IRM des dilatations lymphatiques abdominales.

Documents pareils
IRM du Cancer du Rectum

IRM hépatique: ce que le manipulateur doit savoir

Le cliché thoracique

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Imagerie TDM et IRM des obstacles du bas cholédoque

Développement d'une nouvelle interface utilisateur multi-modalité en scanner interventionnel

Apport de l IRM dans la

Images en «franc» hypersignal T2 du pelvis féminin Atlas iconographique

Foscolo (1), J Felblinger (2), S Bracard (1) CHU Hôpital central, service de neuroradiologie, Nancy (1) CHU BRABOIS, Centre d investigation clinique

Actualités IRM dans la SEP Thomas Tourdias 1, 2

Dr N. BOUCHAOUR,Dr L.STOF, Pr B.MANSOURI Service d Imagerie Médicale CHU Beb-el-Oued Alger

Résultat du traitement de la varicocèle chez l'adolescent par l'association coils-sclérosants.

Les différentes maladies du coeur

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

OSSIFICATION DU LIGAMENT VERTEBRAL COMMUN POSTERIEUR ET DU LIGT JAUNE: MYELOPATHIE CERVICALE SUBAIGUE

COMMENT DEVENIR KINÉSITHÉRAPEUTE

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Apport de l IRM dans le bilan préthérapeutique du cancer du rectum

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

TVP fémorale. Systématisation. La TVP : écho-doppler JP Laroche Unité de Médecine Vasculaire CHU Montpellier. Thrombus mobile

Sytème de Diagnostic d'imagerie Numérique simple et évolutif

Leucémies de l enfant et de l adolescent

1985, 169, n 7, ,séancedu 22 octobre1985. ALBARÈDE et Jean-Claude DARRAS

Compte-rendu d examen anatomo-pathologique - hépatite chronique

Table des matières. Remerciements...v. Préface... vii. Avant-propos... xi. Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv

L infarctus veineux hémorragique (IVH) du nouveau-né, une pathologie mal connue. À propos de 19 patients.

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte

TUTORAT UE Anatomie Correction Séance n 6 Semaine du 11/03/2013

Mise au point sur l IRM l troubles de la statique pelvienne chez la femme

Athénée Royal d Evere

Lombosciatalgie aigue et chronique Quelle prise en charge? Dr Azizi Fatima Rabat

DIPLÔME INTERUNIVERSITAIRE D ECHOGRAPHIE. Examen du Tronc Commun sous forme de QCM. Janvier h à 16 h

Rééducation des accidents vasculaires cérébraux

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète ce qui suit :

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

REEDUCATION DU POST-PARTUM

Cancer du sein in situ

MODULE D EXERCICE PROFESSIONNEL NOTION MÉDICO-ÉCONOMIQUE DES DE RADIOLOGIE ET IMAGERIE MÉDICALE. Dr F Lefèvre (1-2), Pr M Claudon (2)

Tronc Artériel Commun

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

Sujets présentés par le Professeur Olivier CUSSENOT

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

A l Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, Octobre Rose est l occasion de mettre en valeur la filière de soins dédiée au cancer du sein.

Échographie normale et pathologique du grand pectoral

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

Journées de formation DMP

Place de la PSP et des AMS. «Parkinson plus!» Ce qui doit alerter. Paralysie supra-nucléaire progressive (PSP) Ce qui doit alerter

Scénario de prise en main DataCar CRM v2.3 Gamme SFA

TRAITEMENT DES TUMEURS DU REIN PAR RADIOFRÉQUENCE

Lombalgie inflammatoire. François Couture Rhumatologue Hôpital Maisonneuve Rosemont Avril 2010

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

Qu est-ce qu un sarcome?

TUTORAT DU PORTAIL FAMILLES

DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR

LE TRAVAIL SUR ÉCRAN DANS LA BRANCHE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Programme de rétention et d excellence (Re-Excel) en soins critiques

DOSSIER DE PRÉSENTATION

Le droit à l image???

PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

PLATE-FORME COMMUNE UNE SOLUTION LOGICIELLE UNIQUE POUR AMÉLIORER LA PRODUCTIVITÉ. Logiciel DIRECTVIEW V5 pour CR et DR

DU Pharmacien-orthésiste Responsable : Pr. Daniel Cussac

Carte de soins et d urgence

ECHOGRAPHIE EN GYNECOLOGIE ET EN OBSTETRIQUE

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

IFAS 11 décembre janvier M. BLOT Ergothérapeute. CHU de NIMES

Exercices pour renforcer les muscles abdominaux après l accouchement

.4..ESCALIER. Critères d'accessibilité répondant aux besoins des personnes ayant une déficience visuelle. 4.1 Concept de base

Intérêt de l IRM dans le diagnostic précoce des atteintes psoriasiques des doigts et des orteils

I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE. Exercice 1 : Posture

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Technique Opératoire. Plaque Fyxis P l aq u e P o u r Arthrodèse MTP du Pre m i e r R ayo n

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée

Notice d Utilisation du logiciel Finite Element Method Magnetics version 3.4 auteur: David Meeker

Cancers de l hypopharynx

Spécialiste en chirurgie

Case report. Hernie de Spiegel: a propos d un cas. Open Access

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

Biométrie foetale. Comité éditorial pédagogique de l'uvmaf. Date de création du document 01/ Support de Cours (Version PDF) -

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Réparation de la communication interauriculaire (CIA) Informations destinées aux patients

Item : Souffle cardiaque chez l'enfant

RELEVE D ETAT DU PONT DES GRANDS-CRÊTS. On a procédé une auscultation visuelle entre le 23 et le 29 mars 2007.

MANUEL DE CHIRURGIE PÉDIATRIQUE (chirurgie viscérale) Année 1998

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire

Veraviewepocs 3De Le Panoramique dentaire qui répond à tous vos besoins en imagerie tridimensionnelle (3D)

Dracunculose Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie (ANOFEL)

I Identification du bénéficiaire (nom, prénom, N d affiliation à l O.A.) : II Eléments à attester par un médecin spécialiste en rhumatologie :

Ergonomie au bureau. Votre santé avant tout

Comparaison du scanner spiralé sans contraste et de l urographie intraveineuse dans le diagnostic de la colique néphrétique

Accessibilité ERP Guide des obligations liées à l accessibilité des personnes handicapées dans les bâtiments ERP existants.*

Figure 3.1- Lancement du Gambit

Conseils aux patients* Lutter activement. *pour les patients ayant subi une opération de remplacement de la hanche ou du genou

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

FRANCAIS. Distributé par : QR srl - Via Silvestrini, Verona Italy Tel info@newtom.it

Transcription:

IRM des dilatations lymphatiques abdominales. Du normal au pathologique. Derhy S, El Mouhadi S, Jolibert M, Chaillot P-F, Menu Y, Arrivé L Service de Radiologie Hôpital Saint-Antoine, Paris

Objectifs Décrire les différents aspects IRM des dilatations lymphatiques anévrysmales à l étage abdominal, allant de la simple dilatation de la citerne de Pecquet à la volumineuse tumeur abdominale. Insister sur l intérêt de l IRM, et notamment des séquences 3D de lymphographie par résonance magnétique (lympho- IRM), pour préciser l origine lymphatique de ces lésions en mettant en évidence leur communication avec les vaisseaux lymphatiques adjacents.

Rappel 1 Classiquement, il existe à l étage sous-diaphragmatique deux troncs lymphatiques lombaires droit et gauche et un tronc intestinal, qui convergent à hauteur de L1-L2 pour former la citerne de Pecquet (ou cisterna chyli des Anglo-Saxons). Celle-ci donne naissance au canal thoracique, qui traverse tout le médiastin postérieur pour venir se jeter dans la veine sous-clavière gauche.

Rappel 2 En réalité, l anatomie du système lymphatique est complexe et présente de très nombreuses variations interindividuelles. Ainsi, la citerne de Pecquet est de forme et de volume variables, apparaissant parfois très dilatée : c est cest la mégagrande citerne. A l extrême, il existe des dilatations anévrysmales des canaux lymphatiques, généralement décrites dans la littérature sous le terme de lymphangiome kystique.

Canal thoracique Veine sous-clavière gauche Citerne de Pecquet Anatomie du système lymphatique : Citerne de Pecquet (fléche noire) Canal thoracique (tête de flèche)

Matériels et méthode 1 Étude rétrospective (de 2001 à 2010), monocentrique (hôpital Saint-Antoine, Paris) 18 patients, âgés de plus de 16 ans, inclus selon deux critères d inclusion : Patients opérés d une masse abdominale dont l examen anatomopathologique a affirmé le diagnostic de lymphangiome kystique : neuf patients Patients présentant une lésion abdominale suspecte de dilatation lymphatique anévrysmale, pour laquelle l IRM a permis de préciser son origine lymphatique en montrant des communications évidentes avec le système lymphatique adjacent : neuf patients

Matériels et méthode 2 Tous les patients ont eu au moins une imagerie par résonance magnétique avec des séquences axiales pondérées en T2. 13 patients ont bénéficié en plus de séquences de lymphographie par résonance magnétique (lympho-irm), très fortement pondérées en T2, qui confèrent un hypersignal franc aux fluides statiques ou circulant lentement. Les examens ont été relus par deux radiologues, un senior et un junior, à l aide d une grille de lecture pré-établie.

