BIO-CEL MODULES IMMERGÉS POUR BRM

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1 BIO-CEL MODULES IMMERGÉS POUR BRM MANUEL D UTILISATION Le spécialiste de la filtration membranaire

2 Alting est fondée en 1998, à l issue d un «management buy out» partiel (pour le marché français) de la division Membrane du groupe HOECHST AG Frankfort/Main. Jouissant de quarante années d expérience de ses partenaires allemands, Alting se spécialise, dès sa création, dans les systèmes de séparations membranaires, apportant ses solutions innovantes dans les domaines de la filtration tangentielle (Business Unit 1), de l extraction liquide/gaz (BU-2), et des membranes d électrodialyse appliquées aux traitements de surface (BU-3). Résolument orientées vers ces marchés sectoriels ultraspécialisés, nos solutions sont éprouvées et répondent aux exigences de clients tels que GEA, NOVASEP (BU-1), IBM, Micro Electronics, Permo BWT (BU-2), PEUGEOT, VOLKSWAGEN, TAL, Koch Membrane Systems (BU-3), à qui nous offrons un réel accompagnement technique et commercial. Connaître votre marché La connaissance de ces marchés et de ses différents interlocuteurs nous permet de proposer une communication simplifiée et rapide, ainsi qu un interfaçage précis autour de solutions techniques pertinentes, pérennes et économiques. Une gestion de projet simplifiée Pour chacune de vos demandes, un interlocuteur dédié et spécialisé traite en interne votre dossier. Sa mission : assurer la coordination en temps réel de l ensemble des services avec nos partenaires techniques en amont et en aval des projets, pour, in fine, assurer la meilleure prestation, celle qui correspondra parfaitement à votre cahier des charges. Coller aux exigences des marchés par une stratégie «Push & Pull» Les Utilisateurs Finaux (End Users) mettent en œuvre des process industriels réalisés par des équipementiers (OEM s), mis au point par des concepteurs de technologies (Universités, Instituts, Bureaux d études) et des prescripteurs institutionnels. Ces quatre groupes de «décideurs» sont intimement intégrés dans nos démarches techniques et commerciales. Alting privilégie les synergies entre ces quatre groupes de décideurs et ses partenaires «Membranes». Ces synergies de compétences sont pointées vers un objectif commun permettant d offrir une solution sur-mesure adaptée aussi bien à vos impératifs techniques que financiers. Le marché des BRM entre dans cette stratégie. Le choix de la qualité Alting, c est également la garantie d avoir un interlocuteur autonome choisissant auprès de prestataires ultra spécialisés et éprouvés le composant le mieux adapté à chacune des solutions proposées. La traçabilité de chacun de ces composants est également un gage de notre investissement et des garanties qui y sont liées. Table des matières 1. Introduction Règles générales de manipulation Fondamentaux Qu est-ce qu un BRM? Définitions et explications des termes communs Intégration des systèmes BRM dans les STEP Colmatage de la membrane et nettoyage chimique Le concept du module BIO-CEL Procédé de nettoyage mécanique (Mechanical Cleaning Process / MCP) Conception de systèmes de BRM, basés sur BIO-CEL Prétraitement des eaux usées Conception biologique Dimensionnement de la surface membranaire Conception de l étape de filtration Système de nettoyage chimique Mise en œuvre du procédé de nettoyage mécanique (MCP) Instrumentation Surpresseurs pour le flux tangentiel Procédures de fonctionnement des modules BIO-CEL CDémarrage / Mise en service Procédures de fonctionnement normalese Fonctionnement de la filtration Maintenance des modules Un accompagnement international Opérant essentiellement sur les marchés francophones pour les BU-1 et 2, Alting accompagne les projets de la BU-3 partout dans le monde, de la définition du projet à son implantation. Présente en Chine, en Inde, au Brésil, aux États-Unis et dans la quasi-totalité de l Europe, Alting vous offre une réactivité à la mesure de vos impératifs, où que vous soyez. À votre écoute et conscients de vos enjeux, nous avons misé sur l accompagnement de nos clients et ainsi sur la pérennité de nos solutions.

3 Table des annexes Annexe 1 Modules BIO-CEL Annexe 2 Exemple d un nettoyage de maintenance au NaOCl Annexe 3 Exemple d un nettoyage de maintenance à l'acide citrique Annexe 4 Connexion des pompes Annexe 5 Données à fournir par l exploitant Annexe 6 Comment mesurer l Indice de Boue (Sludge Filtration Index SFI).. 44 Annexe 7 Dépannage basique Annexe 8 Test à l eau claire, au démarrage Table des illustrations Figure 1 Corrections du capteur de pression... 8 Figure 2 Configurations pour des SCBA, DES BRM internes et des BRM externes Figure 3 Plaque membranaire rétrolavable BIO-CEL Figure 4 Cassette membranaire C100-UP150 (gauche) et C25-UP150 (droite). 11 Figure 5 Vue d un module BIO-CEL BC Figure 6 Procédé mécanique de nettoyage MCP, À l aide de granules en matière plastique Figure 7 P&ID d un BRM BIO-CEL avec le minimum d équipement Figure 8 P&ID d un BRM BIO-CEL avec le maximum d équipement Tableau 1 Liste des tableaux Paramètres de dimensionnement des bassins de filtration, PAR module Tableau 2 Paramètres pour un nettoyage chimiques Tableau 3 Exemple de paramètres pour un NM (1 x BC400) Tableau 4 Paramètres pour la conception de l aération DES modules BIO-CEL Tableau 5 Modules BIO-CEL disponibles Figure 9 Garde au sol minimale pour un module BC Figure 10 Distance à respecter pour une installation DE modules BIO-CEL (BC400) Figure 11 Module BIO-CEL monté selon la méthode suspendue Figure 12 Système de support pour la suspension des modules Figure 13 Module BIO-CEL monté selon la méthode posée Figure 14 Schéma d un cycle de désaération Figure 15 Exemple de BRM avec MCP (surfaces grisées : boues + MCP) Figure 16 Rétention des billes MCP à l aide de la grille MCP Figure 17 Points d ancrage (gauche) et levage (droite) Table des équations Équation 1 Calcul du flux spécifique... 8 Équation 2 Relation entre le FB et le FN... 8 Équation 3 Formule de calcul du flux moyen... 9 Équation 4 Relation entre perméabilité, flux et PTM... 9 Équation 5 Dimensionnement basique du pot de désaération Équation 6 Capacité de la pompe doseuse Figure 18 Utilisation de chariots élévateurs Figure 19 La structure de levage TIGER pour transporter les BC Figure 20 Schéma d un cycle de filtration AVEC rampes ascendantes et descendantes Figure 21 Cycle de filtration avec rétrolavage Figure 22 Schéma fonctionnel d un cycle de filtration Figure 23 Schéma fonctionnel d un cycle de rétrolavage Figure 24 Schéma fonctionnel d un cycle de désaération Figure 25 Schéma d un nettoyage de maintenance (NM) Équation 7 Durée initiale du rétrolavage pour un NM Équation 8 Durée de répétition du rétrolavage (réinjection) pour un NM Équation 9 Dimensionnement de la grille MCP Équation 10 Détermination de l indice de boue (SFI) v3.00f l 5/44

4 1. INTRODUCTION 2. RÈGLES GÉNÉRALES DE MANIPULATION La multitude de développements sociaux, économiques et écologiques génère, de part la planète, des pénuries de terre et d eau au sein des populations. Les ressources s épuisant rapidement, les technologies innovantes jouent un rôle prépondérant dans la fourniture d eau propre et réutilisable. Les bioréacteurs à membranes (BRM) constituent une alternative innovante aux systèmes de traitement conventionnels. MICRODYN-NADIR, tirant profit de ses 40 années d expérience dans le domaine de la séparation membranaire, a développé un module membranaire immergé révolutionnaire : BIO-CEL. Ce manuel donne tout d abord un bref aperçu de ce que sont les BRM, avant de décrire plus en détails les qualités et les paramètres spécifiques aux modules BIO-CEL. Il présente également les conditions à respecter pour garantir le bon fonctionnement des unités. Ce manuel ne fournit que les éléments de base et nous vous prions de bien vouloir en prendre connaissance dans son intégralité avant de manipuler les modules BIO-CEL. Il est important de suivre les instructions données dans ce manuel et d exploiter les modules dans les conditions requises. De mauvaises manipulations sont susceptibles de compromettre irrémédiablement, voire même de détruire les modules. En cas de questions ou de problèmes, n hésitez pas à nous contacter. FRANCE (Distributeur) ALLEMAGNE (Fabricant) ALTERNATIVE MARKETING SAS MICRODYN-NADIR GmbH Zone Artisanale Industriepark Kalle-Albert 16 rue des Païens Rheingaustraße HOERDT WIESBADEN Tél. : +33-(0) Tél. : +49-(0)611/ Fax : +33-(0) fax : +49-(0)611/ Note : L'utilisation de technologies de pointe et le haut niveau de qualité de nos membranes sont le résultat d'un développement continu. Par conséquent, il peut exister des différences entre les informations présentées dans manuel et les modules BIO-CEL en votre possession. En cas de doute, contactez-nous. La garantie de la qualité du produit est donnée dans les conditions générales de vente et d'achat. Nous ne donnons aucune garantie de prise en charge pour des dommages subis par des pièces autres que celles de nos modules BRM. Les modules décrits dans ce manuel sont ceux des séries BC50, BC100 et BC400. Vérifiez que vous êtres bien en possession de la dernière version du manuel d'utilisation. Les dernières mises à jour, en version anglaise et allemande, peuvent être consultées à l adresse NADIR et BIO-CEL sont des marques déposées de MICRODYN-NADIR GmbH. Une manipulation adéquate des modules est essentielle afin d en garantir la stabilité chimique et mécanique. Veillez à respecter les directives suivantes, lors de la manipulation des modules : Aucun contact direct avec la membrane n est autorisé, le produit étant testé en usine et prêt à l emploi. Assurez-vous que rien ne puisse endommager la membrane durant l assemblage et l installation. Les membranes sont livrées stabilisées à l aide d une solution glycérinée. Si cette solution venait à disparaître, soit par un rinçage, soit par un stockage inapproprié, les modules n auraient plus la possibilité de sécher. De même, lors du retrait d un module, celui-ci devra être gardé humide à moins que vous ne suiviez la procédure de conservation décrite dans la partie de ce manuel. Dans de rares cas, deux membranes peuvent se retrouver collées l une à l autre. N essayez pas de les séparer manuellement au risque de les endommager. Elles se sépareront une fois plongées dans l eau (boues) et la totalité de la surface membranaire sera alors disponible. Les membranes doivent être stockées à des températures comprises entre 5 et 40 C et à une hygrométrie relative de 70%. Afin d éviter l échauffement des parties en PVC, ne stockez pas les membranes au soleil. La durée de vie d'un module, stocké dans les conditions ci-dessus, est au maximum de 12 mois après la livraison. Chaque module devra être vérifié à la réception afin de détecter d éventuels dommages causés par le transport. De tels dommages devront faire l objet d un rapport documenté à transmettre au transporteur ET à l expéditeur. Les modules peuvent être levés, par exemple à l aide d une grue. Fixez pour cela les élingues aux quatre extrémités des tubes en acier, au niveau des parois des cassettes. Ne faites que soulever et abaisser les mo-dules, ne les poussez pas sur les côtés. Vérifiez que les connexions de l apport d air et de l extraction de perméat sont bien serrées, avant d installer le module. Le module doit être fixé dans le bassin, afin de prévenir tout déplacement et tout changement d inclinaison. Les oscillations et/ou les vibrations des tubes de perméat et d air peuvent amener à des fuites ou des ruptures au niveau des connexions du module. Il est donc préconiser de connecter le module à l aide de tuyaux flexibles (air et perméat). Veillez à ne pas endommager le module avec des outils, le chariot élévateur, etc. 3. FONDAMENTAUX 3.1. Qu est-ce qu un BRM? Les BRM combinent la technologie de filtration membranaire et le traitement biologique que l on trouve dans les procédés conventionnels à boues activées (PCBA). Tout comme dans les PCBA, l eau brute est traitée dans un bassin d aération, contenant les boues activées. Le potentiel enzymatique et bactériologique des boues permet de dégrader des substances polluantes, telles que les composés azotés et carbonés, en substances moins dangereuses. Afin de garantir le bon fonctionnement biologique d un tel réacteur, il est nécessaire de garantir un apport adéquat d oxygène, à l aide de diffuseurs d air. Lors de l étape finale de séparation, la membrane joue le rôle de barrière physique entre la liqueur mixte et l eau purifiée, cette dernière traversant la membrane à l aide d une légère dépression appelée Pression Transmembranaire (PTM). L eau ainsi extraite est appelée «perméat». Elle peut être stockée dans une cuve de perméat pour être recyclée ou directement rejetée dans le milieu récepteur. La rétention physique de la biomasse dans le système conduit à de nombreux avantages par rapport aux PCBA, parmi lesquels : Le rejet est de bien meilleure qualité. Il n y subsiste pas de bactéries et la majeure partie des virus sont retenus par des phénomènes d adsorption sur la membrane. Ce perméat, exempt de toute matière en suspension offre un fort potentiel de recyclage des eaux usées, que ce soit dans des applications urbaines aussi bien qu industrielles. La séparation de la biomasse est indépendante de la vitesse de sédimentation. La présence de filamenteuses, impactant la sédimentation des MES, n a pas d effets notables sur le processus de séparation. La pré-sence de boues surnageantes n influence aucunement la qualité du rejet. L emprise au sol des BRM est jusqu à 50% moins importante que celle des PCBA. Un clarificateur n est pas nécessaire dans un BRM puisque les membranes assurent la séparation eau/biomasse. De plus, la teneur en MES dans un BRM est très nettement supérieure à celle rencontrée dans les PCBA. Le temps de séjour hydraulique (HRT pour Hydraulic Retention Time) dans le réacteur est indépendant de l âge de boues (SRT pour Solids Retention Time). Cette caractéristique permet l élaboration de systèmes à la conception et aux conditions de fonctionnement hautement flexibles. 6/44 l v3.00f v3.00f l 7/44

