PREVENTION DES TMS DANS L ACTIVITE PROPRETE
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- Coralie Beaudry
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1 PREVENTION DES TMS DANS L ACTIVITE PROPRETE SECTEUR TERTIAIRE PARTIES COMMUNES D IMMEUBLES Etude réalisée de Novembre 2007 à Octobre 2008 par : AIPST 18 CTIP CONSEIL En collaboration avec :
2 REMERCIEMENTS En premier lieu, il faut remercier les entreprises ONET et SAMSIC qui ont bien voulu mettre des sites à disposition des ergonomes et techniciens, et motiver leurs collaborateurs à participer à l étude. Concernant l organisation professionnelle, l étude est portée au niveau régional par le GREPCSO (Groupement Régional des Entreprises de Propreté Centre et Sud-ouest) et au niveau national par la FEP (Fédération des Entreprises de Propreté). Qu ils soient ici remerciés pour leur implication et la communication qu ils voudront bien organiser autour de cette étude, dans l objectif louable de prévenir la survenue des TMS auprès des salariés des entreprises de propreté. Il est important de noter que cette étude n aurait pas pu se faire sans le soutien financier du FARE (Fonds d Action pour la Réinsertion et l Emploi), mais son rôle déborde largement de ce cadre, puisqu il permit d aborder la problématique TMS au regard des travailleurs handicapés.
3 TABLE DES MATIERES RAPPEL SUR LES T.M.S 9 QU'EST CE QU'UN TMS? 10 LE CONTEXTE DE L ETUDE 11 RESULTATS DE L ETUDE EPIDEMIOLOGIQUE DES MEDECINS DU TRAVAIL DE L AIPST DONNEES GENERALES 14 LES PATHOLOGIES RETROUVEES 16 LOCALISATION DES PATHOLOGIES 17 ANALYSE DU TRAVAIL 21 LE TEMPS DE TRAVAIL 22 LES RISQUES DES ENTREPRISES UTILISATRICES 23 UN TRAVAIL QUI SOLLICITE LE CORPS 25 UN TRAVAIL INVISIBLE ET PARFOIS MAL CONSIDERE 25 UN TRAVAIL QUI DEMANDE DU SAVOIR-FAIRE ET DE LA FORMATION 26 UN TRAVAIL QUI DEMANDE DE L ENTRAIDE 26 UN TRAVAIL QUI DEMANDERAIT PLUS DE REGLEMENTATION 26 APTITUDES 27 FACTEURS AGGRAVANTS 28 FACTEURS PROTECTEURS POUR LA SANTE 28 PISTES DE SOLUTIONS 29 OBJECTIFS ET DEROULEMENT PREVU DE L ETUDE TERRAIN 30 Objectifs : 31 Phase 1 : Explication de la démarche au groupe de Travail 32 Phase 2 : Rencontre des différents opérateurs 32 Phase 3 : Signature des conventions d intervention 33 3
4 Phase 4 : Observations globales terrain 33 Phase 5 : Questionnaires 34 Phase 6 : Mise en place des hypothèses de travail 34 Phase 7 : Observations systématiques 35 Phase 8 : Rédaction du diagnostic 35 COMPTE-RENDU DES OBSERVATIONS GLOBALES 36 TERTIAIRE 1 37 PRESTATION 37 MATERIEL 37 EQUIPEMENT 38 CONCEPTION BATIMENTS 38 OBSERVATIONS GENERALES 38 TERTIAIRE 2 39 PRESTATION 39 MATERIEL 39 EQUIPEMENT 40 CONCEPTION BATIMENTS 40 OBSERVATIONS GENERALES 40 TERTIAIRE 3 41 PRESTATION 41 MATERIEL 41 EQUIPEMENT 42 CONCEPTION BATIMENTS 42 OBSERVATIONS GENERALES 42 PCI 1 Extérieurs 43 PRESTATION 43 MATERIEL 43 EQUIPEMENT 43 CONCEPTION BATIMENTS 43 OBSERVATIONS GENERALES 44 PCI 1 Intérieurs 45 PRESTATION 45 4
5 MATERIEL 45 EQUIPEMENT 45 CONCEPTION BATIMENTS 45 OBSERVATIONS GENERALES 46 PCI 2 47 PRESTATION 47 MATERIEL 47 EQUIPEMENT 47 CONCEPTION BATIMENTS 47 OBSERVATIONS GENERALES 48 PCI 3 49 PRESTATION 49 MATERIEL 49 EQUIPEMENT 49 CONCEPTION BATIMENTS 50 OBSERVATIONS GENERALES 50 RESULTATS DES PREMIERS QUESTIONNAIRES 51 GENERALITES 53 EXPERIENCES ANTERIEURES A CELLE DU NETTOYAGE 54 LES DOULEURS 55 LA REPRESENTATIVITE DU TRAVAIL 58 Répétitivité et variété des tâches 58 Compétences 58 Autonomie 59 Quantité et vitesse de travail 59 Les obstacles au travail 60 La relation avec la hiérarchie 60 La relation avec les collègues 61 LE PORT DE CHARGES 62 LES POSTURES 62 LES OBSERVATIONS GLOBALES 63 5
6 LES TÂCHES EFFECTUEES 64 LE MATERIEL SUR SITE 65 HYPOTHESES DE TRAVAIL 66 OBSERVATIONS SYSTEMATIQUES PREVUES 67 OBSERVATIONS SYSTEMATIQUES 68 QUESTIONNAIRE SUR LES REPRESENTATIONS DU TRAVAIL 69 ETUDE REALISEE PAR LUCILE GILET 69 INTRODUCTION 69 LE SENS DU TRAVAIL PERSONNEL 70 LE RESPECT DU TRAVAIL 70 LA RETROACTION 71 L EPANOUISSEMENT PERSONNEL 71 L EVOLUTION AU TRAVAIL 72 CONCLUSION 73 LES POSTURES 74 PRESENTATION DES ANGLES DE CONFORT 75 ANGLES DE CONFORT DU TRONC 75 ANGLES DE CONFORT DU COU 76 ANGLES DE CONFORT DE L EPAULE 77 ANGLES DE CONFORT DU COUDE 78 ANGLES DE CONFORT DU POIGNET 78 TERTIAIRE 79 Vidage des poubelles 79 Conteneurs 81 Dépoussiérage du matériel informatique 82 Dépoussiérage du matériel informatique 83 Essuyage du mobilier 84 Balayage / Lavage des sols 89 Aspiration des sols 90 Entretien des sanitaires 91 Balayage / Lavage des escaliers 92 Balayage / Lavage des circulations 93 6
7 PARTIES COMMUNES D IMMEUBLES 95 Balayage / Lavage des halls 95 Essuyage des parties meublantes 99 Essuyage de la vitrerie 100 Sortie des containers 102 Aspiration des sols 104 Secouage des tapis 106 RECENSEMENT DU MATERIEL UTILISE 108 LE BALAYAGE 109 LE LAVAGE 110 L ASPIRATION 111 LE CHARIOT 112 ANALYSE DU PORT DE CHARGES 113 ENTRETIEN DES BUREAUX 115 POUR LES FEMMES : 117 POUR LES HOMMES : 117 MANIPULATION DE CONTENEURS 119 DIAGNOSTIC 121 LE TRONC 122 LES MEMBRES SUPERIEURS 123 Le Cou 123 Les Epaules 124 Le Coude 125 Le poignet 126 LE PORT DE CHARGES 128 LES DEPLACEMENTS 129 LE TEMPS 131 7
8 LE MATERIEL 132 REPRESENTATIVITE 134 PISTES DE PROGRES 136 ANNEXES 137 ANNEXE 1 : THEMATIQUE HANDICAP 138 ANNEXE 2 : QUESTIONNAIRE N ANNEXE 3 : QUESTIONNAIRE SUR LA REPRESENTATIVITE AU TRAVAIL 152 8
9 RAPPEL SUR LES T.M.S 9
10 QU'EST CE QU'UN TMS? Les TMS (Troubles Musculo-Squelettiques) regroupent un grand nombre de maladies chroniques affectant les muscles, les tendons et les nerfs au niveau des articulations des membres supérieurs (épaules, coudes, poignets-mains), et inférieurs (genoux, chevilles). Ils se caractérisent par des douleurs et des gênes lors des mouvements qui peuvent devenir très handicapantes et avoir des répercussions importantes sur la vie professionnelle et privée des personnes atteintes. Certaines de ces pathologies sont reconnues comme maladies professionnelles et peuvent donc faire l'objet d'une indemnisation. L exemple courant de TMS est le syndrome du canal carpien. Source : 10
11 LE CONTEXTE DE L ETUDE 11
12 En mars 2007, les médecins du travail de l AIPST 18 (Association Interentreprises de Prévention et Santé au Travail du Cher) établirent des constatations médicales sur l année 2006 à partir de la synthèse des pathologies saisies en informatique. Cette synthèse met en avant le secteur du nettoyage comme gros pourvoyeur de T.M.S (Troubles Musculo-Squelettiques). Onze médecins, Dr BOISSIE, Dr A. CHALONS, Dr P. CHALONS, Dr CARREY, Dr DASSONNEVILLE, Dr de la LANDE, Dr DUGIED, Dr LAFON, Dr LEBRUN, Dr MASSICARD, Dr MICHOT, sont à l origine de cette constatation. Les résultats en découlant ont été présentés d une part aux entreprises de propreté du département et d autre part aux institutions de la branche professionnelle Propreté composée de : C.T.I.P CONSEIL: Centre Technique International de la Propreté F.A.F Propreté : Fonds d Assurance Formation F.A.R.E : Fonds d action pour la réinsertion et l emploi. F.E.P.S.A : Fédération des Entreprises de Propreté et des Services Associés. G.R.E.P.C.S.O : Groupement régional des Entreprises de Propreté Centre et Sud-Ouest. I.N.H.N.I : Institut National de l Hygiène et du Nettoyage Industriel. 12
13 RESULTATS DE L ETUDE EPIDEMIOLOGIQUE DES MEDECINS DU TRAVAIL DE L AIPST 18 13
14 DONNEES GENERALES Nombre d entreprises concernées : Salariés ont été vus en visite au cours de l année Répartition Hommes Femmes 127 Hommes Femmes 299 Classes d'âges Femmes Hommes
15 Ancienneté au poste : Ancienneté AU POSTE d'agent de propreté <1 an 1 à 4 5 à 8 9 à à à à à à à 36 La moyenne d ancienneté est de : 7,8 ans. Le maximum d ancienneté : 35 ans. Cette statistique met en évidence une ancienneté faible : Cela serait dû à : un Turn-Over important? une sélection par la santé? 15
16 LES PATHOLOGIES RETROUVEES 187 pathologies retrouvées chez 139 salariés (32,6%) Pathologies TMS chez les Femmes % Présence de Pathologie TMS Absence de Pathologie TMS 65% Pathologies TMS chez les Hommes % Présence de Pathologie TMS Absence de Pathologie TMS 73% Ces résultats sont à comparer à l étude des Pays de la Loire 2002 : 15% des femmes et 11% des hommes, tous secteurs confondus, ont une pathologie TMS 8 Maladies Professionnelles (MP) déclarées 16
17 LOCALISATION DES PATHOLOGIES PATHOLOGIES DU MEMBRE SUPERIEUR 35 Nombre de Salarié Numéro de salarié F M F M F M F M Coude Divers Membre Sup Epaule Main + poignet code Salarié Sexe 17
18 PATHOLOGIES DU RACHIS 45 Nombre de Salarié Numéro de salarié F F M F M F M Divers Dos Rachis Cervical Rachis Dorsal Rachis Lombaire code Salarié Sexe 18
19 PATHOLOGIES DES MEMBRES INFERIEURS ET A SIEGES MULTIPLES Nombre de Salarié Numéro de salarié F M F M Membre Inférieur Sièges Multiples code Salarié Sexe 19
20 LES MP DECLAREES 8 Nombre de Salarié Numéro de salarié F 1 F MP 57 MP 98 Visite/Exposition/Conclusion Numéro de tableau Salarié Sexe 20
