Université de Bordeaux Licence 3-Sciences de l Éducation

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Université de Bordeaux Licence 3-Sciences de l Éducation"

Transcription

1 Université de Bordeaux Licence 3-Sciences de l Éducation UE1 Construction du système éducatif français: de la révolution de 1789 à la seconde guerre mondiale J-F BRUNEAUD

2 Repères chronologiques L Ancien Régime XVI e siècle XVIII e siècle 1789 Révolution française 1792 à ère République => Convention (jusqu au 26/10/1795, bcp de présidents car élus pour 15 jours) ; Directoire jusqu au 9/11/1799 ; Consulat 1804 à er Empire Napoléon 1 er. Juin 1815 Juillet 1830 : La Restauration : Louis XVIII ( ) - Charles X ( juillet 1830)

3 Repères chronologiques Juillet février 1848 :Monarchie de juillet Louis-Philippe règne 24 février décembre 1852 : La seconde République L insurrection des 22, 23 et 24 février 1848, instaure la IIe République. 2 décembre septembre 1870 : Le Second Empire :En 1852, C est le règne de Napoléon III devenu empereur à la suite de son coup d état du 2 décembre 1851.

4 Repères chronologiques 4septembre : La III e République : 10 juillet octobre 1945 : Gouvernement de Vichy (jusqu en 1944) ; Gouvernement de Londres ; Gouvernement d Alger ; Gouvernement Provisoire de la République Française. 13 octobre : La IV e République Juin 1958 : La V e République. Charles de Gaulle ; Georges Pompidou ; Valery Giscard d Estaing ; François Mitterrand ; Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy.

5 Napoléon et le monopole d Etat du secondaire La loi Fourcroy du 1er mai 1802 concerne surtout l enseignement secondaire. La loi du 10 mai 1806 et le décret du 17 mars 1808 organisation de l Université impériale Le décret du 27 avril 1815 à propos de l enseignement primaire.

6 Napoléon et le monopole d Etat du secondaire La loi Fourcroy : 4 types d établissements Ecoles primaires Ecoles secondaires Lycées Ecoles spéciales

7 Napoléon et le monopole d Etat du secondaire La loi du 10 mai 1806: création de l Université impériale Naissance du monopole étatique de l enseignement Établissements scolaires et enseignants sous l autorité de l empereur (sauf les maîtres) Dirigée par un Grand-maître nommé par l Empereur Une école au service de l État et du souverain au détriment du primaire public Les enfants du peuples et les filles désavantagés

8 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Une période agitée avec 5 régimes différents mais assez homogène concernant l enseignement Deux problématiques essentielles: 1- Luttes scolaires contre le clergé qui veut affaiblir le monopole universitaire 2- développement industriel et technologique => un besoin de main d œuvre ouvrière et de prise en charge des enfants des ouvrières occupées à travailler à l extérieur.

9 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Sous le régime de la Restauration Libéraux et conservateurs s opposent: - Les Ultras ( ) renforcent les privilèges du clergé en matière scolaire - Les modérés ( ) reviennent sur ces acquis

10 Vers l amélioration du système scolaire ( ) La loi Guizot du 28 juin 1833 Quatre principes à ne pas employer de façon exclusive: 1-le tout- État où l État contrôlerait tout le système 2-le principe de pure industrie où le système éducatif serait traité comme une marchandise 3-le principe communal qui laisserait la gestion de l enseignement aux seules communes 4-le tout-église avec un système d enseignement sous contrôle des congrégations religieuses.

11 Vers l amélioration du système scolaire ( ) La loi Guizot du 28 juin 1833 Pour éviter les risques Guizot prétend mettre en œuvre les quatre principes en s appuyant sur l action concertée de l Église et de l État: - Une école primaire dans chaque commune - Une EPS par chef-lieu de département ou ville de hab. - Une école normale dans chaque département

12 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Libéralisme ou centralisation? Guizot a pour but la centralisation de l enseignement et pour cela dispose d outils: - bulletin officiel - lettres aux instituteurs - programme des examens - mise en place habile d un corps d inspecteurs primaires d État => extraordinaire puis ordinaire

13 Vers l amélioration du système scolaire ( ) L inspection extraordinaire : septembre décembre 1833 Objectifs visibles: - enquête menée auprès des communes et des écoles - qualité des enseignants (statut, rémunération, formation) - qualité de l enseignement (méthodes et matériel pédagogiques, ouvrages, objets etc.) Objectifs cachés: - Guizot poursuit un double but: connaître «l état matériel et moral» des écoles primaires de France ; mais aussi et surtout «établir réellement entre l autorité et les instituteurs ce lien universel, ces rapports permanents qui sont écrits dans la loi, mais qu il est si difficile et cependant si nécessaire de faire passer dans les faits, faire sentir partout, dans la sphère des écoles primaires, la présence du pouvoir central» (Rapport au Roi sur l exécution de la loi de 1833, Imprimerie nationale, 1834).

14 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Guizot profite de «l effet inspection extraordinaire» pour la transformer en Inspection d État ordinaire. «Elle a inspiré aux autorités locales, aux instituteurs, à la population, un sentiment de confiance dans la sollicitude bienveillante de l autorité supérieure. La vue des inspecteurs, leur assistance aux exercices de l École, leurs visites au maire, au curé, leurs conversations avec le conseil municipal, avec les pères de famille, toutes ces circonstances individuelles et vivantes ont suscité le zèle avec l espérance dans une foule de lieux où n avaient même pas pénétré les circulaires administratives.» (Cité dans le Manuel général de juillet 1834). La démarche est progressive: - Chaque année Guizot fait voter un budget destiné à la rémunération des inspecteurs - Il nomme 6 inspecteurs en mai Un an après tous les départements de l hexagone en sont pourvus - En 1835, un arrêté organise la carrière des inspecteurs - Il faudra attendre la loi Falloux 1850) pour que le fonction et le statut des inspecteurs soient pérennisés.

15 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Extrait de la lettre-circulaire adressée en 1835 par Guizot aux inspecteurs: «Ne perdez jamais de vue que dans cette grande tentative pour fonder universellement et effectivement l éducation populaire, le succès dépend essentiellement de la moralité des maîtres et de la moralité des écoles. Ramenez sans cesse sur ces deux conditions votre sollicitude et vos efforts. Qu elles s accomplissent de plus en plus ; que le sentiment du devoir et l habitude de l ordre soient incessamment en progrès dans nos écoles.» La notion d instruction universelle dans la lettre aux instituteurs du 18 juillet 1833: «ce n est pas pour la commune seulement et dans un intérêt purement local que la loi veut que tous les français acquièrent, s il est possible, les connaissances à la vie sociale L instruction primaire universelle est désormais une des garanties de l ordre social et de la stabilité sociale».

16 Vers l amélioration du système Les écoles normales: scolaire ( ) -De l allemand : Normalschule = école détentrice de la norme, règle canonique à laquelle se conformer pour être dans le vrai. -La «méthode normale» de l abbé von Felbinger -En France, rencontre du Recteur de Montbrisson et du préfet Lezay-Marnesia => création en 1810 de la 1 ère École normale à Strasbourg. Après la révolte de 1830, les Constitutionnels souhaitent des EN départementales subventionnées par l État et contrôlées par l Université les libéraux veulent pour le système mutuel: des cours normaux et des écoles modèles. «les écoles normales, vivement soutenues par l administration, accentuent leur progression. Saisis des propositions préfectorales, les Conseils généraux renouvelés après 1830, se décident plus volontiers qu auparavant à la création d écoles. ( ) Chaque département donne à l école son organisation particulière, mais en s inspirant des exemples et des règlements des écoles de l Est ; l Université accorde au règlement l estampille officielle sous forme de l approbation par le Conseil royal ; le Ministre sanctionne de son côté le choix du directeur et subventionne: en 1831, il accorde aux écoles normales francs sur le budget de l Instruction primaire ; en 1832, francs. D après une statistique établie le 30 novembre 1832, la France compte 36 écoles normales, contre 14 en » (Gontard, 1959, p.26, épuisé).

