Fondements de la relation d aide

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Fondements de la relation d aide"

Transcription

1 Fondements de la relation d aide De l humain à la relation d aide Principes fondateurs Attitudes thérapeutiques Questions thérapeutiques Cadres de pratique 1

2 2

3 Le counseling Le counseling est né aux États-Unis au début du 20 è siècle en réponse à l industrialisation massive et les problèmes sociaux qu elle pouvait engendrer. Le véritable essor de ce mouvement s effectue avec Carl ROGERS à travers son approche centrée sur la personne. En 1987, l Organisation Mondiale de la Santé recommande le counseling comme méthode la plus adaptée pour faire face aux nombreuses menaces de l épidémie de l infection par le VIH. En France, la psychologue Catherine TOURETTE-TURGIS a développé ce mouvement. 3

4 Le counseling Confrontée à de nombreux problèmes dans tous les domaines, notre société est face à l urgence de former des professionnels aux métiers de la relation d aide, de l accompagnement, de la médiation ou du counseling. La médecine, la psychiatrie ou la psychothérapie ne sont pas toujours adaptées, voire nécessaires à la résolution ou à l amélioration de certaines situations... 4

5 Le counseling L objet du counseling est d apporter une aide, une facilitation, une médiation à une personne ou un groupe. 5

6 Le counseling Le counseling est d abord une relation humaine qui se pratique là où se rencontrent les problèmes, dans leur contexte, en situation, car c est la situation qui est cause du symptôme. Par exemple, une structure associative dont le but est de favoriser la réinsertion sociale (chantiers de réinsertion) accueille une population dont les problèmes dépassent largement celui de l emploi et sont de tout ordre... 6

7 Le counseling Il ne s agit pas de devenir une sorte de psychothérapeute, mais plutôt d être formé à la relation d aide pour prendre en compte la dimension humaine de son travail et tenter de résoudre une part non négligeable des difficultés qui se présentent chaque jour. L écoute et la compréhension de la personne en difficulté peuvent permettre de désamorcer les conflits. 7

8 Le counseling Les avantages du travail en groupe sont de permettre l identification projective et le feedback, qui favorisent la prise de conscience et le changement. Les personnes qui constituent le groupe partagent le même problème, même si elles le vivent individuellement différemment... 8

9 Le counseling Le groupe offre la possibilité de réaliser que d autres ressentent la même chose que soi. Cela pouvant se partager dans l écoute, sans jugement et dans la tolérance. Les participants ont donc la sensation d être vraiment compris par d autres personnes qui vivent le même problème. 9

10 Le counseling Chacun a la possibilité d exprimer à un groupe restreint ce qu il vit au quotidien dans un groupe plus grand qui est celui de la société. 10

11 Introduction à la relation d aide La relation d aide se définit comme une rencontre entre deux personnes ou un groupe de personnes, qui favorise l aide et le soutien, dans le respect des trois dimensions biologique, psychologique et spirituelle de l être humain. 11

12 (...) des relations dans lesquelles l un au moins des protagonistes cherche à favoriser chez l autre la croissance, le développement de la maturité, un meilleur fonctionnement, et une plus grande capacité à affronter la vie. On pourrait définir la relation d aide comme une situation dans laquelle l un des participants cherche à favoriser une appréciation plus grande des ressources latentes internes de l individu, ainsi qu une plus grande possibilité d expression et un meilleur usage fonctionnel de ses ressources. Carl ROGERS (psychologue) 12

13 Comment créer une relation d aide? 13

14 Comment créer une relation d aide? Carl ROGERS propose un check-list indispensable à la mise en place d une relation d aide. 14

15 Puis-je arriver à être perçu comme digne de confiance? Être digne de confiance fait référence à la capacité d être soi, d être ce que l on est vraiment au lieu d être une représentation de ce que l on pense que l autre souhaite. C est lorsqu un être est réel qu il est alors perçu comme digne de confiance, parce que le fait qu il soit est sécurisant. 15

16 Puis-je communiquer sans ambiguïté l image de la personne que je suis? Cette question est corrélée à la première. Lorsque je suis capable d une relation d aide avec moi-même, je suis capable d en établir une avec un tiers. Cela veut dire que je suis à l écoute de ce que je ressens du patient. Suis-je agacé? Suis-je tendu? Si je suis conscient de ce que je ressens, il m est possible de poursuivre mon évolution et j ai moins de risque de communiquer un malaise au patient et mettre la relation en échec. 16

17 17

18 Suis-je capable d éprouver des attitudes positives envers l autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect? L habitude la plus rencontrée dans une relation professionnelle, qu elle qu elle soit, est de la vivre avec une forme de distance qui préserve de la peur d être en difficulté par la suite. Cette relation risque de devenir impersonnelle et finalement sans intérêt pour le patient. Peut-on confier les choses les plus personnelles à une personne que l on sent distante? 18

19 Suis-je capable d éprouver des attitudes positives envers l autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect? Peut-on se sentir compris et totalement accepté lorsque l on ne perçoit ni chaleur, ni attention, ni affection? 19

20 Faire l expérience d une relation empreinte de chaleur, d affection et d intérêt ne peut mettre en danger lorsqu elle est respectueuse et authentique. Carl ROGERS (psychologue) 20

21 Suis-je capable d éprouver des attitudes positives envers l autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect? Cela n exclut pas que toute relation thérapeutique comporte des limites définies par un code de déontologie et une éthique personnelle. 21

22 Puis-je avoir une personnalité assez forte pour être indépendant de l autre? Être indépendant de l autre signifie que j ai une personnalité assez forte pour ne pas me confondre avec l autre, rester moi-même, différent de l autre, quelles que soient la souffrance et l émotion qu il exprime. Suis-je assez fort pour ne pas être déprimé par sa dépression, angoissé par son angoisse? 22

23 Puis-je avoir une personnalité assez forte pour être indépendant de l autre? Lorsque je reste moi-même, indépendant de ce que j écoute, je suis capable d accompagner l autre, car je n ai pas peur de me perdre. C est une force que le patient ressent et qui le sécurise. 23

24 Ma sécurité interne est-elle assez forte pour lui permettre d être indépendant? Cette question est elle aussi fortement corrélée à la précédente. Il faut se demander si l on peut être capable de laisser la personne être vraiment ce qu elle est, différente de moi. Suis-je déçu qu il ne suive pas mes conseils? Suis-je heureux de le voir développer sa personnalité, même différente de la mienne? 24

25 Puis-je me permettre d entrer complètement dans l univers des sentiments d autrui et de ses conceptions personnelles et les voir sous le même angle que lui? Comprendre signifie prendre avec, comprendre en partie une personne lui renvoie le sentiment de n être pas compris du tout. Tenter de comprendre le mieux possible quelqu un nécessite de rentrer dans son univers, en faisant abstraction de son propre univers de référence. 25

