6 e FORUM PATIENTS. sur la prise en charge du cancer du côlon et du rectum. La fondation A.R.CA.D Aide et Recherche en CAncérologie Digestive

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1 DOSSIER DE PRESSE Mars Mai 2014 La fondation A.R.CA.D Aide et Recherche en CAncérologie Digestive Le 6 e FORUM PATIENTS sur la prise en charge du cancer du côlon et du rectum

2 COMMUNIQUÉ D INTRODUCTION Le mois de mars appelé «mars bleu» est le mois dédié au cancer colorectal. A cette occasion, la fondation reconnue d utilité publique A.R.CA.D Aide et Recherche en CAncérologie Digestiveorganise de mars à mai, 8 rendez-vous à travers la France : Avignon, Bordeaux, Marseille, Saint-Brieuc, Strasbourg, Troyes Strasbourg - des rencontres et échanges entre Saint-Brieuc patients, accompagnants et soignants, le 6 e Forum Patients. Troyes Strasbourg Une lutte décisive arseille Aujourd hui en France, près de quatre hommes sur 100 et 2,5 femmes sur 100 risquent de développer un cancer du côlon-rectum au cours de leur vie avant 74 ans. Malgré ces chiffres éloquents, il reste beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge, l accompagnement des patients et dynamiser la recherche clinique dans ce domaine. C est pourquoi fin 2006, le Professeur Aimery de Gramont, Bordeaux Avignon Marseille le GERCOR (Groupe Coopérateur Multidisciplinaire en Oncologie) et la FFCD (Fédération Francophone de Cancérologie Digestive) ont créé la fondation A.R.CA.D -Aide et Recherche en CAncérologie Digestiveexclusivement dédiée à la lutte contre les pathologies digestives. De l information à l échange Dès 2009, la fondation A.R.CA.D a mis en place des forums régionaux, sous forme de conférence-débats, pour échanger sur le cancer colorectal et mieux connaître les différents spécialistes ou acteurs impliqués dans la prise en charge et le suivi de la maladie. Plusieurs spécialistes de chaque région (hospitaliers ou libéraux) présentent à leur tour des sujets sur les différents aspects des traitements et de la prise en charge du cancer du côlon et du rectum et une partie des interventions est consacrée aux aspects pratiques. L objectif de ces rencontres est de favoriser les échanges et les questions après chaque présentation de spécialiste. Pour s inscrire à ces forums et consulter les programmes un mini-site d information sera réouvert en janvier 2014 : Contact presse : Immeline Borgès / / 2

3 SOMMAIRE l 6e Forum Patients sur la prise en charge du cancer du côlon et du rectum l Le cancer colorectal en France l Quelques chiffres Les organes concernés l Origine et développement de la maladie l Principaux facteurs de risque l Dépistage et symptômes révélateurs de la maladie l Prise en charge (du diagnostic au traitement) et traitements l Choix du traitement : les Réunions de Concertation Pluridisciplinaires ou RCP l Les partenaires p4 p5 p13 l La Fondation A.R.CA.D - Aide et Recherche en CAncérologie Digestive - fondation reconnue d utilité publique exclusivement dédiée à la lutte contre les cancers digestifs p14 Contact presse : Immeline Borgès / / 3

