Mécanismes de l alloréactivité, des rejets de greffe et de la réaction du greffon contre l hôte.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Mécanismes de l alloréactivité, des rejets de greffe et de la réaction du greffon contre l hôte."

Transcription

1 Mécanismes de l alloréactivité, des rejets de greffe et de la réaction du greffon contre l hôte. Marcelo de Carvalho Bittencourt, Christophe Baron, Gilles Blancho, Myriam Labalette, Hélène Moins Teisserenc Ghislaine Sterkers, Pierre Tiberghien I-Introduction 2 II-Alloantigènes. 2 II-1.Antigènes majeurs d histocompatibilité 2 II-2.Antigènes mineurs d histocompatibilité 3 II-3.Antigènes des groupes sanguins 3 III-Mécanismes d alloréactivité 3 III-1.Alloréactivité indirecte 3 III-2.Alloréactivité directe 4 IV-Les réactions de rejet en transplantation d organes. 4 IV-1.Rejet hyper-aigu 4 IV-2.Rejet aigu 5 IV-3.Rejet chronique. 7 V-La réaction du greffon contre l hôte (GvH) dans la transplantation de cellules souches hématopoïétiques allogéniques 7 1

2 I-Introduction Les progrès accomplis dans le domaine des traitements immunosuppresseurs ont permis de développer la transplantation dans la prise en charge des patients atteints d insuffisance chronique de différents organes et tissus. L immunosuppression qui accompagne ces greffes est nécessaire puisque, au-delà des difficultés techniques chirurgicales, dès les premières tentatives de transplantation, il est apparu que les greffons devenaient non-fonctionnels dans un délai relativement court du fait de conflits immunitaires. Ces conflits sont liés à des différences antigéniques entre les tissus et cellules du donneur et du receveur. Lorsque le donneur appartient à la même espèce que le receveur, on parle d alloréactivité, dont l origine principale est l extrême polymorphisme des gènes codant pour les antigènes du complexe majeur d histocompatibilité (CMH). Dans les cas très rares où le donneur et le receveur sont identiques génétiquement (jumeaux monozygotes) il s agit d une transplantation syngénique et aucune réaction immunitaire n apparaît. On parle enfin de xenoréactivité lorsque le donneur et le receveur n appartiennent pas à la même espèce. Lorsque le receveur est immunodéprimé, comme dans la transplantation de cellules souches hématopoïétiques, les cellules immunocompétentes contenues dans le greffon sont capables de reconnaître les alloantigènes de l hôte et de les rejeter : il s agit de la maladie du greffon contre l hôte ou GVHD (Graft Versus Host Disease). Cette condition particulière est abordée dans la seconde partie de ce chapitre. L alloréactivité reste un obstacle majeur aux transplantations d'organes et de tissus puisque les rejets immunologiques aboutissent à la perte du greffon de façon pratiquement inéluctable et relativement rapide sans traitement immunosuppresseur. En effet, chaque individu possède un taux important de lymphocytes T naïfs capables de reconnaître les alloantigènes. La fréquence des lymphocytes T naïfs spécifiques d un antigène donné est normalement très faible (de l ordre de 1 pour , cf. livre L2). Cette fréquence est beaucoup plus élevée en ce qui concerne les lymphocytes alloréactifs (de l ordre de 1 à 10 pour 100), ce qui conduit au développement de réponses immunes de forte intensité lorsque les antigènes d histocompatibilité de deux individus sont mis en présence. II-Alloantigènes. II-1.Antigènes majeurs d histocompatibilité Plus de 90% des alloantigènes reconnus sont les produits des différences alléliques entre les molécules du CMH des individus au sein d une même espèce. Les différences génétiques existant entre les nombreux allèles des molécules d histocompatibilité sont concentrées au niveau des parties codant la niche à peptide, régions les plus polymorphiques de ces molécules (cf. livre L2). 2

3 II-2.Antigènes mineurs d histocompatibilité Les antigènes mineurs d histocompatibilité correspondent à des fragments peptidiques issus de la dégradation de protéines intracellulaires pour lesquelles il existe un polymorphisme génétique, mais n appartenant pas au CMH. La présentation d un antigène mineur est cependant restreinte par le CMH et fait intervenir l'alloréactivité indirecte. Les gènes codant les protéines présentant un polymorphisme allélique se situent sur divers chromosomes ce qui explique leur transmission autosomique ou gonosomique. Ainsi, l antigène H-Y n est exprimé que par les hommes puisque le gène qui le code est localisé sur le chromosome Y. Il existe aussi un polymorphisme des cytokines et de leurs récepteurs, ainsi que des antigènes du système KIR (Killer Immunoglobulin Receptors) présents sur les cellules NK. Le polymorphisme extensif du génome humain inclut par ailleurs des délétions de gènes. Le système immunitaire d un individu porteur d une délétion homozygote d un gène n a pas acquis de tolérance vis-à-vis du produit de ce gène. En cas de greffe allogénique il peut reconnaître ce produit comme un alloantigène. Les antigènes mineurs d histocompatibilité ont été découverts en raison de phénomènes de GVH survenus au décours de greffes entre donneur et receveur présentant le même CMH (greffe HLA-identique). Les antigènes mineurs d'histocompatibilité ne jouent toutefois pas de rôle déterminant dans la transplantation d'organes. II-3.Antigènes des groupes sanguins Les antigènes des groupes sanguins, ABO, sont importants aussi pour la transplantation car ils sont présents à la surface de plusieurs types cellulaires, dont les cellules endothéliales. Dans une situation d'incompatibilité ABO donneur-receveur, ils peuvent être la cible des anticorps naturels, responsables de rejets hyper-aigus. III-Mécanismes d alloréactivité L'alloréactivité peut être classée en deux types en fonction du mode de reconnaissance des alloantigènes. III-1.Alloréactivité indirecte Dans le cas de l alloréactivité indirecte, les protéines allogéniques du donneur sont internalisées et apprêtées par les cellules présentatrices d antigènes du receveur. Les lymphocytes T CD4 ou CD8 du receveur dont les TCR reconnaissent ces peptides du donneur présentés respectivement dans les molécules du CMH de classe II ou de classe I du receveur sont des lymphocytes T dits alloréactifs. Cette reconnaissance indirecte suit donc le processus physiologique d amorçage de l activation lymphocytaire T (cf. livre L2). La fréquence de lymphocytes alloréactifs potentiellement activés via l alloréactivité indirecte se rapproche de celle mesurée pour un antigène étranger donné. 3

