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1 L assurance est un acteur du développement durable parce que ses fondements comprennent l anticipation et la prévention des risques. Elle a également un rôle régulateur, condition du développement économique. Par principe, elle se situe au cœur de l idée de développement durable dans ses trois dimensions : économique, sociale et environnementale. Ses fonctions, traditionnelles, sont aujourd hui revendiquées comme participant au développement durable. Développement durable : quelques exemples d actions dans les entreprises Longue expérience de la gestion d actifs immobiliers à orientation sociale, avec recherche de mixité sociale. Bénévolat social et mécénat sociétal. Participation à l investissement socialement responsable et solidaire. Collecte de données environnementales. Récupération de véhicules. Formation de jeunes conducteurs. Développement d audits de prévention. Politique de recrutement par des CV anonymes. Actions favorisant la mobilité interne. Politique de santé interne. Politique de réduction d utilisation du papier, dans ce secteur particulièrement concerné. Le consensus est désormais acquis sur le fait que le développement économique doit s inscrire dans un souci de développement durable qui préserve les générations futures et respecte un équilibre entre les dimensions économiques, sociales et environnementales. La charte de l environnement en a d ailleurs fait un objectif constitutionnel en France. L assurance remplit une fonction sociale de lissage des effets économiques des événements dans le temps et de réparation. Elle permet aux individus d entreprendre. Son objectif est d étendre sans cesse l assurabilité, permettant in fine à tous d avoir accès à l assurance. Par les placements qu elles doivent faire en contrepartie de leurs engagements envers les assurés, les sociétés d assurances participent directement au financement des entreprises, des collectivités locales, de l État (voir page 44). Les placements ont ainsi contribué au financement de la construction d autoroutes, de barrages hydroélectriques À titre d exemple, on estime que plus de 50 % du quartier de la Défense a été financé par les assureurs. En outre, les entreprises d assurances ont, par nature, une gestion actif-passif de long terme, apportant une grande sécurité dans la durée. La prévention, qui a toujours été au cœur du métier de l assurance évaluer, anticiper les risques et les gérer sur le long terme, se développe. La couverture des risques concourt ainsi à la responsabilisation des assurés. En ce qui concerne les aspects éthiques, la profession de l assurance encourage de bonnes pratiques, notamment en matière de lutte contre le blanchiment, mais surtout dans le domaine de l information, du conseil et des services aux assurés. En effet, les relations avec ces derniers reposent sur la confiance et la bonne foi. Enfin, à l égard de leurs collaborateurs, les sociétés d assurances investissent beaucoup en formation (voir page 63). 6 L assurance dans la société, // L assurance française en 2005

2 Une des caractéristiques de l assurance réside dans son inscription dans la durée. Les contrats d assurance vie sont de longue, voire de très longue durée (trente ans ou plus). Certaines garanties en cas de décès sont souscrites pour la vie entière de l assuré. Le bénéficiaire peut recevoir une rente viagère. En assurances de personnes, la santé, la préparation de la retraite, la prévoyance, la dépendance sont constitutives du développement durable. D une part, il s agit de contribuer au bien-être à long terme de la population ; d autre part, le provisionnement des dépenses par l assurance évite de reporter le coût de celles-ci sur les générations futures. Par ailleurs, la responsabilité civile des entreprises ou des professionnels est garantie bien au-delà de leur durée d activité, les dommages pouvant se révéler tardivement. L assurance permet d entreprendre. Née avec l essor du commerce international à la fin du Moyen Âge, elle l a accompagné et amplifié. Aujourd hui, en France, il est inconcevable de créer ou de développer une entreprise sans le recours à l assurance. Elle rend possible la réalisation de nombre de projets personnels, comme l achat d un logement. En réparant les conséquences de désastres, incendies, explosions, inondations, accidents l assurance aide les personnes affectées à se sortir de situations qui, sans elle, se révéleraient catastrophiques. L assurance incendie s est d ailleurs développée à la suite de l incendie qui avait détruit Londres en Les entreprises touchées par de tels événements peuvent redémarrer d autant plus vite qu elles ont souscrit une garantie des pertes d exploitation, laquelle peut également couvrir les salaires des employés pendant la période d inactivité consécutive