4 6e forum Patients en mars et mai 2014 Ces forums régionaux, sous forme de conférence-débats, ont pour objectifs d échanger sur le cancer colorectal et de mieux connaître les différents spécialistes ou acteurs impliqués dans la prise en charge et le suivi de la maladie dans les régions de France dont l incidence est la plus importante. Plusieurs spécialistes de chaque région (hospitaliers ou libéraux) présentent des sujets sur les différents aspects des traitements et de la prise en charge du cancer du côlon et du rectum. Une partie des interventions est également consacrée aux aspects pratiques pour conseiller les patients dans la manière de mieux vivre le cancer à tous les stades de la maladie, du diagnostic à la rémission. L objectif de ces rencontres est de créer un environnement convivial pour favoriser les questions, le dialogue entre les professionnels de santé et les patients et entre les patients eux-mêmes. Sujets abordés au cours du Forum Patients Oncologie Qu est-ce q un essai clinique? Qu est- ce qu une RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire)? Vivre normalement sous chimiothérapie. La surveillance sous chimiothérapie : pourquoi et comment? Les traitements ciblant les signaux de cancérisation. Peut-on guérir de métastases d un cancer du côlon? Radiothérapie Les rayons et leurs effets positifs et négatifs Les amélioration récentes. La technique d irradiation. Est-ce bien toléré? Comment vivre avant et après la radiothérapie? Chirurgie Diminuer les séquelles de la chirurgie. Petites et grandes cicatrices : avantages, inconvénients. Les exérèses tumorales. Quels sont les risques de l intervention chirurgicale? Qualités de vie et de gastro-entérologie Les parents proches doivent-ils se faire dépister par coloscopie? Quel est le risque de transmission héréditaire des cancers colorectaux? Quelle différence doit-on faire entre dépistage et diagnostic? Les nouvelles techniques d imagerie peuvent-elles remplacer la coloscopie? Quels examens sont utiles pour la surveillance après un traitement chirurgical? Qualité de vie et conseils pratiques L alimentation permet-elle d optimiser le traitement? Le casse-tête des démarches administratives. L intérêt des associations de patients. Les psychologues (psycho-oncologie) : Une aide pour le patient à ne pas négliger. 4

5 Le cancer colorectal en France Quelques chiffres (La situation du Cancer en 2012 données INCa 2013) Avec nouveaux cas estimés en France en 2012, le cancer du côlon-rectum se situe, au troisième rang des cancers les plus fréquents chez l homme et au deuxième rang chez la femme, après les cancers de la prostate ( nouveaux cas), du poumon (39 495) et du sein (48 763). D après les estimations, le nombre de cancers colorectaux devrait augmenter dans les prochaines années pour atteindre nouveaux cas annuels en La majorité des nouveaux cas estimés en 2012 surviennent chez les personnes âgées de 50 ans et plus. Près de quatre hommes sur 100 et 2,5 femmes sur 100 risquent de développer un cancer du côlonrectum au cours de leur vie avant 75 ans. L âge moyen au diagnostic en 2005 est 70 ans chez l homme et 75 ans chez la femme. Chez l homme, le cancer du côlon-rectum se situe au deuxième rang des décès par cancer derrière le cancer du poumon ( décès) et devant le cancer du sein ( décès) et représente 12 % de l ensemble des décès par cancer, avec environ décès estimés en 2012 (9 200 hommes et femmes). La France fait partie des pays dans lesquels le risque de cancer colorectal est élevé. La mortalité par cancer en France, comme l incidence des cancers, présente d importantes disparités géographiques. Chez l homme, les taux de mortalité les plus élevés sont observés dans le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, la Bretagne, mais aussi dans le centre de la France. Les régions du Sud de la France et l Ilede-France sont moins touchées. Chez la femme, les régions présentant les taux de mortalité les plus importants sont situés au Nord et à l Est de la France, en Ile-de-France et en Bourgogne. 5

6 L évolution de l incidence et celle de la mortalité du cancer du côlon-rectum au cours des dernières années La tendance est à la stabilisation de l incidence et une baisse de la mortalité chez l homme et une stagnation chez la femme. Cette tendance favorable résulte principalement des progrès réalisés dans la détection de la maladie grâce à un diagnostic plus précoce, à l amélioration de la prise en charge thérapeutique et à une diminution de la mortalité opératoire. Aujourd hui, la survie à 5 ans est de 56 % tous stades confondus et atteint 94 % lorsque le cancer colorectal est dépisté au stade I de la maladie. Les organes concernés Comme son nom l indique, le cancer colorectal touche le côlon ou le rectum, deux organes situés entre l intestin grêle et l anus. Le côlon, aussi appelé gros intestin, est la partie terminale du tube digestif située dans le prolongement de l intestin grêle (ou petit intestin). Il est composé de 3 parties : - Le côlon droit, qui comprend le cæcum auquel est accolé l appendice, puis le côlon ascendant qui se termine à l angle droit, sous le foie. - Le côlon transverse qui s étend de l angle droit à l angle gauche, sous l estomac. - Le côlon gauche, qui commence à l angle gauche, continue par le côlon descendant et se termine par le côlon sigmoïde situé autour et en arrière de la vessie. Pour sa part, le rectum est la partie située dans le prolongement du côlon sigmoïde (charnière recto-sigmoïdienne) qui se termine par le canal anal. Il se divise en haut, moyen et bas rectum. 6

