Introduction / CHU de Reims / Rapport d activité Introduction / 1
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- Louis Germain
- il y a 10 ans
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2 Introduction Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Reims remplit une triple mission de soins, de formation et de recherche au service de l ensemble du territoire de Champagne-Ardenne. Implantés sur une dizaine de sites dans toute l agglomération rémoise, ses quinze pôles d activité médicale et sa soixantaine de services accueillent 24 heures sur 24 et 365 jours par an tous les patients nécessitant des soins, y compris en urgence. Premier employeur de la région Champagne-Ardenne, le CHU de Reims joue également un rôle de premier ordre en termes de développement économique et social. A travers ce rapport auquel a participé l ensemble des services médicaux, logistiques et administratif du CHU, nous avons donc souhaité vous présenter en détail l ensemble de nos projets présents et futurs et réaffirmer l ambition première de notre établissement : celle de proposer un service et des soins de qualité pour tous les usagers du Centre Hospitalier Universitaire de Reims. Programmes de recherche, actions de prévention, nouvelles organisations, techniques innovantes, nous vous invitons à découvrir nos réalisations, initiatives et nos projets. Le CHU de Reims et ses agents œuvrent chaque jour pour des soins sûrs et de qualité, au service de l ensemble de la population champardennaise. Parce que la santé est un bien irremplaçable, nous construisons la médecine de demain, une médecine moderne, humaine et accessible à tous / CHU de Reims / Rapport d activité Introduction / 1
3 Sommaire Sommaire... 2 SOIGNER Les nouveautés 2013 Ouverture d une unité de chirurgie plastique et reconstructrice... 4 Dermatologie esthétique et correctrice : bien dans sa peau... 6 Centre de vaccinations internationales : le partenaire de vos voyages... 7 Les autres autorisations 2013 du CHU de Reims... 8 Des prises en charge sur mesure Prise en charge de la scoliose : une chirurgie à 4 mains au bénéfice du patient Zoom sur la chirurgie pédiatrique Greffe rénale : une activité renforcée Centre Spécialisé Obésité : un parcours de soins complet autour de la chirurgie bariatrique Prise en charge des tumeurs neuroendocrines : une référence régionale et nationale Médecine Physique et de Réadaptation : une discipline jeune, moderne et attractive Unité Pathologies Professionnelles et Santé au Travail : l expertise du monde du travail Équipe transversale de psycho-gériatrie : des compétences multiples pour un suivi personnalisé Psychiatrie de liaison : à la jonction du physique et du psychique Diététique : les aliments sur le bout de la langue Des techniques de pointe La Réception Centralisée des Prélèvements (RCP) & le Plateau Technique Automatisé (PTA) en action De l infiniment petit à l infiniment grand : le plateau technique d imagerie en ophtalmologie Cone Beam : l imagerie dentaire passe à la 3D Chirurgie de la prostate par laser : une révolution dans la prise en charge des troubles urinaires Chirurgie cardiaque : une expertise au service des patients de toute la région Sommaire / / CHU de Reims / Rapport d activité
4 Les Coopérations CHU de Reims / CH de Troyes : la télémédecine au service de la prise en charge de l AVC Imagerie : un partenariat avec l Institut Jean-Godinot pour faciliter l accès à l IRM MANAGER La qualité Identitovigilance : tous mobilisés pour le bon soin au bon patient Anesthésie : itinéraire d un patient en sécurité Blanchisserie et restauration : aux normes de l excellence La vie de l établissement Bien-être au travail : les études promotionnelles, vecteur de progrès et de projets Promotion à la santé et action culturelle : informer & sensibiliser, divertir & partager CONSTRUIRE L AVENIR Les écoles et instituts paramédicaux du CHU développent la formation continue.. 56 Maternité et pédiatrie : vers la création d un centre de simulation Le projet ICOS-13 : vers de nouveaux outils d imagerie 3D adaptés à la médecine Le Prix International de Biologie Clinique 2013 remis au Docteur Oudart, AHU au Laboratoire Central de Biochimie Partenariat CHU-Université : 3 projets hospitalo-universitaires (PHU) financés pendant 3 ans Projet immobilier : des projets sur tous les sites du CHU Développement durable : premier bilan carbone pour le CHU L année 2013 en images La Cathédrale de Reims 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Sommaire / 3
5 Soigner LES NOUVEAUTÉS 2013 Pôle Locomoteur / Ouverture d une unité de chirurgie plastique et reconstructrice Depuis le mois de novembre 2013, le CHU de Reims compte une unité supplémentaire, dédiée à la chirurgie plastique et reconstructrice. Elle a une double ambition, portée par deux praticiens spécialisés : proposer une filière de prise en charge complète pour les enfants comme les adultes et offrir à l ensemble des services du CHU une expertise dans cette spécialité exigeante. L activité de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique comprend la chirurgie de la peau et des tissus mous, non viscéraux. Cette spécialité couvre ainsi un domaine immense, qui comprend en particulier tumeurs, traumatismes, malformations, nécroses cutanées, plaies, brûlures, infections et l esthétique (chirurgie des disgrâces physiques congénitales ou du fait du vieillissement). Depuis quelques années, les besoins ne cessent d évoluer tant quantitativement que qualitativement. Pour y répondre, le CHU de Reims a ouvert en novembre 2013 une unité dédiée à la chirurgie plastique et reconstructrice avec des consultations chirurgicales dédiées. Trois demi-journées de consultations adultes par semaine et une demi-journée de consultations enfants par quinzaine sont ainsi proposées. A l issue de l interrogatoire et de l examen clinique, le praticien apporte une réponse adaptée à la demande du patient. Lors de la première consultation, le chirurgien remet au patient une fiche d information complémentaire issue de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique). Un délai de réflexion de 15 jours minimum est souvent nécessaire, suivi d une deuxième consultation. Les consultations sont réalisées par deux praticiens spécialisés : > le Docteur Caroline François-Fiquet, titulaire du DES de chirurgie générale, du Diplôme d études Spécialisées Complémentaires (DESC) de chirurgie infantile et du Diplôme du collège français de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, c o o r d o n n a t e u r d e l é q u i p e m u l t i - disciplinaire de traitement des fentes labio-palatines de Reims, > le Docteur Sergiu Chiriac, titulaire du (DESC) de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique / Quality recognition of European Board of Plastic Reconstructive and Aesthetic Surgery (EBOPRAS). Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
6 Cette nouvelle activité s organise entre les blocs de l Hôpital Maison Blanche, de l American Memorial Hospital et de l Hôpital Robert Debré mais aussi au sein de l Unité de Chirurgie Ambulatoire (UCA), ainsi que sur les secteurs de consultations, via le déplacement des chirurgiens sur les différents sites. Les patients adultes sont hospitalisés au sein de l unité A du service de traumatologie de l Hôpital Maison Blanche. Les patients enfants, au sein du service de chirurgie pédiatrique de l AMH. Enfin, pour certaines interventions réalisées à l hôpital Robert Debré, l hospitalisation reste localisée dans les services demandeurs. Une activité en collaboration avec l ensemble des services L avènement de ce projet transversal présente deux principaux avantages en termes de continuité des soins pour le patient. D une part, il participe à la construction d une filière complète de prise en charge au sein même du CHU de Reims. Au service des patients, l unité propose en effet un suivi personnalisé complet et général, de l enfance à l âge adulte, dans tous les domaines de la spécialité. D autre part, ce projet offre une expertise et des connaissances rapidement mobilisables pour tous les services du CHU. L unité de chirurgie plastique et reconstructrice joue, en ce sens, un rôle de recours pour apporter à l ensemble des secteurs du CHU un soutien technique en matière de chirurgie reconstructrice, au cas par cas. Rattachée au Pôle Locomoteur, dirigé par le Docteur Christophe Mensa, l unité de chirurgie plastique développe également une activité propre, notamment en matière de reconstruction mammaire par lambeaux libres et de chirurgie de silhouette post-amaigrissement. Un projet de chirurgie esthétique doit également voir le jour prochainement. Enfin, l unité propose une expertise complète (chirurgie infantile et adulte) dans le domaine de la prise en charge multidisciplinaire des fentes labio-palatines, dans le cadre de l équipe multidisciplinaire de traitement des fentes labio-palatines de Reims, centre associé au centre de référence des malformations crânio-maxillo-faciales rares du CHRU de Lille. En complément de l activité clinique, l unité participe à l enseignement proposé aux internes de chirurgie et aux étudiants en médecine. Elle s investit également dans la recherche par le biais d essais cliniques et de publications dans le domaine des fentes labio-palatines. De nouveaux projets seront proposés dans les mois et années à venir / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 5
7 Pôle Médecines / Dermatologie esthétique et correctrice : bien dans sa peau Le Service de Dermatologie du CHU de Reims vient de mettre en place une activité de dermatologie esthétique, sous la responsabilité du Docteur Géraldine Perceau, pour proposer aux patients du secteur public les dernières techniques d amélioration de l enveloppe corporelle en toute sécurité et avec le meilleur conseil. Depuis février 2014, une activité de dermatologie esthétique complète l offre de soins du Pôle Médecines du CHU de Reims. Il existait une forte demande des patients du secteur public, commente le Docteur Géraldine Perceau qui, forte d un Diplôme Inter-Universitaire (DIU) de Dermatologie esthétique et de laser dermatologique, a mis en place cette nouvelle discipline. De plus, la dermatologie esthétique est désormais obligatoire dans la formation des internes de Dermatologie et nous souhaitions donc pouvoir leur proposer cet enseignement dans leur cursus pour leur pratique future. Le Docteur Géraldine Perceau a été formée aux techniques de dermatologie en petite chirurgie (comblement des rides à l acide hyaluronique, injection de toxine botulique, maquillage correcteur et peeling) ainsi qu à l utilisation et à l indication des lasers dermatologiques. S ajoutent à ces compétences techniques, des apports théoriques précis : aspects psycho-sociologiques et médico-légaux de la dermatologie esthétique mais aussi cosmétologie avec la connaissance des fonctions de la peau, de la cicatrisation, des mécanismes impliqués dans le vieillissement cutané, de la pharmacologie cosmétique Nous souhaitons proposer aux patients du secteur public une possibilité de consulter pour un problème esthétique ou correcteur en intégrant cette démarche à celle d une consultation de dermatologie classique, avec une action de dépistage et de prévention des cancers de la peau et du vieillissement, mais aussi de l hygiène cutanée, précise le Docteur Perceau. La dermatologie esthétique et correctrice a toute sa place dans l offre de soins et nous pouvons aussi proposer ce service à l hôpital public. Le tout avec un encadrement de professionnels formés et dans le respect des bonnes pratiques. Nous délivrons des documents officiels sur les principes et les effets secondaires possibles de la dermatologie esthétique, souligne encore le Docteur Perceau. Et nous utilisons des produits contrôlés, respectant les recommandations. A noter que ces actes à visée esthétique ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale pour la plupart mais que certains peuvent faire l objet d une entente préalable. Principaux actes désormais proposés au CHU : 1/ les peelings qui permettent de renouveler l épiderme, avec trois effets esthétiques selon leur intensité et leur profondeur d action (amélioration du teint, gommage des tâches pigmentées, lissage des irrégularités cutanées liées à l acné ou autres problèmes et des ridules), 2/ les injections de toxine botulinique pour le traitement de certaines rides de la face et contre l hypersudation, 3/ le comblement des rides et des pertes de volume avec l acide hyaluronique. Dans un second temps, le service espère développer une activité complémentaire autour des lasers (action contre les signes du vieillissement, cicatrices, certaines pigmentations et détatouages). Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
8 Pôle Médecines / Centre de vaccinations internationales : le partenaire de vos voyages En janvier 2014, l ARS de Champagne-Ardenne a désigné le CHU centre de vaccination antiamarile, le renouvelant ainsi dans sa mission de vaccination contre la fièvre jaune, pour laquelle il était déjà habilité depuis L occasion de rappeler les missions du centre de vaccinations internationales de l établissement, structure ressource pour tous les voyageurs. La vaccination antiamarile ou vaccination contre la fièvre jaune est réalisée au Centre de vaccinations internationales et de conseils aux voyageurs, situé au 8 ème étage de l Hôpital Robert Debré. Le centre est ouvert de 8 à 16 heures du lundi au jeudi, ainsi que certains vendredis. La journée complète du mercredi est réservée à la vaccination antiamarile, avec la présence systématique d un médecin. Lors des périodes de plus forte affluence de patients, de nouvelles plages horaires sont ouvertes, à raison d une à deux demi-journées supplémentaires. En 2012, 1433 vaccins contre la fièvre jaune ont été réalisés au CHU de Reims. Une permanence téléphonique est assurée du lundi au jeudi de 9 à 12 heures. Les appels transitent par une ligne téléphonique dédiée aux voyageurs et sont réceptionnés par une infirmière chargée de les renseigner. En 2012, 4400 appels ont été recensés. L infirmière délivre les rendez-vous et ce premier entretien téléphonique lui permet déjà de cibler les attentes et les besoins du voyageur, commente le Professeur Firouzé Bani-Sadr, responsable de l Unité des Maladies Infectieuses du CHU et médecin coordonnateur du centre. L acte de vaccination, réalisé par une infirmière, est systématiquement précédé d une information et d un entretien médical pré-vaccinal afin de vérifier notamment l absence de contreindications à la vaccination. Cet entretien est inscrit dans la fiche de renseignements du voyageur mise en place au centre. A l issue, un certificat de vaccination antiamarile, conforme au règlement sanitaire international, est remis au voyageur vacciné. Il comporte la date de vaccination, le numéro de lot du vaccin, le cachet du centre et la signature du vaccinateur. En cas de perte, le centre pourra établir un duplicata de ce document, à la demande du voyageur. Seul le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire mais l on profite de ce rendez-vous pour faire le point sur tout le reste, explique le Professeur Bani-Sadr. On peut par exemple prescrire des vaccinations contre l hépatite A, la fièvre typhoïde ou le méningocoque. On donne également une information complète sur le paludisme car on peut en mourir! Nous délivrons notamment les ordonnances adéquates pour les traitements préventifs. Un conseil portant sur la prévention des maladies transmissibles au cours des voyages est aussi prévu. Donné par le médecin au cours de la séance de vaccination, il porte sur les règles d hygiène, les infections sexuellement transmissibles, le nouveau coronavirus pour les pèlerins à la Mecque Outre ces informations orales, le centre met à la disposition des voyageurs de la documentation en libre accès et propose des entretiens individuels avec une infirmière ou un médecin, sur rendez-vous. Enfin, le patient est informé qu en cas de problème à son retour de voyage, il peut contacter le Service de Médecine Interne et Maladies Infectieuses du CHU pour une consultation de médecine tropicale. Nous apprenons aux patients à reconnaître les premiers signes d appel et nous leur expliquons les premiers réflexes à avoir, résume le Professeur Bani-Sadr. De quoi partir à l étranger l esprit plus léger / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 7
9 Les autres autorisations 2013 du CHU de Reims En 2013, le CHU de Reims a également obtenu le renouvellement de ses autorisations pour : > les soins de longue durée Les Unités de Soins de Longue Durée sont destinées aux personnes n ayant plus leur autonomie de vie et dont l état de santé nécessite un suivi rapproché, des actes médicaux itératifs, une permanence médicale, une présence infirmière continue et l accès à un plateau technique minimum. Au CHU, les 120 lits de soins de longue durée sont regroupés au sein de la Résidence Roux. Une Unité d Hébergement Renforcée (UHR) de 12 lits y accueille les patients souffrant de la maladie d Alzheimer ou de pathologies apparentées. > l examen des caractéristiques génétiques d une personne ou l identification d une personne par empreintes génétiques à des fins médicales Cette activité consiste à analyser les caractéristiques génétiques d une personne héritées ou acquises à un stade précoce du développement. Ces analyses ont pour objet de : poser, de confirmer ou d'infirmer le diagnostic d'une maladie à caractère génétique chez une personne, rechercher les caractéristiques d'un ou plusieurs gènes susceptibles d'être à l'origine du développement d'une maladie chez une personne ou les membres de sa famille potentiellement concernés, adapter la prise en charge médicale d'une personne selon ses caractéristiques génétiques. Au CHU, cette activité est réalisée par quatre services du Pôle de Biologie Médicale : le service Génétique et Biologie de la Reproduction, le service d Histologie, Cytologie et Biologie Cellulaire, le service d Hématologie et le service d Immunologie. Les analyses d oncogénétique relèvent de cette activité et sont réalisées en partenariat avec l Institut Jean-Godinot. Douze praticiens sont agréés par l Agence de la Biomédecine pour effectuer ces analyses. L autorisation est renouvelée pour cinq années, période à l issue de laquelle l activité sera évaluée pour un éventuel nouveau renouvellement. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
10 > l activité biologique d assistance médicale à la procréation et de conservation à usage autologue des gamètes et tissus germinaux La conservation, à usage autologue, de gamètes et tissus germinaux, assurée au sein du service de Génétique et Biologie de la Reproduction, est destinée à répondre aux besoins d enfants ou d adultes en âge de procréer, présentant un risque, lié ou non à un traitement, d altération non physiologique de la fertilité. L autorisation est renouvelée pour cinq années. organes à des fins thérapeutiques sur une personne vivante (en l occurrence prélèvement de rein de donneur vivant pour greffe), cellules souches hématopoïétiques médullaires (issues de la moelle osseuse) chez l adulte et l enfant, cellules souches hématopoïétiques sanguines (issues du sang périphérique) chez l enfant. > le centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) Le CPDPN de Champagne-Ardenne, implanté au CHU, regroupe des compétences médicales, cliniques et biologiques, permettant d assurer le diagnostic et le traitement d anomalies ou de malformations fœtales dont certaines, du fait de leur gravité et de leur incurabilité, peuvent amener le couple parental à une demande d interruption de grossesse. Le coordonnateur du centre est le Docteur Jean-Paul Bory. > l e C e n t r e d I n f o r m a t i o n, d e D é p i s t a g e, de Diagnostic et de Traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDDIST) Les activités du CIDDIST sont étroitement liées à celles du Centre de dépistage du VIH, Hépatite C et B, dit Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG). Il participe à la mise en œuvre de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles dans le département de la Marne. Le CIDDIST est implanté à proximité des consultations de Dermatologie, à l Hôpital Robert Debré. L habilitation est donnée pour trois ans. > les prélèvements d organes, de tissus et de cellules souches hématopoïétiques à des fins thérapeutiques L ARS, en renouvelant au CHU ces autorisations pour cinq ans, lui permet de réaliser précisément des prélèvements de : organes et de tissus, à des fins thérapeutiques, sur une personne décédée assistée par ventilation mécanique et conservant une fonction hémodynamique, tissus, à des fins thérapeutiques, sur une personne décédée présentant un arrêt cardiaque et respiratoire persistant (prélèvement de cornées), 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 9
11 DES PRISES EN CHARGE SUR MESURE Pôle Locomoteur / Pôle Tête et Cou / Prise en charge de la scoliose : une chirurgie à 4 mains au bénéfice du patient La chirurgie du rachis connaît un fort développement au CHU de Reims. Dans ce domaine de haute technicité, la prise en charge est multidisciplinaire, grâce au travail conjoint des orthopédistes et des neurochirurgiens qui s appuient sur un équipement médical de pointe. La chirurgie de la scoliose illustre parfaitement la démarche collaborative engagée et les améliorations réelles qui en résultent pour le patient. L Orthopédie et la Neurochirurgie partagent une discipline commune : la chirurgie du rachis, à la fois pour la prise e n c h a r g e d u rachis dégénératif ( a r t h r o s e ) e t pour le rachis traumatique, plus couramment par les orthopédistes. O r i g i n a l i t é d u CHU de Reims p o u r l e s r a c h i s complexes, neurochirurgiens et orthopédistes travaillent également de concert, de la décision thérapeutique jusqu au geste technique. Cette organisation se matérialise aujourd hui parfaitement dans la prise en charge des scolioses de l adulte (à partir de 15 ans), chirurgie désormais réalisée par deux opérateurs c o n f i r m é s : u n o r t h o p é d i s t e e t u n neurochirurgien. Indiquée pour des patients dont la scoliose est majeure et risque de se décompenser, c est-à-dire s accentuer jusqu à avoir un retentissement sur la fonction ventilatoire et cardiaque, la chirurgie de la scoliose consiste à redresser la déformation de la colonne vertébrale au moyen de tiges métalliques attachées par des crochets ou des vis que le chirurgien fixe sur les vertèbres. Ensuite, afin de figer durablement la colonne dans sa nouvelle position, le chirurgien réalise une arthrodèse, c est-à-dire qu il crée une colonne osseuse le long des tiges métalliques, à l aide de greffons d os prélevés sur le bassin. Pour accomplir ce geste technique complexe, les chirurgiens du CHU de Reims s appuient sur un matériel performant, destiné à guider et sécuriser l intervention : un nouvel équipement de surveillance continue des potentiels évoqués per opératoires par guidage chirurgien, dénommé NIM Eclipse, est ainsi utilisé afin d identifier un risque de paraplégie per et post opératoire et pour vérifier les fonctions motrices du patient lors d une intervention du rachis. Le fonctionnement NIM Eclipse repose sur l émission d influx électriques corticaux et le recueil de courbes de réponses motrices, dont l interprétation avec assistance informatique permet de déceler toute anomalie au cours de l intervention. Nous travaillons face à face, chacun s occupant de son côté (voie d abord et mise en place du matériel), explique le Docteur Christophe Mensa, Chef du Pôle Locomoteur du CHU de Reims et praticien hospitalier en orthopédietraumatologie, qui a lancé la démarche avec le Docteur Christophe Eap, neurochirurgien. Cela nous permet de diviser le temps opératoire par deux et de diminuer fortement la quantité de sang perdue. Le risque de c o m p l i c a t i o n s e s t r é d u i t d autant et, de ce fait, les t r a n s f e r t s e n r é a n i m a t i o n beaucoup moins fréquents. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
