Dépression. du sujet âgé. Docteur Patrick Frémont. Professeur Joël Belmin. Psychiatrie

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Dépression. du sujet âgé. Docteur Patrick Frémont. Professeur Joël Belmin. Psychiatrie"

Transcription

1 360 Psychiatrie Dépression du sujet âgé Docteur Patrick Frémont Service de Psychiatrie, Hôpital de Lagny-sur-Marne, Marne-la-Vallée Professeur Joël Belmin Service de Gériatrie, Hôpital Charles-Foix, Ivry-sur-Seine

2 Points clés 1. La dépression ne fait pas partie du processus normal de vieillissement (p. 3). 2. La présentation du syndrome dépressif peut être masquée ou compliquée par une comorbidité avec les troubles anxieux ou un syndrome démentiel (p. 15, 25). 3. La prise en charge médicamenteuse doit tenir compte des modifications pharmacocinétiques liées au vieillissement, qui tendent souvent à augmenter les effets indésirables, et des interactions avec d autres médicaments chez des patients souvent polymédicamentés (p. 30, 31). 4. Les buts du traitement son triples : traiter tôt et de manière efficace afin d éviter les complications et les rechutes, traiter les affections somatiques coexistantes le cas échéant, réduire l isolement social (p. 32, 37). 5. Un traitement efficace doit associer une approche médicamenteuse à une approche psychothérapique. Dans ce contexte, il faut souligner l intérêt des thérapies cognitives et comportementales, qui nécessitent cependant une formation spécifique (p. 37). 6. Il faut savoir bien identifier les dépressions résistantes car, dans ce cas, l avis d un spécialiste doit être demandé (p. 35). 7. Évaluer et prévenir le risque suicidaire est indispensable dans la prise en charge des patients (p. 8, 9). 8. La mini GDS est une échelle facile à utiliser (4 items) et sa sensibilité est supérieure à celle de la MADRS chez le sujet âgé (p. 21).

3 Sommaire 1 - INTRODUCTION ÉPIDÉMIOLOGIE DE LA DÉPRESSION CHEZ LE SUJET ÂGÉ SPÉCIFICITÉS DIAGNOSTIQUES ET CLINIQUES DE LA DÉPRESSION CHEZ LE SUJET ÂGÉ DÉPRESSION, MALADIES SOMATIQUES ET PLAINTE SOMATIQUE CHEZ LE SUJET ÂGÉ PRISE EN CHARGE DE LA DÉPRESSION DU SUJET ÂGÉ 30 CONCLUSION 39 BIBLIOGRAPHIE 40

4 Dépression du sujet âgé 1 INTRODUCTION Aujourd hui, en France, 1 habitant sur 6 est âgé de 65 ans et plus (plus de 15 % de la population totale) et les personnes de 85 ans et plus sont 2 millions (4 % de la population totale) (1). Le vieillissement global de la population est probablement l un des phénomènes qui caractérisera de façon marquante le XXI e siècle. Face à cette explosion démographique des personnes âgées, la manière de considérer le vieillissement et les problèmes de santé qui lui sont rattachés a beaucoup évolué. La tendance a longtemps été de considérer la santé des sujets âgés uniquement en termes d espérance de vie. Depuis le XIX e siècle, l espérance de vie a augmenté de façon spectaculaire, ce qui est considéré comme l un des grands progrès liés à la médecine et aux conditions de vie. Les inquiétudes concernant la qualité des années de vie ainsi gagnées ont suscité de nombreux travaux de recherche. Ils ont montré que l espérance de vie sans invalidité physique a, elle aussi, beaucoup augmenté, ce qui illustre la réussite de cette évolution qui concourt à retarder le plus possible la dépendance physique. Outre la dépendance physique, il apparaît de plus en plus clairement que la dépendance psychique représente une dimension majeure de la santé des personnes âgées. Cette dépendance intervient pour une large part dans l autonomie globale et le risque d entrée en institution : en effet, chez les personnes âgées fragiles, elle devient le facteur principal limitant le maintien à domicile. Les troubles cognitifs interviennent pour une large part dans cette dépendance, d où le grand intérêt qui leur est porté actuellement. Mais, au-delà de ces troubles, les symptômes psychiatriques pèsent, eux aussi, un poids extrêmement important et constituent également un facteur majeur conduisant les sujets âgés à entrer en institution ainsi qu un motif fréquent de demande de soins et d interventions spécialisées. 2

5 La dépression est la pathologie psychiatrique la plus fréquemment rencontrée. Elle est pourtant largement sous-diagnostiquée et soustraitée, comme le confirme l ensemble des études (2, 3). La dépression retentit de manière importante sur la qualité de vie. La personne âgée dépressive tend à s isoler, à éviter les contacts sociaux, ce qui ne fait qu aggraver ses troubles. En l absence de traitement, le pronostic de la dépression est mauvais. Il est marqué par un risque important de passage à l acte suicidaire, une augmentation de la morbidité physique et une évolution associée à une grande fréquence de passage à la chronicité ou de rechutes (2). L obstacle principal au diagnostic de la dépression tient moins à ses particularités cliniques qu à l attitude générale face au vieillissement. En effet, contrairement à une idée reçue largement répandue, surtout chez les sujets jeunes, le vieillissement n est pas synonyme de tristesse (2). La méconnaissance de la dépression doit être aussi mise en parallèle avec son poids économique et ses conséquences. Les patients dépressifs sont en effet plus souvent hospitalisés et utilisent plus souvent les services médicaux que les autres, mais ils ne sont pas pour autant mieux traités pour leur dépression (3). Il est donc important de sensibiliser tous les acteurs de santé au dépistage de la dépression des sujets âgés et à sa prise en charge. Les psychiatres ont un rôle particulièrement important à jouer dans ce cadre. 3

6 Dépression et cancer Dépression du sujet âgé 2 ÉPIDÉMIOLOGIE DE LA DÉPRESSION CHEZ LE SUJET ÂGÉ DÉFINIR LE GRAND ÂGE Si le vieillissement est un processus naturel et inéluctable qui conduit les organismes vivants à se modifier au cours du temps après la phase de maturité, son déroulement est très variable d un individu à l autre, si bien que la population âgée est très hétérogène. Mais cette hétérogénéité tient aussi et surtout à la très grande fréquence et diversité des maladies chroniques dans cette population. Si l âge seul ne peut refléter une situation aussi complexe, retenir un critère d âge pour mieux définir des groupes de population est indispensable pour aborder la question de l épidémiologie de la dépression. La plupart des auteurs retiennent comme seuil l âge de 65 ans. Mais, pour étudier des populations de sujets âgés moins hétérogènes et qui posent des problématiques de santé plus comparables, trois sous-groupes peuvent être distingués : - les vieux-vieux ( les très âgés, en anglais old-old), caractérisés par un âge supérieur à 85 ans ; - les vieux-moyens (middle-old), entre 75 et 84 ans ; - les jeunes-vieux ( jeunes seniors ou encore young-old) en moyenne plus autonomes, âgés de 65 à 74 ans (4). Un autre concept actuel, plus utile sur le plan clinique, tend à identifier les sujets âgés fragiles, ou frail-elderly, menacés par les problèmes de perte d autonomie et d entrée en institution, et à les distinguer des sujets âgés vigoureux (1). 4 FRÉQUENCE DE LA DÉPRESSION L épidémiologie de la dépression du sujet âgé a fait l objet de plusieurs études qui sont très variées et diffèrent par de nombreux facteurs : type de population étudiée, critère d âge, niveau culturel, existence ou non d une comorbidité, lieu de vie, à domicile, à l hôpital ou en institution.

