l eau Pourquoi n a pas de prix

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "l eau Pourquoi n a pas de prix"

Transcription

1 LE PREMIER QUOTIDIEN ÉCO DU LUNDI N 58 - Du 13 au 19 mars ,50 euro Tourisme au beau fixe À l occasion du Salon mondial du tourisme, du 16 au 19 mars à Paris, le point sur les chiffres du tourisme mondial. ACTU ÉCO p. 4 Les anti-cpe s accrochent Deux nouvelles manifestations en vue. Que va faire Dominique de Villepin? ACTU ÉCO p. 6 Enel-Suez : l aura, l aura pas? L italien Enel laisse planer le doute sur une contre-attaque dans le dossier Suez-GDF. ENTREPRISE DE LA SEMAINE p. 12 par notre correspondante en Italie. FORUM MONDIAL DE L EAU Pourquoi l eau n a pas de prix p. 8/9 Tout savoir sur Ernst & Young Nouveau dans Économie Matin, une entreprise se présente. PORTRAIT D ENTREPRISE p. 21/22

2 ÉCLAIRAGES Distilbène : le scandale oublié Quand le profit entre en conflit avec l intérêt général et le respect de la vie, rien ne va plus. Preuve en est avec l affaire du Distilbène : 15 années de procédure auront été nécessaires pour démontrer la responsabilité du laboratoire UCB Pharma qui a commercialisé ce médicament, et de l État, pour avoir tardé à le retirer du marché. Cette molécule, utilisée dès la fin des années 1940 pour prévenir les fausses couches, a rapidement été soupçonnée «de provoquer des cancers très divers». Dès 1953, son inefficacité pour la prévention des avortements spontanés était démontrée, et en 1971 de graves malformations chez les enfants de mères traitées étaient formellement attribuées au Distilbène. Rien n y a fait : les États-Unis l ont retiré immédiatement du marché, la France a attendu On évalue à le nombre de Français exposés pendant leur vie intra-utérine à ce poison montant des provisions versées à deux victimes du Distilbène par le laboratoire UCB Pharma, en Aujourd hui, donc, la cour de cassation a reconnu le droit à indemnisation de deux victimes. Combien? Oh, pas bien cher, pour l instant. Le prix de leur cancer avait été fixé par la cour d appel de Versailles, le 24 mai 2002, à francs d alors. Plus récemment, le TGI de Nanterre a accordé plus de euros de dommages et intérêts à 8 femmes atteintes de cancers ou de malformations, toujours à cause du médicament. Mais l histoire du Distilbène ne s arrête pas là : une des femmes indemnisées par le tribunal de Nanterre est malheureusement décédée dernièrement, victime de son cancer. Qu à cela ne tienne : les indemnités qui lui ont été accordées reviennent à ses héritiers. Vous saisissez la suite? En l état actuel des choses, la somme est soumise aux droits de succession. Des sénateurs ont bien essayé de faire voter la déductibilité. En vain. Conclusion du sénateur Nicole Bricq : «Je compte sur vous pour nous donner, l année prochaine, un compte rendu des conclusions du groupe de travail et pour apporter la solution attendue par l intermédiaire du véhicule législatif approprié.» Cynique! JEAN-BAPTISTE GIRAUD directeur de la rédaction d Économie Matin La semaine éco vue par Éric Revel Villepin tangue sur le bateau de Matignon LE CHANGEMENT DE TON DE L OCDE L affaire avait fait du bruit... Jean-Philippe Cotis, l économiste en chef de l OCDE, avait dit de manière directe tout le mal qu il pensait de la hausse des taux d intérêt en Europe. Lors d une rencontre aux États-Unis, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), entre deux discussions sur la musique allemande et la poésie, s était laissé aller à une remontrance à l endroit de l OCDE et de son porte-parole. L intéressé, un Gascon amateur de rugby, a décidé de ne pas désarmer pour autant. Il a changé de ton, mais pas d objectif : ne pas laisser la croissance européenne bridée par une politique monétaire trop restrictive. Cotis ne sort jamais sans son petit glossaire sur l inflation sous-jacente, hors coût de l énergie... Et là, les courbes de Monsieur Cotis sont parlantes : l inflation est bien passée sous les 2 %... Dans ces conditions, pourquoi la BCE continue-t-elle à nous faire le coup de l inflation pas encore vraiment sous contrôle? Bernard Arnault de LVMH l a dit récemment : «Pour l économie européenne, la hausse des taux est plus dangereuse que la grippe aviaire». JEAN-CLAUDE TRICHET LE CPE ET LA CGT SONT DANS LA RUE Les syndicats ont marqué des points la semaine dernière contre le CPE. Ils ont mobilisé dans les rues de France. Derrière la bataille des chiffres, il y a une réalité. L opinion publique a basculé contre ce contrat de première embauche destiné aux jeunes. Les manifestations des jours prochains vont sans doute amplifier cette impression que notre Premier ministre, Dominique de Villepin, est en train de perdre pied. La CGT a durci le ton et demande le retrait pur et simple du CPE... Bernard Thibault revient de loin : son congrès du 24 avril prochain s annonçait tendu... Les «durs» risquaient de reprendre le pouvoir. En réussissant de la mobilisation du 7 mars, Thibault respire... Sur le CPE, il comprend même le Medef : «Il n y a pas d intérêt non plus...les entreprises ont besoin de stabilité dans leur recrutement, pas de contrat précaire». Retrouvez Éric Revel tous les soirs sur LCI pour le Journal et l Invité de l économie ANNE LAUVERGEON VOIT TOUT VENIR! La mue a été impressionnante. Pour Anne Lauvergeon, PDG d Areva, la première à être passée en quelques années du rôle de sherpa de François Mitterrand à celui d une des femmes d affaires les plus influentes du monde... Métamorphose aussi pour son groupe nucléaire civil, le groupe Areva. En cinq ans, il a fédéré sous sa houlette toute la filière de ce secteur. Certes, Anne a loupé l an passé l ouverture du capital d Areva. Mais elle a réussi à positionner son groupe sur le marché américain, il en est le numéro un... Sur les marchés indiens et chinois, Areva est bien placé. Mais le grand concurrent américain Westinghouse veille au grain. Areva le sait. Anne voit tout venir! ANNE LAUVERGEON LE «DIVIDENDE DU TRAVAIL» POUR LES SALARIÉS L annonce de Dominique de Villepin sera faite officiellement jeudi 16 mars. Le Premier ministre annoncera un projet de loi pour les salariés. Devant les profits des banques ou des grands groupes pétroliers, l État se sent obligé d intervenir pour demander à ces entreprises de mieux partager le fruit de leur réussite, qui est aussi celle des salariés. Pour réaliser ce projet, cette loi proposera le versement d un «dividende du travail». Le gouvernement tente de reprendre la main. Et Villepin d enrayer sa chute dans les sondages : après la grogne sur le CPE, le pataquès autour du téléchargement, Matignon constate un accroissement de la pauvreté avec l augmentation de 5 % du nombre de RMistes en France en Les «mauvaises nouvelles arrivent toujours en escadrilles», dirait Jacques Chirac. Économie Matin N 58 p. 3

3 ÉCO PLUS LE CV ANONYME ADOPTÉ Pourtant rejeté par le gouvernement, le CV anonyme a été approuvé par les sénateurs et consacré par la commission mixte paritaire (CMP) du Parlement (rappel, le Parlement est l Assemblée nationale et le Sénat réunis). Le texte stipule que «dans les entreprises de cinquante salariés et plus, les informations communiquées par écrit par le candidat à l emploi doivent être examinées dans des conditions préservant son anonymat». La CMP a précisé que les modalités d application du texte seraient déterminées par un décret, en Conseil d État. BELLE RÉCOLTE POUR LE CRÉDIT AGRICOLE! Après Société Générale et BNP Paribas, le Crédit Agricole affiche des bénéfices record : en hausse de 55 %, à 3,9 milliards d euros! La banque verte cueille les fruits de sa fusion réussie avec le Crédit Lyonnais : les synergies ont été supérieures aux attentes de 43 millions d euros. CHAPEAU, PROMOD! L enseigne française de distribution textile Promod, implantée dans 26 pays, a décidé de ne plus vendre d articles de fourrure dans ses magasins, à compter du 1 er mars. Patrice Lepoutre, directeur général, justifie cette décision par respect pour les animaux et l environnement ainsi que pour répondre aux attentes «d une clientèle de plus en plus attentive au bien être animal et à l éthique». INÉGALITÉ SALARIALE Une femme gagne en moyenne 16 % de moins qu un homme, tout compte fait, en Europe, selon une étude de l OCDE (avec les suspensions de carrière pour maternité, la difficulté à demander des réajustements de salaires, le plafond de verre et le plancher collant, etc.). En Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Espagne l écart maximal atteint 20 %! À l opposé, Malte, le Portugal, la Suède, la Belgique et le Luxembourg offrent aux femmes la situation la plus proche de l égalité avec un écart de 5 %. La France se situe à mi-chemin avec un salaire de femmes inférieur à celui des hommes de l ordre de 12 %. LES TAUX D ÉPARGNE REMONTENT CHEZ LES ASSUREURS. L assureur MMA lance un taux net garanti de 4,5 % au 31 décembre 2006 pour toute épargne investie entre le 6 mars et le 29 avril Minimum pour ouvrir, 100. Le taux de 4,5 % s applique aux versements automatiques à partir de 50 par mois. Salon mondial du tourisme, du 16 au 19 mars, à Paris, porte de Versailles Les vacances ne se diluent pas dans les catastrophes 12 % du produit intérieur brut mondial et 1 emploi sur 12 sont générés par le tourisme. Source : Organisation mondiale du tourisme. Les conséquences économiques de la peste aviaire Crise limitée si... L L occasion pour es préfets sont dans les startingblocks. Mercredi 15 mars, exercice national de simulation dans le cadre du plan de lutte contre la grippe aviaire! Économie Matin de dresser un premier bilan économique de la «crise». Bonne nouvelle pour les producteurs de volaille, les ventes, en baisse de 15 à 30 % fin février, reculent moins fortement. «On note une vraie reprise de la consommation de volaille» estime la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). L effet positif, semble-t-il, des campagnes de promotions lancées par plusieurs enseignes. Pas suffisant cependant pour redonner le moral aux géants de la volaille. Une cinquantaine de pays maintiennent leur embargo total ou partiel sur les volailles, le foie gras français et autres produits dérivés. Le groupe Doux, numéro un européen de la volaille, ne revient pas pour l instant sur ses mesures de chômage partiel. Deux autres groupes, LDC et Gastronome, ont déjà supprimé respectivement 800 et 600 emplois à durée déterminée. Au total, la menace pèse sur les salariés de la filière avicole, dont dans l abattage et la transformation. Mais elle ne devrait pas s étendre à d autres secteurs. La peste aviaire, si elle ne se transforme pas en pandémie, sera d ailleurs quasiment indolore sur l activité nationale selon Bruno Cavalier, économiste au Crédit Agricole, auteur d une étude sur le T sunami, attentats, accidents d avion et maintenant chikungunya... Audelà des drames humains, un autre drame, le tourisme soumis à rude épreuve. Il se relève toujours. Pour preuve, les derniers chiffres de l Organisation mondiale du tourisme (OMT) : en 2005, la première industrie mondiale a atteint des records avec 808 millions de touristes enregistrés contre 763 millions en «La bonne santé du tourisme est liée à la croissance économique mondiale, tirée notamment par la zone Asie. Son potentiel est énorme. D ici à 20 ans, le duo Chine-Inde pourrait devenir le premier émetteur de touristes, mais aussi la première destination mondiale» estime Jean-Louis Caccomo, maître de conférence en sciences économiques à l université de Perpignan et auteur de L innovation dans l industrie touristique, enjeux et stratégies*. Bonne nouvelle : pour l instant le Vieux Continent reste le plus visité, l Europe France en tête a accueilli à elle seule plus de la moitié du tourisme mondial! La tendance à l embellie devrait se confirmer : à l horizon 2020, selon l OMT, le nombre total de passagers aériens devrait doubler. Il faut dire qu on prendra des vacances jusqu à 4 fois par an! Pour l instant, la moitié des Français ne partent qu une fois et seulement 1 sur 8 plus de trois fois par an, chiffre un sondage B&P-Vacances Pratiques. Facteur de cet engouement touristique : l explosion du 3 e âge, très friand de voyages. Selon l Insee, en 2005, la France comptait 16 millions de citoyens de plus de 55 ans. En 2020, ils seront 22 millions de retraités et autant de touristes potentiels... Une étude de la Direction du Tourisme révèle que 76 % d entre eux voyagent déjà régulièrement. Du coup, les agences de voyages en font leur beurre : la plupart proposent, hors vacances scolaires, des séjours de longue durée (4 à 6 semaines) à prix très avantageux. SA * L Harmattan, à paraître courant millions de volailles en France, premier producteur de l Union européenne. sujet. «Au plan macroéconomique, le secteur ne représente que 0,25 % de l emploi en France, et 0,1 % de l ensemble de l économie française. De plus, les consommateurs reportent leurs achats sur d autres viandes, dont les prix ont tendance à progresser quand ceux de la volaille baissent. L impact sur l inflation est donc nul. Il s est produit le même phénomène pendant la crise de la vache folle.» Pas de quoi rassurer les professionnels de la volaille... Muriel Roy p. 4 Économie Matin N 58

4 ACTU ÉCO INTERVIEW «Pas de bulle spéculative actuellement en bourse» L indice de référence de la Bourse de Paris, le Cac 40, n a jamais été aussi haut depuis l été Il s affiche actuellement autour de points. Faut-il craindre une chute? Non, nous sommes assez confiants avec un Cac à points, et contrairement à certains, nous ne pensons pas qu il s agisse d une «bulle spéculative». Il y a un an, les économistes prédisaient que l économie mondiale ralentirait en 2005, tirée à la baisse par les États-Unis. Finalement, la croissance mondiale a été exceptionnelle, à 4 %. L idéal pour les marchés financiers! Quand des prévisions pessimistes ne se réalisent pas, les gains à prendre sont encore plus intéressants. Comme, parallèlement, les entreprises, notamment françaises, ont entrepris des réformes structurelles, pour accroître leur productivité et réduire leur endettement, toutes les conditions sont réunies pour dire qu à points, le Cac est dans une bonne fourchette. Il illustre la santé de l économie mondiale et le redressement des entreprises françaises. Peut-il atteindre prochainement points? Il pourrait continuer à progresser, sans pour autant atteindre forcément points. Les entreprises vont LE REGARD DES ANALYSTES DE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE. UN RENDEZ-VOUS AVEC LES TÉMOINS DES LEVIERS DE L ÉCONOMIE. continuer à bénéficier de la conjoncture mondiale, mais l impact des restructurations sera plus faible. L essentiel des mesures a déjà été pris. L heure est donc plutôt maintenant à l investissement et aux fusions entre les entreprises, autre marge de manœuvre pour gagner en compétitivité. Conseilleriez-vous d investir en bourse actuellement? Il n est pas trop tard. Mais aujourd hui les économistes sont plus optimistes... Le jeu boursier sera donc plus difficile : quand les attentes de gains sont plus élevées, les risques de pertes sont plus grands. Exemple : fin 2002, personne ne pariait encore sur l Allemagne. L indice phare, le Dax, s affichait à points. Nous avons alors investi car la prise de risque était faible. Aujourd hui, le Dax est presque à 6 000! Et nous pensons qu il peut encore progresser, plus d ailleurs que le Cac. Les investisseurs doivent aujourd hui diversifier leurs placements pour limiter leurs risques. Certaines entreprises allemandes, comme Siemens ou Metro, encore sous-estimées, sont aujourd hui dignes d intérêt selon nous. Propos recueillis par Muriel Roy ALAIN BOKOBZA responsable de la stratégie investissement Europe à Société Générale. Économie Matin N 58 p. 5

