Situation sanitaire. en Nouvelle-Calédonie.
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- François-Xavier Grégoire
- il y a 9 ans
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1 Situation sanitaire en Nouvelle-Calédonie 212
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3 Les cancers Source : DASS-NC - Service des Actions Sanitaires - Registre du Cancer de la Nouvelle-Calédonie - Bilan 21 La surveillance épidémiologique des cancers entre d le cadre plus général de la surveillance de l'état sanitaire de la population. Cette surveillance constitue une aide pour les décideurs et doit permettre le pilotage, le suivi et l'évaluation des mesures de prévention et de prise en charge des cancers. Un registre est défini au sens du Comité national des registres (CNR) comme étant : «un recueil continu et exhaustif de données nominatives intéressant un ou plusieurs événements de santé d une population géographiquement définie, à des fins de recherche et de santé publique, par une équipe ayant les compétences appropriées». L objectif principal des registres de cancers relève donc de l épidémiologie descriptive : il s agit d estimer de façon régulière l incidence et la prévalence des cancers, leur évolution au cours du temps et notamment, selon des caractéristiques géographiques et démographiques. Les données recueillies permettent de mettre en place des études répondant à des objectifs relevant de : - l étude de la survie : l objectif ici est d estimer le pronostic des sujets atteints, et de rechercher les facteurs qui sont associés à un pronostic favorable ou défavorable, - l épidémiologie étiologique : l objectif est alors de rechercher les facteurs de risque ou les facteurs protecteurs d un type de cancer donné, - l évaluation des programmes de dépistage ou des pratiques de soins par rapport aux référentiels existants. A des fins de comparaisons nationales ou internationales, il est primordial que les définitions (incidence, tumeurs multiples, récidives,...), le mode de recueil et d enregistrement des données soient standardisés et suivent les règles internationales de base (IARC, ENCR). Il est également impératif que la classification et le codage des cancers selon leurs 3 axes (topographie, morphologie, comportement) reposent sur le système commun (CIM-O3). I Rappel historique Le registre du cancer de Nouvelle-Calédonie a démarré son activité en 1977 avec la création du bureau des statistiques oncologiques à la Direction du Service de Santé et d Hygiène Publique de la Nouvelle-Calédonie. Suite à l interruption de la gestion du fichier de 1981 à 1984 faute de moyens humains, le directeur de l IPNC a proposé en 1985 de reprendre la gestion de ce fichier qui est devenu le registre du cancer. En 1994, le cancer est inclus par délibération d la liste des maladies à déclaration obligatoire et en 1998, la gestion du registre a été confiée à l IPNC au travers de la convention de délégation de gestion entre la Nouvelle-Calédonie et l IPNC qui prévoyait également la constitution du comité du registre. Comité présidé par le médecin inspecteur de la DASS et dont les missions sont de valider le rapport d activité annuel, de définir les objectifs pour l année, de relire et de valider tout document publié par le registre, de soutenir le registre d son fonctionnement et de déterminer les priorités en matière de recherche. La convention de délégation de gestion du registre à l IPNC a été dénoncée par la Nouvelle-Calédonie en 21 et le trfert du registre au service des actions sanitaires de la DASS a été finalisé le 1 er janvier 211 avec constitution de l équipe du registre en mai 211. I Fonctionnement actuel du registre La gestion du registre est assurée par le service des actions sanitaires de la DASS. L équipe est composée d un médecin épidémiologiste à mi-temps assurant la gestion scientifique, une épidémiologiste et une biostatisticienne à temps-plein. Le comité scientifique du registre comprenant les principaux partenaires, présidé par le médecin inspecteur, a pour missions de valider les travaux et rapports, de proposer les objectifs pour l année suivante et les priorités en matière de recherche. I Critères d enregistrements L enregistrement de tous les nouveaux cas de cancer repose sur les règles internationales en matière d enregistrement des cancers (IARC, ENCR). La population cible est représentée par les personnes dont le lieu de résidence habituel (plus de 6 mois par an) est en Nouvelle-Calédonie. Les personnes diagnostiquées ou traitées ailleurs (France, Australie ) déclarant être résidents calédoniens ou habitant plus de 6 mois par an en Nouvelle-Calédonie sont également incluses. Plus précisément, le registre des cancers de Nouvelle- Calédonie, comme recommandé par le réseau Francim et l INVS, enregistre outre les tumeurs malignes primaires, toutes les hémopathies malignes y compris les maladies myéloprolifératives et les syndromes myélodysplasiques, mais également tous les carcinomes superficiels/in situ/intra épithéliaux/non infiltrants/non invasifs du col utérin, de la vessie ; toutes les tumeurs primaires dite borderline de l ovaire, toutes les tumeurs primaires bénignes des méninges, du cerveau, de la moelle épinière, des nerfs crâniens et d'autres parties du système nerveux central. Les tumeurs cutanées autres que les mélanomes (carcinomes basocellulaires et carcinomes épidermoïdes) ne sont plus traitées en raison de leur intérêt limité du fait de l absence d exhaustivité certaine. A noter que sont traitées à part toutes les tumeurs in situ (sein, col de l utérus, colon, vessie) et non invasives du système nerveux. Ne figurent donc d l incidence que les tumeurs invasives hors tumeurs cutanées sauf mélanomes. Le registre inclut des données écrites les plus exhaustives possibles (âge, sexe, profession, lieu de vie et d'habitat, siège de la tumeur diagnostiquée, date du diagnostic et stade d'extension au moment de ce diagnostic, type histologique, traitement, survie du patient...). La topographie et la morphologie sont codées selon la 3 ème révision de la classification internationale des maladies oncologiques (CIM-O3). Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I.3.1 1
4 Les cancers I Sources d informations Afin de garantir l exhaustivité de l enregistrement de tous les cancers de la population cible, la stratégie habituelle est de multiplier le nombre de sources. On distingue deux types de sources : - les sources de signalement ou de notification représentées le plus souvent par les laboratoires d anatomocytopathologie, d hématologie, les médecins ayant effectué le diagnostic, la CAFAT (longues maladies), les EVASANS, les fiches de MDO, PMSI des centres hospitaliers de NC et de métropole, causes médicales de décès, RCP (réunions de concertation pluridisciplinaires du réseau ONCO-NC ; - les sources consultées, qui permettent de vérifier l exhaustivité et de compléter les données (dossiers médicaux, e-service de la CAFAT,...). Au total, plus de 1 sources indépendantes ont pu être recensées, en pratique les plus rentables sont représentées à ce jour par les comptes rendus anatomocytopathologiques (CRAP), le PMSI, les médecins spécialistes, les données des LM de la CAFAT. Sont présentés d les chapitres suivants, les résultats de l analyse des données du fichier arrêté au 1 juillet 213, concernant les nouveaux cas de tumeurs invasives diagnostiquées en 21. Les tumeurs non invasives du SNC sont traitées séparément. La présentation par topographie reprend le regroupement recommandé par l INVS. I Evaluation de l exhaustivité et de la qualité des données L amélioration de l exhaustivité a été obtenue en 21 pour les données de 28, grâce à la fois au signalement régulier et de qualité des médecins, comme prévu d la délibération de 28, (essentiellement des médecins pathologistes), mais également grâce au croisement des données du registre avec celles du PMSI, des causes médicales de décès, des RCP, et suite aux visites chez les médecins spécialistes. Suite à la mise en place des premiers croisements avec les données des différents partenaires (CAFAT, CHT, réseau ONCO-NC, laboratoires,..) et aux retours aux dossiers cliniques, comme le montre le tableau 1 pour les dernières années d incidence, le nombre de tumeurs invasives (solides et hémopathies) enregistrées a nettement augmenté par rapport au nombre de cas enregistrés lors de la reprise du registre en 21 par la DASS. Ainsi pour l année d incidence 27 validée par l ancienne équipe, on est passé de 646 tumeurs invasives en mars 21 à 688 en juillet 213, soit une augmentation de 6,5% entre 21 et 213. Pour l année d incidence 28, année également théoriquement validée par l ancienne équipe, on est passé de 555 tumeurs invasives en 21, à 729 en juillet 211, 764 en 212, et 778 en 213 (soit une augmentation de 4%). Année d incidence (date fichier) 27 (22/3/21) 27 (15/7/211) 27 (31/7/212) 27 (1/7/213) 28 (22/3/21) 28 (15/7/211) 28 (31/7/212) 28 (1/7/213) 29 (31/7/212) 29 (1/7/213) Tumeurs solides invasives* Hémopathies malignes (avec SMD) Tumeurs non malignes du SNC Tumeurs in situ Tumeurs cutanées autres que mélanomes (avec baso-cellulaires) dont 36 basocellulaires 5 (3 basocellulaires) (suite à l élimination des doublons) 5 (28 basocellulaires) (après élimination de doublons) (24 basocellulaires) (24 basocellulaires) 35 (18 basocellulaires) (suite nettoyage de la base) (17 basocellulaires) (épidermoïdes) (épidermoïdes) (1 basocellulaire) (1/7/213) «*» = tumeurs solides invasives (avec mélanomes, hors autres tumeurs cutanées), hors hémopathies malignes Tableau 1 : Evolution du nombre de cas incidents par année Ces analyses mettent en évidence l efficacité des croisements, au cours des années 21 et 211, qui a permis de rattraper un nombre non négligeable de cancers, et a permis au fur et à mesure d enrichir la base de données, ce qui explique l augmentation importante du nombre de nouvelles tumeurs enregistrées pour les années antérieures à 29. Pour l année 29, cette augmentation est de 1,8% entre 212 et 213, variation faible liée au rattrapage de quelques nouveaux cas. Ainsi, l augmentation annuelle du nombre de cancers invasifs (hors peau sauf mélanomes) annuels se stabilise suite à la mise en place de ces procédures et on peut observer, à la date du 1 er juillet 213, une croissance du nombre de cas incidents de 3,6% entre 28 et 29, et de 3,3% entre 29 et 21. A) Résultats sur l exhaustivité et nombre annuel moyen de sources par cas pour les 3 dernières années validées. Le nombre total de sources a été recueilli à partir de 28 pour l ensemble des tumeurs et le détail des sources (de signalement ou consultées) est enregistré uniquement à partir de l année d incidence 29. Pour le fichier arrêté en juillet 213, pour l année d incidence 28, on enregistrait en moyenne un peu plus de 4 sources d informations (signalement et consultées) différentes par tumeur ; pour l année d incidence 29, cette valeur augmentait avec en moyenne 5,4 sources par dossier avec 3,2 sources de signalement indépendantes par tumeur ; pour l année d incidence 21, cette valeur continue de croître, passant ainsi à 5,5 sources par dossier (dont en moyenne 3,4 sources de signalement). Ces valeurs varient selon les topographies, comme le montre le tableau ci-contre : 2 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
5 Les cancers 21 Nb de cas Nb moyen de sources de signalement Nb moyen de sources consultées Tableau 2 : Nombre moyen de sources (signalement ou consultées) par topographie En 21, seuls 7,9% des nouveaux cas ont été signalés par une seule et unique source. Figure 1 : répartition du nombre de sources de signalement % d'histologie Lèvre-Bouche-Pharynx 31 3,5 2,2 1,% Œsophage 6 4,3 2,7 1,% Estomac 31 4,1 2,2 96,8% Intestin grêle 5 4,2 2,4 8,% Colon-Rectum 73 3,6 2,2 1,% Foie 19 3,8 2,3 31,6% Voies biliaires 5 4,2 2 6,% Pancréas 2 4,1 2,7 55,% Nez, sinus, ,% oreil.moyen., aut. resp Larynx 7 3,9 2,3 1,% Bronche, poumon 113 4,6 2,2 92,9% Thymus, cœur, médiastin 2 4 2,5 1,% Mésothéliome 2 3,5 2 1,% Os, cartilage articul ,8 1,% Mélanome cutané 21 2,3 1,2 1,% Autres tumeurs 4 1,7 1,2 1,% cutanées Tissus mous, péritoine 7 2,1 2 1,% Sein 126 3,9 2,1 99,2% Col utérin 22 4,3 2,1 1,% Corps utérin 29 3,5 2,2 1,% Ovaire 7 5 2,4 1,% Autres organes 2 4,5 2,5 1,% génitaux F Prostate 128 2,6 2,2 99,2% Testicule ,% Autres organes génitaux M Rein 13 2,6 2,6 84,6% Voies excrétrices ,% Vessie 14 2,9 2,4 1,% Œil ,% Cerveau, système 1 2,5 2 9,% nerveux Thyroïde 63 2,4 2,1 98,4% Surrénale, autre glande endocrine Maladie de Hodgkin ,% Lymphomes ,1 9,9% non hodgkinien Sd myélodysplasiques 2 2,5 2,% Leucémies chroniques 5 3,2 2,2,% Syndromes myéloprolifératifs chroniques 1 2 2,2,% Leucémies Aigues 9 3,3 2,2,% Autres hémopathies 9 2,8 2,3 11,1% Site primitif incertain 19 3,6 2,7 63,1% TOTAL 873 3,4 2,1 9,8% La base du diagnostic est également un élément important pour apprécier l exhaustivité des données. Il est en effet primordial de prendre en compte tous les patients pour lesquels un diagnostic de cancer a été posé par les médecins, même si le diagnostic histologique n a pas été effectué. La proportion de cas cliniques inclus à partir des informations cliniques comprend ainsi les cas considérés comme des cancers par les médecins cliniciens (dossier clinique, imagerie complémentaires, endoscopie, ). Ainsi, comme observé d le tableau ci-dessous, un peu plus de 5% des tumeurs ont été diagnostiquées s examen anatomo-cytopathologique ou cytologique en 28 et 29 (28 : 5,6% ; 29 : 5,3%), cette valeur a baissé en 21. Base de diagnostic Clinique seule 1 (,1%) Radio, endoscopie 39 (4,8%) 25 (2,9%) Test biochimique spécifiques 6 (,7%) 2 (2,4%) Cytologie ou hématologie 32 (3,9%) 51 (6,%) Histologie de la tumeur primitive 75 (86,7%) 729 (85,7%) Histologie de la métastase 29 (3.6%) 26 (3,1%) Inconnu 1 (,1%) Total Tableau 3 : répartition par base de diagnostic (2,7%) 13 (1,5%) 41 (4,7%) 739 (84,7%) 54 (6,2%) 2 (,2%) En 21, 4,2% des cas enregistrés ont été diagnostiqués suite à un examen ou des investigations cliniques. Il s agit essentiellement des tumeurs du foie et des voies biliaires, du pancréas, mais aussi des tumeurs dont le site primaire est incertain et qui, en raison du contexte clinique et évolutif, ont été considérées et traitées par les médecins comme des cancers. A noter que 6,2% des nouveaux cas inclus ont fait l objet d un diagnostic à partir de l histologie de la métastase, cette valeur a doublé par rapport à celle des années précédentes du fait de la baisse du nombre de cancers diagnostiqués suite à un bilan radiologique, aux tests biochimiques, et suite à un diagnostic histologique à partir de la tumeur primitive. Ces éléments confirment également que le croisement des fichiers et la recherche active des cas ont permis également d enregistrer des nouveaux patients qui n étaient pas uniquement issus du signalement des médecins pathologistes. Au total, ces premiers éléments montrent que le croisement des principales bases de données initié à partir de l année d incidence 28 permet d améliorer nettement l exhaustivité des données, avec un rattrapage progressif de l enregistrement des tumeurs antérieures à 28. Le croisement avec les données des longues maladies de la Cafat, a permis ainsi de rattraper, - pour l année d incidence 27 : 29 tumeurs solides invasives, 13 hémopathies malignes, 1 tumeur non maligne du SNC, - pour 28 : 25 tumeurs solides invasives, 18 hémopathies et 11 tumeurs non malignes du SNC. 873 Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I.3.1 3
6 Les cancers Ainsi, l augmentation du nombre de cas incidents pour les années 27 et 28, ne peut être rattachée à un facteur médecin mais essentiellement à la recherche active des cas au moyen des croisements de fichiers. Au 1 er juillet 213, on peut donc estimer que la croissance du nombre annuel de tumeurs invasives est égale à 13,1% entre 27 et 28 du fait de la poursuite du rattrapage des cas, et de 3,6 % entre 28 et 29, et 3,4% entre 29 et 21, valeurs qui représenteraient une croissance annuelle normale. B) Qualité des données Pour les nouveaux cas de 21, 81% ont déjà fait l objet d un retour au dossier clinique toutes topographies confondues en date du 1/7/213. Lorsque l on écarte les mélanomes et les autres tumeurs cutanées non retenues pour les analyses suivantes, cette proportion passe à 98,4% (799/812). Pour les 13 patients, hors tumeurs cutanées, dont le dossier clinique n a pu être consulté, il s agissait le plus souvent d un dossier non retrouvé (2 colon-rectum, 1 corps de l utérus, 2 seins, 2 col de l utérus, 3 thyroïde, 1 pancréas et 2 prostate). Le taux de retour au dossier clinique varie également selon la topographie, entre 9,9% pour le col de l utérus et 1% pour les autres topographies hors peau comme le montre la figure suivante : Figure 3 : répartition du % de stade indéterminé selon la topographie La qualité des données a aussi été améliorée par : - l utilisation des guides et outils recommandés par FRANCIM, l ENCR et l OMS (ICDO3) ; - la procédure, mise en place en 21, de contrôle systématique de la saisie, du codage de toutes les fiches par le médecin responsable scientifique du registre pour les cas incidents à partir de 28. Le médecin se charge de recoder à l aveugle les principales variables et de vérifier que les critères d inclusion et les dates d enregistrement sont conformes aux recommandations. Les cas pour lesquels une discordance a été observée sont revus en équipe, avec pour appui les guides et les cours du TSECC, et en cas de difficulté de codage, il est fait appel soit au forum de discussion Francim, soit à des spécialistes pour trancher ; - la prise en compte de toutes les nouvelles variables qui permettent de mieux décrire la tumeur, son stade au diagnostic, les traitements. Figure 2 : taux de retour aux dossiers cliniques selon la topographie Le retour au dossier clinique a permis également à partir des résultats du bilan d extension consignés d les dossiers de définir de manière standardisée le stade d extension du cancer (localisé, envahissement régional ou ganglionnaire, métastatique). Après consultation des dossiers, le stade d extension du cancer n a pu être déterminé précisément que d 5,4% des cas parmi les 773 cas concernés (tumeurs solides invasives), valeur plus faible que celle de 29. Cette proportion reste toujours plus élevée, pour les tumeurs du médiastin et des tissus mous. Concernant les données administratives des patients, seule la commune de naissance est la variable la moins bien renseignée car cette information est très souvent absente du dossier médical (31,4%). La communauté n a pu être renseignée que pour 8,9% des patients. Le type de prise en charge (y compris l abstention thérapeutique) ou les traitements ont pu être renseignés d 93,7% des cas. I Résultats tumeurs invasives ont été enregistrées pour l année d incidence 21 (453 chez les hommes et 42 chez les femmes), soit : - Tumeurs solides invasives hors peau avec mélanomes : 786 (9,%), - Hémopathies malignes : 47 (5,4%), - Tumeurs cutanées hors mélanomes : 4 (4,6%). Ont été également enregistrées : - 13 tumeurs non malignes du SNC, tumeurs in situ (Colon-rectum : 9 ; Voies biliaires : 1 ; Mélanomes : 8 ; Seins : 23 ; Col de l utérus : 6 ; Endomètre : 6 ; Vessie : 3 ; Estomac : 2 ; Intestin : 1 ; Ovaires : 1). Ne sont prises en compte d les analyses suivantes que les 833 tumeurs invasives (s les tumeurs cutanées sauf mélanomes) et les hémopathies malignes. 4 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
