HAÏTI ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE EN 2010 ET PERSPECTIVES POUR 2011

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1 Siège Sous-régional au Mexique HAÏTI ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE EN 2010 ET PERSPECTIVES POUR 2011 Commission Économique pour l Amérique Latine et les Caraïbes (CEPALC)

2 Titre Haïti : Évolution économique en 2010 et perspectives pour 2011 Éditeur Mexico : CEPALC, 2011 Matières Conditions économiques Études économiques Projections économiques Haïti Auteur ONU, CEPALC, Siège sous-régional au Mexique Notes explicatives Les conventions suivantes sont adoptées dans ce document : Le signe moins (-) indique un déficit ou une diminution, sauf indication contraire. La barre oblique à droite (/) indique un exercice agricole ou fiscal (par exemple, 2007/2008). Un trait d union (-) entre deux années (par exemple, ) signifie que la période comprend aussi les deux années. Le mot tonnes indique des tonnes métriques, et le mot dollars représente des dollars US, sauf indication contraire. Les taux annuels de croissance ou de variation représentent des taux annuels composés, sauf indication contraire. Les données partielles et les pourcentages qui figurent dans les tableaux ont parfois été arrondis et leur somme ne correspond pas toujours au total indiqué. Les signes suivants sont employés dans les tableaux : Trois points de suspension ( ) signifient que les données sont incomplètes ou qu elles ne figurent pas séparément. Les tirets ( ) signifient que la quantité est nulle ou négligeable. Un espace blanc signifie qu un concept n est pas applicable. La virgule est utilisée pour séparer les décimales. Les chiffres en milliers sont séparés par un espace. LC/MEX/L.1029 Copyright 2011, Nations Unies. Tous droits réservés Imprimé par les Nations Unies Mexico Septembre

3 3 Table des matières 1. GRANDS TRAITS DE L ÉVOLUTION RÉCENTE LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE...6 a) La politique fiscale...8 b) La politique monétaire...10 c) La politique de change...11 d) Autres politiques et faits marquants L ÉVOLUTION DES VARIABLES PRINCIPALES...12 a) L activité économique...12 b) Les prix, les rémunérations et l emploi...12 c) L évolution du secteur extérieur...13 ANNEXE STATISTIQUE TABLEAUX 1 PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES, PRINCIPAUX INDICATEURS TRIMESTRIELS, OFFRE ET DEMANDE GLOBALES, PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PAR ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE AUX PRIX DU MARCHÉ EVOLUTION DE LA GÉNÉRATION ET DE LA CONSOMMATION D'ÉLECTRICITÉ, PRINCIPAUX INDICATEURS DU COMMERCE EXTÉRIEUR DE BIENS, EXPORTATIONS DE BIENS FOB, IMPORTATIONS DE BIENS CIF, BALANCE DES PAIEMENTS (APPROCHE ANALYTIQUE), ÉVOLUTION DU TAUX DE CHANGE, INDICATEURS DE LA DETTE EXTERIEURE, ÉVOLUTION DES PRIX INTÉRIEURS, ÉVOLUTION DES PRIX À LA CONSOMMATION, ÉVOLUTION DES RÉMUNERATIONS, INDICATEURS MONÉTAIRES, BILAN DE LA BANQUE CENTRALE (BRH), RECETTES ET DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT DU GOUVERNEMENT CENTRAL, INDICATEURS DU SYSTÈME BANCAIRE, LISTE DES GRAPHIQUES 1 PIB ET PIB PER CAPITA (2006 = 100) DETTE EXTÉRIEURE (2006 = 100) RECETTES ET DÉPENSES FISCALES MENSUELLES RÉELLES CRÉDIT INTÉRIEUR NET ET M INDUSTRIE DE LA SOUS-TRAITANCE : INDICES DES EXPORTATIONS INFLATION ET TAUX DE CHANGE BALANCE COMMERCIALE ET COMPTE COURANT...14 LISTE DES ENCADRÉS 1 L'AIDE INTERNATIONALE EN HAÏTI : UNE COMPTABILITÉ DIFFICILE RÉFLEXIONS SUR LA GESTION PUBLIQUE EN 2010 ET

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5 5 HAÏTI ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE EN 2010 ET PERSPECTIVES POUR Grands traits de l évolution récente 1 Un an et demi après le séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010, il est temps de faire le point sur le relèvement et la reconstruction du pays. Signalons, tout d abord, que selon l Institut haïtien de statistique et d informatique (IHSI) le PIB aurait connu une réduction estimée à 5,1 % en termes réels pour l exercice fiscal 2010, un chiffre bien inférieur aux prévisions (-8,1 %). La hausse de 15 % de la consommation finale effective des ménages attribuable aux transferts de fonds et aux dons en nature y est sans doute pour beaucoup. Au plan sectoriel, le secteur agricole ayant été relativement moins touché, une crise plus sévère a pu être évitée malgré les pertes essuyées par le secteur des manufactures (-15 %) et celui des activités commerciales (-8 %). Les principaux indicateurs macroéconomiques ont également reflété des pertes moins importantes que celles qui avaient été prévues. L inflation annuelle moyenne a été de 4,2 % et le déficit fiscal de 2,4 % du PIB. Le déficit du compte courant de la balance des paiements (-2,3 % du PIB) découle d un accroissement important des importations (38 %) malgré une faible variation des exportations (3 %). Pourtant, c est dans le cadre d une crise humanitaire de grande envergure résultant du séisme que le pays connaît cette stabilité de l inflation et des finances publiques. En effet, des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des conditions précaires dans des camps de fortune. En outre, l épidémie de choléra qui a frappé le pays en octobre 2010 et a fait 5 mille victimes, alimente de nouvelles inquiétudes quant à l avenir d une économie déjà particulièrement fragile. Le gouvernement haïtien et le FMI prévoient une relance vigoureuse de l économie pendant l exercice fiscal 2011 avec un accroissement de 8 % du PIB, grâce à des décaissements plus efficaces des ressources venant de l extérieur et au dynamisme accru de la reconstruction. Mais des menaces pèsent encore sur la vie politique et économique du pays. La situation politique qui vient de connaître un dénouement singulier puisque le nouveau président, M. Michel Joseph Martelly, a pris ses fonctions à la mi-mai dépendra du cours que suivra la cohabitation entre les pouvoirs exécutif et législatif puisque le parti de M. Martelly est faiblement représenté au sein du congrès. D autre part, il est possible que ne restant plus que trois mois avant la fin de l exercice fiscal le nouveau gouvernement décide de repousser les décisions les plus critiques jusqu au prochain exercice fiscal (octobre 2011). 108,0 106,0 104,0 102,0 100,0 98,0 96,0 94,0 92,0 90,0 GRAPHIQUE 1 HAÏTI : PIB ET PIB PER CAPITA (2006 = 100) PIB PIB per cápita Source : CEPALC, sur la base de chiffres officiels et de ses propres estimations. Signalons que les points forts de la campagne du Président étaient l éducation gratuite et universelle, le relogement des sinistrés du séisme et la reprise du secteur agricole. Pour réaliser le premier objectif, la