5 Contrats en péril ÉCO PLUS RMI EN HAUSSE Le nombre d allocataires du revenu minimum d insertion a progressé de 4,7 % en 2005, soit personnes selon les statistiques de la Caisse nationale d allocations familiales publiées le 10 mars. EADS DIT MERCI À AIRBUS Le géant européen de l aéronautique EADS a publié des résultats record pour l année 2005, dopés par sa filiale Airbus, contributrice à 80 % des profits. Le bénéfice net du groupe francoallemand s affiche à 1,7 milliard, une progression de 39 % par rapport à SAMSUNG N 1 EN FRANCE Avec 4 millions de mobiles vendus en 2005 en France (21,2 % de parts de marché) et un chiffre d affaires de 800 millions d euros, le sud-coréen Samsung annonce être le numéro un du marché français devant Sagem. Le lancement de la technique 3G et Edge par Orange a permis à Samsung d inverser la tendance. Au début de 2005, sa part de marché atteignait seulement 14 % CPE-Suez-GDF : Villepin touché E ncore une dure semaine en perspective pour le Premier ministre Dominique de Villepin... Définitivement adoptée par l Assemblée nationale, la loi sur l égalité des chances, celle qui crée le contrat première embauche (CPE), n est pourtant pas encore acquise. L avenir du nouveau contrat jeune est suspendu à la décision du Conseil constitutionnel. Même s il en sort indemne, on n a pas fini d en entendre parler... devant les prud hommes. Pour preuve, les premiers recours engagés par les titulaires d un contrat nouvelles embauches (CNE), très proche du contesté CPE. «Villepin a donné aux syndicats, aux jeunes et aux magistrats le bâton pour se faire battre. Lui qui était partisan d un contrat de travail unique a fait totalement l inverse en créant le CPE et le CNE, deux contrats caractérisés par un vide juridique total» souligne Yann Algan, économiste spécialiste du marché du travail et chercheur au CNRS. Autre obstacle, majeur : les jeunes eux-mêmes. En descendant par centaines de milliers dans la rue, ils ont rappelé leur victoire sur le Smic jeunes de Balladur en 1994! Autre tracas qui risque de blanchir encore un peu les cheveux de Dominique de Villepin : la fusion Suez-GDF... La fédération Force Ouvrière de l énergie a déposé un préavis de grève reconductible de l ensemble des salariés de GDF pour le lundi 13 mars, avant la journée nationale d action du 23 mars, à l appel de l ensemble des syndicats. Pour le Premier ministre, c est la dégringolade dans les sondages : % des Français veulent le retrait du contrat première embauche (CPE). 26 % sont favorables à son maintien. Source : Sondage CSA du 8 mars. points perdus en deux mois dans le tableau de bord politique de l institut Ifop, dont 11 pour le seul mois de mars! Et 2007 arrive à grands pas... Sandrine Allonier À SUIVRE DU 13 AU 19 MARS 2006 MARDI 14 ECOFIN Conseil des ministres de l Économie et des Finances des 25 pays de l Union européenne, à Bruxelles. ÉNERGIE Réunion des ministres de l Énergie du G8, le club des huit premières puissances économiques mondiales, à Moscou. INSEE Publication de l indice des prix à la consommation. MERCREDI 15 PESTE AVIAIRE Exercice de simulation national dans le cadre du plan de lutte contre la grippe aviaire. COMMONWEALTH Ouverture des Jeux du Commonwealth, le club des «anciennes colonies britanniques», à Melbourne en Australie (lire p.14). GRAPHITEC-CONVERTEC Salon francophone des industries graphiques, au parc des expositions Porte de Versailles à Paris. Jusqu au 18 mars. INVESTISSEURS Forum G.I, 2 rencontre annuelle des investisseurs institutionnels. Au Palais des Congrès de Paris, jusqu au 16 mars. e DOCUMATION Rendez-vous des professionnels de la gestion de contenu et du document. Jusqu au 16 mars, au Cnit Paris La Défense. p. 6 Économie Matin N 58 JEUDI 16 TOURISME Salon Mondial du Tourisme, au parc des expositions Porte de Versailles à Paris. Jusqu au 19 mars. EAU Ouverture du Forum mondial de l eau. Jusqu au 22 mars, à Mexico. VENDREDI 17 LIVRES Salon du Livre, au parc des expositions Porte de Versailles à Paris. Jusqu au 22. FRANCHISE Salon Franchise Expo, au parc des expositions Porte de Versailles à Paris Jusqu au 20. PARLONS FRANÇAIS 11e édition de la Semaine de la langue française, Délégation à la Langue française du ministère de la Culture. éco histo 13 MARS 1979 LE SYSTÈME MONÉTAIRE EUROPÉEN ENTRE EN SCÈNE Il succède à un autre SME, baptisé Serpent monétaire européen, apparu en L image était parlante : il s agissait de limiter les écarts de fluctuation entre les monnaies communautaires à plus ou moins 2,25 %. Les variations autorisées de ces monnaies autour de la parité-dollar s élèvent à 4,5 % (d où l image d un «serpent dans un tunnel»). Avec le Système monétaire européen, Bruxelles instaure une zone de stabilité monétaire liée à l ECU (European Currency Unit), pivot du système. C est un «panier» de monnaies européennes où le poids de chacune est fonction de la part des pays dans le produit national brut communautaire et dans les échanges intra-communautaires. Il prélude à l euro

6 ACTU ÉCO La licence globale des droits d auteur écartée Fausses notes à l Assemblée nationale T u veux ou tu veux pas? Après multiples rebondissements, l Assemblée nationale a fini par rejeter la licence globale dans le texte de loi sur les droits d auteurs. Cette licence devait autoriser l échange de fichiers entre internautes contre le paiement d une redevance aux fournisseurs d accès. La décision met un point final aux tergiversations du gouvernement et de son ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. Le yoyo gouvernemental a provoqué la colère des députés comme Christian Paul (PS) qui crie au «best of d amateurisme, à une compilation inégalée de faux pas parlementaires». Quelques jours après Les Victoires de la musique, les récompenses continuent donc de pleuvoir sur les grands gagnants que sont les sociétés d auteurs et les associations de consommateurs! La licence première mouture imposait à tous les internautes l acquittement d une redevance. Mais pourquoi payer 84 par an quand on ne télécharge pas? protestaient les associations. Comment toucher si peu? s insurgeaient les auteurs : Madonna, U2 ou Johnny Hallyday n ont pas intérêt à vendre leurs œuvres pour la modique somme de 7 par mois. Nominés dans la catégorie «défenseurs de la licence», petits artistes et accros du téléchargement repartent donc bredouilles, gros de leurs regrets : la licence aurait pu garantir un revenu minimum pour les auteurs méconnus. Et les internautes auraient pu télécharger musique et films en toute légalité, à un coût très attractif. Après tout ce surmenage, les députés reprendront le débat le mardi 14 mars. Ce cafouillage montre l impuissance des politiques à s adapter à un phénomène le téléchargement vieux de plus de dix ans. La directive européenne sur le sujet date de Benjamin Breny 17 % des Français téléchargent vidéos ou musique via Internet. Source : TNS - Sofres Votre entreprise n est pas dans la zone de diffusion d Économie Matin? ABONNEZ-VOUS! Vous souhaitez recevoir Économie Matin directement à votre domicile? 35 * pour 40 numéros *Correspondant aux seuls frais de port. Tarifs France métropolitaine valables jusqu au 30 juin Merci de compléter le bulletin ci-dessous Société :... Nom :... Prénom :... Adresse :... Code Postal :... Ville :... Tel :... Je joins mon règlement : Par chèque (bancaire ou postal) à l ordre de «LE POOL PRESSE» - 60 rue de Ponthieu, Paris Signature : Conformément à la loi informatique et liberté du , vous pourrez accéder aux informations vous concernant ou les modifier en écrivant à «LE POOL PRESSE». Vous souhaitez recevoir Économie Matin directement dans votre entreprise? Abonnez-vous en contactant directement notre service abonnement au ou par mail à : Nbre d ex. Tarif pour 1 an Soit au N 40 numéros Postal 1 35,00 0,87 Dépôt ,00 0,12 Dépôt ,00 0,09 Dépôt ,00 0,07 Dépôt + Présentoir 400 et ,00 0,06 Économie Matin N 58 p. 7

7 édito manager Pourquoi investir dans l assainissement 8,5 millions d habitants dépendent de nous! Le rôle du Syndicat interdépartemental pour l assainissement de l agglomération parisienne (SIAAP), organisme public, est de collecter, transporter et traiter les eaux usées de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine Saint Denis et du Val de Marne, soit plus de 180 communes. Pour traiter ces 3 millions de m 3 d eaux usées, le SIAAP mobilise des fonds importants : nous avons un budget de plus d un milliard d euros. La redevance demandée aux usagers est passée de 0,4773 en 2000 à 0,547 en 2005, et atteindra 0,6017 en Pourquoi une telle hausse? Parce que la France a pris un retard considérable en matière d assainissement, notamment pour le traitement des matières azotées et phosphorées. Nous avons donc dû beaucoup investir dans la création de nouvelles usines et la modernisation de nos équipements : une nouvelle unité à Triel-sur-Seine permettra par exemple de traiter plusieurs centaines de milliers de m 3 par seconde. Des réseaux sont également construits dans le Sud-Est de Paris pour traiter les eaux avec le moins d acheminement possible. D autres évolutions réglementaires nous ont amenés à améliorer la sécurité de nos installations. Enfin, dans un souci de développement durable, nous cherchons à intégrer au mieux nos usines dans le milieu urbain. Tous ces investissements ont évidemment des conséquences sur le prix de l eau. Pour une famille qui consomme en moyenne 200 m 3 d eau par an, l augmentation de 10 % de la redevance d assainissement en 2006 représentera un surcoût de 7 ou 8 euros sur la facture Le SIAAP a en outre créé un Observatoire des usagers de l assainissement d Île-de-France. Et en interne, nous avons mis en place une comptabilité analytique afin de réduire au maximum nos coûts. Même si les prix continueront probablement à augmenter, nous recherchons vraiment une plus grande transparence dans le service public de l eau. Daniel Duminy directeur général du SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l assainissement de l agglomération parisienne) éco quick Quantité d eau nécessaire pour fabriquer un litre de bière 10 litres un kilo de papier 40 litres un kilo de sucre 80 litres un kilo de laine 150 litres un kilo d aluminium litres pour une automobile litres Source : L eau en France, La France a soif d économies L e quatrième Forum mondial de l eau (du 16 au 22 mars à Mexico) s inquiète du réchauffement de la planète. Et en France? Il pleut, il neige... on ne manque apparemment pas d eau! Erreur : la sécheresse menace de nombreuses régions (Bassin parisien, Champagne-Ardenne, Poitou- Charentes...). Pour la troisième année consécutive, les nappes phréatiques n ont pas été suffisamment rechargées. Or, on prélève chaque année environ 32 milliards de m 3 d eau souterraine ou de surface (rivières) en France. En consommation nette (eau non restituée au milieu naturel après usage), les premiers utilisateurs de la ressource eau sont les agriculteurs, avec 68 % des volumes «dépensés». Puis les usages domestiques pour 24 %. 5 % pour l industrie. Et 3 % pour les centrales nucléaires (elles pompent 60 % des réserves mais restituent l essentiel). L UFC-Que Choisir dénonce l irrigation agricole excessive : elle serait due, dit l association de défense, à un prix de l eau trop faible dans les régions concernées... De plus, «l Union européenne verse des primes pour certaines cultures comme le maïs qui demande beaucoup d eau, ce qui n incite pas à la retenue!» s étonne René Arrus, chercheur au CNRS. Le gouvernement tente néanmoins de sensibiliser les agriculteurs au risque de sécheresse : les champs de maïs devraient > Qui consomme quoi? États-Unis Prélèvements d'eau en m 3 par habitant dans l'ocde Canada Italie Source : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) La journée de Laura Couatic, respectueuse de la ressource eau 8 heures : consciente que les petits ruisseaux font les grandes rivières, Laura Couatic surveille sa consommation d eau. Le matin, elle privilégie la douche (60 litres d eau) au bain (200 litres). Quand elle se lave les dents, elle ferme le robinet. Économie : 18 litres! La réparation de la fuite de la chasse d eau va lui éviter le gaspillage de 500 litres d eau par jour Au passage, le plombier resserre les robinets : un goutte à goutte sur 1 jour? jusqu à 300 litres Espagne Moyenne OCDE Japon ainsi régresser de 9 % en Les particuliers à leur tour doivent changer de comportement : un Français utilise entre 150 et 200 litres d eau par jour alors qu il a du mal à boire plus d un litre! Le ministère de l Écologie va bientôt lancer une campagne de sensibilisation titrée «Y aura-t-il assez d eau pour tout le monde?». Et un projet de loi sur l eau et les milieux aquatiques sera présenté à l Assemblée nationale début mai : il comportera notamment une obligation de compteurs d eau individuels dans les immeubles neufs. L été risque d être chaud... Laure Japiot 440 Mds de m 3 de précipitations par an en moyenne en France, dont 61 % s évaporent Source : Centre d information de l eau France 2 Allemagne Royaume-Uni Danemark 10 heures : Séance ménage. Laura C. évite au maximum les détergents et utilise des serpillières microfibres, aussi efficaces avec moins de produits. Autant de gagné par la suite pour l assainissement de l eau. Difficile de débarrasser la ressource des phosphates et décolorants, polluants des rivières. Pour éliminer le calcaire, elle a trouvé un truc de grand-mère : le vinaigre blanc. Parfaitement écolo et économique! 3 p. 8 Économie Matin N 58

8 ÉVÉNEMENT ressource ou dépense? Le prix de l eau fait des vagues L e magazine Que Choisir a jeté un pavé dans la mare... du prix de l eau! À sa une en février : «Profits de l eau, le jackpot dans les grandes villes». Suit une attaque en ligne des prix pratiqués en région parisienne, les plus élevés de France. Selon le journal, «les taux de marge sur chiffre d affaires des acteurs oscillent entre 26 et 42 %, avec un sommet inouï de 59 % pour l Île-de-France». «Calomnie! dénonce le Syndicat des Eaux d Îlede-France (Sedif). En tant qu établissement public, nous ne pouvons pas, par définition, réaliser de profits!» Furieux, André Santini, son nouveau président, en a appelé le 9 mars à la presse et à l ensemble de ses collaborateurs des représentants de collectivités locales de droite et de gauche. «Notre réseau est une référence en Europe et dans le monde. Nous avons atteint un niveau de qualité, de sécurité d approvisionnement et de services unique! Ce qui a un prix. Évidemment nous pouvions éviter de relier la Marne et la Seine, mais si un jour notre usine de Choisy-le-Roi, proche d un site nucléaire, n était plus approvisionnée, il n y aurait pas de coupure pour les clients!». Quelle que soit l issue du débat, le spécialiste René Arrus, chercheur au CNRS, estime qu un prix de l eau «idéal» n existe pas. «Avec plus de communes et distributeurs d eau, il est quasi impossible d harmoniser les prix!». La facture varie en fonction de l éloignement et de la qualité de la ressource (source, nappe ou fleuve), des équipements d épuration de la commune... Quant au rapport qualité/prix des factures, le chercheur reste optimiste. «Les régies municipales font de plus en plus de résistance aux groupes privés. On observe une tendance forte de retour à la gestion publique, moins chère et souvent de meilleure qualité...» Le Sedif, lié actuellement à l industriel Veolia, promet un débat transparent pour le renouvellement de son contrat, prévu en et pourquoi pas une gestion directe du dossier. L eau n a pas fini de couler sous les ponts! Muriel Roy 1,019 Md d investissements du Sedif. Que devient votre facture de Château Lapompe? F acile de remplir sa baignoire... Presque aussi simple de lire sa facture! Depuis un arrêté de 1996, la transparence règne. Trois lignes de dépenses ressortent visiblement : «distribution de l eau», «collecte et traitement des eaux usées» et «organismes publics». À qui envoyez-vous le chèque? Systématiquement au distributeur. Dans 80 % des cas, quand la municipalité fait appel à une «gestion déléguée», il part donc chez Veolia (9,8 milliards d euros de chiffres d affaires avec l eau), leader mondial des métiers de l eau, Suez (via sa filiale Ondeo, 5,9 milliards d euros de CA) ou Saur (800 millions d euros de CA). Des entreprises privées qui gèrent souvent les dossiers avec des syndicats représentatifs de collectivités. Pour fournir l eau potable à 144 communes d Île-de- France, Veolia travaille par exemple avec le premier d entre eux, le Syndicat des eaux d Île-de-France (Sedif). Mais pour l assainissement de l eau, sur la même région, les grands groupes traitent avec le Syndicat interdépartemental d assainissement 323,75 facture d eau annuelle moyenne d une famille de 4 personnes. Source : Insee janvier de l agglomération parisienne (Siaap). Des organismes qui gèrent plusieurs centaines de millions d euros chacun... Dans 20 % des cas seulement, la municipalité se charge elle-même du dossier. Le bénéficiaire du chèque répartit ensuite son montant entre les acteurs de la chaîne. En pied de facture, la case «organismes publics» chiffre une redevance un peu particulière : celle de l Agence de l eau de votre région. Il en existe 6 en France, chacune liée à l un des bassins hydrographiques de l hexagone (voir carte). Leur rôle : assurer la lutte contre la pollution et gérer le patrimoine aquatique. Chacune déploie un programme d action défini par un comité de bassin, composé d une centaine d acteurs publics ou privés, actifs dans le domaine de l eau. Les Agences de l eau gèrent un budget global énorme de 2 milliards d euros chaque année, dont 800 millions d euros pour la majeure, l Agence Seine-Normandie. Une goutte d eau comparé au coût de l assainissement des eaux usées : 11,2 milliards d euros en 2003*! MR * Source : Institut français de l environnement heures : Un peu de travail en vue Melle Couatic prend ses notes au verso de feuilles A4, déjà utilisées. Eh oui, pour produire un seul kilo de papier, elle sait que l industrie papetière utilise 40 litres d eau! Au jardin, elle arrose à partir du réservoir d eau de pluie installé l été dernier dans le jardin par Paul Huant, l écolo du bourg : il n y a pas de petites économies! 20 heures : après dîner, Laura (on ne vous a pas dit qu elle était célibataire?) fait sa vaisselle à la main, dans une bassine de 4 litres. Le lave-vaisselle, qui consomme 25 à 40 litres, tourne seulement quand il est plein, après les soirées entre amis. L eau de rinçage n est pas très sale, elle décide de l utiliser pour passer un coup de serpillière dans la cuisine. Elle se couche l esprit tranquille : elle est prête pour la journée mondiale de l eau le 22 mars! Récit Muriel Roy Économie Matin N 58 p. 9

