DEMANDE DE SOUTIEN - RAVIV. Fonds de Soutien à l Initiative et à la Recherche

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1 DEMANDE DE SOUTIEN - RAVIV Fonds de Soutien à l Initiative et à la Recherche

2 PRESENTATION DE LA STRUCTURE RAViV est un réseau solidaire de compagnies et structures franciliennes de spectacle vivant formé en 2008 autour de projets de mutualisations. L objet de RAViV est l accompagnement de la mise en œuvre des projets de mutualisations initiés par ses adhérents. En 2014, le réseau comptait 82 structures adhérentes sur toute l Ile-de-France. Il est régi par un Conseil d Administration composé de dix adhérents soutenu par une équipe salariale de deux personnes. OBJECTIF DE STRUCTURE L objectif du Réseau des Arts Vivants en Ile-de-France est de favoriser le développement territorial de ce secteur à travers l accompagnement de projets collectifs et mutualisés initiés par ses structures adhérentes. Il contribue à une meilleure structuration du secteur du spectacle vivant sur l'ensemble du territoire francilien ainsi qu à la stimulation et la pérennisation des projets artistiques portés par ses adhérents. PRESENTATION SYNTHETIQUE DES ACTIVITES Pour atteindre ces objectifs, RAViV se fixe pour activités : Le développement d'une infrastructure représentative du secteur. Cette infrastructure, animée par des professionnels des arts vivants, contribue au partage et à la mutualisation d'informations, d'expériences et de savoir-faire entre les compagnies et structures de droit privé à but non lucratif. Elle contribue également à la construction d'une parole collective qui lui est propre. La mise à disposition de locaux administratifs, de locaux de répétitions et de lieux de stockage au service des compagnies, en partenariat avec les institutions et autres structures compétentes. La mise en place d outils de travail sur le principe de la mutualisation et d un service de partage de ces outils. L'organisation de manifestations, de débats et de tout autre événement public ayant pour objectifs : - de rendre plus visibles les projets et actions du réseau - de s interroger sur les enjeux de professionnalisation du secteur induits par nos actions de mutualisation - de nourrir la réflexion nécessaire à la reconnaissance croissante du tiers secteur des arts vivants par la société civile, les institutions publiques et privées. Le réseau RAVIV en tant qu acteur visant l amélioration des conditions de travail artistique, technique et administratif des compagnies souhaite inscrire son action dans le champ de l Economie Sociale et Solidaire (ESS). A ce titre RAVIV compte demander en 2015 l agrément ESS. En réaffirmant ainsi ces valeurs le réseau RAVIV souhaite continuer à élargir ses partenariats. 3

3 MUTUALISATION DE BUREAUX ADMINISTRATIFS La nécessité de structuration des compagnies passe par l accès à des bureaux administratifs. C est une des priorités affirmées par les structures de création du spectacle vivant franciliennes. Depuis juin 2013, des adhérents de RAViV sont organisés en groupe de travail afin de réfléchir et répondre collectivement à ce besoin : développer leurs activités professionnelles dans un environnement adapté. EXPERIMENTATION DU LUT ESS ETAT DES LIEUX ET EVOLUTION Depuis septembre 2014, neuf compagnies franciliennes se partagent un espace de bureaux au Lut ESS, pépinière d entreprise de l Economie Sociale et Solidaire, dans le 19eme arrondissement parisien. Cinq postes de travail sont installés dans ce bureau et répartis entre les compagnies selon un agenda fixé entre les participants. Structuration et pérennisation du projet Le groupe de travail du projet a mis en place un fond de réserve solidaire dès l entrée des compagnies dans les locaux. Ce fond constitué intégralement par les apports des compagnies a pour but : - de favoriser la mutualisation des outils de travail en permettant l achat de matériel commun. - d assurer la pérennité du projet en cas de départ ou de défaut de paiement exceptionnel d une compagnie. Le taux de remplissage du planning d occupation est actuellement de 82%. Pour atteindre l équilibre budgétaire le projet doit encore accueillir au minimum deux compagnies. Nous travaillons activement à la recherche de ces nouveaux acteurs du projet. De par l autogestion des compagnies, ce projet demande plus qu un simple investissement financier des bénéficiaires. Le travail d intégration de nouvelles compagnies est donc complexe : explication du fonctionnement, rappel des valeurs de l association, sans oublier l importance des rapports humains entre compagnies. Avec le groupe de travail, nous avons souhaité que les compagnies prennent une part prépondérante dans le suivi opérationnel et budgétaire ; l objectif final étant une autonomie totale du projet. Cette année un travail d amélioration des outils de suivi sera nécessaire, nous continuerons donc à travailler sur la plateforme internet de partage de documents, les outils de gestion informatisés, la rédaction d avenants aux conventions préexistantes et à l organisation des instances de décisions démocratiques du projet. Solidarité financière entre compagnies Le groupe de travail du projet constitué des représentants des compagnies bénéficiaires des locaux a souhaité allouer une partie du fond de réserve solidaire à la solidarité professionnelle entre compagnies. Ce mécanisme prend la forme d avances de trésorerie destinées aux structures en difficulté passagère. Les objectifs de ce fond ont été fixés contractuellement avec les compagnies à leur entrée dans les locaux. La mise en place empirique de ce mécanisme fera l objet d une réflexion centrale en 2015 à RAVIV. Nous mettons actuellement en place un processus normalisé pour décider de l utilisation de ce fond et travaillons à une gestion administrative efficace assurant une transparente totale. 4