26 Puis-je me permettre d entrer complètement dans l univers des sentiments d autrui et de ses conceptions personnelles et les voir sous le même angle que lui? Lorsque je suis apte à reformuler * clairement ce que l autre a souhaité exprimer, même de manière vague, confuse, je lui procure alors une aide réelle à ce que soit plus clair pour lui, et le sentiment qu il est vraiment compris. 26

27 Suis-je capable d accepter toutes les facettes que me présente cette personne? Puis-je la prendre comme elle est? Lorsque le thérapeute a une difficulté à accepter le patient tel qu il est, il met en place une relation qui ne peut permettre le changement. L aidant communique ce manque d acceptation. Il suffit d un geste, d un regard, d une parole que le ton trahit, pour que le patient sente le refus d une part de sa personnalité. Il est alors souvent trop tard pour que cette relation redevienne thérapeutique. 27

28 Suis-je capable d agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace? Pour pouvoir affronter en lui-même des conflits qui lui paraissent menaçants, l individu a besoin de ne rencontrer aucune menace extérieure. Le ton de la voix, son volume, le choix d un mot qui outrepasse ce que ressent le patient, sont autant de détails qui peuvent représenter une menace. 28

29 Puis-je le libérer de la peur d être jugé par les autres? Nous passons beaucoup de temps dans l enfance, et sans doute toute notre vie, à être évalué. À l école, à la maison, avec des approbations et des désapprobations : C est bien, ce n est pas bien... 29

30 Puis-je le libérer de la peur d être jugé par les autres? Évaluer * la personne que l on a en face de soi ne favorise pas le développement de la personnalité. L évaluation positive est tout aussi peu recommandée, car elle représente finalement le risque de son contraire. Si je suis jugé positivement, alors quand le serai-je négativement? 30

31 Plus je peux maintenir une relation sans jugement de valeur, plus cela permettra à l autre personne d atteindre le point où elle reconnaîtra que le lieu du jugement, le centre de la responsabilité, réside en luimême. Carl ROGERS (psychologue) 31

32 Puis-je le libérer de la peur d être jugé par les autres? Il est toutefois possible de partager une joie avec le patient lorsque celui-ci exprime, par exemple, son bonheur d avoir réussi à vaincre une angoisse. Il s agit alors de partage et non d évaluation. 32

33 Suis-je capable de voir cet autre individu comme une personne qui est en devenir ou vais-je être ligoté par son passé et par le mien? Il est question ici de la façon dont je perçois l autre et la façon dont je le traite. Je peux l enfermer dans les limites de son handicap ou de sa pathologie, ou l entrevoir comme un être en devenir et ouvrir le champ de ma vision. 33

34 Si j accepte l autre comme quelque chose de figé, déjà diagnostiqué et classé, déjà formé par son passé, je contribue à confirmer cette hypothèse limitée. Si je l accepte comme processus de devenir, alors je fais ce que je peux pour confirmer ou réaliser ses potentialités. Carl ROGERS (psychologue) 34

35 Suis-je capable de voir cet autre individu comme une personne qui est en devenir ou vais-je être ligoté par son passé et par le mien? Carl ROGERS a souvent insisté sur le fait que les relations thérapeutiques ne sont qu une forme de relation interpersonnelle. La famille ne serait-elle pas différente si nous prenions réellement le temps d écouter nos enfants, en toute conscience qu ils sont et que je suis différent d eux? Les laisser exprimer dès leur plus jeune âge leurs émotions? Les laisser jouer? 35

36 36

37 Le poids de la famille! 37

38 Le contraire du jeu, ce n est pas le travail. C est la dépression. Brian Sutton-Smith Université de Pennsylvanie (USA) 38

39 39

40 Suis-je capable de voir cet autre individu comme une personne qui est en devenir ou vais-je être ligoté par son passé et par le mien? Nos relations sur notre lieu de travail ne seraient-elles pas plus performantes si nous avions la possibilité de communiquer de façon authentique? 40

41 41

42 Suis-je capable de voir cet autre individu comme une personne qui est en devenir ou vais-je être ligoté par son passé et par le mien? Les enseignants chargés de l apprentissage de nos enfants ne seraientils pas plus à l aise de pouvoir partager de la chaleur, de l attention, de l intérêt, de l affection et du respect? 42

43 d n i o s e B! n o i t n e t at 43

44 Si nous essayons de réfléchir pour comprendre notre tâche d administrateurs, de professeurs, de conseillers pédagogiques, de conseillers d orientation, de psychothérapeutes, nous nous attaquerons au vrai problème qui déterminera le devenir de cette planète. Carl ROGERS (psychologue) 44

Bases théoriques de la relation d aide

Bases théoriques de la relation d aide Bases théoriques de la relation d aide UE 4.2 S3 Soins relationnels Promotion 2012-2015 mercredi 18 septembre 13 1 1. La relation d aide: origine et développement 2. Définition de la relation d aide 3.

Plus en détail

L INFORMATION DU PATIENT, UNE NECESSITE DIFFICILE A METTRE EN ŒUVRE. Céline DEGASNE LORCY Psychologue clinicienne CHU de Rennes

L INFORMATION DU PATIENT, UNE NECESSITE DIFFICILE A METTRE EN ŒUVRE. Céline DEGASNE LORCY Psychologue clinicienne CHU de Rennes L INFORMATION DU PATIENT, UNE NECESSITE DIFFICILE A METTRE EN ŒUVRE Céline DEGASNE LORCY Psychologue clinicienne CHU de Rennes LA PARTICULARITE DE LA RELATION SOIGNANT/SOIGNE UNE SITUATION DE CRISE LES

Plus en détail

ESTIME DE SOI. Quelques repères théoriques

ESTIME DE SOI. Quelques repères théoriques ESTIME DE SOI L école n est pas une nécessité naturelle pour l enfant mais il y trouve une aide et une compréhension du monde qui l entoure et des réponses aux questions qui naissent en lui. Cependant

Plus en détail

1. INTRODUCTION TABLE DES MATIÈRES UTILISATION PRINCIPE... 10

1. INTRODUCTION TABLE DES MATIÈRES UTILISATION PRINCIPE... 10 1. INTRODUCTION... 3 2. TABLE DES MATIÈRES... 4 3. UTILISATION... 9 4. PRINCIPE... 10 5. PROCESSUS D ORIENTATION... 11 5.1 Processus d orientation (1 e étape)... 11 5.2 Processus d orientation (2 e étape)...