Matériels et méthode 3 La grille de lecture Morphologie des lésions : Localisation : Intra/rétropéritonéale/mixte Nombre Taille Forme : Uni/multiloculée Bords convexes/concaves Prolongements visibles? Paroi : Fine/épaisse Régulière/irrégulière Effet de masse? Vaisseaux lymphatiques dilatés au contact? Signal des lésions : En T1 : Homogène/hétérogène Hypo/iso/hyper par rapport au muscle Chute de signal sur les séquences en opposition de phase ou Fat-Sat? En T2 : Homogène/hétérogène Hypo/iso/hyper par rapport à la graisse Chute de signal sur les séquences Fat-Sat? Rehaussement après injection IV d un chélate de gadolinium?

Résultats 1 Caractéristiques cliniques des patients : Âgés de 16 à 72 ans (âge moyen = 42 ans) Six hommes et 12 femmes Neuf lésions de découverte fortuite et neuf lésions découvertes au cours de l exploration de douleurs abdominales non spécifiques

Résultats 2 Caractéristiques morphologiques des lésions : Localisation : Lésions rétropéritonéales chez 13 patients Lésions intrapéritonéales chez deux patients Lésions mixtes (intra et rétropéritonéales) chez trois patients Nombre de lésions : Uniques chez 16 patients Multiples chez deux patients (deux lésions chacun, soit 20 lésions explorées au total) Taille : Variable : de 23 mm à 208 mm de grand axe

Résultats 3 Caractéristiques morphologiques des lésions : Forme : On distingue globalement deux formes de lésions: des lésions plutôt infiltrantes à bords concaves et des lésions arrondies à bords convexes, pouvant parfois être associées chez un même patient Neuf lésions uniloculées 11 lésions multiloculées Cinq lésions à bords concaves, infiltrantes 15 lésions à bords convexes, arrondies Dans la plupart des cas (17 lésions/20), des prolongements sont mis en évidence, voire même une communication avec les vaisseaux lymphatiques adjacents.

Résultats 4 Caractéristiques morphologiques des lésions : Paroi : Fine et régulière : 18 lésions Épaisse et régulière : deux lésions (mésentériques) Effet de masse : 15 lésions avec un effet de masse sur le système digestif, urinaire ou vasculaire, sans syndrome obstructif Dilatation des vaisseaux lymphatiques adjacents : À des degrés variables, chez 11 patients

Résultats 5 Caractéristiques de signal des lésions : Signal : La plupart des lésions (15 lésions) ont un contenu liquidien. Des phénomènes de flux sont observés dans les formes volumineuses. Des composantes graisseuses sont retrouvées chez quatre patients Des calcifications sont retrouvées chez un seul patient Le contenu est parfois variable d un examen à l autre chez un même patient (deux patients) Rehaussement : Neuf lésions sur 15 se rehaussent : cinq lésions présentent un rehaussement de leur paroi et de leurs cloisons, quatre lésions présentent un rehaussement de leur contenu

Jeune patient de 25 ans Une variante anatomique de la citerne de Pecquet : la MÉGAGRANDE CITERNE

Patiente de 47 ans. Douleurs abdominales diffuses, non spécifiques. Les coupes axiales pondérées en T2 mettent en évidence une formation arrondie, liquidienne, latéro-aortique gauche avec de petits prolongements visibles à son extrémité inférieure.

Le diagnostic est établi par la mise en évidence, sur les coupes de lymphographie par résonance magnétique, d un prolongement de la formation sous la forme d un canal dilaté (flèche). Il s agit d un «MÉGA-COLLECTEUR», une dilatation anévrysmale focale d un canal lymphatique rétropéritonéal.