4 Réflexion sur la mise en place d investissements mutualisés Une première expérience de mutualisation de matériel a été effectuée fin 2014 à l occasion de l achat du photocopieur mis à disposition dans le bureau. Pour assurer l investissement équitable des compagnies (compte tenu des départs et des arrivées de compagnies dans le projet), RAVIV a pris en charge le coût initial de l investissement qui sera ensuite remboursé mensuellement par les compagnies pendant 2 ans. Ce type d opération d achat mutualisé permet aux compagnies d acquérir du matériel professionnel, inaccessible de manière individuelle. L investissement par RAVIV permettant aux compagnies d acquérir des outils de travail sans dégager immédiatement la trésorerie. RAVIV souhaite renouveler ce type d initiative, cependant ceci ne pourra se faire que si l association trouve les moyens d avancer la trésorerie nécessaire. Nous étudions actuellement les aides à l investissement dans le domaine de la Culture et de l Economie Sociale et Solidaire Etude de la faisabilité de mutualisation des emplois Le partage des locaux administratifs créé un lien entre les compagnies permettant d entrevoir un élargissement toujours plus important du champ de la mutualisation. Aujourd hui les compagnies du Lut ESS souhaitent réfléchir à la mise en place d une mutualisation des moyens humains pour l administration des compagnies. Le réseau RAVIV accompagnera donc cette réflexion en 2015 en créant un groupe de travail à part entière sur le sujet. La mutualisation d emplois étant sujette à une législation plus complexe que tout autre projet de ce type, RAVIV réfléchit activement aux moyens à mettre en œuvre pour acquérir collectivement une expertise sur ce sujet. RELEXION SUR UNE SECONDE EXPERIMENTATION DE PARTAGE D ESPACES DE TRAVAIL ADMINISTRATIF Sous l impulsion du groupe de travail élargi, les compagnies adhérentes de RAViV souhaitent poser les fondements d une nouvelle expérimentation de mutualisation de bureaux administratif inspirée des réalités de celle du Lut ESS sans forcement en reproduire le modèle. La conception d une nouvelle expérimentation nécessite une réflexion engagée, un travail de recherche assidu et une étude faisabilité économique avant sa réalisation matérielle. En amont de son lancement, RAViV amorce une phase de réflexion sur les modèles économiques des projets mutualisés. Cette réflexion répond à la nécessité d'acquérir un langage commun pour discuter et analyser collectivement des choix économiques et financiers inhérents à chaque chantier de l'association, faisant ainsi écho aux formations proposées en 2015 par le réseau. L'objectif étant de développer les compétences d'analyse financière des bénévoles de l'association en charge de la rédaction et de la mise en œuvre de nouveaux projets de mutualisation. A long terme le réseau souhaite pouvoir mettre en place des outils de suivi budgétaire qui faciliteront la mise en œuvre de ses projets. 5

