Bâle 3 en 5 questions:

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Bâle 3 en 5 questions:"

Transcription

1 Bâle 3 en 5 questions: des clefs pour comprendre la réforme Augmenter le capital des banques pour renforcer le système financier Mai 2012

2 Quand un pont s effondre, l intérêt se focalise sur le dernier camion qui l a traversé, alors que le vrai sujet devrait être la fragilité du pont d apres Nassim Nicholas Taleb Auteur: Frédéric Hache Correcteurs: Thierry Philipponnat, Greg Ford, Sylvie Delassus Mise en page: Soapbox, Finance Watch 2012 Le contenu de ce rapport peut être utilisé librement et reproduit sans permission si le sens et le contexte n en sont pas altérés. Lorsque les droits d un tiers sont mentionnés, la permission doit être requise directement auprès du tiers. Pour toute question concernant ce rapport, écrire à

3 Ce document a pour but d expliquer en termes simples le système de régulation bancaire connu sous le nom de Bâle 3, visant à renforcer les banques et à éviter de nouvelles crises bancaires. L accord de Bâle affecte profondément les citoyens européens, mais, tout comme la directive CRD 4 qui le transpose en droit européen, il n est pas facile à lire. Nous avons donc digéré ces documents longs et techniques pour en extraire un résumé, destiné à aider les lecteurs à comprendre la signification de ces règles. Table des matières Introduction 1. Qu est-ce que Bâle 3 / CRD 4? 2. Pourquoi Bâle 3 est-il nécessaire? 3. Quel sera son impact sur l économie réelle? 4. Quels sont les problèmes laissés en suspens? 5. Que se passera-t-il ensuite? Conclusion Les termes en caractères bleus sont expliqués dans un lexique en fin de document. Si vous lisez ce document en ligne, l explication devrait également apparaître lorsque vous passez votre souris sur les mots en couleur. 1

4 Introduction La crise de 2008 a montré que nos banques avaient besoin de beaucoup plus de fonds propres Il ne faut pas tarder car tout le monde en bénéficiera L Union européenne se trouve au coeur d une crise comparable à celle de Les crises bancaires ne sont pas exceptionnelles; il y en a eu une trentaine depuis 1985, qui ont chaque fois coûté très cher à la société. La réponse des régulateurs, connue sous le nom de Bâle 3, est donc une réforme indispensable pour réduire la probabilité et la gravité des crises à venir. Son propos principal est d obliger les banques à se financer avec davantage de capital. Au sein du secteur bancaire, d aucuns font valoir que le ralentissement économique actuel n est pas le bon moment pour obliger les banques à avoir plus de fonds propres. Nous affirmons le contraire: dans ce contexte de tension économique, il est d autant plus indispensable de renforcer la solidité du système financier, pour obtenir des banques plus saines et plus sûres, et rétablir la confiance. Contrairement à ce que prétendent certains acteurs du secteur bancaire, une réglementation plus stricte ne pénalisera pas les banques, mais les aidera à renouer avec une création de valeur à long terme. Et du point de vue des actionnaires et des clients aujourd hui, il est probable que la plupart préfèrent avoir des banques fortes, qui survivent et réalisent des bénéfices stables, plutôt que des banques fragiles, qui se portent très bien pendant un temps avant de faire faillite. Si la réforme peut en outre assurer que la finance se recentre sur son objectif principal de financement de l économie réelle, elle devrait être bénéfique pour tous, des acteurs du système financier à la société dans son ensemble. 2

5 Le sujet central de Bâle 3 porte sur la règlementation du capital des banques: quel est le capital minimum avec lequel les banques doivent se financer? 1. Qu est-ce que Bâle 3 / CRD 4? Les accords de Bâle CRD 4 la loi qui implémente Bâle 3 en Europe Plus de fonds propres Et encore plus en période de récession Bâle 3 est le troisième des accords de Bâle, dont le but est de mettre à jour les règles définissant la quantité de capital minimum avec lequel les banques doivent se financer, et dont l objectif principal est d améliorer la stabilité du système financier, afin de réduire la probabilité et la gravité des crises futures. En 1988, le Comité de Bâle sur le Contrôle Bancaire, réunissant les principales autorités de contrôle bancaire du monde, a publié l accord de Bâle 1 : un ensemble d exigences de fonds propres minimales pour les banques, transposées en loi dans les pays du G10 en Bâle 1 était principalement axé sur le risque de crédit et la quantité de fonds propres que devait comporter le passif des banques afin de faire face à d éventuelles pertes. Les actifs des banques étaient classés en cinq catégories en fonction de leur risque de crédit, ou risque de défaut, et un coefficient de pondération du risque leur était attribué. La règle générale était que les banques devaient financer 8% de leurs actifs pondérés avec des fonds propres. Bâle 2, la deuxième série d accords, publiée en juin 2004, visait à élargir la gamme des risques couverts et à améliorer la méthode de calcul des coefficients de pondération des risques. En 2010, le Comité de Bâle a publié l accord Bâle 3, un ensemble actualisé de règles internationales concernant les exigences de fonds propres imposées aux banques. Ces règles vont maintenant être transposées en droit communautaire européen par le biais d un texte législatif appelé CRD 4 (Capital Requirements Directive 4), actuellement débattu au sein des institutions européennes. Ce texte comprend deux parties : une directive imposant à chaque État Membre de transposer l accord en droit national afin de l appliquer, et un règlement, applicable directement au niveau européen. Quelques points clés de CRD 4 : a. Augmentation des exigences en matière de fonds propres : le ratio minimal de fonds propres des banques augmente pour passer de 8 à 10,5%. Ce taux est en outre complété par un coussin contracyclique (voir ci-dessous). Les fonds propres pouvant être composés de différents instruments financiers (actions, bénéfices non distribués, crédit d impôts, etc.) et certains de ces instruments étant notoirement inefficaces pour absorber les pertes en cas de crise, les critères de sélection des instruments admis en tant que fonds propres sont également renforcés. b. Introduction d un coussin de capital contracyclique : un nouveau coussin contracyclique obligatoire de 0% à 2,5% est créé en plus du ratio décrit ci-dessus : chaque trimestre, chaque État membre devra estimer si la création de crédit est excessive et risque de créer une bulle et devra décider, sur la base de cette évaluation, si ses banques doivent disposer de fonds propres supplémentaires. 3

6 Plus de levier signifie toujours plus de risque Le plafond d effet de levier est plus dur à manipuler Cette mesure repose sur l idée que le crédit est cyclique et exposé aux bulles. Les banques doivent donc accumuler des fonds propres supplémentaires pendant les périodes prospères, ce qui devrait permettre de ralentir la croissance du crédit pendant les périodes d expansion, et renforcer la solidité des banques en période de récession. c. Introduction d un ratio d effet de levier : l effet de levier est aux banques ce que la profondeur des fondations d un immeuble est au promoteur immobilier : moins les fondations sont profondes, plus son bénéfice sera élevé, mais plus l immeuble sera fragile. Ce qui amène la question suivante : voulons-nous un système financier qui résiste aux ouragans ou seulement aux brises? L effet de levier d une banque mesure le rapport entre ses actifs et ses fonds propres. Si l effet de levier est élevé, la banque détient beaucoup d actifs pour un capital donné. Un levier élevé augmente donc la rentabilité potentielle de la banque, mais aussi ses pertes potentielles. Toutes choses égales par ailleurs, un effet de levier plus élevé implique toujours un risque plus grand. Théoriquement, le montant des actifs qu une banque peut posséder en fonction de ses fonds propres est limité par l exigence minimale des 8%, ce qui signifie qu elle doit financer avec 8 euros de fonds propres au minimum chaque prêt de 100 euros. Toutefois, dans les règles de Bâle, le ratio des fonds propres n est pas appliqué au total des actifs, mais aux actifs pondérés en fonction des risques, un montant adapté pour prendre en compte le risque de chaque actif. Il en résulte que les banques peuvent investir beaucoup plus d argent en actifs considérés peu risqués qu en actifs plus risqués. Par exemple, en partant d une exigence de fonds propres de 8%, si la pondération du risque des obligations d État est de 1% et la pondération des prêts aux entreprises est de 100%, quelle quantité de chaque actif une banque peut-elle posséder pour 100 euros de capital? 100 euros / 1% / 8% = euros en obligations d État 100 euros / 100% / 8% = euros en prêts aux entreprises Dans l exemple ci-dessus, une banque qui veut maximiser la rentabilité de ses fonds propres détiendra uniquement des obligations d État. Les obligations d État rapportent peut-être moins d intérêts, mais quelle importance si vous pouvez en posséder 100 fois plus avec le même capital? Ces dernières années, les grandes banques ont été autorisées à déterminer ellesmêmes leurs coefficients de pondération des risques à l aide de modèles de calcul internes, afin de les encourager à développer de solides modèles de gestion des risques. Par conséquent, elles peuvent être tentées d attribuer des coefficients de pondération des risques plus faibles à leurs actifs afin d augmenter leur effet de levier, c est-à-dire la quantité d actifs qu elles peuvent posséder pour un montant de fonds propres donné. Il est clairement documenté que les coefficients de pondération des risques pour un même actif peuvent varier très fortement d une banque à l autre. Certaines banques peuvent donc avoir un ratio d actifs par rapport à leurs fonds propres beaucoup plus élevé que d autres, et par conséquent, être plus fragiles. Afin de remédier à ce problème, Bâle 3 prévoit l introduction d un plafond d effet de levier, limitant le montant total des actifs qu une banque peut posséder en fonction de ses fonds propres. Ce plafond ne prend pas en compte les coefficients de pondération des risques et est donc à la fois plus simple à comprendre et plus difficile à manipuler. 4