9 Travaille! CHIFFRE PARLANT Aujourd hui, en moyenne, le salarié du privé quitte son emploi entre 57 et 58 ans. Sur 3 Français qui atteignent l âge de 60 ans, 1 seul quitte son entreprise, les 2 autres sont, soit au chômage (exactement en dispense de recherche d emploi), soit en préretraite. Mais les temps changent. Alors qu il y a peu de temps, 45 ans était souvent l âge de l avant-dernier poste voire du dernier!, 45 ans marquera le milieu de la vie professionnelle*. D où les «entretiens de seconde partie de carrière» du Plan pour l emploi des seniors. Questions : quand pourrons-nous dépenser tout ce que nous allons gagner? Les jours de RTT suffiront-ils? *Fin des études : 25 ans. Au moins 40 ans d activité. Gérard Huguenin Auteur de Argent, ce qu il faut faire, (Devenir riche, c est possible) Eyrolles > Prêt immobilier 3,25% TAUX FIXE Taux effectif moyen à 15 ans 2,70% > Prêt à la consommation > Prix de l essence ART PRESSE CRÉDIT AUTO 5,56% CRÉDIT PERSONNEL 6,40% Taux effectif moyen SANS PLOMB 95 1,20 DIESEL 1,07 TAUX VARIABLE Taux effectif moyen à 15 ans Le taux d intérêt à long terme (10 ans)des marchés financiers, se stabilise depuis quelques semaines à un niveau plus élevé que celui de début d année (+0,23 %). Il revient à un niveau proche de celui de novembre 2005 et se situe à 3,49 % au 17 février La deuxième hausse des taux à court terme de la BCE de 0,25 % ne devrait pas avoir d influence importante sur les taux d intérêt à long terme. Toute l info sur Un livre à 15 rapporte moins de 2 à son auteur > Quand vous achetez un livre 15 HT, format classique, N & B, vous payez... 7,80 à 8,90 2,25 2,10 1,95 0,45 Au distributeur qui le vend, l expédie aux libraires et les facture À ceux qui le fabriquent (maquette, imprimeur, papetier) À l éditeur (marge brute avec frais généraux) À l auteur À ceux qui le promeuvent (publicité/promotion) Source : Economie Matin / plusieurs éditeurs combien ça coûte? combien ça rapporte? D L es livres, il en existe à tous les prix. Des concepts à 2 (style Librio) aux beaux-livres (grands formats illustrés), de la bande dessinée aux ouvrages professionnels, les prix de vente se calent chez l éditeur selon un rapport poids/prix dicté par un prix de marché. «Un thriller de 300 pages implique un prix autour de 20, chiffre Jean-Daniel Belfond, fondateur et patron des éditions de l Archipel. S il pèse 500 pages, il sera vendu 2 ou 3 de plus. Mais un manuel d économie de 300 pages pour professionnel, affichera un prix de marché de l ordre de 45.» Un prix ttc qui devra payer tous les intervenants de la chaîne (voir infographie). Mais d un petit tirage à exemplaires à une superproduction à , comment l éditeur anticipe-t-il le potentiel d un livre pour déterminer son premier tirage? En le «vendant» d abord aux forces commerciales du diffuseur. Redoutable citadelle à convaincre! Un éditeur, dans l immense majorité des cas, est le client d un diffuseur dont les VRP sillonneront les points de vente, armés de leur classeur bourré d argumentaires (deux géants se taillent la part du lion dans la distribution du livre en France, Hachette et Interforum groupe Éditis). Mais que le diffuseur soit petit et spécialisé ou puissant et généraliste, le rituel est toujours le même : l éditeur se présente tous les 2 mois devant l aréopage des forces de vente du diffuseur. Livre après livre, son équipe explique, argumente, expose : chaque responsable de point de vente écoute religieusement puis... vote. Un exemple : le directeur du secteur grandes librairies (les plus grosses) en «garantit» exemplaires. Celui des hypers (5 réseaux, de Auchan à Carrefour), très sélectif, vote pour Le spécialiste des librairies plus modestes (du e au e point de vente), espère en placer 800. Ses collègues des magasins Relay et de l export, prudent, s en tiennent à On fait les comptes : exemplaires constituent un objectif de vente. L éditeur décidera de son tirage en fonction de cette négociation clé. e livre cette «partie vivante de l écorce», sens du mot latin liber dont il dérive reste le «bien culturel» par excellence, comme le démontre Henri Pollet, directeur du secteur chez le spécialiste des études marketing GfK : le livre est, davantage que les DVD, la musique et les logiciels de loisirs, le poids lourd du savoir (48,7 % du chiffre d affaires global). Même si, en valeur, 2005 a marqué un retrait par rapport à 2004 (-1,1 %), les 4,1 milliards ttc du chiffre d affaires du livre en 2005 témoignent de la puissance du papier. Il n empêche que les éditeurs s inquiètent : Christine Ferrand, la rédactrice en chef de l hebdomadaire pilote de la profession, Livres Hebdo, parle de «morosité». «Alors que depuis 2000 le marché se montrait tonique, 2005 marque une baisse du chiffre d affaires global de 0,5 %.» Les mois de janvier et février 2006 ne sont guère plus encourageants... Même constat pour Jean-Daniel Belfond (L Archipel, 4,5 millions d euros de CA, 12 salariés). «C est un peu comme si le segment des lecteurs hommes de 30 à 40 ans s était détourné du roman. Un éditeur généraliste sait qu il publie essentiellement pour les femmes!» Serge Bésanger, professeur et éditeur, à la tête d une petite maison à Versailles, Alban, n y va pas par quatre chemins : «Personne ne gagne d argent en France, sinon les très gros éditeurs auxquels leur consanguinité avec les grands diffuseurs ils appartiennent souvent au même groupe garantit un traitement de faveur...» Quant aux auteurs, pas de quoi délirer : si peu vivent de leurs œuvres... Olivier Magnan Salon du Livre du 17 au 22 mars 2006, Porte de Versailles, Paris p. 10 Économie Matin N 58

10 VOTRE ÉCONOMIE REVUE DE PRESSE FRANÇAISE avec Menace sur la gauloise rouge! Les éleveurs de volaille de Bresse, la seule à bénéficier d une AOC, redoutent les conséquences de la grippe aviaire. Et pour cause : la charte AOC stipule que la «gauloise rouge» doit chercher ellemême ses protéines en grattant les 10 mètres carrés d herbe constituant son espace imposé. Or ce dispositif est aujourd hui rendu impossible par les récentes mesures de confinement total. Les éleveurs demandent donc une dérogation à l Institut national d appellation contrôlée. Verdict le 28 mars. Axa assure la sécheresse en Éthiopie Le groupe d assurance Axa lance un projet d aide financière d urgence de 7 millions de dollars (5,9 millions d euros) en cas de sécheresse extrême en Éthiopie pendant la saison agricole Ce contrat de dérivé climatique, un modèle sophistiqué calculé sur la base de données pluviométriques, prévoit le versement d une indemnité aux agriculteurs éthiopiens si la quantité de pluie tombée entre mars et octobre 2006 est significativement en dessous des moyennes historiques. Adidas lesté par Reebok et la Coupe du Monde Le deuxième équipementier sportif du monde, Adidas, a enregistré une perte nette de 4 millions d euros au cours du 4 e trimestre Une contre-performance certes relative sur l ensemble de l exercice, le résultat progresse de 21,8 % à 383 millions d euros qui s explique par le coût d acquisition de Reebok et les importantes dépenses marketing liée à la future Coupe du monde de football. La voiture de luxe tient la route Accor descend du Wagonlit Travel Le groupe hôtelier Accor, propriétaire à 50 % du réseau spécialisé dans la gestion de voyages d affaires Carslon Wagonlit Travel, à parité avec la société américaine Carlson Companies, envisagerait de céder tout ou partie de sa participation dans sa filiale. Présent dans 140 pays, Carlson Wagonlit Travel a réalisé en 2004 un chiffre d affaires de 15,2 milliards d euros, dont 2,5 milliards en France. Albert Frère actionnaire de Suez cache-t-il son jeu? Le milliardaire belge Albert Frère, actionnaire à 7,3 % du groupe Suez, dit soutenir le projet de fusion avec GDF. Pourtant, Albert Frère réclame depuis des années une scission des activités énergie et environnement. Il aurait donc de bonnes raisons de ne pas soutenir Gérard Mestrallet et de limiter sa présence en France, depuis le veto opposé par le gouvernement à son rachat de Taittinger. À moins bien sûr que l italien Enel ne surenchérisse ou que la fusion GDF-Suez n aboutisse à la cession des activités environnement. Les Ferrari, Porsche et autres Lamborghini se sentent comme chez elles au Salon de l Automobile de Genève où ces marques de luxe vont annoncer de bons résultats pour Ces constructeurs affichent des taux de rentabilité à faire pâlir de jalousie les constructeurs généralistes. Ferrari a annoncé une marge opérationnelle en hausse de 14 %, contre 3 à 6 % pour un généraliste. Samsung veut copier l ipod Le constructeur coréen Samsung veut sa part du gâteau sur le marché florissant des lecteurs de musique numériques. Il s apprête à sortir un appareil concurrent de l ipod nano, l un des derniers succès d Apple. Ce lecteur, baptisé YP- Z5, pourra stocker de 500 à morceaux de musique et disposera d une autonomie avoisinant les 35 heures. Mais Samsung devra également se battre sur le terrain des logiciels d accompagnement en proposant une alternative à itunes, véritable moteur du développement de l ipod. Dénoncez, c est éthique! Le principe? Dénoncer un collègue fraudeur via un numéro dédié. Précédée d une réputation pourtant sulfureuse, cette pratique se développe peu à peu dans les entreprises françaises. Le comité d entreprise de BSN-GlassPack, un fabricant girondin de bouteilles en verre, filiale d un groupe américain, avait d ailleurs réussi à faire annuler la mise en place d un numéro vert par la justice en septembre dernier. Le comité central d entreprise de Novartis essaie également d empêcher la mise en place de ce système, baptisé «Allô Collabo» par ses détracteurs. On dit pourtant cette pratique susceptible d améliorer le comportement éthique de l entreprise. Économie Matin N 58 p. 11

11 ACTU ÉCO ÉCO IN BOUYGUES IMMOBILIER CONSTRUIT SA CROISSANCE Résultats en béton pour Bouygues Immobilier. La filiale du géant du BTP affiche un chiffre d affaires de millions d euros en hausse de 20 %, et un résultat net de 90 millions d euros en progression de 41 %. Leader européen de la promotion immobilière, le groupe ne détient pourtant que 6,4 % d un marché français très atomisé. Deux activités : le logement et l immobilier d entreprise. Bouygues Immobilier bénéficie du besoin de logements neufs et des taux d intérêt bas. L immobilier d entreprise a, lui, profité d un marché de l investissement très dynamique avec m 2 de bureaux et commerces vendus en En perspective : les grands projets d aménagement urbains. «Il va y avoir de plus en plus de demandes et l État n a plus les structures capables de les gérer, estime François Bertière, PDG du groupe. LJ ÉCO OUT PAS DE TGV EN CHINE L Empire du Milieu prend en marche le train du patriotisme économique La Chine a décidé de construire elle-même sa ligne de trains à grande vitesse Pékin-Shanghai, claquant ainsi la porte au nez des étrangers! Un projet de plusieurs milliards d euros à l origine d une guerre commerciale entre les Français, les Japonais et les Allemands. Dommage donc pour les constructeurs Alstom, Mitsubishi-Kawasaki et Siemens «On parle de ce projet depuis 1994, mais en Chine, tout est très compliqué. C est une longue histoire qui est loin d être terminée» souligne pourtant une source industrielle. Reste à savoir si, comme le souhaite le gouvernement chinois, les travaux de cette ligne à grande vitesse pourront être achevés avant la tenue des Jeux olympiques de SA Homme de la semaine : Louis Le Duff, Brioche Dorée Dans le moule d un franchiseur de brioche E Entreprise de la semaine : Enel, n 1 de l électricité en Italie Les dessous d une OPA négociable D ix de mieux. Vexé par le barrage de son OPA sur Suez, Enel montre ses muscles. Le numéro un de l électricité en Italie envisage de proposer 10 % de plus que GDF aux actionnaires de Suez. D après la presse italienne, le groupe est «techniquement prêt» pour lancer l OPA menée par son directeur général, Fulvio Conti, notamment grâce au soutien de plusieurs banques, Banca Intesa en tête. Peu connue en France, l entreprise de salariés possède de solides bases sur son territoire depuis 1962, année de sa création dans le cadre de la nationalisation de l électricité. Depuis la libéralisation du marché, Enel produit 40 % de l électricité en Italie, limite fixée par décret mais qui le place toujours loin devant ses concurrents. Il enregistre depuis dix ans une croissance soutenue de ses ventes (36,5 milliards d euros en 2004) et de ses bénéfices (2,7milliards en 2004). Et pourtant, le groupe demeure dépendant des importations en électricité, tout comme ses concurrents. Une faiblesse révélée au grand public lors d une coupure générale de courant en septembre Enel réalise seulement 6 % de son chiffre d affaires à l international, ce qui explique son intérêt pour Electrabel, la filiale belge de Suez. En pleine campagne électorale, l État italien il possède 31 % du capital s est dit prêt à nvie d entreprendre? À l occasion du salon Franchise Expo Paris du 17 au 20 mars, Louis Le Duff livre les clés de son succès dans un livre, Réussir... en toute franchise. Lui estime la franchise idéale : «Elle permet de créer son job en alliant indépendance, sécurité et rentabilité.» Encore faut-il bénéficier de l expérience d un bon franchiseur... Né dans un milieu de maraîchers et d artisans où tout le monde est «à son compte», le jeune Louis a toujours voulu entreprendre. À 15 ans, il travaille dans l entreprise familiale avant de décider de reprendre ses études : BEPC à 18 ans, bac à 21, puis Sup de Co et finalement un MBA (Master of Business Administration) à Sherbrooke, près de Montréal. Thème de sa thèse de doctorat : Les effets de levier de la franchise. Une nouvelle forme de distribution qui «cartonne» alors déjà en Amérique du Nord. À son retour en France, Louis Le Duff rassemble des fonds et ouvre en 1976 à Brest sa première boutique, Brioche Dorée. Un concept de restauration rapide «à la française», qu il développe en franchise dix ans plus tard. Le succès l incite à créer les usines de production Bridor en 1988 puis à racheter les enseignes Fournil de Pierre, Pizza Del Arte et La Madeleine (chaîne de restauration aux États-Unis). Aujourd hui, le Groupe Le Duff compte 535 établissements, dont 40 % en franchise, concession ou joint-venture. Le chiffre d affaires, en progression d environ 20 % par an, atteint 600 millions d euros pour salariés. «C est un travail d équipe», conclut Louis Le Duff, modeste. En toute franchise, un succès... Laure Japiot 43 milliards d chiffre d affaires de la franchise française en 2005, soit 40 % de la franchise européenne. Source : Fédération française de la franchise. 42,9 mds d pour la capitalisation boursière de Suez jeudi 9 mars, contre 42,6 milliards d euros pour l italien Enel. Lequel envisage de mettre 50 milliards d euros sur la table pour s offrir le franco-belge. soutenir l OPA. Il hésite malgré tout à attiser les tensions avec Paris. Le président d Enel, Piero Gnudi, un proche de Romano Prodi (opposition), a indiqué jeudi 9 mars poursuivre l examen de son projet tout en attendant «une clarification du cadre institutionnel européen.» Il espère un règlement à l amiable après l avis négatif de la Commission européenne sur la fusion GDF-Suez. Certains évoquent un scénario osé : la fusion des groupes français suivie d une cession d Electrabel à Enel... De notre correspondante en Italie, Corentine Gasquet p. 12 Économie Matin N 58

