Méthanisation et label rouge sur paille font bon ménage
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- Pauline Ariane Pépin
- il y a 9 ans
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1 ACCUEIL» TECHNIQUES D'ÉLEVAGE» CONDUITE-EQUIPEMENT Réussir porc 22 janvier 2013 à 15h22 Par D.Poilvet Méthanisation Label Rouge Fermiers De L'argoat Méthanisation et label rouge sur paille font bon ménage Au Gaec Lamoureux à Noyal-sur-Vilaine (35). En complément de leur élevage de porcs fermiers label rouge sur paille, Daniel, Pierre et Monique Lamoureux ont investi dans un méthaniseur de 130 kwe. - dp Avec leur nouvelle installation de methanisation inauguree le 12 octobre dernier, Daniel, Pierre et Monique Lamoureux estiment avoir investi dans le complement ideal de leur exploitation. «Nous sommes trois associes et un salarie a exploiter un elevage de porcs fermiers label rouge de 150 truies, et 130 hectares de SAU, dont une partie est consacree a la production de cereales valorisees par les porcs», explique Daniel Lamoureux. Avec la proximite de la ville de Rennes, il etait hors de question d agrandir leur atelier porc. «Il fallait donc creer une nouvelle activite generatrice de revenu pour conserver notre salarie.» L idee d investir dans la methanisation est venue lors d un voyage en Allemagne. «Outre son aspect financier, cette activite complete idealement les activites d elevage et de culture, en transformant l azote organique du fumier des porcs en azote mineral, plus facile a gerer pour la fertilisation des plantes.» Utiliser des dechets «SPA3» qui contiennent de la viande Les surfaces cultivables permettent aussi de produire des cultures derobees (avoine diploïde, seigle) destinees a approvi- sionner le methaniseur. «Le reste provient des industries agro-alimentaires du bassin rennais qui fournissent des graisses de station, et des collectivites locales avec leurs dechets verts.» Les eleveurs se sont egalement equipes d un process d hygienisation permettant d utiliser des dechets «SPA3», ceux qui contiennent de la viande. Ces dechets ne sont aptes a etre methanises que s ils sont chauffes a 70 C pendant une heure. «Cet hygienisateur utilise une partie de la chaleur produite par la cogeneration», souligne Daniel Lamoureux. Une chaleur encore insuffisamment exploitee, malgre le chauffage du bloc naissage et de la maison d habitation. «Nous sommes en discussion avec une entreprise qui veut l utiliser pour secher du bois de chauffage. Cette activite se faisant en ete, ce serait un complement ideal au chauffage.» Malgre un investissement global d un million d euros, dont 26 % est couvert par les subventions Ademe et PPE, la banque n a pas hesite a financer le projet. «Le contrat passe avec EDF sur quinze ans, les garanties d approvisionnement et les revenus apportes par la valorisation de la chaleur securisent l activite», conclut Daniel Lamoureux. PARTAGER CET ARTICLE 0 ARTICLE ASSOCIÉ ABONNEZ-VOUS! Aucune réactions à cet article Annonceurs, sponsorisez cet espace!
2 04/02/13 Porc: Le porc sur litière accumulée, une alternative - Paysan Breton Porc: Le porc sur litière accumulée, une alternative Avec des normes de rejets plus avantageuses, la production de porcs sur litière devient plus intéressante. Cohérence soutient cette pratique. Des porcs sur caillebotis, sur litière accumulée ou sur sciure accumulée n ont pas les mêmes rejets azotés. Le Corpen (Comité d orientation pour des pratiques respectueuses de l environnement) vient de donner des estimations. Ainsi pour la partie engraissement (30-112kg), la norme était de 2,7 kg d azote avec une alimentation biphase. Elle devient 1,93 avec une litière de paille accumulée et même 1,35 si le fumier est ensuite composté. Soit un abattement maximum de 50 % également valable pour le post-sevrage. Il va même jusqu à 62 % pour de la sciure en engraissement. En revanche, très peu d évolution des normes phosphore, potasse, cuivre et zinc. Fort de ces nouvelles données, le réseau Cohérence qui regroupe une centaine d associations environnementalistes et de consommateurs et des agriculteurs entend «trouver ensemble des solutions pour demain dans le cadre d un développement durable». L élevage sur litière accumulée en est une. Alors il n y a aucune raison pour que cette formule ne puisse bénéficier d autant d aides que la production classique. Le Conseil général des Côtes-d'Armor a commencé à encourager la formule. Pour les environnementalistes de Cohérence, la résorption au travers du traitement n est qu un palliatif. Trop coûteux, encore trop de rejets notamment de métaux lourds, tendance à la concentration des élevages. À l inverse, la production sur litière avec un investissement moindre permet un abattement de l azote, un meilleur bien-être des porcs, des conditions de travail plus gratifiantes pour l éleveur. Elle se présente donc comme une alternative intéressante pour des élevages de taille modeste pour résoudre des excédents d azote. Et aussi comme une formule permettant de réconcilier la société avec le porc. Cohérence se dit prêt à soutenir des projets de porcs sur paille en allant expliquer sur place. Paul Chauvin 1/1