7 Par ailleurs, les méthodes utilisées pour étudier la dépression doivent aussi être prises en compte pour interpréter ces études, certaines étant basées sur la recherche de symptômes dépressifs et d autres sur le diagnostic d épisode dépressif majeur. La plupart des études françaises ont évalué la prévalence de la dépression chez les personnes âgées, à l hôpital ou en institution et non dans la population générale, alors que le milieu socioculturel et la façon de vivre jouent un rôle non négligeable dans l émergence d une dépression (2).L étude PAQUID, menée sur une cohorte d environ 2800 personnes âgées de plus de 65 ans de la population générale de la région Aquitaine, a retrouvé que le taux de prévalence de symptômes dépressifs identifiés à partir de la CES-D était de 15,9% (5).Ces résultats sont similaires à ceux observés dans d autres études de population menées aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans les pays nordiques ou encore en Afrique du Sud. Les études de population ayant utilisé les critères d épisode dépressif majeur* ont le plus souvent retrouvé un taux de prévalence plus bas, de l ordre de 2 à 3 %, chez les personnes de plus de 65 ans (5). Les études menées dans des contextes de soins particuliers ont mis en évidence une fréquence plus élevée : - parmi les sujets âgés consultant en médecine générale, on observe, selon les études, 15 à 30 % de sujets dépressifs (6) ; - parmi les sujets âgés hospitalisés, la fréquence de la dépression est de l ordre de 15 à 43 % (4) ; - enfin, les enquêtes menées en institutions de soins et d hébergement montrent un taux de prévalence de l ordre de 40%, avec une fréquence similaire en maisons de retraite et dans les services de soins de longue durée (5). *c est-à-dire caractérisé 5

8 Dépression et cancer Dépression du sujet âgé (4, 6) FACTEURS DE RISQUE Au-delà du vieillissement normal, le sujet âgé est particulièrement vulnérable à la dépression pour de nombreuses raisons. Il est fragilisé par les pertes sociales (retraite) et affectives (veuvage, deuil, départ des enfants du foyer), le veuvage représentant un facteur de risque particulièrement important chez les sujets les plus jeunes (65-74 ans). La solitude et l isolement qui en découlent souvent, ainsi que les conflits interpersonnels, jouent également un rôle majeur dans la survenue des dépressions. Le très grand âge (> 90 ans), la dépendance physique et la comorbidité, notamment avec des pathologies somatiques, constituent des facteurs prédisposants de la dépression (6).Parmi les comorbidités, l existence de maladies cérébrovasculaires est un facteur de risque fréquemment objectivé, dont les interrelations avec la dépression sont complexes (2). Certaines études ont également mis en évidence qu un niveau d éducation bas ou un niveau socio-économique faible sont associés à un risque de dépression chez les sujets âgés. Enfin, les études portant sur les facteurs de risque retrouvent, chez les sujets âgés, la différence classique liée au sexe : la dépression touche en moyenne deux femmes pour un homme. Une récente méta-analyse a étudié de façon rigoureuse les facteurs de risque de dépression rapportés dans des études de cohortes prospectives portant sur la dépression du sujet âgé. Les facteurs de risque indépendants identifiés et leur risque relatif sont présentés dans le tableau I (7). 6

9 Tableau I : Facteurs de risque indépendants de la dépression chez les sujets âgés identifiés à partir d une méta-analyse d études prospectives de population (7). D autres facteurs de risque identifiés en analyse univariée n étaient pas significatifs en analyse multivariée : âge, niveau d éducation bas, être célibataire, niveau social bas, mauvais état de santé, vivre seul, maladie médicale récente. Facteurs de risque Odds-ratio Intervalle de confiance à 95 % Deuil récent 3,3 1,7-4,9 Troubles du sommeil 2,6 1,9-3,7 Incapacité 2,5 1,6-4,8 Antécédent de dépression 2,3 1,1-7,1 Sexe féminin 1,4 1,2-1,8 RISQUES ÉVOLUTIFS DE LA DÉPRESSION CHEZ LE SUJET ÂGÉ Le suicide Le suicide reste un risque évolutif majeur de la dépression, notamment chez les personnes âgées, ce qui est un phénomène longtemps passé inaperçu. En effet, s il représente, en chiffres absolus, une part minoritaire de l ensemble des suicides, lorsqu il est reporté à la population, le taux de suicide pour est quatre fois supérieur à celui de l adulte jeune (figure 1). Par ailleurs, ce taux a tendance à croître de manière importante ces dernières années (8). 7

10 Dépression du sujet âgé Figure 1 - Taux de suicide en France en 1997, exprimé par classe d âge et par sexe pour habitants Hommes Femmes Deux sexes ans ans ans ans ans ans ans ans 85 ans et plus Source : INSERM SC8. 8 Suicide et tentative de suicide chez la personne âgée La sous-estimation du phénomène tient en partie à la confusion entre tentative de suicide et suicide. Les tentatives de suicide semblent surtout le fait des sujets jeunes, mais leur nombre chez le sujet âgé est probablement sous-évalué dans les études épidémiologiques (4).Ce qui est sûr, c est que le passage à l acte est plus souvent réussi chez le sujet âgé.

