Les leçons de la nature

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les leçons de la nature"

Transcription

1 Visions ville Construire des systèmes urbains Les leçons de la nature DANIEL HOORNWEG

2 Daniel Hoornweg Conseiller Principal sur les problématiques urbaines auprès du groupe consultatif central de la Banque Mondiale, il a plus de vingt ans d expérience professionnelle dans le domaine des villes. Il a rejoint la Banque Mondiale en 1993 et a travaillé en Afrique Subsaharienne, en Asie de l Est et dans les Iles du Pacifique, en Asie du Sud ainsi qu'en Amérique Latine et dans la région des Caraïbes. Durant cette période, il a collaboré avec près de 200 villes sur plus de cinquante projets autour du thème du changement climatique. La formation universitaire de Daniel Hoornweg comprend des diplômes dans les domaines des Sciences de la Terre ainsi que de l Ingénierie Civile et Environnementale. En août 2008, il conduit le programme Urbain de la Banque Mondiale au sujet des villes et du changement climatique. Il guide notamment le Colloque de Recherche Urbaine sur les Villes et le Climat à Marseille en 2009 et dirige des études liées à l impact du changement climatique en ville axées sur l atténuation et l'adaptation. Il est actuellement Professeur associé de la Chaire Jeff Boyce, à l Institut de Technologie de l Université d'ontario et membre du Conseil de Stratégie et d Innovation Urbaines de GDF SUEZ.

3 CONSTRUIRE DES SYSTÈMES URBAINS : LES LEÇONS DE LA NATURE Par une chaude journée d été de 1948, alors qu il se promenait avec son chien sur un sentier de montagne suisse, George de Mestral remarqua que son pantalon et la fourrure de son chien étaient couverts de graines de bardane. Une fois rentré chez lui, il courut chercher son microscope pour voir comment les graines s accrochaient au tissu et à la fourrure. Après avoir percé à jour ce petit mystère de la nature, on dit qu il déclara : Je vais concevoir un dispositif de fixation unique, en deux parties, l une avec des crochets rigides comme les graines de bardane et l autre avec des boucles souples comme le tissu de mon pantalon. Je vais appeler mon invention velcro (combinaison de velours et crochet) 1. L invention du velcro est un excellent exemple de biomimétisme, consistant à apprendre de la nature. Le biomimétisme est l un des outils dont nous aurons besoin plus que jamais, lorsque la taille des villes va doubler, au cours des 35 prochaines années. La tâche qui nous attend est énorme : nourrir, loger, fournir de l eau et de l assainissement et une croissance économique tout cela en restant dans la capacité de charge de la planète, qui est déjà mise à mal. Dans le monde, les villes compteront bientôt 2,5 milliards d habitants supplémentaires. La résilience, la connectivité, l'évolutivité, et les hiérarchies sont autant d'outils d'urbanisme que nous avons à apprendre de la nature. Dans The Kind of Problem a City Is, Luis Bettencourt affirme que les villes sont avant tout de grands réseaux sociaux avec des agglomérations de liens sociaux qui permettent aux interactions sociales de se former et de persister. Cet amalgame social remplit le rôle principal d une ville qui est d étendre la connectivité par personne et de rechercher l inclusion sociale. 1 Selon inventors library, consulté le : 5

4 Nous construisons nos villes et nos villes, à leur tour, construisent notre bien-être.

5 Les villes sont des systèmes naturels qui évoluent spontanément dans les sociétés humaines, aussi naturelles que les ruches et que les récifs de corail. Les villes révèlent à la fois les pires et les meilleurs aspects de l humanité. Elles devraient être encouragées à évoluer vers la concrétisation de notre nature collective afin de mieux réaliser notre potentiel mondial comme la plus sociale de toutes les espèces. L essence d une ville est comme une toile construite qui permet à ses résidents de construire les liens sociaux nécessaires pour optimiser leur économie, leur culture et leur utilité personnelle et collective. Nous construisons nos villes et nos villes, à leur tour, construisent notre bien-être. En outre, les villes, de par leur connectivité, sont les formes les plus efficaces pour la distribution de biens. En cela, elle ont des similitudes avec des systèmes naturels évolutifs tels que les récifs coralliens et les ruches. Lorsque nous imitons la nature, cela nous réussit. Deux idées donnent à réfléchir à cette essence de la ville : Sigmund Freud et le plaidoyer convaincant qu il donne dans Malaise dans la Civilisation (1929) et l économiste Ralph Dahrendorf (1994) qui argue que le développement durable présente un contraste entre les chances de vie (opportunité de vie ou potentiels de décision) et les ligatures (les liens établis entre l individu et la société) 2. 2 Source : Marco Keiner, ed. The Future of Sustainability. Springer, 2006, p 216 7

6 Freud pensait que la civilisation (c est-à-dire les villes) existait pour enrayer la mauvaise volonté irrévocable dans le cœur de l homme. Il affirme de façon convaincante, dans Malaise dans la Civilisation, que celle-ci est paradoxalement notre plus grande source de bonheur et de malheur. L homme a des instincts immuables et contrairement aux abeilles et aux poissons, nous avons la possibilité d agir en fonction de ces instincts. L étude que fait Dahrendorf des ligatures et des chances de vie doit être prise en considération lorsque l on s interroge sur la durabilité des villes. Les hommes se déplacent toujours vers les villes pour augmenter leurs chances de vie, tout en étant ancrés, et parfois entravés, par les ligatures et les conventions sociales. Les villes échoueront si elles ne sont pas capables de favoriser la connectivité et l inclusion autant que les opportunités économiques. les animaux 3. Nous sommes peutêtre une espèce urbaine, mais à l échelle mondiale, nous venons tout juste de passer la barre des 50% de personnes vivant en milieu urbain. Un grand nombre de nos concepts politiques et de nos normes sociales conservent encore une influence rurale. À mesure que nous passerons d une mentalité rurale à une mentalité urbaine et que nous construirons nos villes nouvelles, nous ferons bien de garder à l esprit ce qui existe dans la nature. Ce qui n'est pas utile à la ruche ne l'est pas non plus à l'abeille. Marc Aurèle Aristote, en particulier, avait fait preuve de préscience en notant dans Politique que l homme est le plus politique (= urbain) de tous 3 Bettencourt 8

7 I LA RÉSILIENCE

8 " Les villes et trônes et puissances se tiennent dans l œil du temps, presque aussi longtemps que des fleurs, qui meurent chaque jour : mais quand de nouveaux boutons se forment pour les nouveaux hommes heureux, de la Terre épuisée et maltraitée, les cités s élèvent de nouveau." Rudyard Kipling Tout au long de l histoire, les villes ont été saccagées, pillées, brûlées, battues par les tempêtes et les tremblements de terre, inondées, ravagées par la famine et la sécheresse. Pourtant les villes restent l héritage le plus durable de l humanité. Peu de corporations survivent plus de 50 ans. Les frontières de pays sont artificielles, éphémères, la plupart remontent à quelques siècles à peine. Les villes, en revanche, ont une tendance à la résilience, et sont capables de se relever après chaque nouvelle catastrophe. La résilience est la capacité positive d un système de s adapter aux conséquences d un échec ou d un impact catastrophique. La façon dont une forêt repousse après un incendie, un récif de corail après une tempête énorme montre que la nature sait perfectionner sa résilience. Les villes devraient, de par leur nature, être résilientes, semblables en cela aux écosystèmes de la nature. On s intéresse de plus en plus à la résilience, car les planificateurs et les gestionnaires urbains perçoivent à la fois la vulnérabilité croissante des ensembles urbains et leur nature interconnectée. De même, ils observent des menaces de plus en plus importantes, en particulier celles liées au climat et au terrorisme. La résilience est une mesure indiquant à quel point une ville est capable d encaisser les coups, à quelle vitesse elle se relève, se secoue et continue à fournir les services indispensables à ses résidents. Ces coups risquent-ils de se produire plus souvent, avec une plus grande sévérité? Comment une catastrophe se produisant dans une ville à l autre bout du monde peut-elle affecter d autres villes? 11