7 La fonction du gros intestin consiste essentiellement à réabsorber le maximum de liquide provenant du bol alimentaire (masse alimentaire mastiquée, imprégnée de salive qui est déglutie) pour concentrer, former et stocker les matières fécales, résidus de la digestion des aliments. La fonction principale du rectum est celle d un réservoir qui permet de «stocker» les selles entre chaque défécation. L origine du cancer colorectal Il est aujourd hui démontré que le cancer colorectal est la conséquence de mutations (modifications) successives de gènes ayant pour conséquence de transformer progressivement la cellule muqueuse intestinale normale en cellule cancéreuse ; on parle alors de transformation maligne. Chez certaines personnes ayant hérité d un gène anormal ou ayant acquis une mutation, la survenue de cancer colorectal est facilitée : chez ces individus, moins d étapes sont nécessaires pour aboutir à la transformation maligne. Le développement du cancer colorectal L intérieur du rectum et du côlon est constitué d une même muqueuse formée de villosités (excroissances filiformes qui tapissent la surface des intestins) recouvertes de cellules superficielles appelées cellules épithéliales. C est au niveau de cette muqueuse que des mutations peuvent se produire, la transformant progressivement en tissu cancéreux. La progression vers le cancer se fait par étape : Dans un premier temps, des polypes dits adénomateux (ou adénomes) apparaissent. Entre 60 et 80 % des cancers colorectaux se développent à partir d un polype ou d un adénome. Il s agit de tumeurs bénignes (lésions pré-cancéreuses) résultant de la prolifération de cellules de la muqueuse. Ils sont parfois arrondis, réguliers et en relief dans le côlon (polypes pédiculés), ou de forme plane, simples élévations non-ulcérées (polypes sessiles). Les adénomes sont fréquents puisqu ils concernent 1/3 des sujets de plus de 65 ans. Toutefois, le délai moyen de cancérisation varie entre 5 à 10 ans. Dans un second temps, ces adénomes peuvent dégénérer en tumeur maligne du fait de l accumulation d anomalies génétiques. Le risque de transformation d un adénome en cancer varie en fonction de la taille et de la composition de ses cellules. Il s agit de cancers dits «adénocarcinomes lieberkühnien», le terme carcinome désignant un cancer se développant aux dépens de l épithélium. La prolifération des cellules cancéreuses échappe à tout contrôle de l organisme. La tumeur se développe d abord dans la paroi de l intestin puis les cellules cancéreuses migrent dans les ganglions lymphatiques (disposés le long d un vaisseau lymphatique), et, plus tard, dans l ensemble de l organisme pour constituer les métastases (dissémination des cellules cancéreuses dans les organes, les plus fréquentes se localisent au niveau du foie et des poumons). Le côlon et le rectum constituent ce qu on appelle le gros intestin, c est-à-dire la dernière partie du tube digestif. Environ 40 % des cancers touchent le rectum et 60 % le côlon avec pour localisation principale le côlon sigmoïde. La majorité de ces cancers touche donc la dernière partie du côlon. 7

