Planification de l éducation par la simulation informatique

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Planification de l éducation par la simulation informatique"

Transcription

1 Politiques et stratégies d éducation 3 Planification de l éducation par la simulation informatique G.-C. Chang et M. Radi U N E S C O

2 Planification de l éducation par la simulation informatique Auteurs Mohamed Radi, Chef, Section d appui aux stratégies éducatives nationales, Division des politiques et stratégies éducatives, UNESCO, Paris. Gwang-Chol Chang, Spécialiste de programme, Section d appui aux stratégies éducatives nationales, Division des politiques et stratégies éducatives, UNESCO, Paris. La présente publication peut être librement reproduite ou citée, en tout ou en partie à condition qu il soit fait mention de la source. Les auteurs sont responsables du choix et de la présentation des faits figurant dans cet ouvrage ainsi que des opinions qui y sont exprimées, lesquelles ne sont pas nécessairement celles de l UNESCO et n engagent pas l Organisation. Publié en 2001 par l Organisation des Nations Unies pour l éducation, la science et la culture 7, place de Fontenoy, Paris 07 SP (France) UNESCO (ED-2001/WS/36)

3 Préface La collection Politiques et stratégies d éducation lancée par la Division des politiques et stratégies éducatives de l UNESCO publie son troisième numéro. S écartant volontairement de la théorisation excessive, elle se veut avant tout le recueil de bonnes pratiques professionnelles. Par le choix des thèmes abordés et la forme de son contenu, elle ambitionne de faire partager l expérience acquise sur le terrain, non seulement aux praticiens de la planification de l éducation, mais plus largement à tous ceux qui s intéressent à l élaboration et à la mise en œuvre de politiques et stratégies éducatives. Consacré à la Planification de l éducation par la simulation informatique, ce numéro s adresse tant aux spécialistes dans ce domaine qu aux décideurs politiques et aux hauts responsables des ministères de l éducation soucieux de mieux connaître les méthodes et les outils permettant d établir des plans de développement. Le Cadre d action de Dakar recommande que tous les pays se dotent d un Plan d action national d Éducation pour Tous avant l échéance de Jusqu à présent, beaucoup de pays restent dépendant de l assistance technique extérieure dans le domaine de la conception des modèles de simulation. Cet ouvrage a pour objet de mettre directement à leur portée un modèle générique qu ils pourront adapter à leur propre système éducatif. Outre fournir un outil opérationnel permettant de faciliter l élaboration de leurs plans d action, il peut aussi être utilisé en tant que support de formation et d autoformation à l usage des planificateurs engagés dans un processus de préparation de tels plans.

4 Planification de l éducation par la simulation informatique Le recours à la simulation informatique est devenu incontournable. Pour préparer leur plan de développement, les ministères de l éducation doivent : (i) rassembler et analyser les données concernant le secteur éducatif ; (ii) formuler des hypothèses de développement sous forme de paramètres, c est-à-dire traduire les principes et les orientations politiques en objectifs chiffrés ; (iii) par le jeu de la combinaison des données de base et des paramètres retenus, déterminer les conséquences de la politique éducative adoptée en termes de ressources humaines, pédagogiques, physiques et financières ; et (iv) promouvoir un véritable dialogue entre les différentes parties prenantes autour de la politique éducative et de la question de mobilisation des ressources nécessaires pour la mise en œuvre de cette politique. L application de simulation par le biais de l ordinateur permet, dès le démarrage du processus de planification, de constater les lacunes du système d information et, éventuellement de les combler. Elle contribue par la suite à tester la faisabilité des politiques de développement du secteur, en fournissant des éléments objectifs d appréciation des options possibles. Ce faisant, elle rend plus aisée la prise de décision en matière de politiques et stratégies éducatives. Enfin, elle permet de mieux évaluer les coûts et de fournir les éléments indispensables de cadrage macro-économique et financier qui confèrent au plan d action national toute sa crédibilité. Le rôle de l éducation et son devenir restent au cœur des débats sur le développement humain durable, la lutte contre la pauvreté, la promotion des valeurs universelles et de la tolérance et les défis des nouvelles technologies de l information et de la communication. Nous espérons que cet ouvrage constituera un outil utile pour l élaboration ou l actualisation de plans d action nationaux qui tiennent compte de ces préoccupations et qui soient conformes aux recommandations du Forum mondial sur l éducation de Dakar. M. Asghar Husain Directeur, Division des politiques et stratégies éducatives Juin 2001

5 Table des matières 1. Introduction 1 2. Utilité de la simulation informatique Élaboration de la politique éducative Planification sectorielle à moyen terme Besoins en intrants éducatifs Moyens de vérification quantifiés Financement et budgétisation Conception de la simulation informatique Quelques considérations conceptuelles Différents types de simulation Définition de la structure de la simulation Principales étapes de la simulation informatique Définition des objectifs politiques Exploitation des résultats et construction des scénarios Un modèle de simulation Caractéristiques du modèle présenté L utilisation de EPSSim Qu est-ce que EPSSim? Comment utiliser EPSSim? Les principales composantes de EPSSim Les conditions requises pour construire une simulation Le système d information Des objectifs de développement clairs Conclusions 61 Références bibliographiques 63 Annexes : Exemple de projections d un modèle de simulation 65

6 1. Introduction Jusqu au début des années 1980, le travail du planificateur consistait principalement dans beaucoup de pays à prévoir et gérer l accroissement quantitatif du système éducatif. La satisfaction de la demande sociale pour l éducation ne trouvait alors de limite que dans la capacité des États à assurer financièrement l expansion de l éducation à tous ses niveaux. Depuis les années 1980, beaucoup de pays ont dû faire face à des difficultés économiques et financières. La mise en œuvre des plans de développement a été de plus en plus hypothéquée par des aléas économiques et budgétaires imprévisibles et de nombreux pays ont abandonné la planification à long terme en faveur de la programmation à court terme, sous forme fragmentée d actions et de projets de développement. Face à l impact mitigé d un grand nombre de ces projets sous-sectoriels, les pays en développement, souvent sous l impulsion de leurs partenaires techniques et financiers, ont opté pour une approche-programme dans le souci d obtenir un meilleur rendement des investissements consentis. La recherche de solutions alternatives de financement et de rationalisation des ressources a amené les pays à adopter des approches sectorielles et des politiques facilitant la ré-allocation des ressources dans le cadre d une approche systémique du développement de l éducation. C est dans ce contexte que, dans un certain nombre de pays en développement, des applications de simulation (appelées aussi modèles de simulation) ont été conçues pour étayer l élaboration de plans ou programmes sectoriels cohérents pour le développement de l éducation. Le recours à l informatique comme outil de simulation et de planification de l éducation date donc d une vingtaine d années. Jusqu au début 1

7 Planification de l éducation par la simulation informatique des années quatre-vingt, la plupart des planificateurs n utilisaient encore que la calculatrice, d abord simple puis programmable, c est-à-dire à peine capable d effectuer des séries de calculs répétitifs, comme par exemple ceux résultant de l application de taux d écoulement aux effectifs d élèves d un niveau scolaire donné. Lorsqu ils ont commencé à recourir aux premiers PC, les performances de ces derniers ont permis la programmation de ce type de calculs en incluant davantage de variables portant sur des périodes plus longues. Mais compte tenu de leur limite en termes de capacité de mémoire et de logiciels, les calculs ne portaient que sur certaines parties du long enchaînement de séquences qui permet l établissement de prévisions quantitatives du développement du secteur éducatif. Les ordinateurs personnels utilisés par la suite avaient une capacité de traitement de l information plus importante, mais juste suffisante pour effectuer en une seule fois des calculs de prévision concernant la population scolaire par niveau d éducation, ou déterminer les besoins en enseignants. Les planificateurs programmaient et traitaient les séquences de projection par tranche et, de ce fait, ne pouvaient mesurer les conséquences financières des options de scolarisation qu après plusieurs mois de travail et de tâtonnement. Avec l extension de la mémoire des ordinateurs personnels, l augmentation de la vitesse de traitement de données par des processeurs de plus en plus puissants et l évolution du potentiel des applications de type tableurs (comme Lotus 123 ou MS Excel), les planificateurs de l éducation ont progressivement développé ce qu ils ont appelé des «modèles de simulation». Ils ont réussi à mettre bout à bout les éléments de la chaîne que forment les nombreuses séquences de calcul, qui commence par les données démographiques et aboutit aux dépenses d éducation, en passant par les flux des effectifs des élèves, des enseignants et des autres catégories de personnel, ainsi que les besoins correspondants en infrastructures et en ressources d investissement et de fonctionnement. La simulation résulte en fait de la construction de la chaîne de séquences de calcul avec l aide d un logiciel, dont on a organisé les feuilles de calcul, de manière à reproduire schématiquement la structure du système éducatif concerné. La prise en compte des données qui lui sont spécifiques et des paramètres découlant des scénarios retenus pour son développement permet de simuler les flux de ses effectifs et leurs conséquences pour les années à venir sur les besoins en ressources humaines, physiques et financières. 2

8 Utilité de la simulation informatique Aujourd hui la puissance de calcul des PC et la performance sans cesse améliorée des tableurs de calcul permet, une fois le modèle de simulation construit pour un système éducatif donné, de mesurer instantanément l impact de la modification de tel ou tel paramètre sur les ressources éducatives à mobiliser à des échéances pluriannuelles données.

9 2. Utilité de la simulation informatique Avant le recours à la simulation informatique, il était très difficile de pratiquer un nombre suffisant de simulations pour mesurer l impact des diverses décisions possibles sur l évolution du système éducatif et, en particulier, leurs répercussions financières. De plus les simulations pratiquées se limitaient, souvent faute de moyens, à des scénarios par sous-secteur. Les questions de développement de l éducation ne pouvaient donc être étudiées que de manière imparfaite. La simulation informatisée a été d un apport considérable, à la fois pour ce qui est de l élaboration des politiques et stratégies éducatives et pour la qualité technique des plans d éducation, dont ils ont permis d améliorer notablement le degré de cohérence conceptuelle et l appréciation de la faisabilité financière. Les modèles de simulation sont devenus un outil incontournable pour assurer une bonne articulation du développement des soussecteurs éducatifs et une meilleure appréciation des objectifs qui leur sont assignés, en facilitant la détermination des moyens pédagogiques et institutionnels, ainsi que des ressources financières qui en découlent. L utilité d un modèle de simulation apparaît avec force dans la construction des scénarios de développement du secteur éducatif, en ce sens qu il permet d étudier la faisabilité des options choisies et d en mesurer, pratiquement en temps réel, les conséquences avant leur adoption définitive. On peut schématiquement distinguer trois phases ou types d utilisation du modèle de simulation, à savoir la conception de la politique éducative, la planification à moyen terme et la budgétisation. 5

10 Planification de l éducation par la simulation informatique 2.1 Élaboration de la politique éducative La simulation peut contribuer à l élaboration de politiques éducatives, qui se révèle complexe. La complexité provient non seulement du fait que l éducation est un secteur dont il est difficile de cerner les tenants et les aboutissants en vue de la planification, mais aussi de la diversité des intérêts qu elle représente pour les différents acteurs de la société. Par rapport aux autres secteurs socioéconomiques, le développement de l éducation pose des problèmes plus ardus à résoudre et davantage multidimensionnels. Face aux contraintes financières que connaissent la plupart des pays, les gouvernements ne peuvent se permettre de répondre plus largement à la demande sociale, sans prendre des mesures de restriction à l intérieur du secteur de l éducation en vue de rationaliser l utilisation des ressources allouées. Dans la dynamique de la gestion éducative des flux d élèves, comme dans celle des finances publiques, ils doivent prendre des décisions difficiles de régulation de l utilisation des ressources sans entraîner de perturbations et de dysfonctionnements graves. Il y a tellement d acteurs, de variables et d interrelations entre les uns et les autres, qu il faut disposer non seulement d un système d information crédible, mais aussi d un outil objectif de prévision facilitant la consultation politique en ce qui concerne les contraintes financières et leurs conséquences sur les options éducatives. Un modèle de simulation informatique peut contribuer à alimenter utilement le dialogue politique. La simulation, dans sa première utilisation, se situe au démarrage du processus de formulation des grandes orientations de politique éducative. Le modèle de simulation est utilisé en tant qu outil d exploration de la faisabilité des options de réforme et/ou de développement du secteur. Il permet dans les travaux préliminaires de planification de connaître les implications pédagogiques, physiques et financières des objectifs éducatifs retenus pour des échéances à long terme. Dans cette phase, la simulation apporte une aide précieuse à la conception des politiques et des stratégies éducatives en mettant en relief les éléments d appréciation qui vont faciliter la consultation et le dialogue entre partenaires nationaux et, en cas de financement extérieur, entre ces derniers et leurs partenaires internationaux. Ainsi la simulation contribue à la construction du consensus en fournissant des éclairages sur les évolutions possibles et les conséquences probables des options fondamentales de développement du secteur. 6

11 Utilité de la simulation informatique Les objectifs, volontaristes ou traduisant les ambitions de la demande sociale, sont exprimés en termes de paramètres et évalués dans leurs implications budgétaires. La simulation permet d en démontrer la faisabilité ou l impossibilité dans le contexte socio-économique du pays. Plusieurs scénarios de développement sont alors élaborés et exposés. Les parties prenantes peuvent débattre, arguments à l appui, des objectifs, des options et des choix politiques, étudier d autres scénarios alternatifs et évaluer les avantages et les inconvénients de chacun d entre eux sur la base d estimations relativement fiables. 2.2 Planification sectorielle à moyen terme La deuxième utilisation du modèle de simulation en fait le moyen par excellence d élaboration des plans d action à moyen terme. La simulation est utilisée comme un outil de prévision après adoption des options de réforme et/ou de développement du secteur. Elle permet de déterminer les implications pédagogiques, physiques et financières des objectifs éducatifs pour des échéances précises. Pour élaborer un plan d action crédible aux yeux de tous les acteurs concernés, y compris les partenaires extérieurs, il est souhaitable que chaque pays développe un modèle de simulation qui soit spécifique à son système éducatif. Le plan d action a pour but premier de traduire en termes opérationnels les orientations nationales qui ont été définies lors de l étape de formulation de la politique générale du secteur. Il doit contenir l estimation des ressources financières requises en termes de fonctionnement et d investissements pour atteindre les objectifs d éducation et de formation. Il doit également préciser les actions et les activités que les autorités d éducation entendent mettre en œuvre de manière coordonnée et cohérente au cours de la période planifiée. Un modèle de simulation adapté au contexte national peut être d un apport considérable pour l élaboration d un plan d action sectoriel. En tant qu outil de prévision systémique, il contribue à la prise en compte de la dynamique du système éducatif et à la détection, grâce au potentiel offert par l outil informatique, des interrelations de nombreux paramètres qui influent sur 7

12 Planification de l éducation par la simulation informatique le fonctionnement et l amélioration du service éducatif 1. Il fournit en particulier les informations sur les besoins en intrants éducatifs et les indicateurs de suiviévaluation des actions planifiées Besoins en intrants éducatifs Les besoins en intrants éducatifs sont estimés à partir de la traduction des objectifs quantitatifs et qualitatifs en termes opérationnels. Le modèle de simulation permet d estimer la nature et l ampleur de ces intrants par année pour la période considérée. Il donne des indications précises aussi bien sur les effectifs scolaires que sur les moyens humains, physiques et financiers à mettre en œuvre pour la réalisation des actions de développement. On trouvera cidessous présentées quelques-unes des catégories de besoins en ressources éducatives dont l évaluation s effectue grâce à la simulation informatique. Le personnel Le modèle permet d estimer les effectifs nécessaires en personnel enseignant et non enseignant (personnel de direction et d encadrement, personnel administratif et de service, agents techniques et d entretien, etc.) et de prévoir les besoins de recrutement (par an, par région et par niveau d enseignement) tout en tenant compte des déperditions. Il permet aussi d évaluer le nombre des effectifs à former, aussi bien au niveau de la formation initiale que du perfectionnement en cours d emploi. Les besoins nouveaux en enseignants pour une année donnée indiqueront aux autorités nationales d éducation qu il faut prendre des mesures adéquates plusieurs années auparavant (différentes selon les pays) pour tenir compte des délais de formation des différentes catégories d enseignants. Les espaces scolaires Sur la base du nombre d élèves et des paramètres d organisation pédagogique, la simulation permet d évaluer le nombre de bâtiments à 1 L éducation étant un système, son développement ne peut se concevoir que comme un tout, constitué de sous-secteurs et des interrelations organiques qu ils entretiennent entre eux. L approche sectorielle permet de guider le développement équilibré de sous-secteurs qui dépendent du système. En d autres termes, un soussecteur d éducation, avec toutes les dimensions qu il comporte, ne doit pas être traité de manière sous-sectorielle. Sa planification doit s intégrer dans une préoccupation systémique et transdisciplinaire. 8

13 Utilité de la simulation informatique construire à un horizon temporel donné. Elle fournit aussi des indications sur les dépenses requises pour l achat des équipements nécessaires et les frais de maintenance de divers ordres. Ces indications sur le nombre de salles de classe et d autres locaux nécessaires et les besoins en nouvelles constructions sont fournies par le modèle par année et par région pour tous les niveaux d enseignement. Les matériels d enseignement Un modèle de simulation peut fournir, compte tenu du stock de livres et d autres matériels didactiques disponibles, des indications sur l ampleur des besoins futurs et montrer aussi la nécessité de prendre des mesures pour la production et la distribution de ces matériels, conformément à la politique nationale dans ce domaine. Il peut aussi permettre de prévoir les actions à entreprendre pour acquérir et/ou renouveler le matériel de manière à répondre à la réforme des programmes scolaires et d évaluer les coûts récurrents qui en découlent Moyens de vérification quantifiés Face aux difficultés économiques et financières, les ministères de l éducation de nombreux pays subissent des pressions de la part des services financiers (qu ils soient nationaux ou internationaux) pour démontrer qu ils utilisent efficacement les crédits alloués. Ces pressions ont contribué à l apparition de nouvelles approches de programmation et de gestion axées sur l obligation redditionnelle («accountability»). Dans les pays bénéficiaires, les agences bilatérales et multilatérales extérieures demandent de plus en plus que la programmation des actions de développement soit axée sur la responsabilité et le rendement exprimé en termes de résultats. Cette nouvelle approche modifie la façon dont les agences collaborent avec les États bénéficiaires pour l élaboration des plans et programmes de développement du secteur de l éducation. Ces plans doivent désormais intégrer des repères de résultats permettant de mesurer à terme l atteinte des objectifs de la politique éducative et de s assurer de l efficience des investissements extérieurs. Les objectifs et les actions des plans de développement sont ainsi formulés en intégrant des indicateurs de suivi-évaluation. Les modèles de simulation permettent de disposer facilement de ces repères de vérification sous forme d indicateurs chiffrés relatifs à l organisation 9