17 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Deux lois conservatrices: -loi Parieu 11 janvier loi Falloux 15 mars 1850 Loi Parieu: En grande partie est destinée à punir certains instituteurs accusés de propagande pro-républicaine. Loi Falloux: -liberté de l enseignement secondaire -Les communes de hab doivent entretenir une école de filles (sous condition de ressources financières suffisantes). -Tous français âgé au moins de 25 ans peut ouvrir un établissement secondaire (+ certificat de stage et baccalauréat ou brevet de capacité) => Suppression des EPS et fonctions réduites des Écoles normales.

18 Vers l amélioration du système scolaire ( ) «sont l occasion d approfondir l idéal laïque ; comme les catholiques refusent de distinguer le plan de la raison et celui de la foi, la neutralité prend une allure polémique, elle implique un combat ; tout compromis était voué à l échec ; la loi Falloux marque le moment historique où se noue définitivement cette question» (Prost A., Histoire de l enseignement en France, , A. Colin, 1969, p.177).

19 Vers l amélioration du système scolaire ( ) «La France se couvrit d écoles ecclésiastiques en concurrence avec les écoles de l État Dans toute la France, un fossé se creusa entre les anciens élèves de l Université et les anciens élèves des collèges ecclésiastiques, entre les élèves des écoles laïques et les élèves des Frères L Université ne fut ni détruite, ni soumise à l Église ; mais l Église, en possession de nouvelles écoles privées, devint la rivale de l Université. Elles allaient se disputer la jeunesse française, se la partager et la couper en deux masses orientées en deux directions opposées. Alors on comprit en France que la loi Falloux avait été un des évènements décisifs du XIX e siècle.» in Félix Ponteil, Histoire de l enseignement en France, , Éditions SIREY, 1966.

20 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Les salles d asile: -1 ère ouverture en 1828 à Paris par Denys Cochin sur le modèle des infant schools (Robert Owen; Buchanan 1847: création de l École normale des salles d asile par le ministre Salvandy 1848: les salles d asile transformées en écoles maternelles 1855: elles redeviennent salles d asile 1881: elles deviennent définitivement des écoles maternelles

21 Vers l amélioration du système scolaire ( ) La pédagogie En 1830: Mode individuel répandu mais dénigré par les pouvoirs publics Méthode simultanée des frères des écoles chrétiennes = succès grandissant mais contesté par les libéraux Le mode mutuel soutenu par les libéraux et dénoncé par les cléricaux semble l emporter

22 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Enseignement mutuel D abord pratiqué en Inde, il est institué en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle le missionnaire Bell et le quaker Joseph Lancaster La Société pour l Instruction Élémentaire fondée en France en juin 1815 encourage l instruction primaire par l enseignement mutuel.

23 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Le mode mutuel ou monitorial Sous la direction du Maître (magister), des élèves (moniteurs) conduisent l instruction de leurs pairs. La connaissance à acquérir est divisée en plusieurs parties. Ex: la lecture est divisée en 8 classes, idem pour l arithmétique ou le catéchisme. En fonction de son niveau un même élève peut se trouver simultanément en 3 ème classe de lecture et en 1 ère classe de grammaire.

24 Enseignement mutuel : Organisation pédagogique Maître (magister) 6 moniteurs généraux : 1 par discipline enseignée Arithmétique lecture grammaire dessin linéaire chant catéchisme Moniteurs particuliers

25 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Enseignement mutuel: quelques limites - Un enseignement superficiel - Une organisation compliquée et lourde - Automatisation des leçons - Mécanisation contraignante des procédures Les critiques Conservateurs et membres du clergé accusent les protestants d avoir introduit le mode mutuel qui forme des automates et risque de porter atteinte à l ordre social par la pratique du selfgovernment. Les ultraroyalistes reprochent la transformation des établissements scolaires en autant de républiques.

26 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Enseignement mutuel: bilan - Un bon taux d alphabétisation des zones urbaines - Une partie des moniteurs rompue à la pédagogie des écoles mutuelles constituera le public des élèves-maîtres des toutes nouvelles écoles normales d instituteurs. La fin des écoles mutuelles Avec la promulgation des «statuts sur les écoles primaires communales» Guizot met un frein au développement du système monitorial. En effet ces statuts prévoient une organisation des écoles élémentaires en 3 divisions (D1=6 à 8 ans; D2=8 à 10 ans; D3=+10 ans)

27 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Les cours d adultes - Soutien de la Société pour l Instruction Élémentaire dès : ouverture de 2 écoles à Paris : 6 écoles à Paris =>238 élèves : 18 écoles à Paris=> 902 élèves L enseignement - Y sont dispensés des cours de dessin et de l instruction primaire de base. - Il s agit avant tout de participer à l accroissement de la rentabilité du travail et au maintient de la paix sociale.

28 Vers l amélioration du système scolaire ( ) Les cours d adultes de la Société de secours mutuel - Fondée par les ouvriers eux-mêmes pour dispenser de l initiation technique et juridique à ses membres Communes et départements subventionnent des cours d adultes = cours = cours avec auditeurs = cours (dont pour les femmes) avec auditeurs (dont femmes) Mais ces cours ne comblent les graves carences en matière d enseignement technique élémentaire et le besoin urgent de cadres et d ingénieurs favorisera plutôt le développement des grandes écoles et des niveaux supérieurs et moyens de l enseignement technique.

29 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Le contexte -Après la défaite de la guerre de 1870, certains établissent un lien entre la supériorité technologique de l Allemagne et la qualité de son système scolaire. - Nécessité de conquérir de nouveaux marchés. - Constitution de l Empire colonial. Ce contexte marque les politiques scolaires de la IIIe République - Soif de revanche sur les Allemands - Progrès techniques => développement social et industriel - Expansion coloniale => nécessité d affirmer sa puissance L école sera idéologisée et instrumentalisée pour répondre à cette logique

30 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) -Jules Ferry ( ), Paul Bert ( ) et d autres ont pour projet de garantir l avenir de la nation et la stabilité sociale. =>ils organisent un enseignent primaire: gratuit, obligatoire & laïc. Émergence d une triple signification de cette volonté 1. Rompre avec l idée que généralisation de l instruction au peuple = corruption et désordre (Rousseau, Voltaire ) 2. Positionner l enseignement primaire comme la base d un édifice complet qui mènerait au secondaire 3. Pour cela, mettre en œuvre tous les moyens nécessaires.

31 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) La gratuité scolaire: loi du 16 juin 1881 s applique à l ensemble des écoles du primaire public, des salles d asile et des Écoles normales. Cette même loi assure aux instituteurs un salaire versé par les communes (à partir de 1889, rétribution par l État). L obligation scolaire: loi du 28 mars 1882 => enfants de 6 à 13 ans. Il s agit d une obligation d enseignement soit dans une école privée ou publique ou dans la famille => L école n est donc pas obligatoire. Cette mesure se heurte à de fortes résistances parentales, surtout en milieu rural.

32 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) La laïcité: instituée avec l obligation scolaire, loi du 28 mars 1882 => suppression de l éducation religieuse remplacée par l instruction morale et civique. C est une mesure à la fois novatrice et très polémique qui séparera pour longtemps la France en deux. Des débats houleux se déroulent sur la neutralité de l école: C. Freppel évêque/député: «Ne pas parler de Dieu à l enfant pendant sept ans, alors qu on l instruit six heures par jour, c est lui faire accroire positivement que Dieu n existe pas, ou que l on n a nul besoin de s occuper de Lui.» Jules Simon républicain: veut introduire en tête des matières obligatoires, les «devoirs envers Dieu» et les «devoirs envers la patrie»

33 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) La morale laïque: pose des difficultés conceptuelles dans sa mise en place car il faut promouvoir un système de valeur qui reste neutre à l égard des croyances => références à des traditions philosophiques et religieuses. L Antiquité, les moralistes français, les auteurs des Lumières, le (néo)kantisme, A.Comte et divers formes de christianisme sont revisités à travers les notions clés de dignité et de solidarité qui vont représenter la base de la morale laïque.

