Le langage est la faculté humaine mise

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1 De la fonction et de l usage de la langue La langue, de surcroît quand elle est maternelle, est un objet d attachement qui va au delà de son usage dans l interlocution. Dans le cas clinique, la langue maternelle s avère trop chargée pulsionnellement pour exprimer l intime. Ainsi de la sexualité plus abordable dans la langue d accueil qui mobilise moins d affects. Qu en est-il alors de la traduction de ces affects exprimés autrement dans une autre langue? Les auteures de cet article en donnent quelques exemples. (*) Psychologue clinicienne, (Association Appartenances Lyon) (**) Interprète formatrice, (ISM Corum Lyon) Blandine Bruyère * Louisa Moussaoui ** «L art de raconter des histoires est une manifestation immémoriale de l esprit humain. Raconter des histoires pourrait bien être la fonction fondamentale qui nous distingue des animaux. La capacité de raconter des histoires est une partie inhérente de la fonction du langage.» (A. Brink) Le langage est la faculté humaine mise en œuvre au moyen d un système de signes la langue- qui se manifeste à travers la parole singulière de chaque locuteur. En même temps qu on apprend sa langue on devient le sujet d une parole et en même temps on apprend à penser et à exister en relation avec d autres dans un monde humain et dans un contexte qui peut être plurilingue. Parler ce n est pas seulement dire le monde c est aussi se dire soi. Dans la majorité des situations, la langue est objet d attachement, elle est un espace d appropriation symbolique lorsque la langue maternelle n est pas humiliée ou dépréciée sur le marché des valeurs linguistiques. Les énoncés que la langue permet de produire parlent du monde, ils ne sont pas le monde. La langue n est pas seulement un système de signes mis en œuvre mais aussi un mode de socialisation, une façon d être et de comprendre le monde, un ensemble de pratiques à la fois individuelles et sociales. Elles révèlent l aptitude à signifier et pas 32 Ecarts d'identité N 113 / 2008

2 simplement à symboliser. Le rapport signifiant/signifié suppose un consensus. Le Dire de la langue Le contenu linguistique est lié au monde et à l expérience que le sujet en a, ce qui explique la diversité de ce contenu à travers l espace et son évolution à travers le temps. Le découpage de la réalité est donc différent d une culture à une autre. La façon dont nous analysons le spectre des couleurs par exemple ne correspond pas à une réalité physique universellement valable mais à une tradition culturelle transmise par la langue. Si dans le Nord, on a plusieurs mots pour désigner des états différents de la neige (neige fondante, glacée, mouillée, entrain de tomber ), dans le Sud par contre on aura différentes appellations pour désigner les dattes (datte moelleuse, datte dure, lumineuse ). Chaque communauté a sa propre conception du monde, du temps, de l espace. Concernant le temps par exemple, alors qu en français, la conception du temps est linéaire, bande divisée en espaces d égale dimension avec une tendance à la tenue d archives, de registres, de datations, calendriers, emplois du temps, chronologie etc ; en berbère il y a le temps lointain, à la fois irréel et passé (zma : n), sans mesure possible, temps absolu et le temps qui passe rythmé par la succession des jours et des nuits, des moissons ou cueillettes et des grands événements de la vie (naissance, circoncision, mariage, aïd, deuil ) ; et le temps de l absence ou exil. Comme pour l arabe la division du temps est en Accompli et Inaccompli. Le temps présent ne se conjugue pas. Autre exemple, les termes de parenté sont appréhendés linguistiquement de manière très diverses. Comment parle-t-on à quelqu un ou de quelqu un? On dira «lui», «il», ou le père de mes enfants» quand on parlera de son mari au Maghreb. On ne le nommera pas, ce serait très inconvenant. Donc la langue, comme le dit Saussure, est un consensus social, c est le moyen mis à la disposition des individus alors que la parole est l utilisation que les individus font de cette langue. C est cette utilisation particulière, singulière de la langue qui fait le style de chacun, les