14 Planification de l éducation par la simulation informatique et au fonctionnement du système éducatif. Ces indicateurs sont fournis par année pour une période plus ou moins longue selon le programme planifié, par région et pour tous les niveaux d enseignement et de formation qui sont étudiés dans la simulation Financement et budgétisation Dès la phase de l élaboration du plan, la simulation permet d établir des prévisions de dépenses courantes et d investissements pour le secteur de l éducation conformément aux orientations de la politique éducative. Ainsi le gouvernement peut disposer à l avance des informations sur les coûts requis annuellement pour mettre en œuvre son plan de réforme et de développement. Il peut aussi prévoir l écart budgétaire par rapport aux possibilités de financement de l État à une échéance donnée et identifier les domaines dans lesquels il aura besoin d investissements supplémentaires à rechercher auprès du secteur privé national et/ou de partenaires extérieurs. La simulation informatique facilite l établissement des budgets annuels ou pluriannuels découlant du plan de développement de l éducation, c est-à-dire la programmation technique et financière à court terme des actions administratives et financières. La détermination des objectifs à atteindre à court terme un à deux ans s effectue sur la base des réalisations concrètes et des prévisions du plan d action. La simulation permet de préciser le volume des réalisations nouvelles et leur coût, ce qui facilite la programmation des dépenses d investissements et de fonctionnement. Les dépenses prévisionnelles annuelles sont fournies à l échelle nationale par niveau d enseignement et par catégorie de dépenses. Selon le niveau de déconcentration et de décentralisation, elles peuvent être disponibles, sous forme désagrégée par région, par niveau et type d enseignement et par catégorie de dépenses. Les autorités nationales, compte tenu des objectifs et du potentiel de développement de chaque région, pourront prendre les mesures correctives nécessaires pour équilibrer la programmation budgétaire. 2 Il y a lieu de noter que les ajustements apportés au niveau des paramètres de décision entraînent des changements au niveau des résultats. Ces paramètres et variables ajustés sont utilisés pour mettre à jour les indicateurs de suivi-évaluation au moment de la mise en œuvre des plans et des programmes de développement. 10

15 Utilité de la simulation informatique Dans la prise en compte de ces prévisions lors de la budgétisation à court terme, il ne faut pas oublier de faire en sorte que le modèle de simulation tienne compte des paramètres importants 3 qui ont une incidence sur les coûts de l éducation, tels que l inflation, la hausse des salaires et le coût des biens et services éducatifs. 3 Une application de simulation est un outil qui permet de prévoir l évolution probable d un système éducatif dans un avenir plus ou moins lointain au moyen d un nombre plus ou moins limité de données de base et d hypothèses de développement. Les résultats simulés seront probables, mais non sûrs, car le devenir d un système dépend aussi d aléas imprévisibles qui ont un impact sur son évolution. D où la nécessité d actualiser les données de base et les paramètres au fur et à mesure de la mise en œuvre du programme de développement. Les données de base et les hypothèses retenues pour l élaboration de l application de simulation sont forcément en nombre limité et ne peuvent par conséquent tenir compte de tous les paramètres, identifiés et non identifiés, qui régulent le devenir du système éducatif. 11

16 3. Conception de la simulation informatique 3.1 Quelques considérations conceptuelles Dès les années soixante-dix, les services spécialisés de l UNESCO, de la Banque mondiale et des directions de la planification de l éducation d un certain nombre de pays, ont commencé à développer différents modèles de simulation pour l établissement de prévisions. Pendant longtemps, ces modèles sont restés l apanage de quelques spécialistes à travers le monde jusqu au moment où l UNESCO a publié un premier fascicule sur le sujet, accompagné d une série de disquettes de démonstration et intitulé «Un modèle de simulation du développement de systèmes d éducation» (Duvieusart, 1991). L UNESCO, conformément à sa vocation de promoteur d outils méthodologiques et techniques de planification de l éducation, a contribué à la vulgarisation du modèle démographique de prévision auprès des planificateurs. Bien que l UNESCO ait beaucoup contribué, à travers ses entités spécialisées, à la dissémination des modèles de simulation auprès des services nationaux, leur utilisation n est pas aussi répandue qu on pourrait le croire ou le souhaiter. En effet, même lorsqu elles sont installées par des experts dans les ordinateurs des services de planification des ministères de l éducation, notamment à l occasion de la mise en œuvre de projets d appui à l élaboration de plans de développement, elles ne sont pas toujours suffisamment maîtrisées sur le plan conceptuel et technique par les planificateurs nationaux. 13

17 Planification de l éducation par la simulation informatique Cet ouvrage a pour objet de faire le point sur la question et de servir de guide à ceux d entre eux qui souhaitent s initier, ou perfectionner leur savoirfaire dans ce domaine Différents types de simulation Dans le but de faciliter la compréhension, nous présentons ici deux catégories d approches qui ont prévalu dans la conception des modèles de simulation. Les classifications ci-dessous présentées n excluent pas l existence de nombreuses variantes ou sous-catégories selon les pays et les agences qui les conçoivent en fonction de leurs besoins spécifiques. 14 Modèle générique et application spécifique Les agences de développement qui ont prôné l utilisation de modèles de simulation ont eu recours à deux types de modèles (ou approches) pour la programmation du développement de l éducation : les modèles génériques qui sont parfois appelés modèles «prêt à porter» et les applications spécifiques aux pays (country specific model) appelées aussi modèles «sur mesure». La première approche dite générique consiste à concevoir un modèle de simulation qui contienne des éléments communs à la plupart des systèmes éducatifs. Ce modèle ne correspond donc pas à un système ou à un pays donné, mais représente un système éducatif virtuel. Moyennant une adaptation limitée, ce modèle permet de disposer d indications approximatives sur les conséquences pédagogiques, physiques et financières des grandes orientations politiques. Il a surtout son utilité dans une phase de pré-définition des options de politique éducative dans la mesure où il permet d alimenter rapidement le dialogue politique et de faciliter la construction d un consensus autour des grandes orientations de développement de l éducation. La seconde approche est l élaboration des applications de simulation spécifiques. Elle est en général adoptée pour définir des options plus ou moins détaillées pour le développement de l éducation, en particulier dans la phase d élaboration de programmes de développement ou de plans d action. Les applications conçues à cette étape de post-définition de la politique éducative tiennent compte de la structure et des spécificités du système éducatif du pays considéré. Ce type de modèle, adapté à un pays spécifique, ne peut être utilisé par un autre sans une restructuration profonde et une adaptation minutieuse.

18 Conception de la simulation informatique Les deux types de modèles ont chacun des avantages et des inconvénients. Le modèle générique présente l'avantage de pouvoir être opérationnel dès que des données de base et des objectifs globaux sont disponibles, mais a des limites en tant qu outil de programmation détaillée. Une application de simulation «sur mesure», conçue sur la base d une étroite collaboration entre les décideurs et les spécialistes, reflète les spécificités de la situation d un pays et de sa politique éducative, mais il nécessite par-là même un temps plus long d élaboration et de validation. Modèle budgétaire et modèle démographique Une autre classification concerne deux types de modèles que les planificateurs appellent modèle budgétaire et modèle démographique, avec des variantes multiples. Il s agit de deux modèles conçus selon une approche méthodologique différente : l un est un modèle qui a pour variable de décision le budget national d éducation et l autre pour lequel les dépenses d éducation ne sont que la résultante de la simulation. Dans le modèle dit budgétaire, le planificateur se préoccupe d abord du plafonnement à un niveau acceptable de la proportion des dépenses d éducation par rapport au budget général de l État. L ordinateur effectue les calculs à rebours pour l obtention des objectifs de scolarisation. Dans le cas du modèle démographique, c est une logique inverse qui est développée. Considérés comme variables indépendantes, les objectifs de scolarisation sont fixés a priori et l ordinateur calcule les enveloppes financières correspondantes qui en deviennent la conséquence. On peut dire que le modèle budgétaire répond à la nécessité du contrôle des dépenses d éducation, notamment suite aux politiques d ajustement structurel prônées par les bailleurs de fonds, alors que le modèle démographique place le droit à l éducation et la satisfaction de la demande sociale dans ce domaine au centre de la politique éducative, donc au premier plan des préoccupations gouvernementales. Au niveau des pays, dans la pratique, c est ce dernier modèle qui s est imposé, non seulement pour des considérations d ordre politique, mais aussi pour des raisons techniques ayant trait à la logique de la chaîne de calcul. Dans la réalité, les paramètres principaux de la simulation, que sont les taux de scolarisation et les enveloppes budgétaires, sont interdépendants. Quel que soit le modèle utilisé, les options prises en considération dans le scénario de 15

19 Planification de l éducation par la simulation informatique départ subissent plusieurs modifications avant d aboutir à une version équilibrée. La recherche d un scénario donnant satisfaction au politique, amène le planificateur à tester de manière itérative différentes options concernant les deux types de variables qui sont considérées tantôt comme cause, tantôt comme conséquence. La décision finale se construit sur une appréciation des implications de chacun des paramètres et le scénario qui sera finalement adopté résultera d un choix raisonné de variables possibles situées en amont et en aval du processus de la chaîne de calcul. Le modèle dit démographique s est développé, notamment sous l impulsion des grandes conférences internationales prônant la généralisation de l éducation de base. Il a pris le pas sur le modèle budgétaire dans la mesure où la politique éducative poursuivie a le souci d améliorer la qualité tout en augmentant l accès et la participation à l éducation. Dans ce modèle construit à l'image de la structure du système éducatif d'un pays, les variables de décision sont principalement les objectifs éducatifs et non pas budgétaires. Le graphique 1 présente le schéma simplifié de la structure de flux d un modèle de simulation qui se base sur une approche démographique. 16

20 Graphique 1. Schéma simplifié des flux d'un modèle de simulation "démographique" Direction des flux Population scolarisable Sortants d'un cycle ou niveau d'enseignement Population scolarisable en première année du primaire Taux d'admission, de scolarisation et de flux Effectifs scolaires aux différents niveaux d'enseignement (sous forme agrégée ou désagrégée) Différentes modalités d'utilisation des ressources + Enseignants et autres personnels; + Salles de classe et autres; + Matériels et équipement pédagogique Indicateurs macroéconomiques et budgétaires Dépenses d'éducation (courantes et investissement) Processus itératif Légende: Données de base Paramètres/hypothèses Résultats

21 Planification de l éducation par la simulation informatique Définition de la structure de la simulation Par structure de la simulation, nous entendons la forme que celle-ci prend dans une application de tableur, qui tient compte de la dynamique d un système éducatif, c est-à-dire son organisation et son fonctionnement. 4 Plusieurs questions se posent pour la structuration d une simulation, dont la plus importante concerne les champs éducatifs à couvrir. Les réponses apportées permettent de déterminer les composantes de la simulation, les différents niveaux à l intérieur de ces composantes et la méthodologie de calcul à suivre pour la simulation. Le cas échéant, la question de la décentralisation doit aussi être examinée pour définir le champ couvert et les ramifications du modèle de simulation à construire. a) Champs couverts Avant de procéder à la conception d un modèle de simulation, il est important d étudier et de cerner minutieusement les champs qu il doit couvrir de manière à mieux cerner son objet. Des questions relatives à la structure du système éducatif et aux aspects pédagogiques devront être posées en vue de délimiter les champs de l étude et de la prévision souhaitée. Il s agit notamment de préciser les éléments suivants : Types d éducation À ce jour, les modèles de simulation n ont couvert le plus souvent que l éducation formelle. Car l éducation formelle constitue un système 4 La conception de la simulation est basée sur la théorie des organisations et des systèmes (ou de l analyse systémique). Selon cette théorie, une organisation est considérée comme un tout unifié composé de parties. Ces parties reliées les unes aux autres s'influencent mutuellement. Tout changement d une partie affectera au moins une autre. La théorie des systèmes stipule que toute organisation est une partie d un environnement externe plus large. Pour comprendre un système, il faut par conséquent comprendre son environnement. Les lois régissant les rapports sociaux dans un pays, les traditions et la situation socio-économique, faisant partie de l environnement externe du système éducatif, ont une incidence considérable sur le développement de ce dernier. Il est donc important de concevoir un modèle de simulation qui réponde à l objectif premier de fournir une vision systémique du développement de l éducation. 18

22 Conception de la simulation informatique d enseignement qui se prête, mieux que d autres formes d éducation, à une modélisation. On peut citer plusieurs raisons à cela, dont les principales sont : - La disponibilité des données sur l éducation formelle qui, bien qu incomplètes, existent dans la plupart des pays, alors que celles relatives à l éducation non-formelle ou informelle ne le sont que partiellement ou pas du tout ; - La question de tutelle : dans beaucoup de pays, le ministère de l éducation est responsable de la seule éducation formelle, alors que l éducation non formelle est gérée par d autres ministères socioéconomiques et par des pouvoirs organisateurs non gouvernementaux ; - La mobilité de la notion du non formel ou de l informel : les formes d éducation non formelle, bien que reconnues parfois comme des formations utiles, ne font pas toujours l unanimité quant à leur valeur et à leur délimitation «formelle». Par exemple, il est bien difficile de cerner, pour un certain nombre de pays en développement, la notion et les coûts de l éducation préscolaire, bien que son importance soit indéniable. Cependant, sous l impulsion des grandes conférences internationales, telles que la Conférence de Jomtien 5 et le Forum mondial de l éducation de Dakar 6, il est aujourd hui difficile de passer sous silence la question de l éducation non formelle et de ne pas lui donner toute la place qu elle mérite dans le dispositif de réalisation des objectifs de l éducation pour tous. Il devient donc de plus en plus impératif d évaluer les conséquences physiques et financières de cette forme d éducation. En réalité, beaucoup de pays, en particulier ceux où les taux de scolarisation sont faibles, se montrent de plus en plus soucieux d intégrer le 5 6 Conférence internationale qui s est tenue en mars 1990 à Jomtien, Thaïlande, à laquelle ont participé 155 pays et qui ont adopté la Déclaration mondiale sur l Éducation pour tous et le Cadre d action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux. Forum mondial sur l'éducation qui s est tenu en avril 2000 à Dakar, Sénégal, rassemblant quelque 1100 dirigeants nationaux et responsables des organisations internationales et des ONG, au cours duquel a été adopté le Cadre d'action de Dakar - L'éducation pour tous : tenir nos engagements collectifs. 19

23 Planification de l éducation par la simulation informatique sous-secteur non formel dans la programmation des actions de développement de l éducation. Cette tendance devra être à l avenir prise en compte dans l élaboration de leur modèle de simulation. Niveaux et degrés d éducation Compte tenu des rapports organiques qu implique le développement d un système éducatif, un modèle de simulation doit en principe couvrir tous les niveaux et types d enseignement, du préscolaire à l enseignement supérieur en passant par les enseignements primaire et secondaire. 7 Par exemple, l étude de l enseignement primaire doit être faite, non seulement en fonction des passerelles offertes par les différents types d enseignement post-primaires, mais aussi en tenant compte des moyens que fournissent les autres niveaux d enseignement en termes d enseignants et d appuis pédagogiques. D autre part, les ressources financières nécessaires pour le développement du primaire peuvent provenir aussi bien de la ré-allocation des fonds à l intérieur de ce niveau que de la ré-affectation du budget général d éducation en sa faveur. Partant d une vision systémique (ou sectorielle), il est donc important, même quand l objet principal de l analyse concerne un niveau d enseignement particulier, de ne pas limiter la simulation à ce niveau, mais de l étendre à l ensemble du système dont il fait partie. b) Envergure des objectifs poursuivis Les gouvernements ne limitent pas la fixation des objectifs au niveau des agrégats d ensemble. Pour répondre à la diversité des besoins d éducation et sous l impulsion de la demande des partenaires extérieurs, les objectifs sont définis plus que jamais en tenant compte des problèmes d équité et des référents socioculturels. La simulation doit donc prendre en compte ces préoccupations qui, à leur tour, augmenteront la complexité de sa structure. 7 Dans une organisation aussi vaste que le système éducatif, l interrelation des différents composants est aussi importante à considérer que la somme des parties qui le composent, prises individuellement. L écoulement des flux entre plusieurs niveaux qui forment le système éducatif a autant d impacts que celui qui se produit à l intérieur d un seul niveau. Une application de simulation est par excellence un outil de programmation sectorielle. Elle est un instrument d appréciation et d analyse systémique dans la mesure où les niveaux d éducation constituent autant de sous-systèmes qui composent le secteur d éducation. 20