7 Une limite au levier Mais 33 fois est toujours trop élevé En termes techniques, le ratio d effet de levier sera calculé en divisant les fonds propres Tier1 (soit surtout des actions) par le total des actifs (y compris les actifs dits hors bilan ). Il est prévu de plafonner ce ratio à 3%, ce qui signifie que pour chaque euro de capital, une banque peut prêter jusqu à 33,3 euros. Un plafond d effet de levier sera mis en place en Suisse l année prochaine et il en existe déjà un aux États-Unis et au Canada, où il est supposé avoir aidé les banques canadiennes à résister à la crise financière de Les banques qui achètent habituellement de nombreux actifs considérés à faible risque, tels que les obligations d État, critiquent le plafond d effet de levier, alléguant que celui-ci freinerait leur activité. De nombreuses banques s opposent aussi à la publication de leur effet de levier. Nous pensons qu il est inquiétant que les banques ne souhaitent pas divulguer leur levier aux investisseurs et au grand public et nous estimons que la transparence et l information des investisseurs et des clients sont essentielles. En outre, le plafond d effet de levier proposé reste très peu contraignant : de nombreux fonds spéculatifs (hedge funds) sont considérés comme très risqués avec un effet de levier de 10x à 15x, alors que la proposition actuelle permettrait aux banques de fonctionner avec un effet de levier beaucoup plus élevé de 33x. Finance Watch plaide pour un ratio de levier plus strict. Qu est-ce que la liquidité? Ratios de liquidité d. Introduction de ratios de liquidité L activité bancaire traditionnelle implique ce que l on appelle la transformation : les banques empruntent de l argent à court terme à l aide d instruments liquides et utilisent cet argent pour acheter des actifs non liquides à long terme. Par exemple, une banque pourra emprunter de l argent pour 3 mois sur les marchés des capitaux pour financer des prêts hypothécaires à 30 ans pour ses clients. La banque court cependant le risque d avoir du mal à renouveler ses emprunts à court terme et de devoir les rembourser avant de pouvoir récupérer l argent de son investissement à long terme. C est ce qu on appelle le risque de liquidité. En échange, les banques gagnent une marge, provenant de l écart entre les taux d intérêt à court et long terme, qui augmente (et devient donc plus rentable pour la banque) à mesure qu augmente l écart entre les échéances. Au cours des années précédant la crise, certaines banques ont poussé à l extrême la transformation en empruntant parfois sur une semaine pour acheter des actifs non liquides à long terme, augmentant considérablement leur risque. En conséquence, plusieurs banques ont été confrontées à une crise de liquidité en 2008 et après. Afin de remédier à ce risque, le régulateur a décidé d introduire deux ratios de liquidité bancaire obligeant les banques à conserver une réserve de liquidité minimale. Le premier est le ratio de liquidité à court terme (Liquidity Coverage Requirement), qui vise à assurer que les banques disposent de ressources de financement suffisantes pour les 30 prochains jours : il impose aux banques de posséder suffisamment d actifs liquides pour couvrir les sorties nettes d argent prévues pendant les 30 prochains jours. Le deuxième ratio de liquidité, appelé ratio structurel de liquidité à long terme (Net Stable Funding Ratio), vise à assurer que les banques disposent de ressources de financement suffisantes pendant les 12 prochains mois, pour couvrir les besoins de financement prévus pendant cette même période. Les définitions de ce qui peut être considéré comme actif liquide ou source de financement stable ont fait l objet de nombreux débats, mais le principe nous semble sain. N oublions pas, cependant, que les problèmes de liquidité sont souvent le symptôme d autres soucis plus fondamentaux, tels que la méfiance des investisseurs quant à la solvabilité d une banque, s ils pensent que ses fonds propres sont insuffisants. 5

8 Une crise financière tous les 20 ans environ et qui coûte 63% du PIB, équivaut à perdre environ 3% du PIB par an (Commission Indépendante sur les Banques) 2. Pourquoi Bâle 3 est-il nécessaire? Calibrer les exigences de fonds propres Est-ce que Bâle 2 a aggravé les choses? La crise bancaire de a eu des conséquences énormes pour la société en termes de destruction de richesses, de hausse du chômage et d augmentation du niveau de la dette publique. Elle a également démontré que les fonds propres des banques étaient insuffisants. Dans un contexte de diminution quasi continue des fonds propres des banques au fil du siècle dernier, les données empiriques, les études universitaires et plusieurs personnalités de premier plan arrivent à la conclusion que les fonds propres des banques doivent être beaucoup plus élevés. À quel niveau auraient-ils dû se situer pour absorber les pertes? Des études montrent que la moyenne des pertes des banques pendant la dernière crise se situait à 5% de leurs actifs pondérés. D autres études indiquent qu avoir 10% de fonds propres offrirait un avantage significatif en termes de solidité, tandis que, lors de la dernière crise, un taux de 16% aurait permis d absorber la plupart des pertes individuelles et un taux de 24% aurait permis d absorber presque toutes les pertes dues aux crises bancaires depuis En implémentant Bâle 3, l UE propose que les banques disposent de fonds propres à hauteur de 10,5% des actifs pondérés par les risques (RWA risk weighted assets). Le rôle de Bâle 2 a été largement débattu, tant avant qu après la crise financière mondiale, certains affirmant que l accord n a non seulement pas empêché la crise, mais qu il a même amplifié son impact. Ils soutiennent en effet que les banques essayaient de minimiser leurs exigences de fonds propres, soit en sous-estimant le risque réel de leurs actifs, soit en déplaçant leurs actifs vers le système bancaire parallèle (shadow banking) non règlementé, ce qui a fini par entraîner des pertes beaucoup plus élevées pendant la crise. Il reste à voir si Bâle 3 aura des effets comparables, mais cela dépendra fortement de la manière dont l accord sera mis en place, ainsi que des autres règlementations implémentées pour l accompagner. 6

9 Fig. 1 : Pertes subies par les banques au cours de la crise, en pourcentage des RWA ( ) 39% Pertes imputées directement aux fonds propres (autres éléments du résultat global) * Anglo Irish Bank Dexia UBS Hypo Real Estate Norinchukin Dresdner Bayrische L bank Northern Rock Mizuho IKB Credit Suisse HBOS RBS Natixis Commerzbank HSH Nordbank WestLB Alliance & Leicester KBC Bank Mitsubishi UFJ Deutsche HSBC Bank of Ireland Landesbank BW Citigroup DZ Bank Nationwide BS Caisse d'epargne Allied Irish Banks CIBC Sumitomo Mitsui Bank Hapoalim Standard Chartered Crédit Agricole BNP Paribas Danske Société Générale Pertes portées au compte de résultat (revenu net) * Les chiffres en italique indiquent le nombre d années pendant lesquelles les pertes sont survenues 11% 16% 14% 9% 9% 9% 7% 7% 7% 6% 6% 6% 5% 4% 4% 4% 4% 4% 4% 3% 3% 3% 3% 3% 3% 2% 2% 2% 2% 1% 0% 0% 0% 0% 0% 0% Source: Bankscope.com, ICB (2011) 7

