Le langage est la faculté humaine mise

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le langage est la faculté humaine mise"

Transcription

1 De la fonction et de l usage de la langue La langue, de surcroît quand elle est maternelle, est un objet d attachement qui va au delà de son usage dans l interlocution. Dans le cas clinique, la langue maternelle s avère trop chargée pulsionnellement pour exprimer l intime. Ainsi de la sexualité plus abordable dans la langue d accueil qui mobilise moins d affects. Qu en est-il alors de la traduction de ces affects exprimés autrement dans une autre langue? Les auteures de cet article en donnent quelques exemples. (*) Psychologue clinicienne, (Association Appartenances Lyon) (**) Interprète formatrice, (ISM Corum Lyon) Blandine Bruyère * Louisa Moussaoui ** «L art de raconter des histoires est une manifestation immémoriale de l esprit humain. Raconter des histoires pourrait bien être la fonction fondamentale qui nous distingue des animaux. La capacité de raconter des histoires est une partie inhérente de la fonction du langage.» (A. Brink) Le langage est la faculté humaine mise en œuvre au moyen d un système de signes la langue- qui se manifeste à travers la parole singulière de chaque locuteur. En même temps qu on apprend sa langue on devient le sujet d une parole et en même temps on apprend à penser et à exister en relation avec d autres dans un monde humain et dans un contexte qui peut être plurilingue. Parler ce n est pas seulement dire le monde c est aussi se dire soi. Dans la majorité des situations, la langue est objet d attachement, elle est un espace d appropriation symbolique lorsque la langue maternelle n est pas humiliée ou dépréciée sur le marché des valeurs linguistiques. Les énoncés que la langue permet de produire parlent du monde, ils ne sont pas le monde. La langue n est pas seulement un système de signes mis en œuvre mais aussi un mode de socialisation, une façon d être et de comprendre le monde, un ensemble de pratiques à la fois individuelles et sociales. Elles révèlent l aptitude à signifier et pas 32 Ecarts d'identité N 113 / 2008

2 simplement à symboliser. Le rapport signifiant/signifié suppose un consensus. Le Dire de la langue Le contenu linguistique est lié au monde et à l expérience que le sujet en a, ce qui explique la diversité de ce contenu à travers l espace et son évolution à travers le temps. Le découpage de la réalité est donc différent d une culture à une autre. La façon dont nous analysons le spectre des couleurs par exemple ne correspond pas à une réalité physique universellement valable mais à une tradition culturelle transmise par la langue. Si dans le Nord, on a plusieurs mots pour désigner des états différents de la neige (neige fondante, glacée, mouillée, entrain de tomber ), dans le Sud par contre on aura différentes appellations pour désigner les dattes (datte moelleuse, datte dure, lumineuse ). Chaque communauté a sa propre conception du monde, du temps, de l espace. Concernant le temps par exemple, alors qu en français, la conception du temps est linéaire, bande divisée en espaces d égale dimension avec une tendance à la tenue d archives, de registres, de datations, calendriers, emplois du temps, chronologie etc ; en berbère il y a le temps lointain, à la fois irréel et passé (zma : n), sans mesure possible, temps absolu et le temps qui passe rythmé par la succession des jours et des nuits, des moissons ou cueillettes et des grands événements de la vie (naissance, circoncision, mariage, aïd, deuil ) ; et le temps de l absence ou exil. Comme pour l arabe la division du temps est en Accompli et Inaccompli. Le temps présent ne se conjugue pas. Autre exemple, les termes de parenté sont appréhendés linguistiquement de manière très diverses. Comment parle-t-on à quelqu un ou de quelqu un? On dira «lui», «il», ou le père de mes enfants» quand on parlera de son mari au Maghreb. On ne le nommera pas, ce serait très inconvenant. Donc la langue, comme le dit Saussure, est un consensus social, c est le moyen mis à la disposition des individus alors que la parole est l utilisation que les individus font de cette langue. C est cette utilisation particulière, singulière de la langue qui fait le style de chacun, les registres ou niveaux de langue. Ainsi ce qui est reçu est de la langue, ce qui est plus ou moins produit est de la parole. La langue est la condition nécessaire de la parole, qui en est sa réalisation concrète. La parole est un processus de communication à étudier dans son contexte social. Le registre de l insulte par exemple, comprenant les injures, les sous-entendus, menaces et blasphèmes, constituent des «traces symboliques» de ce qui appartenait aux conduites sociales et à un imaginaire social propre au monde féminin au Maghreb. Le caractère à la fois transgressif et ritualisé de l injure permet d appréhender les conduites instauré dans les rapports sociaux ; à savoir une parole qui n est plus inhibée tels que chuchotis et murmures Mais l échange symbolique est fondamentalement défini par un savoir partagé. La fonction des menaces et/ou malédictions est de constituer un artifice nécessaire pour impressionner les enfants turbulents dans certains milieux culturels ; ainsi, menaces et blasphèmes fusent plusieurs fois par jour sans réel conséquences, parallèlement à des expressions laudatives du type «la prunelle de mes yeux, ma vie, mon soleil, ma lumière etc.» Avec les pratiques magiques, ces actes de parole sont considérés par les femmes comme des actes symboliques les plus marquants Ecarts d identité N 113 /

3 socialement ; ils procèdent d une stratégie des échanges sociaux marquée par la distance que pose le rituel lui-même, libérant de toute responsabilité personnelle, sans conséquence déterminante. Ainsi, en même temps qu on apprend sa langue, on devient le sujet d une parole et en même temps on apprend à penser et à exister en relation avec d autres dans un monde humain et dans un contexte qui peut être plurilingue. Chacun s approprie la langue de manière singulière, en fonction de ses appartenances tant familiales que sociales. La langue incarne une expérience de vie et détermine la façon dont nous percevons le monde. Elle est liée à notre sentiment d identité. De la trace : la langue maternelle La langue maternelle se décline de diverses manières selon les langues : langue de naissance, langue primordiale, langue inaugurale, langue infantile, langue sucée avec le lait maternel, langue-mère, terre de langues mères, langue du sensuel. La langue maternelle est donc un bain de paroles, de sonorités, de mélodies, de rythmiques, d odeurs, de saveurs, dans lesquelles nous avons été immergés avant d en comprendre le sens. C est la langue de la mère nourricière, la langue de la mémoire mythique des dits de «l Ogresse primitive». C est l impossible dissociation entre le corps et la parole, entre le geste et la voix. C est le mélange de sons, de baisers mouillés et de mots. La langue est d abord et avant tout orale. Le corps est intégré à cette parole (percussions, claquement des mains, pas de danse ; chants qui rythment le fait de moudre le grain, le pilon, le tissage le fait de pétrir la galette, la douleur intérieure des proches d un mort. Tous ces chants, les berceuses, les litanies, les contes sont de fait et de droit chants de femmes dans la société maghrébine en tous cas. L oral a un rôle fondateur dans la relation à l Autre. Musiques de sons, polyphonies des locuteurs qui s écoutent, s interrompent, se répondent. Le désir de parler vient à l enfant quand la musique des voix, les chuchotements, les caresses, les soupirs, les cris l enveloppent et l appellent à exister pour son compte. La présence du corps, de la pulsion dans l émission de gazouillis se manifeste dans un matériau sonore qui deviendra plus tard signifiant dans le cadre de la langue et pourra en même temps connoter cette pulsion. Donc appel, désir et désignation puis découverte du signe avec le caractère distinctif des sons puis signes unitaires suivis quelques temps après de signes phrases puis débute la syntaxe. Tout enfant, dans son apprentissage progressif, conquiert le langage véhiculé par la mère pour à la fois le faire sien et s en libérer et ainsi accéder au langage en tant que sujet. Nous savons que la construction du langage s opère au moment où l enfant commence à se dissocier de sa mère, moment où il doit intégrer la fin de sa toute-puissance. La langue se constitue donc à la rencontre de l altérité. Il semble que la «langue maternelle» conserve les éléments qui constituent le Ça et que les autres langues penchent du côté du Surmoi. Selon A. Green, «notre langue maternelle crée en nous des racines indestructibles parce qu elles sont le fondement même de notre substance, elles contiennent des souvenirs qui nous ancrent à la mère par le biais du plaisir de la répétition, répétition dont nous avons fait l expérience dans l in- 34 Ecarts d'identité N 113 / 2008