11 Après 65 ans, on a quasiment une tentative de suicide pour un suicide chez les hommes et un suicide pour trois tentatives de suicide chez les femmes alors que, à titre d exemple, chez la femme avant 25 ans, on dénombre un suicide pour cent soixante tentatives seulement! (9) Aussi, toute tentative de suicide chez un sujet âgé doit donc être considérée comme équivalant à un suicide et doit conduire systématiquement à une hospitalisation. Dépression et suicide chez la personne âgée Toutes les études montrent le lien étroit qui existe entre dépression et suicide. Le taux de suicides chez le sujet âgé est plus du double de celui observé dans la population générale et, la plupart des victimes de suicide souffraient d un premier épisode dépressif, qui était généralement modérément sévère (10).Ce risque de suicide augmente avec l âge, d autant que la dépression est d évolution lente et insidieuse ou associée à une maladie somatique, confinant le patient dans une souffrance parfois intense et durable. Contrairement à une idée fausse, l idéation suicidaire est extrêmement rare en dehors du cadre de la dépression chez le sujet âgé et la notion de suicide existentiel reste un phénomène exceptionnel. Il a été montré que 75 % des personnes âgées commettant un suicide ont consulté leur médecin dans le mois qui a précédé leur décès (10). Dépister et traiter la dépression est donc la meilleure prévention du risque suicidaire. Autres risques évolutifs Outre le suicide, les études épidémiologiques se sont aussi intéressées aux autres retentissements de la dépression. En dehors du risque suicidaire, certaines études font état d une surmortalité de 10 % à un an des patients déprimés par rapport aux non-déprimés (3). 9

12 Dépression du sujet âgé La dépression retentit aussi de manière importante sur la qualité de vie. La personne âgée déprimée tend à s isoler et à éviter les contacts sociaux, ce qui ne fait qu aggraver ses troubles. Son entourage évalue mal la douleur morale en ayant tendance à banaliser la tristesse. Parmi les autres retentissements possibles, l alcoolisme est souvent méconnu. La personne âgée isolée et déprimée découvre l aspect apaisant de l alcool et constitue progressivement une dépendance alcoolique. C est parfois seulement à l occasion d une chute ou d une complication somatique que le diagnostic est envisagé (4). L alcoolisme compulsif avec des phases aiguës d intoxications récentes doit faire évoquer un syndrome dépressif. La méconnaissance de la dépression doit être également mise en parallèle avec ses conséquences en termes d économie de santé. Les patients déprimés sont en effet plus souvent hospitalisés et utilisent plus souvent les services médicaux que les autres, mais ils n en sont pas pour autant mieux traités pour leur dépression (3). LE PRONOSTIC DE LA DÉPRESSION DU SUJET ÂGÉ Le pronostic de la dépression du sujet âgé est plus sombre que chez l adulte jeune. Une revue récente de la littérature s est intéressée au pronostic à 24 mois de patients traités : 33 % sont guéris, 33 % encore déprimés et 21 % sont décédés* (11). Deux facteurs de mauvais pronostic ont été identifiés : l intensité des troubles et l existence d une pathologie somatique associée (4). Par ailleurs, les risques de récidives (figure 2) et de chronicisation sont aussi très importants (12).Il faut enfin souligner la fréquence du syndrome dépressif associé à un syndrome démentiel. Chez les patients atteints de la maladie d Alzheimer, la fréquence du syndrome dépressif est élevée, variant, selon les études, de 28 à 85 % (13, 14). Les variations selon les études s expliquent par le type de troubles pris en compte (épisode dépressif majeur, dysthymie, ou uniquement symptômes dépressifs) et par leur façon de les évaluer ou de les diagnostiquer. 10 * Les 13 % restants ont été considérés comme autres (démence ou rémission partielle).

13 Figure 2 - Taux de récidives des épisodes dépressifs majeurs chez les sujets âgés dans une étude randomisée comparant quatre types de prises en charge : placebo seul, traitement pharmacologique seul, placebo et psychothérapie interpersonnelle, traitement pharmacologique et psychothérapie interpersonnelle associée. Le taux de récidives était le plus faible avec cette dernière association. 1,0 Traitement pharmacologique et psychothérapie interpersonnelle Traitement pharmacologique seul Placebo et psychothérapie interpersonnelle Placebo seul Taux cumulé de patients sans récidive 0,8 0,6 0,4 0, Traitement d'entretien (semaines) La fréquence de la dépression dans les autres démences est moins bien connue, car beaucoup moins étudiée. Toutefois, une fréquence importante d états dépressifs a été soulignée, dans la démence à corps de Lewy (38 %) et dans la maladie de Parkinson (20 %) (15). 11

14 Dépression du sujet âgé 3 SPÉCIFICITÉS DIAGNOSTIQUES ET CLINIQUES DE LA DÉPRESSION CHEZ LE SUJET ÂGÉ Contrairement à une idée trop largement répandue, l obstacle principal au diagnostic de la dépression chez les sujets âgés tient moins aux particularités de la séméiologie dépressive qu à l attitude des médecins face au vieillissement qui ont tendance à assimiler tristesse à vieillesse, surtout après 80 ans. En effet, si la douleur morale est moins souvent exprimée sur le mode de la culpabilité, les signes importants de la dépression que sont le ralentissement, le repli, l apragmatisme sont trop souvent mis, à tort, sur le compte du grand âge (2). Par ailleurs, l examen clinique psychiatrique du sujet âgé diffère de celui du sujet plus jeune, essentiellement par sa plus grande difficulté à exprimer spontanément sa souffrance morale. L effet génération est ici important, car la culture psy a commencé avec la génération du baby-boom née après la Seconde Guerre mondiale. Pour les générations précédentes, dépression équivaut souvent à folie et reste attachée à des représentations négatives. Aussi, ces personnes parlent facilement de leur corps à leur médecin, mais beaucoup moins de leurs préoccupations psychiques. En revanche, si les questions sont posées, les patients y répondent le plus souvent sans aucune réticence. L entretien avec le patient doit rechercher systématiquement les signes de la dépression (humeur dépressive, douleur morale, troubles du sommeil et de l appétit, auto dépréciation, idées suicidaires, etc.) par un interrogatoire précis et minutieux allant à la recherche de plaintes non exprimées spontanément. 12

15 SÉMÉIOLOGIE DES DÉPRESSIONS DU SUJET ÂGÉ De nombreux auteurs soulignent actuellement le caractère indépendant de l âge des critères du DSM-IV en ce qui concerne la dépression majeure (ou caractérisée) et la dysthymie. La dépression majeure Il existe une tristesse intense et prolongée. Le ralentissement domine, mais il peut apparaître une agitation anxieuse. On retrouve une altération de l appétit, du sommeil et de la libido, des difficultés de concentration, un vécu pénible et douloureux, une péjoration de l existence avec une fréquente idéation suicidaire, une importante anhédonie, une perte de l élan vital. Il existe aussi une asthénie intense dans un contexte de douleur morale (6). D importantes variations nycthémérales des symptômes, fréquemment retrouvées, sont aussi une aide au diagnostic. Elles se caractérisent par une majoration matinale de la symptomatologie et une relative amélioration en fin de journée, notamment pour l asthénie. La dysthymie La dysthymie est caractérisée par sa durée, au moins deux ans, et par la présence de deux des symptômes caractérisant l épisode dépressif majeur dans le DSM-IV. Elle est plus fréquemment rencontrée chez le patient âgé répondant à certains critères : un âge avancé, de sexe masculin, tabagique, de bas niveau d éducation, consommant plus de deux médicaments et ayant un niveau de fonctionnement 13