12 ÉCO PLUS EN FINIR AVEC L EAU DANS LE GAZ Alors que certains pays d Europe se déchirent pour conserver le contrôle de leurs «champions de l énergie», la Commission européenne siffle un arrêt de jeu. Le 8 mars, Bruxelles a publié un livre vert sur l avenir de l énergie en Europe, et appelle à jouer plus collectif. Les 25 seront bientôt tous confrontés aux mêmes problèmes flambée du prix du pétrole et du gaz, changement climatique, dépendance des importations et il est temps selon Bruxelles d adopter une véritable politique énergétique commune. Le texte sera discuté lors du prochain sommet européen des chefs d État les 23 et 24 mars. 8,5 MILLIONS DE DOLLARS POUR GREENSPAN Pas encore écrit et déjà très rentable! Selon le New York Times, pour rédiger sa future biographie, l ancien patron de la banque centrale américaine, Alan Greenspan 80 ans va recevoir «plus de 8,5 millions de dollars» de la part de son éditeur Penguin. Un peu moins bien que Bill Clinton, qui a reçu 12 millions de dollars pour écrire son autobiographie! AT&T, LE RETOUR L ancien champion américain des télecoms, AT&T, fait son «come back». Avec le rachat annoncé le 5 mars de BellSouth pour 67 milliards de dollars, le groupe s apprête à redevenir le numéro un américain des télécoms. Le nouvel ensemble pèse plus de 150 milliards de dollars en bourse! Une fois la fusion finalisée, AT&T prévoit de supprimer jusqu à emplois dans les trois prochaines années, principalement via des départs volontaires. 612,5 MILLIONS DE DOLLARS : LE PRIX DE LA TRANQUILITÉ POUR BLACKBERRY Accusé de violation de brevets, le groupe Research in Motion (RIM), fabricant canadien du Blackberry, a signé un accord amiable de 612,5 millions de dollars avec NTP, afin de pouvoir poursuivre son activité aux États-Unis. RIM réalise 70 % de son chiffre d affaires sur ce territoire, grâce à 3 millions de clients. AIR BERLIN EN BOURSE La compagnie à bas coût Air Berlin, deuxième compagnie aérienne allemande, va prochainement entrer en bourse a annoncé son président Joachim Hunold, au Salon de Tourisme de Berlin. Pour préparer cette entrée la compagnie a procédé à une augmentation de capital de 130 millions d euros. Les milieux bancaires pensent que la Compagnie pourrait lever jusqu à 700 millions d euros. En l année 2005, le chiffre d affaires d Air Berlin a progressé de 17 % à 1,22 milliard d euros et le nombre de voyageurs transportés de 12,45 % soit 13,5 millions de personnes. Tensions internationales autour des activités nucléaires en Iran Uranium de destruction massive? T ous les regards se tournent vers l Iran, république islamique grande comme trois fois la France, en quête d un nucléaire qu elle dit civil mais que l on craint belliciste. Sur un strict plan légal, en tant que signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), l Iran a le droit d enrichir de l uranium à des fins civiles. À condition d en informer l Agence internationale de l énergie atomique (AIEA)... Ce que le pays semble oublier. «L Iran a caché à l AIEA son programme nucléaire pendant 18 ans. D où le développement de ce climat de suspicion : les États-Unis et l Union européenne pensent que l Iran cherche à se doter d un arsenal nucléaire sous le couvert d un programme civil. Entre 2003 et 2005, l AIEA a procédé à inspections en Iran, du jamais vu! Mais aucune preuve d un programme militaire n a été trouvée» souligne Azadeh Kian-Thiebaut*, maître de conférences en sciences politiques à l université Paris 8 et chercheuse au CNRS (laboratoire du monde iranien). En réponse, l Occident veut que l Iran cesse toute activité nucléaire pendant 10 ans, ce qu évidemment refuse le gouvernement de Téhéran : «L Iran a investi beaucoup d argent dans son programme nucléaire depuis 35 ans. Et d un point de vue économique, ils ne veulent pas renoncer : d ici à 40 ans, le pays deviendra un importateur de pétrole... Ses réserves ne sont pas éternelles, surtout avec 70 millions d habitants!» La Russie a proposé un compromis : laisser l Iran poursuivre des recherches limitées en matière d enrichissement s il suspend sa production à Les Jeux du Commonwealth du 15 au 26 mars à Melbourne, Australie Le Bâton de la Reine bat la flamme olympique! L étoile de la royauté britannique, sans doute, pâlit. Pas le souvenir de son empire passé. Preuve : l affluence annoncée à la 18 e édition des jeux du Commonwealth. Face à l ampleur de cet événement, les Jeux de la Francophonie 6 e édition au Liban en 2009 semblent modestes. Au sein des 53 pays du Commonwealth, des micro-états comme les îles St Kitts et Nevis voisinent avec l Afrique du Sud, la Zambie, ou l Inde. Ces jeux anglophones mobilisent officiels pour accompagner quelque athlètes venus de plus de 70 nations pour s affronter dans 24 disciplines, de l aviron au hockey sur gazon. Là, la flamme olympique est remplacée par le Bâton de la Reine où se love un message d Elisabeth II, lu lors de la cérémonie d ouverture. La royale missive a voyagé depuis le palais de Buckingham jusqu à l Australie à travers tout le Commonwealth, soit près de kilomètres. La référence au passé impérial de la Grande-Bretagne n est pas un abus de langage : de 1930 à 1950, le nom officiel des rencontres était : Jeux de l empire britannique. Il est devenu, en 1978, Jeux du Commonwealth. Inutile de rappeler l intérêt économique de ce genre de rassemblement. Des pays comme le Canada, les Seychelles ou l archipel de Vanuatu l ont bien compris qui participent à la fois aux Jeux du Commonwealth et de la Francophonie pour favoriser la création ou l amélioration d infrastructures et d installations sportives. Gilles Klein échelle industrielle pendant 7 à 9 ans... Une «solution» loin de sourire à l Europe et aux États-Unis. Et un refus catégorique de l Iran. Si aucun accord n était trouvé, le dossier serait porté devant le Conseil de sécurité de l Organisation des Nations unies (Onu), seul organe à prendre les mesures exceptionnelles de vérification : à la clé, connaître la vraie nature des programmes iraniens. Un scénario connu depuis l Irak... Sandrine Allonier * La République islamique d Iran, Ed. Michalon États ont ratifié le traité de non-prolifération nucléaire, entré en vigueur en Seuls l Inde, le Pakistan et Israël n en sont pas signataires. 1,8 milliard d habitants revendiqués par le Commonwealth, successeur du British Commonwealth of Nations. p. 14 Économie Matin N 58

13 5 CONTINENTS REVUE DE PRESSE INTERNATIONALE avec Factures d eau remboursées! Accusée d avoir surfacturé ses clients pour l équivalent de 42 millions de livres britanniques, la société de distribution d eau Severn Trent Xater se voit contrainte par l autorité de régulation de rembourser les sommes indues : chaque consommateur lésé devrait ainsi voir sa facture baisser de 2 ou 3 livres par an jusqu en Les dirigeants du groupe admettent des «faiblesses dans leurs systèmes et leurs procédures internes» entre 2000 et 2004 Source : The Independant (Royaume Uni) Business US avec État suspect! Un scandale secoue actuellement les États-Unis à propos d un contrat de 6,8 milliards de dollars (5,7 milliards d euros). Il attribue à une société de Dubai la gestion de 6 des plus grands ports américains. L administration Bush avait initialement approuvé ce contrat, avant d affronter de virulentes critiques de la part des parlementaires démocrates comme républicains. Avec ouverture d une enquête sur les procédures d attribution à la clé. Mohammed Sharaf, le patron de Dubaï Port World, présente sa société comme une entreprise mondialisée, et se dit prêt à garantir des mesures de sécurité supplémentaires dans les ports gérés pour rassurer les Américains. Source : Channel News Asia (Singapour) Bons et mauvais points du FMI pour la Suisse Dans son dernier rapport annuel, le Fonds monétaire international (FMI) estime que la croissance suisse pourrait profiter de la reprise graduelle de la zone euro comme de la demande intérieure. D après l organisme international les réformes structurelles que le pays a engagées depuis plusieurs années se traduisent notamment par l ouverture de plusieurs marchés à la concurrence internationale. Mais le FMI estime que la Suisse doit encore affronter la question des dépenses sociales. Elle doit insister sur les industries de réseaux, comme l électricité ou les télécoms, où elle affiche un retard important par rapport à d autres pays occidentaux. Source : Swissinfo Le foot, la Coupe du monde et le hasard Le président de l autorité mondiale du football, Sepp Blatter, s en est pris récemment au système de loterie mis en place pour la vente de tickets pour le Mondial 2006 (du 9 juin au 9 juillet prochain en Allemagne). Le comité d organisation a procédé à un tirage au sort pour répartir les billets disponibles entre les candidats. Or la Fifa aurait préféré se charger elle-même de la vente de ces billets Source : Berliner Morgenpost (Allemagne) Pologne au chômage Triste record. Selon une récente étude du ministère polonais du Travail et de la Politique sociale, le chômage frapperait 18 % de la population active polonaise. Un chiffre très largement supérieur au reste de l Europe : 10 points au-dessus de la moyenne de l Union (8,5 %). Pour rappel, les autres pays les plus frappés par ce fléau sont la Grèce et la Slovaquie. Source : Puls biznesu (Pologne) L ordinateur le plus puissant d Europe est allemand IBM a installé dans un centre de recherche basé à Jülich, Blue Gene, un ordinateur surpuissant doté de plus de processeurs pour gérer près de milliards d opérations à la seconde, le record européen. Cet ordinateur sera à la disposition de la communauté des chercheurs en physique, biologie ou médecine. Il a été financé à 90 % par l État fédéral et à 10% par le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie. Source : Netzeitung (Allemagne) L américain puritain Wal-Mart se dore la pilule À partir du 20 mars, le pourtant très conservateur distributeur américain Wal- Mart proposera des pilules contraceptives dans les rayons pharmaceutiques de ses hypermarchés des États-Unis. Les pilules seront délivrées uniquement sur ordonnance. Source : Rzeczpospolita (Pologne) Économie Matin N 58 p. 15

14 VOTRE ARGENT Immobilier Quelles pièces demandent les banques pour un dossier de crédit immobilier? T out dépend de l opération immobilière que vous réalisez, achat d un bien existant ou construction, par exemple. Dans tous les cas, vous devrez fournir : Vos 3 derniers bulletins de salaire, plus celui du mois de décembre de l année précédente, ou déclarations 2035 ou 2031 pour les professions libérales, commerçants et artisans. Vos justificatifs d autres revenus éventuels (revenus mobiliers, loyers perçus...). Votre dernier avis d imposition. Vos 3 derniers relevés de compte. Le cas échéant, vos dernières quittances de loyer. Le cas échéant, votre tableau d amortissement des prêts en cours. Pour l acquisition d un terrain ou d un bien ancien, le compromis de vente ou la promesse unilatérale de vente. Pour l acquisition d un bien neuf ou en construction, le contrat de réservation. Pour la construction d une maison, l acte d acquisition (ou la promesse ou le compromis) du terrain, le permis de construire (ou récépissé du dépôt de la demande), le devis estimatif et descriptif ou le contrat de construction et les plans cotés. En cas de travaux, il vous faudra ajouter : l acte d acquisition ou titre de propriété (si vous êtes propriétaire), le devis descriptif et estimatif, le permis de construire (ou récépissé du dépôt de la demande), selon la nature des travaux. Enfin, dans le cas d un crédit relais, il vous faudra présenter un justificatif de propriété du bien à vendre ainsi que la copie de la promesse ou du mandat de vente. Christophe Cremer PDG de meilleurtaux.com avec Jouer les opérations en cours Ces gérants qui surfent sur les OPA O ffensive de l indien Mittal sur Arcelor, de l italien Enel sur Suez, de l allemand Linde sur le britannique BOC, de AT&T sur BellSouth... Pas de doute, les offres, amicales ou non, se multiplient depuis quelques semaines et les observateurs parient sur une multiplication des OPA : parmi les cibles potentielles, on cite les noms de Time Warner, Mobil, Bank One, etc. Autant d opportunités pour les investisseurs tant individuels que professionnels. Pour les gérants à l affût de ce genre d opération, la période est donc faste... s ils ont eu la main heureuse en investissant au bon moment sur les valeurs cibles. Ainsi Nathalie Pelras, gérante du fonds Richelieu Spécial, s intéresse aux valeurs qui peuvent faire l objet d une OPA, mais pas uniquement. Elle met aussi en portefeuille des titres susceptibles de se valoriser en raison d une opération financière (cession, augmentation de capital, etc.). On retrouve cette stratégie avec le fonds Echiquier Quatuor. D autres, comme Philippe Lecoq, gérant du fonds Ofi Cible, vendent dès l annonce de l OPA. Dans ce cas, on prend ses bénéfices sans attendre une surenchère et une bataille qui pourrait apporter des gains plus Investir A fin de diversifier et dynamiser votre portefeuille obligataire, il peut être judicieux d investir sur un segment peu connu du grand public : la dette émergente. C està-dire l ensemble des obligations et autres titres de créances publics et privés, émis par les pays de l Amérique Latine, l Asie, l Europe de l Est, plus l Afrique et le Moyen-Orient. Avec une hausse de 15 % sur un an (le JP Morgan EMBI Global Diversified Index), cette classe d actifs mérite que l on s y intéresse de près. De plus, plusieurs facteurs structurels soutiennent ce marché. La croissance américaine reste forte et l inflation sous-jacente contenue. Ce qui signifie une fin prochaine du resserrement monétaire américain. Or le marché de la dette émergente est très sensible à l évolution de la politique monétaire de la Fed. De plus, l aversion au risque reste faible, ce qui constitue un soutien pour la dette émergente qui figure parmi les actifs risqués. Enfin, le sentiment des investisseurs est plutôt optimiste. Ils anticipent des rendements positifs sur la classe d actif en 2006, quel que soit le résultat des prochaines élections en juillet au Mexique et en octobre au Brésil. Toutefois, la situation de ces deux pays est saine et les investisseurs n envisagent pas de scénario catastrophe type 2002 au Brésil. Le sous-segment de la dette émergente concerne les obligations gouvernementales d Amérique Latine. Il paraît particulièrement attractif, en ce début d année : le Mexique a annoncé un rachat de 5 milliards de dollars (4,2 milliards d euros) sur sa dette externe, ce qui constitue un fort soutien au marché. Le Brésil a également annoncé le 23 février dernier un programme de rachat portant sur 6,6 milliards de dollars (5,5 milliards d euros) de dette restructurée (Obligations Brady). Dans cette même tendance, le marché attend une annonce de rachat importants mais hypothétiques. Autre point à prendre en considération, la zone de chalandise : les gérants peuvent s intéresser essentiellement aux valeurs européennes ou à la zone euro. Ou, au contraire, élargir leur terrain de chasse comme c est le cas avec les fonds OPA Monde du Louvre Gestion ou Fidelity Special Situations. Enfin, on gardera à l esprit, si on décide de jouer le thème des OPA et autres restructurations avec un fonds, qu il est souvent préférable d obtenir un rendement tout à fait honorable de l ordre de 22 % sur un an (comme ce fut le cas avec le fonds Odyssée de Tocqueville Finance) que de rechercher un rendement de 50 % depuis le début de l année comme le fait le titre Arcelor... Frédéric Lorenzini rédacteur en chef de Morningstar Une dette détonnante avec de 650 millions de dollars (545 millions d euros) de sa dette par l Équateur. Enfin, l Argentine pourrait rejoindre le groupe des pays qui baissent leurs taux courts, ce qui serait très favorable aux taux argentins par l abaissement du différentiel de taux avec les taux américains. Qu on se le dise, les comptes publics des pays émergents s améliorent nettement, en particulier en Amérique Latine. Pour investir sur ce marché et jouer sur le retour de la dette publique d Amérique Latine, optez pour IXIS Planète Performance, de la société Ixis Asset Management, groupe Caisse d Épargne, qui privilégie ce segment de la dette émergente. Les titres sélectionnés sont négociés sur des marchés réglementés de pays membres de l OCDE et le portefeuille est couvert du risque de change en euro. La philosophie de gestion du fonds se concentre sur deux principales sources de performance : L analyse de l attractivité globale de la classe d actif pays émergents : elle s appuie sur des éléments à la fois fondamentaux et techniques, et détermine le degré d intérêt pour cette classe d actifs. L étude fondamentale du risque pays : elle détermine les choix en matière de risque-pays. La gestion se matérialise par une marge de manœuvre importante vis-à-vis de son indice de référence (le JP Morgan EMBI Global Diversified Index) et des choix tranchés. Sur un an, le fonds a réalisé une performance de 11,1 % Florence Chatelet Retrouvez cet article sur economiematin avec Économie Matin N 58 p. 17

