4 e Séminaire Trouble de comportement

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1 4 e Séminaire Trouble de comportement Fuguer : Agir ou réagir? ALLOCUTION D OUVERTURE C est un grand honneur et un privilège pour moi d être ici ce matin avec vous pour prononcer l allocution d ouverture de ce 4 e séminaire Troubles de comportement, dont le thème central cette année est la fugue. J en profite d ailleurs pour remercier chaleureusement les organisateurs de leur invitation. C est effectivement un privilège, parce que dire le mot d ouverture d une journée comme celle-ci, c est un peu comme se voir confier le gros trousseau de clés d un riche domaine, d avoir la possibilité de marcher en avant et surtout d avoir la liberté d ouvrir quelques portes, toutes sorte de portes pour le plaisir d aller voir, d explorer, de découvrir et si possible pour aller à la rencontre de ses habitants, de ses artisans et de tous ceux qui y œuvrent. Alors vous comprenez J ai le trousseau de clés À moi donc le privilège d ouvrir ces portes Bien honnêtement, c est tout ce que j ai que vous n avez pas : le trousseau de clés. Parce que pour le reste, je suis à la même place que la plupart d entre vous, c est-à-dire que je ne suis pas une experte du phénomène de la fugue et si je suis ici ce matin, c est essentiellement parce que ce phénomène m intéresse, me préoccupe et me confronte aussi d une certaine façon dans mon rôle de protection ce qui m incite à me poser toutes sortes de questions. Quand Clément m a abordé pour la première fois dans le but de sonder mon intérêt et ma disponibilité à venir dire ce mot d ouverture, bien honnêtement j ai hésité. Ma première réflexion a été «mais qu est-ce que je pourrais bien leur dire qu ils ne savent pas déjà?». Et finalement, je me suis dit qu au fond, même si je n avais rien de vraiment nouveau et

2 2 d extraordinaire à dire sur la fugue, ma réflexion en valait une autre et que la richesse de ces séminaires c était justement de donner la parole à des gens de divers horizons pour enrichir les points de vue et faire avancer la réflexion et la connaissance. De façon très spontanée, j ai lancé quelques idées sur ce que je pensais être mon propos et la première de ces idées a été la nécessité de concevoir la fugue, comme un symptôme à déchiffrer, d où le titre de cette allocution. Des fugues, il y en a toujours eu à travers le temps et malheureusement, il y en aura encore très certainement dans l avenir. Penser les éliminer complètement, c est illusoire, je crois. Mais viser à en réduire le nombre et surtout, à mieux soutenir les parents et les jeunes dans leur expérience de la fugue, afin de les amener à prendre moins de risques et à faire de meilleurs choix pour eux, ça je pense que c est à la fois réaliste et essentiel. À cet égard, je dois dire que je trouve le titre de cette journée évocateur et de ce fait, très bien choisi. «Fuguer: agir ou réagir?» Ce que j aime dans ce titre c est qu il invite à la réflexion, positionne la fugue davantage comme un moyen qu une finalité et induit quelques grandes questions fondamentales, par exemple: pourquoi les jeunes fuguent-ils? À quels besoins la fugue répond-elle? Quoi faire et comment faire avant, pendant et après la fugue, pour la prévenir, éviter qu elle se prolonge, se répète et pour aider le jeune à en tirer les leçons qui s imposent. Ces questions, et plusieurs autres, j en suis certaine, vous vous les posez tout autant que moi, convaincus que si pouviez y trouvez des réponses, vous auriez en main davantage d outils pour agir et réagir adéquatement face à la fugue. La fugue, nous en convenons tous, c est un phénomène sensible et éminemment complexe, pour lequel il n y a ni recette, ni réponses toutes faites. Un jeune en fugue c est un jeune qui nous échappe comme intervenant, qui nous dit non d une certaine façon, qui rejette momentanément le cadre et l aide qu on lui propose, qui nous met en échec, nous fait vivre une certaine déception, de la colère aussi et souvent de vives inquiétudes Le jeune qui fugue à répétition nous confronte à nos limites, nous déstabilise et nous fait vivre un certain sentiment d impuissance. C est important de le dire, d en prendre conscience et de reconnaître d entrée de jeu que la fugue, c est un phénomène lourd au plan émotif et affectif et qu elle n est pas sans impact sur l ensemble des intervenants qui œuvrent auprès de ces jeunes avec la volonté de les aider et de les protéger.