16 Dépression du sujet âgé diminué. La grande majorité des sujets dysthymiques présente des symptômes anxiodépressifs et sont donc vus en priorité par le médecin généraliste et non par le psychiatre. Enfin, il faut souligner l importance du passage à la chronicité dans cette population (16). La symptomatologie dépressive On parle de symptomatologie dépressive dans les autres cas, c est-à-dire devant une tonalité dépressive, des symptômes dépressifs, mais qui ne remplissent pas les critères d épisode dépressif majeur ou de dysthymie du DSM-IV. Certains auteurs comme Lebowitz (1999) proposent le terme de dépression subsyndromique pour caractériser cette symptomatologie dépressive. En maison de retraite, la prévalence de ces situations atteindrait 50 %. Ces dépressions subsyndromiques sont associées à un risque important de dépression majeure, d apparition d une dépendance physique, de maladie somatique, d une utilisation importante des services de santé, ainsi que du passage à la chronicité (17). FORMES CLINIQUES DE LA DÉPRESSION DU SUJET ÂGÉ La dépression du sujet âgé peut prendre différentes formes cliniques dont certaines sont particulièrement caractéristiques de cette tranche d âge. La plupart des formes décrites sont définies par la présentation clinique. D autres sont décrites en fonction de l âge au début de la maladie dépressive. La dépression mélancolique La dépression mélancolique revêt une gravité majeure chez le sujet âgé. Elle se caractérise par une symptomatologie sévère, avec prostration et mutisme pouvant évoquer, pour certains, un syndrome de glissement. Dans certains cas, elle peut, au contraire, se manifester par une agitation et des troubles caractériels importants. 14

17 Elle peut représenter l évolution d un trouble bipolaire connu ou bien en représenter un épisode inaugural. La dépression mélancolique, du fait de son retentissement somatique rapide et du risque suicidaire auquel elle expose, engage le pronostic vital (16) et nécessite une hospitalisation en urgence. La dépression avec symptomatologie délirante La dépression délirante, bien que classiquement décrite chez le sujet âgé, est parfois de diagnostic difficile lorsque la symptomatologie délirante occupe le devant du tableau clinique. Le risque est d évoquer à tort une pathologie délirante tardive et de prescrire des neuroleptiques, ce qui laisse évoluer, voire aggraver le syndrome dépressif. Les idées délirantes les plus fréquentes sont les idées d incurabilité, qui se présentent plutôt comme une perte d espoir, ou de ruine. Le vécu délirant est très souvent persécutif, de tonalité triste, congruente à l humeur. Cependant, il faut souligner que ces caractéristiques sont parfois absentes, les idées délirantes pouvant être très variées. Le sujet âgé a en effet une propension à délirer. La dépression est, avec les syndromes démentiels, la première étiologie du délire dans cette classe d âge. Il faut donc systématiquement y penser devant un tableau délirant et en rechercher les autres signes cliniques (2, 6). 15

18 Dépression du sujet âgé La dépression hostile La dépression hostile est aussi caractéristique du sujet âgé. Elle se manifeste par des troubles du comportement de type caractériel et par de l agressivité et une agitation hostile (6). La dépression anxieuse La dépression anxieuse va de l immobilisme par inhibition de l action à l agitation anxieuse et désordonnée, voire à la confusion (6). La dépression avec symptômes d altération cognitive La notion de pseudo-démence évoque l intrication fréquente entre dépression et symptômes démentiels. Ce type de dépression ne s exprime que sur un mode déficitaire dans lequel les troubles cognitifs sont au premier plan. Un traitement par antidépresseurs améliore la symptomatologie et permet de faire le diagnostic. L évolution à terme de ces pseudo-démences reste toutefois marquée par la fréquence de survenue d une démence authentique, justifiant un suivi régulier de ces patients (MMS, évaluation psychométrique) (6). La notion de dépression à début tardif Plusieurs études ont souligné l importance de distinguer deux entités cliniques différentes dans les dépressions du sujet âgé : la dépression à début précoce de celle à début tardif. La dépression à début tardif, débutant après l âge de 60 ans ou de 65 ans selon les auteurs, est une dépression survenant chez un patient jusque-là sans antécédent de dépression. Cette dépression à début tardif représente la situation clinique la plus fréquemment rencontrée chez les sujets âgés. 16

19 Cette distinction présente un intérêt sur le plan clinique et sur le plan thérapeutique. Sur le plan clinique, beaucoup d auteurs soulignent le risque évolutif de la dépression dite tardive vers un syndrome démentiel (18). Alexopoulos souligne, lui, sa fréquente association à des facteurs vasculaires (19).Au-delà de ces constatations cliniques, d autres auteurs développent une approche dimensionnelle de cette dépression, qui serait associée aux atteintes du système nerveux central et ce quelle qu en soit la cause, la localisation de ces atteintes pouvant expliquer seule la symptomatologie observée. La dépression tardive est caractérisée par plus d anomalies neuropsychologiques, plus d anomalies en imagerie cérébrale, plus de dépendance, une morbidité physique plus grande et une mortalité augmentée. Il existerait par ailleurs moins d antécédents familiaux de dépression chez ces patients (3). La réponse aux traitements classiques de la dépression tardive serait moins bonne. Son évolution est marquée par un plus mauvais pronostic et elle est plus souvent chronique, avec un risque plus important de rechutes. OUTILS DE DÉPISTAGE ET DE DIAGNOSTIC DE LA DÉPRESSION DU SUJET ÂGÉ Le guide diagnostique DSM-IV (voir tableau II : Critères diagnostiques de l épisode dépressif majeur selon le Mini-DSM-IV, 1996) et la classification internationale des maladies CIM 10 proposent des critères de diagnostic pour la dépression majeure et la dysthymie. Il n y figure cependant aucun critère dépendant de l âge. Face à cette absence de spécificité, les auteurs se divisent entre ceux qui considèrent que ces critères ont une validité indépendante de l âge et ceux qui insistent pour introduire une spécificité et des critères propres à la dépression du sujet âgé. Il est fort probable que, dans les prochaines révisions, la notion de dépression tardive au moins fasse son apparition dans ces classifications (6). 17