8 Les principaux facteurs de risque Le cancer colorectal touche en majorité des personnes de 70 ans environ, mais son incidence augmente rapidement à partir de 55 ans, notamment chez l homme. Les facteurs protecteurs participer à une campagne de dépistage se faire dépister en cas d antécédents familiaux Les facteurs de risque facteurs héréditaires présence de polypes adénomateux maladies inflammatoires du tube digestif (maladie de Crohn, rectocolite, hémorragique ) Certains facteurs de risque peuvent toutefois exposer certaines personnes à cette forme de cancer plus tôt dans leur vie (cf. tableau). alimentation : fibres alimentaires (légumes, vitamines A,C,D,E) poids normal activité physique café aspirine médicaments anti-inflammatoires (parlez-en a votre médecin) alimentation : régimes riches en protéines, (viandes rouges, brûlées), Graisses saturées, graisses animales (œufs, charcuterie, viandes grasses), sucres (blé, riz, mais) âge obésité sédentarité excès calorique tabac alcool La présence de polypes adénomateux ou adénomes. Le risque de cancérisation de ces derniers est proportionnel à leur taille : faible en dessous d un centimètre, de l ordre de 30 % au-delà de deux centimètres. Toutefois, le délai moyen de cancérisation varie de 5 à 10 ans. Le fait d enlever le polype (exérèse) permet donc, à l inverse, de réduire le risque de survenue du cancer. Lorsqu ils ne sont pas trop gros, l ablation des polypes est réalisable dans la majorité des cas lors d une coloscopie. La présence de maladies inflammatoires du tube digestif, comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, augmente le risque de transformation cancéreuse des cellules de l intestin. Ce risque est d autant plus élevé que ces maladies sont anciennement diagnostiquées chez l individu. Il existe également des facteurs héréditaires. Il a été démontré que le risque de cancer colorectal était accru chez une personne dont un parent est atteint de ce cancer. Et il est encore plus important lorsque deux parents du premier degré sont atteints (parents, frères ou sœurs), surtout lorsque le cancer est survenu avant l âge de 50 ans. Le cancer colorectal peut être associé à des syndromes héréditaires prédisposant son occurrence: la polypose adénomateuse et le syndrome de Lynch. Des facteurs nutritionnels peuvent augmenter les risques de cancer colorectal. Les régimes riches en protéines (viandes rouges) ou en graisses (surtout si elles sont d origine animale) sont plus particulièrement mis en cause. À l inverse, d autres facteurs nutritionnels sont reconnus comme protecteurs, notamment les fibres alimentaires contenues dans les légumes verts et les vitamines (en particulier A, C, D et E). Comme pour beaucoup de cancers, le tabac et l alcool sont également des facteurs de risques clairement identifiés. Enfin, il semble de plus en plus que la sédentarité (absence d exercice physique) et le surpoids (facteur qui multiplie par 2 le risque relatif de cancer colorectal) soient des facteurs de risques accrus, sur lesquels il est également possible d agir. 8

