Chapitre 3 : Protection contre les erreurs
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- Robin Guérin
- il y a 8 ans
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1 Chapitre 3 : Protection contre les erreurs Plan - Introduction - Les codes de protection contre les erreurs - Codes simples - Codes linéaires - Codes polynômiaux - Codes cycliques - La retransmission - Conclusion /home/kouna/d01/adp/bcousin/repr/cours/3.fm - 16 Janvier :25 Bibliographie - K. Lahèche, Les codes en informatique : codes détecteurs et correcteurs d erreurs, Hermès, H. Nussbaumer, Téléinformatique - tome 1, Presses polytechniques romandes, C.Macchi, J-F.Guibert, Téléinformatique, Dunod, A.Tanenbaum, Réseaux, InterEditions, B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 1
2 1. Introduction Indépendamment des supports de communication et des techniques de transmission utilisés, des perturbations vont se produire entraînant des erreurs. Dans ses conditions, la suite binaire reçue ne sera pas identique à la suite émise. Mise en oeuvre de techniques de protection contre les erreurs de transmission Stratégies de protection contre les erreurs de transmission : détection protection correction auto-correction (FEC : Forward Error Correction) correction par retransmission (ARQ : Automatic Repeat Request) B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 2
3 Principe général pour la détection des erreurs de transmission : - un émetteur veut transmettre un message (suite binaire quelconque) à un récepteur - l émetteur transforme le message initial à l aide d un procédé de calcul spécifique qui génère une certaine redondance des informations au sein du message codé. - le récepteur vérifie à l aide du même procédé de calcul que le message reçu est bien le message envoyé grâce à ces redondances. Exemple : la technique de détection par répétition. le message codé est un double exemplaire du message initial, le récepteur sait qu il y a eu erreur si les exemplaires ne sont pas identiques. Note : certaines erreurs sont indétectables!. ex. : une même erreur sur les deux exemplaires simultanément Principe général pour l auto-correction des erreurs de transmission : - Après détection d une erreur, la redondance dans le message transmis est suffisante pour permettre de retrouver le message initial. Exemple : la technique de détection par répétition. le message codé est un triple exemplaire du message initial, le récepteur suppose que le message initial correspond aux deux exemplaires qui sont identiques. Note : certaines erreurs détectées ne sont pas corrigibles!!. ex. : une erreur différente sur au moins deux exemplaires Note : certaines erreurs sont détectées et mal corrigées!! B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 3
4 . ex. : une même erreur sur deux exemplaires simultanément Principe général pour la correction par retransmission des erreurs de transmission : - Après détection d une erreur, le récepteur demande à l émetteur, implicitement (temporisateur) ou explicitement (nack), de retransmettre une nouvelle fois le message (codé). - Exemple : de très nombreux protocoles de télécommunication : HDLC, X25, TCP, TP. Emetteur codage! (détection) (correction) (retransmission) décodage Récepteur transmission (erreur) La correction par retransmission est préférée dans les réseaux où le taux de perte est faible et le délai de retransmission tolérable, car son surcôut est généralement plus faible que celui induit par les codes auto-correcteurs. Estimation du surcôut (message de longueur moyenne = 1000 bits) : - taux d erreur typique = 10-9, taux de retransmission = surcôut typique d un code auto-correcteur : qq octets par message 8/1000 = 10-2 B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 4