20 Dépression du sujet âgé Tableau II - Critères diagnostiques d un épisode dépressif majeur* selon le Mini- DSM-IV, 1996 (6) Au moins cinq des symptômes suivants doivent être présents pendant une période d une durée de deux semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur ; au moins un des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, soit (2) une perte d intérêt ou de plaisir. NB : ne pas inclure des symptômes qui sont imputables à une affection médicale générale, à des idées délirantes ou à des hallucinations non congruentes à l humeur. 1) Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (par exemple, se sent triste ou vide) ou observée par les autres (par exemple pleurs). 2) Diminution marquée de l intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). 3) Perte ou gain de poids significatif en l absence de régime ou diminution ou augmentation de l appétit presque tous les jours. 4) Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours. 5) Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur). 6) Fatigue ou perte d énergie presque tous les jours. 7) Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours. (Pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d être malade). 8) Diminution de l aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). 9) Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider. Les symptômes ne répondent pas aux critères d épisodes mixtes. Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants. 18 *c est-à-dire caractérisé

21 Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques d une substance (par exemple, une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d une affection médicale générale (par exemple, hypothyroïdie). Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un deuil, c est-à-dire après la mort d un être cher, les symptômes persistent pendant plus de deux mois ou s accompagnent d une altération marquée du fonctionnement, de préoccupations morbides, de dévalorisation, d idées suicidaires, de symptômes psychotiques ou de ralentissement psychomoteur. Du fait de la réticence déjà soulignée des personnes âgées à parler spontanément de leur souffrance psychologique, l utilisation d échelles de dépistage ou d évaluation de la dépression a une réelle pertinence clinique pour le soin usuel en gériatrie, alors que, dans d autres contextes, ces échelles sont plutôt utilisées dans le cadre d essais cliniques. Il existe de nombreuses échelles de dépression. Certaines échelles n ont pas de spécificité liée à l âge, comme l échelle de Hamilton et la MADRS, et l importance de leurs items somatiques limite leur pertinence et leur validité chez le sujet âgé. D autres sont plus spécifiques du sujet âgé, la plus connue étant la GDS (Geriatric Depression Scale de Yesavage-Brink). Il s agit d un autoquestionnaire de 30 items, mais sa passation est assez longue. Sa principale limite est l existence de troubles cognitifs, situation dans laquelle son utilisation n est pas validée. La Cornell Scale for Depression in Dementia (CSDD) de Alexopoulos et al. a été conçue pour rechercher les symptômes dépressifs chez les patients déments. Elle est basée sur l interrogatoire de l entourage du patient et son observation. En 19 items, elle a une sensibilité supérieure à celle de la MADRS dans la détection d un état dépressif dans ce contexte (6). 19

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

Migraine et Abus de Médicaments

Migraine et Abus de Médicaments Migraine et Abus de Médicaments Approches diagnostiques et thérapeutiques des Céphalées Chroniques Quotidiennes Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée Dr G. Fournis Service de Psychiatrie et d Addictologie CHU Angers Faculté de Médecine Angers 1 Introduction

Plus en détail

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Dr Solène de Gaalon Service de neurologie- CHU Nantes Société française des migraines et céphalées Céphalées de tension

Plus en détail

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19 Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Plans et objectifs Pendant la grossesse Troubles mineurs, dépressions

Plus en détail

Les Migraines et les céphalées. Dr G.Hinzelin Migraines et Céphalées Migraines et Céphalées La migraine représente entre 5 à 18% de la population française selon le sexe et en fonction des études. Est

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

Télé-expertise et surveillance médicale à domicile au service de la médecine générale :

Télé-expertise et surveillance médicale à domicile au service de la médecine générale : Télé-expertise et surveillance médicale à domicile au service de la médecine générale : Docteur DARY Patrick, Cardiologue, Praticien Hospitalier Centre Hospitalier de St YRIEIX - Haute Vienne 87500 Situé

Plus en détail

Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées

Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées OUTIL D ÉVALUATION DES PRATIQUES Avril 2009 Avec le partenariat méthodologique et le concours

Plus en détail

PERSONNE AGEE AUX URGENCES. Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN

PERSONNE AGEE AUX URGENCES. Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN PERSONNE AGEE AUX URGENCES Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN ET NON PAS URGENCES DE LA PERSONNE AGEE QUELQUES BANALITES TOUJOURS BONNES A PRECISER L âge n est pas une pathologie L âge de l

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD Dénutrition de la personne âgée en EHPAD CONSTAT DEFINITION DE LA DENUTRITION «La dénutrition est la conséquence d une insuffisance d apport protéique (dénutrition exogène) ou d un hypercatabolisme lié

Plus en détail

9.11 Les jeux de hasard et d argent

9.11 Les jeux de hasard et d argent 9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 2.1. ETUDES REALISEES PAR LES SERVICES DES CAISSES D ASSURANCE MALADIE 5 2.2. ANALYSE DE LA LITTERATURE 5 2.3. ANALYSE DES VENTES 6 2.4. COMPARAISONS

Plus en détail

Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé

Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé Plan Quelles sont les personnes âgées et/ou les situations à risque de dénutrition? Quels sont les outils de

Plus en détail

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009 L aide aux aidants Aude Comberieu Psychologue clinicienne Hôpital Émile Roux Capacité de gériatrie mars 2009 Définition L aidant naturel L aidant non professionnel L aidant familial «L aidant familial

Plus en détail

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?»

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?» Les multiples facettes du jeu Québec, 30 mai 2012 «Les jeux en ligne, quelle influence en France?» M. Grall-Bronnec, G. Bouju, M. Lagadec J. Caillon, J.L. Vénisse Le contexte des jeux de hasard et d argent

Plus en détail

Entretien du professeur Dartigues, directeur de l unité Inserm U897 de l Université de Bordeaux

Entretien du professeur Dartigues, directeur de l unité Inserm U897 de l Université de Bordeaux Entretien du professeur Dartigues, directeur de l unité Inserm U897 de l Université de Bordeaux - Que pensez vous du débat suscité par l article paru dans Sciences et Avenir sur l association entre benzodiazépines

Plus en détail

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme) La migraine 1/Introduction : Céphalée primaire (sans lésion sous-jacente). Deux variétés principales: Migraine sans aura (migraine commune). Migraine avec aura (migraine accompagnée). Diagnostic: interrogatoire

Plus en détail

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique CONNAISSANCES PRÉALABLE Les séminaires de compétences cliniques de santé mentale se basent sur l enseignement «Anamnèse et compétences psychosociales» du N. Blondel & C. Salathé (2014) et les cours de

Plus en détail

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Juillet 2011 Démarche diagnostique et d évaluation du fonctionnement chez l adulte Généralités Diagnostic