registres ou niveaux de langue. Ainsi ce qui est reçu est de la langue, ce qui est plus ou moins produit est de la parole. La langue est la condition nécessaire de la parole, qui en est sa réalisation concrète. La parole est un processus de communication à étudier dans son contexte social. Le registre de l insulte par exemple, comprenant les injures, les sous-entendus, menaces et blasphèmes, constituent des «traces symboliques» de ce qui appartenait aux conduites sociales et à un imaginaire social propre au monde féminin au Maghreb. Le caractère à la fois transgressif et ritualisé de l injure permet d appréhender les conduites instauré dans les rapports sociaux ; à savoir une parole qui n est plus inhibée tels que chuchotis et murmures Mais l échange symbolique est fondamentalement défini par un savoir partagé. La fonction des menaces et/ou malédictions est de constituer un artifice nécessaire pour impressionner les enfants turbulents dans certains milieux culturels ; ainsi, menaces et blasphèmes fusent plusieurs fois par jour sans réel conséquences, parallèlement à des expressions laudatives du type «la prunelle de mes yeux, ma vie, mon soleil, ma lumière etc.» Avec les pratiques magiques, ces actes de parole sont considérés par les femmes comme des actes symboliques les plus marquants Ecarts d identité N 113 /

3 socialement ; ils procèdent d une stratégie des échanges sociaux marquée par la distance que pose le rituel lui-même, libérant de toute responsabilité personnelle, sans conséquence déterminante. Ainsi, en même temps qu on apprend sa langue, on devient le sujet d une parole et en même temps on apprend à penser et à exister en relation avec d autres dans un monde humain et dans un contexte qui peut être plurilingue. Chacun s approprie la langue de manière singulière, en fonction de ses appartenances tant familiales que sociales. La langue incarne une expérience de vie et détermine la façon dont nous percevons le monde. Elle est liée à notre sentiment d identité. De la trace : la langue maternelle La langue maternelle se décline de diverses manières selon les langues : langue de naissance, langue primordiale, langue inaugurale, langue infantile, langue sucée avec le lait maternel, langue-mère, terre de langues mères, langue du sensuel. La langue maternelle est donc un bain de paroles, de sonorités, de mélodies, de rythmiques, d odeurs, de saveurs, dans lesquelles nous avons été immergés avant d en comprendre le sens. C est la langue de la mère nourricière, la langue de la mémoire mythique des dits de «l Ogresse primitive». C est l impossible dissociation entre le corps et la parole, entre le geste et la voix. C est le mélange de sons, de baisers mouillés et de mots. La langue est d abord et avant tout orale. Le corps est intégré à cette parole (percussions, claquement des mains, pas de danse ; chants qui rythment le fait de moudre le grain, le pilon, le tissage le fait de pétrir la galette, la douleur intérieure des proches d un mort. Tous ces chants, les berceuses, les litanies, les contes sont de fait et de droit chants de femmes dans la société maghrébine en tous cas. L oral a un rôle fondateur dans la relation à l Autre. Musiques de sons, polyphonies des locuteurs qui s écoutent, s interrompent, se répondent. Le désir de parler vient à l enfant quand la musique des voix, les chuchotements, les caresses, les soupirs, les cris l enveloppent et l appellent à exister pour son compte. La présence du corps, de la pulsion dans l émission de gazouillis se manifeste dans un matériau sonore qui deviendra plus tard signifiant dans le cadre de la langue et pourra en même temps connoter cette pulsion. Donc appel, désir et désignation puis découverte du signe avec le caractère distinctif des sons puis signes unitaires suivis quelques temps après de signes phrases puis débute la syntaxe. Tout enfant, dans son apprentissage progressif, conquiert le langage véhiculé par la mère pour à la fois le faire sien et s en libérer et ainsi accéder au langage en tant que sujet. Nous savons que la construction du langage s opère au moment où l enfant commence à se dissocier de sa mère, moment où il doit intégrer la fin de sa toute-puissance. La langue se constitue donc à la rencontre de l altérité. Il semble que la «langue maternelle» conserve les éléments qui constituent le Ça et que les autres langues penchent du côté du Surmoi. Selon A. Green, «notre langue maternelle crée en nous des racines indestructibles parce qu elles sont le fondement même de notre substance, elles contiennent des souvenirs qui nous ancrent à la mère par le biais du plaisir de la répétition, répétition dont nous avons fait l expérience dans l in- 34 Ecarts d'identité N 113 / 2008