au sinistre. En ce qui concerne les événements naturels, l exemple le plus frappant de l année 2005 est le montant d indemnisation record des dégâts provoqués par le cyclone Katrina aux Etats-Unis. Les réassureurs se préoccupent d ailleurs depuis plusieurs années des conséquences possibles sur le climat de l émission de gaz à effet de serre. Les sociétés d assurances sont aussi souvent chargées d indemniser les nuisances provoquées par les activités industrielles ou de transport. De nouveaux contrats sont conçus afin d aider les entreprises à faire face aux obligations nées des nouvelles réglementations européennes. Les assureurs transports concourent à la prévention, par exemple en n assurant plus les «navires-poubelles» et en participant à l élaboration de nouvelles normes ou réglementations. De par leur expérience de l évaluation et de la gestion du risque, les assureurs ont la possibilité d influencer d autres acteurs : décourager certains projets ou activités nocives par une politique de souscription restrictive ou, au contraire, favoriser des projets positifs, la prévention des risques, et soutenir les innovations technologiques (par exemple l assurance du bris des éoliennes). LA PRÉVENTION La prévention et la protection font partie intégrante de la gestion des risques. Les assureurs s y intéressent depuis toujours, et leurs contrats incluent souvent des conditions de prévention à leurs garanties. L assurance française en 2005 // L assurance dans la société, 7

3 La prévention des accidents de la route L intérêt de l assurance dans la prévention des accidents de la circulation est très ancien : les assureurs ont créé, dès 1949, La Prévention Routière. UN PARTENARIAT ÉTAT-ASSUREURS En 1994, les assureurs ont signé avec l État une convention pour développer des actions en matière de sécurité routière. Ils se sont engagés à consacrer, chaque année, 0,5 % des cotisations de l assurance obligatoire automobile à des opérations de prévention routière. Cette convention, initialement signée pour trois ans, a été renouvelée régulièrement. Les sociétés d assurances mènent des opérations individuelles de sensibilisation et de formation. La FFSA et différents partenaires, dont La Prévention Routière, organisent une information collective et offrent un soutien à des programmes de recherche scientifique. DES ACTIONS DESTINÉES AUX JEUNES ET AUX ENTREPRISES Parce que les accidents de la route sont la première cause de mortalité chez les ans, les assureurs de la FFSA ont accru leurs efforts en direction des jeunes. Des actions de proximité sont ainsi organisées, en collaboration avec des associations locales, auprès des clients des discothèques («Capitaine de soirée») et des lycéens (élaboration d outils pédagogiques). La FFSA et La Prévention Routière ont reçu un prix Stratégies pour l organisation de la deuxième «nuit des Capitaines de soirée» le 10 décembre Par ailleurs, les accidents au cours de déplacements professionnels et pendant le trajet entre le domicile et le travail occupent la première place en France parmi les accidents mortels du travail (15 %). C est pourquoi les assureurs ont développé une activité de conseil auprès des entreprises pour les aider à réduire ces accidents et leurs conséquences. La FFSA participe aussi aux travaux de l association Prévention et sécurité routière en entreprise. La prévention des catastrophes naturelles Les assureurs ont créé, au début de l année 2000, l association Mission des sociétés d assurances pour la connaissance et la prévention des risques naturels (MRN) afin de mieux appréhender ces risques et de contribuer aux politiques de prévention. Ainsi, elle collecte et analyse les données en provenance des pouvoirs publics, notamment les plans de prévention des risques. Elle informe les assurés sur le système d indemnisation des catastrophes naturelles et cherche à les sensibiliser à l importance de la prévention (site Internet : La prévention contre les incendies, explosions, vols La profession de l assurance a, depuis longtemps, édicté des règles de prévention et de protection contre les incendies et les explosions, en particulier dans les entreprises, où 8 L assurance dans la société, // L assurance française en 2005

