets d entrée de pans entiers de l économie, réservés hier à des structures puissantes et centralisées, sont aujourd hui à portée de simples individus. Un commerçant habile peut prendre une part de marché, si infime soit-elle, à une chaîne de GMS, un producteur d image, de son ou de texte, s insinuer entre les tentacules d une major. La conception, la production, la distribution sont concernées, mais aussi la gestion, le marketing ou le management. Révolution à la fois verticale - elle concerne potentiellement tous les secteurs - et horizontale : elle touche les fonctions transversales nécessaires pour développer une activité. Chaque jour, de nouvelles régions de la longue traîne décrite par l analyste Chris Anderson semblent se mettre en tension. L idée décrivait au départ la redistribution des flux d information provoquée par le phénomène de cumul permis par l Internet : mis en relations les uns avec les autres, les millions de sites Internet produisant chacun un peu d information allaient rapidement submerger les grands pourvoyeurs traditionnels, gros robinets, considérés individuellement, mais présents en nombre limité. A l arrivée, le mécanisme est susceptible de s appliquer à toutes les activités numérisables. Le retour de la longue traîne Chacun étant susceptible de devenir producteur individuel d énergie, si l éolien et le solaire décentralisés se développent, se formera alors une longue traîne de l énergie, plus puissante que les quelques dizaines de méga-centrales aujourd hui en fonctionnement, prévoyait Joël de Rosnay à l occasion d un débat sur Agora Vox (11/10) avec Philippe Dessertine sur la société fluide à laquelle va contribuer ce type de réorganisation. Si, demain, les formules de médicaments étaient numérisées et leur fabrication assurée par de petites unités - sur le modèle Nespresso? - comme le croit probable un économiste, Pierre-Noël Giraud, on assistera au développement d une longue traîne de l industrie pharmaceutique, peut-être plus puissante en capacité de fabrication cumulée que les laboratoires actuels. Dans l économie de marché, il fallait jusque-là grossir, ou disparaître. Ce n est plus la seule option. L artisan numérisé est capable d exploiter de manière économiquement viable un produit ou un service qui auparavant aurait nécessité un amortissement sur de grandes séries. La révolution numérique est passée par là qui, en un bouquet de baisse des coûts et de capacité à socialiser avec son prochain avec une intensité inconnue auparavant, découvre des territoires jusque-là interdits au petit entrepreneur. Ubiquité, rapidité Les chevaliers de l ère numérique sont donc à la fois seuls et accompagnés. Ils disposent de nouvelles facultés aux sonorités magiques qui pourtant correspondent bien à la réalité. Le don d ubiquité - cette capacité d être en plusieurs endroits au même moment - n existait que dans les romans. Pourtant c est bien la faculté dont est doté l auto-entrepreneur qui complète un document dans sa chambre d hôtel Formule 1 de province avant de visiter un client tout en assistant au conseil municipal de sa commune, à 300 kilomètres de là, au cours duquel vont être prises des décisions qui l intéressent. Toutes les applications en mobilité contribuent à développer cette capacité essentielle, explique Alain Bosetti, auteur d outils de formation pour le développement des réseaux. Les téléphones intelligents et les tablettes sont les supports de ces applications qui se déversent en un flot continu sur les utilisateurs cibles que sont les entrepreneurs individuels. Point commun : permettre de se déplacer tout en restant virtuellement présent à un endroit ou à un autre, là où une présence physique aurait autrefois été requise pour pouvoir faire telle ou telle tâche. L exemple de l accès aux bibliothèques et aux documentations est le plus parlant. Toutes ces applications profitent du cloud, le nuage de capacités de stockage numérique, qui se traduit par la possibilité de stocker des données sur le réseau plutôt que dans son propre ordinateur, accessible ensuite de n importe quel point d accès à Internet. En progression fulgurante ces derniers temps : la Evernote permet à l entrepreneur sursollicité de se libérer l esprit. Notes, textes, audio, photos ou captures Web peuvent être mémorisés sur un seul site dont la vocation est de faire naître de nouvelles associations dans l esprit de son utilisateur. Toutes ces notes, évidemment, se synchronisent automatiquement avec l ordinateur. Les trois super-pouvoirs de l entrepreneur numérique Alain Bosetti évoque les trois super pouvoirs de l entrepreneur numérique dont il a fait un thème de débat au dernier salon des microentreprises qu il préside. Ubiquité, certes, mais aussi facilité et proximité, résume-t-il. Outre le fait d avoir su faire mentir le vieux proverbe qui prétend qu il est impossible d être à la fois au four et au moulin, les nouveaux aventuriers du numérique sont capables de multiplier les contacts avec leur marché potentiel, grâce aux réseaux sociaux. Jusque-là, cette démarche, extrêmement coûteuse, était réservée aux gros. Les lourds outils de relation avec le client s appellent, vus par l artisan 2.0, Twitter ou Facebook, et celui-ci n hésite pas La capacité d être en plusieurs endroits au même moment n existait jusque-là que dans les romans à les partager avec le grand public qui y échange ses souvenirs de pique-nique. C est peut-être bien le CRM du pauvre, admet Alain Bosetti, mais ça marche. Quant à la facilitation, elle recouvre ces applications qui permettent à chacun de gagner des bras et des mains, comme le dit la consultante Catherine Barba. Pour les systèmes de paiement, il n y a que l embarras du choix. Des acteurs comme La Poste ou Oxatis proposent des boutiques de commerce en ligne quasiment clé en main. Des dizaines d applications s occupent ensuite des moindres détails, comme Dragon Dictation qui transforme les notes orales en écrit. Des erreurs peuvent encore se glisser dans le texte et pour les repérer il est bon, en l état actuel de la technologie, que celui qui dicte soit aussi le relecteur. Déjà, le gain de temps se révèle précieux lorsqu il s agit de partager des informations longues à taper sur clavier tactile, par ! L outil est également un moyen rapide de stocker des propos tenus en conférence, pour mémoire, sans qu il soit besoin d un texte parfaitement rédigé. L alternative consiste à se tourner vers des sites de financement par la foule, crowd funding, comme on parlait jusque-là de crowd sourcing, pour désigner la recherche d information par mutualisation des sources sur Internet. Des sites comme Kickstarter bâtissent leur notoriété sur ce concept. Le mirage du commerce en ligne Voici pour la théorie. En pratique, les chiffres connus montrent qu il y a encore du chemin à faire. Les nouvelles technologies ont nourri toutes sortes de réussites médiatisées comme 1000 merci dans le commerce en ligne ou OVH pour l hébergement de site, devenu en quelques années une structure internationale. Les succès plus discrets participent aussi au rêve. Catherine Barba cite le cas, selon elle exemplaire, de prodealcenter.fr, spécialisé dans les pièces de rechange agricoles. Il s agit, dans tous les cas, d exceptions. L illusion de pouvoir soudain vendre au monde entier grâce à l Internet a provoqué une sorte de ruée vers l or, pas toujours couronnée de succès. Il y aurait un million de très petites entreprises en France, dont un bon nombre espère tirer parti des facilités offertes par le numérique, la plupart désormais inscrites comme auto-entrepreneurs. Mais la moitié, estime-t-on, ne réalise aucun chiffre d affaires. Une frange infime correspond à des entreprises viables capables de faire vivre leur créateur, estime Catherine Barba. L exemple du secteur le plus visible, celui du e- commerce, est parlant. Le commerce électronique exerce une forte attraction avec son image de gisement de croissance. Il s agit en partie d un mirage dans la mesure où cette croissance est beaucoup le fait de l arrivée continuelle de nouveaux petits acteurs qui ne parviennent pas à la rentabilité. Il se crée en France un site de e-commerce toutes les deux Les lourds outils de relation avec le client s appellent, vus par l artisan 2.0, Twitter ou Facebook heures, qui chacun ajoute une goutte d eau au flux imposant que représente le secteur, sites au total selon Catherine Barba,sans que la rentabilité ne soit forcément pour eux au rendez-vous. Regrettable ignorance Le problème inverse qui consiste, au lieu de se précipiter vers la terre promise du numérique, à en rester résolument à l écart, existe également. Le taux de pénétration des nouveaux usages est faible chez les artisans traditionnels qui ont pourtant un tout aussi grand profit à tirer 18 Le nouvel Economiste - n Cahier n 2 - Du 18 au 24 octobre Hebdomadaire