24 Conception de la simulation informatique Les données de base et les paramètres doivent être désagrégés par statut d enseignement (public et privé), zone (urbaine et rurale, capitale et régions, etc.), genre (masculin et féminin), dans un souci de réduction des disparités existantes. Les différents types d éducation (enseignement général, technique, professionnel, etc.) peuvent être étudiés de façon distincte dans l optique de rechercher des modalités d éducation alternatives et d évaluer les conséquences futures de ces options en termes d implications techniques et financières et de liaisons dynamiques avec la formation et l emploi. La question de la déconcentration et de la décentralisation pose un autre défi. Les tendances visant le partage des responsabilités et en faveur de la décentralisation du système éducatif exigent de concevoir un modèle de simulation plus affiné. La simulation, qui a souvent été limitée jusqu à présent au seul niveau national, doit être repensée dans une perspective décentralisée pour permettre de programmer et de planifier les actions de développement par les acteurs concernés de l éducation à différents niveaux de responsabilités. 3.2 Principales étapes de la simulation informatique Dans cette section, il s agit de présenter les trois principales étapes à suivre dans le processus de la simulation du développement de l éducation, à savoir l organisation des données de base à projeter, la définition des objectifs paramétrés (appelés hypothèses) à rapporter aux bases de données et la production des résultats comme conséquences du paramétrage des hypothèses par rapport aux données de base. 8 La figure 1 présente les trois étapes de construction de la simulation ainsi que les différents termes utilisés pour les décrire. Il est à noter que parfois certains termes dits apparentés ont été utilisés indifféremment dans ce guide pour désigner ces différentes étapes. 8 La construction d une application de simulation suit un cheminement logique. En fonction du contexte dans lequel s inscrit l élaboration d une application de simulation, il peut y avoir plusieurs étapes de développement de cette application selon les pays. Cependant, les trois étapes logiques qui sont la constitution des données de base, la préparation des paramètres (ou la quantification des objectifs politiques) et la projection de résultats sont les trois moments clé dans le processus de construction de la simulation. Par ailleurs, ces trois étapes logiques correspondent aussi aux trois phases chronologiques d élaboration d un plan ou programme de développement éducatif. 21

25 Planification de l éducation par la simulation informatique Figure 1. Terminologie utilisée pour les trois étapes logiques de la simulation Étape 1 Étape 2 Étape 3 Données de base Hypothèses Résultats Définition Les données brutes et les valeurs initiales des paramètres à l année de base Les options et les choix de la politique éducative, exprimés en paramètres de repère et de flux dans un horizon donné Les prévisions produites à partir des données de base et des hypothèses ou paramètres de simulation Autres termes apparentés utilisés Diagnostic ; Politique éducative ; Projection de résultats ; Analyse de la Objectifs ; Variable de résultat ; situation actuelle ; Objectifs/hypothèses ; Résultante ; Valeurs initiales Paramètres ; Conséquences ; des paramètres Variable de décision Implications Dans la pratique de l élaboration d un modèle de simulation, chaque étape peut être présentée par commodité dans une feuille de calcul du tableur (par exemple Excel) afin de faciliter la saisie, la vérification et le suivi des informations afférentes à chaque phase de la simulation. La figure 2, d apparence similaire à la figure 1, donne une indication sur la disposition physique des différentes étapes d une simulation. Figure 2. Disposition des étapes de simulation dans un fichier du tableur Feuille 1 Feuille 2 Feuille 3 Données de base Paramètres-objectifs Résultats C est-à-dire, toutes les valeurs initiales des paramètres à l année de départ C est-à-dire, les valeurs intermédiaires ou finales des objectifs à atteindre dans un horizon temporel donné C est-à-dire, les projections en termes humains, physiques et financiers ; résultats des paramètres-objectifs par rapport aux données de base Les détails des trois étapes de simulation sont explicités ci-dessous en termes de contenu et de fonction. 22

26 Conception de la simulation informatique Identification des données de base La première étape de la simulation consiste à établir et agencer les données du secteur éducatif et celles relevant du domaine macro-économique. Elles peuvent être des données d ordre scolaire, pédagogique, macroéconomique ou budgétaire. Il s agit, en d autres termes, des données sur la population scolarisable, l accès et la participation à l éducation, les personnels enseignants et non enseignants, les orientations pédagogiques, les espaces éducatifs, la situation du développement économique, les dépenses nationales d éducation, etc. L origine de ces données rétrospectives peut être du ressort ou non de l éducation. Les données démographiques, par exemple, proviennent généralement d un autre département gouvernemental. Elles ne sont pas toujours suffisamment précises et détaillées pour la planification de l éducation. On néglige assez souvent de vérifier leur fiabilité au moment de la programmation du développement de l éducation, alors qu elles constituent des informations cruciales pour la construction de la simulation. Les données d ordre qualitatif, que l on peut considérer comme relevant du domaine des pédagogues, sont des informations indispensables pour construire une simulation à la fois crédible aux yeux du public et pertinente aux yeux des décideurs politiques. Elles ne sont pas toujours accessibles et leur interprétation quantitative pour les besoins de la simulation n est pas facile. Les données de base, dont la plupart sont issues du système d information, sont des données de l année de départ (année la plus récente) qui serviront à l établissement de prévisions selon les objectifs politiques quantitativement définis. La finesse et la fiabilité d une simulation dépendront en grande partie de la qualité de ces données de base. Si des données indispensables pour la construction d une simulation n existent pas ou se révèlent peu fiables, des recherches ou enquêtes supplémentaires devront être organisées. Le planificateur-modéliste doit établir, en concertation avec tous les responsables concernés, une liste de vérification (checklist) qui contient toutes les données nécessaires sur le système scolaire et d autres données qui influent sur l éducation. Il doit veiller à ce qu au moins les données essentielles soient toutes fournies dans cette liste. Ces données seront à leur tour regroupées dans une feuille de calcul du tableur (voir la figure 2). 23

27 Planification de l éducation par la simulation informatique Données démographiques Les données démographiques, en particulier celles de la population scolarisable que l on veut projeter, doivent être disponibles. Dans beaucoup de pays, ces données existent, mais dans la plupart des cas, elles sont incomplètes et relativement anciennes, remontant parfois à plus de 10 ans. Elles existent le plus souvent sous forme d agrégats nationaux par tranche d âge, donc peu détaillés pour répondre aux besoins d information des planificateurs de l éducation. Plus les données seront récentes et détaillées, plus les prévisions qui pourront être réalisées à une échéance donnée seront fiables. Il est donc essentiel que le planificateur-modéliste réunisse les données les plus récentes et les plus fiables possibles auprès des services statistiques en charge des questions de population. Au cas où les données sont disponibles par tranche d âge quinquennale, on peut recourir aux instruments adéquats pour les désagréger, dont les plus couramment utilisés sont les multiplicateurs de Sprague. Dans une situation extrême, où les données n existent pas ou ne sont pas du tout fiables, notamment dans les pays ayant connu des périodes de guerre ou de forts mouvements démographiques, les autorités éducatives devront organiser, en collaboration avec les services concernés, un recensement de la population ou du moins une enquête sur les populations scolarisables afin de produire des données démographiques relativement exhaustives et fiables. Sans ces données, il ne sera pas possible de développer un modèle de simulation valable. Cadrage macro-économique et budgétaire Le cadrage macro-économique dans le domaine de l éducation consiste principalement à analyser l évolution prévisible des indicateurs macroéconomiques susceptibles d influer sur le développement de l éducation. Les indicateurs le plus couramment utilisés et les plus indispensables sont les données sur le PIB (ou PNB selon les pays), la part des dépenses actuelles d éducation (ordinaires et investissement) par rapport au PIB et au budget national (pour les dernières années et, comme prévisions, pour les prochaines années), les taux de croissance annuels moyens du PIB et du budget national, ainsi que la part maximale des dépenses d éducation par rapport au budget national. 24

28 Conception de la simulation informatique Compte tenu des préoccupations exprimées quant à l appréciation pluridisciplinaire des problèmes à résoudre dans le secteur de l éducation, d autres indicateurs socioculturels, spécifiques aux situations nationales ou régionales, peuvent être explorés et intégrés dans l élaboration des modèles de simulation. Données sur les flux d élèves La simulation présuppose l existence d un système d information et de gestion de l éducation, comme on le verra plus en détail dans la section 4.3. Le système d information fournit les données de base sur lesquelles porte la prévision. D autres éléments d information nécessaires à la construction d une simulation, en particulier ceux d ordre qualitatif, sont fournis grâce aux études thématiques ou sous-sectorielles, ou alors à l occasion des analyses portant sur le fonctionnement d ensemble du secteur de l éducation. Les données indispensables pour la construction de la simulation sont celles de l année de base ou les taux moyens observés au cours des dernières années scolaires sur les flux d élèves, à savoir les taux d admission en première année de l enseignement primaire, les taux de promotion, de redoublement et d abandon, les taux de passage (ou de transition) d un cycle à l autre, ainsi que les taux de sortie des différents cycles éducatifs. Ce sont ces données de base qui feront l objet de calculs de prévision quant au développement du système éducatif, conformément aux objectifs fixés lors des différentes consultations nationales. Options pédagogiques en matière d éducation La planification de l éducation se situe dans un cadre défini de la politique éducative d un pays, qui comprend des choix pédagogiques et des modes d organisation et de gestion des services éducatifs. Ces orientations pédagogiques concernent par exemple la régulation des flux d élèves (promotion automatique ou sélection par concours, etc.), les grilles horaires et l utilisation des personnels de l éducation, la gestion des salles de classe, les programmes scolaires, etc. En général, les informations sur les options politiques en matière d éducation sont identifiées et/ou affinées lors de la phase du diagnostic du secteur de l'éducation, c est-à-dire au moment de l analyse sectorielle portant 25

29 Planification de l éducation par la simulation informatique sur le système éducatif. Cette phase, précédant la conception des modèles de simulation, doit donc permettre de disposer de toutes les informations sur ces éléments de paramétrage. Au cas où certaines informations manqueraient au moment de l élaboration de la simulation, il faudrait entreprendre une investigation supplémentaire pour les trouver. Certaines données relatives aux orientations pédagogiques peuvent être générées grâce aux études thématiques approfondies. Par exemple, les facteurs influant sur le parcours et la performance scolaire sont des données qui peuvent permettre au système de réguler le rendement interne et permettre ainsi d envisager la construction de plusieurs scénarios pour le développement du secteur. Le tableau 1 présente un exemple de données de base types dont il faut disposer pour la conception de la simulation. Il faut rappeler que cette liste peut être plus longue selon les contextes nationaux et comporter des données d ordre socioculturel. Un des aspects souvent oubliés lors de la conception d un modèle de simulation est la collecte et le traitement des données sur les projections économiques et budgétaires. Il est souhaitable que le planificateur obtienne ces données macro-économiques auprès des départements en charge de la planification et du développement économique afin de prévoir le potentiel de financement national pour l éducation. 26

30 Conception de la simulation informatique Tableau 1. Un échantillon de données de base pour la simulation 1. Cadre social et macro-économique 1.1. Données démographiques Population (Données générales) Population scolarisable (par âge, au moins pour l enseignement primaire) Taux annuel d accroissement de la population scolarisable 1.2. Données économiques Produit national brut (PNB) ou produit intérieur brut (PIB) Budget global (national et au mieux par collectivité régionale) Dépenses d éducation et leur part dans le budget global 1.3. Données socioculturelles (à déterminer selon les pays) 2. Données sur les aspects politiques, administratifs et institutionnels du pays 2.1 Structures du système éducatif (formel et non formel) 2.2 Organisation des services éducatifs (déconcentration, décentralisation, etc.) 2.3 Responsabilités (Ministères, autres agents organisateurs, etc.) 3. Données sur les effectifs scolaires et leurs flux 3.1. Données sur l accès et la participation à l éducation Les inscriptions aux premières années de chaque cycle et type d éducation La scolarisation aux différents niveaux Transition d un cycle à l autre 3.2. Les flux d élèves (promotion, redoublement, abandon) 3.3. Données sur les disparités dans l éducation (par sexe, région, etc.) 4. Données sur la qualité et les aspects pédagogiques 4.1. Données sur les personnels d enseignement Effectifs des différentes catégories de personnels enseignants et non enseignants Charges horaires Taux d utilisation, d encadrement et de déperditions des enseignants 4.2. Organisations pédagogiques (taille des classes, classes multigrades, double flux, etc.) 4.3. Matériels pédagogiques et fournitures 4.4. Programmes et méthodes pédagogiques 5. Espaces scolaires 5.1. Salles de classe et taux d utilisation 5.2. Autres salles et taux d utilisation 6. Coûts et financement de l éducation 6.1. Allocations budgétaires par niveau d enseignement et type de dépenses 6.2. Financements par les collectivités territoriales et autres agents 6.3. Financement par les ménages et le secteur privé 6.4. Financement extérieur 27

31 Planification de l éducation par la simulation informatique Définition des objectifs politiques Maintenant qu on dispose des données de base issues de l analyse de la situation, la prochaine étape est de rassembler tous les objectifs et options politiques susceptibles d influer sur le développement de l éducation en vue de les traduire en paramètres d hypothèses. Il s agit des options et des choix pédagogiques, politiques, organisationnels et même macro-économiques qui constituent les paramètres influant sur le fonctionnement et le développement de l éducation. La définition des objectifs politiques ne relève pas a priori du planificateur-modéliste même s il y contribue. Elle est du ressort des décideurs politiques, qui arrêtent les options éducatives selon le processus en vigueur dans un contexte national donné. La formulation de la politique en matière d éducation s inscrit dans un processus qui part de l analyse de la situation actuelle et qui se déroule et s achève à travers le dialogue politique (cf. Jallade, Radi et Cuenin, 2001). L étape de définition de la politique peut être, sur un plan chronologique, subdivisée en deux phases : la phase de pré-définition et celle de l adoption. L étape de pré-définition de la politique éducative est une phase au cours de laquelle les décideurs politiques, en concertation avec les principaux responsables, arrêtent des propositions générales en ce qui concerne les orientations du développement de l éducation. Les objectifs chiffrés les plus fréquemment utilisés sont les taux de scolarisation, d inscription et de flux, les taux d encadrement (par exemple, le rapport élèves/maître), les taux d utilisation des espaces éducatifs et la part de l éducation dans le budget national. En somme, toutes les variables indépendantes qui ont un impact sur le fonctionnement et le développement de l éducation. Comme dans la phase d organisation des données de base, l expérience empirique montre la nécessité de préparer une liste de vérification à l'aide de laquelle le planificateur-modéliste devra s assurer que tous les paramètres essentiels de projection sont identifiés et rassemblés, puis il les regroupera dans une feuille de calcul du tableur de simulation. Les modifications apportées sur ces paramètres permettront plus tard, au moment de l exploitation du modèle de simulation, de produire des scénarios alternatifs pour le développement d un système éducatif. 28

32 Conception de la simulation informatique Ces paramètres, que l on peut appeler hypothèses de la politique éducative, se trouvent en général disséminés dans des déclarations politiques, des textes législatifs, des notes d orientation du secteur et des plans de développement économique et social. 9 Le tableau 2 présente quelques catégories d objectifs par niveau d enseignement. Comme dans le cas du tableau 1, la liste des paramètres présentés dans le tableau n est pas exhaustive et devra être complétée après une analyse minutieuse de la politique éducative du pays concerné. Tableau 2. Un échantillon de paramètres pour la simulation 10 Catégorie Primaire Secondaire Supérieur Non formel Taux d admission et/ou de transition X X X X Taux de scolarisation X X X Taux de flux X X X X Taux d orientation par filière, etc. X X Ratio de manuels par élève et de X X X guides par enseignant Ratio élèves par classe et/ou par X X X X enseignant Obligation de service des enseignants X X Taux d utilisation des enseignants et X X X X du personnel non enseignant Taux d accroissement du PIB X X X X Pourcentage du budget par rapport au X X X X PIB Part de l éducation dans le budget X X X X Une fois rassemblés et regroupés par catégories, ces objectifs seront classifiés en variables de décision (indépendantes) et de résultats (dépendantes). Certains d entre eux seront utilisés comme des indicateurs permettant en cours d exécution d assurer le suivi de l évolution du système éducatif par année Le planificateur-modéliste consultera les décideurs et les services concernés et traduira les orientations en hypothèses quantifiées. Ces hypothèses sont appelées, dans la pratique de la simulation, objectifs, paramètres, indicateurs-cible ou variables (indépendantes ou dépendantes). Peu importe comment on les appelle, l essentiel est de rassembler tous les éléments de décision concernant les options retenues par les décideurs politiques et de les traduire en termes ordonnés et chiffrés pour la saisie. Les croix (X) ont été mises à l intersection des niveaux d enseignement et des paramètres correspondants qui doivent être identifiés et définis. 29

33 Planification de l éducation par la simulation informatique Dans un modèle de simulation, les paramètres-hypothèses sont au moins une centaine et peuvent prendre différentes formes. Ils peuvent être des paramètres temporels (années ou toutes autres périodes), des indicateurs en pourcentage ou des chiffres absolus. Le tableau 3 présente à titre d exemple une juxtaposition de paramètres de décision et de résultats. Les variables de décision sont des hypothèses de simulation alors que les variables dépendantes sont les résultats de la simulation. Tableau 3 : Paramètres-type de l enseignement primaire pour le modèle de simulation Variables indépendantes Variables dépendantes (de décision) (de résultats) Catégorie «Élèves» 1. Taux d admission en 1 ère année 1. Nouveaux entrants en 1 ère année 2. Taux de flux 2. Nombre d'élèves 3. Ratio élèves par classe 3. Taux brut de scolarisation 4. Proportion des classes multigrades 4. Nombre de classes 5. Proportion des classes à double flux 5. Nombre de classes multigrades et/ou à double flux Catégorie «Personnels enseignants et non enseignants» 6. Taux d utilisation 7. Taux de défection 8. Taux d encadrement 9. Proportion des personnels non enseignants 10. Valeur du point d'indice 11. Grille salariale et autres émoluments 12. Dotations budgétaires 13. Indicateurs macro-économiques 6. Enseignants nécessaires et nouveaux besoins 7. Autres personnels et nouveaux besoins 8. Effectifs à former et à recruter 9. Défections annuelles de personnels Catégorie «Coûts et financement» 10. Masse salariale 11. Dépenses courantes 12. Dépenses d investissement 13. Évolution des dépenses d éducation Exploitation des résultats et construction des scénarios 30 a) Vérification et consultation des résultats Les prévisions sont les résultats des calculs de simulation réalisés à partir des hypothèses de développement par rapport aux données de base. Le planificateur-modéliste prépare, dans une feuille de calcul du tableur, les