5 MUTUALISATION DE LIEU DE STOCKAGE Egalement identifié comme l un des besoins majeurs des compagnies en Ile de France, l expérimentation de mutualisation d un lieu de stockage de matériel regroupe cinq compagnies depuis En 2015 cette expérimentation entre dans la phase de développement des règles de mutualisation du matériel. Les participants cherchent à ouvrir ce partage à l ensemble des adhérents RAViV et à agrandir leur capacité de stockage. EXPERIMENTATION DU HARAS EXTENSION DU PROJET ET MODELISATION L année 2014 a été l occasion pour RAVIV et les compagnies participantes de consolider leur mode de fonctionnement, du point de vue de la gestion même du lieu comme de la valorisation du matériel stocké. Accroissement du projet L expérience du HARAS, local de stockage, mis en place avec les compagnies à Chambly (95), montre que ce modèle de mutualisation entre compagnies peut fonctionner financièrement et opérationnellement de manière quasi autonome. Ainsi, après une phase de stabilisation, le projet HARAS a pu atteindre l équilibre financier en 2014 et développe en 2015 ses objectifs : - Accueil de nouvelles compagnies - Formation technique à l utilisation du matériel mutualisé - Création d outils de partage (convention de prêt, fichier et plateforme numérique du matériel mutualisé) Après quatre ans d expérimentation, le projet HARAS se pérennise dans une forme économiquement viable pour les structures participantes. La modélisation de l expérience débutée en 2014 sera donc poursuivie en 2015, par le développement de la communication existante et de l engagement du dialogue avec les collectivités territoriales intéressées par un partenariat. Les adhérents acteurs de ce projet souhaitent étendre cette expérience selon les axes suivants : - Poursuite des actions déjà engagées - Expérimentation de méthodes permettant la mutualisation du matériel stocké - Recherche de financements pour financer la formation des adhérents à l utilisation du matériel spécifique et l embauche d un régisseur responsable du parc de matériel (réfection, vérification d usage, formation et gestion du partage) Le besoin croissant de stockage des compagnies présentes au HARAS justifient la recherche de solutions d expansion du projet. Certaines compagnies, en recherche d espaces supplémentaires sont actuellement concentrer sur la traduction financière de cette option (analyse des besoins existants, intégration de nouvelles structures participantes, recherches de financements complémentaires, ). En 2015, une phase d action et d agrandissement de l espace existant au HARAS et la mise en place d expérimentations similaires sur d autres territoires sont d ores et déjà engagées, permettant aux adhérents de RAVIV de participer à l expérience et/ou d initier d autres projets de mutualisation de stockage. 6

6 Modélisation et reproduction du projet Grâce au soutien du F.S.I.R le groupe de travail élargi souhaite formaliser l expérimentation mise en place pour dégager un modèle économique, que l on peut aujourd hui assurer viable, dans le but de pouvoir multiplier ce type d expérience en Ile-de-France. En 2015 : - RAViV cherche à développer des expérimentations similaires et est à la recherche de nouveaux lieux de stockage pour répondre aux besoins croissants des compagnies franciliennes, manifestant leurs intérêts à participer à un projet de stockage mutualisé. - RAViV initiera des partenariats avec les collectivités territoriales franciliennes et une réflexion sur un meilleur maillage territorial des possibilités de stockage pour les compagnies. 7

7 PARTAGE DE SAVOIRS ET DE SAVOIR FAIRE ATELIER DE CRITIQUE SOLIDAIRE EXTENSION DU PROJET L atelier mensuel de Critique solidaire est animé par les adhérents du réseau. Cet atelier est un espace de travail entre compagnies qui permet à chaque participant de recevoir un regard critique, bienveillant et constructif de ses pairs, sur ses outils de communication. Cet outil cadré, au fonctionnement spécifique, reconnu par les adhérents trouve écho dans d autres expérimentations puisqu il est aujourd hui associé au développement du Partage d espace(s) de travail et de répétitions. Il est également élargi à d autres supports de travail, notamment aux démarches artistiques des compagnies. En 2015 nous souhaitons initier des «Ateliers de critique solidaire artistique» fonctionnant sur le même modèle : chaque compagnie ayant prévu de présenter une étape de travail devant des professionnels pourra faire appel, quelques jours en amont, au regard critique solidaire de quelques adhérents de RAViV pour bénéficier de retours constructifs sur sa proposition. A travers l extension constante des Ateliers de Critique solidaire, RAVIV souhaite participer de manière toujours plus importante au développement des liens professionnels et informels entre les membres de compagnies franciliennes. ESPACE DE RECHERCHE(S) SOLIDAIRE(S) DEVELOPPEMENT ET CONSOLIDATION À partir des besoins exprimés par ses adhérents, RAVIV initie une expérimentation transversale entre Partage(s) d espace de travail et de répétitions et Critique solidaire. Des compagnies se sont regroupées pour étendre l expérience de Partage d espace(s) de travail et de répétitions au reste de l'année sur les périodes de vacances scolaires sous une forme nouvelle. Associés aux ateliers de Critique solidaire, ces temps de travail visent à réunir les compagnies autour d'un temps de création et à échanger librement et solidairement autour de leurs travaux et outils pendant leurs périodes de répétitions. Les objectifs sont multiples : - Inventer et expérimenter des solidarités innovantes dans l acte de créer. - Stimuler la rencontre entre des projets, des équipes, des axes de recherches, d expérimentation, des questionnements artistiques. - Mettre à l épreuve une intuition, un geste artistique, une recherche dès le début d un processus avec ou sans objectif de production. - Permettre aux compagnies de renforcer, de clarifier ou d'élargir leurs perspectives de création dans une dynamique de partage et d échanges. 8