6 6 création d un fonds d éducation national est envisagée ; il serait financé par des impôts sur les télécommunications et sur les transferts d argent des migrants. Pour relever le défi économique il faudra, avant tout, concilier les priorités gouvernementales et les délais d exécution d une part, et le décaissement effectif des fonds de l aide internationale de l autre. La disponibilité en temps utile de ces fonds est fondamentale pour les investissements publics ainsi que pour les nombreux programmes et projets à caractère social. D autre part, les effets de l économie mondiale et, plus particulièrement, ceux de l économie américaine, se feront sentir dans les mois à venir surtout dans l évolution des tendances à la hausse des prix des hydrocarbures et des denrées alimentaire sur le marché mondial. 2. La politique économique En juillet 2010, le gouvernement haïtien et le FMI ont signé, pour une période de trois ans, une facilité élargie de crédit (FEC) qui est le principal instrument directeur de la gestion de la politique économique par les pouvoirs publics. Le FMI a approuvé, en mai 2011, la revue semestrielle des résultats de la première période. Pour faire face aux séquelles du séisme, la politique économique en 2010 a cherché à maintenir la stabilité des prix, des finances publiques et du taux de change en dépit de besoins sociaux pressants tant humanitaires qu à caractère structurel (pauvreté et inégalités). Le bilan a été positif au plan macroéconomique mais mitigé au plan social. Dans les deux domaines, le gouvernement a bénéficié du soutien de la communauté financière et d un mouvement de solidarité international important (les institutions privées auraient récolté 2,7 milliards de dollars). Mais les décaissements effectifs ont été inférieurs aux dons engagés par les donateurs dans le cadre de la conférence internationale tenue à New York en mars 2010 (31 % des promesses de contributions) et ce en dépit des dons bilatéraux et multilatéraux. Ce chiffre n inclut pas les programmes d allégement de la dette (pour un montant de millions de dollars) qui se sont déroulés sans heurt. Le montant des contributions pour 2010 et 2011 était de 5,6 milliards de dollars dont 1,9 milliards devaient être versés dans le courant de la première année. On estime que seuls quelques 738 millions de dollars ont été, à ce jour, décaissées (38 %) ce qui traduit aussi les difficultés de coordination et d alignement entre les priorités du gouvernement et l autonomie des donateurs. ENCADRÉ 1 L AIDE INTERNATIONALE EN HAÏTI : UNE COMPTABILITÉ DIFFICILE L aide internationale contribue largement (67 % en 2010) au Programme d investissement public (PIP) d Haïti. Elle est aussi essentielle pour de nombreux projets et programmes à caractère social ainsi qu une source de revenus financiers pour l économie haïtienne 2. Par conséquent, sa dynamique est importante non seulement à l égard des montants mais aussi en ce qui concerne les conditions dans lesquelles se font les décaissements. À cet égard, un jargon ad hoc est devenu familier puisqu on parle de promesses (pledge), d engagements (commitment), de décaissement (disbursement) des fonds aux organismes bénéficiaires (secteur public, organismes internationaux, secteur privé, organismes non gouvernementaux) et, finalement, de postes de dépenses effectives (expenditure). L année 2010 n a pas été l exception surtout après le séisme, et les sommes considérables promises par les bailleurs ont suscité la méfiance des gens qui les comparent aux progrès réalisés dix-huit mois après la catastrophe. (Continuation)