34 Conception de la simulation informatique formules statistiques requises pour les simulations tout en s assurant de leur cohérence. La préparation de formules nécessite non seulement la connaissance de la structure et du fonctionnement d un système éducatif, mais aussi une maîtrise des relations entre les paramètres-hypothèses d une part, et les impacts qu ils ont sur l évolution des données (de base et projetées). Par exemple, au niveau de l enseignement secondaire, le calcul du nombre d enseignants nécessaires se fait non seulement par rapport au nombre d élèves et de salles de classe, mais aussi à partir des données sur les modalités d utilisation des enseignants, les taux de défection, l organisation de service des enseignants et le nombre d heures hebdomadaires des élèves, pour ne citer que les plus importantes. Les résultats de la simulation contiennent en général deux catégories d informations liées : la première porte sur les effectifs d élèves et d enseignants, les infrastructures et équipements, les matériels et fournitures scolaires par niveau, type et secteur d enseignement, et la deuxième concerne leurs conséquences sur les ressources budgétaires et financières. Le planificateur examine les implications humaines, physiques et financières et évalue la faisabilité des options politiques tant en termes pédagogiques et techniques que budgétaires. À l analyse des résultats de prévision, il peut s avérer nécessaire de revoir les données et les paramètres pour au moins trois raisons : tout d abord, vérification des aspects techniques du modèle de simulation et de leur cohérence statistique, ensuite détection des erreurs possibles dont certaines pourraient avoir des incidences graves sur les résultats de la prévision, pour enfin aboutir à un scénario de référence à partir duquel il sera plus aisé de développer des variantes, voire d autres scénarios alternatifs. Les prévisions concernent tout d abord les élèves Comme on peut le voir dans le tableau 3, la simulation porte d abord sur l accès ou la participation à l éducation. Deux méthodes sont donc possibles pour activer le processus de simulation : l une partant de l indicateur d accès, tel que le taux d admission en première année d un niveau d enseignement donné (en général l enseignement primaire), et l autre du taux de scolarisation. Les deux méthodes (ou approches) présentent des avantages et des inconvénients. 31

35 Planification de l éducation par la simulation informatique L approche par le taux brut d admission (TBA) se veut plus près de la réalité, car elle suit le processus d apprentissage. Le TBA y devient la variable de décision, alors que le taux brut de scolarisation (TBS) en devient la résultante. En d autres termes, pour augmenter le taux de scolarisation, les responsables agiront d abord sur l accès en accroissant les admissions en première année. Par contre, l approche par le TBS considère la participation à l éducation comme variable de décision, ce qui correspond notamment aux préoccupations des décideurs désireux d assurer la réalisation effective des objectifs de scolarisation. Le TBA y est tributaire du taux de scolarisation au même titre que d'autres indicateurs de flux, tels que les taux de promotion et de redoublement. Compte tenu du taux d admission (TBA) ou du taux de scolarisation (TBS) retenu au niveau de l enseignement primaire, il faudra ensuite déterminer la progression des élèves d une année d étude à l autre à partir des taux de promotion, de redoublement et d abandon, ainsi que des taux de passage d un cycle à l autre pour estimer les effectifs d élèves et d étudiants par année d études et par degré d enseignement. Cet exercice permettra de disposer de la projection du nombre d élèves par an sur une période simulée (5, 10 ou 15 années), et cela par pouvoir organisateur public ou privé, par sexe (filles et garçons), par zone (rurale et urbaine), etc. Les données sur les élèves permettent de prévoir d autres intrants À partir des effectifs d élèves et d étudiants par an, il est à présent possible de calculer, grâce à la combinaison des paramètres liés au taux d encadrement et à l organisation pédagogique, le nombre d enseignants, de salles de classe, de manuels scolaires ainsi que tous les autres moyens nécessaires à l organisation de l enseignement. Les résultats simulés portent non seulement sur le nombre nécessaire d effectifs d enseignants, d espaces scolaires et d autres moyens, mais aussi sur les nouveaux besoins en recrutement de personnel et de construction de bâtiments. Les projections annuelles d enseignants, de salles de classe ou d autres moyens pédagogiques sont obtenues dans une feuille de calcul du tableur de simulation et constituent des objectifs annuels (indicateurs quantifiés) à atteindre par le système éducatif. 32

36 Conception de la simulation informatique Les simulations relatives aux moyens débouchent sur des estimations financières La finalité d un modèle de simulation est de permettre en définitive le chiffrage des décisions adoptées en matière de politique éducative. Les données chiffrées sur les ressources humaines, physiques et financières fournies par le modèle de simulation facilitent le dialogue politique concernant les implications budgétaires des décisions prises par les autorités politiques. Les prévisions quantitatives du développement de l éducation dépendent non seulement des objectifs politiques, mais aussi des projections budgétaires et macro-économiques du pays. Si les estimations financières relatives au secteur éducatif s avèrent trop élevées par rapport aux possibilités de développement économique du pays, le planificateur-modéliste devra revenir au début du processus de simulation. En consultation avec les responsables de l éducation et d autres acteurs du système, il devra changer les paramètres utilisés et rechercher des options alternatives pour le développement de l éducation. b) Construction des scénarios de développement Le modèle de simulation permet de construire des scénarios qui constituent une base objective pour alimenter le dialogue et faciliter la conception des politiques éducatives. Reposant sur les grandes orientations de la politique éducative, plusieurs scénarios de développement de l éducation peuvent être développés. La définition d un scénario se déroule grosso modo en deux étapes. Dans une première étape, on analyse des documents d orientations politiques pour y cerner les objectifs et les options éducatives. Une fois identifiés, ces derniers sont chiffrés et transformés en variables de décision (appelées aussi paramètres de simulation ou hypothèses). Les résultats de la simulation, effectués à partir de l application de ces paramètres, révèlent en général un écart important entre le coût total des objectifs de la politique éducative et les possibilités de financement de l État au cours de la période considérée. Cette situation est la conséquence logique d un exercice de planification sans contraintes financières. Elle débouche inévitablement sur un exercice d affinement des objectifs politiques. La deuxième étape sera alors l introduction des modifications au niveau de 33

37 Planification de l éducation par la simulation informatique quelques variables de décision afin de réduire le déficit considérable constaté lors de la première étape. La sélection définitive des objectifs nécessite l organisation de consultations entre les principaux acteurs du système éducatif concerné. En d autres termes, le scénario de base et les scénarios alternatifs sont présentés et débattus lors des consultations politiques en vue de retenir un scénario de référence pour la programmation des actions de développement de l éducation. Le scénario qui sera définitivement adopté pour le développement du secteur éducatif résulte donc de tâtonnements successifs prenant en considération aussi bien les objectifs quantitatifs et les options pédagogiques que les contraintes financières. Dans le processus de construction des scénarios de développement, le modèle de simulation est utilisé d abord comme outil de projection au sens littéral du terme, ensuite comme outil d exploration prospective et, enfin comme outil de prévision. Même s il n y a pas de démarche unique pour la construction des scénarios de développement, on peut néanmoins, à titre indicatif, dégager une démarche commune ponctuée par ces trois phases principales. Établissement d un scénario tendanciel (projection) Le premier scénario que l on peut appeler «scénario tendanciel» consiste en une projection pure et simple des tendances passées. Il s agit de voir quelles vont être les conséquences de la politique éducative en vigueur au cas où elle serait reconduite de manière inchangée pendant la période planifiée. En réalité, il est extrêmement rare que l on soit satisfait de la politique en vigueur et que l on souhaite ne rien changer en matière de politique éducative. L intérêt de ce scénario est de permettre d apprécier les conséquences de la politique du laisser-faire, d identifier et de préciser les changements souhaitables à adopter dans le cadre d un nouveau scénario de développement du secteur. La phase des scénarios alternatifs (prospection) La deuxième phase consiste à élaborer deux ou trois scénarios alternatifs 11 à partir des objectifs et des paramètres résultant de l application de 11 Il convient de ne pas confondre scénarios et variantes. Le scénario est un ensemble d options et de choix mûrement réfléchis qui constituent une politique cohérente de développement d un système éducatif, alors que la variante est une version légèrement différente d un même scénario. Les variantes proviennent des tests de sensibilité que l on applique sur un scénario en vue d y évaluer l implication d une 34

38 Conception de la simulation informatique politiques nouvelles par rapport aux tendances passées. Ces scénarios permettent aux responsables aux niveaux politique et technique d apprécier les conséquences de l adoption de nouvelles options éducatives pour le développement du secteur. Ces scénarios sont développés sur la base d un cadrage macro-économique et budgétaire donné. Cette phase permet de prospecter les options à retenir et de vérifier la «soutenabilité» socioéconomique et financière des objectifs de la politique éducative envisagée, notamment en étudiant l effet conjugué des différents paramètres sur l évolution du secteur. C est au cours de cette phase que la faisabilité - ou degré de réalisme - des politiques et stratégies envisagées est vérifiée. Les objectifs et les hypothèses sont évalués en termes de conséquences, financières et budgétaires. Les résultats des différents scénarios alimentent la réflexion et le dialogue politique en vue d obtenir un consensus sur les objectifs de la politique éducative. Une fois les différentes options soigneusement pesées, progressivement l un des scénarios acquiert une certaine stabilité et débouche sur ce que l on appelle un scénario de référence. Il est recommandé de ne pas modifier la variable que constitue le principal objectif (par exemple l objectif de scolarisation) avant d épuiser toutes les autres possibilités, notamment les paramètres présentant une certaine flexibilité de jeu comme les taux d utilisation des salles de classe ou des enseignants, etc. Ils permettent une réduction substantielle de l écart entre les coûts financiers des options retenues et les possibilités effectives de financement. 12 La définition du scénario de référence (prévision) La troisième phase est celle de l adoption de l un des scénarios envisagés précédemment, ou encore d un scénario résultant de la combinaison 12 ou plusieurs variables secondaires. Les tests de sensibilité de variables contribuent à la maturation et à la construction d un scénario. Il est possible de modifier de nombreuses hypothèses à condition de ne pas introduire des incohérences dans les choix opérés au moyen de ces changements. Les changements d hypothèses qui génèrent des scénarios alternatifs peuvent être apportés en ce qui concerne les grandes orientations de la politique éducative, tels que le taux de passage d un cycle à l autre, la suppression des redoublements, la politique de gestion des ressources, etc. Ils peuvent aussi concerner d autres facteurs qui, à première vue, ne relèvent pas du domaine de l éducation proprement dit, tels que l accroissement de la part de l éducation dans le budget de l État ou le recours à de nouvelles sources de financement. 35

39 Planification de l éducation par la simulation informatique de plusieurs objectifs et paramètres provenant des différentes hypothèses de développement du secteur étudiées lors de la phase précédente. Une fois validé politiquement et techniquement, ce scénario est affiné avec le degré d information que nécessite la programmation des actions. Il devient le scénario de référence pour le futur plan d éducation, permettant de prévoir des actions de développement et les ressources financières requises. Toutes les possibilités doivent être explorées en vue de développer des scénarios alternatifs et de référence qui tiennent compte du contexte socioculturel et économique du pays et qui n entraînent pas de bouleversements institutionnels majeurs. En tout état de cause, une attention particulière doit aussi être accordée à la préservation des objectifs d équité. 36

40 4. Un modèle de simulation Une disquette contenant un modèle de simulation est fournie dans ce guide. 13 Sans prétendre être un modèle achevé, l application proposée ici se veut générique dans la mesure où elle ne fait référence à aucun système éducatif particulier. Possédant les caractéristiques communes à différents systèmes éducatifs, elle est prête à être configurée selon les données structurelles et pédagogiques qui caractérisent un système éducatif donné. Pourvu que les données de base soient disponibles et que les objectifs et les paramètres soient clairement formulés, elle permet de confectionner rapidement des scénarios de développement. 4.1 Caractéristiques du modèle présenté La conception du modèle de simulation présenté dans ce chapitre été pensée pour répondre à trois soucis majeurs : l adaptabilité, la capacité démonstrative et la convivialité. Adaptabilité Cette première exigence répond à la nécessité de disposer d un modèle qui se veut générique. Elle peut s adapter à la variété des structures qui 13 Sachant que les ordinateurs disponibles dans les services de planification d un certain nombre de pays en développement ne sont pas équipés de lecteur CD-ROM, nous avons choisi d enregistrer, sous forme compressée, le modèle sur une disquette. La version ultérieure de ce modèle, plus élaborée, sera disponible sur CD. 37

41 Planification de l éducation par la simulation informatique caractérisent les différents systèmes éducatifs existants de par le monde, et permettre la prise en compte méthodique et rapide des principales données et variables, notamment au moment de la conception des politiques éducatives. Elle peut sans modifications majeures être configurée de manière à épouser les structures nationales de l éducation, prendre en charge leurs données, leurs paramètres, leurs modalités de fonctionnement et rendre compte de manière regroupé et synthétique des principaux résultats de leur simulation. Elle est structurée pour couvrir tous les niveaux et types d éducation formelle, avec leurs subdivisions principales, les secteurs public et privé, etc. Elle peut aussi se prêter à une utilisation restreinte, pour un seul sous-secteur ou type d éducation et de formation. Capacité démonstrative Le modèle proposé ici guide l utilisateur dans la définition de la structure du système (ou du sous-système éducatif) et l oriente dans les différentes étapes de la construction de la simulation, à savoir la saisie des données de base, la définition des paramètres de simulation et l exploitation des résultats de prévision. Grâce aux différentes macros utilisées, les tableaux et les résultats de prévision sont construits automatiquement dès que l utilisateur aura fourni des données brutes et des paramètres de simulation nécessaires. Par sa capacité démonstrative, notre modèle permet d évaluer rapidement les conséquences physiques et financières des décisions politiques sur le moyen et le long terme. Il peut ainsi fournir les éléments d appréciation, au cours d une consultation politique, de la faisabilité financière des options politiques et de proposer des scénarios alternatifs de développement. Convivialité Notre modèle est conçu de façon conviviale en ce sens qu il est facilement manipulable par des planificateurs de l éducation et d autres utilisateurs possédant un bagage minimal de connaissances en microinformatique. Ils peuvent sans difficultés majeures l utiliser pour la mise au point de scénarios de développement de leur système éducatif, en se déplaçant d une feuille de calcul à une autre pour prendre la mesure de l impact de telle ou telle option, en vue de décider si oui ou non elle doit être maintenue La construction et la mise au point des scénarios requièrent des déplacements incessants entre les variables, les résultats et les tableaux de données qui sont les éléments interdépendants de la simulation. Les déplacements sont nécessaires tant pour des besoins de vérifications et de comparaisons, que pour modifier des données 38

42 Un modèle de simulation Le modèle permet de passer aisément et rapidement d un sous-système éducatif à l autre (par exemple du primaire au secondaire), d une rubrique à l autre (des effectifs élèves aux données financières). L utilisateur est invité par des menus déroulants et des questions à choix multiples à configurer le modèle en fonction du système éducatif concerné, puis à en saisir les données et les paramètres de simulation. Il comporte des boîtes de dialogue et offre des options d aide à la décision. Les étapes sont programmées pour se dérouler selon une suite logique d opérations qui ne requièrent aucun savoir-faire, autre que celui faisant généralement partie du bagage minimal du planificateur de l éducation. En résumé, comme on le verra concrètement plus loin, l intérêt de ce modèle réside dans le fait qu il permet de gagner du temps en fournissant une base déjà construite, utilisable pour le plus grand nombre de systèmes éducatifs. Son adaptation à un système éducatif donné s effectue de manière aisée, et il n est pas nécessaire d être un informaticien chevronné pour mener à bien le travail de reconfiguration. Outre les éléments structurants qui peuvent être modifiés en fonction de la configuration propre de n importe quel système éducatif, il contient, déjà préprogrammées, les macros qui régissent l enchaînement des calculs relatifs aux flux et qui débouchent sur la production de tableaux de synthèse des scénarios de développement. Bien que cette application ait été conçue avec le souci de pouvoir répondre à la diversité des besoins de prévision du plus grand nombre de systèmes éducatifs existants à travers le monde, dans certains cas, notamment au moment de l élaboration d un plan d action, la nécessité d une adaptation plus poussée peut s avérer nécessaire pour répondre de manière précise aux particularismes de certains d entre eux. Comme toute application à un stade initial de conception, elle est perfectible (Figure 3). et des variables stratégiques. Le modèle proposé permet de le faire de manière rapide. 39

43 Figure 3. Feuille de départ de EPSSim où vous pouvez choisir entre le français et l anglais

44 Un modèle de simulation 4.2 L utilisation de EPSSim Qu est-ce que EPSSim? EPSSim, fournie dans ce guide, est un modèle de simulation à vocation générique. Ce modèle est développé par l UNESCO en vue de contribuer à la planification et à la programmation des actions de développement des systèmes éducatifs nationaux. Étant générique, ce modèle ne correspond donc à aucun système éducatif précis. Mais il peut être utilisé, après une certaine adaptation par des pays spécifiques, pour une rapide simulation basée sur les grandes orientations et les hypothèses de développement de leur système éducatif. Il peut notamment être utilisé dans une phase de pré-définition des options de politique éducative. Dans la mesure où il permet de tester la faisabilité des options fondamentales, il facilite le dialogue politique et la construction du consensus sur les grandes orientations de développement de l éducation. EPSSim, dans sa version v1.0, est une version provisoire 15 appelée à être améliorée. Elle a été conçue dans une triple optique, à savoir : Mettre rapidement 16 un outil de planification à la portée des pays engagés dans l élaboration de leur plan d action d Éducation pour Tous (EPT) ; Démontrer l utilité d une application informatique pour l évaluation des implications éducatives et financières des objectifs de la politique retenue ; Permettre à l utilisateur de ce modèle de tester, après l adaptation requise, la simulation de l évolution probable du système éducatif de son pays sur la base des données disponibles et des options politiques qu il aura identifiées. Configuration souhaitable Par le nombre de paramètres dont il tient compte et des niveaux d enseignement qu il couvre (du primaire jusqu à l enseignement supérieur), L utilisateur de ce modèle est invité à faire parvenir à la Section d appui aux stratégies éducatives nationales, Division des politiques et stratégies d éducation, Secteur de l éducation de l UNESCO (ED/EPS/NED), tous commentaires utiles pour l amélioration du modèle de simulation EPSSim v1.0. Le Cadre d action de Dakar fixe comme échéance 2002 pour l élaboration de ces plans. 41