Plus en détail

SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ACTIVITÉ POUR LES GROUPES DE JEUNES DE 10 À 12 ANS

SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ACTIVITÉ POUR LES GROUPES DE JEUNES DE 10 À 12 ANS ? SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ACTIVITÉ POUR LES GROUPES DE JEUNES DE 10 À 12 ANS ÉNONCÉ 1 On peut affirmer qui on est de plusieurs façons, pas seulement en s exprimant verbalement. VRAI OU

Plus en détail

CONCEPTS EN RELATION D AIDE

CONCEPTS EN RELATION D AIDE CONCEPTS EN RELATION D AIDE Les 3 attitudes fondamentales Les modes d intervention Les situations de crises IFSI Charles FOIX 1 I)LES 3 ATTITUDES FONDAMENTALES EN RA Empathie C est la vraie capacité de

Plus en détail

La médiation par les pairs

La médiation par les pairs Service de médiation 6, Rue du Cygne 57100 THIONVILLE 03 82 53 05 06 La médiation par les pairs PETIT HISTORIQUE DE LA MEDIATION PAR LES PAIRS Années 70 aux U.S.A.: programmes de gestion des conflits pour

Plus en détail

La relation soignant-soigné

La relation soignant-soigné La relation soignant-soigné UE 1.1 S1 Octobre 2010 C. DEBERGÉ PLAN 1. Intention pédagogique 2. Référentiel de compétences 3. Définition et réflexions 4. Une nécessaire relation pour rester humain 5. Une

Plus en détail

Avoir confiance en lui

Avoir confiance en lui Avoir confiance en lui Bioviva : à la découverte de Soi et du Monde Chers parents, grands-parents, éducateurs et enseignants, Vous souhaitez aider votre enfant à bien grandir et s accomplir. Nombreux sont

Plus en détail

MÉDIATION ASSERTIVITÉ FORMATIONS 2014 GESTION DES ÉMOTIONS ÉCOUTE

MÉDIATION ASSERTIVITÉ FORMATIONS 2014 GESTION DES ÉMOTIONS ÉCOUTE NÉGOCIATION MÉDIATION GESTION DES ÉMOTIONS ASSERTIVITÉ ÉCOUTE FORMATIONS 2014 > Développer son intelligence émotionnelle > L affirmation de soi (assertivité) > Techniques de négociation > La médiation

Plus en détail

L ANNONCE D UNE MAUVAISE NOUVELLE. Dr Philippe 36 La Gourmandine 18 octobre 2012

L ANNONCE D UNE MAUVAISE NOUVELLE. Dr Philippe 36 La Gourmandine 18 octobre 2012 L ANNONCE D UNE MAUVAISE NOUVELLE Dr Philippe COLOMBAT @FMC 36 La Gourmandine 18 octobre 2012 Les enjeux de l annonce «Annoncer à qqn qui n a pas envie de l entendre qqch qu on n a pas envie de lui dire»

Plus en détail

ENJEUX, POSTURES ET MEDIATION DE L AVS F. FONDEVILLE CRFMS ERASME

ENJEUX, POSTURES ET MEDIATION DE L AVS F. FONDEVILLE CRFMS ERASME ENJEUX, POSTURES ET MEDIATION DE L AVS F. FONDEVILLE CRFMS ERASME 1 LA FONCTION D AVS Différentes dimension de la fonction : affective de réassurance, technique d assistance, sociale de médiation (PUIG,

Plus en détail

Un perte d estime de soi Un devoir d estime de soi Une dette d estime de soi. Catherine Tourette-Turgis, MCU

Un perte d estime de soi Un devoir d estime de soi Une dette d estime de soi. Catherine Tourette-Turgis, MCU Un perte d estime de soi Un devoir d estime de soi Une dette d estime de soi Catherine Tourette-Turgis, MCU Depuis les dernières décennies, les études sur le concept de soi et l estime personnelle se sont

Plus en détail

La liberté de pensée est indépendante de la liberté d agir.

La liberté de pensée est indépendante de la liberté d agir. C O R R I G É Éléments d analyse NOTIONS EN JEU La liberté; l État; la société; autrui. THÈSE ADVERSE La liberté de pensée est indépendante de la liberté d agir. PROCÉDÉ D ARGUMENTATION L auteur s appuie

Plus en détail

Comment faire pire en croyant faire bien?

Comment faire pire en croyant faire bien? Comment faire pire en croyant faire bien? Par Katryn DRIFFIELD Psychologue Clinicienne 47è journées d Études de l A.F.D.N Reims, le Vendredi 5 juin 2009 Un peu d humour pour commencer Le poids des mots

Plus en détail

MÉDIATION ET GESTION DES CONFLITS. 15 Décembre 2011 FIA-ISM Eligi Formation - Paris

MÉDIATION ET GESTION DES CONFLITS. 15 Décembre 2011 FIA-ISM Eligi Formation - Paris MÉDIATION ET GESTION DES CONFLITS 15 Décembre 2011 FIA-ISM Eligi Formation - Paris Sommaire 2 La communication : définition et principes Le conflit : définition, causes, comportement La médiation : définition

Plus en détail

Résumé Hassan Rahioui

Résumé Hassan Rahioui Résumé Les mutations sociales actuelles déstabilisent nos modes de relation, si bien que face à des événements stressants, faute d un soutien réel ou supposé, des individus «craquent». Dans ce contexte,

Plus en détail

SARAH FAMERY LE POUVOIR DE L EMPATHIE. Comment obtenir le meilleur et éviter le pire? ISBN : Groupe Eyrolles, 2014

SARAH FAMERY LE POUVOIR DE L EMPATHIE. Comment obtenir le meilleur et éviter le pire? ISBN : Groupe Eyrolles, 2014 SARAH FAMERY LE POUVOIR DE L EMPATHIE Comment obtenir le meilleur et éviter le pire?, 2014 ISBN : 978-2-212-55938-5 Introduction L empathie, une «compétence» Il peut sembler paradoxal d évoquer l empathie

Plus en détail

PAYETTE A., CHAMPAGNE C., Le groupe de codéveloppement professionnel, Presses de l Université du Québec, 1997, page 16.