10 L application des nouvelles règles en matière de fonds propres devrait réduire l ensemble des prêts d environ 1,8% seulement d ici (Commission européenne) 3. Quel sera son impact sur l économie réelle? Le mythe du coût élevé des fonds propres Le système d imposition encourage la dette au détriment des fonds propres Un impact faible sur l économie réelle a. Impact sur les prêts bancaires Les banques se plaignent qu une augmentation de capital (émission d actions) coûte plus cher qu une dette (emprunt d argent) parce que les actionnaires réclament des dividendes plus élevés que les intérêts payés sur de la dette. Elles prétendent que cela les obligera à faire payer leurs crédits plus cher, ce qui nuira à l économie. Cette affirmation est essentiellement fausse, car le retour sur actions et les intérêts sur la dette sont tous deux proportionnels aux risques que prend une banque : plus une banque prend de risques, plus les actionnaires réclameront un rendement élevé et plus les prêteurs demanderont d intérêts. Il y a néanmoins un facteur qui modifie légèrement le coût : les intérêts sur la dette sont déductibles des revenus imposables des banques, alors que les dividendes ne le sont pas. Avoir plus de capital et moins de dettes augmenterait donc le montant des impôts payés par les banques. Cela représenterait un coût réel pour les banques, mais cela ne peut pas être considéré comme un coût du point de vue de la société. La plupart des banques européennes ont prétendu que la mise en œuvre de la réforme entraînerait une réduction significative des prêts aux entreprises et aux particuliers. Néanmoins, des recherches récentes réalisées par des universitaires et des experts suggèrent que des exigences plus strictes en matière de fonds propres auraient peu d impact sur le montant des prêts. D après une étude de la Commission européenne, l application du nouveau dispositif en matière de fonds propres devrait réduire l ensemble des prêts d environ 1,8% seulement d ici En termes d impact sur les taux d intérêt des prêts, la plupart des études concluent qu il sera probablement très limité, avec une augmentation d environ 0,15% des taux d intérêt des prêts bancaires. Les prêts à l économie réelle représentant en moyenne environ 50% des actifs des banques européennes, il est clair qu une réduction des actifs des banques n implique pas nécessairement une réduction des prêts. Certaines banques pourraient être tentées de réduire leur activité de crédit plutôt que leur activité sur les marchés financiers, les crédits pouvant sembler moins rentables, mais de telles décisions de la part des directions des banques ayant un impact important sur la société, nous pensons qu elles devraient être surveillées par les autorités de contrôle. Enfin, certaines banques pourraient être tentées de déplacer une partie de leurs activités vers le système bancaire parallèle afin de réduire leurs besoins en fonds propres. Cela ne fait que renforcer les arguments en faveur d une règlementation complète du système bancaire parallèle. 8

11 S il faut réduire les coûts, les banques peuvent supprimer les bonus avant les emplois Les banques veulent garder leurs subventions Le ROE est un mauvais indicateur b. Impact sur le personnel des banques Un certain nombre de banques prétendent que la mise en œuvre de Bâle 3 / CRD 4 entraînera de nombreux licenciements de personnel. Nous comprenons que le texte proposé puisse entraîner une redistribution des emplois entre différentes activités bancaires, mais nous ne voyons pas comment des exigences plus strictes en matière de fonds propres pourraient justifier une réduction automatique de l ensemble du personnel. La quantité de travail qui doit être effectuée au sein de la banque ne changera pas simplement parce qu elle se finance avec plus de capital. Toutes choses égales par ailleurs, les banques auront donc besoin du même nombre d employés et, si la nécessité de réduire les coûts se fait sentir, les banques peuvent toujours choisir de réduire les bonus avant de réduire le personnel. Les licenciements bancaires prétendument provoqués par Bâle 3 sont donc des choix de gestion des directions de ces banques, qui ont décidé de réduire le personnel afin de préserver la rentabilité de leurs fonds propres. c. Inquiétude des banques Nous voyons plusieurs raisons pour lesquelles certaines grandes banques pourraient s opposer à une augmentation des exigences en matière de fonds propres. La première est l aléa moral, c est-à-dire le fait que la plupart des grandes banques ne peuvent actuellement pas faire faillite parce que les gouvernements les tireront d affaire avec l argent des contribuables : si le coût d une éventuelle faillite est couvert par la société (les contribuables), plutôt que par leurs actionnaires, les banques ne sont pas incitées à se constituer des fonds propres plus importants pour éviter la faillite. La deuxième raison est la déductibilité fiscale des intérêts payés sur les dettes : toutes choses égales par ailleurs, celle-ci fait des emprunts une source de financement plus attrayante pour les banques. Comme expliqué ci-dessus, ceci ne peut cependant pas être considéré comme un avantage du point de vue de la société. Enfin il y a le biais de l indicateur retour sur actions (ROE, return on equity) calculé comme le bénéfice divisé par les fonds propres de la banque. Si les banques doivent augmenter leurs fonds propres le retour sur actions affiché par la banque sera moins élevé, toutes choses égales par ailleurs, même si le bénéfice reste identique. L utilisation de cet outil de mesure de la rentabilité et des performances est donc discutable. Le retour sur actions étant l indicateur le plus utilisé pour déterminer la performance d une banque et l enveloppe de rémunération des dirigeants, les banques essaient de maximiser cet indicateur. Elles peuvent augmenter leur ROE en augmentant leurs bénéfices ou, plus simplement, en augmentant l effet de levier et donc la fragilité de la banque. On peut donc affirmer que l importance accordée au rendement des fonds propres encourage les banques à minimiser leurs fonds propres et à s opposer aux exigences plus strictes en la matière. 9

12 CRD 4 améliorera la solidité des banques prises individuellement, mais ne résoudra pas le risque systémique ni l aléa moral 4. Quels sont les problèmes laissés en suspens? Le risque systémique et l aléa moral sont toujours là CRD 4 améliorera la solidité des banques prises individuellement grâce aux exigences plus strictes en matière de fonds propres, aux ratios de liquidité et au ratio d effet de levier, même si elle pourrait aller plus loin dans cette voie. En revanche, la réforme ne s attaque pas réellement aux problèmes du risque systémique et de l aléa moral. Le risque systémique peut être défini comme le risque d effondrement de l ensemble du système financier et le risque associé d interruption des services financiers essentiels, tels que la collecte des dépôts et les prêts aux entreprises et aux particuliers, ce qui provoquerait des dégâts énormes dans l économie réelle. De notre point de vue, plusieurs facteurs contribuent au risque systémique et si Bâle 3 s attaque à certains facteurs, il en laisse d autres en suspens, certains se trouvant même renforcés : 1. L uniformité des portefeuilles d actifs est le premier facteur : si une majorité de banques acquiert des actifs similaires, comme lors de la crise des crédits hypothécaires subprime, cela peut mettre en péril la stabilité du système. Cela peut entraîner des bulles d actifs qui risquent d exploser violemment et déclencher des spirales d effondrement des prix, toutes les banques voulant se débarrasser des mêmes actifs en même temps. 2. L interdépendance des banques est un autre facteur important : si les banques sont liées les unes aux autres par un ensemble de contrats, l incapacité d une banque à honorer ses obligations provoquera des pertes dans d autres banques, ce qui risque de créer un effet domino menaçant l ensemble du système. 3. Le système bancaire parallèle crée des problèmes supplémentaires : les risques situés dans des entités non règlementées ne peuvent pas être surveillés ni contrôlés, et l existence d une zone non règlementée peut encourager les banques à déplacer certains actifs et certaines activités vers ce circuit parallèle pour réduire leurs exigences en matière de fonds propres. En outre, les liens forts entre système bancaire parallèle et banques traditionnelles peuvent engendrer ou amplifier des effets domino. 4. Enfin, il reste l aléa moral lié à l idée que certaines banques sont trop grosses pour faire faillite. L incapacité actuelle de laisser les banques faire faillite est, à nos yeux, une cause majeure de risque systémique. Si une banque devait faire faillite, malgré les exigences plus strictes en matière de fonds propres et liquidité, il est très probable que l argent des contribuables serait utilisé pour éviter un effet domino ou l interruption de services essentiels. Séparation structurelle? Le texte CRD 4 n aborde ce problème que de manière indirecte en réduisant la probabilité de faillite des banques individuellement, mais ne s attaque pas directement à l aléa moral. Pour résoudre ce problème correctement, nous devrions envisager une 10

13 réforme de type structurel, telle que la séparation entre activité d investissement et activité de détail des grandes banques. Compte tenu de tous ces points, nous concluons que CRD 4 représente un pas significatif vers une meilleure sécurité pour les banques à l échelle individuelle, mais ne suffit pas pour parer au risque systémique. Des mesures supplémentaires doivent être prises pour éviter que les crises futures n aient le même impact dramatique sur l économie réelle que la crise la plus récente. 11