3 3 De ce point de vue, le titre de cette journée, n est pas anodin non plus Selon qui on est, et le rôle qui nous incombe, comment réagissons-nous à la fugue? Nos réactions sont-elles toujours justifiées et à propos? Quelle est la meilleure attitude à adopter devant le jeune qui risque de fuguer? Devant celui qui nous contacte en cours de route? Et quand celui-ci nous revient? Quelles sont les stratégies gagnantes? Tout au long de cette journée, vous serez conviés à réfléchir à ces questions et possiblement à faire une place à des visions différentes de la vôtre. À partir des présentations qui seront faites et des points de vue qui seront exprimés, vous aurez dès lors le loisir d apporter des débuts de réponses aux questions soulevées. Pour profiter au maximum de ce séminaire, je vous suggère bien humblement de vous laisser prendre au jeu et de vous placer en mode «ouverture et innovation». Ceci étant dit, et puisque j ai en main le fabuleux trousseau de clés, je me propose déjà, question de vous mettre en appétit, d entrouvrir trois portes. La première permettra un coup d œil sur la question du développement normal de l adolescent, la seconde sur le défi de la relation et la troisième sur la notion de risque à l adolescence. Êtes-vous prêt? Oui? Alors, suivez-moi! Regardons d abord la fugue dans la perspective du développement normal de l adolescent. Pourquoi cette perspective? Parce qu il arrive, quand on côtoie au quotidien des adolescents en grande difficulté, qu on perde de vue certains aspects du développement normal de l adolescent et par le fait même, qu on passe à côté de réponses toutes simples et à la portée de tous aux questions soulevées par la fugue. Il importe donc de se rappeler que l adolescence, pour plusieurs jeunes, c est une période tumultueuse et souvent déstabilisante de leur vie. C est une période qui est marquée par le doute, la remise en question, un certain sentiment d urgence face à la vie, un besoin de faire ses propres choix et de s affirmer, de s affranchir des règles et des contraintes, de trouver sa place, de se réaliser, de se distancier des adultes, de se rassurer aussi d une certaine façon quant à ses possibilités et sa capacité de vivre de façon autonome. Pour l adolescent luimême, c est une période à la fois excitante et troublante, qui génère des changements physiques importants et pour plusieurs des émotions contradictoires et parfois difficiles à contenir. On voit d ailleurs très souvent à l adolescence des problèmes d anxiété surgir.

4 4 Les parents et les adultes qui accompagnent ces jeunes se sentent souvent bousculés et démunis. On les entend parler des adolescents en disant qu ils sont intenses : trop intenses; qu ils sont étourdissants, confrontant, dérangeant, épuisant Bien sûr ils reconnaissent aisément qu il y a beaucoup de bonheur et de beauté dans l adolescence, mais dans la tourmente ce dont ils nous parlent le plus, ce sont des moments difficiles, des repères qui s effritent, d un ravin qui se creuse parfois entre eux et leur jeune, des inquiétudes, des angoisses et malgré un immense désir d agir et de soutenir leur adolescent, d un sentiment d incompétence déroutant. Cette situation n a rien d exceptionnel. On l observe et on l entend dans des familles dites «normales». À ces parents on conseille habituellement d éviter de dramatiser, de rester calme, de se faire confiance et de faire confiance aussi au potentiel de leur jeune. Éventuellement, on leur conseillera d aller chercher de l aide et du soutien. Mais surtout, on leur conseillera de prendre soin de la relation avec leur jeune, de la préserver, en restant disponible, accueillant, sensible, à l écoute et ouvert au dialogue. On les invitera de plus à faire preuve d imagination pour trouver le tour d intéresser leur jeune et de continuer de faire des activités avec eux. On leur expliquera alors que la relation c est, ni plus ni moins, leur police d assurance. Tant que la relation existe, que la confiance est là, il n y a pas à s inquiéter outre mesure. Or, les jeunes dont on s occupe, ceux qui font l objet d un suivi en protection de la jeunesse, tout comme ceux qui sont placés en famille d accueil ou en centre de réadaptation ressemblent à plusieurs égards aux adolescents dont je viens de vous parler. Certes, leur feuille de route est différente et la plupart du temps marquée d évènements douloureux qui ont laissé des traces, mais sur le fond ils se ressemblent C est pourquoi je pense que nous aurions avantage, comme intervenants, à toujours garder en tête cet adolescent «normal». Ce faisant, dans les moments difficiles, nous aurions aussi intérêt à faire nôtres les propos qu on tient aux parents inquiets qui nous consultent, c est-à-dire: rester calme, ne pas dramatiser, se faire confiance, faire confiance au potentiel du jeune, au besoin interpeller nos collègues et nos partenaires pour mettre en place un travail d équipe et surtout, chacun dans notre rôle, de prendre soin et de préserver la relation avec le jeune en restant disponible, accueillant, sensible, à l écoute et ouverts au dialogue. Ce qui est vrai pour les parents est aussi vrai pour nous.

