COULEURS DE SUCY. Charte de ravalement

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1 COULEURS DE SUCY Charte de ravalement

2 PLAN DE LA CHARTE I. CARACTERISTIQUES DE SUCY-EN-BRIE A. Evolution urbaine de la ville B. Qualité et spécificité urbaines, paysagères et architecturales II. PROBLEMATIQUES DU RAVALEMENT A. La requalification des façades B. La qualité du support C. Les problèmes d'humidité III. LES COULEURS D UN RAVALEMENT - Les couleurs différentes en fonction des supports - Les contrastes: tonalités, saturation des couleurs, clair-obscur, proportions-surface IV. FICHES TYPOLOGIQUES - Maisons rurales - Maisons de bourg - Immeubles de rapport - Maisons de villégiatures en meulière - Pavillons individuels - Immeubles collectifs modernes V. FICHES MATERIAUX A. Matériaux apparents: - Moellons de meulière - Moellons de calcaire - Maçonnerie en brique - Maisons en bois ou bardage bois B. Maçonnerie enduite: - Enduits en plâtre ou plâtre et chaux - Enduits en ciment sur fond en plâtre - Enduits en ciment sur bâti récent - Maçonnerie à pans de bois VI. FICHES COMPLEMENTAIRES - Fenêtres - Les volets et portes - Séparation des réseaux - assainissement VII. GLOSSAIRE

3 I. Caractéristiques de Sucy-en-Brie

4 Evolution urbaine de la ville Carte de l abbé de Grive 1740 Carte des Chasses Charte de ravalement Sucy-en-Brie

5 Evolution urbaine de la ville Plan d arpentage de la paroisse de Sucy-en-Brie 1786 Carte de l Etat-Major Charte de ravalement Sucy-en-Brie

6 Evolution urbaine de la ville Carte IGN de Carte IGN de Charte de ravalement Sucy-en-Brie

7 Evolution urbaine de la ville Carte IGN de Carte IGN de Charte de ravalement Sucy-en-Brie

8 Qualités et spécificités urbaines, paysagères et architecturales de la ville HAUT MOYEN-AGE UN VILLAGE BRIARD A VOCATION VITICOLE Au Moyen-âge, Sucy est une bourgade briarde, à vocation viticole, regroupée autour de l église Saint-Martin. Comme beaucoup de villages briards, son installation de sur ce site est probablement liée à une résurgence, qui aurait déterminé l implantation de son église, sur un chemin, qui relie la forêt de Notre-dame et la vallée. A l orée du bois et à l extrémité est du plateau briard, le village se positionne en promontoire sur les vallées de la Seine et de la Marne et son territoire gagnera progressivement sur la forêt. Le village d alors, qui correspond au centre-ville, est concentré autour des actuelles rues du Moutier, rue du Temple, rue Guy Mocquet, rue de la Porte, et une petite portion des rue de Boissy, de Brévannes, Pierre Sémard, Maurice Berteaux et Ludovic Halévy. Sur les pentes du coteau, s étendent les parcelles de vignobles, sous forme de lamelles étroites, parallèles à la pente. Sur le plateau, des terres agricoles entourent le village. En 811, les terres de Sulciacum et l église Saint-Martin entrent dans les biens du chapitre de Notre-Dame-de-Paris. Pendant tout le Moyen-Age, le village est soumis à des autorités religieuses, qui possèdent les terres: fiefs de Chaumoncel, Montaleau, le Grand Val et le Petit Val. L habitat, de type rural, est constitué de «maisons-fermes», disposées, autour de cours et jardins, auxquels on accède, depuis la rue, par une porte cochère. Leur maçonnerie est en moellons de meulière, enduites au plâtre ou plâtre et chaux, à l instar de l église. Quelques structures en pans de bois sont encore visibles, aujourd hui, comme sur le pignon de la grange aux dîmes. L église actuelle, XIIème siècle. Plan issu du cadastre napoléonien ( ) 2010 Charte de ravalement Sucy-en-Brie

9 Qualités et spécificités urbaines, paysagères et architecturales de la ville XVIème siècle LE VILLAGE FORTIFIE A partir de la fin du XVème siècle, période plus calme, le bourg se développe grâce au commerce. En 1527, François 1er permet aux habitants de tenir une foire franche annuelle. En 1544, il leur leur donne le droit de se fortifier, de construire des tours et ponts-levis. Le village, ayant souffert pendant la période de la Fronde, est alors entouré d une enceinte, probablement construite en moëllons de meulière, et dont les pierres ont certainement été réutilisées, pour les maisons et/ou les murs de clôtures de certaines propriétés. Les rues de la Porte et des Remparts en témoignent. Reconstitution du tracé du rempart, sur une photo aérienne, d après un plan établi par Françoise Balard, mémoire de DEA, juin Charte de ravalement Sucy-en-Brie

10 Qualités et spécificités urbaines, paysagères et architecturales de la ville XVIIème - XVIIIème siècles LA VILLE AUX SIX CHATEAUX Adossée à la forêt, dominant la vallée, le territoire de Sucy est très apprécié pour ses qualités paysagères exceptionnelles, à proximité de Paris. Il devient donc très vite un lieu de villégiature privilégié, pour de nouveaux proprétaires fonciers, issus de la noblesse de robe et la petite bourgeoisie. Se faisant acquéreurs d anciennes terres agricoles et des fermes rurales qui y sont liées, ils se feront édifier de grandes demeures. Profitant de perspectives sur les pentes du côteau, de grands parcs d agréments soigneusement clos entourent les châteaux. Sucy devient alors «la ville aux six châteaux». - Le château de la Haute Maison, actuelle mairie, est édifié en 1559 et remaniée de nombreuses fois. - Le château du Grand Val est édifié en 1569, et démoli en Le château de Montaleau est édifié en Le château de Sucy est édifié par François Le Vau, pour Nicolas Lambert, en Le château de Chaumoncel, construit en 1750 est détruit en Le château du Petit Val est le plus récent (1755) Charte de ravalement Sucy-en-Brie

11 Qualités et spécificités urbaines, paysagères et architecturales de la ville fin XIXème - début XXème siècle LES PREMIERS LOTISSEMENTS En 1872, la ligne de chemin de fer reliant Vincennes à la Varenne est prolongée jusqu à Sucy. Sucy devient un lieu de villégiature privilégié pour un public de plus en plus large. Les lotisseurs le comprennent vite. En 1888, les trente hectares du parc et annexes du château du Petit Val sont achetés puis divisés en 183 lots, pour être vendus, dans un premier temps, à de riches commerçants ou petits industriels parisiens, qui y installent une résidence secondaire. Il en sera de même pour les plus beaux terrains de l ancien parc de Montaleau, de Chaumoncel, et Clos de ville. On y trouve donc de belles maisons de type villégiature. Le parc du Grand Val, loti en 1914, puis en 1922, est plus excentré et les parcelles sont de plus petites tailles. La clientèle est donc moins aisée, même si le cahier des charges imposait des règles strictes d habitat bourgeois. La construction de ces résidences, principales, cette fois, est souvent confiée aux mêmes entreprises locales: Bemelmans, Colin et Collin, Camot y ont apposé leur signature. Avec l installation de l usine de verrerie, en 1917, la plaine s industrialise peu à peu. La loi Loucheur aidant (1928), les annonces des lotisseurs attirent des familles toujours plus modestes, dont les plus démunis, achètent les terrains les moins chers, souvent loin de la gare, ainsi naissent des quartiers d habitat pavillonnaire, qui se développeront lentement, tout au long du XXème siècle, ce qui explique leur caractère hétérogène, ainsi le Plateau est loti en 1921, la Garenne, les Bruyères, en 1922, le Clos Perrault, en 1926, le Closeau Révillon, en 1934, les Genêts, en D autres quartiers d habitat pavillonnaires se répandent aussi près de la gare, lotissements du Poil Vert (1908), du Potager (1914), du Champs Saint-Denis (1923), de la Gare (1924), etc Charte de ravalement Sucy-en-Brie

12 Qualités et spécificités urbaines, paysagères et architecturales de la ville Les Trente Glorieuses LES ENSEMBLES DE LOGEMENT COLLECTIF Dans les années 50, la France doit répondre à une crise du logement sans précédent. Les causes en sont multiples: destructions dues à la guerre, baby-boom, exode rural massif et arrivée des rapatriés d Algérie en sont les causes principales. Beaucoup vivent dans des conditions sanitaires et de confort inacceptables. L abbé Pierre sonne la sonnette d alarme en C est alors que l état s engage dans une politique de logement de masse, qui a pris la forme des grands ensembles. Marqués par un urbanisme de tours et de barres, disposés au milieu d espaces verts, ces unités d habitation comprennent toujours plus de 500 logements, 1000 en moyenne. C est dans ce contexte qu ont été construits, à Sucy, dans l ancien parc du château Lambert, les ensembles de la Cité Verte ( logements) et de la Fosse Rouge ( logements). Mais Sucy compte des opérations de logements, à l échelle plus humaine, et de grande qualité architecturale, tels que la résidence du Val de Marne, conçue par Paul Chemetov, en Charte de ravalement Sucy-en-Brie

13 Qualités et spécificités urbaines, paysagères et architecturales de la ville Fin du XXème siècle LES LOTISSEMENTS PLUS RÉCENTS Après le traumatisme des grands ensembles, le dernier quart du XXème siècle est marqué, en banlieue, par un retour à une politique d habitat individuel. Sucy n échappe pas à cette tendance nationale. Cette période a donc vu fleurir de nombreux lotissements, tels que le Domaine du Grand Veneur (1970), la Fontaine de Villiers (1973), le Feu, les Bosquets (1977), la Clairère (1978), Beauvilliers (1980), le Moulin de Touillon (1981). Souvent conçus comme des ensembles homogènes, les aménagements paysagers, le travail d articulation des maisons entre elles, leur compacité, leur confèrent, pour les plus réussis, une certaine qualité urbaine. L architecture, au contraire y est assez banale et sans grande innovation. Les maisons sont de forme traditionnelle, empruntant aux styles les plus anachroniques, et parfois étrangers à l histoire de la commune. Construites en parpaing, elles sont toujours enduites. Les volets sont de style rustique, souvent, en bois vernis. Les dominantes de couleur sont donc les nuances de tons pierre pour la maçonnerie et marron pour les volets et menuiseries Charte de ravalement Sucy-en-Brie

14 II. Problématiques du ravalement

15 LA RECONNAISSANCE ET LE RESPECT DU BÂTI La requalification des façades Quel que soit le type, l âge ou le statut social des bâtiments concernés par un ravalement de façade, la préconisation liée aux problèmes posés par la pathologie des enduits répond à des impératifs de traitement du bâti qui ne sont pas toujours visibles. La reconnaisance du bâti Le degré d altération du bâti Le respect des caractéristiques typologiques Le respect des échanges gazeux En effet, si le ravalement concerne avant tout la peau du bâtiment, c est-à-dire la partie superficielle de la maçonnerie, il est nécessaire de rappeler qu il ne se limite pas à une action simplement cosmétique, mais qu il s agit d une intervention qui englobe plus largement différents concepts techniques, architecturaux et urbains. Les ouvrages de ravalement doivent impérativement s attacher à respecter les éléments structurels intégrés dans les maçonneries, tout en assurant un usage des locaux conforme à leurs destinations. Un ravalement n est donc pas uniquement une opération de réparation d une façade qui consiste uniquement à cacher des fissures, mais c est surtout l action adaptée qui permettra de protéger et de pérenniser le bâti, ce qui suppose une bonne reconnaissance diagnostique de la construction et une bonne maîtrise des véritables enjeux. La reconnaissance du bâti : Cette analyse diagnostique permet d étudier les différentes qualités intrinsèques d un immeuble et de le mettre en référence par rapport à son niveau de dégradation ou de vétusté. Cette comparaison permet de définir plus clairement les enjeux liés à une réhabilitation, et quels moyens le ou les maîtres-d ouvrage devront investir dans l opération. Cette reflexion demande de définir les principaux critères de qualité reconnus à un bâtiment, qui sont très correlatifs et participent étroitement à l impression souvent intuitive laissée par l observation d un bâtiment. La qualité urbaine : Le mode d implantation du bâtiment dans la parcelle, la forme de la parcelle et son positionnement par rapport à l espace public, par exemple un terrain à l angle de deux voies, à un carrefour ou sur une place, ont une influence déterminante sur l importance du rôle urbain d une construction. Son emprise par rapport à l alignement et aux limites séparatives lui confèrent un statut plus ou moins stratégique, en relation avec l organisation urbaine du quartier. La qualité architecturale : La composition générale du bâtiment, sa volumétrie, sa hauteur, le rythme vertical ou horizontal de ses façades, l harmonie de ses proportions, le rapport entre les pleins et les vides, les qualités et la richesses de ses modénatures, et d une façon générale la cohérence de ces différents éléments lui confère un statut social particulier et un certain intérêt architectural, qui peut se décliner de la manière suivante : Immeuble majeurs, Immeuble de qualité, Immeuble d accompagnement, Immeubles mal intégrés. La qualité historique : Les dates de construction des immeubles les plus anciens leur donnent, même s ils sont dépourvus d intérêt, une certaine légitimité et un droit d exister. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

