UNE HISTOIRE D AVENIR

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1 UNE HISTOIRE D AVENIR

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3 Sommaire PARTIE 1 - LES ÉLECTROTECHNOLOGIES : UNE HISTOIRE D AVENIR Pages 5-11 Éditorial du Président Introduction par les Vice-présidents de la Fédération L industrie, avenir de notre civilisation - par Pierre Gattaz PARTIE 2-40 ANS DE LA FIEEC : LA SYNERGIE EN ACTION Pages Le Tournant de : Le déploiement de l action fédérale PARTIE 3 - UNE HISTOIRE PLUS QUE CENTENAIRE Pages Les Présidents de la profession : Rétrospective historique PARTIE 4 - UNE ORGANISATION POUR ACCOMPAGNER LE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR Pages Synoptique de la filière Présentation des partenaires PARTIE 5 : L ESPACE HAMELIN : UN LIEU DE VIE COLLECTIF Pages Un regroupement géographique progressif Des services sur mesure pour la profession PARTIE 6 - LES INDUSTRIES ÉLECTROTECHNOLOGIQUES, AUJOURD HUI ET DEMAIN Page Chiffres clés et syndicats Rapport stratégique, en route vers l industrie du futur...

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5 LES ÉLECTROTECHNOLOGIES UNE HISTOIRE D AVENIR

6 Il y a deux façons de lire l histoire, notre histoire. Celle consistant à retracer les grandes étapes de notre vie syndicale et prendre la mesure des réalisations passées, de la richesse de l héritage ainsi légué et de marquer le temps pour laisser un témoignage non apocryphe à nos successeurs. Mais il y a aussi celle visant à analyser et projeter cette histoire dans notre avenir collectif, bien comprendre afin de capitaliser sur le passé pour bâtir une aventure sans cesse renouvelée, être plus forts et visionnaires dans un monde dont le mouvement s accélère. Et si ces deux voies se complètent utilement, c est bien la seconde qui a guidé la rédaction du présent ouvrage de référence sur les électrotechnologies, tant le rôle des industries électriques, électroniques et de communication est central dans nos sociétés modernes. Notre réflexion commence par un anniversaire : le 1 er juillet 1975, les organisations professionnelles représentant les industries électriques et électroniques décident de fusionner pour renforcer leurs actions au service des entreprises de la profession. L industrie électrique, d un côté, est déjà centenaire et auréolée des progrès considérables que son essor avait produit sur la civilisation tout au long du XX ème siècle. L industrie électronique, de l autre, est un peu plus jeune, mais également en plein essor et déjà fière de grandes réalisations économiques et sociétales. Cette alliance inédite des courants forts et des courants faibles vient dès lors sanctuariser la naissance d un secteur industriel de premier plan pour notre pays. Elle marque le début d une aventure professionnelle, dont les organisations attendent de fortes synergies et retombées bénéfiques en termes de fonctionnement et d efficacité dans l action collective. Quarante ans plus tard, ce qui frappe d emblée l observateur, c est l incroyable modernité de ce mouvement et son caractère visionnaire. A l heure où de nouvelles technologies disruptives bouleversent les paradigmes de notre société, les enseignements de ce passé d innovation et de complémentarité technologique apparaissent particulièrement éclairants. Cette démarche fut exemplaire à plus d un titre. Elle renforce tout d abord une conviction forte : celle de l utilité et de la force de l action collective pour exploiter au mieux les synergies entre des secteurs industriels très complémentaires. 6