45 Planification de l éducation par la simulation informatique EPSSim peut paraître assez lourd en termes de volume de stockage et de traitement de l information. Il est donc conseillé d utiliser un ordinateur assez puissant pour pouvoir exploiter au maximum les fonctionnalités qu il peut offrir et pour réduire le temps de simulation et de production de résultats. La configuration souhaitable pour utiliser EPSSim est décrite ci-dessous. Ordinateur/processeur Système d'exploitation Espace disque Mémoire Logiciels Compatible PC avec processeur Intel Pentium II 400 MHz ou supérieur Windows 98, Windows 2000 ou Windows NT Mo 64 Mo de RAM Microsoft Excel 97 ou version ultérieure et WinZip Comment utiliser EPSSim? On trouvera ci-dessous, présentées brièvement, les principales étapes à suivre pour ouvrir le modèle EPSSim et effectuer une simulation en passant par les différentes étapes, que sont la reproduction de la structure du système éducatif, la saisie des données de base et des hypothèses, la consultation des résultats de la simulation et sa mise au point. 17 Décompression Le modèle consiste en un fichier dénommé EPSSim.xls, développé sous Microsoft Excel. Pour pouvoir l enregistrer dans une seule disquette, ce fichier a été compressé sous le nom de EPSSim.zip grâce au logiciel de décompression appelé WinZip. Par conséquent, avant de l ouvrir, il faut vérifier si votre ordinateur contient ce logiciel de compression/décompression. A défaut, vous pouvez télécharger une version d évaluation de ce logiciel à partir du site Internet et de l installer sur votre ordinateur. 17 Le fichier est verrouillé au moyen d un mot de passe qui est «epssim». Au cas où vous en auriez besoin, en particulier au moment d un bogue éventuel ou si vous voulez apporter des modifications sur les macros VBA, veuillez saisir ce mot de passe quand la fenêtre correspondante apparaît. 42

46 Un modèle de simulation Ouverture de EPSSim Une fois que le fichier EPSSim.zip est décompressé, enregistrez le fichier Excel EPSSim.xls dans votre disque dur. Vous pouvez alors cliquer sur ce fichier d Excel et commencer la simulation en suivant les instructions qui s afficheront sur votre écran. Tout d abord, un menu appelé EPS Simulation est temporairement créé, dans lequel vous trouverez toutes les rubriques (sousmenus) requises pour compléter et utiliser le modèle de simulation. Figure 4. La fenêtre annonçant la création d un nouveau menu Saisie de données de base et de paramètres de simulation «Saisie» de la structure de votre système éducatif Avant de commencer le processus de simulation, il faut d abord saisir des données sur la structure de votre système éducatif dans le modèle de simulation. 18 Pour entrer les informations sur la structure de votre système éducatif, sélectionnez le menu EPS Simulation, le sous-menu Info on the Education Sector et ensuite Structure of the Education System. Sur la feuille activée, il s'agira de saisir le nombre d années de chaque niveau d'enseignement de votre pays. Au cas où un niveau ou type d'enseignement n existerait pas dans votre système éducatif, saisissez le chiffre zéro 0 dans la case correspondante (Figure 5). Vous pouvez également modifier la terminologie de façon à ce que votre modèle utilise les termes reflétant la structure de votre système éducatif. 18 Il faut examiner minutieusement la structure du système éducatif actuel (ou celle à venir si une restructuration est en vue dans le cadre d une réforme). Il est souhaitable que la structure du modèle de simulation reprenne dans toute la mesure du possible celle du système éducatif actuel et à venir. 43

47 Planification de l éducation par la simulation informatique Pour ce faire, sélectionnez le sous-menu Dictionary et puis English ou French afin de modifier les termes qui sont prédéfinis dans le modèle. Figure 5. Saisie de la structure et de la durée des niveaux d éducation Après avoir saisi les données sur la structure du système éducatif, cliquez sur le bouton OK to Simulate. Le modèle se restructurera conformément aux données que vous avez fournies sur votre système éducatif. Choix de la période et des niveaux d'enseignement à simuler La prochaine étape consistera à fournir des informations sur les niveaux et types d enseignement sur lesquelles vous voulez effectuer une simulation. Pour ce faire, sélectionnez le menu EPS Simulation, le sous-menu Info on the Education Sector et ensuite What to Simulate?. Vous êtes invité par le modèle à y saisir des informations sur la période de simulation et les niveaux et types d enseignement sur lesquels portera la simulation. C est-à-dire, sur la fenêtre de formulaire, saisissez l année de base et la durée de simulation (par exemple, 1999 et 10, ce qui veut dire que vous voulez simuler jusqu'en 2009). Ensuite, définissez les niveaux, types et secteurs d'enseignement à simuler en désactivant les cases qui ne sont pas concernées par votre simulation avant de cliquer sur OK (Figure 6). 44

48 Un modèle de simulation Figure 6. Le formulaire pour la saisie de la période et des types d éducation Il ne faut pas oublier que dès que vous avez confirmé lors du message d'avertissement, vous ne pourrez plus réactiver un niveau ou type d enseignement désactivé, à moins que vous ne recommenciez la simulation depuis le début. Il faut donc confirmer la désactivation de tel ou tel niveau d enseignement quand vous êtes sûr que la simulation ne portera pas sur ce niveau. 45

49 Figure 7. Feuille de saisie des données de base

50 Un modèle de simulation Saisie de données de base et d hypothèses de simulation. Avant d entamer la construction d un modèle de simulation, il faudra, tout d abord, rassembler les données de base à projeter 19 ou les rechercher si elles ne sont pas disponibles, telles que les données sur les effectifs scolaires et leur flux, les personnels avec leur statut, leur grille salariale et leur mouvement, les espaces scolaires et leur utilisation, les matériels et équipement d enseignement, les coûts et le financement, etc. Ces données, d ordre factuel, statistique ou comptable, peuvent aussi provenir d autres secteurs socioéconomiques. Il faudra également vérifier la cohérence de ces données issues de différentes sources d information. Une fois que toutes les informations sur votre système éducatif et les niveaux d enseignement sont rassemblées, il faut saisir les données de base. Pour ce faire, sélectionnez les niveaux concernés en cliquant sur le menu EPS Simulation et le sous-menu Baseline Data (Figure 7). La saisie des hypothèses se fera de la même manière en sélectionnant les niveaux concernés en cliquant sur le menu EPS Simulation et le sous-menu Hypotheses (Figure 8). Les cases au fond bleu ciel des feuilles de données et d hypothèses sont celles que vous devez remplir obligatoirement. Si vous ne disposez pas de certaines données requises, vous pouvez interrompre à tout moment la saisie, sauvegarder le fichier sous un autre nom et reprendre la simulation une fois que vous les aurez obtenues. A titre de démonstration, les feuilles de saisie des données de base et des hypothèses contiennent des boutons Demo sur lesquels vous pouvez cliquer. Le modèle saisira lui-même les données prédéfinies et vous permettra de visualiser rapidement les résultats de la simulation. 19 Le diagnostic du système éducatif consiste à collecter et vérifier les données quantitatives et qualitatives du secteur d éducation de l année de base (et des années précédentes, pour en dégager les tendances lourdes) en vue de procéder à l analyse critique de son fonctionnement. 47

51 Figure 8. Feuille de saisie des hypothèses de simulation

52 Un modèle de simulation Consultation de résultats et de scénarios Vous pouvez consulter les résultats de la simulation sous différentes formes de présentation (tableaux de résultats par niveau d éducation ou type d information, visualisation et/ou impression de graphiques, production et consultation de scénarios, etc.). Tous les résultats sont contenus dans les feuilles de calcul appelées Nat1 et Nat2. 20 Vous pouvez sélectionner et imprimer les niveaux et types d enseignement concernés, visualiser et imprimer des graphiques, etc. Pour consulter ces résultats, sélectionnez donc le menu EPS Simulation, le sousmenu Select Results/Forecasts, Charts Views ou Print Results et cliquez sur les rubriques concernées. Figure 9a. Exemple de graphiques consultables dans le modèle 20 Ces feuilles de résultats contiennent des formules statistiques, prédéfinies ou générées par des macros au cours des étapes de structuration précédentes. L utilisateur de ce modèle devra vérifier, au vu des résultats de prévision, si d éventuelles erreurs ne se sont pas glissées et apporter des modifications nécessaires au niveau de données de base et d hypothèses. 49

53 Planification de l éducation par la simulation informatique Vous pouvez également créer des scénarios 21 et les imprimer en sélectionnant le menu EPS Simulation et le sous-menu Scenarios après avoir modifié un certain nombre de paramètres de simulation. Pour ce faire, une fois que les premiers résultats de prévision sont obtenus, cliquez sur Generate Scenario pour créer un scénario de base. Ensuite, vous retournerez sur les feuilles d hypothèses pour changer un ou plusieurs paramètres (hypothèses) avant de cliquer à nouveau sur Generate Scenario. Cela permettra de créer de suite un autre scénario. Ce modèle permet de disposer de plusieurs scénarios et de les comparer sous forme de tableau ou de graphique (Figures 9b et 10). Figure 9b. Formulaire de saisie de scénarios 21 Il faudra, dans un premier temps, établir un scénario de base qui reprenne les tendances passées du système éducatif du pays et qui simule l évolution du secteur éducatif pour atteindre les objectifs quantitatifs de la politique éducative. Ensuite, il faut élaborer des scénarios alternatifs en introduisant des hypothèses relatives aux grandes options politiques pour l amélioration du système éducatif et l utilisation optimale des ressources humaines, physiques et financières. Un de ces scénarios alternatifs sera retenu comme scénario de référence à travers le processus de consultation et de validation. Les variables indépendantes utilisées sont nombreuses. Il existe aussi des interactions entre ces variables de décision. Il est donc recommandé de ne pas modifier celles-ci simultanément car il sera difficile de mesurer l incidence spécifique de chacune de ces variables de décision. Une gestion rigoureuse des variables et de leurs interactions est donc requise. 50

54 Figure 10. Les résultats de différents scénarios de la simulation

55 Planification de l éducation par la simulation informatique Les principales composantes de EPSSim EPSSim est développé selon une approche démographique en partant du taux brut de scolarisation. Ce taux est défini comme variable de décision (indépendante) et le taux brut d admission en est la résultante. Les résultats de prévision sont donc produits en partant du TBS sur la base des données de départ. Ces données de base permettent, par leur combinaison avec les paramètres d ordre causal et temporel (hypothèses), de mesurer les implications physiques et financières de la politique éducative. Données de base La première composante du modèle EPSSim concerne les données de base. Celles-ci y sont classées par niveau d enseignement (enseignement primaire, enseignement secondaire, enseignement supérieur, etc.) et par catégorie (accès et équité, qualité et efficacité, gestion pédagogique, etc.). Tableau 4. Données de base et hypothèses Valeurs initiales de paramètres (données de base) Paramètres de simulation (hypothèses) Accès Accès 1. Population d âge scolaire 1. Taux brut de scolarisation 2. Nombre d élèves 2. Taux de rendement interne 3. Taux brut de scolarisation 3. Taux d utilisation de salles de classe 4. Nombre de groupes pédagogiques 4. Taux d utilisation d autres salles 5. Nombre de salles de classe Qualité Qualité 6. Personnel enseignant 5. Taux d encadrement des enseignants 7. Autre personnel 6. Taux de qualification des enseignants 8. Matériels d enseignement 7. Politique en matière de manuels scolaires Coûts et financement Coûts et financement 9. Salaires (y compris autres allocations) 8. Taux d accroissement du budget national 10. Dépenses ordinaires par rapport au PIB 11. Dépenses d investissements 9. Taux d accroissement éducation/budget 12. Données macro-économiques Et d autres indicateurs de temps 12.1 PIB et taux d accroissement concernant l accès, la qualité et le budget 12.2 Part du budget/pib 12.3 Part de l éducation /budget national 52

56 Un modèle de simulation L utilisateur devra remplir toutes les cellules de couleur bleu ciel des feuilles de calcul appelées Dbase1 et Dbase2 du modèle de simulation avant de passer à la prochaine étape. Si certaines données indispensables ne sont pas disponibles, le planificateur devra se mettre en contact avec les services concernés pour les rechercher. Le tableau 4 présente une sélection de données de base essentielles, dénommées ici valeurs initiales de paramètres, ainsi qu un échantillon d hypothèses de simulation utilisées dans le modèle EPSSim. Hypothèses Les hypothèses qu on peut aussi appeler variables de décision sont présentées dans le modèle EPSSim, comme pour les données de base, par niveau d enseignement et par catégorie. Les informations requises pour remplir les cellules bleu ciel devront être identifiées et saisies dans les feuilles de calcul appelées Hypo1 et Hypo2. Le tableau 5 présente une sélection de variables de décision et de résultats. Ces derniers peuvent être appelés variables dépendantes, c est-à-dire résultats de prévision, comme on le verra dans le paragraphe suivant. Tableau 5. Variables de décision et de résultat Variables indépendantes (décisions) Variables dépendantes (résultats projetés) Accès Accès 1. Taux brut de scolarisation 1. Nombre d élèves scolarisés par an 2. Taux de rendement interne 2. Taux apparent d admission par an 3. Taux d utilisation de salles de classe 3. Nombre de salles de classe par an 4. Taux d utilisation d autres salles 4. Besoins en nouvelles constructions Qualité Qualité 5. Taux d encadrement des enseignants 5. Nombre d enseignants et autres par an 6. Taux de qualification des enseignants 6. Nouveaux recrutements par an 7. Politique en matière de manuels scolaires 7. Nombre de matériels requis par an Coûts et financement Coûts et financement 8. Taux d accroissement du budget/pib 8. Salaires (et autres allocations) par an 9. Taux d accroissement budget 9. Autres dépenses ordinaires d éducation/budget national 10. Dépenses d investissements et d autres indicateurs de temps concernant l accès, la qualité et le budget 11. Gaps financiers annuels entre les projections & les capacités réelles du pays 53

57 Planification de l éducation par la simulation informatique Résultats Une fois que les données de base et les paramètres sont saisis, le modèle permettra de produire des prévisions sur les effectifs scolaires, les besoins en enseignants et personnel non-enseignant, les nouvelles constructions scolaires ainsi que les ressources financières requises pour atteindre les objectifs de la politique éducative. Ces résultats sont présentés dans les feuilles de calcul appelées Nat1 et Nat2 (Figures 11 et 12). Figure 11. Un exemple des résultats sous forme de graphique L utilisateur peut également obtenir jusqu à quatre scénarios de développement, comparer les avantages et les inconvénients de chacun et choisir un scénario de référence pour la programmation des actions de développement. 54 Conclusions Il est à noter que EPSSim v1.0 est un modèle qui concerne uniquement l éducation formelle. Cela ne veut pas dire que la simulation de l éducation non formelle n est pas possible. L importance que revêt l éducation non formelle dans certains pays pour le développement d ensemble du système éducatif peut

58 Un modèle de simulation justifier son intégration dans la simulation. Dans ce cas, il est impératif que les planificateurs lui accordent une attention spécifique, notamment la programmation plus systémique des actions de développement de ce soussecteur d éducation. Nous n avons pas inclus dans cette version d EPSSim le volet de l éducation non formelle pour plusieurs raisons, dont les principales sont les suivantes : Sur le plan technique et méthodologique, quand le planificateur sait simuler le développement de l éducation formelle, il pourra en faire de même pour le volet non formel de l éducation. Les étapes et les techniques de simulation sont les mêmes pour les deux volets formel et non formel de l éducation ; Sur le plan conceptuel des champs à couvrir par un modèle de simulation, la diversité des politiques et des pratiques nationales est telle qu il est difficile de dégager une tendance générale pour le développement de l éducation non formelle. Par exemple, certains pays considèrent que l éducation non formelle consiste à organiser des actions de formation de courte durée (de quelques semaines ou de quelques mois) alors que d autres la conçoivent comme une formation plus longue, parfois similaire à celle de l éducation formelle. Il y a aussi des pays qui veulent organiser des activités d éducation non formelle pour des diplômés de l enseignement supérieur, alors que d autres les destinent plutôt aux populations analphabètes ou déscolarisées. Nous n avons donc pas inclus le volet non formel de simulation afin d éviter de donner une image figée de ce qui est par définition variable, mouvant ou en gestation ; Sur le plan politique, il est nécessaire de définir des options et des stratégies claires sur le système d éducation non formelle avant d en concevoir la simulation. La clarification de ces politiques permettra de simuler des besoins humains, matériels et financiers à moyen et long terme et de programmer les actions de développement requis pour la réalisation des objectifs de l éducation non formelle. EPSSim v1.0, dans sa version provisoire, se veut évolutif. L UNESCO entend améliorer ce modèle de simulation afin qu il puisse s adapter aux diverses réalités nationales, grâce aux remarques et aux observations émanant de ses utilisateurs potentiels. Il y a lieu cependant de signaler qu un modèle de 55