16 Le niveau d altération du bâti : Totalement indépendant des autres critères d appréciation et souvent le plus facilement perceptible, il donne parfois une fausse image du patrimoine : Une réhabilitation récente, mais exécutée de façon maladroite, sans respect des caractéristiques typologiques et techniques de la construction, parfois au prix de dégradations durables des éléments de modénatures constituant son intérêt architectural, peut donner l illusion d une requalification du bâti alors que celui-ci a été en réalité appauvri. A contrario, une négligence d entretien pendant plusieurs décennies, d autant plus dommageable s il s agit d un immeuble de qualité, peut provoquer une altération importante d un bâtiment. Pourtant, cette vétusté apparente, qu il est toujours possible de solutionner techniquement, n affecte en rien l intérêt architectural historique ou urbain de la construction. Cette rapide reconnaissance du bâtiment est indispensable avant de rappeler les principes de base qui doivent inspirer les maîtres-d ouvrage et les maîtresd œuvre dans leur démarche pour la bonne réalisation de leur opération de réhabilitation. Respect des caractéristiques typologiques des bâtiments : La composition des façades met en scène les différents éléments qui permettent d apprécier les qualités constitutives des immeubles. Ces différents éléments servent de critères de qualification de ces ouvrages, tant d un point de vue historique qu architectural. Chaque époque de construction ayant développé un art de construire qui lui est propre, l analyse de ces différents facteurs permettent une évaluation de la date de construction qui permet d en déduire d autres caractéristiques non visibles, mais dont la connaissance est utile pour le traitement des parties visibles. Il est par conséquent impératif de conserver, préserver et d entretenir ces éléments, et quand cela est possible, de les reconstituer quand ils ont été détruit par de précédentes interventions. Ces différents éléments sont les décors de façade ou modénature: ce sont les bandeaux et corniches, intermédiaires ou situés à l égout du toit, les encadrements de baies en saillie ou dans le nu de la façade, mouluré ou non, les chaînes d angles et les pilastres engagés dans les maçonneries, les tables en saillies, mais aussi le soubassement, les consoles sous balcons, les piédroits de lucarnes, etc... Ces éléments de décors prennent pour références des éléments constructifs tels que les poteaux ou les linteaux, mais remplissent également un rôle de protection du bâti, protégeant la façade des eaux de pluies, du ruissellement et du rejaillissement de celles-ci, essentiel dans le cas de construction en plâtre. Ces éléments de modénature, forts discrets pendant la période classique du 18ème siècle, prennent de l ampleur dès le début 19ème pour prendre une importance particulière pendant la période de l urbanisation Haussmannienne et post-haussmannienne pour les bâtiments de statut aisé. S ils sont d inspiration classique et sobre, en ce qui concerne les châteaux de Sucy, ils prennent des formes plus fantaisistes et colorées, sur les maisons bourgeoises et de villégiature, qui aparaissent, à la fin du XIXème. Les entreprises sucyciennes Bemelmans, Colin et Collin, Camot en seront les artisans, jusque dans l habitat le plus modeste. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

17 Respect d une parfaite compatibilité de l enduit avec le support : Les maçonneries anciennes sont composées de différents matériaux extraits localement des carrières de gypse, de calcaires et de meulières : Maçonneries de moellons calcaires ou meulières ou briques en terre-cuite, hourdées et enduites au plâtre gros. Maçonneries de moellons calcaires apparents, Maçonneries hourdées au plâtre et réenduites au mortier de ciment à l occasion d un ravalement maladroit, Maçonneries de moellons de meulières apparentes, Maçonneries de briques apparentes, Les pans de bois, Ces différents blocs de maçonnerie sont hourdés, et le cas échéant enduits avec des mortiers. Ces mortiers sont un mélange d un liant et d un agrégat, souvent du sable ou du petit gravillon, parfois de la terre et, dans les cas les plus ruraux, de paille et d argile. Les liants peuvent poser entre eux des problèmes de compatibilité en raison de leur nature chimique qui influence leurs qualités mécaniques. Le cycle de la chaux Il existe trois grands types de liants : Les liants gypseux, c est le plâtre, utilisé en majorité dans le bâti ancien de Paris, issu des carrières de gypse du bassin parisien. Les liants aériens, essentiellement la chaux aérienne, issu de la combustion, puis de la réhydratation du calcaire pure, le carbonate de calcium. Ce liant appelé CL (calcium lime : chaux calcique, anciennement CAEB- chaux aérienne éteinte pour le bâtiment) peut se marier avec du plâtre gros pour faire du MPC (mortier plâtre et chaux) ou utiliser dans des proportions variées de ciment, ce qui lui confère d autres propriétés. Les liants aériens font leur prise à l air, c est-à-dire qu ils acquièrent leurs qualités mécaniques lentement, en rentrant en composition avec le dioxyde de carbone -CO2-contenu dans l air Les liants hydrauliques : Ce sont les ciments, formulés à base de silice, qui bénéficient d une excellente résistance mécanique, mais qui ne possèdent aucune des qualité de perméance ou de microporosité nécessaire à une utilisation dans les maçonneries anciennes, ce qui le rend inapplicables sur ces supports de façon rédhibitoire. Le mortier bâtard est un mélange de ciment et de chaux hydraulique artificielle -XHA- qui bénéficie d un meilleur aspect, mais n améliore en rien ses propriétés. En effet, ce liant ne contient pas de chaux naturelle et est exclue du cadre de la norme actuelle NF EN 459-1, le terme chaux artificielle est abandonné au profit de ciment à maçonner. Les liants hydrauliques portent ce nom parce qu ils font leur prise à l eau, c est-à-dire que leurs composants rentrent en combinaison avec l eau de gâchage et obtiennent rapidement leurs propriétés mécaniques pendant l évaporation de cette eau. Ils sont parfaitement appropriés à une utilisation sur les maçonneries en bloc d agglomérés de ciment, et plus généralement sur tout support à base de mortier de ciment, béton armé, béton coulé sur place... Les chaux hydrauliques naturelles : Ce sont des liants à la fois hydrauliques en raison de la présence de silice, et aériens en raison de la présence de calcaire. Ils font donc rapidement leur prise à l eau, et plus lentement leur prise définitive à l air, ce qui procure de grande facilité de mise en œuvre. Leur résistance mécanique se décline pour les fonds friables en NHL2, en NHL3,5 et plus proche de la résistance du ciment,en NHL5 (Natural hydraulic lime) Cette adaptabilité les rend particulièrement appropriées à un usage dans les maçonneries anciennes. La chaux hydraulique naturelle peut s associer à des composants pouzzolaniques ou hydrauliques -NHL-Z- qui lui confèrent des qualités d hydraulicité qui pourraient parfois lui manquer. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

18 L ensemble de ces liants peuvent poser entre eux de graves problèmes de compatibilité liés à la succession des réactions chimiques au cours du séchage du mortier. Pendant l évaporation de l eau de gâchage, les liants gypseux et les liants aériens ont tendance à s expanser très légèrement, alors que les liants hydrauliques subissent un phénomène de retrait plus ou moins important. Ces différents phénomènes participent à rendre difficilement compatible les ciments avec les plâtres ou les chaux naturelles. En intérieur, ce conflit entre matériaux reste acceptable, mais l exposition aux intempéries le rend impossible en façade. Respect des échanges gazeux entre les maçonneries et l extérieur. Le bâti ancien est très souvent composé de moellons hourdés au plâtre et/ou à la chaux. Ne bénéficiant pas d arase sanitaire étanche, ces maçonneries, du fait de leur section importante, font effet de mèche par rapport au fond de fouilles et par les murets de fondation. Les murs pompent ainsi l humidité du sol qui remonte par capillarité dans les maçonneries en élévation : ce sont les remontées capillaires. L eau pénètre dans les maçonneries pour d autres raisons : infiltrations par la peau du bâtiment, fuites de canalisations d arrivée d eau ou d évacuations, vide technique dans les maçonneries, mode d occupation du local ou sur-occupation ; dans ce cas, l eau pénètre dans les support par perméabilité. Ces maçonneries se débarrassent de l excès d humidité sous forme de vapeur d eau de la paroi vers l extérieur : on parle d échanges gazeux, ou de percolation des supports. Ce transfert de vapeur d eau au travers de la peau de la façade ne peut se réaliser que si le revêtement utilisé pour habiller la façade est microporeux, c est-à-dire qu il doit pouvoir laisser passer autant de quantité d eau par unité de temps et unité de surface que le support : c est le principe de perméance et de réversibilité. C est la raison pour laquelle il est absolument déconseillé d appliquer sur une façade, toute peinture ou complexe imperméabilisant. De même, on doit proscrire l utilisation d enduit à base de liants hydrauliques de type enduit ciment ou mortier bâtard. Les revêtements pelliculaires de type RPE - revêtements plastiques épais et RSE -revêtements plastiques semi-épais souffrent des même défauts et ne peuvent donc pas être appliqués sur les maçonneries anciennes. A défaut, les échanges gazeux ne pouvant pas se faire sur l extérieur vont se déplacer vers l intérieur des locaux, apportant toutes sortes de dégradations dans les revêtements provoquées par la persistance de l humidité : décollement de papiers peints, cloquage Les échanges gazeux dans les maçonneries de la peinture, condensation et moisissures. Des altérations durables des éléments de structure peuvent également apparaître : pourrissement des linteaux et des poteaux en bois, oxydation des pièces métalliques, poutrelles, chevêtres, dégradation d éléments de maçonnerie, desquamation de la pierre. Ces principes élémentaires apparaissent en filigranes des préconisations associées à chaque type de support des fiches matériaux annexées à cette charte. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

19 LA CONNAISSANCE DES SUPPORTS La qualité du support La dégradation progressive des façades se traduit, sur les bâtiments, par des altérations très variables en fonction de la nature des matériaux utilisés. La question de la requalification des façades commence à se poser dès que les parements montrent des signes visibles de vétusté qui révèlent que l enduit ne remplit plus son rôle de protection de la maçonnerie. Le vieillissement peut se traduire de différentes façons : les salissures, la présence de fissures et le décollement des enduits qui provoquent des infiltrations. Le mode d intervention sur l enduit présentant des traces de fissuration est déterminé en fonction de la lecture que l on fait de ces fissures et de leur interprétation. En effet, l étude de la pathologie des bâtiments montre que chaque type de fissures est révélateur d un défaut ou d un mouvement du support. Les fissures: Les grandes familles de fissures sont : Les fissures structurelles : elles sont le résultat de mouvements contradictoires dans les maçonneries, souvent dûs à des tassements différentiels des fondations. Elles se présentent sous la forme de fissures en escalier montant vers l angle extérieur du bâtiment, ou des fissures en cloches de fontis dessinant un arc de décharge. Il convient alors de procéder à la stabilisation des fissures avant toute opération de requalification des façades: Préconisation: - Campagne de reconnaissance de sols par bureau d études techniques, - Suivant les résultats de l étude : reprise en sous-œuvre des fondations superficielles ou mise en oeuvre de fondations spéciales. Après stabilisation des mouvements du sol, les fissures n évoluent plus, on peut alors s occuper du ravalement. Les fissures d angle : elles se localisent souvent aux angles des baies et relient dans les cas des bâtiments les plus anciens les linteaux des fenêtres aux allèges de l étage supérieur. Ce type d altération est très fréquent dans le bâti ancien et n est révélateur d aucune anomalie de construction si ce n est que ces maçonneries très massives subissent les influences de la gravitation universelle. Ces murs enregistrent les micromouvements du sol souvent liés à son hygrométrie, et se fissurent là où elles sont le plus fragiles, au droit des baies. Après le ravalement des façades, quel que soit le type d enduit, ces fissures risquent de revenir au même endroit, mais dans des proportions généralement plus modestes. Le même type de fissures, plus rectilignes, révèle encore les mouvements contradictoires des parois organisées dans des plans différents, par exemple un mur refend contre un mur de façade peut produire une fissure verticale, ou l articulation d un murs de façade avec un plancher peut générer une fissure horizontale, surtout si ce plancher est à ossature métallique. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

20 Les fissures traversantes, quand elles sont rectilignes, révèlent un manque de continuité du matériau constituant la maçonnerie, par exemple la liaison entre un mur en moellons et des parties en brique, ou les boisseaux de terre-cuite des conduits de cheminée. On les rencontre aussi dans les façades en pans de bois à la liaison entre les pièces d ossature en bois et les éléments de remplissage. Les fissures structurelles sont également traversantes. Le faïençage : Ce type de microfissures multidirectionnelles n a pas de cause liées à la structure du bâtiment.elles annoncent simplement l évolution du processus de décollement de l enduit par rapport au support. Ce décollement peut être causé soit par la vétusté d un ouvrage ancien, soit par un défaut d exécution d un enduit récent: trop forte épaisseur, chaleur importante le jour de l exécution de l enduit sans réhumecter, défaut d humidification du support, trop d eau dans l eau de gachage sont autant de causes qui provoquent des fissures de retrait assimilables à un faïençage. Ce faïençage laisse pénétrer l eau des intempéries et peut occasionner de graves dégradations dans les ouvrages de structures, pièces de bois et éléments métalliques, ainsi que l altération des revêtements intérieurs, enduits, peintures et papiers peints. Toutes les fissures, structurelles ou non, traversantes, lézardes, microfissures et faïençage, sont infiltrantes, et sont à l origine de désordres pénalisant la pérennité des ouvrages. L appréciation portée à la qualité, la gravité, la quantité et l étendue de ces fissures et microfissures est primordiale pour déterminer une stratégie d intervention sur les supports. La question de savoir s il est possible de conserver un enduit est directement liée à cette appréciation. On estime habituellement que si un enduit doit être réparer à plus de 40 ou 50% de l ensemble de sa surface, il est illusoire de s imaginer qu on pourra obtenir un bon résultat, vu la multiplication des liaisons fragiles entre parties d enduit conservé et parties réenduites. Il est donc préférable de procéder à un piochage complet de la façade pour la réfection totale de l enduit. Le fait de réparer une façade couverte de fissures multiples, même peu visibles au premier coup d œil, oblige par ailleurs à appliquer sur la façade un film pelliculaire de type peinture dont les qualités d adhérence ne sont pas excellentes au droit des fissures. Un solution palliative consiste alors à recouvrir l enduit réparé par un micromortier pris dans une trame servant de pontage mécanique. Cette solution plus fiable en terme d adhérence et de durabilité que la peinture présente en outre un aspect minéral de même qualité Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