7 Les cancers Caractéristiques sociodémographiques Etude selon l âge et le sexe Le diagnostic de cancer est influencé par le sexe, avec une représentation plus importante des hommes par rapport à la population générale (sex-ratio égal à 1,8 homme pour une femme, contre 1,3 d la population générale, ISEE 21), un âge moyen égal à 61,2 (médiane 63 ) avec 69,4% des patients qui sont âgés de 5 à 79 contre 2,2% d la population générale Taux spécifiques d'incidence par sexe pour 1. personnes Hommes Femmes >85 Figure 6 : taux d incidence spécifique par tranche d âge et selon le sexe Province Nombre cas 21 (registre du cancer) Fréquence Population ISEE 21 Iles 91 1,9% 6,9% Nord ,5% 18,3% Sud 588 7,6% 74,8% Total 833 1,% 1,% Figure 4 : répartition des tumeurs par tranche d âge Cette répartition varie selon le sexe, avec un diagnostic plus précoce chez les femmes (58,7 versus 63,6 ; médiane 58 versus 66 ). On observe un premier pic entre 5-54 chez les femmes et 6-64 chez les hommes, comme l illustre la figure suivante : On observe en 21 un ratio homme/femme plus élevé en province Sud (1,13) par rapport à la province des Iles Loyautés (1,7) et à la province Nord où il est inversé avec plus de femmes que d hommes (,9). Il est toujours délicat d interpréter des données avec des effectifs faibles. Toutefois, le nombre de nouveaux cas rapportés à la population concernée donne, chez les femmes, des taux spécifiques par tranche d âge nettement plus élevés entre 4 et 44 et à partir de 55 d les Iles Loyauté par rapport aux autres provinces. On observe également un pic en province Nord d la tranche d âge Taux spécifique d'incidence par province de résidence pour 1, femmes 5 4 Figure 5 : répartition des tumeurs par tranche d âge et selon le sexe Le nombre de tumeurs par tranche d âge, rapporté à la population concernée, qui donne le taux d incidence spécifique, met en évidence une sur-incidence des cancers chez les hommes à partir de 6 (figure 6). Etude selon la province de résidence Lorsque l on compare la répartition par province de résidence des cas enregistrés en 21 avec la population de référence, on observe une différence significative entre ces deux populations (p<,1), avec une surreprésentation des nouveaux cas résidant d les Iles Loyauté, au dépend de ceux résidant en province Sud Figure 7 : taux spécifique d incidence par tranche d âge chez les femmes Chez les hommes, on observe également un premier pic entre 3 et 34, et un deuxième 45 et 49 d les Iles Loyauté avec une distribution de l incidence relativement accidentée par rapport à celle de la province Sud, en raison de la taille des effectifs par tranche d âge Iles Sud Nord Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I.3.1 5
8 Les cancers Taux spécifique d'incidence par province de résidence pour 1, hommes Le sex-ratio varie également selon la communauté avec plus d hommes chez les européens (SR 1,53), autant d hommes que de femmes chez les polynésiens (SR 1,), et plus de femmes d la communauté mélanésienne (SR,73) et asiatique (SR,64) Figure 8 : taux spécifique d incidence par tranche d âge chez les hommes Iles Sud Nord Etude des principaux sites Sont prises en compte d la suite de ce travail, l ensemble des 833 tumeurs invasives (solides et hémopathies malignes, mélanomes) et ne sont pas comprises les tumeurs cutanées hors mélanomes, les tumeurs du SNC avec comportement non malin, ni les tumeurs in situ, bien qu enregistrées. Tous sexes confondus, les 5 topographies suivantes représentent, à elles seules, plus de la moitié des sites primitifs (56,5%) : La prostate : 128 cas (15,4%) Les seins : 126 cas (15,1%) Les bronches-poumon : 113 cas (13,6%) Le colon-rectum : 73 cas (8,5%) La thyroïde : 63 cas (7,6%) Etude selon la communauté La communauté est déterminée à partir des informations contenues d le dossier médical, et complétées par le médecin. Il ne s agit donc pas nécessairement de données déclaratives renseignées par le patient lui-même. Ainsi, comme le montre la figure ci-dessous, on observe une représentation significativement plus élevée du groupe «autres communautés» parmi les nouveaux cas de cancer par rapport à la population générale du fait de l absence de cette information pour certains dossiers (19,1%), qui ont donc été classés d le groupe «autres communautés». 45% 4% 35% 3% 25% 2% 15% 1% 5% 21 - Répartition par communauté 29,2% 29,2% 36,3% 41,3% 1,7% 9,8% Registre ISEE 29 2,8% 2,6% 22,% 16,2% Prostate Sein Bronches, poumon Colon-Rectum Thyroïde Lèvre-Bouche-Pharynx Estomac Corps utérin Col utérin Mélanomes Pancréas Site primitif incertain Foie Vessie Rein Lymphomes non rveau, système nerveux yndrome myéloprolifératif Autres hémopathies Leucémie Aigue Tissus mous, péritoine Ovaire Larynx Oesophage Voies biliaires Leucémie chronique Intestin grêle Os, cartilage articul. Oeil Thymus, cœur, médiastin Testicule Sd myélodysplasiques Mésothéliome utres organes génitaux F Voies excrétrices Nez, sinus, oreil.moyen., Maladie de Hodgkin 21 - Répartition selon le site tous sexes 3.7% (n=31) 3.7% (n=31) 3.5% (n=29) 2.6% (n=22) 2.5% (n=21) 2.4% (n=2) 2.3% (n=19) 2.3% (n=19) 1.7% (n=14) 1.6% (n=13) 1.3% (n=11) 1.2% (n=1) 1.2% (n=1) 1.1% (n=9) 1.1% (n=9).8% (n=7).8% (n=7).8% (n=7).7% (n=6).6% (n=5).6% (n=5).6% (n=5).5% (n=4).4% (n=3).2% (n=2).2% (n=2).2% (n=2).2% (n=2).2% (n=2).1% (n=1).1% (n=1).1% (n=1) 8.8% (n=73) 7.6% (n=63) 15.4% (n=128) 15.1% (n=126) 13.6% (n=113) % Européens Mélanésiens Polynésiens Asiatiques Autres Figure 1 : répartition des cas incidents en 21, par communauté,% 2,% 4,% 6,% 8,% 1,% 12,% 14,% 16,% Figure 1 : répartition des cas incidents 21 selon le site 6 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
9 Les cancers Cette répartition varie selon le sexe avec les sites les plus fréquents chez les hommes (N =432) qui sont : - la prostate : 128 cas (29,6%), - les bronches-poumon : 8 cas (18,5%), - le colon-rectum : 42 cas (9,75%), - lèvre-bouche-pharynx : 25 cas (5,8%), - l estomac : 19 cas (4,4%). L analyse des différents taux d incidence standardisés selon les sites montre que chez les hommes, l incidence de la prostate est 1,6 fois plus élevée que celles des bronches-poumon et 3,1 fois plus élevée que celle du colon-rectum qui est le 3 ème cancer chez l homme TSD : hommes Prostate Bronches, poumon Colon-Rect um Lèvre-Bouche-Pharynx Est omac Thyroï de Foie Rein Vessie Mélanomes Pancréas Larynx Tissus mous, périt oine Aut res hémopat hies Syndrome myéloprolif érat if Oesophage Lymphomes non hodgkinien Site primitif incertain Cerveau, syst ème nerveux Leucémie lymphoï de chronique Leucémie Aigue Os, cart ilage art icul. Test icule Voies biliaires Oeil Thymus, cœur, médiast in Maladie de Hodgkin Nez, sinus, oreil.moyen., aut. resp Sein Voies excrétrices Int est in grêle Sd myélodysplasiques 18,1 1,8 13,2 8,8 8,5 8,1 7,3 6,7 5,3 5, 4,4 4,4 4,3 4, 3,6 3,5 2, 2,8 1,8 1,7 1,4 1,4 1,3 1,2,8,8,7,7,6 3,2 59,5 95,2 Figure 11 : taux d incidence standardisés 21 selon le site chez les hommes Chez les femmes (N=41), les sites les plus fréquents sont : - les seins : 125 cas (31,2%), - la thyroïde : 48 cas (12,%), - les bronches-poumon : 33 cas (8,2%), - le colon-rectum : 31 cas (7,7%), - l utérus (endomètre) : 29 cas (7,2%), - l utérus (col) : 22 cas (5,5%). A noter que les cancers de l utérus (col et endomètre) représentent 12,7% des tumeurs invasives des femmes. Par ailleurs, l incidence des cancers du sein est 2,6 fois plus élevée que celle des cancers de la thyroïde et 4,2 fois plus que celle des cancers bronches-poumon, qui est le 3 ème site. Sein Thyroïde Bronches, poumon Corps utérin Colon-Rectum Col utérin Site primitif incertain Estomac Mélanomes Pancréas Foie Ovaire Lymphomes non hodgkinien Lèvre-Bouche-Pharynx Leucémie Aigue Cerveau, système nerveux Syndrome myéloprolifératif chronique Voies biliaires Intestin grêle Autres organes génitaux Rein Os, cartilage articul. Mésothéliome Autres hémopathies Vessie Sd myélodysplasiques Leucémie lymphoïde chronique Oeil Tissus mous, péritoine 8,3 7,8 7,7 7,6 5,2 5,1 4,9 4,2 4,1 3, 2,8 2,1 2,1 1,6 1,6 1,6 1,4 1,4 1,4,9,7,7, TSD : femmes 21,5 21,2 2,4 14,5 34, ,5 Figure 12 : taux d incidence standardisés 21 selon le site chez les femmes Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I.3.1 7
10 Les cancers Etude de la topographie selon la communauté et le sexe Chez les hommes, les topographies les plus fréquentes selon les groupes de communautés sont : - européens : prostate (49 cas, 33,2%), puis bronches-poumon (24 cas, 16,3%), - mélanésiens : bronches-poumon (37 cas, 29,1%), prostate (17 cas, 13,4%), colon-rectum (11 cas, 8,7%), - polynésiens : bronches-poumon (13 cas 31,7%), prostate (9 cas, 12,%). Figure 13 : répartition des principaux sites selon la communauté chez les hommes Chez les femmes, les topographies les plus fréquentes parmi les communautés les plus représentées sont : - européennes : sein (45 cas, 46,9%), bronches-poumon (8 cas, 8,3 %), - mélanésiennes : sein (44 cas, 25,1%), thyroïde (3 cas, 17,1%), bronches-poumon (19 cas, 1,9%) - polynésiennes : seins (12 cas, 29,3%), utérus (endomètre) (1 cas, 24,4%). 8 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
11 Les cancers Figure 14 : répartition des principaux sites selon la communauté chez les femmes 21 - Stade d'extention au diagnostic pour les principaux sites : hommes Etude du stade d extension au moment du diagnostic 1% 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% % 13,3% 6,7% 26,7% 53,3% 2,5% 5,% 36,3% 11,3% 7,1% 8,% 6,7% 19,% 38,1% 35,7% 68,% 24,% 42,1% 21,1% 2,% 4,% 36,8% 33,3% Prostate Bronches- Colon-Rectum- ORL Estomac Thyroide Figure 15 : répartition du stade d extension des principaux sites chez les hommes Indéterminé Métastase Régional Localisé Lorsque l on étudie les sites pour lesquels le stade de diffusion (CRAB) peut être déterminé, 765 tumeurs sont concernées, et le stade n a pas pu être déterminé de manière précise d 5,5% des cas (42 tumeurs). On constate, pour les cancers les plus fréquents chez les hommes que d plus de la moitié des cas, le cancer de la prostate est diagnostiqué à un stade localisé, alors que ce diagnostic est moins favorable pour les autres cancers. Le diagnostic porté aux stades les plus avancés concerne le site bronches-poumon (figure 15). Chez les femmes (figure 16 page suivante), les cancers de la thyroïde et de l endomètre ont été diagnostiqués le plus souvent à un stade localisé. Les cancers du sein, et du col utérin qui bénéficient d un dépistage organisé ne sont diagnostiqués à un stade localisé que d un peu plus de 4% des cas. Les cancers des bronches-poumon restent le site pour lequel le diagnostic à un stade local est le plus rare (moins de 5%). Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I.3.1 9
12 Les cancers 21 - Stade d'extention au diagnostic pour les principaux sites : femmes 1% 9% 8% 5,6% 6,3% 9,1% 6,5% 14,4% 18,8% 29,% 13,8% 1,3% 13,6% 4,5% 7% 6% 5% 4% 38,4% 75,% 6,6% 19,4% 75,9% 4,9% Indéterminé Métastase Régional Localisé 3% 2% 41,6% 27,3% 45,2% 4,9% 1% % 3,% Seins Thyroide Bronches- Colon-Rectum- Corps utérin Col utérin Figure 16 : répartition du stade d extension des principaux sites chez les femmes Incidence selon le site, le sexe et la province Chez les hommes, comme le montrent le tableau et les figures suivantes, les sites les plus incidents d la province Sud sont représentés par la prostate, suivi par les bronches-poumon, le colon-rectum et Lèvre-bouche-pharynx (LBP). En province Nord, il s agit des bronches-poumon, puis la prostate, le colon-rectum et le larynx. D la province des Iles Loyauté, le classement est le suivant : bronches-poumon, puis la prostate, le colon-rectum et la thyroïde. Figure 17 : comparaison des taux d incidence standardisée par province pour 4 principaux sites chez les hommes (taux pour 1 hommes) 1 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
13 Les cancers Figure 18 : comparaison des taux d incidence standardisée par province pour 4 principaux sites chez les femmes (taux pour 1 femmes) Tableau 5 : taux d incidence standardisés par topographie, sexe et province de résidence 21 - HOMMES 21 - FEMMES Iles Nord Sud Sites Iles Nord Sud Nb TSD Nb TSD Nb TSD Nb TSD Nb TSD Nb TSD 1 11,7 2 8,8 22 2,4 Lèvre-Bouche-Pharynx,, 6 5,3 2 22,8 3 13,5 1 1, Œsophage,,, 4 51,9 2 9, ,2 Estomac 1 9,4, 11 9,2,, 1,9 Intestin 1 7,4, 3 1,9 5 6,3 7 29,8 3 27,5 Colon-Rectum-Anus 2 23,7 4 18,3 25 2,3 3 34,4 1 4,7 8 7,8 Foie 1 1,, 6 5,6 1 1,9, 1 1, Voies biliaires,, 3 2,7, 1 5,3 8 7,4 Pancréas 1 13,4 2 7,6 8 7, Nez, sinus, oreil.moyen., 1 12,9,,,,, aut. resp, 4 17,8 3 3, Larynx,,, ,9 2 95, ,3 Bronches, poumon 3 25, , ,5 1 15,6 1 4,, Thymus- cœur - plèvre,,,,,, Mésothéliome, 1 4,3 1,9 1 1,6, 1 1,5 Os,, 2 2,1,, 1 9,4 Mélanomes, 2 7,7 9 8,3, 1 4, 5 5,8 Tissus mous, péritoine,, 1,9, 1 4,7, Seins ,8 17 8, , Col utérin 4 45,8 8 34,6 1 8, Corps utérin 3 29,1 5 24, , Ovaires 2 18,1 1 5,8 4 3, , , 11 96,4 Prostate , 1 4,6 1 1,1 Testicules ,,, Autres org. Génitaux,, 2 2,,, 11 1,9 Rein, 1 5,8 1,9,, 1,9 Voies excrétrices,,, 1 13,2, 11 9,2 Vessie,, 2 1,7, 1 3,1 1 1, Œil, 1 4,5,, 1 4, 4 3,7 Cerveau, système nerveux, 4 14,4 1,8 4 43,8 4 17,4 7 6,6 Thyroïde 7 75,8 1 44, ,4 Surrénales - autres,,,,,, glandes,, 1 1,5 Maladie de Hodgkin,,,, 2 1,2 3 2,9 Lymphomes non hodgkinien, 3 16,7 3 2,8,, 1,7 Sd myélodysplasiques,, 1 1,1,, 4 3,5 Leucémies chroniques,, 1,9 Sd myéloprolifératifs, 1 3,8 5 4,8, 3 12,4 1 1,1 chroniques, 2 8,4 1,8 Leucémies aiguës 1 6,9 1 6, 4 3,4 27,6 1, 5 4,6 Autres hémopathies, 1 3, 2 1,3 2 27,6, 3 3, Site primitif incertain 1 6,9 6 27,1 7 5, , , , , , ,4 Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I
14 Les cancers Comparaisons internationales 7 59,5 Thy roïde 25 23,5 23,4 23,1 Bronches-Poumon La comparaison des incidences calédoniennes avec celles de la métropole, des DOM et d autres pays, notamment ceux de la région, montre que chez les femmes, le taux d incidence standardisé tous cancers hors tumeurs cutanées autre que mélanomes, est en 21, un peu plus élevé que ceux des pays de la zone comme la Nouvelle- Zélande et de l Australie. Les taux de la métropole, de l Europe et de la Polynésie Française sont également nettement plus bas ,9 32, 27,8 15, ,2 18,4 14,6 13,8 13,4 1,9 7,4 5,2 5, 3,6 3,2 On note par ailleurs que la Nouvelle-Calédonie fait partie des pays où les incidences des cancers de l endomètre, des bronches-poumon et de la thyroïde sont plus élevées. 1,6 9,7 1 7,3 6,8 6,5 6,1 5,6 4, ,1 Cor ée du S ud Polynés ie Française 13,7 NC ,8 Va nuat u 12,4 France 11,3 Austral ie Océanie Europe Guadeloupe Martinique Endomètre 1,8 9,8 6,2 6,1 5,9 Fidj i Nou vel le- Zéland e 5,5 5,3 Indonés ie 4,4 1,3 Réunion 35 31, NC - 29 Nouvel le-zélande Polynésie Française Austral ie Océanie France Corée du Sud Europe Indonésie Vanuatu Col de l'utérus 18,7 17,4 17, 15,9 13,3 12,7 12,3 1,8 1,6 Fidji 8, Martinique 7,1 Guadeloupe 5,5 Réunion 4,9 Chez les hommes, le taux global d incidence standardisé est un peu plus bas qu en métropole et en Australie, légèrement plus élevé qu en Nouvelle-Zélande. Il est également plus élevé que d les DOM. Lorsque l on compare ces taux pour les sites les plus incidents de Nouvelle-Calédonie, on observe une incidence particulièrement plus élevée des cancers des bronches-poumons et de la prostate en NC. 1, NC ,5 Polynésie Française 32,1 Europe 29,7 Nouvel le-zélande 25,6 Aus tral ie Océanie France Guadeloupe Indonésie Martinique Colon-Rectum 24,2 24,1 23,9 18,6 18,2 15,6 Réunion Fidji Corée du Sud Vanuatu Fidj i Réunion Martinique Vanu at u Polynés ie Française NC - 29 Indonés ie Guadeloupe Cor ée du S ud Europe Océanie France Hémopathies* 26,1 22,8 2,8 2,3 2, 18,6 17, 15,6 15,6 12,1 12, 11,6 Nouvel le-zélande Austral ie Figure 19 : comparaisons internationales des taux d incidence standardisés pour 1 individus selon le site chez les femmes Globocan 28 (*Hémopathies : Leucémies, Lymphome de Hodgkin, Lymphomes non Hodgkiniens, Myélomes multiples) ,5 8,4 5,5 1, ,5 4,4 Nouvel le-zélande Aus tral ie Océanie Corée du Sud NC - 29 France Europe Martinique Réunion Indonésie Guadeloupe Polynésie Française Fidji Vanuat u Nouvel le-zélande Aus tral ie Océanie Polynésie Française France Martinique Gu ade lou pe Réunion Europe Corée du Sud NC - 29 Indonésie Vanuatu Fidji 12 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
15 Les cancers I En conclusion L incidence globale des cancers en Nouvelle-Calédonie, compte tenu de la diversité de sa population, reste comparable à celle de la métropole, de l Australie ou de la Nouvelle-Zélande chez les hommes, et un peu plus élevée chez les femmes par rapport à ces pays. Chez les femmes, les sites les plus incidentes sont les seins, la thyroïde, les bronches-poumon, le colon-rectum. Les cancers du sein représentent le 1 er site chez les femmes des 3 provinces, en 2 ème position le classement diffère pour le 2 ème site selon les provinces de résidence, avec les cancers de la thyroïde d les Iles Loyauté, les cancers des bronchespoumon en province Nord et colon-rectum en province Sud. Chez les hommes, les cancers des bronches-poumon représentent la 1 ère localisation d les Iles Loyauté et la province Nord, devant la prostate, alors que d la province Sud, la prostate est en première position, devant les bronches-poumon. On observe également des variations selon les communautés. En effet, chez les femmes, même si le cancer du sein représente la première topographie quelle que soit la communauté, en 2 ème position il s agit des bronches-poumon chez les femmes européennes, de la thyroïde chez les mélanésiennes, et des cancers de l endomètre chez les polynésiennes. Chez les hommes, les mélanésiens sont plus touchés par les cancers des bronches-poumon, tout comme les polynésiens, alors qu il s agit de la prostate chez les européens. Figure 2: comparaisons internationales des taux d incidence standardisés pour 1 individus selon le site chez les hommes Globocan 28. (*Hémopathies : Leucémies, Lymphome de Hodgkin, Lymphomes non Hodgkiniens, Myélomes multiples) Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I