4 timité de l écho maternel et dans la création de sens symbolique». Si on s en tient à la langue de communication avec la mère, la langue maternelle serait quelque chose de l intraduisible, de supraverbal, et ne serait pas cette structure remplie de règles strictes et parfois obscures. Ainsi, en considérant cette idée, on pourrait penser que la langue est plutôt paternelle. Elle sépare, différencie et introduit à la symbolisation ; elle n existerait pas sans le tiers. La langue ne peut se construire que dans la rencontre avec la triangulation. La langue structurée permet donc de s adresser au 1 er autre. Cette langue conjugue le babil et les mots familiers ou étrangers. Comme on apprend sa langue dite «maternelle», on fait de même de l expérience du monde environnant du pays natal. L adéquation s établit entre soi, le monde et les objets premiers, c est ce qui permet la construction de son identité, d avoir un lieu, d habiter sa langue dans un espace partagé. Nous verrons que cette opération qui aboutit à l introduction du sujet dans l altérité peut s avérer difficile si les valeurs auxquelles s identifier sont dépréciées. Mais la langue ne peut se construire que par la transmission de celle-ci, organisée socialement à travers les contes, les proverbes, les comptines etc. L enfant acquiert pour une large part ses capacités lexico-syntaxiques au cours même du processus de communication. C est donc l aptitude au dialogue qui permet la socialisation de l individu. Mais en même temps que son rapport à l autre, elle fonde et structure son rapport au monde. On reconnaît en règle générale, la fonction structurante des langues maternelles ; on a montré qu un ancrage dans la langue maternelle apportait maîtrise linguistique et stabilité identitaire. Camillieri dans ces travaux et enquêtes auprès d enfants de migrants a conclu que ceux qui maîtrisaient la langue maternelle et auxquels on avait transmis et valorisé des croyances, une culture familiale, un imaginaire, parvenaient plus facilement à apprendre la langue du pays d accueil et dans la plupart des cas parvenaient plus aisément à affirmer leur identité et s épanouissaient au sein de leurs appartenances plurielles. C est en effet, essentiellement par la parole que vont s opérer à la fois la socialisation et sa prise de conscience du monde extérieur. Par la parole, le sujet choisit les mots qu il faut évoquer : ce qui est dit mais aussi ce qui n est pas dit, ce qui est suggéré, ce qui persiste dans nos mémoires et nos silences. Chaque langue a un rapport particulier avec le secret, le caché, le mystère, le mensonge. Ainsi la parole exprime les pensées, les émotions, les désirs, les souffrances du sujet. On apprend sa langue par la médiation de la parole. Cette dernière permet la reconnaissance de l autre comme un autre soi-même. Justement les enfants de migrants peuvent nous rendre sensible à la question de l Autre. Dans le bilinguisme, les deux langues n ont pas le même statut ; souvent l une est dominante, l autre est dominé. Mais plusieurs scenarii sont possible lorsque des langues sont en contact : - les deux langues se maintiennent séparées - l une des langues déloge l autre - l une et l autre se font des concessions mutuelles ; il apparaît un 3 ème instrument de communication appelé créole. Bien entendu c est beaucoup plus complexe que cela. Les situations de diglossie ou de plurilinguisme sont caractéristiques des rapports de force et rapports de langue, de politiques linguistiques mais également au niveau du sujet, de la reconnaissance ou non de soi par les autres, et les autres reconnus ou Ecarts d identité N 113 /

5 non comme semblables à soi. C est le cas des enfants de migrants qui peuvent avoir du mal à faire coexister en eux les deux pôles culturels. Quand on naît dans un pays, «ici», alors que vos parents viennent d un autre pays, «ailleurs», on est d ici par la naissance et on est aussi d ailleurs par loyauté affective aux racines parentales même si cet ailleurs on ne le connaît que par les fantasmes et les souvenirs des parents. On entend souvent l expression par exemple : «ma mère c est l Algérie, mon père c est la France». Cet exemple d énoncé nous indique que la communication interculturelle est traversée par les représentations que les cultures se font les unes des autres, images traditionnelles plus ou moins refoulées, images véhiculées aussi par un discours social venant résonner avec l imaginaire et l expérience affective de la personne qui produit le discours. Il arrive que des descendants d émigrés adoptent comme langue unique ou principale celle du pays d accueil car elle prend une valeur symbolique forte et prestigieuse par rapport à la langue d origine des parents, considérée comme minoritaire ou dépréciée. Nous devons alors interroger les silences dans la transmission de l histoire familiale. Au niveau de la société, les toponymes ou les emprunts d une langue à l autre constituent des témoignages historiques, des fossiles, des traces linguistiques des différentes invasions ou colonisations par exemple ou tout simplement contact de langues. L histoire du plurilinguisme algérois par exemple, se présente comme une superposition de strates formées de différents schèmes de contacts de langues. Il y a eu des cohabitations linguistiques successives depuis les phéniciens jusqu à aujourd hui. Des enquêtes récentes menées par des sociolinguistes illustrent bien ce mélange des codes en Algérie par exemple. Une phrase commence en arabe dialectal, continue en français puis se termine en kabyle avec parfois, pour ponctuer le propos, une expression «langue de bois» en arabe littéraire. Ou encore nous avons des termes dont la racine est française et la morphologie ou suffixe et préfixe arabe et vice-versa (defendani : il m a défendu», fla : m» film au pluriel sur une construction qui inclut le pluriel par le changement de voyelle comme «kalma = une parole pluriel= kla : m ; digoutit = je suis dégoûté»). Toutes les combinaisons coexistent. Du désir de se dire et de la difficulté de dire, de se dire Mais quelle est la fonction de la langue choisie? Peut-on dire les mêmes choses en chinois, en arabe, en turc? Il y a une question du choix de la langue pour dire le trauma, ce que certains ont appelé «la langue tamis». Le recours à la langue étrangère permet d entraver le développement de nouvelles inhibitions. Il permet au sujet d atténuer l impact de ce qu il dit, de médiatiser la pensée par un dire autre. Aborder le thème de la sexualité, dire tout simplement «je t aime» dans la langue de la mère est impossible ou en tous cas très difficile pour de nombreux locuteurs maghrébins car trop chargée d affects primaires, assorti de loyauté au groupe premier. Les jeunes notamment préfèrent dire lorsqu ils draguent : «I love you, je t aime ou te quiero ou les trois à la suite». L expression «je t aime» en arabe ou berbère est une expression qui dépasse l idée. Certains peuvent l écrire mais pas le dire. L interdit les pousse à la périphrase ou à la langue étrangère. Les femmes venues d Irak, du Soudan ou du Maghreb rencontrées lors des journées 36 Ecarts d'identité N 113 / 2008