5 3.2. Définitions et explications des termes communs Vous trouverez ici les définitions des termes les plus usités dans le domaine des BRM. Pression Transmembranaire PTM La PTM est la force motrice de la filtration. Habituellement, la PTM est générée par des pompes (pompes à lobes ou pompes à vis excentrée), mais peut également être engendrée par un flux gravitaire. Flux moyen et flux de pointe Le flux moyen est défini comme étant le flux spécifique sur une plus longue période, comme par exemple une semaine, un mois voire même une année. Il s agit donc d une valeur mathématique, ne pouvant être mesurée directement mais aisément calculable à l aide de la formule (pour une semaine par exemple) : Équation 3 Formule de calcul du flux moyen Note : la pression mesurée n est pas systématiquement égale à la PTM. La PTM est mesurée à l aide d un pressostat sur la ligne de perméat, entre les modules membranaires et les pompes d aspiration. Le pressostat doit être calibré en fonction de sa position sur la ligne, avant la mise en service des modules! L étalonnage de l instrument (tarage du «zéro») est nécessaire afin d intégrer la différence de niveau entre le capteur et le niveau dans les bassins de filtration. Si le capteur est sous le niveau dans le bassin (Figure 1, gauche), il faut soustraire la pression hydrostatique de la colonne d eau h, à la valeur transmise par le capteur. Si le capteur se trouve au-dessus du niveau du bassin (Figure 1, droite), il faut ajouter la pression hydrostatique de la colonne d eau h, à la valeur transmise par le capteur. Il est impératif que la ligne de perméat soit désaérée durant l étalonnage. La valeur mesurée, après étalonnage, durant la relaxation des membranes (pas de débit de perméat) doit être de «0 mbar». Le flux de pointe fait référence aux conditions hydrauliques maximales rencontrées sur une courte période de quelques heures ou de quelques jours. Il est calculé selon la même formule en intégrant une période plus courte. Notez que les deux flux sont des flux nets, incluant les périodes de rétrolavage et de relaxation. Ces deux paramètres sont primordiaux pour le dimensionnement de la surface membranaire d un BRM, car ces deux conditions opératoires ont pour conséquences différents phénomènes de colmatage. Voir le chapitre 3.4 pour de plus amples détails. Perméabilité Perm La perméabilité est le rapport du flux hydraulique par la pression transmembranaire (PTM). Il s agit d un paramètre important pour l évaluation de la performance des membranes. Elle ne peut être calculée que durant la filtra-tion et ce de la façon suivante : Équation 4 Relation entre perméabilité, flux et PTM La perméabilité dépend fortement de la viscosité de la boue, elle-même étant liée à la température. Par conséquent, la mise en rapport de la perméabilité et de la température prend tout son sens (par exemple, lors de fonctionnement à des températures inférieures à 15 C). La formule suivante permet de normaliser la perméabilité à 20 C (T étant la température de la boue) : Figure 1 Corrections du capteur de pression Flux spécifique f mem Le flux spécifique met en relation le débit hydraulique et la surface membranaire active mise en œuvre durant la filtration. L augmentation du débit ou la diminution de la surface active (en arrêtant par exemple un module) aug-mentent la valeur du flux spécifique, selon la formule : Équation 1 Calcul du flux spécifique Flux brut/flux net (FB/FN) Le flux brut (FB) représente le flux «réel» instantané passant au travers des membranes. Le flux net (FN) est le flux tenant compte des périodes de relaxation et de rétrolavage. Le flux brut est à prendre en compte pour le dimensionnement des pompes de perméat. Le flux net permet de dimensionner la surface membranaire à instal-ler. Le ratio entre FB et FN dépend du temps de filtration (TF), du temps total de relaxation (TR), du flux lors du rétrolavage (FRe) et du temps de rétrolavage (TRe) et s exprime de la façon suivante : Équation 2 Relation entre le FB et le FN Tous les temps doivent être exprimés dans la même unité [secondes], [minutes], [heures] Intégration des systèmes BRM dans les STEP Système ou procédé conventionnel à boue active (SCBA ou PCBA) La Figure 2 montre un SCBA standard. Il est nécessaire de mettre en place une batterie de prétraitements, dont le dégrillage, le déshuilage/dégraissage et le dessablage, afin de retenir des substances risquant d impacter le processus biologique. Les systèmes de grande envergure sont généralement pourvus de décanteurs primaires afin de réduire la charge arrivant sur l étage biologique de boues activées. Ces réacteurs à boues activées fonc-tionnent en général avec une teneur en MES de l ordre de à mg/l et un ratio F/M de 0.03 à 0.4 [kgdbo 5 /(kgmes jour)] (en fonction de la conception) afin d optimiser le développement des microorganismes et les caractéristiques de la boue. Les eaux usées sont mélangées à la boue activée dans le réacteur et sont traitées dans de conditions spécifiques aux charges «polluantes» à dégrader (aérobie pour l oxydation de l ammoniaque et des espèces carbonées et/ou anoxie/anaérobie pour la dénitrification). Au terme du traitement biologique, les boues et l eau purifiée sont séparées par sédimentation, dans un clarificateur. La boue est maintenue dans le système et est renvoyée dans le réacteur biologique. Diverses formes de traitements tertiaires peuvent être mises en œuvre par la suite. Il se peut que les caractéristiques de décantabilité de la boue ne soit pas optimales, entrainant par la même une dégradation de la qualité du rejet (concentrations en DCO, DBO et en Phosphore total qui augmentent). Bioréacteurs à membranes (BRM) Comme le montre la figure 2, les prétraitements sont les mêmes pour les BRM et le SCBA, il est néanmoins nécessaire d adjoindre une étape de tamisage plus fin, afin d éliminer toutes particules susceptibles d endommager la membrane. L effluent passe ensuite dans le réacteur biologique (concentré en MES jusqu à mg/l), dans lequel les membranes extraient un perméat de haute qualité. La concentration élevée en terme de MES, permet de traiter l effluent dans des bassins de taille moins importante. De plus, la filtration continue des boues à l aide des membranes, permet de s affranchir d un clarificateur (d où une emprise au sol réduite) tout en éliminant tout risque de voir rejeter un effluent de mauvaise qualité (dénitrification sauvage, sédimentation aléatoire ). En général, il existe deux façons d intégrer des BRM dans des STEP : soit directement immergés dans le bassin d activation (configuration interne), soit immergés dans un bassin membranaire de filtration indépendant (configuration externe). Les BRM à boucle externe (BE) ne seront pas traités dans le présent document. Les BRM utilisés en configuration interne peuvent fonctionner à des concentrations en MES allant jusqu à mg/l, 8/44 l v3.00f v3.00f l 9/44

6 et engendrent des schémas de tuyauterie et de pompage plus simples. La combinaison de la filtration tangentielle et du traitement biologique permet d utiliser l air «membrane» pour oxygéner le milieu et d abaisser globalement la consommation énergétique. Cette configuration, bien que rendant plus difficile le nettoyage des modules, est celle préférée pour les STEP de petites tailles. Pour des STEP de plus grande envergure, la configuration externe, dans laquelle les modules sont immergés dans un bassin indépendant, est préconisée. La rétention de la biomasse se faisant concomitamment à l extraction du perméat, il est nécessaire de mettre en place une recirculation suffisante, entre le bassin de filtration et la partie aérobie du bioréacteur, afin de limiter la concentration en MES au niveau des membranes. De ce fait, le système de tuyauterie est moins complexe pour une configuration interne que pour une configuration externe. Toutefois cette dernière offre une plus grande flexibilité, lors d opérations de nettoyage et de maintenance Colmatage de la membrane et nettoyage chimique La membrane NADIR -UP150 Le cœur du module BIO-CEL est la membrane NADIR -UP150, développée spécialement pour des applications de BRM, autour du polymère à hydrophilie permanente poly-éther-sulfone (PES), afin de garantir une gran-de tenue chimique et mécanique. L UP150, une membrane d ultrafiltration (150 kda 0,04 µm de taille de pores), garanti la rétention de toute particule solide, y compris les bactéries et la plupart des virus, permettant ainsi de rejeter ou de recycler un perméat de grande qualité. Le seuil de coupure de la membrane UP150 garanti une eau de meilleure qualité que celle préconisée dans la Directive Européenne relative aux eaux de baignade (2006/7/EC). Cette eau est également conforme aux règlementations californiennes sur la qualité des eaux (California Code Of Regulations -Title 22). Cette membrane est utilisée dans la fabrication des plaques membranaires BIO-CEL, à l aide d une méthode révolutionnaire de laminage permettant de fusionner l UP150 et un feutre non tissé de drainage. L ensemble ré-sulte en une structure semi-rigide et rétrolavable, telle qu elle est visible sur la figure 3. Ces plaques sont les seu-les disponibles sur le marché, qui puissent être rétrolavées afin de minimiser le colmatage, pour une épaisseur de 2 mm. Ce faible encombrement autorise une plus grande densité membranaire volumique par module. Afin d en garantir la qualité et la cohérence, toutes les plaques, produites selon un procédé entièrement automatisé, sont soumises au test final d intégrité et de conformité par rapport aux standards mis en place par MICRODYN-NADIR. Figure 3 Poche membranaire rétrolavable BIO-CEL Cassettes BIO-CEL C25 et C100 Les plaques membranaires sont assemblées en cassettes, qui constituent la plus petite partie extractible d un module. Les modules BC50 et BC100 sont tous deux constitués de cassettes C25. Chacune de ces cassettes comporte 25 m² de membrane active. Les modules BC400 sont constitués quant à eux de 4 cassettes C100 contenant chacune 100 m² de membrane active. Figure 2 Configurations pour des SCBA, des BRM internes et des BRM externes L enveloppe extérieure de ces cassettes est constituée de PVC hautement résistant afin de protéger efficacement les plaques membranes. Les cassettes, assemblées en module après avoir passées les tests de qualité et de conformité, permettent une plus grande flexibilité en termes de manipulation, de maintenance et de remplacement dans le cas de colmatage irréversible ou de dégâts structuraux Colmatage de la membrane et nettoyage chimique Les définitions de «colmatage» que l on trouve dans la littérature relative aux BRM ne sont pas cohérentes, du fait que les auteurs cherchent à exprimer différents effets de celui-ci. Ce document fait donc la distinction entre deux types de colmatages : Le colmatage à long terme Le colmatage à court terme Le colmatage à long terme dépend principalement du flux moyen, puisque celui-ci défini l apport de substances colloïdales et leur déposition dans les pores. Un flux moyen élevé augmentera la déposition de ces substances et la fréquence des nettoyages de maintenance. Le colmatage à court terme est en rapport étroit avec les flux de pointes. Les périodes de forte charge hydraulique sur les modules, au-delà du flux critique, augmentent la couche de colmatage à la surface de la membrane. Seule une partie de ce colmatage peut être retirée par l action du flux tangentiel, après les flux de pointe. Des conditions opératoires à PTM élevée conduisent à une compression du gâteau colmatant (fouling cake) qui ne peut plus être entraîné par le flux tangentiel ascendant. Ce colmatage à court terme peut, à la longue se transformé en colmatage à long terme, même si les causes en sont différentes. Des températures basses au niveau de l effluent affectent négativement le traitement biologique (activité bactérienne réduite) ainsi que la viscosité qui augmente. La diminution de la dégradation par les micro-organismes, de composés carbonés à caractère colmatant (protéines, hydrates de carbone, etc.) peut conduire à un colmatage à long terme. Une viscosité élevée diminue le flux critique, tout en augmentant le colmatage à court terme durant les flux de pointe. Figure 4 Cassette membranaire C100-UP150 (gauche) et C25-UP150 (droite) 10/44 l v3.00f v3.00f l 11/44