9 Dépistage : 2 à 2,5 fois plus de cancers détectés avec le test immunologique (Recommandation du 3 ème Plan Cancer - Professeur Jean-Paul Vernant - Ministère des Affaires Sociales et de la Santé et Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche - Juillet 2013) Dans 2 cas sur 10, le cancer colorectal n est révélé que tard par la découverte de métastases à distance (dissémination des cellules cancéreuses dans d autres organes), notamment au niveau du foie. Si le cancer colorectal est l un des cancers les plus fréquents, responsable d une mortalité élevée, il est aussi paradoxalement l un des cancers pour lesquels il est possible d agir rapidement. Il peut être guéri dans 9 cas sur 10 lorsqu il est dépisté suffisamment tôt! C est dire l importance du dépistage. Pour diminuer le risque de cancer colorectal, il est nécessaire de détruire les polypes qui les précèdent très souvent. Ils sont donc recherchés systématiquement par coloscopie chez les sujets à risque (présentant des facteurs héréditaires). Pour les personnes ne présentant pas de risque particulier, après 50 ans, un dépistage doit être pratiqué tous les 2 ans, par recherche de sang dans les selles par test Hémoccult. Il est positif chez 2 à 3 % des personnes âgées de 50 à 75 ans qui doivent alors être explorées par coloscopie. Depuis 2008, le programme de dépistage a été généralisé à l ensemble du territoire national, métropolitain et d outre-mer. Un effort particulier de sensibilisation doit viser les sujets les plus jeunes et les hommes. Le dépistage du cancer colorectal, généralisé lors du dernier plan cancer ne permet d atteindre qu un taux de couverture limité (35 %) et ce avec des inégalités territoriales ou sociales importantes. Le 3 ème Plan Cancer a pour objectif de porter le taux de participation au dépistage du cancer colorectal à 60 % dans toutes les tranches d âge concernées. Cet objectif poursuivi veillant à ne pas creuser les inégalités d accès, un nouveau test immunologique, plus sensible, sera alors proposé en Une enquête de l Institut national de Veille Sanitaire (InVS) a révélé que dans les 23 départements où était mis en place de façon expérimentale le dépistage organisé du cancer colorectal, le taux de «faux positifs» variait entre 42 et 65 %. L INCa confirme que le test immunologique, dont la sensibilité est plus grande, permettrait de détecter de 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d adénomes avancés. Au seuil de positivité de 50 mg d hémoglobine/ml, la sensibilité du test immunologique est de 68 à 83 % versus 50 % pour le test au gaïac d après les différentes études et au seuil de 75 ng/ml, la sensibilité du test immunologique est de 61 à 81 %, ce qui correspond à une diminution d 1/3 des faux négatifs. Par ailleurs si l incidence et la mortalité commence à décroître, l augmentation de l incidence avec l âge et l augmentation de l espérance de vie posent la question de l âge limite du dépistage systématique du cancer colorectal. L incidence du cancer colorectal est actuellement la plus élevée entre 80 et 90 ans tant chez les hommes que chez les femmes. Le risque maximum de cancer colorectal se situe donc au-delà de l âge de 80 ans. Ces faits doivent inciter à étudier l utilité de repousser l âge limite supérieur du dépistage du cancer colorectal chez les patients âgés ayant peu de comorbidités. 9

10 Symptômes révélateurs de la maladie Différents symptômes, associés ou non, peuvent révéler la présence d un cancer colorectal. Les plus fréquents sont des troubles du transit. Très banals, ces symptômes restent peu spécifiques. Il faut donc être particulièrement attentif à tout changement du transit, tout particulièrement après 50 ans. Passé cet âge, diarrhée, constipation, ballonnements inhabituels doivent amener à consulter. Les saignements digestifs constituent un autre signe révélateur de cancer colorectal. Souvent, ils sont mêlés aux selles. Le sang est rouge lorsque le saignement est abondant ou lorsqu il survient dans la partie basse de l intestin. Il est noir (en partie digéré) lorsqu il provient d une partie plus haute de l intestin. Lorsque le saignement est chronique et non visible, il peut aller jusqu à entraîner une baisse des globules rouges, appelée anémie. Les douleurs abdominales cconstituent un autre signe. Parfois violentes, elles peuvent s accompagner de ballonnements, de production de gaz ou de gargouillements. Là aussi, dans tous les cas, elles doivent amener à consulter. Une envie permanente d aller à la selle est un autre signe révélateur de la pathologie. Certaines localisations tumorales, notamment lorsqu elles se situent au niveau du côlon droit ou du cæcum, peuvent rester longtemps sans aucun signe apparent. Dans ce cas, la pathologie peut être révélée par la présence d une grosseur au niveau de la partie droite de l abdomen, l apparition d une anémie, de douleurs ou encore de fièvres, le tout pouvant faire penser à une appendicite. Dans d autres cas, c est une complication qui va révéler le cancer : une occlusion intestinale, c est-à-dire un arrêt des matières et des gaz accompagnés de douleurs violentes, de ballonnements très importants et de vomissements. Ou encore une perforation intestinale qui, en plus des symptômes d occlusion, se manifeste par un ventre très dur et l apparition rapide de fièvre. Prise en charge du cancer colorectal : du diagnostic au traitement Le diagnostic de cancer colorectal repose sur la coloscopie totale. Cet examen réalisé par le gastroentérologue permet à la fois de visualiser la tumeur mais aussi de réaliser des prélèvements de tissus atteints (ou biopsies), pour procéder à un examen anatomopathologique (examen histologique au microscope), et même l exérèse (ou ablation) de polypes. Réalisé en général sous anesthésie légère, cet examen se fait à l aide d un endoscope, appareil constitué de fibres optiques souples. Il possède en général une source lumineuse, voire une mini-caméra connectée à un écran vidéo et des instruments permettant de réaliser des prélèvements ou une ablation. D autres techniques de diagnostic, évitant l introduction d un instrument dans l intestin, sont encore en cours d évaluation, comme l utilisation du scanner ou la radiographie avec produit de contraste. La coloscopie virtuelle par scanner permet de visualiser un cancer ou un polype, mais ne permet pas de prélèvement. Elle nécessite souvent la préparation de l intestin. En revanche, elle évite les exceptionnelles 10