4 III-2.Alloréactivité directe A l opposé, l alloréactivité directe indique la capacité des lymphocytes T alloréactifs à reconnaître les molécules du CMH du donneur directement sur les cellules présentatrices d antigène contenues dans le greffon. Ces molécules du CMH peuvent contenir des peptides issus du donneur ou du receveur. L alloréactivité directe peut paraître surprenante. Elle tire son origine des particularités de l ontogénie des lymphocytes T qui subissent plusieurs étapes de sélection dans le thymus afin de ne conserver que des cellules ayant un TCR fonctionnel mais non-autoréactives (cf. livre L2). La sélection négative thymique ne prend pas en compte les molécules du CMH allogéniques qui sont absentes du stroma thymique d un individu. Après une greffe, des complexes CMH allogénique/peptides, qui ressemblent du point du vue tridimensionnel à un complexe CMH du soi/peptide étranger, peuvent être reconnus par les lymphocytes T du receveur qui n'ont pas été éliminés au cours de l ontogénie. Cette reconnaissance donne le premier signal d'activation lymphocytaire. Un troisième mode de reconnaissance allogénique a été décrit, l'alloréactivité semi-directe, liée à la propriété des cellules dendritiques de capturer des molécules de surface d'une autre cellule. Les cellules dendritiques du receveur «capteraient» donc des complexes CMH de classe I/peptide du donneur, tout en présentant de façon concomitante des peptides issus du donneur sur leurs propres molécules CMH de classe II. IV-Les réactions de rejet en transplantation d organes. IV-1.Rejet hyper-aigu Dans les rejets hyper-aigus, des anticorps préformés reconnaissent massivement des cibles cellulaires présentes dans les petits vaisseaux du greffon. Ceci aboutit à l activation du complément, à des lésions thrombo-hémorragiques ou ischémiques et à la mort tissulaire. Les rejets hyper-aigus surviennent très rapidement, dans les minutes ou les heures qui suivent la revascularisation du greffon. Des anticorps préformés (consécutifs à des grossesses, des transfusions non déleucocytées, ou une allogreffe antérieure), dirigés contre les molécules CMH de classe I du donneur, peuvent être la cause de rejets hyper-aigus. Comme ces rejets sont extrêmement difficiles à contrôler, il est très important de s'assurer avant la transplantation que le receveur n'est pas immunisé vis-à-vis des molécules CMH du donneur. La réalisation d'un crossmatch lymphocytaire permet l'identification d anticorps anti- HLA préformés éventuels. Dans ce test on incube des cellules mononucléées du donneur avec le sérum du receveur en présence de complément et d un marqueur de viabilité cellulaire. En cas de présence d'anticorps anti-hla, la fixation du complément aboutit à la lyse des cellules du donneur (crossmatch positif). A l'inverse, si les cellules sont viables, il n y a pas d anticorps cytotoxiques anti-donneur chez le receveur (crossmatch négatif). 4

5 IV-2.Rejet aigu Les rejets aigus surviennent dans les trois premiers mois suivant la transplantation. Quatre phases peuvent être identifiées dans la physiopathologie du rejet aigu, reconnaissance, activation, infiltration et destruction du greffon. Pendant la phase d'alloreconnaissance ou d allosensibilisation, l'alloréactivité directe conduit à l activation des lymphocytes T alloréactifs par les cellules dendritiques du donneur. Comme tous les organes, le greffon contient des cellules dendritiques immatures qui agissent comme cellules sentinelles du système immunitaire. Ces cellules sont sensibles à l environnement inflammatoire éventuellement présent chez le donneur, par exemple si celui-ci a subi une réanimation médicale prolongée. De plus, la transplantation est elle-même génératrice de signaux de danger capables d'induire une maturation des cellules dendritiques contenues dans le greffon. La procédure chirurgicale (lésions tissulaires) ainsi que la période d'ischémie froide, pendant la conservation extra-corporelle du greffon, induisent effectivement un microenvironnement pro-inflammatoire. Sur les cellules dendritiques chargées de peptides allogéniques, l'expression du récepteur de chemokine CCR7 et des molécules d'adhésion augmente. Dans la période précoce posttransplantation, les cellules dendritiques du donneur vont ainsi migrer vers les zones lymphocytaires T des ganglions lymphatiques du receveur drainant le greffon. Elles deviennent matures, augmentent l expression des molécules CMH et des molécules de costimulation, et sont alors capables d activer les lymphocytes T alloréactifs et de débuter ainsi la réponse immune allogénique. Cette reconnaissance directe des alloantigènes est responsable d environ 90% de la réponse allogénique et des rejets aigus survenant dans les premiers jours ou les premières semaines post-transplantation. De façon concomitante, les cellules présentatrices d antigène du receveur sont attirées vers le greffon par l environnement inflammatoire présent dans celui-ci. Ces cellules capturent des débris tissulaires et migrent également vers les ganglions drainant le greffon. De plus, des molécules solubles originaires du donneur sont transportées par voie sanguine vers les ganglions lymphatiques et peuvent être capturées et apprêtées par les cellules dendritiques du receveur. Ces alloantigènes peuvent être reconnus par les lymphocytes T alloréactifs par la voie indirecte, ce qui peut induire un rejet aigu avec une cinétique plus tardive. Cette voie indirecte est responsable de la majorité des rejets aigus survenant à distance de la transplantation, car il n y a qu un petit nombre de cellules dendritiques dans le greffon. 5

6 Les cellules endothéliales du greffon peuvent aussi être reconnues par les lymphocytes T CD8 du receveur par un mécanisme d alloréactivité directe et être, d une part une source potentielle d allostimulation et, d autre part, la cible de ces cellules cytotoxiques. La délivrance des trois signaux d activation lymphocytaire (liaison TCR-complexe CMH/peptide, costimulation et signaux de différenciation fonctionnelle) par les cellules dendritiques allogéniques ou autologues aboutit à l activation et à la prolifération clonale des lymphocytes T alloréactifs CD4 et CD8. Les réponses alloréactives sont polarisées vers un profil de type Th1, avec une signature cytokinique pro-inflammatoire et prédominance de sécrétion d IFN-gamma. Cette seconde phase du rejet aigu est caractérisée par une importante sécrétion de cytokines, une amplification de la réponse alloréactive et l activation d autres cellules effectrices. Les lymphocytes B peuvent alors sécréter des anticorps dirigés contre les alloantigènes, notamment les anticorps anti-cmh. Les cellules NK et les macrophages sont également activés. Il s ensuit une phase d infiltration du greffon par des cellules alloréactives. Cette phase est dépendante de la sécrétion de chemokines et d une augmentation de l expression des molécules d adhésion, qui facilitent la migration des cellules alloréactives à travers l endothélium des vaisseaux du greffon. Ces phénomènes aboutissent à l agression des cellules parenchymateuses du greffon. Les lymphocytes T CD8 cytotoxiques induisent l apoptose des cellules cibles allogéniques en libérant des perforines et granzymes, ou par la voie membranaire (interactions Fas/Fas-ligand). Des cytokines inflammatoires et cytotoxiques (comme le TNF-) ainsi que le recrutement d autres cellules effectrices (lymphocytes B, cellules NK, polynucléaires neutrophiles et éosinophiles, monocytes/macrophages) contribuent à une inflammation importante des vaisseaux et du parenchyme du greffon. Les lésions vasculaires et thrombotiques associées induisent une ischémie tissulaire et à terme la nécrose tissulaire. Les conséquences cliniques de ce processus sont une altération de l état général, fièvre et signes d insuffisance fonctionnelle du greffon. Le diagnostic est conforté par une biopsie du greffon et une analyse anatomo-pathologique. On parle de rejet vasculaire s il existe une prédominance de lésions vasculaires, avec œdème et dépôt de fractions du complément sur l endothélium. Les anticorps, notamment les anticorps anti-cmh mais également d autres anticorps dirigés contre des antigènes des cellules endothéliales sont impliqués dans ces phénomènes. Le rejet cellulaire est caractérisé par une infiltration inflammatoire interstitielle massive par des lymphocytes, macrophages et polynucléaires neutrophiles. Ces deux types de rejets peuvent coexister. Les rejets aigus peuvent être contrôlés de façon efficace par les traitements immunosuppresseurs (voir ce chapitre). Cependant, ces traitements ne sont pas sélectifs 6