15 MÉDIAS Marques au chaud dans les stations de ski La pub atteint des sommets! A vez-vous vu la publicité en bas du télésiège? Dans le restaurant d altitude? Médiamontagne affiche dans les 70 plus grosses stations françaises. Dominique Verdiel (photo), le gérant, est le promoteur majeur de cette image venue du froid : 5,8 millions d euros de chiffre d affaires pour une vingtaine de salariés. Afficher de la publicité en montagne, n est-ce pas interdit? On a le droit d afficher de la publicité dans les stations de ski uniquement si le support apporte un service. Ainsi avons-nous des partenaires, comme les mairies ou les sociétés de remontées mécaniques, avec lesquels nous mettons en place, là où il y a foule, du mobilier urbain utile : des porte-skis, des transats, des tables de café... Donc nos intérêts se rejoignent : c est un service, mais aussi un support pour les annonceurs. Mais il ne faut pas aller trop loin. On ne veut pas transformer les stations de ski en stations de métro, tapissées de publicités! En quoi la publicité «d altitude» est-elle efficace? L annonceur sait qui il touche, et combien de personnes il touche. Les Français en vacances à la montagne sont essentiellement des CSP+*. Et par les sociétés de remontées mécaniques, on connaît les chiffres d audience. De plus, on peut cibler une campagne sur des stations plutôt haut de gamme ou familiales. C est de la pub à la carte! Et en altitude, l annonceur n est pas cannibalisé par la concurrence. 8 millions de vacanciers peuvent voir une campagne Médiamontagne sur tous les massifs, pendant une saison. Quels types d annonceurs communiquent en stations? Les plus gros sont Banques Populaires, Fiat, BMW, TPS Eutelsat, mais aussi des entreprises du secteur du cinéma, du matériel de sports, de l alimentaire et de l habillement. Sur une saison de 4 mois, nous travaillons avec une dizaine d annonceurs : en montagne, ce ne sont pas les publicités qui tournent mais les gens, qui ne restent pas plus de 2 semaines dans la station... Propos recueillis par Sandrine Allonier *[catégories socioprofessionnelles supérieures, ndlr] A FIL DE PUB Reprise du marché publicitaire mondial en 2006 D BAROMETER, l étude de prévisions des marchés publicitaires mondiaux réalisée par le BIPE pour OMD France et Interdeco l affirme : l année 2006 connaîtra une reprise sensible du marché publicitaire mondial (+ 4,7 %) après une année 2005 en demi-teinte (+ 3,7 %). Au total, les dépenses publicitaires mondiales devraient s élever à 225 milliards d euros. La Chine ( + 15 %) et la Russie (+ 24 %) connaîtront les croissances publicitaires les plus fortes. Chaises musicales dans la presse lyonnaise L yon Capitale, dernier épisode. Résumé des précédents : après le licenciement des deux fondateurs du titre en 2005 par le nouvel actionnaire, Evolem, qui avait racheté l hebdo d informations générales au Progrès, le titre en liquidation est repris par Xavier Élie (ancien PDG du Progrès) pour Alors que Fernand Galula, éditeur de La Tribune de Lyon, offrait Oui, mais le 1 er investit dans la relance quand le second ne relançait rien du tout. Tout le monde a-t-il bien suivi? Abonnement à Presse News? avec BAROMÈTRE ÉCONOMIE MATIN/DATOPS Accor et Pélisson dans la presse Les patrons dont on parle Vincent Bolloré Gilles Pelisson Pierre Blayau Du 3 au 9 MARS 2006 Du 3 au 9 MARS 2006 Vincent Bolloré (BOLLORÉ) 17, ,95% SUEZ Gilles Pelisson (ACCOR) Pierre Blayau (GEODIS PSG) Henri Proglio (VEOLIA ENVIRONNEMENT) Maurice Lévy (PUBLICIS) Guy Dollé (ARCELOR) Alain Afflelou (AFFLELOU) Gérard Mestrallet (SUEZ) Thomas Enders (EADS) Noël Forgeard (EADS) 10,93 10,80 10,67 10,22 9,65 8,69 7,92 7,86 6, ,48% +1,10% +2,80% +0,12% -4,26% +22,78% +8,04% +0,29% +0,29% ACCOR ARCELOR ENEL EADS GAZ DE FRANCE CREDIT AGRICOLE LAGARDERE FRANCE TELECOM BNP PARIBAS 11,79 11,04 10,97 8,86 8,53 6,97 6,74 6,71 6,49 Progression Sorties du palmarès : Jean-François Cirelli (Gaz de France), Pierre Gadonneix (EDF), Martin Bouygues (Bouygues), Fulvio Conti (Enel), Jean-François Roverato (Eiffage), Carlos Ghosn (Renault / Nissan) Évolution du cours de Bourse Les entreprises dont on parle 21,90 Progression Sorties du palmarès : EDF, BOUYGUES, EIFFAGE, SANOFI-AVENTIS, AXA, L.V.M.H Évolution du cours de Bourse + 8,04% Méthodologie : plus de sites Internet de médias écrits à travers le monde sont scrutés depuis septembre 2004 par la société de veille et d analyse stratégique Datops pour Économie Matin. Pour toute information supplémentaire, contactez -7,48% - 4,26% +1,16% +0,29% - 0,07% +2,09% - 3,85% +3,09% - 5,41% uez reste en tête S de notre baromètre de visibilité médiatique des entreprises cette semaine. La fusion surprise de l énergéticien avec Gaz de France était en fait prévue depuis novembre et aurait été accélérée par la menace d OPA de l italien Enel Deuxième entreprise la plus citée dans la presse, Accor prévoit 2,5 milliards d euros d investissements d ici à Gilles Pélisson, directeur général depuis deux mois, souhaite doter le groupe hôtelier de chambres supplémentaires et accroître ainsi sa taille de près de 40 %! En troisième position de notre baromètre, Arcelor doit sa visibilité à son prédateur Mittal Steel. L aciériste d origine indienne détaille sa stratégie industrielle auprès du ministère français de l Économie Vincent Bolloré, patron le plus médiatique de la semaine, a quant à lui confirmé son intention de lancer avant l été un quotidien gratuit du soir. p. 16 Économie Matin N 58

16 AUTO Renault Vel Satis Monsieur Ghosn, vous l avez votre haut de gamme! en version dci 150 ch L a Vel Satis de Renault est à ranger dans... les échecs automobiles. Même si la grosse berline s est vendue l an passé à exemplaires (73 e au hit parade), elle rend près de 500 exemplaires au Trafic, l utilitaire de la marque! Encore faut-il considérer que les administrations sont des clientes forcément fidèles. Nous avions écrit au lancement de la voiture tout le bien que nous pensions d elle, d où l idée de reprendre le volant de cette Renault pour infirmer ou confirmer notre jugement après son léger lifting. Sur le plan esthétique, la nouvelle calandre fait oublier les grilles un peu lourdes et affine l aspect général du véhicule. L intérieur reste un grand plaisir qui marie la modernité et les matériaux nobles : on y trouve des bandeaux d érable et de l aulne. Les aiguilles des compteurs nous rappellent un magasin de montres de la place Vendôme. Sur la route, les trains filtrent toujours aussi parfaitement les inégalités du bitume et assurent une excellente tenue de route. Le confort est supérieur à celui des allemandes - elles qui donnent bien souvent la norme. La Vel Satis reste donc... une merveilleuse voiture. Alors pourquoi cet échec? Des pistes : la forme un peu massive aura surpris les PDG et autres managers, tenants de l automobile traditionnelle. Et il est vrai qu étant donné la hauteur de la voiture, on y «monte» vraiment, ce qui n est pas classique dans une voiture «statutaire»! Carlos Ghosn, en présentant son nouveau plan pour Renault, a indiqué qu il mettrait l accent sur le haut de gamme. Monsieur le Président, ce haut de gamme, vous l avez! Il s appelle Vel Satis. Affinez encore la silhouette, et tout ira bien. En changeant peu de choses, vous obtenez même un «cross over», le véhicule de loisirs qui fait fureur aux États-Unis. D ailleurs, est-ce un signe? La Vel Satis était bien exposée sur le stand Renault au salon de Genève. Gérard Jouany Film d animation français de Christian Volckman 1 heure 35 Avec les voix de Patrick Floersheim, Laura Blanc, Virginie Mery, Gabriel Ledoze, Marc Alfos... Sortie : 15 mars 2006 Site officiel : www. renaissance-lefilm.com CINÉMA Renaissance : SF et animation façon jeu vidéo Ilona Tasuiev, une jeune scientifique, est kidnappée. Avalon, l entreprise qui emploie Ilona, fait 2054 pression sur Karas, un policier controversé, spécialisé dans les affaires d enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue... Non, il ne s agit pas de Sin City 2! Avec Renaissance, projet d envergure supervisé par le réalisateur Christian Volckman, l animation à la française frappe fort. Dans un Paris futuriste et labyrinthique entièrement recréé en noir et blanc, le spectateur est plongé dans une intrigue et un univers uniques, au carrefour des influences de Philip K. Dick, Raymond Chandler, Moebius, Enki Bilal, Akira, Ghost in the Shell, Tron, Blade Runner, Minority Report, Metropolis ou Matrix. Réalisé grâce à la technique de la Motion Capture, utilisée sur de nombreux jeux vidéo et au cinéma sur Le Pôle Express, le long-métrage met en scène des personnages réalistes, loin des standards cartoon des films d animation habituels. Un pari relevé de main de maître par l équipe d Attitude Studio qui n a d ailleurs pas manqué de bluffer les pontes de Disney. Vertigineux! avec ÉCONOMIE MATIN 60 rue de Ponthieu Paris Tél. : Fax : , Directeur de la publication et de la rédaction : Jean-Baptiste Giraud Président du comité éditorial : Alain Fourment Directeur des opérations : Frédérick Fabry Rédacteur en chef : Olivier Magnan Rédactrice en chef adjointe : Muriel Roy. Rédaction : Sandrine Allonier, Judikael Hirel, Laure Japiot, Gérard Jouany, Gilles Klein, Laure Tosin Responsable des partenariats : Constance de Corbière. Conception graphique : Nathalie Sautière. Contacts publicité : GS Régie Sylvain Attal, Virginie Laplace, MRE (emploi-formation), Frédérique Johnson, , Mediamarketing (petits formats), , Multifinances Conseils Europa (publicité financière) Numéro de commission paritaire en cours. Imprimé par Québécor, Torcy. Distribué par GD International. Abonnements : 35 euros par an Tirage : exemplaires. Édité par la SAS de presse LE POOL PRESSE, au capital de euros. Principaux associés Bleucom, datops, Jean-Baptiste Giraud, Société Bretonne de Développement. Tout droit de reproduction réservé. Édition Grand Ouest, 5 rue Boileau, BP 81408, Nantes Cedex 01. Tél: Fax : mail : Éditeur : Nouvel Ouest SA. Photos Une : page 3 : Communauté européenne 2005, Marmara page 4 : Bahamas Tourist Office, Groupe Doux 2005, page 5 : DR page 6 : Communauté européenne 2005 page 7 : page 8 : page 9 : Agence de l Eau Artois-Picardie, page 10 : Communauté européenne 2005 page 12 : Antonia Mulas/Enel, MAE/DCI, page 14 : Melbourne 2006 Commonwealth Games Corporation, Communauté européenne 2005, SBC Knowledge Ventures, L.P. page 15 : IBM, Wal-Mart, page 17 : page 18 : Patrick Curtet, Onyx Films/Millimages/Luxanimation/Timefirm Ltd/France 2 Cinéma page 20 : page 21 : Laure Tosin, page 23 : p. 18 Économie Matin N 58

17 OBJET Photo numérique : on tangente le grandiose Des numériques compacts qui grimpent à 7 voire 8 mégapixels avec un écran LCD maousse. La preuve par trois. Cure de minceur Toujours en couleurs, le dernier né des Mju s allège et se pixèle : 7 mégapixels, un zoom 3x et un écran LCD 2,5 (6,5 cm), dans un boîtier tout temps. Une technologie baptisée Bright capture optimise les prises de vue en basse lumière. Olympus Mju 700, 299 Concentré Avec ses mensurations de carte de crédit, l Exilim rentre dans la catégorie des numériques bijoux. Capteur 6 mégapixels, zoom 3x et écran LCD 2,2 (5,6 cm). Il est «camé» : 1 heure de vidéo au format Mpeg 4 si vous y associez une carte SD 1 Go. Casio Exilim card Ex-S600, 349 Voyages Balades de papier Plus jamais flou Un cybershot compact (ça claque), le T9, propose lui aussi un capteur 6 mégapixels, un zoom optique 3x et un écran LCD 2,5. Plus : une double technologie anti-flou pour corriger les mouvements involontaires de la main et ajuster son objectif Carl Zeiss en conséquence. Sony Cybershot T9, 480 Guides pratiques ou beaux livres, une sélection pour une évasion au fil des pages. À LA RENCONTRE DES KANGOUROUS En librairie depuis le 23 février, la 7 e édition du Lonely Planet Australie s accompagne d un miniguide, Voyage au cœur de l Australie. Vivez une expérience unique. Ce supplément de 64 pages en couleurs explore l Australie Occidentale, le Territoire du Nord et l Australie du Sud. Découverte, liste d itinéraires originaux décrits par de nombreuses cartes. Plus : quelques-uns des plus beaux spots de surf au monde entre Adélaïde et Kalbarri, le Heysen Trail, un sentier qui serpente sur kilomètres entre Cape Jervis et Parachilna Gorge, à travers les paysages les plus extraordinaires de l Australie du Sud, ou encore l écosystème de Kangaroo Island. 30. SOUK À MARRAKECH Loin du charme des souks et du romantisme des palais de la Médina, voilà un livre qui entraîne son lecteur dans une aventure musclée à travers la ville marocaine. Suspense, tueurs, plongée dans le trafic du monde de l art : tous les ingrédients sont réunis pour faire de Marrakech le théâtre d un roman policier implacable. Souk à Marrakech, Philippe Huet, 15, Albin Michel. LE TOUR DE FRANCE DES VOIES VERTES Parution au printemps 2006 : la réédition du premier best-seller de la spécialité. Texte, fiches signalétiques et photos couleurs, tout ce que l hexagone compte aujourd hui de voies accessibles aux vélos, rollers, randonneurs, ici détaillé. À lire, à suivre, à feuilleter pour connaître les plus proches ou les plus belles pistes hexagonales. 15, La France par les voies vertes, de Michel Bonduelle, Éditions Ouest-France. Le dernier Vacances Pratiques est paru avec Marcel Lévy CONSO BONNE ASSIETTE mets industriels analysés pour «savoir manger» Le consommateur veut savoir ce qu il mange. C est ce qui a fait le succès de Savoir-Manger des Docteurs Jean-Michel Cohen et Patrick Serog. Enfin un livre qui établissait la différence entre le yaourt X et le yaourt Y, déjouait les pièges des valeurs nutritionnelles et nous éclairait sur le véritable contenu des produits que nous achetons couramment. Savoir-Manger 2 paraît, avec deux fois plus de produits analysés, mais surtout une étude détaillée des ingrédients des spécialités de marque nationale (MN) et des distributeurs (MD), plus une comparaison entre ces produits et les produits Hard Discount (HD) et 1 er Prix. Le constat est sidérant : après avoir passé plus de spécimens au crible d une analyse statistique objective, la triste réalité de certains d entre eux est apparue. Une chose est sûre, c est que le rapport qualité-prix n est pas un vain mot! La comparaison entre MN, MD et HD est très éloquente. Il n y a pas de miracle. Les coûts bas sont des coups bas pour la santé du consommateur. Les listes de nos deux médecins font parler les boîtes. Derrière une même dénomination se cache une multitude de «recettes». Résultat : du chocolat sans chocolat, des nuggets à la peau de dinde, des frites bourrées d acides gras transgéniques, de la terrine de canard au foie de poulet, du sirop de fructose à la place du sucre à cause de son pouvoir sucrant plus grand et de son coût moindre À lire attentivement pour choisir en toute connaissance de cause, avant que ne se répande sur les emballages le Curseur Nutritionnel (lire économie Matin n 56, page 20) que les Dr. Cohen et Serog ont inventé et proposé aux marques et aux distributeurs afin que la différence entre les produits soit bien claire au moment de l achat : Plaisir Nutrition, Plaisir Classique ou Plaisir Gourmand? Un coup d œil au Curseur, et nous aurons vraiment le choix! Nathalie Hutter-Lardeau directrice d Atlantic Santé Nouveau site! exemplaires du tome 1 de Savoir-Manger vendus en Économie Matin N 57 p.19