11 complications de la coloscopie et l anesthésie générale. La radiographie avec produit de contraste est un examen moins performant que la coloscopie virtuelle car il ne permet pas de dépister les petites anomalies. Cela dit, il peut être utile en cas d occlusion, combiné le plus souvent avec un scanner. Le diagnostic de certitude est établi par un examen anatomopathologique de la tumeur prélevée lors de la coloscopie. Un bilan d extension radiologique (radiographie-échographie et/ou scanner) est alors réalisé afin d évaluer le stade de la maladie (présence ou non de métastases). Traitements La chirurgie reste le traitement de référence des cancers colorectaux. Son but est double : ôter la tumeur (exérèse) et préciser le stade d évolution du cancer. On va pour cela enlever la partie de l intestin concernée avant d en rétablir la continuité, soit par chirurgie classique, soit si possible par coelioscopie. Après avoir distendu la paroi abdominale avec du gaz carbonique, le chirurgien intervient à l aide d une caméra et d instruments longs, introduits par des petits orifices pratiqués sur l abdomen. Lorsque la chirurgie par coelioscopie est envisageable, elle permet d améliorer sensiblement la qualité de vie des patients (moins de douleurs post-opératoires, petite cicatrice, temps d hospitalisation réduit ). La chimiothérapie est utilisée en préparation ou en complément de la chirurgie et parfois seule dans les stades les plus avancés de la maladie. Ce traitement médicamenteux consiste à détruire les cellules tumorales soit en agissant directement sur la cellule, soit en la privant des éléments qui lui sont essentiels pour se multiplier. Lorsque la chimiothérapie est administrée pour prévenir une rechute, le traitement est dit adjuvant. Il concerne des cancers curables et opérés. Pour les cancers en stades avancés (stades IV) présentant déjà des métastases, la chimiothérapie a parfois pour objectif de faire régresser la tumeur afin de permettre dans un second temps l intervention chirurgicale. Dans certaines situations plus avancées, le traitement ne permettra pas à l intervention de se dérouler, mais il pourra permettre de stopper la progression du cancer. On parle alors d une chimiothérapie palliative. Différentes chimiothérapies sont utilisées dans le traitement du cancer colorectal et sont administrées, selon les cas, par voie intraveineuse en perfusion ou par voie orale sous forme de comprimés : Les médicaments dits «antimétabolites» privent les cellules malignes des moyens de se diviser (inhibition de la fabrication des protéines et de la réplication de l ADN), provoquant ainsi leur mort. Les cellules malignes sont d autant plus sensibles à cet effet que contrairement aux cellules normales, elles sont constamment en état de multiplication. Les plus utilisés sont le 5-fluorouracile, la capécitabine et dans une moindre mesure, l uracile-tegafur et le raltitrexed. Leur effet est potentialisé par la vitamine B9, ou acide folinique (à ne pas prendre en dehors du traitement). L oxaliplatine. Ce dérivé du platine agit sur l ADN de la cellule cancéreuse en créant des ponts inter ou intra-brins qui empêchent sa réplication et le casse, entraînant la perte de la cellule maligne. L irinotecan. Ce traitement inhibe la topo-isomérase 1, une enzyme indispensable à l ADN de la cellule cancéreuse pour réparer les cassures produites par l enroulement du brin d ADN lors de sa réplication, provoquant là-aussi la mort de la cellule maligne. 11