7 vis-à-vis de l alloréactivité et inhibent également les réponses immunitaires bénéfiques. Ainsi, les patients transplantés présentent un risque accru d infections et de néoplasies secondaires. IV-3.Rejet chronique. Le rejet chronique survient plus tardivement, plusieurs mois ou plusieurs années après la transplantation. Il est caractérisé par une dégradation progressive et irréversible de la fonction du greffon. A la biopsie, on retrouve une fibrose interstitielle et périvasculaire ainsi qu une vasculopathie chronique avec un épaississement de l intima. Les mécanismes physiopathologiques du rejet chronique ne sont pas entièrement compris, mais impliquent des facteurs non-immunologiques et immunologiques. Ainsi, et de façon non-exhaustive, des facteurs liés au greffon (lésions induites par le stress oxydatif de l ischémie/reperfusion), à l hôte (âge, hypertension artérielle, infections - notamment par le CMV-, hyperlipidémie) et aux traitements immunosuppresseurs (toxicité directe sur le greffon) ont été démontrés comme étant impliqués potentiellement. Les facteurs immunologiques incluent le nombre de compatibilités CMH entre le donneur et le receveur, la présence préalable d anticorps anti-cmh, les épisodes de rejet aigu et un traitement immunosuppresseur suboptimal. Le rejet chronique ne peut pas être contrôlé par les traitements immunosuppresseurs disponibles et est actuellement la principale cause d échec des transplantations. L induction d une tolérance immunologique (acceptation du greffon sans traitement immunosuppresseur) pourrait potentiellement être la solution au défi clinique du rejet chronique. La mise en évidence de la production tardive d anticorps dirigés contre les antigènes du donneur différant de ceux du receveur a été associée à la présence d une activation du complément conduisant à des dépôts de fraction C4 dans le greffon. Ceci est particulièrement caractéristique des greffes rénales présentant un rejet chronique avec des dépôts de C4 dans les vaisseaux et les glomérules. V-La réaction du greffon contre l hôte (GvH) dans la transplantation de cellules souches hématopoïétiques allogéniques La greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques est utilisée dans le traitement des hémopathies malignes, des déficits immunitaires sévères et de certaines maladies héréditaires touchant l hématopoïèse. Les tumeurs solides, les maladies auto-immunes sévères ou encore la transplantation d organes sont d autres situations cliniques dans lesquelles le potentiel de la transplantation de cellules souches hématopoïétiques est actuellement exploré. 7

8 Trois types de greffons allogéniques peuvent être utilisés : moelle osseuse, cellules souches périphériques (CSP) mobilisées après administration de G-CSF (Granulocyte-Colony Stimulating Factor) ou sang placentaire issu du cordon ombilical. Le choix du donneur, pour les greffes de moelle osseuse ou de CSP, se fait sur des critères d histocompatibilité stricts incluant la recherche d une identité CMH 10/10 (HLA-A*, B*, C*, DRB1*, DQB1*) entre le donneur et le receveur. La greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques consiste, pour partie, à remplacer le système hématopoïétique du malade par le système hématopoïétique d un donneur volontaire sain en perfusant chez le malade des cellules souches qui viseront à reconstituer un système hématopoïétique complet. Afin d une part de détruire un maximum de cellules malignes et d autre part de minimiser les risques de rejet du greffon par les lymphocytes T du receveur (effet HvG, pour Host versus Graft), le patient reçoit au préalable soit un conditionnement standard (chimiothérapie myéloablative complétée par une irradiation corporelle totale), soit un conditionnement atténué. Cette allogreffe est aussi et surtout une véritable immunothérapie adoptive car elle apporte des cellules immunocompétentes notamment des lymphocytes T matures et des cellules NK du donneur. De par leur immunocompétence, celles-ci participent, dès leur perfusion chez le receveur, à la prise de greffe avec potentialisation de l hématopoïèse, à la reconstitution de l immunité anti-infectieuse (effet GvI, pour Graft versus Infection) et au développement de l immunité anti-tumorale (effet GvL, pour Graft versus Leukemia). Cet effet GVL est la plus puissante modalité d immunothérapie des cancers disponible aujourd hui et justifie à lui seul l utilisation de la greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques pour le traitement de certaines hémopathies malignes. Cet effet bénéfique anti-tumoral n est cependant pas sans risque pour le receveur puisque tout ou partie de ces mêmes cellules responsables de l effet anti-tumoral sont également directement impliquées dans la réaction du greffon contre l hôte (effet GvH). La GvH est une complication importante et fréquente, responsable de 15 à 40% de mortalité au cours du premier trimestre suivant la greffe et d une importante morbidité pouvant atteindre 50%. On distingue deux formes cliniques de GvH, la forme aiguë et la forme chronique, ayant chacune une cinétique et une physiopathologie propre. La GvH aiguë survient précocement et se caractérise cliniquement par une perte de poids, des atteintes cutanées, digestives, hépatiques et pulmonaires en plus d une immunosuppression importante. La GvH chronique survient plus tardivement. Sa physiopathologie est moins bien connue mais les principaux organes cibles sont également la peau, les intestins et le foie. 8