18 VOS DROITS Sauvegarde des entreprises : mieux vaut prévenir Le droit des entreprises en difficulté se renouvelle tous les vingt ans. Le 1 er janvier 2006, la loi de sauvegarde des entreprises, adoptée par l Assemblée nationale le 26 juillet 2005, est enfin entrée en vigueur. Contrairement aux réfo mes précédentes et à l exception du règlement amiable qui disparaît, la loi nouvelle ne vient pas modifier mais compléter le système antérieur (lois de 1984 et 1985). Un système considéré comme pertinent mais lacunaire. Notamment en ce qu il appréhendait les difficultés des entités économiques de manière bien trop tardive. C est pour cette raison que deux nouvelles procédures judiciaires venant s ajouter au redressement et à la liquidation judiciaire ont été introduites par le législateur : la conciliation. Et le plan de sauvegarde. Tous deux largement inspirés du droit américain. La faiblesse du système antérieur était que deux procédures sur trois aboutissaient à la liquidation. Le système se proposait de fonctionner en curatif. Le juge ne devait être sollicité et n intervenait qu une fois l entreprise en difficulté avancée. C est cette faille que la loi de sauvegarde (et non plus de sauvetage) se propose de corriger en instituant un système préventif dans lequel le juge intervient bien plus tôt. Tout comme un médecin traitant, il a plus de chance de guérir un patient à un stade de maladie peu ou pas avancé. C est pour cette raison que le chef d entreprise dispose dorénavant de la conciliation et surtout du plan de sauvegarde. Il lui permet notamment de solliciter l aide du juge avant la cessation des paiements. De quoi établir un plan de paiement des créanciers (jusqu à dix ans), voté par les intéressés, dont la finalité est de faciliter la réorganisation de l entreprise. À la clé, la poursuite de l activité économique, le maintien de l emploi et l apurement du passif. Laurent Delvolvé Cabinet Lucas & Delvolvé avocat au Barreau de Paris Ouvre-boîte Économie Matin vous propose de rencontrer un entrepreneur et son «parrain». Des duos mis en place pour les lauréats d Entreprendre, un réseau de soutien à la création d entreprise. Reprendre une entreprise, une histoire d amour «En 2002, j ai offert à ma femme la véranda de ses rêves : à l ancienne, trois fois plus chère... Elle m a été livrée 18 mois plus tard, avec six mois de retard! J étais furieux. J ai incendié le patron, Lucien Longueville. À 58 ans, l homme était un peu blasé... Je lui ai immédiatement proposé de racheter sa boîte!». Claude Turpin, 54 ans, est comme ça : il fonce. Après une carrière bien remplie à différents postes d encadrement, dans différentes entreprises, il a eu envie de devenir son propre patron. «Je suis tombé amoureux du produit!». Et quel produit... Des vérandas en ferronnerie, à euros en moyenne les 20 m 2 ( euros pour une véranda en PVC). En six mois, il double le carnet de commandes. Le chiffre d affaires de 1,8 million d euros grimpe à 2,3. Son souci? La production ne suit pas assez vite... Pour mener à bien son projet, l entrepreneur a sollicité un prêt d honneur auprès de l association 92 Entreprendre. En plus du chèque, il a hérité d un parrain, Dominique Terrien, chef d entreprise à la retraite. «J avais précisé que je ne voulais pas d un jeunot, auquel j aurais appris la vie!» sourit l entrepreneur. La complicité est évidente entre les deux hommes. «Il m envoie en balade!, blague le retraité. Quand il a voulu racheter un atelier de soudure à Dreux, j ai passé deux heures sur place avec le patron». Tous les mois, les deux hommes échangent sur des projets d expansion. Au départ, 12 ouvriers. La société Turpin-Longueville en compte? LA QUESTION aujourd hui 26. Mais les portes restent ouvertes! Si vous connaissez un bon ferronnier... Muriel Roy avec vérandas vendues chaque année en France (dont en acier), contre au Royaume Uni. Le document unique d évaluation des risques est-il toujours d actualité? P lus que jamais. il n est jamais trop tard pour évaluer les risques dans votre entreprise, repérer les dangers et les salariés exposés. D autant plus que les pénalités en cas d absence de ce document unique sont applicables depuis novembre 2002 (des amendes de 5 e classe : en cas d absence de document unique ou d absence de la mise à jour, et si récidive). Toutes les entreprises sont concernées, même si, parfois, le secteur des bureaux pourrait sembler «sans danger». Voici plus de quatre ans déjà, paraissait le décret du 5 novembre 2001 relatif à l évaluation des risques professionnels. Il est suivi quelques mois plus tard de la circulaire DRT n 6 du 18 avril Les deux textes, dont le premier a été codifié dans le code du travail (art 230-1), servent de base à l obligation de tout employeur d évaluer les risques encourus par les salariés dans le cadre de leur activité professionnelle. Il s agit de préserver la santé physique et mentale (art.l du code du travail) des salariés pour diminuer les accidents du travail et les maladies professionnelles. Le document est rédigé par l employeur, conservé dans l entreprise et tenu à la disposition du médecin du travail, de l inspecteur du travail et des élus (CHSCT ou délégués du personnel). Il n existe pas de modèle type officiel, pas de formulaire, mais les organisations professionnelles ainsi que les organismes de prévention proposent des «aides à la rédaction». Il faut réaliser une évaluation a priori des risques. La démarche consiste à préparer cette évaluation, à identifier les risques (c est-à-dire repérer les dangers et l exposition des salariés), à classer les risques et à proposer des actions de prévention. Ce document est mis à jour tous les ans au minimum, ainsi que lors de toute décision d aménagement important modifiant les conditions de sécurité pour les salariés. Elle est requise aussi lorsqu un risque supplémentaire est décrit. Attention, le Plan Santé Travail , établi par le gouvernement, fait du développement de la connaissance des dangers en milieu professionnel un de ses quatre objectifs. Caroline Wattez, SVP conseil en management CLAUDE TURPIN (À G.) DOMINIQUE TERRIEN p. 20 Économie Matin N 57

19 ENTREPRENDRE 19 e prix Turgot du meilleur livre d économie financière paru en 2005 Un tout jeune thésard traque les biais des investisseurs! I l a 27 ans et une bio à faire pâlir un quadra qui «en veut» : Mickaël Mangot sorti de l Essec s est essayé au journalisme financier (Journal des Finances, Les Échos en ligne...) avant de se consacrer à une thèse en Sorbonne. Ce DEA de sciences éco s est plongé dans la finance comportementale, branche de la recherche économique complètement méconnue en France. Elle a pourtant connu son heure de gloire et vit toujours aux États-Unis au tournant des années Il s agit de comprendre, en puisant dans les travaux des cogniticiens et des chercheurs en psychologie sociale, comment les investisseurs prennent leurs décisions. Le livre de Mangot est étonnant. Passionnant. Jubilatoire. Car ces papes de la rationalité financière portent un masque : leurs décisions d achat et de vente, en bourse ou sur les marchés, sont bardées de «biais»! Quels biais décrit la finance comportementale? En gros, trois types : lorsqu ils recherchent de l information, les investisseurs privilégient les infos de court terme. C est le «biais momentum». Psychologiquement, on survalorise les infos qui confirment sa propre opinion. Autre biais avéré, les «raisonnements rapides». On va privilégier, sous une certaine forme de patriotisme économique, les entreprises de son pays. Ou les actions de sa propre entreprise. Ou bien s en tenir à des diversifications naïves. Par exemple, on ne voudra pas de «valeurs asiatiques» alors qu il s agit justement d une vraie diversification décorellée de son portefeuille. Enfin interviennent les émotions, depuis l excès de confiance en soi jusqu à l aversion pour les pertes... Ne pas aimer les pertes, plutôt logique, non? Pas vraiment : Daniel Kahneman, dans sa théorie des perspectives, a montré que l on va vendre beaucoup plus vite les titres qui ont généré du gain que ceux qui enregistrent des pertes. Alors que rationnellement, il n y a aucune raison de conserver des titres en perte! De tels biais, j en analyse bien d autres dans cet ouvrage que j ai voulu pédagogique... Propos recueillis par Olivier Magnan Nouveau et exclusif Économie Matin : Hervé Fauvin présente le MoKitu! N E O N P E P P U R T A I U U N P T I O O T U P R O Le prix Turgot a été créé par l Association des élèves de l Institut de haute finance (IHFI), il est patronné par le ministère des Finances et présidé par Jean-Louis Chambon, président national de l association Cadres dirigeants. Le prix spécial du jury a été attribué à Christian de Perthuis et Jean-Pierre Petit, auteurs de Pour la finance autrement, Dalloz. A R T Psychologie de l investisseur et des marchés financiers, 35, Dunod. Règles du jeu La grille se compose de 9 carrés de 3 x 3 cases. I. Repérez les 9 lettres qui composent un mot en rapport avec le thème du n 58 d Économie Matin. II. Reportez ces lettres dans les cases prévues à cet effet (lettres utilisées). III. Complétez la grille afin que chaque ligne, chaque colonne, chaque carré contienne toutes les lettres de ce mot une seule fois. Une fois la grille complétée, la ligne ou colonne colorée laissera apparaître le mot. Au fait... En 1863, Pasteur découvre les microbes. Son affirmation «Nous buvons 90 % de nos maladies» institue une nouvelle définition de l eau potable. En 2005, communes françaises sont raccordées à l une des stations d épuration. Solution : N IMPORTE QUOI Osons l humour en entreprise «Quelle est la vitesse de Dieu en plein vol?» Jean Guitton, membre de l Institut, à l attaque d une conférence (cité par Jean-Claude Martin, auteur de 5 minutes pour convaincre, Leduc.s éditions) En Angleterre et, plus généralement, dans le monde anglo-saxon, les réunions débutent très souvent par une blague ou un trait d humour à l initiative de l animateur. Avec l objectif de détendre l atmosphère. «Ils» prétendent qu il est important de briser la glace (ice breaking) pour mettre les participants à l aise. Il n est pas rare de voir un consultant faire une blague sur sa méconnaissance de l entreprise ou un chef lâcher quelque chose comme «Vivement que les chefs partent en vacances pour être enfin tranquilles». Et nous en France, osons-nous l humour? J ai l impression que nous sommes très timides dans le recours à ce mode d expression. Nous considérons-nous investis d une mission dont le sérieux ne permettrait pas que l on ait recours à l humour? Est-ce la peur de ne pas faire assez sérieux et perdre de la légitimité? Le trait d humour est un exercice très délicat. Sans sombrer dans le vulgaire, la légèreté des propos n est qu un prétexte à sourire de nous et de nos pratiques. Ne pas se prendre au sérieux pour être encore plus sérieux! Le sourire esquissé, le «c est bien vu», le regard complice sont autant de signes qui montrent que l humour joue son rôle de détente et de facilitateur. Très souvent, pour introduire une formation sur la conduite du changement, je cite Francis Blanche : «Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement». Bon Ou bien Edgar Faure : «En décrétant le changement, l immobilisme s est mis en marche et je ne sais plus comment l arrêter» David Autissier maître de conférences à l université Paris XII. Auteur de plusieurs ouvrages en management, il anime un blog sur les situations de travail sur le site LETTRES UTILISÉES MOT DE LA SEMAINE Économie Matin N 57 p. 21

20 Réalisé en collaboration avec le service partenariats d Économie Matin. Contact : Constance de Corbière - - Tél. : édito manager Auditeur, la passion de l investigation Entreprises familiales, filiales d un grand groupe pharmaceutique, associations, hôpitaux, industries céréalières Des structures très diverses pour une problématique identique : exigence de performance et devoir de transparence. Ernst & Young aide ces organisations à anticiper et maîtriser les risques financiers, juridiques ou organisationnels qui mettraient en danger leurs activités. Au cours de missions d assistance et d aide à la mise en œuvre, ou dans le cadre d un mandat de commissariat aux comptes, les auditeurs approchent des situations à la fois complexes et passionnantes. Ils s y engagent avec rigueur et méthode. Deux qualités fondamentales de leur métier, essentielles pour obtenir la confiance de leurs clients. Plus que des experts, ils sont les partenaires de l entreprise. Avec chacun des collaborateurs direction, management, opérationnels, ils analysent, débattent, émettent des recommandations avec pour objectif la pérennité et la performance de la structure. Le réseau Ernst & Young rassemble de nombreux métiers complémentaires : juristes spécialistes en droit social ou en droit de l environnement, fiscalistes, experts en fusions et acquisitions d entreprises, experts des systèmes d informations Dans sa mission de certification des comptes de l entreprise, le commissaire aux comptes fait appel à l ensemble de ces expertises pour former son opinion. Il vérifie que les états financiers présentés sont «fidèles et exhaustifs». À l image du grand reporter, le commissaire aux comptes effectue un véritable travail d investigation et engage sa signature. Patrick Gounelle Président Ernst & Young France et Europe du Sud éco quick Ernst & Young dans le monde collaborateurs dans le monde entier 17 milliards de dollars de chiffre d affaires Ernst & Young en France collaborateurs 690 millions d euros de chiffre d affaires pour l exercice 2004/ personnes recrutées en Ernst & Young : l audit, un métier aux multiples facettes A udit? Kesako? Vous reconnaissez dans le mot la racine latine audio, j écoute. Au-delà, il y a «ausculter» mais aussi, estimer et évaluer. Chez Ernst & Young, l audit désigne l examen méthodique et ponctuel des rouages de l entreprise pour identifier les risques financiers et juridiques qu ils comportent. Auditer, c est par exemple identifier les failles dans l organisation qui peuvent entraîner erreur et opacité ; c est aussi vérifier que le système d information téléphonie, Internet, réseau de partage des informations est à la hauteur des besoins de l entreprise ; c est encore vérifier que les comptes-rendus par la filiale à sa maison mère sont bien le reflet de ses activités. L aspect chiffre est évidemment central. Il est la voie d accès à la connaissance des entreprises de tous les secteurs d activité et permet de rencontrer des personnes très différentes. Ce métier «de terrain» apporte une vision globale des organisations et aide au développement d une compréhension fine des problématiques des entreprises. «Le commissaire aux comptes a pour mission de s assurer que les comptes donnent une image fidèle de l activité économique de l entreprise. C est un véritable travail d investigation. Il faut également comprendre la problématique de l entreprise sans laisser de côté l aspect social qui est capital! C est un métier très enrichissant» souligne Olivier, jeune recrue de Ernst & Young, cabinet multicompétence... Pour répondre aux enjeux de ses clients aussi bien des sociétés cotées que des PME, des entreprises du secteur public ou des fonds d investissements Ernst & Young La semaine de Renaud Ditte Lundi : réunion de l équipe qui va auditer l entreprise, c est-à-dire réaliser un travail de fond en étroite collaboration avec tous les métiers du cabinet, pour parvenir à la compréhension des comptes. Renaud Ditte prépare l arrivée de son équipe et contacte le client pour organiser les rendez-vous avec les personnes-clés de l entreprise mobilise, en plus de ses auditeurs financiers, les expertises de juristes, de spécialistes en transactions, en actuariat, en environnement, en informatique... Une valeur ajoutée non négligeable à une époque où les entreprises évoluent dans un environnement économique de plus en plus complexe qui exige une parfaite maîtrise des risques. > GLOSSAIRE AREA Le réseau Ernst & Young est organisé au plan mondial en 7 zones géographiques opérationnelles. Compétences, outils, «best practices» sont mis en commun à l échelle de la zone pour assurer aux collaborateurs comme aux clients un haut niveau d expertise. Ernst & Young France se situe dans la Continental Western Europe Area. ATTRACTIVITÉ Le baromètre Attractivité est une enquête annuelle sur les investissements internationaux, réalisée auprès de plus de 800 décideurs internationaux. Parmi les nombreux études techniques et ouvrages de fonds publiés par Ernst & Young, cette étude compte comme l une des plus reconnues par la communauté économique. CBK La gestion et le partage des connaissances nécessaires à la bonne réalisation des missions sont garantis par les équipes du Center for Business Knowledge. Qu il s agisse d une revue de presse, d une question juridique précise ou encore d un profil de société, le CBK met à disposition des informations qualifiées, contrôlées et fiables ainsi que des outils techniques de haut niveau. CHANNEL 1 Ernst & Young distingue deux natures de clients. Ceux pour lesquels le cabinet certifie les comptes, mandat exclusif de tout autre rôle : le Channel 1. Et ceux pour lesquels les professionnels des divers métiers réalisent des missions d assistance et d aide à la mise en œuvre : le Channel 2. Ces clients peuvent être autant des entreprises cotées que des associations ou encore des PME. 2 Mardi : Ditte et son équipe rencontrent leurs principaux interlocuteurs : directeur général, directeur financier, responsable marketing et l équipe d audit interne. C est une phase essentielle qui, dès le départ, permet d établir une relation de confiance avec le client. 3 p. 22 Économie Matin N 58

LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie. DONNÉES au 30 juin 2014

LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie. DONNÉES au 30 juin 2014 LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie DONNÉES au 30 juin 2014 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance épargne Pension AEP - Assurance épargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas Cardif,

Plus en détail

le point sur l assurance française

le point sur l assurance française 2014 le point sur l assurance française conférence de presse de la FFSA maison de l assurance / mercredi 25 juin 2014 2014 le point sur l assurance française le bilan les perspectives 2 1/ La situation

Plus en détail

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême Pacte de responsabilité et de solidarité Réunion du 17/06/2014 Angoulême 1 Le Pacte : quel contexte? Contexte national: la reprise économique se dessine, mais le chômage frappe encore trop fort notre pays.