5 5 Voilà une première porte d ouverte Cette porte, inévitablement, m invite à en ouvrir une seconde. Imaginons-la dans la pièce attenante, avec une grande fenêtre dont les volets ne demandent qu à être tirés, question de faire un peu de lumière et de sortir des zones d ombre trop souvent présentes quand on parle de fugue Cette porte, c est celle de la relation. On parle ici d une relation positive, celle qui se fonde sur la confiance et qui permet au jeune de se percevoir comme un être de valeur. C est celle qui donne le sentiment d exister, de compter véritablement pour quelqu un et qui ouvre des horizons. C est celle qui nous tient tous debout, tous autant que nous sommes, parce que la vie n a de sens que si elle trouve écho auprès des personnes qui nous sont significatives. C est aussi celle qui nous permet de s ancrer, qui guide nos pas et nous incite à avancer. L humain est un être social, qui a besoin d être en relation et qui se construit dans la relation. On peut philosopher longuement sur le sujet, d une part parce que c est, en soi, un sujet intéressant et inspirant et d autre part, parce que c est un sujet qui nous rejoint tous je pense, et plus particulièrement encore quand on a choisi de travailler dans le domaine de la relation d aide. Mais, au-delà des mots, des intentions et de la volonté qui nous porte face à l autre, il y a aussi beaucoup de défis dans l établissement et le maintien d une relation de confiance. D abord parce que nous devons être deux à vouloir l établir et ensuite parce que la confiance c est une petite bête intelligente, fragile et susceptible, qui a de longues antennes, de grands yeux et de grandes oreilles et qui est allergique aux personnes qui s imposent, qui jouent les experts infaillibles, qui appliquent des recettes, qui opposent des réponses toutes faites et prônent les automatismes vous la visualisez? Bon, présentée comme ça, je l admets, ma petite bête n a pas l air très sympathique Mais détrompez-vous, elle a beaucoup de charme En fait c est une petite bête qui a de la profondeur, qui est sélective, qui apprécie la finesse et les nuances, qui sait reconnaître le faux du vrai et qui s apprivoise doucement, dans la continuité et la justesse d une approche personnalisée, à force de petits gestes, de constance, de cohérence, de respect, d écoute, d ouverture et de souplesse. C est une petite bête finalement assez exigeante, mais, oh combien généreuse et bienveillante! Pour un jeune que la vie a malmené, qui trop souvent a été blessé et trompé dans ses relations, qui se retrouve placé contre son gré, sans projet de vie devant de lui et souvent sans personne non plus qui l attend, accepter l idée de s investir à nouveau dans une relation