21 ANALYSE DU TRAVAIL DIFFERENTS TYPES DE PRESTATIONS : Nettoyage courant Remise en état après sinistres En intérieur ou exposés aux intempéries DIFFERENTS MILIEUX D INTERVENTION : Bureaux Sanitaires Ateliers d usine Laboratoire d analyse médicale Résidence Hôtellerie Locaux sportifs LE NETTOYAGE DES RISQUES SPECIFIQUES: Chute de hauteur Humidité Risques Chimiques Risques biologiques Risques physiques 21
22 LE TEMPS DE TRAVAIL Interventions tôt le matin ou tard le soir Horaires atypiques Coupure et amplitudes de travail importantes Influence sociale REPARTITION DES TEMPS DE TRAVAIL (sur 314 dossiers renseignés) 180 Nombre de Salarié Numéro de salarié F M F M F M Temps partiel choisi Temps partiel imposé Temps plein Clinique Libellé Item Salarié Sexe TRAVAIL MULTI EMPLOYEURS (Sous-estimé, information rétrospective, travail chez les "particuliers employeurs" non suivis médicalement) 70,00% Nombre de multi-employeur oui/non/ ne sait pas 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 64,69% 20,00% 10,00% 0,00% 7,19% 28,13% NE SAIT PAS NON OUI multi-employeur oui/non/ ne sait pas 22
23 LES RISQUES DES ENTREPRISES UTILISATRICES Risques physiques : Bruit Vibrations Risques chimiques (en particulier les substances C.M.R) : Nettoyage de machines Huiles minérales Poussières toxiques Nettoyage de cabines de peinture Risques Biologiques Sanitaires Locaux HLM Pompes funèbres Locaux médicaux Il est obligatoire de rédiger un Plan de Prévention entre l entreprise utilisatrice (Client) et l entreprise intervenante (Entreprise de Propreté) si : Les prestations représentent plus de 400 heures d intervention / an. Les prestations rentrent dans la liste des 21 travaux dangereux fixés dans le décret du 20 février
24 QUI SOLLICITE LE CORPS INVISIBLE ET PARFOIS MAL CONSIDERE AGENT DE SERVICE, UN TRAVAIL QUI DEMANDE DU SAVOIR FAIRE ET DE LA FORMATION QUI DEMANDE DE L ENTRAIDE QUI DEMANDERAIT PLUS DE REGLEMENTATION 24
25 UN TRAVAIL QUI SOLLICITE LE CORPS Manutentions lourdes Poubelles papier dans le tertiaire : méconnu Conteneurs des immeubles difficiles à manipuler ou mal entretenus Conteneurs trop hauts pour y mettre les poubelles (atteintes des épaules +++) Vibrations Monobrosses : notamment si mal entretenues, si l utilisation des disques est mal connue ou si les disques sont insuffisamment changés en cas d usure. Chariots élévateurs Postures et gestes répétitifs : toutes activités et notamment : Nettoyage des douches sanitaires Nettoyage accroupi sous les cabines de peinture entre autres Postures associées à la manutention pour soulever les matelas en faisant les lits par exemple Les bras en l air pour les vitres UN TRAVAIL INVISIBLE ET PARFOIS MAL CONSIDERE Travail souvent effectué en dehors des heures d ouverture de l entreprise Ne se voit que lorsqu il n est pas fait et donnant lieu alors à des remarques Parfois dégradé en même temps qu il est réalisé (passage) 25
26 UN TRAVAIL QUI DEMANDE DU SAVOIR-FAIRE ET DE LA FORMATION Pour s organiser: temps très contraint Pour savoir utiliser les outils de travail qui facilitent la tâche Balais spéciaux, Monobrosse : choix des disques Les produits Ce qui demande du temps (en formation initiale et continue) UN TRAVAIL QUI DEMANDE DE L ENTRAIDE Difficile car salariés souvent isolés sur leur poste de travail Importance du soutien par le chef d équipe pour les difficultés de travail et le lien avec l entreprise Importance de l entraide entre salariés UN TRAVAIL QUI DEMANDERAIT PLUS DE REGLEMENTATION Le ménage n est pas productif, représente un coût et des risques pour l entreprise utilisatrice d où : Sous-traitance Marché au moins disant Mais avec des critères qualité de plus en plus serrés De même que les temps 26
27 APTITUDES Sur 432 salariés vus, 465 «aptitudes» du rapport annuel «Seuls» 63 avis comportent une restriction ou une demande d aménagement, les «malades» risquant de voir leur avenir professionnel compromis LES RESTRICTIONS D'APTITUDES 63 sur 465 avis = 12,68% 5,61% tous secteurs confondus en Nombre de Salarié Numéro de salarié F M F M F M F M F M Apte Apte aménagement du poste Apte avec restriction Inapte au poste, apte à un autre Inapte temporaire Visite/Exposition/Conclusion Libellé Réponse Salarié Sexe Ce nombre nous semblait faible par rapport à la réalité clinique (intérêt d un recueil des arrêts et invalidités auprès de la CPAM?) Cependant, il représente un pourcentage double par rapport au total des avis, tous secteurs confondus en 2005 (si l on compare hors mi-temps thérapeutiques qui n apparaissent pas dans les rapports annuels) 27
28 FACTEURS AGGRAVANTS Les contraintes de temps : faire vite et bien en horaires atypiques (demande psychologique forte) Peu de marges de manœuvre pour effectuer le travail (latitude décisionnelle faible) Entraide mise à mal en raison des contraintes (faible soutien social) Conception des locaux parfois pénalisante Déplacements entre des chantiers différents sans forcément présence de moyens de transport et sans que le temps de déplacement soit décompté FACTEURS PROTECTEURS POUR LA SANTE Les outils adaptés dont la manipulation est bien connue L organisation du travail La reconnaissance du travail L entraide 28
29 PISTES DE SOLUTIONS Importance de l ergonomie dans ses composantes physiques et organisationnelles à condition qu elle soit participative Choix d un matériel adapté pour limiter les postures défavorables : Entretien et renouvellement régulier du matériel Avec formation à l utilisation, ce qui demande du temps (sinon il n est pas ou mal utilisé) Limitation des manutentions (poubelles, conteneurs, chariots, qualité et emplacement du local technique ) Augmentation des marges de manœuvre dans l organisation du travail Amélioration des échanges et de l entraide Contrôle de l application de la réglementation 29
30 OBJECTIFS ET DEROULEMENT PREVU DE L ETUDE TERRAIN 30
31 Dans la suite des constats médicaux des Médecins du Travail du Cher, un groupe de travail a été constitué de différents membres représentant les différentes organisations actives de la branche professionnelle des Activités de nettoyage. A l occasion de plusieurs réunions de travail, il a été décidé de mener des interventions ergonomiques en partenariat avec deux sociétés de nettoyage volontaires et dans des entreprises utilisatrices sélectionnées en ciblant deux grands types d activités : Tertiaire Parties communes d immeubles (PCI) Les actions à mener seront réalisées conjointement par de l A.I.P.S.T. 18 et du CTIP Conseil. Objectifs : - Réalisation d un diagnostic de l existant dans des entreprises de propreté du département du Cher. - Recherche de pistes de solutions concernant la problématique T.M.S - Répondre à la problématique du maintien de l emploi et de l intégration des travailleurs handicapés. 31
32 Phase 1 : Explication de la démarche au groupe de Travail Les réunions préparatoires ont eu lieu les 4 octobre 2007 et 6 novembre Lors de ces réunions ont été décidés : Le choix des sites à étudier Le nombre d opérateurs à suivre dans leur(s) activité(s) Les secteurs d activité étudiés La méthodologie de travail présentée lors de la réunion du 6 novembre validée, les dates de rencontres avec les opérateurs ainsi qu avec les clients ont été retenues. DOMAINES SITE OPÉRATEURS CONCERNES TERTIAIRE 1 3 TERTIAIRE TERTIAIRE 2 4 TERTIAIRE 3 3 TERTIAIRE 4 2 PARTIES PCI 1 6 COMMUNES PCI 2 2 D IMMEUBLES PCI 3 1 Phase 2 : Rencontre des différents opérateurs La rencontre des opérateurs sur leur lieu de travail se déroulera sur une journée. Le but de cette rencontre est de mettre en confiance les participants à l étude et surtout de leur donner envie de s investir, condition nécessaire à l obtention de résultats concluants. Le fait d utiliser la vidéo peut être un frein, il est donc important de les prévenir afin qu ils ne se sentent pas piégés. 32
33 Phase 3 : Signature des conventions d intervention Afin de cadrer au mieux l intervention, des «Conventions d intervention conjointe» ont été rédigées. Ces conventions devaient être signées par les intervenants, l Entreprise de Propreté et l Entreprise Utilisatrice pour légitimer la présence des intervenants sur site. En l absence de ces conventions signées, aucune intervention ne pouvait avoir lieu. Au final, sur les 8 conventions envoyées aux Entreprises de Propreté, 6 ont été retournées au Service Santé au Travail. Annexe 1 : Convention d intervention validée lors de la réunion du 29 janvier TABLEAU FINAL DES INTERVENTIONS REALISEES DOMAINES SITE OPÉRATEURS CONCERNES TERTIAIRE 1 4 TERTIAIRE TERTIAIRE 2 2 TERTIAIRE 3 2 PARTIES PCI 1 2 COMMUNES PCI 2 1 D IMMEUBLES PCI 3 1 Phase 4 : Observations globales terrain L objectif de ces observations est de se familiariser avec l activité de chaque opérateur sur chaque site. Dans un second temps, ces observations servent également à définir les points critiques à étudier plus précisément lors des visites suivantes. Ex : Contraintes biomécaniques, organisationnelles, 33