Plus en détail

Démence et fin de vie chez la personne âgée

Démence et fin de vie chez la personne âgée Démence et fin de vie chez la personne âgée Dr C le Provost Gériatre C.H.B.A Vannes Dr M Michel Gériatre C.H.U Rennes Démence et fin de vie Sujet grave: la mort la «de mens» = être privé de son esprit

Plus en détail

palliatifs accompagnement

palliatifs accompagnement palliatifs & accompagnement Sommaire PAGE 4 PAGE 5 PAGE 8 PAGE 11 PAGE 12 Définition des soins palliatifs En pratique, que sont les soins palliatifs? À qui s adressent les soins palliatifs? Quelles aides

Plus en détail

La dépression qui ne répond pas au traitement

La dépression qui ne répond pas au traitement La dépression qui ne répond pas au traitement Mise à j our Wilfrid Boisvert, MD Présenté dans le cadre de la conférence : À la rencontre de l humain, Collège québécois des médecins de famille, novembre

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité!

testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité! : t i u t a r g t i Extra testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité! Enoncé Un fan de casino Vous êtes praticien dans la belle ville d Enghien (célèbre pour son casino ). Vous recevez Joël 43

Plus en détail

L expertise en droit commun. Maître Daniel Bernfeld Docteur Anne Peskine

L expertise en droit commun. Maître Daniel Bernfeld Docteur Anne Peskine L expertise en droit commun Maître Daniel Bernfeld Docteur Anne Peskine Les règles de procédure Principe du contradictoire Principe de l imputabilité La mission, toute la mission, rien que la mission Place

Plus en détail

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS Céphalées 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée EPU DENAIN -14 novembre 2006 Dr Kubat-Majid14 novembre 2006 Dr KUBAT-MAJID Céphalées 1 Mise au point sur la migraine

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Autisme Questions/Réponses

Autisme Questions/Réponses Autisme Questions/Réponses 1. Quelle est la définition de l autisme et des autres troubles envahissants du développement établie dans l état des connaissances élaboré et publié par la HAS? Les définitions

Plus en détail

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC SOMMAIRE UN QUIZ POUR FAIRE UN POINT SUR MES CONNAISSANCES Un quiz pour faire un point sur mes connaissances 3 Vrai Faux Qu est-ce que l on

Plus en détail

Fonctionnement neural et troubles cognitifs chez le patient bipolaire: preuve ou surinterprétation

Fonctionnement neural et troubles cognitifs chez le patient bipolaire: preuve ou surinterprétation DIALOGUE ESPRIT / CERVEAU : CIRCULARITE CRP -OU Santé ANTAGONISME? Fonctionnement neural et troubles cognitifs chez le patient bipolaire: preuve ou surinterprétation Charles Pull Directeur du «Laboratoire

Plus en détail

Internet, jeux vidéo, téléphone portable: frontière entre utilisation intensive et dépendance comportementale

Internet, jeux vidéo, téléphone portable: frontière entre utilisation intensive et dépendance comportementale Internet, jeux vidéo, téléphone portable: frontière entre utilisation intensive et dépendance comportementale Derniers résultats de la recherche Gregor Waller, MSc Berne, le 7 mars 2013 Forum national

Plus en détail

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie Nouvelles addictions comportementales Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie Item N 77. Addictions comportementales Diagnostiquer, évaluer le retentissement

Plus en détail

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris Céphalées de tension Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris Céphalée de tension : une maladie hétérogène La plus fréquente des céphalées primaires Diagnostic basé sur l interrogatoire Manque de spécificité

Plus en détail

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS Constance Legroux (DCEM3) QUELQUES CHIFFRES 150 000 toxicomanes en France, dont moins de Diminution de la mortalité grâce à la mise sur le

Plus en détail

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : 1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : a. Les troubles fonctionnels digestifs sont définis par les critères de Paris b. En France, le syndrome de l intestin irritable touche

Plus en détail

La prise en charge d un trouble bipolaire

La prise en charge d un trouble bipolaire GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE La prise en charge d un trouble bipolaire Vivre avec un trouble bipolaire Décembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide pour vous informer

Plus en détail

Malaises. Chutes du sujet âgé. Chutes. Malaise et chute? Attitude pratique. Evaluer les conséquences

Malaises. Chutes du sujet âgé. Chutes. Malaise et chute? Attitude pratique. Evaluer les conséquences Chutes du sujet âgé S. Moulias Unité de Court Séjour Gériatrique Hôpital Ambroise Paré Boulogne Billancourt Malaises indisposition ou incommodité générale vague et imprécise syncope lipothymie vertige

Plus en détail

la maladie d Alzheimer

la maladie d Alzheimer Prévenir... les difficultés de vie avec un proche atteint de la maladie d Alzheimer 27 La maladie d Alzheimer n est pas la maladie d une seule personne 800 000 français sont atteints par la maladie d Alzheimer

Plus en détail

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE)

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE) Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE) Ce questionnaire vous aidera à juger si vous devez consulter un clinicien pour votre dépression, si

Plus en détail

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson Comprendre la maladie de Parkinson La maladie de Parkinson se définit classiquement par des troubles moteurs. Néanmoins, de nombreux autres symptômes,

Plus en détail

Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque Insuffisance cardiaque Connaître son évolution pour mieux la vivre Guide d accompagnement destiné au patient et ses proches Table des matières L évolution habituelle de l insuffisance cardiaque 5 Quelles

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

TUTORAT UE 4 2014-2015 Biostatistiques Séance n 6 Semaine du 03/11/2014

TUTORAT UE 4 2014-2015 Biostatistiques Séance n 6 Semaine du 03/11/2014 TUTORAT UE 4 2014-2015 Biostatistiques Séance n 6 Semaine du 03/11/2014 Epidémiologie Mme Fabbro-Peray Séance préparée par les tuteurs du TSN QCM n 1 : Choisir la ou les proposition(s) exacte(s). A. Parmi

Plus en détail

admission aux urgences

admission aux urgences Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : admission

Plus en détail

Aspect nutritionnel chez le sujet âgé

Aspect nutritionnel chez le sujet âgé Aspect nutritionnel chez le sujet âgé Définition Etat pathologique résultant d apports nutritionnels insuffisants en regard des dépenses énergétiques de l organisme: diminution des apports alimentaires

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. A propos d un cas clinique, sont rappelés: - les caractères cliniques et pronostiques de l IMS chez le diabétique, - la démarche de l identification de

Plus en détail

Le dispositif de la maladie imputable au service

Le dispositif de la maladie imputable au service LA QUESTION DE L IMPUTABILITÉ AU SERVICE DES MALADIES RÉSULTANT DE LA FRAGILITÉ PSYCHOLOGIQUE D UN FONCTIONNAIRE EN DEHORS DE TOUTE FAUTE DE L EMPLOYEUR PUBLIC Le dispositif de la maladie imputable au