PAYETTE A., CHAMPAGNE C., Le groupe de codéveloppement professionnel, Presses de l Université du Québec, 1997, page 16. «Le groupe de codéveloppement professionnel est une approche de développement pour des personnes qui croient pouvoir apprendre les unes des autres afin d améliorer leur pratique. La réflexion effectuée,

Plus en détail

Matthieu Lustman Médecin généraliste Sociologue de la santé Membre de l UNPS

Matthieu Lustman Médecin généraliste Sociologue de la santé Membre de l UNPS Matthieu Lustman Médecin généraliste Sociologue de la santé Membre de l UNPS La complexité Le suicide : un triple échec Celui de l individu qui est dans une impasse, incapable de trouver d autres solutions

Plus en détail

L ENTRETIEN DANS L AIDE A L ORIENTATION FAIP 2012

L ENTRETIEN DANS L AIDE A L ORIENTATION FAIP 2012 L ENTRETIEN DANS L AIDE A L ORIENTATION FAIP 2012 SOMMAIRE I DEFINITION II - APPROCHE ROGERIENNE III LES ATTITUDES IV - LES VARIABLES DE L ENTRETIEN V- LES TECHNIQUES D ENTRETIEN VI - CONDUIRE UN ENTRETIEN

Plus en détail

QUELQUES DÉFINITIONS :

QUELQUES DÉFINITIONS : QUELQUES DÉFINITIONS : TROUBLE DE SANTÉ MENTALE : C est lorsqu une personne agit très différemment de sa façon habituelle et qu'elle présente une augmentation marquée de comportements bizarres qui durent

Plus en détail

LA MÉDIATION PAR LES PAIRS. Projet mis en place à partir de à l école élémentaire de l Aiguille Trèbes Circonscription de Carcassonne 3

LA MÉDIATION PAR LES PAIRS. Projet mis en place à partir de à l école élémentaire de l Aiguille Trèbes Circonscription de Carcassonne 3 LA MÉDIATION PAR LES PAIRS Projet mis en place à partir de 2013-2014 à l école élémentaire de l Aiguille Trèbes Circonscription de Carcassonne 3 Sommaire 1. Une médiation, c est quoi? 2. Contexte de notre

Plus en détail

ASP fondatrice documents administratifs - Groupes de parole. Groupes de parole

ASP fondatrice documents administratifs - Groupes de parole. Groupes de parole Groupes de parole Préambule Le groupe de parole est un des éléments essentiels d une association de bénévoles d'accompagnement. Il participe du soutien continu prévu à l article 2 de l annexe du décret

Plus en détail

Charte de l'association la découverte 22 mai 2016

Charte de l'association la découverte 22 mai 2016 Charte de l'association la découverte 22 mai 2016 Association respectueuse de l'homme et de son environnement Centre de ressources sur la bienveillance éducative Sommaire I L association...3 II Notre définition

Plus en détail

Détresse psychologique des personnes sourdes, malentendantes, devenues sourdes et/ou acouphéniques

Détresse psychologique des personnes sourdes, malentendantes, devenues sourdes et/ou acouphéniques Détresse psychologique des personnes sourdes, malentendantes, devenues sourdes et/ou acouphéniques Présentation de l étude Détresse psychologique des personnes sourdes et malentendantes ou devenues sourdes

Plus en détail

ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT RESTE EN CONTRÔLE ACTIVITÉ POUR LES GROUPES DE JEUNES SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE

ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT RESTE EN CONTRÔLE ACTIVITÉ POUR LES GROUPES DE JEUNES SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT RESTE EN CONTRÔLE SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ACTIVITÉ POUR LES GROUPES DE JEUNES DE 13 À 16 ANS ÉNONCÉ 1 Pour mieux affirmer qui on est, bien

Plus en détail

Programme éducatif. Garderie École Marie-Clarac

Programme éducatif. Garderie École Marie-Clarac Programme éducatif Garderie École Marie-Clarac 1 PROGRAMME ÉDUCATIF 1.1 Orientations générales de l établissement Permettre aux enfants de 3-4 ans de vivre dans un milieu chaleureux et stimulant afin qu

Plus en détail

Développer l estime de soi et la motivation chez les élèves

Développer l estime de soi et la motivation chez les élèves Germain Duclos Psychoéducateur et orthopédagogue Développer l estime de soi et la motivation chez les élèves Conférence Par : Germain Duclos Psychoéducateur et orthopédagogue 2 Germain Duclos, psychoéducateur

Plus en détail

Le processus de transmission transgénérationnelle. Objets et enjeux de la transmission familiale

Le processus de transmission transgénérationnelle. Objets et enjeux de la transmission familiale Le processus de transmission transgénérationnelle Objets et enjeux de la transmission familiale Conférence du 28 mai 2011 à l ABMP présentée par Fabienne SIMON, psychologue Résumé Nous sommes un maillon

Plus en détail

Formation. Communication avec la personne âgée présentant des troubles du psychisme ou du comportement. Conçue et animée par: Psychologue-Clinicienne

Formation. Communication avec la personne âgée présentant des troubles du psychisme ou du comportement. Conçue et animée par: Psychologue-Clinicienne Formation Communication avec la personne âgée présentant des troubles du psychisme ou du comportement Programme DPC Conçue et animée par: Psychologue-Clinicienne C.L.E.F : Centre de Liaison, d Étude et

Plus en détail

L importance du Facteur Humain dans une Démarche Qualité

L importance du Facteur Humain dans une Démarche Qualité L importance du Facteur Humain dans une Démarche Qualité Bernadette Jouguet Institut de Recherches sur la Catalyse et l Environnement de Lyon Plan Introduction Eléments essentiels au succès d une démarche

Plus en détail

La technique d entretien, pratique professionnelle du CPE. Sophie Carrère CPE CLG Montaigne Lormont

La technique d entretien, pratique professionnelle du CPE. Sophie Carrère CPE CLG Montaigne Lormont La technique d entretien, pratique professionnelle du CPE Sophie Carrère CPE CLG Montaigne Lormont Plan du stage Présentation du stage Définition de la situation d entretien en tant que communication L

Plus en détail

+ Bienvenue dans cette conférence qui commencera dans quelques instants

+ Bienvenue dans cette conférence qui commencera dans quelques instants + Bienvenue dans cette conférence qui commencera dans quelques instants A ce stade, vous devriez m entendre! Préparez de quoi vous désaltérer Préparez de quoi prendre des notes Coupez toutes sources de

Plus en détail

L apprentissage, une affaire de coeur

L apprentissage, une affaire de coeur Psychoéducateur et orthopédagogue L apprentissage, une affaire de coeur 1 1 Les recherches démontrent que la façon dont l enseignant s occupe de sa classe et fait travailler ses élèves a un effet direct

Plus en détail

Les fonctions du superviseur

Les fonctions du superviseur Partir du bon pied pour un superviseur implique tout d abord de connaitre certains des principes de base et de s entendre sur une terminologie commune quant aux différentes composantes inhérentes à la

Plus en détail

X X X X X X X X X X X X X X

X X X X X X X X X X X X X X Grille d observation sur ma pratique professionnelle Pratique 1 Accueille les élèves 2 Fait une mise en situation de la matière (élément déclencheur, lien avec la matière précédente) 3 Donne un aperçu

Plus en détail

IEN Toul d'après ASH Aix Marseille ACCOMPAGNER UN ÉLÈVE AYANT DES TROUBLES DE LA CONDUITE ET DU COMPORTEMENT

IEN Toul d'après ASH Aix Marseille ACCOMPAGNER UN ÉLÈVE AYANT DES TROUBLES DE LA CONDUITE ET DU COMPORTEMENT 1 ACCOMPAGNER UN ÉLÈVE AYANT DES TROUBLES DE LA CONDUITE ET DU COMPORTEMENT Ce que peuvent révéler des 2 troubles du comportement Un désir d être et de communiquer quelque chose Une peur, une inquiétude

Plus en détail

AGIR SUR SOI, ACQUERIR DES CLES POUR REUSSIR. Vous êtes : Cette formation concerne Chefs, cadres dirigeants, managers.