4 sont accumulées de fortes valeurs, en stocks ou en matériel. Elle a également développé la prévention contre les vols, en particulier dans les commerces. Pour ces activités, le Centre national de prévention et de protection (CNPP) est le partenaire de la FFSA. Il est chargé de promouvoir, dans tous les milieux et par tous les moyens appropriés, la prévention des risques des particuliers et des entreprises. Ses domaines d action sont la gestion des risques, la préservation de l environnement, la sécurité incendie, la lutte contre la malveillance, la sécurité et la santé au travail. La prévention dans le domaine de la santé Parallèlement aux initiatives qu elles peuvent prendre dans le domaine de la prévention, des sociétés d assurances santé et vie ont créé, dès 1982, l association Assureurs, prévention, santé (APS) pour organiser des actions au niveau professionnel. LA PRÉVENTION DE L OBÉSITÉ INFANTILE L APS se préoccupe, depuis 2004, de ce fléau contemporain. Elle a participé dès cette date au programme «Ensemble, prévenons l obésité des enfants», dont l objet est de sensibiliser les élèves des écoles primaires, leurs parents et enseignants, les médecins et responsables de cantines de dix villes de France. En complément, en 2005, elle a lancé une journée nationale de prévention contre l obésité infantile. Elle a proposé un «coaching» nutritionnel en ligne (www.coachingaps.ffsa.fr), dédié en priorité aux familles. Elle a parrainé un guide, L Obésité de l enfant, rédigé par deux spécialistes, qui incite le lecteur à combattre ce risque. LA PARTICIPATION À LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME Afin de réaffirmer la volonté des sociétés d assurances vie de lutter activement contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, l assemblée générale de la FFSA a confirmé en décembre 2005 les engagements déjà adoptés en 2001 et 2002, en les complétant et en les renforçant par de nouveaux engagements. Par ailleurs, pour lutter plus efficacement contre la fraude à l assurance commise dans un contexte de criminalité organisée et contribuer ainsi à la lutte contre le blanchiment des capitaux, des engagements adaptés sont applicables par les entreprises d assurances de dommages. La profession poursuit également sa collaboration avec Tracfin (service d expertise antiblanchiment du ministère de l Économie, des Finances et de l Industrie). Toutefois, les textes régissant la lutte contre le blanchiment de l argent sale et le financement du terrorisme sont complexes et souvent modifiés, ce qui nuit à l efficacité des actions entreprises. L association Assureurs, prévention, santé L APS a pour objet non seulement de promouvoir toute action de prévention et d information du public sur les risques de la vie quotidienne et les maladies graves, mais aussi de soutenir les recherches médicales œuvrant dans ce sens. Elle diffuse gratuitement des documents d information par l intermédiaire des sociétés d assurances, des établissements scolaires, des cabinets médicaux, des pharmacies, des caisses d assurance maladie et d allocations familiales, des centres régionaux et départementaux d éducation pour la santé, des centres de protection maternelle et infantile Une modification des engagements professionnels Les nouveaux engagements renforcent les mesures communes à l ensemble des assureurs pour les opérations de plus de euros, par la constitution systématique d un dossier dont le contenu peut varier en fonction du montant et de la complexité de l opération. Le risque de fractionnement est pris en compte par la détection des cumuls tant des versements que des avances et des rachats dépassant euros sur une période de douze mois au moins. Ce dernier engagement entrera en vigueur le 1 er janvier L assurance française en 2005 // L assurance dans la société, 9

5 Une troisième directive concernant le blanchiment Fraude fiscale : un élargissement excessif La lutte internationale a pour principal objectif le blanchiment de capitaux issus du trafic de stupéfiants et de la délinquance, ainsi que le financement du terrorisme. L extension de ce dispositif à la fraude fiscale éloigne les opérateurs de ces priorités. Par ailleurs, la mise en œuvre de l obligation de déclaration dans le cas d une éventuelle fraude fiscale risque de se révéler complexe étant donné la difficulté, voire l impossibilité, de mettre en évidence une relation entre les fonds versés et une éventuelle fraude fiscale qui en serait l origine. Les sociétés ne pourront répondre à cette obligation qu en renforçant leur connaissance du souscripteur. Une nouvelle directive, relative à la prévention de l utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, a été adoptée le 26 octobre 2005 par le Parlement européen. Elle a été publiée au Journal officiel de l Union européenne le 25 novembre et des mesures d application communautaires sont déjà en cours d élaboration, la transposition devant intervenir avant le 15 décembre Cette directive consacre l extension des opérations de vigilance à la lutte contre le financement du terrorisme. Le périmètre du dispositif de vigilance et de déclaration de soupçon est étendu à toutes les infractions graves, notamment à celles qui sont punies d une peine privative de liberté ou de sûreté d une durée maximale supérieure à un an. Ainsi, en France, tous les délits seraient visés, y compris la fraude fiscale. La directive inclut désormais