14 Il est important que le public soit sensibilisé à ces sujets, et de ne pas les abandonner au lobby financier et aux gouvernements. 5. Que se passera-t-il ensuite? CRD entre dans la phase finale de transformation en loi Le Comité de Bâle a publié la proposition initale Bâle 3 à la fin de La proposition CRD 4 a ensuite été publiée par la Commission européenne en juillet 2011, et le Parlement et le Conseil européens sont actuellement en train de se faire une opinion. Si un accord intervient d ici l été 2012, CRD 4 aura force de loi et les règles entreront en vigueur dans l UE d ici fin Othmar Karas, le rapporteur du Parlement européen, a présenté son projet de rapport en janvier Ses collègues de la Commission Economique et Monétaire du Parlement européen ont pu proposer des amendements jusqu au début du mois de mars et essaient maintenant de trouver un compromis entre les différents groupes politiques. Pendant ce temps, le Conseil européen continue d organiser des réunions en vue de l adoption d un accord au plus tôt en mai 2012, afin que les négociations sur un accord définitif entre Conseil, Commission et Parlement puissent démarrer. Nos recommandations Finance Watch a formulé plusieurs recommandations d amendement du texte CRD 4 et nous espérons les retrouver dans les nombreuses modifications proposées lors du passage de CRD 4 par la procédure législative européenne : 1. Augmenter l exigence proposée en matière de fonds propres de 10,5% à 17,5% des actifs pondérés par les risques. 2. Augmenter le plafond d effet de levier proposé jusqu à un plafond flexible de 5% en temps normal et de 3% en temps de crise, et rendre cette mesure obligatoire dès Réduire la pondération des risques pour les petites banques et les prêts aux particuliers et aux petites entreprises, que nous estimons pénalisés par les propositions actuelles. 4. Introduire une exigence résiduelle en matière de fonds propres pour les transferts de risque de crédit. L excès de transferts de risque de crédit par la titrisation a plusieurs effets secondaires négatifs (décrits dans le lexique ci-dessous). Les banques peuvent cependant être tentées de transférer une part significative de leurs prêts afin de réduire leurs exigences en matière de fonds propres. En vue de freiner les transferts excessifs de risques, nous proposons donc l introduction d une exigence résiduelle de 25% de la pondération de risque d origine pour les expositions transférées. Cela signifie qu une banque qui procèderait à la titrisation de certains de ses actifs devrait conserver 25% du capital qu elle aurait dû posséder si elle n avait pas transféré d actif. 5. Exiger que les banques appliquent leurs coefficients de pondération des risques à un portefeuille standard de crédits. Les banques utilisant différentes pondérations des risques pour les mêmes actifs, ce recours à une référence extérieure permettrait au régulateur et aux personnes extérieures au milieu bancaire de comparer plus facilement les méthodes de pondération des risques utilisées par les différentes banques. Si la comparaison montrait qu une banque utilise des coefficients de pondération de risques 12

15 excessivement faibles pour certains actifs, les personnes extérieures pourraient en tenir compte en évaluant la solidité de cette banque. 6. Rendre obligatoire la publication du rendement des actifs, obtenu en divisant le bénéfice par le total des actifs, comme outil de mesure de la rentabilité. Cela encouragerait les banques à moins se focaliser sur le retour sur actions, qui est problématique du point de vue de la société. Le texte CRD 4, complété par les modifications proposées et combiné avec d autres propositions règlementaires en cours, devrait, selon nous, constituer une réforme significative contribuant sensiblement à l amélioration de la stabilité du système financier et incitant les banques à remettre les services à l économie réelle au cœur de leur mission. 13

16 Conclusion Ce que Bâle 3 fera : Augmenter les fonds propres des banques Limiter les actifs des banques par rapport à leurs fonds propres Assurer que les banques disposent de liquidités suffisantes Renforcer les banques individuellement Ce que Bâle 3 ne fera pas : Supprimer l aléa moral Remédier au risque systémique Il s agit d un sujet important ayant un impact potentiel sur tous les contribuables européens. Nous estimons donc qu il est important de sensibiliser largement le public à ces questions et de ne pas les abandonner au lobbying du secteur et aux gouvernements. Pour lire le rapport complet de Finance Watch sur CRD 4, cliquez ici Pour retrouver les messages de ce rapport sous la forme d une bande dessinée, cliquez ici 14

17 Lexique Actif : on peut décrire un actif comme un investissement, matériel ou immatériel, fait en vue de réaliser un bénéfice. Les actifs d une entreprise industrielle sont notamment ses usines, ses machines et ses créances. De manière générale, les actifs d une banque sont : les prêts de la banque aux clients (prêts hypothécaires, prêts à la consommation, financement d avions, etc.), les garanties et les expositions aux marchés financiers, telles que les achats d obligations et d actions pour son propre compte et ses propres investissements, etc. Les actifs sont très souvent classés en fonction de leur risque, c est-à-dire de la probabilité de leur remboursement. Actifs du bilan hors bilan : il y a une distinction comptable entre les actifs qui figurent dans le bilan c est-à-dire la photo de fin d année des actifs et passifs d une société et les actifs dits hors bilan, qui ne figurent pas dans cette photo. Les actifs hors bilan comprennent notamment les garanties et les actifs sous gestion appartenant aux clients. Un actif figurera en règle générale dans le bilan si cet actif appartient directement à la société. Aléa moral : situation dans laquelle une institution prend des risques excessifs sachant qu elle ne devra pas en assumer le coût potentiel. Par exemple en finance, la situation où des banques devraient faire faillite, mais sont sauvées par les gouvernements avec l argent des contribuables, est un aléa moral typique. Comité de Bâle sur le Contrôle Bancaire : le CBCB est un comité d instances de contrôle bancaire établi par les gouverneurs des banques centrales du G10 en Effet de levier : toute technique visant à multiplier les bénéfices et les pertes d un investissement via des emprunts, des produits dérivés ou autres. Par exemple, si vous avez 100 euros que vous utilisez pour acheter 100 euros d actions, il s agit d un investissement sans effet de levier. Si les actions augmentent de 10%, vous aurez réalisé un bénéfice de 10 euros, soit 10%. Imaginez maintenant que vous empruntiez 400 euros supplémentaires pour acheter des actions à raison de 500 euros. Si le cours monte de 10%, vous gagnez 50 euros, soit un bénéfice de 50% sur votre mise de départ de 100 euros. L effet de levier de cet investissement est multiplié par 5, puisque vous pouvez gagner ou perdre 5 fois la hausse ou la baisse des actions. Plus l effet de levier est élevé, plus le risque est élevé, les bénéfices potentiels, mais aussi les pertes potentielles étant plus importants par rapport à l investissement de départ. 15

18 Exigences en matière de fonds propres : règles légales déterminant la proportion minimale de fonds propres avec laquelle les banques doivent se financer en fonction de leurs actifs. Fonds propres ou capital : l argent que reçoit une banque en échange de l émission de titres (actions) qu elle vend aux investisseurs. Les investisseurs qui ont acheté les actions sont les actionnaires, c est-à-dire les propriétaires de la banque, les actions étant des titres de propriété. Les fonds propres sont donc l argent par lequel la banque se finance et qu elle ne doit pas rembourser. Il existe différentes définitions des fonds propres, mais nous n entrerons pas dans le détail ici et nous appellerons fonds propres les actions. Liquidité : mesure de la facilité à acheter ou vendre un actif. Une maison est moins liquide que l épargne investie dans une SICAV monétaire, car il faut beaucoup plus de temps pour vendre la maison que pour récupérer l argent de la SICAV. La liquidité mesure donc la possibilité de convertir rapidement un actif en argent liquide. Les actifs à faible liquidité ne peuvent pas être vendus rapidement et sont donc plus risqués. Les instruments liquides sont notamment les dépôts, les prêts à court terme, les actions de grandes sociétés, les obligations d État, etc. Les instruments non liquides sont notamment l immobilier, les actions à faible volume d échange, les titres complexes basés sur des prêts hypothécaires, etc. Passif : une source de financement. Dans le bilan d une banque, le passif représente ses ressources financières. Il y a trois grands types de passif bancaire: Fonds propres : cf. ci-dessus. Dettes : une banque peut emprunter à d autres banques ou à des investisseurs. Les dettes (argent emprunté) se distinguent des fonds propres par le fait que les dettes doivent être remboursées à une date fixe et sont soumises à des intérêts, contrairement aux actions, qui ne doivent pas être remboursées et pour lesquelles le paiement de dividendes est discrétionnaire. Dépôts : l argent déposé dans les banques par leurs clients est également utilisé pour des prêts et des investissements et constitue une ressource financière à court terme pour la banque. Pertes : normalement, une banque essuie des pertes lorsque l un de ses actifs tourne mal, par exemple si un prêt n est pas remboursé ou une exposition financière se retourne contre elle. Tant que les pertes sont inférieures au montant des fonds propres, elles peuvent être absorbées. Mais si les pertes dépassent les fonds propres, c est-à-dire les ressources internes d une banque, la banque s avère incapable de payer tous ses coûts et toutes ses factures sans emprunter de l argent supplémentaire. Lorsque les pertes d une banque dépassent ses fonds propres, elle fait faillite. Il s ensuit que plus la part des fonds propres est importante dans le financement d une banque, plus la banque est solide, c est-à-dire moins elle risque de faire faillite. Pondération des risques / actifs pondérés par les risques : les autorités de régulation obligent les banques, lors du calcul du montant minimal de fonds propres avec lequel elles doivent financer leurs activités, à appliquer à chacun de leurs actifs un coefficient de pondération, qui est supposé refléter leur niveau de risque. 16

