ARRIVÉE DU TGV Est RRIVÉE DU TGV E Évaluation de l'impact
Pendant de longues années, élus et responsables se sont préparés à l'arrivée du TGV. Quelques voix, dont certaines puissantes, ont été dubitatives en optant pour un train pendulaire. Mais dans la grande majorité des cas enthousiasme et effervescence caractérisaient la situation.
Un grand nombre d'espoirs a pu être nourri en présumant de l'effet TGV : boom immobilier boom touristique envolée des événements attractifs
Après bien des discussions, sur le tracé et de nombreux aspects, les travaux ont été lancés, ainsi que les préparatifs d'«accueil». Ils concernent surtout des infrastructures publiques : gares parking raccordement de transport public édifices à but culturel et dans une moindre mesure, des immeubles à usage commercial.
Plus en détail, les attentes en espoirs étaient : doper le tourisme urbain mieux remplir les hôtels le week-end favoriser un meilleur étalement des vacances multiplier les occasions de rencontres d'affaires B to B augmenter significativement la fréquentation des hauts lieux touristiques favoriser l'émergence de palais des congrès,... multiplier le nombre d'événements à fort retentissement modifier la perception du territoire accueillir des investisseurs parisiens stimuler le marché immobilier réduire pour les entreprises les coûts de déplacement
En juin 2007 le TGV arrive enfin. Enfin mais aucune des infrastructures d'accueil n'est prête, ni en Lorraine ni à Paris. Le démarrage chaotique n'est pas lié à cet inachèvement mais à la SNCF qui a fait quelques erreurs d'anticipation : déficit de capacité des rames TGV par rapport aux rames Corail survente de billets à tarif réduit pour gommer la hausse très forte des prix (doublement entre 2006 et 2009) hausse spectaculaire et brutale du trafic grâce aux billets à bas coûts
Il en résulte : la difficulté, voire l'impossibilité, pendant quelques mois de trouver une place surtout à plein tarif une pagaille exotique dans les gares des contre-effets sur l'image des critiques fortes sur le prix et l'inconfort des rames
Un bilan technique et commercial rapidement positif Début 2008 l'offre de sièges atteint un niveau normal. Avec une régularité > à 95% à moins de 10 minutes de retard, le TGV Est arrive en tête. Les tarifs promotionnels sont maintenus et permettent un taux d'occupation moyen qui frôle les 90% en 2008 pour se stabiliser à 75%. Les entreprises multiplient effectivement les déplacements de courte durée. Certaines n'autorisent plus le tarif PRO qu'en 2ème pour gommer la hausse. La ligne Paris Strasbourg qui était empruntée par 7 millions de passagers par an connaît une forte augmentation de trafic (+500.000 au départ de Strasbourg). L'objectif de transport en 2010, 12 millions de personnes sur la LGV Est, est atteint un an à l'avance (croissance à la chinoise de 10%/an).
Une euphorie éphémère À partir de juillet 2007 et jusqu'à la fin de l'année la fréquentation hôtelière, surtout à Strasbourg et à Metz, augmente significativement principalement dans le périmètre des gares. Une offre renforcée de courts séjours ou week-end est proposée que Néerlandais, Belges et Allemands (non passagers TGV) saisissent surtout.
Tourisme Des effets induits faibles Un an après l'euphorie aucune zone n'a vraiment su capitaliser ses gains. En raison de la crise et de l'été froid, le marché hôtelier se stabilise au mieux. La clientèle affaires passe moins de nuits et l'attrait de touristes oblige à élaborer constamment événements divers,... Alors que Nancy et Metz érigent de nouveaux Palais des Congrès, Reims qui espérait beaucoup du TGV n'a connu aucun progrès avec le sien..../...
L'immobilier Des effets induits faibles L'arrivée du TGV Est n'a entraîné aucune effervescence sur le marché de l'immobilier d'entreprises. A Nancy le bâtiment République peine à être vendu ou occupé. Les bâtiments Saint-Léon ont été occupés en relocalisation ou regroupement (CIC, Transalliance,...) mais avec gonflement du stock d'anciens. Hormis le renchérissement momentané de quelques appartements, à distance piètonne de la gare, aucune incidence n'a pu être relevée sur le marché immobilier particulier..../...
Autres modes Des effets induits faibles Chute très forte du transport aérien local (Metz Nancy Lorraine 20 %, fermeture de la ligne Paris). Un recul sensible du trafic routier Est / Ouest notamment sur l'a4.
Un grand succès commercial Une forte rentabilité le renouement à la rigidité par la SNCF malgré la menace de l'ouverture à la concurrence Et surtout...
... Des chefs d'entreprises satisfaits car ils considèrent que l'impact du TGV est positif : en terme d'attractivité pour + de 80 % en terme de développement économique pour + de 80% aussi en terme de tourisme à près de 80% en terme de déplacement à près de 80% également Et même à + de 50% : pour les recrutements de collaborateurs pour les exportations