21 LES PATHOLOGIES DU BÂTI Les problèmes d humidité La durée de vie d une construction est liée à sa capacité d assurer une bonne étanchéité à l eau, à l air et au vent. Cette protection est la condition pour qu un bâtiment reste durablement conforme à sa destination. L étanchéité à l eau est une exigence qui doit impérativement être respectée, particulièrement dans le cas du logement. Les causes de présence et de persistance d humidité dans les locaux fermés sont multiples : LES CAUSES EXTERIEURES Les fuites : Les installations de plomberie, les canalisations d eau chaude et d eau froide, les appareils de production d eau chaude, l installation de chauffage central, les tuyaux de vidange et les réseaux d évacuation des eaux de pluie ou des eaux usées domestiques, sont susceptible, en fonction de la vétusté et de la qualité de l installation, de provoquer des fuites pouvant occasionner des désordres à long terme dans le bâti. Des fuites sur des canalisations encastrées ne sont pas décelables immédiatement et risquent de perdurer avant que leurs effets ne soient visibles. Les dégradations risquent par conséquent d être très importantes. Les infi ltrations : Le clos et le couvert d une construction peuvent présenter des défauts d étanchéité, soit en couverture, soit en raison de la présence de fissures dans les enduits de façades. Ces fissures peuvent se présenter à la jonction de matériaux différents, à la faveur d un élément de modénatures en saillie mal protégé par une partie en zinc détériorée. Le faïençage d un enduit, en plâtre comme en ciment, laisse également infiltrer dans la maçonnerie, mais la présence de l enduit ciment interdit toute évaporation de cette humidité qui reste alors prisonnière de la paroi. La condensation dans les vides techniques : Les maçonneries renferment des vides techniques ayant subis des tranformations, par exemple des conduits de cheminées ou de ventilations dont on a perdu l usage, qui ont été bouchés, mais non supprimés. D autre vides sont le résultat d une déformation des structures ou des maçonneries, les façades anciennes dont on dit qu elles font le ventre parce que les parements intérieurs et extérieurs s écartent sous la descente de charge, du fait de la décohésion des joints et des remplissages. Ces vides, peu ou pas ventilés, sont l objet de différences de températures entre les vides et les maçonneries qui provoquent des phénomènes de condensation, qui s aggravent avec l élévation de l hygrométrie. Il en résulte une persistance de l humidité, apparemment inexplicable. Les remontées capillaires Les maçonneries anciennes hourdées au plâtre, souvent de forte épaisseur, font un effet de mèche sur le sol et pompent l humidité du terre-plein. Cette humidité remonte dans les maçonneries par capillarité, toujours de bas en haut, et doit évacuer les maçonneries par échanges gazeux sous forme de vapeur d eau entre les parois et l extérieur. Si le revêtement de façade est étanche et Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

22 interdit toute respiration du support, les échanges gazeux se reportent sur l intérieur des locaux, provoquant toutes sortes de défauts de surface, ou, à défaut, la capillarité continue son ascension dans les parois, jusqu à une hauteur d environ 1,20m à 1,50m au dessus du sol naturel. En fait, l eau, dans sa migration vers le haut, entraîne les sels minéraux présents naturellement dans le terreplein et dans les murs. Ces sels, en arrivant au parement des maçonneries, rentrent en contact avec le dioxyde de carbone, présent dans l air, et produisent des sulfates, qui ont la particularité d être expansifs. Cela provoque toute sorte de concrétions calcaires et autres salpêtres qui ont pour effet de pousser les revêtements de surface. Soulèvements d enduit, cloquage des peintures et décollement de papiers peints apparaîssent alors. Comment y remédier? Deux principes de base sont à retenir: empêcher l eau de remonter dans les maçonneries et lui permettre d en ressortir. Injection de résine dans les pieds de maçonnerie Les solutions : Empêcher l eau de remonter dans les maçonneries Pour éviter la présence d humidité dans les pieds des maçonneries, il est important de créer une coupure étanche horizontale qui s oppose aux remontées de l eau par capillarité. Cette coupure peut être créée par injection de résine dans l épaisseur de la maçonnerie par des orifices d environ 10mm de diamètre espacés d à peu près 10cm. Ces trous peuvent être pratiqués sur une ou deux rangées, d un côté ou de part et d autre du mur et consiste à créer une nappe étanche totale, d une épaisseur variant en fonction de la nature et de l épaisseur de la maçonnerie, entre 20 et 30 cm. Un autre procédé s attaque différemment à la capillarité : au lieu de s opposer à la remontée de l humidité en créant une barrière, l électro-osmose cherche à agir sur le phénomène pour en inverser le sens. La capillarité est un phénomène électrique : c est la polarité des ions qui provoque les forces d attraction qui attirent les molécules d eau du bas vers le haut des maçonneries. La création d un champ électro-magnétique de très basse tension a la particularité d inverser cette polarité, ce qui aura pour effet de s opposer à la remontée de l eau Permettre à l humidité de ressortir des maçonneries : Les échanges gazeux s organisent de l intérieur vers l extérieur des maçonneries. Pour les favoriser, il s agit d éliminer à priorité tous les obstacles qui s opposent à la bonne ventilation des supports. Tous les revêtements étanches, c est-à-dire imperméables à l eau et à la vapeur d eau, doivent être éradiqués, au profit de revêtement également imperméables à l eau ou à effet perlant, mais surtout perméables à la vapeur d eau. On décroûte tous les enduits à base de ciment et mortier bâtard, on décape toutes les peintures étanches dites imperméabilisantes. On applique des enduits comportant des capillaires permettant la ventilation de la maçonnerie : ils peuvent être à base de chaux aérienne ou de chaux hydraulique naturelle. Il est possible également d appliquer un «mortier romain» : c est un mélange de chaux à base de liants aériens et de pouzzolane qui a la faculté de stocker et de neutraliser les sels minéraux. La résorption de l humidité est une tâche difficile tant les fluides trouvent toujours un cheminement et créent des désordres dont les causes restent difficiles à résoudre à 100%. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

23 Mais la création de cette coupure capillaire associée à l application d un mortier romain en soubassement des façades et des maçonneries porteuses donnent des résultats très encourageants. LES DÉSORDRES INTÉRIEURS: L excès d humidité dans un logement peut être provoqué par des erreurs de mise en œuvre des matériaux de l enveloppe du bâtiment, de son parement et de son clos-et-couvert. Mais des causes internes aux logements peuvent participer à une sérieuse dégradation du bâti en raison d une hygrométrie excessive. La présence d humidité, et parfois de moisissures, est souvent le résultat d une condensation mal maîtrisée dans les lieux de vie, dont le processus de fabrication est désormais bien connu. Il met en cause un défaut et une mauvaise utilisation des équipements de la maison, ainsi qu un mode d occupation mal adapté. La condensation : En hiver, les occupants chauffent leur appartement de manière parfois excessive, et souvent de façon irrégulière. Par exemple, quand on chauffe un local froid rapidement avec un chauffage ayant peu d inertie telle que des convecteurs électriques, on réchauffe l air plus rapidement que les parois qui restent froides, surtout si elles ne sont pas doublées par une isolation thermique suffisante. Or, l air chaud accepte une hygrométrie relative supérieure à l air froid. Au contact d une paroi froide, l air chaud se refroidit et perd brutalement cet excès d humidité qui se fixe sur la paroi sous forme de buée et de goutte d eau : c est le point de rosée. Par ailleurs, une personne fournit de l humidité par la respiration, la transformation, les échanges thermiques, mais également l activité du ménage : cuisine lessive, vaisselle, etc... Les moisissures : Cette humidité peut rester sur le support et permettre la prolifération de champignons, de bactéries et toutes sortes de micro-organismes. Les moisissures apparaissent sous forme d un agglomérat de petites tâches noires qui sont en fait des champignons. La persistance de l humidité et l apparition des moisissures est la conséquence d un défaut de ventilation et d un mauvais brassage de l air dans le logement. On remarque d ailleurs la présence de ces moisissures de préférence dans les lieux confinés comme les salles de bains, placards, ou derrière des meubles particulièrement enveloppants comme les lits ou les armoires, dans les chambres à coucher et dans les angles de pièces, Ville de Sucy-en-Brie Qu est ce que la condensation? C est le dépôt de la vapeur d eau présente dans l air ambiant qui se transforme en gouttelettes au contact d une surface plus froide. Des murs dépourvus d isolation thermique recueillent et accumulent cette humidité, qui génère des moisissures. Charte de ravalement 2010

24 haut ou bas suivant les circonstances. Pour lutter contre cette dégradation, il est important de soigner particulièrement les trois éléments qui garantissent un confort hygrothermique : l isolation thermique, le chauffage, la ventilation. Les solutions: Pour s opposer à la formation de condensation, il suffit de réduire de façon significative la différence de température entre l air ambiant d un local et les parois qui l enveloppent, entre le contenu et le contenant. L installation d une isolation thermique par doublage des murs périmétriques par des plaques de plâtre et d éléments isolants comme le polystyrène ou les laines minérales comme les laines de roche ou les laines de verre, ou encore la laine de chanvre, permet d harmoniser les températures du local et de ses parois. De même, l utilisation d un chauffage régulier améliore sensiblement le confort thermique d une pièce en réduisant les différences entre les points chauds et les points froids, ce qui limite efficacement la formation de la condensation. Pour supprimer la formation des moisissures, il suffit d éviter la persistance de l humidité dûe à la condensation et au mode d occupation du logement. Il s agit de ventiler correctement le logement par tout système apte à renouveler environ 1 volume du local à l heure, par exemple, dans le cas d un appartement de 50m2, il faudra assurer le renouvellement d environ 125m3 à l heure. On peut utiliser des systèmes de ventilation active ou passive, c est-àdire avec ou sans moteur. Dans le cas d installation motorisée, le transfert d air peut se faire soit par dépression dans le cas d une extraction de l air vicié, soit par surpression de l air dans le cas d une insufflation d air neuf. La solution la plus fréquente est la VMC, Ventilation Mécanique Contrôlée. Elle est mécanique parce qu elle est actionnée par un extracteur, et contrôlée parce que le débit est déterminé en fonction de la section des bouches d entrée d air. Il est possible dans certain cas d éviter l usage d un moteur en forçant le tirage du conduit d extraction par l utilisation en sortie de conduit d un système anti-refoulement équipé d une turbine, c est la VNA, Ventilation Naturelle Assistée. L ensemble de ces dispositifs qui peuvent sembler compliqués à la lecture de leur description sont des équipements qui font défaut dans le bâti ancien, alors qu ils sont systématiquement mis en oeuvre dans les programmes des constructions actuels. Chauffer de façon régulière : Il est déconseillé de couper son chauffage dans la journée pour le faire fonctionner à plein régime le soir. C est un facteur important de formation de condensation. Il est préférable de laisser ses convecteurs fonctionner faiblement pendant toute la journée, ce qui apporte un bon confort thermique, supprime la sensation de froid dûe aux parois qui rayonnent du froid et évite la formation de condensation. Installation d une VMC Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

25 III. Les couleurs d un ravalement

26 COULEURS ET TEXTURES Les couleurs d un ravalement Un ravalement est l occasion de raffirmer la volonté de rendre toute leur personnalité à chaque bâtiment. Il est donc question de lutter contre une uniformisation des constructions tout en observant une cohérence de l ensemble des fronts bâtis. Le principe à retenir sera le respect des dates de construction des bâtiments et le respect des typologies. Dans la pratique, la recherche des couleurs des bâtiments à l époque de leur construction met en évidence des tons assez soutenus, plutôt à base de couleurs terre, dans des dominantes de sables et d ocres légèrement couleurs terre cuite ou jaune. On retrouve assez fréquemment des mortiers de plâtre gros, de chaux et de sable, qui sont colorés en rose par l addition d agrégats de terre cuite pilée. Ces recherches ont été pratiquées non pas à l intérieur de la commune, mais sur l ensemble du territoire du Val-de-Marne, où les typologies du milieu rural sont assez proches, que ce soit au début du plateau briard que sur les bords du Hurepoix. Il ne sera donc pas obligatoire de se cantonner au ton pierre trop neutre, le beige, grège, coquille d oeuf ou blanc cassé. Au contraire, on se rappellera que le ton pierre et les sables sont beaucoup plus colorés. Le travail sur ces couleurs retrouvées doit servir de mode d identification d un territoire. Il n y a pas d harmonie sans contraste : Pour un ravalement, tout s organise autour de la couleur des maçonneries. Les maçonneries : Dans le cas de maçonnerie apparente brute, le parement donne sa couleur spécifique : la brique peut être de différents tons, rouge, brune ou grège, ou même bicolore, parfois avec des décors de céramiques ou de briques vernissées aux couleurs fortement saturées. La meulière revêt toutes sortes d ocres, magnifique quand elle est nettoyée; les pierres calcaires sont quant à elles plus neutres. Les enduits s habillent de préférence de couleur chaude, plus ou moins colorée en fonction de la taille du bâtiment, et donc de la surface de sa façade qui conditionne son impact visuel sur l environnement immédiat et le paysage urbain, et en fonction de sa typologie architecturale. Pour rendre aux bâtiments leur personnalité, il faut apporter un traitement approprié aux caractéristiques typologiques qui font leur intérêt architectural. Les éléments de modénature seront mis en valeur par une nuance de couleurs plus foncée ou généralement plus claire : les corniches, les bandeaux, les encadrements de baies, les chaînes d angle ou les tables en saillie. Le Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