3 Un monde où les micro-entreprises joueraient un rôle prépondérant Joël de Rosnay, prospectiviste. Chacun étant susceptible de devenir producteur individuel d énergie, il se formera une longue traîne de l énergie, plus puissante que les quelques dizaines de méga-centrales aujourd hui en fonctionnement. de l innovation que les créateurs de nouveaux marchés. Nos artisans ont parfois du mal à envoyer un devis par mail sans que celui-ci n atterrisse dans les spams de son destinataire, plaisante Jean-Michel Billaut, le fondateur de l atelier de veille technologique de BNP Paribas. Dommage, car c est la petite échelle qui offre le meilleur potentiel à l artisan au sens traditionnel. Il s agit de son territoire naturel, et l enjeu est de l exploiter de manière beaucoup plus interactive que celle proposée par les calendriers publicitaires ou les cartes de visite glissés sous les paillassons. Un fil conducteur pour la formation professionnelle L Internet ouvre les portes du monde entier, cette faculté a nourri le rêve. Il a une tout aussi grande capacité à prendre entre ses mailles la dimension micro-locale. La dame du dernier étage sait-elle que sa voisine produit des cosmétiques de qualité qui pourraient l intéresser? Elle a très peu de chance de l apprendre en la croisant dans l escalier, mais une bonne probabilité d accéder à l information si celle-ci a bien fait son travail de référencement sur Internet où l acheteuse potentielle a entré le nom du produit recherché et le rayon géographique dans lequel elle espérait le trouver. Il y a toute une culture numérique à développer pour donner à cette catégorie d entrepreneurs et d artisans les outils et la formation qui leur permettront d acquérir les bons réflexes, estime Catherine Barba en regrettant un potentiel inexploité par les chambres de commerce et d industrie dans ce domaine. C est ce qu elle propose elle-même, mais pour des clients de plus grosse taille, après avoir vendu Malinea, agence spécialisée dans le conseil en stratégies numériques. On rêve de lieux comme la School for Creative Start Up de Londres. L idée est de donner une formation spécifique à des personnes qui ont la fibre du commerce mais qui ne savent pas comment bien l exploiter grâce aux outils numériques. C est comme l éducation sexuelle, résume avec humour sa directrice dans le New York Herald Tribune : ce n est pas parce qu on l a reçue que l on a envie de pratiquer, mais si l on est porté sur la chose, alors mieux vaut y avoir été préparé. A la française, qu est-ce que cela pourrait donner? Des maisons numériques subventionnées, comme l on avait fait des Maisons de la culture? A intégrer d ailleurs peutêtre dans les Maisons de l emploi. Ce serait un fil conducteur pour réorienter la formation professionnelle. La prochaine révolution des coûts de production L enjeu est de taille si l on se place Il y a toute une culture numérique à développer pour donner à cette catégorie d entrepreneurs et d artisans les outils et la formation qui leur permettront d acquérir les bons réflexes CHIFFRES CLÉS petits producteurs individuel fédérés sur Etsy.com Un nouveau site de e-commerce toutes les deux heures en France sites de commerce électronique en France 1 million de TPE en France dans une optique un peu lointaine. Certaines évolutions de marché devraient se révéler favorables aux petits producteurs et l innovation technologique va rester de leur côté. Il y a des opportunités à saisir. Perspectives : l énergie fossile dont dépendent aux deux tiers ou aux trois quarts les grandes économies avancées sera de moins en moins disponible, de plus en plus chère. Il n est pas certain que l on continue à faire circuler autour de la planète, dans les proportions actuelles, des marchandises en provenance de points de fabrication ultra-centralisés - la Chine en particulier -, créés pour obtenir des économies d échelle. Les facteurs qui justifient que l on fasse voyager vers leurs marchés de consommation des quantités toujours croissantes de marchandises pour leurs prix attractifs devraient s atténuer. Les coûts du travail chinois sont peu à peu en train de s aligner. Aux Etats- Unis on observe ce mouvement sur l idée d une relocalisation, reshoring, note Jean-Michel Billaut. Cela coïncide avec les prochaines révolutions technologiques comme l imprimante 3D qui vont contribuer à faire chuter les coûts de production, même sur des petites séries. Il faut suivre de près les réseaux de Fab Lab, juge Jean- Michel Billaut, ces structures qui se donnent pour vocation de permettre à n importe qui de fabriquer personnellement les objets qu il a imaginés forment déjà un mouvement mondial. L un des nouveaux outils qui offre le plus gros potentiel est l imprimante 3D. Vous prenez une photo en trois dimensions d un objet et la machine vous le recrée. Le saut technologique est d une telle ampleur que l on éprouve des difficultés à imaginer le procédé. Pourtant, le terme imprimante est adéquat : un robot, dans lequel auront été téléchargés des plans en trois dimensions, reproduira en quelques heures ou quelques jours l objet de départ. Les plus simples sculptent des blocs de pierre pour en extraire le buste d une personne. Les plus complexes sont capables de reproduire un objet par couches qui seront ensuite assemblées. Il existe une imprimante 3D dans la construction aux Etats-Unis, capable de déposer des couches de béton qui reproduisent un modèle de maison à l identique. C est au Les prochaines révolutions technologiques comme l imprimante 3D qui vont contribuer à faire chuter les coûts de production, même sur des petites séries tour du monde des objets de basculer dans l immense tourbillon numérique où ils vont se transformer en langage binaire, avant de réapparaître sous forme physique à un autre endroit, comme télétransportés, en fait dupliqués. Ces machines permettent d imprimer en additive manufacturing à peu près n importe quoi : des clés de 8 aussi bien que des bijoux, des chaussures, la coque d un téléphone portable mais aussi des pièces de rechange automobile. Cela annonce de belles batailles en perspective. Qui pourra empêcher un individu de reproduire n importe quel objet pour le revendre à son profit, la dernière collection de couverts de Habitat, un vêtement de marque, un sac à main, un objet signé? La loi Hadopi va devoir être complétée de quelques chapitres ou, peut-être plus sagement, revue de zéro. Le règne de l artisan 2.0, producteur de services mais aussi d objets, a déjà commencé. En théorie, c est toute l industrie qui peut être balayée par les artisans 2.0, clame Jean- Michel Billaut. Etsy.com donne une préfiguration de ce monde. Ce site fédère petits producteurs individuels d objets artisanaux, au sens où ils ont été imaginés et fabriqués par un individu. Le succès est au rendez-vous : 39 millions de visiteurs uniques par mois dont 1 % repartent avec un objet dans leur panier. La longue traîne des artisans 2.0 est en train de se former. Les facteurs qui justifient que l on fasse voyager vers leurs marchés de consommation des quantités toujours croissantes de marchandises pour leurs prix attractifs devraient s atténuer Le nouvel Economiste - n Cahier n 2 - Du 18 au 24 octobre Hebdomadaire 19