34 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) -La morale laïque postule l égalité fondamentale des êtres humains et le droit à la dignité pour tous quelque soit son origine sociale, culturelle, son sexe et sa morale => le riche ne déconsidère pas le pauvre qui ne s abaisse pas devant lui. -L ivrogne représente la perte extrême de toute dignité morale mais doit être perçu dans sa dignité humaine. -Le «sauvage» n est pas considéré comme un être inférieur mais reste «sauvage» et le «civilisé» se doit de lui apporter la «civilisation» => justification de la mission civilisatrice. Lewis H. Morgan ( ): l humanité passe par 3 stades : 1-Sauvagerie = paléolithique 2-Barbarie = néolithique 3-Civilisation = apparition de l écriture

35 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Pour compenser le remplacement de la morale religieuse, Ferry accorde une journée sans école aux élèves afin qu ils puissent suivre la catéchisme en dehors de l école: le jeudi. la morale laïque est importante car: -la France entre dans une ère nouvelle de mutation en passant de la «petite patrie» à la «grande patrie française». -L exode rural entraîne un affaiblissement du contrôle social => nécessité d une intériorisation des règles sociales pour préserver la cohésion de la société. Loi du 30 octobre 1886: la laïcisation s étend aux maîtres: «dans les écoles publiques de tout ordre, l enseignement est exclusivement confié à un personnel laïque».

36 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Prost (1983, p.47) constate que le terme démocratisation ne fait pas partie du vocabulaire des fondateurs de l école républicaine => le système scolaire français s inscrit dans une dualité qui se traduit par un dualisme avec d un côté l ordre primaire pour le peuple et de l autre le secondaire. Ferry a hérité de cette situation. Loin de la modifier, il la renforce en consolidant l élémentaire du secondaire et en créant un certificat d aptitude spécial propre aux maîtres du secondaire (décret du 8 janvier 1881).

37 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Le primaire propose des programmes ambitieux mais limités dans le temps => nécessité d outiller les enfants du peuple pour la vie car ils ne pourront souvent plus apprendre ultérieurement. Les républicains porteurs d une idéologie émancipatrice considèrent l école primaire comme libératrice mais pas sur le plan des inégalités sociales. Il s agit d affranchir des citoyens égaux en droit et en dignité => dans l absolu chacun est libre de s inscrire dans le secondaire mais les discriminations sociales l interdisent et ne sont pas traitées par l État et l école.

38 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) La sélection: A chaque type de public un type d enseignement distinct qui produit des parcours et des destins différents. L émergence d une nouvelle classe sociale implique l apparition de nouvelles structures au sein du primaire. Ex: Guizot constate l émergence de «classes nombreuses et intéressantes à qui l instruction primaire ne saurait suffire et qui ne reçoivent pas du système actuel l instruction dont elles ont besoin» => il crée les EPS et CC. -L élémentaire primaire pour les classes sociales inférieures -Le primaire supérieure pour les nouvelles classes «moyennes» -Le secondaire pour les classes supérieures.

39 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) L échec scolaire: envisagé sous un angle naturaliste il n est pas possible d y remédier => l instituteur n est pas évaluer sur le taux d échec de ses élèves mais sur le de réussite des élèves présentés au Certificat d études primaires. «Trois enfants habitent le même quartier dans une petite ville de province. Ils se connaissent, ils jouent ensemble. Leurs parents, un rentier réactionnaire, un épicier en gros et un serrurier, les envoient respectivement dans un collège congréganiste, au lycée et à l école primaire. À leur retour à la ville natale, ils seraient heureux de se retrouver, mais leurs parents y font obstacle et la culture qu ils reçoivent fait d eux progressivement des étrangers, leur donne des habitudes différentes et leur apprend à se mépriser : notre éducation prépare le plus souvent au dédain, au mépris, à l envie.»

40 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) «Loi organique de l enseignement primaire» signée par René Goblet le 30 octobre décret et arrêté du 10 janvier 1887 = Forte structuration du cycle primaire autour de 3 pôles Pédagogique/financier/administratif 1880: École Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses (filles) 1882: École Normale Supérieure de Saint-Cloud (garçons ) Mission des ENS: La formation des professeurs des ENP et des EPS

41 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Cette logique inscrit l ordre primaire dans un cadre homogène et quasi hermétique. C est un système autonome qui fonctionne en circuit fermé dans une logique d auto-reproduction génératrice de cohésion s articulant autour d une culture et d une idéologie communes portées par les membres de la communauté de la pédagogie normale. La pédagogie normale peut être employée pour enseigner du plus haut au plus petit niveau du système primaire. «Pour transposer une leçon d école normale et en faire une leçon d école élémentaire, il suffit bien souvent de la réduire à des proportions plus humbles, de même qu on ébranche les rameaux des arbres trop touffus.» Compayré Gabriel, L éducation intellectuelle et morale, 1895

42 Primaire Élémentaire Primaire Supérieur Ordre primaire sous la IIIe République NIVEAUX Diplômes/orientation École Normale Supérieure de filles Fontenay-aux-Roses 2 à 3 ans (jusqu en 1897) École Normale Supérieure de garçons Saint-Cloud 2 à 3 ans Certificat d aptitude au professorat des EN et des EPS École Normale Primaire 2 à 3 ans Brevet de capacité élémentaire/supérieur École manuelle d apprentissage 1 an École Primaire Supérieure 3 ans (dit de plein exercice) 2 ans minimum Cours complémentaire Annexé à 1 école primaire élémentaire 1 an CC : exam sur matières enseignées type CEP EPS : Brevet supérieur EMA : Brevet technique Primaire élémentaire (6-13 ans) Crs supérieur 2 ans (11-13 ans) Crs moyen 2 ans (9-11 ans) Crs élémentaire 2 ans (7-9 ans) Certicat d études primaires Vie active Maternelles/classes enfantines Enfants de 5 à 6 ans

43 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Certificat d études primaires élémentaires (arrêté du 16 juin 1880) Dans sa lettre aux recteurs du 27 septembre 1880, Jules Ferry le définit ainsi : «Le CEP n est pas, dans la pensée du Conseil supérieur, une sorte de diminutif du brevet de capacité. Il est destiné à devenir très général, à être recherché et obtenu par tout élève qui aurait fait, de 7 à 13 ans, des études primaires régulières et complètes. Il importe que ce titre puisse être acquis sans autre préparation que celle de l école ; par conséquent, il ne doit pas dépasser le niveau des études réellement et quotidiennement faites par la division supérieure de l école primaire». L enseignement primaire supérieur conçu dans la prolongation du cycle élémentaire de l enseignement primaire entraîne des logiques d ascension sociale pour les enfants des classes populaires et paysannes qui peuvent espérer obtenir des emplois de cadres subalternes ou d employés dans l industrie, le commerce où l administration ou devenir instituteurs. Mais le fonctionnement en circuit fermé du primaire limite cette ascension sociale. Pour cela Ferry veille à ne pas doter les EPS d un programme trop ambitieux qui les rapprocherait trop du secondaire

44 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Le secondaire: 21 décembre 1880: loi Camille Sée sur le secondaire féminin. Les républicains sont plutôt hostiles à la scolarisation des filles dans le secondaire mais ils acceptent la loi pour contrer toute récupération de l enseignement féminin par les religieuses. l objectif du secondaire féminin: «l éducation des bourgeoises qui se doivent de rester au foyer». Le projet de Sée d enseigner la philosophie est rejeté. Jules Simon s exprime ainsi: «si les jeunes filles mordent à la philosophie, elles y gagneront ou que la folie les étreindra à bref délai ou qu elles deviendront athées : il faut pour se livrer fructueusement aux études philosophiques des cerveaux d hommes bien mûrs»