aussi l activité des courtiers d assurances, déjà soumis en France aux obligations de lutte antiblanchiment. Elle introduit également des mesures de vigilance renforcées à l égard des personnes politiquement exposées qui ne sont pas des résidents français. La directive crée un cadre plus exigeant pour les entreprises d assurances, en retenant comme principe général la mise en œuvre de mesures qui croissent en fonction du risque de blanchiment d argent et de financement du terrorisme. Au vu des exigences croissantes auxquelles les entreprises d assurances sont confrontées, les engagements adoptés en 2005 renforcent les mesures relatives à la connaissance des clients et au suivi des opérations. LES RELATIONS AVEC LES ASSURÉS Les sociétés d assurances cherchent à développer encore davantage les services qu elles apportent aux assurés. Il en résulte des innovations dans les produits proposés, aussi bien en assurances de biens et de responsabilité (recherche de nouvelles garanties) qu en assurances de personnes (avec une grande richesse de formules). Le règlement du sinistre fait l objet de perfectionnements, notamment dans les conventions de règlement intersociétés, dans l approche de l indemnisation (par exemple, la réparation en nature de certains dommages, des informations sur des prestataires de soins). Par ailleurs, les sociétés d assurances recourent à des procédures de qualité : certification de contrats, baromètres de satisfaction, chartes de qualité Elles mettent à la disposition de leurs assurés des services clientèle chargés de traiter les éventuels problèmes et réclamations, souvent dus à des incompréhensions. À un niveau plus général, les assureurs souhaitent s inscrire dans une démarche citoyenne. Ils ont un souci de concertation, par exemple avec les associations de malades et de consommateurs pour l assurabilité des personnes présentant un risque de santé aggravé et souhaitant emprunter (voir page 23). 10 L assurance dans la société, // L assurance française en 2005

6 La médiation Les sociétés d assurances, à travers leurs différents services clientèle, traitent les demandes d information et les réclamations, par exemple à la suite d un sinistre, d un non-paiement de cotisation, d un refus de garantie. La FFSA a, dès 1993, mis en place un dispositif permettant aux particuliers, assurés ou tiers, de bénéficier d une procédure de médiation en cas de litige persistant portant sur un contrat d assurance. Le dispositif est construit de façon à favoriser en priorité le traitement des réclamations par les sociétés d assurances, le recours au médiateur n intervenant qu en dernier ressort, comme alternative à un procès. Ce dispositif repose sur une Charte de la médiation, signée par l ensemble des entreprises d assurances adhérentes de la FFSA, et à laquelle ont été associés les organismes de consommateurs, représentés par l Institut national de la consommation, et le Comité consultatif du secteur financier. Chaque entreprise peut aujourd hui désigner son propre médiateur ou s en remettre à celui de l organisation à laquelle elle adhère (FFSA ou Gema). Toutefois, la profession s engage dans la mise en place d un dispositif plus étroitement coordonné. Le réclamant s adresse d abord au service clientèle de son assureur, qui s attache à résoudre le problème. Si aucune solution n est trouvée à ce niveau, il soumet son cas au médiateur, dont les coordonnées lui sont communiquées par la société d assurances. Le médiateur de la FFSA est désigné pour un mandat de trois ans renouvelable à l unanimité d un collège composé du président de l Institut national de la consommation, du président du Comité consultatif du secteur financier et du président de la FFSA. En 2005, le médiateur a réalisé 569 médiations. 53 % des saisines de l année ont concerné les assurances de personnes, dont la moitié portait sur un contrat individuel d assurance sur la vie. Parmi les contrats collectifs, l assurance des emprunteurs est, cette année encore, source importante de litiges. En assurances de biens et de responsabilité, on constate, comme l an passé, une augmentation du nombre de cas soumis au médiateur. Objet des litiges réglés par le médiateur de la FFSA en 2005 Garantie construction Garantie 1 % annulation de voyage 3 % Assurance de protection juridique Garanties diverses 1 % 8 % Assurance santé 7 % 16 % Assurance emprunteur 16 % Assurance multirisques habitation Assurance vie 25 % 23 % Assurance automobile Source : FFSA. La protection du consommateur En 2005 ont été adoptés de nombreux textes relatifs à la protection du consommateur en assurance, notamment la loi du 28 janvier 2005 en vue de faciliter la résiliation des contrats tacitement reconductibles. Soucieuse de bonnes relations durables avec les assurés, la profession conçoit et aménage régulièrement des