12 De nouveaux types de médicaments très prometteurs sont actuellement utilisés, appelés «thérapies ciblées». Comme leur nom l indique, contrairement aux chimiothérapies traditionnelles, ces thérapies n agissent que sur les cellules cancéreuses et sont donc mieux tolérées par l organisme (moins d effetssecondaires). Les anticorps monoclonaux sont spécifiquement dirigés contre des récepteurs (membranaires ou circulants) ou des facteurs de croissance afin d empêcher ainsi la transmission des signaux de prolifération (multiplication) au niveau des cellules cancéreuses. Tous ont administrés par voie intraveineuse, le plus souvent associés à une chimiothérapie. Trois anticorps sont actuellement utilisés pour traiter le cancer colorectal : - Le bevacizumab. En empêchant la vascularisation nécessaire à la croissance des tumeurs, il a montré son efficacité en traitement de première et de seconde intention du cancer colorectal métastasique. - Le cetuximab. Cet anticorps dirigé contre le récepteur d un facteur de croissance des cellules cancéreuses s avère inefficace si la tumeur possède une mutation du gène Kras, situation retrouvée dans 1/3 des cas. Il est disponible pour traiter les cancers métastatiques du cancer colorectal en cas d échec d un premier traitement. - Le panitumumab. Dirigé contre le même facteur de croissance que le cetuximab, il a lui aussi fait la preuve de son efficacité en l absence de mutation du gène Kras chez des patients dont la tumeur aurait échappé à la chimiothérapie. D autres molécules sont en cours de développement. Il s agit principalement d inhibiteurs des enzymes intervenant sur des voies de signalisation intracellulaire. La radiothérapie (émission de rayons sur la tumeur) est également utilisée dans le traitement de certains cancers colorectaux, notamment lorsqu ils touchent le rectum, le plus souvent en association avec la chirurgie et la chimiothérapie. Son objectif? Irradier précisément la tumeur en détruisant les cellules cancéreuses tout en préservant au maximum les cellules des tissus sains afin de diminuer le risque d échec de la chirurgie (récidive locale de la tumeur). Plusieurs études ont montré qu elle permettait de réduire de 30 à 50 % le risque de récidives dans le petit bassin, améliorant ainsi la survie de manière significative. Choix du traitement : les Réunions de Concertation Pluridisciplinaires ou RCP La stratégie thérapeutique à adopter dépend, bien entendu, des caractéristiques du cancer (localisation, type, stade), mais elle prend aussi en compte les données personnelles du patient (âge, antécédents médicaux et chirurgicaux, état de santé global) ainsi que son avis et ses préférences. Elle s appuie également sur des recommandations de bonne pratique. Ces outils d aide à la décision, destinés à guider les professionnels de santé, sont élaborés à partir de l avis d experts et des données des essais cliniques. Enfin, la prise en charge relevant de plusieurs spécialités médicales, la situation de chaque patient est discutée au cours d une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Y participent au moins trois médecins de spécialités différentes : spécialiste de l organe touché par le cancer, chirurgien, oncologue médical, oncologue radiothérapeute, pathologiste 12

