Banque Centrale de Madagascar
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- Marie-Dominique Juneau
- il y a 10 ans
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1 Banque Centrale de Madagascar DIRECTION DES ETUDES ET DES RELATIONS INTERNATIONALES ETUDE SUR LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES A MADAGASCAR INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE Décembre 2012
2 C ette étude sur les Organisations Non Gouvernementales à Madagascar a été faite par l équipe de l INSTAT : M. RAKOTOMANANA Eric Jean Michel, Directeur des Statistiques Economiques M. RAJAOBELINA Jimmy, Ingénieur Statisticien M. RANDRIANATOANDRO Tahiana, Economiste, Ingénieur Statisticien M. RAKOTOMANANA Marius, Ingénieur des Mines M. RAKOTONANAHARY Onjaniaina, Economiste Et des Agents de collecte Avec la collaboration étroite de l équipe de la Direction chargée des Etudes et des Relations Internationales de la Banque Centrale. 2
3 Sommaire Sommaire... 3 Liste des tableaux... 4 Liste des graphiques... 5 Résumé 6 1. Généralités sur les interventions des ONG Répartition géographique des ONG et leurs activités Les activités des ONG à Madagascar Organisation et structure de l emploi au sein des ONG Opinion des Dirigeants des ONG sur les différents types de partenariat Les sources de financement des ONG/Associations Structure et évolution du financement des ONG Caractéristiques des financements reçus des non résidents Les dépenses des ONG Evolution des dépenses des ONG Analyse des dépenses des ONG au cours du premier semestre Annexe 1 : Base méthodologique Annexe 2 : TABLEAUX Table des matières
4 Liste des tableaux Tableau 1 : Répartition des principales interventions des ONG entre les régions Tableau 2 : Répartition des ONG et des allocations budgétaires entre les Régions (En pourcentage)13 Tableau 3 : Pourcentage d ONG opérant dans chaque secteur (Principal secteur d intervention) en 2009, 2010, 2011 et 1 er semestre Tableau 4 : Partenariat entre ONG dans la réalisation de leurs activités Tableau 5 : Structure des membres d ONG/Association selon le type au 1 er semestre Tableau 6 : Pourcentage des femmes dirigeantes dans les ONG/Associations Tableau 7 : Evolution du solde d opinion des dirigeants des ONG sur les sujets de partenariat Tableau 8 : Sources des nouveaux financements des ONG de 2007 au 1 er semestre 2012 (En Million Tableau 9 : d Ariary) Source des nouveaux financements des ONG de 2007 au 1 er semestre 2012 selon la résidence des donateurs/créanciers et par type d ONG (En Million d Ariary) Tableau 10 : Disponibilités des ressources par principal secteur d intervention des ONG (En Million d Ariary) Tableau 11 : Pays partenaires des ONG en termes de financements en 2010, en 2011 et au cours du premier semestre 2012 (Montant en Million d Ariary) Tableau 12 : Fonds en provenance des Etats-Unis d Amérique (En Million d Ariary) Tableau 13 : Fonds en provenance de la France (En Million d Ariary) Tableau 14 : Evolution des dépenses de fonctionnement de 2004 à 2010(Milliards d Ariary) Tableau 15 : Évolution des dépenses liées aux activités (Milliards d Ariary) Tableau 16 : Les dépenses de fonctionnement du 1 er semestre 2011 et 2012 (en Milliard d ariary) Tableau 17 : Les dépenses liées aux activités du 1 er semestre 2011 et 2012 (en Milliards d Ariary) Tableau 18 : Pays sources de nouveaux financements (Reste du Monde) ; Valeur en Millions Ariary 56 4
5 Liste des graphiques Graphique 1 : Répartition des ONG selon leurs localités d implantation au 1 er semestre Graphique 2 : Intervention des ONG selon les milieux d intervention Graphique 3 : Pourcentage des ONG intervenant dans chaque province Graphique 4 : Représentation des femmes dans le cercle de décision des ONG/Associations Graphique 5 : Représentation des femmes dans le cercle de décision par secteur d activité en 2011 et au cours du 1er semestre Graphique 6 : Evolution structurelle des apports des Non Résidents par catégorie Graphique 7 : Evolution des financements des trois principaux pays partenaires des ONG (Million d Ariary) Graphique 8 : Répartition des financements des Etats-Unis par domaine d intervention au cours du 1 er semestre Graphique 9 : Répartition des fonds provenant de la France par domaine d intervention au cours du 1 er semestre Graphique 10 : Répartition des fonds provenant du Royaume Uni par domaine d intervention au cours du 1 er semestre Graphique 11 : Evolution des financements des Bailleurs de fonds multilatéraux partenaires des ONG/Associations (En million d Ariary) Graphique 12 : Domaines d intervention des Bailleurs de fonds multilatéraux via les ONG/Associations au cours du 1 er semestre Graphique 13 : Allocations budgétaires des Bailleurs de fonds multilatéraux par domaine d intervention au cours du premier semestre Graphique 14 : Evolution des dépenses des ONG de 2004 à Graphique 15 : Evolution des dépenses des ONG par catégories de 2004 à Graphique 16 : Evolution de la participation des non résidents dans les dépenses liées aux activités des ONG de 2004 à Graphique 17 : Evolution des dépenses au cours du 1 er semestre de 2009 à Graphique 18 : Evolution des dépenses des ONG par catégories du 1 er semestre de 2009 à Graphique 19 : Apport des non-résidents dans les dépenses liées aux activités au cours du 1 er semestre 2012 (en Milliard d Ariary)
6 Résumé A la fin du premier semestre 2012, nous avons recensé 680 ONG/Associations en activité à Madagascar, contre 624 en 2011, soit un accroissement de 9%. La reprise d activité des ONG, autrefois en veilleuse (sans activité), est essentiellement la raison de cette progresseion. Une grande majorité de ces ONG ont été localisées dans la province d Antananarivo, 67,6%. 10,4% sont implantées à Toamasina et 9,4% à Fianarantsoa. Plusieurs facteurs peuvent expliquer leur choix de l implantation mais nous soulignons principalement la facilitation administrative et la proximité géographique par rapport aux populations cible. Une ONG peut entreprendre simultanément plusieurs actions. En identifiant le principal secteur d intervention pour chacune des ONG, leur répartition à travers les différents secteurs au cours du premier semestre 2012 reste identique à celle des années antérieures : 17,8% dans la «Protection sociale», 15,7% dans le domaine de la «santé» et 11,2% dans la «Formation et conseil». L emploi constitue la contribution première et directe des ONG. Bien qu il soit un canal de distribution du revenu, il est également un moyen de valorisation du genre Féminin. Cependant au cours du premier semestre 2012, la participation des hommes est plus dominante par rapport à celle des femmes dans les cercles de décision des ONG/Associations. Les femmes ont représenté 38,1% de la population de Présidents/Représentants, un niveau constant par rapport aux années antérieures. En termes de disposition financière, les ONG ont marqué un pic pour l année 2011 : 346,6 milliards d Ariary ont été alloués à la mise en œuvre de leurs activités. Le rythme d accroissement prépondérant depuis l année 2010 semble se poursuivre en 2012 car, en glissement trimestriel, le premier semestre enregistre une hausse de 42,7% par rapport à l année 2011, un montant estimé à 169,8 milliards d Ariary. En analysant l accroissement des ressources des ONG en 2011, les résultats de l enquête apprennent que 26,9% des fonds proviennent des ONG internationales non résidents. Leur apport a été estimé à 93,3 milliards d Ariary, en hausse de 24,2% par rapport à l année
7 Ces ressources ont été drainées grâce à un partenariat élevé avec le Reste Du Monde (non résident). Plus précisément, ce degré de partenariat a été de 0,81 au cours de l année 2011 et restera certainement élevé au cours de l année 2012 au vu des résultats du premier semestre (0,84). Pour Madagascar, et en particulier pour les ONG, le Reste Du Monde inclut les Etats Unis d Amérique, la France et le Royaume Uni en ce qui concerne les relations bilatérales. Respectivement leurs apports ont été de 32,8%, 24,4% et 2,2% en Principalement, leurs actions ont été orientées vers la Protection sociale à Madagascar. Dans les relations multilatérales, l on retrouve les Nations Unies, l Union Européenne et la Banque Mondiale. Leurs contributions ont été estimées à 12,5%, 9,9% et 4,2%. Pour ce qui est de leurs actions, ces trois bailleurs se sont partagés les secteurs Santé, Environnement, Etudes, Promotion de l Agriculture, Protection Sociale, Formation/Conseil et Droits de l Homme. Du côté des dépenses, elles se sont élevées à 320,6 milliards d Ariary durant l année 2011, soit une augmentation de 45,4% par rapport à l année Cette période coïncide avec celle où les partenaires financiers et techniques de l Etat malagasy se sont tournés vers l humanitaire, suite à la crise perdurant. L augmentation des dépenses est ainsi imputable aux réalisations des ONG internationales. Elles ont connu une hausse de 47,3% par rapport à l année 2010, avec une contribution de 31,5 points dans la variation globale. Les dépenses sont également en hausse au niveau des ONG nationales, mais avec une contribution moindre du fait de son poids : variation de 41,7% par rapport à l année 2010, avec une contribution de 13,9 points. Concernant les dépenses effectuées dans le cadre des activités de nature caritative et humanitaire, le poste «Construction et réhabilitation» reste la principale destination. Toutefois, en termes de contribution à la variation, il ne se retrouve qu à la 4 ème place. Lorsque l on étudie l utilisation des fonds des non-résidents, les chiffres continuent d indiquer l importance des financements extérieurs dans le secteur des organismes à but non lucratif. Les réalisations de l année 2011 ont affiché une contribution des non résidents de 85,1% des dépenses liées aux activités. Pour le 1 er semestre 2012, les réalisations des ONG ont été évaluées à 150,1 milliards MGA, soit une augmentation de 50,5% par rapport à celles du 1 er semestre En somme, les perspectives pour l année 2012 semblent être plutôt favorables aux actions des ONG à Madagascar, notamment pour les ONG œuvrant dans le secteur social en général. 7