AGIR SUR SOI, ACQUERIR DES CLES POUR REUSSIR. Vous êtes : Cette formation concerne Chefs, cadres dirigeants, managers. STAGE MANAGER LEADER AGIR SUR SOI, ACQUERIR DES CLES POUR REUSSIR Vous êtes : Cette formation concerne Chefs, cadres dirigeants, managers. Pré-requis : Ressentir le besoin de faire un travail sur soi pour

Plus en détail

Coaching d équipe. Présentation générale

Coaching d équipe. Présentation générale Coaching d équipe Présentation générale Une équipe performante est une équipe qui obtient des résultats, parce qu elle offre une qualité de cohésion optimum entre les personnes qui la composent. Elle rassemble

Plus en détail

Apprendre en groupe à réguler sa colère ou Comment exprimer sa colère sans perdre le contrôle?

Apprendre en groupe à réguler sa colère ou Comment exprimer sa colère sans perdre le contrôle? Apprendre en groupe à réguler sa colère ou Comment exprimer sa colère sans perdre le contrôle? Jean-Marie Rossier Psychologue psychothérapeute Phénix / Genève Sommaire 1. QUI? 2. POURQUOI? Pour quelles

Plus en détail

Résoudre un conflit selon GORDON

Résoudre un conflit selon GORDON Résoudre un conflit selon GORDON Résoudre un conflit, c est répondre à 4 questions : 1. Est-ce que j ai envie d établir une véritable relation avec l autre? 2. Qui a le problème? Est-ce moi ou l autre

Plus en détail

Document de référence. Comprendre et vivre le deuil

Document de référence. Comprendre et vivre le deuil Document de référence Comprendre et vivre le deuil Table des matières Introduction 2 Définition 2 Mythes 2 Étapes et symptômes 2 Différencier deuil et dépression 3 Comment surmonter un deuil 3 Quand le

Plus en détail

La Communication CARL ROGERS. Mercredi le 16/02/

La Communication CARL ROGERS. Mercredi le 16/02/ La Communication CARL ROGERS Mercredi le 16/02/2011-1- Sommaire 1)Carl ROGERS Qui est Carl ROGERS L approche ROGERS Les dimensions rogériennes Ouvrages de Carl Rogers Carl Rogers et la créativité 2) Conclusion.

Plus en détail

1. INTRODUCTION 2. LEGISLATION 3. DEFINITION 4. CATEGORISATION DES ENTRETIENS 5. LE CADRE DE L ENTRETIEN 6. LES PHASES DE L ENTRETIEN

1. INTRODUCTION 2. LEGISLATION 3. DEFINITION 4. CATEGORISATION DES ENTRETIENS 5. LE CADRE DE L ENTRETIEN 6. LES PHASES DE L ENTRETIEN 1. INTRODUCTION 2. LEGISLATION 3. DEFINITION 4. CATEGORISATION DES ENTRETIENS 5. LE CADRE DE L ENTRETIEN 6. LES PHASES DE L ENTRETIEN 1.LEGISLATION n Dans le cadre du rôle propre infirmier n Dans le domaine

Plus en détail

Code de déontologie. Centre de la petite enfance Premier Pas de La Tuque

Code de déontologie. Centre de la petite enfance Premier Pas de La Tuque Code de déontologie Centre de la petite enfance Premier Pas de La Tuque À titre de membre du personnel, de parents utilisateurs et d administrateurs d un centre de la petite enfance, nous occupons une

Plus en détail

La relation d aide. Soin relationnel : vivre le mieux possible dans une institution juste.

La relation d aide. Soin relationnel : vivre le mieux possible dans une institution juste. I. Définitions La relation par MANOUKIAN et MASSEUBEUF : Une relation «c est une rencontre entre deux personnes au moins c est-à-dire deux caractères, deux psychologies particulières et deux histoires.

Plus en détail

Se libérer de ses blocages

Se libérer de ses blocages Sarah Famery Se libérer de ses blocages Deuxième édition 2006, 2011 ISBN : 978-2-212-54809-9 Table des matières Sommaire...................................................5 Avertissement................................................7

Plus en détail

UE 4.2.S2 Soins Relationnels LES CONCEPTS FONDATEURS DE LA RELATION DANS UN CONTEXTE DE SOINS

UE 4.2.S2 Soins Relationnels LES CONCEPTS FONDATEURS DE LA RELATION DANS UN CONTEXTE DE SOINS UE 4.2.S2 Soins Relationnels LES CONCEPTS FONDATEURS DE LA RELATION DANS UN CONTEXTE DE SOINS Sommaire Objectifs d apprentissage La compétence 6 En préalable quelques définitions ou rappels La relation

Plus en détail

Le Soutien Social 54

Le Soutien Social 54 Le Soutien Social 54 Coping et soutien social Evénement négatif Amis, Époux, Proches,Organisations, Institutions, etc Entourage social Quotidien Confort Attention Estime Aide de qualité Bien être psychologique

Plus en détail

Motiver? Quels leviers? Lionel HUSSON. Jeudi 5 novembre 2015

Motiver? Quels leviers? Lionel HUSSON. Jeudi 5 novembre 2015 Motiver? Lionel HUSSON Quels leviers? Jeudi 5 novembre 2015 Motivés or not motivés? Pour commencer : 1 post-it par situation/activité à placer sur l axe Chaque personne met au moins un «motivé» et au moins

Plus en détail

ASSISTANT DE SOINS EN GERONTOLOGIE. MODULE I : DF1 (35 h)

ASSISTANT DE SOINS EN GERONTOLOGIE. MODULE I : DF1 (35 h) INFOR SANTE ASSISTANT DE SOINS EN GERONTOLOGIE CENTRE MODULE I : DF1 (35 h) Concourir à l élaboration et à la mise en œuvre du projet individualisé dans le respect de la personne - Repérer les besoins

Plus en détail

Développement personnel et réalisation professionnelle des femmes. Les freins socio-culturels et psychologiques qui les empêchent d oser

Développement personnel et réalisation professionnelle des femmes. Les freins socio-culturels et psychologiques qui les empêchent d oser Développement personnel et réalisation professionnelle des femmes Les freins socio-culturels et psychologiques qui les empêchent d oser Synthèse de l étude réalisée par YouGov France Terrain réalisé les

Plus en détail

JOURNÉE INSERM/ASSOCIATIONS décembre 2015 STRESS/ÉMOTIONS. Regard des associations

JOURNÉE INSERM/ASSOCIATIONS décembre 2015 STRESS/ÉMOTIONS. Regard des associations JOURNÉE INSERM/ASSOCIATIONS décembre 2015 STRESS/ÉMOTIONS Regard des associations Nos émotions se comptent sur les doigts de deux mains, la colère, le dégoût, l étonnement, la joie, la peur, la tristesse.