4 timité de l écho maternel et dans la création de sens symbolique». Si on s en tient à la langue de communication avec la mère, la langue maternelle serait quelque chose de l intraduisible, de supraverbal, et ne serait pas cette structure remplie de règles strictes et parfois obscures. Ainsi, en considérant cette idée, on pourrait penser que la langue est plutôt paternelle. Elle sépare, différencie et introduit à la symbolisation ; elle n existerait pas sans le tiers. La langue ne peut se construire que dans la rencontre avec la triangulation. La langue structurée permet donc de s adresser au 1 er autre. Cette langue conjugue le babil et les mots familiers ou étrangers. Comme on apprend sa langue dite «maternelle», on fait de même de l expérience du monde environnant du pays natal. L adéquation s établit entre soi, le monde et les objets premiers, c est ce qui permet la construction de son identité, d avoir un lieu, d habiter sa langue dans un espace partagé. Nous verrons que cette opération qui aboutit à l introduction du sujet dans l altérité peut s avérer difficile si les valeurs auxquelles s identifier sont dépréciées. Mais la langue ne peut se construire que par la transmission de celle-ci, organisée socialement à travers les contes, les proverbes, les comptines etc. L enfant acquiert pour une large part ses capacités lexico-syntaxiques au cours même du processus de communication. C est donc l aptitude au dialogue qui permet la socialisation de l individu. Mais en même temps que son rapport à l autre, elle fonde et structure son rapport au monde. On reconnaît en règle générale, la fonction structurante des langues maternelles ; on a montré qu un ancrage dans la langue maternelle apportait maîtrise linguistique et stabilité identitaire. Camillieri dans ces travaux et enquêtes auprès d enfants de migrants a conclu que ceux qui maîtrisaient la langue maternelle et auxquels on avait transmis et valorisé des croyances, une culture familiale, un imaginaire, parvenaient plus facilement à apprendre la langue du pays d accueil et dans la plupart des cas parvenaient plus aisément à affirmer leur identité et s épanouissaient au sein de leurs appartenances plurielles. C est en effet, essentiellement par la parole que vont s opérer à la fois la socialisation et sa prise de conscience du monde extérieur. Par la parole, le sujet choisit les mots qu il faut évoquer : ce qui est dit mais aussi ce qui n est pas dit, ce qui est suggéré, ce qui persiste dans nos mémoires et nos silences. Chaque langue a un rapport particulier avec le secret, le caché, le mystère, le mensonge. Ainsi la parole exprime les pensées, les émotions, les désirs, les souffrances du sujet. On apprend sa langue par la médiation de la parole. Cette dernière permet la reconnaissance de l autre comme un autre soi-même. Justement les enfants de migrants peuvent nous rendre sensible à la question de l Autre. Dans le bilinguisme, les deux langues n ont pas le même statut ; souvent l une est dominante, l autre est dominé. Mais plusieurs scenarii sont possible lorsque des langues sont en contact : - les deux langues se maintiennent séparées - l une des langues déloge l autre - l une et l autre se font des concessions mutuelles ; il apparaît un 3 ème instrument de communication appelé créole. Bien entendu c est beaucoup plus complexe que cela. Les situations de diglossie ou de plurilinguisme sont caractéristiques des rapports de force et rapports de langue, de politiques linguistiques mais également au niveau du sujet, de la reconnaissance ou non de soi par les autres, et les autres reconnus ou Ecarts d identité N 113 /