7 Éditorial du Président L organisation professionnelle devient le vecteur de cette synergie, son berceau et son ferment naturel. Celle-ci permet à l ensemble d une profession de parler d une voix unifiée, de mieux anticiper les évolutions majeures de la société pour apporter des réponses pertinentes aux entreprises, aux pouvoirs publics et plus généralement à nos concitoyens. Elle vient ce faisant mettre en lumière la prise de conscience de l interpénétration profonde entre nos industries et la société dans son ensemble. Depuis plus d un siècle en effet, les électrotechnologies riment avec le progrès civilisationnel. Tous les besoins fondamentaux de notre société ont bénéficié des avancées permises par l électrification ou plus récemment par le déploiement des infrastructures numériques pour notre pays. Ces effets positifs en termes de santé, de sécurité, d amélioration de la qualité de vie sous tous ses aspects ou de création de richesses et de bien-être, sont aujourd hui possibles grâce à l intégration massive des technologies de l électronique, de l électricité et du numérique : l industrie du futur, le développement des objets connectés, les nouvelles formes de mobilité ou l intégration des technologies dans le bâtiment sont autant d exemples qui révèlent que notre profession est non seulement au cœur mais aussi à la source de l évolution technologique! Cette position centrale nous confère un rôle sociétal majeur et une responsabilité de poids qui nous incline à poursuivre plus fortement nos actions, innover sans cesse pour demeurer un moteur de progrès pour l ensemble de la société. Notre profession, guidée par cette conscience des enjeux, est fière de son histoire et résolument ancrée dans l avenir. Au nom de tous les acteurs de nos industries, saluons les réalisations passées et projetons nous ensemble dans ce futur enthousiasmant et plein de promesses. Les entreprises, les syndicats professionnels et votre Fédération entendent donc bien amplifier cette force de propositions qui caractérise notre profession pour relever ensemble les nombreux défis du XXI ème siècle qui nous font face. Cet ouvrage est le vôtre et je vous en souhaite une bonne lecture. Gilles SCHNEPP Président de la FIEEC PDG de LEGRAND 7

8 LA RICHESSE DE NOS ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES... Animées de longue date par une profonde volonté d action collective, nos industries partagent une valeur forte : celle de la nécessaire mise en perspective des différentes actions sectorielles pour renforcer notre mission de représentation institutionnelle au bénéfice d une profession de premier plan pour notre pays. Cette spécificité d actions vient avant tout des entreprises de la profession, regroupées autour de syndicats professionnels représentés par notre Fédération. Cette diversité d acteurs représente notre plus grande richesse collective, dont la bonne complémentarité génère des opportunités fortes pour tous et pour chacun. La famille des industries électrotechnologiques que nous représentons a en effet su s étoffer et s adapter au gré des naissances d organisations nouvelles, de regroupements de syndicats, de dissensions parfois mais aussi de retrouvailles Gérard SALOMMEZ avec des cousins pas si lointains. Ce mouvement de consolidation va d ailleurs se poursuivre et, quelle que soit sa place dans notre grande famille, chaque adhérent mesure la force de l action collective et son apport pertinent aux enjeux de la profession dans son ensemble. Cette approche permet au demeurant de capitaliser, dans le cadre de filières structurées autour des acteurs leaders de notre chaine de valeur, sur les grandes actions menées par nos syndicats professionnels. De cette organisation, dont la maturité rime avec l adaptation permanente, découlent des synergies qui constituent autant de piliers sur lesquels s appuient aujourd hui nos actions syndicales et fédérales. La gouvernance de notre profession reflète aujourd hui cette diversité. Luc REMONT Les vice-présidences statutaires, liées à l industrie électrique et électronique, se sont ainsi progressivement étoffées pour intégrer la spécificité des biens de consommation, les questions financières, la dimension numérique, mais aussi muscler la nécessaire approche européenne ou liée à l innovation, dont notre profession est un fer de lance industriel. Cette dynamique repose avant tout sur la notion de mutualisation. Cette dernière, au-delà d effets d échelle évidents, met en lumière la mise en commun de nos différents métiers pour mieux aborder les nombreux marchés d avenir et le renforcement de notre compétitivité. Laurent TARDIF Car c est bien en ce sens qu il est possible d amplifier notre valeur ajoutée collective pour parler d une voix forte sur des priorités partagées ; c est ainsi que peuvent se dégager les consensus les plus larges possibles sur les thèmes structurants pour la profession dans son ensemble. La FIEEC s inscrit dans son rôle d instance de coordination et de fédération d intérêts, pour anticiper, projeter et accompagner utilement les profondes mutations à l œuvre aujourd hui. 8