5 2. Les codes de protection contre les erreurs 2.1. Classification des codes Deux grandes familles de codes : Protection contre les erreurs les codes par bloc : le codage/décodage d un bloc dépend uniquement des informations de ce bloc. les codes convolutionnels (ou récurrents) : le codage/décodage d un bloc dépend des informations d autres blocs (généralement de blocs précédemment transmis). Remarque : On préfère généralement le codage par bloc dans les applications téléinformatiques classiques : - le codage/décodage est plus simple et il y a moins de délai Par la suite, on ne va présenter que les codes par bloc : - codes simples - codes linéaires, de Hamming - codes polynômiaux - codes cycliques B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 5
6 2.2. Définitions générales Un code (k, n) transforme (code) tout bloc initial de k bits d information en un bloc codé de n bits. Le code introduit une redondance puisque n k. Le code est systématique si les k premiers bits du bloc codé sont égaux aux bits du bloc initial. Alors les r (r=n-k) derniers bits forment un champ de contrôle d erreur. Le rendement d un code (k, n) est : R = k/n On appelle mot du code, la suite de n bits obtenue après un codage (k, n). Le nombre n de bits qui composent un mot du code est appelé la longueur du code. La dimension k étant la longueur initiale des mots. Le poids de Hamming d un mot est le nombre de bits à 1 qu il contient. La distance de Hamming entre deux mots de même longueur est définie par le nombre de positions binaires qui diffèrent entre ces deux mots. On l obtient par le poids de Hamming de la somme binaire des 2 mots. La distance de Hamming d un code est la distance minimum entre tous les mots du code. La capacité de détection (de correction) d un code est définie par les configurations erronées qu il est capable de détecter (corriger). Une erreur simple (resp. double, ou d ordre p) affecte une seule (resp. 2, ou p) position(s) binaire(s) d un mot. Pour qu un code ait une capacité de détection (resp. correction) des erreurs d ordre e, il faut que sa distance de Hamming soit supérieure à 1+e (resp e). Exemple : distance =3 capacité de détection 2, capacité de correction 1. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 6
7 3. Exemples simples de codes par bloc 3.1. Le contrôle de parité Protection contre les erreurs Parité paire (impaire) : le poids de Hamming des mots du code est paire (impaire) C est un code systématique (k, k+1) dans lequel un bit (le bit de parité) est ajouté au mot initial pour assurer la parité. Son rendement est faible lorsque k est petit. Exemple : Transmission de caractères utilisant un code de représentation (le code ASCII sur 7 bits). Lettre Code ASCII Mot codé (parité paire) Mode codé (parité impaire) E V A Ce code est capable de détecter toutes les erreurs en nombre impair. Il ne détecte pas les erreurs en nombre pair! B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 7
8 3.2. Parité longitudinale et transversale (LRC : Longitudinal Redundancy Check) Le bloc de données est disposé sous une forme matricielle (k=a.b). On applique la parité (uniquement paire) sur chaque ligne et chaque colonne. On obtient une matrice (a+1, b+1). VRC (parité paire) LRC = Historique de la dénomination : mots (caractères) bande magnétique parité longitudinale parité transversale Le rendement est très faible : a.b/ (a+1).(b+1). B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 8
9 Capacité de détection et d autocorrection : - Principe : Une erreur simple modifie simultanément la parité d un ligne et d une colonne. - Correction : inverser le bit situé à l intersection de la ligne et de la colonne ayant une parité incorrecte. Exemple : Attention : une erreur triple peut faire croire à une erreur simple et sa correction sera inadaptée! Exemple : B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 9
10 4. Les codes linéaires 4.1. Définitions Les codes linéaires sont des codes dont chaque mot du code (noté c) est obtenu après transformation linéaire des bits du mot initial (noté i). Ces codes sont caractérisés par leur matrice G (k, n) (appelée matrice génératrice) telle que : i. G = c Exemple :. = La matrice H (n-k, n) (appelée matrice de contrôle) permet de savoir si un mot reçu est un mot du code, en calculant son syndrome. Si le syndrome du mot est nul, ce mot appartient au code. Syndrome du mot reçu c : c. H T = 0 (n-k) c C (k, n) L équation G. H T = 0 définit la relation entre les deux matrices. Preuve : c. H T = i. G. H T = i. 0 B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 10