5 non comme semblables à soi. C est le cas des enfants de migrants qui peuvent avoir du mal à faire coexister en eux les deux pôles culturels. Quand on naît dans un pays, «ici», alors que vos parents viennent d un autre pays, «ailleurs», on est d ici par la naissance et on est aussi d ailleurs par loyauté affective aux racines parentales même si cet ailleurs on ne le connaît que par les fantasmes et les souvenirs des parents. On entend souvent l expression par exemple : «ma mère c est l Algérie, mon père c est la France». Cet exemple d énoncé nous indique que la communication interculturelle est traversée par les représentations que les cultures se font les unes des autres, images traditionnelles plus ou moins refoulées, images véhiculées aussi par un discours social venant résonner avec l imaginaire et l expérience affective de la personne qui produit le discours. Il arrive que des descendants d émigrés adoptent comme langue unique ou principale celle du pays d accueil car elle prend une valeur symbolique forte et prestigieuse par rapport à la langue d origine des parents, considérée comme minoritaire ou dépréciée. Nous devons alors interroger les silences dans la transmission de l histoire familiale. Au niveau de la société, les toponymes ou les emprunts d une langue à l autre constituent des témoignages historiques, des fossiles, des traces linguistiques des différentes invasions ou colonisations par exemple ou tout simplement contact de langues. L histoire du plurilinguisme algérois par exemple, se présente comme une superposition de strates formées de différents schèmes de contacts de langues. Il y a eu des cohabitations linguistiques successives depuis les phéniciens jusqu à aujourd hui. Des enquêtes récentes menées par des sociolinguistes illustrent bien ce mélange des codes en Algérie par exemple. Une phrase commence en arabe dialectal, continue en français puis se termine en kabyle avec parfois, pour ponctuer le propos, une expression «langue de bois» en arabe littéraire. Ou encore nous avons des termes dont la racine est française et la morphologie ou suffixe et préfixe arabe et vice-versa (defendani : il m a défendu», fla : m» film au pluriel sur une construction qui inclut le pluriel par le changement de voyelle comme «kalma = une parole pluriel= kla : m ; digoutit = je suis dégoûté»). Toutes les combinaisons coexistent. Du désir de se dire et de la difficulté de dire, de se dire Mais quelle est la fonction de la langue choisie? Peut-on dire les mêmes choses en chinois, en arabe, en turc? Il y a une question du choix de la langue pour dire le trauma, ce que certains ont appelé «la langue tamis». Le recours à la langue étrangère permet d entraver le développement de nouvelles inhibitions. Il permet au sujet d atténuer l impact de ce qu il dit, de médiatiser la pensée par un dire autre. Aborder le thème de la sexualité, dire tout simplement «je t aime» dans la langue de la mère est impossible ou en tous cas très difficile pour de nombreux locuteurs maghrébins car trop chargée d affects primaires, assorti de loyauté au groupe premier. Les jeunes notamment préfèrent dire lorsqu ils draguent : «I love you, je t aime ou te quiero ou les trois à la suite». L expression «je t aime» en arabe ou berbère est une expression qui dépasse l idée. Certains peuvent l écrire mais pas le dire. L interdit les pousse à la périphrase ou à la langue étrangère. Les femmes venues d Irak, du Soudan ou du Maghreb rencontrées lors des journées 36 Ecarts d'identité N 113 / 2008

6 d informations sur la contraception, le sida, etc., dans les centres de planning du conseil général ou dans les bus-info-santé utilisent les termes de la langue savante, la langue scientifique, lorsqu elles posent des questions, ce qui permet semble-t-il, d aborder l organe, de le chosifier ; impossible de le dire dans la langue intime. Les soudanaises et irakiennes utilisent les termes anglais, les maghrébines les termes équivalents en français. Les signifiants de la langue maternelle sont trop chargés pulsionnellement, donc on utilise la langue étrangère pour extérioriser, désacraliser ce qui pourrait être dangereux ou difficile à aborder dans la langue maternelle. Cette langue maternelle est frappée d interdits pour certains