45 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Des éléments marquent la différence entre le secondaire masculin et féminin : - Baccalauréat pour les garçons diplôme de fin d études secondaires pour les filles - Cursus 5 ans pour les garçons 3 ans pour les filles - Les garçons de la 6 ème à la terminale les filles de la 1 ère à la 5 ème Il faudra attendre le décret du 25 mars 1924 pour harmoniser le secondaire des filles avec celui des garçons et leur permettre de se présenter au bac. A partir de 1902, le secondaire est divisé en 2 cycles: 1 er cycle de la 6 ème à la 3 ème avec 2 sections A & B (ni latin ni grec pour la B) 2d cycle de la 2de à la terminale avec 4 options. Le 16 avril 1930 gratuité progressive du secondaire => 6 ème puis 5 ème et 4 ème Loi du 11 avril 1933 gratuité étendue à toutes les classes du 1 er et 2d cycle du secondaire sauf pour: classes primaires et classes préparatoires;

46 Vers l intégration des institutions scolaires ( ) Le Baccalauréat: décret du 17 mars 1808 => 1 er grade universitaire Taux d obtention pour une classe d âge : 1881: 1% 1911: 1,1% 1926: 1,6% 1936: 2,7% A la veille de la seconde guerre mondiale le paysage éducatif français est caractérisé par une division en 3 types d établissements correspondant à 3 catégories sociales distinctes: - Le primaire élémentaire - Le primaire supérieur (EPS, CC, EMA) qui regroupe plusieurs dizaines de milliers d élèves - Les collèges et lycées du secondaire, seule voie permettant l accès aux facultés et aux grandes écoles.

25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE

25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE 25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE Fidèle aux exigences de Liberté, d Égalité et de Fraternité qui le fondent, le Grand Orient de France a pour principe essentiel la liberté absolue

Plus en détail

REPUBLIQUE ET FAIT RELIGIEUX DEPUIS 1880

REPUBLIQUE ET FAIT RELIGIEUX DEPUIS 1880 REPUBLIQUE ET FAIT RELIGIEUX DEPUIS 1880 «La grande idée, la notion fondamentale de l Etat laïque, c est-àdire la délimitation profonde entre le temporel et le spirituel, est entrée dans nos mœurs de manière

Plus en détail

LA SCOLARITÉ EN FRANCE

LA SCOLARITÉ EN FRANCE P.R.I.P.I Programme Régional pour l Intégration des Populations Immigrées C.A.S.N.A.V Centre Académique pour la Scolarisation des Nouveaux Arrivants et des enfants du Voyage LA SCOLARITÉ EN FRANCE Document

Plus en détail

Charte de la laïcité à l École Charte commentée

Charte de la laïcité à l École Charte commentée Charte de la laïcité à l École Charte commentée Ce document propose un commentaire de la phrase de préambule et de chacun des articles de la Charte de la laïcité à l École. Il explicite le sens des principales

Plus en détail

Loi du 30 octobre 1886 sur l organisation de l enseignement primaire.

Loi du 30 octobre 1886 sur l organisation de l enseignement primaire. Loi du 30 octobre 1886 sur l organisation de l enseignement primaire. Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté, Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : TITRE 1 er Dispositions

Plus en détail

L enseignement scolaire en France

L enseignement scolaire en France DOSSIERS DE L ENSEIGNEMENT SCOLAIRE L enseignement scolaire en France 2012 2012 EDUSCOL. EDUCATION.FR/ DOSSIERS Sommaire Les grands principes Les domaines de compétence Les enseignants Le socle commun

Plus en détail

Table des matières. La France et Paris dans le marché universitaire mondial... 33

Table des matières. La France et Paris dans le marché universitaire mondial... 33 Table des matières Préface de Victor Karady... 7 Introduction... 17 Chapitre i La France et Paris dans le marché universitaire mondial... 33 La «seconde patrie du monde instruit»... 34 Un marché universitaire

Plus en détail

AZ A^kgZi Yj 8^idnZc

AZ A^kgZi Yj 8^idnZc Bienvenue à l âge de la majorité! l État vous présente vos droits et devoirs ainsi que les principes fondamentaux de la République à travers «Le Livret du Citoyen» Nom... Prénom... Date de naissance...

Plus en détail

Le nouveau projet académique : prendre en compte tous les parcours de réussite

Le nouveau projet académique : prendre en compte tous les parcours de réussite Le nouveau projet académique : prendre en compte tous les parcours de réussite Les projets académiques 2003-2006 (prorogé jusqu en 2007) et 2007-2010 étaient organisés autour des quatre mêmes priorités

Plus en détail

MASTER DROIT, ECONOMIE, GESTION Mention DROIT PUBLIC

MASTER DROIT, ECONOMIE, GESTION Mention DROIT PUBLIC Adopté par le conseil d UFR le 10 juillet 2013 Voté au CA du 1 er octobre 2013 Adopté par la CFVU du 09 septembre 2013 MASTER DROIT, ECONOMIE, GESTION Mention DROIT PUBLIC Master année 1 Arrêté d habilitation

Plus en détail

CHARTE DES PROGRAMMES

CHARTE DES PROGRAMMES CHARTE DES PROGRAMMES Charte relative à l élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des programmes d enseignement ainsi qu aux modalités d évaluation des élèves dans l enseignement scolaire CONSEIL SUPÉRIEUR

Plus en détail

Adoptée : En vigueur : Amendement :

Adoptée : En vigueur : Amendement : SCOLARISATION À LA MAISON Adoptée : En vigueur : Amendement : 9 novembre 2010 (CC-2010-463) 9 novembre 2010 TABLE DES MATIÈRES 1. DISPOSITIONS GÉNÉRALES.. 3 1.1 Objet et but de la politique 3 1.2 Champ

Plus en détail

PROGRAMMES ET INSTRUCTIONS OFFICIELLES dans l enseignement primaire et secondaire en France BU Éducation - ESPE Besançon

PROGRAMMES ET INSTRUCTIONS OFFICIELLES dans l enseignement primaire et secondaire en France BU Éducation - ESPE Besançon PROGRAMMES ET INSTRUCTIONS OFFICIELLES dans l enseignement primaire et secondaire en France BU Éducation - ESPE Besançon 1. Découpage chronologique de l enseignement en France et codes permettant de trouver

Plus en détail

ELEMENTS POUR UNE HISTOIRE DES TEXTES CONCERNANT LE PLACEMENT ET L EMBAUCHE DES TRAVAILLEURS.

ELEMENTS POUR UNE HISTOIRE DES TEXTES CONCERNANT LE PLACEMENT ET L EMBAUCHE DES TRAVAILLEURS. ELEMENTS POUR UNE HISTOIRE DES TEXTES CONCERNANT LE PLACEMENT ET L EMBAUCHE DES TRAVAILLEURS. (article L.311-1 à L321-12 et L.330-1 à L.330-9 du Code du travail) (extraits des Cahiers du Chatefp n 2-3,

Plus en détail

Monsieur l Adjoint délégué à la Culture et à la Tauromachie,

Monsieur l Adjoint délégué à la Culture et à la Tauromachie, Prise de Parole de Monsieur Jean-Paul FOURNIER Sénateur du Gard - Maire de Nîmes - Président de Nîmes Métropole Inauguration d une plaque dans le cadre du 450 ème anniversaire de la création de l Eglise

Plus en détail

Fiche réalisée par l ANATEEP (Association nationale pour les transports éducatifs de l enseignement public).