7 7 ENCADRÉ 1 (suite) Depuis plusieurs dizaines d années, le débat sur l aide internationale en Haïti comme dans d autres pays récepteurs (bénéficiaires) porte aussi, et systématiquement, sur la nécessité d en évaluer les montants et la dynamique, mais c est surtout la question de l efficacité de l aide, c est-à-dire, les critères d évaluation des résultats obtenus, qui marque ce débat. D après la Déclaration de Paris de 2005 sur l efficacité de l aide et selon les réunions d évaluation qui lui ont succédé (Accra, septembre 2008), l aide officielle au développement (AOD) doit garantir un ensemble de prémisses à caractère réciproque entre les donateurs et les bénéficiaires pour que les principes de base appropriation, alignement, harmonisation, gestion axée sur des résultats et responsabilité réciproque contribuent véritablement à en améliorer l efficacité. Haïti a participé à cette démarche au titre d expérience pilote (cf. Aid to fragile states : Focus on Haiti, 2009, OCDE) pour le prochain forum de suivi (République de Corée, novembre 2011). Bien qu il n existe pas encore de rapport complet sur les leçons à tirer du séisme, plusieurs initiatives vont dans cette direction, notamment celle du Groupe de travail sur l'efficacité de l'aide de la Direction de la coopération pour le développement de l OCDE et celle de l Active Learning Network for Accountability and Performance in Humanitarian Action (ALNAP). Pour sa part, le Bureau de l'envoyé spécial des Nations Unies à Haïti (OSE) assure le suivi des contributions et d autres indicateurs de l aide étrangère (depuis la conférence des donateurs de mars 2010). Dans son dernier rapport spécial de juin 2011 (dont les statistiques qui suivent sont tirées), le Bureau évoque un panorama plutôt sombre. Ajoutons à cela les conclusions de nombreuses organisations dont l évaluation (leçons tirées) de la réponse humanitaire au séisme à Haïti et de la transition difficile vers des initiatives de reconstruction proprement dites de la reconstruction expriment une satisfaction mitigée. L aide officielle décaissée en 2010 et 2011 par les bailleurs de fonds présents à la conférence de mars 2010 et par d autres donateurs est estimée à millions de dollars ; 86 % de ce montant aurait été versé en L aide humanitaire a représenté 44 % des décaissements (soit millions de dollars). Les fonds récoltés pour l aide humanitaire par les organisations internationales privées sont estimés à plus de 2,5 milliards de dollars bien qu il soit difficile d établir la nature exacte des décaissements d une bonne partie de ces fonds à cause d une responsabilisation déficiente. Les différentes institutions considèrent cela comme un aspect critique (voir, par exemple, les évaluations et les rapports de l ALNAP). DÉCAISSEMENTS DE L AIDE OFFICIELLE Décaissements de l aide officielle Millions de Millions de Millions de % % dollars dollars dollars % Humanitaire Reconstruction et développement Source : CEPALC, sur la base des chiffres de l OSE (Summary Sector Analysis). Le tableau précédent montre des décaissements beaucoup plus importants en 2010 (86 %) et une réduction importante de l aide d urgence en 2011 qui aurait dû se traduire par un aiguillage des fonds vers les efforts de reconstruction et de développement. Les principaux secteurs d intervention sont ceux de la reconstruction sociale, territoriale, institutionnelle et économique bien que des ressources beaucoup plus importantes (41 %) aient été destinées à la première en 2010 et 2011 comme le tableau l indique. Précisons qu il n est pas toujours facile de distinguer les secteurs d intervention ni l horizon temporelle de l aide à court terme (humanitaire d urgence) ou à moyen terme (reconstruction). (Continuation)

8 8 ENCADRÉ 1 (suite) DÉCAISSEMENTS PAR SECTEUR D INTERVENTION Secteur d intervention Décaissements en en millions de dollars % Social Territorial Institutionnel 68 5 Économique 43 3 Autres Total Source : CEPALC, sur la base des chiffres de l OSE (Summary Sector Analysis). Ces chiffres n incluent pas les contributions du Fonds de reconstruction d Haïti (FRH) ni l aide budgétaire. D ailleurs, dans le deuxième cas, le rapport du Bureau de l'envoyé spécial ne fait de distinction entre les deux secteurs que lorsqu il s agit de catégories de financement précisées par les bailleurs et qui peuvent donc ne pas correspondre à la nature des interventions. Pour cette raison, Dans un futur proche, Haïti fera face à deux réalités. Il lui faudra, d une part, accorder une attention particulière au processus de relèvement immédiat et déployer des efforts à long terme pour relever les défis que posent les questions de développement structurel. Il lui faudra, d autre part, faire face simultanément aux besoins humanitaires résiduels et à l impact de catastrophes naturelles et d épidémies soudaines. (Haiti Consolidated Appeal Process, juin 2011). L aide internationale aura, sans doute, un rôle important dans les deux démarches. Toutefois, il y a lieu de penser que les défis seront difficiles à relever si l on se tient aux paradigmes qui ont primé jusqu ici, à savoir, la canalisation de la majeure partie de l aide par des organismes autres que les institutions publiques haïtiennes. Les efforts de coordination entrepris par les bailleurs et les organismes publics (par exemple, la Commission intérimaire pour la reconstruction d'haïti (CIRH)) visent à surmonter ces difficultés. Mais leur incidence risque d être marginale en raison de pratiques contraires existant dans de nombreux secteurs, de l autonomie importante des bailleurs et des mécanismes de l administration publique elle-même (par exemple, les unités techniques d exécution). Source : Auteur. Au cours de cet exercice fiscal et dans le cadre du programme d urgence (en vigueur jusqu au mois de septembre) le contexte de la politique économique a connu des changements mineurs. L inquiétude persiste à l égard de déséquilibres macroéconomiques possibles et d une hausse de l inflation interne qui serait liée à une augmentation du prix des carburants et des denrées alimentaires sur le marché mondial. Mais, par ailleurs, la politique fiscale grâce à la réduction de la subvention en matière d énergie en mars 2011 et à l accroissement de 27 % du prix des hydrocarbures et la politique monétaire se sont assouplies. Dans cette dernière, une légère augmentation des prêts aux entreprises privées (1,8 %) s est produite dans le cadre de mécanismes de couverture (fonds de garantie partielle). a) La politique fiscale En 2010, le résultat global du gouvernement central en base-caisse et sans compter les programmes ni les projets extrabudgétaires financés par l aide extérieure a accusé un déficit de 2,4 % du PIB (contre 1,6 % en 2009) tandis que la comptabilité base-engagement sans compter l aide internationale a été de 5,2 % du PIB (contre -4,3% en 2009). Les signes sont renversés si l on ne tient compte que de l aide internationale au titre d aide budgétaire (dons) et le résultat global pour 2010 est un surplus de 1,3 % du PIB. Comme ces chiffres l indiquent, le tableau est tout autre si l on considère l aide internationale aussi bien dans les recettes que dans les dépenses (les dépenses liées à l aide, notamment les coûts d investissements).