9 Introduction par les Vice-présidents de la Fédération... AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ. Notre société doit en effet faire face à de profonds enjeux qui concernent très directement nos industries. Face à la numérisation croissante de la société, les demandes sociétales de sécurité et de renforcement des libertés individuelles peuvent sembler contradictoires. Notre Fédération œuvre pour mettre en place des solutions qui allient la protection des biens et des personnes en garantissant la confiance des moyens engagés. Jean-Pierre QUEMARD L électrification du pays a vu l essor de modèles économiques d excellence et le déploiement du très haut débit sur le territoire répond aux mêmes exigences d une société plus «smart» qui suscite des potentialités économiques formidables. Les enjeux des smart grids, des nouvelles formes de mobilité, le bâtiment et l efficacité énergétique, les objets connectés ou la sécurité - numérique en particulier - viennent en ce sens pointer du doigt les défis de la transition énergétique, de l allongement de l espérance de vie, de l urbanisation croissante, de moyens de production modernes, de la santé de nos concitoyens ou encore de la recherche légitime du mieux vivre chez soi. Ces défis sont les nôtres. Ils nous imposent de relever ensemble de nouveaux challenges, en termes de formation, d attractivité des métiers, de simplification réglementaire, de normalisation ou encore d innovation. Mais ces défis sont aussi à relever avec les partenaires de nos industries pour être encore plus forts et consolider notre force de propositions. Au niveau européen tout d abord avec une Europe qui s est imposée comme la plus importante source Joseph PUZO réglementaire, mais aussi sur le plan national avec nos partenaires clefs, professionnels ou institutionnels. Cette étroite collaboration est indéniablement une condition pour le déploiement efficace de nos travaux et priorités. La volonté commune de nos pères fondateurs visait à dessiner ensemble les contours d une profession visionnaire, innovante, engagée et responsable. C est un enseignement majeur et d actualité autour de cette pierre angulaire que constitue désormais la responsabilité sociétale des entreprises. Patrick BERTRAND Ce message est notre plus bel héritage pour écrire ensemble l avenir passionnant de notre histoire. Gérard MATHERON 9

10 La FIEEC fête ses 40 ans. 40 ans au service de l industrie, c est être 40 ans au service du progrès, 40 ans au service de l excellence française, 40 ans au service de «la France qui gagne», 40 ans au service de l humanité. L industrie, c est le réel augmenté par l homme. L industrie a créé le monde «moderne», a façonné et continue de façonner la vie humaine, améliorant les conditions de vie, révolutionnant le rapport de l homme à son environnement, au temps, à l espace, modifiant son regard. L industrie est de tous les combats qui n ont qu un objectif : faire du bien-être de l humanité la norme. Au-delà, l industrie a révolutionné le monde de l art, imposé un nouveau mode d inspiration esthétique, un nouvel urbanisme. Éternellement moderne parce qu en devenir perpétuel, l industrie accomplit aujourd hui, avec le numérique, une nouvelle révolution et ce n est pas un hasard si la FIEEC fête aujourd hui ses 40 ans l âge de la maturité - au moment où cette révolution, à laquelle elle contribue activement avec ses entreprises de pointe, se diffuse à grande vitesse, modifiant en profondeur notre vie quotidienne et bouleversant la vie des entreprises. Avec le numérique - un des relais de croissance que nous avons identifié dans notre projet «France 2020 faire gagner la France» - ce sont de nouveaux modes de production, de distribution, de nouveaux business models. Le numérique bouscule aussi les cadres de pensée en redessinant le périmètre des compétences, des responsabilités, créant de nouveaux métiers, instaurant de nouvelles formes de relations professionnelles. La 4 ème grande révolution technologique rebat aujourd hui les cartes du pouvoir et de la richesse. Grâce au talent de ses ingénieurs, l industrie s est toujours renouvelée. Et l avenir aujourd hui, c est le numérique. Le numérique, c est un réservoir de conquêtes de marchés. Et c est une filière d excellence française. Avec ses techniciens et ses ingénieurs aux compétences reconnues dans le monde entier, la France a tous les atouts pour tirer profit de ce virage technologique mondial. Nous avons une vraie culture du numérique en France associée à une créativité et une inventivité, la fameuse «French touch» si appréciée. Je l ai vérifié cette année encore au CES de Las Vegas où sur les deux cents entreprises présentes figuraient en bonne place 40 start-up françaises. Parmi les 10 prix attribués 4 l ont été à des sociétés françaises. Le numérique est un facteur d innovation, de performance et de compétitivité. Si les grandes entreprises ont déjà pris ce virage, les petites et moyennes entreprises restent attentistes : le digital n est une priorité que pour 8 % des entreprises industrielles françaises, selon le dernier baromètre de la compétitivité du Cabinet Deloitte. 10