Fiche réalisée par l ANATEEP (Association nationale pour les transports éducatifs de l enseignement public). Fiche réalisée par l ANATEEP (Association nationale pour les transports éducatifs de l enseignement public). Bref historique A partir de 1959 (ordonnance et décret du 6 janvier), développement réel des

Plus en détail

LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE Introduction générale Qu est ce qu une Constitution? Les Institutions de la République Française Introduction : Rappels sur l histoire constitutionnelle de la

Plus en détail

El Tres de Mayo, GOYA

El Tres de Mayo, GOYA Art du visuel / «Arts, ruptures, continuités» Problématique : «Comment l expression du sentiment surgit-elle dans l art au XIX è siècle?» El Tres de Mayo, GOYA Le Tres de Mayo, Francisco Goya, huile sur

Plus en détail

Les nouveaux programmes de l él. école primaire. Projet soumis à consultation

Les nouveaux programmes de l él. école primaire. Projet soumis à consultation Les nouveaux programmes de l él primaire Projet soumis à consultation primaire Les nouveaux programmes sont plus courts : environ 36 pages format BO contre 104. Ils sont écrits dans un langage clair sans

Plus en détail

Les Principes fondamentaux

Les Principes fondamentaux Les Principes fondamentaux DU MOUVEMENT INTERNATIONAL DE LA CROIX-ROUGE ET DU CROISSANT-ROUGE Christoph von Toggenburg/CICR Les Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du

Plus en détail

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES MAI 2008 POLITIQUE D EGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES 1. LE CONTEXTE L égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle au développement

Plus en détail

La franc-maçonnerie. Troisième tirage 2011

La franc-maçonnerie. Troisième tirage 2011 Alain Quéruel La franc-maçonnerie Troisième tirage 2011 2008, pour le texte de la présente édition. 2011, pour la nouvelle présentation. ISBN : 978-2-212-54866-2 Table des matières Sommaire......................................................

Plus en détail

Politique de scolarisation à la maison

Politique de scolarisation à la maison Code : 2521-02-12-01 POLITIQUE X DIRECTIVE RÈGLEMENT PROCÉDURE Politique de scolarisation à la maison Date d approbation : 12 juin 2012 Service dispensateur : Date d entrée en vigueur : 13 juin 2012 Services

Plus en détail

ENQUÊTE EMPLOI DU TEMPS

ENQUÊTE EMPLOI DU TEMPS ENQUÊTE EMPLOI DU TEMPS Enquête 2009-2010 Cahier des cartes 1 2 0 T R A N C H E S D E R E V E N U M E N S U E L N E T D U M É N A G E Il s agit du revenu net (de cotisations sociales et de C.S.G.) avant

Plus en détail

Méthodologie du dossier. Epreuve d histoire de l art

Méthodologie du dossier. Epreuve d histoire de l art Méthodologie du dossier Epreuve d histoire de l art Fiche d identité de l oeuvre Nature de l oeuvre : Huile sur toile Auteur Eugène Delacroix (1798-1863) Titre : La liberté guidant le peuple : le 28 juillet

Plus en détail

Histoire de l enseignement.

Histoire de l enseignement. Histoire de l enseignement. Époque gallo-romaine : L enseignement réservé aux classes aisées était organisé en trois degrés suivant le modèle hellénistique : o Le Primus Magister accueillait des enfants

Plus en détail

CONFERENCE INTERNATIONALE AU CIEP, Paris / FRANCE. Thème : Réussir l Education en Afrique : l enjeu des langues. 27 28 mars 2014

CONFERENCE INTERNATIONALE AU CIEP, Paris / FRANCE. Thème : Réussir l Education en Afrique : l enjeu des langues. 27 28 mars 2014 CONFERENCE INTERNATIONALE AU CIEP, Paris / FRANCE Thème : Réussir l Education en Afrique : l enjeu des langues 27 28 mars 2014 Communication de Jacques KI Secrétaire général de la CONFEMEN Thématique :

Plus en détail

La Constitution et l exercice des pouvoirs

La Constitution et l exercice des pouvoirs Thème La Constitution et l exercice des pouvoirs Instituée par le général de Gaulle en 958, et toujours en vigueur aujourd hui grâce à la souplesse des institutions qui ont su s adapter au fil du temps,

Plus en détail

Assistants d éducation, Assistants Vie Scolaire, Assistants pédagogiques Texte En date

Assistants d éducation, Assistants Vie Scolaire, Assistants pédagogiques Texte En date Assistants d éducation, Assistants Vie Scolaire, Assistants pédagogiques Circulaire n 2008-108 21 août 2008 concernant le recrutement et l emploi des assistants d éducation. Abroge et remplace toutes les

Plus en détail

LYCEE ASSOMPTION BELLEVUE. Rentrée 2015-2016

LYCEE ASSOMPTION BELLEVUE. Rentrée 2015-2016 LYCEE ASSOMPTION BELLEVUE 4 baccalauréats préparés 18 classes : 6 classes de seconde 6 classes de première 6 classes de terminale VOIE GENERALE : Série Littéraire L. / Economique et Sociale - E.S. / Scientifique

Plus en détail

Une École juste pour tous et exigeante pour chacun PROJET DE LOI POUR LA REFONDATION DE L ÉCOLE DOSSIER DE PRÉSENTATION

Une École juste pour tous et exigeante pour chacun PROJET DE LOI POUR LA REFONDATION DE L ÉCOLE DOSSIER DE PRÉSENTATION Une École juste pour tous et exigeante pour chacun PROJET DE LOI POUR LA REFONDATION DE L ÉCOLE DOSSIER DE PRÉSENTATION #RefondonslEcole education.gouv.fr photos : PictureTank - MEN Les 25 mesures clés

Plus en détail

Dossier de candidature 2015-2016 MASTER 2 MEEF. LAUREATS CONCOURS EXTERNES 2015 Etudiants stagiaires en contrat provisoire

Dossier de candidature 2015-2016 MASTER 2 MEEF. LAUREATS CONCOURS EXTERNES 2015 Etudiants stagiaires en contrat provisoire Dossier de candidature 2015-2016 MASTER 2 MEEF MASTER Sciences Humaines et Sociales Mention Education, Enseignement et Formation Diplôme d État OBJECTIFS! Enseigner et éduquer en école, collège ou lycée

Plus en détail

DOCUMENT L HISTOIRE DE L ÉDUCATION EN FRANCE

DOCUMENT L HISTOIRE DE L ÉDUCATION EN FRANCE 209 DOCUMENT L HISTOIRE DE L ÉDUCATION EN FRANCE Pierre Caspard Service d Histoire de l Éducation, France. En février 2013, Antoine Prost a reçu des mains du ministre de l Éducation nationale français,

Plus en détail

L organisation des pouvoirs de la Vème République

L organisation des pouvoirs de la Vème République L organisation des pouvoirs de la Vème République I. Comment fonctionne la Vème République? A. La constitution P. 105 : Préambule de la Constitution de la Vème République : Qu est-ce qu une constitution?

Plus en détail

REGLEMENT DEPARTEMENTAL DES SERVICES DE RESTAURATION ET D HEBERGEMENT Collège Joseph PEYRE à Garlin

REGLEMENT DEPARTEMENTAL DES SERVICES DE RESTAURATION ET D HEBERGEMENT Collège Joseph PEYRE à Garlin REGLEMENT DEPARTEMENTAL DES SERVICES DE RESTAURATION ET D HEBERGEMENT Collège Joseph PEYRE à Garlin Vu les articles L.213-2 et L.421-23 II du code de l Education qui confient aux départements la compétence

Plus en détail

LA SCOLARISATION À LA MAISON. Orientations

LA SCOLARISATION À LA MAISON. Orientations LA SCOLARISATION À LA MAISON Orientations Gouvernement du Québec Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport, 2010 ISBN 978-2-550-57703-4 (PDF) Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du

Plus en détail

1-2 octobre 2014. Canopé Grenoble / Centre de jeunesse Autrans

1-2 octobre 2014. Canopé Grenoble / Centre de jeunesse Autrans 1-2 octobre 2014 Canopé Grenoble / Centre de jeunesse Autrans Les assistants en France Environ 4500 assistants de langue en France cette année, 256 à Grenoble. 15 langues enseignées. 50 pays représentés.