7 Bac receveur et système d aération L intégralité des éléments constituant les modules BIO-CEL sont faits de matériaux résistants à la corrosion et aux conditions rencontrées lors d une immersion prolongée dans la boue. Un module consiste en l assemblage des cassettes et d un bac receveur en PE abritant le système de diffusion d air «fine bulle». Les diffuseurs sont eux-mêmes constitués d EPDM. Ils créent le flux tangentiel ascendant à la surface de la membrane, nécessaire à l évacuation des boues déshydratées. De par la même, ils évitent tout problème de filasse (qui bloque les modules à fibres creuses) et de sédimentation (qui embourbe les autres modules à membranes planes). Couplés à l hydrodynamique exemplaire des plaques membranaires, les diffuseurs «fine bulle» génère un bien meilleur transfert d oxygène, diminuant ainsi la quantité d air à apporter au milieu bactérien par des aérateurs additionnels Procédé de nettoyage mécanique (Mechanical Cleaning Process / MCP) La performance de ce procédé est basée sur le principe de la technologie des lits fluidisés. On ajoute de petites granules (billes MCP de 4 à 6 mm de diamètre) dans la boue du bassin de filtration. Les billes sont entrainées avec la boue au travers du module, le long de la membrane, grâce au flux tangentiel induit par les aérateurs. Elles suivent également le mouvement de sédimentation des boues hors du module (Figure 6). Figure 6 Procédé mécanique de nettoyage MCP, à l aide de granules en matière plastique Figure 5 Vue d un module BIO-CEL BC400 La couche colmatante, déposée sur la membrane durant la filtration, est ainsi retirée sans endommager la membrane. A l extérieur du module, les billes sédimentent vers la base du module, où elles sont à nouveau entrainées par le flux tangentiel, créant ainsi un mouvement perpétuel. Les billes MCP sont conçues pour une utilisation permanente, puisqu elles sont retenues dans le bassin à l aide d un système de séparation adapté. L avantage majeur de la mise en place du MCP est la possibilité de travailler à des flux de perméation bien plus élevé. De plus, les nettoyages chimiques sont réduits au minimum, voire éliminés. Les modules BIO-CEL sont les seuls à être compatibles avec ce type de nettoyage. En effet, les autres modules ne possèdent pas les caractéristiques structurelles et hydrauliques nécessaires à la mise en œuvre d un nettoyage mécanique. Des essais sur de longues périodes ont montré qu il était possible de s affranchir complètement des nettoyages chimiques. L efficacité et la fiabilité du MCP ont été étayées par l exploitation continue d une installation pilote, durant deux ans. Des intégrations à grande échelle sont fonctionnelles depuis plusieurs années et donnent complète satisfaction aux exploitants en charge des STEP. 4. Conception de systèmes de BRM, basés sur BIO-CEL 4.1. Colmatage de la membrane et nettoyage chimique La sélection des procédés de prétraitements adéquats est primordiale pour le bon fonctionnement des systèmes se trouvant en aval. Cela est encore plus vrai dans les BRM, car certaines substances décuplent les phénomènes de colmatage ou sont susceptibles d endommager quasi-instantanément la membrane. Des paramètres spécifiques au site, tels que la taille de la STEP, les caractéristiques des eaux usées ainsi que les variations de débits, influencent directement le type et la quantité de prétraitements à installer pour garantir le fonctionnement optimal d un BRM. La complexité associée à d'autres procédés de prétraitement doit être mise en balance avec les avantages et les inconvénients des procédés en aval, notamment pour minimiser le colmatage et maximiser la durée de vie des membranes. 12/44 l v3.00f v3.00f l 13/44

8 Les prétraitements standards sont : Dégrillage et déshuilage/dégraissage Décantation primaire Lissage des débits (bassin tampon) Préfiltration (tamisage) En temps normal, on utilise un ou une combinaison de plusieurs prétraitements en fonction de la taille de la STEP et des caractéristiques spécifiques des eaux usées Dessablage et dégraissage/déshuilage En principe, il est nécessaire de prévoir au moins une étape de dessablage et une étape de dégraissage/déshuilage, afin d éliminer toute substance susceptible de bloquer la membrane. De plus, ces substances ne peuvent passer la membrane et vont petit à petit s accumuler dans le bassin de filtration jusqu à atteindre des concentrations posant problème. En général, le sable est éliminer par sédimentation et le graisses et huiles par flottation. Les recommandations pour ces équipements sont les mêmes que pour les STEP classiques. Il est préconisé de maintenir la teneur en FOG (Fat Oil Grease = Graisse organique, Huile, Graisse minérale) en-dessous des 150 mg/l. Il faut également veiller à éviter l accumulation de FOG dans le BRM en limitant par exemple l âge des boues à 25 jours maximum. Les teneurs en FOG rencontrées généralement dans des applications communales n affectent en rien les performances des membranes Décantation Primaire La mise en œuvre d un décanteur primaire constitue un élément de sécurité indéniable, mais elle n est, en général, économiquement indispensable que pour installations de grande envergure. Sa mise en œuvre dépend de la portée et des caractéristiques du projet Lissage des flux Un système de lissage (bassin tampon) des flux peut également être mis en œuvre avec un BRM BIO-CEL. Se faisant, les débits de pointe sont virtuellement éliminés ou tout du moins réduits et le flux moyen devient le facteur clé pour la définition de la surface membranaire nécessaire. L élimination de ces fortes variations de flux réduit de façon significative le stress exercé sur les membranes ainsi que le potentiel colmatant des boues. De plus, les processus biologiques sont plus performants car ces variations de débits ont des influences négatives sur les bactéries de la biomasse. Le lissage de débit est à mettre en œuvre si le coût global de l installation doit être réduit : les facteurs à prendre en compte sont la fréquence des débits de pointe, leur intensité, leur nombre et leur durée, tout comme la place disponible sur le site Dégrillage Tous les BRM BIO-CEL communaux doivent impérativement être équipés d une étape de dégrillage. Ce dégrillage est souvent double : un tamisage à fentes suivi d un tamisage fin. Dans le cas d un BRM il est nécessaire de prévoir des tamis à mailles ou à trous de 2 mm max. ou des tamis à fentes de 1 mm max., afin d assurer l élimination de toute particule coupante ou agglutinante. Il est préférable de favoriser les tamis à mailles ou à trous car leur capacité de rétention est plus élevée que celle des tamis à fente. Afin d éliminer tout risque de voir pénétrer de l eau non pré-filtrée dans le BRM il est fortement recommandé de prévoir une redondance dans les systèmes de préfiltration Colmatage de la membrane et nettoyage chimique Afin de pouvoir garantir une conception de BRM BIO-CEL économique et efficace, il est nécessaire de connaître un maximum de caractéristiques biologiques de l effluent à traiter. Les nutriments et les substances qui pénètrent dans le système, n influencent pas uniquement les conditions biologiques du réacteur, mais également les per-formances de la membrane. Bien qu il existe une grande variété de types d eaux usées, les systèmes BIO-CEL sont principalement utilisés dans deux d entre eux : les STEP communales et les STEP industrielles. L approche en terme de traitement est similaire pour les deux types, mais les différences pouvant exister au sein de leur contenu biologique en font des conceptions uniques à chaque fois Application dans les eaux usées communales L étape biologique doit être conçue de la même façon que pour les SCBA. Il faut que les standards nationaux en vigueur soient respectés, afin de garantir le bon dimensionnement/la bonne conception de la biologie (par ex. le standard allemand ATV-DVWK A131 ou le standard américain EPA 625/ a). En général, les volumes des bassins pour BIO-CEL sont bien inférieurs à ceux des SCBA, du fait de la concentration en MES plus élevée (jusqu à mg/l). Il faut prendre en compte le fait que la demande en énergie va croitre car l augmentation de la concentration en MES va entrainer une augmentation de la viscosité. Nous préconisons, pour le bassin d aération, une teneur maximale en MES de mg/l, une charge massique (ratio F/M) d environ 0,10 kgdco/(kgmes j) et un âge de boues compris entre 15 jours (si températures > 20 C) et 25 jours (si températures < 10 C) pour garantir la dégradation de tous les composés organiques présents dans l effluent. Ces conditions minimisent le potentiel colmatant de la boue et diminue les besoins en nettoyage Application dans les eaux usées industrielles La grande diversité d industries et donc de caractéristiques des effluents influence considérablement les performances de la filtration membranaire. De plus, certains produits dissouts dans l effluent (par ex. des solvants) sont susceptibles d endommager la membrane. De ce fait, il est fortement recommandé de procéder à des essais pilotes pour chaque application industrielle, afin de s assurer que toutes les substances dangereuses pour la membrane ont été retirées en amont des bassins de filtration. Ces essais permettront également de déterminer plus précisément les flux à prendre en compte pour le dimensionnement de l installation, ils permettront de même la mise au point d une stratégie de nettoyage la plus appropriée afin de définir le système présentant le meilleur rapport coût/efficacité Commentaires sur la conception biologiques, spécifiques aux BRM Lors du dimensionnement, il faut tenir compte la demande spécifique en oxygène des BRM. Dans ces derniers, la teneur en MES est généralement plus élevée que dans les SCBA, induisant ainsi une viscosité elle aussi plus élevée. Celle-ci influence directement la demande en énergie, puisqu elle conditionne le transfert d oxygène ainsi que la perte de charge lors des transferts de boues (plus élevée par ex. dans les pompes). L hydrodynamique dans les modules membranaires s en trouve également modifiée : le flux tangentiel à la surface de la membrane est réduit et le colmatage peut se faire plus rapidement. La viscosité et la filtrabilité des boues ne sont pas directement liées à la teneur en MES, mais sont un bon indicateur. Les boues activées contenant des flocs cohérents sont plus faciles à filtrer, il est donc important de privilégier des pompes de recirculation qui déstructureront le moins possible les flocs. Le facteur alpha (qui défini le transfert d oxygène dans la boue par rapport à celui dans l eau claire) diminue lorsque la teneur en MES augmente. Dans les BRM communaux, fonctionnant avec une teneur en MES comprise entre mg/l et mg/l, il est possible d utiliser un facteur alpha de 0,5 pour déterminer le transfert effectif d oxygène. Ce facteur peut être augmenté si l on diminue la concentration en MES. Il est a à noter que dans des applications industrielles présentant une forte salinité, il est possible de rencontrer des facteurs alpha bien inférieurs à 0,5. Les diffuseurs tangentiels BIO-CEL peuvent grandement contribuer à l oxygénation de la biologie. Il est prouvé, dans des conditions d utilisation normales, que ces diffuseurs permettent d atteindre des valeurs de Taux Standard Spécifique de Transfert d Oxygène (SSOTR) d environ 12 g oxygène /(Nm³air m profondeur des diffuseurs ). Les valeurs maximales de ce taux dépendent fortement de la configuration spécifique de l installation. Les valeurs les plus basses sont rencontrées dans les configurations externes, dans des bassins de filtration membranaire. Les valeurs maximales sont obtenues dans les configurations internes des modules dans le bassin d aération, ou lorsque ceux-ci sont installés dans des bassins de plus grande taille permettant à la biomasse de consommer l oxygène injecté. Veuillez nous contacter si vous tenez à prendre en compte l apport d oxygène induit par l aération «tangentielle» des modules Dimensionnement de la surface membranaire Un des aspects importants de la conception des BRM est le calcul de la surface membranaire nécessaire pour une application spécifique en considérant que l intégralité de l effluent doit être filtrée. De ce fait, la surface doit être calculée en tenant compte du débit maximum à filtrer pris à la température la plus basse rencontrée ou dans des conditions de débit de pointe. Une fois le débit de pointe déterminé, il est possible de définir le facteur de pointe souvent utilisé pour décrire les conditions hydrauliques d un BRM. Néanmoins, il est également nécessaire de prendre en compte le débit moyen. Le paramètre suivant, nécessaire au calcul de la surface est le flux de fonctionnement dont la détermination devra inclure les conditions hydrologiques moyennes et de pointe. Les débits de pointe correspondent au flux de pointe auquel les modules pourront fonctionner durant un laps de temps restreint. Le débit moyen, qui définira le flux moyen, permettra de minimiser la demande en nettoyages chimiques (voir section 3.2. et section 3.4). Divers facteurs, tels que la composition de l effluent, la température et les paramètres biologiques déterminent la valeur appropriée du flux de fonctionnement. Une fois ces valeurs définies, il est possible de calculer la surface membranaire nécessaire, mais ce calcul devra également tenir compte des arrêts de fonctionnement du faits des nettoyages, des perturbations ou encore du remplacement de modules De plus, si le débit d entrée en station varie grandement, il sera bon d envisager la mise en place d un bassin tampon afin de limiter la surface membranaire à installer. Le cas échéant, le bassin d aération peut être dimensionné de telle sorte à ce qu il offre un certain volume tampon. Veuillez nous contacter pour avoir de plus amples informations sur le flux de fonctionnement à prendre en compte dans votre application Conception de l étape de filtration Les figures ci-dessous représentent des diagrammes simplifiés de BRM BIO-CEL. La figure 8 présente la situation optimale pour un système de grande envergure. La figure 7 présente quant à elle une implémentation plus simple pouvant être mise en œuvre dans des systèmes plus petits. 14/44 l v3.00f v3.00f l 15/44