règles de déontologie, notamment en assurances de personnes, dont les engagements sont de plus long terme. En juin et en décembre 2005, l assemblée générale de la FFSA a adopté de nouveaux engagements, relatifs à l assurance de protection juridique (voir page 32), aux contrats d assurance de groupe sur la vie souscrits par des associations et à la transformation des contrats d assurance vie en euros en contrats en unités de compte (voir page 21). Toutefois, la multiplicité des textes européens et nationaux, qui s ajoutent aux dispositions en vigueur, même s ils visent à favoriser la compréhension et la transparence des relations contractuelles, pourrait finalement se révéler peu favorable aux intérêts des consommateurs, si elle aboutit à des contraintes supplémentaires inutiles ou exagérées. En outre, les assureurs français souhaitent éviter les distorsions de concurrence qui résulteraient de mesures de transposition différentes d un État à l autre. L assurance française en 2005 // L assurance dans la société, 11

7 L information des assurés La profession est convaincue de l utilité de l information des assurés. Depuis 1957, le Centre de documentation et d information de l assurance (CDIA), dépendant de la FFSA, mène des actions de sensibilisation auprès de divers interlocuteurs, qui relaient l information vers les assurés : animateurs de chambres consulaires ou de structures du milieu associatif, journalistes, permanents d associations d aide aux victimes ou d organisations de consommateurs. Il organise aussi des réunions d échanges dans les régions avec ces mêmes partenaires. Le CDIA est représenté sur tout le territoire par un réseau de 900 délégués et correspondants bénévoles, agents généraux d assurances pour la plupart. Les informations pratiques, notamment, sont disponibles sur le site Internet de la FFSA (www.ffsa.fr). LE SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT DES MARCHÉS D ASSURANCE DANS LES PAYS ÉMERGENTS Les assureurs français apportent leur soutien au développement de l assurance dans les pays émergents. La profession mène des actions de coopération fondées sur l expertise du marché français et destinées à améliorer l organisation, le fonctionnement et l ouverture des marchés émergents. Elle accueille des délégations venues principalement d Asie et d Afrique. Elle anime ou organise des séminaires techniques à l étranger sur des thèmes présentant un intérêt pour les acteurs du marché de l assurance local (par exemple, quatre séminaires annuels en Chine). La profession soutient également les actions de formation des futurs cadres d assurance de ces pays, via une assistance technique dispensée à leurs établissements de formation (comme l Institut international des assurances de Yaoundé) ou grâce à l accueil de boursiers et de stagiaires en France (notamment à l École nationale d assurances-aea). Le bilan de la contribution du secteur des assurances au développement durable a donné lieu à un débat très riche lors de la réunion annuelle, en février 2006, de la Fédération des sociétés d assurances de droit national africaines (Fanaf). POSITIVER L IMAGE DE L ASSURANCE En moyenne, plus de 4,7 millions de téléspectateurs de plus de 15 ans chaque samedi et plus de 5 millions chaque dimanche (scores d audience comparables à ceux de la météo) regardent ces films. Les 47 histoires peuvent être visionnées, au fur et à mesure de leur diffusion sur France 2 ou sur le site Internet créé à cet effet. Afin de mesurer la perception de la profession de l assurance par le grand public et les leaders d opinion, la FFSA a initié une étude sur l image de l assurance auprès d un échantillon représentatif de la population française. Les résultats sont plutôt positifs : le secteur est considéré comme indispensable, les assurés sont satisfaits de leur assureur, ils lui sont donc fidèles. Toutefois, la dimension commerciale et financière est jugée trop présente, alors que les services rendus par ce secteur à la société sont mal perçus. Enfin, l enquête a révélé des attentes importantes en matière d information et de pédagogie sur l assurance en général. La FFSA a donc engagé en 2006 des opérations destinées à mettre en valeur le rôle essentiel, social et économique, de l assurance dans la société. Elle a ainsi décidé de parrainer un programme court intitulé «Allez de l Avant!» avec les Assureurs, diffusé sur 12 L assurance dans la société, // L assurance française en 2005

