JOURNEE DU PATRIMOINE ans d Hôpital à SENS. Dimanche 20 Septembre

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1 JOURNEE DU PATRIMOINE ans d Hôpital à SENS Dimanche 20 Septembre

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3 Remerciements L Association Vélo en tous Sens remercie la Mairie de Sens pour l impression de cette plaquette. Avertissement Cette plaquette n est pas un guide de visite de la ville. C est un recueil de commentaires autour d un circuit centré sur le thème des hôpitaux. Sens est une ville à l histoire bien riche, avec encore de nombreuses traces visibles dans nos rues pour qu elles puissent être toutes présentées dans une telle plaquette. Il ne s agit donc que d un petit échantillon de ce que peut présenter notre ville. De même pour chaque site, nous nous sommes limités. Il y aurait souvent beaucoup plus à dire. Si nous vous avons incités à sortir votre vélo, à apprécier Sens puis à aller visiter les Musées ou lire un chapitre de l histoire de notre ville, nous avons atteint notre objectif. Et maintenant roulons! L Association Vélo en tous Sens a pour vocation de favoriser les déplacements en bicyclette dans la ville. Outre les traditionnels trajets domicile - travail ou école ou pour faire ses courses, le vélo est un moyen différent de découverte du patrimoine. Permettant des parcours plus longs qu à pied, il autorise également des arrêts fréquents y compris dans des endroits peu spacieux. C est dans ce cadre que nous vous proposons ce circuit de 17 kilomètres (durée : environ 2 heures 30)

4 Préambule Ici commence notre circuit car c est précisément dans ce secteur que fût établi le premier hôpital dont nous connaissons précisément la date de fondation. C était en Pour autant, cela n était pas le premier hôpital. En 1204, le sieur Geoffroy, de concert avec son épouse, fait une dotation à l Hôtel-Dieu. C est, semble-t il, le plus ancien élément factuel concernant les hôpitaux de Sens. Depuis combien de temps existait-il? Nous ne le savons pas. Etait-il le seul? Nous ne pouvons faire que des suppositions. L histoire locale ne peut pas donner de réponses précises. Par contre l histoire générale des hôpitaux peut apporter quelques éclairages. Ce préambule donnera les grandes tendances de l histoire de nos hôpitaux, pour mieux resituer dans leur contexte les différents évènements locaux évoqués à l occasion de ce circuit. En retour, ces évènements locaux permettront d illustrer cette histoire générale un peu abstraite. La Charité est une vertu prônée par l Eglise qui voit dans le «pauvre» une image vivante du Christ. Ces «pauvres» peuvent avoir des visages bien différents. Ils peuvent être indigents, malades, infirmes, femmes seules, vieillards ; orphelins ou voyageurs. L hospitalité leur est due. Ils trouveront l accueil dû à leur état, de quoi se nourrir, se vêtir et s abriter au sein de la «domus hospitalis» (maison des invités). Le monde chrétien confie rapidement cette mission aux évêques. Dés l époque mérovingienne, au temps de Clovis, en 511 lors du concile d Orléans, il leur est rappelé qu ils doivent réserver le quart des revenus de leur église à l hospitalisation des pauvres et des voyageurs. Très rapidement des laïcs s associèrent aux évêques en leur apportant des revenus réguliers ou de propriétés pour les aider à remplir cette mission. Les premières maisons hospitalières voient le jour au VIe siècle. Elles sont en général urbaines et peuvent avoir des fonctions dédiées. Il n est pas rare de trouver des villes où l accueil des malades et des pauvres est séparé de celui des voyageurs et pèlerins. En majorité, l Hôtel-Dieu, fondation épiscopale, est situé dans le quartier Cathédral (quartier de la cité où s est établi le pouvoir religieux et comprenant la cathédrale, le palais de l évêque, les logements des chanoines et l Hôtel- Dieu). Jusqu au milieu du VIIe siècle, le pays connaît un fort développement du nombre d établissements. Les initiatives laïques et épiscopales se côtoient fréquemment. La plus grande stabilité apportée au IXe siècle par le nouveau pouvoir carolingien profite à l hospitalité. Le pouvoir laïc légifère et Charlemagne transcrit dans des chartes les injonctions des différents conciles. Le corps des chanoines doit maintenant assister l évêque dans la conduite des œuvres charitables. Les établissements d hospitalité sortent des villes et commencent à se spécialiser. Parallèlement, les communautés religieuses se développent et chaque abbaye offre également un lieu d accueil. Cela va de pair avec le développement des pèlerinages et des échanges se développent. Les XIIème et XIIIème siècles connaissent une évolution démographique importante, une plus grande mobilité notamment avec les croisades, le développement de la lèpre. Le nombre d établissements hospitaliers suit cette évolution. Simultanément apparaissent des ordres religieux spécifiquement hospitaliers et parfois spécialisés par type d hospitalité. Le nombre d hôpitaux était nettement plus important par rapport à ce que nous connaissons aujourd hui. Paris en comptait environ 60 et Lyon de l ordre de 20. Par contre ils étaient de petite taille : en moyenne de l ordre de 30 lits. De nombreuses maisons éparpillées dans les villes n abritaient que quelques lits. Il faut toutefois relativiser ce faible équipement en nombre de lits car il était fréquent d avoir deux occupants par lit. Chaque lit nécessitait une espace de l ordre de 20m². La gestion de ces établissements pourvus d un patrimoine important, et croissant avec les donations, attire les convoitises. Au XIVe siècle, les abus se font fréquents. Des administrateurs détournent à leur profit les rentes des hôpitaux et négligent à la fois leur vocation et l entretien des bâtiments. A cette mauvaise gestion s ajoutent les méfaits de la guerre de Cents Ans. Au XVe siècle le système hospitalier est délabré et de nombreux établissements connaissent de fortes difficultés financières. Le maintien de l ordre public amène les pouvoirs municipaux à progressivement s intéresser à l administration des hôpitaux. L Eglise pour contrer ce début de laïcisation incite les Evêques à reprendre en main la surveillance de la gestion. Le développement de l artisanat dans les villes au XVIe siècle génère un important exode rural. Le paupérisme et la mendicité deviennent insupportables. Cette crise sociale va bouleverser le système d assistance. Le pauvre fait peur. Il est suspecté d être un vecteur de propagation des maladies, d être voleur, de simuler des infirmités et de troubler l ordre public. Les Bureaux des Pauvres, appelés aussi Aumônes générales ou Charités, se créent. Ils apportent les premiers secours et sont chargés d aiguiller les individus vers la structure qui parait la mieux adaptée. Ils dirigent vers l hôpital les pauvres de la ville qui ne sont pas en mesure de travailler. Les malades et les enfants sont orientés vers des établissements spécialisés. Un travail est assigné aux valides. Parfois, les pauvres sont immatriculés et portent un insigne. Ils sont surveillés, «gérés» ; cela apparaît comme un moyen de sécuriser les villes et de contrôler cette population.