Plus en détail

CARTOGRAPHIE. des moyens de paiement scripturaux. Bilan de la collecte 2014 (données 2013)

CARTOGRAPHIE. des moyens de paiement scripturaux. Bilan de la collecte 2014 (données 2013) 213 CARTOGRAPHIE des moyens de paiement scripturaux Bilan de la collecte 214 (données 213) Banque de France 39, rue Croix-des-Petits-Champs 751 PARIS Directeur de la publication : Denis Beau, directeur

Plus en détail

i n f o r m a t i o n s

i n f o r m a t i o n s i n f o r m a t i o n s Paris, le 6 septembre 2005 Communiqué de Presse RESULTATS CONSOLIDES AU 30 JUIN 2005 Solides performances au 1 er semestre 2005 Le Conseil de Surveillance d Air Liquide, qui s est

Plus en détail

Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques

Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques Direction des Etudes Economiques Le septembre Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques Le choc n est plus du côté de l offre Malgré quelques pauses, la tendance

Plus en détail

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 MISSION «ECONOMIE» COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 MISSION «ECONOMIE» COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES 1 24 novembre 2011 PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 - MISSION «ECONOMIE» ET COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES Examen en séance publique : lundi

Plus en détail

EN SAVOIR PLUS SUR LA CAMPAGNE «GAZ MOINS CHER ENSEMBLE»

EN SAVOIR PLUS SUR LA CAMPAGNE «GAZ MOINS CHER ENSEMBLE» EN SAVOIR PLUS SUR LA CAMPAGNE «GAZ MOINS CHER ENSEMBLE» Pourquoi l UFC-QUE CHOISIR lance de nouveau la campagne «Gaz moins cher ensemble»?... 2 En quoi la transmission à l ensemble des fournisseurs de

Plus en détail

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes?

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? 1 Numéro 200, juin 2013 Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? I) Un taux de détention en baisse La détention au plus bas historique A la fin de l année 2012, seulement 48,6%

Plus en détail

internationale, nationale et vendéenne Petit-déjeuner de l OESTV - Vendredi 11 juillet 2014

internationale, nationale et vendéenne Petit-déjeuner de l OESTV - Vendredi 11 juillet 2014 Regards sur la conjoncture internationale, nationale et vendéenne Petit-déjeuner de l OESTV - Vendredi 11 juillet 2014 CONJONCTURE INTERNATIONALE & NATIONALE Reprise lente en ZONE EURO et à rythmes variables

Plus en détail

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS FÉVRIER 2002 DOSSIER 02-02 La dette publique du Québec et le fardeau fiscal des particuliers Le premier ministre du Québec se plaisait

Plus en détail

Une stratégie Bas Carbone

Une stratégie Bas Carbone Colloque UFE - Mardi 17 juin 2014 Une stratégie Bas Carbone au service de la Transition énergétique Comment réussir la Transition énergétique à moindre coût? 1 12 Contexte A la veille de la présentation

Plus en détail

LOIS. Article 1 er. Article 2. Article 3. Article 4. Article 5. 20 octobre 2009 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 125

LOIS. Article 1 er. Article 2. Article 3. Article 4. Article 5. 20 octobre 2009 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 125 LOIS LOI n o 2009-1255 du 19 octobre 2009 tendant à favoriser l accès au crédit des petites et moyennes entreprises et à améliorer le fonctionnement des marchés financiers (1) NOR : ECEX0906406L L Assemblée

Plus en détail

Point de conjoncture

Point de conjoncture Point de conjoncture Avril 2012 ACTIVITE DANS L INDUSTRIE En mars, le climat des affaires s accroît légèrement après sept mois consécutifs de baisse : l indicateur correspondant augmente de 3 points mais

Plus en détail

Point de conjoncture

Point de conjoncture Point de conjoncture Mars 2013 COMMENTAIRE DE LA CGPME Le 22 février dernier, la Commission européenne a rendu son verdict. Dans ses prévisions d hiver, elle estime à 0,1 % la croissance française pour

Plus en détail

Crelan sort renforcée de sa fusion: le bénéfice du Groupe augmente de 36%

Crelan sort renforcée de sa fusion: le bénéfice du Groupe augmente de 36% B r u x e l l e s, l e 2 6 f é v r i e r 2015 Crelan sort renforcée de sa fusion: le bénéfice du Groupe augmente de 36% Crelan récolte 200 millions EUR de capital coopératif et accueille plus de 25.000

Plus en détail

Vers un nouveau modèle de société

Vers un nouveau modèle de société Vers un nouveau modèle de société Qu est-ce que la transition énergétique? L énergie est partout dans notre vie quotidienne : pour chauffer nos logements, pour faire fonctionner nos équipements, pour faire

Plus en détail

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE CARREFOUR EUROPE 6 NOVEMBRE 2013 Présenté par: Équipe internationale, Banque Nationale du Canada 1 Contexte Situation

Plus en détail

OFFRE NON FISCALE 123VIAGER. L immobilier autrement...

OFFRE NON FISCALE 123VIAGER. L immobilier autrement... OFFRE NON FISCALE 123VIAGER L immobilier autrement... Permettre aux retraités d améliorer leur niveau de vie Permettre aux actifs de se constituer un patrimoine immobilier dans des conditions favorables

Plus en détail

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif?

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée par le sujet ; - de construire une argumentation à partir d'une problématique qu'il devra élaborer ; - de mobiliser des connaissances

Plus en détail

Les attentes des consommateurs sont-elles satisfaites?

Les attentes des consommateurs sont-elles satisfaites? Les attentes des consommateurs sont-elles satisfaites? Point de vue européen Intro Prise en compte des intérêts des consommateurs, par les autorités publiques, n est pas récente, même si différences importantes

Plus en détail

La situation économique espagnole est très préoccupante et le

La situation économique espagnole est très préoccupante et le FICHE PAYS ESPAGNE : VERS UNE DÉCENNIE PERDUE? Danielle Schweisguth Département analyse et prévision La situation économique espagnole est très préoccupante et le spectre de la décennie perdue japonaise

Plus en détail

directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux.

directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. ? Sem, vrai ou faux Avec 1 115 sociétés recensées et 54 200 emplois directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. Mais que connaissez-vous

Plus en détail

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du date Ville

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du date Ville Pacte de responsabilité et de solidarité Réunion du date Ville 1 Le Pacte : quel contexte? Contexte national : début de reprise économique, mais chômage encore trop fort Dans notre région, une problématique

Plus en détail

NOR : DEV O 08 1 5 9 0 7 C

NOR : DEV O 08 1 5 9 0 7 C REPUBLIQUE FRANCAISE MINISTERE DE L ECOLOGIE, DE L ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE DIRECTION DE L'EAU Sous-Direction de l'action territoriale, De la directive cadre

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

L'INVITE DE L'ECONOMIE Le 12/12/2014 20 :18 :27 Invitée : Marie-Anne BARBAT-LAYANI, directrice générale de la FEDERATION BANCAIRE FRANÇAISE

L'INVITE DE L'ECONOMIE Le 12/12/2014 20 :18 :27 Invitée : Marie-Anne BARBAT-LAYANI, directrice générale de la FEDERATION BANCAIRE FRANÇAISE 1/5 Marie-Anne Barbat-Layani : «C est le bon moment pour investir, pour aller voir sa banque avec un projet». Retrouvez l interview de Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, qui était

Plus en détail

Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris

Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris Paris, mardi 12 juillet 2011 SEMINAIRE «THE GREATER PARIS PROJECT : FINANCIAL AND REAL ESTATE INVESTMENT OPPOTUNITIES» LONDRES, ROYAUME

Plus en détail

APPEL A CANDIDATURE: ENAT

APPEL A CANDIDATURE: ENAT APPEL A CANDIDATURE: ENAT Congrès international sur le tourisme pour tous. Organisé par la fondation ONCE. Soutenu par la Commission Européenne. 21 23 Novembre, 2007 MARINA D OR Région de Valencia, Espagne

Plus en détail

La crise 2008/2009 a-t-elle redistribué les cartes du commerce mondial? Une analyse croisée par secteurs et pays Conférence de presse Paris - 17 mai

La crise 2008/2009 a-t-elle redistribué les cartes du commerce mondial? Une analyse croisée par secteurs et pays Conférence de presse Paris - 17 mai La crise 2008/2009 a-t-elle redistribué les cartes du commerce mondial? Une analyse croisée par secteurs et pays Conférence de presse Paris - 17 mai 2011 La crise 2008/2009 a-t-elle redistribué les cartes

Plus en détail

Lancement d ESTER (Electricité Solaire des Territoires) L électricité solaire compétitive

Lancement d ESTER (Electricité Solaire des Territoires) L électricité solaire compétitive Lancement d ESTER (Electricité Solaire des Territoires) L électricité solaire compétitive Communiqué de presse le 30 novembre 2011 Comment fournir au consommateur une électricité propre, de proximité et

Plus en détail

Pas d installations ou d équipement particuliers.

Pas d installations ou d équipement particuliers. COURS FIN1010 : Niveau : Préalable : Description : Paramètres : INFORMATION FINANCIÈRE PERSONNELLE Débutant Aucun L élève explore les concepts qui touchent aux finances des particuliers, y compris le code

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Création des commissions d assistance aux entreprises en Poitou-Charentes

DOSSIER DE PRESSE. Création des commissions d assistance aux entreprises en Poitou-Charentes wwww.poitou-charentes.gouv.fr DOSSIER DE PRESSE Création des commissions d assistance aux entreprises en Poitou-Charentes Lundi 19 décembre 2011 Le marché de l emploi en Poitou-Charentes touché par la

Plus en détail

RÉSULTATS ANNUELS 2008

RÉSULTATS ANNUELS 2008 RÉSULTATS ANNUELS 2008 SOMMAIRE Carte d identité L année 2008 2008 : des résultats en croissance Une situation financière solide Les atouts du groupe face à la crise Perspectives et conclusion 2 CARTE

Plus en détail

Les tendances de l hôtellerie Progresser dans des environnements complexes. Vendredi 13 février 2015

Les tendances de l hôtellerie Progresser dans des environnements complexes. Vendredi 13 février 2015 Les tendances de l hôtellerie Progresser dans des environnements complexes Vendredi 13 février 2015 Bilan et perspectives de l hôtellerie en France Progresser dans des environnements complexes 1. Bilan

Plus en détail

Programme d Investissements d Avenir

Programme d Investissements d Avenir www.caissedesdepots.fr Programme d Investissements d Avenir Créateur de solutions durables Programme d Investissements d Avenir L État investit 35 milliards d euros Pilotage 0 gestionnaires 5 priorités

Plus en détail

Immobilier en France : y a-t-il un pilote dans l avion? Taux, prix, pouvoir d achat immobilier où va le marché en 2013?

Immobilier en France : y a-t-il un pilote dans l avion? Taux, prix, pouvoir d achat immobilier où va le marché en 2013? Immobilier en France : y a-t-il un pilote dans l avion? Taux, prix, pouvoir d achat immobilier où va le marché en 2013? Conférence de presse - Paris, 24 septembre 2013 Deux expertises, deux éclairages

Plus en détail

DIRECTION DU TOURISME

DIRECTION DU TOURISME LA CLIENTELE TOURISTIQUE ALLEMANDE EN LANGUEDOC- ROUSSILLON DIRECTION DU TOURISME DONNEES GENERALES Données économiques et touristiques Population globale : 82,1 millions d habitants Densité de population

Plus en détail

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en Relancer l investissement en France, un impératif pour la croissance. Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en 2015 surement inférieur à 1%. Ce n

Plus en détail

La fiscalité française source d attractivité pour les non-résidents propriétaires d une résidence secondaire?

La fiscalité française source d attractivité pour les non-résidents propriétaires d une résidence secondaire? Page 1 sur 5 Communiqué de presse Le 28 août 2014 6ème ÉDITION DE L OBSERVATOIRE BNP PARIBAS INTERNATIONAL BUYERS «Investing & Living abroad» 2014 La fiscalité française source d attractivité pour les

Plus en détail

CHAPITRE N 5 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE

CHAPITRE N 5 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE CHAPITRE N 5 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE Niveau TERMINALE GF Matière ECONOMIE Thème 9. L Etat a-t-il des marges de manœuvre en termes de politiques économiques? Durée de la séquence 3 heures Notions -Le

Plus en détail

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Paris, le 05/03/2015 RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Swiss Life France annonce une progression de son résultat opérationnel

Plus en détail

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE OBSERVATOIRE ENQUÊTE ANALYSE ENTREPRISE CADRE EMPLOYéS PME ACTIVITé FORMATION EMPLOI CHEF D ENTREPRISE QUESTION SATISFACTION INTERROGATION SUJET DéVELOPPEMENT SENIOR VIE D ENTREPRISE évolution ACTIon FEMMES

Plus en détail

Fiche d information. Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition

Fiche d information. Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition Fiche d information Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition Un an après le début des événements historiques qui ont marqué l Afrique du Nord et le Moyen-

Plus en détail

Espagne: Une Reprise Fragile

Espagne: Une Reprise Fragile Focus OFP 28 Aout 2015 Frédéric Mackel (33) 1 85 08 13 73 f.mackel@oaksfieldpartners.com Timothée Sohm-Quéron t.sohm@oaksfieldpartners.com Chloe-Elizabeth Challier chloeelizabeth.challier@esade.edu Introduction

Plus en détail

CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse

CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse Stratégie du CECODHAS sur l efficacité énergétique et la prévention de la précarité énergétique dans le

Plus en détail

Bonduelle : des résultats record et des objectifs annuels de rentabilité revus en forte hausse

Bonduelle : des résultats record et des objectifs annuels de rentabilité revus en forte hausse Le 25 février 2015 - INFORMATION - PRESSE Résultats du premier semestre 2014-2015 Bonduelle : des résultats record et des objectifs annuels de rentabilité revus en forte hausse Le chiffre d affaires du

Plus en détail

Résultats du groupe Caisse des Dépôts en 2013. Résultats du groupe Caisse des Dépôts. Résultat du fonds d épargne

Résultats du groupe Caisse des Dépôts en 2013. Résultats du groupe Caisse des Dépôts. Résultat du fonds d épargne Paris, le 3 avril 2014 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Résultats du groupe Caisse des Dépôts en 2013 Résultats du groupe Caisse des Dépôts Résultat net part du Groupe... 2,137 Md Résultat récurrent... 1,35 Md Résultat

Plus en détail

1946-1996. une tarification au service de la réponse aux besoins

1946-1996. une tarification au service de la réponse aux besoins 1946-1996 Marcel Paul, ministre communiste du gouvernement de Gaulle une tarification au service de la réponse aux besoins Le 8 avril 1946 sous l impulsion de Marcel Paul, ministre communiste du gouvernement

Plus en détail

SÉNAT PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE

SÉNAT PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE N 22 SÉNAT SESSION ORDINAIRE DE 2008-2009 Annexe au procès-verbal de la séance du 15 octobre 2008 PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE pour le financement de l économie, ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,

Plus en détail

DIRECT ASSURANCE. Leader de l assurance directe depuis 1992. Dossier de Presse 2011. Contact Presse

DIRECT ASSURANCE. Leader de l assurance directe depuis 1992. Dossier de Presse 2011. Contact Presse Dossier de Presse 2011 DIRECT ASSURANCE Leader de l assurance directe depuis 1992 Contact Presse Nathalie LECLERC, CASSIOPÉE Tél. : 01 42 66 21 27 Mobile : 06 72 96 54 45 nleclerc@cassiopee-rp.com Sommaire

Plus en détail

Croissance des ventes encourageante au premier trimestre

Croissance des ventes encourageante au premier trimestre Croissance des ventes encourageante au premier trimestre CA TTC T1 2011 : + 3,9% à taux de changes courants, +2,1% à taux de changes constants + 0,6% en comparable hors essence, ajusté de l effet calendaire

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE DEPLACEMENT AUX FORGES DE TRIE-CHATEAU DU GROUPE LEBRONZE ALLOYS

DOSSIER DE PRESSE DEPLACEMENT AUX FORGES DE TRIE-CHATEAU DU GROUPE LEBRONZE ALLOYS DOSSIER DE PRESSE DEPLACEMENT AUX FORGES DE TRIE-CHATEAU DU GROUPE LEBRONZE ALLOYS Vendredi 3 avril 2015 ACCELERER L INVESTISSEMENT EN FRANCE Une situation économique française qui s améliore, favorable

Plus en détail

Études. Les crédits immobiliers consentis aux ménages en 2002

Études. Les crédits immobiliers consentis aux ménages en 2002 Les crédits immobiliers consentis aux ménages en La production de crédits nouveaux à l habitat, en croissance quasi continue depuis 1996 1, a atteint un niveau historiquement élevé en, avec des taux de

Plus en détail

Patrimoine Immobilier Finance Retraite

Patrimoine Immobilier Finance Retraite Patrimoine Immobilier Finance Retraite Numéro 47 Février 2013 EDITO Situation du marché immobilier d habitation L heure de vérité Le mois dernier, nous nous interrogions sur les hypothèses de croissance

Plus en détail

IMPACT DE L INSTAURATION D UNE SURTAXE DE SEJOUR REGIONALE EN ILE- DE-FRANCE. Une étude d Alliance 46.2. Entreprendre en France pour le tourisme

IMPACT DE L INSTAURATION D UNE SURTAXE DE SEJOUR REGIONALE EN ILE- DE-FRANCE. Une étude d Alliance 46.2. Entreprendre en France pour le tourisme IMPACT DE L INSTAURATION D UNE SURTAXE DE SEJOUR REGIONALE EN ILE- DE-FRANCE Une étude d Entreprendre en France pour le tourisme Données et calculs par MKG Hospitality CONTEXTE L Assemblée Nationale a

Plus en détail

Six mois d action g o u v e r n e m e n t a l e Une priorité : l e m p l o i Un cap : la croissance sociale

Six mois d action g o u v e r n e m e n t a l e Une priorité : l e m p l o i Un cap : la croissance sociale Six mois d action g o u v e r n e m e n t a l e Une priorité : l e m p l o i Un cap : la croissance sociale PR EM I ER M INI ST R E Gagner la bataille pour l emploi Un nouveau contrat : le Contrat Nouvelles

Plus en détail

Emmanuel Cohen DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE VOYAGEURS DU MONDE. Bruno Billière DIRECTEUR GÉNÉRAL D EVENTEAM INTERVIEW CROISÉE.