16 Les cancers I Evolution selon les principales localisations Avertissement : cette partie présente l évolution des principaux groupes de tumeurs enregistrées par année d incidence sur le fichier mis à jour au 1/7/213. Suite à la mise en place des nouvelles procédures d enregistrement, de croisement des fichiers, et aux retours aux dossiers cliniques depuis l année d incidence 28, un rattrapage important a pu avoir lieu. Le rattrapage des cancers non enregistrés avant 28 n étant pas terminé, ces valeurs sont encore susceptibles d évoluer, en particulier pour l année 21 où il y a eu une absence de trmission des comptes rendus anatomocytopathologiques (CRAP). Comme le montre le tableau suivant, l année 21 n est toujours pas encore exhaustive malgré un rattrapage de 21,6% de cancers. Fichier 21 Dossiers récupérés <2 TOTAL % 6,1% 5,4% 5,% 4,6% 5,4% 2,4% 21,6% 7,9 %,9% Pour la suite de ce travail, en raison des faibles effectifs, sont présentés le nombre moyen annuel de nouveaux cas et l incidence moyenne annuelle par période de 2. L année 21 n a pas été incluse d cette analyse du fait de l absence manifeste d exhaustivité. Appareil digestif On observe une croissance importante du nombre de cancers du colon-rectum, le nombre de nouveaux cas a été multiplié 3,3 entre 1985 et 21, (par 1,4 entre 1985 et 2 et 2,3 entre 2 et 21). Cette croissance est plus importante que celle de la population qui a été multipliée par 1,6 au cours de la même période, d où une incidence qui suit la même tendance, multipliée par 2,1 sur cette même période (1,1 entre 1985 et 2 et 2, entre 2 et 21). Le nombre de cancers du foie et des voies biliaires se situe autour de 1 nouveaux cas par an jusqu en 27, on observe une augmentation depuis 26-27, avec des valeurs supérieures à 1, ce qui se traduit par une incidence moyenne multipliée par 1,5 entre 1985 et 21 (,3 entre 1985 et 2 et 4,5 entre 2 et 21). Les cancers de l estomac suivent une évolution en dent de scie, avec un nombre moyen annuel de cas se situant autour de 16 jusqu en 25 et qui a tendance au augmenter depuis 29. L incidence, quant à elle après avoir amorcé une décroissance jusqu à la période , augmente de nouveau régulièrement (l incidence est multipliée par,3 au cours de la période et 2,5 entre 2 et 21) APPAREIL DIGESTIF Evolution du nombre moyen annuel de nouveaux cas par site et par période de 2 ( ) Œsophage Estomac Colon-rectum Foies-Voies biliaires Pancréas APPAREIL DIGESTIF Evolution de l'incidence moyenne annuelle pour 1 personnes par période de 2 ( ) Taux pour 1 Œsophage Estomac Colon-rectum Foies-Voies biliaires Pancréas 25,2 29,2 14,3 9,6 8,6 8, 2, 2, Après une croissance entre 1985 et 28 (1,8 pour le nombre moyen annuel et 1,2 pour l incidence moyenne), le nombre et l incidence des cancers de l œsophage amorcent une baisse en 29. Les cancers du pancréas, plus rares ont vu leur nombre au cours de la période (nombre annuel multiplié par,4 et incidence par,3) ont vu leur nombre augmenter de manière importante depuis 2. Appareil respiratoire : bronches-poumon Entre 1985 et 21, le nombre de cancers des bronches et du poumon a été multiplié par 2,9, et l incidence multipliée par 1,8. Cette évolution est particulièrement importante chez les femmes par rapport aux hommes avec un nombre annuel multiplié par 4,4 (contre 2,5 chez les hommes et une incidence multipliée par 2,7 (versus 1,6 chez les hommes). A noter que cette croissance est plus importante au cours de la période 2-21, par rapport à avec un facteur multiplicatif de 1,9 pour les femmes et pour les hommes pour l incidence entre 2 et 21, contre respectivement 1,4 et,8, au cours de la période On a par ailleurs observé un pic, pour les 2 sexes au cours de la période Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
17 Les cancers BRONCHES-POUMON Evolution du nombre moyen annuel par période de 2 ( ) H+F Hommes Femmes CANCERS DE LA FEMME Evolution du nombre moyen annuel de cas par période de 2 ( ) Sein Corps de l'utérus Col de l'utérus Ovaires BRONCHES-POUMON Evolution de l'incidence moyenne annuelle par période de 2 Taux pour 1 ( ) 14 CANCERS DE LA FEMME Evolution de l'incidence moyenne annuelle par période de 2 Taux pour 1 ( ) H+F Hommes Femmes 63,3 51, 61,2 45,2 43,6 37,3 25,5 26,7 23, Sein Corps de l'utérus Col de l'utérus Ovaires 78, 97,3 11,2 21,4 23,5 23,2 19,1 17,8 1, 15,7 8,2 5, Femmes : appareil génital et seins Appareil urinaire Les cancers du sein représentent la localisation la plus fréquente chez la femme. L amélioration de l accès aux soins, au dépistage a fait multiplier par 3,5 le nombre de cancers diagnostiqués entre 1985 et 21, et l incidence de 2,2, avec une pente plus élevée entre 28 et 21 du fait de la mise en place de la première campagne de dépistage organisé. Le cancer de l endomètre, bien que nettement moins fréquent que le sein, a tendance à augmenter avec un facteur multiplicatif de 3,6 pour le nombre annuel et 2,3 pour l incidence. Le cancer du col de l utérus, qui a fait également l objet d une campagne de dépistage se maintient autour de 2 cas par an, avec une incidence qui a tendance à baisser (facteur multiplicatif égal à,7 entre 1985 et 21). Le cancer de l ovaire est relativement rare et fluctue autour de 7 cas par an, avec une incidence qui varie entre 4 et 1 pour 1 femmes selon les années. Le cancer de la prostate est le premier cancer de l homme. Cette localisation a subi une augmentation fulgurante depuis le milieu des années 8 jusqu en 21, avec un nombre de tumeurs diagnostiquées multiplié par 12,8, soit une incidence multipliée par 8,1 au cours de la même période. Un premier pic d incidence avait été observé au cours de la période 22-23, suivi par un 2 ème en 28, depuis on observe une décroissance. L accès aux soins, l installation de nouveaux spécialistes en urologie notamment d le secteur libéral, les dosages des PSA en routine sont très probablement en rapport avec cette évolution. Bien que ce cancer soit moins fréquent, le nombre de cancers du rein a été multiplié par 5,2 et son incidence par 3,3 au cours de cette même période, avec un petit pic en Le nombre de cancers invasifs de la vessie, a été multiplié par 3 et l incidence par 1,9 entre et 21. Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les cancers I
18 Les cancers APPAREIL URINAIRE Evolution du nombre moyen annuel par période ( ) 171 Prostate Reins Vessie - Voies urinaires APPAREIL URINAIRE Evolution de l'incidence moyenne annuelle par période de 2 Taux pour 1 ( ) Prostate Reins Vessie - Voies urinaires Cancers de la sphère ORL 138,5 19,5 11,2 8,6 6,5 6, 6,6 6,5 5, CANCERS ORL Evolution de l'incidence moyenne annuelle par période de 2 Taux pour 1 ( ) Thyroïde Lèvre-bouche-pharynx Larynx 2,9 21,2 25,2 11,5 8,1 1,2 12,4 2, 2, Au total, l accroissement de la population, son vieillissement, l amélioration de l accès aux soins, ainsi que les progrès en matière de diagnostic et de prise en charge font que cette pathologie ne cesse d évoluer au cours du temps, comme d la plupart des pays industrialisés. Certaines localisations, comme le cancer de la prostate chez l homme, le cancer du sein chez la femme ont vu leur incidence augmenter du fait de la pratique du dépistage et de l augmentation du nombre de médecins spécialistes. Les cancers des bronches et du poumon, ne cessent également de croître, malgré les mesures récentes mises en place de lutte contre la tabagisme qui ne montreront leur efficacité que d plusieurs années. Le cancer de la thyroïde est le site le plus fréquent de la sphère ORL, son nombre annuel a été multiplié par 3,7 entre 1986 et 21, et son incidence par 3,6 au cours de la même période. Sa croissance est marquée par un premier pic en , avec une décroissance jusqu en Depuis cette période, le nombre annuel a tendance à augmenter s atteindre le pic des années L incidence annuelle suit la même évolution. Le nombre de cancers des Lèvres-Bouche-Pharynx (LBP) suit une augmentation relativement régulière, avec un nombre annuel multiplié par 2,4 depuis 1985 et une incidence par 1,5. Le cancer du larynx évolue peu et se maintient avec moins de 1 nouveaux cas et une incidence qui reste stable. 16 Les cancers I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
19 Les insuffisants rénaux chroniques Bil d activité annuelle 212 : Centre Hospitalier Territorial G Bourret Association pour la Prévention et le Traitement de l Insuffisance Rénale en Nouvelle Calédonie (ATIR-NC) SARL «L Unité Néphrologie Hémodialyse» (UNH) I Introduction Lorsque la fonction rénale est altérée de façon profonde et définitive (insuffisance rénale chronique : IRC), la vie n est plus possible s une trplantation rénale ou une épuration extra-rénale périodique. L insuffisance rénale chronique requiert une épuration extrarénale périodique lourde pour les patients, surtout lorsque le lieu de traitement est éloigné de chez eux. Ainsi, la couverture du territoire en centres de dialyse, tout comme le développement de techniques alternatives au traitement en centre, telles que l auto-dialyse ou la dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA), sont des éléments importants de l analyse de l offre de soins. La nécessité d assurer une épuration du sang régulière, la plus proche possible des conditions physiologiques, impose de répéter les dialyses plusieurs fois d la semaine (généralement trois fois). Selon l état clinique des patients, leur capital vasculaire, les disponibilités des techniques et les contraintes géographiques, les patients sont traités par l une ou l autre technique et peuvent aussi changer de modalités ou d établissement d accueil. Deux techniques sont utilisées pour l épuration extra rénale : - l hémodialyse : s applique en centre, en unité d autodialyse ou à domicile ; - la dialyse péritonéale : intermittente en centre, continue en ambulatoire ou encore à domicile. Selon le mode de fonctionnement, ces deux procédés se décomposent en plusieurs schémas thérapeutiques. L hémodialyse inclut l hémodialyse en centre (HDC), l hémodialyse en unité médicalisée (UDM) et l hémodialyse en unité de proximité (UHP). Si une unité d hémodialyse dispose d un traitement d eau en double osmose elle peut substituer à la technique de l hémodialyse conventionnelle, l hémodiafiltration plus performante. La dialyse péritonéale inclut la dialyse péritonéale chronique ambulatoire (DPCA) et la dialyse péritonéale automatisée (DPA). Le troisième mode de suppléance est la trplantation rénale. I Structures de prise en charge de l IRC Trois secteurs prennent en charge le traitement et le suivi des insuffisants rénaux : public, privé, associatif. D le secteur public, les malades sont soignés au centre hospitalier de Magenta. D le secteur privé, les soins sont apportés principalement à la clinique de la Baie des Citrons, à Bourail et à La Foa. L association ATIR-NC prend en charge les malades hors de Nouméa (Îles Loyauté, Province Nord et Sud ainsi qu à son antenne décentralisée de Wallis et Futuna). L'HDC a débuté en 1978 à la clinique de Magenta et s'est intensifiée en 1983 d le même établissement au moment de son rattachement au Centre Hospitalier Territorial (CHT). Les premiers malades pour la trplantation rénale (TR) ont été pris en charge en 1984 par le CHT pour leur trfert hors du territoire. En mai 1987, l'hdc a été initiée à la Clinique de la Baie des Citrons. En 199, le Centre Hospitalier Territorial a débuté la Dialyse Péritonéale Continue Ambulatoire (DPCA), prise ensuite en charge par l'association pour la Prévention et le Traitement de l'insuffisance Rénale en Nouvelle-Calédonie (ATIR-NC). Depuis avril 1992, date à laquelle la DPCA a été prise en charge par l ATIR, les schémas thérapeutiques se sont diversifiés au sein de l association avec l introduction en 1995 de la DPA puis le développement de l hémodialyse hors centre d abord en brousse et d les îles puis à NOUMEA. L ATIR a ouvert la première unité médicalisée à KOUTIO en juillet 211 où elle pratique l hémodiafiltration. Actuellement, l activité des établissements se répartit principalement entre la DPA, la DPCA, l hémodialyse conventionnelle et l hémodiafiltration en CENTRE, en UDM et en UHP Le Centre Hospitalier Territorial d son service de Néphrologie Hémodialyse est spécialisé uniquement en HDC. L Unité de Néphrologie-Hémodialyse (UNH) assure le traitement des malades essentiellement par HDC à la Clinique de la Baie des Citrons et d le centre «Antoine Hugeaud» à Bourail. L UNH fait recours également à l hémodialyse de proximité d son annexe de la rue J. Ferry (ou rue Alma) et d le centre de Bourail et à La Foa. L ATIR-NC prend en charge deux techniques de suppléance rénale : - la dialyse péritonéale (DP) : les patients de DP sont répartis pour ¾ d entre eux en DPA (dialyse péritonéale automatisée) et le ¼ restant en DPCA (dialyse péritonéale chronique ambulatoire) ; - L hémodialyse conventionnelle et l hémodiafiltration qui constituent l essentiel de son activité (environ 81%). L activité de l ATIR s étend sur l ensemble de la Nouvelle Calédonie. Aujourd hui, l association dispose de 12 unités de dialyse situées à Koumac, Poindimié, Tadine, Thio, We-Lifou, Robinson (23), Païta (23), Kaméré (26), Wallis (27) et Ouvéa (29), et l unité médicalisée de Koutio ouverte en juillet 211. L ATIR-NC prend également en charge des patients en dialyse péritonéale à Futuna. En cas d aggravation, ces patients peuvent être évasanés vers le centre de Wallis ou de Nouméa selon leur état de santé. Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les insuffisants rénaux chroniques I.3.2 1
20 Les insuffisants rénaux chroniques 3% 2% 51% secteur associatif secteur public secteur privé Prévalence de l'insuffisance rénale chronique En 212, 53 personnes-année* étaient traitées pour l IRC, soit une augmentation de 3,7% par rapport à 211. Ce nombre inclut les patients de Wallis et Futuna (1). Le nombre croissant de malades traités pour l IRC fait que cette pathologie reste un problème de santé publique Répartition des patients par secteur de prise en charge en Nombre de de patients-années* par année * : NB : Le nombre de personnes-année correspond à : nb total de séances / nb de séances pour une prise en charge d une personne pendant une année, soit 156 séances Nombre de patients Répartition par groupes d âge des patients dialysés au 31/12/ à 4 Hommes Femmes Histogramme 3 5 à 9 1 à à à à à à 39 4 à On note une prédominance de sexe masculin, soit 53% des patients. L âge moyen est de 62 pour les femmes et pour les hommes. La tranche d âges représente 75% des hommes et 76% des femmes. Schémas thérapeutiques En 212, le nombre de patients greffés a augmenté par rapport à 211: + 7,5% ainsi que le nombre de patients en hémodialyse (+ 2,8%). Le nombre de patients en dialyse péritonéale est stable. 45 à 49 5 à à 59 6 à à 69 7 à à 79 8 à L évolution du nombre de patients traités pour l IRC au 31 décembre En rapportant le nombre de malades à la population concernée 2 (Nouvelle-Calédonie plus celle de Wallis et Futuna d la mesure où ces patients sont également pris en charge en Nouvelle-Calédonie), on obtient un taux de prévalence égal à par million d habitants (pmh), taux brut relativement élevé par rapport à ceux présentés d le tableau suivant, provenant des rapports annuels des registres des insuffisants rénaux traités. Les données plus récentes n étant pas disponibles, seuls les chiffres 29 sont présentés (source : Il faut toutefois rester prudent d la comparaison de ces données avec celles de la Nouvelle-Calédonie en raison des structures d âge différentes des populations et des schémas d accès aux soins qui diffèrent aussi. Évolution du nombre de patients par année selon le mode de suppléance Parmi les patients pris en charge en 212, 66% ont été traités en hémodialyse ; 9% en dialyse péritonéale (DP) et 25% ont été trplantés. 9% 66% 25% Hémodialyse Dialyse péritonéale Greffes Taux de prévalence (pmh) par pays en 29 1 : Seuls les patients dialysés sont comptabilisés, hors patients greffés WF 2 : population de Nouvelle Calédonie : estimation 211 pour la Nouvelle-Calédonie, recensement de juillet 28 pour Wallis et Futuna. Répartition des patients par mode de suppléance en Les insuffisants rénaux chroniques I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
21 Les insuffisants rénaux chroniques Hémodialyse (33 patients) L augmentation globale du nombre de patients en hémodialyse est de + 2,8% entre Ce chiffre est le résultat d une augmentation de l activité sur Nouméa (+ 4%) et d une poursuite de la hausse hors Nouméa (+ 7,1%). Cette tendance peut s expliquer par l augmentation du nombre de patients et l augmentation de l offre de soins. Actuellement, 3/5 des patients sont traités hors Nouméa. Répartition selon le type d hémodialyse Les patients en hémodialyse allégée sont au nombre de 192, soit 65% des patients en hémodialyse, contre 14 patients en hémodialyse en centre (35%). Dialyse péritonéale (44 patients) En 212, le nombre de patients en dialyse péritonéale est stable par rapport à l année 211. Globalement, cette valeur est au niveau de l année 2. La même tendance se confirme pour la délocalisation des traitements hors Nouméa, qui représente 7% des patients. La dialyse péritonéale automatisée (DPA) représente 82% des cas, contre 18% de la dialyse péritonéale chronique ambulatoire (DPCA) Évolution du taux d incidence pmh en Nouvelle-Calédonie et Wallis-Futuna de 1992 à 212pmh 28 Taux d incidence (pmh) par pays en 29 (1) A titre d information, les chiffres sont présentés avec les réserves mentionnées concernant la prévalence. Le tableau suivant présente les taux d incidence selon différents pays. La Nouvelle-Calédonie se situe parmi les pays avec une incidence relativement élevée (source : ). 212 Cumul de patients avec trplantation (129 patients) En 212, on a enregistré 4 nouveaux greffés (11 en 211). Les aspects pratiques du prélèvement local avec trplantation en Australie sont en cours d organisation. En attendant, les malades sont envoyés pour la trplantation soit en métropole, soit en Australie. Répartition des nouveaux cas de 212 Cette méthode de suppléance de l IRC est la plus avantageuse pour les malades et la moins coûteuse pour les organismes de protection sociale. Néanmoins, elle comporte des risques de rejet de greffe et l inconvénient du traitement antirejet à vie. Elle ne peut pas s adresser à tous les patients dialysés. Incidence de l insuffisance rénale chronique Nouveaux cas (4) nombre de patients 1 5 Hommes Femmes En 212, le taux d incidence est égal à 343 pour 1 d habitants. à 4 5 à 9 1 à à 19 2 à à 29 3 à à 39 4 à à 49 5 à à 59 6 à à 69 7 à à 79 8 à & + Année Nouveaux patients (4) : Il est à noter que ces nombres peuvent parfois inclure des doublons, les patients étant mobiles d un centre à autre En 212, il y a eu 88 nouveaux patients pris en charge, dont 44 hommes et 44 femmes. L âge moyen est de 61 pour les hommes et de 58 pour les femmes. La tranche d âges entre 4 et 75 est égale à 81% chez les hommes et 8% chez les femmes pour ces 2 structures. Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les insuffisants rénaux chroniques I