9 La résilience est un élément nécessaire mais non suffisant de la durabilité. Les villes durables sont des communautés urbaines qui s engagent à améliorer le bienêtre de leurs résidents actuels et futurs, tout en intégrant les conditions économiques, environnementales et sociales. 4. La ville durable est un objectif bien plus large que la ville résiliente. Elle recouvre la vitalité économique, les impacts environnementaux à l échelle locale et mondiale sous des conditions sociales telles que l équité et le bien-être. La résilience est cependant un très bon point de départ pour une ville souhaitant s acheminer vers la durabilité. Les dirigeants des villes et les gestionnaires urbains doivent, en imitant la nature, développer des réseaux sociaux forts et construire des infrastructures robustes. 4 Building Sustainability in an Urbanizing World: A Partnership Report; Banque mondiale, 2013, Hoornweg and Freire. 12

10 II LA RÉADAPTATION

11 Une souris, un chat, un éléphant, une baleine grise, ont tous en commun un même schéma que l on appelle la loi de Kleiber. Pour la grande majorité des animaux, leurs taux métaboliques sont proportionnels à leur masse élevée à la puissance ¾. Par conséquent, un chat ayant une masse 100 fois supérieure à celle d une souris aura un métabolisme environ 31 fois supérieur à celui de la souris. Les très grands animaux ont tendance à avoir un métabolisme plus lent. Il s avère que les villes obéissent à un système d échelle similaire en fonction de leur taille : Geoffrey West et Luis Bettencourt nous montrent, sous certaines conditions, que les villes suivent des chemins similaires à ceux que l on trouve dans la nature. Un doublement de la population entame une création de richesse et d innovation 1,2 fois supérieure, et seulement une augmentation de 0,8 fois dans les dépenses d infrastructure (grâce aux rendements des économies d échelle). Bettencourt qualifie son argumentation sur l échelle de fonctionnement des villes en précisant que ses conclusions s appliquent à la ville dans son ensemble (c est-à-dire aux zones métropolitaines). Cependant, dans un grand nombre de villes, cette capacité d agir comme un tout est limitée par nos fragilités et nos insécurités. Des frontières artificielles et des contraintes peuvent limiter l essence des villes. Encore une fois, la nature nous donne une leçon importante ; si les biens et les personnes peuvent se déplacer efficacement, cela crée un effet bénéfique, dans le système urbain tout entier. Les grandes villes sont importantes. Les grandes villes durables sont plus importantes encore et dans la recherche du développement durable, les plus grandes villes ont une importance particulière (Hoornweg and Pope, The World s 101 Largest Cities this Century). La capacité d adaptation des villes explique en grande partie cela. Doubler la taille d une ville, c'est multiplier par 1,2 ses avantages et par 0,8 ses coûts d'infrastructures. 15

12 Lorsque l on construira des villes pour 2,5 milliards d habitants supplémentaires au cours des 35 prochaines années, ces économies sur les frais d infrastructure seront énormes (et probablement une condition préalable au développement durable). Les implications pour la planification urbaine sont considérables. Les villes (dans leur ensemble) doivent être en mesure de favoriser les réseaux publics et les interactions sociales dans la totalité de l agglomération urbaine. Cela représente un défi énorme mais à l exception d une seule (Tokyo), les 26 villes les plus grandes du monde sont des agglomérations métropolitaines ayant des frontières politiques instables et des intérêts parfois égoïstes. Dans le monde entier, les citadins connaissent un désir plus grand, d interagir les uns avec les autres. Il est possible que les urbanistes développent un jour les réseaux de transport et de communication dans les villes de manière à réduire les heures de pointe mais également à encourager les réunions face à face. Ce phénomène apparaît déjà dans les cafés, les bibliothèques et une myriade de lieux de réunion dispersés dans toutes les villes. La planification de la durabilité urbaine exige que les urbanistes abordent de front le problème des démons de la densité (Glaeser, 2011), c est-à-dire la congestion, la pollution et la criminalité. Les urbanistes doivent également prendre garde au fait que tout est dans les détails. Le caractère vital des petits détails est évident dans la grande région de Toronto (que l on appelle Golden Horseshoe). Les urbanistes de l Ontario ont produit l une des meilleures mesures législatives du monde avec le The Places to Grow Act. Cette loi encourage l excellence dans la structure bâtie de la région et prouve que la densité et les infrastructures urbaines sont cruciales. L application concrète de cette loi, en revanche, laisse beaucoup à désirer (voir Neptis Report, septembre 2013). Cette mort lente de ce qui est sans doute l un des meilleurs efforts en matière d urbanisme dans l une des juridictions les plus élevées en fonction donne matière à réflexion à tous les urbanistes. Bettencourt et Al, en 2007, présentent un plaidoyer convaincant sur la valeur de l infrastructure de tronc dans les grandes villes lorsqu elles s étendent. Cette infrastructure plus grande et meilleure n est en général pas facile à fournir car presque 16

13 toutes les villes s agrandissent sur place. Elles subissent des contraintes liées à l utilisation historique des terres et à la forme urbaine. La modernisation des infrastructures de tronc est beaucoup plus difficile que de construire d abord et de laisser la ville se développer autour des services urbains en place (ce type de croissance est également difficile à financer). Les grandes villes peuvent continuer avec relativement moins d infrastructures telles que les routes et les longueurs de câbles (environ 0,8 fois plus à chaque fois que la population double), cependant les services urbains tels que le logement pour tous et le plein emploi, ainsi que la consommation d eau et d électricité restent relativement constants (environ 1 fois à chaque fois que la population double). Il est donc normal que l on mette plus l accent sur la conservation utilisation de l eau et de l électricité, réduction des déchets lorsque les villes se développent. Si les urbanistes veulent tirer parti des lois d échelle de la nature lorsque les villes se développent, il faut tenir compte de quelques implications clés : (i) les infrastructures de tronc ou cruciales doivent desservir l agglomération urbaine dans son intégralité, ou la ville, (ii) les pratiques d ingénierie qui conçoivent la ville comme une machine doivent être améliorées en considérant la ville comme un ensemble et en construisant une infrastructure qui avant tout favorise les réseaux sociaux, (iii) les réseaux d infrastructure devraient être décentralisés le plus possible, (iv) le prix du terrain augmente plus vite avec la taille de la population que les revenus moyens (cette création de richesse devrait être utilisée pour recueillir des fonds pour les infrastructures nécessaires), et (v) les politiques qui augmentent la fourniture de terrain par personne ou réduisent le coût des transports auront tendance à créer des villes moins denses et qui exigeront des taux plus élevés de consommation d énergie. L espace, l infrastructure et l aménagement urbains sont des aspects importants qui favorisent les réseaux et les liens sociaux. L infrastructure et l aménagement urbains constituent un facteur clé. De l avis de Bettencourt, un urbaniste doit avant tout promouvoir les réseaux sociaux qui permettent aux interaction sociales de se former et de persister. Tous les résidents de la ville devraient pouvoir profiter des réseaux sociaux et étendre la connectivité par personne. 17

14 III L ARMATURE URBAINE

15 La hiérarchie des besoins de Maslow (page 20) explique comment l homme se déplace en fonction d une hiérarchie qui commence par la satisfaction de nécessités physiques, suivie par la sécurité, l amour, l estime de soi, et se conclue par l accomplissement personnel. Les villes suivent également un ensemble de besoins et d aspirations, qui sont à la réunion de services de base tels que la nourriture, l eau et l abri, ainsi que la sécurité, le sentiment d appartenance et la participation. C est dans la réalisation de ces impératifs que les villes sont en mesure de croître dans le bon fonctionnement de leurs activités. Pour Jane Jacobs les villes saines sont des systèmes organiques, spontanés, désordonnés et complexes. Avec le temps, l armature urbaine des villes tend vers celle de systèmes naturels tels que les racines, les cours d eau et les structures organiques comme les ruches et les récifs de corail. En ce qui concerne les flux dynamiques qui s opèrent dans la ville trafics de voitures ou de piétons, l exploitation de cours d eau, ou encore les statégies spaciales d entreprises ils évoluent sur fond de toile qu est cette armature urbaine, tels des tapisseries entrelacées qui interagissent dans l espace et dans le temps. Bejan et Zane ont illustré la manière dont l émergence de l armature urbaine est liée à la vision dynamique, menant du fleuve aux affluents, des jeunes pousses aux gros troncs d arbre, des trottoirs aux autoroutes. L émergence de la hiérarchie a des conséquences importantes en ce qui concerne la conception des systèmes urbains. La hiérarchie se met en place parce qu elle est bonne pour chaque composant du système de flux. Les citoyens soutiennent les gouvernements qui les servent, les travailleurs soutiennent les sociétés qui les emploient et qui, à leur tour, les servent ibid. L envie d organiser est naturelle et individualiste. La conception urbaine évolue autour de ces attributs naturels physiques et humains. Les trottoirs, les rues, les métros et les autoroutes d une ville, la collecte des déchets, leur transport et leur traitement, l alimentation en eau, l approvisionnement alimentaire, l énergie : tous tendent vers des hiérarchies dynamiques. 19