9 La GvH aiguë est due majoritairement à l alloreconnaissance par les lymphocytes T matures du donneur des antigènes mineurs d'histocompatibilité exprimés par les cellules des tissus sains du receveur, en raison des précautions prises pour obtenir la meilleure compatibilité pour les antigènes majeurs d histocompatibilité. Comme les antigènes mineurs sont des cibles allogéniques qui peuvent être exprimées par les cellules saines et malignes du receveur, il existe un recouvrement plus ou moins important des effets GvL et GvH. La réaction de GvH aiguë comprend plusieurs étapes. Dans un premier temps, les cellules présentatrices de l antigène contenues dans les tissus du receveur sont activées. En effet, le conditionnement pré-greffe entraîne une tempête cytokinique par le biais de dommages tissulaires (gastro-intestinaux en particulier) générant des signaux de danger. La reconnaissance des alloantigènes sur les cellules présentatrices du receveur induit dans un second temps l activation des lymphocytes T du donneur. Les dommages causés par la réaction de GvH aiguë sont imputables aux lymphocytes T CD8 cytotoxiques, à des cytokines et à des chemokines. Les cytokines inflammatoires, principalement de type Th1, agissent en synergie avec les lymphocytes cytotoxiques pour induire les dommages tissulaires. Le TNF- et l IL-1 sont produits en abondance dans la GvH aiguë. Le TNF- participe probablement à la cachexie caractéristique de la GvH aiguë. Il contribue à la maturation des cellules dendritiques et accroît ainsi l efficacité du processus de présentation d antigènes. Il recrute des lymphocytes T effecteurs, des neutrophiles et des monocytes par le biais de l induction de chemokines. La GvH aiguë est gradée de I à IV en fonction du nombre et de l étendue des organes impliqués (tableau 1). Les formes les plus sévères sont généralement létales, mais l utilisation de traitements immunosuppresseurs permet le plus souvent de juguler la GvH aiguë. Les lymphocytes T issus du donneur jouent également un rôle capital à la phase effectrice de la GvH chronique. Cependant, la production de cytokines de type Th2 prédomine dans la GvH chronique. La plupart des malades souffrant de GvH chronique expriment des autoanticorps dirigés contre des antigènes de surface des cellules du receveur. Les facteurs de risque sont les différences génétiques entre donneur et receveur, une GvH aiguë préalable, en particulier lorsqu elle s accompagne de traitement par corticoïdes, l utilisation de greffons non déplétés en lymphocytes T, un greffon de sexe féminin administré à un receveur de sexe masculin et l âge du receveur. La GvH chronique se présente comme une maladie auto-immune, avec formation d autoanticorps. Les lésions histologiques de la GvH chronique sont différentes de celles de la GvH aiguë. On observe des dépôts de collagène et une importante fibrose du derme, résultant 9

10 dans une symptomatologie proche de celle observée par les malades porteurs de sclérodermie et de syndrome de Sjögren. Les manifestations cliniques associent variablement des ulcérations orales (lichen plan), kérato-conjonctives ou de l œsophage, une sclérodermie, une maladie veino-occlusive ou une hépatite chronique agressive. Un déficit immunitaire est constamment associé avec son cortège de maladies infectieuses opportunistes. 10

11 A retenir Les complications majeures des greffes d organes et de cellules souches hématopoïétiques sont liées à des conflits immunologiques. Ces conflits sont initiés par les différences existant entre les antigènes cellulaires du donneur et du receveur. Il s agit d alloantigènes en clinique humaine. On distingue les antigènes majeurs du complexe majeur d histocompatibilité (CMH), mais aussi les antigènes mineurs d histocompatibilité provenant du polymorphisme génétique de diverses molécules n appartenant pas au CMH. Tous les individus possèdent une population importante de lymphocytes T susceptibles de reconnaître les complexes CMH/peptide d un autre individu ayant échappé à la sélection négative thymique. Les conflits immunologiques liés aux greffes concernent la reconnaissance d antigènes du donneur par des cellules du receveur (rejet) ou d antigènes du receveur par des cellules du donneur (GvH). Les mécanismes des conflits immunologiques impliqués en transplantation sont ceux d une réponse immunitaire classique, avec des phases de reconnaissance, activation, prolifération, production d effecteurs et régulation. En transplantation d organes, le conflit majeur est le rejet de greffe qui implique une alloreconnaissance directe ou indirecte et peut être aigu ou chronique. Il peut conduire à la perte fonctionnelle puis anatomique du greffon. En greffe de cellules souches hématopoïétiques, le conflit majeur est la maladie du greffon contre l hôte (GvH) qui peut être aiguë ou chronique. Il peut conduire à la destruction des tissus du receveur et à sa mort. Les phénomènes délétères associés à l alloréactivité doivent être contrôlés par des traitements immunosuppresseurs. 11

12 Tableau 1 : Grades de sévérité de la GVH aiguë Grade Atteinte Atteinte Atteinte Altération de Cutanée hépatique digestive l état général I + à II + à foie ou tube digestif Discrète III ++ à foie ou tube digestif Marquée IV Toute atteinte ++ avec retentissement sévère sur l état général Sévère 12

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

LA REPONSE ALLOGENIQUE. C. René -2011

LA REPONSE ALLOGENIQUE. C. René -2011 LA REPONSE ALLOGENIQUE C. René -2011 Les Lois de la transplantation Rôle des lymphocytes T Transfert de l immunité par les cellules T Infiltrat de cellules mononuclées disposé en manchons péri-vasculaire:

Plus en détail

Le rejet aigu cellulaire

Le rejet aigu cellulaire Le rejet aigu cellulaire CUEN: 3/12/2013 Philippe Grimbert Plan Les antigènes de transplantation Le mécanisme du rejet L incidence et les outils du diagnostique Le traitement 1 Rejet aigu cellulaire Représente

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi Table des matières v Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi 1 L immunité innée, 1 Les obstacles externes à l infection, 1 Les cellules phagocytaires tuent les micro-organismes,

Plus en détail

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus Module 2 Exercice 1: Cellules souches hématopoïétiques 1. Causes de décès en Suisse (2010) La figure suivante montre les causes de décès les plus fréquentes en Suisse en 2010, telles qu elles ont été relevées

Plus en détail

Immunité et grossesse

Immunité et grossesse MODULE de MAIEUTIQUE Unité foetoplacentaire (Coordonateur Pr Janky) Immunité et grossesse Dr. Nadia Prisant 1 Points essentiels : Le système immunitaire, à travers ses deux principales composantes, l immunité

Plus en détail

Immunologie de la grossesse

Immunologie de la grossesse Immunologie de la grossesse LI UE8S : Unité fœtoplacentaire Dr ANDRÉ Gwenaëlle 1 Introduction Immunité Ensemble des mécanismes permettant Reconnaître et tolérer «le soi» Reconnaître et rejeter «le non

Plus en détail

Immunité et Vieillissement

Immunité et Vieillissement Immunité et Vieillissement Laurence Guglielmi Institut de Génétique Humaine CNRS UPR1142, Montpellier «Lentivirus et Transfert de Gènes» Directeur d'équipe : Pr. Pierre Corbeau IMMUNOSENESCENCE Détérioration

Plus en détail

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 1 Vendredi 25 janvier 2008 : Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 2 Immunité et exposition aux rayonnements ionisants Professeur Michel

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ

CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ Les mécanismes de reconnaissance et d élimination des molécules du non soi font intervenir un système diffus d organes, de tissus, de cellules et de molécules qui

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr

Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr 1 Cellules Présentatrices d Antigène (CPA) Cellules dendritiques Monocytes / Macrophages Lymphocytes