9 P08 pompe de vidange à grande capacité (pour vidanger le bassin par ex. pour un nettoyage intensif) B01 surpresseur pour la biologie (apport d oxygène pour l élimination du carbone et la nitrification) B02 surpresseur pour l aération tangentielle. (voir section 4.8) Vannes : V01 vanne / système d isolement de la ligne perméat (ouvert/fermé) V02 vanne / système d isolement pour la désaération (ouvert/fermé ; pour la désaération de la ligne perméat (voir V01)) V03 et V04 vanne / système d isolement pour les lignes de produits chimiques Figure 7 P&ID d un BRM BIO-CEL avec le minimum d équipement Équipements auxiliaires : S01 tamis, mailles ou trous de 2 mm LIR capteurs de niveau (T02, T03, T05) QIR sonde à oxygène (sonde à oxygène dissout dans T02); pour contrôler B01 (en général 2 mg/l d oxygène dissout) (optionnel, non indispensable pour la filtration membranaire) TIR sonde de température (ligne perméat); la perméabilité dépend de la température, donc afin de pouvoir comparer différente valeur de perméabilité il est nécessaire de connaître la température afin de la corriger) QIR sonde de ph (ligne perméat); pour contrôler le ph, particulièrement durant les rétrolavages chimiques. QIR sonde MES (T03); peut être utilisée pour contrôler le débit de recirculation ou l extraction de boues car la teneur en MES dans le bassin de filtration ne doit pas dépasser mg/l. FICR débitmètre dans les lignes perméat. Afin de contrôler la pompe volumique de perméat, le débit doit être mesuré. Sachez que cette mesure est critique pour l intégralité du process, c est pourquoi nous vous préconisons de tester et de calibrer fréquemment le débitmètre. PICR pressostat (pression positive ou négative) dans les lignes perméat. Une mesure digitale de la pression, côté perméat, avec une précision de +/- 5 mbar est essentielle afin de pouvoir stopper le plus vite possible les appareils si la pression dépasse les valeurs limites. Sachez que cette mesure est critique pour l intégralité du process, c est pourquoi nous vous préconisons de tester et de calibrer fréquemment le pressostat Application dans les eaux usées communales Configuration des lignes de filtration Même les plus petites installations devraient être équipées de deux lignes de filtration afin l une puisse tourner lorsque l autre est en maintenance. Pour de plus grandes installations, il est recommandé de mettre en place plusieurs lignes afin d optimiser le traitement et de répartir les débits entrant. De plus, la fiabilité opérationnelle des périphériques s en trouvera augmentée, puisque la charge de travail de chacun d eux diminuera. Pour les grandes installations, il est possible de faire fonctionner jusqu à 8 modules sur une même ligne de filtration. Les canalisations de perméat devront être conçues de telle sorte que tous les modules subissent la même charge hydraulique et qu ils aient la même capacité de perméation. Un maximum de 4 trains de 8 modules chacun, peut être connecté sur une même pompe de perméat, soient 32 modules (8 x 4) par ligne de filtration. La conception de la STEP doit permettre une flexibilité, aussi cette configuration de 32 modules n est recommandée que dans les STEP de grande envergure et ayant plus de 4 lignes de filtration. Bassins : T01 T02 Figure 8 P&ID d un BRM BIO-CEL avec le maximum d équipement bassin d anoxie pour la dénitrification, équipé d un agitateur bassin d aération pour la nitrification et l élimination des substances carbonées, équipé de diffuseurs fine bulle (voir section 4.2) T03 bassin de filtration (voir section 4.4.1) T04 pot de désaération (voir section 4.4.3) T05 cuve de perméat (voir section 4.4.2) T06 et T07 cuves à produits chimiques (voir section 4.5) Dimensionnement des bassins de filtration Une fois la configuration des lignes de filtration terminée, il convient de dimensionner convenablement le bassin de filtration (T03). Afin de permettre aux modules BIO-CEL de fonctionner correctement, il est nécessaire qu ils soient recouverts d une certaine hauteur de boues. De plus, il faut veiller à respecter la garde au sol préconisée, afin d assurer une répartition efficace de l air par les diffuseurs. Les modules BC50F et BC100F nécessitent une garde au sol minimale de 200 mm alors que le BC400F nécessite quant à lui 400 mm. (Figure 9) Pompes et surpresseurs : P01 pompe d alimentation P02 pompe de recirculation des nitrates de T02 à T01, par ex. pompe centrifuge. Le retour de la boue se fait via un déversoir entre T02 et T01. P03 pompe de recirculation des boues de T03 à T02, par ex. pompe centrifuge. Le retour de la boue se fait via un déversoir entre T03 et T02. C est le meilleur moyen de renvoyer la boue surnageante vers le bassin d aération. Le débit de recirculation doit être 5 fois supérieur à celui d extraction de perméat afin d éviter la concentration des boues dans le bassin de filtration T03. Pour les systèmes équipés de bassin d anoxie il est recommandé d utiliser une recirculation jumelée (T03 T02 + T02 T01). Une recirculation directe de T03 vers T01 amènerait une quantité non négligeable d oxygène dissout vers T01, impactant ainsi la dénitrifica-tion. P04 pompe à perméat (réversible) (voir section 4.4.2) P05 et P06 pompes doseuses pour produits chimiques (voir section 4.5) P07 pompe d extraction à faible capacité (pour extraire l excès de boues) 16/44 l v3.00f v3.00f l 17/44

10 Couverture des bassins de filtration La présence de feuillage ou d autres matériaux dans le système peut amener au bouchage des canaux tangentiels, empêchant la circulation de la boue dans ceux-ci. La boue emprisonnée va être déshydratée et s épaissir, jusqu à bloquer la membrane et faire perdre de la surface active au système. De plus, l apport d oxygène n étant plus assuré, le développement de conditions anaérobiques peut endommager la membrane. Afin d éviter cette situation, tous les bassins (et pas uniquement ceux de filtration) doivent être couverts pour empêcher la chute de feuilles ou autres. Tous les déchets de montages (morceaux de câble, rilsan ), qui pour-raient avoir le même effet, doivent impérativement êtres retirés. Montage des modules dans le bassin de filtration Les modules BIO-CEL sont conçus pour être suspendus dans la boue activée. Il est néanmoins possible de les poser au fond du bassin de filtration pour peu qu ils soient maintenus afin de prévenir tout déplacement. Il faut bien sûr tenir compte de l encombrement au sol, tel qu il a été décrit précédemment. La Figure 11 présente un module suspendu. Le niveau de la boue doit être au moins à 30 cm au dessus du module. Il est suspendu à l aide d une barre transversale (through beam) et d un support mural (bracket), décrit également dans la Figure 11. Figure 9 Garde au sol minimale pour un module BC400 La somme de la hauteur du module, de la hauteur de boue à avoir au dessus du module et de sa garde au sol minimal, vous donne la profondeur minimale à prendre en compte pour le bassin de filtration (Tableau 1). De plus, nous préconisons de prendre comme surface de base du bassin, au moins le double de l encombrement au sol des modules afin de garantir que la vitesse de sédimentation des boues hors des modules soit la même que la vitesse ascendante des boues dans les modules. Il faut également veiller à respecter un espace entre les modules et entre les modules et les murs de 200 mm (Figure 10). Figure 11 Module BIO-CEL monté selon la méthode suspendue En guise d alternative, il est possible de les installer à l aide du support décrit dans la Figure 12. Ce support permet une installation très facile et donc un démarrage rapide du système, minimisant par la même, le risque d endommager les modules. Une fois le support en place, une série de goupilles de sécurité évite tout mouvement incontrôlé du module et empêche ainsi tout dommage lors du fonctionnement. Figure 10 Distance à respecter pour une installation de modules BIO-CEL (BC400) Le Tableau 1 présente uniquement les valeurs minimales requises. D autres facteurs entrent en ligne de compte. Il faut ajouter aux profondeurs, une valeur de sécurité afin de pouvoir contenir l éventuelle formation de mousse. Ces profondeurs peuvent également varier en fonction de la nécessité, pour les diffuseurs, d aérer la biomasse. Quoi qu il en soit, et plus particulièrement dans le cas de modernisation ou de rééquipement de cuves existantes, le système doit s adapter aux dimensions réelles des bassins. Tableau 1 Paramètres de dimensionnement des bassins de filtration, par module Module Hauteur d eau min. au-dessus du module Garde au sol Profondeur min. de cuve Encombrement au sol par module BC50 20 cm 20 cm 1.80 m 0.9 m 2 BC cm 20 cm 1.80 m 1.8 m 2 BC cm 40 cm 3.40 m 2.8 m 2 Figure 12 Système de support pour la suspension des modules Il faudra baisser le niveau de boue pour mettre en place ou retirer les modules. Il existe d autres systèmes de fixation qui permettent de retirer les modules sans baisser le niveau. N hésitez pas à nous contacter pour avoir de plus amples détails. Dans certains cas, l installation suspendue n est pas envisageable et les modules devront être posés au fond du bassin. L intégrateur pourra installer une base, ou «pied» proposé par ALTING / MICRODYN-NADIR, pour garantir la garde au 18/44 l v3.00f v3.00f l 19/44