Plus en détail

La qualité de travail des enseignant-e-s et qualité de vie Congrès suisse de pédagogie spécialisée, Berne, 2013

La qualité de travail des enseignant-e-s et qualité de vie Congrès suisse de pédagogie spécialisée, Berne, 2013 La qualité de travail des enseignant-e-s et qualité de vie Congrès suisse de pédagogie spécialisée, Berne, 2013 Lucia Polli, Aggiunta presso l'ufficio della Pedagogia speciale, Canton Ticino Anne-Claude

Plus en détail

FORMATION INFIRMIERE EN CANCEROLOGIE «Soins Oncologique de Support et Dispositif d Annonce» Isabelle CLEMENT et Agnès FISCHESSER Psychologues

FORMATION INFIRMIERE EN CANCEROLOGIE «Soins Oncologique de Support et Dispositif d Annonce» Isabelle CLEMENT et Agnès FISCHESSER Psychologues FORMATION INFIRMIERE EN CANCEROLOGIE «Soins Oncologique de Support et Dispositif d Annonce» Isabelle CLEMENT et Agnès FISCHESSER Psychologues Facteurs qui vont influencer les comportements d un patient

Plus en détail

Le management de proximité

Le management de proximité 1 Programme de formation Le management de proximité Une entrerpise souhaite aider ses managers à améliorer leur impact sur leurs équipes. En outre de leur connaissance du management par objectif, les managers

Plus en détail

Les rencontres autour de l Annonce Annoncer une mauvaise nouvelle

Les rencontres autour de l Annonce Annoncer une mauvaise nouvelle Les rencontres autour de l Annonce Annoncer une mauvaise nouvelle Aspects psychologiques et communication date Etablissement 1 Aspects psychologiques 2 Aspects psychologiques (1/2) Côté patient La sidération

Plus en détail

KARTA BRETAGNE. Des projets pour grandir!

KARTA BRETAGNE. Des projets pour grandir! KARTA BRETAGNE Des projets pour grandir! Enseignante en lycée professionnel pendant plus de 20 ans, j ai observé que les situations de souffrance et donc de violence se sont développées au fil des ans.

Plus en détail

Gestionnaires efficaces

Gestionnaires efficaces Gestionnaires efficaces Programme de développement de compétences en gestion www.formationgestionnaire.com Partenaires : Gestionnaires efficaces Ce programme complet de formation touche aux aspects essentiels

Plus en détail

Jouer pour apprendre: comment les jeux facilitent l apprentissage?

Jouer pour apprendre: comment les jeux facilitent l apprentissage? Jouer pour apprendre: comment les jeux facilitent l apprentissage? CRIAS Mieux Vivre: Nouvelles approches pédagogiques : jouer pour apprendre autrement Caroline Vincent, chercheuse post-doctorante Institut

Plus en détail

Identités et relations

Identités et relations Identités et relations Qui suis-je? Qui sommes-nous? L élève explore l identité, les valeurs et les croyances, la santé personnelle, physique, mentale, sociale et spirituelle. Il étudie la valeur du «moi».

Plus en détail

UE 4.2 Soins relationnels

UE 4.2 Soins relationnels 25 septembre 2012 UE 4.2 Soins relationnels La relation d aide: Les attitudes thérapeutiques du soignant 1 PLAN Les attitudes selon Rogers 1. Le regard positif inconditionnel 2. La congruence ou authenticité

Plus en détail

«Art-thérapie et Oncologie»

«Art-thérapie et Oncologie» Réseau Espace Santé Cancer Rhône Alpes Jeudi 17 avril 14 «Art-thérapie et Oncologie» Fabrice Chardon Directeur d enseignement et de recherche Afratapem Directeur pédagogique DU d art-thérapie Faculté de

Plus en détail

LE DEVELOPPEMENT DE LA PERSONNE

LE DEVELOPPEMENT DE LA PERSONNE 1. LE TITRE 1 2. LES REPERES BIOGRAPHIQUES : 2 3. UN VOCABULAIRE SPECIFIQUE : 2 4. L HYPOTHESE FONDAMENTALE : 3 4.1 DESCRIPTION 3 4.2 NAISSANCE DE LA PATHOLOGIE 3 5. ASPECTS DU PROCESSUS THERAPEUTIQUE

Plus en détail

Programme destiné aux salariés, aux chefs d entreprises et aux travailleurs indépendants

Programme destiné aux salariés, aux chefs d entreprises et aux travailleurs indépendants Programme destiné aux salariés, aux chefs d entreprises et aux travailleurs indépendants Ce programme innovant proposé par le GEFLUC s inscrit dans le cadre du Plan Cancer 2014-2019 dont l un des axes

Plus en détail

Gestion des conflits

Gestion des conflits Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec (F L H L M Q) Gestion des conflits Mettre votre logo et la date de la formation 1 Mise en contexte Congrès de la FLHLMQ des 7 et 8 juin

Plus en détail

L art-thérapie peut améliorer la qualité de vie Ludivine PRÉVÔT : Art-thérapeute Diplômée

L art-thérapie peut améliorer la qualité de vie Ludivine PRÉVÔT : Art-thérapeute Diplômée L art-thérapie peut améliorer la qualité de vie Ludivine PRÉVÔT : Art-thérapeute Diplômée 06.63.94.51.85. Page 1 L art-thérapie peut améliorer la qualité de vie Alors que nous fêtions le 30 e anniversaire

Plus en détail

«Les outils pédagogiques dans l ETP-1»

«Les outils pédagogiques dans l ETP-1» AGO INGÉNERIE FORMATION-MC LLORCA «Les outils pédagogiques dans l ETP-1» Marie-Christine LLORCA AGO Ingénierie-Formation - 18 rue du Languedoc 31000 Toulouse www.ago-formation.fr contact@ago-formation.fr

Plus en détail

Examen médicopsychologique. Examen psychiatrique. Sémiologie Psychiatrique 1. Faculté de médecine Poitiers