Emmanuel Cohen DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE VOYAGEURS DU MONDE. Bruno Billière DIRECTEUR GÉNÉRAL D EVENTEAM INTERVIEW CROISÉE. POUR SE POSITIONNER SUR CE TYPE D ÉVÉNEMENTS DE CETTE AMPLEUR, IL FAUT ÊTRE CAPABLE D INVESTIR PRÈS DE 10 MILLIONS D EUROS, NOTAMMENT POUR L ACHAT DE LA BILLETTERIE ET DES STOCKS. LA PRESSION FINANCIÈRE

Plus en détail

Comprendre l expérience néozélandaise : leçons à tirer pour la production laitière de demain.

Comprendre l expérience néozélandaise : leçons à tirer pour la production laitière de demain. Comprendre l expérience néozélandaise : leçons à tirer pour la production laitière de demain. Professeur Hugh Campbell Université d Otago, Nouvelle-Zélande La politique agricole avant la Deuxième guerre

Plus en détail

Développements. Internationaux

Développements. Internationaux Développements Internationaux Pétrole et matières premières Le cours de l or noir a baissé à nouveau Au quatrième trimestre 2015, le cours du Brent a fluctué autour de 45 $ par baril en moyenne. L offre

Plus en détail

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 La rentabilité des établissements de crédit français a continué de progresser en 2000 et, malgré un infléchissement, s est

Plus en détail

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Les origines et les manifestations de la crise économique et financière par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Plan Introduction 1. Origines de la crise financière: les «subprimes» 2. Les

Plus en détail

Croissance organique : 2,4 %

Croissance organique : 2,4 % Communiqué de Presse Chiffre d affaires du 1 er trimestre 2015 : 872,0 M Croissance organique : 2,4 % Paris, 28 avril 2015 Sopra Steria Group annonce un chiffre d affaires de 872,0 M au 1 er trimestre

Plus en détail

Le Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du à

Le Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du à Le Pacte de responsabilité et de solidarité Réunion du à 1 Présentation générale Annoncé le 14 janvier 2014 par le Président de la République puis présenté par le Premier ministre lors de sa déclaration

Plus en détail

REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES

REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES DOSSIER DE PRESSE FICHE 1 Une réforme pour réduire le coût des crédits renouvelables et

Plus en détail

Exporter le livre canadien en France

Exporter le livre canadien en France Exporter le livre canadien en France Tome 1 Le marché du livre en France et ses perspectives 3 e édition Exporter le livre canadien en France Tome 1 Le marché du livre en France et ses perspectives 3 e

Plus en détail

Assemblée générale mixte. du 3 juin 2008

Assemblée générale mixte. du 3 juin 2008 1 Assemblée générale mixte du 3 juin 2008 3 juin 1993 3 juin 2008 2 15 e anniversaire de l introduction en bourse d Hermès 3 La société de Bourse Ferri en charge de l introduction en bourse d Hermès écrivait

Plus en détail

Accès au financement

Accès au financement Accès au financement Objectif de cette enquête L accès au financement est d une importance cruciale pour la réussite d une entreprise et un facteur important de la croissance économique en Europe suite

Plus en détail

Generali Espace Lux. Au service de la structuration de votre patrimoine

Generali Espace Lux. Au service de la structuration de votre patrimoine Generali Espace Lux Au service de la structuration de votre patrimoine Vous recherchez des solutions pour optimiser la structuration de votre patrimoine ou vous accompagner dans votre mobilité? Generali

Plus en détail

Téléphonie mobile et itinérance Les offres actuelles des opérateurs sont-elles adaptées à notre région frontalière?

Téléphonie mobile et itinérance Les offres actuelles des opérateurs sont-elles adaptées à notre région frontalière? Téléphonie mobile et itinérance Les offres actuelles des opérateurs sont-elles adaptées à notre région frontalière? Dans le secteur de la téléphonie mobile, les frontières européennes ne sont pas encore

Plus en détail

Communiqué de presse

Communiqué de presse Communiqué de presse Immobilier de haut de gamme : explosion du nombre de ventes et des prix dans le monde. En total décalage en 2013, Paris rebondit finalement en ce début 2014 Cette étude porte sur les

Plus en détail

Sem, vraioufaux Avec 1 003 sociétés

Sem, vraioufaux Avec 1 003 sociétés Sem, vrai oufaux Sem, vrai ou faux Avec 1 003 sociétés recensées et près de 70 000 salariés, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. Mais

Plus en détail

Les priorités de Sylvia PINEL pour le secteur de la restauration & Le bilan du contrat d avenir. Dossier de presse

Les priorités de Sylvia PINEL pour le secteur de la restauration & Le bilan du contrat d avenir. Dossier de presse Les priorités de Sylvia PINEL pour le secteur de la restauration & Le bilan du contrat d avenir Dossier de presse Vendredi 23 novembre 2012 Contact presse : Cabinet de Sylvia PINEL Nadhéra BELETRECHE 01

Plus en détail

Communication en Conseil des Ministres. Plan de gestion de la rareté de l eau

Communication en Conseil des Ministres. Plan de gestion de la rareté de l eau Communication en Conseil des Ministres Plan de gestion de la rareté de l eau Bilan de l année 2005 De septembre 2004 à septembre 2005, la France a connu une sécheresse s étendant sur un large croissant

Plus en détail

LA CONTREFAÇON : UNE MENACE À LA HAUSSE

LA CONTREFAÇON : UNE MENACE À LA HAUSSE LA CONTREFAÇON : UNE MENACE À LA HAUSSE Autrefois confinée au luxe et considérée comme «la rançon de la gloire», la contrefaçon sévit aujourd hui dans tous les secteurs d activité. Une entreprise sur deux

Plus en détail

Bilan du Plan de Relance & du Grand Emprunt. Regard croisé Patrons de TPE / Grand Public

Bilan du Plan de Relance & du Grand Emprunt. Regard croisé Patrons de TPE / Grand Public Bilan du Plan de Relance & du Grand Emprunt Regard croisé Patrons de TPE / Grand Public Octobre 2009 FIDUCIAL, est le leader des services pluridisciplinaires aux petites entreprises, artisans, commerçants,

Plus en détail

«seul le prononcé fait foi»

«seul le prononcé fait foi» «seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion de la réunion du Pacte de Responsabilité et de Solidarité Lundi 26 mai 2014 Lesparre-Médoc Mesdames et Messieurs les Parlementaires Mesdames et Messieurs

Plus en détail

DOSSIER DE CANDIDATURE POUR UNE DEMANDE DE PRÊT D HONNEUR

DOSSIER DE CANDIDATURE POUR UNE DEMANDE DE PRÊT D HONNEUR DOSSIER DE CANDIDATURE POUR UNE DEMANDE DE PRÊT D HONNEUR PROJET DE CROISSANCE D ENTREPRISE ENTREPRISE :.. CREATEUR :.. NOTE D INFORMATION PREALABLE A LA REDACTION DU DOSSIER DE CANDIDATURE Vous envisagez

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Paris, le 7 juillet 2009 RESULTATS COMMERCIAUX PREMIER SEMESTRE 2009. Faits marquants

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Paris, le 7 juillet 2009 RESULTATS COMMERCIAUX PREMIER SEMESTRE 2009. Faits marquants COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 7 juillet 2009 RESULTATS COMMERCIAUX PREMIER SEMESTRE 2009 Faits marquants semestrielle VP + VUL (S1 2008 S2 2009) o Europe 30 pays : + 0,2 point de part de marché (6,3 %

Plus en détail

ZA5211. Flash Eurobarometer 271 (Access to Finance) Country Specific Questionnaire Luxembourg (French)

ZA5211. Flash Eurobarometer 271 (Access to Finance) Country Specific Questionnaire Luxembourg (French) ZA5211 Flash Eurobarometer 271 (Access to Finance) Country Specific Questionnaire Luxembourg (French) FLASH 271 ACCESS TO FINANCE OF EU SMES Bonjour, je suis et je vous appelle de Efficience3. Votre entreprise

Plus en détail

Plus responsables, plus performants

Plus responsables, plus performants ISR Plus responsables, plus performants x4 progression des encours ISR en 4 ans (Source Novethic à fin 2011) L ISR, pourquoi? Une finance qui s engage Changer les règles du jeu Mettre les entreprises face

Plus en détail

Les rendez-vous économiques et financiers

Les rendez-vous économiques et financiers Les rendez-vous économiques et financiers Les banques centrales au pilotage de l économie?... ou l Art du «Policy-mix» Novembre 2014 Prévisions 2014 & 2015 d Amundi 2014 2015 0,8% 1,3% 7,4% 7,1% Une Croissance

Plus en détail

Le secteur du bâtiment

Le secteur du bâtiment Le secteur du bâtiment 1. La construction neuve La forte accélération du décrochage de l activité observée depuis la fin 2008 avait cédé à une stabilisation du rythme de recul à partir du troisième trimestre

Plus en détail

2012 DF 34 Participation à la création d une Société d Economie Mixte «Energies POSIT IF» PROJET DE DELIBERATION EXPOSE DES MOTIFS

2012 DF 34 Participation à la création d une Société d Economie Mixte «Energies POSIT IF» PROJET DE DELIBERATION EXPOSE DES MOTIFS DIRECTION DES FINANCES Sous-Direction des Partenariats Public-Privé Bureau des Sociétés d Economie Mixte 2012 DF 34 Participation à la création d une Société d Economie Mixte «Energies POSIT IF» PROJET

Plus en détail

Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux

Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux Symposium international sur les services bancaires postaux John Anderson 613-290-0016 andersjs1@gmail.com «Ils sont des millions à ne pas avoir

Plus en détail

APPEL A PROJETS DE RECHERCHE 2015

APPEL A PROJETS DE RECHERCHE 2015 INSTITUT DE FORMATION SUPERIEURE DES CADRES DIRIGEANTS RESEAU DE CHERCHEURS DE L INSTITUT DE FORMATION SUPERIEUR DES CADRES DIRIGEANTS APPEL A PROJETS DE RECHERCHE 2015 La Fédération des Etablissements

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF. Texte adopté par l Assemblée nationale PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE

TABLEAU COMPARATIF. Texte adopté par l Assemblée nationale PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE 65 TABLEAU COMPARATIF Texte du projet de loi Texte adopté par l Assemblée nationale Propositions de la Commission PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE CONDITIONS GÉNÉRALES DE L ÉQUILIBRE FINANCIER

Plus en détail

Tourisme en bref Le point sur les marchés dans lesquels la CCT et ses partenaires sont actifs

Tourisme en bref Le point sur les marchés dans lesquels la CCT et ses partenaires sont actifs Tourisme en bref Le point sur les marchés dans lesquels la CCT et ses partenaires sont actifs www.canada.travel/entreprise Octobre Volume 1, numéro 1 Points saillants Le nombre d arrivées en provenance

Plus en détail

Devenir agent général d assurance. Collaborateurs. Relation onseiller. Entrepreneur. Assurance. Écoute. Proximité

Devenir agent général d assurance. Collaborateurs. Relation onseiller. Entrepreneur. Assurance. Écoute. Proximité Devenir agent général d assurance Entrepreneur Indépendant Relation onseiller Écoute Clients Libre Proximité Collaborateurs Assurance Quelques chiffres... 13 000 Les agents généraux d assurance sont au

Plus en détail

Avec 464 000 entreprises et un chiffre

Avec 464 000 entreprises et un chiffre 8.1 Chiffres clés de la construction Avec 464 entreprises et un chiffre d affaires de 272 milliards d euros en 211, la construction représente 16 % des entreprises et 7 % du chiffre d affaires de l ensemble

Plus en détail

Dette et portrait financier

Dette et portrait financier L ENDETTEMENT L administration municipale a principalement recours à l emprunt à long terme pour financer ses immobilisations. Pour l essentiel, le profil de l endettement est grandement influencé par

Plus en détail

Communiqué de presse Nos très chères banques

Communiqué de presse Nos très chères banques Union Fédérale des Consommateurs QUE CHOISIR de Nouvelle-Calédonie 8 rue Lacave-Laplagne BP 2357-98846 NOUMEA CEDEX Tél/Fax : (687) 28.51.20 Courriel : contact@nouvellecaledonie.ufcquechoisir.fr Site :

Plus en détail

Culture familiale et ouverture sur le monde

Culture familiale et ouverture sur le monde > Culture familiale et ouverture sur le monde Il est dans notre culture d entreprendre, d investir dans de nouveaux projets, de croître internationalement. Location automobile à court terme CHIFFRES CLÉS

Plus en détail

ETUDES SUR LES AIDES PUBLIQUES AUX ENTREPRISES PAR LES DIFFERENTES COLLECTIVITES

ETUDES SUR LES AIDES PUBLIQUES AUX ENTREPRISES PAR LES DIFFERENTES COLLECTIVITES Avant-propos ETUDES SUR LES AIDES PUBLIQUES AUX ENTREPRISES PAR LES DIFFERENTES COLLECTIVITES En France, il y a 4 500 d aides fiscales aux entreprises! Il me paraît impossible de les passer toutes en revue,

Plus en détail

Pour la quatrième année consécutive, la SICAV Uni-Hoche reçoit une récompense au Morningstar Award.

Pour la quatrième année consécutive, la SICAV Uni-Hoche reçoit une récompense au Morningstar Award. Pour la quatrième année consécutive, la SICAV Uni-Hoche reçoit une récompense au Morningstar Award. Paris, le 21 mars 2013 La SICAV Uni-Hoche de Palatine Asset Management, filiale de gestion d actifs de

Plus en détail

Assurance-vie MACSF PERFORMANCES 2015

Assurance-vie MACSF PERFORMANCES 2015 @groupe_macsf #PerfMACSF2015 Assurance-vie MACSF PERFORMANCES 2015 Communiqué de presse 12 janvier 2016 La MACSF a présenté aujourd hui lors de sa conférence de presse annuelle, les performances pour son

Plus en détail

CHIFFRE D AFFAIRES ET ACTIVITE COMMERCIALE 2009

CHIFFRE D AFFAIRES ET ACTIVITE COMMERCIALE 2009 Communiqué de presse Paris, 15 février 2010 CHIFFRE D AFFAIRES ET ACTIVITE COMMERCIALE 2009 Activité commerciale 2009 très soutenue dans toutes les classes d actifs Maintien du chiffre d affaires à hauteur

Plus en détail

La séance photo à 8,50 Euros? Analyse du marché des séances photo des photographes professionnels

La séance photo à 8,50 Euros? Analyse du marché des séances photo des photographes professionnels La séance photo à 8,50 Euros? Analyse du marché des séances photo des photographes professionnels XXLPIX Mars 2013 Une séance photo à 8,50 Euro? À propos de cette étude de marché XXLPIX GmbH teste régulièrement

Plus en détail

SITUATION FINANCIERE PREVISION POUR LES ANNEES 2015 ET 2016 DE L ASSURANCE CHOMAGE. Octobre 2015

SITUATION FINANCIERE PREVISION POUR LES ANNEES 2015 ET 2016 DE L ASSURANCE CHOMAGE. Octobre 2015 SITUATION FINANCIERE DE L ASSURANCE CHOMAGE PREVISION POUR LES ANNEES 2015 ET 2016 Octobre 2015 Cette note présente la prévision de la situation financière de l Assurance chômage pour les années 2015 et

Plus en détail