6 6 et de faire confiance, ne va pas de soi. Il faut en être conscient et se munir en conséquence d une grande sensibilité et de beaucoup d humanité. En fait, pour plusieurs de ces jeunes, malgré que le besoin relationnel soit viscéral, prendre le risque d être à nouveau blessé et trahi dans la relation est inconcevable. Ils se présentent devant leur intervenant blindé, camouflé derrière une armure des plus solides, résignés et prêts à tenir un siège s il le faut pour se protéger. On comprendra alors, l immense défi que peut représenter l établissement d une relation de confiance avec ces jeunes et comment, dans ce contexte, les mots qui seront dits, les gestes qui seront posés et les regards qui seront portés auront de l importance. Facile à dire, mais difficile à faire, me direz-vous. C est vrai! Mais ce qu il importe de retenir, c est que c est possible et que pour y parvenir, il est essentiel de garder en tête les exigences de la «petite bête» La relation, vous le savez autant que moi, c est un puissant levier, c est un ingrédient essentiel dans le fait de choisir de rester ou de partir. Et ça, c est vrai pour tout le monde! C est universel! Alors comment faire pour réussir à rejoindre et à créer une relation porteuse d espoir avec nos jeunes en grande difficulté? Avec ceux qui se confrontent douloureusement à la vie et traînent leur armure comme un boulet et une défense sans merci? Comment créer une brèche et les inciter à rester auprès de nous pour investir la construction d un projet d avenir qui aura du sens pour eux? Voilà de belles et grandes questions auxquelles il est primordial de répondre à chaque fois que nous croisons le chemin d un de ces jeunes. Parce qu à cet égard, il faut bien l admettre, les forces sont inégales. Nous avons généralement beaucoup plus de ressources qu eux pour initier et nourrir la relation. Dit simplement, la balle est dans notre camp Le point de départ avec le jeune que nous cherchons à apprivoiser c est de découvrir ce qui fait battre son cœur. C est un incontournable! Parce que les avenues pour rejoindre un jeune sont nombreuses. En fait, il y en a autant qu il y a de jeunes... Il faut donc s intéresser au jeune lui-même, aller à sa rencontre, chercher à la connaître véritablement, découvrir son essence, sa complexité, ses rêves, ses talents et ses passions pour trouver le bon chemin. Tous ceux qui côtoient des jeunes savent à quel point il est important, pour bien comprendre et aider un jeune, de se mettre au diapason de celui-ci et d adopter une approche

7 7 personnalisée, sur mesure. Les automatismes et les réponses toutes faites ne tiennent jamais la route et sont autant de déception et de promesses trahies aux yeux du jeune. Concrètement, la relation, c est tous les jours et à chaque instant qu elle se joue. Lors du premier contact, quand ça va bien, quand ça va moins bien, quand la confusion et la colère brouillent les cartes et poussent le jeune à adopter des comportements répréhensibles, quand la tension devient trop importante, quand le jeune perd pied et cherche à tout briser, même la relation quand le jeune est en fugue et téléphone pour se rassurer, rassurer les autres et donner de ses nouvelles, quand il revient, fatigué, blessé, désemparé La relation ne prend jamais de répit et nous sollicite toujours, même quand nous, on aurait envie de prendre une pause Ceci étant dit, loin de moi l idée de faire la leçon à qui que ce soit. Un, je n en ai pas les moyens et deux, je sais trop bien déjà comment tous ceux qui accompagnent des jeunes au quotidien le font avec engagement, cœur et passion. Mais il s agit d un travail exigeant, dont l intervenant est l outil principal et qui, par conséquent, exige une constante vigilance et beaucoup d humilité. D où l importance de partager le vécu, les questions avec les collègues et en supervision. C est essentiellement le sens de mon propos. Enfin je me permets d ouvrir une dernière porte, soit celle de l imputabilité et de la gestion du risque. Celle-là ouvre un espace que je connais bien. Très bien même, puisque c est mon quotidien. À l instar de mes collègues Directeur et Directrice de la protection de la jeunesse et Directeur provincial, je suis pour la région de Montréal et pour la clientèle allophone et francophone de l île, responsable et personnellement imputable de toutes les décisions qui sont prises à l égard d un jeune dans le cadre de la Loi sur la protection de la jeunesse et de la Loi sur le système de justice pénale aux adolescents. Qu est-ce que ça veut dire concrètement? Eh bien, que les personnes qui interviennent auprès des jeunes et des familles dans le cadre de ces lois le font en mon nom. C est moi, personnellement, qui les autorise à agir les responsabilités qui leur sont confiées. Certes, chacun dans son rôle a une responsabilité professionnelle quant à la qualité de son travail, mais légalement, c est moi qui suis personnellement responsable des conséquences sur le jeune et de sa famille des décisions qui sont prises et des interventions qui sont réalisées. Les lois sont ainsi faites. Le DPJ/DP est désigné comme étant la personne responsable et imputable des actions et décisions prises dans le cadre de ces lois. Ça fait un peu peur dit de