Examen médicopsychologique. Examen psychiatrique. Sémiologie Psychiatrique 1. Faculté de médecine Poitiers Faculté de médecine Poitiers Examen médicopsychologique Examen psychiatrique Sémiologie Psychiatrique 1 Définition Psychiatrie : discipline médicale qui étudie et traite les maladies du psychisme Psychologie

Plus en détail

La Relation Médecin Malade. Pr BOUSSAYOUD.K Service de médecine légale Centre hospitalo-universitaire Bab El Oued

La Relation Médecin Malade. Pr BOUSSAYOUD.K Service de médecine légale Centre hospitalo-universitaire Bab El Oued La Relation Médecin Malade Pr BOUSSAYOUD.K Service de médecine légale Centre hospitalo-universitaire Bab El Oued La relation médecin-malade est une relation faite d attente et d espérances mutuelles. pour

Plus en détail

Nous allons ainsi d abord définir la crise, puis apporter des éclaircissements aux questions suivantes :

Nous allons ainsi d abord définir la crise, puis apporter des éclaircissements aux questions suivantes : La Crise Dr Anjali Mathur, Dr Carlos Ochoa-Torres, Dr Christine Sarramon- Bacquié, Dr Etienne Very Centre de Thérapie Brève et Service Universitaire des Urgences Psychiatrique CHU Toulouse Purpan Introduction

Plus en détail

CHAPITRE 5: LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE

CHAPITRE 5: LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE CHAPITRE 5: LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE A partir de quand une attitude, un comportement devient pathologique, anormal? Le normal et le pathologique en médecine. Maladie= variation quantitative d un même

Plus en détail

LA COURBE DU CHANGEMENT

LA COURBE DU CHANGEMENT LA COURBE DU CHANGEMENT 24/05/2016 Stéphanie PALLUAT pour PLANIT ACTION PLUS Elisabeth Kübler-Ross ( 1926 Zurich /Suisse 2004) psychiatre et psychologue Pionnière de l approche des «soins palliatifs» pour

Plus en détail

L intelligence émotionnelle

L intelligence émotionnelle L intelligence émotionnelle Bonjour à vous! Premièrement, je tiens à vous remercier de votre intérêt pour ce test d intelligence émotionnelle. Deuxièmement, sachez que ce dernier ne comporte aucun tableau

Plus en détail

Toutes ces situations peuvent déclencher des sentiments de gêne, de honte et de culpabilité.

Toutes ces situations peuvent déclencher des sentiments de gêne, de honte et de culpabilité. Fratrie et autisme I. Contexte Les enfants qui grandissent avec un frère ou une sœur autiste sont confrontés à une situation familiale particulière. En effet, les liens fraternels vécus à cette époque

Plus en détail

L ASSISTANT FAMILIAL 1. Référentiel professionnel 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention

L ASSISTANT FAMILIAL 1. Référentiel professionnel 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention L ASSISTANT FAMILIAL 1. Référentiel professionnel 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention L assistant familial est un travailleur social qui exerce une profession définie et réglementée

Plus en détail

C est à partir de valeurs et de principes communs que ce document été rédigé. Chaque participante et travailleuse s engage à le respecter.

C est à partir de valeurs et de principes communs que ce document été rédigé. Chaque participante et travailleuse s engage à le respecter. Un code d éthique est, en quelques sortes, une ligne de conduite se référant à des valeurs. L éthique situe nos décisions d action par rapports aux valeurs que nous désirons mettre en pratique. Le Centre-Femmes

Plus en détail

Exemples de questions ouvertes pour l auto-évaluation d un programme d ETP

Exemples de questions ouvertes pour l auto-évaluation d un programme d ETP Exemples de questions ouvertes pour l auto-évaluation d un programme d ETP Cette fiche propose des exemples de questions qui sont adaptables et modifiables par chaque équipe dans sa démarche d auto-évaluation.

Plus en détail

Le refus de l animation GROUPEMENT DE COOPERATION SANITAIRE AMPLITUDE

Le refus de l animation GROUPEMENT DE COOPERATION SANITAIRE AMPLITUDE Le refus de l animation GROUPEMENT DE COOPERATION SANITAIRE AMPLITUDE Quelques données 28% des PA en EHPAD participent régulièrement 35% n y participent jamais 50% des personnes dépendantes n y participent

Plus en détail

TRAVAILLER AVEC LES FAMILLES EN INSTITUTION. Journées CRFTC 2-4 avril 2012 Patricia de COLLASSON Psychologue clinicienne

TRAVAILLER AVEC LES FAMILLES EN INSTITUTION. Journées CRFTC 2-4 avril 2012 Patricia de COLLASSON Psychologue clinicienne TRAVAILLER AVEC LES FAMILLES EN INSTITUTION Journées CRFTC 2-4 avril 2012 Patricia de COLLASSON Psychologue clinicienne Pourquoi travailler avec les familles? «Plus personne ne prétend soigner le patient

Plus en détail

LA VIOLENCE CONJUGALE UNE MENACE POUR MON ENTREPRISE? GUIDE POUR L EMPLOYEUR

LA VIOLENCE CONJUGALE UNE MENACE POUR MON ENTREPRISE? GUIDE POUR L EMPLOYEUR LA VIOLENCE CONJUGALE UNE MENACE POUR MON ENTREPRISE? GUIDE POUR L EMPLOYEUR MON ENTREPRISE ET LA VIOLENCE CONJUGALE CHAPITRE 1 UNE PRÉOCCUPATION POUR LES ENTREPRISES La violence conjugale concerne la

Plus en détail

ALLIANCE THÉRAPEUTIQUE, SOCLE DE LA COLLABORATION SOIGNANT SOIGNÉ

ALLIANCE THÉRAPEUTIQUE, SOCLE DE LA COLLABORATION SOIGNANT SOIGNÉ ALLIANCE THÉRAPEUTIQUE, SOCLE DE LA COLLABORATION SOIGNANT SOIGNÉ BOSSIO. L - DHONT.M CE QU IL RESTE APRÈS QUELQUE TEMPS Le socle Et parfois un vestige de pied ou de jambe, en un mot la base INTRODUCTION

Plus en détail

Parcours BEP-ASH. vers une Ecole inclusive CONCEVOIR ET METTRE EN ŒUVRE DES PROJETS D ENSEIGNEMENT ADAPTÉ

Parcours BEP-ASH. vers une Ecole inclusive CONCEVOIR ET METTRE EN ŒUVRE DES PROJETS D ENSEIGNEMENT ADAPTÉ ŒUVRE DES Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l éducation. (juillet 2013) Programmes et Socle Commun Lois 2005. Les dispositifs d aide. Interroger le sens et les