19 Prenons l exemple fictif d une banque qui a prêté 100 euros à une start-up et 100 euros en prêt hypothécaire à un particulier. Le total des actifs de la banque s élève à = 200 euros. Imaginons que les régulateurs aient décidé que la probabilité de remboursement des prêts hypothécaires est plus élevée que celle des prêts aux start-up et aient par conséquent attribué des coefficients de risques de 50% aux prêts hypothécaires et de 90% aux prêts aux start-up. Les actifs de la banque pondérés en fonction des risques s élèvent à 100*50% + 100*90% = 140 euros. Les actifs pondérés en fonction des risques sont la base utilisée pour calculer le montant des fonds propres que les banques doivent avoir selon la règlementation de Bâle. Par exemple, si les banques doivent financer 8% de leurs actifs pondérés en fonds propres, cela signifie, dans notre exemple, que la banque doit financer 8% * 140 = 11,2 euros en fonds propres. Cela signifie encore que sur les 200 euros prêtés par la banque, 11,2 euros doivent être financés par les fonds propres, la banque pouvant emprunter le reste, soit 188,8 euros. Rapporteur : dans le contexte législatif européen, un rapporteur est une personne désignée pour examiner un sujet ou un texte législatif. Son rapport peut devenir la position de négociation officielle d une institution telle que le Parlement européen. Risque de crédit : risque de perte dû au fait qu un emprunteur ne rembourse pas son emprunt comme promis. Système bancaire parallèle (shadow banking) : toutes les entités et activités qui participent à l octroi de crédit, mais sont situées hors de la régulation. Jusque récemment, les régulateurs surveillaient uniquement les institutions financières collectant les dépôts de clients, c est-à-dire les banques, estimant que la protection des dépôts de clients était suffisante au niveau règlementation. Mais d autres types de sociétés financières, tels que les courtiers en prêts hypothécaires, les fonds spéculatifs, les SICAV monétaires, participent également à la création de crédit ou à la gestion d actifs, tout en restant hors du domaine du régulateur, ce qui explique le qualificatif de parallèle. Cela signifie que ces sociétés ne sont pas soumises aux mêmes règles de sécurité et de gestion prudente que les banques. Le système bancaire parallèle est aujourd hui estimé à 25 à 30% du système financier. Titrisation : (voir aussi Transfert de risque de crédit). Technique par laquelle une institution financière regroupe dans un portefeuille un ensemble varié de prêts, et émet des obligations liées à ce portefeuille pour les vendre aux investisseurs. Les investisseurs récupèreront leur argent quand les prêts sous-jacents seront remboursés. Cette technique est utilisée pour transférer un risque de crédit à des investisseurs: les banques qui ont prêté de l argent vendent leurs prêts aux investisseurs à l aide de cette technique et les investisseurs supportent ensuite le risque de non-remboursement des prêts. Transfert de risque de crédit : (voir aussi Titrisation). Une institution financière transfère à une autre institution ou à des investisseurs le risque de non-remboursement d un prêt contracté. Le transfert du risque de crédit peut potentiellement créer plusieurs problèmes : 17

20 Puisqu elles transfèrent le risque, les banques sont moins incitées à être prudentes sur les prêts qu elles accordent et sont déresponsabilisées. La banque qui contracte le prêt connaîtra toujours mieux le risque de nonremboursement que l investisseur qui achète le prêt sans avoir rencontré le client. Le transfert de risque de crédit peut donc entraîner une baisse de la qualité de l évaluation du risque. Les titrisations regroupant en général des produits complexes composés d un très grand nombre de prêts, les investisseurs n analysent souvent pas chaque prêt sous-jacent du portefeuille, mais se fient à la notation de l ensemble du portefeuille titrisé. La crise a pourtant démontré que les notations externes peuvent se tromper. Une technique nécessitant un recours plus fréquent aux notations externes n est donc pas souhaitable. Dans certains cas, le transfert de risque de crédit échoue, par exemple lorsqu il s avère que le risque des prêts est sensiblement plus élevé que celui convenu entre la banque et l investisseur, la banque devant alors les reprendre. Il est donc important de garder à l esprit que le transfert de risque de crédit n est pas toujours efficace et qu une banque peut penser à tort ne plus être exposée à certains risques, tout en restant en réalité responsable. 18

Réduire l effet de levier des banques, un impact néfaste sur notre économie? (2/2)

Réduire l effet de levier des banques, un impact néfaste sur notre économie? (2/2) Réduire l effet de levier des banques, un impact néfaste sur notre économie? (2/2) Une précédente analyse 1 a introduit le concept d'effet de levier, procédé visant à s'endetter pour chercher à accroître

Plus en détail

À quoi sert une banque?

À quoi sert une banque? À quoi sert une banque? Trois fonctions clés La banque remplit trois fonctions essentielles. Elle collecte, gère vos dépôts, et vous fournit des moyens de paiement (chéquier, carte bancaire, ordre de virement

Plus en détail

Le présent chapitre porte sur l endettement des

Le présent chapitre porte sur l endettement des ENDETTEMENT DES MÉNAGES 3 Le présent chapitre porte sur l endettement des ménages canadiens et sur leur vulnérabilité advenant un choc économique défavorable, comme une perte d emploi ou une augmentation

Plus en détail

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E C O M M U N I Q U É D E P R E S S E Information réglementée* Bruxelles, Paris, 13 mai 2009 7h00 Résultat net de EUR 251 millions au 1 er trimestre 2009 Ratio Tier 1 de 10,7 % et core Tier 1 de 9,8 % Faits

Plus en détail

Soirée d'information sur la crise financière

Soirée d'information sur la crise financière Soirée d'information sur la crise financière 6 ème Sciences Economiques 18 novembre 2008 Questions abordées I. Quelle est l'origine de la crise? II.Comment les subprimes se sont retrouvées dans nos banques

Plus en détail

Qu est-ce que l effet de levier?

Qu est-ce que l effet de levier? EMPRUNTER POUR INVESTIR : CE N EST PAS POUR TOUT LE MONDE Qu est-ce que l effet de levier? L effet de levier consiste à investir en empruntant une partie ou la totalité des sommes. De cette façon, vous

Plus en détail

Options en matière de réforme des systèmes financiers

Options en matière de réforme des systèmes financiers Options en matière de réforme des systèmes financiers Hansjörg Herr et Rainer Stachuletz Le projet de mondialisation néolibérale est monté en puissance à la fin des années 1970 grâce aux politiques de

Plus en détail

POUR UN ENCADREMENT DES PÉNALITÉS HYPOTHÉCAIRES AU CANADA. Richard Beaumier, FCA, CFA, MBA VICE-PRÉSIDENT, COMITÉ RELATIONS GOUVERNEMENTALES

POUR UN ENCADREMENT DES PÉNALITÉS HYPOTHÉCAIRES AU CANADA. Richard Beaumier, FCA, CFA, MBA VICE-PRÉSIDENT, COMITÉ RELATIONS GOUVERNEMENTALES POUR UN ENCADREMENT DES PÉNALITÉS HYPOTHÉCAIRES AU CANADA Richard Beaumier, FCA, CFA, MBA VICE-PRÉSIDENT, COMITÉ RELATIONS GOUVERNEMENTALES FÉDÉRATION DES CHAMBRES IMMOBILIÈRES DU QUÉBEC Novembre 2010

Plus en détail

Ottawa, le 21 juin 2012 2012-070 Le gouvernement Harper prend des mesures additionnelles pour renforcer le marché canadien du logement

Ottawa, le 21 juin 2012 2012-070 Le gouvernement Harper prend des mesures additionnelles pour renforcer le marché canadien du logement Ottawa, le 21 juin 2012 2012-070 Le gouvernement Harper prend des mesures additionnelles pour renforcer le marché canadien du logement Dans le cadre des efforts soutenus du gouvernement pour renforcer

Plus en détail

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013 Banque Zag Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation 31 décembre 2013 Le présent document présente les informations au titre du troisième pilier que la Banque Zag (la «Banque») doit communiquer

Plus en détail

Répercussions sur l emploi de l activité de l habitation et du crédit hypothécaire

Répercussions sur l emploi de l activité de l habitation et du crédit hypothécaire Répercussions sur l emploi de l activité de l habitation et du crédit hypothécaire Préparé pour : Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités Par : Will Dunning économiste en chef de

Plus en détail

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE J O U R N É E S A J B E F N I A M E Y M A I 2 0 1 2 P R É S E N T É P A R M R D A O B A B A ( F G H M. S A / M A L I ) Préambule L objectif de la présente communication

Plus en détail

La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables

La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables Cycle de Conférence à la Cour de Cassation 21 février 2005 Alain Duchâteau Directeur de la Surveillance Générale

Plus en détail

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 2 E PARTIE Les banques et la crise financière

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 2 E PARTIE Les banques et la crise financière Les crises bancaires Les risques de l activité bancaire L activité principale des banques s accompagne inévitablement de risques: si un débiteur ne rembourse pas son crédit, la banque doit pouvoir absorber