9 9 Les recettes fiscales (12,1 % du PIB) ont diminué de 3,6 % en termes réels sous l effet de la diminution des recettes indirectes (10,7 % de la TCA et 29,5 % des droits d accise). Les subventions en matière d énergie en ont été la composante principale car les pouvoirs publics ont maintenu inchangé le prix interne des hydrocarbures afin de freiner l inflation et de ralentir la détérioration des conditions de vie. Cette mesure a entraîné une perte de recettes proche de 26 millions de dollars pendant l année fiscale En dépit de franchises spéciales accordées suite au séisme, les droits de douane ont accusé une croissance réelle de 22,3 %. Les dépenses (14,2 % du PIB) couvertes avec des fonds propres et l aide budgétaire directe ont augmenté de 2,4% en termes réels grâce à une forte augmentation des dépenses d investissements (56,6 %) et parce que les dépenses courantes ont baissé de 8,4 % malgré les rétributions extraordinaires accordées aux fonctionnaires publics en août Signalons à cet égard que les décaissements de l aide budgétaire directe se sont élevés à 225 millions de dollars. Malgré les déboires économiques, le gouvernement a quelque peu restreint les dépenses et a pratiqué une exécution sous optimale les dépenses sociales avec des fonds publics se sont élevées à millions de gourdes (près de 200 millions de dollars) à cause des problèmes de disponibilité des fonds et de l inefficacité de l administration publique elle-même. Sur la base des résultats du premier semestre de l année fiscale (octobre-mars), un déficit global plus important (7,4 % du PIB contre 5,2 % en 2010, sans compter les dons ni les autres fonds étrangers) est prévu pour 2011 dont les détonateurs principaux seraient une plus grande souplesse des dépenses courantes (notamment en raison de la conjoncture électorale du premier trimestre) et le dynamisme des investissements publics. Les recettes totales cumulées au mois de mars 2011 indiquent un accroissement réel de 29% en dépit des subventions (comme celle de l essence pour 85 millions de dollars) et des exonérations fiscales temporaires (sur l importation de biens d équipement, de matériaux de construction et dans l immobilier en général) visant à relancer la reconstruction. Certaines mesures fiscales exceptionnelles (nouvelle taxe automobile) visaient à compenser les pertes de revenus possibles. La mesure la plus efficace dans ce domaine a été l ajustement des prix intérieurs des hydrocarbures en mars 2911 (hausse de 27 %). De leur côté, les dépenses accusaient déjà, en mars 2011, un accroissement réel de 10 % dû, dans une large mesure, aux investissements, les dépenses courantes ayant diminué de 2 %. Il y a lieu de penser que les dépenses publiques, sur la base des fonds publics et surtout de l aide internationale, s élèveront à près de 34 % du PIB pendant le restant de l année fiscale Le montant de la dette annulée par des bailleurs bilatéraux (République bolivarienne du Vénézuela, Etats-Unis, Canada, Italie, Espagne, France, entre autres) et multilatéraux (BID, Banque mondiale, FMI, entre autres) a été de 810 millions de dollars pendant l exercice fiscal et de 558 millions de dollars pendant les mois écoulés de l exercice Le solde est ainsi passé à 417 millions de dollars (presque au même niveau qu en 1982). Les principaux créanciers sont la République bolivarienne du Vénézuela (58 %, prêt préférentiel dans le cadre du programme PETROCARIBE), la Province de Taiwan (20 %) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) (16 %). Millions de dollars GRAPHIQUE 2 HAÏTI : DETTE EXTÉRIEURE (2006 = 100) oct.- 10 nov.- 10 En pourcentage du PIB déc.- 10 janv.- 11 févr.- 11 ma rs-11 avr.- 11 mai- 11 Solde de la dette externe Source : CEPALC, sur la base de chiffres officiels et de ses propres estimations. juin ,0 28,0 26,0 24,0 22,0 20,0 18,0 16,0 14,0 12,0 10,0 Pourcentages

10 10 ENCADRÉ 2 HAÏTI : RÉFLÉXIONS SUR LA GESTION PUBLIQUE EN 2010 ET 2011 Suite au séisme et en l absence d un organe législatif (parlement) pouvant approuver le budget de l année fiscale 2011, le budget de 2010 (avec quelques ajustements) a été reconduit. Le graphique 3 montre un certain équilibre des comptes publics de recettes et de dépenses en termes de trésorerie : les recettes moyennes réelles (déflatées) se sont élevées à millions de gourdes en 2010 et à millions de gourdes en 2011, tandis que le montant des dépenses a été de et de millions de gourdes respectivement. Bien que le coefficient dépenses-recettes traduit cet équilibre (valeurs très proches de 1), à partir du deuxième trimestre de l année fiscale 2011 (janvier-mars 2011) les dépenses exécutées sont inférieures de 20 % aux recettes ce qui indique une sous-utilisation des recettes fiscales. Cela est sans doute attribuable à l incertitude de la conjoncture politico-électorale ainsi qu à l indétermination des acteurs gouvernementaux et des bailleurs étrangers. Les deux principales sources de recettes fiscales courantes sont les impôts intérieurs (63 %) et les droits de douane (34 %) mais elles n ont jamais suffit à couvrir les dépenses de l action publique, et ce découvert s est aggravé avec les effets du séisme. Les dépenses liées aux subventions (octobre-juin 2011) se sont élevées à millions de gourdes, dont millions de gourdes (51 %) ont été destinés à l entreprise parapublique d énergie électrique EDH, soit 305 millions de gourdes (8 millions de dollars) par mois en moyenne. Outre le cadre et les directives budgétaires, le secteur public dispose de mécanismes parallèles (de substitution) à l exécution programmée. En effet, les recettes extrabudgétaires issues de PETROCARIBE lui ont permis de couvrir une partie des dépenses (75 millions de dollars pendant l année fiscale 2010 (octobre-juin) et 181 millions de dollars pendant l année fiscale 2011) dans des projets sociaux et surtout d investissement (par exemple, l infrastructure routière), afin de financer le Programme d investissement public (PIP) qui dépend dans une large mesure (65 %) de l aide extérieure qui n est pas toujours disponible en temps utile. GRAPHIQUE 3 HAÏTI : RECETTES ET DÉPENSES FISCALES MENSUELLES RÉELLES (Moyennes mobiles, 3 mois) Millions de gourdes nov.-09 déc.-09 janv.-10 févr.-10 mars-10 avr.-10 mai-10 juin-10 juil.-10 août-10 sept.-10 oct.-10 nov.-10 déc.-10 janv.-11 févr.-11 mars-11 avr.-11 mai-11 juin-11 Recettes Dépenses Source : CEPALC, sur la base d information officielle et de ses propres estimations. b) La politique monétaire Bien que la Banque centrale haïtienne (BRH) ait suivi en 2010 une politique restrictive, la base monétaire s est accrue de 37,4 % en termes réels surtout à cause de l augmentation des réserves internationales. Les faibles risques d inflation, la nécessité de relancer l économie et la régression de l évolution d autres indicateurs monétaires expliquent que les autorités monétaires ne soient pas intervenues pour corriger cette tendance. D ailleurs, une libéralisation de la réserve légale obligatoire des banques commerciales (29 % des passifs en gourdes et 34 % des devises) a permis de relancer les opérations de crédits immobiliers.