12 Après l intervention, le malade peut la plupart du temps retourner dans le service qui le prend en charge. Il ne restera hospitalisé qu une semaine contre 10 à 15 jours préalablement. La durée moyenne de séjour (DMS) est donc sensiblement raccourcie. Par cette initiative, les neurochirurgiens et les orthopédistes du CHU de Reims s inscrivent dans un mouvement d essor de la pluridisciplinarité, recommandée notamment par les sociétés savantes telles que la SOFCOT (Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique) et la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis), fréquentée à la fois par les orthopédistes et les neurochirurgiens. Un DIU ( Diplôme inter universitaire) commun relatif au rachis a également vu le jour pour compléter cette collaboration fructueuse. Cette collaboration devrait rapidement s élargir vers la Médecine Physique et de Réadaptation, afin d assurer un suivi renforcé à chaque patient, à travers notamment des consultations d a p p a r e i l l a g e e t d e s s o i n s d e s u i t e postopératoires coordonnés. La consolidation de la greffe d os sur la colonne vertébrale prend environ trois mois, rappelle le Docteur Mensa. A un mois et demi, nous surveillons la cicatrisation et la stabilité du montage ; à trois mois, nous vérifions que la greffe est bien consolidée puis nous passons à un suivi annuel. Nous voulons impliquer les rééducateurs à la fois en début de prise en charge (évaluation et préparation du malade) et dans les suites opératoire (ré-autonomisation et conseils ergonomiques sur un rachis fixé). Depuis le deuxième semestre 2013, 9 interventions pour scoliose de l adulte ont été réalisées au CHU de Reims selon ce procédé / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 11
13 Pôle Femme Parents Enfant (FPE) / Zoom sur la chirurgie pédiatrique L American Memorial Hospital ou Hôpital Américain est le seul centre régional pourvu de chirurgiens et d anesthésistes spécialisés en pédiatrie. Sous la responsabilité du Professeur Marie-Laurence Poli-Mérol, le service de Chirurgie Pédiatrique accueille les enfants de la naissance à l adolescence, en consultations ou en hospitalisation, pour un acte chirurgical ou des examens pré-chirurgicaux en vue d un diagnostic. Parmi ses domaines d expertise, la chirurgie de la scoliose et la prise en charge des vessies neurologiques ou malformatives ont connu récemment de nouveaux développements. Le service de Chirurgie Pédiatrique du CHU de Reims prend en charge la chirurgie orthopédique et traumatologique, la chirurgie digestive, urinaire et thoracique, et les enfants présentant des malformations faciales. post-interventionnelle (SSPI). Ils indiqueront également les stratégies pour minimiser la douleur per et post-opératoire. En association avec des praticiens d autres services du CHU, le service assure également l activité chirurgicale d urgence d ORL et d odontologie - l activité d exploration fonctionnelle digestive et respiratoire, le traitement du spasme par injection intramusculaire de toxine botulique et la chirurgie plastique pédiatrique. Enfin, le service participe aux activités de transplantation d organes de l enfant, en effectuant des prélèvements rénaux. Une équipe d anesthésistes-réanimateurs pédiatriques est présente en permanence et permet la prise en charge des situations d urgence, de l anesthésie et de la douleur pour les patients qui en ont besoin. Cette équipe est composée de médecins anesthésistes et d infirmiers anesthésistes spécialisés et expérimentés dans les techniques de prise en charge des patients de néonatologie jusqu à 15 ans. Au cours de son hospitalisation, un enfant peut bénéficier d un acte chirurgical ou d un examen sous anesthésie générale ou sédation. Il sera alors pris en charge par un médecin et une infirmière anesthésiste qui donneront à la famille toutes les informations relatives à l anesthésie proposée, depuis la consultation d anesthésie jusqu à la sortie du bloc opératoire et de la salle de surveillance Soigner / 12 A la consultation et au bloc opératoire, du matériel adapté à tous les âges est disponible ainsi qu un accueil et une prise en charge tenant compte de la maturité des enfants. S appuyant sur des équipes formées aux techniques les plus avancées et assurant une prise en charge adaptée à l âge de chaque enfant, le service de Chirurgie Pédiatrique déploie son activité dans p l u s i e u r s d o m a i n e s d e compétence reconnus, tout en assurant une importante activité de recours / CHU de Reims / Rapport d activité
14 Chirurgie de la scoliose idiopathique ou neurologique En 2013, le Service de Chirurgie Pédiatrique s est équipé d un dispositif de surveillance per-opératoire du maintien de l innervation des membres, le Système NIM-ECLIPSE. Cet appareil assure en temps réel le monitorage sensitivo-moteur des terminaisons nerveuses, afin de prévenir tout déficit post chirurgical dû à un éventuel conflit canalaire. Ce système est composé de 32 canaux permettant la mesure des potentiels évoqués et l'électromyographie. Le gain pour les patients est substantiel : la fiabilité de l appareillage et la surveillance qui peut être réalisée par le chirurgien lui-même ont permis de raccourcir les temps d installation, d augmenter le nombre de patients opérés et de sécuriser la mise en place du matériel d arthrodèse. La technique opératoire a également évolué grâce à l utilisation couplée de la radiologie per-opératoire qui permet des montages étendus par vissage pédiculaire. Cet appareil a été financé grâce au Comité Américain qui soutient les projets de l'american Memorial Hospital depuis sa fondation. Système NIM-ECLIPSE Chirurgie plastique Un partenariat a été initié avec l Unité de chirurgie plastique et reconstructrice (qui a ouvert ses portes au CHU en novembre 2013) afin d assurer notamment la prise en charge secondaire (séquelles) des fentes faciales opérées à la naissance et de proposer sur place le traitement d autres pathologies qui n étaient pas jusqu alors prises en charge au sein du CHU (malformations complexes, séquelles de brûlures étendues...) / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 13
15 Anesthésie pédiatrique Seule structure régionale à assurer l anesthésie du nourrisson, le Service de Chirurgie Pédiatrique du CHU de Reims développe l anesthésie locorégionale, grâce à l échographie qui permet de repérer au mieux les structures guides. Ceci permet d améliorer la qualité de l anesthésie et l antalgie post opératoire, souci constant dans la pratique. Chirurgie viscérale Le service est en cours d équipement en matériel de petite taille permettant de faciliter et d augmenter les indications adaptées de coeliochirurgie chez le tout-petit. Prise en charge de la vessie neurologique ou malformative et des troubles de la continence chez l enfant Ce domaine très spécifique fait appel à des techniques particulières et repose notamment sur un secteur d exploration urodynamique organisé sous la responsabilité du Dr Catherine Jolly. Une consultation infirmière des troubles de la continence et une consultation médicale dédiée y ont été mises en place. Le service s est par ailleurs récemment doté d un appareil d échographie permettant d affiner les bilans et de sérier les indications vis-à-vis de l utilisation de toxine botulique intra-vésicale encore en cours d évaluation chez l enfant. L injection de toxine botulique au niveau du muscle vésical permet en effet dans certains cas de surseoir à une chirurgie plus complexe, de gagner du temps sur la dégradation de la vessie et de protéger les reins vis-à-vis des infections. cours Injections intradetrusoriennes de toxine botulique A, chez l enfant présentant un syndrome d hyperactivité vésicale neurogène : essai thérapeutique contrôlé multicentrique de non infériorité entre deux doses rapportées au poids - et un Appel d Offre Local (AOL) clôturé en 2013 Traitement par la neurostimulation tibiale postérieure transcutanée d e s e n f a n t s p r é s e n t a n t u n s y n d r o m e d hyperactivité vésicale idiopathique et résistant au traitement anticholinergique : essai contrôlé. Ce secteur a été récemment promoteur de plusieurs projets d études financés sur cette thématique, dont un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) national toujours en Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
16 Pôle Digestif Urologie Néphrologie Endocrinologie (DUNE) / Greffe rénale : une activité renforcée Relancée en 2012, l activité de transplantation rénale est désormais soutenue au CHU de Reims avec une cinquantaine de greffes réalisées chaque année. Depuis janvier 2014, les équipes de l établissement pratiquent à nouveau la greffe rénale à partir de donneur vivant, une activité appelée à se développer pour pallier le manque de greffons. En 2013, l équipe multidisciplinaire de transplantation rénale du CHU de Reims a réalisé sa 1000 ème greffe rénale. Le rythme de cette activité reste soutenu avec une cinquantaine d interventions chaque année. La greffe rénale est un travail en transversalité, une véritable activité d établissement qui, outre l équipe de néphrologie, mobilise particulièrement des chirurgiens, menés par le Pr Larré mais aussi des anesthésistes et tous les personnels de blocs opératoires dans le souci constant de maintenir une permanence des soins 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, commente le Docteur Vincent Vuiblet, néphrologue et coresponsable, avec le Docteur Charlotte Colosio, de l unité de Transplantation du CHU. La qualité de la coopération entre ces équipes est essentielle et indispensable! La coopération se doit également d être exemplaire avec l ensemble des centres partenaires du CHU, établissements de santé de Champagne-Ardenne mais aussi de l Aisne et certains centres de l Est parisien. Nous mettons en place des moyens pour mieux communiquer avec nos partenaires. Nous échangeons en continu par courriel, nous organisons aussi des réunions interrégionales de transplantation deux fois par an pour tous les centres et nous nous déplaçons dans chaque centre au moins une fois par an. Le CHU de Reims obtient actuellement un taux de survie de greffon à 5 ans parmi les meilleurs de France, résultat d effort soutenus des Docteurs Olivier Toupance et Sylvie Lavaud qui ont créé et porté la transplantation rénale jusqu à présent, et par l ensemble de l équipe du service de néphrologie du Professeur Rieu. Ces bons résultats s expliquent par un suivi rigoureux de la cohorte des patients transplantés rénaux qui compte aujourd hui plus de 650 personnes, souligne le Dr Vuiblet. L enjeu consiste, pour les années à venir, à maintenir voire, si possible améliorer ce taux de survie. L équipe du CHU de Reims entend également optimiser l accès des patients souffrant d insuffisance rénale chronique (IRC) à la transplantation rénale. Le traitement de l IRC par une transplantation rénale offre en effet aux patients une meilleure espérance de vie et une meilleure qualité de vie. La précocité d une greffe peut notamment permettre d éviter la mise en dialyse. Rendre accessible la greffe rénale de façon préemptive au plus grand nombre de patients souffrant d IRC passe par la sensibilisation des équipes de néphrologie partenaires, par la programmation rapide des bilans de pré-transplantation et par un suivi précis de la liste des patients en attente de transplantation. Mise en perfusion du greffon 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 15
17 Développer la greffe à partir de donneur vivant Parallèlement, le développement de la greffe rénale à partir de donneur vivant est une priorité pour l équipe de transplantation du CHU de Reims. Nous connaissons une pénurie de donneurs décédés, précisent les responsables de la transplantation au CHU. Nous avons ainsi plus de 250 patients sur liste d attente et la durée d attente médiane pour une greffe rénale a fortement augmenté en une dizaine d années en Champagne-Ardenne. La transplantation rénale à partir de donneur vivant apparaît comme une ressource essentielle pour répondre à la stagnation des prélèvements de greffons rénaux sur donneur décédé, ainsi que la croissance rapide du nombre de patients en attente de transplantation. Et surtout, la greffe à partir de donneur vivant assure une meilleure survie du greffon, complète le Docteur Vuiblet. Au CHU, ce type de transplantation est à nouveau réalisé depuis janvier Cette intervention suppose une démarche plus complexe. Il faut réaliser un bilan complet du donneur afin de s assurer qu il ne pâtira pas de ce don et développer une approche psychologique ainsi que médico-légale. La coordination et la programmation de ce bilan reposent sur l implication d une infirmière coordinatrice, Mme Françoise Rossignon, et d assistants de greffe, nouvel exemple d un travail pluridisciplinaire et transversal au sein du CHU. La réalisation de ces bilans requiert une implication et une synergie forte entre les différents partenaires de cette activité et, en particulier, entre les chirurgiens, les néphrologues et les anesthésistes mais également les laboratoires de biologie en particulier celui d immunologie, poursuit le Docteur Vuiblet. Enfin, la sensibilisation des patients et des futurs donneurs potentiels constitue un axe f o r t d e c e t t e n o u v e l l e a c t i v i t é. U n e communication adaptée sera mise en œuvre pour renforcer les chances de chaque patient. Comme le conclut le Docteur Vuiblet : La connaissance de la possibilité du don de rein s installe progressivement dans l esprit des gens, notre rôle, en tant que néphrologues, est d expliquer, de rassurer avec une grande transparence et de préciser les conditions du don afin que ce magnifique geste puisse se développer et se réaliser dans les meilleures conditions pour une meilleure prise en charge de nos patients. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
18 Pôle DUNE et Pôle Interventionnel / Centre Spécialisé Obésité : un parcours de soins complet autour de la chirurgie bariatrique Initiée en 2012, l activité de chirurgie bariatrique ou chirurgie de l obésité se développe au CHU de Reims, au sein du Centre Spécialisé Obésité (CSO) implanté dans l établissement. Chaque patient bénéficie d une prise en charge individualisée qui comprend un suivi médical, chirurgical et psychologique approfondi pour assurer les meilleures chances de réussite de l opération dans la régulation du poids. La chirurgie bariatrique, (du grec baros = masse ), ou chirurgie de l obésité, aide à perdre du poids de manière durable, en association avec un changement des habitudes alimentaires, le développement de son activité physique et un suivi médical approprié. Elle intervient aussi dans le traitement des complications métaboliques telles que le diabète de type 2, l hypertension artérielle et la stéatose hépatique non alcoolique et sur les complications mécaniques : syndrome d apnée du sommeil, troubles ostéo-articulaires invalidants, pathologies améliorées voire guéries par la chirurgie. On parle alors de chirurgie métabolique. L obésité est en effet une maladie chronique et complexe, nécessitant différentes spécialités médicales pour le diagnostic et la prise en charge de toutes les comorbidités associées. En 2013, près d une quarantaine de patients ont bénéficié d une chirurgie bariatrique dans le cadre de la prise en charge de leur excès de poids par le Centre Spécialisé Obésité (CSO) du CHU de Reims. Les critères pour bénéficier d une prise en charge chirurgicale de l obésité sont définis par la Haute Autorité de Santé (HAS) comme suit : un Indice de Masse Corporelle (IMC) entre 35 et 40kg/m² avec comorbidités, ou supérieur à 40 sans comorbidité. Cette intervention s inscrit au sein d un parcours de soins soigneusement défini, au cours duquel des spécialistes de nombreuses disciplines se relaient auprès du patient pour lui apporter leur expertise et s assurer de son bien-être avant, pendant et après l opération. La chirurgie de l obésité suppose en effet le maintien d un suivi postopératoire à vie. Le patient peut démarer sa prise en charge (PEC) au sein du Centre Spécialisé Obésité (CSO) du CHU soit par une consultation auprès d un médecin nutritionniste ( Dr Isabelle Gaubil-Kaladjian ou Pr Éric Bertin) - soit par un rendez-vous en chirurgie digestive (Dr Ana Diaz-Cives). Dans tous les cas, il voit le médecin nutritionniste et le chirurgien, soulignent le Docteur Gaubil-Kaladjian, coordinatrice du CSO, et le Docteur Diaz-Cives. De là, débute un travail de 6 mois durant lequel le médecin nutritionniste qui suit le patient évalue les troubles du comportement alimentaire et les éventuels troubles psychologiques associés. Une prise en charge accompagnée aussi par la diététicienne du CSO. Une hospitalisation de jour permet ensuite de faire le point de façon globale sur la situation à travers un bilan médical complet ainsi qu une évaluation diététique et psychologique poussée. Les résultats sont portés au dossier du patient qui est alors examiné collégialement lors de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) mensuelle du Centre Spécialisé Obésité. Les médecins du CSO décident alors de l opportunité de réaliser une chirurgie. Une consultation d annonce permet de donner le résultat de la RCP au patient, détaille le Docteur Gaubil-Kaladjian. Nous proposons de mettre en place un projet thérapeutique complet qui peut comprendre une prise en charge médicale, une prise en charge chirurgicale et une prise en charge psychologique, en fonction des besoins spécifiques de la personne / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 17
19 Education thérapeutique et bilan pluridisciplinaire de santé Si la chirurgie est envisagée en première intention, le patient est invité à participer à trois ateliers d éducation thérapeutique de préparation à la chirurgie : comment manger après la chirurgie ; reconnaître les complications post-chirurgicales et connaître les risques nutritionnels. Ces sessions d 1h30 à 2 heures, espacées d une quinzaine de jours et menées par un médecin nutritionniste et une diététicienne, répondent aux exigences de l Agence Régionale de Santé (ARS). Le patient peut les suivre en compagnie de l un de ses proches. Parallèlement, une hospitalisation de semaine (HDS) est programmée. En l espace de 4 jours (du mardi au vendredi), le patient bénéficie d un bilan respiratoire, cardiologique, digestif, masticatoire, musculo-squelettique et même gynécologique ou urologique si besoin. Nous coordonnons les rendez-vous pour que tous les spécialistes interviennent auprès du patient dans un emploi du temps déterminé, souligne le Docteur Gaubil-Kaladjian. Cela évite au patient de devoir prendre une multitude de rendez-vous et de multiplier les venues à l hôpital. Suivent une nouvelle consultation avec le chirurgien pour fixer la date opératoire et la consultation d anesthésie. L intervention chirurgicale suppose ensuite une hospitalisation de 4 à 7 jours. Le suivi postopératoire débute dans les 15 jours qui suivent par un entretien téléphonique avec une diététicienne du CSO. A un mois, une nouvelle consultation avec le chirurgien et une diététicienne intervient, suivie d une consultation médicale à 3 mois. Enfin, une seconde hospitalisation de jour avec réévaluation médicale, chirurgicale, diététique et psychologique est réalisée dans les 6 mois à un an. De là, un suivi en routine est instauré, à un rythme variable en fonction du type de chirurgie (lire par ailleurs). Avec ce parcours, nous proposons une prise en charge complète qui respecte les recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé, commente le Docteur Gaubil-Kaladjian. Et, en accord avec le rôle d animation territoriale du CSO, nous travaillons en collaboration avec d autres établissements de la région pour assurer aux patients des soins au plus près de chez eux. L activité étant en plein développement, environ 80 personnes devraient être prises en charge chaque année. LES TECHNIQUES DE CHIRURGIE BARIATRIQUE RÉALISÉES AU CHU > l anneau gastrique ajustable Cette technique diminue le volume de l estomac et ralentit le passage des aliments. Un anneau est placé autour de la partie supérieure de l estomac, délimitant ainsi une petite poche. Peu d aliments sont nécessaires pour remplir cette poche et la sensation de satiété apparaît rapidement. Les aliments vont s écouler très lentement selon le principe du sablier. > le bypass gastrique (ou court-circuit gastrique) Cette technique permet de diminuer à la fois la quantité d aliments ingérés (la taille de l estomac est réduite à une petite poche) et l assimilation de ces aliments par l organisme, grâce à un court-circuit d une partie de l estomac et de l intestin. > la gastrectomie longitudinale (ou gastrectomie en manchon ou sleeve gastrectomy) Cette technique consiste à retirer environ les deux tiers de l estomac et, notamment, la partie contenant les cellules qui sécrètent l hormone stimulant l appétit. L estomac est réduit à un tube vertical et les aliments passent rapidement dans l intestin. Source : Brochure Chirurgie de l obésité, ce qu il faut savoir avant de se décider! - Haute Autorité de Santé (HAS) Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