6 d informations sur la contraception, le sida, etc., dans les centres de planning du conseil général ou dans les bus-info-santé utilisent les termes de la langue savante, la langue scientifique, lorsqu elles posent des questions, ce qui permet semble-t-il, d aborder l organe, de le chosifier ; impossible de le dire dans la langue intime. Les soudanaises et irakiennes utilisent les termes anglais, les maghrébines les termes équivalents en français. Les signifiants de la langue maternelle sont trop chargés pulsionnellement, donc on utilise la langue étrangère pour extérioriser, désacraliser ce qui pourrait être dangereux ou difficile à aborder dans la langue maternelle. Cette langue maternelle est frappée d interdits pour certains enfants et adolescents car c est la langue intime du couple parental. Souvent les parents parlent la langue maternelle pour que les enfants ne comprennent pas justement. Certains, par contre, choisissent l utilisation de la langue étrangère de manière ludique ou comme moyen de libération ou par fascination ou pour sortir d une contradiction. La nouvelle langue défait les liens affectifs premiers et permet comme une nouvelle naissance. Changer de langue n est pas simplement traduire, c est aussi interpréter. Le passage d une langue à l autre ne va pas sans faire émerger qu il y a toujours de l intraduisible, de l absence d un lieu où rien n étaye la langue quelle qu elle soit. La question ensuite est de préciser en quoi la capacité polyglotte peut servir de refuge au symptôme. Il semble que ce qui relève des processus primaires ne peut s exprimer autrement que dans la langue d origine, alors que les processus secondaires peuvent se montrer dans une langue tiers. La possibilité d utiliser la langue maternelle peut permettre de rendre présent dans l espace thérapeutique notamment, les références culturelles du patient, et le surgissement de processus primaires inaccessibles autrement. En effet, la difficulté de se faire entendre et comprendre peut être vécue comme une agression ou une profonde frustration et peut générer un sentiment d impuissance et de dévalorisation. La personne se sent réduite à «l infans», c est-à-dire réduite au silence, privée de parole et comme le dit si bien François CHENG, écrivain chinois de langue française : «on se sent aussi nu qu un nouveau né» et on découvre que «la langue confère la légitimité d être» (in Dialogue). Que se soit à l intérieur d une langue ou d une langue à l autre, la communication implique toujours une traduction. La traduction elle-même ne peut être considérée comme simple transmission mot à mot. L acte de traduire permet par le processus de traduction que s établissent des liens nouveaux, des effets de passage d une langue à l autre, des univers sémantiques auparavant disjoints qui se trouvent mis en communication et qui ouvrent de nouveaux horizons possibles(ex : Ah! on dit comme ça chez vous, chez nous ) La traduction est le lieu même d un dialogue entre les langues et les cultures, le lieu de rencontre avec l altérité par excellence. Les interlocuteurs prennent conscience de l importance du choix des mots au plus juste de leur sens, pour éviter les malentendus, de la polysémie des termes, des registres de langues, des doubles sens etc. La langue ne va pas de soi ; la langue n est pas un calque de la réalité, n est pas Ecarts d identité N 113 /

7 une nomenclature. Il faut comprendre par là que l interprétariat n est pas la transposition d une liste de mots d une langue à l autre et réciproquement ; car chaque communauté à son propre découpage de la réalité, du temps, de l espace notamment. Golstein nous indique que «dès que l homme se sert du langage pour établir une relation vivante avec lui-même ou avec ses semblables, le langage n est plus un instrument, n est plus un moyen, il est une manifestation, une révélation de l être intime et des liens psychiques qui nous unissent au monde et à nos semblables.» Retour «à» ou «de» la langue maternelle : l intraduisible Comment la langue maternelle œuvre-t-elle pour vaincre la résistance ou lever le refoulement qui la frappe? La colère, la douleur, les blasphèmes, les injures font surgir la nature primitive malgré les entraves de l éducation ou la culture. Lorsqu une femme maghrébine parlant français, désirant exprimer le mal du pays natal d un mot choisira plutôt le terme de la langue maternelle avec l intonation qui va avec : eh! «elkebda» (arabe) ou «tassa» (berbère) ; ce terme suffit à charrier des pans entiers de paysages, de parfums, de saveurs, de musique engloutis, bref un condensé de signifiés, d états, de contextes, des connotations, d héritages culturels. Il s agira de tout ce qui est lié au pays natal, à la mère, la terre, les proches, la mémoire collective. Comme on le voit, il y a de l intraduisible. Si l on traduit mot à mot ce serait : «ah mon foie!». Le siège de l affect est le foie en langue arabe du Maghreb ou berbère. Lorsqu on veut dire «j ai laissé mes enfants au pays, on dit «j ai laissé mon foie là-bas.» En situation d interprétariat en milieu soignant ou social, les personnes rencontrées, même celles se débrouillant en français, expriment de manières différentes leurs sentiments de nostalgie du pays natal, leurs affects, et le choix d un terme ou d un autre n est pas le fruit du hasard. Il y a bien entendu plusieurs manières de se sentir «étranger», donc d exprimer son sentiment d étrangeté. Pour illustrer ces idées, appuyons-nous sur l exemple suivant lié à la notion d exil : nous avons soit le champ sémantique : «WAHCH» ou celui de «GHORBA» En arabe le choix d un mot que fait le sujet comporte en lui une racine qui engendre d autres mots, car chaque mot, ou presque, est une branche née d une racine de 2 ou 3 consonnes. «Wahch, twahecht» = nostalgie dans l champ sémantique de la peur, de la solitude ; figure de l animal sauvage doublé du sentiment d abandon, de dépouillement, inhabité, désert, vide. «Ghorba» = nostalgie avec l idée d exil, d éloignement, d étrangeté ; insolite ; avec cette idée sous-jacente de quitter jusqu à la sensation de disparaître (comme le soleil couchant qui disparaît progressivement). L interprète, dans ces cas, devra jouer un rôle de mise en lien, de portage culturel. Comment traduire un mot et une intonation qui charrient tant de signifiés! Un espace s ouvre pour de nombreux sujets entre deux espaces, entre deux imaginaires, entre deux langues ; dans le tissage ou dans la déchirure? Quête, errance, folie, division, mutisme. Le sujet est ainsi toujours en traduction par rapport à l infantile en lui. Le linguiste Alain Bentolila, dans un article récent publié dans «Le Monde» s interroge : «comment distribuer de manière plus équitable le pouvoir linguistique afin que la majorité des enfants de ce pays expriment leur pensée 38 Ecarts d'identité N 113 / 2008

8 au plus juste de leurs intentions et recevoir la pensée des autres avec discernement?» Les interdits de langage réduisent, appauvrissent les facultés de communication, et de là, comment ne pas penser que cet appauvrissement engendre des difficultés de représentations de symbolisations, voire de compréhension tout simplement. Hannah Arendt rappelle que parfois, «le pays natal était le territoire de l ennemi». De nombreux écrivains évoquent bien dans leur récit cette souffrance, ce sentiment de division, de fragmentation et d arrachement à leur mère, qu ils ont vécu et qu ils essayent de transcender par l écriture et la création littéraire. Quand nous parlons, rêvons, pensons et écrivons avec nos mots de tous les jours, nous charrions souvent sans en être conscients une kyrielle de significations, venues de loin, brassées, transformées, déformées puis reprises par nous et actualisées à la fois par l histoire ambiante et par la nôtre propre. Le tout réuni dans des dictionnaires fait, selon les jours et pour qui sait les entendre, tantôt un tintamarre qui vous réveille en plein sommeil, tantôt un bruissement qui vous berce et vous rendort.» n Toute langue est une traduction s agissant de l individu ; sa langue ou plutôt sa parole endiguée par une langue est la traduction des pulsions de son corps, de son être dans le monde. Le carambolage des langues peut susciter l amnésie passagère ou alors le vertige, l inversion des genres dans la traduction. Certains patients parlent de perte irrémédiable lorsqu ils n ont plus la parole de la mère, mais rêvent de voir son regard posé sur eux pour les protéger. Nous connaissons bien l importance du regard, de l œil dans le champ sacré au Maghreb. Les psychothérapeutes savent que l inconscient jette des ponts verbaux qui assurent le passage d une chaîne signifiante à une autre ou le procédé de l identité de sons entre Signifiant de la même langue ou de deux langues différentes c est-à-dire l homophonie. L homophonie ouvre cette voie permettant la circulation et le mélange entre deux langues. Pour finir, quelques lignes de Rosie Pinhas Delpuech tiré de «l étranger» : «Les mots des langues ont une mémoire, ils portent en eux les traces de leur histoire. Ecarts d identité N 113 /