11 11 Le taux d intérêt de référence (bons de la BRH) s est maintenu au même niveau qu en août 2009, mais le crédit intérieur net a diminué de 49 % aussi bien dans les marchés de crédit privés (-9,8 %) qu en raison du remboursement net de la composante publique des crédits. La léthargie du secteur provient surtout de la réduction tant de la demande (nouvelles requêtes) que de l offre, à cause des risques accrus et de la solvabilité diminuée des clients. Pour résoudre ces deux problèmes, un fonds de garantie partielle de crédit (fonds de sauvegarde) pour 35 millions de dollars a été constitué. Il est administré conjointement par le Fonds de développement industriel (FDI) de la Banque centrale, la BID, la Banque mondiale et USAID ; diverses banques participent au titre d intermédiaires. Mis en marche en décembre 2010, il privilégie la couverture des risques pour les organismes financiers créanciers, la restructuration des crédits des débiteurs et, dans une deuxième phase, la promotion du crédit pour les petites et moyennes entreprises. Au premier semestre 2011 les crédits n avaient pas encore connu de reprise solide, probablement à cause de l incertitude du contexte politico-électoral. De plus, la mise en œuvre de mesures complémentaires et de nouveaux instruments de politique monétaire (bons du trésor devant remplacer les bons traditionnels de la BRH) n est pas encore achevée malgré un premier lancement en septembre 2010 et un deuxième en janvier 2011, et sera sans doute reconduite à l exercice fiscal ,0 120,0 100,0 80,0 60,0 40,0 20,0 0,0 GRAPHIQUE 4 HAÏTI : CRÉDIT INTÉRIEUR NET ET M3 (En termes réels, 2006 = 100) oct.-10 Crédit intérieur net nov.-10 déc.-10 janv.-11 févr.-11 mars-11 Liquidité élargie (M3) Source : CEPALC, sur la base de chiffres officiels et de ses propres estimations. avr.-11 mai-11 juin-11 c) La politique de change Au cours des deux dernières années, les fluctuations nominales de la gourde par rapport au dollar ont été modestes ce qui fait que le taux de change varie autour de 40 gourdes par dollar. Toutefois, il s est produit pendant la même période une appréciation de 3,7 % du taux de change réel, renforcée en 2010 par la présence abondante de devises dans l économie, une inflation modérée et une faible spéculation grâce aux solides réserves de la Banque centrale. Cette situation se poursuivra en 2011 puisqu à la clôture du premier semestre (mars) la tendance vers l appréciation du change (5,1 %) s était maintenue grâce aux transferts d argent des migrants et à l aide internationale. Pour l instant, le dynamisme des importations ne représente pas un danger à moins que la tendance à la hausse du prix international de certains produits primaires ne s accentue. En même temps, la dollarisation de l économie s est intensifiée puisque 56 % des dépôts et 45 % des crédits sont en dollars. Bien que la Banque centrale soit préoccupée par la menace de la "maladie hollandaise" et de la perte de compétitivité des exportations, le marché du travail haïtien suppose des marges de manœuvre importantes car déprimé et mal payé, facteurs qui sous-tendent l industrie de sous-traitance, le principal secteur d exportation du pays. d) Autres politiques et faits marquants Le séisme de 2010 a mis en évidence, tout en les accentuant, les faiblesses structurelles du pays en matière de protection civile, de croissance, d emploi, de services essentiels et de protection sociale ainsi que les inégalités et la fragilité des institutions. Un changement d aiguillage devient urgent surtout en matière des politiques de développement territorial et de reconstruction du tissu social. Il y a lieu de douter que les programmes existants, dont certains sont déjà en place et d autres sont à l étape de projets, auront la portée suffisante à moyen et à long terme pour apporter une solution durable. Néanmoins, pour les pouvoirs publics et pour de nombreuses institutions d aide internationale (y compris des institutions financières), le

12 12 développement territorial qui regroupe des intérêts variés et hétérogènes est l objectif privilégié. Citons, entre autres actions, la création de zones franches (par exemple, celle de la zone nord-est dans la frontière avec la République Dominicaine avec des investissements coréens, de la BID, d USAID et de la Banque mondiale), les investissements publics et privés dans le secteur immobilier, y compris le logement social (Port-au-Prince et sa zone métropolitaine avec les fonds du FMI octroyés en situation de post-catastrophe), des pôles de développement d entreprises (zone nord nord-ouest, BID et UE), et l infrastructure et le développement touristiques (zone sud, FMI post- catastrophe). 3. L évolution des variables principales Le séisme a été la cause principale de la chute de 5,1 % du PIB pendant l année fiscale 2010 par la contraction des secteurs des manufactures (-14,7 %), du commerce (-7,9 %) et du transport et des communications (-2,8 %), tous fortement concentrés dans la capitale qui a été particulièrement touchée. Toutefois, les effets se sont faits moins sentir dans l agriculture dont la part du produit national est élevée (25 %) ce qui a évité une chute plus sévère. Bien que le PIB per capita a également chuté (6,6 %) à un taux comparable à celui de la crise survenue vingt ans plus tôt ( ) sous l embargo contre le régime militaire, le revenu national brut a connu une croissance de 5.4 % grâce aux transferts d argent des migrants et des dons. Malgré des inquiétudes justifiées, l évolution de l inflation et de l ensemble du secteur extérieur a été moins mauvaise que prévu. a) L activité économique L offre en matière de production, malgré un déclin général, a connu des résultats positifs dans les secteurs de l électricité (1,5 %), des services publics (1,4 %) et surtout dans celui de la construction (4,1%) grâce aux travaux de reconstruction (publics et privés) et aux travaux liés à celle-ci (démolition, évacuation des décombres et autres) et grâce aussi à l accroissement des salaires. D autre part, dans le secteur des manufactures les activités d exportation des entreprises de sous-traitance ont été peu touchées et ont même connu un accroissement. Il y a eu, par contre, une réduction importante de la demande en matière d investissements (-6,5%) et d exportations (-7,3%) mais pas dans le domaine de la consommation qui a connu une augmentation solide (15,4 %) grâce aux dépenses des ménages et aux dons en nature reçus de l aide humanitaire. Selon des pronostiques encourageants de croissance du PIB (8 %) on peut s attendre à une relance solide de l économie pendant l exercice fiscal 2011 grâce à des décaissements plus importants de l aide internationale, à l augmentation des investissements publics, au maintien du dynamisme de certains secteurs (bâtiment) et à la récupération d autres secteurs (commerce et services financiers). Mais si l on considère les retards accumulés entre décembre et mars à cause de l incertitude du contexte politico-électoral, ce scénario peut sembler pour le moins optimiste juste trois mois avant la fin de l exercice fiscal. 160,0 150,0 140,0 130,0 120,0 110,0 100,0 90,0 80,0 70,0 60,0 GRAPHIQUE 5 HAÏTI : INDUSTRIE DE LA SOUS TRAITANCE : INDICES DES EXPORTATIONS (Valeur et volume, 2006 = 100) */ Accumulation octobre-juin par rapport à la même période de l année de référence oct-juin 2010 */ Valeur Volume oct-juin 2011 */ Source : CEPALC, sur la base de chiffres officiels et de ses propres estimations. b) Les prix, les rémunérations et l emploi En 2010, l inflation annuelle moyenne a été de 4,2 % tandis que l inflation interannuelle a augmenté de 4,7 % entre septembre 2009 et septembre 2010