11 sol minimale de 400 mm. Il faut également veiller à sécuriser le haut du module par rapport aux murs du bassin afin de prévenir tout mouvement latéral pouvant être induit par les turbulences qui règnent au sein du bassin de filtration. Quelle que soit la méthode de fixation retenue, il est impératif que les modules soient stables. Dans des conditions statiques, le haut du module ne devra pas bouger de plus de 5 mm afin de ne pas perturber la distribution égale de l air. En fonctionnement, le module ne devra pas bouger de plus de 20 mm, faute de quoi il pourrait être endommagé. L air dissout dans le perméat, repasse sous forme gazeuse dans la ligne de perméat et va s accumuler dans les points hauts du système, interférant ainsi avec les mesures de pressions. Afin d éliminer ce problème, il convient de n avoir qu un seul point haut et d y installer un pot de désaération (T04) (voir section 4.4.3). Il convient de dimensionner la ligne de perméat de telle façon que la vitesse du perméat soit nettement inférieur à 1 m/s (Vp << 1 m/s). Le pot de désaération n est pas nécessaire si l unique point haut de la ligne se situe au niveau de la cuve de perméat. En effet, l air présent dans la ligne passera la pompe et s échappera dans la cuve, sans compromettre les mesures de PTM. Cuve de perméat (T05) La cuve de perméat (T05) est également un élément clé du système de collecte du perméat, puisque c est elle qui va recueillir l eau épurée, pompée depuis le bassin de filtration. Il faut la dimensionnée de telle façon à ce qu a tout moment elle contienne suffisamment d au pour pouvoir procéder aux rétrolavages des modules, à savoir 3 à 4 L de perméat par m² de surface membranaire (ex. : 1x BC à 400 L de contenance minimale pour la cuve perméat). Si l installation comporte plusieurs lignes de filtration, le volume peut être moindre, puisque durant le rétrolavage d une ligne, les autres produisent du perméat. Le volume utilisé pour dimensionner la cuve ne doit pas excéder 10 L/m² car il ne s agit pas d induire un temps de séjour du perméat trop long. Évitez également l exposition directe au soleil, pouvant entraîner une prolifération d algues. Le rejet se fera par le biais d une surverse afin de garantir une quantité de perméat adéquate pour pouvoir procéder aux rétrolavages Système de désaération Comme nous l avons vu dans la section 4.4.2, l air dissout dans le perméat, repasse sous forme gazeuse dans la ligne de perméat et va s accumuler dans les points hauts du système, interférant ainsi avec les mesures de pressions. Afin d éliminer ce problème, il convient de n avoir qu un seul point haut et d y installer un pot de désaération (T04). Il faut que les tuyauteries allant des modules vers la cuve de perméat présentent des pentes ascendantes entre les modules et T04 et descendantes entre T04 et la pompe/cuve de perméat, de telle sorte que T04 se trouve bien en position haute sur la ligne. Le volume optimal du pot de désaération dépend d une multitude de paramètres et il est nécessaire de nous consulter afin de le valider. L équation 5 donne une estimation du volume nécessaire en fonction de la surface membranaire installée sur la ligne. Équation 5 Dimensionnement basique du pot de désaération Le volume minimal de T04 sera de 10 L et son volume maximal sera de 100 L pour des raisons économiques. Il est préférable de réaliser le pot en matériau transparent ou de l équiper d un hublot afin de permettre à l opérateur de vérifier l accumulation d air et d optimiser le processus de désaération. Attention néanmoins à la possible prolifération d algues Système de collecte du perméat Figure 13 Module BIO-CEL monté selon la méthode posée Une fois extrait physiquement de la boue, le perméat est acheminé par le système de collecte, vers la cuve de perméat. Pompe à perméat (P04) Il est fortement recommandé que le sens de fonctionnement de la pompe à perméat (P04) puisse être inversé et que sa plage nominale de pression s étende de -500 mbar à +500 mbar (en général, on privilégie les pompes à rotor excentré et les pompe à lobes). Ces caractéristiques sont importantes pour pouvoir garantir la possibilité de filtrer (marche avant) et de procéder au rétrolavage (inversion de la pompe). Chaque ligne de filtration devra être équipée de sa pompe à perméat, dimensionnée sur le flux brut maximal et la surface membranaire installée (voir section 3.2). Il est préférable de prévoir une redondance des systèmes (pompe, tuyauterie et vannes), afin que plusieurs pompes puissent être installées pour garantir l aspiration, ou que des pompes de secours soient disponibles sur site (minimisation des temps d arrêt en cas de panne imprévue). Le dépannage peut être simplifié si le système de tuyauterie permet l isolement de certaines sections. L annexe 4 donne l exemple de 3 pompes couvrant les besoins et les aspects de redondance pour un BRM avec deux trains de modules. Il est également possible exploiter une installation BIO-CEL sans pompe à perméat, par méthode gravitaire, mais il est important de noter que ce type de fonctionnement est difficile à gérer dans le cas où de fréquents rétro-lavages sont nécessaires. Consultez-nous si vous souhaitez mettre en œuvre un fonctionnement gravitaire. Ligne de perméat et vannes La pompe à perméat est connectée aux modules à l aide d une série de tuyaux, de vannes et de raccords. Un système de tuyauterie adéquat est nécessaire afin de garantir le bon fonctionnement du BRM tout en respectant les préconisations de flexibilité et de redondance décrites dans la section Il est préférable de garder la ligne de perméat la plus courte possible afin de minimiser les pertes de charge. La fréquence de la désaération dépend fortement de la quantité d air accumulée, elle-même liée à la teneur en oxygène dissout et à la PTM. Une valeur élevée de ces deux paramètres augmente l accumulation d air. La fréquence dépend également du volume du pot de désaération (des pots plus petits nécessitent des désaérations plus fréquentes). La désaération automatique peut être couplée aux cycles de rétrolavage. La figure 14 montre un cycle standard de désaération : V01 se ferme après que V02 ait été ouverte. La pompe P04 démarre en mode rétrolavage. L air accumulé dans T04 est expulsé via V02, soit dans la cuve de perméat (solution à privilégier), soit dans le bassin de filtration. Figure 14 Schéma d un cycle de désaération 20/44 l v3.00f v3.00f l 21/44

12 4.5. Système de nettoyage chimique Le nettoyage des modules BIO-CEL est nécessaire pour restaurer la perméabilité nominale ou l augmenter lorsque la PTM atteint un niveau trop élevé. Les facteurs amenant à une perte de perméabilité sont multiples et diverses stratégies sont récupération sont nécessaires. En général, il existe deux types de nettoyage chimique : le nettoyage de maintenance (NM ou MC) et le nettoyage intensif (NI ou IC). Dans des conditions d exploitation normales, le NM est généralement suffisant. Néanmoins, lorsque surviennent des conditions de charge extrêmes ou un incident, il peut s avérer nécessaire de procéder à un NI en immergeant les modules dans un bain chimique Nettoyage de maintenance (NM/MC) Le nettoyage de maintenance se fait par l adjonction de produits chimiques (NaOCl, H 2 O 2, acide citrique) lors du rétrolavage. Le cycle de nettoyage est directement programmé dans l automate de l installation. La section donne tous les détails d un tel nettoyage. Les paramètres (concentration des produits, flux de rétrolavage, durée, temps d imprégnation, et nombre de cycles) sont à implémenter dans le logiciel de gestion de l installation afin de garantir un niveau optimal de fonctionnement des modules BIO-CEL. La fréquence des nettoyages dépend de la qualité de l affluent. Même si le procédé de nettoyage mécanique MCP est implémenté, il convient de procéder occasionnellement à des nettoyages de maintenance ne seraitce que pour désinfecter les lignes de perméat. Ce nettoyage se fait in situ et de façon automatisée. La quantité initiale de mélange produits/perméat à injecter est égale à 150 % du volume des poches membranaires (1L/m² membrane ). Il s en suit un temps de trempage prédéfini dans l automate, après quoi on procède à une réinjection de mélange équivalent à 50 % du volume des poches afin de compenser la perte de concentration en réactifs due à leur consommation. Cette réinjection peut être répétée plusieurs fois pour augmenter l efficacité du nettoyage. Le nombre de réinjection possible sera limité par la taille de la cuve de perméat (voir section 4.4.2). Vous trouverez des exemples précis dans les annexes 2 et 3. Équation 6 Capacité de la pompe doseuse La pompe doseuse doit être dimensionnée de telle sorte à fournir une TCC maximale de ppm de chlore, 1 % de H 2 O 2 et 1 % d acide citrique Tableau 3 Exemple de paramètres pour un NM (1 x BC400) Paramètre Valeur 1 Valeur 2 Valeur 3 Valeur 4 Valeur 5 Valeur 6 Produit chimique NaOCl Acide citrique TCC [ppm] 250 1,000 1, % /2, % /5, % /5,000 SCC [ppm] 130,000 50% / 500,000 MOD [-] 1 1 Amem [m²] CBF [LMH] LMH DPC [L/h] Il est possible de déterminer le temps de nettoyage comme suit (Equation 7 et Equation 8). Équation 7 Durée initiale du rétrolavage pour un NM Veillez à ce que le ph reste dans une plage allant de 2 à 11, pour éviter tout dommage au niveau des modules. Cuves de produits chimiques (T06 et T07) Ces cuves sont nécessaires au stockage des produits chimiques pour pouvoir procéder périodiquement aux NM. Chaque produit chimique dispose de sa propre cuve (T06 et T07) et de sa propre pompe doseuse. Il est impératif de ne jamais mélanger ces produits entre eux, car le système et l opérateur seraient alors exposés à des émanations toxiques de chlore. Pompe doseuse de produit chimique (P05 et P06) Nous préconisons l utilisation de pompes doseuses électromagnétiques pour contrôler l apport et le dosage des produits chimiques lors des nettoyages. La capacité de la pompe doseuse (DPC - Dosing Pump Capacity) dépend de divers facteurs tels que la concen-tration de la solution «fille» (TCC - Target Chemical Concentration), la concentration de la solution «mère» (SCC Source Chemical Concentration), le nombre de modules (MOD), la surface membranaire par module (A membrane ) et le flux de rétrolavage chimique (CBF - Chemical Backwash Flux). Tableau 2 Paramètres pour un nettoyage chimique Paramètre Abrév. Plage Valeur standard Flux de rétrolavage chimique CBF 5 15 LMH 10 LMH Concentration de la solution «mère» SCC NaOCl: 13% z 130,000 ppm H 2 O 2 : 30% - 50% Citric acid: 50% Concentration de la solution «fille» TCC NaOCl: 100 1,000 ppm H 2 O 2 : 0.5% - 1.0% Citric acid: 0.5% - 1.0% NaOCl: 500 ppm H 2 O 2 : 0.5% acide: 0.5% Temps de trempage ST min 60 min Durée initiale de rétrolavage IBT 5-30 min 150% du volume des poches Durée de répétition du rétrolavage (Réinjection) RBT 2 15 min 50% du volume des poches Équation 8 Durée de répétition du rétrolavage (réinjection) pour un NM En temps normal (CBF = 10 LMH), la durée initiale du rétrolavage (IBT) est de 9 min et celle de la répétition du rétrolavage (RBT) est de 3 min Nettoyage Intensif (NI/IC) La stratégie de nettoyage décrite ci-dessus (NM) est généralement suffisante tant que les modules fonctionnent dans des conditions d exploitation normales. Néanmoins, lorsque surviennent des conditions de charge extrêmes ou un incident provoquant un colmatage important de la membrane, il peut s avérer nécessaire de procéder à un NI en immergeant les modules dans un bain chimique. Cette opération peut être effectuée, soit dans le bassin de filtration, une fois celui-ci vidé, soit dans une cuve indépendante (cuve de CIP). Si le nettoyage doit ce faire in situ, il faut que le bassin soit conçu pour résister au caractère corrosif des produits utilisés. La taille de la cuve de CIP doit être dimensionnée au plus juste pour accueillir le module, afin de minimiser la consommation de produits chimiques. Les dimensions minimales d une telle cuve sont : L = 200 cm, l = 140 cm, h = 350 cm. Le volume de solution nettoyante dans la cuve sera alors d environ 8.4 m³, avec une hauteur de liquide à 50 cm du bord. Il est nécessaire de pouvoir alimenter le module en air, dans la cuve de CIP ( mbar). Un NI pour un module consomme environ 65 L de NaOCl à 13% ou 37 L de H 2 O 2 à 30% et/ou 85 L d acide citrique à 50% Produits chimiques Il convient d utiliser de l hypochlorite de sodium (NaOCl) en guise d agent biocide à une concentration de 250 à pm de chlore actif, avec un temps de séjour de plusieurs heures (dépend du colmatage). Le ph doit être maintenu entre 10 et 11 par l adjonction de soude (NaOH). Le peroxyde d hydrogène (H 2 O 2 ) peut être une alternative à l hypochlorite. En attendant un meilleur retour d expérience, nous préconisons de prendre une concentra-tion de 0.5%. Toute autre valeur de concentration devra, au préalable, faire l objet d une validation écrite par ALTING/MICRODYN-NADIR. La plupart des produits nettoyant sur le marché sont à base d hypochlorite de sodium, néanmoins ils devront être validés par écrit par ALTING/MICRODYN-NADIR. Nous préconisons l utilisation d acide pour retirer les précipités minéraux sur la membrane (acide citrique à 0.5% pendant plusieurs heures, ou de l acide formique ou acétique en guise d alternative). Les membranes doivent être suffisamment rincées avant et après le nettoyage. 22/44 l v3.00f v3.00f l 23/44