8 1. Généralités sur les interventions des ONG Les ONG/associations contribuent à la lutte contre la pauvreté, en mettant en œuvre des projets de développement avec et auprès des populations d un pays. Elles peuvent intervenir dans des projets à court terme dans un contexte d urgence ou à long terme. Le présent paragraphe identifie les typologies des interventions des ONG/associations œuvrant à Madagascar, les localités où elles sont implantées ainsi que les communautés cibles, la nature de leurs activités, le volume d emplois créés et les opinions des dirigeants des ONG sur leur environnement interne et externe Répartition géographique des ONG et leurs activités D une manière générale, une ONG ou une association a une vocation non lucrative, elle a une assise locale, régionale ou internationale. Elle a le choix de la localité l implantation et des communautés cibles. La notion d implantation fait référence à l idée de siège, et la notion de cible est toujours liée au lieu où l action des ONG est menée. Si le siège social de chaque ONG est unique, leur lieu cible peut couvrir tout le territoire national. Dans la suite, le terme de lieu fait référence à la Province 1 qui reste le niveau de détail géographique disponible durant l enquête Localités d implantation des ONG Le nombre des ONG/Associations réparties à travers la Grande Ile est évalué à 680 à la fin du premier semestre La province d Antananarivo est le lieu d implantation de 67,6% de ces ONG/Associations, celle de Toamasina de 10,4% et celle de Fianarantsoa de 9,4%. Les ONG/Associations intervenant dans plus d une province préfèrent s implanter dans la capitale afin de mieux gérer et administrer leurs activités. Pour les autres provinces, le taux d implantation des ONG/Associations en activité reste toujours faible. En ce qui concerne le type, 75,0% d entre elles sont des ONG/Associations nationales et 25,0% sont de type international. Ces dernières sont principalement françaises (49,7%), américaines (14,0%) et anglaises (9,0%). 1 L enquête a été réalisée au niveau national pour être représentative seulement au niveau des provinces. 8
9 Par rapport au premier semestre 2011, le nombre des ONG/Associations a connu une augmentation de l ordre de 9,0%. Cette augmentation est due à la reprise d activité de certaines ONG/Associations. Elles ont représenté 2,7% des ONG/Associations totales en activité à la fin du premier semestre Graphique 1 : Répartition des ONG selon leurs localités d implantation au 1 er semestre 2012 MAHAJNGA 3,5% TOLIARY 5,7% ANTSIRANANA 3,5% TOAMASINA 10,4% FIANARANTSOA 9,4% ANTANANARIVO 67,6% Localités et communautés cibles des ONG Les provinces d intervention : Le milieu d intervention des ONG est spécifié par les objectifs et perspectives pour le développement socio-économique du pays. L enquête a révélé que de plus en plus des ONG/Associations consacrent leurs interventions dans le milieu urbain. En 2011, le nombre des ONG/Associations œuvrant dans le milieu urbain est augmenté de 5,4%. La population dans les quartiers pauvres des communautés citadines a bénéficié des apports et soutiens des ONG sous forme de l «Argent Contre Travail» (ou Haute Intensité de Main d Œuvre). La population rurale, elle, reste la préoccupation des ONG dans la réalisation de projets de développement. En 2010, 31,9% des ONG ont entrepris des actions exclusivement dans le milieu rural, contre 28,6% en Par ailleurs, 42,6% de l ensemble des ONG en 2011 ont travaillé simultanément en milieu urbain et rural. 9
10 Graphique 2 : Intervention des ONG selon les milieux d intervention. La province d Antananarivo reste celle qui reçoit plus en termes d intervention des ONG/Associations. 51,4% des ONG y entreprennent des activités pendant l année Elle est suivie de la province de Fianarantsoa et de celle de Toamasina qui détiennent respectivement 27,6% et 24,8% des contributions des ONG pour la même année. Il est également à noter que la province de Mahajanga a bénéficié en 2011 de presque 2% de plus des actions menées l année d avant. 10
11 Graphique 3 : Pourcentage des ONG intervenant dans chaque province. Le tableau ci-dessous nous permet d identifier les provinces dans lesquelles les ONG exercent leurs activités de façon exclusive. L enquête nous démontre que la province d Antananarivo reste la principale bénéficiaire des apports des ONG/Associations, avec une augmentation de 40,7% par rapport à l année En outre, le nombre d ONG opérant exclusivement dans les provinces de Toliara et d Antsiranana a connu une légère diminution, respectivement de -4,3% et de -3,1% entre l année 2010 et Par ailleurs, 28,0% de l ensemble des ONG opèrent au moins dans deux provinces et 18,3% interviennent dans au moins trois provinces. Enfin, le nombre des ONG œuvrant dans les six provinces de Madagascar a augmenté de 2,3% en
12 Tableau 1 : Répartition des principales interventions des ONG entre les régions % d ONG % cumulé décroissant Provinces d intervention (exclusivement) Antananarivo 33,1% 40,7% 100,0% Fianarantsoa 10,3% 8,3% 59,3% Toamasina 11,9% 10,8% 51,0% Mahajanga 4,3% 3,7% 40,2% Toliara 8,9% 4,6% 36,5% Antsiranana 7,0% 3,9% 31,9% Antananarivo et Fianarantsoa 2,7% 3,6% 28,0% Antananarivo et Toamasina 1,0% 1,6% 24,4% Antananarivo et Mahajanga 1,0% 0,6% 22,8% Antananarivo et Toliara 2,3% 2,0% 22,2% Antananarivo et Antsiranana 0,7% 0,0% 20,1% Fianarantsoa et Toamasina 0,7% 0,2% 20,1% Fianarantsoa et Toliara 1,0% 0,9% 19,9% Toamasina et Mahajanga 0,3% 0,0% 19,1% Toamasina et Toliara 0,0% 0,4% 19,1% Mahajanga et Toliara 0,0% 0,2% 18,7% Mahajanga et Antsiranana 0,0% 0,2% 18,5% Fianarantsoa-Mahajanga-Toliara 0,0% 0,2% 18,3% Mahajanga-Toliara et Antsiranana 0,0% 0,4% 18,1% Antananarivo, Fianarantsoa et Toamasina 2,7% 2,5% 17,7% Antananarivo, Fianarantsoa et Mahajanga 0,3% 0,2% 15,2% Antananarivo, Toamasina et Antsiranana 0,3% 0,2% 15,0% Antananarivo, Toamasina et Mahajanga 0,3% 0,4% 14,8% Antananarivo-Toamasina-Toliara 0,0% 0,4% 14,4% Antananarivo, Mahajanga et Toliara 0,0% 0,6% 14,0% Antananarivo, Fianarantsoa et Toliara 0,7% 0,4% 13,4% Antananarivo-Fianarantsoa-Antsiranana 0,0% 0,4% 13,0% Antananarivo-Toliara et Antsiranana 0,0% 0,8% 12,6% Antananarivo, Toamasina, Toliara et Antsiranana 0,7% 0,2% 11,8% Antananarivo, Fianarantsoa,Toamasina et Toliara 1,3% 1,3% 11,6% Antananarivo, Toamasina, Mahajanga ettoliara 0,0% 0,2% 10,3% Antananarivo-Toamasina-Mahajanga-Antsiranana 0,0% 0,4% 10,1% Antananarivo, Fianarantsoa, Toamasina et Antsiranana 0,3% 0,2% 9,7% Antananarivo-Fianarantsoa-Mahajanga et Toliara 0,0% 0,2% 9,5% Fianarantsoa, Mahajanga,Toliara et Antsiranana 0,3% 0,0% 9,3% Antananarivo, Fianarantsoa,Toamasina et Mahajanga 0,0% 0,6% 9,3% Antananarivo, Fianarantsoa,Toamasina et Antsiranana 0,0% 0,2% 8,7% Antananarivo, Fianarantsoa, Toamasina, Toliara et Antsiranana 1,0% 0,4% 8,5% Antananarivo, Fianarantsoa, Mahajanga,Toliara et Antsiranana 0,3% 0,2% 8,1% Antananarivo, Toamasina, Mahajanga,Toliara et Antsiranana 0,7% 0,2% 7,9% Antananarivo, Fianarantsoa, Toamasina, Mahajanga et Antsiranana 1,0% 0,2% 7,7% Antananarivo, Fianarantsoa, Toamasina, Mahajanga et Toliara 0,0% 0,6% 7,5% Dans toutes les provinces 4,6% 6,9% 6,9% TOTAL 100,0% 100,0% 0,0% 12
13 Les principales régions d intervention : En général, une ONG/association intervient parfois dans plusieurs régions. Les régions Analamanga, Vakinankaratra, Haute Matsiatra et Atsinanana sont les principales régions d intervention des ONG à la fin du premier semestre L on y a recensé respectivement 37,8% - 9,9% - 9,2% et 6,6% des ONG en activité. Pour les autres régions, la part varie entre 0% à 5% à la fin du premier semestre Tableau 2 : Répartition des ONG et des allocations budgétaires entre les Régions 2 (En pourcentage) Région er semestre 2012 Pourcentage des Pourcentage des Pourcentage des ONG intervenants Allocation ONG intervenants Allocation ONG intervenants Allocation Analamanga 44,8 33,0 43,9 22,4 37,8 22,6 Vakinankaratra 13,7 6,5 11,1 3,7 9,9 7,6 Itasy 1,4 1,2 1,8 1,5 1,4 0,7 Bongolava 0,8 1,6 0,6 3,6 0,6 1,1 Haute Matsiatra 7,3 6,7 9,5 5,8 9,2 7,3 Amoron'I Mania 5,9 9,0 5,1 4,5 3,6 0,9 Vatovavy Fitovinany 3,6 15,2 3,3 19,7 2,5 1,2 Ihorombe 0,2 0,3 0,1 0,9 0,0 0,0 Atsimo Atsinanana 1,0 1,9 1,0 0,5 0,8 0,1 Atsinanana 5,8 5,0 7,2 2,7 6,6 9,9 Analanjorofo 2,3 3,0 2,0 3,1 1,9 22,3 Alaotra Mangoro 5,5 1,6 7,8 1,1 5,0 0,9 Boeny 5,6 1,4 4,3 1,6 3,5 1,9 Sofia 1,4 0,7 1,4 0,6 1,3 2,4 Betsiboka 0,7 0,4 0,6 0,3 0,8 0,4 Melaky 0,4 0,3 0,6 1,1 0,2 0,2 Atsimo Andrefana 4,3 2,8 4,9 3,7 5,1 4,8 Androy 1,9 2,3 1,5 12,1 2,1 8,7 Anosy 2,7 3,9 2,4 0,9 2,7 3,0 Menabe 2,2 1,1 1,7 0,1 2,2 0,7 Diana 4,3 2,0 4,7 8,0 4,2 2,9 Sava 1,4 0,1 1,2 2,0 0,8 0,1 ENSEMBLE 100,0 100,0 100,0 2 Deux principales régions 13