27 soubassement aura avantage à avoir une couleur plus foncée pour asseoir le bâtiment, et plus terreuse pour éviter des salissures trop rapides. Pour les peintures, il existe plusieurs types de finition qui accrochent la lumière de différentes façons. Les peintures minérales, très mates, ont la particularité de proposer des effets de transparence entre deux couches diluée différemment ; elles peuvent s accrocher sur une sous-couche présentant des effets plus ou moins cordés en fonction de l outil utilisé. La brosse à badigeon semble tout à fait appropriée à cet usage. Les laits de chaux, quant à eux, développent des efflorescences irrégulières rappelant la patine des revêtements anciens. Les menuiseries extérieures : Le contraste de tonalité, toujours souhaitable, consiste à utiliser des tons froids pour les volets et les fenêtres si la maçonnerie est dans les tons chauds, comme c est souvent le cas. Le contraire est aussi possible, mais plus rare. Par exemple, si l enduit est d une couleur ocre légèrement jaune, on peut imaginer des menuiseries couleur gris-vert. Les fenêtres seront du même gris-vert généreusement coupé avec du blanc, alors que les éléments de menuiseries métalliques seront le résultat très foncé d un noir avec le grisvert des volets. L ensemble constitue un camaïeux de couleur déclinant le même pigment sur trois valeurs, luimême en contraste de tonalité avec la maçonnerie. Suivant d autres choix, les enduits pourraient être d un ocre légèrement terre cuite et les menuiseries grisbleues. Les contrastes de saturation interviennent également dans la requalification des façades : si le ton de l enduit se révèle plutôt saturé, il est recommandé de prévoir pour les menuiseries une couleur moins saturée pour atténuer la vivacité des harmonies, et inversement, pour une maçonnerie moins saturée, des menuiseries plus saturées. Il est en effet peu souhaitable de La bonne idée : Dans le cas d une réfection d enduit, il est possible d utiliser le même mortier avec la même référence de couleur. La nuance de couleurs sera produite par la différence de type de fi nition : grattée fi n pour les parties d enduit courant et talochée-épongée pour les modénatures. Le contraste de tonalité Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

28 favoriser l alliance de plusieurs couleurs trop vives, qui risquent de donner un résultat trop violent, ni la juxtaposition de couleurs trop pastel, qui donne souvent un résultat un peu neutre. Les contrastes clairs-obscurs s imposent avec une certaine évidence. Pour n importe quel niveau de saturation des pigments de couleur, il existe des teintes claires si on y ajoute du blanc, et des teintes foncées si on y ajoute du noir. On peut donc travailler le contraste entre une couleur claire de la maçonnerie et une déclinaison foncée des couleurs ponctuelles, menuiseries et serrurerie. A l inverse, si la couleur de l enduit est plus sombre, on aura intérêt à choisir des couleurs de menuiseries plus lumineuses. Finalement, on apprend à manipuler ces trois contrastes en les adaptant aux situations. On peut tout à fait se permettre de ne respecter que deux contrastes sur les trois cités plus haut, ce qui permet de ne pas toujours traiter tous les immeubles d un périmètre Le contraste de saturation Le contraste de clair-obscur urbain de la même manière, tout en utilisant la même méthode. Cela permet d enrichir la cohérence d un front bâti sans le marquer par une trop grande homogénéité, ce qui pourrait avoir pour conséquence de l appauvrir. Un autre facteur permet de moduler la méthode des contrastes : la surface de la façade est un élément fondamental à prendre en compte dans le choix des pigments. La taille d un immeuble, sa hauteur et/ou sa largeur de façade, la présence envahissante ou l absence d éléments de décors comme les bandeaux, corniches, chaînages d angle, encadrements de baies sont des éléments qui nécessitent une bonne maîtrise de ces choix de contrastes. Ils seront de ce fait plus ou moins audacieux, doux ou agressifs en fonction de l architecture du bâtiment. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

29 Les camaïeux : Les menuiseries et les éléments de serrurerie, garde-corps et persiennes peuvent aussi intervenir dans l harmonie des couleurs par des nuances dans la même gamme, avec des effets de dégradé, camaïeux ou ton sur ton, de manière à produire des effets plus doux. Les textures: Différents types de finitions permettent d accrocher la lumière de différentes manières. Pour les ravalements à la peinture, il est conseillé de trouver des solutions à base de badigeon de lait de chaux, de peinture minérale avec des effets de patines, glacis ou lasure minérale, ou de peinture d aspect mate minérale à base de résine siloxane. Ces revêtements pelliculaires ont la particularité de proposer des effets de transparence entre deux couches diluées différemment. Elles peuvent présenter des effets plus ou moins cordés en fonction de l outil utilisé. La grosse brosse carrée à badigeon est particulièrement conseillée pour cet usage. Pour les ravalements à l enduit, c est l outil utilisé qui donne au parement ses différentes textures : les finitions talochée-épongée avec une taloche en bois, grattée fin avec une taloche à clou appelée gratton, coupée à la bertholet pour le plâtre, sont recommandées dans un environnement urbain. On accepte le projeté tyrolien sur certains immeubles existants ayant déjà reçu ce type de finition. Par contre, il est déconseillé d appliquer les finitions ribbées ou les finitions projetée-ecrasée. Les finitions pelliculaires de type structuré au rouleau en mousse alvéolé seront absolument à proscrire. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

30 IV. Fiches typologiques

31 Bâti ancien MAISONS RURALES ou maisons-fermes RECONNAISSANCE DU BATI Le bâti rural est le type de construction le plus ancien et le plus authentique de Sucy, puisqu il est lié à son origine villageoise et sa vocation viticole. Situation: Les maions-fermes sont concentrées dans le centre-ville: rues du Temple, rue Guy Mocquet, rue de la Porte, rue de Brévannes et rue de Vesvres, la majorité étant situées rue de la Porte et rue Guy Mocquet. Implantation: Elles s organisent autour d une cour ou d un jardin fermé, auxquels on accède souvent par une porte cochère. Le bâtiment donnant sur la rue est dans l alignement,et en limite séparative, le faîtage étant parallèle à la rue. Certaines sont dotées d une grange, d écuries et/ou d un grenier. Volumétrie: Elevées sur caves, leur volumétrie est simple, composée d un rez-de-chaussée, d un ou deux étages et d un comble, pour certaines. Les toitures à deux versants, sont enchevêtrées ou non. Des lucarnes à deux pans ou à croupe, souvent pendantes peuvent agrémenter la toiture.

32 Bâti ancien MAISONS RURALES ou maisons-fermes MATERIAUX ET COULEURS Réalisées en moëllons de meulière et/ou de calcaire enduits à la chaux, puis hourdées au moyen de matériaux rustiques: terre, plâtre ou plâtre et chaux, le corps d enduit prend la teinte naturelle du matériau. Façades: Les façades caractérisées par une grande sobriété sont très ouvertes sur la rue, et percées de boutiques, en rez-de-chaussée. Peu ordonnancées, les baies sont de tailles variables. l architecture est très sobre et comporte peu de modénatures: quelques corniches moulurées, encadrements de baies, et soubassements. Matériaux et couleurs: Les maçonneries sont en moëllons de meulière et/ou de calcaire hourdés au plâtre ou plâtre et chaux. La couverture est en tuiles plates, de teinte brun foncé, lorsqu elles n ont pas été remplacées par de la tuile mécanique. Les menuiseries sont en bois peint, les fenêtres à petit bois et carreaux. Les volets en bois sont à persiennes harasées à la française.

33 Bâti ancien MAISONS de BOURG RECONNAISSANCE DU BATI Si les deux typologies ont des caractéristiques communes, la maison de bourg se distingue de la maison rurale par le fait qu elle se limite généralement à un corps de bâtiment, implanté en alignement sur rue et en limite séparative, participant ainsi à la composition d un front bâti. Situation: Centre-bourg, rue du Moutiers, rue de Vesvres, rue de la Porte, rue Guy Mocquet et rue de Brévannes. Percée au cours du XIXème siècle, la rue de Vesvres est représentative de ce type d habitat. Les plus anciennes, fin XVIIIème et début XIXème existent encore pour avoir été construites le long des axes qui n ont pas été touchés par les bouleversements du XIXème et XXème siècle. Volumétrie et implantation: Volumes simples, de taille modeste, implantés en alignement sur rue et sur limite séparative. Le bâti s élève en R+1 ou R+1+comble, et est couvert d une toiture à deux pans, de pente proche de 45. En effet, ces maisons étaient à l origine, couvertes de tuiles plates. Le faîtage est parallèle à l axe de la rue.

34 Bâti ancien MAISONS de BOURG MATERIAUX ET COULEURS Toute intervention sur le bâti devra respecter l ensemble des caractéristiques typologiques. Simplicité des volumes et modénatures, matériaux, etc. Façades: Leurs dimensions sont étroites. Si elles ne sont pas réellement ordonnancées, les percements respectent néanmoins un certain rythme, des alignements verticaux et horizontaux. Percement: plus généreuses et régulières que celles des maisons rurales, les baies ont des proportions verticales basées sur un rapport de 1 pour 1,5 à 1,8. Modénatures: très modestes également, corniches parfois moulurées à l égoût du toit, soubassement et encadrement de baies discrets, légère surépaisseur et différence de finition. Matériaux: gros oeuvre: moëllon de meulière et/ou calcaire, quelques pans de bois. Les façades sont enduites au plâtre ou plâtre et chaux. Occultations: Les volets d origine sont en bois plein ou persiennés à la française, parfois remplacés tardivement par des persiennes métalliques. Les garde-corps sont en ferronnerie, avec lisse en bois. toiture: charpentes en bois, couverture en tuiles plates, souvent remplacées par de la tuile mécanique.

35 Début XXème siècle IMMEUBLES DE RAPPORT RECONNAISSANCE DU BATI Un immeuble de rapport est une construction abritant plusieurs logements loués par un ou plusieurs propriétaires, et pour qui cette opération immobilière constitue un placement. À Paris, l immeuble de rapport se répand à partir du règne de Louis XVI, et est particulièrement en vogue sous Hausmann. Situation: Acteur important de la composition urbaine, l immeuble de rapport est souvent implanté sur les points stratégiques: façade de place, entrée de ville, angle de deux voies, etc. A Sucy, ils sont principalement situés dans le quartier de la gare. Un autre se trouve rue de Coulanges, un autre rue du Moutiers, rue Maurice Berteaux. Volumétrie et implantation: Volumes simples, implantés en alignement sur rue et en limite séparative. Le bâti s élève entre R+2+combles et R+4+combles. La toiture est à deux pans, avec pan coupé, lorsque l immeuble forme un angle de rues. Façades: Les façades sont ordonnancées et composées selon des travées régulières. Un traitement différencié des étages permet de lire un soubassement (Rez-de-chaussée), un corps (étages courants) et, un couronnement (dernier étage, en forme d attique). Des lignes verticales peuvent également être soulignées par une avancée, au niveau des pièces principales (séjour, salle à manger...) L ancienne auberge, située à l angle des rues du Temple et Maurice Berteaux a toutes les caractéristiques d un immeuble de rapport ancien. C est la version collective de la maison de bourg. Implantée en alignement sur les deux rues, elle participe activement à l organisation du front bâti.

36 Début XXème siècle IMMEUBLES DE RAPPORT MATERIAUX ET COULEURS A Sucy, les quelques immeubles de rapport existant près de la gare datent de la fin du XIXème ou début du XXème siècle. Comme pour les maisons de villégiature et les maisons ouvrières en meulière, les matériaux de construction sont laissés apparents. La façade est ainsi colorée naturellement. Percements: les percements, de forme régulière, basée sur un rapport de 1 pour 1,5 à 1,8, respectent un certain rythme, des alignements verticaux et horizontaux. Modénatures: la question économique étant centrale pour ce type d édifices, les modénatures sont généralement modestes. Néanmoins elles existent, rythment la façade, soulignant soubassement, couronnement, linteaux, encadrement ou chaîne d angle. Décors de brique en couronnement, et chaîne d angle, linteaux apparents peints, motifs de ferronnerie, animent la façade et sont à préserver impérativement. Matériaux et couleurs: Gros oeuvre: moëllon de meulière ou brique apparentes, de couleurs chaude, ocre jaune à rouge. Occultations: persiennes métalliques le plus souvent, blanches ou de teinte foncée Garde-corps en ferronnerie, avec lisses en bois. Toiture: couverture en tuiles mécaniques rouges Linteaux et appuis de baies en béton ou métal sont laissés apparents et marquent des horizontales par un changement de matériau et de couleur.

37 fin XIXème - début XXème MAISONS DE VILLEGIATURE RECONNAISSANCE DU BATI Bien représentée à Sucy-en-Brie, en raison des qualités paysagères de son coteau notamment, cette typologie se caractérise par une volumétrie imposante et relativement complexe, une grande liberté formelle et décorative dans le dessin des façades, pour un résultat très coloré. Situation: Le développement des maisons de villégiature, à la fin du XIXème siècle, correspond au souhait des citadins de retrouver un rapport à la nature. Elles sont donc implantées sur des sites à fort potentiel paysager, tels que le coteau de Sucy, rendu accessible par l arrivée du chemin de fer. On les trouve principalement dans les secteurs de la Gare, du Petit Val et de la Côte, et plus ponctuellement sur le Plateau, comme dans le Clos Pacot, avenue G. Pompidou. Volumétrie et implantation: Implantées en retrait de la rue et des limites séparatives, leur volumétrie imposante et relativement complexe, résulte d un plan en L, auquel se greffent des volumes annexes. La variété des espaces intérieurs apparaissent sur l enveloppe de l édifice. Elles se développent, la plupart du temps, en R+1+combles. Résultant de cette volumétrie éclatée, les toitures à deux pans sont également élaborés, avec noues, croupes, hauteurs de faîtage décalées, larges débords supportés par des aisseliers courbes, etc.