16 ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL moralité, créativité, spontanéité, acceptation, expérience, but, signification et potentiel interne ESTIME DE SOI confiance, réussite, respect des autres, besoin d être un individu unique AMOUR ET SENTIMENT D APPARTENANCE amitié, famille, intimité, sentiment de proximité BESOINS LIÉS À LA SÉCURITÉ santé, emploi, famille, propriété et stabilité sociale BESOINS PHYSIQUES oxygène, nourriture, eau, abri, vêtements, sommeil Hiérarchie des besoins selon Maslow 20

17 IV LE BIOMIMÉTISME

18 Lorsqu on se tient à un carrefour très passant d une grande ville, on ne peut s empêcher de remarquer la ressemblance entre les passants affairés et des fourmis, des abeilles ou encore un banc de poissons. Tout ingénieur devrait imiter la maîtrise de la conception, perfectionnée par la nature sur des milliers d années d évolution. Le biomimétisme a commencé par l imitation de la nature dans la conception de produits tels que les peintures, les pales de turbine et le velcro. Actuellement, la conception et la gestion des villes bénéficient également des leçons de la nature. Le concept consistant à tirer les leçons de la nature est aussi ancien que l humanité elle-même. L idée du mimétisme (imiter) vient au départ du concept grec de mimos, qui est la représentation des aspects de la nature dans les actions de l homme (Marshall et Lozeva, 2009). Les ingénieurs ont toujours puisé leur inspiration dans la nature. En 1498, Léonard de Vinci a quitté Florence pour s installer à Venise afin de se concentrer sur l ingénierie de sa machine volante. De nouvelles conceptions inspirées par la nature font leur apparition, et beaucoup rencontrent un grand succès commercial. On peut citer quelques exemples, tels que les pales d éolienne de WhalePower, qui s inspirent des nageoires des baleines 5, des lecteurs d e-books de Qualcom qui imitent la coloration des ailes de papillons, les finitions de surfaces de Sto Corp inspirées de feuilles de lotus autonettoyantes, la conception de l Eastgate Centre à Harare qui s inspire de la conception d une termitière (pour maintenir la fraîcheur), le train à grande vitesse japonais Shinkansen dont la forme évoque le bec d un martin-pêcheur et l adhésif gecko (Feng et Axworthy, 2011 ; Forbes, 2006 ; et Biomimicry Guild 2014). La nature est forte de caractéristiques issues de l évolution. La capacité du gecko de s accrocher au plafond est similaire au velcro : il y un milliard de points de contact sur la patte d un gecko. On cite succintement : la colonne vertébrale d un bison (même forme qu un pont suspendu), la soie des araignées, le ciment formé par les moules, les feuilles de lotus et leur capacité de repousser la saleté et l eau, l iridescence d un oiseau ou d un papillon, le pliage de la feuille haori, le placement des yeux d une mouche, la disposition des couches d une coquille d'haliotide Elles sont toutes des sources d inspiration très riches pour les conceptions humaines. 5 Modélisation des tubercules d une nageoire de baleine, autrement dit technologie du tubercule 23

19 La nature fonctionne grâce à la lumière du soleil. La nature n utilise que l énergie dont elle a besoin. La nature adapte la forme à la fonction. La nature recycle tout. La nature récompense la coopération. La nature mise sur la diversité. La nature exige l expertise locale. La nature freine les excès de l intérieur. La nature exploite la puissance des limites. Le Canon du biomimétisme (Benyus, 1997) 24

20 V L ÉMERGENCE DU BIOMIMÉTISME

21 On peut dire que la notion de biomimétisme est aussi ancienne que la conception technique : les barrages, les avions, les bâtiments ont toujours été inspirés de la nature. Le terme de biomimétisme est attribué plus récemment à Janine Benyus (1997) une biologiste qui plaide en faveur d une approche biologique : l imitation (et l amélioration) de la nature et des écosystèmes naturels. Ce courant se développe en grande partie autour d attributs naturels spécifiques intégrés dans la conception de produits : par exemple, la peinture repoussant la saleté ou les pales d éoliennes imitant les nageoires de baleines. On peut subdiviser ce courant succinctement en trois parties : (i) les attributs d échelle et la loi constructale, (ii) la forme urbaine, les flux matériels, les hiérarchies et les améliorations de l efficacité (par exemple, les flux humains dans la ville de New York), (iii) la planification urbaine (et l infrastructure) ainsi que l optimisation des attributs d une ville naturelle (avec une amélioration des liens entre les habitants des villes et les écosystèmes intégrés). Un autre courant s intéresse à des structures plus grandes, telles que les bâtiments. Ce courant de la bioforme, avec des attributs architecturaux spécialisés, est représenté à travers des bâtiments tels que l Eastgate Center à Harare, et les tours de Masdar dans les Emirats Arabes Unis (utilisant le vent pour maintenir la fraîcheur). Un troisième courant, qui se développe rapidement, concerne le biomimétisme dans les villes. 27

22 LES CONCEPTIONS DE MODÈLE DE VIE SIMPLE BIOMIMÉTISME LES SOLUTIONS DE CONCEPTION PAR LA NATURE LES QUESTIONS À SE POSER : COMMENT PÉRENNISER LA VIE? COMMENT LA VIE CRÉE-T-ELLE DES CHOSES? DE BAS EN HAUT - ÉMERGENCE - APPORTER DE L INFORMATION COMMENT LA VIE CRÉE-T-ELLE DES CHOSES QUI SE FONDENT DANS DES SYSTÈMES? PERCEPTION ET RÉACTION LE SYSTÈME ANTI-COLLISION DES CRIQUETS RÉSILIENCE ET RECONSTRUCTION L ÉLIMINATION DES BIOFILMS ET DES MICROBES LE BLOCAGE DES SIGNAUX DU CRESSON DE MER LE POUVOIR DES CARACTÉRISTIQUES RUBAN ADHÉSIF INSPIRÉ DU GECKO NETOYAGE SANS DÉTERGENT LOTUS COLORATION SANS PIGMENTS SPIRALE LOGARITHMIQUE - LES CORNES DU BOUC - LE NAUTILLE - L ÉVACUATION D EAU DES TOILETTES L ÉNERGIE SOLAIRE TRANSPORT DÉPLACEMENT OPTIMISANT LA RÉCUPÉRATION D ÉNERGIE CHIMIE DANS L EAU PLASTIQUES BIODÉGRADABLES ÉCOSYSTÈMES FAVORISANTS LA FERTILITÉ DES CULTURES L AGRICULTURE SUR LE MODÈLE DES PRAIRIES AUTO-ASSEMBLAGE CRISTAUX À BASE D IONS INFLUENCE DE L ÉVAPORATION ORDINATEURS SANS COMPOSANTS CANCÉROGÈNES MICRO-OPTIQUE RECYCLAGE VALORISANT LES MATÉRIAUX ENVISAGER LES MATÉRIAUX EN TANT QUE SYSTÈMES L ANALYSE DES COQUILLES CONTRE LES PROBLÈMES D ENTARTRAGE DES CANALISATIONS VIVRE & CRÉER LES CONDITIONS FAVORABLES À LA VIE! LA SÉLECTION NATURELLE MOTEUR DE L INNOVATION LE NOUVEAU NATURALISME - JANINE BENYUS Schéma du biomimétisme Tiré de : Biomimicry: Innovation Inspired by Nature, 1997 résumé par la Biomimicry Guild 29