22 Les insuffisants rénaux chroniques Décès En 212, 19 des patients pris en charge sont décédés (soit 3,8% des patients). Année Décès % sur nb. total cas 14,9% 13,2% 13,9% 12,5% 6,4% 7,2% 14% 7,3% 12,6% I Le coût de l'insuffisance rénale chronique en Nouvelle-Calédonie Le coût de l insuffisance rénale s élève à 2,5 milliard de FCFP en 212, soit +3,8% d augmentation par rapport à 211. Ce coût n inclut pas les dépenses liées aux trports des patients. L estimation des dépenses depuis 219 est indiquée d le tableau ci-dessous en millions de FCFP. Néphropat. & mal. de Hen 1% Autres 1% Année Dépenses (hors trports) Evolution N / N % I Principales causes d'insuffisance rénale chronique en Nouvelle-Calédonie Les glomérulonéphrites chroniques et le diabète de type 2 restent les deux principales causes de l insuffisance rénale chronique en Nouvelle Calédonie. Ces deux pathologies représentent la moitié des patients traités, comme le montre la figure suivante : Néphropat. Vascul., HTA 15% Diag. incertains 13% Glomérulon. Chron. 23% Poly ky stose 5% LEAD 3% Néphr. Tubulo-intest. 6% Répartition des étiologies de l'irc en Nouvelle-Calédonie ,8% % +3.8% Amy lose 5% Goutte 1% Diabète ty pe 2 27% Lorsque l on compare ces données avec celles du registre européen des patients traités pour insuffisance rénale (EDTA registry), la proportion de patients dont l origine de l insuffisance rénale est le diabète varie selon les pays. Elle est égale à 8% en Espagne, 19% en Autriche et 26% en Finlande, valeur voisine de celle de la Nouvelle-Calédonie (27%). La proportion d IR dont l origine est l hypertension est cette fois-ci comparable à l Espagne et la Norvège (13%). Elle est la plus élevée au Groenland (23%). La proportion d IRC liée à une glomérulonéphrite est par contre comparable à celle des différents pays européens, avec des proportions comprises entre 2 et 28%. I Etat d avancement du projet de développement en Nouvelle-Calédonie d une activité de prélèvement d organes et de greffe de tissus Les malades souffrant d insuffisance rénale chronique suivis en Nouvelle-Calédonie vont pouvoir bénéficier dès la fin de l année 212 de la mise en œuvre d un projet de développement sur place d une activité de prélèvement de rein sur personne décédée. Cette activité s intègre d un projet plus large, relatif au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain. Il convient de dresser un bilan des actions déjà réalisées et de celles restant à mettre en œuvre pour permettre le démarrage effectif des prélèvements et des greffes au profit des patients suivis en Nouvelle-Calédonie. Pour mémoire, le projet concerne: - le développement sur place d'une activité de prélèvement de rein sur des personnes en état de mort encéphalique avec, au moins d un premier temps, une trplantation en Australie ; initialement, il est prévu que le prélèvement des organes soit effectué par l'équipe australienne en charge de la trplantation, qui viendra au CHT à la demande; - le développement d'une activité de greffe de tissus (principalement de cornées) en Nouvelle-Calédonie, en important d un premier temps des tissus (cornées) à partir de banques australiennes. Ces projets innovants s ajouteront s s y substituer à l activité déjà développée de sélection de donneurs vivants, principalement de rein et de moelle osseuse, et d accompagnement des greffes effectuées à partir de donneurs vivants hors de la Nouvelle-Calédonie (métropole et Australie). Par ailleurs, compte tenu du nombre réduit de donneurs potentiels locaux, des patients suivis en Nouvelle-Calédonie pour une insuffisance rénale chronique terminale continueront d être adressés en métropole d l attente d une greffe qui sera effectuée d un centre de greffe métropolitain. Aspects réglementaires L ensemble de ces activités a bénéficié d un encadrement réglementaire rénové, depuis qu une ordonnance a étendu à la Nouvelle-Calédonie la plupart des dispositions législatives relatives au don et à l utilisation des éléments et produits du corps humain : les grands principes qui régissent en métropole les activités de prélèvement et de greffe, s imposent à la Nouvelle-Calédonie. 4 Les insuffisants rénaux chroniques I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
23 Les insuffisants rénaux chroniques Les dispositions législatives étendues par cette ordonnance ont été complétées par le décret n du 5 juillet 211 portant extension en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna, des dispositions réglementaires relatives au don et à l utilisation d organes, de tissus ou de cellules à des fins thérapeutiques ; ce décret introduit notamment les articles réglementaires indispensables au démarrage des activités de prélèvement et de greffe en Nouvelle-Calédonie : - les modalités de constat de mort encéphalique ; - les modalités d inscription sur le registre national des refus de prélèvement ; - la procédure d expression du consentement d une personne vivante candidate à un don d organe. Une fois levés les obstacles relevant de l application de la législation métropolitaine, il convenait de procéder au vote par le congrès de deux délibérations : - la première modifiant la délibération n 228 du 13 décembre 26, tenant compte de la nouvelle répartition des compétences entre l Etat et la Nouvelle-Calédonie issue de l ordonnance, et proposant un financement des dépenses inhérentes aux activités de prélèvement et de greffe par l intermédiaire du Fonds autonome de compensation en santé publique; - la deuxième habilitant le président du gouvernement à signer une convention avec l Agence de la biomédecine, compétente en matière de gestion de la liste des patients en attente de greffe et d attribution des greffons. Ces deux délibérations ont été adoptées par le congrès de la Nouvelle-Calédonie en sa séance du 1 décembre 211. Un arrêté d application de la première délibération, adaptant le dispositif réglementaire aux évolutions apportées d ce domaine à la répartition des compétences entre l'etat et la Nouvelle-Calédonie, a été adopté le 14 février 212. Aspects techniques Concernant des activités très exigeantes sur le plan technique, un important travail d élaboration de procédures a été mené par les équipes du Centre hospitalier territorial, en collaboration avec leurs homologues australiennes ; l établissement a rendu opérationnel un laboratoire spécialisé d l identification des caractéristiques tissulaires des donneurs et des receveurs potentiels (laboratoire HLA), tandis que des échanges avec tous les services impliqués localement d la chaîne de prise en charge des greffons (hôpital, douanes, autorités aéroportuaires, police aux frontières, contrôle phytosanitaire) ont permis de préparer l importation et l exportation d organes et de tissus. Les demandes d autorisation formulées par le CHT, de développer les activités de prélèvement de reins et de greffe de cornées, ont été soumises au Comité d organisation sanitaire et sociale (COSS) de la Nouvelle-Calédonie le 23 novembre 211; un arrêté d'autorisation a été signé par le président du gouvernement 9 janvier 212. Relations avec les autorités australiennes Les modalités de mise en œuvre du projet côté australien ont fait l objet d échanges officiels avec le Consulat d Australie en Nouvelle-Calédonie, et de plusieurs réunions de discussion des aspects pratiques de la collaboration. Plusieurs réunions tenues sous l'égide de la Cellule de Coopération Régionale en présence de la Consule Générale d'australie ont permis de résoudre la plupart des problèmes, notamment de prévoir des procédures d importation et d exportation de tissus humains d le respect de la réglementation australienne. Aspects éthiques Le développement des activités de prélèvement et de greffe d organes et de tissus nécessite de prendre en compte les courants spirituels et culturels et l opinion des communautés (intégrité du corps humain, représentations vis-à-vis de la maladie, de la mort) : - le Comité consultatif d éthique de la Nouvelle-Calédonie pour les sciences de la vie et la santé, introduit par la délibération de 26 et sa section technique «relative au don, à la greffe d organes, de tissus et de cellules issus du corps humain» ont été constitués ; - en collaboration avec les membres de ce comité, une campagne d information du grand public sera réalisée lors du démarrage des activités; - en application de la loi de bioéthique étendue à la Nouvelle-Calédonie, un comité d'experts compétent pour la Nouvelle-Calédonie, chargé d autoriser les prélèvements d organes sur une personne vivante, sera constitué par arrêté du Haut-commissaire de la République, sur proposition du directeur général de l Agence de la biomédecine et après consultation du président du gouvernement de la Nouvelle- Calédonie. Une campagne de communication est en cours d élaboration par les services du gouvernement de la Nouvelle- Calédonie, en collaboration avec les professionnels de santé impliqués d la prise en charge des insuffisants rénaux, des associations de malades, et du comité consultatif d éthique. Cette campagne s adressera aux professionnels de santé d une part, au grand public d autre part, afin de sensibiliser la population aux enjeux du don d organes et à l intérêt de faire connaître sa position vis-à-vis du don d organes. Impact du projet sur la prise en charge des patients en attente de greffe rénale Le nombre de patients suivis en Nouvelle-Calédonie pour une insuffisance rénale chronique, susceptibles de profiter annuellement d un don sur personne décédée prélevée sur place, dépend de la disponibilité des greffons : l enquête «donnor action» fait état d un effectif de 15 personnes susceptibles d être inclues annuellement d la procédure Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les insuffisants rénaux chroniques I.3.2 5
24 Les insuffisants rénaux chroniques de sélection des donneurs de reins sur personnes décédées (états de mort encéphalique) ; ce chiffre est corroboré par l analyse des patients hébergés d le service de réanimation du CHT. A partir de ces 15 candidats, et nonobstant le problème d un éventuel refus des familles, 5 personnes devraient pouvoir être retenues en qualité de donneurs effectifs de reins au terme de la procédure de qualification clinique, biologique, radiologique, et histologique. La survenue d une situation de mort encéphalique nécessite en effet que des examens soient réalisés au plus vite afin de juger de la possibilité d un prélèvement de rein (qualification biologique et radiologique) et de la compatibilité de la personne décédée avec un malade en attente de greffe (analyses immuno-histologiques). Au total, 1 patients en attente de greffe rénale suivis en Nouvelle-Calédonie pourraient profiter de la mise en œuvre de ce projet. I Liens utiles France métropolitaine : ANAES/Diagnostic de l insuffisance rénale chronique chez l adulte : Registre canadien des insuffisances et trplantations d organe (RCITO) : United States Renal Data System (USRDS) : European Renal Association-European Dialysis and Trplant Association (ERA-EDTA) : United Kingdom Renal Registry : Australia an New Zealand Dialysis and Trplantation Registry (ANZDATA): Registre REIN, société française de nephrology: Agence de la biomédecine: http// I Conclusion Les taux bruts d incidence et de prévalence de l insuffisance rénale traitée en Nouvelle-Calédonie sont élevés et proches de ceux des pays comme le Japon et les USA, toutefois en raison de la structure par âge différente de la population calédonienne, il est probable que les taux standardisés soient en réalité plus bas. Ces chiffres caractérisent l importance de l offre de soins en matière de suppléance de la fonction rénale qui est disponible en Nouvelle-Calédonie, mais ne permettent pas d évaluer réellement la fréquence de l insuffisance rénale chronique. Pour ce faire d autres études seraient à envisager, comme en Grande Bretagne par exemple, à partir des laboratoires de biochimie, en comptabilisant les patients avec une créatinémie élevée (>5 micromoles/l) pour la première fois au cours d une période de 2. Le diabète, l hypertension artérielle et les glomérulonéphrites chroniques restent les principales causes de traitement de remplacement avec cependant une place plus importante pour le diabète que d les pays européens. La proportion de patients greffés reste encore très faible. Tous ces éléments confirment bien la nécessité de mettre en place ou de renforcer des programmes de prévention des maladies non trmissibles comme le diabète et l hypertension artérielle afin de stabiliser ou de limiter la croissance de l incidence de l insuffisance rénale chronique en Nouvelle-Calédonie, maladie lourde tant par ses conséquences humaines que par ses répercussions économiques. Par ailleurs, la Nouvelle-Calédonie est dotée d un plateau technique suffisant pour la prise en charge des patients, avec notamment la mise en place des prélèvements d organes en vue d une greffe. 6 Les insuffisants rénaux chroniques I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
25 Les insuffisants respiratoires chroniques Source : rapports d activité annuelle 212 des six structures de prise en charge des patients insuffisants respiratoires chroniques à domicile. I Introduction Six structures prennent en charge les traitements à domicile des insuffisants respiratoires en Nouvelle-Calédonie (et ceux de Wallis et Futuna qui sont pris en charge d les structures de Nouvelle-Calédonie): - Service d Assistance Respiratoire à Domicile (SARD - NC), association créée en 199, devenue société par actions simplifiées ; - Oxygène Confort, société privée créée en septembre 24 ; - Respire, société privée créée en août 27 ; - Respidom, société privée créée en novembre 27 ; - Assistéo, société privée créée en avril 29; - Pacific Air, société privée créée en mars 211. La prescription est établie à partir des critères spécifiques mentionnés sur chaque demande d entente préalable : étiologie, résultats d examen gazométrique et d épreuves fonctionnelles respiratoires. Les conventions établies avec la CAFAT, l'aide Médicale des trois provinces et le GIPL fixent les modalités de cette prise en charge et de sa rémunération sur la base de la nomenclature LPP (Liste des Prestations et des Produits) de la CNAM (Caisse Nationale d Assurance Maladie) moyennant un coefficient de correction. Chaque traitement à l exception de l oxygénothérapie de courte durée prescrite sur ordonnance d un mois renouvelable 2 fois, est soumis à une entente préalable de la caisse de prise en charge du patient. L entente préalable est accordée la première fois pour 3 mois et ensuite pour 1 an pour le traitement par pression positive continue (PPC) et 3 mois pour les autres traitements. Elle est renouvelable tous les. I Situation de l'insuffisance respiratoire chronique en Nouvelle-Calédonie Pathologies et schémas thérapeutiques On distingue d les pathologies prises en charge deux grands groupes : - l Insuffisance Respiratoire Chronique (IRC) ; - le Syndrome d Apnée du Sommeil (SAS). S ajoute à ces deux groupes celui des cancers et autres pathologies. Ces deux pathologies génèrent cinq grands types de traitement : - pour l IRC : l Oxygénothérapie, la Ventilation, la Trachéotomie et l Aérosolthérapie; - pour le SAS : la Pression Positive Continue. Il est à souligner qu un patient peut être atteint de plusieurs pathologies et bénéficier ainsi de différents traitements simultanément. Progression du nombre de patients : toutes pathologies confondues Le nombre de patients pris en charge a considérablement augmenté depuis le début de cette activité. Ainsi, ce nombre a été multiplié par 12 depuis l année 2 (voir graphique ci-contre). Remarque : uniquement le chiffre global a été communiqué par toutes les sociétés. Les distributions ont été calculées pour les données disponibles (cf. infra). Pression Positive Continue (PPC) personnes sont traitées en PPC, soit 8% de l ensemble des patients appareillés. L effectif des patients sous PPC croît rapidement (+1,2% depuis 211). Il est prévisible que cet écart entre le nombre des patients sous PPC et celui des patients oxygénés ne cesse d augmenter. La PPC nécessaire au traitement du Syndrome d Apnée du Sommeil est utilisée uniquement pendant le temps du sommeil (différent d un individu à l autre). Chaque patient a besoin d une pression qui varie suivant sa demande entre 4 et 18 cm H2O (en principe le patient a une pression fixe qui supprime et corrige les pauses respiratoires). Oxygénothérapie, Ventilation, Trachéotomie et Aérosolthérapie Ces quatre types de traitement concernent 469 patients, soit 17,7% de l ensemble des patients appareillés. - L oxygénothérapie représente 215 cas, soit 8,1% du total. La durée quotidienne d oxygénothérapie prescrite doit être au moins de 18 heures et s interruption de plus de 2 heures (la limite administrative est de 15 heures minimum). Le débit prescrit par le pneumologue varie suivant les résultats de l analyse des gaz du sang du patient. - La Ventilation, 22 cas, permet au patient de supprimer le C2 et sert de kiné-rééducation respiratoire. La prescription en ventilation non-invasive se limite souvent à la nuit, avec en moyenne une durée qui est passée à 8 heures. En fait certains patients ne peuvent pas être ventilés, par exemple : patient souffrant d emphysème ou bien de fibrose interstitielle diffuse donc le seul traitement adéquat nécessite de plus en plus d O2 (oxygénothérapie). - Les schémas Trachéotomie (1 cas) et Aérosolthérapie (51 cas) regroupent plusieurs types de patients qui tous disposent d un aspirateur de sécrétions (à noter quelques secrétions asthmologiques sévères qui ont besoin d aérosol mais pas d aspirateur). Ces schémas comprennent désormais plus de patients ORL et d aspirations buccales que de patients insuffisants respiratoires. Nombre de patients Schémas thérapeutiques : file active au 31/12/ Nb cas au 31 décembre Évolution du nombre de patients pris en charge en IRC, Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les insuffisants respiratoires chroniques I.3.3 1