14 En termes d allocations financières réparties par chaque région, les régions d Analamanga et d Analanjirofo ont bénéficié d une part assez importante au cours du premier semestre Leurs poids ont été respectivement de 22,6% et 22,3% de l ensemble des allocations financières des ONG. Par contre, en nombre, 1,9% des ONG seulement sont intervenues dans la région d Analanjirofo. Ce qui est significativement faible par rapport aux autres régions Les activités des ONG à Madagascar Secteur d intervention des ONG Les ONG/associations investissent aujourd hui dans un très grand nombre de domaines d activité. Cette diversité doit répondre à un besoin ressenti et exprimé localement, et s appuyer en priorité sur les groupes cibles. Les résultats de l enquête ont permis de synthétiser seize (16) principaux secteurs d interventions des ONG/Associations au cours du premier semestre 2012 ventilés suivant le tableau ci-après. Tableau 3 : Pourcentage d ONG opérant dans chaque secteur (Principal secteur d intervention) en 2009, 2010, 2011 et 1 er semestre 2012 Secteur d activités % d ONG y opérant Secteur d activités % d ONG y opérant 1er sem 1er sem Artisanat 1,1 2,3 2,7 2,4 Genre 0,4 1,0 0,9 0,8 Droit de l'homme 1,2 1,4 1,3 2,0 Promotion de l'agriculture 4,1 3,5 6,3 6,1 Justice 1,1 0,0 1,8 1,3 Protection sociale 20 15,4 17,8 17,8 Eau et assainissement 3 2,9 3,5 2,7 Religion 1,5 2,3 2,9 3,5 Education 9,3 8,9 9,8 10,5 Santé 18,6 13,6 15,6 15,7 Elevage et pêche 1,6 1,8 2,8 3,1 Œuvres socio économiques 6 10,4 7,0 5,9 Environnement 9,3 8,2 8,1 7,9 Micro-Finance et crédit ND ND 1,8 2,3 Etudes 1,9 3,1 1,9 0,7 Autres 5,4 12,9 5,7 6,2 Formation conseil 15,6 12,3 10,2 11,2 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Les ONG/Associations peuvent intervenir dans des projets à très court terme dans un contexte d urgence ou bien à long terme dans le cadre de projets de développement. Au cours du premier semestre 2012, les activités des ONG/Associations œuvrant à Madagascar sont reparties essentiellement dans trois secteurs : la «Protection sociale», la «santé» et la «Formation et conseil». Elles ont respectivement représenté 17,8%, 15,7% et 11,2% de la population totale des ONG/Associations. 14
15 Ces trois secteurs d activités mènent à une nouvelle intégration des dimensions sociales dans les stratégies d appui au développement local et à une ouverture à la participation accrue des populations cibles à la mise en œuvre de la réduction de la pauvreté. Les secteurs «Education», «Environnement», et «Promotion de l agriculture» sont aussi des secteurs où les ONG/Associations ont contracté leur contribution au développement du pays. Ils ont attiré respectivement 10,5%, 7,9% et 6,1% de l ensemble des ONG/Associations au cours du premier semestre Pour les autres secteurs d activité, la proportion des ONG/Associations semble toujours faible. Cette proportion varie entre 0,7% à 6% de l ensemble des ONG/Associations. Cependant, à la fin du second semestre 2011, il a été constaté que les ONG/Associations ont investi de manière importante dans la «Micro finance». L objectif est d aider la population défavorisée par la facilitation des emprunts. C est en ce sens que le secteur «Micro finance» a été mis en relief lors de cette enquête. Dans l ensemble, ces différents secteurs doivent aboutir à une nette amélioration du niveau de vie des populations cibles, en d autres termes à une réduction de la pauvreté, même si aucune mesure précise de l impact global des activités menées n est encore disponible Partenariat entre ONG pour la réalisation des activités Il est très souvent nécessaire pour les ONG de recourir au partenariat pour que leurs interventions soient efficaces. Le partenariat ici est défini par le nombre d ONG concernés, et par le nombre moyen d ONG partenaires pour chaque ONG. Le tableau ci après résume la situation des ONG œuvrant dans la grande île en matière de partenariat. 15
16 Tableau 4 : Partenariat entre ONG dans la réalisation de leurs activités Partenariat avec des Partenariat avec d autres ONG ONG internationales Partenariat avec des ONG nationales Année % d ONG Nombre moyen % d ONG Nombre moyen % d ONG Nombre moyen concernés d ONG partenaires concernées d ONG partenaires concernés d ONG partenaires ,9% 5,1 14,4% 2,1 23,5% 4, ,7% 5,0 33,2% 2,7 39,5% 4, ,4% 3,0 42,5% 2,3 38,7% 4, ,0% 3,0 35,9% 2,5 36,8% 4,7 Les données recueillies montrent que 53% de l ensemble des ONG ont travaillé avec des partenaires internationaux et/ou nationaux durant l année 2011 et le nombre moyen des partenaires est de trois (3) ONG/Associations. En ce qui concerne le partenariat avec des ONG internationales le nombre moyen est resté constant (2 ou 3 ONG partenaires ) malgré le nombre en baisse (42,5% de l ensemble en 2010 et 35,9% en 2011). Pour les ONG qui ont eu recours à des partenariats avec des ONG nationaux, depuis l année 2008, le nombre moyen de partenaires est estimé à 4 ou 5 ONG. 16
17 1.3. Organisation et structure de l emploi au sein des ONG Les rôles des ONG/Associations sont non seulement de servir de locomotive au secteur social, mais aussi de créer des emplois pour la population en particulier. Cette section traite de l aspect ressources humaines des ONG à Madagascar. Les ressources humaines sont ici catégorisées en trois groupes: i) l équipe dirigeante, ii) les membres et iii) le personnel exécutif (permanent et temporaire). L équipe dirigeante des ONG/Associations assure principalement l organisation de leurs activités. La performance des ONG dépend en partie de la structure de l antenne de direction. Le tableau ci-dessous rapporte le poids des dirigeants au sein des ONG à Madagascar. Tableau 5 : Structure des membres d ONG/Association selon le type au 1 er semestre 2012 Type Président/Représentant Membre Poids Dirigeant ONG Internationale 1,1 3,1 35,4% ONG Nationale 1,4 5,7 25,2% ENSEMBLE 1,3 5,0 26,8% L enquête a permis d estimer le nombre moyen de dirigeants et celui des membres. Ainsi, au 1 er semestre 2012, une ONG se composait en moyenne d un (1) dirigeant et cinq (5) membres. Comme dans les enquêtes antérieures, on a pu constater que l effectif varie d une ONG à une autre, et particulièrement selon le type. Ainsi, une ONG internationale 3 compte moins de dirigeants qu une ONG nationale. Pour le 1 er semestre 2012, si le taux d encadrement moyen de l antenne de direction des ONG est de 26,8% (3 membres encadrés par 1 dirigeant), cet indicateur est moins élevé par rapport à celui de l année Cet indicateur est d ailleurs en recul depuis ces cinq dernières années. L approche genre figure parmi les priorités de certaines ONG. Le tableau qui suit donne un aperçu de la place du genre féminin au sein des ONG/Associations à Madagascar, en particulier dans le cercle de décision. 3 3 Le terme d «ONG internationale» renvoie à des organisations non gouvernementales qui se caractérisent par leur champ d activité couvrant plusieurs pays dans lesquels sont installées des filiales, leurs centres de décision et de contrôle étant situés toutefois dans un seul pays 17
18 Tableau 6 : Pourcentage des femmes dirigeantes dans les ONG/Associations ONG Internationale ONG Nationale Ensemble des ONG er sem er sem er sem Présidentes/Représentantes 36,3% 36,9% 38,5% 38,5% 38,0% 38,1% Autres membres Dirigeants 44,7% 44,9% 33,4% 33,9% 35,1% 35,6% Au cours du premier semestre 2012, la participation des hommes est plus dominante par rapport à celle des femmes. La proportion des femmes aux postes de Dirigeant ou de Président est néanmoins en faible progression par rapport à l année dernière, soit une augmentation de 0,1 point pour les présidentes et 0,4 points pour les autres membres dirigeants. En comparant par type d ONG, les ONG nationales devancent un peu les ONG internationales en matière de participation des femmes aux postes de Présidentes ou Représentantes, 38,5% contre 36,9% au cours du premier semestre Par contre, pour les autres membres dirigeants, la participation des femmes est plus importante dans les ONG internationale par rapport à celle des ONG nationale (44,9% contre 33,9%). 18
19 Graphique 4 : Représentation des femmes dans le cercle de décision des ONG/Associations En analysant l évolution de la participation des femmes aux postes de décision au cours des huit dernières années, il est à constater qu elle est en progression mais de façon incertaine. En effet, le pourcentage des femmes aux postes de décision est de 36,1% en 2012 contre 30% en 2004, après des hausses et des baisses au cours de la période. Le nombre moyen de femmes aux postes de décision est de 1,8 pour l ensemble des ONG. Selon les secteurs d activité, la participation des femmes varie en fonction des objectifs principaux des ONG/Associations. Pour premier trimestre de l année 2012, trois secteurs, à savoir «artisanat», «Protection sociale», et «genre» ont enregistré plus de femmes que d hommes, respectivement 60,0%, 53,5% et 50,5% des dirigeants. En comparant à l année 2011, ces taux restent généralement inchangés. Il est à remarquer que les femmes dirigeantes sont moins nombreuses dans les secteurs «formation et conseil», «Eau et assainissement», «religion» et «autres» au cours du 1 er semestre Elles représentent moins du quart de l ensemble. 19
20 Graphique 5 : Représentation des femmes dans le cercle de décision par secteur d activité en 2011 et au cours du 1er semestre Opinion des Dirigeants des ONG sur les différents types de partenariat Cette section présente l avis des dirigeants des ONG sur leurs différents partenariats. Le partenariat peut être entre ONG, avec l Etat ou avec les bailleurs de fonds. La question porte sur l importance de ces partenaires dans l accomplissement des activités des ONG. L analyse porte ici sur l évolution du solde d opinion 4 entre deux périodes. 4 Le solde d opinion est la différence entre les réponses positives et les réponses négatives 20
21 Tableau 7 : Evolution du solde d opinion des dirigeants des ONG sur les sujets de partenariat SUJET Ensemble Premier semestre 2012 Plate forme de la Société Civile Plate forme Sectorielle Partenariat avec l Etat Partenariat avec les Nations Unies Partenariat avec les Autres Bailleurs La conclusion d un partenariat dépend de la raison d être de l association ainsi que des situations spécifiques dans lesquelles les ONG/Associations interviennent. L évolution de l indicateur «Solde d opinion» permet ainsi d évaluer l importance des entités partenaires dans l accomplissement des objectifs des ONG/Associations. A cet effet, des politiques peuvent être orientées ou reformulées en fonction des besoins et des tendances comportementales des ONG à Madagascar. Les enquêtes réalisées auprès des ONG/Associations depuis les sept dernières années ont fait ressortir une baisse globale de l opinion des dirigeants des ONG sur le partenariat de 2004 jusqu en Ainsi, pour cette année, l on enregistre une tendance à la baisse de l opinion, à l exception du partenariat avec les autres bailleurs, qui redevient important aux yeux des responsables des ONG, et dont le solde d opinion est de 32 au premier semestre 2012 contre 24 au cours de l année Quant au partenariat avec l Etat, le solde d opinion accuse une baisse de 10 points entre l année 2011 et le premier semestre