Plus en détail

La réforme de la structure du secteur bancaire de l Union européenne

La réforme de la structure du secteur bancaire de l Union européenne La réforme de la structure du secteur bancaire de l Union européenne Synthèse et analyse des propositions du rapport Liikanen octobre 2012 Sommaire 1 Une réponse pragmatique à la nécessaire réforme structurelle

Plus en détail

PRÊT DE TITRES : GUIDE D INTRODUCTION

PRÊT DE TITRES : GUIDE D INTRODUCTION PRÊT DE TITRES : GUIDE D INTRODUCTION MAI 2011 1 l PRET DE TITRES - GUIDE D INTRODUCTION Ce guide est une simple introduction au prêt de titres destinée à toute personne souhaitant en comprendre les fondements

Plus en détail

Norme comptable internationale 33 Résultat par action

Norme comptable internationale 33 Résultat par action Norme comptable internationale 33 Résultat par action Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire les principes de détermination et de présentation du résultat par action de manière à améliorer

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Juillet 3 Aperçu Des données récemment publiées, recueillies par Prêts bancaires aux entreprises Autorisations et en-cours (Figure ), l Association des

Plus en détail

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 1 RE PARTIE Questions et réponses sur le thème des banques

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 1 RE PARTIE Questions et réponses sur le thème des banques Les banques en tant qu intermédiaires financiers Qu est-ce qu une banque? Une banque est une entreprise dont l activité principale consiste à recevoir l épargne en dépôt, à accorder des crédits et à fournir

Plus en détail

WS32 Institutions du secteur financier

WS32 Institutions du secteur financier WS32 Institutions du secteur financier Session 1 La vision chinoise Modernisation du système financier chinois : fusion de différentes activités bancaires et financières, accès des ménages au marché des

Plus en détail

B - La lecture du bilan

B - La lecture du bilan 8.2 La lecture des comptes annuels B - La lecture du bilan Référence Internet Saisissez la «Référence Internet» dans le moteur de recherche du site www.editions-tissot.fr pour accéder à ce chapitre actualisé

Plus en détail

Mobiliser l épargne pour l investissement productif. Pistes de réflexion stratégique en matière de fiscalité de l épargne individuelle

Mobiliser l épargne pour l investissement productif. Pistes de réflexion stratégique en matière de fiscalité de l épargne individuelle Mobiliser l épargne pour l investissement productif Pistes de réflexion stratégique en matière de fiscalité de l épargne individuelle 18 Juin 2014 1. Introduction La frilosité de l épargnant belge suite

Plus en détail

GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base. Introduction à la gestion de trésorerie

GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base. Introduction à la gestion de trésorerie GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base Leçon 1: Introduction à la gestion de trésorerie Objectifs d apprentissage À la fin de cette leçon, vous devriez: être capable de comprendre

Plus en détail

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * *

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * * Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 Le Crédit Agricole relève les défis Il s appuie sur le leadership de ses banques de proximité et des métiers qui leur sont associés Il renforce sa solidité

Plus en détail

Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Ratio structurel de liquidité à long terme : normes de publicité

Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Ratio structurel de liquidité à long terme : normes de publicité Comité de Bâle sur le contrôle bancaire Ratio structurel de liquidité à long terme : normes de publicité Juin 2015 Le présent document est traduit de l anglais. En cas de doute ou d ambiguïté, se reporter

Plus en détail

Comprendre le financement des placements par emprunt. Prêts placement

Comprendre le financement des placements par emprunt. Prêts placement Comprendre le financement des placements par emprunt Prêts placement Comprendre le financement des placements par emprunt Le financement des placements par emprunt consiste simplement à emprunter pour

Plus en détail

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux OCP Policy Center Seminar series La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux Pierre-Richard Agénor, Hallsworth Professor, University of Manchester and Senior Fellow, OCP

Plus en détail

Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière

Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière Les grandes étapes de la crise financière Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière (Banque de France, février 2009), qui a pour objet d expliquer le passage d une crise

Plus en détail

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1231044L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1231044L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères PROJET DE LOI autorisant l approbation de l avenant à la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République

Plus en détail

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI note nº 08 NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI 1. Résumé SOUTIEN AUX PME ET À LEURS EMPLOYÉS PENDANT LA CRISE La crise financière et économique mondiale érige un certain nombre d obstacles

Plus en détail

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E C O M M U N I Q U É D E P R E S S E DEXIA ANNONCE LES RÉSULTATS DE LA REVUE STRATÉGIQUE DE FSA FSA QUITTE LE SECTEUR DES ABS ET SE CONCENTRE SUR LE MARCHÉ DES SERVICES FINANCIERS AU SECTEUR PUBLIC RENFORCEMENT

Plus en détail

Cession en garantie d un contrat d assurance vie détenu par un particulier

Cession en garantie d un contrat d assurance vie détenu par un particulier Cession en garantie d un contrat d assurance vie détenu par un particulier Introduction L assurance vie cédée en garantie d un prêt est une stratégie de planification financière qui utilise la valeur de

Plus en détail

Comment évaluer une banque?

Comment évaluer une banque? Comment évaluer une banque? L évaluation d une banque est basée sur les mêmes principes généraux que n importe quelle autre entreprise : une banque vaut les flux qu elle est susceptible de rapporter dans

Plus en détail

Table des matières. Remerciements 15

Table des matières. Remerciements 15 Pratiques et techniques bancaires 5 Table des matières Remerciements 15 1 Introduction 16 11 À l origine du métier de banquier 17 12 Intermédiation financière 18 121 Ménages 19 122 Entreprises 19 123 États

Plus en détail

Les objectifs de l Autorité de Contrôle prudentiel

Les objectifs de l Autorité de Contrôle prudentiel Les objectifs de l Autorité de Contrôle prudentiel Le 8 mars 2010, la Ministre de l Economie de l Industrie et de l Emploi Christine Lagarde a installé la nouvelle Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP).

Plus en détail

Risques Financiers Réforme de Bâle II Crise du Subprime Séminaire Master FAB N. Roucoux P. Bizet

Risques Financiers Réforme de Bâle II Crise du Subprime Séminaire Master FAB N. Roucoux P. Bizet Risques Financiers Réforme de Bâle II Crise du Subprime Séminaire Master FAB N. Roucoux P. Bizet 1 Jeudi 25 Octobre 2007 Crises financières et Risques Bancaires Réforme de Bâle II I. Définitions des risques

Plus en détail

ASSOUPLISSEMENTS RELATIFS AUX LOGEMENTS ABORDABLES Assurance prêt hypothécaire pour propriétaires-occupants

ASSOUPLISSEMENTS RELATIFS AUX LOGEMENTS ABORDABLES Assurance prêt hypothécaire pour propriétaires-occupants SOCIÉTÉ CANADIENNE D HYPOTHÈQUES ET DE LOGEMENT ASSOUPLISSEMENTS RELATIFS AUX LOGEMENTS ABORDABLES Assurance prêt hypothécaire pour propriétaires-occupants À titre d organisme national responsable de l

Plus en détail

GLOSSAIRE. ASSURÉ Personne dont la vie ou la santé est assurée en vertu d une police d assurance.

GLOSSAIRE. ASSURÉ Personne dont la vie ou la santé est assurée en vertu d une police d assurance. GLOSSAIRE 208 RAPPORT ANNUEL 2013 DU MOUVEMENT DESJARDINS GLOSSAIRE ACCEPTATION Titre d emprunt à court terme et négociable sur le marché monétaire qu une institution financière garantit en faveur d un

Plus en détail

Aspects fiscaux des placements en société

Aspects fiscaux des placements en société Aspects fiscaux des placements en société Sommaire 1. Généralités 2. Exploiter d abord l épargne fiscale 2.1. L engagement individuel de pension via une assurance externe (EIP) 2.2. Une pension libre complémentaire

Plus en détail

CORRIGES DES CAS TRANSVERSAUX. Corrigés des cas : Emprunts

CORRIGES DES CAS TRANSVERSAUX. Corrigés des cas : Emprunts CORRIGES DES CAS TRANSVERSAUX Corrigés des cas : Emprunts Remboursement par versements périodiques constants - Cas E1 Objectifs : Construire un échéancier et en changer la périodicité, Renégocier un emprunt.