4 Private equity La 3 e révolution industrielle Le consommateur des villes et l agriculteur des champs En 1 an, La Ruche qui dit Oui! a changé le mode de consommation de plus de personnes. Capital-investissement Entre le fer et l enclume Le Private Equity français à la peine ALEXANDRE ALMAJEANU Dans La Troisième Révolution industrielle, Jeremy Rifkin, grand influenceur des politiques industrielles mondiales, analyse la nouvelle ère qui s annonce : la fin du pouvoir pyramidal et hiérarchique va laisser place à un pouvoir létal. Les bouleversements vont être immenses dans le business, le commerce, la finance mais aussi dans l éducation, l information et l engagement politique. Dans l alimentation aussi, comme le prouve RucheQuiDitOui.fr. En à peine un an, le site Internet français qui se propose de dynamiser les circuits de distribution courts a réussi à créer plus de 500 ruches, qui sont alimentées par producteurs fermiers locaux et proposent produits référencés. Ainsi, chaque semaine, les membres peuvent acheter des légumes, de la viande, des laitages, du pain, du miel ou des fleurs produits dans un rayon de 250 km. Le tout avec un respect des fruits et légumes de saison (pas de fraises pendant l hiver ), veillant à ce que le producteur limite au maximum les dépenses d énergie et l utilisation d additifs, et favorisant la transparence totale (les allergènes sont clairement indiqués, les animaux sont bien traités, en cas de produits à problèmes il y a un remplacement lors de la distribution suivante et au moins une fois par an les agriculteurs ouvrent les portes de leur ferme aux acheteurs). Ce business model qui permet aux agriculteurs d accéder au marché local de consommateurs a bien évidemment des effets positifs pour ces derniers : traçabilité garantie, un acte d achat qui se transforme en un échange agréable avec le producteur (qui est présent lors des distributions) et les autres membres, avis pris en compte et liberté du choix. Mais les conséquences sont également positives pour la société en général. Les économies d énergie et de transport sont évidentes ; les effets à long terme pour la santé publique, forcément positifs, encore impossibles à mesurer ; enfin, pour les responsables des ruches, c est un complément de 4 à 500 euros de revenu mensuel. Dans les circuits classiques, où le gaspillage atteint 50 %, les marges pratiquées sont de 40 %. Dans le cas de La Ruche qui dit Oui! la règle est de 15,8 % à partager entre les responsables de la ruche et la Ruche centrale. Les producteurs gagnent plus et les consommateurs paient moins. Désormais, la troisième révolution industrielle est à portée de votre assiette. En à peine un an, le site Internet français qui se propose de dynamiser les circuits de distribution courts a réussi à créer plus de 500 ruches, qui sont alimentées par producteurs fermiers locaux et proposent produits référencés. Sur une longue période, il est prouvé que le capital-investissement est plus rentable que la Bourse. Bien davantage que l assurance vie mais ces investissements réclament une expertise certaine : évaluer un taux de rendement n est pas à la portée des particuliers. Louis Godron, président de l Afic PATRICK ARNOUX L alarme a été sonnée il y a quelques jours, lorsque l Afic (Association française des investisseurs pour la croissance) a fait ses comptes pour le premier semestre de cette année. Mauvais : Les capitaux levés s élèvent à 1,8 milliard, soit seulement 28 % du montant total collecté sur l ensemble de l année 2011 (6,5 Mds ). Durant la période, les montants investis dans les entreprises ont reculé de 42,5 %. Sale temps donc pour les gestionnaires de fonds de private equity, touchés dans leur partie la plus vulnérable : la caisse. Les investisseurs banquiers et assureurs - boudent leur manne à ces fonds qui, par ailleurs, ont de plus en plus de mal à sortir des entreprises qu ils accompagnent. La Bourse n est pas au rendez-vous et les industriels sont des plus attentistes. Certes nous avons des dossiers mais il faut bien se rendre compte qu actuellement, l Europe est tricarde auprès des investisseurs du monde entier. Lorsque nous présentons un dossier à un comité d investissement non européen, le facteur risque souvent les tétanise. Il faut alors faire un rude travail de persuasion pour les convaincre de la pertinence de ce placement. Mais je suis optimiste pour le moyen terme, nous allons retrouver des marges de manœuvre. En attendant, les banques ont quasiment totalement disparu de nos écrans radar. Bref, leurs allocations ont été pratiquement divisées par 5, sans doute en raison de la mécanique réglementaire qui est mise en place. Même si j ai vraiment le sentiment que le private equity demeure une source de rendement car ces entreprises, au niveau mondial, créent chaque année 40 milliards de dollars de valeur,détaille Jérôme Chevalier, président de Quilvest Ventures. Comme nombre de ses 270 confrères réunis au sein de l Afic, les family offices conseils en placement des grandes familles ont pris le relais des investisseurs défaillants. D ailleurs, hors entités du secteur public, les personnes physiques sont les premiers souscripteurs du capital-investissement en France,souligne une étude de cette association. equity qui fait craindre pour sa performance, la recherche de performance par les investisseurs primaires alors que le Private Equity présente actuellement des TRI un peu décevants (problème de sortie des cibles, baisse des effets de levier, mur de la dette), l importance de la poudre sèche : fonds levés non encore remboursés, le risque de liquidité (relatif à la revente des cibles par les fonds) s est avéré bien plus fort que prévu, les doutes sur les capacités des fonds à créer de la valeur dans des deals où les sociétés ne connaissent pas de forte croissance et où les leviers sont réduits. Parmi tous les domaines du capital-investissement, l un des plus importants, celui des LBO, dédié aux transmissions, connaît le plus rude recul en nombre d opérations et en montants investis: sur le seul premier semestre: 132 opérations vs 171 et1 milliard d euros d investissements contre plus du double - 2,4 milliards pour la même période de Les exigences très sélectives des banques ne sont pas étrangères à ce ralentissement, le très modeste capital-risque 227 millions en 2012 fléchit de 28 % seulement contre 40 % pour le capital-développement (895 millions). Le fait que les banques durcissent les conditions de leurs prêts rend certes les montages des LBO plus difficiles mais cela a aussi un impact sur les prix, les entreprises sont moins chères,observe Dominique Gaillard. Sorties problématiques Difficultés dans la collecte de capitaux, mais dans leur recyclage aussi, lorsqu il s agit de sortir après quelques années d accompagnement, les fonds trouvent un marché financier aux abonnés absents et des industriels particulièrement attentistes. C est le réel problème actuel. Pour les fonds il est difficile de revendre les cibles et d obtenir les prix espérés pour dégagerdes TRI importants. Le volume des M&A est en baisse sévère (- 20 % depuis le début de l année) et les valorisations ne sont pas très élevées. Alors qu en théorie on devrait céder massivement des cibles en 2012 et Pour de nombreux deals, une revente aux conditions actuelles du marché ne permettrait même pas de rembourser la dette du montage. Plutôt que de générer un sinistre, on allonge les périodes de détention, ce qui va mécaniquement faire baisser les TRI de cette classe d actifs,estime Philippe Thomas, professeur de finance à ESCP Europe. Seules les acquisitions des industriels animent le marché des M&A mais nous conseillons à toutes les entreprises dans lesquelles nous sommes investis de développer leurs activités dans les pays émergents. Non seulement la croissance y est sensiblement plus forte mais c est l un des points majeurs d intérêt de tous les industriels qui veulent faire des acquisitions, dit Dominique Gaillard. Fiscalité en suspens Le cumul du différentiel entre les levées de fonds de plus en plus timides et les investissements depuis 2009 s élève à 5,7 milliards. Ce qui oblige certains à puiser dans leurs réserves une dizaine de milliards - quand d autres... changent d activité. Parmi les solutions, il en est de circonstantielles. Louis Godron, patron de l Afic, sait aussi se faire lobbyiste : Il faut surtout maintenir le statut des FIP et FCPI dans la loi de finances, en conservant le plafond actuel, ensuite, dédier une faible part de la collecte du livret A au capital-investissement : sur les 350 millions collectés, 120 sont consacrés au logement social il serait nécessaire de consacrer ne serait-ce que 5 % des 230 millions restant au capital-investissement. Ce qui permettrait une irrigation très capillaire des entreprises, plus de d entre elles, voire sont concernées par ces ressources qui se traduisent en emplois. Cela donnerait l oxygène indispensable. Car sur une longue période, il est prouvé que le capital-investissement est plus rentable que la Bourse. Bien davantage que l assurance vie, mais ces investissements réclament une expertise certaine : évaluer un taux de rendement n est pas à la portée des particuliers. C est un métier d autant plus difficile que les fonds sont désormais de plus en plus spécialisés. En crise, le private equity aura donc l opportunité de ces difficultés Des TRI un peu décevants (problème de sortie des cibles, baisse des effets de levier, mur de la dette), l importance de la poudre sèche : fonds levés non encore remboursés, et un risque de liquidité (relatif à la revente des cibles par les fonds) avéré bien plus fort que prévu Levée de fonds incertaines Toutes les réglementations américaines et européeennes imposent de nouvelles contraintes pour les allocations d actifs des banquiers et des assureurs depuis 20 ans. Même si celles de Solvency II sont constamment repoussées à 2014, voire à 2015, les professionnels anticipent ces réglementations qui les contraindront à conserver en fonds propres une part proportionnelle grandissante du capital consacré aux actifs à risque, private equity, actions, etc., observe Dominique Gaillard, directeur général de Axa Private Equity. Nous devons nous tourner vers les fonds de pension américains, les family offices (conseil en placement des grandes familles), les fonds souverains, les fondations universitaires américaines attirées par les rendements du private equity. A noter, l année dernière les investisseurs étrangers étaient plus importants sur le marché français que ceux de l Hexagone. Cela n a pas duré, ils sont en net repli au cours de ce premier semestre. Globalement cette inquiétante chute des levées de fonds a plusieurs causes qu analyse Philippe Thomas, professeur de finances à ESCP Europe : Sans précédent, elle s explique par plusieurs facteurs : l impact de la crise financière sur le monde du private 20 Le nouvel Economiste - n Cahier n 2 - Du 18 au 24 octobre Hebdomadaire

Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur

Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur Clubs Mines-Energie et Mines-Finance - Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur Franck Rabut - NovaWatt Président

Plus en détail

A l heure du redressement productif, ne pas tarir le financement de l économie numérique

A l heure du redressement productif, ne pas tarir le financement de l économie numérique Le capital investissement, principal soutien de l économie numérique Position de l Association Française des Editeurs de Logiciels et Solutions Internet Octobre 2012 Avant propos A l heure du redressement

Plus en détail

Sigma Gestion lance Patrimoine Sélection PME

Sigma Gestion lance Patrimoine Sélection PME Patrimoine Sélection PME Sigma Gestion lance Patrimoine Sélection PME Dans un contexte économique et financier difficile, les investisseurs doivent plus que jamais s'entourer de professionnels aguerris,

Plus en détail

L INVESTISSEMENT SEREIN

L INVESTISSEMENT SEREIN Assurersonavenir.fr 1 L INVESTISSEMENT SEREIN Assurersonavenir.fr Ce livre est la propriété exclusive de son auteur : La loi du 11 mars 1957 interdit des copies ou reproductions destinées à une utilisation

Plus en détail

En quelques années dans les. Les Due dilligences. le magazine de L investisseur. Capital-Investissement

En quelques années dans les. Les Due dilligences. le magazine de L investisseur. Capital-Investissement Les due diligences sont un passage obligé pour tout entrepreneur désireux de lever des fonds, d ouvrir son capital ou de vendre sa société. Il s agit surtout d une étape cruciale car elle se situe, juste

Plus en détail

LE CAPITAL INVESTISSEMENT D ENTREPRISES

LE CAPITAL INVESTISSEMENT D ENTREPRISES PLAN INNOVATION Inciter les entreprises à investir dans les PME de croissance : LE CAPITAL INVESTISSEMENT D ENTREPRISES 1 Pierre Moscovici, ministre de l Économie et des Finances «Après cinq années de

Plus en détail

LE CONTRÔLE DES CHARGES DE PERSONNEL Ce diaporama est consacré à l étude des moyens de contrôle de gestion dont on dispose pour la deuxième

LE CONTRÔLE DES CHARGES DE PERSONNEL Ce diaporama est consacré à l étude des moyens de contrôle de gestion dont on dispose pour la deuxième LE CONTRÔLE DES CHARGES DE PERSONNEL Ce diaporama est consacré à l étude des moyens de contrôle de gestion dont on dispose pour la deuxième composante du «prime cost» (coût principal), les charges de personnel.

Plus en détail

Comment faire croître le trafic de vos Boutiques ALM grâce à une meilleure utilisation de Google?

Comment faire croître le trafic de vos Boutiques ALM grâce à une meilleure utilisation de Google? Comment faire croître le trafic de vos Boutiques ALM grâce à une meilleure utilisation de Google? Préparé par l équipe ALM A l attention de la communauté ALM Novembre 2010 Introduction Comme vous le savez

Plus en détail

Réussir son affiliation

Réussir son affiliation David Sitbon Étienne Naël Réussir son affiliation Comment gagner de l argent avec Internet, 2012 ISBN : 978-2-212-55350-5 1 Comprendre que tout est marketing de rentrer dans le détail, il nous a semblé

Plus en détail

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * *

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * * Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 Le Crédit Agricole relève les défis Il s appuie sur le leadership de ses banques de proximité et des métiers qui leur sont associés Il renforce sa solidité

Plus en détail

«Le trading des tendances de court terme reste très difficile»

«Le trading des tendances de court terme reste très difficile» Les Echos NESSIM AIT-KACIMI / JOURNALISTE LE 22/10 À 15:59, MIS À JOUR À 16:24 «Le trading des tendances de court terme reste très difficile» Après avoir co-fondé AHL en 1987, David Harding créé son propre

Plus en détail

Sommaire. o La start-up TripConnexion 1. o Le concept 2. o TripConnexion en bref 4. o Revue de presse 5. o Contacts presse 6

Sommaire. o La start-up TripConnexion 1. o Le concept 2. o TripConnexion en bref 4. o Revue de presse 5. o Contacts presse 6 1 Sommaire o La start-up TripConnexion 1 o Le concept 2 o TripConnexion en bref 4 o Revue de presse 5 o Contacts presse 6 2 Genèse C est au retour d un voyage en Birmanie, où ils ont fait la rencontre

Plus en détail

Vous n avez aucune installation à faire et aucune mise à niveau ne vous complique la vie. Vous allez adorer votre nouveau site.

Vous n avez aucune installation à faire et aucune mise à niveau ne vous complique la vie. Vous allez adorer votre nouveau site. Vous souhaitez obtenir plus de clients? Découvrez comment multiplier vos contacts grâce aux 38 millions d internautes français. Aujourd hui il ne suffit plus d avoir un site internet. Il faut un site avec

Plus en détail

Le groupe Crédit Mutuel en 2010 Un réseau proche de ses sociétaires-clients, au service des entreprises créatrices d emplois dans les régions (1)

Le groupe Crédit Mutuel en 2010 Un réseau proche de ses sociétaires-clients, au service des entreprises créatrices d emplois dans les régions (1) 16 mars 2011 Le groupe Crédit Mutuel en 2010 Un réseau proche de ses sociétaires-clients, au service des entreprises créatrices d emplois dans les régions (1) Résultat net total 3 026 M (+61 %) Résultat

Plus en détail

UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE

UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE Bienvenue chez P&V En vous confiant à P&V, vous choisissez un assureur qui recherche avant tout l intérêt de ses assurés. Depuis son origine, en 1907, P&V s appuie sur des valeurs

Plus en détail

Séminaire sur les services économiques et financiers pour les P.M.E.