13 Note : Stockez les produits chimiques de façon appropriée en suivant toutes les règles de sécurité. Eliminez les solutions nettoyantes de façon appropriée. En général, elles peuvent être versées dans le bassin biologique (attention, dosage lent. Veillez également à être en conformité avec la législation relative à la concentration en AOX) Il est impératif de documenter et d archiver l intégralité du processus de nettoyage (quantités de produits utili-sées, concentrations des produits, temps d application, etc.). Il est nécessaire de mettre à jour les procédures de nettoyage en fonction de l expérience acquise au cours de l exploitation de la STEP. Certains produits de nettoyage sont susceptibles d attaquer, à fortes concentrations, la membrane, le drain, ainsi que le support de la membrane, menant à un vieillissement prématuré des modules. Les cuves servant au NI doivent être protégées afin de résister aux produits chimiques (par ex. application d une résine protectrice spécifique). La grille de séparation est de type «grille de fils métalliques triangulaires» ou «tamis à fente», installée avec une légère inclinaison (1 à 3 ) et au pied de laquelle est placée un diffuseur d air assurant le flux tangentiel le long de la grille afin d éviter le colmatage de celle-ci. Le débit d air à prendre en compte est de 3 à 5 Nm³/(h*m longeur de diffuseur ) Mise en œuvre du procédé de nettoyage mécanique (MCP) Au démarrage, il est nécessaire d introduire les billes MCP en quantité suffisante pour atteindre une concentration de 4 à 10 kg de billes par m³ de boue activée. La quantité exacte dépend de la stratégie de fonctionnement mise en œuvre (voir figure 15). En général, il s agit de séparer les billes de la boue, durant le fonctionnement, à l aide de grilles immergées, présentant des fentes de 3 mm. Elles sont extraites, soit de la boue renvoyée dans le bassin d aération, depuis le bassin de filtration (figure 15, en haut), soit de la boue en excès soutiré du bassin d aération (figure 15, en bas). La première option diminue la quantité de billes MCP à introduire dans le système, mais nécessitera un dimensionnement plus grand de la grille de séparation à mettre en place car le volume hydraulique à traiter est plus important. La seconde option induit la présence de billes dans l intégralité du système, mais minimise la taille de la grille de séparation, puisque seul le volume de boues en excès soutiré est à traiter. Figure 16 Rétention des billes MCP à l aide de la grille MCP L équation suivante peut être utilisée pour déterminer la surface de grille nécessaire : Équation 9 Dimensionnement de la grille MCP Avec A Grille = Surface effective de la grille [m²] Q Boue = Débit de boue [m³/h], par ex. celui du renvoi de la boue vers le bassin d aération Cette formule tient compte d une taille de fente de 3 mm et d un taux d ouverture d au moins 50% Instrumentation Afin de garantir le bon fonctionnement du système, il est nécessaire d intégrer des capteurs, des vannes et des sondes de contrôle tels qu ils sont décrits dans la section 4.4. Une liste détaillée, correspondant à la figure 7 y est consultable Mesure de la PTM Comme nous le mentionnions dans la section 3.2, la PTM est un paramètre de fonctionnement devant être contrôlé en continu. Nous préconisons l utilisation d un pressostat digital de haute précision. Les figures 7 et 8 montrent une PTM mesurée par le capteur (PICR) qui veille à ce que les pressions critiques ne soient jamais dépassées afin d éviter tout dommage. Il est impératif de calibrer correctement le capteur (section 3.2) afin de garantir la pertinence de la mesure de pression. Pour minimiser l impact des pertes de charge sur les valeurs transmises, il s agit de placer le capteur au plus près des modules. L échantillonnage des prises de pression sera fait toutes les secondes et doit être transmis directement à l automate. Une valeur de PTM sera enregistrée au moins toutes les minutes. Figure 15 Exemple de BRM avec MCP (surfaces grisées : boues + MCP) Mesure de débit Le débit est un autre paramètre important qui, avec la surface membranaire, détermine le flux de fonctionnement du système, comme nous l avons vu dans la section 3.2. Le débitmètre (FICR dans les figures 7et 8) surveille la quantité d affluent traitée et indique des problèmes potentiels si les valeurs servant aux calculs ne sont pas atteintes. Nous préconisons l utilisation de débitmètres électromagnétiques, beaucoup plus précis. Veillez à ce que le débitmètre choisi soit capable de mesurer des débits dans les deux sens de circulation (filtration et rétrolavage). Les mesures de débits devront être enregistrées en continue et mises en regard de la PTM. 24/44 l v3.00f v3.00f l 25/44

14 Mesure de température et de ph Dans les figures 7 et 8, la sonde de température est symbolisée par TIR et QIR. La température influence divers paramètres et doit être surveillée de façon continue. Elle détermine pour partie la viscosité dont dépend la filtrabilité de la boue. Une connaissance précise de la température est nécessaire à toute détermination de flux ainsi qu à l estimation des coûts en rapport avec les consommations énergétiques. Le ph est à surveiller pour vérifier la qualité du perméat, puisqu il traduit le ph de la biologie. Il faut également le surveiller durant les NM, c est pourquoi nous préconisons de place la sonde phmétrique entre les membranes et le point d injection des produits chimiques Mesure de turbidité Un moyen simple et précis pour déterminer la performance séparative du système est la surveillance de la turbidité dans le rejet. Une turbidité élevée indique la présence de fuites, soit dans les modules, soit dans la collecte du perméat et l installation doit immédiatement être arrêtée afin de procéder à des investigations. La mesure de turbidité n est pas essentielle pour garantir la stabilité du process Équipement auxiliaire En plus de l instrumentation citée dans la section 4.6, il est nécessaire d installer divers équipements auxiliaires pour surveiller correctement le système. Des sondes à oxygène dissout, à MES et des capteurs de niveau dans les bassins sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l ensemble. Une liste complète de sugges-tions en matière d équipements auxiliaires est disponible dans la section 4.4. La liste des données à transmettre à ALTING/MICRODYN- NADIR est disponible dans l annexe 5. Une fois le système opérationnel, il est possible d effectuer des tests complémentaires afin de s assurer de la performance des modules. La mesure de la turbidité en ligne est un excellent et simple moyen de suivi de la performance du système. Elle peut être complétée par des analyses du rejet en laboratoire. Reportez-vous à l annexe 4 pour connaître les données à nous transmettre en cas de réclamation Procédure d installation des modules BIO-CEL Sur site, les modules sont installés soit dans le bassin d aération, soit dans le bassin de filtration. Le bassin doit être, au préalable, équipé de toute la tuyauterie afin de pouvoir rapidement procéder au démarrage de l installation. Les appareils de manutention doivent être disponibles sur site (chariots élévateurs, grue, etc.). Avant l installation, les bassins doivent être minutieusement nettoyés et tous les débris de construction doivent impérativement être éliminés sous peine d endommager les membranes. Il faut veiller à porter une attention toute particulière aux cuves et au système de collecte de perméat, avant d y introduire de l eau propre. Manutention des modules Le module peut être levé à l aide d une grue, en fixant les élingues de transport aux quatre coins des barres en INOX, au niveau des cassettes. Soulevez et abaisser le module verticalement, ne le déplacer pas latéralement en le poussant (Figure 17) Surpresseurs pour le flux tangentiel Le système d aération est très important dans les systèmes BIO-CEL. Le flux tangentiel induit par les diffuseurs génère des turbulences et des forces de cisaillement à la surface des membranes pour limiter le colmatage, tout en oxygénant la biomasse. Pour des BC400, il est nécessaire d amener 140 Nm³/h/module pour atteindre les conditions hydrodynamiques optimales (voir tableau 4 pour de plus amples détails). En général, on installe un surpresseur par ligne de filtration mais il est recommandé de disposer d appareil de secours ou de faire en sorte que l installation présente des redondances des systèmes de fourniture en air afin de garantir une aération continue. Veillez à tenir compte des pertes de charge induites par la tuyauterie, les différences de niveau et les diffuseurs d air (env. 90 mbar dans le cas d un BIO-CEL BC400). Tableau 4 Paramètres pour la conception de l aération des modules BIO-CEL Paramètre BC10-10 BC50F BC100F BC400F Fonctionnement 6 Nm³/h 30 Nm³/h 60 Nm³/h 140 Nm³/h Débit maximal d aération 10 Nm³/h 40 Nm³/h 80 Nm³/h 140 Nm³/h Débit maximal d aération à la mise en service 10 Nm³/h 60 Nm³/h 100 Nm³/h 160 Nm³/h Perte de charge des diffuseurs * Diamètre des diffuseurs <150 mbar (22 mm)* 60 mbar (67 mm)* 60 mbar (67 mm)* 5. Procédures de fonctionnement des modules BIO CEL 5.1. Démarrage / Mise en service 90 mbar (67 mm)* Assemblage des modules Tous les modules BIO-CEL sont assemblés dans l usine MICRODYN-NADIR de Wiesbaden, en Allemagne. Une fois les cassettes assemblées, elles sont soumises à un contrôle qualité afin d assurer la conformité des modules et des membranes (voir section 5.1.2). Figure 17 Points d ancrage (gauche) et levage (droite) Utilisation de chariots élévateurs Les modules BIO-CEL BC50F, peuvent être manutentionnés à l aide d un chariot élévateur lorsqu ils sont sécurisés sur une palette afin de prévenir tout glissement ou choc. Les modules BC100F et BC400F peuvent être manutentionnés sans palette, uniquement dans les conditions suivantes : Les modules doivent être manutentionnés comme décrit dans la figure 18. Veiller à ce que les fourches du chariot aient une longueur adéquate (1 400 mm pour le BC400F et mm pour le BC100F). Les deux côtés opposés du bac receveur doivent impérativement reposés sur les fourches. Attention, si le module venait à glisser des fourches, les diffuseurs pourraient être endommagés. L écartement des fourches doit être d au moins 500 mm. Le BC400F dispose d un centre de gravité relativement haut du fait de la présence des barres transversales de levage, situées en haut du module. Il est impératif de le sécuriser avant toute manipulation afin d éviter tout glissement ou choc. Attention : Les dommages occasionnés par une manutention inappropriée, annulent la garantie Tests d intégrité Afin de garantir la conformité de tous les modules BIO-CEL aux rigoureuses normes de performance de MICRODYN- NADIR, les cassettes et les modules assemblés sont soumis à un test d intégrité, tout de suite après leur fabrication. De ce fait, tous les modules préassemblés sont considérés comme étant exempts de toute fuite. Un test de tenue en pression peut être effectué après assemblage sur le site d implantation. La même méthode peut être employée si un test d intégrité s avérait nécessaire après la mise en service. Le test de tenue en pression doit être supervisé par ALTING/ MICRODYN-NADIR. 26/44 l v3.00f v3.00f l 27/44