26 Les insuffisants respiratoires chroniques Appareillages et désappareillages En 212, on enregistre 71 nouveaux appareillés, avec des durées d appareillage variables selon les groupes de pathologies. La durée d appareillage des SAS sous PPC est la seule appelée à croître d les années à venir. Elle est de 28 mois environ (en fait un patient souffrant d apnée du sommeil est en principe appareillé à vie car la PPC est un traitement symptomatique ; à l heure actuelle, il n existe pas de traitement qui permette une guérison définitive du malade). La durée d appareillage des cancers sous oxygène (cancers en phase terminale) demeure très faible, autour de 2 mois et demi. En 212, 482 patients ont été désappareillés. Une des causes de désappareillage est le décès du patient (en ,6% des sorties de patients). Les décès concernent essentiellement la population d insuffisants respiratoires et les patients atteints de cancers en phase terminale. Il est observé que l intolérance des patients à leur traitement entraîne environ 3,8% des désappareillages ; la mauvaise observance en génère 13,2% appareillés désappareillés Caractéristiques des patients Les données trmises en 212 sont incomplètes en ce qui concerne les données sociodémographiques. A partir des données fournies par 3 sociétés (76% des patients) on obtient les répartitions ci-dessous. Les hommes avec 72,7% représentent la majorité des cas. Les patients entre 5 et 74 représentent 6,6%. La tranche d âge la plus touchée concerne les personnes de 55 à 59 : 14,9% Répartition géographique Cette répartition des patients, tous schémas thérapeutiques, est relativement comparable à celle de la répartition géographique de la population calédonienne 1. TOUS SCHEMAS THERAPEUTIQUES POPULATION Patients présents au 31/12/28 Patients présents au 31/12/29 Patients présents au 31/12/21 Patients présents au 31/12/211 Province ILE LOYAUTE ,7% 6,8% 6,5% 7,4% 5,3% Province NORD ,4% 14,1% 13,6% 9,3% 1,4% Province SUD ,7% 77,1% 74,7% 82,9% 79,9% Wallis et Futuna ,2% 2% 5,2%,3% 4,4% TOTAL % 1% 1% 1% 1% IRC POPULATION Patients présents au 31/12/28 Patients présents au 31/12/29 Patients présents au 31/12/21 Patients présents au 31/12/211 Province ILE LOYAUTE ,7% 8,3% 9,5% 12,2% 9,4% Province NORD ,4% 19,3% 12,4% 8,6% 18,6% Province SUD ,7% 71% 76,4% 77,7% 7,1% Wallis et Futuna ,2% 1,4% 1,7% 1,4% 1,9% TOTAL % 1% 1% 1% 1% SAS POPULATION Patients présents au 31/12/28 Patients présents au 31/12/29 Patients présents au 31/12/21 Patients présents au 31/12/211 Province ILE LOYAUTE ,7% 6% 7,6% 6,8% 5,6% Province NORD ,4% 11,6% 6,7% 8,8% 9,9% Province SUD ,7% 8% 77,9% 84,2% 79,% Wallis et Futuna ,2% 2,4% 7,8%,2% 5,6% TOTAL % 1% 1% 1% 1% I Principales causes IRC en Nouvelle-Calédonie (rappel 23) Patients présents au 31/12/212 5,7% 9,5% 8,8% 4,% 1% Patients présents au 31/12/212 1,4% 18,8% 66,8% 4% 1% Patients présents au 31/12/212 5,7% 1,% 76,8% 7,4% 1% On observe une proportion plus faible du SAS en province Nord par rapport à la répartition globale de la population. Les broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et en particulier la bronchite chronique obstructive posttabagique demeure la principale étiologie des insuffisances respiratoires chroniques. Cette pathologie représente la moitié des patients traités, comme le montre la figure suivante: Fréquences des patients par tranche d'âge au 31 décembre 212 Dilatations des bronches 6,3% Séquelles de tuberculose 5,4 % % Hommes Femmes Fibroses 3,9% A sthme à dyspnée continue 4,6% Répartition des patients par tranche d'âge au 31/12/212 1 : Population NC au recensement 29 et WF au recensement 28 Bronchite Chronique Obstructive 49,9% Divers avec les cancers ( s les OCT ) 29, 9 % 2 Les insuffisants respiratoires chroniques I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
27 Les affections classées d le Régime des Longues Maladies du régime de couverture sociale de la CAFAT nécessitent une prise en charge particulière et de ce fait sont étudiées à part. L article 79, de la loi du pays n du 11 janvier 22 modifiée le 8 juin 26, a introduit le protocole de soins personnalisé. Par conséquent, seuls les actes inscrits au protocole et validés par le contrôle médical ouvrent droit au remboursement en «longue maladie» (LM). La convention médicale, en vigueur depuis le 1 er septembre 26, prévoit que le médecin référent rédige un protocole de soins initial (PSI) pour le patient relevant d une ouverture de prise en charge LM. Ce protocole arrête les seuls actes bénéficiant du tiers payant. Remarque : on note plus d affections que de patients en LM car certains d entre eux sont atteints de plusieurs pathologies. Les longues maladies Source: rapport d'activité 212 de la CAFAT Depuis juin 21, après avis favorable de la commission de santé, l avis du médecin conseil n est plus exigé pour la plupart des actes supplémentaires. En 212, le poste assurance longue maladie atteint à lui seul plus de la moitié des dépenses totales du RUAMM : 56,3% soit 3,2 milliards de FCFP pour un effectif de 4 25 assurés pris en charge en LM au 31 décembre 212. On a observé une hausse de ce poste de 3,9% par rapport à 211 pour une augmentation de 6% du nombre total d assurés (endettement CAFAT) et une augmentation de 5,3% du nombre de pathologies. Afin de permettre des comparaisons statistiques avec les ALD (Affections de Longue Durée) de métropole et les LM (Longues Maladies) de Nouvelle-Calédonie, la présentation des pathologies a été modifiée en Regroupement ALD TOTAL TOTAL TOTAL AVC invalidant Insuffisances médullaires Artériopathies chroniques Insuffisances cardiaques graves et Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA) Maladies chroniques du foies et cirrhoses Déficit immunitaire primitif grave et VIH Diabète Affections neurologiques et musculaires graves Hémoglobinopathies et hémolyses chroniques Hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves Hypertension artérielle sévère Maladies coronaires Insuffisances respiratoires chroniques Maladie d'alzheimer et autres démences Maladie de Parkinson Maladies métaboliques héréditaires Mucoviscidose Néphropathies chroniques graves Paraplégie et tétraplégie Périartérite noueuse, lupus érythémateux, scélodermie Polyarthrite rhumatoïde Psychoses, troubles graves de la personnalité et addictions Rectocolites hémorragiques et maladie de Crohn Sclérose en plaques Scoliose structurale évolutive Spondylarthrites ankylosantes graves Suites de trplantation d'organes Tuberculose et lèpre Tumeurs Affections hors liste Polypathologies Nombre de pathologies Nombre de patients en LM Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Les longues maladies I
28 Les longues maladies Nombre d'assurés en LM Nombre de patho lo gies Chaque année, le nombre de patients pris en charge d le cadre des LM, le nombre de pathologies et les dépenses de ce poste augmentent. Leur taux de variation d une année sur l autre est comparable et suit la même évolution à l exception de la période où les dépenses de santé ont été marquées par une croissance plus élevée (+12%) et de la période , où le nombre d assurés en longue maladie et le nombre de pathologie se sont stabilisés. % Graphique 1 : Évolution du taux d accroissement des Longues Maladies Insuf fisance respiratoire 1 % (3 ) Maladies cardio-vasculaires : - RAA simple ; - RAA cardiaque ; - HTA ; - Infarctus de myocarde ; - Accident vasculaire; - Artériopathie; - Cardiopathie M aladies cardiovasculaires (1) 41% Autres 22% (3) Tumeurs malignes 1 % Diabèt e 17% Graphique 2 : Répartition des différents groupes de pathologies prises en charge Entre 27-21, même si on observe une reprise importante de la croissance du nombre de patients et de pathologies pris en charge, le taux d accroissement annuel des dépenses se stabilise autour de 8%. Par contre, entre 21 et 211, l accroissement du nombre d assurés en longue maladie et du nombre de pathologie est faible par rapport aux dépenses en longue maladie qui ont augmenté de 6,5%. En 212, la situation s équilibre avec des taux d accroissement autour de 5%. En 212, 41% des pathologies prises en charge au titre des «longues maladies» sont les maladies cardio-vasculaires (3), suivies ensuite par le diabète, les insuffisances respiratoires et les tumeurs malignes. Ces 4 affections regroupées représentent plus de 77% du nombre total des pathologies. Depuis 21, on observe en effet une augmentation du nombre de prises en charge en «longue maladie», avec toutefois une évolution plus marquée du groupe des pathologies cardiovasculaires, par rapport au diabète et aux tumeurs. Cardio-vascul. Tumeurs mal. Diabète Insuf.resp. Psychoses A noter que parmi les groupes de pathologies les plus représentées, on observe en 212 une augmentation de 7,4% pour les tumeurs, de 6,9% pour les insuffisants respiratoires, de 4,8% pour le diabète, de 3,8% pour les psychoses et de 3,7% pour les pathologies cardio-vasculaires. La légère baisse des pathologies cardio-vasculaires constatées en 211 ne s est pas reproduite en 212. La révision du regroupement des ALD effectuées en 211 semble avoir influencé le calcul du nombre de pathologies cardiovasculaires jusqu à inverser la tendance en 211. Graphique 3 : Évolution des différents groupes de pathologies prises en charge 2 Les longues maladies I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
29 Stupéfiants et psychotropes I La règlementation Stupéfiant Alfentanil 1,8 1,2 1,2,954,597,42,42,339,367 Le contrôle mondial des substances psycho-actives est régi par des conventions multilatérales conclues entre 1912 et En ce qui concerne les stupéfiants, l'ensemble du système constitué par les conventions existantes a été révisé et modernisé par la Convention unique sur les Stupéfiants de 1961 (amendée en partie par le Protocole du 25 mars 1972) à laquelle la France a adhéré. Cette convention institue notamment l'organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) à Vienne (Autriche). Elle prévoit aussi que des contrôles spéciaux seront exercés sur l'importation et l'exportation des substances sous surveillance. En Nouvelle-Calédonie, la procédure suivie pour l'importation de stupéfiants est directement inspirée de la Convention de La direction des affaires sanitaires et sociales de la Nouvelle-Calédonie (DASS-NC), pour le gouvernement, délivre à l'importateur, pour chaque substance à importer et pour chaque opération, un certificat officiel d'importation numéroté dont un duplicata est remis à la direction des douanes de la Nouvelle-Calédonie, et à l autorité compétente du pays exportateur, en l occurrence l'agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS), la totalité des stupéfiants importés en Nouvelle- Calédonie provenant d établissements pharmaceutiques français. Au vu de ce document, l'afssaps délivre à l'exportateur une autorisation d'exportation de stupéfiants et en adresse deux copies à la DASS-NC, qui les trmet à l'importateur : ce dernier doit en faire retour, après endossement, à la réception de la marchandise. Après enregistrement, la DASS-NC communique un exemplaire endossé à l'afssaps, qui est ainsi informée de l'arrivée à bon port de la marchandise exportée et des quantités effectivement livrées. Un suivi exact des quantités importées et exportées est assuré de part et d autre. Des évaluations annuelles sont adressées chaque année par la DASS-NC à l OICS. Cocaïne 4, 3,6 4,5 Fentanyl 52,2 84, ,29 12,47 1,32 Hydromorphone 38,9 28,6 18,3 23,8 26, Méthadone 7,9 5, 2, , Morphine 2 144, , ,3 2173, Oxycodone 8,2 32,8 13,4 35,9 18 Rémifentanil 2, 1,7 3,2 5,444 5,946 7,2 Sufentanil 1,2 1,1 1,3 1,554 1,64 1,88 Méthyl phénidate 33,4 4,7 92,1 99,4 118, ,519 1, ,5 33,4 63, ,859 1, ,2 125, ,296 1, ,6 La quasi-totalité de ces stupéfiants est destinée au traitement de la douleur, à l exception de deux produits : - méthadone : une petite consommation de méthadone a été introduite à partir de 22 pour le traitement de la dépendance aux opiacés. Cette consommation correspondant à un nombre réduit de patients, elle peut varier d une année sur l autre en raison de l arrivée ou du départ de patients, mais elle est en progression en 21 du fait d une amélioration de la prise en charge de ces patients ; - methylphenidate : une augmentation constante de la consommation de methylphenidate, médicament utilisé pour le traitement de certains troubles psychiatriques, notamment chez l enfant, est relevée suite à un meilleur accès aux consultations psychiatriques. I Stupéfiants du traitement de la douleur Les deux principaux stupéfiants utilisés d le traitement de la douleur sont la morphine par voie orale ou injectable et le fentanyl essentiellement sous forme de dispositifs trdermiques (spécialité Durogésic ). La consommation de fentanyl par voie buccale reste négligeable. I Évolution de la consommation globale des stupéfiants 25 2 Consommation de morphine et d'oxycodone base Les quantités présentées sont exprimées en grammes de molécule base anhydre consommés au cours de l année. Selon la définition donnée par l OICS, on entend par consommation «l action de fournir un stupéfiant à toute personne ou entreprise pour la distribution au détail, pour l usage médical ou pour la recherche scientifique». A défaut de recherche scientifique locale d le domaine, demeure donc uniquement la distribution pharmaceutique pour l usage médical. grammes ,2 32,8 13,4 35, Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Stupéfiants et psychotropes I
30 Stupéfiants et psychotropes L usage de la morphine demeure assez stable, en parallèle avec une progression assez importante de l emploi de l oxycodone. Consommation de fentanyl trdermique (en base anhydre) D autres petites saisies diverses sont parfois réalisées. Les efforts des effectifs de gendarmerie en matière de lutte contre le cannabis se traduisent de façon visible au niveau de la masse des saisies. Les saisies concernent principalement des plants. Un plant est comptabilisé comme équivalent à 2g de cannabis. grammes , , ,5 5,1 52, , , ,5 118,5 18,26 1, Ramenées à l effectif de la population de Nouvelle- Calédonie, ces saisies indiquent qu il existe une économie liée au trafic de cannabis. La saisie exceptionnelle de kilogrammes de cocaïne correspond à l interception d un bateau à destination de l Australie. A noter également la saisie de pieds et plants de cannabis au cours de l année 212, ainsi que de 34 grammes de cannaiboïdes de synthèse et 18 grammes de champignons hallucinogènes. La morphine et le fentanyl restent nettement majoritaires d la prise en charge de la douleur. Il convient de noter que le fentanyl trdermique est principalement utilisé d le soulagement de la douleur chez les malades atteints de cancer. L introduction de l oxycodone en thérapeutique en Nouvelle- Calédonie est récente (25). Son utilisation, bien qu encore relativement faible, augmente fortement depuis 29. L utilisation de l hydromorphone par voie orale reste très minoritaire et variable. I Toxicomanie - Saisie des stupéfiants Les informations proviennent des saisies de stupéfiants opérées par les services de police, de gendarmerie et des douanes, informations déclarées annuellement à l inspection de la pharmacie par ces services. Le principal produit en cause en Nouvelle-Calédonie demeure, de très loin, le cannabis. En 212, une plante le Biak (ou Krotom) a été importée à plusieurs reprises sur le territoire, afin d être consommée d les nakamals. Le Biak (Mitragyna speciosa) de la famille des Rubiacées, est un arbre tropical indigène en Asie du Sud-Est, maintenant cultivé un peu partout d le monde. Les principaux composants psychoactifs d les feuilles sont des opiacées : la mitragynine et la 7-hydroxy-mitragynine, beaucoup plus puissantes que la morphine. La toxicomanie à la codéine existe en Nouvelle-Calédonie mais n est pas évaluée avec précision. Elle utilise essentiellement la spécialité pharmaceutique Codoliprane (association de 2 mg de phosphate de codéine à 4 mg de paracétamol). Les produits dérivés de la N-Benzylpipérazine ou BZP, dont les effets se rapprochent de ceux des amphétamines, ont été classés comme stupéfiants en 29. Leur importation en Nouvelle-Calédonie est désormais interdite. Saisies (en g) Cannabis Résine de cannabis Huile de cannabis Cocaïne Héroïne LSD 8 buvards 17 buvards,4 g MDMA Méthamphétamine 2 1 Ecstasy Stupéfiants et psychotropes I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
31 Stupéfiants et psychotropes I Importations de psychotropes Toutes les importations de psychotropes à usage humain en provenance de métropole sont comptabilisées par la DASS-NC (voir tableau ci-dessous). Les consommations restent stables sur la période observée. Le tétrazépam est en augmentation significative croissante depuis plusieurs années. Ce médicament est une benzodiazépine qui n est pas indiquée pour ses propriétés psychotropes (qui existent pourtant) mais pour ses effets myorelaxants. Ce médicament a été retiré du marché européen le 8 juillet 213 : des réactions cutanées rares mais très graves, et parfois mortelles, sont à l'origine de cette suspension du marché européen. Après une augmentation significative de sa consommation jusqu en 21, la consommation de méprobamate chute suite à l annonce de son retrait du marché, rendu effectif le 1 janvier 212. Ce retrait concerne les spécialités contenant du méprobamate seul (voie orale) et de Mépronizine (méprobamate, acéprométazine) indiquée d le traitement des insomnies occasionnelles ou tritoires), dont le rapport bénéfice/risque est désormais considéré défavorable. Psychotropes TABLEAU III Buprénorphine 9,8 34,8 3,22 24,16 42,96 52,48 7,39 85,64 76,88 Flunitrazépam 7,7 6,29 3,1 1,26 1,54.7 2,76 1,5 1,19 TABLEAU IV Alprazolam ,3 127,35 17,3 157,46 195,88 166,3 Bromazépam , , , ,8 2382,6 Chlordiazépoxide , ,5 39, Clobazam ,68 598,65 528,6 611,1 518,7 939,15 Clonazépam ,21 33,34 332,27 294,33 257,33 19,33 Clorazépate ,26 91,41 69,7 839,82 714,87 868,78 Clotiazépam ,5 Diazépam ,6 446, ,4 647, ,8 Estazolam ,4 2,4 3,6 2 3,84 Ethyle loflazépate ,8,6 1, , GHB 72 5, Loprazolam 5 3 4,8 3,8 5,2 2,8 2,6 4 1,64 Lorazépam ,8 376,32 314,4 324,51 339,44 316,43 Lormétazépam ,3 27,6 37,2 31,5 58,1 65,1 Méprobamate Midazolam , ,8 57,82 191,96 556,1 Nitrazépam , Nordazépam 6 1,13 5 4,73 Oxazépam , , Phénobarbital , , , , ,1 Prazépam , ,4 4 17, ,2 Témazépam ,2 218,4 193,2 137,2 268,8 576, Tétrazépam Triazolam,3,3 Zolpidem , , , , HORS TABLEAU Zopiclone , , , , ,35 2 2,43 Importations (en grammes) des psychotropes en Nouvelle-Calédonie de 23 à 212 Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Stupéfiants et psychotropes I
32 Stupéfiants et psychotropes 4 Stupéfiants et psychotropes I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