5 Les établissements qui se spécialisent dans l accueil malades commencent ainsi à devenir des établissements de soins. Ils s attachent parfois le service d un médecin ou d un chirurgien, le plus souvent à temps partiel pour assurer des visites. Cette organisation ne parvient pas à éradiquer le vagabondage et la mendicité. Une autre idée de solution germe lentement en même temps que les manufactures naissantes sont en quête de main d œuvre. Elle consiste à subvenir aux besoins matériels des pauvres et à les héberger en contrepartie de l exécution d un travail dont le fruit profite à l établissement, à les former à un métier, mais aussi à leur apporter une éducation religieuse. C est l enfermement des pauvres mendiants, qui conduira aux édits de 1656 et 1662 incitant à la création des hôpitaux généraux. Parallèlement, le XVIIe siècle voit la fusion de nombreuses structures. Les petits établissements, les maladreries et autres établissements charitables sont rattachés à l hôpital principal. Ce siècle voit également la construction de nouveaux édifices en grand nombre et l adoption de lois régissant l administration des hôpitaux de façon plus collégiale. Les mauvaises conditions climatiques du début du XVIIIe siècle portent un coup rude à la gestion des hôpitaux en les privant d une grande partie de leurs revenus fermiers en même temps qu ils deviennent plus sollicités. Leur situation restera précaire jusqu à la révolution où elle se dégradera à nouveau fortement. Pour enrayer la baisse des revenus (baisse des dons, abolition des privilèges), l assemblée constituante va mettre en œuvre une idée qui planait depuis le milieu du siècle : la nationalisation des biens des hôpitaux. Mais faute de redistribution équitable des revenus, cette mesure s avère un fiasco. Elle est fortement dénoncée par la population. L assemblée constituante est obligée de faire marche arrière, mais la partie des biens des hôpitaux déjà vendue ne pourra plus être récupérée. Les conditions d exercice des religieuses sont également changées. Les congrégations sont supprimées par le décret du 18 août 1792; on permet aux sœurs hospitalières de poursuivre leur travail mais à titre individuel et civil. Le grand tournant vers la modernité se produit au XIXe siècle avec d une part la séparation entre l hôpital et l hospice, la médicalisation et la spécialisation des hôpitaux. La loi du 30 juin 1838 prévoit la création d un hôpital psychiatrique dans chaque département (en 1888, seuls 47 départements en seront réellement dotés). Les conditions de séjour et l hygiène s améliorent également. On y voit apparaître les étuves à désinfecter, les buanderies et les cabinets d aisance se substituent aux «chaises percées» placées auprès du lit des malades. Très symbolique de son évolution, l hôpital jusque là dépendant du ministère de l intérieur est rattaché en 1930 au ministère de la santé nouvellement créé. La loi du 21 décembre 1941 et son décret d application du 17 avril 1943 font de l activité de soins la principale mission de l hôpital en tant qu établissement sanitaire et social et lui donnent un cadre juridique. La fonction de directeur apparaît, ainsi que la commission consultative médicale, devenue par la loi du 24 juillet 1987 la commission médicale d établissement. Les médecins sont nommés non plus par la commission administrative, mais par le préfet ou le ministre de tutelle. Trois ordonnances et un décret en 1958 («réforme Debré») réorganisent les hôpitaux et créent les Centres hospitaliers universitaires (CHU). L étatisation est renforcée et le mouvement se confirme avec la loi du 31 décembre L hôpital devient alors un service déconcentré de l État. Une carte sanitaire est créée ainsi que les groupements et syndicats inter hospitaliers. Enfin, la loi du 31 juillet 1991 vient se substituer à celle de Elle définit un schéma d organisation sanitaire régional (SOSR) et fixe une obligation d objectifs et de projets tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Beaucoup plus récemment, le plan Hôpital 2007 dessine une nouvelle cartographie des hôpitaux sur le territoire dans une logique de concentration et de modernisation des plateaux subsistant.