15 9. Connecter à présent le tuyau d extraction de perméat au module. 10. Procéder à la désaération de la ligne de perméat. Il peut s avérer nécessaire d augmenter le niveau de filtration pour facilité la désaération. Cette opération peut prendre du temps, mais elle est nécessaire à une bonne lecture de la pression réelle du système. Une fois la désaération effectuée, les valeurs nominales de fonc-tionnement peuvent être remise en place. 11. Répéter l étape 8 (fonctionnement automatique et alarmes) 12. Tester les procédures automatiques de nettoyage des modules membranaires. Les produits chimiques peuvent être remplacés par de l eau durant le test. Vérifier que les débits des pompes doseuses sont conformes aux débits du dimensionnement (voir section 4.5). 13. Le bon déroulement des tests à l eau claire est nécessaire avant le démarrage de l installation avec de la boue ou des eaux usées. Figure 18 Utilisation de chariots élévateurs MICRODYN-NADIR a développé une structure de levage appelée «TIGER» pour la manipulation des modules BC400. Le TIGER se fixe aux barres transversales de levage situées en haut du module afin de garantir un transport en toute sécurité (voir figure 19). Démarrage avec de la boue activée 1. La boue activée doit être tamisée (< 2 mm) avant d être introduite dans le bassin, par exemple par le tamis à l entrée de la STEP. La teneur initiale en MES doit être supérieure à 1 g/l. Il faut analyser les MES et les MVS. Les données doivent être consignées et mises à disposition d ALTING/MICRODYN-NADIR. 2. Aérer la boue durant au moins 24 heures sans filtration. 3. Avant de démarrer avec la boue, il convient de remplir les cuves de produits chimiques avec leurs réactifs respectifs. 4. Ne pas dépasser un ratio F/M d environ 0.07 kgdbo 5 /(kgmes j) ou 0.14 kgdco/(kgmes j), en maintenant la charge de l eau brute proportionnelle à la teneur en MES (si celle-ci est à 20% de la teneur «cible», il ne faudra filtrer que 20% du débit «cible» en eau brute). 5. La procédure de filtration doit être à même de fonctionner automatiquement (pas de mode manuel). 6. Il convient de procéder aux analyses prescrites dans l annexe 5, durant la phase de démarrage. Les résultats doivent être consignés et mis à disposition d ALTING/MICRODYN-NADIR. Les caractéristiques biologiques et les capacités à prendre en compte au démarrage d un BRM sont les mêmes que celles des SCBA. Le démarrage des modules, dans une application communale, se fait à basse pression et à bas flux (< 10 L/(m² h). L augmentation se fait doucement, sur plusieurs jours (par ex. une semaine). Dans une application industrielle, le démarrage sera encore plus lent. Les BRM ont une grande propension à générer de la mousse, du fait d une capacité spécifique d aération très élevée, surtout à la mise en service. La solution servant à stabiliser la membrane en usine, contient des surfactant ayant pour conséquence la formation de mousse (voir section 5.2.3) Procédures de fonctionnement normale Procédures initiales de fonctionnement Figure 19 La structure de levage TIGER pour transporter les BC400 Les diffuseurs d air des modules BIO-CEL doivent fonctionner au moins durant 24 heures aux débits de mise en service spécifiés dans le tableau 4, avant de pouvoir procéder à la filtration. La procédure de démarrage des modules se fait sous l entière responsabilité du client. MICRODYN-NADIR peut fournir, à la demande, une procédure de démarrage spécifique à votre installation BIO-CEL. L intégralité du BRM doit être testée en eau claire, avant toute introduction de boues ou d eau usée dans le système. Durant ce test, toutes les fonctions en rapport avec la filtration membranaire ainsi que la programmation de l automate (PLC) doivent être contrôlées. Tests à l eau claire 1. Avant de mettre en place les modules, les bassins, cuves et tuyauteries de collecte de perméat doivent être certifiées exempts de tout débris. De telles particules sont susceptibles d endommager irrémédiablement les membranes. 2. Installer les modules BIO-CEL en connectant l approvisionnement d air. Le système d extraction de perméat ne doit pas être connecté et doit être exempt de tout débris. 3. Remplir le bassin avec de l eau claire exempte de tout débris ou particule solide susceptible d endommager les membranes. Le niveau d eau doit être suffisant pour recouvrir les membranes mais pas les brides de connexion «perméat» du module. 4. Vérifier l aération des membranes (distribution de l air pour le flux tangentiel) 5. Placer le tuyau de raccordement du module au système de collecte de perméat, dans l eau claire. NE PAS CONNEC- TER CES TUYAUX AUX MODULES, POUR LE MOMENT! Vous pouvez maintenant pomper de l eau claire et amorcer le système sans risques pour les membranes. Voir l annexe 8 pour de plus amples détails. 6. Vérifier le bon fonctionnement de tous les capteurs (débitmètres, pressostats, capteurs de niveau, etc.). Durant ces tests, les modules ne doivent pas filtrer d eau afin d éviter tout dommage involontaire au niveau des membranes. 7. Calibrer le pressostat/transmetteur de PTM comme décrit dans la section Tester le fonctionnement automatique du cycle de filtration et de toutes les alarmes. Veiller tout particulièrement au bon déclenchement de l arrêt automatique du système en cas de surpression (-400 mbar en aspiration/filtration, +150 mbar en rétrolavage) Caractéristiques des eaux brutes Chaque système BIO-CEL est conçu et dimensionné pour répondre à la problématique posée par les caractéristiques de l affluent. Afin de garantir le fonctionnement optimal du système, il est important que ces caractéristiques soient les plus constantes possibles. Vous trouverez une liste des paramètres à surveiller dans l annexe Caractéristiques des boues Le maintien optimal des conditions biologiques est essentiel au bon fonctionnement d un système BIO-CEL. La section 3.3 explique en détails en quoi la «bonne santé» de la boue est primordiale dans le fonctionnement d un BRM. Vous trouverez une liste des paramètres à surveiller dans l annexe 5. Nous recommandons un suivi de l indice de boue (SFI) afin de détecter tout changement au niveau de la filtrabilité de la boue (voir annexe 6) Formation de mousse La formation excessive de mousse dans le bioréacteur, peut poser problème dans les BRM, tout particulièrement dans les applications industrielles. On emploie souvent des agents «anti-mousse» pour contrer ce problème. Attention, les produits à base de silicone sont interdits dans les applications BIO-CEL. Préférez-leur des agents à base de polyols et de polyéthers polyols ayant une masse moléculaire supérieure à Évitez tout surdosage de produit anti-mousse. Si des doutes subsistent, n hésitez à nous contacter Caractéristiques du rejet Les caractéristiques du rejet sont un moyen simple pour déterminer la performance du système. Si le rejet n est pas conforme aux critères requis, le système ne fonctionne pas tel qu il le devrait et il s agira de le modifier en conséquence. Reportez-vous à l Annexe 5. 28/44 l v3.00f v3.00f l 29/44

16 5.3. Procédures de fonctionnement normale Paramètres généraux Les modules BIO-CEL sont conçus pour fonctionner selon deux types de cycle : (1) un cycle de filtration avec du rétrolavage et (2) un cycle de filtration sans rétrolavage. Pour le premier de ces cycles (1) la pompe de perméat fonctionnera comme suit : filtration relaxation 1 rétrolavage relaxation 2. Voici les paramètres stan-dards : Paramètres de base Plage de valeur Filtration 510 s s Relaxation 1 30 s 0.99 s Rétrolavage 30 s s Relaxation 2 30 s 0.99 s Pour chaque étape de fonctionnement (par ex. passage de la relaxation 2 à la filtration), il faut respecter des rampes ascendantes et descendantes de 10 s. Ces rampes évitent tout dépassement de la PTM maximale (-400 mbar et +150 mbar) Filtration Filtration Le surpresseur est en marche. La pompe de perméat fonctionne en mode aspiration et est pilotée par le débitmètre (FICR). Elle démarre selon une rampe ascendante de 10 s pour atteindre le flux désiré (FOPT ou FMAX) par le bas (pas de dépassement). On procède à la filtration pendant la durée paramétrée (510 s). À la fin du compte à rebours, la pompe s arrête selon une rampe descendante jusqu à ce que le débit soit nul. Le paramétrage durant la filtration est le suivant : P04 P04 B02 V01 V02 ASPIRATION MARCHE MARCHE OUVERTE FERMÉE Figure 22 Schéma fonctionnel d un cycle de filtration Figure 20 Schéma d un cycle de filtration avec rampes ascendantes et descendantes La figure 21 donne un diagramme réel de pression et de filtration. La rampe ascendante est visible en début de filtration lorsque le flux augmente doucement. Il est maintenu ici à un niveau de 15 L/(m².h) et la filtration dure 510 s. La pompe suit ensuite une rampe descendante et le système entre en phase de relaxation pour 30 s. Le rétrolavage se fait à un flux de 20 L/(m².h) à 95 mbar, dans cet exemple. Fonctionnement alterné des lignes de filtration en vue d une optimisation énergétique Comme nous l avons vu dans la section 4.4.1, la mise en place de plusieurs lignes de filtration octroie au système un regain de flexibilité. Il est possible de mettre en place un fonctionnement alterné des lignes de filtration en fonction du débit d affluent entrant ou du niveau dans les bassins. Le rejet d effluent et le flux de fonctionnement de chaque ligne peuvent être pilotés indépendamment les unes des autres. Dès lors que le débit d affluent ou le niveau dans les bassins augmentent pendant plus de 300 s, une ligne de filtration supplémentaire est activée. Si le débit d affluent ou le niveau dans les bassins diminue à nouveau durant plus de 300 s, une des lignes de filtration peut être désactivée. La pompe de perméat correspondante est arrêtée et l aération est coupée (mode stand-by). Si le niveau dans un bassin de filtration passe sous un niveau limite, la ligne de filtration correspondante doit être arrêtée (mise en mode stand-by pour éviter le séchage des membranes). Afin d équilibrer la charge des modules dans les différents bassins de filtration, il est préférable d alterner les lignes toutes les heures. Si une ligne est hors service à ce moment là, on passe à la suivante. Si elle doit être remise en service, elle le sera selon la séquence ci-dessous (exemple de 4 lignes) : Heure 1 : Heure 2 : Heure 3 : Heure 4 : Heure 5 : Exemple : durant la première heure de fonctionnement, deux lignes sont requises ; les deux premières lignes disponibles vont être activées : lignes 1 et 2. Durant la deuxième heure, deux lignes sont requises ; la ligne 1 est arrêtée et la ligne 3 est activée. Si la ligne n est pas requise, elle passera en mode stand-by (pompe de perméat et aération coupées) pour économiser de l énergie. Si l aération est coupée, la pompe de perméat NE DEVRA PAS être mise en marche. Flux de perméat Les pompes de perméat sont pilotées par des variateurs de fréquence afin de pouvoir respecter les rampes ascendantes et descendantes, contrôler le débit et changer le sens de fonctionnement de la pompe. Il existe deux valeurs de flux pour chaque ligne de filtration membranaire : FOPT et FMAX 1, ainsi que des paramètres spécifiques liés à chacun d eux. Voici un exemple de paramétrage : Figure 21 Cycle de filtration avec rétrolavage La mise en place d un rétrolavage est recommandée, mais non indispensable. En effet, il est possible d appliquer le cycle de fonctionnement suivant : 30/44 l v3.00f Filtration : Relaxation : 8 min 2 min Il est préférable d exploiter les lignes de filtration membranaire à des valeurs de flux élevées afin d en optimiser la consommation énergétique : il convient de faire tourner les lignes activées à la valeur maximale de flux (FMAX) avant d activer une ligne supplémentaire. 1 Les valeurs de FOPT et FMAX dépendent d une multitude de facteurs directement liés aux caractéristiques spécifiques du projet. Les valeurs ci-dessous sont données à titre d exemple et ne pourraient constituer des limi-tes absolues de fonctionnement (des valeurs à 35 LMH en pointe sont envisageables sur de courtes périodes) : FOPT 15 L/(m² h) filtration 15 L/(m² h) rétrolavage FMAX 25 L/(m² h) filtration 20 L/(m² h) rétrolavage v3.00f l 31/44

17 Rétrolavage La pompe de perméat est en mode rétrolavage (refoulement vers les membranes) et est pilotée par de la mesure de débit (FICR). La pompe démarre selon une rampe ascendante jusqu à atteindre la valeur nominale de flux (FOPT ou FMAX) par le bas (pas de dépassement). Le rétrolavage est maintenu durant un temps donné de 30 s. À la fin du compte à rebours, la pompe s arrête selon une rampe descendante jusqu à ce que le débit soit nul. Le niveau dans la cuve de perméat est contrôlé afin d éviter de la vider et de faire fonctionner la pompe à sec. P04 P04 B02 V01 V02 ASPIRATION MARCHE MARCHE OUVERTE FERMÉE P04 P04 B02 V01 V02 ASPIRATION MARCHE MARCHE OUVERTE FERMÉE Figure 24 Schéma fonctionnel d un cycle de désaération Le processus de désaération peut devenir plus complexe si le point de désaération est situé plus de 150 cm au dessus du niveau du bassin de filtration. Dans ce cas il faut ajuster les niveaux d alarme durant la désaération Maintenance des modules Surveillance de la pression Figure 23 Schéma fonctionnel d un cycle de rétrolavage La pression est mesurée à l aide d un pressostat placé entre la pompe et les membranes afin de protéger ces dernières. Si cette pression venait à dépasser le seuil maximal (-400 mbar), la filtration devra être arrêtée. Lors du rétrolavage, les sens de fonctionnement de la pompe est inversé. Il faut veiller à ce que la cuve de perméat contienne bien de l eau (capteur de niveau). Si le niveau passe en dessous du seuil minimal, le rétrolavage ne pourra pas se faire (la pompe de perméat ne doit pas pouvoir démarrer). Durant le rétrolavage, la PTM ne devra pas dépasser +150 mbar, sans quoi il devra immédiatement être arrêté. Phase de filtration : PTM ΔP < 400 mbar (aspiration) Phase de rétrolavage : PTM ΔP < 150 mbar (mise en pression) Le pressostat devra être calibré avant la mise en service, comme décrit dans la section 2.2. Il est fortement recommandé de le contrôler fréquemment (par ex. une fois par semaine). Si les valeurs maximales de pressions sont atteintes, que se soit lors de la filtration (-400 mbar) ou lors du rétrolavage (+150 mbar), la pompe de perméat devra immédiatement être coupée. Ces valeurs limites devront être respectées à tout moment Désaération de la tuyauterie Comme nous l avons mentionné dans la section 4.4.3, il est nécessaire de désaérer régulièrement la ligne de perméat afin de garantir la pertinence des mesures de pression. Au démarrage du rétrolavage, la vanne de désaération du pot de la ligne concernée, s ouvre. Le rétrolavage commence en suivant la rampe ascendante. Le flux de rétrolavage est au minimum durant la désaération. Une fois que l air s est échappé par la vanne de désaération, la pression dans la ligne de perméat augmente spontanément (en fonction du diamètre du tube d évacuation d air). Lorsque la valeur limite est atteinte, la pompe de perméat doit s arrêter. Si cette valeur n est pas atteinte, la désaération s arrête automatiquement à la fin du cycle, au bout du compte à rebours. La fréquence des nettoyages dépend de la composition de l affluent. En principe, les modules BIO-CEL peuvent être nettoyés avec une rétrolavage chimique (Nettoyage de Maintenance) ou immergés dans une cuve contenant une solution nettoyante (Nettoyage Intensif). La variation de PTM sert d indicateur pour déterminer la nécessité d un NI : si la PTM dépasse la valeur limite de 300 mbar pendant plusieurs heures, il est nécessaire de procéder à un NI Nettoyage de maintenance Cette procédure de nettoyage peut être démarrée manuellement ou automatiquement. S il démarre automatiquement, c est que le compte à rebours est arrivé à son terme. Les produits chimiques (NaOCl ou l acide citrique, par exemple) sont injectés en ligne dans le perméat de rétrolavage, le nettoyage se fait alors automatiquement. La ligne à nettoyer est verrouillée et ne produit plus de perméat. Le nettoyage chimique se fait une ligne après l autre, sans impacter le fonctionnement de celles qui ne sont pas en nettoyage. La procédure automatique se déroule comme suit : 1. Le cycle de filtration de la ligne à nettoyer est arrêté. Activez le système d isolement de la ligne. Les vannes de désaération et de produits chimiques sont fermées. Les pompes de perméat et de recirculation sont arrêtées. L aération de la ligne est maintenue durant au moins 5 minutes. La vanne de la ligne de perméat reste ouverte. 2. Une fois l aération coupée, la pompe de perméat démarre en mode rétrolavage selon une rampe ascendante. Le débit est contrôlé à l aide du débitmètre (FICR), la valeur cible du flux étant en général de 10 LMH. Une approche lente est nécessaire afin d éviter tout dépassement. Le rétrolavage se fera durant un certain temps, en fonction du flux (9 minutes à 10 LMH) et de la longueur de la ligne de perméat. La temporisation du rétrolavage doit être telle que l intégralité de la surface membranaire ait été mise en contact avec la solution nettoyante. 3. La pompe doseuse démarre en même temps que la pompe de perméat. La vanne concernée de produit chimique s ouvre. Le volume injecté est fonction de la concentration demandée. Reportez-vous à la section À la fin du compte à rebours, la pompe doseuse s arrête et la vanne correspondante se ferme. La vanne de la ligne de perméat se ferme. Les modules restent à tremper pendant de temps défini (60 min standard). 5. À la fin du compte à rebours, la vanne de la ligne de perméat s ouvre et les pompes de perméat et doseuse se mettent en route pendant 5 min (réinjection). Les modules sont à nouveau laisser à tremper. 6. Cette procédure, avec les temps de trempage adéquats peut être répétée. 7. Après le dernier trempage, on rince avec du perméat (10 min standard) afin d éliminer le produit chimique. Pour cela, on démarre la pompe de perméat en mode rétrolavage selon une rampe ascendante. Les vannes de produits chimiques restent fermées et les pompes doseuses restent arrêtées. 32/44 l v3.00f v3.00f l 33/44