3 ACCUEIL» TECHNIQUES D'ÉLEVAGE» ENVIRONNEMENT-SOCIÉTÉ Réussir porc 15 avril 2005 à 15h04 Par Claudine Gérard Pollution des élevages porcins - L élevage sur litière diminue les quantités d azote à épandre De 50 % à 70 % de l azote est perdu sous forme gazeuse au cours de l engraissement de porcs sur litière de paille ou de sciure. Mais on ignore de quels gaz il s agit. Connaissant les quantités d azote ingéré, fixées par le porc en croissance, et la teneur des fumiers, Yannick Ramonet, de la Chambre d agriculture de Bretagne, calcule que, sur paille, entre 49 % et 52 % de l azote est volatilisé, tandis que, sur litière de sciure en fine couche, c est 70 % de l azote qui part ainsi dans l air pendant la phase d engraissement. La perte d azote sous forme de gaz se poursuit pendant la phase de maturation de la filière, «qui, en l absence de retournement, n est pas un compostage», précise Yannick Ramonet qui calcule que cet abattement d azote au cours du stockage est de 30 % pour le fumier pailleux, et 34 % avec la sciure. «En ce sens, l élevage de porcs sur litière constitue un moyen pour réduire l azote à épandre», conclut l auteur. Soit, mais ne s agit-il pas du déplacement d une pollution des sols vers l air? L étude ne permet pas de le dire, en l absence d analyse du type de gaz sous lequel l azote est volatilisé. Les auteurs se réfèrent à une étude publiée en 2002, qui montrait que, avec une litière de sciure, l essentiel de l azote volatilisé du bâtiment d élevage l était sous forme ammoniacale. Mais ils doivent confirmer ces données selon la gestion de la litière, la ventilation, le type de litière, etc. Par ailleurs, les études réalisées à la station de Guernevez permettent de préciser les quantités de paille utilisées et de fumier produit. Les apports de paille se sont révélés inférieurs à ce qui est habituellement pratiqué : 65 kg par porc, voire 42 kg dans un bâtiment isolé. En revanche, la quantité de sciure apportée a été supérieure à ce qui est habituellement pratiqué (35 kg contre 20 à 25 kg). Au final, chaque porc sur paille a généré en moyenne 280 kg de fumier dans les bâtiments non isolés, et 172 kg de fumier issu de paille ou de sciure dans les bâtiments isolés en parois et toiture. Pour en savoir plus Ces travaux ont été exposés lors de la 37e édition des Journées de la recherche porcine (JRP), qui s est déroulée à Paris du 1er au 3 février Les principaux thèmes abordés lors de ces rencontres sont présentés dans le dossier de Réussir Porcs du mois d avril 2005 (RP nº112, 12 pages).
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5 ACCUEIL» TECHNIQUES D'ÉLEVAGE» ENVIRONNEMENT-SOCIÉTÉ Réussir porc 20 avril 2004 à 17h45 Par Claudine Gérard Elevage porcin - Les émissions gazeuses de l engraissement sur paille précisées Un porc engraissé sur paille génère entre 15 et 25 % de l azote qu il excrète sous forme d azote ammoniacal, et environ la moitié sous forme de protoxyde d azote. Ces résultats ont été obtenus dans le cadre du programme de recherche Porcherie verte mené par l Inra. L engraissement sur litière de paille a fait l objet d une communication lors des Journées de la recherche porcine (JRP) qui se sont tenues à Paris du 3 au 5 février 2004 à Paris. Cette conduite d élevage est aussi une source de dégagements de gaz, dont l ammoniac et le protoxyde d azote. Paul Robin, chercheur à l Inra, en a mesuré l importance dans des conditions d élevage différentes, à la fois à la station expérimentale ITP de Romillé, et dans deux élevages «conventionnels» bretons. En moyenne, il enregistre des émissions d ammoniac comprises entre 200 et 600 mg de N-NH3 par heure et par porc au cours du premier mois, et 600 à 1200 mg en fin d engraissement. Soit 15 à 25 % de l azote excrété par les porcs. Ces moyennes cachent des écarts importants liés à différents facteurs. Si ces valeurs sont obtenues pour un paillage moyen de 50 à 80 kg par porc en dix semaines, l auteur note que, lorsque la surface de litière par animal passe de 1,0 ou 1,4 m2 à 2,6 m2, la perte d ammoniac est réduite, surtout en hiver. De même, chaque apport de paille conduit à une diminution de l ammoniac émis. C. Gérard Les émissions de protoxyde d azote, autre gaz étudié, sont moins variables que celles d ammoniac. Paul Robin les calcule à un niveau compris entre 4 et 12 % de l azote excrété par les porcs, dans des conditions de densité normales. Ces émissions chutent entre 2 et 8 % pour des bâtiments à faible densité (plus de 2 m2 par porc). PARTAGER CET ARTICLE 0 ARTICLE ASSOCIÉ ABONNEZ-VOUS! Aucune réactions à cet article
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