8 Cette expérimentation doit permettre à chaque équipe artistique, selon des principes de solidarité et la notion de bienveillance, d interroger, de confronter, et de repérer les forces et faiblesses de sa proposition, les axes forts de son travail et ceux à renforcer. Pendant une semaine, quatre à six équipes artistiques sont rassemblées dans un même lieu pour initier, explorer, développer leurs recherches artistiques. Chaque compagnie bénéficie de six à huit demi-journées de travail sur le plateau. La semaine se conclut par la présentation d un court extrait du travail accompli par chaque compagnie. Cette présentation est soumise à la critique solidaire et bienveillante des autres participants. L'ensemble des compagnies se met donc au service de l'équipe artistique qui présente son travail en lui faisant des retours qui ont pour but de l éclairer dans sa recherche. En 2015, avec le soutien d ARCADI dans le cadre du F.S.I.R, nous souhaitons reconduire à deux reprises, sur une période d une semaine à chaque session, cette riche expérience qui soutient les compagnies dans leur volonté de professionnalisation tant au niveau de leur structuration qu au niveau de leur démarche artistique. 9

9 COMMUNICATION ET VALORISATION DES EXPERIMENTATIONS CREATION D UNE PLATEFORME RESSOURCE Depuis le début de l année une réflexion sur le développement de la communication interne et externe a été menée au sein de l association. Un projet de refonte du site web a été lancé. Prenant une nouvelle place dans la stratégie de communication numérique de RAVIV, ce nouveau site doit devenir à terme un outil de partage des enseignements tirés de différentes expérimentations et de diffusion de son expertise. Le projet de refonte du site web de l association, engagé en 2014, aboutira à sa mise en ligne courant Le cahier des charges de cet outil comprend : - La création d une plateforme ressource permettant à l association RAVIV de valoriser en Ile-de-France et ailleurs les compétences et les savoirs issus de ses expérimentations. - Un outil de recensement des moyens et des besoins en mutualisation des adhérents. Une carte interactive permettra ainsi aux adhérents d identifier plus aisément de possibles rapprochements, avec d autres membres du réseau et initier de nouveaux projets. - La possibilité de développer la communication interne sur l organisation des projets du réseau (partage des comptes-rendus, agendas partagés, documents à télécharger). De manière générale, ce nouveau site web, ancré dans le web 2.0 devra laisser une place accrue à la participation des adhérents dans l actualisation des contenus et une large diffusion des activités croissantes du réseau. ORGANISATION DU FORUM ACTE V : NOVEMBRE 2015 Le Forum est un espace d échanges, de réflexions et d interrogations sur les pratiques et expérimentations de mutualisation des équipes artistiques du spectacle vivant. La prochaine édition sera organisée au mois de novembre RAViV cherche à mettre en relief les pratiques concrètes et les innovations portées par ses adhérents pour favoriser une autre économie sur les territoires, en s inscrivant dans le champ de l Economie Sociale et Solidaire. Fort du succès de l acte IV du Forum, RAVIV souhaite poursuivre la réflexion engagée avec les compagnies, les représentants professionnels et les acteurs publics sur l intégration des démarches de mutualisation dans le champ de l Economie Sociale et Solidaire tout au long de l année 2015 et conclue en novembre par un Forum #5. A l aube de l acte V et au regard des thématiques qui ont pu émerger lors de la dernière édition du Forum, RAViV souhaite pouvoir effectuer un travail s articulant sur l ensemble de l année dans le cadre de rencontres informelles mensuelles. Notre volonté est de continuer les échanges, de les renforcer et d ouvrir sur des questionnements posés par membres du réseau. 10

10 Différentes thématiques sont identifiées : les financements solidaires (fond mutualisé de trésorerie, démarches solidaires pour des compagnies en difficultés ) la question de l emploi partagé (forme de regroupement autour de l emploi comme les groupements d employeurs ) Le rythme de ces rendez-vous réguliers permettra d identifier bien en amont le thème de cette rencontre, d y associer les partenaires pour qu ils puissent s emparer des questions abordées et y contribuer tout au long de l année. Il permettra également une communication plus large de l évènement, l intervention de personnalités extérieures et la participation de nombreuses compagnies franciliennes. Prochaines étapes : - Définition du calendrier pour construire ces temps de rencontres - Articulation e la démarche de RAViV avec les initiatives d autres acteurs culturels et /ou de l ESS qui peuvent porter ce types de questions (Atelier IDF, Relais Culture Europe, Opale, Arcadi ). - Anticipation de la construction du Forum avec un comité de pilotage qui pourra se tenir en juin pour mieux définir le rôle de chacun et travailler sur une construction plus collective. - Identifier et associer les partenaires sur le processus de construction du forum. 11

11 CONTACT : Responsable légale : Arlette DESMOTS Présidente de RAViV. Coordination du projet : Géraldine TRONCA Administration : Damien COFFIN RAVIV Réseau des Arts Vivants en Ile de France Maison des Réseaux artistiques et culturels 221 rue de Belleville PARIS

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