59 Planification de l éducation par la simulation informatique simulation générique, aussi exhaustif soit-il, ne peut être utilisé comme un outil de programmation détaillée pour un système éducatif spécifique, à moins de procéder à une adaptation plus minutieuse de sa structure de base et de diversifier les données et les paramètres la concernant, jusqu au degré de détail désiré ou souhaitable. 4.3 Les conditions requises pour construire une simulation Un modèle de simulation ne peut être convenablement conçu que si deux conditions sont correctement remplies : (i) l existence d un système d information fiable ; et (ii) l énoncé relativement clair d objectifs et d options quantifiables de développement du secteur Le système d information Les simulations établies dans le cadre de l élaboration d un plan d éducation se fondent sur un ensemble de données. On doit pouvoir trouver et saisir sous forme chiffrée toutes les données pertinentes concernant les flux d élèves et d étudiants, ainsi que celles concernant les moyens humains, matériels et financiers. Pour élaborer un plan d action, il faut rassembler un grand nombre de données les concernant, les analyser en vue d élaborer des indicateurs de fonctionnement et chercher auprès des services spécialisés des données démographiques et de cadrage macro-économique, données cruciales pour l établissement de prévisions de développement de l éducation. La disponibilité des données est indispensable, au moins pour les cinq années précédant la période planifiée, de manière à pouvoir opérer des analyses significatives. Cela permet de dégager des tendances historiquement mieux documentées et d opérer des analyses plus fines. Au minimum, les données de deux années consécutives sont absolument nécessaires pour pouvoir construire des indicateurs dynamiques, notamment en ce qui concerne les flux des effectifs dans le système. Sans ces indicateurs, il ne sera pas possible de faire des simulations valables sur le développement de l éducation. Les systèmes d information, notamment dans les pays en voie de développement, connaissent généralement des lacunes en matière de données démographiques, de coût, de financement et de cadrage macroéconomique. Le 56

60 Un modèle de simulation manque d information dans ces domaines, dont l utilité stratégiques se situe respectivement en amont et en aval du processus de planification de l éducation, affaiblit la fiabilité des modèles de simulation. Les données démographiques, en particulier celles de la population scolarisable que l on veut projeter, ne sont pas toujours disponibles pour la période considérée. Dans beaucoup de pays, ces données existent, mais, le plus souvent, elles datent de plusieurs années, dans certains cas de dix ans, voire davantage. Plus les données seront récentes et détaillées, plus les projections pour une échéance rapprochée seront fiables. La non-disponibilité des données concernant les coûts, le financement et le cadrage macro-économique est un autre obstacle majeur à l établissement de simulations valables. Les éléments d information les concernant sont souvent faiblement développés et parfois carrément ignorés dans la conduite des travaux de planification de l éducation. Avant de démarrer l élaboration d un modèle de simulation il faut s assurer de leur disponibilité Des objectifs de développement clairs Un modèle de simulation est basé sur des données, mais aussi sur des objectifs de politique éducative. La simulation en planification de l éducation s effectue dans un contexte de politique éducative qui définit des orientations, des principes, des objectifs quantitatifs, des options pédagogiques et des choix en matière d organisation et de gestion des services éducatifs. Ces options et ces choix portent généralement sur la régulation des flux d élèves, sur les politiques de formation, de recrutement et de rémunération des enseignants, sur les programmes scolaires, sur l utilisation des infrastructures et des personnels, etc. Ils doivent être définis au préalable en vue de leur intégration dans la simulation. En général, les nouvelles options de politique éducative sont identifiées à l issue du diagnostic du secteur de l éducation, c est-à-dire au terme de l analyse sectorielle. La disponibilité des données permet d analyser l évolution du passé pour en déduire les tendances lourdes, alors qu un modèle de simulation part de l analyse de ces tendances pour dégager des options nouvelles et affiner les objectifs pour le futur. Il va au-delà des constats concernant la réalité présente de fonctionnement du système en modifiant et/ou en introduisant de nouvelles variables et des hypothèses de développement qui sont la conséquence des options retenues par la nouvelle politique éducative. 57

61 Planification de l éducation par la simulation informatique Au cas où les orientations et les objectifs politiques ne sont pas clairement définies, il devient nécessaire d entreprendre des investigations préalablement à l établissement des simulations. Des enquêtes et des recherches thématiques sont alors conduites dans les domaines concernés pour fournir des éléments d appréciation sur la base desquels les orientations et les objectifs de développement seront mieux précisés. Par exemple, les facteurs influant sur le parcours et la performance scolaire des élèves sont importants à connaître pour définir les objectifs visant l amélioration de la qualité du système et procéder à leur transcription en paramètres de scénario de développement. 58

62 Figure 12. Tableau présentant le récapitulatif des projections

63 5. Conclusions La simulation a pris sa place comme un outil incontournable de planification qui permet de traduire les objectifs politiques en termes quantitatifs pour faciliter la prise de décision dans le secteur de l éducation. Elle permet aussi de disposer des informations les plus utiles concernant l évolution probable des dépenses et des besoins financiers résultant du développement de l éducation. Grâce à la simulation, on peut ainsi obtenir une vision systémique du devenir d un système éducatif. L intérêt de cette vision réside dans l articulation des différents ordres d enseignements du système en termes d options stratégiques et de mise en place des ressources humaines, pédagogiques et financières. Dans le contexte macro-économique d un pays et de ses possibilités de financement, la simulation permet de formuler des politiques éducatives cohérentes selon une optique de hiérarchisation des axes stratégiques et des actions prioritaires. La simulation fournit aux décideurs politiques le moyen de préciser le cadrage budgétaire sectoriel et les plafonds sous-sectoriels dans le souci d assurer un développement harmonieux du système. L expression financière de cette volonté se traduit par des clés de répartition des ressources entre niveaux d enseignement et/ou par rubrique à l intérieur d un même niveau. Bien que les possibilités offertes par un modèle de simulation soient nombreuses, on ne peut cependant pas oublier d en souligner les limites. Quels que soient le nombre et la qualité des paramètres utilisés, toute simulation est avant tout une prévision virtuelle. Elle fournit des indications chiffrées sur l évolution probable d un système à une échéance donnée, mais ne permet pas de tenir compte de tous les paramètres internes et externes qui agissent sur le développement de l éducation, et encore moins des aléas socioéconomiques à 61

64 Planification de l éducation par la simulation informatique caractère imprévisible. Une gestion rigoureuse du modèle, notamment la mise à jour régulière des données de base, des paramètres et des résultats, permettront de réduire la marge d incertitude. Malgré ces limites, le modèle de simulation constitue un outil puissant de prospective, de planification stratégique et de programmation du développement d un système éducatif. Son avantage premier réside dans le fait qu il apporte une vision relativement complète et puissamment documentée du devenir d un système éducatif. La simulation éclaire sur les éventuels dysfonctionnements et dérapages que l on ne peut prévoir autrement et qui ont parfois des conséquences graves sur les performances et le potentiel de développement de l éducation. En définitive, l utilité d un modèle de simulation se situe à quatre niveaux: (a) il oblige à rechercher les données les plus pertinentes et les plus fiables et à chiffrer les décisions politiques et les choix pédagogiques; (b) il permet de se représenter la dynamique de l évolution du système sous ses aspects humains, techniques, physiques et budgétaires et d'évaluer les effets de différentes décisions de la politique éducative ; (c) il fournit des éléments d appréciation objectifs facilitant le dialogue sur les conséquences quantitatives, qualitatives et financières des décisions politiques ; (d) régulièrement mis à jour, il permet d éviter les dysfonctionnements et les dérives de pilotage du développement du système éducatif. 62

65 Références bibliographiques DUVIEUSART, B SIMEDUC 1.1, Un modèle de simulation du développement de systèmes d éducation. (Documents de travail). Paris, UNESCO. JALLADE, L. ; RADI, M. ; CUENIN, S Politiques et programmes nationaux d éducation face à la coopération internationale : Quel rôle pour l UNESCO? (Politiques et stratégies d éducation, ED-2001/WS/5.). Paris, UNESCO. MCGINN, N. F Computer Simulations and Policy Analysis. Dans : TechKnowLogia, January/February 2001, Knowledge Enterprise Inc. UNESCO, Un modèle de simulation pour le développement du système éducatif malien dans les années UNESCO / Programme décennal de développement de l éducation au Mali (PRODEC), Paris / Bamako, UNESCO. 63

66 Annexes : Exemple de projections d un modèle de simulation 65

67 Annexe 1. Récapitulatifs des résultats de projection pour les enseignements primaire et secondaire : Effectifs scolaires et besoins en personnels enseignant et non-enseignant, en constructions et en matériels didactiques A. Effectifs scolaires 2000/ / / / / / / / / / /11 A1. Élèves du primaire Public Garçons Filles Privé Garçons Filles Total Garçons Filles Taux brut de scolarisation 67% 70% 72% 75% 77% 80% 83% 86% 89% 92% 95% Garçons 70% 72% 74% 76% 79% 81% 84% 86% 89% 92% 95% Filles 65% 68% 70% 73% 76% 79% 82% 85% 88% 92% 95% A2. Élèves du secondaire 1er cycle A2.1. Général 1C Public Garçons Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons

68 2000/ / / / / / / / / / /11 Filles A2.2. Technique 1C Public Garçons Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons Filles A2.3. Professionnel 1C Public Garçons Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons Filles Taux brut de scolarisation 32% 32% 32% 32% 32% 32% 34% 37% 41% 44% 46% Garçons 32% 32% 33% 33% 33% 32% 35% 38% 42% 44% 47% Filles 31% 31% 31% 31% 31% 31% 33% 37% 40% 43% 46% A3. Élèves du secondaire du 2e cycle A3.1. Général 2C Public Garçons

69 2000/ / / / / / / / / / /11 Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons Filles A3.2. Technique 2C Public Garçons Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons Filles A3.3. Pédagogique 2C Public Garçons Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons Filles A3.4. Professionnel 2C Public

70 2000/ / / / / / / / / / /11 Garçons Filles Privé Garçons Filles S/Total Garçons Filles B. Personnels enseignant et non-enseignant 2000/ / / / / / / / / / /11 B1. Enseignement primaire B1.1. Primaire public Besoins en nouveaux maîtres Nombre de maîtres nécessaires Instituteurs sous statut Catégorie Catégorie Instituteurs sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en nouveaux non enseignants Nombre des non enseignants B1.2. Primaire privé Besoins en nouveaux maîtres Nombre de maîtres nécessaires

71 2000/ / / / / / / / / / /11 Instituteurs sous statut Catégorie Catégorie Instituteurs sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en nouveaux non enseignants Nombre des non enseignants B1.3. Primaire Total Besoins en nouveaux maîtres Nombre de maîtres nécessaires Instituteurs sous statut Catégorie Catégorie Instituteurs sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en nouveaux non enseignants Nombre des non enseignants B2. Enseignement secondaire 1er cycle B2.1. 1er cycle public Besoins en nouveaux enseignants Nombre d'enseignants nécessaires Enseignants sous statut Enseignants sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en d'autres personnels

72 2000/ / / / / / / / / / /11 Nombre d'autres personnels nécessaires Besoins en Assistants techniques Nombre Assistants techniques Besoins en Personnel d'encadrement Nombre Personnel d'encadrement Besoins en Ouvriers et autres Nombre Ouvriers et autres B2.2. 1er cycle privé Besoins en nouveaux enseignants Nombre d'enseignants nécessaires Enseignants sous statut Enseignants sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en d'autres personnels Nombre d'autres personnels nécessaires Besoins en Assistants techniques Nombre Assistants techniques Besoins en Personnel d'encadrement Nombre Personnel d'encadrement Besoins en Ouvriers et autres Nombre Ouvriers et autres B2.3. 1er cycle Total Besoins en nouveaux enseignants Nombre d'enseignants nécessaires Enseignants sous statut Enseignants sous contrat

73 2000/ / / / / / / / / / /11 Catégorie Catégorie Besoins en d'autres personnels Nombre d'autres personnels nécessaires Besoins en Assistants techniques Nombre Assistants techniques Besoins en Personnel d'encadrement Nombre Personnel d'encadrement Besoins en Ouvriers et autres Nombre Ouvriers et autres B3. Enseignement secondaire 2e cycle B3.1. 2e cycle public Besoins en nouveaux enseignants Nombre d'enseignants nécessaires Enseignants sous statut Enseignants sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en d'autres personnels Nombre d'autres personnels nécessaires Besoins en Assistants techniques Nombre Assistants techniques Besoins en Personnel d'encadrement Nombre Personnel d'encadrement Besoins en Ouvriers et autres Nombre Ouvriers et autres B3.2. 2e cycle privé Besoins en nouveaux enseignants

74 2000/ / / / / / / / / / /11 Nombre d'enseignants nécessaires Enseignants sous statut Enseignants sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en d'autres personnels Nombre d'autres personnels nécessaires Besoins en Assistants techniques Nombre Assistants techniques Besoins en Personnel d'encadrement Nombre Personnel d'encadrement Besoins en Ouvriers et autres Nombre Ouvriers et autres B3.3. 2e cycle Total Besoins en nouveaux enseignants Nombre d'enseignants nécessaires Enseignants sous statut Enseignants sous contrat Catégorie Catégorie Besoins en d'autres personnels Nombre d'autres personnels nécessaires Besoins en Assistants techniques Nombre Assistants techniques Besoins en Personnel d'encadrement Nombre Personnel d'encadrement Besoins en Ouvriers et autres Nombre Ouvriers et autres

75 C. Manuels scolaires et guides pour enseignants 2000/ / / / / / / / / / /11 Hypothèse 1 : un livre par matière, par an et par élève C1.1. Enseignement primaire C Primaire public Manuels scolaires Guides du maître C Primaire privé Manuels scolaires Guides du maître C Primaire Total Manuels scolaires Guides du maître C1.2. Enseignement secondaire 1er cycle C er cycle public Manuels scolaires Guides Enseignant C er cycle privé Manuels scolaires Guides Enseignant C er cycle Total Manuels scolaires Guides Enseignant C1.3. Enseignement secondaire 2e cycle C e cycle public Manuels scolaires

76 2000/ / / / / / / / / / /11 Guides Enseignant C e cycle privé Manuels scolaires Guides Enseignant C e cycle Total Manuels scolaires Guides Enseignant Hypothèse 2 : un livre par matière et par élève, la durée du livre étant de trois à quatre ans C2.1. Enseignement primaire C Primaire public Manuels scolaires Guides du maître C Primaire privé Manuels scolaires Guides du maître C Primaire Total Manuels scolaires Guides du maître C2.2. Enseignement secondaire 1er cycle C er cycle public Manuels scolaires Guides Enseignant C er cycle privé Manuels scolaires Guides Enseignant C er cycle Total Manuels scolaires Guides Enseignant

77 2000/ / / / / / / / / / /11 C2.3. Enseignement secondaire 2e cycle C e cycle public Manuels scolaires Guides Enseignant C e cycle privé Manuels scolaires Guides Enseignant C e cycle Total Manuels scolaires Guides Enseignant D. Salles de classe et autres salles spécialisées 2000/ / / / / / / / / / /11 D1. Enseignement primaire D1.1. Primaire public Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) D1.2. Primaire privé Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) D1.3. Primaire Total 77

78 2000/ / / / / / / / / / /11 Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) D2. Enseignement secondaire 1er cycle D2.1. 1er cycle public Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) Nombre de laboratoires (Lab) Lab à construire par an (apparents) Lab à construire (réel cumulé) Lab construites par an (mise à jour) Lab à construire (cumulé Gap) D2.2. 1er cycle privé Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) Nombre de laboratoires (Lab) Lab à construire par an (apparents) Lab à construire (réel cumulé) Lab construites par an (mise à jour) Lab à construire (cumulé Gap) D2.3. 1er cycle Total Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents)

79 2000/ / / / / / / / / / /11 SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) Nombre de laboratoires (Lab) Lab à construire par an (apparents) Lab à construire (réel cumulé) Lab construites par an (mise à jour) Lab à construire (cumulé Gap) D3. Enseignement secondaire 2e cycle D3.1. 2e cycle public Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) Nombre de laboratoires (Lab) Lab à construire par an (apparents) Lab à construire (réel cumulé) Lab construites par an (mise à jour) Lab à construire (cumulé Gap) D3.2. 2e cycle privé Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) Nombre de laboratoires (Lab) Lab à construire par an (apparents) Lab à construire (réel cumulé) Lab construites par an (mise à jour) Lab à construire (cumulé Gap)

80 2000/ / / / / / / / / / /11 D3.3. 2e cycle Total Nombre de salles de classe (SdC) SdC à construire par an (apparents) SdC à construire (réel cumulé) SdC construites par an (mise à jour) SdC à construire (cumulé Gap) Nombre de laboratoires (Lab) Lab à construire par an (apparents) Lab à construire (réel cumulé) Lab construites par an (mise à jour) Lab à construire (cumulé Gap)

81 Annexe 2 : Récapitulatifs des résultats des projections financières pour tout le secteur de l éducation, y compris l enseignement supérieur Indice du salaire (augmentation annuelle) 2000/ / / / / / / / / / /11 100% 104% 108% 113% 118% 122% 128% 133% 138% 144% 150% A. Enseignement primaire (public) 2000/ / / / / / / / / / /11 Coûts récurrents Coûts unitaires 1.1 Enseignants (émoluments, etc.) Catégorie Catégorie Catégorie Catégorie Autres dépenses de personnel Administration 2% Personnel d'encadrement 3% Personnel non enseignant Matériel didactique Livres scolaires 0, Guides du Maître 0, Autres dépenses de fonctionnement Maintenance

82 2000/ / / / / / / / / / /11 Eau et électricité Divers Sous total Constructions et autres investissements Constructions Équipement Autres frais de maintenance Total Primaire public B. Enseignement secondaire 1er cycle (public) 2000/ / / / / / / / / / /11 Coûts récurrents 2.1 Enseignants (émoluments, etc.) Enseignants sous statut Contractuels tps plein Contractuels tps partiel Assistants techniques Autres dépenses de personnel Administratifs Personnel d'encadrement 3% Ouvriers Matériel didactique Livres scolaires 0, Guides enseignants 0,