13 13 (5% selon l année civile) ce qui représente un accroissement plus faible que prévu, même pour les denrées alimentaires (5% de septembre à septembre). Ce résultat est attribuable aux programmes d aide humanitaire massive et à la disponibilité de devises qui a renforcé l appréciation du taux de change et a compensé les effets de pass-through possibles de l inflation agroalimentaire mondiale. Mais le risque de recrudescence de l insécurité alimentaire dans le pays persiste. L inflation a marqué une hausse depuis le début de l année fiscale 2011 avec une variation mensuelle moyenne de l inflation générale égale à 1,1 % et des denrées alimentaires égale à 1,4 %, ainsi que des accroissements interannuels de 7,2 % et 9,4 % jusqu au premier semestre (mars). Le prix des carburants a augmenté de 27 % fin mars ce qui pourrait entraîner des éventuels effets de deuxième tour (second round effect) qui frapperaient davantage les filières de production et de commercialisation que le coût salarial, bien qu ils seraient contrebalancés par le taux de change. En 2009, un ajustement des salaires minimums (qui sont passés de 70 à 150 gourdes par jour) a évité une baisse plus importante du pouvoir d achat des ménages en dépit des effets catastrophiques du séisme. D ailleurs, dans le cadre d une faible inflation, le salaire réel a connu une augmentation importante (106 %). Malheureusement cela n a pas duré et en mars 2011 le salaire minimum interannuel réel avait chuté de 6,7 % par rapport à ,0 140,0 130,0 120,0 110,0 100,0 90,0 80,0 70,0 GRAPHIQUE 6 HAÏTI : INFLATION ET TAUX DE CHANGE (2006 = 100) oct.-10 Inflation Taux de change (réel) nov.-10 déc.-10 janv.-11 févr.-11 mars-11 avr.-11 Taux de change (nominal) Source : CEPALC, sur la base de chiffres officiels et de ses propres estimations. mai-11 juin-11 Les frictions historiques sur le marché du travail haïtien demande faible et offre disproportionnée, main d œuvre peu qualifiée, basse productivité et trop de travail informel, pour n en mentionner que quelques unes se sont exacerbées en dépit de nouvelles alternatives de survie comme le programme cash-forwork (argent contre travail) bien qu elles n aient pas encore entraîné la création d emplois. Sans une reconversion plus durable, le relèvement de ce secteur, qui constitue d ailleurs une faiblesse structurelle chronique, est difficile de pronostiquer. Les termes de l échange ont baissé de 3 % à cause de la hausse du prix des hydrocarbures (20 %) et de certains produits agroalimentaires ainsi que des résultats modestes des exportations de cacao, de café et de mangues en dépit de leur prix favorable sur le marché international. Des changements dans la composition des importations davantage de biens intermédiaires et de biens de capital (de 60 à 120 millions de dollars) pour la reconstruction ont pu aussi avoir une incidence sur le rapport défavorable des prix. c) L évolution du secteur extérieur Les effets du séisme se sont traduits par un accroissement du déficit de la balance commerciale, des niveaux record des transferts courants et des recettes élevées et inhabituelles dans le compte de capital grâce à l annulation de la dette. En 2010 le compte courant a accusé un déficit de 155 millions de dollars (2,3 % du PIB et inférieur aux 3,5 % enregistrés en 2009) en raison des transferts courants par les migrants (1.474 millions de dollars) et les dons (1.790 millions de dollars). Pour sa part, la balance commerciale a empiré considérablement (1,4 milliards de dollars, soit 3 % du PIB) quand les exportations (802 millions de dollars) ont chuté de 14 % tandis que les importations (4.076 millions de dollars) ont augmenté de 45 %. Ces tendances pourraient bien s accentuer en 2011 parce que le dynamisme économique auguré exigera l importation massive de produits intermédiaires. Des estimations préliminaires (au mois de mars 2011) des importations par Haïti des produits de ses deux partenaires principaux (Etats-Unis et République Dominicaine) semblent confirmer cette hypothèse. Au premier semestre elles ont marqué un accroissement de 20 % par rapport à la moyenne des deux années qui ont précédé la catastrophe de 2010.