11 4.2. Propriétés La distance de Hamming d un code linéaire est égale au plus petit poids de Hamming non nul des mots du code. Si un code linéaire est systématique, sa matrice génératrice s écrit : -G (k, n) = [Id (k), P (k, n-k) ] alors sa matrice de contrôle s écrit : H (n-k, n) = [P T (n-k,k), Id (n-k) ] Exemples : Soit le code C 1(4, 6) de matrice G 1 =. - Le mot de code c associé au mot initial i= est le mot c=i.g 1 = Le code C 2(7, 8) associée à la parité paire a pour matrice de contrôle H 2 T = B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 11
12 4.3. Correction Correction par proximité : le procédé de correction transforme un mot reçu et détecté comme erroné dans le mot de code le plus proche au sens de la distance de Hamming. - Il peut exister plusieurs mots équidistants. On choisit un représentant - procédé de correction lourd Exemple : Le code à répétition C 3(1, 4), distance de Hamming de C 3 = 4. correction mot du code mot initial 0 1 codage décodage! détection sans correction détection et correction codage correction décodage mot du code distances B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 12
13 4.4. Codes de Hamming Famille de codes linéaires auto-correcteurs faciles à corriger. Principe de construction d un code de Hamming dense C (2 m -m-1, 2 m -1) : - Chaque colonne de sa matrice de contrôle H (m, 2 m -1) est non-nulle et différente. - Propriétés :. leur distance minimale est égale à 3 (au moins). correction des erreurs simples et détection des erreurs doubles. Auto-correction : - le syndrome du mot reçu est identique à la colonne de la matrice de contrôle correspondant au bit à corriger. - si l on trie les colonnes de H suivant leur poids binaire croissant et que les valeurs de ses colonnes couvrent l intervalle [1, 2 m -1] alors la valeur binaire du syndrome est égale au numéro de bit erroné. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 13
14 Exemple : - Code de Hamming C 4(4, 7) tel que sa matrice de contrôle H 4(3, 7) =.. Calculez la matrice génératrice G 4 puis les syndromes de c 1 =, de c 2 = et de c 3 = Conclusion La méthode matricielle impose de travailler sur des mots de taille fixe, ce qui est un inconvénient majeur pour les réseaux informatiques où les messages sont de taille variable. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 14
15 5. Les codes polynômiaux 5.1. Présentation Notation : tout vecteur peut être présenté sous une forme polynômiale : U = <u 0, u 1, u 2,...,u n > U(x) = u 0 +u 1.x+u 2.x u n.x n Attention : les opérations sont binaires (construits sur le corps Z/2Z) : 1.x + 1.x = 0.x! Définition : Un code polynômial est un code linéaire systématique dont chacun des mots du code est un multiple du polynôme générateur (noté g(x)). les lignes de la matrice génératrice sont engendrées par le polynôme générateur. Le degré du polynôme définit la longueur du champ de contrôle d erreur. Exemples de codes polynômiaux : (i) L avis V41 du CCITT conseille l utilisation de codes polynômiaux (de longueurs n = 260, 500, 980 ou 3860 bits) avec le polynôme générateur G(x) = x 16 + x 12 + x (ii) Le polynôme CRC-16 est utilisé par le protocole HDLC :. G(x) = x 16 + x 15 + x (iii) Le polynôme suivant est utilisé par Ethernet :. G(x) = x 32 +x 26 +x 23 +x 22 +x 16 +x 12 +x 11 +x 10 +x 8 +x 7 +x 5 +x 4 +x B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 15