18 Conservation des modules utilisés Si le système n est pas en fonction durant plus d un mois, il serait préférable de nettoyer les modules et de les stocker après qu ils aient été reconditionnés à l aide d une solution de conservation visant à éviter tout développement bactérien. Après un nettoyage intensif, stocker les membranes dans une cuve remplie d une solution aqueuse de bisulfite de sodium (0.5 à 1%) ou d acide benzoïque (0.5%) ; il s agit là d un stockage immergé. Si les modules devaient être stockés à sec, pour une durée maximale de 6 mois, il est nécessaire de les immergés au préalable, pendant au moins 10 minutes, dans la solution de conservation décrite ci-dessous : 78 % Eau déminéralisée (conductivité < 2 µs/cm) 20 % Glycérine 2 % Ecolab Ultrasil 73 Cette solution à une densité d environ g/cm³. Pour des stockages de longues durées, il est nécessaire de contrôler la concentration de la solution et/ou la remplacer à intervalles réguliers d environ 6 mois. Tous les pores de la membrane doivent être remplis de cette solution, en procédant à une courte étape de filtration. Durant cette opération, veillez à respecter toutes les consignes de sécurité nécessaires (équipements individuels de protections pour les yeux et la peau, la solution ayant un ph acide de d environ 2.2). Figure 25 Schéma d un nettoyage de maintenance (NM) Du fait des changements des caractéristiques colmatantes, il peut s avérer nécessaire de modifier et/ou d optimiser la présente procédure. Dans certains cas il est possible de changer l agent oxydant par d autres pro-duits chimiques (par ex. des agents de nettoyage acides ou des détergents). La compatibilité chimique des mem-branes devra être confirmée par ALTING/MICRODYN-NADIR Nettoyage intensif Lors d un nettoyage intensif, le module BIO-CEL est immergé dans un bain chimique. Cette procédure est décrite comme suit : 1. Le cycle de filtration de la ligne à nettoyer est arrêté au niveau du système central. La ligne en question peut être marquée «en nettoyage» sur les écrans de contrôle. 2. Tous les dispositifs d isolement de cette ligne sont activés (la vanne d alimentation, la vanne de la ligne de perméat, la vanne de désaération et les vannes de produits chimiques sont fermées). Les pompes de perméat et de recirculation sont arrêtées. 3. La boue du bassin de filtration est vidangée. 4. La ligne est remplie d eau/de perméat. 5. Le module est aéré dans l eau claire (perméat) durant 30 min pour détacher les restes de boue. 6. Le mélange eau/boue est vidangé. Une fois le bassin vide, la pompe de vidange s arrête automatiquement. 7. Le bassin est à nouveau rempli de perméat. Le niveau est contrôlé à l aide d un capteur. Le module doit être recouvert de 10 cm d eau. 8. La pompe doseuse se met en route et injecte pendant un temps donné, la quantité nécessaire de produit (par ex. NaOCl) pour atteindre la concentration souhaitée. A la fin du compte à rebours, la pompe s arrête. 9. L aération est activée pour une courte période (quelques seconds) afin de mélanger la solution. 10. Le module reste à tremper pendant plusieurs heures. Le compte à rebours démarre à la fin de l ajout de produit chimique. Notez que de longues périodes d exposition aux produits, réduit la durée de vie des membranes. Une durée maximale de 12 heures est autorisée. 11. Durant le trempage, on fait pénétrer la solution nettoyante dans le module, en activant la pompe de perméat durant quelques secondes à un flux peu élevé. 12. La solution nettoyante est ensuite vidangée à l aide de la pompe de vidange. Celle-ci s arrête une fois le bassin vide. 13. Le bassin est à nouveau rempli pour rincer les restes de solution nettoyante. Le niveau peut être surveillé à l aide de capteurs. Les surpresseurs démarrent. 14. On vidange à nouveau le bassin. 15. Si cela s avère nécessaire, il est possible de procéder à un nettoyage acide en suivant la même procédure. 16. La ligne de filtration peut à nouveau être mise en service. Veillez à désaérer la ligne de perméat en premier lieu. Si le nettoyage se fait dans une cuve indépendante (CIP) les modules devront d abord être extraits du bassin de filtration : 1. Arrêter la filtration. 2. Aérer le module pendant 30 min au maximum de sa capacité. 3. Déconnecter le module (air et perméat). 4. Lever le module à l aide d une grue par exemple, et l installer dans la cive de CIP. 5. Connecter le module à l air et à la pompe de perméat (connexions supplémentaires à prévoir dans la cuve de CIP). 6. Suivre la même procédure que précédemment. Les modules devront être réinstallés sans délai afin qu ils ne puissent pas sécher. 34/44 l v3.00f v3.00f l 35/44

19 Annexe 1 Modules BIO-CEL Annexe 2 Exemple d un nettoyage de maintenance au NaOCl Il existe actuellement 4 modules BIO-CEL embarquant de 10 m² de membrane (uniquement pour les essais pilotes) jusqu à 400m² : Paramètre Tableau 5 Modules BIO-CEL disponibles BC10-10 BC50F C25-UP150 BC100F C25-UP150 BC400F C100-UP150 Matériau du carter du module PVC PE, PVC PE, PVC PE, PVC Surface membranaire 10 m² 50 m² 100 m² 400 m² Pression de fonctionnement Pression au rétrolavage mbar max. 150 mbar Température max. de fonctionnement 40 C Plage de ph 2-11 Polymère de la membrane Polyethersulfone (PES) Taille de pore 0,04 µm Seuil de coupure 150 kda Résistance au chlore ppmh Cl La procédure suivante présente un nettoyage de maintenance d un système intégrant XX modules BC400, avec une solution de 500 ppm de chlore. La solution mère est concentrée, dans cet exemple à 13% : 1. Arrêter la filtration et maintenir l aération pendant 20 min pour éliminer les dépôts de boue dans les modules. 2. Arrêter l aération. 3. Inverser le sens de la pompe de perméat avec un débit de XX x 4 m³/h (pour un flux spécifique de 10 LHM). 4. Démarrer simultanément la pompe doseuse à un débit de XX x 16 L/h pour atteindre une concentration cible de chlore de 500 ppm (XX x 32 L/h pour ppm). 5. Laisser tourner les deux pompes pendant 9 minutes (pour injecter 150 % du volume des poches). 6. Arrêter les deux pompes et fermer la vanne V Laisser tremper pendant 60 minutes. 8. Réinjection : Ouvrir V01 et démarrer les deux pompes pendant 3 minutes afin d injecter encore 50% du volume des poches. 9. Laisser à nouveau tremper pendant 60 min. 10. La réinjection peut être répétée, avec le temps de trempage nécessaire afin d améliorer l efficacité du nettoyage. 11. Démarrer la pompe perméat en mode rétrolavage à un débit de XX x 4 m³/h pendant 10 minutes afin de rincer le chlore, des modules vers la boue. 12. Il est possible de procéder à un second rétrolavage à l acide citrique, une fois la cuve de perméat à nouveau remplie. Laisser passer plusieurs cycles de filtration afin d éviter que l acide et l hypochlorite entrent en contact. Cette procédure peut être adaptée à plusieurs niveaux. Il est recommandé d allonger les temps de dosage de produits si les canalisations de perméat sont longues ou si le volume du pot de désaération est important. Il est nécessaire de dimensionner la pompe doseuse pour qu elle puisse garantir un débit minimal de XX x 32 L/h afin de pouvoir procéder à un nettoyage de maintenance in-situ à ppm de NaOCl. 36/44 l v3.00f v3.00f l 37/44

20 Annexe 3 Exemple d un nettoyage de maintenance à l acide citrique Annexe 4 Connexion des pompes La procédure suivante présente un nettoyage de maintenance d un système intégrant XX modules BC400, avec une solution à 0.5% ppm d acide citrique. La solution mère est concentrée, dans cet exemple à 50% : VUE GÉNÉRALE 1. Arrêter la filtration et maintenir l aération pendant 20 min pour éliminer les dépôts de boue dans les modules. 2. Arrêter l aération. 3. Inverser le sens de la pompe de perméat avec un débit de XX x 4 m³/h (pour un flux spécifique de 10 LHM). 4. Démarrer simultanément la pompe doseuse à un débit de XX x 40 L/h pour atteindre une concentration cible d acide citrique de 0.5% (XX x 80 L/h pour 1.0% ppm). 5. Laisser tourner les deux pompes pendant 9 minutes (pour injecter 150 % du volume des poches). 6. Arrêter les deux pompes et fermer la vanne V Laisser tremper pendant 60 minutes. 8. Réinjection : Ouvrir V01 et démarrer les deux pompes pendant 3 minutes afin d injecter encore 50% du volume des poches. 9. Laisser à nouveau tremper pendant 60 min. 10. La réinjection peut être répétée, avec le temps de trempage nécessaire afin d améliorer l efficacité du nettoyage. 11. Démarrer la pompe perméat en mode rétrolavage à un débit de XX x 4 m³/h pendant 10 minutes afin de rincer le chlore, des modules vers la boue. 12. Il est possible de procéder à un second rétrolavage à l hypochlorite de sodium, une fois la cuve de perméat à nouveau remplie. Laisser passer plusieurs cycles de filtration afin d éviter que l acide et l hypochlorite entrent en contact. Cette procédure peut être adaptée à plusieurs niveaux. Il est recommandé d allonger les temps de dosage de produits si les canalisations de perméat sont longues ou si le volume du pot de désaération est important. Il est nécessaire de dimensionner la pompe doseuse pour qu elle puisse garantir un débit minimal de XX x 80 L/h afin de pouvoir procéder à un nettoyage de maintenance in-situ à 1.0% d acide citrique. CAS 1 : Fonctionnement normal CAS 2 : Défaut d une pompe CAS 3 : Nettoyage de maintenance d une ligne Commentaires : Seule P02 doit être résistante aux produits chimiques (NaOCl et acide citrique) Seules les vannes V01 et V06 ont besoin d être pilotables automatiquement. Les vannes V08, V09, V10 et V11 peuvent être des vannes magnétiques. Toutes les autres peuvent être actionnées manuellement dans les cas 2 et 3 (survient rarement). 38/44 l v3.00f v3.00f l 39/44

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