14 14 Millions de dollars GRAPHIQUE 7 HAÏTI : BALANCE COMMERCIALE ET COMPTE COURANT Exportations de biens et de services Balance commerciale Importations de biens et de services Compte courant (% PIB) Source : CEPALC, sur la base de chiffres officiels et de ses propres estimations. Les investissements étrangers directs en 2010 furent de 150 millions de dollars et comprenaient la 0,0-1,0-2,0-3,0-4,0-5,0 Pourcentages privatisation de la téléphonie 60 % du capital de l entreprise parapublique Teleco a été acheté par la société Viettel Group pour 59 millions de dollars et un investissement de 57 millions de dollars dans le secteur de la cogénération d électricité par la société E-power, un conglomérat financier de capital national et international. Les réserves internationales nettes s élevaient à 829 millions de dollars (soit 12,5 % du PIB et 3,5 mois d importations) à la fin de l exercice fiscal 2010 grâce aux ressources extérieures et aux achats nets de devises par la BRH pour un montant de 120 millions de dollars pendant cette période. Cette tendance a continué pendant le premier semestre de l année fiscale 2011 et a signifié 57 millions de dollars de plus pour faire monter les réserves internationales à 856 millions de dollars. Notes 1 La période analysée porte sur les années fiscales 2010 (octobre 2009-septembre 2010) et 2011 (octobre 2010-septembre 2011) ; toutefois, pour faciliter la comparaison avec les données sous-régionales, les statistiques ont été rapportées à l année civile dans certains cas. 2 En 2008 les contributions de l AOD ont représenté près de 90 % du budget d investissement bien que les investissements (programmes et projets) ne correspondent pas toujours à des investissements dans le sens authentique du terme mais plutôt à des dépenses variées exécutées sous cette nomenclature. Il s agit en particulier des dépenses exécutées par les Unités techniques d'éxécution (UTE) des ministères qui sont des structures parallèles consacrées surtout à l exécution de projets de coopération étrangère.

15 15 Annexe statistique

16

17 17 TABLEAU 1 HAÏTI : PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES, a/ b/ 2009 b/ 2010 b/ Taux de variation Croissance et investissement Produit intérieur brut 2,3 3,3 0,8 2,9-5,1 Produit intérieur brut par habitant 0,6 1,7-0,8 1,2-6,6 Produit intérieur brut (millions de gourdes) Déflacteur du PIB (1987 = 100) 1 508, , , , ,7 Revenu national brut à prix de marché c/ 0,0 4,2-2,4 3,6 5,4 Produit intérieur brut sectoriel Biens 1,9 2,2-3,6 4,5-2,0 Services de base 2,2 7,4 5,4 3,9-2,5 Autres services 2,4 4,7 4,9 0,7-5,7 Points de pourcentage Décomposition du taux de variation du PIB 2,3 3,3 0,8 2,9-5,1 Consommation 2,0 6,3 0,3 6,3 25,3 Publique Privée Investissement 0,8 1,1 1,0 1,1-2,3 Exportations 1,9-0,8 3,5 2,8-2,2 Importations ( - ) 2,4 3,2 3,9 7,4 25,8 Pourcentage du PIB c/ Investissement brut interne 28,8 28,7 29,3 29,4 28,9 Epargne nationale 27,1 27,4 24,9 25,7 26,8 Epargne externe 1,7 1,3 4,4 3,6 2,1 Emploi et salaires Salaire minimum réel (indices 2000 = 100) 67,5 62,0 54,2 52,4 107,7 Taux de variation Prix (septembre-septembre) Indice général des prix à la consommation 12,4 7,9 19,8-4,7 4,7 Secteur externe Termes de l'échange des biens (fob/fob) (indices 2000 = 100) 61,6 57,5 44,6 56,9 55,0 Taux de change nominal (gourdes pour 1 dollar) 41,4 37,4 38,3 40,7 40,3 Indice du taux de change ajusté (2000 = 100) 86,2 73,1 68,3 70,0 67,6 Millions de dollars Balance des paiements d/ Compte courant -85,0-75,1-289,1-226,6-155,2 Solde commercial , , , , ,5 Exportations des biens et services e/ 689,1 789,9 833,0 929,6 802,4 Importations des biens et services e/ 2 141, , , , ,9 Compte d'opérations financières 139,5 138,3 308,2-470,6-260,4 Variation des réserves internationales -94,0-198,0-97,6 150,5-984,1 Compte courant (% PIB) -1,8-1,3-4,4-3,5-2,3 Compte courant sans dons (% PIB) -9,6-7,9-11,6-9,5-29,4 /à suivre

18 18 TABLEAU 1 (Conclusion) 2006 b/ 2007 b/ 2008 b/ 2009 b/ 2010 b/ Pourcentages Dette externe Encours de la dette externe (% du PIB) f/ 29,8 26,2 28,8 19,0 13,0 Intérêts nets (% des exportations des biens et services) 1,8 2,5 2,7 2,0 1,4 Pourcentage du PIB Gouvernement central g/ Recettes courantes 10,4 10,8 10,6 11,7 11,8 Dépenses courantes 9,8 10,2 9,7 11,1 10,6 Epargne ou Déficit courant (-) 0,5 0,6 0,9 0,6 1,2 Dépenses de capital 0,9 2,7 2,4 2,2 3,6 Déficit fiscal 0,0-1,6-1,3-1,3 1,3 Financement interne 0,8 2,1 1,0 1,6-1,2 Financement externe -0,8-0,4 0,4-0,4-0,1 Taux de variation Monnaie et crédit Solde monétaire du système bancaire 10,2 4,7 17,6 11,1 22,7 Réserves nettes de change 26,8 19,0 39,2 3,8 128,7 Crédit intérieur net 4,0-1,8 5,7 16,4-46,2 Au secteur public -4,8-8,9-32,0 27,2-129,7 Au secteur privé 6,1 10,8 25,2 14,7-5,6 Monnaie (M1) 3,0 8,7 17,4 15,1 28,4 Epargne et dépôts à terme (monnaie nationale) 17,5 0,7 7,8 3,2 11,7 M2 10,4 4,3 12,4 9,1 20,5 Dépôts en monnaie étrangère (dollars) 10,0 5,3 24,6 13,3 25,3 Liquidité étendue (M3) 10,2 4,7 17,6 11,1 22,7 Taux annuels Taux d'intérêt réel (moyennes des années fiscales) Taux sur les dépôts -7,2-3,5-10,0-1,5-3,0 Taux sur les prêts 11,6 21,5 7,9 18,0 15,7 Taux d'intérêt équivalent en monnaie étrangère h/ -0,3 16,5 0,7-4,1 2,1 Source: CEPALC, sur la base de chiffres officiels. a/ Chiffres correspondant aux annés fiscales (octobre-septembre). b/ Chiffres provisoires. c/ Sur la base de séries en dollars de d/ Les composantes de la balance des paiements sont enregistrées selon les recommendations du V Manuel de la Balance des Paiements du FMI. e/ Y compris industrie de sous-traitance. f/ Conversion réalisée au taux de change de référence de la BRH. g/ Inclut uniquement les recettes et dépenses d'opération du gouvernement central. h/ Taux sur les dépôts déflacté par la variation du taux de change au cours de l'année fiscale.