Plus en détail

Les dossiers de l enseignement scolaire. l Éducation nationale et la formation professionnelle en France

Les dossiers de l enseignement scolaire. l Éducation nationale et la formation professionnelle en France Les dossiers de l enseignement scolaire 2010 l Éducation nationale et la formation professionnelle en France ministère éducation nationale L Éducation nationale et la formation professionnelle en France

Plus en détail

SOMMAIRE ENSEIGNER : UNE AMBITION POUR SOI, UNE AMBITION POUR LA FRANCE CONCOURS DE RECRUTEMENT 2014 : LES RÉPONSES À VOS QUESTIONS

SOMMAIRE ENSEIGNER : UNE AMBITION POUR SOI, UNE AMBITION POUR LA FRANCE CONCOURS DE RECRUTEMENT 2014 : LES RÉPONSES À VOS QUESTIONS SOMMAIRE ENSEIGNER : UNE AMBITION POUR SOI, UNE AMBITION POUR LA FRANCE DEVENIR ENSEIGNANT : LES NOUVEAUTÉS ENQUÊTE : LES FRANÇAIS ET LE MÉTIER D ENSEIGNANT CONCOURS DE RECRUTEMENT 2014 : LES RÉPONSES

Plus en détail

Les obstacles : Solutions envisageables :

Les obstacles : Solutions envisageables : 1. Quels sont les obstacles auxquels les citoyens européens doivent faire face dans l exercice de leurs droits? Que pourrait-on faire pour alléger ces obstacles? Les obstacles : Tout d abord, il y a un

Plus en détail

Commission de la Formation et de la Vie Universitaire

Commission de la Formation et de la Vie Universitaire Commission de la Formation et de la Vie Universitaire Séance du 11 mars 2014 Point 5 de l ordre du jour Règles générales relatives aux modalités d évaluation des étudiants en Licence et en Master pour

Plus en détail

Une école qui répond aux défis du futur. Information concernant la Loi sur l enseignement obligatoire. Votation cantonale du 4 septembre 2011

Une école qui répond aux défis du futur. Information concernant la Loi sur l enseignement obligatoire. Votation cantonale du 4 septembre 2011 département de la formation, de la jeunesse Et de la CUltUrE Information concernant la Loi sur l enseignement obligatoire Contre-projet du Conseil d Etat et du Grand Conseil à l initiative «Ecole 2010»

Plus en détail

Le Livret du Citoyen

Le Livret du Citoyen Le Livret du Citoyen Bienvenue à l âge de la majorité! Vous venez d avoir 18 ans et à l occasion de la remise de votre carte d électeur, l État vous présente vos droits et devoirs ainsi que les principes

Plus en détail

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Loi n 99-05 du 18 Dhou El Hidja 1419 Correspondant au 4 avril 1999portant loi d orientation

Plus en détail

RECUEIL DE LEGISLATION. S o m m a i r e. S o m m a i r e EAUX DE BAIGNADE. BANQUE DE DONNéES CONCERNANT LES élèves

RECUEIL DE LEGISLATION. S o m m a i r e. S o m m a i r e EAUX DE BAIGNADE. BANQUE DE DONNéES CONCERNANT LES élèves MEMORIAL Journal Officiel du Grand-Duché de Luxembourg 725 1623 MEMORIAL Amtsblatt des Großherzogtums Luxemburg RECUEIL DE LEGISLATION A N 55 110 22 2 mai avril 2009 2013 S o m m a i r e S o m m a i r

Plus en détail

PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET

PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET 2/LES INTENTIONS EDUCATIVES 3/ LES VALEURS PRINCIPALES 4/ LES ACTEURS EDUCATIFS, LEUR CHAMPS D INTERVENTION ET LES

Plus en détail

L éducation au Bénin : «Nous étions aveugles, maintenant, nous commençons à y voir clair!»

L éducation au Bénin : «Nous étions aveugles, maintenant, nous commençons à y voir clair!» L éducation au Bénin : «Nous étions aveugles, maintenant, nous commençons à y voir clair!» Richard Gerster* Le nombre des élèves augmente rapidement au niveau primaire. Au Bénin, un pays d Afrique de l

Plus en détail

Charte des laïcs de l Assomption de Québec

Charte des laïcs de l Assomption de Québec Charte des laïcs de l Assomption de Québec, version au 12 juin 2009, page 1/5 Charte des laïcs de l Assomption de Québec Chapitre 1 er : Notre Esprit 1. Avènement du Règne de Dieu en nous et autour de

Plus en détail

Voyage d étude aux Pays-Bas du 31 mai au 10 juin 2010

Voyage d étude aux Pays-Bas du 31 mai au 10 juin 2010 Voyage d étude aux Pays-Bas du 31 mai au 10 juin 2010 Isabelle Lieveloo, IA-IPR Lettres, Académie de Montpellier Introduction Ce voyage d étude qui s est déroulé du 31 mai au 10 juin m a permis de rencontrer

Plus en détail

Prise de position de l initiative des villes pour la formation quant à la politique de formation. La ville fait école

Prise de position de l initiative des villes pour la formation quant à la politique de formation. La ville fait école Prise de position de l initiative des villes pour la formation quant à la politique de formation La ville fait école Avant-propos Barbara Eberhard Conseillère municipale, St-Gall Direction école et sport

Plus en détail

OFFRES D OPTIONS. DP3 Découverte Professionnelle 3h Langues anciennes SEA Section Européenne Anglais SED Section Européenne Allemand

OFFRES D OPTIONS. DP3 Découverte Professionnelle 3h Langues anciennes SEA Section Européenne Anglais SED Section Européenne Allemand OFFRES D OPTIONS DP3 Découverte Professionnelle 3h Langues anciennes SEA Section Européenne Anglais SED Section Européenne Allemand Option DP3 Qu est-ce que la DP3? La DP3 est une option de Découverte

Plus en détail

Paris a-t-elle la grosse tête?

Paris a-t-elle la grosse tête? Paris a-t-elle la grosse tête? Magazine français traduit en anglais pour les touristes Paris Capitale Hors-Série. N 1008 du 12 juillet 2010. La France vue par les parisiens http://www.dailymotion.com/video/x6pg5r_pub-le-parisien-et-les-japonais_fun

Plus en détail

GEORGES-HENRI LUQUET ET LA FRANC-MAÇONNERIE.

GEORGES-HENRI LUQUET ET LA FRANC-MAÇONNERIE. GEORGES-HENRI LUQUET ET LA FRANC-MAÇONNERIE. Nous tenons à exprimer nos plus vifs remerciements à Irène Mainguy, Pierre Mollier et Georges Odo pour leur aide précieuse, et pour nous avoir autorisé à publier

Plus en détail

PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2014-2017 MASTER «SCIENCES DES RELIGIONS ET SOCIÉTÉS» ENSEIGNEMENT À DISTANCE

PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2014-2017 MASTER «SCIENCES DES RELIGIONS ET SOCIÉTÉS» ENSEIGNEMENT À DISTANCE PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS 2014-2017 MASTER «SCIENCES DES RELIGIONS ET SOCIÉTÉS» ENSEIGNEMENT À DISTANCE - Judaïsme - Christianisme - Islam - Laïcité - Histoire - Éthique - Épistémologie - Langue - Sociologie

Plus en détail

Eléments de présentation du projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture par le Conseil supérieur des programmes

Eléments de présentation du projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture par le Conseil supérieur des programmes Eléments de présentation du projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture par le Conseil supérieur des programmes Le projet de socle de connaissances, de compétences et de culture,

Plus en détail

NOTICE POUR LE CONTRAT D APPRENTISSAGE

NOTICE POUR LE CONTRAT D APPRENTISSAGE NOTICE POUR LE CONTRAT D APPRENTISSAGE Cerfa FA14 Avant de conclure un contrat d apprentissage, renseignez-vous sur les règles applicables au contrat ainsi que les dispositions particulières prévues dans