6 La petite Maison-Dieu Les chroniques sénonaises rapportent que fut édifiée, en 1208, une Maison-Dieu sur l emplacement des actuelles promenades, à proximité de la poterne des Quatre-Mares et de l ancien couvent des Franciscains. L emplacement n est pas précisément connu mais les descriptions nous permettent toutefois de nous assurer qu il se situait très proche du point de départ de notre circuit. Si 1208 est la première date connue d établissement d un hôpital à Sens, nous pouvons être certains qu il ne s agit pas du premier. L Hôtel Dieu lui est antérieur. Il faut également se rappeler que la ville accueille de nombreuses abbayes qui doivent également l accueil aux pauvres malades pèlerins. La petite Maison-Dieu est offerte à la ville par un riche Sénonais, Garnier des Près, seigneur de plusieurs domaines dont Noslon, Granchettes et la Chapelle Champigny. En 1358, le creusement des fossés pour protéger Sens de l invasion des Anglais (guerre de cent ans), impose le déplacement intra-muros de l édifice. Une surprise y attend les démolisseurs. Ils trouvent dans un pilier de la salle commune une quantité de pièces d or et un écrit les dédiant à la réédification de l édifice en cas de ruine. La découverte d un tel trésor attire les convoitises et le gouverneur de Brie et de Champagne s en empare pour le règlement des affaires urgentes du roi. On imagine assez facilement les protestations qui s en suivent et, en dédommagement, le privilège du poids du roi est accordé au nouvel établissement (droit d effectuer les pesées des marchandises entrant dans la ville, associé à la redevance attenante). La petite Maison-Dieu est reconstruite, à l intérieur de l enceinte de la ville, à proximité de l église St Pierre le Rond. Cet établissement est également dénommé petit Hôtel-Dieu en référence à l Hôtel-Dieu à proximité de la Cathédrale.