34 Phase 5 : Questionnaires Dans le cadre de l analyse de situations de travail, il est impératif, avant de commencer une appréciation ergonomique du poste de travail, de questionner l'ensemble des opérateurs séparément, sans présence d un collègue ou d un supérieur hiérarchique, afin d avoir les informations les plus justes qui, conjointes aux observations globales, définiront les hypothèses de travail. Le questionnaire utilisé est un questionnaire reconnu dans le milieu de l ergonomie, il traite de la présence ou non de douleurs chez l opérateur au cours des derniers temps. Le cas échéant, il précise les différentes fréquences et les différents sièges des douleurs 1. Ce questionnaire est doublé d un deuxième questionnaire qui traite de la perception de l opérateur par rapport à son activité professionnelle 2. Un questionnaire supplémentaire sera utilisé pour connaître le passé professionnel de l opérateur ainsi que ses activités extra professionnelles afin de tenir compte de tous les facteurs déclenchant ou aggravant de T.M.S. Phase 6 : Mise en place des hypothèses de travail Suite aux questionnaires et aux observations globales réalisées, nous mettons en place des hypothèses de travail, c'est-à-dire que nous cherchons les différentes causes susceptibles de provoquer des T.M.S. Ces hypothèses sont la base des observations systématiques. 1 Questionnaire de style Nordique d après Kuorinka et al. 1987, Kuorinka et al. 1994, Roquelaure et al Questionnaire de Karasek 34
35 Phase 7 : Observations systématiques Lors de cette phase sont utilisés les caméscopes et appareils photo afin de pouvoir étudier précisément les contraintes posturales des différentes tâches effectuées par l opérateur. A l aide d outils de vérification, nous pourrons justifier les hypothèses émises au départ ou à l inverse les infirmer. Phase 8 : Rédaction du diagnostic En conclusion de l étude est rédigé un diagnostic recensant les résultats obtenus : Les tâches contraignantes pour l opérateur Leurs conséquences Leurs origines Ce diagnostic permet donc au groupe de travail de réfléchir à des solutions pertinentes agissant directement sur la cause des situations à risques afin de les supprimer ou de les limiter au maximum. 35
36 COMPTE-RENDU DES OBSERVATIONS GLOBALES 36
37 TERTIAIRE 1 PRESTATION De 6h00 à 7h15 du lundi au vendredi Deux opératrices 1 aile par opératrice : 1 er et 2 ème étage Sanitaires Bureaux dont bureaux médicaux : Objets meublants Sols Paliers Escalier du 2 ème au premier avec rampes Couloirs de circulation Vidage poubelles MATERIEL OPERATRICE 1 OPERATRICE 2 1 Seau avec presse à mâchoire 1 Seau 1 balai lavage à plat 1 balai lavage à plat 1 balai trapèze 1 balai trapèze 2 petits seaux : 2 petits seaux Rouge : matériel sanitaire : chiffonnette rouge et détartrant Bleu repli d eau : chiffonnettes bleue et verte + pulvérisateur accroché Sac poubelle accroché au chariot Sac poubelle accroché au chariot Aspirateur Aspirateur 37
38 EQUIPEMENT OPERATRICE 1 OPERATRICE 2 Blouse Blouse Gants MAPA pour sanitaires Gants jetables Gants jetables pour le reste CONCEPTION BATIMENTS Sols plastiques Moquette Eau chaude 1 local chacune Bureau collectif en open-space Salle de réunion Accueil OBSERVATIONS GENERALES Rythme soutenu Postures contraignantes Port de charges : aspirateur, poubelles Les bureaux non occupés ne sont pas faits 38
39 TERTIAIRE 2 PRESTATION De 6h30 à 8h30 du lundi au vendredi De 6h30 à 9h30 du lundi au vendredi Deux opératrices 2 secteurs distincts Sanitaires Bureaux Objets meublants Téléphones Ecrans Claviers Plinthes, toiles d araignées, dessus d armoire (2 fois par an) Intérieur des poubelles quand elles sont sales => contrôle de l état de propreté des poubelles Réapprovisionnement des WC Sols Circulations Escaliers Bureaux MATERIEL OPERATRICE 1 OPERATRICE 2 1 Seau 1 Seau 4 Chiffonnettes 4 Chiffonnettes Sac poubelle accroché au chariot Sac poubelle accroché au chariot Aspirateur Aspirateur 39
40 Blouse à disposition des deux opératrices EQUIPEMENT CONCEPTION BATIMENTS Carrelage dans les sanitaires et locaux sociaux Escaliers en parquet et en PVC (parquet non nettoyé) Moquette 1 local dans chaque secteur Bureaux collectifs (2 personnes ou 3 personnes et +) Salle de réunion Cafétéria Accueil OBSERVATIONS GENERALES Rythme normal Postures contraignantes (sanitaires) Port de charges : aspirateur Les bureaux non occupés ne sont pas faits Monotonie des tâches Déplacement et soulèvement des affaires sur les bureaux Changement de sac contraignant Pas le droit à la CLIM Ecarts de température entre les différents bureaux Entraide entre les agents Alternance entre entretien et aspiration Les bureaux doivent être nettoyés dans un ordre précis : habitudes horaires des usagers Les poubelles sont sur les bureaux 2 chariots qui ne sont pas systématiquement utilisés Portes vitrées à faire mais pas les parois vitrées et les fenêtres 40
41 TERTIAIRE 3 PRESTATION De 5h à 8h00 du lundi au vendredi Sanitaires Bureaux Objets meublants Téléphones Ecrans Claviers Plinthes, toiles d araignées, dessus d armoires Vidage des poubelles Réapprovisionnement des WC Sols Vitres et Tablettes de fenêtres Circulations Balayage, Lavage des sols MATERIEL Chariot Seau presse Balai Coco Balai Lavage à plat Lingettes 3 Pulvérisateurs 2 petits seaux 41
42 EQUIPEMENT Blouse CONCEPTION BATIMENTS Dalles PVC Carrelage dans les sanitaires OBSERVATIONS GENERALES Rythme normal Postures contraignantes lombaires, membres supérieurs Port de charges : poubelles Les bureaux non occupés sont faits Monotonie des tâches Déplacement et soulèvement des affaires sur les bureaux Alternance entre entretien et lavage 42
43 PCI 1 Extérieurs PRESTATION De 8h15 à 9h30 du lundi au jeudi (attention horaires différents par moments : exemple lundi : 8h15 à 10h30 + après-midi) Un opérateur Lundi et jeudi : Ramassage des papiers et sortie des containers Autres jours : Sortie des containers 9 bâtiments (à repréciser): Modification de l agencement des containers dans les locaux MATERIEL Pince PRESTATION 1 (Ramassage) Sac poubelle tenu à la main PRESTATION 2 (sortie des containers) EQUIPEMENT Gants PRESTATION 1 (Ramassage) Pince à déchets Gants PRESTATION 2 (sortie des containers) CONCEPTION BATIMENTS Locaux vide-ordures en sous-sol donc accès pentu Container à l extérieur dans des bacs en dur De nombreux bacs dans les locaux vide-ordures 43
44 Bacs liés sous vide-ordures Pas de système de blocage des portes des locaux vide-ordures OBSERVATIONS GENERALES Rythme soutenu Tri dans les containers : Optimisation de la place dans les containers Tri sélectif Port de charges : sacs poubelles Difficulté à maintenir le sac poubelle avec le vent Pince : serrage difficile Risque biologique présent Travail 100% en extérieur 44
45 PCI 1 Intérieurs PRESTATION De 8h à 13h du lundi au vendredi 9 bâtiments 2 bâtiments entiers par jour (les bâtiments ne sont pas égaux) Nettoyage des halls et des paliers et escaliers et ascenseurs et boîtes aux lettres Taper les tapis du hall et de certains résidents Balayage des locaux électriques Nettoyage des rampes MATERIEL Balai coco 35 cm Balai de lavage à plat Seau rond 15 L Eponges Eau froide EQUIPEMENT RAS Gants mais ne conviennent pas à la prestation CONCEPTION BATIMENTS Bâtiments 12 étages (2 paliers par étage 2 ascenseurs, 1 cage escalier) 45
46 Bâtiments 8 étages (à priori 1 palier / étage 1 cage d escalier, 1 ascenseur) Au moins un point d eau par bâtiment 1 seul local pour tous les bâtiments Entrées carrelées Paliers en PVC Escaliers en béton Ascenseurs en PVC OBSERVATIONS GENERALES Essorage à mains nues Postures contraignantes : Pliée en deux Allers-retours fréquents pour changement d eau (tous les 2 paliers) Port du seau Essuyage des rampes avec l éponge main droite tout en portant le seau rempli et le balai de la main gauche Fréquence d entretien faible 46
47 PCI 2 PRESTATION De 16h30 à 19h les lundi, mercredi, vendredi. De 8h30 à 11h les mercredi, jeudi et samedi. 4 bâtiments 2 bâtiments entiers par jour Sortie de containers le lundi et vendredi, rentrée des containers le mardi et le samedi Nettoyage des containers le samedi. Enlèvement des toiles d araignées : tous les jours Secouage des tapis tous les 15 jours. Lavage des vitres et boîtes aux lettres tous les jours Rampes d escaliers une fois par mois. MATERIEL Seau plus serpillière Balai coco Chiffonnette EQUIPEMENT Gants jetables CONCEPTION BATIMENTS 3 étages Pas d ascenseur Sols plastiques aux étages 47
48 Entrées carrelées Eau froide dans chaque local poubelle 1 local matériel pour les 4 bâtiments (Bât C) OBSERVATIONS GENERALES Travail répétitif Fortes contraintes biomécaniques au niveau des lombaires et des doigts suite à l essorage manuel des serpillières. De nombreux déplacements : Entre les étages Entre les bâtiments Pas d eau chaude Postures contraignantes habituelles de la propreté des sols Postures contraignantes pour le nettoyage des escaliers (réalisé à la main, pliée en 2) Balayage et lavage effectués successivement à chaque étage. 48