Plus en détail

LICENCE MODALITES DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES 2014 2015

LICENCE MODALITES DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES 2014 2015 LICENCE Domaine : ARTS, LETTRES, LANGUES Mention : ARTS DU SPECTACLE Tronc commun : L1-L2-L3 Parcours : Spectacle et musique Numéro d accréditation : [20140588] Régime : formation initiale et formation

Plus en détail

LYCEE GRANDMONT Avenue de Sévigné 37000 TOURS Tel : 02.47.48.78.78 Fax : 02.47.48.78.79 Site : www.grandmont.fr

LYCEE GRANDMONT Avenue de Sévigné 37000 TOURS Tel : 02.47.48.78.78 Fax : 02.47.48.78.79 Site : www.grandmont.fr LYCEE GRANDMONT Avenue de Sévigné 37000 TOURS Tel : 02.47.48.78.78 Fax : 02.47.48.78.79 Site : www.grandmont.fr Dans un parc de 17 ha 2160 élèves 560 internes 9 sections post-bac 21 classes de terminale

Plus en détail

Les services en ligne

Les services en ligne X Les services en ligne (ressources partagées, cahier de texte numérique, messagerie, forum, blog ) Extrait de l étude «Le développement des usages des TICE dans l enseignement secondaire», 2005-2008 SDTICE

Plus en détail

Le statut des agents de la fonction publique : expérience du Burkina Faso

Le statut des agents de la fonction publique : expérience du Burkina Faso Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA) Le statut des agents de la fonction publique : expérience du Burkina Faso Quels statuts pour motiver les personnels et soutenir les efforts de développement

Plus en détail

Offrez un avenir international à vos enfants

Offrez un avenir international à vos enfants E I B : UNE ECOLE INTERNATIONALE BILINGUE MATERNELLE PRIMAIRE u COLLÈGE Dans la lignée de l Ecole Internationale Bilingue d Angers, le Collège accueille vos enfants dès la 6ème dans un environnement sain

Plus en détail

SAINT JULIEN EN GENEVOIS

SAINT JULIEN EN GENEVOIS SAINT JULIEN EN GENEVOIS PROJET EDUCATIF ENFANCE-JEUNESSE Préambule Le service enfant jeunesse a une mission éducative et de prévention sociale auprès des enfants et des jeunes. (3-18 et jeunes adultes).

Plus en détail

Réunion de présentation. Avril 2015

Réunion de présentation. Avril 2015 Réunion de présentation Avril 2015 Points abordés 1. L environnement 2. L équipe 3. La pédagogie et le fonctionnement de l établissement 4. Après la 3 ème? 5. Questions L environnement 12, chaussée Jules

Plus en détail

LES ECHOS DE SAINT-MAURICE Edition numérique

LES ECHOS DE SAINT-MAURICE Edition numérique LES ECHOS DE SAINT-MAURICE Edition numérique Déclaration concernant la promotion parmi les jeunes des idéaux de paix, de respect mutuel et de compréhension entre les peuples (Droit des enfants et des jeunes)

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

LE LIEN ARMEE NATION. Réflexions et production du Trinôme de Créteil. Michel Gauvin, délégué de l association Paris Ile-de-France des Auditeurs

LE LIEN ARMEE NATION. Réflexions et production du Trinôme de Créteil. Michel Gauvin, délégué de l association Paris Ile-de-France des Auditeurs LE LIEN ARMEE NATION Réflexions et production du Trinôme de Créteil Michel Gauvin, délégué de l association Paris Ile-de-France des Auditeurs de l IHEDN Le trinôme de Créteil : un pilote Journées de formation

Plus en détail

Intervention de M. de Lamotte, président de la section sur l école et son interdépendance avec le marché

Intervention de M. de Lamotte, président de la section sur l école et son interdépendance avec le marché XXIII ème Assemblée régionale Europe Erevan, Arménie 3 au 7 mai 2010 Intervention de M. de Lamotte, président de la section sur l école et son interdépendance avec le marché Section Belgique/Communauté

Plus en détail

SOMMAIRE. I. Questions relatives aux métier, rôles, fonctions. L obtention du CAP Petite Enfance est-elle une condition pour devenir ATSEM?...

SOMMAIRE. I. Questions relatives aux métier, rôles, fonctions. L obtention du CAP Petite Enfance est-elle une condition pour devenir ATSEM?... SOMMAIRE I. Questions relatives aux métier, rôles, fonctions 1 Quelles ont été les évolutions importantes du métier d ATSEM?... 15 2 Comment devient-on ATSEM?... 16 3 L obtention du CAP Petite Enfance

Plus en détail

MASTER Mention MEEF. «Métiers de l Enseignement, l Education et la Formation Second Degré». Spécialité : HISTOIRE-GEOGRAPHIE

MASTER Mention MEEF. «Métiers de l Enseignement, l Education et la Formation Second Degré». Spécialité : HISTOIRE-GEOGRAPHIE MASTER Mention MEEF «Métiers de l Enseignement, l Education et la Formation Second Degré». Spécialité : HISTOIRE-GEOGRAPHIE Nouveau master mis en place à compter de septembre 2013 pour les M1. Pour le

Plus en détail

Mobilisation contre le décrochage scolaire. Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014

Mobilisation contre le décrochage scolaire. Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014 Mobilisation contre le décrochage scolaire Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014 Mercredi 8 janvier 2014 SOMMAIRE Introduction : la Nation mobilisée contre le

Plus en détail

Égalité des chances pour toutes et tous

Égalité des chances pour toutes et tous Égalité des chances pour toutes et tous L égalité des chances pour toutes les personnes vivant en Suisse et un des piliers centraux d une société juste et solidaire. L égalité des chances signifie d abord

Plus en détail

Compensation. Mots-clés de l aide à l autonomie

Compensation. Mots-clés de l aide à l autonomie Mots-clés de l aide à l autonomie Compensation Aide ou ensemble d aides de toute nature apportées à une personne subissant des altérations substantielles et durables de son état physique, intellectuel

Plus en détail

1. Décret exécutif n 09-18 du 20 Janvier 2009, modifié et complété, fixant la réglementation relative à l'exercice de la profession d'agent

1. Décret exécutif n 09-18 du 20 Janvier 2009, modifié et complété, fixant la réglementation relative à l'exercice de la profession d'agent Ministère de l Habitat et de l Urbanisme Direction Générale de l Habitat et de la Construction Direction de la Gestion Immobilière Sous Direction de la Préservation du Patrimoine Immobilier Synthèse des

Plus en détail

Septembre 2012 : Document validé par le service des ressources humaines et le service juridique du Rectorat de l Académie de Strasbourg

Septembre 2012 : Document validé par le service des ressources humaines et le service juridique du Rectorat de l Académie de Strasbourg Académie de Strasbourg Groupe Professionnel de Secteur CPE Colmar Septembre 2012 : Document validé par le service des ressources humaines et le service juridique du Rectorat de l Académie de Strasbourg

Plus en détail

Philosophie. Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés

Philosophie. Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés Institut Catholique de Paris Service Communication Fiche Filière / parcours Philosophie Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés Collection «Orientation à l ICP : Fiches

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive Strasbourg, 7 août 2009 EPAS(2009)19rév DOCUMENT DE TRAVAIL Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive «Qui joue loyalement est toujours gagnant.»

Plus en détail

VIE ASSOCIATIVE ORGANISATION D ACTIVITES FACULTATIVES GESTION DE FONDS DANS LES ECOLES

VIE ASSOCIATIVE ORGANISATION D ACTIVITES FACULTATIVES GESTION DE FONDS DANS LES ECOLES Office central de la coopération à l école de Seine Saint Denis. 63 allée du colonel Fabien, 93320 Pavillons sous Bois Tel : 08.70.59.93.94 Tel/Fax : 01.48.50.27.10 Mail : ad93@occe.coop VIE ASSOCIATIVE

Plus en détail

L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse

L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse Institut de la jeunesse Madrid Les débuts de toute chose sont toujours petits. Cicéron La

Plus en détail

Projet Pédagogique. - Favoriser la curiosité intellectuelle par le partage des connaissances, des cultures et des échanges.