20 Pôle Digestif Urologie Néphrologie Endocrinologie (DUNE) / Prise en charge des tumeurs neuroendocrines : une référence régionale et nationale Le CHU de Reims propose une prise en charge pluridisciplinaire des Tumeurs Neuroendocrines (TNE), à travers notamment une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) régionale qui examine chaque année entre 200 et 250 cas. Les équipes de l établissement sont par ailleurs fortement engagées dans des études qui permettent l amélioration constante des approches thérapeutiques dans ce domaine. Les TNE, qu est-ce que c est? Les tumeurs neuroendocrines (TNE) sont des tumeurs rares. On estime le nombre de nouveaux cas annuels à environ 5 pour habitants, soit 10 pour Reims et 60 pour la région Champagne-Ardenne. Cependant, leur nombre a été multiplié par 5 en 30 ans et la prévalence 1 est élevée. Le tube digestif est le siège le plus fréquent de ces tumeurs qui se situent dans la plupart des cas au niveau du pancréas, de l intestin grêle, de l appendice, du rectum et de l estomac. Elles touchent également le poumon ainsi que de multiples autres organes comme le thymus, la peau, le cœur Certaines tumeurs surrénaliennes et les paragangliomes se rapprochent des TNE. Une prise en charge et une expertise pluridisciplinaires La prise en charge des TNE a ceci de particulier que, plus encore que celle des autres tumeurs, e l l e n é c e s s i t e u n e c o n f r o n t a t i o n multidisciplinaire, avec l intervention d experts des TNE dans chaque spécialité : gastroentérologie, endocrinologie, chirurgie, anatomopathologie 2, radiologie, médecine nucléaire, génétique Cette prise en charge très particulière qui fait intervenir de multiples spécialités a conduit le Groupe d étude des Tumeurs Endocrines (GTE), groupe clinique et scientifique national créé en 2002, à présenter à l INCa (Institut National du Cancer) un projet de réseau national de référence clinique pour les tumeurs neuroendocrines malignes sporadiques et héréditaires (RENATEN). Ce réseau fonctionne depuis maintenant 3 ans. Sur le plan local, RENATEN s articule autour de 17 centres experts régionaux qui ont pour missions d établir des parcours de soins spécifiques et de qualité, d animer des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) de recours régionales, de participer à la RCP nationale d experts et de permettre l accès aux traitements innovants aux patients qui en ont besoin. En Champagne-Ardenne, les dossiers de tous les patients atteints de TNE sont donc présentés à la RCP régionale qui se tient au CHU de Reims toutes les deux semaines. Les dossiers particulièrement difficiles peuvent ensuite être transmis à la RCP nationale de recours. Ce réseau clinique est associé à un réseau anatomopathologique 2 (TENpath). Les prélèvements anatomopathologiques sont relus par l expert régional TENpath : en Champagne- Ardenne, il s agit du Pr Marie-Danièle Diebold, responsable du laboratoire central d anatomie et de cytologie pathologiques du CHU de Reims. 1 Nombre de malades relevé dans une population, à un moment précis, indépendamment de l'ancienneté de la maladie 2 L'anatomo pathologie est la science qui étudie les modifications structurelles des organes et des tissus dues à une maladie / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 19
21 200 à 250 dossiers sont présentés tous les ans à cette RCP de recours régionale. La moitié sont de nouveaux cas, ce qui témoigne du rayonnement de l expertise des spécialistes du centre expert du CHU de Reims au-delà des frontières de la région. L intérêt d une prise en charge via ce type de RCP est multiple : certitude que le dossier sera discuté par des experts reconnus dans le domaine des TNE sur le plan national (Pr Reza Kianmanesh en chirurgie, Dr Hedia Brixi et Pr Guillaume Cadiot en gastroentérologie, Pr Marie-Danièle Diebold en anatomopathologie, Pr Brigitte Delemer en endocrinologie), proposition de traitements expérimentaux dans le cadre de protocoles de recherche, validation d indications thérapeutiques difficiles (radiothérapie interne vectorisée par exemple). Les malades bénéficient par ailleurs d une relecture de toute l imagerie qui a été transmise avec le dossier (Pr Christine Hoeffel) et d une imagerie nucléaire performante à l Institut Jean Godinot (Dr Claire Schvartz) : Octréoscan, PET scan FDG et PET scan F-DOPA, notamment dans les TNE de l iléon. Enfin, cette RCP est couplée à la RCP médicochirurgicale d endocrinologie, pilotée par le Pr Brigitte Delemer et le Dr Sophie Deguelte, ce qui a permis de développer une prise en charge mixte endocrinologie-gastro-entérologie pour les patients atteints de tumeurs de plusieurs glandes endocrines (néoplasies endocriniennes multiples) sous l égide des Dr Hedia Brixi et Nathalie Lévy-Bohbot. D importantes avancées thérapeutiques L approche thérapeutique des TNE comporte d une part le contrôle des symptômes, pour les TNE fonctionnelles dont la sécrétion tumorale est responsable de symptômes et d autre part le contrôle tumoral. La prise en charge est basée sur des recommandations nationales, dont le coordonnateur est le Pr Guillaume Cadiot, et qui viennent d être mises à jour ( Ces dernières années, d importantes avancées ont considérablement changé la façon de prendre en charge ces tumeurs. La première étape est de déterminer les caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs et les facteurs pronostiques. Le dossier de toutes les tumeurs bien différenciées est discuté avec l équipe chirurgicale car la résection 3 de toute la masse tumorale est l élément majeur de l amélioration du pronostic. 3 Ablation chirurgicale d une partie d un tissu ou d un organe. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
22 La chirurgie peut être lourde, notamment en cas de métastases hépatiques ou péritonéales (chirurgie hépatique en plusieurs temps, destruction associée des métastases par radiofréquence, CHIP 4 ). Les nouveaux t r a i t e m e n t s m é d i c a u x o n t a m é l i o r é significativement le contrôle tumoral, qu il s agisse des analogues de la somatostatine, de la chimiothérapie ou des thérapies ciblées. Des études en cours visent à mieux évaluer leurs places respectives dans la stratégie thérapeutique et l efficacité de leurs associations. Enfin, des progrès ont été faits dans d autres domaines, notamment celui de la génétique. A côté des syndromes de prédisposition déjà connus comme la NEM de type 1 5, le CHU est à l origine d une étude nationale, Recherche des gènes des tumeurs carcinoïdes familiales, sur une forme récemment découverte de TNE familiale de l intestin. De même, des progrès ont été faits dans la prise en charge chirurgicale de ces tumeurs, notamment dans la chirurgie hépatique et du grêle, progrès qui permettent de réduire les risques de la chirurgie extensive du grêle, et dans l évaluation radiologique. Dans ce domaine, le Pr Christine Hoeffel, chef du pôle Imagerie du CHU de Reims, est renommée dans l exploration radiologique par IRM des TNE, avec notamment une étude nationale, intitulée Place de l IRM de diffusion dans les Tumeurs Neuro-Endocrines, coordonnée par les équipes du CHU de Reims et qui devrait démarrer prochainement. Pr Guillaume Cadiot, responsable du service d Hépato-Gastro- Entérologie du CHU de Reims Pr Reza Kianmanesh, responsable du service de Chirurgie générale, digestive et endocrinienne du CHU de Reims Pr Brigitte Delemer, responsable du service Endocrinologie, Diabète, Nutrition du CHU de Reims. Figure 1 : Pièce de résection du grêle : multiples TNE avec métastases ganglionnaires (Pr MD Diebold) Traitement par radiofréquence pour tumeur de foie Figure 2 : IRM : métastases hépatiques et ganglionnaires (étoile) d une TNE du grêle (flèche) (Pr C Hoeffel) 4 Chimiothérapie intrapéritonéale 5 NEM de type I, Néoplasies Endocriniennes Multiples 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 21
23 Pôle Autonomie & Santé / Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) : une discipline jeune, moderne et attractive En accueillant à l automne à Reims le congrès scientifique annuel de la Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER), le Service de Médecine Physique et de Réadaptation du CHU a pu valoriser cette discipline encore récente et présenter ses domaines de prédilection (épreuves d effort, blocs anesthésiques moteurs, maladies neuromusculaires). En octobre 2013, pour la première fois, la Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER) a tenu son congrès scientifique annuel à Reims, avec l appui du S e r v i c e d e M é d e c i n e P h y s i q u e e t d e Réadaptation (MPR) du CHU. Ce rendez-vous européen a rassemblé près de participants un record autour d ateliers pratiques (rééducation de la paralysie faciale, blocs moteurs, douleurs chroniques...), de sessions savantes, de tables rondes et de deux rendez-vous grand public avec une conférence- débat sur les interfaces homme-machine et une soirée autour de la notion d équilibre concoctée par l'équipe du Manège de Reims, scène nationale de danse. L occasion de présenter les techniques de rééducation aujourd hui validées (rééducation motrice ou cognitive en pathologie neurologique, rééducation locomotrice dans les pathologies chroniques dégénératives, le rôle des activités physiques et du reconditionnement à l effort dans les pathologies cardiorespiratoires et cancéreuses) et de faire le point sur les innovations technologiques pour la compensation des h a n d i c a p s ( d e r n i è r e s orthèses, aides techniques, domotique, environnement intelligent), avec pour objectif, toujours, d améliorer l autonomie et la qualité de vie des patients. Ce congrès représente deux ans de travail, commente le Professeur Boyer, responsable du Service de MPR de l Hôpital Sébastopol et président du Congrès SOFMER Nous avons essayé de proposer des sujets nouveaux et d ouvrir ce rendez-vous à d autres approches, telles que celles de nos confrères belges. Ce rendez-vous aura aussi permis de mettre en lumière les domaines d excellence du service de Médecine Physique et de Réadaptation du CHU de Reims, dont les prises en charge et les travaux de recherche sont reconnus au niveau national. A Reims, les travaux de l équipe du Professeur Boyer témoignent de la volonté de pluridisciplinarité et de partage qui anime l ensemble de la discipline MPR, avec des axes forts autour des troubles de l équilibre, des maladies neuromusculaires ou du reconditionnement à l effort dans les pathologies cardiovasculaires, a notamment souligné M. Bosser, Directeur du Cabinet et de la Communication du CHU, lors de l ouverture du congrès. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
24 Centre de Référence Neuromusculaire Grand Est Spécificité locale, le service de MPR du CHU de Reims maîtrise ainsi les évaluations instrumentales de mesure de la consommation d oxygène (VO2 max), l ensemble des médecins de l équipe ayant été formé via un DIU (Diplôme Inter-Universitaire) d épreuves d effort à toutes les techniques. Que le patient ait une hémiplégie ou une paraplégie, on le reconditionne à l effort et on a besoin d une évaluation très précise de ses capacités afin de définir son programme, explique le Professeur Boyer. La MPR étant une discipline transversale, on peut autant avoir besoin d éléments relatifs à la cardiologie, à l endocrinologie ou au système respiratoire L équipe de Reims fait également référence en matière de blocs anesthésiques moteurs. Les blocs anesthésiques consistent à bloquer la conduction nerveuse dans un nerf, partiellement ou totalement, en injectant à son contact un produit anesthésiant. Ils réalisent en quelque sorte une coupure de courant empêchant un muscle ou un groupe musculaire de se contracter complètement ou empêchant les messages de douleur d être acheminés vers le système nerveux central. Objectif : déterminer si cela peut modifier et améliorer la motricité d un patient. Les anesthésiques locaux interrompent transitoirement la conduction des fibres nerveuses, détaille le Professeur Boyer. Ces principes actifs sont injectés à proximité des fibres nerveuses. Il est nécessaire de connaître l anatomie selon le bloc recherché, de maîtriser les techniques et le matériel, d anticiper les risques liés aux principes actifs utilisés, de procédurer l organisation des unités de soins pour ces gestes et d évaluer le bénéfice/risque de ces gestes pour des indications d évaluations neuro-orthopédiques en MPR. L équipe, qui se penche sur cette thématique depuis plus de dix ans, a même édité un ouvrage en deux volumes intitulé Blocs anesthésiques périphériques en Médecine Physique et de Réadaptation. Enfin, en lien avec les CHU de Nancy et Strasbourg, le CHU de Reims constitue le Centre de Référence Neuromusculaire Grand-Est ou CERNEST. Ses missions : diagnostiquer, expertiser, établir le projet de soins et le projet de vie des patients mais aussi favoriser l enseignement et la recherche dans le domaine des maladies rares. De 25 patients en 1997, nous sommes passés à une file active de 450 personnes, indique le responsable du service. Nous essayons de mutualiser nos connaissances et d amener les médecins vers les patients plutôt que l inverse. Le CERNEST propose notamment des bilans complets en une journée et demi : le patient voit en une seule session l ensemble des spécialistes dont il a besoin (cardiologie, ophtalmologie, orthophonie, rééducation, génétique, neurologie ) ce qui lui évite de multiplier les prises de rendez-vous et les déplacements. Tous ces champs de compétences et d excellence permettent de rappeler, comme le souligne le Professeur Boyer, que la discipline MPR est jeune, moderne, attractive car c est une médecine basée sur le mouvement, la marche, l équilibre, le raisonnement, les sciences de l ingénieur et les nouvelles technologies, l appareillage, la robotisation et les principes d apprentissage et de pédagogie / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 23
25 Pôle Thoracique Cardiaque Vasculaire Neurologie (TCVN) / Unité Pathologies Professionnelles et Santé au Travail : l expertise du monde du travail Composée d un Professeur des Universités Praticien Hospitalier (PU-PH) et d un Praticien Hospitalier Universitaire (PHU), secondés par deux internes et étudiants en médecine, l Unité de Pathologies Professionnelles et Santé au Travail du CHU de Reims réalise chaque année plus de 2500 consultations, réparties entre trois activités principales : > l évaluation des expositions toxiques et dangereuses d origine professionnelle et environnementale, > une consultation de souffrance au travail, > le suivi médical de certaines catégories professionnelles. L évaluation des expositions toxiques et dangereuses d origine professionnelle et environnementale L unité reçoit des patients adressés principalement par le médecin traitant ou le médecin du travail afin de mesurer leur degré d exposition à des substances toxiques ou dangereuses identifiées dans leur milieu professionnel. Pour cela, nous mettons en place une stratégie de biométrologie qui nous permet de doser les toxiques dans le sang ou les urines, décrit le Professeur Deschamps, PU-PH responsable de l unité. Nous pouvons également réaliser des métrologies d ambiance c est-à-dire faire mesurer les taux de substances toxiques dans un milieu professionnel donné. Une fois le diagnostic posé, l objectif est de conseiller l entreprise ou la structure sur la gestion des émanations toxiques et les améliorations à mettre en place pour les contrer ou tout du moins les empêcher le plus possible de nuire aux travailleurs. Le médecin et le salarié nous fournissent des informations et les fiches de données de sécurité, poursuit le Professeur Deschamps. De là, nous rendons des conclusions sur ce qui doit être fait, nous orientons vers les laboratoires compétents pour les analyses, nous donnons en quelque sorte des guidelines permettant de mettre en place des stratégies de protection. L unité intervient majoritairement auprès des entreprises de la Marne, des Ardennes et de l Aisne, dans des secteurs variés (viticulture, agriculture, industrie ). La consultation de souffrance au travail Depuis 2007, une consultation spécifique dédiée à la souffrance au travail a ouvert au sein de l unité et accueille une centaine de personnes chaque année. Nous sommes à la frontière de notre activité de diagnostic et de prévention car on propose une véritable prise en charge pour ces problématiques de souffrance dont l élément majeur est l activité professionnelle, explique le Professeur Frédéric Deschamps. Fondée sur une connaissance fine de la structuration et de l organisation des entreprises mais aussi des différents types de management, l analyse du médecin spécialiste ou du psychologue doit permettre au patient de prendre du recul vis-à-vis de sa situation professionnelle, des éventuels conflits et difficultés qui s y sont développés pour prendre une décision à l issue de son suivi : conserver ou quitter son emploi. Nous essayons de permettre au travailleur de survoler sa situation, d objectiver les mécanismes qui ont conduit à la situation actuelle, détaille le Professeur Deschamps. C est une prise de conscience progressive des différentes facettes de cette situation. L équipe du CHU identifie notamment les maladies du travail en présence : burn-out (épuisement au travail), workaholisme (investissement excessif d'un sujet dans son travail et négligence de sa vie extraprofessionnelle). Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
26 Adressé par le médecin du travail, le médecin traitant ou un psychiatre, le patient est en général suivi pendant 3 à 4 mois, dans une logique de réseau. La consultation souffrance au travail n est pas isolée, insiste le Professeur Deschamps. Nous demandons au patient de voir son médecin du travail pour un éventuel aménagement de poste, de reprendre contact avec sa Direction des Ressources Humaines ou son chef d entreprise, en restant en contact avec son médecin traitant Nous essayons qu il se sente accompagné et ait des objectifs, c est aussi un énorme travail personnel à réaliser. La santé au travail L unité Pathologies Professionnelles et Santé au Travail du CHU assure le suivi médical des fonctionnaires de la région Champagne-Ardenne par conventionnement avec différentes structures (Université Reims Champagne-Ardenne, collectivités territoriales ), soit quelque professionnels chaque année. Depuis 2003, nous utilisons le score de santé professionnelle pour évaluer la situation des travailleurs, précise le Professeur Deschamps. Il s agit de fiches spécifiques de professions rattachées au classement international des métiers qui détaillent les risques spécifiques du métier et indiquent les organes de l agent qui pourraient être lésés. On cible l examen sur les appareils en relation avec les risques (audiométrie, système respiratoire ) et on additionne les résultats pour obtenir un score. Grâce à cet outil, les spécialistes du CHU peuvent présenter à chaque entreprise ou structure une cartographie de ces risques et des maladies qui s y rapportent, avec une comparaison avec d autres structures anonymisées. Ils peuvent ainsi comparer l état de santé de leur personnel aux autres entreprises et observer les évolutions, résume le Professeur Deschamps. C est une façon de partager l information pour permettre aux structures de proposer des réponses adaptées, tout en respectant la confidentialité pour chaque salarié. L équipe de l Unité Pathologies Professionnelles et Santé au travail 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 25
27 Pôle EHPAD-USLD / Équipe transversale de psycho-gériatrie : des compétences multiples pour un suivi personnalisé L année 2013 a vu se préciser la structuration d une équipe transversale de psycho-gériatrie dans le Pôle EHPAD-USLD du CHU de Reims. Elle repose sur une mutualisation de ressources humaines, entre psychologues, praticiens certifiés en Validation (1), psycho-gériatre, infirmières spécialisées, art thérapeute, Animatrice Médico-Sportive, Assistant de Soins en Gérontologie (ASG), Aide Médico-Psychologique (AMP), assistante sociale, secrétaire. Dans le cadre de la filière psycho-gériatrique, ils assurent un accompagnement interdisciplinaire des patients, futurs résidents et de leur entourage pour définir avec eux un véritable parcours de soins et de vie. Afin d assurer continuité et cohérence au parcours du couple aidant / aidé, le Pôle EHPAD-USLD du CHU de Reims s appuie sur une équipe transversale de psycho-gériatrie. Dès l instant où une situation de vulnérabilité est repérée, a fortiori quand l entrée en EHPAD est envisagée, la personne mais aussi ses proches doivent être soutenus, orientés et accompagnés vers les professionnels et les équipes à même de collaborer pour prendre en charge de manière évolutive leurs spécificités, explique le Docteur Frédéric Munsch, gériatre et chef du pôle EHPAD-USLD. De là, l idée d instaurer des relations de collaboration avec non seulement l ensemble des partenaires institutionnels, mais aussi les réseaux d aide au maintien à domicile afin de contribuer à personnaliser le parcours du futur résident en soulageant le fardeau des aidants. Pour prévenir ainsi les entrées prématurées ou précipitées en EHPAD et les hospitalisations inadaptées. L équipe de psycho-gériatrie du CHU repose à la fois sur des intervenants ayant une fonction résolument transversale, et sur un ancrage territorial : chaque secteur du Pôle EHPAD (soins de longue durée, CHATOD (2), Unité d Hébergement Renforcé ) dispose ainsi d une psychologue et de soignants attitrés. Ce dispositif permet de renforcer la continuité des liens avec les patients et leur entourage, tout en s adaptant à l évolution et aux spécificités de chacun. Sur cette base s agrègent des compétences et des expertises multiples. Aujourd hui, la psycho-gériatrie se structure autour de notre Plateforme d'accompagnement et de Répit des Aidants Familiaux (PARAF), précise le Docteur Frédéric Munsch, qui coordonne l ensemble des acteurs de l équipe et assure le suivi médical. Plus qu une équipe, il s agit d une constellation de professionnels qui rayonne sur l ensemble de nos structures mais aussi auprès de nos partenaires. Imaginée pour soutenir, aider et informer les proches des patients touchés par la maladie d Alzheimer, la PARAF propose tout un éventail de services de répit (consultation psycho-gériatrique, soutien psychologique, activités thérapeutiques et occupationnelles, hébergement temporaire...), mais aussi groupes de parole, formation, loisirs... Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