Plus en détail

Les outils de simulation

Les outils de simulation Les outils de simulation Elisabeth Laprugne-Garcia Riphh Nord Lyon 9/12/2016 HISTORIQUE Existe sous l impulsion des militaires, de l aviation, de la médecine Initiation en Anesthésie-Réanimation- Urgences

Plus en détail

La Négociation. B. Malafronte. Pôle Clinique Universitaire des Spécialités Médicales

La Négociation. B. Malafronte. Pôle Clinique Universitaire des Spécialités Médicales La Négociation B. Malafronte Pôle Clinique Universitaire des Spécialités Médicales La négociation Tout le monde négocie dans les actes de la vie quotidienne: - l enfant donne ses bonbons en échange d une

Plus en détail

Le développement d une compétence appelée «INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE» : Les mythes et l État de la science

Le développement d une compétence appelée «INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE» : Les mythes et l État de la science Le développement d une compétence appelée «INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE» : Les mythes et l État de la science Denis Morin, Ph. D. Professeur agrégé à l École des sciences de la gestion de l UQAM Valérie Thibault

Plus en détail

Aptitude à communiquer avec TOI. L intelligence émotionnelle au service de son management

Aptitude à communiquer avec TOI. L intelligence émotionnelle au service de son management L intelligence émotionnelle au service de son management Nous ne laissons pas nos émotions à la porte de l entreprise. Nos ressentis influencent en permanence nos comportements et ceux de nos collaborateurs.

Plus en détail

1. Conscience émotionnelle : L habileté de reconnaître et de comprendre ses émotions. 2. L éloquence : L habileté d exprimer ses sentiments, ses

1. Conscience émotionnelle : L habileté de reconnaître et de comprendre ses émotions. 2. L éloquence : L habileté d exprimer ses sentiments, ses 1. Conscience émotionnelle : L habileté de reconnaître et de comprendre ses émotions. 2. L éloquence : L habileté d exprimer ses sentiments, ses croyances, ses pensées et de les défendre de façon non-destructive.

Plus en détail

Plan de professionnalisation des adultes-relais d Île-de-France

Plan de professionnalisation des adultes-relais d Île-de-France Plan de professionnalisation des adultes-relais d Île-de-France LE POSITIONNEMENT ET LE CADRE D INTERVENTION DE LA MEDIATION SOCIALE 3 jours (soit 21h de formation) S approprier le rôle et la posture du

Plus en détail

1) Eprouves-tu des difficultés en mathématiques? aucune un peu beaucoup (Résultats : 7% - 61% - 32%)

1) Eprouves-tu des difficultés en mathématiques? aucune un peu beaucoup (Résultats : 7% - 61% - 32%) A chaque rentrée des classes, et même tout au long de l année, nous entendons certains de nos élèves dire qu ils n aiment pas les mathématiques, qu elles ne leur seront pas utiles, qu ils n ont jamais

Plus en détail

Procédure de validation des acquis pour le «Module 2» :

Procédure de validation des acquis pour le «Module 2» : Procédure de validation des acquis pour le «Module 2» : Formation à l accompagnement de démarche en bilan-portfolio en groupe et / ou en individuel Principe de la procédure de validation Une personne peut

Plus en détail

La Gestalt-thérapie. Conférence organisée par L Association des Psychologues de l Enfance et de l Adolescence

La Gestalt-thérapie. Conférence organisée par L Association des Psychologues de l Enfance et de l Adolescence La Gestalt-thérapie Conférence organisée par L Association des Psychologues de l Enfance et de l Adolescence Mardi 16 février 2016 Nanterre Université Intervenants : Arnaud Sébal, directeur de l IFAS-

Plus en détail

Classe de 6 (2 nd ou 3 ème trimestre)

Classe de 6 (2 nd ou 3 ème trimestre) Classe de 6 (2 nd ou 3 ème trimestre) Objectifs Appréhender les transformations de son corps Connaître sa valeur et celle des autres Comprendre l intérêt d exprimer ses émotions dans le cadre d une relation

Plus en détail

Objectifs de la séquence Contenus de la séquence Méthode d accompagnement pédagogique Matériels, ressources, outils - Présentation des

Objectifs de la séquence Contenus de la séquence Méthode d accompagnement pédagogique Matériels, ressources, outils - Présentation des Nom de l organisme : AXE PRO FORMATION Intitulé de la formation : La fin de vie, le deuil Réf : PAAD Nbre d heures : 20 Nom du (des) intervenant(s) : BARBERO Elodie Horaires proposés : 8h30/12h30 13h30/17h30

Plus en détail

Regard de l autre et Timidité...

Regard de l autre et Timidité... Regard de l autre et Timidité... par Nicolas Pène Copyright 2011 - Nicolas Pène Sommaire Introduction Une boite trop étroite L habit ne fait pas le moine Les 30 premières secondes La preuve sociale Le

Plus en détail

Processus de ré-accueil à l EPT 12 Secteur Val de Bièvre. JSST 16 juin 2016

Processus de ré-accueil à l EPT 12 Secteur Val de Bièvre. JSST 16 juin 2016 Processus de ré-accueil à l EPT 12 Secteur Val de Bièvre JSST 16 juin 2016 INTRODUCTION Répondre à une problématique de plus en plus prégnante dans les collectivités: le reclassement et/ou le repositionnement

Plus en détail

POLITIQUE SUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL

POLITIQUE SUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL COMMISSION SCOLAIRE DE KAMOURASKA C RIVIERE-DU-LOUP Code : RH 2002 07 En vigueur : 2002-03-13 Approbation : Conseil des commissaires CC 2002-03-594 POLITIQUE SUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL VOLET

Plus en détail

culpabilité, regard des autres ) et détente (parole, confiance, pardon, écoute ). Une petite mise en scène (Eglantine ne veut pas lâcher prise)

culpabilité, regard des autres ) et détente (parole, confiance, pardon, écoute ). Une petite mise en scène (Eglantine ne veut pas lâcher prise) A l invitation de la "Pasto-Santé" nous nous sommes retrouvés une petite centaine de personnes ce dernier vendredi de novembre pour réfléchir à la notion du "lâcher-prise" dans une approche d abord centrée

Plus en détail

«Le but de l éducation c est l intégrité morale de notre nature ; ses moyens, c est l exercice de la perfection dans le comportement moral, les

«Le but de l éducation c est l intégrité morale de notre nature ; ses moyens, c est l exercice de la perfection dans le comportement moral, les «Le but de l éducation c est l intégrité morale de notre nature ; ses moyens, c est l exercice de la perfection dans le comportement moral, les sentiments et les actes moraux.» 4 «Allons donc, tout est

Plus en détail