38 fin XIXème - début XXème MAISONS DE VILLEGIATURE MATERIAUX ET COULEURS La richesse chromatique des façades est due à la grande variété des matériaux laissés apparents. Réalisées pour la plupart par des entreprises sucyciennes, les signatures de Camot, Bemelmans, Colin et Collin participent à la décoration de la façade. Façades: Caractérisées par une certaine liberté formelle et décorative, chaque façade est composée de plusieurs plans, qui jouent sur les retraits et saillies. Riches en ornementation, elles sont marquées par une volonté d intégrer des éléments de décors originaux. Si la composition respecte des alignements et le principe de soubassement et couronnement, les tailles et formes des baies sont très variées. Modénatures: très riches et colorées, linteaux, encadrement et chaînes d angle décorés au moyen d appareillages de briques bicolores, briques vernissées, incrustations de galets, éclats de meulière, bandeaux, cabochons, frises de céramiques, etc. Percements: centrées sur chaque plan de façade, les baies ont des proportions plutôt verticales. La grande diversité des formes est l expression de la hiérarchie des espaces intérieurs. Occultations: celles-ci prennent la forme de persiennes métalliques la plupart du temps, on trouve quelques volets bois. Garde-corps:ils sont en ferronnnerie et leurs motifs d inspiration végétale sont variés. Marquise: le seuil de l entrée est parfois protégée par une marquise composée de verre et structure en ferronnerie. Matériaux et couleurs: Concernant la maçonnerie, le moellon de meulière, apparent, est le plus courant. La couleur rocaille dominante est donc celle du matériau, oscillant du jaune au rouge. Les décors de plâtre blancs, briques en terre cuite rouges, briques silico-calcaires blanches, briques vernissées bleues, vertes et céramiques bleues animent la façade. Certaines maisons sont décorées de pans de bois peints. Les éléments de ferronnerie, plus fins, sont peints de couleurs sombres: noir, rouge sang de boeuf, vert bouteille.

39 XXème siècle PAVILLONS INDIVIDUELS RECONNAISSANCE DU BATI Caractérisant la banlieue parisienne, le pavillon individuel apparaît dans l entre-deux guerres, avec La Loi Loucheur et le lotissement des grandes propriétés. Il va se développer tout au long du XXème siècle, se déclinant sous toutes les formes. Ce modèle d habitat est une dominante dans le paysage sucycien. Maisons «Loucheur» premiers lotissements Situation: La Loi Loucheur de 1928, à portée sociale, a permis à des familles modestes, d accéder à la propriété, en empruntant à l Etat à des taux très faibles. Pour obtenir les meilleurs prix, les constructeurs ont rapidement proposé des modèles standards dont les variantes tiennent le plus souvent à des détails de décors. A Sucy, les premiers modèles, souvent signés par les entrepreneurs Bemelmans, Camot, Colin et Collin, apparaissent dans les quartiers de la Gare (Poil Vert, Potager, Terrasse), le Grand Val, le Plateau, la Garenne, les Bruyères, Notre-Dame, le Progrès... Néanmoins, ces différents quartiers, de nature hétérogène, se sont lotis lentement et comptent des pavillons d époques très différentes, de l entre-deux guerres, à aujourd hui, en passant par les années 50. Dans les années 70-80, la commune connaît une nouvelle vague d habitat individuel, avec la construction d ensembles homogènes, cette fois, tels que les lotissements du Domaine du Grand Veneur, la Fontaine de Villiers, le Feu, les Bosquets, la Clairière, Beauvilliers, le Moulin de Touillon. Volumétrie et implantation: Le type couramment appelé «Loucheur», se caractérise par une volumétrie très simple, sur plan carré, s élevant de R+comble, à R+1+combles, avec une toiture à deux pans, dont le faîtage est perpendiculaire à la rue. Mais il se décline aussi sur des modèles et tailles différents, selon le budget de chacun. Le modèles plus récents de maisons individuelles prennent des formes variées. Implantés sur des parcelles de taille variable, les pavillons se tiennent généralement en léger retrait de l alignement. Souvent en limite séparative, un passage donne parfois accès à l arrière de la parcelle. Maisons jumelles, triples ou même ensembles urbains, certaines sont regroupées pour des raisons économiques ou paysagères. Pavillons individuels Lotissements homogènes ( )

40 XXème siècle PAVILLONS INDIVIDUELS MATERIAUX ET COULEURS Le plus couramment, la maçonnerie, est constituée de matériaux destinés à être recouverts. Néanmoins, certaines maisons anciennes sont en meulière ou en brique. Les plus récentes peuvent être en bois, bardage bois et autres matériaux composites. Façades: Conçues à l aide de composants de plus en plus standardisés, les baies sont généralement organisées dans un alignement vertical, avec linteaux alignés horizontalement, parfois une symétrie. Modénatures: réduites, soulignant simplement les éléments constructifs: linteaux, encadrements et chaînes d angle, bandeaux, couleurs. Percements: de forme variable, de proportion verticale le plus souvent. Occultations: persiennes métalliques pour les plus anciens, volets bois persiennés ou rustiques, volets roulants, pour les plus récents. Garde-corps: ferronnnerie, lisses en bois, parfois absents. Marquise: le seuil de l entrée est parfois protégé par une marquise, une avancée de toiture, ou creusé dans le volume. Matériaux et couleurs: Les maisons anciennes en moellons de meulière, briques, ferronnerie, décor de céramiques sont naturellement colorées par les matériaux laissés apparents. L usage du parpaing de béton s étant largement répandu au XXème siècle, la plupart des pavillons construits après guerre, sont bâtis à l aide de ce matériau destiné à être recouvert. Ces maisons sont donc peintes ou enduites, les encadrements pouvant être marqués avec une légère différence de tonalité. Les volets sont souvent en bois vernis ou peint. En couverture, les tuiles mécaniques, de teinte rouge sont très répandues, mais on trouve également des tuiles plates, de couleur plus ou moins foncée. Lors de ravalements, une harmonie de couleur sera donc à rechercher entre la couleur du corps d enduit, les encadrements, les volets et menuiseries, et les tuiles. Si les pavillons les plus anciens sont très colorés, en raison de a coloration naturelle de leurs matériaux laissés apparents, les maisons plus récentes, enduites et peintes, sont dominées par les tons blancs, gris, tons pierres, et la couleur marron des volets vernis.

41 Architecture moderne IMMEUBLES COLLECTIFS MODERNES RECONNAISSANCE DU BATI Les premiers immeubles collectifs modernes apparaissent, à Sucy, avec la construction de la Cité Verte (1959), puis de la Fosse Rouge (1966). La France est alors engagée dans une politique de construction de masse pour répondre à une crise du logement, sans précédent, liée au baby-boom, à un exode rural massif, l arrivée des rapatriés d Algérie. Situation: En dehors de quelques ensembles isolés ( Noyers, Procession, Montaleau...), ces immeubles collectifs sont regroupés au niveau de l ancien parc du Château de Sucy, sur le versant nord du vallon du Morbras ( Cité Verte, Fosse Rouge, Rond d Or, Arepa, Monrois, Clos de Pacy, jardins de Sucy...), et à proximité: résidence du Val de Marne, Parc de la Chênaie... Implantation: En rupture avec le tissu urbain traditionnel, ces ensembles composés de tours et de barres, s organisent de manière autonome au milieu d espaces verts, indifférents à tout alignement. Les tours sont isolées au milieu du parc, les barres s articulent entre elles ou s alignent sur les courbes de niveau. Volumétrie: Les tours de la Cité Verte, conçues sur un plan carré de 18X18m, s élèvent sur 10 étages. Les barres de la Fosse Rouge longues jusqu à 200 m s élèvent sur 4 niveaux, tandis que la double barre du Clos de Pacy, longue de plus de 100m, est haute de 6 à 9 étages. Tous ces ensembles sont couverts de toits-terrasses. Parfois d une grande qualité architecturale, les ensembles plus tardifs, tels que la résidence du Val de Marne, sont de taille plus humaine culminant en R+4 et s organisant autour d espaces plus intimes.

42 Architecture moderne IMMEUBLES COLLECTIFS MODERNES MATERIAUX ET COULEURS Un travail de coloration est réalisé pour certains ensembles, par le biais de matériaux de revêtement ou éléments constructifs laissés apparents. Façades: Organisées de manière rationnelle et répétitives, les baies s alignent horizontalement et verticalement. Les horizontales et verticales sont soulignées par la ligne des planchers et lurs de refends. Très dépouillées, sans ausune modénature, les façades sont seulement animées par la couleur des quelques matériaux qui la composent. Modénatures: inexistantes Percements: de proportion verticale ou horizontale. Occultations: volets roulants ou articulés, en métal, bois ou plastique peints. Garde-corps: pleins ou barrreaudage métal. Matériaux et couleurs: Outre les raisons économiques, les matériaux sont choisis pour leurs propriétés constructives et esthétiques. Destinés à rester apparents, ils contribuent au dessin et à la coloration des façades. Les tours de la Cité Verte et les barres de la Fosse rouge sont revêtues de pâtes de verre colorées, aux fonctions décoratives Chaque tour se distingue par une couleur dominante, tandis que l ensemble de la Fosse Rouge est uniformément bleu. Pour l ensemble de la résidence Val de Marne,c est la couleur naturelle des matériaux structurels qui produit sa coloration, dominée par le rouge de la brique. Le béton girs souligne les horizontales correspondant aux planchers et les allèges des fenêtres. Les meuiseries sont en bois naturel.

43 V. Fiches matériaux

44 FICHES MATERIAUX / maçonnerie apparente MOELLONS DE MEULIÈRE RECONNAISSANCE DU BATI Les moellons de meulières sont des blocs silico-calcaires dont la partie siliceuse présente une très forte résistance mécanique. Quand ils sont destinés à être vu, les moellons sont taillés, de forme homogène, et calibrés de manière à rendre leur surface relativement plane et cohérente. Autrefois utilisé comme élément constructif, associé à des blocs de silex, de grès et de calcaire, ce matériau coloré s affiche, dès la fin du 19ème siècle comme parement apparent. Les moellons sont hourdés au mortier de chaux et de sable. Les joints sont souvent terminés au mortier à base de liants hydrauliques de type ciment ou mortier bâtard (ciment +chaux hydraulique artificielle). Ils sont parfois appareillés aux angles des maçonneries. La façon des joints prend une grande importance dans le traitement du parements. Ils sont souvent à joints beurrés, mais également organisés de façon très précise, tirés au cordeau ou le plus souvent en opus incertum. Ils peuvent être terminés au fer pour une finition plus propre. Dans ses finitions les plus décoratives, de petits éclats de meulière, ou des cailloux de silex, ou parfois de petits morceaux de céramiques ou de mâchefer sont enchâssés à la surface des joints pour donner à l ensemble un aspect de rocaille. Dans ces cas-là, l enduit est souvent un mortier de chaux coloré d un ton brique par l adjonction d un agrégat de terre-cuite. Il existe par ailleurs des incrustations de petits éclats de meulières sur toute la surface d une maçonnerie enduite avec ce type de mortier. La meulière, très sensibles aux salissures en raison de ses nombreuses aspérités et de la rugosité de sa surface, est souvent sale, presque noire. Les salissures ont pour origine la pollution atmosphérique (poussière grasse), le développement des micro-organismes d origine végétale (mousses, lichens, champignons) et la prolifération des bactéries. Les joints, solides du fait de la résistance mécanique des liants hydrauliques,sont souvent fissurés au droit de certaines fixations et des scellements de pièces de serrurerie, provoquant la chute des éclats de rocaille.

45 FICHES MATERIAUX / maçonnerie apparente MOELLONS DE MEULIÈRE PRECONISATIONS Les travaux préconisés seront fonction de l état du support: maçonnerie et joints. Dans la mesure du possible, les moellons de meulières resteront apparents. Restauration des moellons et piochage des joints: - Nettoyage: les joints dégradés seront piochés et dégarnis, puis lavés à l eau courante. Le nettoyage de la meulière se fera à l eau courante également ou hydrogommage. Le lavage à haute pression est à éviter car celui-ci favorise l emprisonnement des salissures à l intérieur des aspérités du silice. Les salissures dues à la pollution atmosphérique s éliminent à l aide de produits lessiviels d un PH le plus neutre possible. Les salissures d origine végétales et microbiennes se résorbent à l aide de produits fongicides, algicides et anticryptogamiques. - la réfection des joints se fera au mortier à base de chaux grasse, ou chaux aérienne, avec ou sans décor de rocaille. - la réparation et la restauration des moellons s effectuera par mortier adapté et protection par application d un complexe hydrofuge, oléofuge et anticryptogamique, d aspect incolore, transparent et mat. Si les éléments calcaires sont devenus trop friables pour permettre l accrochage de l hydrofuge sur le support, il est préférable d appliquer un reminéralisant permettant de donner au calcaire une résistance mécanique par durcissement de la surface. Application d un enduit: Si l état de la maçonnerie ne permet pas de la laisser apparente, on appliquera un enduit à base de chaux aérienne, avec une finition à joints beurrés, dit «à pierre vue», qui saura tirer parti des irrégularités de la maçonnerie. Ces murs peuvent avoir un fruit important ou de faux-aplomb interdisant de dresser le mur parfaitement sous peine d appliquer des charges d enduit trop importantes, ce qui nuirait à la bonne tenue du matériau sur son support.