8 8 même, mais dans la vraie vie, et fort heureusement, je ne me sens pas seule. Je sais que je peux compter en tout temps sur des personnes d une grande qualité au plan humain, dévouées à la cause des jeunes et intéressées à toujours parfaire leurs compétences. Vous comprendrez donc, partant de là, que la gestion de risque ça me connaît Ça fait partie de mon univers. C est un concept avec lequel je suis appelée à transiger tous les jours parce que l intervention dans ces domaines se joue rarement dans le noir et blanc. Elle préfère et de loin, les nuances de gris Par conséquent, les mêmes questions reviennent souvent : jusqu où aller pour protéger un jeune? Quel est son meilleur intérêt? Qu est-ce qu un risque raisonnable? Pour répondre à ces questions, une analyse de la situation s impose toujours. Dans le cadre de cette analyse, il faut mettre dans la balance les faits, les caractéristiques du jeune, de son milieu familial et de son réseau et le point de vue tant du jeune, de ses parents que des personnes qui les accompagnent. Le but : apprécier avec le plus de justesse possible les facteurs de risque et de protection, mesurer la vulnérabilité du jeune et la capacité de protection de ses parents et de son réseau; le tout, afin de prendre une décision éclairée quant à la gestion du risque. Dans certaines circonstances, cette analyse nous incitera à renforcer les mesures de protection mises en place. En d autres occasions, le statu quo s imposera. Et enfin, dans certaines situations, cette analyse nous conduira vers une remise en question des mesures de protection jusqu alors retenues afin de mieux répondre aux besoins du jeune et mieux servir son intérêt. En tout temps et dans la mesure du possible, le jeune et ses parents seront invités à participer activement à cette démarche et à s impliquer dans l identification des pistes de solutions à retenir. À l adolescence, la gestion du risque tourne beaucoup autour de la question des comportements du jeune, de sa propension à se placer lui-même en situation de danger et de la capacité de son réseau familial et social à le protéger. Par ailleurs, à l adolescence, alors que le développement normal appelle l apprentissage de la liberté et de l autonomie chez le jeune, le placement en centre de réadaptation crée une dualité avec laquelle il peut être difficile, tant pour le jeune, ses parents que les intervenants, de composer. Comment, dans un tel contexte, soutenir le jeune dans sa quête de liberté et d autonomie? Comment lui donner du pouvoir face à son devenir et son projet de vie?

9 9 Sans généraliser au sujet des motivations qui poussent un certain nombre de jeunes à fuguer, parce qu il y a une diversité de motivations, il est clair cependant que pour un certain nombre d entre eux, particulièrement ceux qui fuguent plus souvent et plus longtemps, il y a dans la fugue une quête de liberté, de pouvoir et d autonomie. On peut discuter des moyens pris par le jeune pour parvenir à ses fins, s inquiéter des compromis qu il fera possiblement sur sa santé et sa sécurité; on peut craindre évidemment les dangers de la rue et les pièges de la clandestinité, mais on ne peut pas, je pense, nier la légitimité de cette quête. Personnellement, quand je suis confrontée à ces jeunes, que je constate qu en dépit de notre désir sincère de les retenir et de les aider, ils nous échappent sans cesse et vivent plus souvent dans la rue, dans la précarité et la misère que dans la ressource où ils doivent être, je me dis que nous avons le devoir de reconnaître que nous faisons fausse route et l obligation de nous arrêter pour faire le point. Dans ce genre de situation, ce qui m anime essentiellement, c est la conviction que le jeune qui est constamment en fugue se trouve dans une situation de compromission plus importante très souvent que celle dont on l a soustrait initialement. En vivant dans la rue et la clandestinité, il s expose à des dangers importants qui le placent à nouveau dans une situation de compromission. Faire le point devient alors nécessaire pour rebrasser les cartes et s ouvrir à la perspective de faire autrement. Cela veut dire, en bout de ligne dans certaines situations, aborder l idée d un scénario de protection alternatif qui tiendrait compte à la fois des besoins d émancipation et de protection du jeune. Cela suppose aussi, invariablement, accepter l idée d assumer une certaine gestion de risques. Afin d illustrer mon propos et de le rendre tangible, imaginons par exemple la perspective d accompagner un jeune de 17 ans qui a diverses difficultés, qui fugue à répétition et pendant de longues périodes, dans la définition d un autre projet; un projet qui ferait du sens pour lui et qui pourrait prendre la forme d un séjour en appartement avec des amis, dans le cadre duquel il s engagerait à participer à une démarche de recherche d emploi et à rendre compte de sa situation au moins à une personne. Évidemment, si ce jeune est en centre de réadaptation, c est qu il a des difficultés et n est peut-être pas tout à fait prêt pour cette expérience de vie en appartement. Peutêtre mais de toute façon en ce moment, il vit dans de bien pires conditions Et ça, ça doit être mis dans la balance. Qu avons-nous vraiment à perdre à explorer une telle avenue? Ce genre de situation nous place devant un immense dilemme : Jusqu où aller? Et si le jeune ne respectait pas sa part du contrat? S il se mettait en danger? S il arrivait quelque chose de