Le Relais Culturel de Wissembourg et les spectacles jeune public

Le Relais Culturel de Wissembourg et les spectacles jeune public Le Relais Culturel de Wissembourg et les spectacles jeune public Un dossier réalisé par le Relais Culturel de Wissembourg pour préparer la venue au spectacle des jeunes spectateurs «Le théâtre pour enfants,

Plus en détail

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir Annie Claude Sortant-Delanoë L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir À sa naissance, l enfant est un organisme dont le cri exprime un besoin. Ce cri n a aucune intention de signification.

Plus en détail

des progressions des apprentissages à l école maternelle

des progressions des apprentissages à l école maternelle Tableaux des progressions des apprentissages à l école maternelle À l école maternelle, les écarts d âges entre les enfants, donc de développement et de maturité, ont une importance très forte ; le fait

Plus en détail

LIVRET DE COMPÉTENCES A L ÉCOLE MATERNELLE

LIVRET DE COMPÉTENCES A L ÉCOLE MATERNELLE NOM : Prénom Date de naissance : LIVRET DE COMPÉTENCES A L ÉCOLE MATERNELLE Classe de toute petite section Année scolaire Nom et adresse de l école Nom des enseignants Classe de petite section Classe de

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

OPTION LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE AU BACCALAURÉAT PROGRAMME PEDAGOGIQUE

OPTION LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE AU BACCALAURÉAT PROGRAMME PEDAGOGIQUE OPTION LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE AU BACCALAURÉAT PROGRAMME PEDAGOGIQUE Par Jean-Paul LANDAIS Mars 2014 1/5 LE BUT DE L ENSEIGNEMENT Le but de l enseignement de la Langue des Signes Française (L.S.F).

Plus en détail

LA RÉUSSITE SCOLAIRE EN MILIEUX POPULAIRES OU LES CONDITIONS SOCIALES D UNE SCHIZOPHRÉNIE HEUREUSE

LA RÉUSSITE SCOLAIRE EN MILIEUX POPULAIRES OU LES CONDITIONS SOCIALES D UNE SCHIZOPHRÉNIE HEUREUSE Ville-Ecole-Intégration, n 114, septembre 1998 LA RÉUSSITE SCOLAIRE EN MILIEUX POPULAIRES OU LES CONDITIONS SOCIALES D UNE SCHIZOPHRÉNIE HEUREUSE Bernard LAHIRE (*) L enfant de milieu populaire en difficulté

Plus en détail

Développer la maîtrise du langage à l école maternelle

Développer la maîtrise du langage à l école maternelle Développer la maîtrise du langage à l école maternelle Agnès FLORIN Université de Nantes, Centre de Recherche en Education de Nantes (CREN EA2661) DDEC 56, 3 octobre 2012 Introduction Le langage ne commence

Plus en détail

Patrick Binisti UPEC-IUFM de Créteil Formation ASH Laboratoire Modyco sciences du langage 1

Patrick Binisti UPEC-IUFM de Créteil Formation ASH Laboratoire Modyco sciences du langage 1 sciences du langage 1 Comment l enfant acquiert la parole? sciences du langage 2 Partie I 1. Comment l enfant acquiert la parole? Partie II 2. A quel moment du processus d acquisition de la parole intervient

Plus en détail

La souffrance totale des personnes en fin de vie.

La souffrance totale des personnes en fin de vie. LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. I) Concept de souffrance globale En Soins Palliatifs, on parle de souffrance totale, «total pain», c'est-à-dire qu il s agit d une approche globale de

Plus en détail

Les formes de communication

Les formes de communication 12. Les formes de communication On distingue deux grandes formes de communication : la communication verbale et la communication non verbale. La communication verbale Elle est constituée des signaux linguistiques

Plus en détail

Le cahier de vie. Fonctions et apprentissages. Animation pédagogique, La Crèche, le 10 décembre 2008

Le cahier de vie. Fonctions et apprentissages. Animation pédagogique, La Crèche, le 10 décembre 2008 Le cahier de vie Fonctions et apprentissages Animation pédagogique, La Crèche, le 10 décembre 2008 Plan de l animation I Les origines du cahier de vie II Les fonctions III Les apprentissages IV Le cahier

Plus en détail

Le loup et la lune. Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine. Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine

Le loup et la lune. Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine. Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine

Plus en détail

La satisfaction de fin d analyse : une rencontre particulière avec le réel*

La satisfaction de fin d analyse : une rencontre particulière avec le réel* Lola López La satisfaction de fin d analyse : une rencontre particulière avec le réel* Dans la «Préface à l édition anglaise du Séminaire XI», Lacan convoque la satisfaction comme ce qui «marque» la conclusion

Plus en détail

LES INSTRUCTIONS OFFICIELLES. PALIER 1 DU COLLEGE

LES INSTRUCTIONS OFFICIELLES. PALIER 1 DU COLLEGE LES INSTRUCTIONS OFFICIELLES. PALIER 1 DU COLLEGE Programme applicable à la rentrée 2006. Introduction. 1. Le Cadre Européen Commun de Références pour les Langues. Le CECRL a été publié en 2001 par le

Plus en détail

Une approche de la PNL

Une approche de la PNL Qu est ce que la PNL? Une approche de la PNL La PNL signifie Programmation NeuroLinguistique. C est une approche plus ou moins scientifique de tout ce qui touche à la communication et le fonctionnement

Plus en détail

L ENFANT ET LA PEUR D APPRENDRE

L ENFANT ET LA PEUR D APPRENDRE L ENFANT ET LA PEUR D APPRENDRE Serge Boimaré / Editions Dunod Il y a toujours une souffrance quand on ne répond pas aux attentes de l école. Les grandes difficultés d apprentissages doivent amener à une

Plus en détail

Support de présentation

Support de présentation UNIVERSITÉ D ÉTÉ 20 AOÛT 2010 LOUVAIN-LA-NEUVE Atelier N 1 Une bonne maitrise de la langue, un enjeu du fondamental? Support de présentation utilisé par Christine CAFFIEAUX COMMENT FAIRE UNE BONNE ÉCOLE?

Plus en détail

Ateliers - stages d éveil artistique Ateliers adaptés art-thérapie Conférences rencontres sensibilisation Pratiques artistiques & liens culturels

Ateliers - stages d éveil artistique Ateliers adaptés art-thérapie Conférences rencontres sensibilisation Pratiques artistiques & liens culturels Ateliers - stages d éveil artistique Ateliers adaptés art-thérapie Conférences rencontres sensibilisation Pratiques artistiques & liens culturels www.terredesarts.asso.fr Démarche L'association Terre des

Plus en détail

«Lalangue qui, cette jouissance, la civilise si j ose dire *»?