23 CONCLUSION

24 Une grande partie de l histoire de la construction de villes par l homme s est développée dans l idée de se protéger des aléas de la nature. Les villes nous protègent souvent des lois naturelles, pourtant, de plus en plus, nous apprenons qu une bonne ville se doit d être durable. La ville durable est celle qui nourrit ses habitants, se développe en partenariat avec la nature grâce au biomimétisme. De telles villes sont plus résilientes, plus hospitalières et plus susceptibles de construire un partenariat solide et durable entre les hommes et la planète. Elle se doit de présenter dans son armature urbaine les mêmes échelles que la nature et refléter la complexité organique que représente une ville. 31

25 BIBLIOGRAPHIE Batty, Michael (2013). The New Science of Cities. MIT Press, 518pp Bejan, Adrian and J Peder Zane (2012). Design in Nature: How the Constructal Law Governs Evolution in Biology, Physics, Technology and Social Organizations. Doubleday, 296pp Benyus, Janine M. (1997). Biomimicry: Innovation Inspired by Nature. Harper, 308pp Bettencourt, Luis (2013). The Origins of Scaling in Cities. Science, Vol 340, Forbes, Peter (2006). The Gecko s Foot: Bio-Inspiration Engineering New Materials From Nature. Norton, 272pp Blais, Pamela (2011). Perverse Cities: Hidden Subsidies, Wonky Policy, and Urban Sprawl. UBC Press, 294pp Cronon, William (1992). Nature s Metropolis: Chicago and the Great West. 592pp Davies, Jed Cynan (2012). Biomimicry - An Ecological Revolution. Using biomimicry as a tool, could it be possible for our modern day cities to perform like forests? University of West England dissertation. Kindle books. 79pp Fung, Phil and Nicole Axworthy, Mimicking Nature. Engineering Dimensions (PEO), March/April 2011, Lakhtakia, Akhlesh and J.M. Martin-Palma, editors. Engineered Biomimicry, Elsevier 496pp Marshall, A. and S. Lozeva, Int. J. of Design & Nature and Ecodynamics. Vol. 4, No. 1 (2009) 1-10 Mathews, Freya (2011). Towards a Deeper Philosophy of Biomimicry. Organization and Environment 24(4) Peters, Terri. Nature and Measure: The Biomimicry Guild. Accessed March, 2013 Ratnieks, Francis (2008). Biomimicry: Further Insights from Ant Colonies? Lecture Notes in Computer Science, 5151; Workshop on bio-inspired design of networks; Bio-inspired computing and communication: BIOWIRE 32

26 CONSEIL DE STRATÉGIE ET D'INNOVATION URBAINES DE GDF SUEZ Conseil de Stratégie et d'innovation Urbaines lors du World Cities Summit 2014 à Singapour Cet incubateur d'idées lancé en 2012 réunit des experts indépendants afin de produire une vision intégrée de la ville. Objectif : porter un regard transverse et pluridisciplinaire sur les questions urbaines pour contribuer à la construction des villes à vivre de demain ˮ. Le Conseil de Stratégie et d'innovation Urbaines a vocation à jouer un rôle critique, en débattant de la vision et des méthodologies d'intervention de GDF SUEZ sur la ville. Il a également une mission d'information et d'alerte, au regard des disciplines et des domaines d'expertise représentés. Enfin, le Conseil est chargé d'animer la réflexion prospective de moyen et long termes à l'échelle du Groupe.

27 Brigitte Bariol-Mathais, Architecte urbaniste en chef de l État, elle est déléguée générale de la Fédération Nationale des Agences d Urbanisme (FNAU), Christian Kornevall, Économiste, Daniel Hoornweg, Conseiller principal sur les problématiques urbaines, coordinateur Villes et changement climatique, développement urbain et politiques locales à la Banque Mondiale, Dominique Lorrain, Sociologue, Directeur de recherche au CNRS, Latts/ENPC, Erik Orsenna, Économiste, écrivain et spécialiste du développement durable, de l environnement, de l agriculture et des économies émergentes, Gino van Begin, Secrétaire général de l'iclei (Gouvernements locaux pour la durabilité), Jana Revedin, Docteur en architecture, professeur d architecture et de design à l Institut de technologie et de planification Blekinge en Suède, Joseph Roig, Secrétaire général des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), Margie Ruddick, Designer paysagiste, Marie-Hélène Contal, Architecte, membre du Comité scientifique du Global Award for Sustainable et du Board de la Daw an Mud Brick Architecture Foundation, Secrétaire général de la LOCUS Foundation. Mario Gandelsonas, Architecte et théoricien spécialisé dans l urbanisme et la sémiotique. Il est Directeur du Centre d architecture, urbanisme et infrastructure de l université de Princeton, Nicholas You, Président du groupe d Assurance pour l initiative d infrastructure urbaine du Conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD) ainsi que du Comité de pilotage de la campagne globale urbaine des Nations Unies. Pablo Vaggione, Urbaniste avec une vaste expérience dans le domaine du développement urbain durable, spécialisé sur le thème des villes à croissance rapide. Sara Topelson de Grinberg, Sous-secrétaire du développement urbain et régional du gouvernement du Mexique, Smita Srinivas, Spécialiste dans les domaines du développement économique et de l industrie, membre du programme de planification urbaine de Columbia University à New York City et Directrice du Technological Change Lab (TCLab), Teng Chye Khoo, Directeur Exécutif, Centre liveable Cities à Singapour, et membre de la World Future Foundation, Thelma Awori, Professeur, Spécialiste du leadership au féminin et de la place des femmes en Afrique, ex vice secrétaire général de l ONU.

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1 LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES CONSACRÉE À L EXAMEN ET À L ÉVALUATION D ENSEMBLE DE L APPLICATION DU PROGRAMME POUR L HABITAT LE MILLÉNAIRE Chacun a droit URBAIN...

Plus en détail

Gestion des écosystèmes

Gestion des écosystèmes Gestion des écosystèmes Programme des Nations Unies pour l environnement Aperçu Le bien-être dépend de la santé des écosystèmes. Un écosystème peut se définir comme un ensemble dynamique constitué de plantes,

Plus en détail

TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III)

TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III) TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III) DIRECTIVES ET FORMAT POUR LA PRÉPARATION DE RAPPORTS NATIONAUX SUR SIX SUJETS PRINCIPAUX, TRENTE

Plus en détail

RECHERCHE SUR LA SCIENCE JURIDIQUE DES RESSOURCES ENVIRONNEMENTALES DE LA CHINE CONTEMPORAINE

RECHERCHE SUR LA SCIENCE JURIDIQUE DES RESSOURCES ENVIRONNEMENTALES DE LA CHINE CONTEMPORAINE RECHERCHE SUR LA SCIENCE JURIDIQUE DES RESSOURCES ENVIRONNEMENTALES DE LA CHINE CONTEMPORAINE CAI Shouqiu, professeur à la Faculté de droit de l Université de Wuhan, président de l Académie du droit de

Plus en détail

BIOMIMETISME QUAND LA NATURE INSPIRE DES INNOVATIONS DURABLES

BIOMIMETISME QUAND LA NATURE INSPIRE DES INNOVATIONS DURABLES Fiche de lecture BIOMIMETISME QUAND LA NATURE INSPIRE DES INNOVATIONS DURABLES Janine M. BENYUS Editeur : Rue de l échiquier, Paris, 2011. I) Introduction Citation clé : - «La nature fonctionne à l énergie

Plus en détail

Monsieur le Directeur général, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Directeur général, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Intervention en ouverture de la conférence CAF Sciences Po sur les défis contemporains et futurs du développement en Amérique latine Mardi 11 octobre 9h Monsieur le Directeur général, Monsieur le Président,

Plus en détail

Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire

Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire PROJET D ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE OCTOBRE 2014 TABLE DES MATIÈRES POURQUOI UN ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE?...