Plus en détail

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison Après-Midi Rhumato, février 2014, CHU JRB Antananarivo Maladies inflammatoires : désordres inflammatoires

Plus en détail

Campagne d information et de recrutement de volontaires au don de moelle osseuse Lancement de la campagne le 16 novembre 2006

Campagne d information et de recrutement de volontaires au don de moelle osseuse Lancement de la campagne le 16 novembre 2006 Campagne d information et de recrutement de volontaires au don de moelle osseuse Lancement de la campagne le 16 novembre 2006 Eléments de réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la moelle

Plus en détail

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA 16/11/12 TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA Chantal GAUTREAU LABORATOIRE HLA S E R V I C E D I M M U N O L O G I E E T D H I S T O C O M PAT I B I L I T É, A P - H P, HÔPITAL SAINT LOUIS, PARIS,

Plus en détail

Les lymphocytes T CD4+ naïfs possèdent un potentiel d alloréactivité supérieur aux lymphocytes T CD4+ CM en situation d HLA compatibilité

Les lymphocytes T CD4+ naïfs possèdent un potentiel d alloréactivité supérieur aux lymphocytes T CD4+ CM en situation d HLA compatibilité Les lymphocytes naïfs possèdent un potentiel d alloréactivité supérieur aux lymphocytes CM en situation d HLA compatibilité Bachra CHOUFI EA2686 Laboratoire d'immunologie - HLA-Transplantation Centre de

Plus en détail

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques LT Mφ La sclérose en plaques une maladie auto-immune? LT Système immunitaire Mφ Facteurs génétiques étiques SEP Facteurs environnementaux nementaux Données épidémiologiques 60.000 patients en France Sujets

Plus en détail

L allogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

L allogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques L allogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques L historique 1960 - Pr Jean DAUSSET Découverte des groupes HLA 1970 - Pr Georges MATHE Première greffe de moelle osseuse allogénique 1974 - Pr Donald THOMAS

Plus en détail

Le don de moelle osseuse :

Le don de moelle osseuse : DON DE MOELLE OSSEUSE Le don de moelle osseuse : se décider aujourd hui, s engager pour longtemps LA MOELLE OSSEUSE ET SA GREFFE La moelle osseuse C est le tissu mou dans le centre du corps des os qui

Plus en détail

Activation et polarisation des lymphocytes T. A. Toubert Laboratoire d Immunologie et d Histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis

Activation et polarisation des lymphocytes T. A. Toubert Laboratoire d Immunologie et d Histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis Activation et polarisation des lymphocytes T A. Toubert Laboratoire d Immunologie et d Histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis Immunité acquise La réponse innée reconnaît des structures conservées entre

Plus en détail

Immunité adaptative : la mémoire immunitaire

Immunité adaptative : la mémoire immunitaire Immunité adaptative : la mémoire immunitaire Guislaine Carcelain, Myriam Labalette, Mirjana Radosavljevic I-Introduction... 2 II-Caractéristiques d'une réponse-mémoire ou secondaire... 2 III-La mémoire

Plus en détail

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407.

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407. PB : Comment sont éliminées les cellules reconnues comme étrangères. (infectées, cancéreuses, greffées.) L'organisme dispose d'autres moyens de défense que les anticorps pour se débarasser d'un intrus.

Plus en détail

Question 2 : Décrivez deux fonctions effectrices des anticorps. Illustrez par un schéma.

Question 2 : Décrivez deux fonctions effectrices des anticorps. Illustrez par un schéma. Bio II - Ex. IV Question 1 : Lors d une réponse inflammatoire (ex. blessure de la peau avec une aiguille souillée par des bactéries), A) préciser les rôles respectifs des neutrophiles, des mastocytes,

Plus en détail

Examen d immunologie PCEM2 13 janvier 2011

Examen d immunologie PCEM2 13 janvier 2011 Examen d immunologie PCEM2 13 janvier 2011 1 e partie : QCM 1- Un antigène : A- peut jouer un rôle dans la tolérance centrale s il s agit d un allo-antigène B- peut jouer un rôle dans la tolérance centrale

Plus en détail

28 Complément et inflammation

28 Complément et inflammation 28 Complément et inflammation Introduction Le complément est un système de protéines sériques qui comporte une trentaine de constituants, solubles et membranaires. Il est impliqué dans la réponse innée

Plus en détail

Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes

Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes 1. Origine des lymphocytes - les lymphocytes proviennent d'une cellule souche hématopoïétique multipotentielle (= totipotente)

Plus en détail

Lignée lymphocytaire

Lignée lymphocytaire Lignée lymphocytaire I-INTRODUCTION : LES LYMPHOCYTES: Support cellulaire de la défense immunitaire spécifique 25 40 % des globules blancs dans le sang périphérique Moins de 20 % dans le myélogramme. 3

Plus en détail

Chapitre II L immunité adaptative

Chapitre II L immunité adaptative Chapitre II L immunité adaptative 1 -I -La réponse adaptative humorale 1) Exemple du virus de la grippe 2 2) Les caractéristiques de cette réponse 3 Conclusion L immunité adaptative n est pas immédiate

Plus en détail

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICE 1 PAGE 406 : EXPERIENCES A INTERPRETER Question : rôles respectifs du thymus et de la moelle osseuse dans la production des lymphocytes.

Plus en détail

Le C4d en transplantation rénale. Carmen Lefaucheur, Dominique Nochy, HEGP, 2008

Le C4d en transplantation rénale. Carmen Lefaucheur, Dominique Nochy, HEGP, 2008 Le C4d en transplantation rénale Carmen Lefaucheur, Dominique Nochy, HEGP, 2008 1 Anti-C4d Classification de Banff 1991 Normal Rejet hyperaigu Lésions frontières (borderline) Rejet aigu cellulaire (grade

Plus en détail

SYNDROME D HYPER-IgM

SYNDROME D HYPER-IgM SYNDROME D HYPER-IgM Le présent livret a été rédigé à l attention des patients et de leurs familles. Il ne doit pas remplacer les conseils d un spécialiste en immunologie. 1 Egalement Disponible : AGAMMAGLOBULINÉMIE

Plus en détail

Les greffes de cellules souches

Les greffes de cellules souches A qui en parler? Vous cherchez de l aide ou d autres informations? Vous avez besoin de parler? Vous cherchez des informations sur un type de cancer ou ses possibilités de traitement? Vous voulez savoir

Plus en détail

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques Professeur Ibrahim Yakoub-Agha CHRU de LILLE (Illustration de J. Cloup, extraite du CD-Rom «greffe de Moelle» réalisé par la société K Noë) La moelle osseuse

Plus en détail

INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES

INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES RÉSUMÉ EN FRANÇAIS INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES INTRODUCTION : LES DONS SANGUINS ET LES AGENTS INFECTIEUX La production

Plus en détail

Différenciation lymphocytaire T & B. Différenciation lymphocytaire T & B. Théorie de la sélection clonale (1) Différenciation lymphocytaire T & B

Différenciation lymphocytaire T & B. Différenciation lymphocytaire T & B. Théorie de la sélection clonale (1) Différenciation lymphocytaire T & B DES de Biologie Médicale Enseignement d Immunologie Différenciation lymphocytaire T & B CM5.1 Différenciation lymphocytaire T & B Adrien Six (adrien.six@upmc.fr) Phnom Penh Université Pierre et Marie Curie

Plus en détail

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Généralités En introduction aux interventions de : M. Pasquet : vaccinations (enfant) et TTT par Ig P. Massip : vaccinations (adulte)

Plus en détail

Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T.

Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T. Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T. Marcelo de Carvalho, Olivier Adotévi, Valérie Frenkel, Gilles Thibault, Richard Le Naour I-Introduction... 2 II-Activation des lymphocytes

Plus en détail

II.5. l inflammation protumorale

II.5. l inflammation protumorale II.5. l inflammation protumorale L une de ses missions est de favoriser la reconstruction des tissus lésés. Les macrophages sécrètent des : enzymes MMP Facteurs de croissance EGF Cet aspect de l inflammation

Plus en détail

Table des matières. Table des matières... i. Chapitre 1 Éléments de base : structure et fonction... 1

Table des matières. Table des matières... i. Chapitre 1 Éléments de base : structure et fonction... 1 Table des matières Table des matières... i Chapitre 1 Éléments de base : structure et fonction... 1 1. INTRODUCTION... 2 2. MOLÉCULES PRINCIPALES... 3 2.1 Antigènes... 3 2.2 Anticorps... 4 2.3 Récepteurs

Plus en détail

La tanespimycine (17-AAG), un inhibiteur de. la maladie du greffon contre l hôte

La tanespimycine (17-AAG), un inhibiteur de. la maladie du greffon contre l hôte La tanespimycine (17-AAG), un inhibiteur de HSP90, protège la niche intestinale et inhibe la maladie du greffon contre l hôte Evelyne KOHLI UMR INSERM U866 Equipe Carmen Garrido «HSP-Pathies» HSP90 L allogreffe

Plus en détail

Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse

Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse XXII ème JRPI 13 10 2015 Pr M. Labalette Biothérapies Déficit immunitaire secondaire Susceptibilité aux infections (1 er effet secondaire des biothérapies)

Plus en détail

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transfusions sanguines, greffes et transplantations Transfusions sanguines, greffes et transplantations Chiffres clés en 2008 La greffe d organes est pratiquée depuis plus de 50 ans. 4 620 malades ont été greffés. 1 563 personnes ont été prélevées. 222

Plus en détail

La leucémie lymphoïde chronique (LLC)

La leucémie lymphoïde chronique (LLC) La leucémie lymphoïde chronique (LLC) La plus fréquente des hémopathies : 3 nouveaux cas / 100000 habitants / an Pas de facteur favorisant connu Adultes âgés (>65 ans), sexratio = 2/1 Accumulation de lymphocytes

Plus en détail

Item 127 : Transplantation d'organes

Item 127 : Transplantation d'organes Item 127 : Transplantation d'organes Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Allogreffe de moelle ou de cellules souches...1 2 Transplantation d'organes... 2 3 Diagnostic...3

Plus en détail

Immunologie Travaux dirigés

Immunologie Travaux dirigés Université Mohammed V-Agdal - Rabat Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 6 Module : Biochimie et Immunologie Élément : Immunologie Immunologie Travaux dirigés 1- De l Immunité innée à l immunité adaptative

Plus en détail

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T Frédéric VELY frederic.vely@ap-hm.fr MCU-PH Laboratoire d Immunologie - Hôpital de la Conception Lab of NK cells and Innate Immunity - Centre d Immunologie de Marseille-Luminy Les bases de la transduction

Plus en détail

Edgardo D. CAROSELLA TRAVAUX SCIENTIFIQUES

Edgardo D. CAROSELLA TRAVAUX SCIENTIFIQUES Edgardo D. CAROSELLA TRAVAUX SCIENTIFIQUES Depuis 1976, E.D. CAROSELLA (EDC) s'est appliqué à l'étude des molécules HLA et plus particulièrement sur leur rôle dans l'immunité cellulaire et la transplantation.

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

plan Transplantation d organe 2 types de donneurs 05/05/2015 1 Le don d organe 2 Prise en charge immunologique 3 Le rejet

plan Transplantation d organe 2 types de donneurs 05/05/2015 1 Le don d organe 2 Prise en charge immunologique 3 Le rejet plan Transplantation d organe 1 Le don d organe 2 Prise en charge immunologique 3 Le rejet 2 types de donneurs Activité de prélèvement en France Donneurs décédés:+++++ Donneurs vivants: Apparenté Non apparenté

Plus en détail

Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer)

Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer) Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer) Article; IL-6 and Stat3 Are Required for Survival of Intestinal Epithelial Cells and Development of Colitis-Associated Cancer Le cancer

Plus en détail

Place des anticorps monoclonaux dans la prise

Place des anticorps monoclonaux dans la prise Place des anticorps monoclonaux dans la prise en charge des hémopathies malignes Bases fondamentales et mécanismes d action des anticorps monoclonaux Aliénor Xhaard Association des Internes en Hématologie

Plus en détail

Éviter une réponse inappropriée

Éviter une réponse inappropriée Une réponse immunitaire "efficace" Quelques rappels : Mécanismes de protection Implication du système immunitaire dans l homéostasie de l organisme Élimination de cellules en apoptose Relations potentielles

Plus en détail

LES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES J.P. JOUET. Février 2007

LES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES J.P. JOUET. Février 2007 LES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES J.P. JOUET Février 2007 Introduction Il est aujourd hui souhaitable de ne plus parler de «greffe de moelle» mais de «greffe de cellules souches hématopoïétiques

Plus en détail

14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES maj 2010 HEMATOPOIETIQUE

14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES maj 2010 HEMATOPOIETIQUE 14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES maj 2010 HEMATOPOIETIQUE 14.1. INTRODUCTION. 3 14.2. INDICATIONS.. 3 14.3. SOURCES DE CSH 4 14.3.1. La moelle osseuse. 4 14.3.2. Le sang périphérique 4 14.3.3. Le

Plus en détail

LA TRANSPLANTATION RÉNALE

LA TRANSPLANTATION RÉNALE Sommaire Préface, par J.-F. BACH Avant-propos, par C. LEGENDRE LA TRANSPLANTATION RÉNALE HISTOIRE DE LA TRANSPLANTATION RÉNALE 1. Histoire de l immunologie de transplantation Premiers débuts Deuxièmes