«Lalangue qui, cette jouissance, la civilise si j ose dire *»? Carlos Guevara «Lalangue qui, cette jouissance, la civilise si j ose dire *»? La phrase du titre de mon exposé est de Lacan, le signe d interrogation est de moi. Cette phrase, vous pouvez la trouver dans

Plus en détail

Petite enfance et éveil musical

Petite enfance et éveil musical Petite enfance et éveil musical Objectifs : Donner aux professionnels de la petite enfance les moyens de mettre en place un éveil sonore et musical pour le tout petit dans leurs structures d accueil. MOYENS

Plus en détail

Vers 2 ans et 6 moins

Vers 2 ans et 6 moins Le développement de l enfant Quelques repères De la naissance à 18 mois : - réagit aux bruits à la naissance - comprend des petites phrases vers 8 mois - - gazouille vers 3 mois - rit aux éclats vers 4

Plus en détail

Cycle des apprentissages fondamentaux. Année scolaire 20 /20. Livret Scolaire. Nom de l enseignant :

Cycle des apprentissages fondamentaux. Année scolaire 20 /20. Livret Scolaire. Nom de l enseignant : Cycle des apprentissages fondamentaux Année scolaire 20 /20 Livret Scolaire CP Nom : Prénom : Né le : Nom de l enseignant : Ce livret, complété à partir d évaluations faites régulièrement, permet à l enfant

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

TABLEAU SYNOPTIQUE. Niveau CECR. Typologie d activités. Thèmes. Court métrage. Tout le monde dit je t aime Cécile Dubrocq Fiction - 6 00 2010

TABLEAU SYNOPTIQUE. Niveau CECR. Typologie d activités. Thèmes. Court métrage. Tout le monde dit je t aime Cécile Dubrocq Fiction - 6 00 2010 TABLEAU SYNOPTIQUE Court métrage Tout le monde dit je t aime Cécile Dubrocq Fiction - 6 00 Madagascar, carnet de voyage Bastien Dubois Animation - 12 00 2009 Thèmes L adolescence, le sentiment amoureux,

Plus en détail

Comment aider un enfant dysphasique? A l extérieur de l école. Motivation de l élève Estime de soi. Troubles du comportement

Comment aider un enfant dysphasique? A l extérieur de l école. Motivation de l élève Estime de soi. Troubles du comportement Comment aider un enfant dysphasique? Un document proposé par Christelle CHARRIER, conseillère pédagogique et Françoise VINCENT, formatrice à l' IUFM A l école mettre en place un programme d enrichissement

Plus en détail

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave.

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave. CHAPITRE 1 LA RELATION MÉDECIN-MALADE L ANNONCE D UNE MALADIE GRAVE. L INFORMATION DU PATIENT ATTEINT DE MALADIE CHRONIQUE. LA PERSONNALISATION DE LA PRISE EN CHARGE MÉDICALE Module 1 : «Apprentissage

Plus en détail

Atelier TÂCHES NATURELLES ET APPRENTISSAGE

Atelier TÂCHES NATURELLES ET APPRENTISSAGE Atelier TÂCHES NATURELLES ET APPRENTISSAGE Jacky GIRARDET CLE International Résumé : L apprentissage d une langue étrangère procède souvent selon une suite de simulations des tâches que le futur utilisateur

Plus en détail

L organisation d une journée dans une classe de maternelle 4 ans à temps plein. Entrée en classe Accueil

L organisation d une journée dans une classe de maternelle 4 ans à temps plein. Entrée en classe Accueil L organisation d une journée dans une classe de maternelle 4 ans à temps plein Ouverture de l école Service de garde Entrée en classe Accueil Routine du matin Ateliers Dîner Récréation Histoire Jeux libres

Plus en détail

CFTTA Centre de formations et de thérapies transgénérationnelles d Aquitaine

CFTTA Centre de formations et de thérapies transgénérationnelles d Aquitaine PROGRAMME DE LA FORMATION PSYCHOGENEALOGIE ET ANALYSE TRANSGENERATIONNELLE PARIS 2013-2014 L impact des situations souffrantes du passé familial se fait douloureusement sentir chez les descendants créant

Plus en détail

LE SOMMEIL ET LES TROUBLES DU SOMMEIL Conférence de 2005

LE SOMMEIL ET LES TROUBLES DU SOMMEIL Conférence de 2005 LE SOMMEIL ET LES TROUBLES DU SOMMEIL Conférence de 2005 LE SOMMEIL DE 3 A 6 MOIS Bébé va apprendre à dormir des nuits complètes de 8-9 heures. Il s endort en sommeil lent et diminue le pourcentage de

Plus en détail

Lucile Cognard. S identifier à son symptôme

Lucile Cognard. S identifier à son symptôme Lucile Cognard S identifier à son symptôme Dans notre milieu analytique, l expression est connue : «s identifier à son symptôme». D où vient-elle, que recouvre-t-elle? C est la question que je me suis

Plus en détail

Progression en éducation musicale au cycle 1

Progression en éducation musicale au cycle 1 Progression en éducation musicale au cycle 1 BO n 3 du 19 juin 2008 : «à la fin de l'école maternelle, l'enfant est capable de: Avoir mémorisé et savoir interpréter des chants, des comptines... Ecouter

Plus en détail

FRANÇAIS Langage oral. Lecture - écriture. Vocabulaire. Grammaire. Orthographe. MATHÉMATIQUES Nombres et calcul. Géométrie. Grandeurs et mesures

FRANÇAIS Langage oral. Lecture - écriture. Vocabulaire. Grammaire. Orthographe. MATHÉMATIQUES Nombres et calcul. Géométrie. Grandeurs et mesures FRANÇAIS Langage oral Demander des explications. Écouter et comprendre les textes lus par l enseignant. Restituer les principales idées d un texte lu par l enseignant. Dire un texte court appris par cœur,

Plus en détail

Si j étais né ailleurs, seraisje différent?

Si j étais né ailleurs, seraisje différent? Si j étais né ailleurs, seraisje différent? Compétence ou problématique abordée : Identifier ce qui m a conditionné, ce qui m a construit : - au plan éducatif - au plan social - au plan culturel Concepts

Plus en détail

Regarde J existe! «Slam images!» Projet. Pour une compréhension de soi et de l'autre.

Regarde J existe! «Slam images!» Projet. Pour une compréhension de soi et de l'autre. Projet «Slam images!» Pour une compréhension de soi et de l'autre. Association «Regarde J existe» - Beaudour Allala 06.73.38.02.50 ou 01.48.72.26.90 26 rue des Thillards 94170 Le Perreux sur Marne Constat

Plus en détail

DROIT DE L'ENFANT français 13/06/08 19:38 Page 1

DROIT DE L'ENFANT français 13/06/08 19:38 Page 1 DROIT DE L'ENFANT français 13/06/08 19:38 Page 1 DROIT DE L'ENFANT français 13/06/08 19:38 Page 2 ISBN : 9954-1-4007-7 Dépôt légal : 2007/2026 Illustrations : Nathalie Logié Manche Cliparts : Pressimage,

Plus en détail

CAFDES Communication Communiquer, c est quoi?