22 2. Les sources de financement des ONG/Associations Les Organisations Non Gouvernementales et les associations revêtent un caractère à but non lucratif. Elles contribuent au processus de développement socio-économique par le biais des financements qui sont de plusieurs sources Structure et évolution du financement des ONG Au premier abord, les sources de financement des ONG se composent de deux classes bien distinctes : les sources d origine résidente (national) et celles d origine non résidente (Reste Du Monde). Les sources résidentes sont les fonds propres des ONG, l Etat Malagasy, les institutions de micro-finances et les autres résidents. Les ONG mères internationales, les gouvernements étrangers, les bailleurs de fonds 5 et les autres non résidents constituent les sources non résidentes Source de financement des ONG Contribution renforcée des ONG/Associations dans l aide au développement Les résultats de l enquête sur l année 2011 affirment l accroissement prépondérant des ressources des ONG/Associations depuis les trois dernières années. En 2011 par rapport à 2010, ces ressources sont en hausse de 50% alors que déjà en 2010, le niveau a rattrapé celui de l année En fait, l année 2011 présente le plus haut niveau de ressources des ONG enregistré jusqu ici, avec un montant estimé à 346,6 milliards d Ariary. Ce rythme d accroissement semble se poursuivre en 2012 car, en glissement trimestriel, une hausse de 42,7% a été enregistrée. Le montant des ressources disponibles auprès des ONG est estimé à 169,8 milliards d Ariary au cours du premier semestre En analysant l accroissement considérable des ressources des ONG en 2011, nous apprenons que 26,9% des fonds proviennent des ONG internationales non résidents. D ailleurs, ces fonds, estimés à 93,3 milliards d Ariary, ont connu une augmentation de 24,2% par rapport à l année Les bailleurs de fonds multilatéraux sont considérés comme des pays à part entière dans l analyse. Ainsi les fonds qu ils octroient sont imputés directement au nom de leurs organisations respectives (Nations-Unies, Banque Mondiale, Union Européenne, etc.). 22
23 A priori, les ONG locales, surtout internationales, sont financés par d autres ONG internationales (non résidents) dans le volet œuvres caritatives. Il est par ailleurs constaté que la contribution des gouvernements étrangers dans ce domaine a été rehaussée au cours de l année 2011, contribution équivalant à 21,5%. La part des bailleurs de fonds multilatéraux a été revue à la baisse bien qu en volume, l accroissement a été de 21,3%. En parallèle, l apport de l ensemble des nationaux représentait 18,0% des fonds totaux en possession des ONG en 2011, soit 62,4 milliards d Ariary en valeur. Tableau 8 : Sources des nouveaux financements 6 des ONG de 2007 au 1 er semestre 2012 (En Million d Ariary) Origine Source Sem2012 National Reste Du Monde Fonds propres Etat Malagasy ONG internationales résidentes Institutions de microfinance Autres résidents Gouvernements étrangers Bailleurs de Fonds ONG internationales Autres non résidents National et RDM Dons ENSEMBLE Au cours du premier semestre 2012, trois quart des fonds des ONG ont été issus des gouvernements étrangers, des bailleurs de fonds multilatéraux et des ONG internationales. C est le résultat de la poursuite soutenue des actions de ces partenaires en matière d aide au développement. L apport de l Etat malagasy, des ONG internationales résidents et du fonds propre des ONG a été réduit à un tiers par rapport à la moyenne semestrielle de l année Ressources diminuées des excédents de gestion 23
24 Partenariat préservé entre ONG/Associations locales et Reste du Monde dans les actions d œuvres humanitaires depuis 2010 Depuis l année 2010, le degré de partenariat entre les ONG/Associations locaux et le Reste Du Monde s établit au-dessus de la barre de 0,90 7 pour les ONG internationales locaux, de 0,60 pour les ONG nationaux et de 0,80 pour l ensemble. Ceci explique que les ONG se ressourcent principalement auprès du Reste Du Monde, et particulièrement les ONG internationales. Toutefois, ce degré de partenariat a perdu 0,02 point en 2011 par rapport à En détail, il ressort que la hausse des fonds drainés par les ONG à partir de cotisations des membres (résidents) ou de prestations diverses leur a permis d entreprendre des actions sans trop dépendre du Reste Du Monde. Cette particularité concerne principalement les ONG nationaux. En s attardant sur les volumes des fonds par type d ONG, ceux des ONG nationales ont augmenté de 42,7% en 2011 par rapport à 2010, passant de 76,1 à 108,6 milliards d Ariary. Renfermant 61,7% des ressources (en 2011), les fonds de ces ONG provenant des non résidents ont connu une hausse de 47,6% pour la même période. Les fonds d origine local, eux, ont progressé de 35,5%. Le Reste Du Monde a financé à hauteur de 214,0 milliards d Ariary les ONG internationales implantés à Madagascar au cours de l année 2011, en hausse de 45,6% par rapport à l année Ce montant représentait 89,9% des ressources disponibles et a été ainsi à l origine de l accroissement des fonds totaux. Il est à noter que cet accroissement a été de l ordre de 52,9%, ayant passé de 155,7 à 238,0 milliards d Ariary. 7 Un degré de partenariat égal à 1 définit un partenariat total des ONG avec le Reste Du Monde 24
25 Tableau 9 : Source des nouveaux financements des ONG de 2007 au 1 er semestre 2012 selon la résidence Type d ONG des donateurs/créanciers et par type d ONG (En Million d Ariary) 8 Résidence des Donateurs/Créanciers er sem Résident ONG internationale Non résident Ensemble Résident ONG Nationale Non résident Ensemble Résident Ensemble des ONG Non résident Ensemble Degré de partenariat ONG internationale 0,82 0,70 0,80 0,94 0,90 0,94 avec le ONG nationale 0,76 0,48 0,66 0,60 0,62 0,59 Reste Du Monde Ensemble des ONG 0,80 0,64 0,74 0,83 0,81 0,84 Au cours du premier semestre 2012, les ONG nationales n ont pas pu constituer la moyenne semestrielle de leurs ressources de l année Le taux s établit à 43,3%. Malgré cela, leur montant est bien supérieur à ceux des années précédentes. Les ONG internationales, quant à eux, ont atteint la moitié des ressources de 2011, du fait de l appui soutenu du Reste Du Monde. Dans l ensemble, les ressources des ONG au titre du premier semestre 2012 dépassent largement la moyenne semestrielle des années antérieures Utilisation des ressources : les secteurs bénéficiaires Renforcement de la Protection sociale à Madagascar Le maintien de la Protection sociale comme secteur prioritaire semble se poursuivre au cours de cette année Les ONG dont le principal secteur d intervention est la Protection Sociale ont pu bénéficier de 8 Ressources diminuées des excédents de gestion 25
26 123,0 milliards d Ariary en 2011, et 52,5 milliards d Ariary au cours du premier semestre Toujours en 2011, les fonds octroyés à ces ONG ont représenté 35,2% des ressources totales. La Santé suit la Protection sociale. Les ONG ayant ce domaine comme principale activité ont acquis 59,6 milliards d Ariary en 2011, représentant 17,1% du montant global des disponibilités des ONG à Madagascar. Par rapport à l année 2010, une diminution de 15,8% a été enregistrée pour ces ONG mais l année 2012 semble plus prometteuse. Le dynamisme des autres domaines a marqué également l année Des variations positives ont été enregistrées dans 9 secteurs sur 15. Ce constat amène à évoquer que des considérations ont été faites à l endroit des secteurs délaissés auparavant. Néanmoins, il est important de souligner que le choix des domaines prioritaires dépend étroitement des besoins du pays. Tableau 10 : Disponibilités des ressources par principal 9 secteur d intervention des ONG (En Million d Ariary) Secteurs 1er sem Protection sociale Santé Environnement Formation conseil Eau et assainissement Education Œuvres socio économique Promotion de l'agriculture Etudes Micro-Finance et crédit nd nd nd nd Religion Elevage et pêche Genre Droit de l Homme Justice Artisanat Autres TOTAL Une ONG peut entreprendre plus d un secteur d intervention. On désigne par Principal secteur d intervention pour une ONG, celui dont le budget alloué est le plus élevé. 26
27 2.2. Caractéristiques des financements reçus des non résidents Les financements des ONG/Associations provenant des non-résidents englobent les dons, les cotisations des membres non-résidents, les transferts des gouvernements étrangers et des bailleurs de fonds multilatéraux, les fonds fournis par les ONG mères et ONG internationales non résidentes, ainsi que les autres personnes physiques ou morales non résidents. Dans cette section, l on abordera en premier lieu la généralité sur les fonds octroyés par les non résidents (Reste Du Monde), en deuxième lieu les caractéristiques des fonds provenant des principaux partenaires financiers, en troisième lieu, celles relatives aux principaux bailleurs de fonds multilatéraux Généralités Le premier point traite de l évolution structurelle des apports des différentes catégories de non résidents au cours des six dernières années. A cet égard, trois tendances peuvent être observées. La première est celle relative aux Gouvernements étrangers et Bailleurs de fonds multilatéraux. Une tendance en «U» est constatée entre 2007 et le premier semestre 2012 avec un minimum en 2009 et Une fois de plus, cela relate les appuis des partenaires bilatéraux et multilatéraux en fonction du contexte politique à Madagascar. La deuxième tendance est constante et plus ou moins linéaire bien qu une baisse relative soit constatée en Il s agit de l évolution de structure de l apport des ONG internationales. Si l on se réfère au facteur du contexte politique à Madagascar, il s avère que ces ONG ont servi de canaux de substitution aux sources traditionnelles d aide au développement, en l occurrence les gouvernements étrangers et bailleurs de fonds. La troisième se rapporte aux Dons et Autres non résidents (regroupant généralement les particuliers). Leurs apports diffèrent généralement d une période à une autre entre 2007 et le premier semestre A priori, leur tendance se dessine en dents de scie. 27