8 France 2, chaque samedi et dimanche vers 20 h 35, du 7 janvier 2006 au 9 juillet, puis du 9 septembre au 12 novembre, soit 73 diffusions pour 47 programmes courts. La profession entend ainsi associer l assurance, dans l esprit des téléspectateurs, au lancement d initiatives et à la réalisation de projets individuels ou collectifs. LES ENJEUX DE L ASSURANCE : UN PARTAGE D IDÉES La profession de l assurance entretient des contacts réguliers avec de très nombreux interlocuteurs : élus, responsables administratifs et associatifs, juristes, universitaires, chefs d entreprise, médecins La manifestation annuelle des Entretiens de l assurance et la revue à caractère scientifique Risques contribuent au débat et au partage d expertise sur les enjeux de la profession, et donc de la société. Un séminaire sur le thème «Risque, assurance et responsabilité» réunit magistrats, parlementaires, universitaires et autres acteurs concernés par le domaine de l assurance, sociale ou de marché. Ce séminaire a été créé à la fin de l année 2003 pour encourager une réflexion collective sur le traitement juridique des problèmes de risque et d indemnisation. Les travaux de l année 2005 ont été consacrés au traitement juridique et judiciaire de l incertitude (comptes rendus sur : Dans un souci de transparence envers ses différents publics, la profession communique régulièrement et de façon approfondie sur ses activités (lettre bimensuelle Assurer, statistiques et ce présent compte rendu annuel). Ces informations figurent sur le site Internet. De nombreuses personnalités extérieures à la profession ont participé aux débats des Entretiens de l assurance en décembre 2005, dans des ateliers et des séances plénières. Dans ces dernières sont notamment intervenus Christian Brodhag, délégué interministériel au développement durable, sur ce thème ; Christian de Boissieu, président délégué du Conseil d analyse économique, sur les protections et le dynamisme économique ; Nicolas Baverez, économiste et historien, et Jean de Ponton d Amécourt, directeur chargé des affaires stratégiques au ministère de la Défense, sur les risques d un capitalisme mondialisé. Alain Etchegoyen, philosophe, a traité de l apport de l assurance à une rénovation du modèle social français, ainsi que Marie-Anne Montchamp, ancien ministre, député du Val-de-Marne, et Jean-Marie Le Guen, député de Paris. En parallèle aux Entretiens de l assurance s est notamment déroulé le quatrième séminaire international Risk and Insurance Economics, organisé par les professeurs Christian Gollier et Pierre Picard, titulaires de chaires d assurance (voir ci-après). La revue Risques a, entre autres thèmes, consacré des dossiers à la notation financière, aux techniques d assurance des risques santé, à la contribution de l assurance et de la réassurance au développement, aux partenariats public/privé. Ont participé aux débats, notamment, Jeanne-Françoise de Polignac, présidente de Standard and Poor s France, Marie-Eve Joël, professeur à Paris-Dauphine, Guillaume Debaig, consultant (sur la microassurance santé), François Bergère, secrétaire général de la Mission d appui à la réalisation des contrats de partenariat public/privé. L assurance française en 2005 // L assurance dans la société, 13

9 le site de référence de l assurance En fin d année 2005, la FFSA a renouvelé le portail de référence de l assurance. Plus riche, il propose une nouvelle rubrique, L assurance dans la société, et deux nouveaux sites dédiés, l un à l assurance transports, l autre à la prévention des risques santé. Plus accessible, c est dorénavant un véritable portail, avec un accès unique pour tous les utilisateurs, grand public ou adhérents de la FFSA. Pour favoriser la clarté et la facilité d utilisation, la page d accueil a été remaniée et mieux organisée, la navigation simplifiée et les informations mieux hiérarchisées au sein des rubriques. Enfin, un espace «privilège» a été créé, destiné aux internautes qui souhaitent, dans le cadre de leurs activités professionnelles, obtenir des informations plus approfondies (études statistiques, dossiers thématiques ). La mobilisation de la recherche en assurance Afin d améliorer la connaissance de l assurance et de ses mécanismes, la FFSA, au-delà de son investissement dans la formation professionnelle initiale et continue, soutient les actions de recherche qui peuvent être menées au sein de l université, soit dans le cadre des instituts des assurances, à vocation plutôt juridique, soit dans le cadre de chaires d assurance, à caractère économique. La FFSA a suscité dès 1992 la création de chaires d enseignement et de recherche en économie du risque et de l assurance, auxquelles elle apporte son soutien. Cette initiative a favorisé la prise en compte de l assurance dans les travaux d économistes français ; elle engendre des synergies entre praticiens de l assurance et chercheurs. Il existe une chaire à Toulouse, au sein de l Institut d économie industrielle de l université des sciences sociales, et une autre à Paris, au sein du laboratoire Delta et de Paris X-Nanterre. 14 L assurance dans la société, // L assurance française en 2005

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