28 Des réponses personnalisées et évolutives Exemple d intervention de l équipe de psychogériatrie, une infirmière, Chantal Da Costa, d abord détachée à l Accueil De Jour de la Résidence Wilson, se rend au sein des quatre résidences pour personnes âgées du CHU, mais aussi dans d autres établissements et au d o m i c i l e, d a n s l e b u t d o r i e n t e r e t d accompagner le parcours des résidents. Formée à la méthode de Validation *, cette professionnelle peut intervenir sur demande des équipes ou des partenaires extérieurs. Depuis 2012, les PASA - CHATOD des résidences Roux et Marguerite Rousselet bénéficient en outre des interventions hebdomadaires d une art thérapeute. En art thérapie, on se fixe un objectif thérapeutique en accord avec l'équipe pluridisciplinaire puis on met en place une stratégie qui s appuie sur le potentiel de l'art, explique Catherine Gacoin, diplômée de la Faculté libre de Médecine de Lille en art thérapie. Différentes portes d'entrées s'offrent à l'art-thérapeute pour parvenir à cet objectif : la technique, l imaginaire, la couleur, la matière et surtout la relation qui est au cœur de l'activité artistique. L'art thérapeute doit savoir orienter favorablement les effets de l'art afin qu'il soit au service de l'être humain malade. Concernant les résidents touchés par la maladie d Alzheimer, il s agit avant tout de raviver ou restaurer la qualité existentielle des patients, en stimulant ou bien en apaisant, suivant l'état du moment. Enfin, un poste d animatrice médico-sportive s est progressivement structuré, grâce aux compétences de Sophie Saint-Georges, Master 2 de STAPS, option gérontologie. Désormais affectée à mi-temps à l Accueil De Jour, cette spécialiste de la relation à soi et à l autre dans le mouvement va étendre les activités qu elle propose et les délocaliser dans toutes les résidences du CHU : groupes d activation physique, équilibre et réactivation post-chute, formation du personnel aux bons gestes pour l activation physique des personnes âgées Ces profils diversifiés apportent un nombre croissant de réponses, adaptées à l ensemble des besoins du résident et de sa famille, et constitutives d un projet de vie et de soins personnalisé et évolutif. C est utile pour les personnes, pour les aidants mais aussi pour les équipes qui accueillent les résidents, résume le Docteur Munsch. Tous ensemble, nous construisons une relation de confiance entre les professionnels, le résident et sa famille ; c est à dire entre l institution, en tant que personne morale, et ses usagers. * Développée par Naomi Feil, la méthode dite de Validation a pour objectif principal de maintenir la communication avec les grands vieillards désorientés afin de les accompagner dans une relation respectueuse de leur identité tout en reconnaissant dans leur comportement, la manifestation de leur besoin d être entendus et d exister en tant qu individu. La mise en pratique de la Validation passe par la maîtrise de plusieurs techniques de communication verbales et non verbales, ancrée dans une attitude empathique. ** Centres d Hébergement et d Activités Thérapeutiques et Occupationnelles pour personnes Désorientées / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 27
29 Pôle Psychiatrie Adultes / Psychiatrie de liaison : à la jonction du physique et du psychique Intervenir auprès des patients hospitalisés présentant des troubles psychiatriques, telle est la mission de la psychiatrie de liaison du CHU de Reims. Cette équipe se déplace ainsi à la demande dans l ensemble des services de l établissement pour travailler sur l intrication somato-psychique et accompagner aussi bien le patient que les équipes médicales et soignantes. Composée d un praticien hospitalier à 50%, d une assistante à temps partagé à 50 %, de deux internes à mi-temps ainsi que de temps de secrétariat et de cadre de santé, l équipe de psychiatrie de liaison intervient dans l ensemble des services du CHU de Reims, pour tout patient hospitalisé signalé de plus de 18 ans. Les équipes médicales nous envoient leurs demandes d avis psychiatrique par fax, via une fiche spécifique, explique le Docteur Tran, praticien hospitalier responsable de l équipe. Cette fiche précise les symptômes observés, la question posée par le service, les éventuels antécédents psychiatriques connus du patient, les traitements en cours... Y est également indiqué si le patient a été prévenu de la venue du psychiatre, afin que l équipe de liaison puisse préparer au mieux l entrevue. Au service de toutes les unités de l établissement, l équipe de psychiatrie de liaison intervient en général le jour même de la demande, au plus tard le lendemain. Une exigence de réactivité qui nécessite une organisation sans faille. Nous essayons d anticiper le maximum de choses, par exemple en appelant les structures ayant déjà suivi le patient pour obtenir des renseignements ou en positionnant le plus possible nos consultations le matin afin d être disponibles l après-midi pour aller dans les unités, explique ainsi le praticien hospitalier responsable. Cette volonté d anticipation explique le besoin pour les membres de cette équipe de recueillir le plus d informations possibles sur le formulaire de demande d intervention. Quelle que soit la symptomatologie, nous nous déplaçons, souligne le Docteur Tran. Nous ne pouvons en effet pas connaître la situation sans nous rendre sur place Dans les services de médecine et de chirurgie, les psychiatres pourront être amenés à soutenir psychologiquement les personnes atteintes de maladie grave, à prendre en charge des personnes présentant des troubles psychiatriques antérieurs ou encore en crise suicidaire. D une façon générale, leur rôle est aussi de faciliter l'hospitalisation de malades p r é s e n t a n t d e s t r o u b l e s psychiatriques nécessitant des soins en unité spécialisée. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
30 Spécificité clinique Tous les jeudis matins, l équipe se réunit pour échanger sur les patients pour lesquels des questionnements ont pu émerger. Les internes réalisent également à cette occasion des p r é s e n t a t i o n s a u t o u r d e r e c h e r c h e s bibliographiques et d ouvrages de référence sur les techniques d entretien ou encore la pharmacologie, en adéquation avec la mission d enseignement que remplit l ensemble des équipes du CHU de Reims. Spécialité en plein développement, la psychiatrie de liaison a donné lieu à un premier congrès national en Il y a une spécificité clinique, souligne le Docteur Tran. Nous voyons des gens qui sont là pour un problème somatique et non pour une question psychiatrique. Nous travaillons donc en profondeur sur l intrication somato-psychique, c est-à-dire le lien entre le physique et le psychique. L équipe de psychiatrie de liaison remplit également un rôle de soutien aux équipes soignantes, voire de médiation entre le patient, ses proches et les soignants. Nous rencontrons le patient et sa famille mais aussi les équipes car nous sommes là pour les aider dans le soutien qu elles apportent au patient ou la façon de l aborder, remarque ainsi le Docteur Tran. Nous essayons de lever les ambigüités, de dénouer les quiproquos. Il y a aussi un travail de communication sur les pathologies psychiatriques qui font souvent peur. On explique, on désamorce les craintes... U n p a t i e n t r e n c o n t r é p e u t ê t r e r e v u régulièrement par l équipe tout au long de son hospitalisation selon le besoin et, au moment de la sortie, un suivi peut être programmé à travers un premier rendez-vous avec un professionnel au sein d un centre médico-psychologique (CMP) / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 29
31 Pôle Ressources Humaines Formation Relations Sociales - Service Diététique / Diététique : les aliments sur le bout de la langue Pour permettre aux diététiciennes et hôtelières de recueillir les goûts et aversions de tous les patients et résidents, de manière à adapter au mieux la prescription nutritionnelle à leurs préférences alimentaires, leur culture, leurs envies et ainsi d établir des menus personnalisés, le Service Diététique du CHU de Reims a mis en place un livret illustré. Il permet aux personnes ne pouvant pas s exprimer ou parlant peu ou pas le français d avoir la même qualité de réponses pour leur dossier alimentaire. Ce livret est aussi un outil pédagogique pour expliquer les régimes particuliers. A partir des plats servis a u C H U, nous avons c l a s s é l e s différents types d aliments d a n s l e respect des groupes d aliments (viandes et poissons, fruits et légumes, féculents, matières grasses, produits sucrés, ), explique Michèle Lizaga, diététicienne, qui a coordonné cet ouvrage, fruit d un travail concerté entre hôtelières et diététiciennes. Avec l aide de traducteurs bénévoles de l établissement, le service diététique a décliné chaque aliment en arabe, allemand, anglais, italien, turc, espagnol et portugais en lui attribuant un code couleur et une photo. Des symboles aident à exprimer le goût ou l aversion. Outre les plats, sont présentés les différents assaisonnements et arômes proposés, ainsi que les différents éléments des petits-déjeuners. Nous utilisons ce livret auprès des patients mais aussi dans les résidences pour personnes âgées du CHU, en pédiatrie et même pour des ateliers sur le diabète gestationnel, se félicite Mme Lizaga. C est un bel outil!, conclut Capucine Grimonprez, cadre de santé du Service Diététique du CHU. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
32 DES TECHNIQUES DE POINTE Pôle Biologie / La Réception Centralisée des Prélèvements (RCP) et le Plateau Technique Automatisé (PTA) en action Depuis le 11 juin dernier, la réception des prélèvements de Biologie (hors Anatomie Pathologique) et les activités de garde 24 heures sur 24 sont centralisées au sein de la Tour des Laboratoires de l Hôpital Robert Debré. Cette Réception Centralisée des Prélèvements (RCP) et ce Plateau Technique Automatisé (PTA) fonctionnent 24 heures sur 24, 365 jours par an. La Réception Centralisée des Prélèvements du Pôle de Biologie est entrée en fonctionnement le 11 juin Elle traite désormais via un plateau technique automatisé tous les prélèvements de biologie (sauf ceux d anatomie et cytologie pathologiques) ainsi que les activités de garde 24 heures sur 24 dans l aile du niveau 1 de la Tour des laboratoires, au sein de l Hôpital Robert Debré. LE CIRCUIT D UN PRÉLÈVEMENT (hors anatomie pathologique) 1. L équipe de la RCP réceptionne les prélèvements arrivés par le pneumatique pour les Urgences, par flux pédestre pour les autres services, par courrier ou transporteurs pour les demandes extérieures au CHU. Elle ouvre les pochettes, vérifie la conformité, effectue un pré-tri entre les tubes standards et les autres types de prélèvements (tubes pédiatriques, tubes en verre, pots à urine ) et enregistre chaque prélèvement. 2. L e s p r é l è v e m e n t s standards sont envoyés s u r l a c h a î n e p r é - analytique de tri des tubes. Les autres types de prélèvements sont préanalysés manuellement. 3. L e s p r é l è v e m e n t s nécessitant une analyse spécialisée sont envoyés dans les laboratoires de spécialités.tous les examens de routine sont envoyés vers les automates du PTA. RCP/PTA : RÉSUMÉ DU FONCTIONNEMENT (hors Anatomie Pathologique) Transports pédestres, Pneumatique RCP courrier URGENCES (site unique) Autes services/ext. Ouverture, vérification conformité, pré-tri, enregistrement Prélèvements standards Chaîne pré-analytique (tri des tubes) Autres prélèvements (tubes pédiatriques, pots à urine, LCR) Microbiologie / Génétique Pré-analytique annuel Analyses spécialisées Analyses de routine Analyses spécialisées Laboratoires de spécialités Automates du PTA Laboratoires de spécialités 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 31
33 Chaque discipline conserve la responsabilité biologique pleine et entière des analyses qui relèvent de sa spécialité (choix des automates, des techniques et des réactifs, contrôle de qualité, validation biologique). Chaque résultat est validé par des internes de chaque spécialité habilités, présents en continu, sous la responsabilité d un senior. Les objectifs de la RCP-PTA En regroupant, sur un lieu unique, la réception et l enregistrement de l ensemble des prélèvements (hors secteur d anatomie pathologique), et la réalisation des examens de biologie 24h/24, qui étaient auparavant réalisés dans chacune des 10 structures internes du Pôle de Biologie, ce projet prépare le regroupement des laboratoires au sein du nouveau bâtiment dédié à la Biologie et à l'anatomie Pathologique prévu dans le nouveau schéma directeur du CHU (lire page 64 Les projets immobiliers ). La RCP-PTA a en effet été conçue de manière à optimiser l efficacité et la qualité des processus de prise en charge des actes biologiques. Elle permet de réaliser des gains de productivité par la rationalisation des structures et des processus de production et la mise en commun de moyens. Cette nouvelle organisation apporte notamment une meilleure traçabilité des échantillons et des résultats et optimise les interactions entre les équipes dans une structure dotée d équipements et d installations modernisés et sécurisés. Le guichet unique de réception des prélèvements simplifie quant à lui les pratiques au sein des unités de soins, et améliore le confort des patients, moins sollicités pour les prélèvements. Mutualisation des ressources humaines et techniques, réalisation de gains d efficience et développement de l innovation sont donc les résultats majeurs de cette nouvelle organisation dont le coût, estimé à 1,15 millions d euros, est autofinancé par le Pôle de Biologie. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
34 Pôle Tête-Cou / De l infiniment petit à l infiniment grand : le plateau technique d imagerie en ophtalmologie Depuis décembre 2013, le service d ophtalmologie est doté d'un équipement d'imagerie à la pointe de la technologie actuelle avec la tomographie par cohérence optique (OCT) et l imagerie grand champ. La tomographie par cohérence optique (OCT, Optical Coherence Tomography) permet d'analyser les différentes épaisseurs de la rétine, grâce à une résolution élevée. Cette nouvelle technique de tomographie appelée spectral domaine réalise une véritable étude histologique in vivo : l image obtenue chez le patient en consultation est comparable à une coupe de la rétine examinée sous microscope (Figure 1). également d'analyser une surface rétinienne, comme sous un microscope à balayage électronique (Figure 4). Figure 2 Figure 1 L'immense intérêt de l'oct en ophtalmologie provient de sa capacité à visualiser in vivo le tissu rétinien. Avant l'arrivée de l'oct, l'observation de la rétine était limitée à une image de réflexion de la surface du fond d œil à travers la cornée et le cristallin. L'image réalisée dans ces conditions présentait plusieurs faiblesses : elle était dégradée par la diffusion optique au travers des milieux traversés et son format en 2D ne permettrait pas de visualiser les structures fines de la rétine, et notamment ses différentes couches. L'OCT permet à présent d analyser la rétine en profondeur et sa finesse rend possible la détection des plus faibles variations de réflectivité qui caractérisent les différentes couches de la rétine. L'examen par OCT, rapide et indolore, se pratique en quelques minutes. La qualité des images obtenues va permettre au praticien d'orienter le patient vers le traitement le plus approprié et d'en suivre l impact thérapeutique. Les applications pratiques concernent essentiellement les maladies de la rétine centrale. Les plus fréquentes sont la Dégénérescence Maculaire Liée à l Age (DMLA) (Figure 2) et l œdème maculaire du diabétique (Figure 3), dans lesquelles la tomographie à cohérence optique (OCT) améliore le diagnostic et le suivi des patients. Cet appareil permet Figure 4 Figure 3 Figure 1 : tomographie par cohérence optique de la macula (rétine centrale) image normale Figure 2 : tomographie par cohérence optique dans le cas d une dégénérescence maculaire Figure 3 : tomographie par cohérence optique dans le cas d un œdème maculaire Figure 4 : tomographie par cohérence optique en mode balayage (mode en face ) de la surface rétinienne 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 33
35 En complémentarité de la tomographie par cohérence optique (OCT) qui réalise des imageries de l'infiniment petit, le service d Ophtalmologie du CHU de Reims s' est également doté dans le cadre d un projet hospitalier de recherche clinique (PHRC) d'une imagerie grand champ qui permet l'étude de l'infiniment grand (à l échelle d un œil). Figure 5 L imagerie grand champ est particulièrement intéressante pour les maladies de la périphérie rétinienne comme le décollement de rétine (Figure 5). L intérêt en clinique de cet appareil réside dans la surveillance de l évolutivité de certaines lésions rétiniennes, telles que les tumeurs ou les décollements de rétine localisés. Ce moyen de surveillance constitue une aide importante à la décision thérapeutique. Il permet également d évaluer de façon plus fiable, à l aide de l angiographie grand champ, certaines maladies vasculaires de la rétine comme la rétinopathie diabétique ou l occlusion veineuse rétinienne. L appareil a un intérêt pédagogique, d'une part pour le patient qui comprend mieux la pathologie qu il présente (Figure 5) mais également pour l'étudiant, à qui le médecin peut expliquer, image à l appui, les stratégies thérapeutiques, notamment chirurgicales, proposées (Figure 6). L imagerie grand champ a également un intérêt dans le dépistage des pathologies rétiniennes, intérêt actuellement analysé dans le cadre du projet hospitalier de recherche clinique 1 (PHRC) du service d Ophtalmologie du CHU de Reims. Cette étude permet notamment d'évaluer le rendement diagnostique de la lecture d image par rapport à un examen ophtalmologique classique. La capacité d'un 1 PHRC Dépistage des lésions rétiniennes par imagerie rétinienne grand champ professionnel paramédical à détecter des anomalies au fond d'œil et à réaliser une orientation ciblée du patient en fonction du degré d urgence est également analysée dans le cadre de cette étude (Figure 7). L'acquisition de ces deux systèmes d'imagerie tout à fait révolutionnaires permet de développer des applications en clinique, en enseignement et également en recherche, en adéquation parfaite avec les trois missions d'un service hospitalier universitaire, comme le Service d Ophtalmologie du CHU de Reims. Figure 5 : Image d ophtalmoscopie grand champ d un décollement de rétine symptomatique. L image montre bien que le décollement menace la macula ce qui a permis de faire comprendre l urgence de la prise en charge chirurgicale au patient réticent à se faire opérer. Figure 6 : Image d ophtalmoscopie grand champ du décollement de rétine de la figure 5 après chirurgie. La bulle de gaz injecté lors de l intervention est bien visible. Figure 7 : Image d ophtalmoscopie grand champ d un décollement de rétine asymptomatique découvert lors d un examen systématique et diagnostiqué par l infirmière qui a réalisé l examen. Figure 6 Figure 7 Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
36 Pôle Odontologie / Cone Beam : l imagerie dentaire passe à la 3D Depuis novembre 2013, le Pôle d Odontologie du CHU de Reims dispose d un nouvel appareil d imagerie, le Cone Beam, qui permet de réaliser des images en 3 dimensions d une grande précision. Une aide précieuse dans tous les domaines de la médecine bucco-dentaire, de l orthopédie dento-faciale et de la chirurgie orale. A mi-chemin entre le panoramique dentaire et le scanner, le Cone Beam (ou CBCT, Cone Beam Computerised Tomography) est une nouvelle technique de radiographie numérisée qui utilise un faisceau d irradiation de forme conique. Depuis l automne 2013, cet appareil complète le plateau technique du Pôle d Odontologie du CHU pour réaliser des images des tissus minéralisés du crâne (os et dents) dans tous les plans de l'espace, avec la possibilité d'une reconstruction informatique en trois dimensions. En un seul examen, il est ainsi possible de radiographier toute la bouche, de la reconstruire virtuellement en 3D et de naviguer dans cet espace, millimètre par millimètre, coupe par coupe, sans déformation des plans et avec une précision bien supérieure à celle du panoramique dentaire. Notre profession est très dépendante de l imagerie, souligne le Docteur Vincent Furon, praticien hospitalier dans le pôle d Odontologie du Professeur Lefèvre. La radiographie plane en 2 dimensions souffre de limitations, notamment dans l exploration de la dimension vestibulo-linguale. Cela nous posait problème en termes de diagnostic. Et si le scanner permettait de pallier ce manque, sa lourdeur et son degré d irradiation le rendaient difficilement acceptable en routine / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 35
37 Plus léger, installé au sein de la consultation de chirurgie orale et surtout de quatre à dix fois moins irradiant que le scanner, le Cone Beam apporte des indications plus détaillées sur les petites structures osseuses, difficiles à visualiser au scanner. Il offre par ailleurs la possibilité de localiser le champ d examen sur la zone à étudier (quelques dents, une mâchoire), ce qui contribue pour une large part à la diminution des doses délivrées au patient. Un diagnostic plus sûr Le Cone Beam permet donc un examen rapide, précis et plus sûr, source d amélioration dans tous les domaines de l odontologie. En chirurgie orale, le Cone Beam offre de nouvelles perspectives dans le domaine de l implantologie, déclare ainsi le Docteur Furon. Cet appareil s inscrit dans la technique de conception assistée par ordinateur. On peut simuler le positionnement d un implant, créer un guide chirurgical à partir des images du Cone Beam C est presque un périphérique de saisie! Assisté par informatique, le praticien va pouvoir créer avec précision un dispositif permettant, dans le cas de l'implantologie, de fixer la prothèse dentaire en tenant compte de la morphologie réelle du patient. l acquisition des images dure une vingtaine de secondes durant lesquelles le patient doit rester immobile. La reconstruction des volumes par l algorithme informatique du Cone Beam est ensuite quasi instantanée! Ce nouvel équipement doit être rejoint prochainement par l appareil de radiologie panoramique pour constituer une véritable salle dédiée à l imagerie au plus près des patients. En orthopédie dento-faciale, l analyse de l architecture de la face peut désormais être réalisée en 3 dimensions. En médecine buccodentaire, les diagnostics sont également plus précis : avec l information tridimensionnelle fournie par le Cone Beam, les foyers infectieux débutants ou les fêlures ne peuvent plus échapper à l œil du praticien, grâce à cette technique bien plus sensible. Et pour réaliser ces prouesses, le praticien prendra moins de 3 minutes! Une première phase consiste à positionner correctement le patient, ce qui ne prend pas plus de 2 minutes, décrit le Docteur Furon. Ensuite, Cone Beam Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