enfants et adolescents car c est la langue intime du couple parental. Souvent les parents parlent la langue maternelle pour que les enfants ne comprennent pas justement. Certains, par contre, choisissent l utilisation de la langue étrangère de manière ludique ou comme moyen de libération ou par fascination ou pour sortir d une contradiction. La nouvelle langue défait les liens affectifs premiers et permet comme une nouvelle naissance. Changer de langue n est pas simplement traduire, c est aussi interpréter. Le passage d une langue à l autre ne va pas sans faire émerger qu il y a toujours de l intraduisible, de l absence d un lieu où rien n étaye la langue quelle qu elle soit. La question ensuite est de préciser en quoi la capacité polyglotte peut servir de refuge au symptôme. Il semble que ce qui relève des processus primaires ne peut s exprimer autrement que dans la langue d origine, alors que les processus secondaires peuvent se montrer dans une langue tiers. La possibilité d utiliser la langue maternelle peut permettre de rendre présent dans l espace thérapeutique notamment, les références culturelles du patient, et le surgissement de processus primaires inaccessibles autrement. En effet, la difficulté de se faire entendre et comprendre peut être vécue comme une agression ou une profonde frustration et peut générer un sentiment d impuissance et de dévalorisation. La personne se sent réduite à «l infans», c est-à-dire réduite au silence, privée de parole et comme le dit si bien François CHENG, écrivain chinois de langue française : «on se sent aussi nu qu un nouveau né» et on découvre que «la langue confère la légitimité d être» (in Dialogue). Que se soit à l intérieur d une langue ou d une langue à l autre, la communication implique toujours une traduction. La traduction elle-même ne peut être considérée comme simple transmission mot à mot. L acte de traduire permet par le processus de traduction que s établissent des liens nouveaux, des effets de passage d une langue à l autre, des univers sémantiques auparavant disjoints qui se trouvent mis en communication et qui ouvrent de nouveaux horizons possibles(ex : Ah! on dit comme ça chez vous, chez nous ) La traduction est le lieu même d un dialogue entre les langues et les cultures, le lieu de rencontre avec l altérité par excellence. Les interlocuteurs prennent conscience de l importance du choix des mots au plus juste de leur sens, pour éviter les malentendus, de la polysémie des termes, des registres de langues, des doubles sens etc. La langue ne va pas de soi ; la langue n est pas un calque de la réalité, n est pas Ecarts d identité N 113 /

7 une nomenclature. Il faut comprendre par là que l interprétariat n est pas la transposition d une liste de mots d une langue à l autre et réciproquement ; car chaque communauté à son propre découpage de la réalité, du temps, de l espace notamment. Golstein nous indique que «dès que l homme se sert du langage pour établir une relation vivante avec lui-même ou avec ses semblables, le langage n est plus un instrument, n est plus un moyen, il est une manifestation, une révélation de l être intime et des liens psychiques qui nous unissent au monde et à nos semblables.» Retour «à» ou «de» la langue maternelle : l intraduisible Comment la langue maternelle œuvre-t-elle pour vaincre la résistance ou lever le refoulement qui la frappe? La colère, la douleur, les blasphèmes, les injures font surgir la nature primitive malgré les entraves de l éducation ou la culture. Lorsqu une femme maghrébine parlant français, désirant exprimer le mal du pays natal d un mot choisira plutôt le terme de la langue maternelle avec l intonation qui va avec : eh! «elkebda» (arabe) ou «tassa» (berbère) ; ce terme suffit à charrier des pans entiers de paysages, de parfums, de saveurs, de musique engloutis, bref un condensé de signifiés, d états, de contextes, des connotations, d héritages culturels. Il s agira de tout ce qui est lié au pays natal, à la mère, la terre, les proches, la mémoire collective. Comme on le voit, il y a de l intraduisible. Si l on traduit mot à mot ce serait : «ah mon foie!». Le siège de l affect est le foie en langue arabe du Maghreb ou berbère. Lorsqu