Plus en détail

Mécanisme des réactions inflammatoires

Mécanisme des réactions inflammatoires 01/04/2014 THOMASSIN Guillaume L2 Revêtement Cutané Dr. Sophie Deplat-Jégo Relecteur 4 8 pages Revêtement cutané Mécanisme des réactions inflammatoires cutanés Mécanisme des réactions inflammatoires Plan

Plus en détail

L IMMUNITE ADAPTATIVE PROLONGEMENT DE L IMMUNITE INNEE

L IMMUNITE ADAPTATIVE PROLONGEMENT DE L IMMUNITE INNEE Chap 13 Ts spécifique thème 3 L IMMUNITE ADAPTATIVE PROLONGEMENT DE L IMMUNITE INNEE 4 semaines - Acteurs du système immunitaire Photo lymphocytes au contact cellule cancéreuse http://artic.ac-besancon.fr/svt/act_ped/svt_lyc/eva_bac/s-bac2005/images/ltc.jpg

Plus en détail

Cytokines & Chimiokines

Cytokines & Chimiokines Cytokines & Chimiokines I. (D après Förster, R. et al. (1999) Cell 99:23) Dans le but d étudier la régulation de la circulation des leucocytes dans l organisme, des souris déficientes pour le récepteur

Plus en détail

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2 Le complément I_ Généralités A. Découverte Les anticorps ont été découverts en 1890. La fixation d'anticorps ne suffit pas à détruire l'antigène. Pfeiffer et Bordet ont démontré qu'un système complémentaire

Plus en détail

Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines

Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines Jean Daniel Lelièvre, Yves Lévy, Pierre Miossec I-Introduction... 2 II-Les interférons... 2 II-1.L interféron... 3 II-1-a.

Plus en détail

Le don de moelle osseuse

Le don de moelle osseuse Le don de moelle osseuse Enfant, je rêvais de sauver des vies. Aujourd hui, je le fais. Grande cause nationale 2009 Olivier, 4 ans Olivier, 32 ans Établissement relevant du ministère de la santé Le don

Plus en détail

Développement du système immunitaire à la naissance

Développement du système immunitaire à la naissance Développement du système immunitaire à la naissance Sabine Le Gouvello Pierre Bongrand, Guislaine Carcelain, Alain Chevailler, Elodie Crétel, Ghislaine Sterkers. I.Introduction... 2 II.Immunité anti-infectieuse...

Plus en détail

Le système du Complément

Le système du Complément Le système du Complément Marie-Agnès Dragon-Durey, Jean Yves Cesbron, Alain Chevailler, Christian Drouet, Béatrice Uring-Lambert I-Introduction... 2 II-Les voies d activation du Complément... 2 II-1.La

Plus en détail

Première partie: Restitution + Compréhension (08 points)

Première partie: Restitution + Compréhension (08 points) Lycée M hamdia Année scolaire : 2011/2012 Prof : Saïd Mounir Date : 17/05/2012 Première partie: Restitution + Compréhension (08 points) EXERCIE N O 1: (4 points) : 1 : a-b 2 : b 3 : a-b 4 : d 5 : d 6 :

Plus en détail

C N (1,2), MA (1), X (1), G (1), M (1), T (1), C (2), P (3), M (4), V (1,5), JP (1,5), PN. (1), E

C N (1,2), MA (1), X (1), G (1), M (1), T (1), C (2), P (3), M (4), V (1,5), JP (1,5), PN. (1), E Caractérisation phénotypique et rôle des lymphocytes T régulateurs intra- hépatiques au cours de l hépatite chronique virale C N Sturm (1,2), MA Thélu (1), X Camous (1), G Dimitrov (1), M Ramzan (1), T

Plus en détail

Anticorps anti-hla en transplantation rénale

Anticorps anti-hla en transplantation rénale Anticorps anti-hla en transplantation rénale Caroline Suberbielle Laboratoire d'immuno-histocompatibilité Hôpital St Louis Paris Définitions Patient «naïf» Patient sans événement immunisant Homme ou enfant

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

Numéro d Étudiant. Série de Problèmes 4 Date de remise : Seulement remettre vos réponses sur la feuille de réponse fournie

Numéro d Étudiant. Série de Problèmes 4 Date de remise : Seulement remettre vos réponses sur la feuille de réponse fournie Nom : Numéro d Étudiant Série de Problèmes 4 Date de remise : Seulement remettre vos réponses sur la feuille de réponse fournie 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 1. Lequel

Plus en détail

Les déficits immunitaires primitifs / congénitaux / héréditaires

Les déficits immunitaires primitifs / congénitaux / héréditaires Les déficits immunitaires primitifs / congénitaux / héréditaires http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pediatrie/deficits.htm 1. Déficits de l immunité innée (10 % des déficits immunitaires héréditaires)

Plus en détail

Pr Bernard Combe. Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de Montpellier

Pr Bernard Combe. Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de Montpellier Journal de L ANDAR (Association Nationale de Défense contre l Arthrite Rhumatoîde) octobre2008 Le Mabthéra dans la polyarthrite rhumatoïde Pr Bernard Combe Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de

Plus en détail

Maturation des Cellules T et des Cellules B

Maturation des Cellules T et des Cellules B Maturation des Cellules T et des Cellules B 1- Développement lymphocytaire (T & B) 2-Maturation thymique des Cellules T 3-Maturation des Cellules B dans la moelle osseuse (MO) 1-Le développement lymphocytaire

Plus en détail

Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner?

Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner? Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner? Malika Benkerrou Site de référence pédiatrique national sur la drépanocytose Hôpital Robert Debré, Paris 3èmes Journées de la Drépanocytose en Martinique

Plus en détail

Les Applications industrielles et commerciales des cellules souches. Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises

Les Applications industrielles et commerciales des cellules souches. Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises Les Applications industrielles et commerciales s cellules souches Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises Matthieu COUTET, Responsable du Pôle Jean-François RAX, Business Analyst 1 Plan Cellules souches

Plus en détail

Stage de formation 17 & 18 mars 2014. NetBioDyn et la modélisation des réactions immunitaires. Conférences. Ateliers. Institut français de l Éducation

Stage de formation 17 & 18 mars 2014. NetBioDyn et la modélisation des réactions immunitaires. Conférences. Ateliers. Institut français de l Éducation Stage de formation 17 & 18 mars 2014 Conférences Institut français de l Éducation Ateliers École normale supérieure de Lyon (site Monod) nihil est sine ratione NetBioDyn et la modélisation des réactions

Plus en détail

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Pathogène Réponse spécifique - Adaptée - Mémoire Complément Macrophages NK Lymphocytes B Lymphocytes T 1) Distinguer "le soi" du "non soi" 2) Réarrangements

Plus en détail

Le système immunitaire

Le système immunitaire Le système immunitaire L organisme doit se protéger des agressions qu il subit continuellement de la part du milieu externe. Cette protection consiste tout d abord en l interposition d une barrière entre

Plus en détail

14/12/2014. Antoine Durrbach Le Kremlin Bicetre. Slide courtesy of Dr. Meier-Kriesche

14/12/2014. Antoine Durrbach Le Kremlin Bicetre. Slide courtesy of Dr. Meier-Kriesche Antoine Durrbach Le Kremlin Bicetre Slide courtesy of Dr. Meier-Kriesche 1 Molécule (Anticorps, Protéine de Fusion) dirigée contre un ou des antigènes lymphocytaires et modifiant l activité du système

Plus en détail

Origine, différenciation et répertoire lymphocytaire T

Origine, différenciation et répertoire lymphocytaire T Origine, différenciation et répertoire lymphocytaire T Guy Gorochov, Jean Daniel Lelièvre, Gilles Thibault, Antoine Toubert I-Introduction... 2 II-Le récepteur T pour l antigène (T-cell receptor ou TCR)...