38 Pôle Digestif Urologie Néphrologie Endocrinologie (DUNE) / Chirurgie de la prostate par laser : une révolution dans la prise en charge des troubles urinaires Le CHU de Reims vient d acquérir un nouveau laser pour le traitement de l adénome de la prostate, le laser Holmium. Ce nouvel outil constitue une véritable révolution dans la prise en charge de cette pathologie ainsi que celle des troubles urinaires. Il bénéficie avant tout aux patients en réduisant les douleurs, les saignements et les durées d hospitalisation. L adénome de la prostate est la pathologie la plus fréquente de l homme âgé. Elle correspond à l augmentation du volume de la prostate qui entraine une obstruction progressive de l urètre, le canal urinaire qui traverse la prostate et qui permet à la vessie de se vider. Il s agit d une tumeur bénigne, également appelée Hyperplasie Bénigne de la Prostate ou HBP. Les symptômes principaux sont un besoin plus fréquent d uriner pendant la journée ou la nuit, un jet d urine qui peut perdre de sa force et un démarrage de la miction qui peut être plus long, en particulier le matin. Non traitée, elle entraîne progressivement une stagnation des urines dans la vessie qui peut favoriser les infections de la prostate, les calculs de la vessie puis atteindre les reins et entraîner une insuffisance rénale sévère. Il existe aussi un risque de rétention aiguë Adénome de la prostate (A) qui comprime le canal de l'urètre (U) et empêche l'écoulement correct des urines de la vessie. A la longue, la vessie devient trabéculée, des diverticules (D) et des calculs peuvent se développer (C) favorisant la survenue d'infection ou d'insuffisance rénale. (d après l encyclopédie anatomopathologique de F Netter) d urine, un blocage brutal et douloureux de la miction qui empêche totalement le patient d uriner et qui nécessite la mise en place en urgence d une sonde vésicale. Les limites des interventions chirurgicales classiques Il existe heureusement de nombreux traitements de l adénome de la prostate. Plusieurs programmes médicamenteux permettent de relâcher les muscles contenus dans la prostate ( a l p h a b l o q u a n t s ) o u d e n d i m i n u e r progressivement le volume (inhibiteurs de a 5 alpha réductase). Certains permettent de traiter dans le même temps les troubles de l érection qui sont dix fois plus fréquents lorsque les troubles urinaires sont sévères (Inhibiteurs de la Phosphodiestérase de type 5). On retrouve aussi des extraits de plantes qui ont des modes d action multiples et apportent un confort mictionnel, avec l avantage de ne pas présenter d effets secondaires. Néanmoins, après quelques années, ces traitements peuvent ne plus suffire et il faut alors envisager une désobstruction chirurgicale de l adénome. Pour ce faire, on utilise deux techniques très anciennes : - l ouverture de la vessie par une incision sous le nombril permettant de retirer les adénomes les plus gros, c est l adénomectomie par voie ouverte, réalisant une taille vésicale déjà pratiquée sous Hippocrate, ou - pour les prostates moins volumineuses, la résection endoscopique de la prostate qui permet depuis plus de 70 ans de découper la prostate en petits copeaux à l aide d une anse électrique par voie endoscopique. Les copeaux sont alors évacués par le canal de l urètre sans avoir à réaliser d incision / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 37
39 Ces deux interventions sont très efficaces mais ont des inconvénients. Elles sont hémorragiques avec des saignements de l ordre de 500 ml à 1l. L adénomectomie nécessite une hospitalisation moyenne de l ordre de 9 jours en France, cause des douleurs et laisse une cicatrice. Pour la résection endoscopique l hospitalisation est plus courte, de l ordre de 4 jours, mais des problèmes d érection ont été rapportés après l intervention et les deux techniques entraînent fréquemment une incontinence urinaire à l effort pendant quelques semaines, voire définitivement pour 1% des patients. Laser Holmium : retirer n importe quelle taille d adénome Pour lutter contre ces inconvénients, d e s t e c h n i q u e s chirurgicales nouvelles se sont développées d e p u i s q u e l q u e s années. L ablation endoscopique de l adénome à l aide d un laser est la technique qui a montré le plus de bénéfices. Il existe principalement deux technologies par laser disponibles : le laser Greenlight et le laser Holmium. Le CHU de Reims vient d acquérir le laser Holmium : le plus satisfaisant, pour moi, à long terme sur l aspect prostate, commente le Professeur Stéphane Larré, responsable du Service d Urologie du CHU. Très présent en Grande-Bretagne, le laser Holmium est un laser à section/coagulation de faible pénétration. Les tissus sont donc sectionnés plutôt que vaporisés, tout en coagulant les vaisseaux de la prostate. On utilise un endoscope pour accéder à la prostate et il n est donc pas nécessaire de réaliser une incision. Cette technique permet de retirer en une fois l ensemble de l adénome, en le séparant de l enveloppe prostatique externe. L adénome tombe alors dans la vessie où il est morcelé en petits fragments qui sont alors retirés par aspiration. Les fragments peuvent être analysés au microscope. L avantage principal de cette technologie est qu elle permet de retirer n importe quelle taille d adénome, alors que toutes les autres techniques endoscopiques ne permettent pas de traiter efficacement des adénomes d un volume supérieur à 80 ml, met en avant le Professeur Larré. Grâce à ce laser il ne sera donc plus nécessaire d ouvrir la vessie pour pouvoir les retirer. Technique d exérèse de l adénome de la prostate De plus, les temps d hospitalisation sont fortement réduits puisqu il est possible dans certains cas de réaliser ces interventions en ambulatoire, avec une sortie envisageable le soir même de l intervention. Du fait de sa faible pénétration, le risque de lésion des nerfs de l érection est considéré comme nul. Enfin, le fait que l on puisse retirer l ensemble de l adénome se traduit par une excellente efficacité à long terme, au moins équivalente à celle de la résection classique. Cette technique permet donc d opérer des patients fragiles pour lesquels il est dangereux d arrêter un traitement anticoagulant. Ce laser Holmium a aussi d autres propriétés et utilisations. Il permet de découper n importe quel tissu et il est donc possible de retirer des tumeurs de la vessie ou du rein et de l urètre par voie endoscopique. Au CHU de Reims, les 4 premiers cas ont été réalisés les 17 et 18 décembre Ce projet médical ambitieux a pu aboutir grâce à la mobilisation du service d urologie du CHU mais aussi du service biomédical et du personnel de bloc opératoire de l établissement. C est une technique plus complexe mais un programme de formation est inclus dans l acquisition du laser, souligne le Professeur Larré. Ce programme nous a permis, au Dr Youinou et à moi-même, de réaliser les premiers cas. Pas encore en ambulatoire, car on est au début. Mais on le fera certainement. Et le Professeur Larré de conclure : Une fois que j aurai l expertise pour l enseigner, je l apprendrai à tous. Les médecins de demain seront formés aux techniques modernes en toute sécurité. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
40 Pôle Thoracique Cardiaque Vasculaire Neurologie (TCVN) / Chirurgie cardiaque : une expertise au service des patients de toute la région Récemment réorganisée et placée sous la responsabilité du Docteur Yves Saade, l unité de chirurgie cardiaque du CHU de Reims propose les techniques les plus innovantes dans la prise en charge des différentes pathologies du cœur. Les procédures mini-invasives sont tout particulièrement développées pour offrir aux patients des interventions plus légères, avec une réduction des cicatrices et des suites opératoires. Disposant d une unité de réanimation, d une unité d hospitalisation et de deux salles d opération réservées, l unité de chirurgie cardiaque du CHU de Reims, partie prenante du service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire, regroupe toute la chirurgie du cœur et des gros vaisseaux avec une expertise dans les procédures complexes et innovantes qui font la spécificité de l établissement. Quatre chirurgiens cardiaques, cinq réanimateurs, un cardiologue ainsi que des personnels infirmiers formés à cette spécialité prennent en charge les patients de toute la région et notamment toutes les urgences de chirurgie cardiaque, appuyé par un secteur d exploration angiographique (coronarographie, scanner, angiographes numérisés) disponible 24 heures sur 24. Tous les types de chirurgie cardiaque sont réalisés : chirurgie coronarienne, chirurgie des valves, chirurgie aortique, chirurgie de la fibrillation auriculaire, intervention sur l aorte thoracique. La chirurgie coronarienne est pratiquée avec ou sans circulation extra-corporelle (CEC), en u r g e n c e o u s u r p r o g r a m m a t i o n, a v e c revascularisation complète et en privilégiant la revascularisation tout artériel (doubles artères mammaires, artère radiale, pontages séquentiels, pontages en Y ou en T). Le service développe particulièrement la chirurgie conservatrice aortique et mitrale qui cherche à réparer plutôt qu à remplacer par une prothèse les valves cardiaques malades. De nouvelles techniques mini invasives utilisant la vidéo-thoracoscopie autorisent de plus en plus cette chirurgie à travers de petites incisions. Plastie mitrale Remplacement de l aorte ascendante, scanner 3D Contrairement à une chirurgie classique, une intervention chirurgicale mini-invasive n implique pas l ouverture du thorax par coupure du sternum. Le chirurgien surveille le cœur sur un écran vidéo et opère à l aide d instruments à long manche insérés par de petites incisions. Cette technique opératoire, respecte les tissus cutanés et sous-cutanés ainsi que la cage thoracique / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 39
41 Ses avantages par rapport à la chirurgie traditionnelle sont nombreux : diminution de la douleur, diminution du saignement p e r- o p é r a t o i r e, cicatrisation accélérée et bénéfice esthétique (l incision, est réduite à moins de 10 cm). En outre, c e t t e Cicatrice de mini t e c h n i q u e p e u t sternotomie facilement, en cas de complications durant l opération, être convertie en sternotomie complète. Enfin, en collaboration avec le service de cardiologie de l établissement, l équipe du CHU de Reims s est récemment formée à la technique du TAVI (transcatheter aortic valve implantation) qui permet la mise en place de prothèses aortiques percutanées sans aucune incision cutanée. Deux voies d implantation sont privilégiées : la voie fémorale, qui permet de réaliser l ensemble des tâches nécessaires à l implantation de la valve par les vaisseaux au niveau du pli inguinal ; la voie apicale, pour laquelle l abord de la valve aortique est réalisé par la pointe du cœur au moyen d une petite thoracotomie chirurgicale. Cette méthode peut être proposée aux personnes qui souffrent d une sténose aortique sévère (rétrécissement de l ouverture de la valve aortique du cœur) et qui présentent un risque trop important pour une opération à cœur ouvert. Le TAVI est ainsi une option particulièrement intéressante pour les personnes jugées inopérables de façon classique, comme les personnes âgées. La douleur est moins importante qu'après une opération à cœur ouvert. De plus, l intervention et le séjour à l hôpital sont plus courts. La durée du rétablissement est également plus rapide : 1 à 2 semaines pour le TAVI contre 4 à 6 semaines pour l opération à cœur ouvert. Enfin, le service de chirurgie cardiaque rémois réalise l ensemble des autres activités de chirurgie cardiaque : chirurgie des parois du cœur, chirurgie du péricarde standard ou mini-invasive, ablation de la fibrillation auriculaire, pose de pacemakers et resynchronisation du ventricule gauche, chirurgie des veines caves et prise en charge des embolies pulmonaires. E n , interventions sous circulation extracorporelle ont été réalisées au CHU de Reims. Anévrysme de l aorte ascendante Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
42 LES COOPÉRATIONS Pôle Thoracique Cardiaque Vasculaire Neurologie (TCVN) / CHU de Reims / Centre Hospitalier de Troyes : la télémédecine au service de la prise en charge de l AVC Depuis septembre dernier, le dispositif Télé AVC permet au CHU de Reims et au Centre Hospitalier de Troyes d offrir une meilleure prise en charge des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) 24h/24 et 7j/7. Les patients reçus en urgence à l hôpital de Troyes pour un AVC peuvent en effet être examinés et diagnostiqués au plus tôt par les spécialistes du CHU de Reims grâce à la télémédecine. L Accident Vasculaire Cérébral (AVC) constitue l une des principales causes de mortalité et de handicap acquis chez l adulte. A chaque minute qui s écoule avant le traitement, le patient victime d un AVC perd en moyenne 1,9 millions de cellules cérébrales. Le risque de dégradation irréversible ou de décès augmente donc à chaque minute. La thrombolyse intraveineuse, dont le but est de déboucher l'artère occluse, a montré son efficacité en réduisant de façon importante le handicap neurologique. Ce traitement doit être réalisé au plus tôt, idéalement dans les trois premières heures qui suivent le début des symptômes, au plus tard dans les quatre heures trente. En l'absence de télémédecine, ce traitement ne peut être effectué que dans une unité neurovasculaire. En région Champagne-Ardenne, seul le CHU de Reims dispose d'une telle unité. Avant septembre 2013, les patients de la région de Troyes candidats à un traitement par thrombolyse de leur AVC devaient se rendre au CHU de Reims, situé à 90 minutes minimum de leur domicile, ce qui retardait d autant la mise en route du traitement. Depuis le 30 septembre 2013, le Centre Hospitalier de Troyes et le CHU de Reims ont lancé une activité de télémédecine pour une meilleure prise en charge de l AVC : le TéléAVC. Ce dispositif permet au médecin urgentiste du Centre Hospitalier de Troyes, qui prend en charge le patient, de consulter à distance l avis d un neurologue expert en pathologies neurovasculaires exerçant au CHU d e R e i m s. L e s n o u v e a u x m o y e n s d e communication offrent en effet la possibilité de transmettre les images d une IRM cérébrale de haute qualité et de réaliser un acte de télédiagnostic en temps réel grâce à une caméra haute résolution. Vers un élargissement au reste de la région 24h/24, un neurologue et un radiologue du CHU de Reims peuvent donc prendre en charge à distance les AVC des patients de Troyes candidats à la thrombolyse. L'UNV de Reims est initialement contactée par le SAMU de Troyes. Le patient est hospitalisé dans le service des urgences de l hôpital de Troyes où il bénéficie d'une IRM cérébrale en urgence. Le Télé AVC permet de recevoir en temps réel l'irm cérébrale et d'effectuer une visioconférence permettant d'examiner le patient à l'aide de la caméra, détaille le Docteur Isabelle Serre, neurologue responsable de l Unité Neuro-Vasculaire Aiguë (UNVA) du CHU. Si l'indication du traitement est retenue, celui-ci est effectué par le médecin des urgences du Centre Hospitalier de Troyes. Le patient est transféré dans l'unité neurovasculaire de Reims dans un second temps. Ce dispositif nous permet de gagner 1 h 30 dans la prise en charge du patient, se félicite le Docteur Isabelle Serre qui souligne le véritable échange qui se noue alors avec les urgentistes de Troyes. C est capital notamment pour les patients devant bénéficier d une thrombolyse car, au-delà de 4h30, ce traitement n a plus d efficacité... La mise en place de cette filière AVC est l aboutissement de nombreux mois de travail et d échanges entre l Agence Régionale de Santé ( ARS) Champagne-Ardenne, l hôpital de Troyes et le CHU de Reims, établissement de recours régional dans de nombreuses spécialités / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 41
43 Le Programme Régional de Développement de la Télémédecine (PRT) fait partie intégrante d u P r o j e t R é g i o n a l d e S a n t é ( P R S ) d e Champagne-Ardenne. Il fixe les cibles prioritaires et les objectifs opérationnels de programmation du déploiement des activités de télémédecine, fondés sur des priorités partagées par l ensemble des partenaires et par les usagers. La mise en œuvre réussie du lien entre le Centre Hospitalier de Troyes et le CHU de Reims préfigure l amélioration de l offre de prise en charge de l AVC dans la région. La mobilisation de l ensemble des acteurs intervenant dans la prise en charge des patients victimes d AVC (notamment des compétences de neurologues spécialisés et de médecins urgentistes) et la généralisation du dispositif de TéléAVC à la région bénéficieront, à terme, à l ensemble de la population champardennaise. Sont évoquées comme prochaines étapes des collaborations avec les centres hospitaliers de Charleville-Mézières (Ardennes), Saint-Dizier et Chaumont (Haute- Marne). AVC : personnes touchées par an en Champagne sud A l échelle du territoire de santé Champagne sud, l Accident Vasculaire Cérébral touche environ personnes par an. Près de 100 décèdent en cours d hospitalisation. Un Accident Vasculaire Cérébral, également appelé attaque cérébrale, survient lorsque la circulation sanguine dans ou vers le cerveau est interrompue, soit par un vaisseau sanguin bouché (infarctus cérébral), soit par une déchirure d un vaisseau sanguin provoquant une hémorragie (hématome cérébral). En conséquence, les cellules du cerveau ne reçoivent plus l oxygène dont elles ont besoin pour fonctionner normalement. Certaines sont endommagées, d autres meurent. Les symptômes dépendent de la zone du cerveau qui est atteinte et de l étendue de la lésion. Certains signes, correspondant aux zones les plus fréquemment touchées, doivent toujours alerter et conduire à l appel du 15. Les signes qui doivent alerter sont une faiblesse d un côté du corps, une paralysie du bras, du visage et des difficultés à parler, qui peuvent être accompagnés de troubles de l équilibre, de la vision ou de maux de tête. Si l un de ces signes est constaté, et même s il disparaît après quelques minutes, c est peut-être un AVC, il faut alors composer le 15. Suite à un AVC, le patient peut garder des séquelles importantes pouvant aller jusqu alors une perte d autonomie. Il s agit de difficultés en matière de communication pour parler (aphasie), écrire ou lire. Sur le plan de la mobilité, les séquelles les plus fréquentes sont des difficultés à marcher, à utiliser le bras ou la main allant parfois jusqu à l hémiplégie. Le patient peut, par ailleurs, garder des difficultés de l attention, de concentration ou de mémoire. Un diagnostic précoce et une prise en charge rapide permettent de réduire la mortalité de 30%, le risque de séquelles et leur gravité. Soigner / / CHU de Reims / Rapport d activité
44 Pôle Imagerie / Un partenariat avec l InstitutJean-Godinot pour faciliter l accès à l IRM Depuis janvier 2013, l Institut Jean-Godinot met à la disposition du Pôle Imagerie du CHU de Reims son IRM 1,5 Tesla mise en service à l été 2012 deux matinées par semaine. Un partenariat qui permet aux radiologues du CHU de réaliser des examens pour une vingtaine de patients supplémentaires chaque semaine. Le CHU de Reims dispose de deux IRM, l une à l Hôpital Robert Debré ; l autre à l Hôpital Maison Blanche mais ces deux équipements sont largement saturés. Afin de permettre aux patients d obtenir plus rapidement un rendez-vous pour leurs examens d imagerie par résonnance magnétique, le CHU de Reims a mis en place un partenariat avec l Institut Jean- Godinot depuis janvier Le Pôle Imagerie du CHU dispose désormais de deux vacations hebdomadaires le mercredi et le vendredi matin de 8 heures à 12h30 sur l IRM 1,5 Tesla de l Institut Jean-Godinot. De quoi permettre l accueil de 18 à 22 patients externes supplémentaires chaque semaine. Pour le patient, le changement est quasiment imperceptible. La prise de rendez-vous s effectue au CHU comme préalablement et toutes les informations utiles lui sont transmises en amont : lieu et heure de rendez-vous, documents à fournir Les examens se déroulent dans les locaux de l Institut Jean-Godinot sous la direction d un radiologue senior du CHU. Deux manipulateurs en électroradiologie médicale sont mis à sa disposition par l Institut Jean-Godinot qui assure également l accueil et la prise en charge des patients. Une fois l examen réalisé, les résultats et le compte-rendu sont transmis de façon sécurisée dans le système informatique d'archivage et de partage des images (PACS) du Pôle Imagerie du CHU et joints au dossier du patient. Des réunions de coordination avec l ensemble des professionnels de santé impliqués sont organisées tous les trois mois et permettent d analyser le fonctionnement médical et économique de l équipement. Enfin, chaque année, un bilan permettra aux représentants a d m i n i s t r a t i f s e t m é d i c a u x d e s d e u x établissements de réévaluer la pertinence de l action et des moyens mis en œuvre / CHU de Reims / Rapport d activité Soigner / 43
45 Manager LA QUALITÉ Pôle Ressources Humaines - Pôle Finances / Identitovigilance : tous mobilisés pour le bon soin au bon patient L identitovigilance est un système de surveillance et de prévention des erreurs liées à l identification des patients. Elle constitue un outil de fiabilisation de l identification du patient et contribue à l amélioration de la qualité et de la sécurité de sa prise en charge. Au CHU de Reims, la Cellule d Identito-Vigilance et le Bureau Des Entrées déploient un programme d actions basé sur la sensibilisation, la formation et le retour d expériences. La question de l identification du patient est centrale dans la prise en charge au sein d un établissement hospitalier. Une simple erreur d orthographe ou une homonymie peuvent en effet aboutir à des erreurs de transfusion, de médicaments, de chirurgie, d examen qui peuvent être graves. Pour éviter ce type de difficultés, la Cellule d IdentitoVigilance (CIV) du CHU de Reims a mis en place un plan d actions permettant d améliorer l identification du patient à toutes les étapes de sa prise en charge, selon le manuel de certification de la Haute Autorité de Santé (HAS). Rattachée à la Commission Médicale d Établissement (CME), la Cellule d IdentitoVigilance est pluri-professionnelle. Elle rassemble des représentants des pôles du CHU auxquels s ajoutent des représentants de la direction Qualité-Gestion des risques, du Bureau des Entrées, de l archivage et des services informatiques. Manager / / CHU de Reims / Rapport d activité
46 Inscrit au Plan Qualité et Sécurité des Soins (PQSS) du CHU, le programme de la CIV se structure autour de 5 grands axes : > l identification du patient dans son parcours de soin, > la réduction des risques liés à l identification du patient aux urgences, > la formation de l ensemble des personnels du CHU, > la gestion des événements indésirables, > la communication. Partager ses expériences pour limiter les risques Des campagnes de sensibilisation ont notamment été menées sur le port du bracelet d identification et sur le bon étiquetage des tubes et des piluliers. Nous faisons de l affichage, des séances d information auprès des équipes dans les services, des auto-évaluations, détaille Sylvette Khaznadji, cadre supérieure de santé et co-responsable de la CIV. Nous créons aussi des indicateurs pour évaluer nos résultats et suivre nos pratiques en routine. Plusieurs procédures internes, notamment sur la fusion et la correction d identité sur l identification d un patient anonyme ou inconnu, sont en cours d actualisation afin d être diffusées aux équipes. Des audits sur l accueil et la prise de rendez-vous téléphonique sont en outre programmés pour Enfin, l ensemble des membres de la CIV a été formé de façon plus approfondie sur les textes réglementaires et les procédures, afin de mettre en place un programme de déploiement des connaissances à l échelle du CHU, allant de la formation systématique des nouveaux arrivants à un rappel des règles de bonnes pratiques. Afin d analyser les éventuels dysfonctionnements, ce que l on appelle les événements indésirables, nous avons également créé un CREX ou Comité de Retour d Expérience Identitovigilance, poursuit Sylvette Khaznadji. En 2013, 17 événements indésirables ont ainsi été examinés et ont donné lieu à des actions correctives. Le CREX se donne pour but d analyser certains événements indésirables selon une méthodologie validée par la Direction de la Qualité et de la Gestion des Risques (facteurs liés au patient, aux tâches, au contexte individuel d un ou plusieurs p r o f e s s i o n n e l s, a u x conditions de travail...). Ces échanges pluridisciplinaires permettent aux différentes catégories p r o f e s s i o n n e l l e s d e travailler ensemble, de mieux se comprendre et de trouver collectivement des solutions institutionnelles aux problématiques de terrain. Mounir JEBABLI Ingénieur Gestionnaire de risques 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Manager / 45