83 2000/ / / / / / / / / / / Autres dépenses de fonctionnement Maintenance Eau et électricité Divers Sous total Constructions et autres investissements Constructions Équipement Autres frais de maintenance Total Secondaire 1er cycle C. Enseignement secondaire 2e cycle (public) 2000/ / / / / / / / / / /11 Coûts récurrents 3.1 Enseignants (émoluments, etc.) Enseignants sous statut Contractuels tps plein Contractuels tps partiel Assistants techniques Autres dépenses de personnel Administratifs Personnel d'encadrement 3% Ouvriers Matériel didactique Livres scolaires 0,

84 2000/ / / / / / / / / / /11 Guides enseignants 0, Autres dépenses de fonctionnement Maintenance Eau et électricité Divers Sous total Constructions et autres investissements Constructions Équipement Autres frais de maintenance Total Secondaire 2e cycle D. Enseignement supérieur 2000/ / / / / / / / / / /11 Coûts récurrents 4.1 Enseignants (émoluments, etc.) Enseignants sous statut Contractuels tps plein Contractuels tps partiel Assistants techniques Autres dépenses de personnel Administratifs Personnel d'encadrement 3% Ouvriers Matériel didactique

85 2000/ / / / / / / / / / /11 Livres pour étudiants 0, Guides enseignants 1, Autres dépenses de fonctionnement Maintenance Eau et électricité Divers Sous total Constructions et autres investissements Constructions Équipement Autres frais de maintenance Bourses d'études Dans le pays 0, Dans la région 0, A l'étranger 0, Total Supérieur E. Autres charges 2000/ / / / / / / / / / / Cabinet du Ministre Personnel Matériel Administrations régionales Subventions (enseignement privé)

86 2000/ / / / / / / / / / /11 Subventions (enseignement primaire) Subventions (secondaire 1er cycle) Subventions (secondaire 2e cycle) Subventions (supérieur) Autres, etc. 3% Total Autres charges F. Coûts totaux et écarts budgétaires 2000/ / / / / / / / / / /11 Coûts totaux Coûts récurrents Investissements Répartition des coûts (%) Éducation préscolaire Enseignement primaire (public) 48% 51% 52% 52% 53% 50% 49% 49% 48% 48% 42% Enseignement secondaire 1er cycle (public) 19% 20% 19% 18% 18% 23% 26% 26% 24% 23% 25% Enseignement secondaire 2e cycle (public) 8% 9% 9% 10% 10% 9% 9% 9% 12% 14% 15% Enseignement supérieur (public) 11% 6% 6% 7% 7% 6% 5% 5% 5% 5% 5% Autres charges 14% 14% 14% 13% 13% 12% 11% 11% 11% 11% 12% Total 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 86

87 2000/ / / / / / / / / / /11 Budgets prévisionnels PIB 5% Budget d'état 0,4% Budget à l'éducation 0,4% Coûts du modèle de simulation Gap Budget prév. & Modèle SIM % du Gap Budget prév. & Modèle SIM -27% -30% -30% -37% -45% -60% -73% -86% -95% -110% -97% Coûts unitaires (public) 46,4 47,2 47,4 50,2 53,7 59,7 63,8 66,9 68,7 72,4 66,2 Primaire public 23,4 25,2 25,6 27,0 28,9 29,7 31,3 33,3 34,4 36,3 30,0 Secondaire 1er cycle public 31,8 34,8 34,7 35,1 37,7 56,1 66,5 68,4 62,9 63,6 65,8 Secondaire 2e cycle public 66,7 71,1 72,0 77,4 79,0 82,1 81,8 87,1 112,0 124,3 118,6 Supérieur public 322,2 159,2 140,9 168,4 174,9 159,1 143,6 141,3 153,2 165,3 164,7 87

88 Planification de l éducation par la simulation informatique Parus dans cette collection : 1. Politiques et programmes nationaux d éducation face à la coopération internationale Lucila Jallade, Mohamed Radi et Serge Cuenin 2. Le droit à l éducation : analyse des instruments normatifs de l UNESCO Yves Daudet et Kishore Singh

pas de santé sans ressources humaines

pas de santé sans ressources humaines Résumé Une vérité universelle : pas de santé sans ressources humaines + alliance mondiale pour les personnels de santé Résumé Objectif Le présent rapport est destiné à éclairer les débats du troisième

Plus en détail

PROMISAM - II. Formation en Suivi /Evaluation des Plans de Sécurité Alimentaire 2009

PROMISAM - II. Formation en Suivi /Evaluation des Plans de Sécurité Alimentaire 2009 Présidence de la République Commissariat à la Sécurité Alimentaire APCAM/MSU/USAID Projet de Mobilisation des Initiatives en matière de Sécurité Alimentaire au Mali Phase II (PROMISAM - II) PROMISAM -

Plus en détail

Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014

Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014 Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014 Déclaration finale de la Réunion mondiale sur l EPT 2014 Accord de Mascate Préambule 1. Nous, ministres, chefs de délégations,

Plus en détail

L ANALYSE COUT-EFFICACITE

L ANALYSE COUT-EFFICACITE L ANALYSE COUT-EFFICACITE 1 Pourquoi utiliser cet outil en évaluation? L analyse coût-efficacité est un outil d aide à la décision. Il a pour but d identifier la voie la plus efficace, du point de vue

Plus en détail

PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO

PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO ELABORATION D UN PLAN DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL Par : LEGONOU François, Directeur SYDEL AFRIQUE, Consultant En guise d introduction La décentralisation

Plus en détail

Le contenu de cette publication a été préparé par le ministère des Transports.

Le contenu de cette publication a été préparé par le ministère des Transports. Le contenu de cette publication a été préparé par le ministère des Transports. Cette publication a été produite par la Direction du soutien aux opérations Ministère des Transports 700, boul. René-Lévesque

Plus en détail

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008)

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008) Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008) Excellences, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Chers amis, Quelles méthodes, quels instruments pour

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social Nations Unies ECE/CECI/2015/4 Conseil économique et social Distr. générale 30 juin 2015 Français Original : anglais Commission économique pour l Europe Comité de la coopération et de l intégration économiques

Plus en détail

Consultation sur le projet de mise à jour des indicateurs PEFA, 7 août 2014

Consultation sur le projet de mise à jour des indicateurs PEFA, 7 août 2014 Consultation sur le projet de mise à jour des indicateurs PEFA, 7 août 2014 Madame, Monsieur Le Programme «Dépenses publiques et Responsabilité financière» (PEFA), lancé en 2001, a mis en place un cadre

Plus en détail

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Ligne directrice Objet : Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Date : Introduction La simulation de crise

Plus en détail

Système d Information pour la Gestion de l Education (S.I.G.E.)

Système d Information pour la Gestion de l Education (S.I.G.E.) RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL Un Peuple Un But Une Foi Ministère de l Education nationale Système d Information pour la Gestion de l Education (S.I.G.E.) Plan de présentation I. Nécessité d un Système d Information

Plus en détail

Commentaires sur le projet de lignes directrices (G3) pour l évaluation de la durabilité de la Global Reporting Initiative

Commentaires sur le projet de lignes directrices (G3) pour l évaluation de la durabilité de la Global Reporting Initiative Le 28 mars 2006 Commentaires sur le projet de lignes directrices (G3) pour l évaluation de la durabilité de la Global Reporting Initiative Nous sommes heureux d avoir l occasion de présenter nos commentaires

Plus en détail

Modèles de profils de poste et de termes de référence pour les principales tâches de suivi-évaluation

Modèles de profils de poste et de termes de référence pour les principales tâches de suivi-évaluation Annexe E Modèles de profils de poste et de termes de référence pour les principales tâches de suivi-évaluation Pour une gestion orientée vers l'impact Guide pratique de S&E des projets Table des matières

Plus en détail

Une école adaptée à tous ses élèves

Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS Une école adaptée à tous ses élèves PLAN D'ACTION EN MATIÈRE D'ADAPTATION SCOLAIRE Québec Ministère de l'éducation Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/5/7 REV. ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 21 JUILLET 2010 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Cinquième session Genève, 26 30 avril 2010 PROJET RELATIF À LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Plus en détail

PHP 2 Pratique en santé publique fondée sur des données probantes

PHP 2 Pratique en santé publique fondée sur des données probantes PHP 2 Pratique en santé publique fondée sur des données probantes But Les professionnels de la santé publique suivent de plus en plus une approche fondée sur des données probantes lorsqu il s agit de planifier,

Plus en détail

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N 05

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N 05 8 Article 1er. Le présent décret a pour objet de modifier le décret exécutif n 11-19 du 20 Safar 1432 correspondant au 25 janvier 2011, susvisé. Art. 2. La dénomination de la «direction de wilaya de l'industrie,

Plus en détail

Gestion budgétaire et financière

Gestion budgétaire et financière Élaboration et suivi de la programmation budgétaire Exécution budgétaire et comptable Aide au pilotage et contrôle financier externe Expertise financière et juridique Ministère de la Culture et de la Communication

Plus en détail

Nouvelle stratégie européenne d action pour la jeunesse «Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser»

Nouvelle stratégie européenne d action pour la jeunesse «Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser» Nouvelle stratégie européenne d action pour la jeunesse «Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser» Odile Quintin Directrice générale de la DG Education et Culture Commission européenne Bruxelles,

Plus en détail

La culture du résultat au sein des systèmes statistiques nationaux des Etats membres d AFRISTAT

La culture du résultat au sein des systèmes statistiques nationaux des Etats membres d AFRISTAT La culture du résultat au sein des systèmes statistiques nationaux des Etats membres d AFRISTAT SOMMAIRE Introduction... 2 I. Aperçu sur le fondement de la gestion axée sur les résultats... 3 1.1. De nouveaux

Plus en détail

Promulgue la loi dont la teneur suit : TITRE I

Promulgue la loi dont la teneur suit : TITRE I Loi n 98-11 du 29 Rabie Ethani 1419 correspondant au 22 août 1998 portant loi d Orientation et de Programme à Projection Quinquennale sur la Recherche Scientifique et le Développement Technologique 1998-2002

Plus en détail

INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES. Guide d étude

INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES. Guide d étude INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES Guide d étude Sous la direction de Olga Mariño Télé-université Montréal (Québec) 2011 INF 1250 Introduction aux bases de données 2 INTRODUCTION Le Guide d étude

Plus en détail

L audit de communication interne

L audit de communication interne A faire suivre à : retour à : L audit de Problématique La décision de lancer un audit répond à une volonté politique. Celle-ci s inscrit souvent dans le cadre d une conjoncture spécifique : restructuration

Plus en détail

Manuel de recherche en sciences sociales

Manuel de recherche en sciences sociales Résumé de QUIVY R; VAN CAMPENHOUDT L. 95, "Manuel de recherches en sciences sociales", Dunod Cours de TC5 du DEA GSI de l intergroupe des écoles Centrales 11/2002 Manuel de recherche en sciences sociales

Plus en détail

ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES

ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES PPB-2006-8-1-CPA ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES Introduction 0. Base légale 1. Le contrôle interne 1.1. Définition et éléments constitutifs 1.2. Mesures

Plus en détail

THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES DANS LES PLANS NATIONAUX ET RÉGIONAUX DE DÉVELOPPEMENT»

THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES DANS LES PLANS NATIONAUX ET RÉGIONAUX DE DÉVELOPPEMENT» ATELIER UNION AFRICAINE / COMMUNAUTÉS ECONOMIQUE RÉGIONALES SUR LE COMMERCE DES SERVICES EN COLLABORATION AVEC JEICP ET LA BAD 29-30 MARS 2012, LUSAKA (ZAMBIE) THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES

Plus en détail

Conception des projets de coopération technique de l AIEA à l aide de la méthodologie du cadre logique

Conception des projets de coopération technique de l AIEA à l aide de la méthodologie du cadre logique Conception des projets de coopération technique de l AIEA à l aide de la méthodologie du cadre logique Guide pratique www.iaea.org/technicalcooperation Table des matières 1. INTRODUCTION... 1 2. PROGRAMME

Plus en détail

Elaboration et Suivi des Budgets

Elaboration et Suivi des Budgets Elaboration et Suivi des Budgets 1 1- La Notion Du contrôle de Gestion 2- La Place du Contrôle de Gestion dans le système organisationnel 3- La Notion des Centres de responsabilité 4- La procédure budgétaire

Plus en détail

Association CARRE GEO & ENVIRONNEMENT

Association CARRE GEO & ENVIRONNEMENT Association CARRE GEO & ENVIRONNEMENT GUIDE PRATIQUE D INTEGRATION DES ASPECTS LIES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LA CONCEPTION, L ELABORATION, LA MISE EN ŒUVRE ET LE SUIVI DES PLANS DE DEVELOPPEMENT

Plus en détail

Expert International en Gestion des ressources en eau Coresponsable - Maroc

Expert International en Gestion des ressources en eau Coresponsable - Maroc Agence belge de développement, la CTB mobilise ses ressources et son expertise pour éliminer la pauvreté dans le monde. Contribuant aux efforts de la Communauté internationale, la CTB agit pour une société

Plus en détail

Présentation du projet de jumelage

Présentation du projet de jumelage MISE EN PLACE D UN CADRE DE POLITIQUE MONÉTAIRE AXÉ SUR LE CIBLAGE D INFLATION À LA BANQUE CENTRALE DE TUNISIE Présentation du projet de jumelage Mohamed Salah SOUILEM Directeur Général de la Politique

Plus en détail

Opérations entre apparentés

Opérations entre apparentés exposé-sondage CONSEIL SUR LA COMPTABILITÉ DANS LE SECTEUR PUBLIC PROJET DE NORMES COMPTABLES Opérations entre apparentés Septembre 2012 DATE LIMITE DE RÉCEPTION DES COMMENTAIRES : LE 21 NOVEMBRE 2012

Plus en détail

Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats

Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats Rapport du Secrétaire général Résumé Lors du Sommet mondial de septembre 2005, les dirigeants des pays

Plus en détail

Structure typique d un protocole de recherche. Préparé par Johanne Desrosiers dans le cadre d une formation au réseau FORMSAV

Structure typique d un protocole de recherche. Préparé par Johanne Desrosiers dans le cadre d une formation au réseau FORMSAV Structure typique d un protocole de recherche Préparé par Johanne Desrosiers dans le cadre d une formation au réseau FORMSAV Introduction Planification et développement d une proposition de recherche Étape

Plus en détail

Université de Haute Alsace. Domaine. Sciences Humaines et Sociales. MASTER Mention Éducation, Formation, Communication UHA, ULP, Nancy 2

Université de Haute Alsace. Domaine. Sciences Humaines et Sociales. MASTER Mention Éducation, Formation, Communication UHA, ULP, Nancy 2 Centre Universitaire de Formation des Enseignants & des Formateurs Laboratoire Interuniversitaire de Sciences de l Education et de la Communication Université de Haute Alsace Domaine Sciences Humaines

Plus en détail

Le Cadre de Dépenses à Moyen Terme. Définition et principes généraux

Le Cadre de Dépenses à Moyen Terme. Définition et principes généraux Le Cadre de Dépenses à Moyen Terme Définition et principes généraux Définition du CDMT Le CDMT est un instrument de programmation triennal glissant permettant de placer la gestion budgétaire dans une perspective

Plus en détail

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL 1 REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d un mandat

Plus en détail

Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA)

Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA) Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA) PLACE ET RÔLE DE L ADMINISTRATION - DE LA FONCTION PUBLIQUE - DANS LA MISE EN ŒUVRE DES MISSIONS DE L ETAT ET DE LA VISION NATIONALE DE DEVELOPPEMENT

Plus en détail

PLACE DE L ASSURANCE PRIVEE DANS LA MISE EN ŒUVRE D UNE ASSURANCE MALADIE DITE UNIVERSELLE

PLACE DE L ASSURANCE PRIVEE DANS LA MISE EN ŒUVRE D UNE ASSURANCE MALADIE DITE UNIVERSELLE PLACE DE L ASSURANCE PRIVEE DANS LA MISE EN ŒUVRE D UNE ASSURANCE MALADIE DITE UNIVERSELLE 37 ème Assemblée Générale de la FANAF YAOUDE (CAMEROUN) 23-28 Février 1 ASSURANCE MALADIE 2 - Un des principaux

Plus en détail

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde Fiche prolongement 6 Du lien entre environnement et développement au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde 20% de la population mondiale consomme 87 % des ressources

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Se former à l IIPE en planification & gestion de l éducation

Se former à l IIPE en planification & gestion de l éducation Institut international de planification de l éducation (IIPE) Un centre d excellence international en planification de l éducation Se former à l IIPE en planification & gestion de l éducation Votre formation

Plus en détail

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Mai 2010 POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Direction Générale des Statistiques Ministère de l Economie, du Commerce, de l Industrie et du Tourisme Pourquoi le Gabon a-t-il besoin

Plus en détail

Le système d accréditation n est pas un système basé sur la conformité à la. de ce fait, il se différencie

Le système d accréditation n est pas un système basé sur la conformité à la. de ce fait, il se différencie Système d accreditation des organismes de formation Origine, objectifs et méthodologie du système d accréditation Carlos Capela Coordinateur du projet INOFOR - Institut pour l innovation dans la formation

Plus en détail

La création d une agence autonome présenterait les avantages et inconvénients suivants, recensés à travers l étude:

La création d une agence autonome présenterait les avantages et inconvénients suivants, recensés à travers l étude: RÉSUMÉ Contexte de l étude Le 4 septembre 2003, le Parlement européen a adopté une résolution contenant des recommandations à la Commission sur les langues européennes régionales et moins répandues les

Plus en détail

PRESENTATION GENERALE DU MASTER MAITRISE D OUVRAGE PUBLIQUE ET PRIVEE

PRESENTATION GENERALE DU MASTER MAITRISE D OUVRAGE PUBLIQUE ET PRIVEE PRESENTATION GENERALE DU MASTER MAITRISE D OUVRAGE PUBLIQUE ET PRIVEE 1. Règlement des études Habilité par arrêté du Ministère français de l Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Master «Maîtrise