Plus en détail

Pertes de connaissance brèves de l adulte : prise en charge diagnostique et thérapeutique des syncopes

Pertes de connaissance brèves de l adulte : prise en charge diagnostique et thérapeutique des syncopes engendrer, des conséquences physiques engendrées par la chute et de l entourage familial (classe 1). Il est recommandé d évaluer l intérêt de mettre en place une téléalarme, surtout après une chute. 5.3

Plus en détail

Une échelle d évaluation semistructurée. B. Gravier

Une échelle d évaluation semistructurée. B. Gravier Une échelle d évaluation semistructurée : la HCR-20 B. Gravier Exemple de jugement clinique structuré: The Historical Clinical Risk Management 20 item scale HCR - 20 Echelle utilisée par les cliniciens

Plus en détail

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence Nathalie Bourdages, inf., B. Sc., conseillère en soins infirmiers, Direction des soins infirmiers et des regroupement clientèles, Centre hospitalier de

Plus en détail

Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne. SCOR inform - Septembre 2012

Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne. SCOR inform - Septembre 2012 Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne SCOR inform - Septembre 2012 Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne Auteur Dr Lannes Médecin-Conseil SCOR Global

Plus en détail

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE RECOMMANDATIONS Ce document est une actualisation des Recommandations de Bonne Pratique "Prise en charge des dyslipidémies" publiées par l'afssaps

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

Une forte dynamique des prescriptions de ces nouveaux anti-coagulants oraux

Une forte dynamique des prescriptions de ces nouveaux anti-coagulants oraux 27 novembre 2013 Nouveaux anti-coagulants oraux : une étude de l Assurance Maladie souligne la dynamique forte de ces nouveaux médicaments et la nécessité d une vigilance accrue dans leur utilisation Les

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE CHEFIRAT B. Les intoxications aiguës constituent un réel problème de santé publique dont l impact reste encore à évaluer. Le nombre total

Plus en détail

«NUTRITION ET VIEILLISSEMENT» Christine Bachir-bey Cadre de santé formateur DU gérontologie Master en gérontologie Oct 2013

«NUTRITION ET VIEILLISSEMENT» Christine Bachir-bey Cadre de santé formateur DU gérontologie Master en gérontologie Oct 2013 «NUTRITION ET VIEILLISSEMENT» Christine Bachir-bey Cadre de santé formateur DU gérontologie Master en gérontologie Oct 2013 INTRODUCTION Du fait de l augmentation de l espérance de vie La population des

Plus en détail

L évaluation médico-économique. Les études microéconomiques. Julien GUIGNET CHU/CH Montmorillon

L évaluation médico-économique. Les études microéconomiques. Julien GUIGNET CHU/CH Montmorillon L évaluation médico-économique Les études microéconomiques Julien GUIGNET CHU/CH Montmorillon Arbitrage et Aide à la décision (1) Ressources limitées du secteur sanitaire Nécessité de faire des choix Développement

Plus en détail

Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public

Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public ENQUÊTE NATIONALE SUR LA POPULATION CANADIENNE Document destiné à l Association canadienne du diabète Préparé par Environics

Plus en détail

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

prise en charge paramédicale dans une unité de soins Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : prise en

Plus en détail

QUEL MEILLEUR INVESTISSEMENT D AVENIR QU UNE ÉTUDE SUR LA SANTÉ DES JEUNES ADULTES?

QUEL MEILLEUR INVESTISSEMENT D AVENIR QU UNE ÉTUDE SUR LA SANTÉ DES JEUNES ADULTES? QUEL MEILLEUR INVESTISSEMENT D AVENIR QU UNE ÉTUDE SUR LA SANTÉ DES JEUNES ADULTES? I-SHARE SUIVRA L ÉTAT DE SANTÉ DE 30 000 JEUNES PENDANT 10 ANS «Les grandes cohortes doivent contribuer à éclairer les

Plus en détail

Le guide du bon usage des médicaments

Le guide du bon usage des médicaments Le guide du bon usage des médicaments Les médicaments sont là pour vous aider mais......ils ont parfois du mal à vivre ensemble. Votre médecin et votre pharmacien peuvent adapter votre traitement pour

Plus en détail

Alimentation et Hydratation des Personnes Agées en fin de vie. Le 12 janvier 2009 APSP Aix en Provence

Alimentation et Hydratation des Personnes Agées en fin de vie. Le 12 janvier 2009 APSP Aix en Provence Alimentation et Hydratation des Personnes Agées en fin de vie Le 12 janvier 2009 APSP Aix en Provence Problèmes très fréquents en gériatrie Fréquence des pathologies aboutissant à des pbes de prise alimentaire:

Plus en détail

BON USAGE DES MEDICAMENTS ANTIDEPRESSEURS DANS LE TRAITEMENT DES TROUBLES DEPRESSIFS ET DES TROUBLES ANXIEUX DE L ADULTE

BON USAGE DES MEDICAMENTS ANTIDEPRESSEURS DANS LE TRAITEMENT DES TROUBLES DEPRESSIFS ET DES TROUBLES ANXIEUX DE L ADULTE BON USAGE DES MEDICAMENTS ANTIDEPRESSEURS DANS LE TRAITEMENT DES TROUBLES DEPRESSIFS ET DES TROUBLES ANXIEUX DE L ADULTE RECOMMANDATIONS Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, octobre

Plus en détail

Les personnes âgées et le système de santé : quelles sont les répercussions des multiples affections chroniques?

Les personnes âgées et le système de santé : quelles sont les répercussions des multiples affections chroniques? Janvier 2011 Les personnes âgées et le système de santé : quelles sont les répercussions des multiples affections chroniques? Introduction Les soins dispensés aux patients souffrant d affections chroniques

Plus en détail

prise en charge médicale dans une unité de soins

prise en charge médicale dans une unité de soins Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : prise en

Plus en détail

N.-B. 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4. 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4

N.-B. 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4. 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4 Profil démographique 1 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4 Groupe d âge 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4 Sexe Niveau de scolarité Homme 48,0 40,5 47,8 52,3

Plus en détail

Introduction. La prévalence. Diagnostic. http://www.univadis.fr

Introduction. La prévalence. Diagnostic. http://www.univadis.fr Le diagnostic du syndrome des jambes sans repos de l adulte Docteur Marie-Françoise VECCHIERINI Praticien au Centre du Sommeil et de la Vigilance - Hôtel-Dieu de Paris Introduction Le syndrome des jambes