33 La ciguatera Sources et références : - Fichier DASS-NC 21, pas de données enregistrées en 211 et La gratte ou ciguatera: ses remèdes traditionnels d le Pacifique Sud (D.LAURENT, G. BOURDY, Ph. AMADE, P. CABALION, D.BOURRET ; Editions ORSTOM, 1993) - Portrait épidémiologique de la Ciguatera d le Pacifique-sud (M.L CHATEAU-DEGAT ; Faculté de médecine, Université de Laval, Québec, mars 25) I Introduction I Diagnostic, traitement et prévention La ciguatera est une intoxication alimentaire liée à la consommation de poissons contaminés par des toxines appelées ciguatoxines (CTX) et maitotoxines (MTX ; très rares) provenant de micro-algues vivant sur le récif corallien. Il s agit d une micro-algue Gambierdiscus toxicus qui se développe sur les surfaces coralliennes mortes ou dégradées. Ses conditions optimales de croissance dépendent de la température de l eau (entre 26 et 29 C), de la salinité environ 35%), de la luminosité, du ph (entre 8,2 et 8,4) et de la présence de sels nutritifs (silicates et oxydes telluriques, détritus algaux) et de vitamines (B12, biotine et thiamine). Tout éloignement de ces conditions optimales de croissance entraîne un ralentissement du temps de division. On estime que le délai entre la perturbation du milieu corallien et l'apparition de cas de ciguatera est de l'ordre d'une vingtaine de mois. Il existe plusieurs intoxications alimentaires liées à la consommation de poisson, mais la ciguatera et le scombotoxisme, intoxication par histamino-formation d la chair de poissons bleus, sont les syndromes les plus fréquents. Les autres intoxications, plus rares, comprennent le tétrodoxisme ou fugu des japonais, le clupèotoxisme, principalement après ingestion de sardines tropicales, la palotoxicose, après ingestion de crabes contaminés part les palotoxines, le carchatoxisme, intoxication par les grands requins et le chélonitoxisme, intoxication par la chair de tortues marines, intoxications, qui à cause de la taille de l'animal incriminé, sont souvent rapportés sous la forme d'intoxications collectives. I Réservoir Les ciguatoxines sont accumulées par les poissons le long de la chaîne alimentaire. Les toxines sont d un premier temps ingérées par des poissons herbivores. Ceux-ci sont à leur tour consommés par des poissons carnivores. Les carnivores présentent donc des taux de toxine plus importants que les herbivores. Les poissons les plus vieux et les plus gros présentent le plus de risque. Certains semblent cependant exempts de risque comme les poissons pélagiques qui ne chassent qu en pleine mer : thons, espadons, marlins, mahi-mahi. Les CTX étant liposolubles, elles s accumulent préférentiellement d certains organes comme le foie, la tête, les gonades ; on en retrouve également d les chairs mais à des concentrations moindres. Ces toxines sont très résistantes à la chaleur et ne sont pas détruites lors de la cuisson. Les résultats de l analyse rétrospective de données écologiques et sanitaires, montrent que l apparition des cas de ciguatera d la population est temporellement liée à la floraison de l algue productrice des ciguatoxines. Le diagnostic A ce jour, il n y pas d examen de laboratoire pour le diagnostic de ciguatera en Nouvelle-Calédonie. En raison de leurs caractéristiques, la mise au point de techniques simples, rapides et fiables mais également peu coûteuses, de détection des CTX d les chairs de poissons constitue encore un défi pour les chercheurs impliqués d ces programmes. On déclare les cas en se basant sur les signes cliniques. Il est habituel de les classer selon quatre grands axes : digestif, nerveux, cardio-vasculaire et général. - signes généraux : asthénie, céphalées, douleurs articulaires et musculaires, - signes digestifs : nausées, douleurs abdominales, vomissements, diarrhée, - signes neurologiques : paresthésies ou prurit (d où le nom de «gratte»), fourmillements, picotements, troubles de la sensibilité thermoalgésique (inversion des sensations chaud-froid), engourdissement des extrémités, asthénie musculaire, vertiges, ataxie, - signes cardio-vasculaires : bradycardie, hypotension. Le traitement La plupart des traitements ne sont que symptomatiques. Ainsi au cours des premières heures certains médecins préconisent un lavage gastrique. Par la suite, la diversité des traitements utilisés s explique par la grande variété des symptômes rencontrés : - antiémétiques, anti-diarrhéiques, antispasmodiques ; - anxiolytiques, antidépresseurs, gabapentine ; - solutés de remplissage et de réhydratation, atropine, lidocaïne, drogues viso-actives ; - antiprurigineux, antalgiques, calcium, cocktails vitaminiques, corticoïdes. Le mannitol à 2%, dose maximale 1g/kg (monosaccharide ou sucre simple) par voie intraveineuse est habituellement décrit comme étant le traitement le plus efficace. Les populations locales possèdent également leurs remèdes traditionnels. Les dernières recherches à l Institut de Développement pour la Recherche (IRD) ont mis en évidence la présence d une molécule détoxifiante d la plante Héliotropium foertherianum, communément appelée «faux tabac». Cette molécule correspond à l acide rosmarinique qui traiterait non seulement les symptômes de la gratte mais aussi aiderait à l élimination des toxines. Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie La ciguatera I
34 La ciguatera Mesures de prévention Il n existe pas actuellement de réglementation sur la pêche des poissons à risque «ciguaterique» en Nouvelle-Calédonie comme d certains pays (Polynésie française, Australie, Réunion). En l'absence de traitement efficace, la prévention reste essentielle pour minimiser le nombre d intoxications : déclaration par médecin * date pêche/achat ** protéger l environnement marin en général ; - mieux connaître et surveiller les zones à risque ; - informer les populations sur les espèces à risque et les organes à ne pas consommer. 5 janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre I Étude rétrospective des cas déclarés en Nouvelle-Calédonie L analyse de la DASS-NC a été effectuée à partir des cas enregistrés entre 1984 et 21, avec plus de 9% des cas enregistrés avant Cette étude montre que jusqu en 1992 on enregistrait en moyenne un peu plus de 1 cas par an ; entre , ce nombre a diminué pour se situer entre 5 et 1 cas par an. Depuis 1999, le nombre est largement audessous de 5 cas voire plus proche de 2 cas par an Nombre de patients par année *** * : 1 fiche non renseignée ** : 553 fiches non renseignées Répartition par sexe et tranches d âge Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes avec un sex-ratio de 1,3. La tranche d âge la plus touchée est celle des 25 à 44. Age Femmes Hommes Total % / ,5% 15/ ,8% 25/ ,3% 35/ ,9% 45/ ,1% 55/ ,3% 65/ ,6% 75 et ,7% Ind ,8% Total % *** : 1 cas non renseigné La figure ci-dessus met en évidence la baisse d la déclaration des cas d intoxication, très nette depuis les années 9, alors que cette intoxication est toujours présente, signifiant aussi que le recueil des déclarations n est pas exhaustif et qu il convient d observer avec réserve les répartitions annuelles et mensuelles qui suivent. La maladie est considérée comme banale d la population. Elle fait parler d elle le plus souvent qu en cas de TIAC ou d hospitalisation pour complications. Répartition mensuelle de l ensemble des cas L analyse des cas cumulés mensuels montre que la période la plus concernée correspondrait à la saison chaude : de novembre à février. Apparition des symptômes La sensibilité à la toxine dépend de la physiologie de la personne ainsi que de la quantité de la toxine ingérée lors des repas antérieurs. L organisme humain éliminant difficilement les toxines «ciguatériques», celles-ci s accumulent et, passé un certain seuil, les symptômes de la gratte apparaissent. Les symptômes apparaissent précocement après la consommation, quelquefois d les minutes qui suivent, le plus souvent entre 1 et 4 heures, plus rarement au-delà de 24 heures. Ce délai dépend de la dose de toxine ingérée (qui dépend aussi de l espèce et de la taille du poisson), de la susceptibilité individuelle et de l exposition antérieure aux toxines. L étude de répartition des cas d le temps montre que les signes apparaissent tôt d certains cas et le pourcentage accumulé atteint 77,4% avant 12 heures. 2 La ciguatera I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
35 La ciguatera 35% 3% 25% 2% 15% 1% 5% % 3,6% 4,9%6,7% [- 1h[ [1-2h[ % par tranche horaire * % cumulé [2-3h[ * : 331 fiches non renseignés 11,% [3-4h[ 2,5% [4-6h[ 3,8% [6-12h[ 16,7% [12-24h[ 4,8% [24-48h[,6%,2%,3% [48-72h[ [72-96h[ [96-99h[ 1% 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% La symptomatologie : La symptomatologie peut varier selon certains facteurs : - âge : fréquence plus importante de diarrhées, faiblesse généralisée, bradycardie, dyspnée observée chez les patients plus âgés. - sexe : les hommes souffrent plus souvent de diarrhée, de douleurs abdominales et de dysurie ; les femmes souffrent plus fréquemment d arthralgies et de myalgie, de vertiges, de dysesthésies, de prurit. Symptomes goût spécial d la bouche douleurs articulaires/musculaires Symptomatologie par sexe par sexe difficultés à parler difficultés respirer difficultés uriner hospitalisation vomissements antécédents ciguatéra difficultés marcher manifestations cutanées fièvre ou frissons crampes maux de tête diarrhées picotements troubles sensibilité eau % Nombre Femmes Hommes Poissons consommés En Nouvelle-Calédonie plus de 45 espèces de poissons sont rapportées comme ayant provoqué la ciguatera. Les loches (552 cas) représentent 31,3% du total. Les autres poissons souvent mis en cause : tazar (134 cas ou 7,6%) ; carangue (14 cas ou 5,9%) ; rouget, communard (98 cas ou 5,6%) ; bossu (92 cas ou 5,2%) ; bec de canne (88 cas ou 5%) ; saumonée gros points (5 ou 2,8%) ; perroquet (46 cas ou 2,6%). Poisson consommé Nombre de cas % Anglais 22 1,3% Barbillon 14,8% Barracuda 13,7% Bec de canne 88 5% Bécune 6,3% Bossu 92 5,2% Carangue 14 5,9% Commissaire 1,1% Crabe 1,1% Crustacées 26 1,5% Dawa 7,4% Dorade 15,9% Grosses lèvres 37 2,1% Gueule rouge 18 1% Loche ,5% Loche bleue 12,7% Loche castex 3,2% Loche crasseuse 6,3% Loche grise 16,9% Loche noire 3,2% Loche rouge 8,5% Loche saumonée ,2% Mère loche 1,6% Loche truite 4,2% Mékoua 3,2% Mulet 7,4% Murène 4,2% Napoléon 39 2,2% Papillon 3,2% Perroquet 46 2,6% Picot 12,7% Poisson ballon 19 1,1% Poite 13,7% Relégué 3,2% Rouget communard 98 5,6% Sardine 2,1% Saumonée gros points 52 2,8% Saumonée rouge 7,4% Saumonée truite 2,1% Tazar 134 7,6% Thon 2,1% Vieille 11,6% Vivaneau 4,2% Wiwa 4,2% Autres 2 1,1% Nd ,2% Total % La liste détaillée est présentée ci-dessous : non carnivores Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie La ciguatera I.3.6 3
36 La ciguatera Répartition géographique En Nouvelle-Calédonie certaines régions semblent plus touchées que les autres. Les communes les plus touchées sont l Ile des Pins (291 pour 1 hab.), Thio (264 pour 1 hab.), Touho (213 pour 1 hab.), Poya (28 pour 1 hab.), sont les plus touchées. Les communes d Ouvéa, Poum, Kaala-Gomen, Kouaoua sont les moins touchées. Ciguatera d le monde La répartition géographique de la ciguatera s'étend entre le 35ème parallèle nord et le 35ème parallèle sud, englobant l'ensemble des régions coralliennes (Pacifique, Caraïbes et Antilles, Océan Indien). Son incidence croît avec la décroissance de la latitude. Le Pacifique sud est la région du monde le plus touchée. **** Pop pour le calcul de l incidence moyenne ; 29 fiches non-renseignées La symptomatologie peut varier selon les régions et les ethnies : La zone d endémie : les signes nerveux sont plus fréquents d le Pacifique que d les Caraïbes, les hallucinations sont plus courantes d l océan Indien. L espèce pisciaire : la consommation de poissons carnivores est liée à une plus grande fréquence de symptômes cardio-vasculaires alors que les poissons herbivores sont associés à des troubles gastro-intestinaux ou nerveux prédominants (vertiges, ataxie). L ethnie : une étude réalisée en Nouvelle-Calédonie observait une plus grande fréquence de prurit, ataxie, douleurs abdominales, et asthénie chez les Mélanésiens. Les Européens semblaient présenter davantage d hyperlacrymation, de raideur de nuque, d arthralgies, et de sensation d'inversion thermique. Les Chinois présentaient plus de diarrhées et de douleurs abdominales. Une susceptibilité individuelle d origine génétique pourrait expliquer ces variations, ainsi qu une différence de comportement alimentaire. 4 La ciguatera I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
37 Pathologie mentale Sources : - Certificats médicaux de décès - DASS NC - INSERM - CépiDC Rapport «la santé mentale en Nouvelle-Calédonie : Images et réalité», Dr Fanny Calandreau - Etude des passages aux urgences du CHT entre 21 et 212 pour TS, DR JY Charlot I Etude santé mentale en population générale (SMPG) Introduction Cette étude menée entre 26 et 28 en Nouvelle- Calédonie a été le fruit d une volonté et d une collaboration. Sous l impulsion du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l Agence Sanitaire et Sociale de la Nouvelle-Calédonie, avec l appui du Centre Collaborateur de l OMS France (CCOMS), l enquête a pu se réaliser sur l ensemble de la Nouvelle- Calédonie. Il s agissait du premier site d la région Pacifique de l enquête multicentrique et internationale «Santé mentale en population générale : images et réalités (SMPG)», ayant débuté en Cette enquête est développée par le Centre collaborateur de l Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (Lille, France), selon une méthodologie commune à tous les sites d enquête, permettant des comparaisons internationales. Sur le terrain, la concrétisation du travail a été le fruit d un partenariat entre : - le Centre Hospitalier Spécialisé Albert Bousquet, - les administrations sanitaires provinciales, l Institut de Formation des Professions Sanitaires et Sociales (IFPSS), les communes, - le Collège de Psychiatrie et de Santé Mentale de la Nouvelle-Calédonie. Principaux résultats Echantillon Cette enquête s est déroulée en deux phases réalisées en 26 et 28, permettant d interviewer 1 5 personnes âgées d au moins 18, résidant en Nouvelle-Calédonie. L'échantillon a été construit pour être statistiquement représentatif de la population d une part urbaine (GN : Nouméa et Grand Nouméa), d autre part rurale (B : brousse grande terre et I : Iles loyauté). Les deux échantillons présentaient des caractéristiques communes, concernant la répartition de la population par sexe, âge, niveau d étude, pratique religieuse. Les personnes âgées de 18 à 39 étaient proportionnellement un peu plus nombreuses en milieu urbain avec 3,6%, contre 22,3% en zone rurale où la répartition par tranche d âge était plus équilibrée. Les différences portaient sur la situation maritale, professionnelle, salariale et la plus ou moins grande diversité communautaire. Prévalences des troubles psychiques Les prévalences présentées ont été estimées à partir d un questionnaire de dépistage psychiatrique (MINI), basé sur les critères de la Classification internationale des maladies (CIM-1) de l OMS. Les troubles repérés par le questionnaire ne sont pas toujours synonymes de pathologie psychiatrique avérée. La maladie se définit par la rencontre de symptômes avec une souffrance et un besoin de soin. 46,1% des personnes interrogées sur Grand Nouméa, et 34,6% en Brousse et aux Iles présentent au moins un trouble psychique identifié par le MINI au moment de l enquête (SMPG : 31,9% parmi 36 personnes interrogées). Gd Nouméa Brousse et Iles (Taux bruts) Tableau : comparaison des deux sites de Nouvelle-Calédonie avec la base SMPG Base SMPG Troubles de l humeur 18,9% 13% 13,7% Trouble anxieux 28,5% 21% 21,9% Problème d alcool 15,6% 15% 4,2% Problème de drogue 8,7% 6,1% 2,5% Syndrome allure psychotique 4,3% 1% 2,8% Risque suicidaire 19,7% 1,7% 13,7% Les personnes les plus exposées 18,9% en ville et 13% à la campagne des personnes enquêtées ont été repérées comme ayant des troubles de l humeur, le plus souvent un épisode dépressif actuel ou, certaines, plus fréquemment, passé. Toutes les catégories de personnes étaient touchées. Il s agissait le plus souvent de personnes âgées de sur les deux sites, de femmes en milieu urbain, de sujets célibataires, séparés, divorcés en zone rurale. Par ailleurs, les troubles anxieux étaient les troubles les plus fréquemment repérés par le Mini. Les jeunes adultes de sur les deux lieux d enquête, les femmes en milieu urbain, les personnes séparées s emploi en milieu rural étaient plus fréquemment touchées par ces troubles. La prévalence du syndrome de stress post traumatique est ainsi plus élevée en Nouvelle-Calédonie que d la population générale de France métropolitaine (GN : 2% et B 2,4% versus base SMPG :,7%). Parmi les personnes interrogées, 15% (GN) et 15,6% (B et I) ont été repérées comme ayant un trouble lié à la consommation d alcool sur les douze derniers mois (usage nocif ou dépendance). Sur l ensemble de la Nouvelle-Calédonie, il s agissait plus souvent d hommes, de sujets âgés de 18-29, de personnes célibataires, divorcées ou séparées, ayant un niveau secondaire non achevé. De plus, 46% (GN ) contre 45% sur la zone B et I, des personnes identifiées comme ayant un trouble lié à la consommation d alcool présentaient également un trouble anxieux. Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I.3.7 1
38 Pathologie mentale Respectivement 8,7% (GN) et 6,1% (B et I) des personnes interrogées ont été repérées comme ayant un trouble lié à la consommation de drogues sur les douze derniers mois (usage nocif ou dépendance). Sur l ensemble de la Nouvelle- Calédonie, il s agissait plus souvent d hommes, de sujets âgés de 18-29, de personnes célibataires. Les personnes identifiées comme ayant un trouble lié à la consommation de drogue présentent souvent un trouble dépressif ou un trouble anxieux associé. Les personnes ne vivant pas maritalement souffraient plus souvent de syndromes d allure psychotique, lesquels ont été repérés chez 4,3% (GN) et 1% (B et I) de la population des 18 et plus. Pour le risque suicidaire global, étaient plus fréquemment concernées les personnes âgées de sur l ensemble du pays, les femmes à la campagne, les sujets célibataires divorcés, séparés en ville. Enfin, environ 6,5% en milieu urbain et 2,4% en milieu rural des calédoniens interrogés présenteraient un risque suicidaire (élevé+moyen). La comorbidité des troubles Le cumul des troubles s illustrait ainsi : parmi 1 personnes ayant «au moins un trouble psychique repéré par l enquête», 56 avaient un trouble unique et isolé. La prévalence du risque suicidaire était très significativement augmentée, dès qu il existait un autre trouble psychopathologique, en particulier dépressif, anxieux, lié à la consommation d alcool. Représentation : les images Représentation du «fou», du «malade mental», du «dépressif» Outre l évaluation des prévalences, l enquête SMPG explorait les représentations sociales de la «folie», la «maladie mentale» et la «dépression», ainsi que les modes d aides et de recours. Le terme «fou» a été plus fréquemment associé à l idée de meurtre que celui de «malade mental». Les comportements les plus violents (commettre un inceste, un viol - battre sa famille, ses enfants, autrui, détruire des objets ) étaient, en ville et pour la grande majorité des enquêtés, associés à la «folie» et à la «maladie mentale». En milieu rural, les avis étaient plus dispersés pour les attribuer à la «folie» et à la «maladie mentale» ou à la «dépression». Toutefois, la représentation du «malade mental», si elle peut se rapprocher de celle du «fou» par des comportements violents, était plus souvent considérée par la population comme associée à un problème médical. Les déficiences intellectuelles lui étaient également associées d les représentations collectives. Délires et hallucinations étaient rattachés soit au «fou» soit au «malade mental». La notion de «dépression», entendue par les enquêtés, ne recouvrait pas forcément la dépression cliniquement reconnue comme telle. On constate que ce terme, est de plus en plus utilisé en ville d le langage courant, pour désigner toutes sortes de difficultés psychologiques. D après l enquête SMPG, les comportements que les personnes interrogées attribuent au «dépressif» («pleurer souvent, être triste», «être en retrait», «tenter de se suicider»), se distinguent nettement de ceux qu ils imputent au «fou» ou «malade mental». Cette distinction était claire en ville, moins en milieu rural où la «dépression» semblait mal différenciée, assez proche de la «maladie mentale». En milieu rural, d les causes de la «folie», la «maladie mentale», et aussi la «dépression», la prise excessive d alcool et de cannabis était fréquemment citée. En ville, ces conduites étaient principalement rattachées à la représentation du «fou». Exclusion La majorité des personnes interrogées pensaient qu un «fou» ou un «malade mental» sont exclus du monde du travail. A la campagne, les personnes interrogées pensaient moins fréquemment qu un «fou» ou un «malade mental» étaient exclus de la société ou de leur famille. A des degrés divers selon le lieu, l espace familial était considéré comme demeurant un refuge possible. Représentation des soins Le médicament est le premier recours thérapeutique que la population calédonienne imaginait pour un «fou», un «malade mental» ou un «dépressif». Vient ensuite l hospitalisation pour le «fou» ou le «malade mental». Pour le «dépressif», et selon le lieu, l importance accordée au soutien relationnel par un proche parent ou ami, au médicament, à la psychothérapie était quelque peu différente. La grande majorité des calédoniens conseillerait à un proche «fou» ou «malade mental» ou «dépressif» (excepté en ville) d être hospitalisé à l hôpital psychiatrique. La notion d incurabilité était moins fréquemment exprimée pour le «fou» et le «malade mental» en Nouvelle-Calédonie, comparé à la France métropolitaine. Néanmoins, la dépression, curable voire «passagère», se distinguait pour les enquêtés de la «folie» et de la «maladie mentale». Le psychiatre était considéré comme le recours «naturel» pour un proche «fou» ou «malade mental», «dépressif» en ville. A la campagne, on orienterait un proche «fou», «malade mental» ou «dépressif» beaucoup plus facilement vers le médecin généraliste. Toutefois, l attitude pour soi diffère de celle que l on conseillerait à autrui : si la personne elle-même rencontrait des problèmes de santé mentale, elle aurait d abord recours à son entourage sur Grand Nouméa. Sur la Brousse et aux Iles, elle choisirait soit le médecin généraliste, soit un proche. 2 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