Séminaire sur les services économiques et financiers pour les P.M.E. Séminaire sur les services économiques et financiers pour les P.M.E. Organisé par l Institut Multilatéral d Afrique et la Banque Africaine du Développement en partenariat avec le Fond Monétaire International

Plus en détail

NEGOCIER AVEC UN FONDS

NEGOCIER AVEC UN FONDS REPRISE D ENTREPRISE NEGOCIER AVEC UN FONDS INTERVENANT : Laurent JULIENNE HEC ENTREPRENEURS 9 septembre 2014 A. LE MONTAGE FINANCIER Obligations convertibles A. LA STRUCTURE TYPE 1. Structure financière

Plus en détail

Une société de capital-risque, comment ça marche?

Une société de capital-risque, comment ça marche? Première partie Une société de capital-risque, comment ça marche? L objet de cette première partie est de présenter le fonctionnement global d une société de capital-risque. L objectif est de permettre

Plus en détail

Présentation du rapport :

Présentation du rapport : Présentation du rapport : LE FINANCEMENT PAR CAPITAL-RISQUE DES ENTREPRISES INNOVANTES EN WALLONIE Prof. Armin Schwienbacher Louvain School of Management (LSM) Université catholique de Louvain Universiteit

Plus en détail

Compte rendu. Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15. Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance

Compte rendu. Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15. Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance Compte rendu Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15 Compte rendu n 25 Audition, ouverte à la presse, de M. Patrice BÉGAY,

Plus en détail

4. Quels sont les investissements réalisés par les fonds de private equity?

4. Quels sont les investissements réalisés par les fonds de private equity? 1. Qu est ce que le private equity? Le private equity ou capital investissement désigne une forme spécifique d investissement institutionnel dans des entreprises privées avec comme objectif de financer

Plus en détail

Toitures agricoles solaires photovoltaïques : Quelles évolutions entre 2009 et 2014?

Toitures agricoles solaires photovoltaïques : Quelles évolutions entre 2009 et 2014? Rédacteur : Sylvain DESEAU, conseiller agro-équipements Chambre d Agriculture du Loiret Toitures agricoles solaires photovoltaïques : Quelles évolutions entre 2009 et 2014? Après une montée en puissance

Plus en détail

Rapport de fin de séjour

Rapport de fin de séjour Rapport de fin de séjour INTRODUCTION Je remercie la région Rhône-Alpes pour m avoir permis d effectuer ce stage dans de bonnes conditions, grâce au soutien non négligeable qu a représenté la bourse Explor

Plus en détail

Réforme du Code des assurances :

Réforme du Code des assurances : Réforme du Code des assurances : orienter l épargne des Français vers les entreprises Pierre Moscovici, ministre de l économie et des finances «Une des priorités de mon action est de réconcilier l épargne

Plus en détail

Erreurs les plus classiques en Bourse. TradMaker.com - 2013 Tous droits réservés Tel: 01 79 97 46 16 - CS@TRADMAKER.COM

Erreurs les plus classiques en Bourse. TradMaker.com - 2013 Tous droits réservés Tel: 01 79 97 46 16 - CS@TRADMAKER.COM 20 Erreurs les plus classiques en Bourse TradMaker.com - 2013 Tous droits réservés Tel: 01 79 97 46 16 - CS@TRADMAKER.COM De ne jours, la Bourse est à la portée de tous, le volume d échange et le nombre

Plus en détail

Sortir nos PME du piège de la pauvreté

Sortir nos PME du piège de la pauvreté Sortir nos PME du piège de la pauvreté Sophie Vermeille 1 Frank-Adrien Papon Droit & Croissance / Rules for Growth 2 L accès au crédit bancaire des PME, un obstacle pour leur croissance Pour des raisons

Plus en détail

Lisez ATTENTIVEMENT ce qui suit, votre avenir financier en dépend grandement...

Lisez ATTENTIVEMENT ce qui suit, votre avenir financier en dépend grandement... Bonjour, Maintenant que vous avez compris que le principe d'unkube était de pouvoir vous créer le réseau virtuel le plus gros possible avant que la phase d'incubation ne soit terminée, voyons COMMENT ce

Plus en détail

Compte d exploitation 2012. Assurance vie collective.

Compte d exploitation 2012. Assurance vie collective. Compte d exploitation 2012. Assurance vie collective. 2012 Votre assureur suisse. 1/12 Compte d exploitation Assurance vie collective 2012 2012: des résultats positifs et encore plus de transparence. Chère

Plus en détail

Mesdames et messieurs, chers actionnaires,

Mesdames et messieurs, chers actionnaires, Allocution de monsieur Réal Raymond président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada Fairmont Le Reine Elizabeth Montréal, le 8 mars 2006 Mesdames et messieurs, chers actionnaires, Permettez-moi

Plus en détail

Business Intelligence Les 15 tendances clefs pour 2015

Business Intelligence Les 15 tendances clefs pour 2015 Business Intelligence Les 15 tendances clefs pour 2015 Philippe Nieuwbourg www.decideo.fr www.b-eye-network.com 17/11/2008 15 : Temps réel» Fantasme de l intelligence artificielle» Il faut réduire les

Plus en détail

Point de vue de l investisseur

Point de vue de l investisseur Financez votre entreprise avec des fonds propres Point de vue de l investisseur Les petits déjeuners des PME et des start-up 24 septembre 2010 Corporate Finance Intervenant Samuel Babey Directeur Corporate

Plus en détail

CRM et GRC, la gestion de la relation client R A LLER PL US L OI

CRM et GRC, la gestion de la relation client R A LLER PL US L OI 3 R A LLER PL US L OI CRM et GRC, la gestion de la relation client Comment exploiter et déployer une solution de relation client dans votre entreprise? Les usages d une CRM Les fonctionnalités d une CRM

Plus en détail

Avis de l Académie des technologies sur le financement des start-up de biotechnologies pharma

Avis de l Académie des technologies sur le financement des start-up de biotechnologies pharma Avis de l Académie des technologies sur le financement des start-up de biotechnologies pharma La chaîne du financement des start-up biotech pharma ne fonctionne plus en France car l absence de relais suffisants

Plus en détail

Les 9 points-clé pour réussir votre activité de ecommerce

Les 9 points-clé pour réussir votre activité de ecommerce Les 9 points-clé pour réussir votre activité de ecommerce Ce document vous permettra de vous poser les bonnes questions avant de vous lancer dans une démarche de création d un site ou d une boutique de

Plus en détail

ISATIS Antin FCPI 2014. Fonds Commun de placement dans l innovation Document à caractère promotionnel. Commissaire aux comptes

ISATIS Antin FCPI 2014. Fonds Commun de placement dans l innovation Document à caractère promotionnel. Commissaire aux comptes ISATIS Antin FCPI 2014 Fonds Commun de placement dans l innovation Document à caractère promotionnel Commissaire aux comptes Le capital investissement un enjeu majeur : pour notre économie, l emploi et

Plus en détail

Note d étonnement. Session du mardi 13 avril 2010. PRIVATE EQUITY : capitaines d industrie ou destructeurs d entreprises?