Plus en détail

Les Français et la politique d aide au développement de la France

Les Français et la politique d aide au développement de la France 21 octobre 2014 Étude réalisée auprès de l ensemble des Français âgés de 15 ans et plus Contacts : François Kraus Jean-Philippe Dubrulle 01 72 34 94 64 / 01 72 34 95 45 francois.kraus@ifop.com Les Français

Plus en détail

Chapitre 2 Les dynamiques de la population et le développement durable

Chapitre 2 Les dynamiques de la population et le développement durable Chapitre 2 Les dynamiques de la population et le développement durable Introduction : photo Ile DE Pâques p 188, exemple d une civilisation effondrée en raison d une mauvaise gestion de ses ressources

Plus en détail

Changement climatique. un programme global de la DDC

Changement climatique. un programme global de la DDC Changement climatique un programme global de la DDC Pourquoi la DDC considère le changement climatique comme une priorité majeure Le changement climatique et ses effets ne connaissent pas de frontières.

Plus en détail

OMD 7 - Assurer un environnement durable

OMD 7 - Assurer un environnement durable OMD 7 - Assurer un environnement durable Garantir à la population un environnement durable et sain constitue le socle du septième Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD). Cet objectif cible

Plus en détail

METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE

METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE by Du global au local : 2015-2030 - 2050 1 METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE 1 1 L élimination de la pauvreté dans le monde est le premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement

Plus en détail

Urbanisation : des faits et des chiffres

Urbanisation : des faits et des chiffres LE MILLÉNAIREURBAIN N La Session extraordinaire de l Assemblée générale des Nations Unies consacrée à l examen et à l évaluation d ensemble de l application du Programme pour l habitat E W Y O R K, 6 8

Plus en détail

NOMADÉIS. Pionnier du conseil durable E N V I RONNE M ENT DÉVELOPPEMENT DURABLE COOPÉRAT I ON I N T E R N AT I ONA LE

NOMADÉIS. Pionnier du conseil durable E N V I RONNE M ENT DÉVELOPPEMENT DURABLE COOPÉRAT I ON I N T E R N AT I ONA LE E N V I RONNE M ENT DÉVELOPPEMENT DURABLE COOPÉRAT I ON I N T E R N AT I ONA LE NOMADÉIS Pionnier du conseil durable 2 1 R U E G E O R G E S A N D 7 5 0 1 6 P A R I S, F R A N C E + 3 3 ( 0 ) 1 4 5 2 4

Plus en détail

SGS RENOVOTM UNE SOLUTION AUTOFINANCEE POUR LA GESTION DES DECHETS ELECTRONIQUES

SGS RENOVOTM UNE SOLUTION AUTOFINANCEE POUR LA GESTION DES DECHETS ELECTRONIQUES SGS RENOVOTM UNE SOLUTION AUTOFINANCEE POUR LA GESTION DES DECHETS ELECTRONIQUES NOUV ELLE APPROCHE À UN PROBLÈME TOXIQUE Un environnement plus écologique grâce à une solution effective en termes de coût

Plus en détail

La restauration des écosystèmes (Point 9 de l ordre du jour)

La restauration des écosystèmes (Point 9 de l ordre du jour) DÉCLARATION DE POSITION La restauration des écosystèmes (Point 9 de l ordre du jour) 11ème réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, Hyderabad, Inde, 8-19 octobre

Plus en détail

" BIOMIMETISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE"

 BIOMIMETISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE EXPOSITION" BIOMIMETISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE" " BIOMIMETISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE" Cette Exposition de la Maison de la Science de Liège est proposée par le Comptoir du développement durable, service

Plus en détail

L énergie, un défi pour tous!

L énergie, un défi pour tous! L énergie, un défi pour tous! Se nourrir, se déplacer, chauffer, éclairer, téléphoner, tout est question d énergie! Ou plutôt, de consommation d énergie. Les hommes consomment de plus en plus d énergie

Plus en détail

Des hommes et des ressources

Des hommes et des ressources Des hommes et des ressources G 6. La question des ressources alimentaires I. Etude de cas : au Brésil Quelle est la situation alimentaire au Brésil? P 282-283 A. Une grande puissance agricole 1) L agriculture

Plus en détail

LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 6/4/08 11:53 AM Page 1. Construire vert ne devrait pas être un casse-tête

LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 6/4/08 11:53 AM Page 1. Construire vert ne devrait pas être un casse-tête LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 6/4/08 11:53 AM Page 1 Construire vert ne devrait pas être un casse-tête LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 2 6/4/08 11:53 AM Page 2 LOG 8869 Residential

Plus en détail

Lumières en Guyane. Patrimoine culturel, patrimoine naturel, regard sur les effets visuels, ressources pour la création

Lumières en Guyane. Patrimoine culturel, patrimoine naturel, regard sur les effets visuels, ressources pour la création Journées européennes du patrimoine 2008 Patrimoine et création Vendredi 19 septembre, 19 h-21 h (entrée libre) Deux conférences pour le plaisir des yeux Cité administrative régionale Carrefour de Suzini

Plus en détail

Discours sur la sécurité alimentaire

Discours sur la sécurité alimentaire Discours sur la sécurité alimentaire L alimentation est le besoin le plus fondamental de l homme. Elle est essentielle à la vie et au développement. Le droit à l alimentation est donc la base de tous les

Plus en détail

REsolutions to Fund Cities

REsolutions to Fund Cities Supporting local authorities to access funding REsolutions to Fund Cities Rethinking Economic Solutions to Sustainably Fund Local Development REsolutions soutient la Campagne Urbaine Mondiale Résumé REsolutions,

Plus en détail

Coopération régionale dans la lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique en Afrique du Nord

Coopération régionale dans la lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique en Afrique du Nord Coopération régionale dans la lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique en Afrique du Nord Note Conceptuelle Par l Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et le Forum mondial

Plus en détail

CROISSANCE VERTE. Exemples de bonnes. pratiques, initiatives et alternatives politiques. De la productivité de la main-d œuvre à celle des ressources

CROISSANCE VERTE. Exemples de bonnes. pratiques, initiatives et alternatives politiques. De la productivité de la main-d œuvre à celle des ressources Programme des N pour l environ Exemples de bonnes pratiques, initiatives et alternatives politiques CROISSANCE VERTE De la productivité de la main-d œuvre à celle des ressources Le point de départ : des

Plus en détail

LUTTER contre le réchauffement climatique : Pourquoi pas le plastique?

LUTTER contre le réchauffement climatique : Pourquoi pas le plastique? LES PLASTIQUES EN DEBAT 3 ODP3 LUTTER contre le réchauffement climatique : Pourquoi pas le plastique? 1 Les premières matières plastiques ont fait leur apparition autour de 1860. A l époque les premières

Plus en détail

HEC Montréal. Politique de développement durable. Présenté par la Direction du développement durable de HEC Montréal

HEC Montréal. Politique de développement durable. Présenté par la Direction du développement durable de HEC Montréal HEC Montréal Politique de développement durable Présenté par la Direction du développement durable de HEC Montréal Adoptée au Conseil pédagogique, le 27 mars 2013 1 HEC MONTRÉAL Politique de développement

Plus en détail

Bien vivre, dans les limites de notre planète

Bien vivre, dans les limites de notre planète isstock Bien vivre, dans les limites de notre planète 7e PAE le programme d action général de l Union pour l environnement à l horizon 2020 Depuis le milieu des années 70, la politique environnementale

Plus en détail

Les Rencontres Européennes de Cluj - Transylvanie. 2E3D «eau, énergie, déchets et développement durable» 9, 10, 11 mai 2013

Les Rencontres Européennes de Cluj - Transylvanie. 2E3D «eau, énergie, déchets et développement durable» 9, 10, 11 mai 2013 Les Rencontres Européennes de Cluj - Transylvanie 2E3D «eau, énergie, déchets et développement durable» 9, 10, 11 mai 2013 Cluj-Napoca / Transylvanie http://www.institutfrancais-roumanie.com Appel à contribution

Plus en détail

Présentation 2012 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les finances. 1. Reprise économique et croissance

Présentation 2012 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les finances. 1. Reprise économique et croissance Présentation 2012 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les finances 1. Reprise économique et croissance Compte tenu du climat d austérité budgétaire actuel au sein du gouvernement fédéral

Plus en détail

LES HOMMES SUR LA TERRE

LES HOMMES SUR LA TERRE Géographie thème 2. LES HOMMES SUR LA TERRE Comment les hommes sont-ils répartis sur la planète? I - ÉTUDE DE CAS : L'EUROPE NOTRE FOYER DE PEUPLEMENT. Comment se répartit la population en Europe? Pourquoi?