49 PCI 3 PRESTATION De 7h15 à 11h15 du lundi au samedi 3 bâtiments 1 bâtiment entier par jour 3 entrées tous les jours Toutes les poubelles tous les jours : (vide-ordures dans chaque bâtiment) : vidage manuel du vide-ordures Enlèvement des toiles d araignées : tous les jours Nettoyage des plinthes : 1 bâtiment par semaine MATERIEL Seau plus presse à mâchoire Balai de lavage à plat Aspirateur Plumeau Chiffonnette bleue Chariot de lavage Chariot / brouette à deux roues pneumatiques légèrement dégonflées (surtout utilisé pour les poubelles mais aussi pour le transport du matériel de nettoyage) EQUIPEMENT Blouse Gants rouges pour les poubelles 49
50 CONCEPTION BATIMENTS 6 étages Ascenseur jusqu au 5 ème 2 bâtiments moquette (A & B) 1 bâtiment plastique (C) 1 prise de courant tous les deux étages Sous-sol avec trois accès (extérieur, entrée, ascenseur) Entrées carrelées Eau froide 1 local pour les trois bâtiments (Bât B) OBSERVATIONS GENERALES Travail répétitif De nombreux déplacements : Entre les étages Entre les bâtiments Poussée du chariot jusqu aux conteneurs (en pente : montée vers les conteneurs) Pas d eau chaude Postures contraignantes habituelles de la propreté des sols Postures contraignantes pour l enlèvement des toiles d araignées. Port de charges : aspirateur, poubelles, chariot 50
51 RESULTATS DES PREMIERS QUESTIONNAIRES 51
52 Ce questionnaire a été réalisé conjointement par Mr GUGLIELMINA et Mr GUYOT au sein des entreprises. Une totale confidentialité des résultats a été respectée. Seuls des résultats globaux sont utilisés. Le questionnaire prend environ 45 minutes à être rempli. Les questions sont posées aux opérateurs concernés, elles concernent trois domaines : Volet Clinique Volet sur le travail proprement dit Volet Représentation au travail. En plus de ce questionnaire, nous nous sommes penchés sur le problème du multi employeur ainsi que sur le passé professionnel des opérateurs. 52
53 GENERALITES Moyenne d âge : 46 ans (de 23 ans à 58 ans) Ancienneté moyenne dans la société actuelle : 4 ans et demi Ancienneté moyenne dans le secteur de la propreté : 14,2 ans 11 personnes sur 12 sont des femmes (92%) MULTI-EMPLOYEUR 17% 0% 8% % 55%
54 EXPERIENCES ANTERIEURES A CELLE DU NETTOYAGE 25% Oui Non 75% Les différents secteurs d activités antérieurs au nettoyage : Commerce, Cantine, Surveillance dans les collèges, Animation Usine (montage), Restauration, Couture, Garde Barrière, Vendeuse, Aide éducatrice, Mère au foyer, Intérim De par la variabilité des secteurs d activité, nous n avons pas pu réaliser de corrélations entre les douleurs ressenties et le passé professionnel des opérateurs interrogés. 54
55 LES DOULEURS Douleurs au cours des 12 derniers mois Nuque Epaule Coude Main Doigts Haut dos Bas dos On retrouve principalement comme sièges de lésions : Epaules Mains Bas du Dos Douleurs au cours des 7 derniers jours Epaule Main Doigts On remarque l absence de douleurs dorsales lors des 7 derniers jours. En ce qui concerne cette zone, on peut supposer des douleurs chroniques. 55
56 INTENSITE DES DOULEURS EPAULE MAIN DOIGTS BAS DOS Chaque couleur représente un opérateur. Un opérateur peut apparaître deux fois ou plus. (le cas orange par exemple pour le bas du dos et l épaule). Localisation des douleurs au niveau des membres supérieurs au cours des 12 derniers mois Côté droit Côté gauche 2 côtés Côté droit Côté gauche 2 côtés Côté droit Côté gauche 2 côtés Epaule Main Doigts 56
57 Fréquence des douleurs par localisations Plus de 30 jours En permanence Plus de 30 jours En permanence Plus de 30 jours En permanence Plus de 30 jours En permanence Plus de 30 jours En permanence Plus de 30 jours En permanence Plus de 30 jours En permanence Nuque Epaule Coude Main Doigts Haut dos Bas dos Pas d'effort du tout Extrêmement léger Très léger Léger Un peu dur Dur Très dur Extrêmement dur Epuisant Estimation personnelle des efforts à fournir pour réaliser la prestation (Nombre de salariés) 57
58 LA REPRESENTATIVITE DU TRAVAIL Répétitivité et variété des tâches Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord 2 0 Répétitivité des tâches Variétés dans les tâches Compétences Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Apprentissage de choses nouvelles Créativité du métier Besoin de compétence Occasion de développer les compétences 58
59 Autonomie Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord 1 0 Prise de décision Peu de libérté dans le travail Influence sur le déroulement du travail Quantité et vitesse de travail Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Vitesse dans le travail Intensité du travail Non demande de travail excessive Temps nécessaire 59
60 Les obstacles au travail Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord 2 0 ordres contradictoires Concentration Intense Interruption dans les tâches Dépendance d'un collègue La relation avec la hiérarchie Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord 1 0 Interêt du supérieur pour le bien-être de l'agent Attention du supérieur Aide du supérieur Facilité du supérieur à faire collaborer les agents 60
61 La relation avec les collègues Pas du tout d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Professionalisme des collègues Interêt des collègues Amicalité Aide des collègues 61
62 LE PORT DE CHARGES La plupart des charges se situeraient entre 1 et 10 Kg 4 personnes portent des charges comprises entre 10 et 25 Kg Le port de charge ne dépasse pas les 25 Kg LES POSTURES Jamais ou presque jamais Rarement Souvent La plupart du temps Bras en l'air Prendre un objet derrière le dos Bras écartes appui flexion du coude visser poignet Utiliser la main comme un marteau pince Les agents restent debout pendant toute la réalisation du travail Par contre, ils n ont pas conscience des postures contraignantes effectuées lors de leur poste. 62
63 LES OBSERVATIONS GLOBALES 63
64 LES TÂCHES EFFECTUEES SECTEUR TERTIAIRE Vidage des poubelles Dépoussiérage du matériel informatique Essuyage du mobilier Balayage / Lavage des sols Entretien des sanitaires (Cuvette WC, Lavabos) Réapprovisionnement des sanitaires Balayage des escaliers Dépoussiérage des rampes Balayage / Lavage des circulations SECTEUR PARTIES COMMUNES D IMMEUBLES Balayage / Lavage des halls Balayage / Lavage des escaliers Dépoussiérage des rampes Balayage / Lavage des paliers Sortie des containers Aspiration des sols Secouage des tapis 64
65 LE MATERIEL SUR SITE SECTEUR TERTIAIRE SECTEUR PARTIES COMMUNES D IMMEUBLES Balai coco Balai trapèze Balai de Lavage à plat Serpillière Chariot Chariot + Presse Aspirateur Balai coco Balai de Lavage à Plat Pince à déchets Seau Rond Éponges Seau + Presse à mâchoire Chariot + Presse Brouette à 2 roues pneumatiques BALAI COCO BALAI TRAPEZE BALAI LAVAGE A PLAT PRESSE Pour un même type de prestation, on remarque une certaine disparité au niveau du matériel utilisé 65
66 HYPOTHESES DE TRAVAIL Les contraintes inhérentes à l activité d agent de service sont de trois ordres : Biomécaniques : postures, ports de charges, déplacements Organisationnelles : contraintes de temps, matériel Psychologiques : Représentation de son propre travail, représentation de son travail par les autres (clients, hiérarchie), travail isolé Ces contraintes seraient à l origine de l apparition de troubles de type TMS. Une réunion intermédiaire a eu lieu avec le groupe de travail le 29 Janvier 2008 pour validation des hypothèses de travail et présentation des actions futures. 66
67 OBSERVATIONS SYSTEMATIQUES PREVUES OBSERVABLES POSTURES PORT DE CHARGES CONTRAINTE DE TEMPS DEPLACEMENTS MATERIEL REPRESENTATIONS TÂCHES Balayage / Lavage Sanitaires Escaliers Vidage des poubelles Aspiration Secouage des tapis Poubelles Containers Lavage Aspiration Ensemble de l activité Ensemble de l activité : entretien des parties communes d immeubles Ensemble de l activité Ensemble de l activité OUTILS Photos Vidéos Abaque des postures de confort Dynamomètre Abaque des ports de charges Photos Analyse des charges sur le squelette Étude spécifique des cadences réelles Estimation des distances parcourues Identification du matériel utilisé, comparaison avec le matériel existant, confrontation avec les souhaits des opérateurs Étude de Lucille GILLET 67
68 OBSERVATIONS SYSTEMATIQUES 68
69 QUESTIONNAIRE SUR LES REPRESENTATIONS DU TRAVAIL ETUDE REALISEE PAR LUCILE GILET INTRODUCTION Le second questionnaire a été réalisé dans les mêmes conditions que le premier c'est-à-dire en toute confidentialité. Les résultats obtenus sont traités dans leur globalité. Le questionnaire comporte 25 questions. Les thèmes abordés dans le questionnaire sont les suivants : Le sens du Travail personnel Le respect du travail La rétroaction L épanouissement personnel L évolution au travail 69