47 Quel est votre nom de naissance? L ensemble de cette démarche de renforcement de l identitovigilance s effectue en collaboration étroite avec le Bureau Des Entrées (BDE) du CHU dont le rôle en matière d identification du patient est central. Le BDE a deux missions principales, résume Guillemette Spido, directrice responsable du BDE. La création du dossier administratif avec les bonnes informations, telles que l adresse ou les droits du patient, mais aussi et surtout la récupération de la bonne identité et de la bonne civilité de la personne car les éléments recueillis au BDE suivront l e p a t i e n t tout au long de son parc o u r s d e soins. U n e p i è c e d identité sera donc systématiquement demandée aux patients au BDE et la question ouverte quel est votre nom de naissance? votre prénom? votre date de naissance? pourra être répétée plusieurs fois aussi bien dans les bureaux administratifs que dans les unités de soins. Il est important de donner correctement son identité, insiste Guillemette Spido. Et le patient sera ensuite invité à vérifier son identité sur les documents qui lui sont remis et à ne pas hésiter à la décliner de nouveau en service de soins. Le CHU entend d ailleurs impliquer davantage le patient dans la sécurisation de son parcours, en le sensibilisant au risque d erreur, annonce Sylvette Khaznadji. La chambre des erreurs, première initiative réalisée en novembre 2013 lors de la Semaine nationale de la sécurité des patients, a d ores et déjà remporté un franc succès. Une chambre de patient et une salle de soins ont été reconstituées dans le hall de l Hôpital Robert Debré avec des erreurs dissimulées que les professionnels de santé du CHU, les patients et les visiteurs ont dû retrouver. Une opération aussi ludique q u e p é d a g o g i q u e p o u r rappeler les bonnes pratiques en matière d identitovigilance, d hémovigilance, de bon usage du médicament, d hygiène ou encore de pharmacovigilance. Des accueils administratifs au plus près des services Le CHU de Reims a mis en place de nombreux bureaux des entrées décentralisés afin d accueillir les patients au plus près de leur lieu de consultation, sans qu ils aient à se présenter au niveau des accueils communs à l Hôpital Robert Debré ou à l Hôpital Maison Blanche. Sont concernés les services suivants : > Dermatologie > Maladies infectieuses > Odontologie (soins dentaires) > Néphrologie > ORL et ophtalmologie > Pédiatrie > Pneumologie > Psychiatrie adultes > Radiologie > Sébastopol > Service d Accueil des Urgences adultes > Neuro-gériatrie > Centre de prélèvement de biologie > Rhumatologie et chirurgie orthopédique et traumatologique (pôle locomoteur) Ces bureaux des entrées décentralisés permettent de proposer un accueil de proximité des patients avec moins d attente et moins de déplacements. Elles limitent également les risques d erreur d identité, les personnels des accueils administratifs décentralisés connaissant mieux la file active de patients et les médecins de leur secteur. Manager / / CHU de Reims / Rapport d activité
48 Pôle Urgences Réanimation Anesthésie Douleur (URAD) / Anesthésie : itinéraire d un patient en sécurité Chaque année, au CHU de Reims, plus de anesthésies sont réalisées dans les différents blocs opératoires de l établissement. Une pratique très sûre grâce à la mise en œuvre de procédures et de protocoles de gestion des risques très précis. Description du parcours du patient, de la consultation préopératoire au retour en service de soins après une intervention chirurgicale. L'anesthésie doit faciliter la réalisation du geste médical ou chirurgical sans remettre en cause la qualité de l'acte ni la sécurité du patient. Première étape : la consultation d anesthésie. Les données administratives du patient sont vérifiées (identité, numéro de téléphone ) ainsi que le questionnaire d anesthésie qui doit être signé par le patient. Lors de ce rendez-vous, toutes les informations sur le lieu et les modalités de l'anesthésie et de l intervention sont rappelées et le consentement du patient à la technique est recueilli. Le jour J, le patient se présente dans le service qui le prend en charge. On lui propose la pose d un bracelet d identification. Il est ensuite conduit au bloc opératoire où, dès son arrivée, son identité est à nouveau contrôlée. L Infirmier Anesthésiste Diplômé d Etat (IADE) et l infirmière de bloc opératoire qui seront en salle d opération prennent connaissance du dossier d anesthésie et du dossier chirurgical. En salle, c est la check-list qui permet de revalider l ensemble des données : C est bien M. X, né le, avec la bonne orthographe, le bon bracelet d identification, il s agit bien de telle intervention, réalisée sur tel côté, par tel chirurgien Tous les éléments pouvant avoir une incidence sur l anesthésie, telles que les allergies par exemple, sont rappelés. Pour la préparation de la salle, rien non plus n est laissé au hasard. La feuille d ouverture de salle est signée par le médecin, après vérification de celle-ci. La salle est, bien sûr, adaptée aux besoins spécifiques du patient. Ce dernier ne pénètrera dans cet espace que lorsque l infirmière de bloc opératoire aura validé la présence du bon matériel et la pertinence de l organisation des lieux pour l intervention prévue. Nous avons rédigé une charte de bloc qui fixe le fonctionnement global des salles d opération, en termes de vacations, de personnel présent, de temps offert, détaille Eric Charret, Cadre Supérieur du Pôle Urgences Réanimation Anesthésie Douleur du CHU de Reims. Elle précise notamment la présence obligatoire d un IADE par salle et d'un médecin anesthésiste à proximité immédiate. Si aucun IADE n est disponible, la salle ne peut pas être ouverte. Prise en charge de la douleur : une attention particulière Lors de l intervention, grâce à cette présence d un IADE par salle, le médecin anesthésiste (qui peut avoir en charge deux anesthésies simultanément) est libre de ses mouvements et peut intervenir à tout moment. La surveillance du patient est permanente et les différents paramètres vitaux sont surveillés et retranscrits en continu. L IADE met en œuvre les différents protocoles de soins : antidouleur, antibioprophylaxie, antiémétiques. Le médecin anesthésiste est responsable de l anesthésie. Il la pilote, assisté de l IADE ou de l interne. La coopération entre médecin anesthésiste et IADE est indispensable / CHU de Reims / Rapport d activité Manager / 47
49 Au terme de l intervention, le médecin, l interne ou l IADE contacte la Salle de Surveillance Post-Interventionnelle (SSPI) afin de vérifier si une place est disponible et réalise les premières transmissions auprès de l Infirmier Diplômé d Etat (IDE) pour préparer l'accueil du patient : Faut-il un respirateur? Le patient doit-il être réchauffé? Faut-il préparer des seringues électriques? La SSPI a été préparée de la même façon que la salle d opération, en s appuyant sur une check-list précise. C est un infirmier qui vérifie les fluides, les respirateurs et l ensemble du matériel, avec une validation finale du médecin anesthésiste qui contresigne la feuille d ouverture de la salle. La sortie de la SSPI vers le service de soins ne se fera qu après avis médical et signature du médecin anesthésiste, accompagnée de toutes les prescriptions et de toutes les recommandations associées. Avant que le patient ne remonte, sa douleur doit être contrôlée, son corps réchauffé et l anesthésie entièrement levée, confirme Eric Charret. Tous les documents de vérification utilisés lors du parcours de soins du patient seront conservés et archivés dans son dossier médical. L ensemble de ces procédures, uniformisées dans l établissement, s appuie sur les recommandations de la SFAR (Société Française d Anesthésie et de Réanimation) et fait l'objet d'une évaluation par la Haute Autorité de Santé (HAS). Le passage en SSPI est obligatoire pour les anesthésies locorégionales et générales ainsi que pour la sédation. Il s agit de vérifier que l intégrité des fonctions vitales a été récupérée et que les drogues d anesthésie ont été éliminées, précise Eric Charret. Depuis 2002, une attention particulière est portée à la prise en compte de la douleur. Le patient ne peut quitter la salle de réveil s il ressent une douleur. LES DIFFÉRENTS TYPES D ANESTHÉSIE > La sédation repose sur l utilisation de moyens en majorité médicamenteux afin de calmer le malade en vue d'assurer son confort physique et psychique, tout en facilitant les soins. > L'anesthésie locale supprime la sensibilité sur une zone restreinte. L'anesthésique local utilisé va neutraliser le message nociceptif à son origine. > L'anesthésie locorégionale agit plus en amont, au niveau de la racine d'un nerf ou d'un groupe de nerfs. Avec l'anesthésie locorégionale, toute une région est privée de sensibilité, par exemple les membres inférieurs. > L'anesthésie générale doit provoquer une perte de conscience, contrôler la douleur et l'état de stress, provoquer une relaxation musculaire, une immobilité ainsi qu'une petite amnésie due à l'intervention. Ces multiples effets ne sont possibles que par un savant mélange de produits anesthésiques. Les hypnotiques provoquent l'inconscience tandis que les morphiniques ont la fonction de puissant antidouleur. Le curare, lui, intervient au niveau musculaire. Il bloque l'ordre de contraction des plaques motrices, la personne reste alors immobile au cours de l'intervention. Manager / / CHU de Reims / Rapport d activité
50 Pôle Logistique Infrastructures Environnement / Blanchisserie et restauration : aux normes de l excellence Les secteurs de la blanchisserie et de la restauration du CHU de Reims sont engagés dans une démarche de certification via les normes ISO 9001, et Ce suivi qualité exigeant garantit l excellence des prestations fournies aux patients et aux équipes de l établissement au quotidien, dans un respect toujours plus grand de l environnement tonnes de linge traitées et de repas servis en un an. Les chiffres d activité 2013 de la Blanchisserie et de la Restauration du Pôle Logistique Infrastructures et Environnement du CHU de Reims sont impressionnants et témoignent d un fonctionnement qui se doit de concilier exigences industrielles et service individualisé aux patients et aux équipes de soins de l établissement. Depuis deux ans, afin de renforcer encore la qualité de ses prestations, le Pôle s est engagé dans une démarche de certification de ces deux activités majeures tonnes de linge traitées repas servis en un an. La Norme 22000, relative à la sécurité des denrées alimentaires et mettant l accent sur les compétences du personnel et la recherche continue d'informations concernant les produits alimentaires, pour la Restauration. Un engagement ambitieux mais assumé. Acheter, utiliser un service ou consommer un produit certifié est une garantie de qualité au sens large, explique l équipe de la Cellule Hygiène Qualité Sécurité Environnement du Pôle LIE. La certification impliquant un contrôle et un renouvellement constants des objectifs, elle est un outil de management et de progrès en continu. Cette demande s appuie sur des normes : La Norme ISO 9001, définissant une série d exigences concernant la mise en place d un système de management de la qualité, et la norme 14001, référence en matière de système de management environnemental pour la Blanchisserie. La première étape a consisté à étudier les référentiels associés à chacune de ces normes afin de déployer les actions nécessaires à la mise en conformité des services du CHU avec ces éléments / CHU de Reims / Rapport d activité Manager / 49
51 En Blanchisserie, le travail a porté sur trois axes principaux : la qualité, la sécurité et l environnement. La certification oblige à tout réétudier, à tout redéfinir et à tout réajuster, commente Catherine Diallo, ingénieur responsable des deux secteurs. C est intéressant car la réflexion se fait en transversalité. Nous avons ainsi travaillé avec les différents services techniques du CHU, le secteur des achats a été créée. Attaché au secteur sale de la Blanchisserie, ce professionnel participe à la surveillance des tunnels de lavage et du tri du linge sale. Un après-midi par semaine, il renforce la démarche qualité de la Blanchisserie en prenant contact avec les unités de soins et les écoles du CHU, en recueillant les satisfactions/remarques des clients et en effectuant des audits dans les unités de soins. Il est enfin chargé d accompagner les agents des unités de soins dans le suivi des bonnes pratiques de rangement des lingeries et des chariots nursing. Test bactériologique sur téléphone (boîte de pétri) Des groupes de travail ont été mis en place avec des référents identifiés, des audits de terrain ont été réalisés ainsi que des ateliers ciblés sur les points les plus sensibles. Pour répondre au mieux au cahier des charges des deux normes qualité, la politique environnementale de la blanchisserie a notamment été définie, des fiches d analyse environnementale ont été créées, des procédures remaniées Enfin, un audit de pré-certification a été réalisé à l automne Ce test blanc a permis de mettre en évidence les points forts et les axes de progrès ainsi que les objectifs à atteindre. Un plan d'actions a immédiatement été mis en place pour corriger les non conformités relevées. Test bactériologique sur bavoir (boîte de pétri) Deuxième action majeure : l arrêt complet de l utilisation d eau de javel dans le process de lavage. Nous travaillons désormais, dans le cadre d un protocole validé par le CLIN (comité de lutte contre les infections nosocomiales) avec du vinaigre amélioré (acide péracétique), ce qui est bien meilleur pour l environnement, détaille Catherine Diallo. Et nous avons en outre installé des échangeurs sur les tunnels de lavage pour récupérer la chaleur dégagée par la vapeur d eau sous forme de biomasse. Cette action écologique est en outre économiquement rentable puisque la blanchisserie est passée d une utilisation de 12 litres d eau par kilo de linge à 6 litres seulement, la javel nécessitant en effet de multiples rinçages. Test bactériologique sur linge (boîte de pétri) En 2013, la blanchisserie a par ailleurs mis en œuvre deux grands projets qui s articulent avec la démarche de certification. En premier lieu, la fonction de correspondant blanchisserie Analyse de l air ambiant Manager / / CHU de Reims / Rapport d activité
52 Côté Restauration, pour répondre à la norme ISO 22000, une équipe HACCP* pluridisciplinaire a été constituée. Sa mission : faire vivre le système de management et établir le système HACCP de la Restauration du CHU, en prenant en compte les contraintes réglementaires et les exigences de ses clients. Les membres de l'équipe HACCP doivent permettre de couvrir des compétences spécifiques : sur le produit, sur le procédé, sur les équipements et sur les dangers considérés. > prendre en compte certaines exigences particulières des clients sur la sécurité des denrées > imposer un système d'amélioration continue. Cet outil complet participe pleinement de la démarche de certification ISO Forts de ces importantes avancées, les secteurs Blanchisserie et Restauration du CHU tablent sur une certification par un organisme indépendant au premier semestre C est important de montrer que l on travaille bien et que cela génère de la confiance et de la reconnaissance, conclut Catherine Diallo qui milite fermement pour la culture qualité. La certification demande une vraie rigueur ainsi qu un véritable management de terrain et un accompagnement. Elle valorise vraiment nos compétences et nos réalisations. Test bactériologique sur chaînes de distribution Parallèlement, une veille réglementaire spécifique aux risques des denrées alimentaires a été créée et le service a développé un manuel Système de Management de la Sécurité des Denrées Alimentaires (SMSDA) afin d identifier et maîtriser les dangers liés à la sécurité des produits alimentaires. Ce manuel vise à faciliter la gestion de la sécurité à travers plusieurs principes : > s appuyer sur les guides de bonnes pratiques d hygiène > imposer une obligation de résultats, mais en laissant le libre choix des moyens > limiter la redondance des moyens de maîtrise et favoriser la communication entre les acteurs Test bactériologique de l eau * Le système d'analyse des dangers - points critiques pour leur maîtrise, en abrégé système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point), est une méthode de maîtrise de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires. Test bactériologique dans un four Test bactériologique des aliments 2014 / CHU de Reims / Rapport d activité Manager / 51
53 LA VIE DE L ÉTABLISSEMENT Pôle Fonctions Exécutives de la Direction Générale Pôle Ressources Humaines Formation Relations Sociales / Bien-être au travail : les études promotionnelles, vecteur de progrès et de projets Dans le cadre de sa démarche de prévention des risques psycho-sociaux et de promotion du bien-être au travail, la Direction Générale du CHU de Reims organise régulièrement des rencontres directes avec des collaborateurs de l établissement sur des thématiques ciblées. En 2013, une trentaine d agents ayant suivi une formation au titre des études promotionnelles ont ainsi partagé leur expérience avec l équipe de direction. En matière de développement professionnel continu (DPC), les agents de la fonction publique hospitalière bénéficient d une spécificité : les études promotionnelles. Le principe : accéder à un niveau de qualification supérieure par exemple pour un aide-soignant devenir infirmier ou pour un infirmier devenir cadre de santé en obtenant un diplôme ou certificat du secteur sanitaire et social. Une trentaine de diplômes ou certificats permettant d exercer des fonctions paramédicales (infirmier diplômé d Etat (IDE), technicien en analyses biomédicales,...) est concernée, la liste étant arrêtée par le Ministère de la Santé. En pratique, l agent intéressé doit s inscrire aux épreuves qu il souhaite préparer et demander l inscription de sa formation au plan de formation et de DPC de l établissement. Durant toute la formation, il restera en position d activité et continuera à être rémunéré selon son grade. A l issue des études promotionnelles, s il obtient le diplôme ou le certificat visé, le fonctionnaire sera tenu à un engagement de servir d une durée égale au triple de celle de la formation, dans la limite de cinq ans. Entre 2010 et 2012, une soixantaine d agents du CHU a eu recours aux études promotionnelles. En 2013, la Direction Générale a choisi de se pencher sur ce dispositif et de recueillir la parole d agents en ayant bénéficié, dans le cadre de sa politique d amélioration des conditions de travail. 29 agents ont ainsi été reçus par groupes de métiers par le Directeur Général Adjoint, le Directeur de Cabinet, le Directeur de la Cellule Accompagnement du Changement et Appui au Développement Durable (ACADD) et un Directeur du Pôle Ressources Humaines. Ces rencontres riches d enseignements ont permis d échanger avec les agents sur la préparation de leur promotion professionnelle, sur leur intégration et leur adaptation à leurs nouvelles fonctions et sur un certain nombre de pistes d amélioration. Vers des temps de rencontres entre professionnels : Les agents ont salué la qualité de l accompagnement de l institution dans leurs démarches. Les cadres soutiennent en effet ce type d initiatives, à travers la mise en situation des agents, des conseils et des retours sur leur propre métier Manager / 52 ou encore l accompagnement dans les démarches d inscription. Le Pôle Ressources Humaines intervient pour sa part via la formation institutionnelle et la préparation au concours mais aussi pour la constitution du dossier et l information sur les modalités de financement des formations. Enfin, les collègues, par le compagnonnage, le tutorat et la transmission d expérience, apportent également une aide précieuse. Cela permettra à l agent de construire puis de concrétiser son projet. La qualité des formations proposées par les écoles et instituts du CHU de Reims a également été soulignée. Les cadres ont considéré que leur formation à l Institut de Formation des Cadres de Santé (IFCS) leur avait apporté une prise de recul et une aide au positionnement ainsi que des apports théoriques et pratiques en termes managériaux. Les infirmiers de bloc opératoire ont, quant à eux, souligné la qualité de l expérience apportée par les stages tandis que les aides-soignants ont loué l apport en technicité et précision que leur a offert leur passage à l Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS). A l issue de cette période d apprentissage, l adaptation au nouveau métier a été relativement rapide et l intégration a été bonne pour l essentiel des agents. Aussi, à l heure du bilan, près d un tiers des agents envisagent d ores et déjà une nouvelle progression de carrière, à court ou moyen terme. De quoi rappeler à quel point la formation continue, sous toutes ses formes, renforce la motivation des professionnels et leur désir de s investir dans de nouveaux projets, aussi bien personnels que collectifs, qui bénéficient à l ensemble de l établissement. Parmi les propositions formulées par ces agents témoins, la mise en place de temps de rencontres entre professionnels de même métier, a retenu l attention de la Direction Générale. Ces moments de partage d expériences permettraient de continuer à valoriser les actions menées sur le terrain, tout en renforçant encore le sentiment d appartenance à l établissement / CHU de Reims / Rapport d activité