Plus en détail

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales?

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? À seulement cinq ans de l échéance de 2015 fixée pour les OMD, de nombreux pays ont réalisé d importants progrès quant à la réalisation

Plus en détail

Module de formation. Présentation de la classification du vivant. Cycle 3. à destination des équipes de circonscription. Enseignement des sciences

Module de formation. Présentation de la classification du vivant. Cycle 3. à destination des équipes de circonscription. Enseignement des sciences Module de formation à destination des équipes de circonscription Présentation de la classification du vivant Enseignement des sciences et de la technologie à l école primaire Cycle 3 MENJVA / DGESCO -

Plus en détail

ÉVALUATION EXTERNE À MI-PARCOURS

ÉVALUATION EXTERNE À MI-PARCOURS ÉVALUATION EXTERNE À MI-PARCOURS Évaluation externe à mi-parcours Campagne CULTIVONS d Oxfam Résumé CAMPAGNE CULTIVONS D OXFAM Résumé Glenn O Neil & Patricia Goldschmid, Owl RE Octobre 2013 Le présent

Plus en détail

COUVERTURE ENEAU POTABLE

COUVERTURE ENEAU POTABLE COUVERTURE ENEAU POTABLE En 2002, 83 % de la population mondiale près de 5,2 milliards d individus bénéficiaient d un approvisionnement en eau potable amélioré. Cela comprend l eau courante et le raccordement

Plus en détail

Agriculture familiale et les défis du changement climatique en Afrique

Agriculture familiale et les défis du changement climatique en Afrique Agriculture familiale et les défis du changement climatique en Afrique 1 ière Édition Agriculture, changement climatique et responsabilité des organisations Dakar, du 25 au 27 Avril 2013 au CICES Communication

Plus en détail

L agenda 2030 de développement durable

L agenda 2030 de développement durable L agenda 2030 de développement durable L Agenda 2030 en bref Pourquoi des objectifs mondiaux de développement durable? Le monde est confronté à des défis majeurs, comme l extrême pauvreté, le changement

Plus en détail

Projections du nombre total d étudiants internationaux d ici 2025. Source : Unesco Institute for Statistics, calculs France Stratégie

Projections du nombre total d étudiants internationaux d ici 2025. Source : Unesco Institute for Statistics, calculs France Stratégie SYNTHÈSE Trois grandes tendances mondiales Transnationalisation La géographie de l économie mondiale du savoir connaît de profonds bouleversements depuis plusieurs décennies. L innovation et la recherche

Plus en détail

Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité

Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité Réunis à Genève pour la XXX e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous, membres de ladite Conférence, avons centré

Plus en détail

Climat et développement une responsabilité commune COOPÉRATION AVEC LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT

Climat et développement une responsabilité commune COOPÉRATION AVEC LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT Climat et développement une responsabilité commune COOPÉRATION AVEC LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT Le défi du changement climatique Glaciers en fonte, élévation du niveau de la mer, diminution des ressources

Plus en détail

COMMENT OBTENIR LE SOUTIEN DES PAYS CADRE MONDIAL POUR LES SERVICES CLIMATOLOGIQUES

COMMENT OBTENIR LE SOUTIEN DES PAYS CADRE MONDIAL POUR LES SERVICES CLIMATOLOGIQUES COMMENT OBTENIR LE SOUTIEN DES PAYS AU CADRE MONDIAL POUR LES SERVICES CLIMATOLOGIQUES GUIDE SUCCINT À L INTENTION DES SERVICES MÉTÉOROLOGIQUES ET HYDROLOGIQUES NATIONAUX UNITÉ D ACTION DES NATIONS UNIES

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

Votre cloud est-il net?

Votre cloud est-il net? Votre cloud est-il net? Avril 2012 greenpeace.fr Mettre en marche une révolution énergétique 03 2 Votre cloud est-il net? Frank van Biemen / EvoSwitch / Greenpeace Greenpeace Votre cloud est-il net? Résumé

Plus en détail

La Chaire Accenture Strategic Business Analytics de l ESSEC

La Chaire Accenture Strategic Business Analytics de l ESSEC La Chaire Accenture Strategic Business Analytics de l ESSEC La création de nouvelles opportunités par l analyse des données Dans le monde numérique actuel, l analyse des données est au cœur des réseaux

Plus en détail

Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous

Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous Stratégie environnementale du Groupe de la Banque mondiale 2012 2022 THE WORLD BANK ii Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous Résumé analytique

Plus en détail

Cadre institutionnel pour le développement durable

Cadre institutionnel pour le développement durable DOCUMENT DE POSITION DE L CADRE INSTITUTIONNEL POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Cadre institutionnel pour le développement durable Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, Rio de

Plus en détail

Formation Bâtiment Durable : Toitures vertes: du concept à l entretien

Formation Bâtiment Durable : Toitures vertes: du concept à l entretien Formation Bâtiment Durable : Toitures vertes: du concept à l entretien Bruxelles Environnement RÔLES ET PLUS-VALUES D UN POTAGER URBAIN INTÉGRÉ À UN PROJET IMMOBILIER Haissam JIJAKLI Laboratoire de Phytopathologie

Plus en détail

C est dans ce contexte que le CIRDES organise une formation régionale sur le thème cité en titre.

C est dans ce contexte que le CIRDES organise une formation régionale sur le thème cité en titre. TERMES DE REFERENCES Cours régional de formation sur la gestion des risques dans les systèmes de production de polycultures-élevage en Afrique sub-saharienne du 12 au 22 mai 2014 1. CONTEXTE L une des

Plus en détail

Termes de références :

Termes de références : Benin Environment and Education Society BEES NGO www.bees-ong.org bees@hotmail.fr 03 BP 779 Jéricho, Cotonou Bénin, Tel: (229) 68 487 909; (229) 97 167 835; Termes de références : Recrutement de consultants

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

Voici quelques exemples : qu est-ce qui différencie par exemple le renard, l écureuil de Corée, la renouée du Japon ou le cerisier tardif?

Voici quelques exemples : qu est-ce qui différencie par exemple le renard, l écureuil de Corée, la renouée du Japon ou le cerisier tardif? L 7 a diversité biologique une richesse difficile à préserver A Uccle Notre Commune fait partie des communes les plus vertes de Bruxelles. Aussi aurez-vous peut-être la chance de faire des rencontres intéressantes

Plus en détail

6ÈME FORUM MONDIAL DE L EAU DISCOURS DU PREMIER MINISTRE, FRANÇOIS FILLON. (Marseille, 12 mars 2012)

6ÈME FORUM MONDIAL DE L EAU DISCOURS DU PREMIER MINISTRE, FRANÇOIS FILLON. (Marseille, 12 mars 2012) 6ÈME FORUM MONDIAL DE L EAU DISCOURS DU PREMIER MINISTRE, FRANÇOIS FILLON (Marseille, 12 mars 2012) Mesdames, Messieurs, Depuis maintenant une quinzaine d années, les Forums mondiaux de l Eau ont fait

Plus en détail

QUELLES VILLES POUR LE XXI e SIECLE? Des écoquartiers à l éco-urbanisme

QUELLES VILLES POUR LE XXI e SIECLE? Des écoquartiers à l éco-urbanisme COLLOQUE VILLES NOUVELLES ET QUARTIERS NOUVEAUX LOUVAIN, le 23 Octobre 2015 1 QUELLES VILLES POUR LE XXI e SIECLE? Des écoquartiers à l éco-urbanisme Jean Haëntjens, Urbatopie www.jeanhaentjens.com Jean