70 LE SENS DU TRAVAIL PERSONNEL Pas d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Ne sais pas Je fais un travail utile 14 - Je peux faire mon travail du début à la fin, sans être dérangé 19 - J'ai besoin de plus de temps pour faire mon travail 20 - Toute erreur dans mon travail peut entrainer des pertes de matériel couteux 21 - Ma surcharge de travail m'empêche de faire un travail de qualité 24 - J'ai trop de responsabilités dans mon travail LE RESPECT DU TRAVAIL Pas d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Ne sais pas Les clients respectent mon travail 6 - Mon travail a de l'importance aux yeux des autres 7 - Les clients font ce qu'ils peuvent pour me faciliter mon travail 11 - Les autres remarquent mon travail 15 - Les autres ne se rendent pas compte de ce que je fais réellement 70
71 LA RETROACTION Pas d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Ne sais pas J'ai un retour suffisant sur les résultats de mon travail par mon supérieur 8 - Je sais quand les clients sont satisfaits de mon travail 12 - Mon supérieur me dit quand il est content de moi 18 - Je sais quand les clients ne sont pas satisfaits de mon travail 22 - Mon supérieur me dit quand il n'est pas content de moi L EPANOUISSEMENT PERSONNEL Pas d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Ne sais pas Mon travail me donne une bonne opinion de moi 9 - Mon travail me plaît 13 - Je suis motivé par mon travail 23 - Je fais toujours mon travail du mieux que je peux 71
72 L EVOLUTION AU TRAVAIL Pas d'accord Plutôt pas d'accord Plutôt d'accord Tout à fait d'accord Ne sais pas J'ai des possibilités d'évolution dans mon travail 10 - J'ai des possibilités d'augmenter mon salaire 16 - J'ai des formations pour progresser dans mon travail 17 - Si oui, j'ai l'occasion de mettre en pratique ce que j'apprends en formation 25 - Je peux perdre mon travail rapidement 72
73 CONCLUSION La contrainte de temps est existante mais n est pas perçue comme un obstacle au travail par les agents. Les opérateurs ont le sentiment de faire un travail utile. Les retours sur leur travail sont suffisants de la part de la hiérarchie mais le client (décideur) reste une personne crainte par les opérateurs du fait de la non connaissance de leur métier. Les opérateurs ont une bonne opinion de leur travail. Leur motivation est réelle, même si leur travail est perçu comme très rarement respecté par les usagers. Les opérateurs savent que des formations existent, la majorité en a suivi mais peu d entre eux disent avoir l occasion de les mettre en pratique sur site. Les opérateurs sont parfois réfractaires au changement. Majoritairement les opérateurs ne pensent pas avoir de possibilités d évolution dans le travail. De manière générale, à part une faute grave, ils savent ne pas risquer perdre leur place ou alors n ont pas d avis sur la question. 73
74 LES POSTURES 74
75 PRESENTATION DES ANGLES DE CONFORT ANGLES DE CONFORT DU TRONC Mc Atamney, L. and Corlett, E.N. "RULA -: A survey method for investigation of workrelated upper limb disorders. Applied Ergonomics 1993, 24(2), ACCEPTABLE PAS RECOMMANDE A EVITER 75
76 ANGLES DE CONFORT DU COU ACCEPTABLE PAS RECOMMANDE A EVITER 76
77 ANGLES DE CONFORT DE L EPAULE ACCEPTABLE PAS RECOMMANDE A EVITER 77
78 ANGLES DE CONFORT DU COUDE ACCEPTABLE PAS RECOMMANDE A EVITER ANGLES DE CONFORT DU POIGNET ACCEPTABLE PAS RECOMMANDE A EVITER 78
79 TERTIAIRE Vidage des poubelles Contrainte lombaire existante lors du ramassage et de la pose de la poubelle au sol : Contrainte au niveau des membres supérieurs existante essentiellement lors du vidage des poubelles individuelles dans les sacs : 79
80 80
81 Conteneurs Contrainte lombaire : Aucune posture contraignante n a pu être observée lors du transfert des poubelles dans les conteneurs extérieurs. Cependant, un effort lombaire peut exister de par la masse des charges manutentionnées et de leur éloignement par rapport au centre de gravité du corps. Contrainte membres supérieurs : 81
82 Sac poubelle dans une main 82
83 Dépoussiérage du matériel informatique Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 83
84 Essuyage du mobilier Contrainte lombaire : 84
85 85
86 Contrainte membres supérieurs : 86
87 87
88 88
89 Balayage / Lavage des sols Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 89
90 Aspiration des sols Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs 90
91 Entretien des sanitaires Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 91
92 Balayage / Lavage des escaliers Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 92
93 Balayage / Lavage des circulations Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 93
94 94
95 PARTIES COMMUNES D IMMEUBLES Balayage / Lavage des halls Contrainte lombaire : 95
96 Contrainte membres supérieurs : 96
97 Balayage / Lavage des escaliers Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 97
98 Balayage / Lavage des paliers Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 98
99 Essuyage des parties meublantes Contrainte lombaire : Contrainte membres supérieurs : 99
100 Essuyage de la vitrerie Contrainte lombaire : 100
101 Contrainte membres supérieurs : 101
102 Sortie des containers Contrainte lombaire : 102
103 Contrainte membres supérieurs : 103
104 Aspiration des sols Contrainte lombaire : 104
105 Contrainte membres supérieurs : 105
106 Secouage des tapis Contrainte lombaire : 106
107 Contrainte membres supérieurs : 107
108 RECENSEMENT DU MATERIEL UTILISE 108
109 LE BALAYAGE BALAI COCO Faible coût à l achat Absence de consommables Absence de postures contraignantes lors de la mise en place de ceux-ci. Mise en suspension de particules (poussière) Manches de petites tailles => posture contraignante pour la région lombaire Manche en bois provoquant des irritations lors de la manipulation avec des mains humides, ce qui nécessite le port de gants entraînant une préhension plus importante. Risque d écorchures dû aux échardes potentielles BALAI TRAPEZE Manches plus long et donc adaptés à la majorité des personnes Extrémité du manche adapté pour une meilleure prise en main Posture de travail confortable Efficacité accrue du dépoussiérage. Peu de mise en suspension de poussière. Utilisation moins fréquente du ramasse poussière. Coût plus important à l achat Différents types de supports dont certains (mousse) sont peu adaptés. Nécessité d une formation à l utilisation et mise en place des gazes afin d éviter les postures contraignantes de la région lombaire. Inapproprié pour les locaux fortement empoussiérés (Parties communes d immeubles) Nécessité d un sol lisse 109
110 LE LAVAGE A LA SERPILLIERE LAVAGE A PLAT Facilité de nettoyage grâce au système d articulation à 360 du manche. Efficacité de lavage accrue. Faible coût. Absence de technique d utilisation particulière. «Passe-partout» Facilité d entretien des contremarches. Support en microfibre limite les traces de lavage. Le système de presse permet à l opérateur d économiser des gestes de rotation des poignets et de flexion du tronc. Image professionnelle du métier d agent de service. Essorage manuel (torsion des poignets) Traces de lavage. Position contraignante pour la région lombaire tout au long de la réalisation de la prestation. Absence de chariot, port du seau lors des déplacements. Non adapté au lavage les contremarches. Image de la «femme de ménage» renforcée. Coût plus élevé Nécessite un système de chariot-presse ou seaupresse encombrant et parfois difficilement transportable (étages, ) Nécessite l apprentissage d une technique de lavage (au poussé, à la godille, ) Ce récent système oblige les opérateurs à accepter un changement dans leurs habitudes de travail. 110
111 L ASPIRATION Moins d émission de poussière dans l atmosphère (à condition de posséder un filtre adapté) Mobile sur les surfaces planes Limite le nombre de prestations sur les revêtements textiles. Canne non réglable, non adaptée aux personnes de petite et grande taille. Emission de bruit. Difficultés de branchement dans les escaliers. Difficultés de transport entre les différents étages. Port de charges lors de l entretien des marches d escalier. 111
112 LE CHARIOT Seaux pour chiffonnettes se trouvent en hauteur Facilité de transport des seaux et poubelles Le matériel et les produits restent à portée de main. Le chariot doit être adapté pour chaque prestation / site. Absence d attache pour le ramasse poussière Absence de place pour ranger les bidons de produits Les opérateurs ne peuvent pas installer tout leur matériel sur le chariot, des choix s imposent à eux. Absence de rangement spécifique pour les pulvérisateurs Absence de place pour les affaires personnelles des opérateurs. Les chariots ne peuvent être mis en place sur tous les chantiers. (Bâtiments à étages sans ascenseur) 112