16 Capacité de détection Capacité de détection des erreurs : Un code polynômial (k, n) dont le polynôme générateur a plus d un coefficient non-nul (donc il ne divise pas x i, i<n) permet de détecter toutes les erreurs simples. Si le polynôme générateur d un code polynômial (k, n) a un facteur irréductible de trois termes (il ne divise ni x i ni 1 + x j-i, i<j<n), le code permet de détecter les erreurs doubles. Pour qu un code polynômial détecte toutes les erreurs d ordre impair, il suffit que son polynôme générateur ait (x+1) comme facteur.. Par exemple : le code de polynôme générateur (x+1) qui est équivalent à la parité. Capacité de détection des paquets d erreurs: Un code polynômial (k, n) permet de détecter toutes les erreurs d ordre l n-k (c est-à-dire inférieur au degré du polynôme générateur). Et la probabilité de ne pas détecter les erreurs d ordre l>n-k est très faible et égale à : 2 -(n-k) B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 16
17 5.2. Principe du codage Le mot de code m(x) d un code polynômial (k, n) de polynôme générateur g(x) associé au mot initial i(x) est défini par : m(x) = i(x). x n-k + r(x), où r(x) est le reste de la division de i(x).x n-k par le polynôme générateur g(x). Remarques : (i) Les r = n-k bits de r(x) (de degré n-k-1) forment les bits du champ de contrôle. (ii) Les bits de poids fort (de degré > n-k-1) forment le mot initial ( code systématique) (iii) L opération de codage effectuée à l émission est ramenée à une division polynômiale, qui peut être réalisée simplement (électroniquement) Principe du décodage A la réception, chaque mot reçu m (x) est divisé par le polynôme générateur g(x). Un reste non-nul indique qu il y a eu erreur lors de la transmission. Syndrome de m (x) : m (x)/g(x) 0 Erreur! Attention : la réciproque est fausse! Si le reste est nul cela ne veut pas dire qu il n y a pas eu d erreurs subsistance d erreurs dites résiduelles. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 17
18 5.4. Schéma électromique d un diviseur : Protection contre les erreurs La multiplication est réalisée par un ET logique, l addition par un OU exclusif, plus des registres à décalage. Le diviseur : g(x) = g 0 +g 1.x+g 2.x g n-k.x n-k g 0 g 1 g n-k r 0 r r 1... n-k Procédé : (i) les registres r i sont mis à zéros (ii) les bits du mot à diviser sont insérés en entrée (k étapes), bits de poids fort en tête. (iii) les registres r i contiennent alors le reste, qu on extrait (n-k étapes). De nombreuses optimisations sont possibles : - Lorsque g i =0 on supprime simplement la connexion et la porte ET! - phase spécifique d initialisation, etc. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 18
19 6. Les codes cycliques 6.1. Définitions Un code cyclique (k, n) est un code linéaire (k, n) tel que toute permutation circulaire d un mot du code est encore un mot du code. Exemple : Un code cyclique (1, 2) possède les mots de code suivants : {01, 10} ou {00, 11}, mais pas {01, 11}. Un code cyclique (1, 3) possède les mots de code suivants : {000, 111}. On appelle période du polynôme H(x) le plus petit entier u tel que H(x) divise x u +1. Un polynôme est irréductible s il ne possède aucun diviseur de degré supérieur à zéro. Si la période d un polynôme irréductible est égale à n-k alors le polynôme est dit primitif. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 19
20 6.2. Propriétés/autocorrection Un code cyclique (k, n) est un code polynômial dont le polynôme générateur divise x n + 1. Les dispositifs de codage et de décodage sont identiques à ceux des codes polynômiaux. Les codes cycliques sont principalement utilisés pour leur capacité de correction. Les codes cycliques (k, n) dont le polynôme générateur est primitif et tel que n=2 n-k + 1, sont des codes de Hamming. Codes correcteurs performants Un code de Hamming est compact si les 2 n-k syndromes différents sont utilisés pour identifier les 2 n-k -1 erreurs simples (+ syndrome nul!). Les codes BCH (Bose-Chaudhuri-Hocquenghem) sont ceux qui ont la plus grande capacité de correction d erreurs indépendantes pour une redondance et une longueur données. Leur rendement n est pas très élevé. Les codes RS (Reed-Solomon) sont des codes correcteurs très puissants. Ils peuvent être présentés comme des codes BCH dans lequel chaque bit des mots du code est remplacé par un entier défini modulo 2 v (avec n=2 v -1). La distance d un code RS(m, n) est égale à n-m+1. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 20