Note d étonnement. Session du mardi 13 avril 2010. PRIVATE EQUITY : capitaines d industrie ou destructeurs d entreprises? Note d étonnement Session du mardi 13 avril 2010 PRIVATE EQUITY : capitaines d industrie ou destructeurs d entreprises? PROBLÉMATIQUE Au-delà de sa capacité à dynamiser la performance, faire travailler

Plus en détail

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier 30 trucs et astuces à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier Par Olivier Seban, auteur de : TOUT LE MONDE MERITE D ETRE RICHE Ou tout ce que vous n avez jamais appris à l école à propos

Plus en détail

Irrigation Marketing. >1 : Un nouveau concept : l irrigation marketing

Irrigation Marketing. >1 : Un nouveau concept : l irrigation marketing Irrigation Marketing C est un fait, Internet ne connaît pas la crise! Fort de sa souplesse et des capacités de tracking en temps réel, et offrant un avantage économique reconnu, Internet est aujourd hui

Plus en détail

Intervention de Philippe Bas, Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille

Intervention de Philippe Bas, Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille Ministère délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille Intervention de Philippe Bas, Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes

Plus en détail

10 questions / réponses TLG GROUPE FINANCIER. www.tunisiefactoring.com

10 questions / réponses TLG GROUPE FINANCIER. www.tunisiefactoring.com 10 questions / réponses Le livret du Factoring TLG GROUPE FINANCIER www.tunisiefactoring.com a le plaisir de vous faire parvenir ce livret sur le factoring (ou affacturage) qui reprend, en synthèse, une

Plus en détail

ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020

ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020 Jean-Louis DELPÉRIÉ Directeur ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020 Antoine FOURNIER Directeur LES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES ONT VU L ÉMERGENCE EN FRANCE DES

Plus en détail

Présentation d Helix international

Présentation d Helix international 31 ème Congrès international de l Ordre des Experts Comptable de Tunisie En partenariat avec «Développement économique : modèle et gouvernance de la décentralisation» Sfax, les 17 et 18 septembre 2014

Plus en détail

Le financement de l entreprise

Le financement de l entreprise Le financement de l entreprise Lors de sa création, puis au cours de son développement, l entreprise au moment opportun, doit détenir les ressources financières nécessaires pour faire face à ses échéances,

Plus en détail

Voici un extrait du guide de rédaction. Le guide complet est téléchargeable sur le lien suivant

Voici un extrait du guide de rédaction. Le guide complet est téléchargeable sur le lien suivant Voici un extrait du guide de rédaction. Le guide complet est téléchargeable sur le lien suivant Guide de rédaction d un BUSINESS PLAN dans la restauration Auteur : Amandine Prat Conseils en création et

Plus en détail

Paribas dans les régions d Amérique latine, d Asie et d Europe de l Est. 1. Les initiatives microfinance des banques représentées

Paribas dans les régions d Amérique latine, d Asie et d Europe de l Est. 1. Les initiatives microfinance des banques représentées Microfinance à l international et les banques : Engagement sociétal ou pur Business? Evènement co-organisé par le Groupe Solidarité d HEC Alumni et le Club Microfinance Paris Rappel du thème : L Engagement

Plus en détail

1 MILLIARD D EUROS DE FINANCEMENT DE L INNOVATION EN 2014, +30 %

1 MILLIARD D EUROS DE FINANCEMENT DE L INNOVATION EN 2014, +30 % COMMUNIQUE DE PRESSE 30 JANVIER 2014 LA NOUVELLE DONNE DE L INNOVATION PAR BPIFRANCE : NOUVEAUX MOYENS, NOUVEAUX DISPOSITIFS, NOUVEAUX PRODUITS 1 MILLIARD D EUROS DE FINANCEMENT DE L INNOVATION EN 2014,

Plus en détail

Investissements d Avenir Premier bilan du FSN PME, le Fonds Ambition Numérique, fonds dédié aux PME innovantes du domaine numérique,

Investissements d Avenir Premier bilan du FSN PME, le Fonds Ambition Numérique, fonds dédié aux PME innovantes du domaine numérique, MINISTERE DELEGUEE CHARGEE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES, DE L INNOVATION ET DE L ECONOMIE NUMERIQUE COMMISSARIAT GENERAL A L INVESTISSEMENT C o m m u n i q u é d e p r e s s e C o m m u n i q u

Plus en détail

webgem.be VOTRE SOLUTION DE DESIGN & DÉVELOPPEMENT

webgem.be VOTRE SOLUTION DE DESIGN & DÉVELOPPEMENT webgem.be VOTRE SOLUTION DE DESIGN & DÉVELOPPEMENT QUI SOMMES NOUS? WEBGEM EST UNE AGENCE WEB QUI PROPOSE DE VOUS ACCOMPAGNER DANS LA CRÉATION DE VOTRE SITE INTERNET, DE REFLÉTER UN UNIVERS DE MARQUE,

Plus en détail

Apprenez comment gagner un revenu avec votre passion!

Apprenez comment gagner un revenu avec votre passion! Apprenez comment gagner un revenu avec votre passion Il existe une économie, qu on appelle l immobilier du 21 e siècle, et très peu de gens sont conscient du potentiel ahurissant qu offre cette économie.

Plus en détail

Discours de clôture Rencontre des nouvelles entreprises Mardi 14 octobre 2014 Centre événementiel 20h15

Discours de clôture Rencontre des nouvelles entreprises Mardi 14 octobre 2014 Centre événementiel 20h15 Discours de clôture Rencontre des nouvelles entreprises Mardi 14 octobre 2014 Centre événementiel 20h15 Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Je suis particulièrement heureux de vous compter aussi nombreux

Plus en détail

Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur.

Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur. Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur. Bienvenue. Des arguments qui comptent Les points forts des fonds de placement du Credit Suisse. De nets avantages Les fonds de placement:

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

E-commerce au Maroc : Plusieurs verrous à faire sauter

E-commerce au Maroc : Plusieurs verrous à faire sauter E-commerce au Maroc : Plusieurs verrous à faire sauter Le e-commerce selon les derniers chiffres est en bonne croissance. Il se dit que de belles perspectives l attendent. Mais, loin de tout optimisme

Plus en détail

la presse parle de vous

la presse parle de vous la presse parle de vous Expert-Home, le secret de la réussite : Le concept d excellence en formule low-cost www.expert-home.fr 2009 - www.is-webdesign.com crédit photos : fotolia.fr, istockphoto.com Accompagnement

Plus en détail

Investir dans des projets d entreprises à travers un mandat de gestion

Investir dans des projets d entreprises à travers un mandat de gestion OFFRE ISF 2013 Investir dans des projets d entreprises à travers un mandat de gestion D 123Club PME 2013 UN INVESTISSEMENT PERMETTANT DE BéNEFICIER DE 50% DE RéDUCTION D ISF JUSQU à 45 000 (cf. risques

Plus en détail

Assurance Arrêt de Travail

Assurance Arrêt de Travail Solutions Assurances Agriculteurs Arrêt de Travail Assurance Arrêt de Travail des Agriculteurs Pour vous aider à ajuster vos garanties à votre situation et à votre type d activité, n hésitez pas à faire

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Explo RA Sup. Ecole polytechnique de Montréal CANADA

Rapport de fin de séjour Explo RA Sup. Ecole polytechnique de Montréal CANADA ASTIER Marine Université Jean Monnet Saint -Etienne Rapport de fin de séjour Explo RA Sup Ecole polytechnique de Montréal CANADA 2010-2011 L opportunité m a été offerte de pouvoir effectuer mon stage de

Plus en détail

Financer votre projet en fonds propres : acteurs

Financer votre projet en fonds propres : acteurs Acteur majeur du capital investissement pour les PME Forum 1ers contacts Financer votre projet en fonds propres : acteurs et modalités juin 2011 LES ACTIONS ET MOYENS DE CDC ENTREPRISES CDC Entreprises,

Plus en détail

Bpifrance, partenaire des entreprises innovantes. Véronique Jacq Directrice Investissement Numérique, Bpifrance Janvier 2014

Bpifrance, partenaire des entreprises innovantes. Véronique Jacq Directrice Investissement Numérique, Bpifrance Janvier 2014 Bpifrance, partenaire des entreprises innovantes Véronique Jacq Directrice Investissement Numérique, Bpifrance Janvier 2014 01. Bpifrance en bref 02. L offre pour les entreprises innovantes L investissement

Plus en détail

Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises?

Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises? Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises? En marge du salon «Outsourcing & IT Solutions 2009», le cabinet Ernst & Young a présenté les résultats de l étude intitulée

Plus en détail

Projet n 1 Création d une structure pour l agriculture durable et la production alimentaire artisanale

Projet n 1 Création d une structure pour l agriculture durable et la production alimentaire artisanale Projet n 1 Création d une structure pour l agriculture durable et la production alimentaire artisanale Résumé L intérêt et la motivation à tous les niveaux politiques en faveur du développement durable,

Plus en détail

123CAPITALISATION III

123CAPITALISATION III 123CAPITALISATION III Hébergements Matériel médical Crèches FIP FONDS D INVESTISSEMENT DE PROXIMITÉ Document non contractuel édité en avril 2011. Ce document ne se substitue pas à la notice d information

Plus en détail

Le rôle du courtier principal

Le rôle du courtier principal AIMA CANADA SÉRIE DE DOCUMENTS STRATÉGIQUES Le rôle du courtier principal Le courtier principal (ou courtier de premier ordre) offre aux gestionnaires de fonds de couverture des services de base qui donnent

Plus en détail

ANNEXE 1 LA BASE DE DONNEES 1

ANNEXE 1 LA BASE DE DONNEES 1 ANNEXE 1 LA BASE DE DONNEES 1 La publication du CECEI-Banque de France 2 à partir du FIB, recense pour les deux régions 7 265 guichets permanents contre 6 657 agences pour la base du laboratoire C.R.E.T.E.I.L

Plus en détail

Trois modèles de croissance

Trois modèles de croissance Trois modèles de croissance Par Jean Berg Senior Vice President, Estin & Co Il existe trois modèles de croissance : la croissance organique, la croissance par acquisition organique, la croissance par acquisition

Plus en détail

Le financement du point de vue de l entreprise

Le financement du point de vue de l entreprise Le financement du point de vue de l entreprise Alec Vautravers Associé, Corporate Finance Genève, le 24 septembre 2010 Audit.Fiscalité.Conseil.Corporate Finance. Introduction Objectifs Cet exposé a pour

Plus en détail

Présentation de la Note d analyse «Renforcer l amorçage» par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d analyse stratégique

Présentation de la Note d analyse «Renforcer l amorçage» par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d analyse stratégique Paris, le 27 février 2012 Présentation de la Note d analyse «Renforcer l amorçage» Lundi 27 février 2012 par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d analyse stratégique Seul le prononcé fait foi

Plus en détail

TABLE RONDE N 3 COOPÉRATION DES INSTITUTIONS EN MATIÈRE D ASSURANCE PENSION LA COORDINATION ET LES ENTREPRISES

TABLE RONDE N 3 COOPÉRATION DES INSTITUTIONS EN MATIÈRE D ASSURANCE PENSION LA COORDINATION ET LES ENTREPRISES TABLE RONDE N 3 COOPÉRATION DES INSTITUTIONS EN MATIÈRE D ASSURANCE PENSION LA COORDINATION ET LES ENTREPRISES Claude MULSANT, Directrice adjointe du réseau MAGELLAN INTERNATIONAL J ai donc la lourde responsabilité

Plus en détail

LES RÉSEAUX SOCIAUX ET L ENTREPRISE

LES RÉSEAUX SOCIAUX ET L ENTREPRISE LES RÉSEAUX SOCIAUX ET L ENTREPRISE PAR MADAME CHRISTINE LEROY COMMUNITY MANAGER, AGENCE NETPUB Tout d abord, je voudrais remercier le Professeur Drouot de m avoir invitée à cette passionnante table ronde.

Plus en détail

BTS FINANCIERS ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET ÉCONOMIE D ENTREPRISE SESSION 2013

BTS FINANCIERS ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET ÉCONOMIE D ENTREPRISE SESSION 2013 La commission de choix de sujets a rédigé cette proposition de corrigé, à partir des enrichissements successifs apportés aux différents stades d élaboration et de contrôle des sujets. Pour autant, ce document

Plus en détail

stratégies culture(s)

stratégies culture(s) JUIN 2013 N 109 28 horlogerie le meilleur des montres en 2013 60 finance Investir dans le cinéma 88 Invité Charles Beer, conseiller d état 48 finance Réinvestir l Europe 79 culture(s) La Chine dans tous

Plus en détail

Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions

Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions Chapitre 9 Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions Savoir utiliser son argent est un art et un art qui paie. Comme toutes les ressources, l argent peut être utilisé à bon ou

Plus en détail

Module 1 Module 2 Module 3 10 Module 4 Module 5 Module 6 Module 7 Module 8 Module 9 Module 10 Module 11 Module 12 Module 13 Module 14 Module 15

Module 1 Module 2 Module 3 10 Module 4 Module 5 Module 6 Module 7 Module 8 Module 9 Module 10 Module 11 Module 12 Module 13 Module 14 Module 15 Introduction Aujourd hui, les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes et une masse considérable d informations passe par Internet. Alors qu on parle de monde interconnecté, de vieillissement

Plus en détail

Comment toucher les décideurs

Comment toucher les décideurs Comment toucher les décideurs Étude commanditée par Pitney Bowes sur l évolution du rôle du courrier dans le marketing mix des entreprises du domaine Business to Business (B2B) en Europe et aux États-Unis

Plus en détail

Notre stratégie de développement porte ses fruits

Notre stratégie de développement porte ses fruits Newsletter 2009/1 Editorial Notre stratégie de développement porte ses fruits Une fois encore, les clients de Win se déclarent particulièrement satisfaits des services offerts par notre entreprise et de

Plus en détail

de l entreprise Cahier de presse

de l entreprise Cahier de presse Cahier de presse de l entreprise À propos de Fonds d éducation Héritage Inc. Fonds d éducation Héritage est l un des principaux fournisseurs de régimes d épargne-études en gestion commune au Canada. La

Plus en détail

Conférence débat E-commerce et stratégie de vente Multi-canal : Enjeux et Retours d expériences Mardi 2 octobre 2012

Conférence débat E-commerce et stratégie de vente Multi-canal : Enjeux et Retours d expériences Mardi 2 octobre 2012 Conférence débat E-commerce et stratégie de vente Multi-canal : Enjeux et Retours d expériences Mardi 2 octobre 2012 Quelques données chiffrées sur le E-commerce en France (Source - Fevad Médiamétrie 2012)

Plus en détail

LA PLENIERE D OUVERTURE

LA PLENIERE D OUVERTURE LA PLENIERE D OUVERTURE Laurent FIARD, Président du MEDEF Lyon-Rhône Thierry JADOT - CEO Dents AegisNetwork Jean-Pierre LEMAIRE Directeur Général d Orange Consulting Olivier de la CLERGERIE Directeur Général

Plus en détail

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Depuis 2012, un ensemble d actions est engagé au service du renforcement

Plus en détail

Comment mieux comprendre la communication financière?