113 Analyse du port de charges 113
114 Pour l étude, nous nous sommes basés sur les abaques suivants 3 : ABAQUE HOMMES ABAQUE FEMMES 3 Méthode d analyse des manutentions manuelles, ED 776, INRS. 114
115 ENTRETIEN DES BUREAUX Dans le cadre de cette étude nous nous sommes basés sur une prestation de service type. Dans cette première partie nous avons décliné un cycle de travail (entretien de bureau) Les différentes étapes : Port de la poubelle Vidage de la poubelle Entretien des objets meublants Utilisation du balai trapèze pour balayage Utilisation du balai de lavage à plat Remise en place de la poubelle 115
116 Phase de travail Objets Poids Port de la poubelle Poubelle 2 Kg Vidage de la poubelle Poubelle 2 Kg Entretien des objets meublants Clavier Téléphone Documents Pot à crayon 0, 5 Kg 0,4 Kg 0,4 Kg 0,2 Kg Utilisation du balai trapèze Balai trapèze 1,5 Kg Utilisation du balai de lavage à plat Balai (Franges humide) Balai (Franges sèches) 3 Kg 1,5 Kg Remise en place de la poubelle Poubelle 0,8 Kg 12,3 Kg Lors d un cycle de travail l opérateur soulève en moyenne 12,3 Kg 116
117 POUR LES FEMMES : Le tonnage maximal est de 2 Tonnes par jour (7 heures de travail). Par conséquent, le nombre de bureaux réalisable par jour est de 162. Cela représente 23 bureaux par heure. POUR LES HOMMES : 117
118 Le tonnage maximal est de 9 tonnes par jour (7heures de travail). Par conséquent, 720 bureaux pourraient être réalisés par jour. Cela représente 102 bureaux par heure. Au vu des résultats, nous pouvons constater que le port de charges dans le temps n est pas une préoccupation pour l entretien des bureaux. Il est nécessaire de prendre en compte la charge maximale admissible dans les cas exceptionnels (port d archives, déplacement de gros sacs poubelles) qui sont susceptibles de dépasser les limites fixées par la norme X d avril 1989 : limites acceptables de port manuel de charges par une personne sur la base «d un homme adulte jeune (entre 18 et 45 ans) ne présentant aucune contreindication médicale au port de charges, transportant avec ses bras une charge rigide à une distance de 10m, avec prise et dépose à une hauteur adaptée à sa taille[ ]. Le sujet n est soumis à aucune autre contrainte.» POPULATION PORT REPETITIF PORT OCCASIONNEL Hommes de 18 à 45 ans 25 Kg 30 Kg Hommes de 45 à 65 ans 20 Kg 25 Kg Femmes de 18 à 45 ans Hommes de 15 à 18 ans 12,5 Kg 15 Kg Femmes de 15 à 18 ans et de 45 à 65 ans 10 Kg 12 Kg 118
119 MANIPULATION DE CONTENEURS L outil de calcul pour le transport de charges est la norme NFX Les données : Poids moyen d un conteneur : 25 Kg Conditions de référence : La masse totale transportée est limitée à 3000 kg/heure (50 kg/minute). Homme entre 18 et 45 ans Charge rigide Prise et dépose à hauteur de table Transport sur 10 m et retour à vide Sol plat, non glissant et sans obstacle Tonnage limite = 3000 kg/heure x CC1 x CC2 x CC3 CC1 : LIMITATIONS EN FONCTION DU SEXE ET DE L AGE AGE ET SEXE COEFFICIENT DE CORRECTION Hommes ans 1 Hommes ans 0,8 Femmes ans Hommes ans 0,5 Femmes et ans 0,4 119
120 CC2 : LIMITATIONS EN FONCTION DE LA DISTANCE DE TRANSPORT DISTANCE COEFFICIENT DE CORRECTION 20m 0,5 10m 1 4m 2 2m 3 1m 4 CC3 : LIMITATIONS EN FONCTION DES CARACTERISTIQUES DE LA TÂCHE CARACTERISTIQUES DE LA TACHE Transport seul dans les conditions de référence Soulèvement à partir du sol, transport et dépose Transport dans des conditions défavorables COEFFICIENT DE CORRECTION 1 0,5 0,5 Pour le cas observé dans le cadre de cette étude, le tonnage limite est donc de 3000 x 0,8 x 0,5 x 0,5 soit 600 Kg/heure 120
121 DIAGNOSTIC 121
122 LE TRONC Les tâches concernées : Le balayage Le lavage L aspiration L essuyage du mobilier Le nettoyage des escaliers Le nettoyage des parties communes Le nettoyage des sanitaires Le secouage des tapis La sortie des containers A EVITER EXEMPLES 122
123 LES MEMBRES SUPERIEURS Les tâches concernées : Le balayage Le lavage L aspiration L essuyage du mobilier Le nettoyage des escaliers Le nettoyage des parties communes Le nettoyage des sanitaires Le secouage des tapis La sortie des containers Les angles de confort : comparaison des positions acceptables / non acceptables de travail Le Cou NON RECOMMANDE EXEMPLES 123
124 Les Epaules NON RECOMMANDE A EVITER EXEMPLES 124
125 Le Coude NON RECOMMANDE EXEMPLES 125
126 Le poignet NON RECOMMANDE EXEMPLES 126
127 Diagnostic Tronc & Membres supérieurs: Les différentes prestations obligent l opérateur à adopter des postures contraignantes Pour certaines d entre elles, il n est pas possible de les éviter, elles sont inhérentes à la fonction nettoyage Pistes de progrès : Savoir : Connaître son corps et les contraintes, afin d éviter les mauvais gestes et les mauvaises postures S organiser : Avoir une organisation personnelle, alternance de tâches contraignantes et de tâches moins contraignantes Éviter de longs moments avec les bras au dessus du cou Utiliser un point d appui lors des essuyages 127
128 LE PORT DE CHARGES Les tâches concernées : Le vidage des poubelles Le nettoyage des surfaces / du mobilier Le lavage L aspiration La collecte des déchets Diagnostic : Le tonnage journalier n est pas atteint. Ce n est pas une contrainte Veiller à ne pas dépasser les masses unitaires définies dans les recommandations de la norme NF X
129 Pistes de progrès : Connaissance de son corps et des contraintes afin d éviter les mauvais gestes et les mauvaises postures Pour les charges importantes, les déplacer à plusieurs ou se faire aider de moyens de manutention LES DEPLACEMENTS Les tâches concernées : Le lavage L aspiration La collecte des déchets La sortie des containers Constat : Déplacements fréquents entre les zones à nettoyer et les points d alimentation et de rejet des eaux ainsi que les points d alimentation en électricité (sur certains sites) Distance entre zones à nettoyer (récupération des déchets) et zones de stockage containers Parcours bosselé ou en montée pour la manutention des containers de leur zone de stockage au lieu d enlèvement Local technique loin de l épicentre du site 129
130 Diagnostic : Manque de points d eau et de prises de courant (sur certains sites) Nombreux allers-retours observés des agents sur site De nombreux déplacements qui pourraient être évités Pistes de progrès : Diminuer les contraintes en sensibilisant le client pour l aménagement des bâtiments (points d eau, prises de courant, points d accès, point de stockage containers, localisation local technique) Formation à l organisation personnelle de son poste de travail 130
131 LE TEMPS Tâches concernées Problématique Exemples L ensemble de l activité Le temps nécessaire à la réalisation d une prestation est une donnée liée à l organisation Question : Quelle est la perception de l agent face à une contrainte de temps? Réponse : J ai besoin de plus de temps pour faire mon travail : - 64% de OUI - 36% de NON Diagnostic La contrainte de temps est existante, mais elle n est pas perçue comme un obstacle au travail des agents plutôt comme une donnée Pistes de progrès - Organisation : Limiter les déplacements inutiles - Technique : Utiliser un matériel en bon état de fonctionnement - Objectif : viser un résultat acceptable plutôt qu un nettoyage systématique 131
132 LE MATERIEL Prestations concernées Toutes les prestations Critères d absence de Contraintes matériel - Matériel adapté à la prestation - Matériel en bon état Exemples / Constats - Balai trapèze non approprié au nettoyage d escaliers - Manche balais de petite taille - Encombrement et déplacement des chariots presse - Canne d aspirateur non réglable - Chariots de conception non aboutie - Microfibre non systématisée - Manque de prolongateur avec housse microfibre pour dépoussiérer les parties hautes 132
133 Diagnostic Le matériel est rarement adapté à la prestation. Ceci étant dû soit : - à la disposition des locaux - au choix du matériel mis à disposition - au choix de l opérateur De plus, on remarque souvent une mauvaise manipulation de celui-ci. Les raisons constatées : - Une conception inadaptée du matériel par rapport à la prestation. - Un manquement de formation à l utilisation de l opérateur. - Une résistance au changement de la part de l opérateur - Le mauvais état de fonctionnement du matériel. Pistes de progrès - Établir au sein de chaque établissement une veille sur les matériels, accessoires & consommables. - Suivre la maintenance d un matériel sur site (voir guide CTIP) - Inclure l entretien du matériel dans les plans de formation techniques 133
134 REPRESENTATIVITE Tâches concernées Critères d une bonne représentativité de son travail L ensemble des prestations est concerné - Utilité de son travail - Responsabilité dans le travail - Respect de son travail - Relations hiérarchiques - Relations avec les clients - Intérêts au travail - Évolutions possibles - Garantie du maintien au travail 134