Plus en détail

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots Aperçu des actions et des obligations Qu est-ce qu une action? Une action est une participation dans une entreprise. Quiconque détient une action est copropriétaire (actionnaire) de l entreprise (plus

Plus en détail

Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels

Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels 07/10/2014 Le présent document énonce les risques associés aux opérations sur certains instruments financiers négociés

Plus en détail

Stratégie d assurance retraite

Stratégie d assurance retraite Stratégie d assurance retraite Département de Formation INDUSTRIELLE ALLIANCE Page 1 Table des matières : Stratégie d assurance retraite Introduction et situation actuelle page 3 Fiscalité de la police

Plus en détail

COMMENTAIRE. Services économiques TD

COMMENTAIRE. Services économiques TD COMMENTAIRE Services économiques TD 16 juillet 213 LES MÉNAGES CANADIENS SONT PLUS ENDETTÉS QUE LES MÉNAGES AMÉRICAINS, MAIS UNIQUEMENT PAR SUITE DU RÉCENT DÉSENDETTEMENT AUX ÉTATS-UNIS Faits saillants

Plus en détail

Notes explicatives relatives à la Loi et au Règlement de l impôt sur le revenu

Notes explicatives relatives à la Loi et au Règlement de l impôt sur le revenu Notes explicatives relatives à la Loi et au Règlement de l impôt sur le revenu Publiées par le ministre des Finances l honorable James M. Flaherty, c.p., député Août 2012 Préface Les présentes notes explicatives

Plus en détail

Prospectus Crédit d investissement hypothécaire

Prospectus Crédit d investissement hypothécaire Prospectus Crédit d investissement hypothécaire ÉDITION N 1 D APPLICATION A PARTIR DU 18 AOUT 2015 Elantis, votre spécialiste du crédit hypothécaire Quels sont les buts admis? Les crédits hypothécaires

Plus en détail

Changement du business model des banques : une explication de la crise actuelle 1. François Longin 2

Changement du business model des banques : une explication de la crise actuelle 1. François Longin 2 Changement du business model des banques : une explication de la crise actuelle 1 François Longin 2 Résumé Cet article insiste sur le changement de business model des banques qui peut constituer une explication

Plus en détail

La surveillance prudentielle des institutions de dépôt

La surveillance prudentielle des institutions de dépôt La surveillance prudentielle des institutions de dépôt Journée des carrières de PRMIA Montréal Présentée par : Gouro Sall Diagne Mardi 17 mars 2015 Autorité des marchés financiers AGENDA L AUTORITÉ DES

Plus en détail

CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL D AQUITAINE

CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL D AQUITAINE CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL D AQUITAINE Eléments d appréciation du prix de rachat des CCI émis par la CRCAM d Aquitaine dans le cadre de l approbation par l'assemblée générale des sociétaires,

Plus en détail

REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES

REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES DOSSIER DE PRESSE FICHE 1 Une réforme pour réduire le coût des crédits renouvelables et

Plus en détail

Revue du marché hypothécaire canadien les risques sont faibles et maîtrisés

Revue du marché hypothécaire canadien les risques sont faibles et maîtrisés Revue du marché hypothécaire canadien les risques sont faibles et maîtrisés Janvier 2010 Préparé pour : Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités Par : Will Dunning Économiste en

Plus en détail

Manuel de l agent de crédit Banco Solidario

Manuel de l agent de crédit Banco Solidario Manuel de l agent de crédit Banco Solidario Extraits sur la prévention du surendettement des clients texte original en espagnol La philosophie «Vivre la solidarité» peut s appliquer à toute notre vie.

Plus en détail

1. Qu est-ce que MiFID (Markets in Financial Instruments Directive)?

1. Qu est-ce que MiFID (Markets in Financial Instruments Directive)? 1. Qu est-ce que MiFID (Markets in Financial Instruments Directive)? 2. Afin de fournir un service d investissement à ses clients, Delta Lloyd Bank est tenue de catégoriser ses clients 3. L un des fondements

Plus en détail

Investissez maintenant dans un avenir durable.

Investissez maintenant dans un avenir durable. Investissez maintenant dans un avenir durable. Investissez dans la croissance de la Banque Triodos À la Banque Triodos, votre argent contribue à une société durable dans laquelle une place centrale est

Plus en détail

Les instruments financiers

Les instruments financiers Comparaison des normes comptables tunisiennes avec les normes comptables internationales 1 Les instruments financiers L IAS 32 définit les instruments financiers comme étant tout contrat qui donne lieu

Plus en détail

Le Comité de Bâle vous souhaite une belle et heureuse année 2013 Adoption du ratio de liquidité LCR

Le Comité de Bâle vous souhaite une belle et heureuse année 2013 Adoption du ratio de liquidité LCR David Benamou +33 1 84 16 03 61 david.benamou@axiom-ai.com Philip Hall +33 1 44 69 43 91 p.hall@axiom-ai.com Adrian Paturle +33 1 44 69 43 92 adrian.paturle@axiom-ai.com Le Comité de Bâle vous souhaite

Plus en détail

L UNION BANCAIRE 1. LE MÉCANISME DE SURVEILLANCE UNIQUE (MSU) 1.1. PRÉPARATION

L UNION BANCAIRE 1. LE MÉCANISME DE SURVEILLANCE UNIQUE (MSU) 1.1. PRÉPARATION 1. L UNION BANCAIRE Dans la zone euro, l extension de la crise à certains marchés de dettes souveraines a illustré qu une union monétaire réclame, outre une coordination renforcée des politiques budgétaires

Plus en détail

Le WACC est-il le coût du capital?

Le WACC est-il le coût du capital? Echanges d'expériences Comptabilité et communication financière Dans une évaluation fondée sur la méthode DCF, l objectif premier du WACC est d intégrer l impact positif de la dette sur la valeur des actifs.

Plus en détail

Norme comptable internationale 12 Impôts sur le résultat

Norme comptable internationale 12 Impôts sur le résultat Norme comptable internationale 12 Impôts sur le résultat Objectif L objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des impôts sur le résultat. La question principale en matière

Plus en détail

Contrats de crédit relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel

Contrats de crédit relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel Contrats de crédit relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel Proposition de directive Position du BEUC Contact: Anne Fily & Farid Aliyev financialservices@beuc.eu Ref.: X/2011/055-14/09/11 1 BEUC,

Plus en détail

Compte d exploitation 2013. Prévoyance professionnelle Swiss Life Suisse

Compte d exploitation 2013. Prévoyance professionnelle Swiss Life Suisse Compte d exploitation 2013 Prévoyance professionnelle Swiss Life Suisse Editorial Chère lectrice, cher lecteur, En 2013, Swiss Life a une nouvelle fois fait la preuve éclatante de sa stabilité financière,

Plus en détail

Les limites du ratio Bâle II

Les limites du ratio Bâle II Les limites du ratio Bâle II Table des matières I. Introduction... 3 II. De Bâle I à Bâle II... 4 A. Présentation du ratio Bâle I... 4 B. Les limites du ratio Bâle I... 5 C. Le ratio Bâle II... 5 1. Pilier

Plus en détail

Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU)

Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) 1. Le MSU est l un des piliers de l Union bancaire européenne 2. La mise en œuvre opérationnelle

Plus en détail

Programme de prêts investissement

Programme de prêts investissement Brochure Programme de prêts investissement Réservé aux conseillers à titre d information Page 1 de 14 À propos de B2B Banque Un chef de file canadien parmi les fournisseurs de prêts investissement et de

Plus en détail

Négociation des ententes de financement, de Prêt et de Crédit

Négociation des ententes de financement, de Prêt et de Crédit Négociation des ententes de financement, de Prêt et de Crédit Me David Lemieux Fasken Martineau 22 mai 2007 Première Étape : Déterminer les besoins de l entreprise 1. Plan d affaires 2. Projections financières

Plus en détail

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales)

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales) b ) La Banque Centrale Notre système bancaire se complexifie puisqu il se trouve maintenant composer d une multitude de banques commerciales et d une Banque Centrale. La Banque Centrale est au cœur de

Plus en détail

14. Impôt sur les sociétés et amortissements

14. Impôt sur les sociétés et amortissements 14. Impôt sur les sociétés et amortissements L impôt sur les sociétés est perçu sur la totalité des recettes provenant des opérations effectuées dans le monde entier par les résidents fiscaux de République

Plus en détail

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS L objet de ce document est de vous présenter un panorama des principaux instruments financiers utilisés par CPR AM dans le cadre de la fourniture d un service

Plus en détail

Conjuguez immobilier d entreprise et démarche environnementale

Conjuguez immobilier d entreprise et démarche environnementale L anticipation des nouvelles normes environnementales Lors de la constitution d un patrimoine immobilier à travers la création d une nouvelle SCPI, PERIAL Asset Management s efforcera de prendre en compte

Plus en détail

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E C O M M U N I Q U É D E P R E S S E Information réglementée* Bruxelles, Paris, 30 janvier 2009 8h55 Dexia met en œuvre son plan de transformation pour consolider son redressement et devrait enregistrer

Plus en détail

1. Peut-on comparer un compte courant à un compte bancaire?... 2. 2. Que comptabilise votre comptable sur votre compte courant?...