28 Graphique 6 : Evolution structurelle des apports des Non Résidents par catégorie Une autre analyse des apports des non résidents est celle par pays donateur et fait l objet d un second point. Comme dans les années antérieures, les Etats Unis d Amérique, la France et les Nations Unies sont les trois principaux contributeurs. Pour l année 2011, leurs financements ont renfermé 69,8% des fonds totaux. Une hausse de 11,1 points de pourcentage a été enregistrée par rapport à l année Au cours du premier semestre 2012, leur apport s est intensifié avec une contribution à hauteur de 74,2%. Des donateurs en matière d aide comme l Union Européenne, la Banque Mondiale et le Royaume Uni ont également un poids non négligeable. A titre illustratif, la part qui revient à chacun de ces organismes avoisine les 4% au cours du premier semestre Ce niveau est toutefois moins élevé si l on se réfère aux années 2011 et 2010 En volume, l ensemble des fonds octroyés par les non résidents pour les actions humanitaires à Madagascar, via les ONG/Associations, augmente d année en année, notamment depuis En 2011, 28
29 192,4 milliards d Ariary ont été mis à disposition des ONG, soit 88,6 milliards de plus, et déjà 142,9 milliards d Ariary pour le compte du premier semestre Tableau 11 : Pays partenaires des ONG en termes de financements en 2010, en 2011 et au cours du premier semestre 2012 (Montant en Million d Ariary) Sem2012 Pays source du financement Montant Apport Montant Apport Montant Apport Etats-Unis ,5% ,8% ,6% France ,9% ,4% ,5% Nations Unis ,3% ,5% ,1% Union Européenne ,7% ,9% ,3% Banque Mondiale ,4% ,2% ,6% Royaume-Uni ,4% ,2% ,0% Pays-bas ,2% ,4% 22 0,0% Suisse ,2% ,2% ,1% Italie ,1% ,4% ,4% Allemagne ,0% 994 0,4% 792 0,6% Réunion ,6% 780 0,3% ,1% Autres ,8% ,3% ,6% Ensemble ,0% ,0% ,0% Principaux Pays partenaires financiers des ONG/Associations Un pic des apports en 2011 Les principaux partenaires sont les Etats-Unis d Amérique, la France et le Royaume Uni. De 2007 à 2011, l évolution des fonds octroyés par ces pays a connu des hauts et des bas avec une tendance parfois opposée d un pays à un autre. En ce sens, si les fonds en provenance des Etats Unis ont connu une forte hausse en 2008 suivie d une tendance à la baisse jusqu en 2010, ceux octroyés par la France ont suivi une évolution tout à fait contraire, en baisse en 2008 et en forte hausse en 2009 et En 2011, les tendances ont été similaires bien que l accroissement des fonds octroyés par les Etats Unis est plus marquante. Ce qui a amené à un niveau élevé des fonds reçus de ces pays au cours de cette année. 29
30 Le Royaume Uni, pour sa part, a suivi une tendance linéaire durant cette période dans l octroi de fonds. Graphique 7 : Evolution des financements des trois principaux pays partenaires des ONG (Million d Ariary) Les points qui vont suivre analysent le type de donateur pour chacun de ces trois principaux pays partenaires ainsi que leurs secteurs d intervention. Apport des Etats-Unis via le Gouvernement américain En 2011, les Etats Unis ont constituée 32,8% de l ensemble des ressources à disposition des ONG/Associations implantés à Madagascar. Le retour des financements des Etats Unis en faveur des ONG/Associations via le gouvernement américain semble se dessiner depuis l année 2011, et plus précisément depuis le second semestre. En fait, le gouvernement a depuis représenté les Etats Unis (en matière de financements des ONG pour les œuvres caritatives) mais les évènements politiques de l année 2009 ont légèrement modifié leur comportement. En 2009, les fonds en provenance du gouvernement ont renfermé 43,3% des fonds totaux alors qu ils ont été de 47,6% en En 2011, cette part est passée à 57,0%. 30
31 Ainsi, les fonds en provenance du gouvernement américain sont passés de 22,1 milliards d Ariary en 2010 à 52,5 milliards en Sur l ensemble, les apports des Etats Unis ont varié de 51,0 milliards d Ariary à 92,1 milliards sur cette même période. Tableau 12 : Fonds en provenance des Etats-Unis d Amérique (En Million d Ariary) Rubriques er sem ONG internationales Gouvernement américain Dons Autres Total En 2012, un octroi important de fonds s annonce également de la part du gouvernement américain. En analysant les secteurs prioritaires des Etats Unis, il semble que ces fonds ont été alloués aux ONG/Associations dont le secteur principal d intervention est la Protection sociale. 72,5% des fonds ont été en effet mis à disposition de ces ONG œuvrant dans la Protection sociale. La Santé se place en deuxième secteur prioritaire (10,1%), suivi de l Environnement (7,7%) et des activités de Formation et conseil (6,1%). Graphique 8 : Répartition des financements des Etats-Unis par domaine d intervention au cours du 1 er semestre
32 Accentuation des transferts de la France via les ONG internationales françaises En 2011, la France a constituée 24,4% de l ensemble des ressources à disposition des ONG/Associations. Dans son mode traditionnel de transferts des fonds à Madagascar, la France passe généralement par le canal des ONG internationales françaises. Durant l année 2011 et au cours du premier semestre 2012, ces entités ont occupé plus de place par rapport aux autres voies comme le gouvernement. Ainsi, leur apport a été de 59,4% en 2011 et 79,8% au premier semestre 2012 contre 51,2% en 2010 et 46,9% en En volume, l apport des ONG internationales françaises a presque doublé en 2011 par rapport à Plus précisément, leur contribution a été évaluée à 40,8 milliards d Ariary en Tableau 13 : Fonds en provenance de la France (En Million d Ariary) Rubriques er sem ONG internationales Gouvernement français Dons Autres Total Par rapport aux secteurs d intervention, l enquête fait ressortir que la France intervient simultanément dans plusieurs domaines. En ce sens, les fonds sont répartis plus ou moins équitablement au cours d une période. Pour le premier semestre 2012, les principaux secteurs bénéficiaires ont été la Protection sociale, la Santé, l Eau et l Assainissement, l Environnement et les Œuvres socio-économiques. 32
33 Graphique 9 : Répartition des fonds provenant de la France par domaine d intervention au cours du 1 er semestre 2012 Domaines d activité du Royaume Uni Les fonds octroyés par le Royaume Uni ont représenté 2,2% des fonds totaux en 2011 et 4,0% au cours du premier semestre 2012, soient respectivement 6,2 et 5,6 milliards d Ariary. Pour cette année 2012, le Royaume Uni a focalisé ses efforts dans le domaine de l Eau et Assainissement ainsi que l Environnement. 38,0% des fonds ont été alloués aux ONG du premier domaine et 29,4% pour l environnement. La Santé et la Protection sociale ont été également inscrites dans leurs priorités mais dans une moindre mesure, ces dernières ont respectivement reçu 12,7% et 10,7% des fonds. 33
34 Graphique 10 : Répartition des fonds provenant du Royaume Uni par domaine d intervention au cours du 1 er semestre Ressources des ONG issues des Bailleurs de fonds multilatéraux L année 2011 est également marquée par une hausse significative des apports des Bailleurs de Fonds multilatéraux auprès des ONG implantées à Madagascar. Parmi les trois bailleurs que sont l Union Européenne, les Nations Unies et la Banque Mondiale, seul ce dernier a maintenu constant son apport en 2011 par rapport à l année Ainsi, l apport de l Union Européenne a connu une hausse de 5,3 milliards d Ariary; tandis que celui des Nations Unies est de l ordre de 17,3 milliards d Ariary. Le graphique ci-contre reflète de manière évidente la baisse de leurs appuis au cours de l année Depuis, une montée en flèche a été enregistrée. 34
35 Graphique 11 : Evolution des financements des Bailleurs de fonds multilatéraux partenaires des ONG/Associations (En million d Ariary) Au cours du premier semestre 2012, on constate que les différents secteurs ont été départagés entre les bailleurs de fonds, tel qu il est reporté dans le graphique 12. Ainsi, les Nations Unies ont alloué 86,4% de leurs fonds aux ONG/Associations spécialisées dans le domaine de la santé. L Union Européenne, quant à elle, s est tournée principalement vers l Environnement dans lequel 54,2% des fonds ont été attribués. D autres secteurs comme la Promotion de l Agriculture et la Protection Sociale ont également bénéficié de leur appui, renfermant respectivement 17,3% et 13,6% des fonds. La Banque Mondiale s est chargée de s occuper de deux secteurs : Promotion de l Agriculture (35,0%) et Renforcement des capacités (12,0%). Toutefois, beaucoup d investigations ont été faites dans les Etudes puisqu elles ont consacré 38,9% de leurs fonds. Cependant, au cours du premier semestre 2012, les secteurs Education et Genre ont été quelque peu laissés de côté. 35
36 Graphique 12 : Domaines d intervention des Bailleurs de fonds multilatéraux via les ONG/Associations au cours du 1 er semestre 2012 Enfin, en cumulant l apport financier de ces trois bailleurs de fonds au cours du premier semestre 2012, la Santé se démarque de l ensemble des secteurs. Elle a renfermé 55,3% des fonds totaux des bailleurs. Graphique 13 : Allocations budgétaires des Bailleurs de fonds multilatéraux par domaine d intervention au cours du premier semestre