46 FICHES MATERIAUX / maçonnerie apparente MOELLONS CALCAIRE RECONNAISSANCE DU BATI Les moellons calcaires taillés pour être vus, sont les éléments les plus traditionnels qu on peut trouver dans les maçonneries du centre-ville de Sucy-en-Brie, souvent associés à la pierre de brie et aux moêllons de meulière. Ce sont les matériaux utilisés pour les maçonneries des bâtiments les plus anciens : les maisons de bourg, les murs de clôture, les maçonneries des maisons rurales ou les murs des cimetières, dans les anciens bâtiments à vocation agricole et les locaux annexes. Ils sont la plupart du temps hourdés et jointoyés au plâtre et à la chaux. Il s agit souvent d un mélange composé de plâtre gros, de très peu de chaux, de sable assez grossier ou même de terre. Les fonds de joints sont aujourd hui très friables, constitués de terre, de cailloux et de paille. L ensemble très pulvérulent et peu stable, se retrouve dans les maçonneries les plus anciennes de type rural. Plus récemment, les joints sont terminés en mortier à base de ciment. Ces joints sont souvent dégradés et ne remplissent plus leurs fonctions d étanchéité. La pierre est attaquée par l humidité, et après avoir perdu son calcin (couche de protection formée par les sels minéraux cristallisés en surface), commence à se déliter.

47 FICHES MATERIAUX / maçonnerie apparente PRECONISATIONS MOELLONS CALCAIRE Les travaux préconisés seront fonction de l état du support: maçonnerie et joints. Dans la mesure du possible, les moellons calcaire resteront apparents. Restauration des moellons calcaire Piochage des joints dégradés, Dégarnissage des joints, Lavage à l eau courante, Réfection des joints au mortier à base de chaux grasse, ou chaux aérienne. Réparation et restauration des moellons par mortier adaptés et protection par application d un complexe hydrofuge, oléofuge et anticryptogamique, d aspect incolore, transparent et mat. Si les éléments calcaires sont devenus trop friable pour permettre l accrochage de l hydrofuge sur le support, il est préférable de procéder à l application d un reminéralisant permettant de donner au calcaire une résistance mécanique par durcissement de la surface par application d un gel de silice. En cas de risque d agression par tags ou graffitis, application d un anti graffitis à base d akylsiloxanes, protégeant le support tout en le laissant respirer. Application d un enduit: Si la maçonnerie est trop dégradée pour pouvoir espérer la conserver dans l état, application d un enduit à base de chaux aérienne, finition à joints beurrés, dit «à pierre vue». Ce type de finitin s applique sur les maçonneries irrégulières montées avec des moellons de tailles très différentes, dont certains ressortent plus que d autres du nu de la paroi. Ces murs peuvent avoir un fruit important ou des faux-aplomb interdisant de dresser le mur convenablement sous peine d appliquer des charges d enduit trop importantes, ce qui nuirait à la bonne tenue du matériau sur son support.

48 FICHES MATERIAUX / maçonnerie apparente MACONNERIE EN BRIQUE RECONNAISSANCE DU BATI Matériau traditionnel par excellence, utilisé par les constructeurs dans les maçonneries de l empire romain, mis à l honneur en parement décoratif à partir du 16ème siècle, la fameuse architecture tricolore marquant la transition entre la renaissance et le classicisme, la brique réapparaît de manière significative dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Elle est appareillée de différentes manières, plus ou moins riche en fonction du statut social de l immeuble : en joints croisés, en boutisse et panneresse, en assemblage de différentes couleurs, elle peuvent être vernissées ou accompagnées de décors de céramique au début du 20ème siècle. Les briques destinées à rester en appareillage apparents sont toujours des briques pleines. Les briques creuses et plâtrières seront recouvertes d enduit et donc exclues de ce chapitre. Fin 19ème siècle, on fabrique de nouveau type de brique à partir d autres composants que l argile : ces briques appelées aujourd hui silico-calcaire en raison de leur composition à base de chaux et de sable, adjuvantées de laitiers, de scories de hauts-fourneaux ou d amiante blanche, étaient alors considéré comme un élément de bonne qualité, d une parfaite solidité et d un statut tel qu il méritait d être montré en parement des façades principales. Le temps a montré que les briques en terre cuite assurent une meilleure pérennité aux ouvrages que la brique silico-calcaire. Dès le début du siècle, on se contente de l utiliser comme un matériau économique. On en trouve une application massive dans les immeubles de rapport de statut modeste du début du 20ème siècle et dans la génération des petits pavillons d entre-deux-guerres édifiés à la faveur de la loi Louis Loucheur. Les maçonneries de briques sont hourdées au plâtre et à la chaux, comme les maçonneries de moellons, et c est après la fin de la première guerre mondiale que l on traite systématiquement les joints au mortier de ciment.

49 FICHES MATERIAUX / maçonnerie apparente MACONNERIE EN BRIQUE PRECONISATIONS Le principe de base est la conservation de la brique apparente dans le respect de la vérité du matériau. Conservation de l a brique apparente Quand le parement présente encore un bon état général, l intervention va consister en un travail de nettoyage pour redonner à la brique son aspect d origine, suivi d un travail de protection pour assurer une meilleure pérennité à l ouvrage : - Lavage de la brique à l eau chaude sous pression modulée en fonction de la qualité du support, avec adjonction d un produit détersif de PH neutre pour élimination des salissures grasses dues à la pollution atmosphérique, et d un biocide pour lutter contre les dégradations provoquées par la prolifération de micro-organisme et le développement des bactéries. - Révision des joints de brique par dégarnissage des joints dégradés, nettoyage à l eau courante et regarnissage au mortier adapté : plâtre sur plâtre, chaux sur chaux, ciment sur ciment. - Remplacement éventuel de briques trop abîmées, - Application d un reminéralisant solvanté reconstituant une résistance mécanique de la surface de la brique par cristallisation d un gel de silice. - Si la minéralisation ne s avère pas indispensable, application à refus d une protection hydrofuge, oléofuge, anticryptogamique, microporeux et mat, permettant de retarder le processus de salissure. - Eventuellement, application d une protection permanente antigraffiti à base d Akylsiloxanes, respectant les qualités du support. Application d un enduit Si le parement de brique, en terre-cuite ou silico-calcaire, s avère vraiment trop dégradé pour le conserver apparent, il est condamné à être recouvert d un enduit qui respecte la perméance du matériau, c est-à-dire à base de chaux, après interposition d un grillage métallique galvanisé. En cas de présence d élément de modénature en plâtre sur la brique de type encadrement de baies, bandeau ou corniche moulurées, chaîne d angle, table en saillie ou soubassement, on conservera ou on procédera à la réparation ou la reconstitution des décors de façades à l identique de l existant, recouvert d une peinture décorative D2, de type siloxanique, ou de peinture minérale qui respecte la respiration des supports.

50 FICHES MATERIAUX MAISONS EN BOIS RECONNAISSANCE DU BATI Les dérèglements climatiques provoquent une prise de conscience chez certains particuliers désirant construire leur habitation dans le respect d une démarche de développement durable. La maîtrise de l énergie et le contrôle des émissions de gaz à effets de serre incitent les propriétaires à investir dans des bâtiments à ossature et à parement en bois. L usage du bois d oeuvre est un facteur essentiel de la baisse des émissions de gaz à effet de serre, dont le principal, le dioxyde de carbone -le CO2-, est facile à stocker dans le bois. En effet, on considère qu un mètre cube de bois peut stocker une tonne de carbone ou encore que une tonne de bois renferme 1,6 tonne de carbone. On constate une augmentation significative de maisons à parement de bois. Le parement permet d habiller une isolation thermique par l extérieur. Il est fixé sur une ossature en bois et présente un aspect brut ou poncé, de couleur naturel. C est un matériau qui doit respirer pour éviter le pourrissement, il est donc d usage, dans les ouvrages de menuiseries, de le protéger avec une peinture microporeuse. Dans le cas d un parement de façade, on préfère souvent la couleur chaude du bois naturel, mais les qualités intrinsèques de nombreuses essences ne leur permettent pas d éviter le pourrissement causé par l humidité qui attire également les insectes xylophages. Des traitements chimiques ou thermiques permettent d éviter ces désagréments, mais l utilisation de produits toxiques de traitement du bois de type pesticide semble peu appropriés à l usage d un bâtiment d habitation. Enfin, les traitements superficiels sont peu efficaces pour assurer la pérennité du bois : les lasures colorent les bois, mais n assurent aucune protection, alors que les vernis protègent le bois, mais ont tendance à ne pas les laisser respirer.

51 FICHES MATERIAUX PRECONISATIONS MAISONS EN BOIS L utilisation de bois ayant des qualités intrinsèques d imputrescibilité est recommandée si l on souhaite préserver longtemps l aspect du bois naturel. Le mélèze et le pin Douglas sont des bois issus des forêts européennes qui ne nécessitent aucun produit d entretien. Ils ne se dégradent pas quand ils sont exposées aux intempéries.par contre, il faut accepter l idée que l exposition aux ultra-violets va les rendre gris argenté. L épicéa est également un bois d excellente qualité, mais qui demande malgré tout une protection. Le teck a les même avantages, mais il est issu de forêts plus lointaines qui ne sont pas toujours gérées correctement. L essentiel des bâtiments actuels sont construits avec des bois de ce type. Les résineux issus des forêts françaises de type sapin ou pin des landes doivent absolument être traités et protégés par des traitements chimiques et thermiques. Au bout de quelques années, ces traitements laissent des marques indélibiles sur le bois qui ont tendance à le déprécier. On doit donc en permanence appliquer des produits d entretien sur ces matériaux fragiles. En fin de cycle, il est possible de peindre les clins de bois. On peut ains le requalifier avec une peinture microporeuse, ce qui lui fait perdre son aspect naturel. Il est toujours préférable d utiliser un bois imputrescible brut, et de le laisser prendre une teinte grise uniforme.

52 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite MACONNERIE ENDUITE AU PLÂTRE RECONNAISSANCE DU BATI Les maçonneries enduites au plâtre sont souvent les plus anciennes. A sucy, on les rencontre surtout dans le centre ville: maisons de bourg, maisons rurales, corps de fermes, châteaux, et immeubles collectifs anciens. Ces maçonneries enduites peuvent être constituées de moellons calcaire, de pierres de meulière, de blocs de grès, de briques en terre cuite ou de parpaings de mâchefer. Bien que recouvertes du même enduit à base de plâtre gros et parfois de chaux, elles sont hourdées au plâtre, mais également avec différentes proportions de chaux aérienne, de sable ou même de terre crue. - Les moellons calcaires: maçonneries les plus traditionnelles, ce sont des blocs taillés grossièrement dont le parement maladroit n est pas destiné à être visible. La surface est souvent bouchardée pour permettre un meilleur accrochage de l enduit au plâtre gros. - Les pierres de meulière : Constituées de silico-calcaire, ce sont, au départ, les éléments les moins nobles qui servaient à la construction des murs de clôture, des soubassements et de certains bâtiments ruraux. Leur irrégularité obligeait les maçons à les enduire à pierres vues et à joints beurrés, pour ne pas trop charger en épaisseur d enduit et pour respecter les faux-aplombs. - La brique : matériau économique par excellence. Omniprésente dans le monde occidental, elle réapparait dans le monde rural à partir de la deuxième moitié du 19ème siècle. - Le parpaing de mâchefer : mortier issu d un mélange de ciment ou de chaux hydraulique et de pouzzolanne, issu de la récupération des produits de la combustion des hauts-fourneaux au début du 20ème, c est un matériau de qualité médiocre couramment utilisé pour les locaux annexes et les pavillons économiques. Très friable et d aspect ingrat, il était toujours destiné à être enduit. Tous ces matériaux sont, dans le cas de bâtiment à usage d habitation, hourdés au plâtre et obligatoirement enduits au plâtre gros avec une finition lissée, parfois dans un mélange associant du sable et de la chaux. Pour les bâtiments de type ruraux, anciennement à usage agricole, les fonds de joints sont friables et terreux ; l enduit est traité à joints beurrés dit «à pierre vue». Il peut-être également coupé, brossé ou projeté au balai sur les parties d enduit courant avec des éléments de modénature en plâtre lissé. Dans les bâtiments construits à partir de 1840, l enduit courant est lissé, et les décors de façade, plus riches, sont souvent moulurés.