CAFDES Communication Communiquer, c est quoi? CAFDES Communication Communiquer, c est quoi? Communiquer, c est parler v En Grèce antique, Rome, la communication était synonyme d éloquence Ø Le talent de communicateur était assimilé à l art de bien

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Le développement du langage oral chez l enfant

Le développement du langage oral chez l enfant Le développement du langage oral chez l enfant Par Alessandra Biner, Anne Dauvin, Isabelle Pulfer, Logopédistes Cette conférence a été donnée dans le cadre de soirées de parents du secteur de la petite

Plus en détail

Langues CIIP 2010 TROISIÈME CYCLE

Langues CIIP 2010 TROISIÈME CYCLE Langues VISÉES PRIORITAIRES Maîtriser la lecture et l écriture et développer la capacité de comprendre et de s exprimer à l oral et à l écrit en français. Découvrir les mécanismes de la langue et de la

Plus en détail

Premières étapes de la lecture de la musique

Premières étapes de la lecture de la musique 1 Premières étapes de la lecture de la musique En général, les enfants ne sont pas capables de comprendre les explications abstraites. Il est donc préférable d'aborder tous les sujets de manière active

Plus en détail

CHAPITRE 1. Manon enfant mutique et si mutine aujourd hui

CHAPITRE 1. Manon enfant mutique et si mutine aujourd hui Les enfants sont sans passé et c est là tout le mystère de l innocence magique de leur sourire Milan Kundera CHAPITRE 1 Manon enfant mutique et si mutine aujourd hui Entrez dans cette étrange sensibilité

Plus en détail

Actualisation linguistique en français

Actualisation linguistique en français Actualisation linguistique en français Mandat de l éducation en langue française Le ministère de l Éducation en Ontario a un double mandat par rapport à l enseignement et la transmission de la langue.

Plus en détail

Journée du Forum. Concetta Ciuro. Depuis «le sujet parle avec son corps» jusqu à «je parle avec mon corps *» Mensuel 88. Retour au sommaire

Journée du Forum. Concetta Ciuro. Depuis «le sujet parle avec son corps» jusqu à «je parle avec mon corps *» Mensuel 88. Retour au sommaire Concetta Ciuro Depuis «le sujet parle avec son corps» jusqu à «je parle avec mon corps *» Dans un premier temps, en lisant le cours de Colette Soler «L encorps du sujet 1», j ai été interpellée par cette

Plus en détail

T. Bouguerra : Cours de méthodologie

T. Bouguerra : Cours de méthodologie E 53 SLL1 T. Bouguerra : Cours de méthodologie III. LES APPROCHES ACTIONNELLES 1. Le Modèle actionnel et le Cadre Européen Commun de Référence pour les langues Par approche actionnelle on entend essentiellement

Plus en détail

La discipline avec la méthode E-S-T-I-M-E

La discipline avec la méthode E-S-T-I-M-E La discipline avec la méthode E-S-T-I-M-E Pour qu un enfant se «laisse» encadrer ou discipliner, il faut d abord que ses besoins affectifs soient satisfaits : Mon enfant est-il sécurisé par quelques règles

Plus en détail

Pourquoi s intéresser aux enfants bilingues? Mythes sur le bilinguisme

Pourquoi s intéresser aux enfants bilingues? Mythes sur le bilinguisme Introduction Pourquoi s intéresser aux enfants bilingues? Mythes sur le bilinguisme I. Le bilinguisme en général Définitions du bilinguisme II. Les langues à l école Que faire pour une meilleure éducation

Plus en détail

Rénovons la recherche d Emploi Module : L Emploi et vous

Rénovons la recherche d Emploi Module : L Emploi et vous 2014 Rénovons la recherche d Emploi Module : L Emploi et vous La cohésion du projet : La cohésion est le moment où vous prendrez conscience que l humain n est pas une machine et qu il a besoin d aimer

Plus en détail

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS?

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS? Né dans un milieu où on lisait peu, ne goûtant guère cette activité et n ayant de toute manière pas le temps de m y consacrer, je me suis fréquemment retrouvé, suite à ces concours de circonstances dont

Plus en détail

QU APPELLE-T-ON ROMPRE L ISOLEMENT?

QU APPELLE-T-ON ROMPRE L ISOLEMENT? QU APPELLE-T-ON ROMPRE L ISOLEMENT? Le travail que j ai tenté de faire autour du thème qui m était proposé est à entendre comme un essai. C est-à-dire une tentative non achevée de rapprocher des idées

Plus en détail

Pony Production. mise en scène : Stéphanie Marino. Texte et Interprètation : Nicolas Devort. création graphique : Olivier Dentier - od-phi.

Pony Production. mise en scène : Stéphanie Marino. Texte et Interprètation : Nicolas Devort. création graphique : Olivier Dentier - od-phi. création graphique : Olivier Dentier - od-phi.com et Pony Production mise en scène : Stéphanie Marino Texte et Interprètation : Nicolas Devort Résumé Colin fait sa rentrée dans un nouveau collège. Pas

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

EMEA ATELIERS DECLOISONNES

EMEA ATELIERS DECLOISONNES EMEA ATELIERS DECLOISONNES L'EMEA propose cette année à plusieurs classes pilotes une nouvelle organisation pédagogique : l'atelier d'improvisation musicale les ateliers chansons et musiques actuelles

Plus en détail

THÉORIE ET PRATIQUE DE L AUDIT INTERNE

THÉORIE ET PRATIQUE DE L AUDIT INTERNE Jacques RENARD THÉORIE ET PRATIQUE DE L AUDIT INTERNE Préface de Louis GALLOIS Président de la SNCF Prix IFACI 1995 du meilleur ouvrage sur l audit interne Cinquième édition, 1994, 1997, 2000, 2002, 2004

Plus en détail

1. Promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves

1. Promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves 1. Promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves Plus spécifiquement en maternelle Développer la prise de conscience par l enfant de ses potentialités propres et

Plus en détail

PRATIQUES LANGAGIERES EDUCATIVES EFFICIENTES DANS LE DIALOGUE ENTRE ADULTE ET ENFANT

PRATIQUES LANGAGIERES EDUCATIVES EFFICIENTES DANS LE DIALOGUE ENTRE ADULTE ET ENFANT PRATIQUES LANGAGIERES EDUCATIVES EFFICIENTES DANS LE DIALOGUE ENTRE ADULTE ET ENFANT L enfant a besoin d apprendre, et, en premier lieu, d apprendre à parler pour échanger et vivre en société. Ce sont

Plus en détail

SECTION DE MATURITE PLAN D ETUDE-CADRE ANGLAIS

SECTION DE MATURITE PLAN D ETUDE-CADRE ANGLAIS 6. LYCEE JEAN-PIAGET NEUCHATEL SECTION DE MATURITE PLAN D ETUDE-CADRE ANGLAIS I. Objectifs généraux L apprentissage de l anglais, comme celui de toute autre langue étrangère, permet à l élève d acquérir

Plus en détail

GRILLE D EVALUATION DES COMPETENCES EN VUE DE LA VALIDATION DU NIVEAU B1

GRILLE D EVALUATION DES COMPETENCES EN VUE DE LA VALIDATION DU NIVEAU B1 ACADEMIE DE MONTPELLIER Groupe académique d inspecteurs et formateurs en langues vivantes GRILLE D EVALUATION DES COMPETENCES EN VUE DE LA VALIDATION DU NIVEAU B1 Etre capable de comprendre les points

Plus en détail

Résultats d apprentissage spécifiques Indicateurs de rendement Exemples de référentiels Français maternelle

Résultats d apprentissage spécifiques Indicateurs de rendement Exemples de référentiels Français maternelle Résultats d apprentissage spécifiques Indicateurs de rendement Exemples de référentiels Français maternelle Document d appui en littératie septembre 2015 Dans ce document, le genre masculin est utilisé

Plus en détail

Analyse filmique du «Gone du Chaaba»

Analyse filmique du «Gone du Chaaba» LE NARRATEUR : OMAR EST LE NARRATEUR. On le voit écrire les mémoires du chaâba ; - Au début et à la fin, on entend la voix off ; - Dans de nombreuses scènes, il est témoin spectateur ; - Les plans subjectifs

Plus en détail

Les langues étrangères en travail social : Qu en est-il des étudiants en formation de niveau 3 et des cadres pédagogiques?