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social Nations Unies E/CN.17/2006/8 Conseil économique et social Distr. générale 6 février 2006 Français Original : anglais Commission du développement durable Quatorzième session 1 er -12 mai 2006 Point 3 de

Plus en détail

La Caraïbe insulaire face à l économie verte: présentation des orientations stratégiques

La Caraïbe insulaire face à l économie verte: présentation des orientations stratégiques La Caraïbe insulaire face à l économie verte: présentation des orientations stratégiques Loïza Rauzduel, Chargée de projet Caribbean Natural Resources Institute (CANARI) Conférence ICFC, Espace Régional

Plus en détail

Les enjeux des trames vertes et bleues. Philippe Clergeau Professeur Muséum National d Histoire Naturelle, Paris

Les enjeux des trames vertes et bleues. Philippe Clergeau Professeur Muséum National d Histoire Naturelle, Paris Les enjeux des trames vertes et bleues Philippe Clergeau Professeur Muséum National d Histoire Naturelle, Paris 1 Pourquoi prendre en compte la nature? pour conserver un patrimoine pour une éthique par

Plus en détail

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde Fiche prolongement 6 Du lien entre environnement et développement au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde 20% de la population mondiale consomme 87 % des ressources

Plus en détail

ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE OMI

ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE OMI ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE OMI Agence spécialisée des Nations Unies, l O.M.I est l autorité standard pour la sécurité, la sureté et les performances environnementales des transports maritimes

Plus en détail

VILLES EN TRANSITION VERS UNE ECONOMIE VERTE Piura 17 et 18 avril 2012. Document de conclusions

VILLES EN TRANSITION VERS UNE ECONOMIE VERTE Piura 17 et 18 avril 2012. Document de conclusions nta VILLES EN TRANSITION VERS UNE ECONOMIE VERTE Piura 17 et 18 avril 2012 Document de conclusions «Si l économie verte comme concept signifie le progrès avec responsabilité, le développement avec honnêteté

Plus en détail

GRAP. dans l émergence d entreprises d économie sociale en Estrie

GRAP. dans l émergence d entreprises d économie sociale en Estrie dans l émergence d entreprises d économie sociale en Estrie Illustration de deux cas d entreprises tirés de la recherche du Groupe régional d activités partenariales en économie sociale de l Estrie (GRAP-Estrie)

Plus en détail

Chapitre 12. Le développement durable

Chapitre 12. Le développement durable Chapitre 12. Le développement durable 197 1. L eau 200 A. Les feuillées 200 B. l intendance 200 2. Les déchets 200 3. La biodiversité 201 4. L énergie 202 5. Le voisinage 202 6. Être un exemple 202 197

Plus en détail

Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011. Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement

Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011. Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011 Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement 1. La présente note d orientation a pour objet d exposer l approche plus vaste

Plus en détail

PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL ET EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS

PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL ET EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL ET EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I.1. VUE D ENSEMBLE Après le vif redressement enregistré

Plus en détail

Mettre la culture au cœur des politiques de développement durable

Mettre la culture au cœur des politiques de développement durable Déclaration de Hangzhou Mettre la culture au cœur des politiques de développement durable Adoptée à Hangzhou, République populaire de Chine, le 17 mai 2013 Nous, les participants réunis à Hangzhou à l

Plus en détail

CONCLUSIONS DU FORUM DES JEUNES

CONCLUSIONS DU FORUM DES JEUNES 38 e session, Paris 2015 38 C 38 C/19 1 er novembre 2015 Original anglais Point 4.5 de l ordre du jour provisoire CONCLUSIONS DU FORUM DES JEUNES Du 26 au 28 octobre 2015, environ 500 jeunes femmes et

Plus en détail

La pollution dans l environnement

La pollution dans l environnement Katherine McKeon Le 25 avril 2014 Dissertation Finale La pollution dans l environnement Selon «DoSomething.org», qui a les faits sur la pollution, c est un des plus grands tueurs dans le monde. C est plus

Plus en détail

L ÉNERGIE C EST QUOI?

L ÉNERGIE C EST QUOI? L ÉNERGIE C EST QUOI? L énergie c est la vie! Pourquoi à chaque fois qu on fait quelque chose on dit qu on a besoin d énergie? Parce que l énergie est à l origine de tout! Rien ne peut se faire sans elle.

Plus en détail

édito Description du concours Thème 2014 : «Agriculture urbaine et biodiversité»

édito Description du concours Thème 2014 : «Agriculture urbaine et biodiversité» CAPITALE FRANÇAISE de la édito Le milieu urbain est un écosystème à part entière où plantes et animaux trouvent abris et ressources. La biodiversité dite urbaine conditionne de nombreuses fonctions écologiques,

Plus en détail

SECTION 1 : INTRODUCTION SECTION 1 :

SECTION 1 : INTRODUCTION SECTION 1 : 1 SECTION 1 : 2 3 Le but de cette version 2.0 du Manuel technique du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire est d apporter aux analystes de la sécurité alimentaire des normes techniques

Plus en détail

On s active pour un Québec sans pétrole

On s active pour un Québec sans pétrole On s active pour un Québec sans pétrole Le pétrole est une énergie non-renouvelable, polluante et de plus en plus chère. Pourtant notre mode de vie en est totalement dépendant. C est une réalité qui n

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

9. Évolution du marché mondial du blé au cours des cinquante dernières années

9. Évolution du marché mondial du blé au cours des cinquante dernières années 9. Évolution du marché mondial du blé au cours des cinquante dernières années Fr. Terrones Gavira 1 et Ph. Burny 2 1 Introduction... 2 2 Production... 3 3 La consommation... 4 3.1 Utilisation... 4 3.2

Plus en détail

Villes et Biodiversités. Philippe Clergeau Professeur et expert-consultant Muséum National d Histoire Naturelle, Paris

Villes et Biodiversités. Philippe Clergeau Professeur et expert-consultant Muséum National d Histoire Naturelle, Paris Villes et Biodiversités Philippe Clergeau Professeur et expert-consultant Muséum National d Histoire Naturelle, Paris Définitions Un urbanisme écologique c est un aménagement du territoire qui se fait

Plus en détail

PLANIFICATION ET ADAPTATION DES RESSOURCES EN EAU

PLANIFICATION ET ADAPTATION DES RESSOURCES EN EAU PLANIFICATION ET ADAPTATION DES RESSOURCES EN EAU M. KOUASSI Jules Venance Assistant au PCCI (Côte d Ivoire) kouassjv2003@yahoo.fr ATELIER REGIONAL SUR L ADAPTATION ACCRA 21 au 23 septembre 2006 INTRODUCTION

Plus en détail

Passeport pour ma réussite : Mentorat Vivez comme si vous mourrez demain. Apprenez comme si vous vivrez éternellement Gandhi

Passeport pour ma réussite : Mentorat Vivez comme si vous mourrez demain. Apprenez comme si vous vivrez éternellement Gandhi Passeport pour ma réussite : Mentorat Vivez comme si vous mourrez demain. Apprenez comme si vous vivrez éternellement Gandhi Éléments principaux de Passeport pour ma réussite Passeport pour ma réussite

Plus en détail

Projet de Plan directeur de gestion des matières résiduelles

Projet de Plan directeur de gestion des matières résiduelles CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ McGILL MÉMOIRE Réduire pour mieux grandir Projet de Plan directeur de gestion des matières résiduelles De l agglomération de Montréal 2008-2012 4 juin 2008 Centre universitaire

Plus en détail

De meilleures statistiques pour des vies meilleures. PARIS21 Partenariat statistique au service du développement au XXIe siècle

De meilleures statistiques pour des vies meilleures. PARIS21 Partenariat statistique au service du développement au XXIe siècle De meilleures statistiques pour des vies meilleures PARIS21 Partenariat statistique au service du développement au XXIe siècle Présentation de PARIS21 PARIS21 est l acronyme de l anglais Partnership in

Plus en détail

Prise de position et réflexions. sur. le 6e programme d'action de l'ue pour. l'environnement