11 L industrie, avenir de notre civilisation Par Pierre Gattaz, Président du MEDEF Or, il n y a pas d alternative possible : les entreprises réticentes à cette évolution s affaibliront avant de disparaître. Les outils numériques permettent aux entreprises de réduire leurs coûts et donc d améliorer leurs marges, de gagner un temps précieux et donc d être plus productives et plus compétitives. Avec à la clé une montée en gamme qui leur permettra de se repositionner sur la place internationale. C est pour les sensibiliser et les aider à relever ce nouveau défi que nous avons organisé récemment au siège du Medef «L Université du Numérique». Tout l enjeu aujourd hui est de créer en France un terreau fertile qui favorisera l éclosion de tous ces talents. À économie nouvelle, nouveau modèle économique et social. La révolution numérique nous oblige à repenser notre fiscalité, notre droit du travail, notre cadre réglementaire. La compétitivité des entreprises reposant sur la création de valeur, il est impératif de sanctuariser le crédit impôt-recherche et de mettre en place une fiscalité simple, prédictible, compétitive, incitative et attractive pour les investisseurs et les entrepreneurs. Un nouveau modèle social s impose également. Avec son cadre rigide et formel, notre droit du travail est obsolète et notre réglementation contraignante est souvent contre-productive et ne répond pas aux impératifs de souplesse, de rapidité, de liberté qu exigent les nouvelles formes de travail collaboratif et d organisation moins pyramidales. Avec la suppression progressive des échelons intermédiaires, notre droit du travail doit ainsi évoluer vers un droit de la relation professionnelle. L industrie, c est l expression du génie de l homme, de sa créativité, de son inventivité. L activité industrielle est consubstantielle à l homme. Comme toutes celles qui l ont précédée, la révolution numérique est schumpétérienne : elle détruira des emplois mais elle en créera d autres fondés sur la matière grise qui devient la ressource essentielle. Dans ce contexte, il appartient aux entreprises d amplifier leur effort de formation pour les moins qualifiés mais aussi pour les «digital natives» qui leur apporteront des compétences sans cesse renouvelées. C est dans cette perspective que nous avons réformé la formation professionnelle. La révolution technologique libère l homme des tâches ingrates parce que répétitives, sollicite son intelligence, sa créativité, son esprit d initiative, son autonomie, elle le tire vers l exigence. Cette évolution contribuera à changer radicalement la perception - erronée - de l industrie et à attirer les jeunes talents. De quoi imposer le silence aux Cassandre qui annoncent régulièrement l avènement d une société post-industrielle sans industrie. Et de montrer une nouvelle fois que l industrie, c est l homme au service de ses semblables. Pierre GATTAZ Président du MEDEF Président d Honneur de la FIEEC 11

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13 40 ANS DE LA FIEEC LA SYNERGIE EN ACTION

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16 Des origines proches, une structure qui s imbrique, des activités qui s entrecroisent : le Syndicat Général de la Construction Electrique (SGCE) et la Fédération Nationale des Industries Électroniques (FNIE) ont toutes les raisons de se rapprocher davantage. Au tournant des années 1970, ces deux organisations engagent une réflexion active sur leurs convergences et sur les synergies qui pourraient être mises en œuvre dans le cadre d un rapprochement. Cette réflexion conduit ces deux secteurs très complémentaires et déjà partiellement imbriqués à la double conclusion que leurs priorités industrielles communes, qui sont de plus en plus nombreuses, seront mieux entendues si elles sont portées de concert et que l efficacité de leurs actions respectives peut être très fortement renforcée en mutualisant un certain nombre de services. Fortes de cette volonté d atteindre ensemble des objectifs hors de portée de chacune SYNDICATS NON DOMICILIÉS 16