37 En somme, c est en 2011 que les apports des non résidents ont atteint leur niveau le plus élevé. En matière de relation bilatérale, les principaux donateurs sont les Etats Unis, la France et le Royaume Uni, qui ont respectivement réalisé 32,8%, 24,4% et 2,2% des apports. Principalement, leurs actions ont été orientées vers la Protection sociale à Madagascar. Dans les relations multilatérales, les partenaires financiers et techniques de Madagascar sont, par ordre d importance de leurs apports au cours de l année 2011 : les Nations Unies, l Unions Européenne et la Banque Mondiale,. Leurs contributions ont été estimées à 12,5%, 9,9% et 4,2% des apports totaux. Pour ce qui est des actions, ces trois bailleurs se sont partagés les secteurs Santé, Environnement, Etudes, Promotion de l Agriculture, Protection Sociale, Formation/Conseil et Droits de l Homme. 37
38 3. Les dépenses des ONG Les dépenses des ONG reflètent l utilisation de leurs ressources destinées généralement à financer leurs activités. La structure de ces dépenses donne une image des politiques générales entreprises par les ONG et concrétise leur contribution dans le développement socio-économique du pays. En outre, l étude de l utilisation des fonds des non-résidents réside dans le volume des transferts effectivement injectés dans l économie Malagasy. Il s agit alors dans ce chapitre d analyser la situation des dépenses des ONG durant l année 2011 et le 1 er semestre 2012 : son évolution par rapport à la situation antérieure, sa structure par catégorie et par secteur, et la contribution effective des non résidents Evolution des dépenses des ONG Généralités Il est ici question d analyser l évolution des dépenses réalisées par les ONG durant la période 2004 à 2011, en mettant un focus sur l année Il s agit de l évolution globale, selon le type des ONG et selon les grandes catégories de dépenses. Le graphique suivant met en exergue l évolution globale et par type d ONG de 2004 à Graphique 14 : Evolution des dépenses des ONG de 2004 à 2011 Unité : Milliards MGA Les dépenses totales des ONG se sont élevées à 320,6 milliards d Ariary durant l année 2011, soit une augmentation de 45,4% par rapport à l année Cette période coïncide avec celle où les partenaires financiers et techniques de l Etat malagasy se sont tournés vers l humanitaire, suite à la crise sociopolitique perdurant. 38
39 L augmentation des dépenses est imputable aux réalisations des ONG internationales. Elles ont connu une hausse de 47,3% par rapport à l année 2010, avec une contribution de 31,5 points dans la variation globale. Les dépenses se sont également inscrites en hausse au niveau des ONG nationales, mais dans une moindre mesure: variation de 41,7% par rapport à l année 2010, avec une contribution de 13,9 points. Graphique 15 : Evolution des dépenses des ONG par catégories de 2004 à 2011 Unité : Milliards MGA Les dépenses liées aux activités ont représenté 69,8% du total des dépenses en En termes d évolution, les deux plus grands postes de dépenses ont enregistré une hausse mais à un rythme différent. D un côté, l ampleur prise par les «dépenses liées aux activités» est considérable : une hausse de 69,8% par rapport à 2010, soit une contribution de 41,7 points dans la variation globale du total des dépenses. De l autre côté, les «dépenses en fonctionnement» ont enregistré une hausse de 9,2% par rapport à 2010, soit une contribution de 3,6 points Evolution au niveau des catégories de dépenses Sur le plan fonctionnel, les dépenses des ONG se présentent sous deux grandes subdivisions : les dépenses de fonctionnement et les dépenses liées aux activités. 39
40 Tableau 14 : Evolution des dépenses de fonctionnement de 2004 à 2011(Milliards d Ariary) Dépenses de fonctionnement Rémunérations des salariés 37,1 41,9 39,9 44,2 42,1 40,1 52,2 64,0 Eau et électricité 1 1,1 3,4 3,1 1,5 2,3 2,9 7,2 Communication 2,9 2,8 3,3 4,5 3,1 3,7 11,8 5,4 Loyer 3,8 3,6 3,4 9,6 2,9 4,7 5,4 10,1 Autres postes 12,8 13,2 15,3 0,1 8,8 2,3 16,3 10,2 Total 57,6 62,6 65,3 61,5 58,3 53,1 88,7 96,8 L importance des réalisations des ONG dans le pays est parfaitement illustrée par le niveau des dépenses de fonctionnement qui restent très soutenues en Les dépenses en «rémunération des salariés» demeurent les plus importantes. Au niveau des dépenses en «rémunération des salariés», la réalisation enregistrée en 2011 représente 66%. Ce poids est légèrement plus important pour les ONG nationales : 65% pour les ONG internationales contre 68% pour les ONG nationales. Par rapport à 2010, ce poids a gagné 7 points. Et la réalisation a connu un accroissement de l ordre de 22% par rapport à En ce qui concerne le coût «eau et électricité», la réalisation en 2011 a connu une hausse de 145% par rapport à Ce poste vaut 7,5% de l ensemble des dépenses de fonctionnement. Ce changement provient surtout des ONG internationales pour lesquelles l»eau et électricité» représente 9% du total de leurs dépenses de fonctionnement contre seulement 4% pour les ONG nationales. Du côté des dépenses en «communication», la réalisation de 2011 a accusé une baisse par rapport à Toutefois, sa valeur reste plus importante par rapport aux réalisations des années antérieures à Son poids a ainsi diminué pour être évalué à 5,5% à la fin de Cette baisse s explique par les réalisations des ONG internationales. Les dépenses en communication ont, en effet, diminué de 65% par rapport à Enfin, les «loyers» suivent une tendance à la hausse depuis Les réalisations de 2011 ont progressé de 88% par rapport à Les charges locatives deviennent plus importantes. Elles représentent 10,4% des dépenses totales de fonctionnement en Le changement provient essentiellement des ONG internationales. En effet, pour ces dernières, une hausse de 134% a été enregistrée par rapport à L analyse des dépenses liées aux activités permet de cerner la destination des fonds mobilisés par les ONG. Le tableau suivant donne l évolution par poste de ces dépenses entre 2004 et
41 Tableau 15 : Évolution des dépenses liées aux activités (Milliards d Ariary) Catégories de dépenses Conseils en gestion 0,3 0,3 1 0,9 0,3 5,6 2,9 6,0 Formation et assistance technique 4,9 7 48,2 6,1 14,4 9,1 10,5 17,1 Études et recherches 8,2 4,5 4,6 2,6 4,4 2,1 5,0 10,8 Construction et réhabilitation 16 21,9 16,2 33,7 10,4 39,6 26,3 31,7 Achats des nouveaux terrains 0 0,6 0,3 0,2 0,5 0,5 0,2 0,4 Matériels de transport, informatiques et autres 15,1 11,5 16,3 8,4 16,2 2,8 10,8 16,1 Fonds prêtés aux autres entités 3,5 0,8 4,4 0,6 0,8 7,9 13,8 2,9 Voyage à l'extérieur 5,3 13,6 5,2 2,8 1,9 1,3 2,4 10,0 Voyage à l'intérieur 6,2 3,2 8,8 12 4,9 8,6 9,3 8,9 Dépenses en fret 3,3 1,6 0,6 0,8 0,5 0,6 1,9 1,5 Contribution aux organisations charitables 0,2 0,2 0,5 2,5 11,9 5 4,9 7,3 Dépenses en donation, dots, 8, , ,6 0,4 0,9 Autres dépenses 16,2 22,6 41,7 45,2 46,4 34,4 43,5 110,2 Total ,8 160,9 127,8 115,6 119,1 131,8 223,8 La rubrique «construction et réhabilitation» reste la principale destination des dépenses liées aux activités. Toutefois, en termes de contribution à la variation, elle ne se retrouve qu à la 4 ème place. Tous types d ONG confondus, les cinq postes qui ont le plus contribué à la variation globale des dépenses liées aux activités sont : Voyage à l extérieur (6 points) Formation et assistance technique (5 points) Etude et recherche (4 points) Construction et réhabilitation (4 points) Matériels de transport, informatiques et autres (4 points) L analyse selon le type de l ONG montre une différence de structure entre les ONG internationales et les ONG nationales. Pour les ONG internationales, les cinq rubriques les plus importantes de dépenses liées aux activités sont constitués de : Construction et réhabilitation : 19,7 milliards MGA Formation et assistance technique : 13,9 milliards MGA 41
42 Etude et recherche : 7,8 milliards MGA Matériels de transport, informatique et autres : 7,2 milliards MGA Voyage extérieur : 6,6 milliards MGA. Pour les ONG nationales, elles sont: Construction et réhabilitation : 11,9 milliards MGA Matériels de transport, informatique, et autres : 8,9 milliards MGA Voyage à l intérieur du pays : 4,7 milliards MGA Contribution régulière aux organisations charitables : 4,5 milliards MGA Voyage à l extérieur : 3,4 milliards MGA. 42
43 Evolution de la participation des non résidents La participation des non résidents est mesurée par rapport au volume de leurs transferts et à leur utilisation. Le graphique suivant donne l évolution de l apport des non résidents au niveau des dépenses réalisées par les ONG/Associations sur la période Graphique 16 : Evolution de la participation des non résidents dans les dépenses liées aux activités des ONG de 2004 à 2011 Unité : % Les chiffres indiquent l importance des financements extérieurs dans le secteur des organismes à but non lucratif. Les réalisations de l année 2011 ont affiché une contribution des non résidents de 85,1% des dépenses liées aux activités. Elles ont suivi une tendance positive depuis Les dépenses liées aux activités financées par les non résidents ont été évaluées à 190,4 milliards d Ariary en 2011, soit une augmentation de 73,5% par rapport à l année 2010, et une contribution de 61 points dans la variation globale des dépenses liées aux activités des ONG en
44 3.2. Analyse des dépenses des ONG au cours du premier semestre Tendance des activités des ONG L analyse de la tendance des activités des ONG se basera sur l analyse du glissement entre le premier semestre de 2009 et le premier semestre Le graphique suivant donne l évolution des dépenses selon le type de l ONG. Graphique 17 : Evolution des dépenses au cours du 1 er semestre de 2009 à 2012 Unité : Milliards MGA Les dépenses des ONG continuent de progresser durant le 1 er semestre Pendant cette période, les réalisations des ONG ont été évaluées à 150,1 milliards MGA. Soit une augmentation de 50,5% par rapport aux réalisations du 1 er semestre Ce niveau de dépenses du 1 er semestre annonce une année faste pour les activités des ONG, par rapport aux autres années. L analyse selon le type des ONG montre que la croissance des dépenses concerne aussi bien les ONG internationales que les ONG nationales. Toutefois, compte tenu du poids des ONG internationales, la contribution de cette dernière demeure plus importante. 44