54 Pôle Fonctions Exécutives de la Direction Générale Direction du Cabinet et de la Communication / Promotion à la santé et action culturelle : informer & sensibiliser, divertir & partager En 2013, le CHU de Reims a organisé 17 journées santé et plus d une trentaine d événements, tant à destination de ses agents et des professionnels de santé que des patients, des résidents et du grand public. Les partenariats initiés avec les structures culturelles de l agglomération rémoise scène de musiques actuelles, scène de danse, fonds d art contemporain se poursuivent et se renforcent, pour le plus grand plaisir de tous les publics. Exposition de photos réalisées par des patients de psychiatrie adulte (photos 1/2), journée d information sur la prise en charge du cancer, consultations spécifiques de surveillance des voies aéro-digestives supérieures, reconstitution d espaces de soins pour expliquer le fonctionnement de l hôpital En 2013, 17 rendez-vous santé ont ainsi été mis en place par l établissement tant dans son enceinte que hors les murs, par exemple en gare de Reims pour la Journée Mondiale Sans Tabac du 31 mai (photo 3) ou au centre ville pour la Journée du Lymphome (photo 4). Ces interventions sont réalisées sur la base du volontariat par les services de soins, en collaboration avec le service communication du CHU Le CHU de Reims s implique dans de nombreuses journées mondiales et nationales d e santé publique et de p r é v e n t i o n, e n a n i m a n t des stands d information, en organisant des dépistages ou en allant tout simplement à la rencontre du public lors de portes ouvertes / CHU de Reims / Rapport d activité Manager / 53
55 Au-delà de ces actions de santé publique, le CHU de Reims est engagé dans une démarche culturelle à destination de l ensemble de ses publics : patients, résidents des maisons de retraite, proches, visiteurs et personnels. Trois partenariats noués avec des structures culturelles rémoises sont emblématiques de ces pratiques. Partenariat avec le FRAC Champagne-Ardenne En 2013, le CHU a accueilli sa cinquième exposition du lundi 27 mai au vendredi 7 juin. Intitulée Sous leurs déguisements fantasques, cette exposition rassemblait les œuvres de cinq artistes : Robert Filliou, Loïc Raguénès, Frédéric Coupet, Lili Reynaud-Dewar et Philippe Terrier-Hermann. Installée à l'espace des Usagers, elle était accessible tous les aprèsmidis de 14 à 18 heures, en présence d un médiateur du FRAC pour expliciter les travaux artistiques présentés. Plusieurs visites privées de l'exposition ainsi que des ateliers de pratique artistique ont été organisés à destination de différents publics : résidents des maisons de retraite du CHU, patients de psychiatrie adulte et de pédopsychiatrie, associations partenaires du CHU. Sur l ensemble de la semaine, près de 200 personnes ont ainsi découvert ce parcours d art contemporain a également vu la présentation d une nouvelle œuvre de la collection du FRAC, Nevada, de l artiste américain Charles Atlas, dans la chapelle de la Fondation Roederer Boisseau, lors des Journées du patrimoine des 14 et 15 septembre. Des documents sur l histoire de cette chapelle de la fin du XIXe siècle, plus ancien bâtiment du patrimoine du CHU, et sur le FRAC étaient à la disposition du public. Le Service Communication, le FRAC et l association des Amis du FRAC se sont relayés dans la chapelle pour accueillir les visiteurs durant deux après-midis. Plus de 150 personnes ont découvert les lieux et les œuvres durant le week-end. Chapelle de la Fondation Roederer Boisseau Manager / / CHU de Reims / Rapport d activité
56 Partenariat avec la Cartonnerie, scène des musiques actuelles Depuis 2012, la scène des musiques actuelles de Reims s est rapprochée du C.H.U. afin de mettre en place un projet d actions culturelles en direction des patients et des professionnels de santé de l établissement. Les deux structures ont formalisé ce partenariat privilégié à travers une convention cadre. Cet atelier s est conclut par la création d un véritable album compilant les chansons des enfants et par l organisation d un goûterconcert à l hôpital en présence des familles et proches des participants. Principale action : la mise en place d un atelier d écriture avec des enfants en difficulté scolaire (hyperactivité, difficultés pour la lecture et l écriture ) dans le Service de Pédopsychiatrie du CHU. En une quinzaine de séances, les enfants, aidés de Marine Bailleul, chanteuse du groupe régional Milamarina, d une psychologue et d une orthophoniste, ont écrit des chansons qui ont ensuite été mises en musique par l artiste. Partenariat avec Le Manège de Reims, scène nationale Depuis 2012, le service de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) du CHU Reims accueille une artiste chorégraphe pour proposer à certains patients une autre approche de leur corps et de ses capacités. Aux prémices de ce projet culturel : Milena Gilabert, danseuse professionnelle, titulaire d un Diplôme Universitaire (DU) Techniques du corps et monde du soin et la scène nationale Le Manège de Reims. La convention signée entre le CHU, le Manège et Milena Gilabert s est donné pour objectif de sensibiliser les patients et le personnel hospitalier à la diversité des langages artistiques dans le but d'amener le corps du malade à retrouver un meilleur état de santé en lui restituant son autonomie. En collaboration avec le Docteur Edwin Regrain, praticien hospitalier spécialisé dans les troubles de l équilibre, Milena Gilabert est donc intervenue lors de consultations à l Hôpital Robert Debré ainsi qu en hospitalisation sur le site de Sébastopol. Son intégration au sein de l'équipe médicale et paramédicale lui a permis de concrétiser son projet initial dans le monde du soin. Au cours des séances avec des patients sélectionnés selon leurs capacités, l artiste a suggéré des gestes et une envie d'expression corporelle à l aide de supports (balle, ficelle, foulard ), avant d inviter les patients à inventer une chorégraphie à deux. En 2013, le Service de MPR et le Manège de Reims se sont par ailleurs associés pour imaginer et programmer une soirée culturelle intitulée Le Grand Soir de l Équilibre dans le cadre du Congrès européen de la SOFMER (Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation)(photo ci-dessous). Bien d autres initiatives se déploient régulièrement au profit des patients ateliers artistiques et thérapeutiques en Psychiatrie Adultes, projets d animation préparés par des étudiants rémois en Pédiatrie grâce à l énergie et à l enthousiasme des équipes médicales et soignantes mais aussi au soutien jamais démenti de partenaires extérieurs (Rotary Reims Clotilde, association Prestige pour l amour de la musique, Rotaract, VMEH, etc) / CHU de Reims / Rapport d activité Manager / 55
57 Construire l avenir Pôle Ressources Humaines - Formation-Relations Sociales / Les écoles et instituts paramédicaux du CHU développent la formation continue Valoriser le savoir-faire et l expertise de leurs formateurs tout en répondant aux besoins des professionnels de terrain, tels sont les deux axes qui sous-tendent les programmes de formation continue des écoles et instituts paramédicaux du CHU de Reims. Un domaine en pleine expansion. Préparation aux différents concours, anatomie et traitement d images tête-cou, dépistage et prise en charge infirmière des troub l e s d u r y t h m e cardiaque, gestion des situations critiques dans les services d accueil des urgences Les instituts de formation paramédicaux du CHU s investissent de plus en plus dans le champ de la formation continue, en proposant une offre de programmes riche et variée. les connaissances de nos formateurs sur d autres champs de compétences, de renforcer les liens et le partenariat avec les professionnels de terrains mais aussi de recruter des étudiants a posteriori en valorisant nos pratiques pédagogiques, notre expertise et nos équipements. Enfin, comme l ajoute Mme Prudhomme, responsable pédagogique de l Institut de Formation des Manipulateurs en Electro-Radiologie Médicale (IFMERM), la formation continue est demandée par les professionnels de santé sur le terrain dans le cadre de la formation tout au long de la vie. La formation continue fait partie de nos missions, comme le mentionnent nos arrêtés de formation et nos agréments, rappelle en préambule Sandrine Williaume, directrice des Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), de Formation des Aides-Soignants (IFAS), de Formation des Ambulanciers (IFA) et de l École d Infirmiers Anesthésistes Diplômés d État (EIADE). Mais c est loin d être la seule motivation des équipes impliquées : Il y a un intérêt réel sur le plan pédagogique, poursuit Sandrine Williaume. Cela nous permet de diversifier nos formations, de mobiliser Portes ouvertes IBODE Construire l avenir / / CHU de Reims / Rapport d activité
58 Le Développement Professionnel Continu, une opportunité C est d ailleurs souvent d un besoin exprimé par les acteurs de terrain que naissent les programmes proposés à l Institut Régional de Formation (IRF) du CHU de Reims qui abrite les instituts et écoles de formation paramédicale. Même démarche concertée à l école d IADE : Nous travaillons avec les cadres des services du CHU et des autres établissements pour répondre aux besoins exprimés et créer des programmes adaptés aux changements réguliers de réglementation et conformes aux évolutions de la science, explique Sandrine Williaume. Cela nous permet de créer un véritable réseau avec les professionnels de terrain mais aussi des intervenants extérieurs. Une véritable dynamique se met en place. L IFMERM a de son côté conçu clé en mains un programme de formation spécifique pour un établissement qui souhaitait actualiser les connaissances de ses manipulateurs en anatomie. Le traitement d image est un domaine d activité en plein développement dans les pratiques professionnelles du manipulateur qui doit faire évoluer ses compétences, déclare ainsi Brigitte Prud homme. Nous sommes donc partis de cette thématique pour construire une formation concrète sous forme d ateliers très interactifs en petits groupes. Avec une console informatique par personne et deux formateurs dévolus à la douzaine de participants, les conditions d apprentissage sont idéales. Simulation Prélévement Multi- Organes (PMO) La réforme en cours du DPC, Développement Professionnel Continu, constitue une opportunité supplémentaire de valoriser les compétences des équipes des écoles et instituts. Chaque professionnel devra obligatoirement valider un programme DPC par an, rappelle la directrice de l IFSI. Nos formations répondent aux critères demandés car elles comprennent des apports cognitifs, de l analyse de pratiques, une évaluation et un suivi des professionnels formés appropriés. Certains instituts de l IRF se sont même d ores et déjà positionnés sur des appels d offres de formation. Les équipes pédagogiques réalisent des cahiers des charges qui prennent en compte le contexte local du demandeur, ses besoins, la réglementation en vigueur, etc., détaille Mme Williaume. On se déplace ensuite sur site avec notre matériel dans les différents établissements. Un p a s s u p p l é m e n t a i r e v e r s l a transformation des établissements de l IRF, forts de l expertise de leurs encadrants, en véritables organismes de formation initiale et continue. L intégralité des formations continues proposées à l Institut Régional de Formation du CHU est consultable sur notre site Internet / CHU de Reims / Rapport d activité Construire l avenir / 57
59 Pôle Femme Parents Enfant / Maternité et pédiatrie : vers la création d un centre de simulation Équipé de mannequins de simulation dernière génération grâce à l appui du Comité Américain, le CHU de Reims a déployé auprès des établissements de toute la région Champagne-Ardenne une première formation à la réanimation en salle de travail. Avec en ligne de mire la création d un véritable centre de simulation nouveau-né, nourrisson, enfant et mère. La simulation médicale est le meilleur outil pour améliorer la gestion de crise en équipe. Grâce à l utilisation de simulateurs, elle permet d'acquérir et de maintenir des compétences pratiques face à l'urgence, alors que les possibilités de formation en contexte clinique réel étaient jusqu à présent limitées. Les outils de simulation haute fidélité ne cessent en outre de se perfectionner avec des patients électroniques reproduisant de façon de plus en plus réaliste de nombreuses réactions physiologiques (transpiration, larmoiement...), ou pathologiques (cyanose, détresse respiratoire...). Grâce au soutien du Comité Américain, qui accompagne le développement des activités pédiatriques du CHU depuis la fondation de l American Memorial Hospital dans les années 1920, l établissement a pu se doter de trois mannequins (nouveau-né, nourrisson et enfant) en pédiatrie ainsi que d un mannequin de parturiente à l école de sage-femme, le tout accompagné des consoles permettant leur utilisation. Favoriser le partage d expérience S appuyant sur ces nouveaux équipements, le Professeur Patrice Morville, Président du Réseau Périnatal Champagne-Ardenne et responsable du Service de réanimation néonatale et pédiatrique du CHU de Reims, s est d ores et déjà rendu dans l ensemble des maternités de la région Champagne-Ardenne pour des sessions sur la réanimation néonatale. Objectif : apporter ou actualiser les connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la prise en charge et à la réanimation du nouveau-né en salle de naissance. Chaque session se compose d une présentation théorique et d une formation pratique sur site, directement en salle de travail, détaille le Professeur Morville. La simulation in situ permet réellement de regarder comment les équipes travaillent au quotidien, comment elles s organisent, de quels moyens elles disposent, etc. De là, on peut les former à traiter un problème majeur en situation d urgence : la réanimation en salle de travail. Car ce spécialiste le rappelle : Pour assurer une parfaite prise en charge dans l urgence, chacun doit avoir un rôle parfaitement défini et maîtrisé. La simulation permet de conditionner les individus à avoir un comportement approprié dans ces situations d urgence. A terme, il s agit pour le Professeur Morville de mettre en place un véritable centre de formation par simulation dédié à la mère et à l enfant ( du nouveau- né à l enfant), en collaboration avec les obstétriciens, les sagesfemmes, les pédiatres, les urgentistes, les anesthésistes et les chirurgiens. En complément des formations délivrées sur chaque site, les professionnels viendront dans ce centre pour d autres apprentissages, ce qui leur permettra aussi de se rencontrer et d échanger sur leurs expériences respectives. Plus largement, la simulation participe à la politique de sécurité des soins des établissements de santé, en permettant aux débutants de s initier à leur métier dans un environnement sécurisé où l erreur est sans conséquence pour les patients et aux professionnels en exercice de s entraîner à réaliser des gestes invasifs ou touchant à l intimité en première intention sur des mannequins. En ce sens, ce type d enseignement revêt aussi une véritable dimension éthique. Construire l avenir / / CHU de Reims / Rapport d activité
60 Pôle Tête Cou / Pôle Recherche et Innovations / Le projet ICOS-13 : vers de nouveaux outils d imagerie 3D adaptés à la médecine Le projet ICOS porté par la société Neo Telecoms dans le cadre d un consortium regroupant la société Antycip Simulation, l Université de Reims Champagne-Ardenne et le CHU de Reims, a été retenu par le gouvernement dans le cadre du Fonds Unique Interministériel. Ce projet d'excellence va donc bénéficier du soutien financier de l'etat et de l Europe pour développer la réalité augmentée et de nouveaux outils d'imagerie 3D appliqués à la médecine. Permettre au neurochirurgien de disposer d images en 3 dimensions qui évoluent en temps réel durant une intervention au bloc opératoire, simplement par la voix ou la gestuelle, tel est l enjeu du Projet ICOS-13, collaboration entre l Université Reims Champagne-Ardenne (URCA) et le Service de Neurochirurgie (Pôle Tête-Cou) du CHU de Reims. Ce projet d'excellence, porté par la société Neo Telecoms dans le cadre d un consortium regroupant la société Antycip Simulation, l URCA et le CHU, a été retenu par le gouvernement dans le cadre du Fonds Unique Interministériel (FUI) le 22 octobre Il va donc bénéficier du soutien financier de l'etat et de l Europe pour développer la réalité augmentée et de nouveaux outils d'imagerie 3D appliqués à la médecine. Nous avions une problématique de traitement de l ensemble des images dont nous disposons (coupes axiales, coupes coronales, scanners ) - pour les exploiter correctement et obtenir des informations fiables en 3 dimensions et en temps réel au bloc, explique le Docteur Christophe Eap, neurochirurgien à l origine de cette collaboration. Nous voulions une meilleure visualisation des images et une manipulation plus simple au bloc. Le Professeur Lucas (N.D.L.R. : enseignant chercheur responsable du groupe SIC Signal, Image et Connaissance - de l URCA) recherchait de son côté des applications concrètes de ses travaux, des problématiques sur lesquelles apporter des réponses. Il a donc réfléchi à de la 3D sans lunettes ainsi qu au contrôle des images par la voix et la gestuelle. Durant ses interventions, le neurochirurgien a en effet recours à l'imagerie médicale pour adapter au mieux sa stratégie opératoire, en confrontant la situation en cours aux données préenregistrées du patient. Cette démarche informatique soulève toutefois quelques questions : celle de l hygiène des périphériques type souris ou clavier mais aussi la nécessité de réaliser des pauses durant l opération afin de manipuler les images du patient. Le projet ICOS-13 ambitionne justement de réduire ces risques par le développement d une technologie de contrôle sans contact alliant le geste à la voix. Il faciliterait l'accès à l'information par un affichage en relief à haute définition ne nécessitant pas le port de lunettes. Il a recours à de nouvelles méthodes de visualisation des données contenues dans les images 3D. Les professeurs Laurent Lucas et Yannick Rémion de l URCA seront en charge des développements R&D et la plateforme Calcul & Image de l Université sera également mise à disposition de ce projet de 3 ans. Les équipes du Service de Neurochirurgie testeront les modèles développés dans ce cadre. LES PROJETS FUI Le 22 octobre 2013, la Ministre de l Egalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, la ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l Innovation et de l Economie numérique, Fleur Pellerin, ainsi que l ensemble des ministres en charge de la politique des pôles de compétitivité ont annoncé, en lien avec les présidents des conseils régionaux, le financement de 68 nouveaux projets collaboratifs de Recherche & Développement impliquant 54 pôles de compétitivité pour un montant de 51 millions d euros de la part de l Etat et de 42 millions d euros de la part des collectivités territoriales et des fonds communautaires (FEDER). Les projets FUI sont des projets de Recherche & Développement aidés dans le cadre du Fonds Unique Interministériel (FUI). Ces projets d excellence s inscrivent dans le cadre des priorités de politique industrielle présentés par le Président de la République à l automne dernier. Pilotés par une entreprise et associant au moins un laboratoire de recherche, ces projets apportent une réponse concrète et collective sur plusieurs des priorités identifiées. Le projet ICOS-13 a été mis en avant comme étant l un des trois dossiers phare de la sélection dévoilée le 22 octobre / CHU de Reims / Rapport d activité Construire l avenir / 59
61 Pôle Biologie / Pôle Recherche et Innovations / Le Prix International de Biologie Clinique 2013 remis au Docteur Oudart, AHU au Laboratoire Central de Biochimie Le Docteur Jean-Baptiste Oudart, Assistant Hospitalo-Universitaire au sein du Laboratoire Central de Biochimie du CHU de Reims, a reçu le Prix International de Biologie Clinique 2013 pour la qualité de ses travaux scientifiques. La Société Française de Biologie Clinique (SFBC) a décerné son Prix International de Biologie Clinique annuel au Docteur Jean-Baptiste Oudart, AHU au CHU de Reims, pour saluer notamment la publication de plusieurs articles sur le thème des protéines, des enzymes et de leurs applications en biologie médicale. Parmi les sujets de référence du praticien rémois, le myélome* et notamment le diagnostic biochimique des principales gammapathies monoclonales**, sur lesquels le Docteur Oudart avait notamment présenté une conférence sur invitation au 4e Congrès de la Société Algérienne de Biologie Clinique à Alger en avril 2013, et publié plusieurs articles dans des revues spécialisées. Ce résultat, c est celui du travail de l ensemble de notre équipe, souligne Jean-Baptiste Oudart. Seul on ne fait rien et, en biologie, nous sommes toujours au service de la clinique... Une démarche que cet AHU, qui a fait tout son cursus à Reims, et l équipe du Laboratoire Central de Biochimie du Professeur Maquart développent dans des domaines variés. Recherches clinique et fondamentale se rejoignent Depuis fin 2011, Jean-Baptiste Oudart est ainsi responsable du secteur des marqueurs de neurodégénérescence qui permettent notamment d apporter une aide au diagnostic de la maladie d Alzheimer. Un travail mené en lien avec le Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Champagne-Ardenne (CMRR) (Professeur Novella, Professeur Bakchine). Avec le Docteur Mahmoudi (NDLR : PH en gériatrie), nous avons mis en place un dosage qui permet une meilleure orientation diagnostique des patients chez qui l on suspecte une démence de type Alzheimer, détaille le jeune AHU. Nous avons obtenu le financement d un Appel d Offre Local (AOL) en 2013 pour la mise en place d une étude visant à préciser la valeur diagnostique de ce nouveau dosage. Nous espérons pouvoir présenter et publier à terme les résultats de notre cohorte... Le même type de collaboration entre biologistes et cliniciens est également à l œuvre dans un PHRC interrégional qui rassemble l équipe de Biochimie et des pneumologues Pr Lebargy, Pr Deslée, Dr Perotin autour de l étude des collagènes de type IV et XIX dans les liquides broncho-alvéolaires. Nous espérons inclure environ 300 patients sur une période de 18 mois, précise le Docteur Oudart. Cela relève à la fois de la recherche fondamentale mais aussi du développement d outils pour le diagnostic et le pronostic chez les patients. Recherches fondamentale et clinique se rejoignent. Jean-Baptiste Oudart * Le myélome multiple des os (aussi connu sous le nom de maladie de Kahler) est un cancer hématologique (signifiant qu'il se développe à partir des cellules de l'hématopoïèse, celles-là même qui sont à l'origine des cellules du sang, formées dans la moelle osseuse). **Anomalies se traduisant par une répartition anormale des immunoglobulines dans le sérum et/ou les urines et pouvant indiquer la présence d un myélome. Construire l avenir / / CHU de Reims / Rapport d activité