17 Le Tournant de 1975 d elles individuellement, les industries électriques et électroniques se sont donc résolument engagées sur la voie du regroupement et de l optimisation des services rendus aux entreprises de leurs secteurs. Il suffit de mettre côte à côte la composition des deux organisations pour se rendre compte de leur imbrication. La FNIE est en effet proche de l organisation électrique et partage avec elle cinq de ses neuf syndicats adhérents. SYNDICATS NON DOMICILIÉS 17

18 LES ANNÉES 1970 : PRIORITÉ AU REGROUPEMENT ET À L EXPORT La décision prise par le SGCE et la FNIE de réunir leurs moyens d actions trouve sa première concrétisation, très rapidement, dans le domaine des exportations. Ce n est pas une surprise : l entité de l électronique, depuis plusieurs années, participe aux manifestations à l étranger en lien avec l organisation de l électricité. Dès la fin 1971, les deux structures soudent leurs services d informations pour enrichir l information apportée aux adhérents concernant les affaires internationales. Le bulletin hebdomadaire commun, qu elles diffusent à partir de cette date, se fait l écho du commerce extérieur à travers quatre pages consacrées aux exportations, la rubrique couvrant la moitié du bulletin d information. Les deux structures ont des raisons de fournir cet effort : les ventes à l étranger représentent 30% du chiffre d affaires des industries électriques et électroniques. Aussi, c est tout naturellement que les services liés aux exportations combineront leurs efforts au sein de la nouvelle Fédération. 14 janvier 1976, deux cents chefs d entreprises à l assemblée générale consacrée aux exportations En ouvrant les discussions de regroupement, les deux organisations prennent le pari de suivre le chemin d actions encore plus pratiques et concrètes. Dès la constitution de la nouvelle Fédération en 1975, le Bureau désigne un groupe de travail consacré aux exportations. Celui-ci, présidé par un chef d entreprise de la profession est chargé d étudier le rôle que doit jouer l organisation pour la promotion des exportations. Le groupe de travail remplit sa fonction : six mois plus tard, le commerce extérieur est le thème principal de l Assemblée générale qui se tient au siège en présence de plus de deux cents chefs d entreprises. Nous sommes le 14 janvier La nouvelle Fédération multiplie ainsi, durant plusieurs années, les actions destinées à encourager le commerce extérieur. Jusqu à poser la question de savoir si l adjectif «française» doit figurer dans son titre de façon à faciliter la tâche des services travaillant avec l étranger. Mais au moment de sa constitution, la Fédération retient finalement la dénomination FIEE plutôt que FIEEF : Fédération des Industries Électriques et Électroniques Françaises. 18