Projet Pédagogique. - Favoriser la curiosité intellectuelle par le partage des connaissances, des cultures et des échanges. Projet Pédagogique La scolarité vise à aborder les apprentissages en prenant en compte les compétences de chacun afin de permettre l épanouissement de tous. La communauté éducative propose donc un enseignement

Plus en détail

ANALYSE QUALITATIVE RESTREINTE

ANALYSE QUALITATIVE RESTREINTE Uniquement disponible sur le site web du CELV: http//www.ecml.at Document de référence 3: ANALYSE QUALITATIVE RESTREINTE Objet et méthode: Nous avons voulu comprendre au-delà des réponses au questionnaire

Plus en détail

Siège national. L'UNSA et internet. Les délégués du personnel. UNSA 21, rue Jules Ferry 93177 Bagnolet Cedex Tél : 01 48 18 88 00 Fax : 01 48 18 88 99

Siège national. L'UNSA et internet. Les délégués du personnel. UNSA 21, rue Jules Ferry 93177 Bagnolet Cedex Tél : 01 48 18 88 00 Fax : 01 48 18 88 99 Siège national UNSA 21, rue Jules Ferry 93177 Bagnolet Cedex Tél : 01 48 18 88 00 Fax : 01 48 18 88 99 L'UNSA et internet Le site web www.unsa.org Le courriel unsa@unsa.org page 2 les délégués du personnel

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

Règlement du concours de lutte contre les discriminations. «Discriminant Discriminé : et toi tu es quoi?»

Règlement du concours de lutte contre les discriminations. «Discriminant Discriminé : et toi tu es quoi?» Règlement du concours de lutte contre les discriminations «Discriminant Discriminé : et toi tu es quoi?» La Préfecture de région, le Rectorat de l Académie de Besançon et le Conseil Régional de Franche-

Plus en détail

P R O J E T E D U C AT I F. Association Espace Jeunesse

P R O J E T E D U C AT I F. Association Espace Jeunesse P R O J E T E D U C AT I F Association Espace Jeunesse I N T R O D U C T I O N Ce projet éducatif expose les orientations éducatives de l Association ESPACE JEUNESSE, chargée par la municipalité du Séquestre

Plus en détail

MASTER MEEF (METIERS DE L ENSEIGNEMENT DE L EDUCATION ET DE LA FORMATION) Diplôme d Etat. - 2 nd degré - Pratiques et ingénierie de formation

MASTER MEEF (METIERS DE L ENSEIGNEMENT DE L EDUCATION ET DE LA FORMATION) Diplôme d Etat. - 2 nd degré - Pratiques et ingénierie de formation DOSSIER D INSCRIPTION 2015-2016 MASTER MEEF (METIERS DE L ENSEIGNEMENT DE L EDUCATION ET DE LA FORMATION) Diplôme d Etat MENTIONS : - 1 er degré - 2 nd degré - Pratiques et ingénierie de formation Université

Plus en détail

Principes de gestion et leadership. Kaoutar Mdarhri Alaoui Chef de division de l observatoire de l emploi public MFPMA

Principes de gestion et leadership. Kaoutar Mdarhri Alaoui Chef de division de l observatoire de l emploi public MFPMA Principes de gestion et leadership Kaoutar Mdarhri Alaoui Chef de division de l observatoire de l emploi public MFPMA Sommaire Expérience du MFPMA en matière d institutionnalisation de l égalité entre

Plus en détail

Des conditions d accueil privilégiées au lycée Couperin

Des conditions d accueil privilégiées au lycée Couperin Pourquoi "oser la prépa ECE "? La CPGE ECE (classe préparatoire aux grandes écoles économique et commerciale voie économique) appelée aussi prépa HEC voie éco est un tremplin d accès aux grandes écoles

Plus en détail

PASS sports vacances. Sommaire

PASS sports vacances. Sommaire PASS sports vacances Sommaire PREAMBULE Article 1 : Modalités d inscription Article 2 : Modalités de fonctionnement Article 3 : Les infrastructures Article 4 : Tarification Article 5 : Sécurité et secours

Plus en détail

L Université Toulouse 1 Capitole et l Académie de Toulouse s engagent dans l accessibilité à l enseignement supérieur pour tous

L Université Toulouse 1 Capitole et l Académie de Toulouse s engagent dans l accessibilité à l enseignement supérieur pour tous Toulouse, le 7 mai 2013 Dossier de Presse L Université Toulouse 1 Capitole et l Académie de Toulouse s engagent dans l accessibilité à l enseignement supérieur pour tous Mardi 7 mai 2013 Signature d une

Plus en détail

Les prémices de l hygiène à l école (1802-1850).

Les prémices de l hygiène à l école (1802-1850). 1 Les prémices de l hygiène à l école (1802-1850). Séverine Parayre Université Paris V, sciences de l éducation, Doctorat histoire des pratiques corporelles 45 rue des Saints Pères 75006 Paris sparayre@free.fr

Plus en détail

13 NOVEMBRE 2007. Synthèse des contributions des militants MOUVEMENT DEMOCRATE sur proposition de la

13 NOVEMBRE 2007. Synthèse des contributions des militants MOUVEMENT DEMOCRATE sur proposition de la 13 NOVEMBRE 2007 Synthèse des contributions des militants MOUVEMENT DEMOCRATE sur proposition de la C H A R T E E T H I Q U E présentée par François Bayrou au Forum des Démocrates Seignosse 13-16 septembre

Plus en détail

Le regroupement d assistantes maternelles

Le regroupement d assistantes maternelles Mois AAAA Juillet 2009 En bref L objectif de cette fiche est de présenter, de manière synthétique, une des propositions énoncées par Michèle Tabarot, Députée des Alpes Maritimes, dans le rapport publié

Plus en détail

LE RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE

LE RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE LE RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE Ce qui définit «le changement» préscolaire primaire secondaire Gouvernement du Québec Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport, 2005-05-00511 ISBN 2-550-45274-7 (version

Plus en détail

CHAPITRE IV. ENSEIGNEMENT SECONDAIRE TECHNIQUE

CHAPITRE IV. ENSEIGNEMENT SECONDAIRE TECHNIQUE CHAPITRE IV. ENSEIGNEMENT SECONDAIRE TECHNIQUE ORGANISATION GÉNÉRALE ÉTUDES ET PÉDAGOGIE GÉNÉRALITÉS PROMOTION EXAMENS ET DIPLÔMES ÉLÈVES (voir: Chapitre III. Enseignement secondaire) PERSONNEL (voir:

Plus en détail

Documents nécessaires pour l inscription

Documents nécessaires pour l inscription Documents nécessaires pour l inscription Annexe 2 Le dossier administratif et le dossier médical complets doivent être obligatoirement déposés au secrétariat de l école avant le 15 septembre 2013 (prendre

Plus en détail

Grande Loge Féminine de France

Grande Loge Féminine de France ... La transformation du monde commence par la construction de soi... Grande Loge Féminine de France DOSSIER DE PRESSE Contact presse : 33(0)1 71 04 58 14 courriel : communication@glff.org Site : www.glff.org

Plus en détail

Projet d école 2014-2018. Guide méthodologique

Projet d école 2014-2018. Guide méthodologique Projet d école 2014-2018 Guide méthodologique 1 SOMMAIRE INTRODUCTION... 3 LES TEXTES DE REFERENCES... 4 LES ETAPES D ELABORATION DU PROJET D ECOLE... 4 ETAPE 1 : BILAN DU PROJET, DIAGNOSTIC... 5 1. LE

Plus en détail