45 Pour les ONG internationales, les dépenses enregistrées au 1 er semestre 2012 s élèvent à 112,6 milliards MGA. La croissance par rapport au 1 er semestre 2011 est estimée à 53%, soit une contribution de 39,0 points à la variation globale. Pour les ONG nationales, les dépenses durant le 1 er semestre 2012 ont été évaluées à 37,4 milliards MGA. Soit une hausse de 44% par rapport au 1 er semestre 2011, avec une contribution de 11,4 points. Graphique 18 : Evolution des dépenses des ONG par catégories du 1 er semestre de 2009 à 2012 Unité : Milliards MGA L analyse de ces deux postes de dépenses indique une croissance exponentielle des dépenses liées aux activités. Au 1 er semestre 2012, elles sont en hausse de 80% par rapport au 1 er semestre Cette hausse est plus importante au niveau des ONG internationales : 93% contre 51% pour les ONG nationales. Les dépenses de fonctionnement ont enregistré une hausse de 15% par rapport au 1 er semestre 2011.La hausse est beaucoup plus importante pour les ONG nationales : 31% contre 11% pour les ONG internationales Evolution au niveau des catégories de dépenses Les dépenses liées aux activités constituent la majorité des réalisations. Au 1 er semestre 2012, le poids des dépenses liées aux activités est de 66%, et celui des dépenses de fonctionnement est de 34%. 45
46 Tableau 16 : Les dépenses de fonctionnement du 1 er semestre 2011 et 2012 (en Milliard d ariary) Unité : Milliards MGADépenses de fonctionnement 1 er semestre er semestre 2012 Dépenses totales de fonctionnement 44,9 51,4 Dont Rémunération des salariés 24,0 39,2 Eau et électricité 1,4 1,8 Communication 4,3 2,3 Loyer 2,8 3,8 Les dépenses de fonctionnement sont composées principalement de la «rémunération des salariés». Le poids de ce poste a progressé de façon significative au 1 er semestre 2012 par rapport à la même période en 2011, en passant de 53,4% à 76,2%. Cette progression est attribuable aux réalisations des ONG internationales, pour lesquelles 77% du total des dépenses représentent les rémunérations des ONG. Concernant les autres postes des dépenses, les réalisations au 1 er semestre 2012 montrent une baisse dans la rubrique «Communication». Les dépenses en «eau et électricité» et «loyer» sont quant à elles en hausse. 46
47 Tableau 17 : Les dépenses liées aux activités du 1 er semestre 2011 et 2012 (en Milliards d Ariary) Catégorie 1 er semestre er semestre 2012 Conseils en gestion 0,4 3,8 Formation et assistance technique 3,8 13,3 Études et recherches 0,6 8,2 Construction et réhabilitation 10,0 12,3 Achats des nouveaux terrains 0,1 0,3 Matériels de transport, informatiques et autres matériels 0,4 1,1 Achat de fourniture 2,5 3,6 Fonds prêtés aux autres entités 3,2 12,5 Voyage pour le compte de l'organisation à l'extérieur 0,4 0,8 Voyage pour le compte de l'organisation à l'intérieur 9,3 4,0 Dépenses en fret 0,1 5,6 Contribution aux organisations charitables 0,2 0,4 Achats de médicaments, vaccins 1,9 3,7 Aides scolaires 2,6 5,6 Dépenses en donation, dots, héritage, lots loterie 0,5 0,5 Achats de plants, reboisement 0,1 0,2 Dépenses en sensibilisation, vulgarisation, plaidoirie 1,5 4,4 Autres dépenses 17,3 18,4 Total 54,9 98,6 Au 1 er semestre 2012, l on observe un changement des activités des ONG. La rubrique «Formation et assistance technique» devient le plus gros poste de dépenses. La rubrique «fonds prêtés aux autres entités» occupe la 2 nde place, suivi de «construction et réhabilitation». Ce changement est le fruit des choix des ONG internationales. En effet, les dépenses réalisées par ces dernières représentent plus de 90% des dépenses au niveau des deux premiers postes. Ainsi, les 5 premiers postes de destination des dépenses des ONG au 1 er semestre 2012 sont : Formation et assistance technique, avec une contribution de 17 points de la variation globale par rapport au 1 er semestre 2011 ; Fonds prêtés aux autres entités, de 17 points ; Construction et réhabilitation, de 4 points ; Etude et recherche, de 14 points ; Dépenses en fret et aide scolaire, au même niveau, respectivement de 10 points et de 5 points. 47
48 Dépenses financées par les Non Résidents Le graphique suivant présente l apport des non résidents dans les dépenses réalisées par les ONG/Associations exerçant à Madagascar au cours du 1 er semestre Graphique 19 : Apport des non-résidents dans les dépenses liées aux activités au cours du 1 er semestre 2012 (en Milliard d Ariary) L enquête a permis d estimer, au cours du 1 er semestre 2012, à 84,1 milliards d Ariary, la participation des non résidents dans les dépenses liées aux activités des ONG. Soit une hausse de 72% par rapport au 1 er semestre Elle reste, à l instar des années antérieures, importante au niveau du secteur des ONG/ Associations à Madagascar. La part des non résidents est par ailleurs plus importante au niveau des ONG internationales. Une différence de 22,1 points est estimée entre le poids des réalisations des non résidents auprès des ONG internationales et des ONG nationales. La plus forte hausse est enregistrée au niveau des ONG internationales. Les dépenses liées aux activités sur financement des non-résidents ont progressé de 82% auprès des ONG internationales contre 42% auprès des ONG nationales. 48
49 4. Annexe 1 : Base méthodologique A1. Concepts et définitions A1. 1. ONG «Organisation Non Gouvernementale» Le terme «Organisation Non Gouvernementale» regroupe généralement un large panel d Organisations, mais requiert à particulariser les structures issues de la société civile par opposition à l Etat. En effet, il n'y a pas de norme universelle établie pour spécifier qu'une association est une ONG ou non. On entend par «Organisation Non Gouvernementale», toute personne morale juridiquement constituée (i) entièrement ou largement indépendante du gouvernement; (ii) à but non lucratif; et (iii) existant à des fins humanitaires, sociales ou culturelles, dans le cadre d une communauté ou de la société toute entière. Les ONG regroupent donc une multitude d'organisations très diverses, indépendantes de l'etat et poursuivant un but humanitaire ou de coopération plutôt que des objectifs commerciaux. Il existe deux types distincts d ONG : ONG nationales et internationales qui, grâce à leur structure, à leur mode de fonctionnement, à leurs valeurs (qu elles prétendent universelles), jouent un rôle essentiel sur la scène internationale, jusqu à entrer en concurrence avec les Etats. Le terme d «ONG internationale» renvoie à des Organisations Non Gouvernementales qui se caractérisent «par leur but non lucratif, par leur champ d activité couvrant plusieurs pays dans lesquels sont installées des filiales, leurs centres de décision et de contrôle étant situés toutefois dans un seul pays. Leur réseau d activité s étend aujourd hui dans le monde entier et couvre les domaines les plus divers». Parce qu elles (les ONG) s intéressent à des thématiques touchant des enjeux globaux tels que l environnement et sa sauvegarde, la pauvreté, les Droits de l Homme, ou encore l aide humanitaire, elles éprouvent le besoin de se structurer afin d être en adéquation avec l ampleur de ces problèmes. L ONG internationale, pour mériter cette appellation, doit d autre part être caractérisée par un réel dynamisme dans la participation à un certain nombre de mécanismes de relations internationales (institutions internationales, Etats, entreprises multinationales, médias, etc ) et ne pas être une simple coquille institutionnelle regroupant formellement des entités nationales très autonomes. 49
50 A Notion de résidence (1) sont considérés résidents : tous agents économiques (nationaux ou étrangers) présents sur une durée de 1 an ou plus sur le territoire économique malagasy durant la période. (2) sont considérés non-résidents : tous agents économiques qui ne résident pas sur le territoire économique malagasy durant la période de l enquête. A Territoire économique C est l ensemble du territoire géographique auquel s ajoute le représentant du pays à l extérieur moins le territoire des pays étrangers dans le pays. A Unités d observation L enquête porte globalement sur les ONG dans l ensemble du territoire économique Malagasy. A Type d ONG Les ONG comportent 2 grands groupes à savoir : i) les ONG internationales ii) les ONG nationales. A Champ de l enquête L enquête s adresse à toutes les ONG Les domaines d activités sont : La réinsertion sociale Il s agit des actions ciblant les groupes défavorisés et les groupes vulnérables de manière à les rendre autonomes après un certain temps d accompagnement. Appui socio-humanitaire Il est ici question d œuvres caritatives, allant des distributions de vivres, d effets vestimentaires ou de médicaments, à la remise ponctuelle de dons aux groupes nécessiteux et défavorisés, sans articulation avec des mesures d autonomie. Développement socio économique Le développement socio-économique concerne les actions qui sont concrétisées à partir d un programme/projet bien défini dans le temps et dans l espace, en partenariat avec les bénéficiaires et qui adopte des stratégies adaptées. Par ailleurs, ces actions ne sont classées, ni dans la «réinsertion sociale», ni dans «l appui socio-humanitaire» et ni dans «l appui technique». Appui technique L appui technique fait appel aux expertises des ONG pour fournir des assistances techniques et/ou matérielles, des conseils ou des formations dans un secteur spécifique : éducation, santé, élevage et agriculture etc. 50