Plus en détail

VOTRE PROCHE EST À RISQUE OU PRÉSENTE UN DELIRIUM

VOTRE PROCHE EST À RISQUE OU PRÉSENTE UN DELIRIUM VOTRE PROCHE EST À RISQUE OU PRÉSENTE UN DELIRIUM Comment pouvez-vous l aider? Pour vous, pour la vie L équipe de soins a identifié votre proche comme étant à risque de développer un delirium ou vous a

Plus en détail

Personnes âgées et consommation d alcool

Personnes âgées et consommation d alcool RECOMMANDATIONS 2013 Pr François Paille Groupe de travail de la SFA et de la SFGG Personnes âgées et consommation d alcool Texte court Avec l âge, la fréquence de la consommation régulière, quotidienne,

Plus en détail

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs Vivre avec une artérite des membres inférieurs Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre

Plus en détail

La malnutrition chez la personne âgée. Dr M. de Saint-Hubert, Gériatrie, Cliniques Universitaires Mont-Godinne

La malnutrition chez la personne âgée. Dr M. de Saint-Hubert, Gériatrie, Cliniques Universitaires Mont-Godinne La malnutrition chez la personne âgée Dr M. de Saint-Hubert, Gériatrie, Cliniques Universitaires Mont-Godinne Objectifs Importance du problème Facteurs de risque Evaluation Traitement & prévention Points

Plus en détail

Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Accident Vasculaire Cérébral (AVC) Accident Vasculaire Cérébral (AVC) Vous venez de présenter une thrombose cérébrale et vous êtes hospitalisé. Il y a beaucoup de questions que vous vous posez sur ce qui s est passé et sur ce qui va arriver

Plus en détail

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI? LA MÉTHAMPHÉTAMINE est un produit stupéfiant illicite, synthétisé à partir de substances chimiques, également connu sous le nom de «crystal» ou «crystalmet», «ice»,

Plus en détail

La schizophrénie est une maladie évolutive; elle comporte 5 phases, qui se succèdent souvent dans l ordre 2 :

La schizophrénie est une maladie évolutive; elle comporte 5 phases, qui se succèdent souvent dans l ordre 2 : Qui peut être atteint de schizophrénie? La schizophrénie est une maladie mentale qui touche environ 1 % de la population canadienne. Elle frappe autant les hommes que les femmes, et se déclare généralement

Plus en détail

9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION

9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION 9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION De par ses missions d écoute, d orientation, d accueil et de prise en charge notamment

Plus en détail

troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs tous les intervenants de l entreprise Prise en charge immédiate sur le lieu de travail.

troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs tous les intervenants de l entreprise Prise en charge immédiate sur le lieu de travail. Introduction Les troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs concernent tous les intervenants de l entreprise : dangerosité du salarié pour lui-même et pour autrui, risque de désorganisation de l activité

Plus en détail

Le bilan neuropsychologique du trouble de l attention. Ania MIRET Montluçon le 4-12- 2009

Le bilan neuropsychologique du trouble de l attention. Ania MIRET Montluçon le 4-12- 2009 Le bilan neuropsychologique du trouble de l attention Ania MIRET Montluçon le 4-12- 2009 Introduction L attention est une fonction de base dont l intégrité est nécessaire au bon fonctionnement cognitif

Plus en détail

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES QU EST-CE QUE LE MDRD? Il s agit d une formule permettant d estimer le débit de filtration glomérulaire et donc la fonction rénale La formule est la suivante :

Plus en détail

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE Objet : Sevrage d une dépendance physique aux opiacés ou apparentés Ce protocole tient compte de la sécurité du patient qui doit être optimale à son domicile comme en

Plus en détail

Document du 11 février 2014. Contacts : Dr. Sophie Dartevelle, Présidente de l UFSBD. sophiedartevelle@ufsbd.fr / 0144907280

Document du 11 février 2014. Contacts : Dr. Sophie Dartevelle, Présidente de l UFSBD. sophiedartevelle@ufsbd.fr / 0144907280 Document du 11 février 2014. Contribution de l Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire à la réflexion préparatoire au projet de loi d adaptation de la société au vieillissement Contacts : Dr. Sophie

Plus en détail

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé Professeur Michèle Kessler CHU de Nancy et réseau Néphrolor L une des applications de la télémédecine est la télésurveillance à domicile,

Plus en détail

LES MATINALES DE LA FONDATION

LES MATINALES DE LA FONDATION LES MATINALES DE LA FONDATION «Point du vue d un pédopsychiatre sur l autisme aujourd hui» Conférence du Professeur Pierre DELION, Pédopsychiatre, Chef du Service Psychiatrie de l Enfant et de l Adolescent,

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

GUICHET D ACCÈS À UN MÉDECIN DE FAMILLE

GUICHET D ACCÈS À UN MÉDECIN DE FAMILLE GUICHET D ACCÈS À UN MÉDECIN DE FAMILLE Vous êtes à la recherche d un médecin de famille? Le CSSS-IUGS peut vous aider. Inscrivez-vous au guichet d accès à un médecin de famille en remplissant le formulaire

Plus en détail

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014 Psoriasis Rapport du Secrétariat 1. Le Conseil exécutif, à sa cent trente-troisième session,

Plus en détail

7- Les Antiépileptiques

7- Les Antiépileptiques 7- Les Antiépileptiques 1 Définition L épilepsie est un trouble neurologique chronique caractérisé par la survenue périodique et imprévisible de crises convulsives dues à l émission de décharges électriques

Plus en détail

déclarations d assurabilité en cas d accident (invalidité ou soins hospitaliers)

déclarations d assurabilité en cas d accident (invalidité ou soins hospitaliers) 1 Nom Prénom Date de naissance (AAAA/MM/JJ) N o de proposition ou de contrat 1. renseignements médicaux Renseignements Oui Non médicaux 1. Prenez-vous des médicaments? Cocher OUI ou NON. 2. Au cours des

Plus en détail

Expertise Médicale en Maladies Infectieuses

Expertise Médicale en Maladies Infectieuses Expertise Médicale en Maladies Infectieuses Dr Stéphane CHADAPAUD SNMInf Centre Hospitalier de Hyères 1 ers EGI - 14/01/2011 - PARIS Différentes juridictions françaises Ordre administratif Traite les problèmes

Plus en détail

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ MESURE DE LA FORCE, DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP003 Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP001 NOVEMBRE 2006 Service

Plus en détail

L évaluation médicale de l aptitude à conduire un véhicule automobile. Collège des médecins du Québec Société de l assurance automobile du Québec

L évaluation médicale de l aptitude à conduire un véhicule automobile. Collège des médecins du Québec Société de l assurance automobile du Québec L évaluation médicale de l aptitude à conduire un véhicule automobile Collège des médecins du Québec Société de l assurance automobile du Québec OBJECTIFS Au moyen de cette formation, le participant aura

Plus en détail