135 Diagnostic - Les opérateurs ont le sentiment de faire un travail utile - Les retours sur leur travail sont suffisants de la part de la hiérarchie, mais le client reste une personne crainte par les opérateurs du fait de la non connaissance de leur métier - Les opérateurs ont une bonne opinion de leur travail. Leur motivation est réelle, même si leur travail est très rarement respecté par les usagers - Les opérateurs savent que des formations existent, la majorité d entre eux en a suivi, mais peu disent avoir l occasion de les mettre en pratique sur site - Majoritairement les opérateurs ne pensent pas avoir de possibilités d évolution dans le travail. De manière générale, à part une faute grave, ils savent qu ils ne risquent pas de perdre leur place, ou alors ils n ont pas d avis sur la question. Pistes de progrès - Systématiser l entretien individuel - Suivi du travail de chacun - Faire un bilan des compétences - Demander au client une participation pour faciliter l entretien des locaux par les agents (diminution des contraintes) 135
136 PISTES DE PROGRES Personnes concernées Donneurs d ordres Prestataires Fournisseurs Propositions Réalisation d un guide destiné aux donneurs d ordres : - Conception des locaux, accessibilité - Aménagement des locaux (points eau ) - Déplacements intérieurs - Considération des agents - Horaires - Réalisation d un guide et d un module de formation destiné à la maîtrise des entreprises de propreté : Guide d observation d un poste (postures, organisation, contraintes, ) Pistes d amélioration - Mise en place d une formation sous la forme d action d intérêt collectif, destiné à la maîtrise des entreprises de propreté Réalisation d un guide le plus exhaustif possible, reprenant les points clefs ergonomiques des matériels et consommables 136
137 ANNEXES 137
138 ANNEXE 1 : THEMATIQUE HANDICAP LES POINTS DE VIGILANCE Membres supérieurs et dos Les différentes prestations réalisées lors de l entretien des parties communes d immeubles et du secteur tertiaire amènent les agents de service à adopter des postures contraignantes pour les membres supérieurs (épaules, coudes, poignetsmains) et le rachis (région lombaire principalement). Les personnes présentant une faiblesse au niveau d un de ces membres, une douleur, une gêne ou des difficultés à mobiliser les articulations concernées, ne pourront pas effectuer un tel travail sans éprouver une certaine pénibilité, d autant plus que ces membres sont constamment sollicités pour la réalisation de ces prestations. En conséquence, les personnes qui présentent, par exemple, une douleur suite à une trop forte sollicitation des épaules, lors du nettoyage des parties hautes (dessus d armoires, rebords ), de la vitrerie, de l enlèvement des toiles d araignées, seront gênées pour l entretien de parties communes du fait de la présence de parties hautes (boîtes aux lettres ), vitrerie et hauts plafonds. Membres inférieurs Monter et descendre les escaliers plusieurs fois au cours d un même poste, parfois même de manière répétitive, devoir s agenouiller ou s accroupir pour effectuer certaines tâches, sollicite énormément les articulations du membre inférieur (les genoux notamment). Ainsi les personnes présentant une fragilité de ces membres seront fortement gênées pour l entretien des parties communes avec la présence de cages d escalier. 138
139 Port de charges En dehors des actions de nettoyage à proprement parler, il faut aussi tenir compte du port de charges, particulièrement lors de la collecte et la manutention des déchets, activité qui mobilise surtout les membres supérieurs (épaules, coudes) lorsqu il faut déposer les sacs poubelle dans les bennes et lorsqu il faut sortir cellesci. Le transport du matériel peut également être pénible, comme : transporter un aspirateur d un étage à l autre, transporter manuellement un seau contenant la solution pour le lavage des cages d escalier, ou encore transporter du matériel sans forcément avoir à disposition un chariot ou un autre moyen pour ce rendre d un bâtiment à l autre. Tous ces éléments sont à prendre en compte pour le maintien dans l entreprise d un salarié ou l embauche d un travailleur présentant un handicap : aménagement de poste, choix des sites, choix des matériels. 139
140 RAPPEL : LA SITUATION DE HANDICAP Le travailleur handicapé Est considérée comme travailleur handicapé «toute personne dont les possibilités d obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l altération d une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychique.» (Source : Ministère du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité) La situation de handicap «Un travailleur se trouve en situation de handicap lorsqu'il ne peut effectuer son activité, pleinement ou partiellement. Ainsi, un travailleur handicapé ne se trouve pas forcément en situation de handicap si ses conditions ou son cadre de travail sont adaptés ou si son handicap ne le limite pas dans les tâches professionnelles qu'il doit effectuer. Seul le médecin du travail peut apprécier, dans la totalité de ses composantes, les restrictions liées au handicap». (Source : Agefiph) La mission handicap dans les entreprises de propreté Depuis 1994, la branche propreté s est engagée en faveur de l emploi des personnes handicapées dans le cadre d une convention de partenariat avec l AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l'insertion professionnelle des Personnes Handicapées) négociée tous les deux ans. La mission handicap du FARE a pour vocation d accompagner les entreprises à intégrer durablement les personnes en situation de handicap, par le biais de trois actions : 140
141 Conseil à l entreprise : o Sensibiliser le personnel à la thématique du handicap o Accompagner l entreprise à la réalisation de diagnostics o Formaliser des actions en faveur de l emploi des personnes handicapées o Etc Formations pour les demandeurs d emploi reconnus travailleurs handicapés Sensibilisation des prescripteurs des réseaux handicap aux évolutions professionnelles du secteur. 141
142 LES DIFFERENTES APPROCHES A LA THEMATIQUE HANDICAP Le but de cette étude était d analyser les postes de travail et d effectuer leur diagnostic, afin de pouvoir prévenir la survenue de TMS et d éviter l aggravation de ceux-ci par le biais de pistes de solutions, mais aussi de répondre à la problématique de l intégration et du maintien dans l emploi des travailleurs handicapés. Pour cela, quatre approches peuvent être envisagées : L embauche d une personne ne présentant pas de pathologie(s) Dans ce cas, la prévention sera «primaire», le but sera d éviter que la personne déclenche une pathologie et qu elle ne soit pas, de ce fait, reconnue comme travailleur handicapé. Le salarié au fil du temps Dans ce cas présent, la prévention se fera autour de l amélioration des conditions de travail de cette personne pour prévenir également la survenue de pathologie(s). Pour ce premier aspect, les actions à mener s articuleront notamment autour de la formation du personnel aux gestes et postures, mais aussi avec des méthodes de travail et des matériels adaptés aux spécificités des prestations à réaliser. L embauche d une personne présentant un handicap Cette approche concerne l intégration d un travailleur handicapé. L employeur devra tenir compte de la fiche d aptitude réalisée par le médecin du travail lors de la visite médicale et proposer un poste qui ne risquera pas de faire évoluer le handicap du salarié. 142
143 Le salarié ayant déclaré un handicap Ce point concerne le maintien dans l emploi. La prévention, à ce niveau, sera d éviter l aggravation de la pathologie / du handicap et de maintenir la personne à son poste. Pour ce deuxième aspect, il est nécessaire d avoir analysé le poste de travail et d en connaître ses contraintes, afin de voir si celui-ci est adapté au handicap du salarié ou s il nécessite un aménagement. L action principale de cette prévention «secondaire» est d anticiper l évolution du handicap afin d éviter tout reclassement ou dans le pire des cas le licenciement pour inaptitude. 143
144 ANNEXE 2 : QUESTIONNAIRE N 1 Questionnaire de style Nordique d après Kuorinka et al. 1987, Kuorinka et al. 1994, Roquelaure et al A quelle date remplissez-vous ce questionnaire? 2. Quelle est votre année de naissance? 3. Êtes-vous? Un homme? Une femme? 4. Êtes-vous? Droitier(e)? Gaucher (e)? Ambidextre? 5. Quel est votre poids? 6. Quel est votre taille? CONCERNANT VOTRE SANTE? 7. Avez-vous eu, au cours des 12 derniers mois, des problèmes (courbatures, douleurs, gène, engourdissement) au niveau des zones du corps suivantes : a. Nuque / Cou b. Epaule / Bras Si oui, Latéralité : c. Coude / Avant-bras Si oui, Latéralité : d. Main / Poignet Si oui, Latéralité : e. Doigts Si oui, Latéralité : f. Haut du dos g. Bas du dos 8. Durant ces 12 derniers mois, combien de temps, au total, avez-vous souffert? a. Nuque / Cou Plus de 30 jours En permanence b. Epaule / Bras Plus de 30 jours En permanence c. Coude / Avant-bras Plus de 30 jours En permanence d. Main / Poignet Plus de 30 jours En permanence e. Doigts Plus de 30 jours En permanence f. Haut du dos Plus de 30 jours En permanence g. Bas du dos Plus de 30 jours En permanence 144