Les langues étrangères en travail social : Qu en est-il des étudiants en formation de niveau 3 et des cadres pédagogiques? Les langues étrangères en travail social : Qu en est-il des étudiants en formation de niveau 3 et des cadres pédagogiques? Quel est le cadre législatif? Quelles réticences? Est-ce un frein à la mobilité?

Plus en détail

Pour une Pédagogie de Projet émancipatrice

Pour une Pédagogie de Projet émancipatrice http://gfen.langues.free.fr Pour une Pédagogie de Projet émancipatrice Maria-Alice Médioni Le projet, autrefois combattu, est aujourd hui à la mode. Il apparaît même incontournable dans la mesure où il

Plus en détail

HISTOIRE DE ARTS Au Lycée professionnel

HISTOIRE DE ARTS Au Lycée professionnel 1 HISTOIRE DE ARTS Au Lycée professionnel Documents d aide pour débuter Synthèse de la réflexion du groupe d experts -----------------oooooooooooooooooo----------------- Emmanuelle Kalonji professeure

Plus en détail

RECONSTRUCTION MAMMAIRE

RECONSTRUCTION MAMMAIRE RECONSTRUCTION MAMMAIRE IMAGE DE SOI ET MOTIVATIONS Dr Bernard DESCLAUX Oncomip 18/4/2013 Le Contexte Quand le paraître a plus d importance que l être, la mutilation corporelle apparaît comme une blessure

Plus en détail

Association Lire avec Léo et Léa

Association Lire avec Léo et Léa 1 L association Lire avec Léo et Léa L association Lire avec Léo et Léa a pour objet de luter contre l iletrisme par la recherche d apprentissages structurants. Les membres de l association sont des orthophonistes,

Plus en détail

Français: langue d enseignement Compétences: Écrire des textes variés

Français: langue d enseignement Compétences: Écrire des textes variés L élève le fait lui-même à la fin de la deuxième année. En orthographe: Connaitre l orthographe d environ 500 mots Identifier les différents signes: accents: aigu, grave, circonflexe, tréma, cédille, trait

Plus en détail

FICHES CONNAISSANCES POUR L ENSEIGNANT LE PATRIMOINE BATI. Conseillère pédagogique départementale Arts Visuels

FICHES CONNAISSANCES POUR L ENSEIGNANT LE PATRIMOINE BATI. Conseillère pédagogique départementale Arts Visuels FICHES CONNAISSANCES POUR L ENSEIGNANT LE PATRIMOINE BATI LE PATRIMOINE CONTENU ET ENJEUX Quelques éléments de réflexion... Sur la notion de patrimoine elle même Qu est ce que le patrimoine? Patrimoine

Plus en détail

Capsules éveil à la lecture

Capsules éveil à la lecture Capsules éveil à la lecture 0 24 mois Dès la naissance, vous savez éveiller votre bébé en lui faisant la lecture. Les mots, l intonation de votre voix et les couleurs vives des images le stimuleront. Le

Plus en détail

COMPTE RENDU ANIMATION Activités scientifiques à l école maternelle mars 2010

COMPTE RENDU ANIMATION Activités scientifiques à l école maternelle mars 2010 DVD APPRENDRE la science et la technologie à l école SCEREN distribué aux écoles ou aux participants Plan 1. Les attentes institutionnelles ( programmes 2008) 2. Des éléments essentiels à connaître 3.

Plus en détail

ACCUEILS DE LOISIRS PERISCOLAIRES VILLE DE VALOGNES

ACCUEILS DE LOISIRS PERISCOLAIRES VILLE DE VALOGNES ACCUEILS DE LOISIRS PERISCOLAIRES VILLE DE VALOGNES PROJET PEDAGOGIQUE Accueil des matins, midis et soirs, Temps d Activités Périscolaires (T.A.P.) - 1 - INDEX 1 Les objectifs permanents 1-1 Bien-être,

Plus en détail

La maîtrise de l oral : que disent les textes officiels?

La maîtrise de l oral : que disent les textes officiels? La maîtrise de l oral : que disent les textes officiels? Les programmes de français L oral au collège L oral en 6 e L oral en 5 e L oral en 4 e L oral en 3e IV. L expression orale Tout au long des quatre

Plus en détail

Guide à l usage des enseignants pour accueillir les élèves et leurs parents à l'école maternelle

Guide à l usage des enseignants pour accueillir les élèves et leurs parents à l'école maternelle Guide à l usage des enseignants pour accueillir les élèves et leurs parents à l'école maternelle Bien accueillir les enfants et leurs parents est une des clefs essentielle, pour qu à l école maternelle,

Plus en détail

Planification annuelle 2015-2016 1 re année du primaire. À l intention des parents

Planification annuelle 2015-2016 1 re année du primaire. À l intention des parents Planification annuelle 2015-2016 1 re année du primaire À l intention des parents Chers parents, C est avec plaisir que nous accueillons votre enfant à l école Saint-Gérard. Tel que prescrit dans le régime

Plus en détail

Ecole Maternelle. Livret d évaluation. Prénom :.. Date de naissance :

Ecole Maternelle. Livret d évaluation. Prénom :.. Date de naissance : Ecole Maternelle Livret d évaluation Nom :. Prénom :.. Date de naissance : Toute Petite section Petite section Moyenne section Grande section Année :. /. Année :. /. Année :. /. Année :. /. Barème retenu

Plus en détail

Mieux vaut seul que mal accompagné

Mieux vaut seul que mal accompagné Mieux vaut seul que mal accompagné C est là le plus souvent une formule que l on prononce en étant désolé et qui console assez mal les gens esseulés. L humanité a la plupart de temps considéré la solitude

Plus en détail

Le latin, instrument pédagogique pour tous

Le latin, instrument pédagogique pour tous Le latin, instrument pédagogique pour tous Francis Tilman Introduction 2 Du point de vue cognitif 2 Enjeu symbolique 4 Du point de vue culturel 4 Conclusion 5 Texte paru initialement dans Palamède. Bulletin

Plus en détail

Organiser les domaines d apprentissage en Moyenne Section

Organiser les domaines d apprentissage en Moyenne Section Organiser les domaines d apprentissage en Moyenne Section 1- L oral et l écrit La langue Orale La langue Ecrite Produire un texte 2- Agir dans le monde 3- Découvrir le monde Le monde des objets Le monde

Plus en détail

Ressources pour l école élémentaire

Ressources pour l école élémentaire Ressources pour l école élémentaire Français éduscol Progressions pour le cours préparatoire et le cours élémentaire première année Ces documents peuvent être utilisés et modifiés librement dans le cadre

Plus en détail

CYCLE DES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX : CP, CE1 Compétences attendues à la fin du CE1

CYCLE DES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX : CP, CE1 Compétences attendues à la fin du CE1 CYCLE DES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX : CP, CE1 Compétences attendues à la fin du CE1 FRANÇAIS 1- Langage oral 2- Lecture, écriture 3- Vocabulaire 4- Grammaire 5- Orthographe Compétence 1 : La maîtrise

Plus en détail

Guy Reibel. Un team Building qui vous enchante! La voix : une source de plaisir, de créativité et d épanouissement