10 10 grave? Qui sera jugé responsable et blâmé? Ces questions, toutes aussi importantes les unes que les autres, sont très présentes dans l esprit des intervenants. Elles sont légitimes et nous confrontent à notre responsabilité de protection. Ces questions elles m habitent aussi, inévitablement, parce qu ultimement c est moi qui serais tenue responsable si la situation tournait mal. Par conséquent, quand je suis interpellée dans un tel contexte, que je soupèse les risques, je me dis que ma première responsabilité comme DPJ, bien sûr c est de protéger le jeune, mais c est aussi de le faire en tenant compte de son meilleur intérêt. Or, dans cette dualité de l adolescence, je ne crois pas qu on puisse aborder la question de la protection en ignorant les impératifs du développement normal de l adolescent et son besoin de prendre du pouvoir sur sa vie. Certains verront peut-être dans cette position une sorte de reddition, de démission. À cela, je réponds : non! Je suis loin de baisser les bras! Je pense, cependant, qu il faut parfois avoir le courage d aborder autrement les choses quand on a le sentiment d aller nulle part. Je pense aussi qu il faut remettre le jeune au centre de nos interventions et partir de lui, de ce qu il pense et de ce qu il veut puisque c est pour lui qu on fait tout ça Je pense enfin qu on se trompe si on croit pouvoir aider un jeune en étant constamment dans un rapport de force et d affrontement avec lui A contrario, je suis convaincue que le meilleur moyen d aider et de protéger un jeune c est, dans la mesure du possible, de s inscrire avec lui dans une démarche d empowerment, de l accompagner et de le guider. Si la situation dérape vraiment et place le jeune devant des risques insoutenables, il sera toujours temps de réagir. En terminant, je veux souligner l excellent travail qui se fait sur le terrain auprès des jeunes et des familles par les intervenants des milieux communautaires et institutionnels et par les services policiers. Je veux aussi saluer la précieuse contribution des milieux de recherche et d enseignement qui documentent les pratiques, encouragent et soutiennent les initiatives qui sont prises pour favoriser la concertation et la collaboration de tous les acteurs concernés par la fugue. Il faut persévérer. Nous avons besoin d un réseau de services et de soutien solide, bien arrimé et qui se rallie autour des meilleures pratiques pour soutenir efficacement les jeunes et les familles. Enfin, je veux témoigner ma sensibilité aux parents qui vivent la fugue de leur enfant. Étant moi-même parent, je connais le vertige et la douleur de l inquiétude et je peux ressentir

11 11 aisément la tourmente dans laquelle ces derniers doivent vivre lorsqu ils sont sans nouvelle de leur jeune ou encore, lorsqu ils se retrouvent pris entre l arbre et l écorce, c est-à-dire coincés entre leur jeune et les intervenants. Je reconnais que leur position est difficile et que par le passé nous n avons peut-être pas toujours été au rendez-vous et à la hauteur de leurs attentes. Nous avons fait des pas à cet égard, et aujourd hui je prends l engagement pour le centre jeunesse de Montréal, d être là dans l avenir pour les soutenir, les accompagner et répondre à leurs préoccupations.

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