145 8. a. Avez-vous eu un arrêt de travail à cause de vos douleurs et gênes des membres supérieurs au cours des 12 derniers mois? 8. b Avez-vous consulté un médecin généraliste ou spécialiste à cause de vos douleurs et gênes des membres supérieurs au cours des 12 derniers mois? 8. c Avez-vous consulté un kinésithérapeute à cause de vos douleurs et gênes des membres supérieurs au cours des 12 derniers mois? 9. Si vous avez souffert de douleurs du bas du dos (lombalgies) au moins un jour au cours des 12 derniers mois, s agissait-il de? Sciatique, avec des douleurs s étendant plus bas que le genou Sciatique, avec des douleurs ne dépassant pas le genou Lumbago (douleur lombaire aigüe localisée) Autre type de lombalgie 9. a. Avez-vous eu un arrêt de travail à cause de vos douleurs et gênes du bas du dos au cours des 12 derniers mois? 9. b. Avez-vous eu un arrêt de travail à cause de vos douleurs et gênes du bas du dos au cours des 12 derniers mois? 9. c Avez-vous consulté un médecin généraliste ou spécialiste à cause de vos douleurs et gênes du bas du dos au cours des 12 derniers mois? 9. d Avez-vous consulté un kinésithérapeute à cause de vos douleurs et gênes du bas du dos au cours des 12 derniers mois? 145
146 10. Avez-vous eu, au cours des 7 derniers jours, des problèmes (courbatures, douleurs, gène, engourdissement) au niveau des zones du corps suivantes : a. Nuque / Cou b. Epaule / Bras Si oui, Latéralité : c. Coude / Avant-bras Si oui, Latéralité : d. Main / Poignet Si oui, Latéralité : e. Doigts Si oui, Latéralité : f. Haut du dos g. Bas du dos 10. Comment évaluez-vous l intensité de ce problème au moment où vous remplissez le questionnaire? a. Nuque / Cou b. Epaule / Bras c. Coude / Avant-bras d. Main / Poignet e. Doigts f. Haut du dos g. Bas du dos 146
147 CONCERNANT VOTRE TRAVAIL 11. Avez-vous du changer d emploi à cause de vos douleurs ou gêne au cours des 5 dernières années? 12. Quel emploi occupez-vous actuellement? 13. Quelle est votre ancienneté dans votre emploi actuel? 14. Pouvez-vous décrire les principales tâches ou activités que vous devez accomplir dans votre emploi actuel? 15. Quel nombre d heures de travail avez-vous effectué lors de la dernière semaine travaillée? 16. Votre durée de travail hebdomadaire est-elle variable? 17. Occupez-vous différents postes ou fonctions au cours de votre travail? 18. Au cours d une journée typique de travail, votre rythme de travail vous est-il imposé par? a. Le déplacement automatique d un produit ou une pièce b. La cadence automatique d une machine c. D autres contraintes techniques d. La dépendance immédiate vis-à-vis du travail d un ou plusieurs collègues e. Des normes de production, ou des délais, à respecter f. Une demande extérieure (public, client) g. Les contrôles ou une surveillance permanents 147
148 19. Comment évaluez-vous l intensité des efforts physiques de votre travail au cours d une journée typique de travail? 20. Votre travail nécessite-t-il habituellement de répéter les mêmes actions plus de 2 à 4 fois environ par minute? 21. Pouvez-vous interrompre votre travail ou changer de tâche ou d activité pendant 10 minutes ou plus chaque heure? 22. Au cours d une journée typique de travail, devez-vous faire des gestes précis? 23. Au cours d une journée typique de travail, êtes-vous assis? 24. Au cours d une journée typique de travail, devez-vous vous penchez en avant ou sur le côté régulièrement.? 25. Au cours d une journée de travail, combien de temps passez-vous à porter une charge qui pèse : a Kg b. 10 à 25 Kg c. Plus de 25 Kg 26. Au cours d une journée typique de travail, conduisez-vous un véhicule? 27. Au cours d une journée typique de travail, combien de temps passez-vous à manipuler régulièrement une charge ou un objet qui pèse : a. 1 à 4 Kg b. Plus de 4 Kg 28. Au cours d une journée typique de travail, utilisez-vous des outils? 148
149 29. Au cours d une journée typique de travail, manipulez-vous des objets froids ou travaillez-vous au froid? 30. Au cours d une journée typique de travail, utilisez-vous un clavier pour saisir des données ou une souris ou un dispositif analogue d entrée de données? 31. Combien de temps devez-vous adopter les positions suivantes au cours d une journée typique de travail. a. Travailler avec un ou deux bras en l air (au-dessus des épaules) b. Attraper régulièrement des objets derrière le dos c. Travailler avec un ou deux bras écartés du corps régulièrement ou de manière prolongée. d. Reposer vos avant-bras sur un accoudoir ou un plan de travail e. Fléchir les coudes régulièrement ou de manière prolongée. f. Tourner la main comme pour visser g. Tordre le poignet h. Appuyer ou taper avec la base de la main sur un plan dur ou sur un outil i. Presser ou prendre fermement des objets ou des pièces entre le pouce et l index. 149
150 Les questions suivantes se rapportent à votre travail habituel au cours des 12 derniers mois. (Questionnaire de Karasek) Les réponses proposées sont : - Tout à fait d accord - Plutôt d accord - Plutôt pas d accord - Pas du tout d accord 33 - Dans mon travail, je dois apprendre des choses nouvelles 34 - Dans mon travail, j effectue des tâches répétitives 35 - Mon travail me demande d être créatif 36 - Mon travail me permet souvent de prendre des décisions moi-même 37 - Mon travail demande un haut niveau de compétence 38 - Dans ma tâche, j ai très peu de liberté pour décider comment je fais mon travail 39 - Dans mon travail, j ai des activités variées 40 - J ai la possibilité d influencer le déroulement de mon travail 41 - J ai l occasion de développer mes compétences professionnelles 42- Mon travail demande de travailler très vite 43 - Mon travail demande de travailler intensément 44 On ne me demande pas d effectuer une quantité de travail excessive 150
151 45 - Je dispose du temps nécessaire pour exécuter mon travail 46 - Je reçois des ordres contradictoires de la part d autres personnes 47 - Mon travail nécessite de longues périodes de concentration intense 48 - Mes tâches sont souvent interrompues avant d être achevées, nécessitant de les reprendre plus tard 49- Mon travail est très «bousculé» 50 - Attendre le travail de collègues ou d autres départements ralentit souvent mon propre travail 51 - Mon supérieur se sent concerné par le bien-être de ses subordonnés 52 - Mon supérieur prête attention à ce que je dis 53 - Mon supérieur m aide à mener ma tâche à bien 54 - Mon supérieur réussit facilement à faire collaborer ses subordonnés 55 - Les collègues avec qui je travaille sont des gens professionnellement compétents 57 - Les collègues avec qui je travaille me manifestent de l intérêt 58 - Les collègues avec qui je travaille sont amicaux 59 - Les collègues avec qui je travaille m aident à mener les tâches à bien 151
152 ANNEXE 3 : QUESTIONNAIRE SUR LA REPRESENTATIVITE AU TRAVAIL Questionnaire établi spécifiquement pour l étude par Lucile Gillet, stagiaire en psychologie sociale et santé au sein de l A.I.P.S.T. 18. Les réponses proposées sont : 1 - Je fais un travail utile - Tout à fait d accord - Plutôt d accord - Plutôt pas d accord - Pas du tout d accord 2 - Les clients respectent mon travail 3 - J'ai un retour suffisant sur les résultats de mon travail par mon supérieur 4 - Mon travail me donne une bonne opinion de moi 5 - J'ai des possibilités d'évolution dans mon travail 6 - Mon travail a de l'importance aux yeux des autres 7 - Les clients font ce qu'ils peuvent pour me faciliter mon travail 8 - Je sais quand les clients sont satisfaits de mon travail 9 - Mon travail me plaît 10 - J'ai des possibilités d'augmenter mon salaire 11 - Les autres remarquent mon travail 12 - Mon supérieur me dit quand il est content de moi 13 - Je suis motivé par mon travail 14 - Je peux faire mon travail du début à la fin, sans être dérangé 15 - Les autres ne se rendent pas compte de ce que je fais réellement 16 - J'ai des formations pour progresser dans mon travail 152
153 17 - Si oui, j'ai l'occasion de mettre en pratique ce que j'apprends en formation 18 - Je sais quand les clients ne sont pas satisfaits de mon travail 19 - J'ai besoin de plus de temps pour faire mon travail 20 - Toute erreur dans mon travail peut entrainer des pertes de matériel couteux 21 - Ma surcharge de travail m'empêche de faire un travail de qualité 22 - Mon supérieur me dit quand il n'est pas content de moi 23 - Je fais toujours mon travail du mieux que je peux 24 - J'ai trop de responsabilités dans mon travail 25 - Je peux perdre mon travail rapidement 153
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