1. Peut-on comparer un compte courant à un compte bancaire?... 2. 2. Que comptabilise votre comptable sur votre compte courant?... Table des matières Avant-propos Partie 1. Qu est-ce qu un compte courant? 1. Peut-on comparer un compte courant à un compte bancaire?... 2 2. Que comptabilise votre comptable sur votre compte courant?...

Plus en détail

Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions

Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions OBJECTIF 1 L objectif de la présente Norme

Plus en détail

A quoi sert une banque? corrigé 1 Le micro trottoir : «A quoi sert une banque?»

A quoi sert une banque? corrigé 1 Le micro trottoir : «A quoi sert une banque?» 1 Le micro trottoir : «A quoi sert une banque?» Lien avec la finance pour tous : à quoi sert une banque? (http:///-la-banque-a-quoi-ca-sert-.html) sur le site Synthèse commune sous forme de schéma ROLE

Plus en détail

Nos prêts hypothécaires. Edifiez votre logement sur des fondations solides

Nos prêts hypothécaires. Edifiez votre logement sur des fondations solides Nos prêts hypothécaires Edifiez votre logement sur des fondations solides Vous rêvez d un logement bien à vous? La Banque Migros vous soutient avec des solutions attrayantes. Du financement de votre premier

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue!

Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Boussole Juin 2015 Divergence des indicateurs avancés Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Les règles du placement financier - Partie III Votre patrimoine,

Plus en détail

Risk Management: TP1

Risk Management: TP1 Risk Management: TP1 Q 1) FRA: Forward Rate Agreement Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/forward_rate_agreement C est un contrat de gré à gré sur un taux d intérêt ou sur des devises, avec un montant

Plus en détail

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance.

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. alpha sélection alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. Instrument financier émis par Natixis (Moody

Plus en détail

Financement d une entreprise étrangère qui exerce des activités au Canada

Financement d une entreprise étrangère qui exerce des activités au Canada Financement d une entreprise étrangère qui exerce des activités au Canada Le Canada offre des occasions d affaire à ceux qui souhaitent financer une entreprise étrangère au pays et présente tout un éventail

Plus en détail

CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL DE CENTRE LOIRE

CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL DE CENTRE LOIRE CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL DE CENTRE LOIRE Eléments d appréciation du prix de rachat des CCI émis par la CRCAM Centre Loire dans le cadre de l approbation par l'assemblée générale des sociétaires,

Plus en détail

Asset Quality Review

Asset Quality Review Asset Quality Review Eclairage, par Harwell Management 1 Table des Matières En quelques mots... 3 Contexte : une confiance sur la santé des bilans des banques européennes fragile... 3 Objectifs et Enjeux...

Plus en détail

VILLAGE DE CASSELMAN. Politique de placement

VILLAGE DE CASSELMAN. Politique de placement VILLAGE DE CASSELMAN Politique de placement Politique F3 (10/05/2005) OBJECTIF Pour s assurer que les surplus de liquidité et le portefeuille de placement sont gérés de façon prudente. DÉFINITIONS Actifs

Plus en détail

Les mécanismes de retraite: une vision à modifier

Les mécanismes de retraite: une vision à modifier : une vision à modifier Prenons un pas de recul sur le but des mécanismes de retraite; Le besoin des gens: Besoins financiers pour arrêter de travailler à un certain âge; Ce besoin sera différent si :

Plus en détail

Grâce à l investissement

Grâce à l investissement Appuyer la prospérité économique Grâce à l investissement Mémoire de l ACCC au Comité permanent des finances de la Chambre des communes Mémoire préparé par : Association des collèges communautaires du

Plus en détail

INSTRUCTION N 002 RELATIVE AUX NORMES PRUDENTIELLES DES COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT AINSI QUE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE

INSTRUCTION N 002 RELATIVE AUX NORMES PRUDENTIELLES DES COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT AINSI QUE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE INSTRUCTION N 002 RELATIVE AUX NORMES PRUDENTIELLES DES COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT AINSI QUE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE La Banque Centrale du Congo, Vu la loi n 005/2002 du 07 mai 2002

Plus en détail

Monnaie, banques, assurances

Monnaie, banques, assurances Monnaie, banques, assurances Panorama La politique monétaire de la Banque nationale suisse en 2013 En 2013, la croissance de l économie mondiale est demeurée faible et fragile. En Europe, les signes d

Plus en détail

2010 Directives concernant le mandat de gestion de fortune

2010 Directives concernant le mandat de gestion de fortune 2010 Directives concernant le mandat de gestion de fortune Les présentes Directives ont été adoptées par le Conseil d administration de l Association suisse des banquiers dans le but de promouvoir et de

Plus en détail

Comment prendre soin de son argent? Séminaire de préparation à la retraite ONU 27 mars 2015 Marie-Pierre Fleury Patrick Humair

Comment prendre soin de son argent? Séminaire de préparation à la retraite ONU 27 mars 2015 Marie-Pierre Fleury Patrick Humair Comment prendre soin de son argent? Séminaire de préparation à la retraite ONU 27 mars 2015 Marie-Pierre Fleury Patrick Humair Introduction Devises Taux d intérêt Immobilier Obligations Actions Fonds de

Plus en détail

Objet: Traitement fiscal des sociétés exerçant des transactions de financement intra-groupe

Objet: Traitement fiscal des sociétés exerçant des transactions de financement intra-groupe Circulaire du directeur des contributions L.I.R. n 164/2 du 28 janvier 2011 L.I.R. n 164/2 Objet: Traitement fiscal des sociétés exerçant des transactions de financement intra-groupe 1. Définitions Par

Plus en détail

Point de la situation pour les obligations

Point de la situation pour les obligations Point de la situation pour les obligations Inform informations générales à l intention des investisseurs institutionnels 3 e trimestre 2005 Situation initiale : composantes du taux d intérêt d un emprunt

Plus en détail

Norme Comptable Internationale 28 Participations dans des entreprises associées et des coentreprises

Norme Comptable Internationale 28 Participations dans des entreprises associées et des coentreprises Norme Comptable Internationale 28 Participations dans des entreprises associées et des coentreprises Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des participations

Plus en détail

Régime à cotisation déterminée. On sait ce qu on met dedans; ce qu on retirera à la retraite dépend du rendement.

Régime à cotisation déterminée. On sait ce qu on met dedans; ce qu on retirera à la retraite dépend du rendement. Le Régime volontaire d épargne retraite (RVER) face au défi de la sécurité du revenu à la retraite des personnes salariées des groupes communautaires et de femmes et des entreprises d économie sociale

Plus en détail

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO?

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? Tous les documents sont tirées de «La Grèce peut-elle se sauver en sortant de la zone euro?», Flash éco Natixis, 08 novembre

Plus en détail

Norme comptable internationale 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères

Norme comptable internationale 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères Norme comptable internationale 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères Objectif 1 Une entité peut exercer des activités à l international de deux manières. Elle peut conclure des transactions

Plus en détail

Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie

Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie Objectif Les informations concernant les flux de trésorerie d une entité sont utiles aux utilisateurs des états financiers car elles leur

Plus en détail

Le système bancaire dans la crise de la zone euro. par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012)

Le système bancaire dans la crise de la zone euro. par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012) Le système bancaire dans la crise de la zone euro par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012) La crise de la zone euro a mis en évidence les liens étroits qui relient la

Plus en détail

3URSRVLWLRQ UHODWLYH j OD ILVFDOLWp GH O psdujqh TXHVWLRQVVRXYHQWSRVpHV (voir aussi IP/01/1026)

3URSRVLWLRQ UHODWLYH j OD ILVFDOLWp GH O psdujqh TXHVWLRQVVRXYHQWSRVpHV (voir aussi IP/01/1026) 0(02 Bruxelles, le 18 juillet 2001 3URSRVLWLRQ UHODWLYH j OD ILVFDOLWp GH O psdujqh TXHVWLRQVVRXYHQWSRVpHV (voir aussi IP/01/1026) 3RXUTXRL OD &RPPLVVLRQ DWHOOH SUpVHQWp FHWWH SURSRVLWLRQ PRGLILpH GH GLUHFWLYH

Plus en détail

Info Finance. et Prévoyance. En 2013 aussi, les clients profitent d une rémunération globale attractive!

Info Finance. et Prévoyance. En 2013 aussi, les clients profitent d une rémunération globale attractive! Allianz Suisse Case postale 8010 Zurich www.allianz-suisse.ch Info Finance 01 YDPPR267F et Prévoyance Édition 01, mars 2013 EXCÉDENTS LPP En 2013 aussi, les clients profitent d une rémunération globale

Plus en détail

Poursuite de la restructuration du groupe Dexia

Poursuite de la restructuration du groupe Dexia Information réglementée* Bruxelles, Paris, 20 octobre 2011 7h30 Poursuite de la restructuration du groupe Dexia Le conseil d'administration de Dexia s est réuni ce jour et a pris connaissance de l évolution

Plus en détail