53 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite MACONNERIE ENDUITE AU PLÂTRE PRECONISATIONS Plusieurs cas peuvent se présenter en fonction de la gravité de l altération des supports : en cas de dégradation des enduits, ceux-ci peuvent être piochés partiellement ou en totalité, ou faire simplement l objet de réparation ponctuelles par traitement des fissures avant une requalification plus globale. Si l état de l enduit existant rend nécessaire de procéder à un piochage total, il faudra appliquer, après dégarnissage des joints et pose éventuelle d un grillage galvanisé, un nouvel enduit bénéficiant d une parfaite compatibilité avec le support, par exemple tous les enduits à base de plâtre gros, de chaux aérienne ou de chaux hydraulique naturelle. Le nouvel enduit au plâtre pourra recevoir une finition qui laisse respirer la maçonnerie, de type peinture minérale ou organo-minérale, à base de silicate, de résine siloxane ou de l hydro-pliolite. Cet enduit au plâtre peut être également teint dans la masse. De la même manière, l enduit à la chaux peut être teinté dans la masse, mais il accepte en plus tout type de finition, talochée-épongée, grattée fin, y compris un aspect tendu mat par application d un badigeon au lait de chaux, ce qui lui confère une meilleure résistance mécanique superficielle. Si le piochage peut rester partiel, le nouvel enduit, hétérogène, présentera des liaisons plus fragiles à la jonction des parties de plâtre ancien et des raccords de plâtre neuf. L aspect de finition sera assuré par l application d une peinture de type minéral ou organo-minérale. Dans tous les cas, ces maçonneries ne pourront jamais recevoir un enduit à base de liants hydrauliques, type enduit ciment ou mortier bâtard, qui s oppose à la respiration des supports. De même, les enduits en plâtre ne devront jamais être recouverts de complexe d imperméabilité type I1, I2, I3 ou I4, à base de peinture réticulable, fibrée ou entoilée, au risque de provoquer, du fait du manque d échange gazeux entre la maçonnerie et l extérieur, de sévère et durables altérations des éléments structurels intégrés à la maçonnerie, tels que linteaux, pans de bois, etc Intéressant à retenir Le classement d imperméabilité i1, i2, i3 et i4 est remplacé par la norme EVWA où : E représente l épaisseur du produit, V la perméabilité à la vapeur d eau, W la perméabilité à l eau, A la résistance à la fi ssuration. Aujourd hui, i1 se dit E 4 V 4 W 4 A 2 i2 se dit E 4 V 2 W 2 A 3, i3 se dit E 5 V 2 W 2 A 4 et i4 se dit E 5 V 2 W 2 A 5

54 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite ENDUIT CIMENT SUR FOND PLATRE RECONNAISSANCE DU BATI Les maçonneries anciennes hourdées et enduites au plâtre gros devraient toujours être réenduites au plâtre, ou en fonction des situations, à la chaux aérienne ou à la chaux hydraulique naturelle. Cependant, il est très fréquent que des bâtiments de ce type aient été recouvert de ciment ou de mortier bâtard au cours d un précédent ravalement. Les formulations chimiques du plâtre et du ciment sont incompatibles. Aucune liaison durable n est possible entre eux, surtout à l extérieur. Un enduit ciment sur un fond plâtre a donc vocation à se fissurer à plus ou moins long terme. Par ailleurs, l enduit ciment, étanche à la vapeur d eau, n est pas imperméable à l eau. Ces deux phénomènes se conjuguant, l eau pénètre dans le support par infiltration dans les fissures, lézardes, microfissures et faïençage et se trouve emprisonnée derrière cette coupure étanche. L humidité n a pas d autre solution que de migrer vers l intérieur du local en entraînant les sels minéraux présents dans la maçonnerie, ceux-ci provoquent cloquage des peintures, décollement des papiers peints, phénomène de condensation, moisissures et de nombreux défauts d aspect tels que salpêtre, prolifération de micro-organismes parasitaires et apparition d insectes xylophages dans les éléments en bois. Pour différencier le plâtre et le ciment, on peut gratter l enduit, avec un objet contendant: le plâtre se désagrège en poudre, tandis que le ciment résiste.

55 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite ENDUIT CIMENT SUR FOND PLATRE PRECONISATIONS Les enduits ciment, les mortiers bâtards et tous les enduits à base de liants hydrauliques sont nuisibles pour la pérennité des ouvrages anciens construits avec du plâtre. Il est donc toujours préférable d envisager leur suppression. Mais, cet enduit présente parfois malgré tout une bonne adhérence par rapport au support, qui permet dans ce cas de le maintenir en place. Suppression de l enduit ciment : Si l enduit ciment est très dégradé, largement fissuré, présente un faïençage important, des parties soufflées ou de multiples décollements, c est-à-dire s il présentent de graves défauts d adhérence : - Piochage total de l enduit ciment, - Conservation ou reconstitution éventuelle des éléments de modénature, - Dégarnissage des joints des éléments de maçonnerie, - Pose d un grillage galvanisé, - Application d un enduit microporeux à base de plâtre gros, ou de mortier plâtre et chaux, de chaux aérienne ou de chaux hydraulique naturelle en fonctions des situations. Dans le cas d un enduit plâtre : Finition lissée et application de peinture minérale, couvrante ou diluée sous forme de patine, badigeon au lait de chaux, eau forte, glacis en fonction du taux de dilution. La plâtre peut également être teint dans la masse. Dans le cas d un enduit à la chaux : La chaux peut être de couleur naturelle ou teint dans la masse. Elle accepte tout type de finition talochée-épongée, grattée, projetée, etc avec de nombreuses possibilités de couleurs. Si la chaux n est pas colorée, application d un badigeon. Dans le cas de mortier plâtre et chaux : Finition grattée ou coupée, couleurs plutôt pastels. Conservation de l enduit ciment Si l enduit ciment ne présente pas de dégradation importante et malgré ses propriétés nocives pour le bâti, on choisira de le conserver après mise en valeur : - Ouverture des fissures, - Raccords au mortier ciment ou au mortier bâtard, identique à l existant, Pontage de liaison entre enduit ancien et raccords d enduit, Finition par micromortier à base de chaux sur trame en fibre de verre, finition talochée recouvert d un bagigeon au lait de chaux. Ou finition en film mince par peinture minérale, à base de silicate de potassium, ou organo-minérale à base de résine siloxane ou d hydro-pliolite. L utilisation des ces revêtements consiste à ne pas aggraver le manque de microporosité de l enduit ciment tout en assurant une parfaite imprégnation du subjectile.

56 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite ENDUIT CIMENT SUR BATI RECENT RECONNAISSANCE DU BATI En raison du développement du ciment au XXè siècle, les maçonneries récentes sont, le plus couramment, constituées de parpaings de béton, et recouvertes d enduits industriels. L appellation crépi est souvent employée pour désigner l enduit de parement. 1 1 A l origine ce terme désignait surtout les couches grossières de plâtre appliquées sur les maçonnerie et pans de bois. Les parpaings n étant pas destinés à rester apparents, ce type de maçonnerie est obligatoirement enduite. L association d un support en parpaings et d un enduit ciment ne pose pas de problèmes de compatibilité, puisqu ils sont de même nature. Les enduits industriels sont donc spécialement formulés pour ce type de supports, constitués de ciment. D une grande résistance mécanique, ils ont la particularité d être plus faciles et rapides à appliquer et donc moins chers qu un enduit traditionnel. Mais ils n ont aucune souplesse et laissent peu respirer le support. Un enduit ciment ne convient donc pas dans le cas d une maçonnerie ancienne.

57 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite ENDUIT CIMENT SUR BATI RECENT PRECONISATIONS Dans le cas de maçonnerie naturelle, type pierre, brique, bois, même neuve, les enduits ciments sont à proscrire, car ils ne laissent pas respirer le support. Ce type d enduit est toléré pour des supports en béton, puisque l un et l autre sont compatibles. L enduit ciment peut donc être une solution pour protéger une maçonnerie en parpaings, qui ne doit en aucun cas rester apparente. Les mortiers de liants aériens ou hydrauliques sont appliqués en trois couches successives sur toute la surface et en respectant des temps de séchage entre chaque : - La première couche : c est la couche d accrochage, mortier très liquide, le «gobetis», projeté sur le support. - La deuxième couche : c est le corps d enduit appelé le «dégrossis». Il constitue l épaisseur de l enduit et permet de «dresser à la règle» la surface du revêtement. - La troisième couche : c est la couche de finition qui peut présenter différents aspects en fonction de l outil utilisé. Les enduits monocouches, à base de liants hydrauliques, sont appliqués en une seule couche, projetée à la machine. L aspect de l enduit dépend de l outil utilisé : - L enduit taloché car frotté à la taloche présente une surface relativement lisse sans aspérité importante - L enduit projeté présente un aspect plus granuleux obtenu en projetant la pâte à l aide d une machine et laissé à l état brut - L enduit gratté est obtenu en griffant la surface d un enduit taloché avec une planche à clous ou gratton - L enduit ribbé présente un aspect strié obtenu en incorporant dans la pâte plastique épaisse des granulats de petite taille que l on déplace avec une taloche alvéolée.

58 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite MACONNERIES A PANS DE BOIS RECONNAISSANCE DU BATI Assemblage d éléments de façades hérité des colombages des constructions du moyen-âge, les pans de bois ont été utilisés en région parisienne jusqu au milieu du 19ème siècle : ils sont plutôt l expression des façades les moins nobles : bâtiments ruraux, façades sur cour, façades arrières et refends intermédiaires. L ossature en bois, généralement en chêne, mais aussi parfois en hêtre ou en châtaignier, constitue l élément porteur de la paroi. Le remplissage peut être en moellons de calcaire, briques en terre-cuite, plâtras, l ensemble étant hourdé et enduit au plâtre gros. A l origine, le pan de bois n est pas destiné à rester apparent. Mais les enduits au plâtre qui les recouvrent sont souvent fortement dégradés, ils présentent des fissures multiples et manquent d adhérence. On peut donc choisir de laisser des éléments de pans de bois apparents, dans un souci décoratif. Cette option, révélant l ossature, permet de faciliter ainsi le contrôle de la structure.

59 FICHES MATERIAUX / maçonnerie enduite MACONNERIES A PANS DE BOIS PRECONISATIONS En région parisienne, les murs et les refends porteurs construits en pans de bois principalement dans le bâti rural jusque dans la période Haussmanniènne, étaient toujours recouvert d un enduit au plâtre gros et à la chaux. Cependant,dans les bâtiments de référence néo-normand, dans un souci décoratif, pour révéler l ossature et faciliter le contrôle de la structure, des éléments de pans de bois pourront être laissés apparents. - Piochage partiel ou total des parties d enduit soufflé, présentant des décollements et des défauts d adhérence. - Dégarnissage des pièces de bois pour contrôle : sablière, écharpes. Les pieds de poteaux, sont parfois rongés par l humidité, près des bandeaux et des corniches, et souvent en rez-de-chaussée où ils subissent les effets des remontées capillaires. - En cas de dégradation, remplacement des éléments de bois dégradés, de préférence par d autre pièces de bois. Il est peu recommandé de les remplacer par des poutrelles métalliques ou des poutres en béton armé qui perturbent l homogénéité de la structure et peuvent provoquer des fissurations en raison de comportementsdifférentiels. - Traitement des bois contre le pourrissement et le développement des insectes xylophages par complexe fongicide, insecticide et anticryptogamique. - Pose de feuille de feutre en interposition entre le bois et la plâtre pour éviter toute tache de bistre sur le support. - Exécution d un nouvel enduit au plâtre gros, teint dans la masse ou à peindre, après pose éventuel d un grillage galvanisé.

60 VI. Fiches complémentaires

61 LES MENUISERIES EXTÉRIEURES Les fenêtres La fenêtre ancienne, fin 18ème, 19ème et 20ème siècle, est en bois, dans des proportions verticales de 1 pour 1,5 ou 1,8 environ. Ce bois est destiné à être peint pour assurer sa protection et sa décoration. Les parties vitrées, en simple vitrage, sont compartimentées par les petits bois, généralement en trois parties égales, ou inégales pour dégager la vue. A cette époque, les vitres mesurent 2mm d épaisseur et présentent des irrégularités comme des bulles d air dûes à la fabrication artisanale. Ces défauts sont aujourd hui considérés comme des qualités, car elles attestent de l époque de construction de l immeuble. A la fin du 19ème, la fabrication du verre dans de grandes dimensions est moins problématique et permet de faire disparaître le petit bois supérieur dans le souci d une meillleure transparence. Souvent, le petit bois inférieur est dissimulé derrière la barre d appui du garde-corps. Dans certains cas, la fenêtre est cintrée, c est-à-dire que la traverse haute, n est pas une droite horizontale, mais un arc de cercle inscrit dans la voussure de la baie. Aujourd hui parties intégrantes du clos et du couvert, les fenêtres doivent remplir un rôle de protection contre la pénétration à l eau, à l air et au vent, c est pourquoi elles sont affectées d un indice EAV qui mesure leur performance concernant l étanchéité à l Eau, à l Air et au Vent. Par ailleurs, elles doivent répondre à des exigences déterminantes pour le confort thermique et phonique. Le label Acotherm précise des certifications acoustiques allant de AC1 à AC3, et thermiques variant de Th1 à Th10. Par exemple, une fenêtre équipée d un double vitrage standard de 4/16/4 peut bénéficier d une certification AC1 et Th5; il est composé de deux lames de verre de 4mm séparées d un vide d air de 16 mm. La feuillure de la fenêtre doit alors pouvoir accueillir un vitrage de 24mm, plus la pare-close qui vient le fixer. La norme BBC (Bâtiment Basse Consommation) va dans certains cas, imposer le triple vitrage, équipé ou non d une lame de gaz Argon, qui permet au vitrage d être peu émissif, c est-à-dire qu il lutte contre l effet de serre. Il profite d un excellent niveau de performance thermique tout en permettant de lutter contre la surchauffe dûe aux apports solaires excessifs en période estivale. Il faut savoir qu un vitrage présente de meilleures performances d affaiblissement acoustique si les deux lames de verre sont d épaisseurs différentes. De ce fait, elles ont des masses différentes et ne subissent pas de phénomènes de résonance. Par conséquent, un double vitrage de type 10/10/4 ou 10/10/6 acceptent une certification de RECONNAISSANCE DU BATI A l occasion d une opération de requalification d un bâtiment existant, tous les éléments constitutif du clos et du couvert doivent faire l objet d un diagnostic, même succinct, pour orienter les décisions de travaux. Les menuiseries extérieures constituent, avec le gros-oeuvre et les ouvrage de couverture, l essentiel de ce clos et couvert. Le rythme des baies et des trumaux, les proportions entre les pleins et les vides, la nature des matériaux et leur couleurs sont les éléments principaux à prendre en compte pour une réhabilitation réussie. type AC2. Ces excellents résultats sont aussi le résultat d un calfeutrement de bonne qualité. Or, la fenêtre doit être également un facteur de régulation hygrothermique.c est pourquoi il ne faut jamais oublier de poser des bouches d entrée d air dans les traverses hautes des ouvrants des fenêtres des pièces sèches (chambres, salle à manger, séjour, bureau, etc ) Ces bouches doivent être associées à une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) pour assurer un renouvellement d air de 1 volume du logement à l heure ; on considère que 0,6 vol/h est un minimum dans le bâti ancien. Dans les logements semi-enterrés ou dans les soussols, on peut renouveler deux volumes à l heure. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