Guy Reibel. Un team Building qui vous enchante! La voix : une source de plaisir, de créativité et d épanouissement Le Jeu Vocal Guy Reibel Un team Building qui vous enchante! La voix : une source de plaisir, de créativité et d épanouissement Une pratique inédite pour développer l esprit d équipe Contact : Mr Michel

Plus en détail

L amitié après l amour Un. beau défi! psycho-santé. en harmonie

L amitié après l amour Un. beau défi! psycho-santé. en harmonie psycho-santé en harmonie Par Michèle Lemieux L amitié après l amour Un Quand une relation amoureuse prend fin, les amants traversent une phase de deuil plus ou moins longue. Si un couple peut se séparer,

Plus en détail

Culture du livre / Culture des écrans : l indispensable complémentarité

Culture du livre / Culture des écrans : l indispensable complémentarité Culture du livre / Culture des écrans : l indispensable complémentarité Serge TISSERON Psychiatre Docteur en psychologie HDR à l Université Paris-Ouest http://www.sergetisseron.com Pourquoi parler de:

Plus en détail

QUELLE LANGUE POUR L ENFANT SOURD? APPROCHE THEORIQUE ET PRATIQUE A L IRJS. Dans la Section Enseignement SEES-FP

QUELLE LANGUE POUR L ENFANT SOURD? APPROCHE THEORIQUE ET PRATIQUE A L IRJS. Dans la Section Enseignement SEES-FP QUELLE LANGUE POUR L ENFANT SOURD? APPROCHE THEORIQUE ET PRATIQUE A L IRJS Dans la Section Enseignement SEES-FP APPROCHE THEORIQUE L être humain est un être social, pourvu de la faculté innée du langage

Plus en détail

Maine de Biran : mémoire et intériorité 1

Maine de Biran : mémoire et intériorité 1 http://www.unicaen.fr/services/puc/revues/thl/questionsdestyle/print.php?dossier=seminaires&file=04devarieux.xml Maine de Biran : mémoire et intériorité 1 Anne Devarieux Université de Caen Basse-Normandie

Plus en détail

Organisation / Gestion du temps

Organisation / Gestion du temps Organisation / Gestion du temps Séquence 3 : La gestion des tâches dans le temps La transition entre le collège et le lycée pose de nombreuses questions. Au collège 1, le premier élément expliquant l échec

Plus en détail

Maison d'assistantes Maternelles JE MAM USE A MERVILLE. Projet pédagogique

Maison d'assistantes Maternelles JE MAM USE A MERVILLE. Projet pédagogique Maison d'assistantes Maternelles JE MAM USE A MERVILLE Projet pédagogique SOMMAIRE I/ L ADAPTATION 3 II/ L ACCUEIL ET LES TRANSMISSIONS 3/4 III/ LE DEVELOPPEMENT DE L ENFANT 4 IV/ LA VIE EN COMMUNAUTE

Plus en détail

La rue. > La feuille de l élève disponible à la fin de ce document

La rue. > La feuille de l élève disponible à la fin de ce document La rue Grandir, qu est-ce que cela signifie vraiment? Un jeune qui a vécu isolé dans les rues de Paris témoigne. Cette fiche pédagogique propose de découvrir une réalité peu connue de la France d aujourd

Plus en détail

PROJET : EXPERIMENTER SES 5 SENS AU QUOTIDIEN! DECOUVRIR LE MONDE PETITE SECTION

PROJET : EXPERIMENTER SES 5 SENS AU QUOTIDIEN! DECOUVRIR LE MONDE PETITE SECTION PROJET : EXPERIMENTER SES 5 SENS AU QUOTIDIEN! DECOUVRIR LE MONDE PETITE SECTION Compétence : Découvrir les parties du corps et les 5 sens. Leurs caractéristiques et leurs fonctions. Finalité : Préparer

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

DEVENIR UN PRATICIEN RÉFLEXIF ET CONGRUENT. I) Qu est-ce qu un praticien réflexif et congruent?

DEVENIR UN PRATICIEN RÉFLEXIF ET CONGRUENT. I) Qu est-ce qu un praticien réflexif et congruent? DEVENIR UN PRATICIEN RÉFLEXIF ET CONGRUENT I) Qu est-ce qu un praticien réflexif et congruent? Dans la lettre que j ai adressé début 2007 aux membres de la SFC et qui figure sur le site de la SFC, j énonçais

Plus en détail

Là où vont nos pères1

Là où vont nos pères1 Là où vont nos pères1 Ces pages ne cherchent pas à servir de guide d interprétation pour cet album sans paroles. Chacun y cherchera et y trouvera des significations personnelles, des situations familières

Plus en détail

LA COMMUNICATION ORALE L EXPOSÉ

LA COMMUNICATION ORALE L EXPOSÉ LA COMMUNICATION ORALE L EXPOSÉ 2 Programme d études document de mise en œuvre / introduction du domaine Communication orale l exposé LA CULTURE ET L IDENTITÉ 1.0 L ORIENTATION DU DOMAINE CULTURE ET IDENTITÉ

Plus en détail

Atelier 3. Le coin de l enseignant Les 5 sens et l enfant. les lutins. Le langage au cœur des apprentissages : «Au pays des lutins couleurs»

Atelier 3. Le coin de l enseignant Les 5 sens et l enfant. les lutins. Le langage au cœur des apprentissages : «Au pays des lutins couleurs» Le coin de l enseignant Les 5 sens et l enfant. Lorsque le petit homme naît, il privilégie énormément le toucher à sa vue, encore mal affinée. A 3 mois, il ne reconnaît pas un objet qu il n a pas touché

Plus en détail

Gestion du stress et de l anxiété par les TCC. Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille

Gestion du stress et de l anxiété par les TCC. Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille Gestion du stress et de l anxiété par les TCC Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille Rappel sur les bases du modèle cognitif du stress Définitions du

Plus en détail

Document d accompagnement du Livret Scolaire, Cycle 1, CRDP du Centre, Académie d Orléans-Tours

Document d accompagnement du Livret Scolaire, Cycle 1, CRDP du Centre, Académie d Orléans-Tours S approprier le langage - Cycle 1 Document d accompagnement du Livret Scolaire, Cycle 1, CRDP du Centre, Académie d Orléans-Tours Compétence attendue à l issue de l école Programme 2008 Livret scolaire

Plus en détail

Liens entre les programmes

Liens entre les programmes Liens entre les programmes Accueillir la petite enfance du ministère de la Famille et des Ainés Éducation préscolaire du ministère de l Éducation Jocelyne Grenier Conseillère pédagogique à la petite enfance

Plus en détail

LE PREMIER ENFANT : VECU ET RESSENTI DE LA MERE DE LA GROSSESSE AUX 4 PREMIERS MOIS DE SON NOURRISSON

LE PREMIER ENFANT : VECU ET RESSENTI DE LA MERE DE LA GROSSESSE AUX 4 PREMIERS MOIS DE SON NOURRISSON LE PREMIER ENFANT : VECU ET RESSENTI DE LA MERE DE LA GROSSESSE AUX 4 PREMIERS MOIS DE SON NOURRISSON Enquête qualitative par entretiens semi-structurés auprès de 8 femmes primipares F DUMEL, S BILLOT-HADANA

Plus en détail

Politique linguistique et mobilité européenne : de la communication à l interaction 1

Politique linguistique et mobilité européenne : de la communication à l interaction 1 Politique linguistique et mobilité européenne : de la communication à l interaction 1 Depuis le début des années soixante-dix, le Conseil de l Europe a développé une politique linguistique destinée à favoriser

Plus en détail

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT Que vous soyez parent, enseignant, formateur, pédagogue, coach, manager Que votre activité professionnelle ou simplement la quête de vous-même vous

Plus en détail