13 La consultation d annonce La proposition de traitement établie en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire est discutée avec le patient lors d une consultation spécifique, appelée consultation d annonce. Lors de cet entretien, le médecin chargé du patient lui explique les caractéristiques de sa maladie, les traitements proposés, les bénéfices attendus et les effets secondaires possibles. Il peut également être conduit à lui proposer d intégrer un essai clinique. Cette consultation est importante. Il peut être utile qu un de ses proches accompagne le patient. Ce dernier doit prendre le temps de poser toutes les questions qu il se pose et s assurer qu il a bien tout compris. Une fois l accord donné sur la proposition de traitement, celle-ci se concrétise dans un document appelé Programme Personnalisé de Soins (PPS). Il comporte les dates des différents traitements, leur durée, ainsi que les coordonnées des différents membres de l équipe soignante. Il peut évoluer au fur et à mesure de la prise en charge en fonction de l état de santé du patient. À l issue de cet entretien, une consultation avec un autre membre de l équipe soignante, le plus souvent un(e) infirmier(e), est proposée au patient et à ses proches. Ce rendez-vous permet de revenir sur les informations données par le médecin, de se les faire expliquer à nouveau, de poser d autres questions. Il est également possible de rencontrer un(e) psychologue, un(e) diététicien(ne), une assistante sociale. Les partenaires Pour faire des forums un véritable succès, la fondation A.R.CA.D Aide et Recherche en CAncérologie Digestive- a souhaité fédérer depuis la conception de ces événements les énergies et mobiliser les principaux groupes de recherche et associations de patients impliqués dans la lutte contre le cancer colorectal : Ces forums sont organisés depuis 6 ans grâce au soutien institutionnel de Roche Pour de plus amples renseignements sur les partenaires : 13

14 La Fondation A.R.CA.D - Aide et Recherche en CAncérologie Digestive Unique fondation reconnue d utilité publique en France exclusivement dédiée à la lutte contre les cancers digestifs Les cancers digestifs concernent l œsophage, l estomac, le pancréas, le côlon-rectum et le foie. Avec nouveaux cas enregistrés chaque année en France et la responsabilité de décès, ils représentent 25 % des cas de cancers. En dépit de cette lourde incidence, ces pathologies ne sont pas encore suffisamment reconnues comme des urgences dans la lutte contre le cancer. Aujourd hui en France, près de 4 hommes sur 100 et 2,5 femmes sur 100 risquent de développer un cancer du côlon-rectum au cours de leur vie avant 75 ans. Le cancer du côlon-rectum est encore responsable de décès chaque année. Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge et l accompagnement des patients et également pour dynamiser la recherche clinique dans ce domaine. C est la raison pour laquelle la fondation A.R.CA.D a été créée fin 2006 par le Professeur Aimery de Gramont, médecin clinicien de renommée internationale et 2 associations de recherche clinique, le Gercor (Groupe Coopérateur Multidisciplinaire en Oncologie) et la FFCD (Fédération Francophone de Cancérologie Digestive). Forts d une expérience reconnue et d une compétence incontournable dans le domaine des pathologies digestives, les acteurs de la fondation A.R.CA.D comptent bien mobiliser au sein de cette nouvelle institution les meilleurs intervenants français et internationaux dans l objectif de faire progresser plus rapidement les traitements de ces maladies encore peu ou mal connues du grand public. L existence d une structure telle qu une fondation reconnue d utilité publique est la garantie de pouvoir travailler en toute indépendance et de façon pérenne tout en ayant la liberté de créer toutes les synergies nécessaires à la promotion d une recherche clinique efficace et à l amélioration de l accompagnement des patients. La fondation A.R.CA.D représente un véritable espoir tant pour les patients que pour les médecins qui ont choisi de s investir dans la recherche concernant ces pathologies. Elle aide les patients, leur famille, leurs amis pour qu ils reçoivent informations et conseils au moment du diagnostic comme pendant le traitement, pour qu ils comprennent la maladie et les options thérapeutiques proposées et pour qu ils accèdent au meilleur traitement possible. Enfin, elle apporte son aide aux médecins et professionnels de santé qui ont un projet sur les tumeurs digestives ou qui souhaitent participer à une étude clinique pour qu ils trouvent les moyens de le faire. Pour plus de renseignements : http : 14

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