51 Environnement Il regroupe toutes les activités liées à la protection de la nature et à l assainissement de l environnement (reboisement, actions dans les aires protégées, etc.) A Couverture de l enquête L enquête porte globalement sur la relation entre une ONG et une unité non résidente. A2. Méthodologie d échantillonnage A2.1 Unité statistique L unité soumise à l enquête est l ONG ou l association. Les ONG et associations opérationnelles figurant dans l échantillon devraient répondre aux trois critères essentiels suivant : être une ONG ou association régie par la loi malgache, avoir une activité sans but lucratif et intervenir dans les différents domaines d intervention cités ci-dessus à Madagascar. L enquête se fera auprès du siège social de l ONG. Ce choix découle des raisons suivantes : a- La responsabilité juridique des trois fonctions ci-après n incombe qu à l ONG siège : la réalisation de l objet social décomposée en cycles de transactions : finances, dépenses, etc. Chaque cycle englobe des transactions particulières et à chaque transaction correspond une procédure particulière ; la conservation de patrimoine : stockage des biens ; la détention des services généraux : finances, gestion de personnel, administration, comptabilité. Leur bureau régional ou provincial ne possède pas de responsabilité juridique. Il correspond simplement au démembrement d un patrimoine unique. Il en découle que les informations ont une forte chance d être éparses ou parcellaires, voire même inexistantes au niveau de leur représentant régional ou provincial. b- Certaines données qualitatives et quantitatives de l ONG ne sont détenues, le plus souvent, qu au siège social, en particulier les informations qui sous-tendent les décisions majeures relatives à chacun de ses démembrements. A2.2. La base de sondage La base de sondage pour cette enquête consiste généralement en une liste complète des ONG opérant à Madagascar. La liste des ONG a été obtenue auprès de l INSTAT et des Ministères de la Population et de l Intérieur. Cette liste contient certaines informations indispensables pour leur échantillonnage et leur 51
52 classement selon les domaines d activités appropriés. Il est donc indispensable d identifier le nom de l ONG, son sigle, son emplacement géographique, son adresse, son domaine d intervention, sa date de création et le type d ONG. A2.3 Echantillonnage Cette enquête se veut être celle établissant la structure des recettes et des dépenses des ONG pour le 1 er semestre Pour cela, toutes les ONG faisant partie de l échantillon devront être enquêtées. Les ONG à Madagascar peuvent être catégorisées en deux classes selon leur type : les ONG «internationales» dont les opérations et financements se situent au niveau international (ex. CARE INTERNATIONAL.etc...) et les ONG nationales dont les opérations et les financements restent au niveau national. Après l établissement de la liste des ONG opérant à Madagascar, un classement par domaine d intervention sera effectué pour constituer un fichier de base des données exempt de doublon. Plus précisément, la base de données sera donc divisée en deux types : Type 1 : l ensemble des ONG internationales ; Type 2 : l ensemble des ONG nationales. Pour la première strate «type1», on procédera à une sélection exhaustive de toutes les ONG qui y sont catégorisées, c'est-à-dire taux de sondage T1=1 Pour la deuxième strate «Type 2», l échantillon sera obtenu à l issue d un tirage stratifié par domaine d intervention et par localité (découpage administratif des régions) à un taux T2 autour de 50% par strate. Toutefois un nombre minimum des ONG-échantillons par strate doit être respecté pour assurer une bonne représentativité. Donc, le taux de sondage définitif ne pourra être connu qu à la fin des opérations sur terrain. Par ailleurs, certaines ONG qui sont inscrites au sein des Ministères de tutelle ne sont pas nécessairement opérationnelles. 52
53 A3. Méthode d extrapolation A3.1. Système de pondération pour cette enquête Pour que les résultats de l enquête soient applicables à l univers de l ensemble des secteurs touchés par l enquête, mais pas seulement limités à l échantillon des ONG/associations enquêtées, il est nécessaire de disposer des coefficients d extrapolation adéquats. Ces coefficients, ou poids, sont donc définis en principe, par le rapport entre l univers et le nombre d ONG/associations ayant répondu avec des questionnaires exploitables : Poids Univers( ONG / associations / exis tantes) ONG / associations / ayantrépondu La Fiche-Réponse (outil de suivi et d identification des ONG enquêtés) sera utilisée pour le calcul des poids. Cependant, ce calcul n est pas possible tant que ces fiches réponses ne sont pas disponibles. Si l on note EXQ : le nombre des ONG/associations du champ ayant répondu (avec des questionnaires exploitables) ; EXR : le nombre des ONG/associations qui existent mais pour lesquelles on n'a pas de questionnaires exploitables ; NEX : les ONG/associations qui n'existent pas ou non fonctionnelles. Le nombre total des ONG/associations de l'univers dans laquelle on a tiré l'échantillon sera : NTOT EXQ EXR NEX A partir de l échantillon, le poids est calculé par la formule suivante : Poids ( ONG/ associationsexis tantes disparition )/ réponseenquête Où - «réponse» est le nombre des ONG/associations qui ont répondu, c est-à-dire que leurs questionnaires sont exploitables ; - «ONG/associations existantes» est le nombre des ONG/associations qui existent sans qu elles aient nécessairement de questionnaires exploitables ou non ; - «disparition» est le nombre des ONG/associations qui n existent pas ou qui sont non fonctionnelles au cours de l année de l enquête. 53
54 Si Nh est le nombre total des ONG/associations de la strate dans laquelle est tiré un nombre nh, le taux de sondage «ts» est de : Le poids sera : ts nombredong ' / associationsenquêtées Nh Poids 1 ONG/ associationsexis tantes 1 ts réponse ts disparition réponse Donc pour l univers, le poids sera : ( EXQ EXR) Poids( t) 1 1 ts EXQ ts NEX EXQ où ts ( EXQ EXR nh NEX) Et dans le cas de tirage exhaustif, on a ts = 1 A3.2. Système de pondération pour la prochaine enquête Afin de ne pas avoir à revenir aux taux de sondage de l année dernière et de garder la cohérence avec l univers de l année précédente, la formule pour le calcul du poids de chaque strate diffère selon qu on a à faire à des anciennes ONG/associations ou des nouvelles ONG/associations. En notant poids (t), le poids pour l année «t» des ONG/associations d une strate donnée et poids (t-1) celle de l année précédente a- Pour les anciennes ONG/associations, l univers est déjà connu du fait que nous disposons du poids de l année précédente et du nombre d ONG/associations ayant répondu correspondant. Le nouveau poids sera alors ( ONG/ associationsexis tantes) disparition Poids ( t) poids( t 1) poids( t 1) réponse réponse Donc pour l univers, le poids sera : ( EXQ EXR) Poids ( t) poids( t 1) poids( t 1) EXQ NEX EXQ b- Pour les nouvelles ONG/associations, il y a lieu encore d obtenir les informations sur l univers des nouvelles ONG/associations, c est-à-dire le nombre total des nouvelles créations. Si Nh est le nombre total d ONG/associations de la strate dans laquelle est tiré un nombre nh, Le taux de sondage «ts» est : 54
55 ts nombredong ' / associationsenquêtées Nh Le poids sera : [ ONG/ associationsexis tantes] Poids( t) 1 1 ts réponse ts disparition réponse Donc pour l univers, le poids sera : ( EXQ EXR) Poids( t) 1 1 ts EXQ ts NEX EXQ où ts ( EXQ EXR nh NEX) Et dans le cas de tirage exhaustif, on a ts = 1 c- Pour les anciennes ONG/associations non encore fonctionnelles l année précédente que l on rajoute pour la prochaine enquête, l univers dans lequel elles ont été tirées est déjà connu. Le nouveau poids sera : ( ONG/ associationsexis tantes) disparition Poids ( t) poids( t 1) poids( t 1) réponse réponse Donc pour l univers, ce poids sera : ( EXQ EXR) Poids ( t) poids( t 1) poids( t 1) EXQ NEX EXQ 55
56 Annexe 2 : TABLEAUX Tableau 18 : Pays sources de nouveaux financements (Reste du Monde) ; Valeur en Millions Ariary Pays source du financement sem2012 Afrique du Sud Allemagne Argentine Australie Autriche Banque Mondiale Barbade Belgique Brésil Canada Chine Corée Danemark Egypte Emirats Arabes Unis Espagne Etats-Unis Finlande France Grèce Italie Japon Kenya Koweït Luxembourg Maroc Maurice, île Mayotte Monaco Nations Unis Niger Norvège Pays-bas Réunion Royaume-Uni Russie Sierra Leone Singapour Slovénie Suisse Turquie Ukraine Union Européenne Ensemble
57 Table des matières Sommaire 3 Liste des tableaux... 4 Liste des graphiques... 5 Résumé 6 1. Généralités sur les interventions des ONG Répartition géographique des ONG et leurs activités Localités d implantation des ONG Localités et communautés cibles des ONG Les activités des ONG à Madagascar Secteur d intervention des ONG Partenariat entre ONG pour la réalisation des activités Organisation et structure de l emploi au sein des ONG Opinion des Dirigeants des ONG sur les différents types de partenariat Les sources de financement des ONG/Associations Structure et évolution du financement des ONG Source de financement des ONG Utilisation des ressources : les secteurs bénéficiaires Caractéristiques des financements reçus des non résidents Généralité Principaux Pays partenaires financiers des ONG/Associations Ressources des ONG issues des Bailleurs de fonds multilatéraux Les dépenses des ONG Evolution des dépenses des ONG Généralité Evolution au niveau des catégories de dépenses Evolution de la participation des non résidents Analyse des dépenses des ONG au cours du premier semestre Tendance des activités des ONG Evolution au niveau des catégories de dépenses Dépenses financées par les Non Résidents Annexe 1 : Base méthodologique Annexe 2 : TABLEAUX Table des matières
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