Comment mieux comprendre la communication financière? Comment mieux comprendre la communication financière? AXA Group Solutions Web Shared Services/Digital Studio - Novembre 2012 Focus sur l Investor Day Contacts: Communication interne Groupe : comint@axa.com

Plus en détail

La Coordination régionale

La Coordination régionale La Coordination régionale La coordination régionale Normandie a pour mission de mutualiser certains outils afin de permettre aux plateformes d uniformiser ou d améliorer leurs pratiques. Aujourd hui, la

Plus en détail

Vendre son champagne sur internet

Vendre son champagne sur internet dossier P.13-17 Vendre son champagne sur internet De nombreuses études le montrent : le commerce en ligne se porte bien et devrait continuer à croître sur les deux prochaines années. Ainsi, la Fédération

Plus en détail

PLUS DE DROITS ET PLUS DE CHOIX POUR LE CONSOMMATEUR. Plus d informations sur la loi Consommation : mars 2015

PLUS DE DROITS ET PLUS DE CHOIX POUR LE CONSOMMATEUR. Plus d informations sur la loi Consommation : mars 2015 Plus d informations sur la loi Consommation : www.loiconso.gouv.fr #LoiConso VOITURE CONSOMMATION RESPONSABLE QUALITÉ & TRAÇABILITÉ CARTE DE FIDÉLITÉ ON LITIGES OFF LUTTE CONTRE LE SURENDETTEMENT SANTÉ

Plus en détail

CCI de la Nièvre Réunion E-Commerce

CCI de la Nièvre Réunion E-Commerce CCI de la Nièvre Réunion E-Commerce (Never 04/07/2011) Introduction Etude de cas : BienManger.com Site de E-Commerce de produits du terroir BienManger.com est une épicerie fine en ligne créée en 2000 en

Plus en détail

GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006

GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006 1211122 GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006 RAPPORT SOMMAIRE Cette proposition présente les recommandations de Genworth Financial Canada («Genworth») au Comité permanent des

Plus en détail

FIP : un nouvel outil patrimonial. FIP : le complément logique du FCPI. Des avantages fiscaux importants. Un cadre fiscal particulièrement attractif

FIP : un nouvel outil patrimonial. FIP : le complément logique du FCPI. Des avantages fiscaux importants. Un cadre fiscal particulièrement attractif Créé en 2003 pour permettre aux particuliers de profiter des opportunités financières liées au développement et à la transmission des PME non cotées, le FIP (Fonds d Investissement de Proximité) est un

Plus en détail

LE CREDIT A LA CONSOMMATION, VECTEUR DE CROISSANCE QUEL EQUILIBRE ENTRE EFFICACITE ECONOMIQUE ET RESPONSABILITE?

LE CREDIT A LA CONSOMMATION, VECTEUR DE CROISSANCE QUEL EQUILIBRE ENTRE EFFICACITE ECONOMIQUE ET RESPONSABILITE? LE CREDIT A LA CONSOMMATION, VECTEUR DE CROISSANCE QUEL EQUILIBRE ENTRE EFFICACITE ECONOMIQUE ET RESPONSABILITE? Michel PHILIPPIN Directeur Général de Cofinoga Notre propos concerne la rentabilité économique

Plus en détail

Connaissez-vous GROUPAMA BANQUE?

Connaissez-vous GROUPAMA BANQUE? Groupama Banque - Direction de la communication externe - Groupama participe à la protection de l'environnement en utilisant un site imprim vert et des papiers issus des forêts gérées durablement et en

Plus en détail

06 juin 2012. Réunion SFAF. Présentation des résultats annuels 2011/12. clos le 31 mars 2012

06 juin 2012. Réunion SFAF. Présentation des résultats annuels 2011/12. clos le 31 mars 2012 Réunion SFAF Présentation des résultats annuels 2011/12 clos le 31 mars 2012 Agenda 1. Fiche d'identité de Solucom 2. Marché et activité de l'exercice 2011/12 3. Résultats financiers 2011/12 4. Alturia

Plus en détail

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Charente-Maritime Deux-Sèvres. 18 septembre 2012

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Charente-Maritime Deux-Sèvres. 18 septembre 2012 Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Charente-Maritime Deux-Sèvres 18 septembre 2012 Sommaire Communiqué de synthèse P. 1 Le projet de regroupement des fonctions support : un projet stratégique P.

Plus en détail

La Région des Pays de la Loire se dote d un fonds souverain régional pour le financement des PME

La Région des Pays de la Loire se dote d un fonds souverain régional pour le financement des PME La Région des Pays de la Loire se dote d un fonds souverain régional pour le financement des PME DOSSIER DE PRESSE Communiqué de presse.................................. p.2 et 3 Bilan des P2RI en Pays

Plus en détail

Pour bien démarrer et pour durer!

Pour bien démarrer et pour durer! oseo.fr OSEO Document non contractuel Conception-Réalisation : W & CIE Réf. : 6522-04 Septembre 2009 Ce document est imprimé sur du papier fabriqué à 100 % à base de fibres provenant de forêts gérées de

Plus en détail

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Ligne directrice Objet : Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Date : Introduction La simulation de crise

Plus en détail

Groupe Alain Guiboud

Groupe Alain Guiboud Groupe Alain Guiboud A chacun ses objectifs, A chacun son opportunité. Frédéric M, Leader depuis 25 ans en vente directe dans le secteur des Produits de Beauté Naturels, du bien-être, des Parfums et des

Plus en détail

Utilisation des portables en classe, des problèmes et des solutions.

Utilisation des portables en classe, des problèmes et des solutions. Utilisation des portables en classe, des problèmes et des solutions. Ces quelques lignes ne rendent pas compte d une expérimentation organisée à priori mais d un changement de pratique qui demeure en évolution.

Plus en détail

Gérer les excédents de trésorerie Épargnes et placements

Gérer les excédents de trésorerie Épargnes et placements Gérer les excédents de trésorerie Épargnes et placements SÉRIE PARTENAIRES EN AFFAIRES Établir un plan Mettre votre plan à exécution Penser à long terme SÉRIE PARTENAIRES EN AFFAIRES Votre argent doit

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE 2013

DOSSIER DE PRESSE 2013 APPLICATOUR PRESENTE VIA SYSTEM, LA TECHNOLOGIE AU SERVICE DES PRODUCTEURS DE VOYAGES DOSSIER DE PRESSE 2013 Contact Presse : Tika Media Caroline Melin 80 rue Belgrand 75020 Paris 06 61 14 63 64 01 40

Plus en détail

L ANI du 11 janvier 2013 : une petite révolution!

L ANI du 11 janvier 2013 : une petite révolution! L ANI du 11 janvier : une petite révolution! Que prévoit l accord? L article 1 er de l Accord National Interprofessionnel du 11 janvier, prévoit, dans le cadre de la sécurisation de l emploi, la généralisation

Plus en détail

Réaliser son projet de reprise avec un partenaire financier. Note de présentation à l attention des Repreneurs

Réaliser son projet de reprise avec un partenaire financier. Note de présentation à l attention des Repreneurs Réaliser son projet de reprise avec un partenaire financier Note de présentation à l attention des Repreneurs Les raisons d une association avec un partenaire financier Motivations positives Motivations

Plus en détail

Réunion Ambassadeurs Résultats semestriels 2014/15

Réunion Ambassadeurs Résultats semestriels 2014/15 Réunion Ambassadeurs Résultats semestriels 2014/15 A la découverte de Solucom Réunion SFAF - 26 novembre 2014 Intervenants Pascal IMBERT Président du Directoire Patrick HIRIGOYEN DGA - Membre du Directoire

Plus en détail