on veut dire «j ai laissé mes enfants au pays, on dit «j ai laissé mon foie là-bas.» En situation d interprétariat en milieu soignant ou social, les personnes rencontrées, même celles se débrouillant en français, expriment de manières différentes leurs sentiments de nostalgie du pays natal, leurs affects, et le choix d un terme ou d un autre n est pas le fruit du hasard. Il y a bien entendu plusieurs manières de se sentir «étranger», donc d exprimer son sentiment d étrangeté. Pour illustrer ces idées, appuyons-nous sur l exemple suivant lié à la notion d exil : nous avons soit le champ sémantique : «WAHCH» ou celui de «GHORBA» En arabe le choix d un mot que fait le sujet comporte en lui une racine qui engendre d autres mots, car chaque mot, ou presque, est une branche née d une racine de 2 ou 3 consonnes. «Wahch, twahecht» = nostalgie dans l champ sémantique de la peur, de la solitude ; figure de l animal sauvage doublé du sentiment d abandon, de dépouillement, inhabité, désert, vide. «Ghorba» = nostalgie avec l idée d exil, d éloignement, d étrangeté ; insolite ; avec cette idée sous-jacente de quitter jusqu à la sensation de disparaître (comme le soleil couchant qui disparaît progressivement). L interprète, dans ces cas, devra jouer un rôle de mise en lien, de portage culturel. Comment traduire un mot et une intonation qui charrient tant de signifiés! Un espace s ouvre pour de nombreux sujets entre deux espaces, entre deux imaginaires, entre deux langues ; dans le tissage ou dans la déchirure? Quête, errance, folie, division, mutisme. Le sujet est ainsi toujours en traduction par rapport à l infantile en lui. Le linguiste Alain Bentolila, dans un article récent publié dans «Le Monde» s interroge : «comment distribuer de manière plus équitable le pouvoir linguistique afin que la majorité des enfants de ce pays expriment leur pensée 38 Ecarts d'identité N 113 / 2008

8 au plus juste de leurs intentions et recevoir la pensée des autres avec discernement?» Les interdits de langage réduisent, appauvrissent les facultés de communication, et de là, comment ne pas penser que cet appauvrissement engendre des difficultés de représentations de symbolisations, voire de compréhension tout simplement. Hannah Arendt rappelle que parfois, «le pays natal était le territoire de l ennemi». De nombreux écrivains évoquent bien dans leur récit cette souffrance, ce sentiment de division, de fragmentation et d arrachement à leur mère, qu ils ont vécu et qu ils essayent de transcender par l écriture et la création littéraire. Quand nous parlons, rêvons, pensons et écrivons avec nos mots de tous les jours, nous charrions souvent sans en être conscients une kyrielle de significations, venues de loin, brassées, transformées, déformées puis reprises par nous et actualisées à la fois par l histoire ambiante et par la nôtre propre. Le tout réuni dans des dictionnaires fait, selon les jours et pour qui sait les entendre, tantôt un tintamarre qui vous réveille en plein sommeil, tantôt un bruissement qui vous berce et vous rendort.» n Toute langue est une traduction s agissant de l individu ; sa langue ou plutôt sa parole endiguée par une langue est la traduction des pulsions de son corps, de son être dans le monde. Le carambolage des langues peut susciter l amnésie passagère ou alors le vertige, l inversion des genres dans la traduction. Certains patients parlent de perte irrémédiable lorsqu ils n ont plus la parole de la mère, mais rêvent de voir son regard posé sur eux pour les protéger. Nous connaissons bien l importance du regard, de l œil dans le champ sacré au Maghreb. Les psychothérapeutes savent que l inconscient jette des ponts verbaux qui assurent le passage d une chaîne signifiante à une autre ou le procédé de l identité de sons entre Signifiant de la même langue ou de deux langues différentes c est-à-dire l homophonie. L homophonie ouvre cette voie permettant la circulation et le mélange entre deux langues. Pour finir, quelques lignes de Rosie Pinhas Delpuech tiré de «l étranger» : «Les mots des langues ont une mémoire, ils portent en eux les traces de leur histoire. Ecarts d identité N 113 /

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