19 L Exportation comme déclencheur Le commerce extérieur fait les gros titres de la presse. La revue professionnelle, elle aussi, s en fait l écho. Début des années soixante-dix, les industries électriques et électroniques cherchent à s imposer sur le marché international. Les Présidents en font le sujet de la plupart de leurs éditoriaux. «La situation réelle d une industrie ne s apprécie pas seulement par son chiffre d affaires et sa place dans l économie nationale. Elle s apprécie davantage par comparaison avec les industries étrangères concurrentes : 5% il y a 50 ans, 11 % il y a 20 ans, 16 % il y a dix ans et 28 % l an dernier», écrit le Président de l organisation de l électricité en Accompagner les adhérents dans ce domaine devient la mission que les organisations souhaitent remplir. En 1971, le Président de la FNIE signe un article dans lequel il écrit : «Pour les entreprises petites et moyennes, les actions collectives peuvent être considérablement développées. Jusqu ici, malgré les avantages qu elles comportent, cette formule n a été utilisée que par un trop petit nombre d entreprises». L idée de mutualiser les moyens d action naît de cette analyse que les deux entités partagent. La profession a été également avant-gardiste via la création de trois groupements à l exportation (le GEXMET Groupement à l exportation sur la météo, le GEXLUM dédié à l éclairage ou encore IT EDUTEC, groupement centré sur le matériel pédagogique pour la formation professionnelle des techniciens et ingénieurs à l étranger). Ces réunions ont permis des avancées très significatives pour la profession et ont notamment donné lieu à un plan à l exportation pour les industries électriques et électroniques, dont le lancement a été présidé par Raymond BARRE, alors Ministre du commerce extérieur. Pour une efficacité renforcée L autre motivation du regroupement tient au fait que les deux organisations ont le souhait partagé de faciliter les rapports entre les syndicats primaires et les services fédéraux. En effet, cette bonne coordination est seule capable d assurer la cohérence des actions d ensemble, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics et des autorités de la Communauté Economique Européenne (CEE). Cette coordination fédérale et la cohérence qu elle permet est clairement identifiée comme étant le gage de l efficacité des actions du secteur. Cela passe en premier lieu par l information. A cette époque, l information circule mal et lentement entre les syndicats primaires et les services fédéraux. C est pourquoi un Groupe de travail «Structures» émet de nombreuses propositions d amélioration. 19

20 Le bulletin d information professionnelle entre également dans le cadre des propositions du Groupe de travail «Structures» : si sa vocation est d informer les entreprises adhérentes, il est également destiné à améliorer la circulation de l information ascendante et descendante entre les syndicats primaires et les services fédéraux. Pour créer les conditions de circulation de l information, les entités instaurent par ailleurs une «Réunion Exécutive» qui se tient toutes les quinzaines et à laquelle les Présidents des organisations et les Délégués des syndicats membres assistent ; les discussions portant sur la répartition des tâches, l emploi des hommes et les coûts de fonctionnement. De fait, le regroupement permet de générer des économies comme peut le proclamer, dès 1979, le Président Jean-Louis Pilliard à l occasion d un discours durant lequel il déclare : «La nouvelle organisation a permis d importantes économies dues aux réductions des effectifs et des frais généraux.» Mais l essentiel est ailleurs : l objectif principal du regroupement est de permettre aux hommes et aux entreprises qui constituent le monde électrique et électronique et aux syndicats primaires qui les représentent de mieux se connaître et de mieux échanger. L enjeu est de faire en sorte que les réflexions stratégiques, leurs déclinaisons concrètes soient désormais partagées et élaborées en bonne coordination au sein de la Fédération. L objectif est d éviter les logiques de silos et les redondances, mais aussi d amplifier l efficacité des actions au service de toutes les entreprises du secteur grâce aux synergies ainsi obtenues. La fusion des publications comme étape 1972 : les deux organisations réunissent leurs services d information. A partir de cette date, les bulletins diffusés aux adhérents de l organisation de l électricité et l entité de l électronique fusionnent en seule publication : une revue trimestrielle de cinquante pages, dont le rôle est de faire rayonner les industries électriques et électroniques à l extérieur. Décembre 1971, les organisations annoncent le changement de formules. Elles ont consulté les adhérents pour mettre au point les maquettes, et ont édité un numéro «zéro». 20

21 Le regroupement des locaux comme condition 1974 : les organisations envisagent l étape suivante : le regroupement des locaux. Depuis plusieurs années, les syndicats de l électricité sont installés rue Hamelin. Les syndicats de l électronique les y rejoignent progressivement. Pour cela, les organisations font l acquisition de deux nouveaux immeubles, les 17 et 20 rue Hamelin qui s ajoutent aux bâtiments 11, 13 et 15 que possèdent déjà les syndicats de l électricité. Les conditions du regroupement sont alors réunies. 26 av r il sept nov mars av r il er juillet 1975 LA FUSION DES ORGANISATIONS Huit personnalités industrielles prennent place autour de Marcel Laveran, Président du Syndicat Général de la Construction Electrique et Vice-Président de la Fédération Nationale des Industries Électroniques pour étudier les modalités selon lesquelles les deux entités peuvent se rapprocher. Le Groupe de Travail «Structures», au bout de quatre réunions, remet un rapport dans lequel les bases d un rapprochement sous la forme d une organisation fédérale sont jetées. Le projet reçoit un accueil réservé parmi les syndicats de l électronique, plusieurs se montrent réticents. La mécanique, quoi qu il en soit, s enclenche. Le Bureau du Syndicat Général approuve les dispositions du Rapport Laveran. Les syndicats membres officialisent la réforme lors d un vote en assemblée générale extraordinaire. Roland Koch, un mois plus tard, est nommé Président de la nouvelle structure et Marcel Laveran, Vice-président. A l entrée en application des nouveaux statuts, les deux organisations fusionnent en une seule structure. Naissance de La Fédération des Industries Électriques et Électroniques 21