39 Pathologie mentale Les images et réalités Le sentiment d être malade, gêne et consommation de soins A partir de l exemple des personnes identifiées comme dépressives lors de la passation du questionnaire, sont présentées l association de ces différentes perceptions de la réalité. Sentiment d'êtr e mal ade, gêne f onctionnel l e, r ecour s à une per sonne ai dante ou soi gnante par mi l es personnes avec un épisode dépressif au MINI Résultats sur les deux sites (% réponses positives) sent im. malade gêne relat ion. gêne vie quot. famille remarque voir quelun Episode dépressif GN 46,5 51,2 74,4 49,6 51,9 Episode dépressif B et I 52,4 41,3 58,7 49,2 44,4 Parmi les personnes identifiées comme dépressives, plus de la moitié se déclarent gênées au quotidien, 1 sur 2 se sent malade et dit «avoir vu quelqu un» pour ce problème. D ce cas, les personnes les plus souvent consultées sont des religieux, des personnes exerçant d le domaine de la médecine traditionnelle et du magico-religieux. Pour les moyens de soulagement, les médicaments sont d toutes les situations toujours cités. Qu il s agisse des connaissances générales de la population ou des recours effectivement utilisés par les personnes ayant un épisode dépressif au moment de l enquête, les recours les plus fréquemment cités sont : le soutien relationnel, l écoute, les conseils auprès de quelqu un de proche parent ou ami et le généraliste. Présentation de l enquête «La Santé mentale en population générale : images et réalités (SMPG)» L étude La santé mentale en population générale : images et réalités est une recherche-action internationale multicentrique menée par le Centre collaborateur de l OMS (CCOMS) pour la recherche et la formation en santé mentale (Lille, France). Ses objectifs sont, d une part, de décrire les représentations liées à la «maladie mentale», la «folie», la «dépression» et aux différents modes d aide et de soins, et, d autre part, d évaluer la prévalence des principaux troubles mentaux, d la population générale âgée de 18 ou plus. Il s agit aussi de sensibiliser les partenaires sanitaires, sociaux, associatifs et politiques à l importance des problèmes de santé mentale et de promouvoir l instauration d une psychiatrie intégrée d la cité. Pour chaque site participant à l enquête, les données ont été recueillies par des enquêteurs formés, grâce à des questionnaires administrés au cours d entretiens en face-à-face avec des personnes sollicitées d la rue, en respectant des quotas sociodémographiques (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle ) de manière à constituer un échantillon aussi représentatif que possible de la population vivant sur la zone géographique concernée. Pour chaque personne interrogée, les questions explorent ses propres représentations de la santé mentale ainsi que la présence de troubles mentaux actuels ou passés et les recours thérapeutiques et/ou aides utilisées. La méthodologie de l enquête est décrite par ailleurs 1, ainsi que les principaux résultats de la première phase 2. Un échantillon national a été constitué en agrégeant les données des sites français. Les données ont été redressées pour être représentatives de la population française âgée de 18 ou plus sur les variables d âge, de sexe, de niveau d études, de catégorie socioprofessionnelle et de situation vis-à-vis de l emploi. Cet échantillon national compte environ 36 individus pour la France métropolitaine et 2 5 pour les Dom 4. L enquête a également été réalisée en Algérie, en Belgique, aux Comores, en Grèce, à Madagascar, à Maurice, en Mauritanie et en Tunisie. Plus d information sur le site : I Un aspect de la santé mentale: le suicide Introduction L objectif du travail qui suit est d en décrire les caractéristiques sociodémographiques, les tendances évolutives en Nouvelle-Calédonie. Méthodes Le suicide représente un problème de santé publique majeur d le monde et plus particulièrement chez les adolescents. En France métropolitaine, avec 1 98 décès par suicide en moyenne par année (soit un total de décès par suicide entre 1991 et 28), les suicides représentent 2% de l ensemble des décès depuis 1991, et 26,4% des décès par mort violente. En Nouvelle-Calédonie, avec 3 décès par suicide en moyenne par année (soit un total de 673 décès par suicide entre 1991 et 212), les suicides représentent 2,7% de l ensemble des décès depuis 1991, et 18,9% des décès par mort violente. Les données présentées sont issues de l analyse des causes médicales de décès, élaborée chaque année par le service des actions sanitaires de la direction des affaires sanitaires et sociales de Nouvelle-Calédonie à partir des certificats médicaux de décès trmis selon la délibération N 99/CP du 13 mars Ce travail est basé sur les indicateurs habituellement utilisés pour l analyse de la mortalité : effectifs, taux bruts, taux spécifiques, indices de surmortalité, part des décès d la mortalité générale. D un premier temps sont analysés la fréquence, le risque de décès et la part de mortalité par suicide d la Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I.3.7 3
40 Pathologie mentale mortalité générale en 212 (au 15 juin 212), puis l évolution entre 1991 et 212, selon le mode de suicide, en tenant compte des disparités géographiques lorsque les effectifs le permettent. Résultats Etude de l année 212 En 212, on a observé 36 décès par suicide, soit 2,7% de l ensemble des décès (N=1322) et 22,9% des décès par mort violente, ce qui représente un taux brut de mortalité égal à 14,4 pour 1 habitants (hommes : 2,5 pour 1 ; femmes : 7,8 pour 1 ) et un taux standardisé égal à 14,1 pour 1 habitants (hommes : 2,9 pour 1 ; femmes : 7,8 pour 1 ). Les suicides chez les hommes représentent plus de 72% de l ensemble des suicides, soit 2,5 fois plus de suicides chez les hommes que chez les femmes en 212 (26 chez les hommes contre 1 chez les femmes). L âge varie entre 14 pour les deux plus jeunes et 73 pour la personne la plus âgée. Si l on considère le nombre de suicides par tranche d âge la classe d âge la plus touchée en 212 est, chez les hommes comme chez les femmes, celle des 15-24, ce qui représente 42,3% des suicides chez les hommes contre 4% chez les femmes. 45 % 42,3 41,7 Hommes Femmes Total armes à feu 35% autres 2% armes à feu 1% noyade 2% noyade 4% pendaison 61% pendaison 5% Répartition des principaux modes de suicide chez les hommes en 212 Répartition des principaux modes de suicide chez les femmes en 212 En 212, 88,9% des suicides tous sexes confondus concernent des personnes qui résidaient en province Sud contre 11,1% d le Nord. On ne note aucun suicide d les Iles. 1% des suicides chez les femmes concernent des personnes domiciliées en province Sud contre 84,6% chez les hommes. Lorsque l on rapporte ces décès par suicide à la population provinciale concernée (estimée au 1/1/212), on observe les taux bruts les plus élevés : en province Sud ce taux est de 16,9 pour 1 habitants (23,1 pour 1 chez les hommes et 1,7 pour 1 chez les femmes), ,7 19,2 16,7 - en province Nord : 8,7 pour 1 habitants (16,8 pour 1 chez les hommes et, pour 1 chez les femmes) ,7 5,6 11,5 8,3 1 8,3 7,7 / 14 15/ 24 25/ 34 35/ 44 45/ 54 55/ 64 65/ 74 11,5 Pourcentage du nombre de décès par suicide selon le sexe et la tranche d âge en ,8 D les Iles, aucun décès par suicide n est enregistré. Evolution Evolution du nombre de décès par suicide et par an, selon le sexe Comme le montre la figure suivante, on observe un nombre toujours plus élevé de suicides chez les hommes par rapport aux femmes, quelle que soit l année étudiée. Le principal mode de suicide, en 212, tous sexes confondus, est la pendaison et concerne 58% des suicides. On ne note aucun suicide par médicaments et par saut en 212. Avec une tendance générale à l augmentation depuis 1991, on observe en 212, chez les femmes, une augmentation nette du nombre de décès par suicide par rapport à 211, et un nombre de décès par suicide qui a tendance à baisser chez les hommes depuis Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
41 Pathologie mentale Nombre 1 Hommes total Tendance (Femmes) Femmes Tendance (Hommes) Tendance (Tot al) antérieures, et ceci en particulier suite à la baisse importante de l âge du suicide chez les hommes. Age moyen Hommes 37, ,2 39,5 Femmes 48,3 34,7 38,9 41,6 Total 38,9 37,5 36,9 39,8 Évolution de l âge moyen du suicide selon le sexe ,8 41,8 36, Entre 1991 et 212, près de 65,5% de décès par suicide surviennent entre 15 et 44. On a toutefois observé 3 décès de mineurs dont 8 décès d adolescents de moins de 15 au cours de cette période. Évolution annuelle du nombre de décès par suicide. Comparaison avec une autre cause de décès par mort violente : les accidents de la circulation Comme les années précédentes, en 211, le nombre de décès par suicide en Nouvelle-Calédonie reste toujours inférieur au nombre de décès par accidents de la circulation et aux autres causes de décès par mort violente. % % ,7% des décès par mort violente font suite à des accidents de la circulation. A noter que le nombre de décès concernant la catégorie «autres» qui représente en 212, 41,4% des décès par mort violente et qui se situe en 2 ère position, regroupe plusieurs causes comme les homicides, les noyades, les chutes nombre Évolution annuelle du nombre de décès par mort violente, selon la cause 21 Évolution des suicides selon l âge et le sexe Pour les analyses évolutives suivantes, en raison des faibles effectifs annuels, les décès par suicide ont été regroupés par période de 5. Après avoir subi une baisse entre 1996 et 25, l âge moyen a augmenté pour se situer autour de 4 au cours de la période En , l âge moyen a baissé pour retrouver des valeurs comparables aux périodes Acc. de circulation Suicide Autres Total < Évolution du taux de suicides par groupe d âge et + La répartition par tranche d âge et par période de 5 met en évidence une augmentation de la proportion des en par rapport aux périodes précédentes, au dépend des On observe que le nombre moyen annuel de suicides chez les a augmenté entre 21-25, pour ensuite diminuer au cours de la période Entre 25 et 44, cette valeur moyenne annuelle ne cesse d augmenter pour atteindre 1,6 entre Le nombre de suicides chez les personnes âgées semble faible, mais reste à explorer car c est d la tranche d âge des plus de 6 que l on observe le taux le plus important de décès non constatés ou de causes inconnues Nbre moyen annuel > 15 15/ 24 25/34 35/44 45/ / 64 65/74 75/84 < 85 et + Évolution du nombre moyen annuel de cas de suicides par groupe d âge Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I.3.7 5
42 Pathologie mentale Chez les hommes, où le nombre de suicides est nettement plus élevé, comme constaté précédemment, les suicides touchent de manière plus importante les 15-34, en particulier au cours de la période où cette proportion dépasse 35%. Ainsi l âge moyen du suicide chez les hommes qui était de 38 entre est passé à 34,8 pour la période % Évolution des principaux modes de suicide Quel que soit le sexe, on observe une progression de la proportion des suicides par pendaison au dépend des suicides par arme à feu % 4,9 39,6 pendaison armes à feu médicaments sauts autres 5,8 31,3 54,3 25, < et + Évolution de la répartition des décès par suicide selon l âge, chez les hommes 2 1 7,2 8,4 1 7,3 6,8 7,1 5,1 2,7 2, Évolution des principaux modes de suicide, tous sexes confondus Évolution des principaux modes de suicide selon le sexe Lorsque l on étudie l évolution de ces tranches d âge par période de 1 chez les hommes, on constate que le groupe d âge des pour la période est le plus représenté avec 25% des décès par suicide. Pour la période 21-21, la tranche d âge la plus représentée est celle des suivi des En , les représentent la tranche âge la plus élevée. Chez les femmes, indépendamment des périodes étudiées, les décès par suicide surviennent à un âge plus tardif que chez les hommes. La moyenne d âge est de 4,1 entre , elle est de 41,8 entre On n enregistre aucun suicide d la tranche d âge des On observe une augmentation importante de la tranche des en par rapport aux précédentes périodes. On note également, une diminution des au fil du temps et augmentation de la part des % < et + Évolution du taux de décès par suicide selon l âge, chez les femmes Comme le montre la figure suivante, toutes périodes confondues, la répartition des modes de suicide varie selon le sexe puisque les femmes se suicident significativement plus souvent au moyen de médicaments ou par saut d un lieu élevé que les hommes, et moins fréquemment par arme à feu comme le montrent les figures suivantes. Le suicide par pendaison est aussi fréquent chez les hommes que chez les femmes % Pendaison Armes à feu M édicaments Saut s Autres 48,3 39,7 4,1 Hommes 2,7 5,1 42,5 Répartition des principaux modes de suicide selon le sexe, ,4 24,4 Femmes 7,1 16,5 Chez les hommes, cette répartition varie un peu aussi selon les périodes. On observe une augmentation régulière de la proportion de suicides par pendaison au dépend des suicides par arme à feu (graphe 1 page suivante). Chez les femmes (graphe 2), où le nombre de suicides est nettement plus faible, on observe une proportion plus importante de suicide par pendaison qui a tendance à augmenter. 6 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
43 Pathologie mentale % ,9 45,8 52,9 37 Graphe 1 : Evolution de la répartition des modes de suicide chez les hommes ,5 55,6 31,5 7,4 5,4 5,4 4,8 5,5 3,4 2,42, ,8 18,8 15,6 43 9,4 1,1 3,4 Pendaison Armes à feu M édicaments Saut s Autres % Pendaison Armes à feu M édicaments Saut s Autres 6 Graphe 2 : Evolution de la répartition des modes de suicide chez les femmes 2,5 13,9 5 6,3 6,3 12, Principaux modes de suicide selon l âge En France métropolitaine : pour l ensemble de la population, la pendaison constitue le mode de suicide le plus fréquent (46%), suivi par la prise de médicaments (16%) et les armes à feu (15%). Pour les hommes, la pendaison est, quel que soit l âge, le premier mode de suicide (environ 5% des décès). L utilisation d une arme à feu arrive en deuxième position (19,5%). Pour les femmes, la prise de médicaments est le premier mode de suicide (31%) suivi par la pendaison (29%). Source : La mortalité par suicide en France en 26 ; DRESS, N 72, septembre 29 En Nouvelle-Calédonie : l étude de la répartition par tranche d âge des différents modes de suicide montre que chez les jeunes, la pendaison est le mode de suicide le plus utilisé. Chez les personnes âgées, le suicide par arme à feu est plus fréquent. 25 % 1% 8% 6% 4% 2% % 1 7,4 9, ,3 3,7 8,3 3,1 3,1,8 2,6 12,5 5,5 3,3 4,9 1,1 13,3 11,6 9,6 25 4, ,6 35,4 3 16, ,4 53,1 46,2 41,6 45 < et 25,8 Pendaison Armes à feu Médicament s Saut s Autres Répartition des différents modes de suicide par tranche d âge, tous sexes confondus ( ) Ces répartitions varient aussi selon le sexe comme le montrent les figures suivantes : chez les hommes, les pendaisons et armes à feu restent les deux principaux moyens de mettre fin à leur vie par suicide quel que soit l âge % ,5 6,4 4,6 4,4 1,5 2,9 2,3 5,8 5,3 6,9 4,4 1,4 45,2 33,3 47,4 < , ,8 4,7 47,3 45, ,1 52, ,7 4,1 16,6 33,3 33, ,6 8, , Pendaison Armes à feu M édicaments Saut s Autres 62, et + Répartition des différents modes de suicide selon l âge chez les hommes ( ) Si pour les femmes le mode de suicide par pendaison est autant utilisé que pour les hommes, on note le suicide par prise de médicaments exclusivement chez les femmes de moins de 65, contrairement aux hommes qui utilisent ce mode de suicide de manière plus fréquente à partir de 65. % % 1 4, ,8 < ,9 12,5 19,3 14,9 28,6 42,8 4, , ,1 3,8 3,7 7,7 26,9 33,3 42, ,5 29, ,3 35,7 21, ,6 14,3 14, Pendaison Armes à feu M édicament s Sauts Autres 33,3 33,3 33,3 85 et + Répartition des différents modes de suicide selon l âge chez les femmes ( ) Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I.3.7 7