Prise de position et réflexions. sur. le 6e programme d'action de l'ue pour. l'environnement Prise de position et réflexions sur le 6e programme d'action de l'ue pour l'environnement 1. Importance générale de l'environnement dans les régions frontalières et transfrontalières 2. Nécessité d'un

Plus en détail

Excellences, Mesdames, Messieurs

Excellences, Mesdames, Messieurs Excellences, Mesdames, Messieurs Permettez-moi d abord de vous présenter les salutations chaleureuses de Son Excellence Paul BIYA,Président de la République du Cameroun, qui aurait tant voulu prendre personnellement

Plus en détail

Programme de protection des infrastructures essentielles de l Ontario

Programme de protection des infrastructures essentielles de l Ontario Programme de protection des infrastructures essentielles de l Ontario STRATÉGIE Révisée le 2 juin 2009 PAGE 1 DE 5 Remerciements L équipe du Programme de protection des infrastructures essentielles de

Plus en détail

Connecting Leaders Accelerating Action Pioneering Solutions

Connecting Leaders Accelerating Action Pioneering Solutions AFRICA Steven Bland ICLEI Africa Project Manager: Urban Low Emission Development Strategies Steven.bland@iclei.org Connecting Leaders Accelerating Action Pioneering Solutions Énergies renouvelables en

Plus en détail

Les toits verts, les toits blancs et les toits haute performance : distinguer les faits de la fiction NRCC-50444F. Paroli, R.M.; Gallagher, J.

Les toits verts, les toits blancs et les toits haute performance : distinguer les faits de la fiction NRCC-50444F. Paroli, R.M.; Gallagher, J. http://irc.cnrc-nrc.gc.ca/ Les toits verts, les toits blancs et les toits haute performance : distinguer les faits de la fiction NRCC-50444F Paroli, R.M.; Gallagher, J. Une version de ce document se trouve

Plus en détail

ELECTRIFICATION SOLAIRE DE L ECLAIRAGE PUBLIC. Quartier des Chiffonniers. (Le Caire, Egypte) ONG : LOCUS. jjjjjj

ELECTRIFICATION SOLAIRE DE L ECLAIRAGE PUBLIC. Quartier des Chiffonniers. (Le Caire, Egypte) ONG : LOCUS. jjjjjj jjjjjj ELECTRIFICATION SOLAIRE DE L ECLAIRAGE PUBLIC Quartier des Chiffonniers (Le Caire, Egypte) ONG : LOCUS 1 Présentation de l ONG L association LOCUS Jana Revedin, architecte PhD, professeur d université,

Plus en détail

ÉQUIPE SPÉCIALE INTERINSTITUTIONS POUR LA PRÉVENTION DES CATASTROPHES CADRE D ACTION

ÉQUIPE SPÉCIALE INTERINSTITUTIONS POUR LA PRÉVENTION DES CATASTROPHES CADRE D ACTION ÉQUIPE SPÉCIALE INTERINSTITUTIONS POUR LA PRÉVENTION DES CATASTROPHES CADRE D ACTION POUR L APPLICATION DE LA STRATÉGIE INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DES CATASTROPHES (SIPC) Juin, 2001 -2- TABLE DES MATIÈRES

Plus en détail

CHARTE MAGHREBINE POUR LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

CHARTE MAGHREBINE POUR LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE CHARTE MAGHREBINE POUR LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Véme Session du Conseil de la Présidence de l UMA Nouakchott, 11 novembre 1992 1 INTRODUCTION A notre époque, les questions

Plus en détail

2012 Environmental Performance Report 1. rapport 2012 sur la performance environnementale

2012 Environmental Performance Report 1. rapport 2012 sur la performance environnementale 2012 Environmental Performance Report 1 rapport 2012 sur la performance environnementale Rapport 2012 sur la performance environnementale 1 Le ciment et le béton joueront un rôle important pour relever

Plus en détail

UN ÉTABLISSEMENT D ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE RECHERCHE DE HAUT NIVEAU

UN ÉTABLISSEMENT D ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE RECHERCHE DE HAUT NIVEAU UN ÉTABLISSEMENT D ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE RECHERCHE DE HAUT NIVEAU FORMER DE HAUTS RESPONSABLES L ÉCOLE POLYTECHNIQUE FORME DES FEMMES ET DES HOMMES RESPONSABLES, CAPABLES DE MENER DES ACTIVITÉS

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive Strasbourg, 7 août 2009 EPAS(2009)19rév DOCUMENT DE TRAVAIL Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive «Qui joue loyalement est toujours gagnant.»

Plus en détail

Le référentiel de compétences à l'université, outil d'une politique Qualité : exemple en formation d ingénieurs.

Le référentiel de compétences à l'université, outil d'une politique Qualité : exemple en formation d ingénieurs. Le référentiel de compétences à l'université, outil d'une politique Qualité : exemple en formation d ingénieurs. Philippe Bouillard 1, Frédéric Robert 2, Nadine Postiaux 3 1 BATir (Building, Architecture

Plus en détail

Conservation, efficacité et fourniture de l énergie

Conservation, efficacité et fourniture de l énergie Ministère de l Énergie Printemps 2015 Conservation, efficacité et fourniture de l énergie Fiche d information Déclaration de principes provinciale, 2014 La Déclaration de principes provinciale de 2014

Plus en détail

Le droit à se nourrir

Le droit à se nourrir Le droit à se nourrir La faim : plus absurde qu il n y paraît 2 Paradoxe n 1 Aujourd hui, 852 millions de personnes au monde - soit près d un être humain sur sept - souffrent régulièrement de la faim alors

Plus en détail

Loi modifiant diverses lois professionnelles et d autres dispositions dans le domaine des sciences appliquées

Loi modifiant diverses lois professionnelles et d autres dispositions dans le domaine des sciences appliquées Consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi n o 49 Loi modifiant diverses lois professionnelles et d autres dispositions dans le domaine des sciences appliquées Mémoire de l

Plus en détail

Appel à communications

Appel à communications Appel à communications Clôture le 31 mai 2015 Seconde édition des dialogues de la recherche : «Prévention et gestion des risques climatiques dans les politiques territoriales» 17 ET 18 SEPTEMBRE 2015.

Plus en détail

Instant evolution à l ère du numérique. Faites de la technologie votre atout compétitivité

Instant evolution à l ère du numérique. Faites de la technologie votre atout compétitivité Instant evolution à l ère du numérique Faites de la technologie votre atout compétitivité On sous-estime facilement la distance parcourue en aussi peu de temps, de même que l ampleur des changements qu

Plus en détail

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040 The Outlook for Energy: A View to 24 highlights Les Perspectives Énergétiques à l horizon 24 ExxonMobil vous présente dans ses Perspectives Énergétiques sa vision à long terme de notre avenir énergétique.

Plus en détail

Argumentaires Pour 13.058. Dokumentation Documentation Documentazione

Argumentaires Pour 13.058. Dokumentation Documentation Documentazione Parlamentsdienste Services du Parlement Servizi 13.058 del Parlamento Servetschs dal parlament Argumentaires Pour Initiative populaire sur les bourses d'études et révision totale de la loi sur les contributions

Plus en détail

Impartition réussie du soutien d entrepôts de données

Impartition réussie du soutien d entrepôts de données La force de l engagement MD POINT DE VUE Impartition réussie du soutien d entrepôts de données Adopter une approche globale pour la gestion des TI, accroître la valeur commerciale et réduire le coût des

Plus en détail

Maroc Etat des lieux de la coopération internationale et des investissements étrangers

Maroc Etat des lieux de la coopération internationale et des investissements étrangers Maroc Etat des lieux de la coopération internationale et des investissements étrangers U Etude réalisée sous la direction d IDEFIE par Charline Jacob-Nassimian Juillet 2010 UI. La situation économique

Plus en détail

Convention internationale sur les Droits des personnes handicapées

Convention internationale sur les Droits des personnes handicapées Convention internationale sur les Droits des personnes handicapées Version Facile à lire Réalisé avec le soutien de l AWIPH 1 Ce texte est une explication en Facile à lire de la Convention. Ce n est pas

Plus en détail