62 Les fenêtres PRÉCONISATIONS En cas de conservation des fenêtres existantes, il est impératif de procéder à la mise en jeu de la croisée, c est-à-dire de vérifier le bon fonctionnement de la menuiserie, de sa quincaillerie, crémone, butée, bouton et barre. Il est nécessaire d en vérifier l équerre, ainsi que la qualité des feuillures et des gonds. La mise en peinture doit se faire absolument à l aide de peinture microporeuse, qui permet au bois de respirer. En cas de remplacement, les nouvelles menuiseries devront respecter les dimensions d origine des baies, aucune modification maladroite ne pourra altérer leurs proportions. Elles devront être d aspect identique à l existant pour ne pas nuire à l homogénéité et la cohérence de la façade. Les sections des pièces de bois et profilés seront donc de même dimensions que celles des anciennes fenêtres. En cas de remplacement partiel, l aspect des nouvelles fenêtres devra être identique à celles des autres fenêtres présentes en façade, de façon à respecter la cohérence de l ensemble. Par exemple, les petits bois rapportés participent à l homogénéité des menuiseries et donc au respect des qualités de la façade. Elles seront équipées de doubles vitrages adaptés aux exigences souhaitables en termes de performances isothermiques et isophoniques. Pour assurer une bonne ventilation des locaux, les fenêtres des pièces sèches devront impérativement être équipées de bouches de ventilation sur leurs traverses hautes. Les couleurs des fenêtres en bois seront de préférence traitées dans des tons complémentaires à celles de la façade pour animer celle-ci d un léger contraste. Elles pourront également être traitées dans les mêmes tonalités, plus ou moins foncées ou saturées, en ton sur ton ou en camaïeux. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

63 LES MENUISERIES EXTÉRIEURES Les volets et les portes RECONNAISSANCE DU BATI Les systèmes d occultation les plus répandus à Sucy-en-Brie sont les volets battants en bois et les persiennes métalliques articulées. Les volets en bois sont des volets battant dont les vantaux s ouvrent à la Française. Les persiennes sont les lames horizontales destinées à assurer l aération des locaux quand les volets sont fermés. Elles sont arasées à la française. En étage, ces lames persiennées sont disposées sur toute la hauteur du volet. Par contre, en rez-de-chaussée, pour assurer une protection anti-effraction, la partie persiennée est limitée au tiers ou au quart supérieur. Ces volets en bois persiennés à lames arasées à la française ont vu leur fabrication standardisée au cours du 19ème siècle et début du 20ème. Dès le milieu du 19ème, on connaissait déjà dans le bâti parisien les persiennes articulée en bois qui se rabattaient en tapée sur le tableau de la baie. La persienne métallique est la fabrication en tôle de ce type d occultation. Très répandue sur les immeubles de rapport dès le début du 20ème siècle, elle se retrouve sur le bâti individuel de tout type architectural, depuis les maisons bourgeoises du début du siècle, les maisons de villégiature, les pavillons modestes de l entre-deux guerres et les bâtiments de 1930 à Dans les bâtiments ruraux les plus anciens, organisés autour des cours ou alignés sur un front bâti, il reste peu de chose des volets traditionnels du plateau briard. Il s agissait de volets battants en bois peint, à un ou deux vantaux, sans barre et sans écharpe, parfois équipés d alèse en partie haute et basse, et disposant d une petite bouche d aération dans son axe central, en forme de cœur ou de losange. C est dans ce type rural que les passages charretiers permettent de traverser le bâtiment sur rue pour donner accès à la cour de la ferme et aux bâtiments à usage agricole. Les portes cochères en bois peint, signalent ces passages dans les rues du centre ancien, la rue du Moutier ou la rue de Vesvres. Dans les contructions les plus récentes, les volets roulants font leur apparition. Bien intégrés dans les parties structurelles des constructions modernes, ils sont peu compatibles avec les caractéristiques du bâti ancien. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

64 Les volets et les portes PRÉCONISATIONS On juge qu une menuiserie extérieure doit être remplacée quand son état ne permet plus son bon fonctionnement à l ouverture ou à la fermeture, si sa quincaillerie ne remplit plus son rôle et que la qualité des supports, bois ou métal, ne permet plus d assurer la bonne tenue de la peinture sur le support. Ce chapitre concerne tous les types de menuiserie bois ou métalliques, fenêtres, volets, persiennes et portes. En cas de trop forte dégradation, les menuiseries extérieures pourront être remplacées à l identique de l existant. Toutefois, il est recommandé de respecter avant tout la cohérence de l ensemble de la façade. Les volets en bois seront, soit pleins suivant le modèle du volet briard, soit persienné à lames arasées à la française. Les volets à barres et écharpes sont déconseillés sur le bâti ancien, ainsi que les volets en PVC et les volets roulants. Toutes les menuiseries extérieures en bois, fenêtres, volets et portes, devront être protégées par de la peinture microporeuse qui a la particularité de laisser respirer le support. On évitera les bois apparents naturels, ainsi que les lasures et les vernis. En effet, les lasures colorent le bois, mais ne le protègent pas. Les vernis, quant à eux, protègent le bois, mais ne le laissent pas respirer. Les persiennes métalliques, après mise en jeu des articulations et meulage éventuel des feuillures, devront faire l objet d un grattage à la brosse métallique, d une passivation et d une application de peinture antirouille. Les portes cochères en bois seront remis en état ou remplacer à l identique. Les remplacements par porte métallique, grille, porte sectionnelle ou porte basculante sont à éviter. Dans le cas où la façade aurait déjà fait l objet d un appauvrissement par la pose de système d occultation hétérogène, la recherche de l homogénéité et de la cohérence, comme le respect de la vérité historique, guidera toujours la réfl exion Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

65 FICHES COMPLÉMENTAIRES La séparation des réseaux RECONNAISSANCE DU BATI Le rejet des eaux d un bâtiment, eaux pluviales d une part, et eaux usées domestiques d autres part, est un facteur déterminant pour la qualité de l hygiène des locaux. Les installations d assainissement doivent être particulièrement respectueuses des exigences de la santé publique et de l environnement. Les constructions anciennes du centre de la commune de Sucy-en-Brie ne disposent pas toujours des équipements nécessaires au respect de ces exigences. En effet, les vieilles maisons rurales du plateau briard comme les immeubles collectifs anciens n étaient pas équipés, à l époque de leurs constructions, des éléments de confort actuels. Les toilettes se trouvaient fréquemment sur les paliers ou dans la cour, et les salles de bains n existaient pas. Par ailleurs, d anciens locaux à vocation agricoles reconvertis en logements ne disposent pas d un réseau d assainissement adapté à leur nouvelle affectation. Les normes en matière d assainissement et les exigences de confort d aujourd hui ayant évolué, de nombreux travaux d aménagement souvent désordonnés ont contribué à encombrer les parties communes et les façades d un réseau de canalisations souvent anarchique. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

66 La séparation des réseaux PRÉCONISATIONS Le Code de la Construction et de l Habitation et le Code de la Santé Publique imposent de procéder à la séparation des réseaux. Ils obligent également les propriétaires à se raccorder au réseau public s il existe. Obligation de séparer les réseaux d eaux pluviales et d eaux usées Il s agit de séparer les réseaux d évacuation des eaux usées domestiques des eaux pluviales. Les eaux usées domestiques, sont les eaux vannes ( les eaux des toilettes) et les eaux ménagères (les évacuations des cuisines et des salles de bains). Ce réseau doit être raccordé à l égoût par un branchement au regard d évacuation qui doit se trouver en limite de propriété. Si la voirie n est pas équipée d un réseau d évacuation, les eaux usées seront rejetées dans un système d assainissement individuel, c est-à-dire une fosse septique. Le réseau d eaux pluviales sera raccordé séparément au regard d évacuation à l égoût en limite de propriété, avec branchement vers le réseaux public d eaux de pluie. Si le réseau public est en unitaire, les regards séparatifs d évacuation seront raccordés au même réseau. Il est conseillé, pour résoudre les problèmes de pollution en cas de fortes intempéries et si on dispose d un jardin ou d une cour, de conserver l eau de pluie en la perdant par infiltration dans le terrain. Cette solution permet d éviter une installation parfois tentaculaire et donc coûteuse, tout en permettant de réguler significativement le niveau des nappes phréatiques. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

67 VII. Glossaire

68 Glossaire Allège Élément mural situé entre le niveau d un plancher et l appui d une baie. L allège a la même largeur que la baie. Anticryptogamique Qualifie tout produit dont l action détruit ou empêche la prolifération des champignons et des micro-organismes (algues, lichens, mousses, parasites) en particulier sur les toitures et sur les murs. Application à refus Action d introduire un matériau dans une surface jusqu à ce qu il refuse de pénétrer. Appareillage Manière d organiser les pierres de taille ou les briques d une maçonnerie. Dans le cas d un enduit, façon de faux-joint imitant cette organisation. Boucharder Action de marteler une surface en pierre ou en ciment avec une boucharde, sorte de marteau équipé de pointes de diamant destinées à créer un aspect de finition composé de petits éclats réguliers. Boutisse Façon de pose de la brique ou du parpaing dont la plus petite face se présente en parement à la surface d un mur. Brisis Partie inférieure d un comble brisé, à la Mansart, à forte inclinaison. Clos-et-couvert L expression résume la protection des bâtiments contre les intempéries. Elle comprend les maçonneries, la toiture et les menuiseries extérieures. Coffine Courbure transversale en saillie d une tuile plate ou d une ardoise. Cordée Les cordes sont les fines traînées longiformes laissées par les soies d une brosse. Ce défaut esthétique est le cordage des peintures. C est une qualité dans le cas d un ravalement au badigeon de chaux ou de peinture minérale qu on applique à la brosse large pour maîtriser cet effet. Coyau Pièce de bois biseautée qui double le chevron à l égout du toit pour adoucir la pente de la partie basse de la couverture. Faux-aplomb Défaut de verticalité d un ouvrage ou d une paroi tel qu elle présente un fruit ou un contre-fruit. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

69 Feuillure Désigne une rainure pratiquée dans un support en bois ou en maçonnerie pour recevoir un élément : huisserie, vitrage, volet battant Fruit Inclinaison donnée au parement d un mur, telle que son épaisseur diminue de sa base vers son sommet, ce qui lui donne une meilleure assise. Gambardière Courbure transversale en creux d une tuile plate ou d une ardoise. Hourder Action de lier les éléments de maçonnerie (moellons, briques, parpaings) à l aide de mortier de chaux, de plâtre ou de ciment. Hydrofuge Produit perlant ou imperméabilisant, ayant pour effet d interdire ou de ralentir la pénétration de l eau dans un support, tout en le laissant respirer. Microporeux Caractérise un revêtement de surface imperméable à l eau, mais perméable à l air et à la vapeur d eau. Modénature Proportion et disposition de l ensemble des pleins et des vides, ainsi que des moulures et éléments de décors, qui caractérisent une façade. Ex : les encadrements de baies, les corniches moulurées, les bandeaux. Oléofuge Produit appliqué sur un matériaux pour lui assurer une protection contre les salissures grasses dues à la pollution atmosphérique : graisses noires, suies. Opus incertum Appareillage de dallage ou de maçonnerie composé d éléments aux contours irréguliers, au gré de leur forme et sans recherche d alignement de leurs joints. Pan coupé Surface plane, intermédiaire ou biaise entre deux autres, en particulier dans l angle formé par deux murs. Panneresse Façon de pose de la brique ou du parpaing dont la face moyenne, par comparaison avec la plus grande et la plus petite, se présente en parement à la surface d un mur. Pare-close Petite baguette en bois, PVC ou aluminium, destinée à caler un vitrage dans les feuillures d un chassis menuisé, de type portes ou fenêtres. Pulvérulent Désigne un enduit ou une peinture produisant de la poussière fine. Refend Mur porteur intérieur au gros-œuvre d un bâtiment, généralement perpendiculaire aux façades, mais aussi au pignons. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

70 Terrason Désigne la partie supérieure d un comble mansardé, à faible inclinaison. Traction Action de tirer, application d un effort externe qui s exerce dans le sens d un allongement, à l inverse de la compression. Ex : les haubans, les tirants. Travée Espace qui sépare deux points d appui ou deux éléments porteurs d un ouvrage. Trumeau Pan de mur situé entre deux baies d un même étage. Voussure Désigne la sous-face extérieure cintrée du linteau d une baie. Ville de Sucy-en-Brie Charte de ravalement 2010

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