Plus en détail

Le don. de sang placentaire. Une source irremplaçable de cellules souches pour la greffe allogénique. Document destiné aux professionnels de santé

Le don. de sang placentaire. Une source irremplaçable de cellules souches pour la greffe allogénique. Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé 2 EDITION Etablissement relevant du ministère de la santé Le don de sang placentaire Une source irremplaçable de cellules souches pour la greffe allogénique

Plus en détail

Traitements futurs. Traitements de la SP 2014-10-01. I. Prévention de la maladie II. Prévention des poussées III. Neuroprotection et remyélinisation

Traitements futurs. Traitements de la SP 2014-10-01. I. Prévention de la maladie II. Prévention des poussées III. Neuroprotection et remyélinisation Traitements futurs Dr François Grand Maison, neurologue et directeur, clinique Neuro Rive Sud Traitements de la SP I. Prévention de la maladie II. Prévention des poussées III. Neuroprotection et remyélinisation

Plus en détail

Cytokines ; Chimiokines

Cytokines ; Chimiokines Cytokines ; Chimiokines I. Dans le but d étudier la régulation de la circulation des leucocytes dans l'organisme, des souris déficientes pour le récepteur CCR7 de chimiokine ont été générées par recombinaison

Plus en détail

Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire

Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire Problème n 1 : Comment le corps réagit-il lors d une infection? Rappel : une infection se caractérise par la multiplication

Plus en détail

Les anti-lymphocytes B. Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014

Les anti-lymphocytes B. Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014 Les anti-lymphocytes B Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014 Rôle pathogène des lymphocytes B au cours des maladies auto-immunes Production d'auto-anticorps et/ou formation

Plus en détail

Cellules souches et Médecine régénératrice

Cellules souches et Médecine régénératrice DIPLOME D'UNIVERSITE 2015 / 2016 Cellules souches et Médecine régénératrice Ce Diplôme Universitaire est ouvert aux étudiants des écoles doctorales des Universités Paris / Paris-Saclay, aux cliniciens

Plus en détail

Numéro EudraCT : 2012-000695-42. Promoteur : Bluebird bio, Inc. 840 Memorial Drive Cambridge, MA 02139 Etats-Unis

Numéro EudraCT : 2012-000695-42. Promoteur : Bluebird bio, Inc. 840 Memorial Drive Cambridge, MA 02139 Etats-Unis Fiche d'information destinée au public pour les essais cliniques portant sur des organismes génétiquement modifiés (OGM) (Article R.1125-5 du Code de la Santé Publique) Essai clinique : "Une étude ouverte

Plus en détail

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T 14/10/2013 MARIANI Natacha L2 TSSIBG G. Pommier 8 pages TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T Immunoglobulines (Ig/AC) Récepteurs pour l'antigène des lymphocytes

Plus en détail

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé Don de moelle osseuse Engagez-VOUS pour la vie 1 Pourquoi devenir veilleur de vie? Le don de moelle osseuse peut sauver des vies La greffe de moelle osseuse représente une chance importante de guérison

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

Thérapie cellulaire en oncohématologie

Thérapie cellulaire en oncohématologie Thérapie cellulaire en oncohématologie Etat des lieux et perspectives Unité U917/SITI-TC MICA UE9 11 octobre 2013 Karin Tarte karin.tarte@univ-rennes1.fr Thérapie Cellulaire et oncohémato l Deux grandes

Plus en détail

Nous avons tous un don qui peut sauver une vie. D e v e n i r. donneur de moelle. osseuse

Nous avons tous un don qui peut sauver une vie. D e v e n i r. donneur de moelle. osseuse Nous avons tous un don qui peut sauver une vie D e v e n i r donneur de moelle osseuse Pourquoi s inscrire comme donneur de moelle osseuse? Pour des personnes atteintes de maladies graves du sang, la greffe

Plus en détail

Transplantation d'organes

Transplantation d'organes Transplantation d'organes Quelles voies de recherche? Expertise collective Cet ouvrage présente les travaux du groupe d experts réunis par l Inserm dans le cadre de la procédure d expertise collective

Plus en détail

Vieillissement Immunitaire

Vieillissement Immunitaire Vieillissement Immunitaire Dr Florent Guerville Service de Gérontologie Clinique Service de Néphrologie CHU de Bordeaux CNRS UMR 5164 «Composantes Innées de Réponse Immunitaire et Différenciation» 19 mars

Plus en détail

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus.

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus. AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne Les dons de cellules & de tissus. Introduction : Une greffe (don) de cellules consiste à administrer à un patient dont un organe vital ne fonctionne plus correctement, une

Plus en détail

Rapport d information au Parlement et au Gouvernement

Rapport d information au Parlement et au Gouvernement Rapport d information au Parlement et au Gouvernement Avril 2010 Rapport d information au Parlement et au Gouvernement Avril 2010 Introduction Parce qu ils sont susceptibles d enjeux éthiques et sociétaux

Plus en détail

Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France»

Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France» Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France» MISE AU POINT DE L ORGANISATION DU RESEAU EN FRANCE, EN 2003 : Aujourd hui, cinq établissements

Plus en détail

Quel est le risque infectieux?

Quel est le risque infectieux? Conflits d intérêts de l orateur (en rapport avec le thème de la conférence) Participation à des actions de formation organisés par des industriels (symposium, congrès, ateliers): Oui Immunosuppresseurs

Plus en détail

Exploration du Profil protéique sérique. A. Galmiche, mars 2011

Exploration du Profil protéique sérique. A. Galmiche, mars 2011 Exploration du Profil protéique sérique A. Galmiche, mars 2011 Pourquoi explorer le profil protéique du sérum? L électrophorèse des protéines sériques est un examen simple, réalisé en routine qui permet

Plus en détail

Sommaire. Concepts de base en immunologie

Sommaire. Concepts de base en immunologie xi Sommaire Partie I Concepts de base en immunologie Chapitre 1 Les concepts de base en immunologie 1 Chapitre 2 L immunité innée 39 Partie II Chapitre 1 La reconnaissance des antigènes La reconnaissance

Plus en détail