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23 ZOOM SUR LES HOMMES DU REGROUPEMENT Ces 4 Présidents avaient la conviction qu un rapprochement était nécessaire. Suite à la fusion, Marcel Laveran devient Vice-président et Roland Koch Président de la nouvelle Fédération des Industries Électriques et Électroniques. 23

24 LES ANNÉES 1980 : PRIORITÉ AUX SYNERGIES INTERENTREPRISES - EXPORT, FORMATION ET ATTRACTIVITÉ DU SECTEUR Début des années 80, une crise économique de grande ampleur touche le pays, avec pour effet secondaire de créer des tensions dans les relations entre les entreprises La situation se détériore dans toutes les branches de l industrie à tel point que le Conseil National du Patronat Français souhaite réagir et adresse une lettre à toutes les organisations professionnelles. «Je vous demande, chers Présidents, de bien vouloir attirer l attention de vos adhérents sur cet aspect important». A la Fédération des Industries Électriques et Electroniques, le message est entendu. En 1983, lorsque François de Laage de Meux est élu président de la FIEE, il inscrit en tête des priorités l amélioration de la coopération entre les grandes et les petites entreprises. En effet, les grandes entreprises ont créé des réseaux commerciaux, des centres de recherche et des organismes de formation à la mesure de la concurrence mondiale. L idée du Président de la FIEE est de faire en sorte que les PMI puissent également avoir accès et profiter de ces structures. En sens inverse, il invite les grandes entreprises à utiliser les capacités des PMI, en particulier leur souplesse d adaptation. La Fédération mène des actions concrètes dans ce sens. Le 26 janvier 1984, la première journée de rencontre dévolue à la coopération interentreprises se tient. Alex Clément, chargé d accueillir les participants, prend la parole. «Trop souvent, les français cultivent le goût de l individualisme alors que nos concurrents savent serrer les rangs. Il est essentiel pour nous aussi de faire jouer les synergies». La journée, à laquelle assistent dix-neuf acheteurs d entreprises et soixante LE SAVIEZ-VOUS? La FIEE lance des actions pour l industrie du futur en 1983 Les applications dans le domaine industriel, également, s accélèrent. En 1983, la Fédération contribue à une opération dont l objectif est de promouvoir l automatisation des process industriels. Les chefs d entreprises, dans le cadre de cette opération, se voient proposer la visite d experts qui établissent gratuitement un diagnostic sur les opportunités d automatisation. commerciaux, remporte un immense succès. Trois mois plus tard, un deuxième rendez-vous est organisé et ces journées deviennent régulières. Pour améliorer la communication entre les entreprises adhérentes aux syndicats membres, la Fédération, dès 1983, crée une rubrique d annonces «Coopération interentreprises» dans le bulletin d information de la profession. Sous-traitants à la recherche de marchés, donneurs d ordre désireux d élargir leurs appels d offres, exportateurs à la recherche de réseaux commerciaux, fournisseurs en quête de produits spécifiques toutes les entreprises peuvent insérer des petites annonces. 24

http://www.economie.gouv.fr

http://www.economie.gouv.fr PIERRE MOSCOVICI MINISTRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES http://www.economie.gouv.fr Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l Economie et des Finances Conférence de presse pour le lancement de la Banque

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