Plus en détail

Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme

Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme Déposé à la Commission de l aménagement du territoire de l Assemblée nationale du Québec Dans le cadre

Plus en détail

GÉREZ VOTRE RELATION CLIENT SANS QUITTER MICRO SOFT OUTLOOK

GÉREZ VOTRE RELATION CLIENT SANS QUITTER MICRO SOFT OUTLOOK Face à l évolution rapide des marchés, les entreprises doivent continuellement reconsidérer leurs axes de développement et leurs stratégies commerciales. Les sollicitations permanentes des concurrents

Plus en détail

Le point de vue de l UNSA

Le point de vue de l UNSA Le point de vue de l UNSA La GPEC, une opportunité pour le dialogue social dans l entreprise La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est devenue objet de négociation dans l entreprise

Plus en détail

Modélisation de la réforme des pensions

Modélisation de la réforme des pensions Modèle PROST de la Banque Mondiale Modélisation de la réforme des pensions Mécanisme de simulation des options de réforme des retraites, de la Banque Mondiale L es politiques de pension d aujourd hui peuvent

Plus en détail

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 13.5.2015 COM(2015) 265 final Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 et portant avis du Conseil

Plus en détail

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 16 décembre 2014 à 14 h 30 «Actualisation des projections» Document N 5 Document de travail, n engage pas le Conseil Tests de sensibilité des projections

Plus en détail

Lettre de mission. Services de consultant pour une évaluation à mi-parcours de la Stratégie de l UIP 2012-2017

Lettre de mission. Services de consultant pour une évaluation à mi-parcours de la Stratégie de l UIP 2012-2017 UNION INTERPARLEMENTAIRE INTER-PARLIAMENTARY UNION 5, CHEMIN DU POMMIER CASE POSTALE 330 1218 LE GRAND-SACONNEX / GENÈVE (SUISSE) Lettre de mission Services de consultant pour une évaluation à mi-parcours

Plus en détail

PROGRAMME DE MANAGEMENT DES ORGANISATIONS

PROGRAMME DE MANAGEMENT DES ORGANISATIONS PROGRAMME DE MANAGEMENT DES ORGANISATIONS Cycle terminal de la série sciences et technologies du management et de la gestion I. INDICATIONS GÉNÉRALES L enseignement de management des organisations vise

Plus en détail

LA GESTION DE PROJET INFORMATIQUE

LA GESTION DE PROJET INFORMATIQUE Structurer, assurer et optimiser le bon déroulement d un projet implique la maîtrise des besoins, des objectifs, des ressources, des coûts et des délais. Dans le cadre de la gestion d un projet informatique

Plus en détail

Plan de travail du Bureau de l audit et de la surveillance du FIDA pour 2011

Plan de travail du Bureau de l audit et de la surveillance du FIDA pour 2011 Cote du document: EB 2010/101/R.41 Point de l'ordre du jour: 17 b) Date: 9 novembre 2010 Distribution: Publique Original: Anglais F Plan de travail du Bureau de l audit et de la surveillance du FIDA pour

Plus en détail

Responsable d agence

Responsable d agence Responsable d agence La filière certifications de l afpols l école L afpols conçoit et met en œuvre depuis plus de 20 ans des cycles de formations qualifiantes pour répondre aux besoins de professionnaliser

Plus en détail

LA GESTION DE PROJET INFORMATIQUE

LA GESTION DE PROJET INFORMATIQUE LA GESTION DE PROJET INFORMATIQUE Lorraine Structurer, assurer et optimiser le bon déroulement d un projet implique la maîtrise des besoins, des objectifs, des ressources, des coûts et des délais. Dans

Plus en détail

Burkina Faso Profil pays EPT 2014

Burkina Faso Profil pays EPT 2014 Burkina Faso Profil pays EPT 14 Contexte général Situé au cœur de l Afrique occidentale, dans la boucle du Niger, le Burkina Faso est l un pays des pays les plus peuplés de la sous-région Ouest-africaine

Plus en détail

BTS MANAGEMENT DES UNITES COMMERCIALES GUIDE DU TUTEUR

BTS MANAGEMENT DES UNITES COMMERCIALES GUIDE DU TUTEUR BTS MANAGEMENT DES UNITES COMMERCIALES GUIDE DU TUTEUR Vous êtes tuteur d un étudiant en BTS management des unités commerciales. Ce guide vous est destiné : il facilite votre préparation de l arrivée du

Plus en détail

Quels outils pour prévoir?

Quels outils pour prévoir? modeledition SA Quels outils pour prévoir? Les modèles de prévisions sont des outils irremplaçables pour la prise de décision. Pour cela les entreprises ont le choix entre Excel et les outils classiques

Plus en détail

Pilotage de la masse salariale Déploiement de l outil de budgétisation

Pilotage de la masse salariale Déploiement de l outil de budgétisation Pilotage de la masse salariale Déploiement de l outil de budgétisation par Jean-Michel de Guerdavid, expert pour l AFRITAC de l Ouest 1 Présentation de l outil de budgétisation 1. Utilisation de l outil

Plus en détail

MEMORANDUM POSITIONNEMENT DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE SENEGALAISE SUR LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE

MEMORANDUM POSITIONNEMENT DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE SENEGALAISE SUR LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE MEMORANDUM MEMORANDUM POSITIONNEMENT DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE SENEGALAISE SUR LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE Novembre 2013 1. CONTEXTE DU MEMORANDUM Le Sénégal, à l image des pays de la

Plus en détail

C ) Détail volets A, B, C, D et E. Hypothèses (facteurs externes au projet) Sources de vérification. Actions Objectifs Méthode, résultats

C ) Détail volets A, B, C, D et E. Hypothèses (facteurs externes au projet) Sources de vérification. Actions Objectifs Méthode, résultats C ) Détail volets A, B, C, D et E Actions Objectifs Méthode, résultats VOLET A : JUMELAGE DE 18 MOIS Rapports d avancement du projet. Réorganisation de l administration fiscale Rapports des voyages d étude.

Plus en détail

Modernisation et gestion de portefeuilles d applications bancaires

Modernisation et gestion de portefeuilles d applications bancaires Modernisation et gestion de portefeuilles d applications bancaires Principaux défis et facteurs de réussite Dans le cadre de leurs plans stratégiques à long terme, les banques cherchent à tirer profit

Plus en détail

GUIDE D ASSISTANCE CONSEIL AUX COMMUNES

GUIDE D ASSISTANCE CONSEIL AUX COMMUNES REPUBLIQUE DU BENIN MINISTERE DE LA DECENTRALISATION, DE LA GOUVERNANCE LOCALE, DE L ADMINISTRATION ET DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE GUIDE D ASSISTANCE CONSEIL AUX COMMUNES Elaboré par la Direction Générale

Plus en détail

Analyse financière détaillée

Analyse financière détaillée Analyse financière détaillée L analyse financière détaillée réintègre le cadre comptable de la comptabilité générale. En particulier les hypothèses introduites dans l analyse sommaire sont levées. Cela

Plus en détail

BANQUE CENTRALE DES ETATS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST ---------------------- DEPARTEMENT DES ETUDES ECONOMIQUES ET DE LA MONNAIE ----------------------

BANQUE CENTRALE DES ETATS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST ---------------------- DEPARTEMENT DES ETUDES ECONOMIQUES ET DE LA MONNAIE ---------------------- BANQUE CENTRALE DES ETATS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST ---------------------- DEPARTEMENT DES ETUDES ECONOMIQUES ET DE LA MONNAIE ---------------------- Direction de la Recherche et de la Statistique APPUIS

Plus en détail

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2006 GUIDE DE LECTURE DES NOUVEAUX DOCUMENTS BUDGÉTAIRES PAR MISSION DU BUDGET DE L ÉTAT

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2006 GUIDE DE LECTURE DES NOUVEAUX DOCUMENTS BUDGÉTAIRES PAR MISSION DU BUDGET DE L ÉTAT PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2006 GUIDE DE LECTURE DES NOUVEAUX DOCUMENTS BUDGÉTAIRES PAR MISSION DU BUDGET DE L ÉTAT LES NOUVEAUX BLEUS BUDGÉTAIRES ET LES PROJETS ANNUELS DE PERFORMANCES Les documents

Plus en détail

Cent huitième session. Rome, 10 14 octobre 2011 FINANCEMENT DES ÉVALUATIONS - MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DU CONSEIL

Cent huitième session. Rome, 10 14 octobre 2011 FINANCEMENT DES ÉVALUATIONS - MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DU CONSEIL Août 2011 F COMITÉ DU PROGRAMME Cent huitième session Rome, 10 14 octobre 2011 FINANCEMENT DES ÉVALUATIONS - MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DU CONSEIL Résumé Le présent document fait suite à une demande formulée

Plus en détail

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM)

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM) Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM) FICHE SYNOPTIQUE DE PRESENTATION DU PN-PTFM I. INFORMATIONS

Plus en détail

Stratégie de rémunération

Stratégie de rémunération CONSULTING Offre Conseil RH Stratégie de rémunération La stratégie de rémunération est un facteur de stabilité et de performance de l'entreprise. GFI Consulting vous accompagne en mettant en cohérence

Plus en détail

«L utilisation d un intranet permet-il la mise en place d un travail collaboratif et/ou coopératifs? Pour quelles compétences?»

«L utilisation d un intranet permet-il la mise en place d un travail collaboratif et/ou coopératifs? Pour quelles compétences?» «L utilisation d un intranet permet-il la mise en place d un travail collaboratif et/ou coopératifs? Pour quelles compétences?» Introduction Le travail que nous présentons ici repose sur une expérience

Plus en détail

Rapport du vérificateur général du Canada à la Chambre des communes

Rapport du vérificateur général du Canada à la Chambre des communes Printemps 2012 Rapport du vérificateur général du Canada à la Chambre des communes CHAPITRE 3 La dette portant intérêt Bureau du vérificateur général du Canada Avis au lecteur : Le Bureau du vérificateur

Plus en détail

Master Audit Contrôle Finance d Entreprise en apprentissage. Organisation de la formation

Master Audit Contrôle Finance d Entreprise en apprentissage. Organisation de la formation Master Audit Contrôle Finance d Entreprise en apprentissage Organisation de la formation Ce document a pour objet de présenter le contenu des cours des deux années du Master Audit Contrôle Finance d entreprise

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

la séparation totale des activités des postes et télécommunications;

la séparation totale des activités des postes et télécommunications; LE CADRE GENERAL D ASSISTANCE PAR CONSULTANTS POUR L ELABORATION ET LA MISE EN OEUVRE D UN CADRE LEGAL APPROPRIE POUR LE SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS CONTEXTE GENERAL Le Gouvernement [PAYS] a adopté,

Plus en détail

VIVA RIO HAITI (SPGEI) Système de production, de gestion et de suivi d évaluation des informations PREPARE ET PROPOSE PAR :

VIVA RIO HAITI (SPGEI) Système de production, de gestion et de suivi d évaluation des informations PREPARE ET PROPOSE PAR : VIVA RIO HAITI (SPGEI) Système de production, de gestion et de suivi d évaluation des informations TITRE DU PROJET : Système d Information PREPARE ET PROPOSE PAR : Marcelin Paul Feguns, Ing Sergo Louis

Plus en détail

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Royaume du Maroc La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Table des Matières 1. Données sur la masse salariale...2 1.1. Importance de la masse salariale...2 1.2. Aggravation

Plus en détail

ROYAUME DU MAROC DIRECTION DU BUDGET

ROYAUME DU MAROC DIRECTION DU BUDGET ROYAUME DU MAROC DIRECTION DU BUDGET I CONTEXTE DE LA REFORME BUDGETAIRE II OBJECTIFS ET AXES DE LA REFORME BUDGETAIRE III CARACTERISTIQUES DE LA REFORME BUDGETAIRE IV FACTEURS CLES DE SUCCES 2 Modernisation

Plus en détail

Vers l amélioration continue

Vers l amélioration continue Vers l amélioration continue Devis d évaluation et planification des travaux sur l assurance qualité Document recommandé par le comité de suivi du Plan stratégique, le comité de Régie interne et la Commission

Plus en détail

PRESENTATION GENERALE DU MASTER MAITRISE D OUVRAGE PUBLIQUE ET PRIVEE 1. Règlement des études

PRESENTATION GENERALE DU MASTER MAITRISE D OUVRAGE PUBLIQUE ET PRIVEE 1. Règlement des études PRESENTATION GENERALE DU MASTER MAITRISE D OUVRAGE PUBLIQUE ET PRIVEE 1. Règlement des études Habilité par arrêté du Ministère français de l Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Master «Maîtrise

Plus en détail

Jacques SOYER Fonction formation

Jacques SOYER Fonction formation Jacques Y Fonction formation Troisième édition Éditions d rganisation, 1998, 1999, 2003 IBN : 2-7081-2886-8 Chapitre 1 Préparer la construction vant toute construction du système formation, il est souhaitable

Plus en détail

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités

Plus en détail

UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2. Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré

UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2. Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2 Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré ESPE Lille Nord de France Année 2014-2015 Cette note de cadrage a pour but d aider les collègues

Plus en détail

GUIDE SUR LES INDICATEURS DE PERFORMANCE DANS LES UNITÉS DE VÉRIFICATION INTERNE

GUIDE SUR LES INDICATEURS DE PERFORMANCE DANS LES UNITÉS DE VÉRIFICATION INTERNE GUIDE SUR LES INDICATEURS DE PERFORMANCE DANS LES UNITÉS DE VÉRIFICATION INTERNE FRVI Mars 2009 Guide sur les indicateurs de performance dans les unités de vérification interne 2 Table des matières Introduction..04

Plus en détail

Politique de gestion des risques

Politique de gestion des risques Objectif de la politique La gestion efficace des risques vise à assurer la continuité des opérations, le maintien de la qualité des services et la protection des actifs des organisations. Plus formellement,

Plus en détail

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE 9ÈME RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM La Valette 27 septembre 2012 DECLARATION FINALE page 1 A l invitation de S.E. George Pullicino,

Plus en détail

Analyse des Performances Sociales de CREDI - Togo Centre de Recherche-action pour l Environnement et le Développement Intégré

Analyse des Performances Sociales de CREDI - Togo Centre de Recherche-action pour l Environnement et le Développement Intégré Analyse des Performances Sociales de CREDI - Togo Centre de Recherche-action pour l Environnement et le Développement Intégré Considérations générales Ce rapport synthétique est issu de l étude d une organisation

Plus en détail

DEMANDE DE SOUTIEN - RAVIV. Fonds de Soutien à l Initiative et à la Recherche

DEMANDE DE SOUTIEN - RAVIV. Fonds de Soutien à l Initiative et à la Recherche DEMANDE DE SOUTIEN - RAVIV Fonds de Soutien à l Initiative et à la Recherche 2015 1 PRESENTATION DE LA STRUCTURE RAViV est un réseau solidaire de compagnies et structures franciliennes de spectacle vivant

Plus en détail

ENTENTE DE PRINCIPE INTERVENUE ENTRE LA FMOQ ET LE MSSS AFIN D ACCROÎTRE ET D AMÉLIORER L ACCESSIBILITÉ AUX SERVICES MÉDICAUX DE PREMIÈRE LIGNE

ENTENTE DE PRINCIPE INTERVENUE ENTRE LA FMOQ ET LE MSSS AFIN D ACCROÎTRE ET D AMÉLIORER L ACCESSIBILITÉ AUX SERVICES MÉDICAUX DE PREMIÈRE LIGNE ENTENTE DE PRINCIPE INTERVENUE ENTRE LA FMOQ ET LE MSSS AFIN D ACCROÎTRE ET D AMÉLIORER L ACCESSIBILITÉ AUX SERVICES MÉDICAUX DE PREMIÈRE LIGNE CONSIDÉRANT les réels problèmes d accessibilité aux services

Plus en détail

Commentaires de l ICÉA à la Commission canadienne de l UNESCO - Suivi de CONFITEA VI page 2

Commentaires de l ICÉA à la Commission canadienne de l UNESCO - Suivi de CONFITEA VI page 2 Commentaires de l ICÉA à la Commission canadienne de l UNESCO concernant le suivi de la mise en œuvre des engagements de CONFINTEA VI Le 19 janvier 2012 Commentaires de l ICÉA à la Commission canadienne

Plus en détail

Simulation d application des règles CNAV AGIRC ARRCO sur des carrières type de fonctionnaires d Etat

Simulation d application des règles CNAV AGIRC ARRCO sur des carrières type de fonctionnaires d Etat CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 10 avril 2014 à 9 h 30 «Carrières salariales et retraites dans les secteurs et public» Document N 9 Document de travail, n engage pas le Conseil Simulation

Plus en détail

ACCORD DISTRIBUTION CASINO FRANCE RELATIF A L EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

ACCORD DISTRIBUTION CASINO FRANCE RELATIF A L EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ACCORD DISTRIBUTION CASINO FRANCE RELATIF A L EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES La Direction de Distribution Casino France, représentée par M. Gérard MASSUS, Directeur des Ressources

Plus en détail

Définition. Caractéristiques

Définition. Caractéristiques REPENSER LA PRESENTATION DU BUDGET : UNE NOMENCLATURE STRATEGIQUE Le budget des collectivités de plus de 3 500 habitants peut être présenté par nature et par fonction. La nomenclature fonctionnelle permet

Plus en détail

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL GB.277/ESP/4 (Add.1) 277 e session Conseil d administration Genève, mars 2000 Commission de l'emploi et de la politique sociale ESP QUATRIÈME QUESTION À L ORDRE DU JOUR

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL DE FORMATION

Plus en détail

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English.

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English. Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2 This document is also available in English. La présente Note d orientation s adresse à toutes les caisses populaires de catégorie

Plus en détail