19 19 TABLEAU 2 HAÏTI : PRINCIPAUX INDICATEURS TRIMESTRIELS, a/ Produit intérieur brut 2009 b/ 2010 b/ 2011 b/ I II III IV I II III IV I II III IV Indice général des prix à la consommation (variation sur 12 mois) c/ 14,0 4,9-0,5-3,3-0,4 5,8 6,4 5,4 4,9 5, Taux de change réel (indices 2004 = 100) 64,3 67,8 70,0 71,1 70,0 64,1 64,4 64,6 64,3 63, Taux d'intérêt réel Sur les dépôts d/ -9,9-2,8 3,3 5,0 2,2-4,3-5,2-4,4-4,0-5, Sur les prêts e/ 7,6 16,7 22,9 25,1 21,3 13,0 13,6 15,1 15,7 14, Monnaie (M1) (variation trimestrielle) 12,0-3,2-3,4 9,9 3,7 6,5 5,3 10,5 7,4-4, Source: CEPALC, sur la base de chiffres officiels. a/ Indicateurs trimestriels des années fiscales respectives (Octobre-Septembre). b/ Chiffres provisoires. c/ Nouvelle série à base août 2004 = 100. d/ Dépôts en gourdes, à termes de 6 mois. e/ Prêts en gourdes. TABLEAU 3 HAÏTI : OFFRE ET DEMANDE GLOBALES, Composition Millions de gourdes de 1987 (pourcentages) Taux de croissance a/ 2008 a/ 2009 a/ 2010 a/ a/ 2010 a/ 2007 a/ 2008 a/ 2009 a/ 2010 a/ Offre totale ,9 230,7 264,8 2,9 2,1 4,5 9,0 Produit intérieur brut aux prix du marché ,0 100,0 100,0 3,3 0,8 2,9-5,1 Importations de biens et services ,9 130,7 164,8 2,5 3,1 5,8 19,7 Demande totale ,9 230,7 264,8 2,9 2,1 4,5 9,0 Demande intérieure ,7 199,9 234,7 3,7 0,6 3,8 11,5 Formation brute de capital fixe ,9 35,4 34,9 3,1 2,8 3,2-6,5 Consommation totale ,8 164,5 199,8 3,8 0,2 3,9 15,4 Publique ,7 Privée ,0 Exportations de biens et services ,2 30,8 30,0-2,9 13,6 9,9-7,3 Source: CEPALC, sur la base de chiffres communiqués par l'institut Haïtien de Statistique et d'informatique (IHSI). a/ Chiffres provisoires.

20 20 TABLEAU 4 HAÏTI : PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR PRINCIPAUX SECTEURS, AUX PRIX DU MARCHE, Composition Millions de gourdes de 1987 (pourcentages) Taux de croissance a/ 2008 a/ 2009 a/ 2010 a/ a/ 2010 a/ 2007 a/ 2008 a/ 2009 a/ 2010 a/ Produit intérieur brut , , , , ,0 100,0 100,0 100,0 3,3 0,8 2,9-5,1 Total partiel biens 5 339, , , , ,0 41,5 39,2 40,4 2,2-3,6 4,5-2,0 Agriculture b/ 3 302, , , , ,0 26,6 23,5 24,7 2,3-7,5 5,2 0,0 Industrie d'extraction 15,0 15,0 16,0 17,0 17,0 0,1 0,1 0,1 0,0 6,7 6,3 0,0 Industrie manufacturière 1 017, , , ,0 910,0 7,6 7,6 6,8 1,3-0,1 3,7-14,7 Construction 1 005, , , , ,0 7,3 8,0 8,8 2,6 5,2 3,1 4,1 Total partiel services de base 900,0 967, , , ,0 6,3 7,6 7,8 7,4 5,4 3,9-2,5 Electricité, gaz et eau 58,0 57,0 52,0 68,0 69,0 0,5 0,5 0,5-1,7-8,8 30,8 1,5 Transport, stockage et communications 842,0 910,0 967,0 991,0 963,0 5,9 7,1 7,2 8,1 6,3 2,5-2,8 Total partiel services divers 6 403, , , , ,0 48,9 50,5 50,2 4,7 4,9 0,7-5,7 Commerce 3 451, , , , ,0 26,2 27,9 27,1 6,1 5,7 1,1-7,9 Etablissements financiers et d'assurances et propriété immobilière c/ 1 573, , , , ,0 12,0 11,8 11,5 1,8 3,2 0,1-7,1 Propriété immobilière Services communaux, sociaux et personnels 1 379, , , , ,0 10,7 10,8 11,6 4,6 4,9 0,3 1,4 Gouvernement d/ 1 379, , , , ,0 10,7 10,8 11,6 4,6 4,9 0,3 1,4 Ajustement e/ 437,0 381,0 313,0 382,0 216,0 3,3 2,7 1,6-12,8-17,8 22,0-43,5 Source: CEPALC, sur la base de chiffres de l'institut Haïtien de Statistique et d'informatique (IHSI). a/ Chiffres provisoires. b/ Y compris élevage, sylviculture et pêche. c/ Correspond aux "services marchands". d/ Correspond aux "services non marchands". e/ Services bancaires, impôts et taxes à l'importation.

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