62 Pôle Recherche et Innovations / Partenariat CHU-Université : 3 projets hospitalo-universitaires (PHU) financés pendant 3 ans Afin de mieux structurer son activité de recherche, le CHU a décidé de consacrer une enveloppe de 1,5 million d euros sur trois ans au développement de trois projets phare. S y ajoutera un apport complémentaire d environ euros par l Université Reims Champagne-Ardenne (URCA), partenaire de cette démarche ambitieuse de soutien à la recherche. Un appel à Projets Hospitalo-Universitaires (PHU) a été lancé en 2013 auprès de l ensemble des équipes du CHU de Reims et de l Université, l un des objectifs des PHU étant de renforcer les collaborations entre les services cliniques et les équipes universitaires labellisées afin de favoriser la recherche translationnelle. Après une expertise internationale, les dossiers ont été sélectionnés par un jury CHU-URCA début Les équipes porteuses de projet s inscrivent dans une démarche de labellisation par les grands organismes nationaux de recherche (Inserm, CNRS ) et de développement dans des applications concrètes de leurs avancées en matière de recherche fondamentale. l Cognition sociale et maladies neuro développementales Porteur de projet : Professeur Arthur Kaladjian, chef du pôle de Psychiatrie des adultes Objectif : rapprocher des cliniciens de plusieurs disciplines (neuropédiatrie, imagerie, pédopsychiatrie et psychiatrie de l adulte) et des chercheurs en psychologie expérimentale et sciences cognitives pour explorer les cognitions sociales (l'ensemble des processus cognitifs tels que la perception, la mémorisation, le raisonnement, les émotions...) dans les pathologies neuro-développementales. Arthur Kaladjian, Chef du Pôle Psychiatrie des Adultes, porteur du projet : Nous avons choisi de nous intéresser aux cognitions sociales, une thématique assez nouvelle et originale, parce que, au sein de nos équipes respectives, nous travaillions tous sur ces processus neurocognitifs qui nous permettent de percevoir et interpréter les informations sociales, d interagir avec d autres individus et de nous insérer correctement dans notre milieu familial ou socioprofessionnel, mais nous le faisions séparément, avec des patients qui diffèrent par leurs caractéristiques, notamment leur maladie ou leur âge. L idée était donc de rassembler l ensemble des acteurs concernés, soit cinq équipes dont le laboratoire Cognition, Santé et Socialisation de l Université. Notre projet a la particularité d explorer ces cognitions sociales dès l enfance et leur impact au cours du temps : nous suivrons une population de nouveau-nés, notamment des prématurés, puis des enfants âgés de 10 à 15 ans et enfin de jeunes adultes présentant des maladies neuro-développementales. L objectif est de comprendre le fonctionnement cérébral en rapport avec les cognitions sociales et d identifier des marqueurs précoces de dysfonctionnement, notamment chez les enfants. En psychiatrie, on sait que les maladies peuvent poser des problèmes comportementaux, aussi est-il important de repérer le plus vite possible tout dérèglement et cela grâce à des approches objectives, telles que l IRM ou l électroencéphalogramme. A partir de là, nous pourrons développer des stratégies thérapeutiques ciblées. Les retombées seront donc concrètes pour les patients. Cet appel à projets a été un catalyseur qui nous a amené à rechercher une culture et un langage communs en matière de recherche. C est un embryon de structure de recherche en neurosciences que nous souhaiterions développer / CHU de Reims / Rapport d activité Construire l avenir / 61
63 l Vieillissement protéique et vasculaire (VIVA) Porteur de projet : Professeur Philippe Gillery, chef du pôle de Biologie Objectif : favoriser la meilleure prise en charge des patients à risque ou atteints de complications vasculaires et renforcer la cohérence de l enseignement autour de ces thématiques en France. Philippe Gillery, Chef du Pôle de Biologie, porteur du projet : Ce projet est motivé d une part par l importance des complications liées aux maladies chroniques (insuffisance rénale chronique, diabète) et au vieillissement dans la région Champagne- Ardenne, qui participent de façon importante au recrutement du CHU ; d autre part par l'expérience des membres participants dans le domaine des modifications posttraductionnelles non enzymatiques des protéines en pathologie. Nous avons essayé de fédérer autour d une thématique sur laquelle nous avons une expertise reconnue. A la base, il y a en effet une recherche menée depuis plusieurs années sur les mécanismes de vieillissement des protéines. Nous savons que les modifications protéiques augmentent avec l âge mais aussi au cours de certaines maladies telles que le diabète ou l insuffisance rénale. Ces pathologies provoquent en effet des altérations biochimiques des protéines par fixation de glucose ou de dérivés de l'urée, donnant naissance à des produits complexes appelés PTMDP (produits dérivés des modifications post-traductionnelles). A l heure actuelle, le rôle physiopathologique de ces PTMDP est largement méconnu. Le but du PHU VIVA est d étudier les liens entre le vieillissement protéique et les complications vasculaires dans différentes populations de patients, depuis l enfance jusqu à l âge adulte et à la vieillesse. Nous avons contacté toutes les équipes cliniques concernées : néphrologie adulte et pédiatrique, diabétologie adulte et pédiatrique, chirurgie vasculaire, cardiologie et gériatrie. Au total ce sont huit structures internes appartenant à cinq pôles du CHU qui sont partie prenante, en lien avec les travaux de l équipe 2 de l unité MEDyC UMR CNRS / URCA n Le financement du PHU va nous permettre de consacrer du personnel dédié à ces travaux et de structurer une équipe associant le CHU et l Université. Si nous arrivons à bien cibler la thématique, ce sont des domaines dans lesquels les deux établissements pourront afficher une Construire l avenir / 62 expertise reconnue dans le domaine. L intérêt de ce projet est aussi de passer d une problématique fondamentale à une vision clinique dans différentes populations de patients. Nous souhaitons en effet mettre l accent sur la recherche clinique, donc sur ce que nous pouvons concrètement apporter aux patients en testant de nouvelles hypothèses physiopathologiques. l Recherche et innovation en pathologie respiratoire inflammatoire (RINNOPARI) Porteur de projet : Gaëtan Deslée, PU-PH Maladies respiratoires et allergiques. Objectif : mettre en place au sein du CHU de Reims et en collaboration avec les unités de recherche fondamentale une structure de niveau national et international de recherche et d innovation thérapeutique en pathologie respiratoire. Gaëtan Deslée, PU-PH Maladies respiratoires et allergiques, porteur du projet : Nous avons ciblé le PHU RINNOPARI sur deux pathologies respiratoires inflammatoires chroniques, la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) et la mucoviscidose. L objectif est de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les altérations de la structure et des fonctions des voies aériennes au cours de ces deux pathologies. En rassemblant les cliniciens et les chercheurs des unités de recherche fondamentale travaillant sur les pathologies respiratoires, il s agit de favoriser les collaborations, en permettant notamment d analyser les résultats expérimentaux obtenus au laboratoire en fonction des données cliniques des patients. Cette interaction entre cliniciens et chercheurs des unités de recherche fondamentale est très importante pour faire émerger de nouveaux concepts et développer des stratégies thérapeutiques innovantes. En premier lieu, nous allons mettre en place des cohortes de patients et les caractériser le plus précisément possible sur le plan clinique pour créer une banque de données parfaitement documentée. A partir des données recueillies, nous chercherons à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la BPCO et la mucoviscidose. L objectif est de mettre en place une structure de recherche de haut niveau dans le domaine de la pathologie respiratoire, avec l objectif ultime d augmenter la qualité de la prise en charge des patients / CHU de Reims / Rapport d activité
64 Pôle Fonctions Stratégiques et Administration Générale (FSAG) / Projet immobilier : des chantiers sur tous les sites du CHU Quatre opérations majeures sont en cours ou vont prochainement débuter sur les différents sites du CHU de Reims : la reconstruction de la Résidence Roux, la reconstruction de la Fondation Roederer Boisseau, l extension du plateau technique de rééducation de l Hôpital Sébastopol et la phase 1 du projet immobilier du site central (construction d un bâtiment de biologie et d un bâtiment d odontologie). l La Résidence Roux La nouvelle Résidence Roux sera inaugurée en 2014, offrant une capacité d accueil de 287 lits pour améliorer et individualiser la prise en charge des personnes âgées. Cette nouvelle résidence a en effet été conçue pour répondre à un double enjeu : le confort et les besoins des résidents ; la qualité des conditions de travail des personnels. Le bâtiment est conçu comme une place de village rassemblant les locaux de service et d accompagnement (hall d accueil, salle de spectacle et d animation, espace de soins, salle à manger ) sur laquelle viennent se greffer des maisonnées qui comportent les chambres des résidents, autour d une zone de détente partagée. Plus spacieuses, plus lumineuses, les chambres préservent l intimité des résidents et assurent un confort optimal, avec notamment une salle de douche ergonomique. Le nouveau bâtiment comprend également un espace Snoezelen destiné à favoriser le bien-être de la personne âgée et à stimuler les sens. La première tranche du nouveau bâtiment a été mise en service en mai 2011 et accueille désormais 140 résidents. En 2013, la construction de la seconde partie du nouveau bâtiment s est poursuivie avant la destruction des anciens locaux de la deuxième aile. D'un montant de 35 millions d euros, cette opération bénéficie d une subvention d investissement de l État à hauteur de 15 millions d euros. l La Fondation Roederer Boisseau Construction de m² accueillant 90 lits, la future Fondation Roederer Boisseau sera implantée à l arrière de la Résidence Wilson à laquelle elle sera reliée par une galerie. Le nouveau bâtiment permettra d améliorer encore la qualité de l accueil et le confort de ses résidents. Un architecte a été désigné début 2014, suite à l organisation d un concours de maîtrise d œuvre et la phase études a débuté avec la mise au point de l avant-projet sommaire (APS). La phase études s achèvera à la fin de l année 2014 et sera suivie de la consultation des entreprises dans le cadre d un appel d offres. Le calendrier prévisionnel de réalisation prévoit une ouverture de la nouvelle résidence fin / CHU de Reims / Rapport d activité Construire l avenir / 63
65 l L Hôpital Sébastopol Les travaux correspondant à la dernière phase de réaménagement de l Hôpital Sébastopol, qui rassemble sur un même site l ensemble des activités de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) du CHU, débuteront à l automne Objectif : le développement de l hospitalisation de jour de rééducation qui offrira, à terme, 29 places sur le site de Sébastopol. Pour ce faire, certains anciens locaux seront détruits pour laisser la place à une nouvelle structure de m 2 comprenant : > des locaux dédiés à l activité d hospitalisation de jour du service de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) avec salles de rééducation, salles de consultations, salles de soins et de bilans, espaces d accueil des patients, > les locaux de l unité Pathologies Professionnelles et Santé au Travail du CHU. La destruction du bâtiment USN2 qui abrite l actuel hôpital de jour et la fin de l aménagement des espaces verts et parkings du site de Sébastopol compléteront ce programme. La livraison du nouveau bâtiment est prévue début l Le site central Le projet architectural du site central du CHU comprend 4 phases qui seront déclenchées progressivement et ajustées en fonction des financements obtenus pour mener à bien ces chantiers : > reconstruction des bâtiments de biologie et d odontologie > construction d un bâtiment d hospitalisation sur le site de l Hôpital Maison Blanche et d un plateau technique rassemblant blocs opératoires, imagerie et réanimation > réhabilitation de l Hôpital Robert Debré > réhabilitation de l aile chirurgie de l Hôpital Maison Blanche pour y implanter des espaces de consultations et des bureaux pour les médecins. La première phase de réaménagement du site central a toutefois déjà débuté, grâce aux aides obtenues antérieurement par l établissement. Le bâtiment de biologie, qui rassemblera les dix laboratoires actuellement disséminés dans les différents locaux du CHU, s étendra sur m² et devrait ouvrir ses portes fin Les m² de locaux dédiés à l odontologie seront, eux, livrés fin Ils regrouperont les fauteuils aujourd hui répartis entre Maison Blanche et Sébastopol. Fin 2013, ce projet a été déclaré éligible par le Comité interministériel de Performance et de la Modernisation de l offre de soins (COPERMO), première étape vers un financement de l État. Ce financement, et la possibilité de mener à son terme l ensemble du projet, ne seront effectifs qu à l issue d une seconde étape dite de validation qu il appartiendra au COPERMO de mener dans les prochains mois. Construire l avenir / / CHU de Reims / Rapport d activité
66 Pôle Logistique Infrastructures Environnement / Développement durable : premier bilan carbone pour le CHU La loi Grenelle de l Environnement 1 et 2 et son décret d application du 11 juillet 2011 précisent que sont tenues d établir un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre les personnes morales de droit public employant plus de 250 personnes. Ce Bilan Carbone doit ensuite être renouvelé tous les trois ans. En 2013, le CHU de Reims a réalisé son premier recueil de données et élaboré un plan en 21 actions pour diminuer ses émissions de tonnes équivalent C0² d ici à aura été l année du premier Bilan Carbone pour le CHU de Reims. Avec l aide d une société conseil, Coaching Durable, l établissement a collecté puis analysé site par site tout un ensemble de données afin de d é t e r m i n e r p r é c i s é m e n t s o n i m p a c t environnemental, de cibler les causes et les sources d émission susceptibles d être réduites et de lancer une politique de réduction de Gaz à Effet de Serre (GES). Principal enseignement : en 2012, le CHU a émis Tonnes Equivalent CO2, soit 21,8 Tonnes Eq. CO² par lit ou place de l établissement Tonnes Equ. CO², c est aussi l équivalent des émissions de gaz à effet de serre de habitants pendant un an, soit la ville de Fismes A noter que ce Bilan Carbone comprend les émissions propres au CHU, c est-à-dire celles qui sont dues à son activité propre comme les consommations d'énergie, mais aussi les émissions externes comme les émissions provoquées par les déplacements des personnels ou les émissions provoquées par la fabrication du matériel acheté par l établissement. > Les achats sont le premier poste d émissions du CHU (53% du total des émissions). Ce poste prend en compte les émissions de GES engendrées par l acquisition des biens et services nécessaires au bon fonctionnement de l établissement. On peut citer à titre d exemple l achat des médicaments et dispositifs médicaux (66% du poste des achats), des denrées alimentaires, des fournitures de bureau, etc. > L énergie est le second poste d émissions avec des résultats plutôt bons, le CHU bénéficiant du raccordement du site central et de la Résidence Roux au réseau de chauffage urbain de Reims. > Les déplacements des salariés arrivent en troisième position un bon résultat au regard des autres établissements de même taille, le CHU profitant d un environnement privilégié avec un plan de déplacement urbain développé (train, tramway, bus, vélo, ). Ce résultat devrait sensiblement s améliorer avec la mise e n p l a c e d u n P l a n d e D é p l a c e m e n t d Etablissement (PDE). > Viennent ensuite les immobilisations (bâtiments/matériels), les déchets puis le fret (interne et fournisseurs). LE BILAN CARBONE Le Bilan Carbone permet de comptabiliser les émissions, directes ou indirectes, de gaz à effet de serre (GES) d une activité ou d un site. C est la première étape du diagnostic climat d une activité ou d un site. En hiérarchisant les différents postes d émissions en fonction de leur importance, elle facilite la mise en place d actions prioritaires de réduction de ces émissions. Afin de simplifier les résultats, le bilan de l ensemble des GES est converti en une seule unité : l équivalent carbone. Prochaine étape pour le CHU : atteindre l objectif national de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre de l établissement d ici au prochain diagnostic, prévu dans trois ans. A l issue du bilan de ses émissions de gaz à effet de serre, le CHU s est donc fixé des objectifs pour chaque poste d émission, en tenant compte de l évolution réglementaire (Grenelle de l environnement) et de la convention du 27 octobre / CHU de Reims / Rapport d activité Construire l avenir / 65
67 21 actions ont été proposées, classées en 7 familles : ACHATS : > promouvoir la formation des acheteurs aux achats écoresponsables > poursuivre la mise en place des outils pour optimiser la dispensation des médicaments > réaliser une étude pour diminuer la consommation de bouteilles d eau ÉNERGIE : > réaliser un audit énergétique sur l ensemble des sites du CHU > mettre en place un Système de Management Energétique > assurer une maintenance efficace des installations et rechercher des solutions techniques alternatives (fluides moins impactants) > optimiser la consommation d énergie ÉNERGIE/IMMOBILISATIONS : > sensibiliser au bon allumage et à l extinction des machines > mettre en place une politique de construction et de rénovation > rationaliser les systèmes d impression de l établissement LES GAZ À EFFET DE SERRE (GES) Certains gaz permettent de piéger autour de la planète une partie de la chaleur du rayonnement solaire, qui est ensuite réémise vers l'atmosphère. C'est ce qu'on appelle l'effet de serre. Ce phénomène est indispensable à la vie sur terre. Mais entre le début du XXe siècle et aujourd'hui, les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté de 50 %. Ce phénomène est directement lié à l'activité humaine. La combustion de pétrole, de charbon et de gaz, le méthane produit par l'agriculture, les gaz fluorés issus de la climatisation des bâtiments et des voitures... Ces émissions modifient la composition de l'atmosphère et perturbent l'écosystème mondial. Principales conséquences : les températures ainsi que le niveau des eaux augmentent. Les principaux gaz à effet de serre sont : > la vapeur d eau (H2O) > le dioxyde de carbone (CO2) > l oxyde nitreux (N20) > le méthane (CH4) > l ozone (O3) TRANSPORTS DES SALARIÉS : > réaliser un Plan Déplacement Etablissement (PDE) > animer, sensibiliser, développer l usage des modes de transports alternatifs > développer la visioconférence pour limiter les déplacements improductifs et le e-learning pour la formation DÉCHETS : > améliorer le tri des DASRI (déchets d activités de de soins à risques infectieux) > mettre en place le tri des bio-déchets FRET INTERNE ET FOURNISSEURS : > optimiser le fret interne > optimiser la centrale de réservation des véhicules > développer les transports doux pour les déplacements intrasite BLANCHISSERIE : > faire évoluer le parc machine de la blanchisserie > faire évoluer la température de lavage > poursuivre la banalisation du vêtement de travail Ces actions seront déployées d ici à 2016, date du prochain Bilan Carbone du CHU pour parvenir à diminuer de tonnes Equ. C0² les émissions de l établissement. Construire l avenir / / CHU de Reims / Rapport d activité
68 L année 2013 en images Exposition de l atelier Garance du CMP-CATTP adulte (Centre Médico-Psychologique / Centre d Accueil Thérapeutique à Temps Partiel) dans le hall de l Hôpital Robert Debré à l occasion de la 24e Semaine de la Santé Mentale. Chaque année, les différents instituts et écoles paramédicaux et de sages-femmes du CHU de Reims organisent plusieurs portes ouvertes pour faire connaître leurs formations et leurs métiers. Deux animatrices des EHPAD du CHU de Reims se sont formées à la technique d art thérapie appelée clown relationnel et interviennent désormais auprès des résidents de l établissement. Le Service ORL-Chirurgie de la Face et du Cou du CHU a participé à l opération Make Sense, campagne nationale d information consacrée aux cancers des voies aérodigestives supérieures, en septembre. Les Rencontres Droits et Information du Patient (DIP) permettent chaque année aux professionnels du CHU d échanger sur une thématique fédératrice en avril 2013 Secret professionnel : bénéfique ou délétère? - à travers des cas cliniques et les analyses d un juriste, d un philosophe et d un psychiatre / CHU de Reims / Rapport d activité Construire l avenir / 67
69 Le 16 octobre, le CHU a organisé sa deuxième journée des associations partenaires de l établissement pour permettre aux usagers et aux professionnels d échanger, de découvrir les actions réalisées, de connaître les aides et soutiens offerts aux patients Pour la première fois, la Société Savante de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER) a tenu son congrès scientifique à Reims en octobre, en partenariat avec le Service de Médecine Physique et de Réadaptation du CHU. Les ateliers de slam intergénérationnels, mis en place depuis deux ans par la Ville de Reims, en partenariat avec l ORRPA (Office Rémois des Retraités et des Personnes Agées), ont égayé la Résidence Roux en novembre. Plus de 200 motards Père Noël sont venus souhaiter un joyeux Noël aux enfants hospitalisés à l American Memorial Hospital le 15 décembre. Durant la Semaine nationale de la Sécurité des Patients, une chambre de patients et une salle de soins un peu spéciales ont été installées à l Hôpital Robert Debré pour inviter les professionnels de l établissement et le grand public à débusquer les erreurs pouvant survenir dans la prise en charge des patients. Une opération aussi ludique que pédagogique! Construire l avenir / / CHU de Reims / Rapport d activité
70 Conception Création graphique : Valérie Petitfrère (Direction de la Communication) Conception Coordination Rédaction : Céline Pereira (Pôle Finances-Pilotage médico- économique-systèmes d information) Conception Coordination Rédaction : Aurélie Juillard (Direction de la Communication) Relecture : Pierre Bosser, Alexandre Camus (Direction de la Communication), Lucie Delecray (Direction de Site) Photographie : Olivier Chauvet (Direction de la Communication) Rédaction : Pôles, structures internes et directions
71 CHU DE REIMS /2014
CRITERES DE REMPLACEMENT
ANATOMIE ET CYTOLOGIE PATHOLOGIQUES - 7 semestres dans des services agréés pour le DES d anatomie et cytologie pathologiques, dont au moins 5 doivent être accomplis dans des services hospitalouniversitaires
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