T1 in T1 out Patient de 56 ans. Découverte fortuite. Le contenu de cette lésion rétropéritonéale est partiellement graisseux sur cette IRM (chute de signal sur les séquences en opposition de phase), variable sur des scanners répétés : liquidien ou mixte (graisseliquide), témoignant de son caractère communicant avec les vaisseaux lymphatiques adjacents. Il s agit d une DILATATION LYMPHATIQUE ANÉVRYSMALE rétropéritonéale.

Dans ce cas, la lympho-irm ne permet pas de visualiser cette communication car la lésion (flèche) apparaît en hyposignal du fait de son contenu en partie graisseux au moment de l examen. On note toutefois une dilatation des vaisseaux lymphatiques adjacents, rétropéritonéaux.

2005 2007 Patient de 40 ans. Maladie de Waldmann connue. On retrouve une DILATATION LYMPHATIQUE ANÉVRYSMALE rétropéritonéale, de signal variable sur deux IRM réalisées à deux ans d intervalle : Sur l IRM de 2005, la lésion est liquidienne, en hypersignal T2; la communication avec les vaisseaux lymphatiques adjacents est alors bien mise en évidence sur la lympho-irm. Sur l IRM de 2007, le contenu est en discret hyposignal T2 : la lympho-irm n est alors plus contributive.

T2 FS T1 FS T1 FS gado Patiente de 45 ans. Découverte fortuite. DILATATION LYMPHATIQUE ANÉVRYSMALE rétropéritonéale, dont le contenu se rehausse après injection IV de chélate de gadolinium (flèche)

Jeune patient de 18 ans. Douleurs abdominales diffuses non spécifiques. LYMPHANGIOME KYSTIQUE typique, dans sa FORME INFILTRANTE, principalement rétropéritonéale avec une portion intrapéritonéale : lésion volumineuse, multiloculée de contenu liquidien (avec des phénomènes de flux), présentant des prolongements (flèche) en communication avec les vaisseaux lymphatiques adjacents.

Patiente de 71 ans. Douleurs abdominales diffuses, non spécifiques. LYMPHANGIOME KYSTIQUE rétropéritonéal dans sa FORME INFILTRANTE classique (flèche), présentant toutefois des calcifications (tête de flèche), faisant s interroger sur l existence d une malformation veineuse associée (avec phlébolithes).

MIP épais Chez cette patiente, la séquence 3D de lympho-irm, ainsi que ses reconstructions MPR, MIP fin et MIP épais, permettent une bonne visualisation des communications entre le lymphangiome kystique infiltrant (flèche) et les vaisseaux lymphatiques dilatés iliaques externes droits, plus bas situés (tête de flèche).

Coronal T2 Bili-IRM, MIP épais Jeune patient de 25 ans présentant une associaton des deux formes lésionnelles, DILATATION ANÉVRYSMALE FOCALE (flèche) et LYMPHANGIOME KYSTIQUE INFILTRANT (tête de flèche), dont la communication est bien mise en évidence sur la reconstruction en coupe MIP épais. On visualise également la communication de la formation kystique principale à son pôle supérieur avec un système lymphatique rétropéritonéal dilaté.

Discussion 1 Les dilatations lymphatiques abdominales sont d origine malformative et non tumorale. Il existe un continuum allant de la mégagrande citerne de Pecquet, qui représente une variante de la normale et des mégacollecteurs, aux lésions pseudo-tumorales qui se présentent principalement sous deux formes distinctes : La forme infiltrante, correspondant au lymphangiome kystique typique La forme arrondie, localisée, en rapport avec une dilatation anévrysmale focale d un canal lymphatique

Discussion 2 Les séquences de lympho-irm favorisent la visualisation des fluides statiques ou circulant lentement. Grâce aux séquences 3D, aux reconstructions en MPR, MIP fin et MIP épais, il devient aisé de mettre en évidence les prolongements canalaires de ces formations et la communication avec le système lymphatique adjacent. Ces séquences constituent ainsi une aide précieuse, en particulier au radiologue junior, moins entraîné à l imagerie des lymphatiques. Il devient alors possible d affirmer le diagnostic et de confirmer la nature malformative et non tumorale de ces formations.

Conclusion L IRM, à l aide de séquences privilégiant le signal des liquides stationnaires et notamment des séquences en mode 3D, permet d analyser finement les dilatations lymphatiques à l étage abdominal, allant de la mégagrande citerne de Pecquet et des mégacollecteurs aux volumineuses formations pseudo- tumorales. La mise en évidence de leur communication avec les vaisseaux lymphatiques adjacents permet d affirmer le diagnostic et de confirmer la nature malformative de ces lésions.