21 7. Autre technique de correction d erreurs Protection contre les erreurs On peut illustrer le principe qui sous-tend les codes récurrents par une technique simple : l entrelacement. L idée est de répartir les bits consécutifs des blocs formant le message à transmettre dans des paquets différents. Ainsi grâce à cet entrelacement, un groupe d erreurs (affectant un paquet) affecte uniquement quelques bits dans plusieurs blocs. La technique de protection contre les erreurs appliquée aux blocs est à même de corriger indépendamment ces quelques bits erronés dans chacun de ces blocs. Emetteur segmentation codage transmission décodage réassemblage Récepteur message blocs paquets message données du message champ de contrôle d erreur perte d un paquet auto-correction par bloc B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 21
22 8. Techniques de contrôle d erreur par retransmission 8.1. Techniques de détection des erreurs L écho permet de s assurer que le récepteur a reçu correctement les informations émises. Exemple : technique utilisée sur les liaisons (asynchrones) entre les ordinateurs et les périphériques par caractères! écran alphanumérique écho clavier ordinateur caractère Peu utilisé car très mauvais rendement et délai important Technique d autocorrection par répétition Les informations à transmettre sont répétés plusieurs fois. Au moins un des exemplaires (redondants) sera correctement reçu. Très mauvais rendement. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 22
23 8.3. Technique de correction par retransmission Protection contre les erreurs Principe de fonctionnement - L émetteur conserve une copie des données qu il envoie. - Le récepteur détecte les erreurs grâce à la présence d un champ de contrôle d erreur (code polynômial) dans les paquets de données. - Le récepteur informe l émetteur de la bonne (resp. mauvaise) réception en lui retournant un paquet spécifique :. acquittement positif (resp. négatif) souvent appelé ACK (resp. NACK) - Dans le cas d un acquittement négatif, l émetteur doit réémettre le paquet erroné. - Sinon il peut émettre le prochain paquet. Protocole Send and wait Un temporisateur bornant la durée d attente des acquittements est nécessaire pour assurer la correction du mécanisme lors des pertes de paquets de données. L identification des paquets (de données et d acquittement) est nécessaire pour assurer la correction du mécanisme lors des pertes d acquittement : au moins numérotation modulo 2. Protocole du bit alterné. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 23
24 8.3.2 Exemple de fonctionnement Fonctionne à l alternat : Emetteur Récepteur Emetteur <données, 0> Récepteur Emetteur <données, 0> Récepteur <ack,1> <ack,1> retransmission <données, 1> <(n)ack,1> <données, 1> <ack,0>! erreur! temps temporisateur retransmission <données, 1> <(n)ack,1> <données, 1> <ack,0>! perte! temps Communication bidirectionnelle : x2! Son rendement très faible : - si le temps de transmission T t est faible vis-à-vis du temps de propagation T p. - car la liaison est inutilisée lorsque l émetteur attend l acquittement. - R = T t / (2T p + T t ) Optimisation : mécanisme de la fenêtre coulissante ( sliding window )! B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 24
25 9. Conclusion Mécanismes de base de protection contre les erreurs : - détection, - autocorrection, - retransmission Amélioration de la fiabilité de la communication, mais (bien qu avec une faible probabilité) : - certaines configurations d erreur ne sont pas détectées! - certaines configurations d erreur ne peuvent pas être corrigées!! - certaines configurations d erreur sont mal corrigées!!! Ces mécanismes sont présents au sein de nombreuses couches (protocoles), parmi lesquelles on peut citer : - Liaison de données (ex. Ethernet, Token Ring, FDDI, HDLC) - Réseau (ex. IP) - Transport (ex. TP4, TCP, UDP) - et d autres. B. Cousin- IFSIC -Université Rennes I 25
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