44 Pathologie mentale Évolution des taux de mortalité par suicide Comme nous pouvons le constater sur la figure suivante, le taux moyen annuel brut a tendance à diminuer chez les femmes depuis 2, et reste quasi stable chez les hommes depuis 23. Taux / 1 habitants ,1 12, , Hommes total Tendance (Femmes) 14, , , ,2 212 Femmes Tendance (Hommes) Tendance (Total) Evolution du taux moyen brut annuel de mortalité selon le sexe Taux moyen de mortalité selon l âge et le sexe Comme constaté précédemment, au cours de la période , on a observé une surmortalité 4 fois plus élevée chez les hommes par rapport aux femmes (taux moyen annuel : 23,8 pour 1 contre 5,75 pour 1 ). Cette surmortalité masculine varie selon les tranches d âge. Elle est particulièrement élevée après 75, où le taux de suicide chez les hommes est 6 fois plus élevé que chez les femmes. Par contre, on retrouve la même valeur chez les moins de 15 aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Hommes Femmes Ensemble Nombre Taux* Nombre Taux* Nombre Taux* et ,75 34,97 36,25 28,68 35,48 27,27 27,75 45, ,48 5,95 6,38 8,41 12,16 9,19 7,91 5, ,62 2,56 21,4 18,79 24,35 18,69 17,71 22,49 Total , , ,94 *Taux moyen pour 1 habitants, population moyenne 21 Évolution taux de mortalité par suicide selon la province de résidence Au cours de la période , 69,2% des suicides tous sexes confondus concernent des personnes qui résident en province Sud contre 6,2% d les Iles et 22,7% d le Nord (1,9% n étant pas domiciliés sur le territoire). Cette répartition diffère de manière nette selon le sexe puisque chez les femmes 14,9 85% des suicides concernent des personnes domiciliées en province Sud contre 65,4% chez les hommes. Lorsque l on rapporte ces décès par suicide à la population concernée, on observe cependant une augmentation du taux moyen annuel au cours de la période d la province nord et la province Iles et une diminution en Le taux moyen annuel de la province Sud poursuit sa croissance. Taux / 1 habitants , ,8 7,8 12,1 12 8,1 8 Nord Sud Iles Taux moyen annuel brut de mortalité par suicide selon la province de résidence I Comparaison avec la métropole En France métropolitaine, ramené aux effectifs de population et standardisé selon l âge, le taux de décès est de 16, pour 1. Un taux qui diminue d l ensemble sauf pour les classes d âge des : modérée pour les femmes (2,2% entre 2 et 26), l augmentation s élève à 8% pour les hommes. D les autres tranches d âge, le recul des taux de décès par suicide est de l ordre de 1% (12,5% chez les hommes et 7% chez les femmes). L ampleur de la baisse est plus importante pour les plus âgés (baisse de 34% pour les plus de 85 ) et pour les plus jeunes (baisse de 16% pour les ). En Nouvelle-Calédonie, le mode de certification des décès et leur validation font qu en cas de mort violente ou inexpliquée, une enquête est souvent menée, et la cause du suicide est souvent indiquée ou complétée d un second temps, ce qui fait qu une sous estimation reste improbable ou voire très faible (pour les plus jeunes). Lorsque l on compare les taux spécifiques par tranche d âge et sexe, les taux calédoniens chez les femmes sont toujours inférieurs aux taux métropolitains. Par contre, chez les hommes calédoniens, ces taux sont plus élevés qu en métropole entre 15 et 24 et 25 et 34. Toutefois en raison de la structure par âge de la population plus jeune en Nouvelle-Calédonie, il est plus pertinent de comparer des taux standardisés (en dehors des taux spécifiques par tranche d âge). Le taux moyen standardisé observé en Nouvelle-Calédonie est de 22,7 pour 1 chez les hommes et de 5,46 pour 1 chez les femmes. Pour l ensemble, le taux standardisé selon l âge est égal à 14,2 pour 1 standardisé selon l âge et il est inférieur au taux métropolitain (16, décès pour 1 personnes). La France se classe au 3 ème rang de l Europe derrière la Finlande et l Autriche (respectivement 26,3 et 24, pour 1 ). 16,7 5,7 8 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
45 Pathologie mentale I Conclusions Le suicide représente un problème de santé publique en grande partie évitable selon l OMS et chaque décès par suicide a des conséquences dévastatrices du point de vue affectif, social et économique pour de nombreuses familles. De nombreuses causes sous-jacentes et complexes sont décrites à l origine d un comportement suicidaire, notamment la pauvreté, le chômage, la perte d un être cher, des disputes, des ruptures et des ennuis professionnels ou avec la justice. Les antécédents familiaux ainsi que l abus d alcool, de drogues, les sévices sexuels subis pendant l enfance, l isolement social et certains troubles mentaux comme la dépression et la schizophrénie jouent un rôle crucial d de nombreux cas. En Nouvelle-Calédonie, le suicide semble une cause de décès moins préoccupante que d les pays européens, et en tout cas moins importante que les décès par accident de la circulation, Toutefois, même si le taux de suicide est moins élevé que le taux de décès par accident de la circulation, il représente une cause importante de mortalité notamment chez les jeunes hommes qui pourrait être évitable, Une identification précoce des troubles mentaux et un traitement approprié constituent une importante stratégie préventive, en particulier chez les jeunes. Les professionnels de santé, les enseignants, les personnels du secteur social ont un rôle important à jouer d ce domaine par la mise en place d un réseau de prise en charge des jeunes. I Les tentatives de suicide Introduction En France, les tentatives de suicide ne font pas l objet d enregistrements systématiques et il est difficile d obtenir des informations lorsque le suicidant n a pas été hospitalisé ou a seulement séjourné au service des urgences d un hôpital. Par conséquent, des enquêtes menées auprès de la population générale fournissent les données sur l épidémiologie des TS et constituent un complément indispensable à la surveillance des décès par suicide, permettant de caractériser les populations les plus exposées au risque suicidaire. Ainsi, en 21, sur une période rétrospective de 12 mois, 3,9% des personnes âgées de 15 à 85 déclaraient avoir eu des pensées suicidaires et,5% avoir fait une TS au cours de la vie. En Nouvelle Calédonie, depuis l enquête menée en 28 et 29 en population, une organisation a été mise en place au sein du service des urgences du CHT afin de recevoir toute personne qui ayant fait l objet d une TS, au cours d une consultation avec un professionnel de santé du CHS. Méthodes Depuis 21, un enregistrement des toutes les TS qui sont passées par les urgences du CHT a été mis en place afin d en décrire les caractéristiques et de pouvoir déterminer les populations les plus exposées. Résultats Description des tentatives de suicides 773 TS ont été enregistrées entre 21 et 212, soit en moyenne 258 par an. Leur répartition par année est la suivante : Sexe et âge Nombre de TS enregsitrées par année Plus de 7% des TS ont été effectuées par des femmes (72,3% versus 27,6% chez les hommes), cette répartition ne varie pas selon les années, avec 2,5 fois plus de TS chez les femmes : Il s agit d un enregistrement continu de toutes les personnes s étant présentées aux urgences pour une TS et prises en charge via le service des urgences du CHT, quel que soit le mode de prise en charge (hospitalisation au CHT, trfert au CHS, retour au domicile, ). Les données recueillies concernant à la fois les caractéristiques socio-démographiques (âge, sexe, niveau d étude, communauté d appartenance, activité professionnelle) des patients, le mode de suicide, les antécédents suicidaires, le code CIM1 du trouble diagnostiqué. Répartition des TS selon le sexe par année 1% 5% % Total Femmes Hommes Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I.3.7 9
46 Pathologie mentale Les données ont été regroupées pour les 3 années pour la suite des analyses. La répartition du nombre de TS par groupe d âge montre qu elles concernent le plus souvent une population jeune avec un peu plus de la moitié (51,5%) des moins de % 15% 1% 5% % Nombre des TS selon l'âge et le sexe et plus Répartition des TS selon l'âge et le sexe et plus Prévalence Hommes Femmes Total Hommes Femmes Lorsque que l on rapporte le nombre de TS à la seule population de référence disponible (1/1/211 de l ISEE), on obtient une estimation du taux moyen brut annuel de prévalence chez le 1 et plus qui est égale à 121,8 pour 1 habitants (66,5 pour 1 femmes et 178,8 pour 1 hommes). Les taux standardisés sont respectivement : 11,1 pour 1 personnes de plus de 1 (65 pour 1 hommes et 181 pour 1 femmes) au standardisé La prévalence est toujours plus élevée chez les femmes, quelle que soit la classe d âge Taux spécifiques par tranche d'âge selon le sexe (pour 1 personnes) et plus Communauté Hommes Femmes Total La répartition par groupe de communauté (déclaratif) des TS, montre que la communauté calédonienne est la plus concernée, suivie par la communauté européenne et la communauté mélanésienne. Répartition des TS par communauté d'appartenance 25; 3% 25; 3% 36; 5% 164; 21% 63; 8% 62; 8% 16; 14% Prévalence par communauté 284; 38% Européenne Calédonienne Mélanésienne Wallisienne Métisse Tahitienne Asiatique Autre Lorsque l on rapporte le nombre moyen annuel de tentatives de suicide par communauté à la population par communauté (ISEE 29), on obtient un taux moyen brut annuel de prévalence de suicide par communauté. Ainsi, on observe que ce taux est plus élevé d la communauté européenne que d les autres communautés. Les taux standardisés confirment ce classement, avec toutefois des taux standardisés d les communautés asiatique et européenne plus élevés du fait du poids important des suicides chez les plus jeunes d ces communautés, avec des taux spécifiques plus élevés chez les que d les autres communautés (graphe en haut page suivante). Mode de suicide Le moyen le plus souvent employé qui concerne plus des ¾ des TS est l intoxication médicamenteuse (N=62, 78,9%), le plus souvent isolée (N=572) mais également parfois associée à un autre mode (AVP : 5 cas, Gaz : 1 cas, phlébotomie : 11 cas, scarification : 8 cas, pendaison : 3 cas, défenestration : 1 cas, insecticides : 1). 1 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
47 Pathologie mentale La pendaison est significativement plus souvent employée chez les hommes (9,4% versus,9% chez les femmes) et ne concerne que les moins de 55. En seconde position, on retrouve la phlébotomie isolée (N=48, 6,3%), puis la défenestration (N=24, 3,1%), la pendaison (N=21, 2,8%), l arme blanche (N=16, 2,1%). Répartition des TS selon les principaux modes de 16; 2% suicide 21; 3% 24; 3% 48; 6% 52; 6,8% IMV Phlébotomie Défenestration Pendaison 62; 78,9% Arme balanche Autres Les autres modes (scarifications, arme à feu, produits chimiques, électrocution, essence, immolation, noyade,...) sont nettement moins fréquents et représentent 6,8% des TS. 3% 25% 2% 15% 1% 5% % Pendaison par tranche d'âge selon le sexe Association de toxique Hommes Femmes Total et plus Parmi les 537 TS où l information figurait (soit 69,5% des TS), on retrouvait 27 TS où un toxique était associé : l alcool pour 165 TS, le cannabis d 6 cas, l alcool associé au cannabis d 6 cas, les champignons hallucinogènes d un cas, 29 cas où le toxique n était pas renseigné : Répartition des TS selon l'association de toxiques 14,%,5% Alcool 2,9% Cannabis Alcool + cannabis 2,9% Champignons Non précisé Principaux modes de suicide selon l âge et le sexe Le principal mode employé est, comme vu précédemment, l auto-intoxication médicamenteuse qui concerne plus de 78% des TS. Cette proportion varie significativement selon le sexe, et concerne 1,4 fois plus les femmes que les hommes avec une fréquence égale à 84,8% chez les femmes et 59,6% chez les hommes. On observe également, que cette proportion est plus élevée chez les hommes après 65. 1% 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% % Auto intoxication médicamenteuse par tranche d'âge selon le sexe Hommes Femmes Total et plus Lieu de la TS 79,7% Cette TS a été le plus souvent réalisée au domicile de la personne (N=672, 89,7%), mais on retrouve également des TS sur la voie publique (N=27), d autres structures d hébergement (CHT : N=9, foyer : N=6, hôtel : N=3, internat : N=4), puis le camp est (N=5), le collège (N=2), le lycée (N=2), la garde à vue (N=1), la plage, la mer, la rivière, la voiture, le travail 4;,53% 5;,67% 4;,53% Répartition selon le lieu des TS 3;,4% 6;,8% 19; 2,54% Domicile 9; 1,2% Voie publique CHT 27; 3,6% Foyers Internat Camp est Internat Hôtel Autres 672; 89,72% Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I
48 Pathologie mentale Intention La répartition selon l intention a été évaluée le plus souvent de sévérité moyenne : 49; 6,8% 3;,4% Répartition des TS selon l'intention 38; 5,3% 95; 13,2% Faible Légère Moyenne Mineure Sévère Elevée 189; 26,4% Répartition des patients selon le nombre de TS TS 2 TS 3 TS 4 TS 5 TS 8 TS 343; 47,8% Sévérité somatique La sévérité somatique a été évaluée selon un gradient allant de 1 à 4, le gradient 2 est le plus souvent retrouvé : 87; 12,1% Répartition des TS selon la sévérité somatique 3;,4% 163; 22,6% Niv 1 Niv 2 Niv 3 Niv 4 Ainsi, 88,4% des patients n ont effectué qu une seule TS au cours de cette période, 8,3% ont effectué 2TS et 3,2% plus de 2 TS. Sexe Lorsque l on étudie la répartition par sexe, on constate 2,4 fois plus de patients du sexe féminin (466 femmes contre 192 hommes) concernés, avec 7,8% des femmes contre 29,2% d hommes. Age La moyenne d âge des patients est égale à 33,8, s différence significative selon le sexe (hommes : 34,6, femmes : 33,4 ). Plus de la moitié des patients (54,9%) avaient moins de 35 lors de la TS. Cette répartition varie selon le sexe, avec une proportion plus élevée des chez les hommes (21,2% contre 1,5% chez les femmes) et une proportion plus élevée de femmes pour les classes d âge comprises entre 25 et 44 : 468; 64,9% Notion d antécédents psychiatriques : à noter que parmi les 731 TS où cette information est mentionnée, un ATCD psychiatrique est mentionné d 53,2% des TS (N=389), par ailleurs, il s agissait d une récidive de TS d 47% des TS où cette information figurait (N=342). 25% 2% 15% Répartition des patients selon l'âge et le sexe Hommes Femmes L analyse qui suit présente les caractéristiques des patients qui ont effectué ces TS au cours des 3 années étudiées. Description des caractéristiques des patients Au total, 659 patients ont effectué une TS au cours des 3 années étudiées (soit 1,175 +,59 TS patient) avec un nombre de TS par patient réparti de la manière suivante : 1% 5% % et plus 12 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
49 Pathologie mentale Origine communautaire La communauté d appartenance a été mentionnée pour 651 patients, soit plus de 98%. Elle a été regroupée selon 9 groupes. Les patients s étant déclarés comme calédoniens représentent 37,8% de cette population, contre 19,4% d européens et 16,2% de mélanésiens. 54; 8% Répartition des patients selon leur origine 4; 1% 22; 3% 15; 16% 83; 13% 2; % Africain du Nord Asiatique Autre communauté Calédonien DOM TOM Européen Mélanésien Métis Polynésien Répartition selon l'environnement familial Inconnu ADO fam instable Concubinage Concubinage avec enfants Célibataire Célibataire avec enfants Divorcé avec enfants Marié M arié avec enfants Séparé avec enfants séparé/divorcé Union libre Veuf 3; % Veuf avec enfants 8; 1% 44; 7% 91; 14% 24; 4% 69; 1% 36; 5% 59; 9% 7; 1% 54; 8% 8; 1% 12; 2% Répartition selon l'environnement familial 29; 33% 35; 5% 126; 19% 8; 1% 245; 39% 283; 43% 44; 7% 24; 4% Inconnu ADO fam instable En couple Vit seul Cette répartition varie selon le sexe, avec une proportion plus importante d européens, de mélanésiens et de polynésiens chez les hommes. 38; 46% % 33,7 39,5 Calédonien Répartition des patients selon leur origine et sexe 24,1 Européen 17,5 19,3 14,8 Mélanésien Environnement familial : 3,2 1,5 Métis 14,4 12 Polynésien 4,1 1,6 Asiatique Hommes Femmes 3,7 1,6 Plus de 3% des personnes étaient des célibataires s enfants. Autre 4% 35% 3% 25% 2% 15% 1% On n observe pas de différence selon le sexe : 5% % Répartition de l'environnement familial selon le sexe Inconnu ADO fam instable Concubinage Concubinage avec enfants Célibataire Célibataire avec enfants Divorcé avec enfants Marié Marié avec enfants Séparé avec enfants séparé/divorcé Union libre Femmes Hommes Veuf Veuf avec enfants Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I
50 Pathologie mentale Niveau d étude On observe parmi les patients pour lesquels le niveau d étude était renseigné, que le groupe «BEP/CAP» était le plus représenté, suivi par le groupe «BAC». 7% 6% A : Répartition du niveau d'étude selon le sexe 57,7% Femmes Hommes Répartition selon le niveau d'étude S Primaire Collège, BEPC Lycée BAC BAC pro BEP, CAP BTS Non renseigné BAC + Autre supérieur 16; 25% 33; 5% 3; % 69; 1% 43; 7% 6; 1% 115; 18% 53; 8% 69; 1% 87; 13% 21; 3% Lorsque l on regroupe ces niveaux scolaires de manière plus synthétique, on constate que parmi les 499 patients qui ont fourni cette information, le niveau secondaire est le plus fréquent et concerne 47% de ces patients. Répartition selon le niveau d'étude 15; 21% Primaire Collège, BEPC, Lycée, BEP, CAP BAC, BAC Pro BAC et + 49; 1% 5% 4% 3% 2% 1% % 11,% 6,6% Primaire 43,6% Collège, BEPC, Lycée, BEP, CAP B : Répartition selon l'activité 18; 3% 118; 18% 91; 14% 1; % 24,% 15,3% 21,3% 2,4% BAC, BAC Pro BAC et + 73; 11% Non renseigné Scolarisé Actif Inactif Retraité Sp Déscolarisé 67; 1% 291; 44% 18; 22% 237; 47% Par ailleurs, parmi les patients pour lesquels cette information était mentionnée, la répartition varie significativement selon le sexe, avec une proportion plus élevée d actifs chez les hommes. De même parmi les personnes chez lesquelles cette information figurait, la répartition par sexe est significativement différente avec une représentation plus importante du niveau secondaire chez les hommes par rapport aux femmes (voir graphe A en haut à droite). 7% 6% 5% 4% 44,3% Répartition de l'activité selon le sexe 63,4% Femmes Hommes Activité professionnelle Cette information n a pas été renseignée d 11% des cas. Lorsqu elle est connue, on observe que plus de 44% des patients étaient en activité au moment de la TS. 18% étaient inactifs (voir graphe B en haut à droite). 3% 2% 1% % 23,7% 18,3% 14,2% 11,% 14,5% 4,2% 3,3% 2,4%,%,6% Scolarisé Actif Inactif Retraité Sp Déscolarisé 14 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
51 Pathologie mentale Antécédents psychiatriques, récidives, axe diagnostique Cette information figurait d 94,4% des cas, soit pour 622 patients. On notait des antécédents psychiatriques pour 47,1% des patients, avec une fréquence significativement plus élevée chez les femmes (5,1% versus 39,8% chez les hommes). 6% 5% 4% 3% 5,1% Répartition des antécédents selon le sexe 39,8% 42,8% 3,5% Femmes Hommes Conclusions Ce travail a permis pour la première fois quantifier et de décrire les caractéristiques des TS et des patients qui ont été pris en charge par le service des urgences du CHT entre 21 et 212. Il a permis d estimer le nombre moyen à un peu plus de 25 TS par an prises en charge par le CHT, soit une prévalence moyenne annuelle standardisée relativement élevée et égale à 11,1 pour 1 personnes de plus de 1, avec des taux 3 fois plus élevés chez les femmes. On constate également que ces valeurs sont plus élevées chez les par rapport aux tranches d âge plus élevées et une prévalence moyenne annuelle plus élevée d la communauté européenne. 2% 1% % % avec ATCD psy % avec récidive L auto-intoxication médicamenteuse reste le moyen le plus souvent employé. On observe une répartition comparable entre le mode de vie (seul ou en couple). La notion de récidive de TS au cours de la vie a été mentionnée chez 619 patients (93,9%), avec 39,3% des patients pour lesquels il s agissait de récidives, avec une proportion significativement plus élevée chez les femmes (42,8% versus 3,5% chez les hommes). Pour l étude des axes diagnostiques, a été retenu le code CIM1 indiqué lors de la première TS au cours des 3 années étudiées. Lorsque cette information est indiquée, les axes plus souvent mentionnés sont F32 (épisode dépressif), F33 (trouble dépressif récurrent), F43 (réaction à un facteur de stress sévère) et F6 (troubles de la personnalité et du comportement). Répartition des groupes de CIM1 selon le sexe 3% Femmes Hommes 25% 2% 15% 1% 5% % NR F1 F12 F16 F19 F2 F24 F25 F31 F32 F33 F4 F41 F42 F43 F44 F5 F6 F61 F64 F67 F7 F78 F8 F92 <16 Ces 4 groupes représentent 63,5% des diagnostics tous sexes confondus (69,7% chez les femmes et 64,5% chez les hommes). Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie Pathologie mentale I
52 Pathologie mentale 16 Pathologie mentale I Situation sanitaire en Nouvelle - Calédonie
53
54 Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de la Nouvelle-Calédonie Service des actions sanitaires Tél : / Fax : [email protected] Site web :
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