7 L Hôtel-Dieu A proximité de la Cathédrale, à l emplacement de l actuel marché couvert se trouvait l Hôtel-Dieu. C est une disposition classique des villes du moyen age. Le quartier cathédral comprenait la cathédrale elle-même, le palais de l évêque (palais épiscopal) ; le quartier des chanoines (quartier canonial) et l Hôtel-Dieu. Sens en est (était) un exemple parfait. Comme évoqué précédemment, nous ne connaissons pas la date d édification de l hôtel-dieu de Sens. Nous savons qu il est cité à cet emplacement dès Des legs à son profit sont signalés dès 1204, ainsi des baux concernant la ferme de Villeroy (propriété de l Hôtel-Dieu) datant de la fin du Xe siècle. L Abbé BOUVIER dans son «Histoire de l'église et l'archidiocèse de Sens», mentionne que l Hôtel-Dieu de Sens pourrait avoir été établi par l Archevêque Magnus en 816. Cela est plausible mais ne semble pas prouvé. L établissement comprenait une grande salle des malades (XIIe ou XIIIe siècle), une chapelle (milieu du 16 e siècle), un cloître et plusieurs corps de logis. La façade de la grande salle existe toujours à Sens. Nous la découvrirons au cours de notre parcours. En 1771, un rapport, à l intention du Cardinal De Luynes, archevêque de Sens, pour justifier l obsolescence de l établissement en donne la description. L établissement comprend trois salles avec 50 lits pouvant contenir 97 malades. Par manque de place, il n y a pas de salle dédiée aux malades contagieux. Les accouchements se font dans le chauffoir des femmes en présence des malades. Les latrines, en nombre insuffisant, sont contiguës aux chambres des malades qu elles infectent. Enfin, il n y a pas le jardin indispensable à la culture des plantes médicinales. En novembre 1790, la situation est identique et les habitants adressent à la Commune une pétition demandant le déménagement de cet hôpital hors des murs de la ville. La Commune achète l'abbaye Saint-Jean en juin 1791 et y installe l'hôpital. Les bâtiments de l ancien Hôtel-Dieu sont alors partiellement reconvertis en lieu de marché, en gendarmerie et en école. La grande salle des malades devient la halle aux blés et la chapelle abrite les étals des bouchers. En vue de doter la ville de halles convenables, l'ensemble est progressivement détruit : la chapelle dans un premier temps en 1863, la grande salle des malades et corps de bâtiment attenant, ensuite, de 1880 à L'actuel marché couvert est inauguré en juillet Concernant ses propriétés, nous savons qu au XVIe siècle (1560), l'hôtel-dieu est à lui seul à la tête de propriétés à vocation agricole totalisant au moins 120 hectares. La métairie de Villeroy (ferme complète avec ses bâtiments) représente environ 70ha. Ces biens sont loués par adjudication publique (aux enchères) aux fermiers les plus offrants. Les réunifications des établissements charitables qui interviendront dans le siècle suivant vont considérablement agrandir ce patrimoine. La Révolution l amputera de la moitié de ses propriétés rurales, de la léproserie de Véron, et de livres de rentes Son mode d administration fait l objet d une sentence du bailliage en En1700, il est gouverné par trois ecclésiastiques élus par le chapitre de Sens, trois administrateurs laïcs nommés par la ville et un économe choisi par le chapitre. Sur un budget sensiblement équilibré d environ livres, livres sont consacrés à la nourriture et l entretien des malades, au blanchissage, à l entretien des bâtiments et du mobilier et également environ 3000 à l entretien et aux gages des sœurs et domestiques.

8 Façade de l Hôtel Dieu La façade de la grande salle des malades de l Hôtel-Dieu, que nous venons d évoquer, se trouve face à nous. Elle date du XII ou XIIIe siècle. Lors de sa démolition en 1881 pour édifier le marché couvert que nous connaissons actuellement, les pierres de la façade ont été conservées en vue de son éventuelle reconstitution. Elle fût remontée sur l emplacement où nous sommes en 1927, sous le patronage de l association «La Sauvegarde de l Art Français», présidée par le duc de Trévise et grâce à une donation de Mme Pratt, du comité d Amérique de cette association. «La Sauvegarde de l Art Français» est une association toujours existante. Sa vocation est d oeuvrer pour la restauration des églises et chapelles de France. Dans notre région elle est intervenue directement sur les églises de Nailly (2008), Molinons et Champigny (2007), Malay le Grand et Chaumont (2001), Une plaque rappelant ce mécénat était apposée sur la façade. Elle a été récemment vandalisée. Elle est en cours de reconstitution. Elle est visible sut la reproduction ci-dessous de la carte postale.

9 Petite Maison-Dieu (2nd emplacement) Entre les bâtiments du CEREP (ancien hôtel-de-ville) et l'église de Saint-Pierre-le-Rond, le bâtiment qui abrite aujourd hui l Université pour Tous (ancien bâtiment du musée) couvre une partie du terrain sur lequel fût réédifié en 1358 la petite Maison-Dieu évoquée au départ de ce circuit Son implantation était plus importante. Elle recouvrait une partie de l ancien Hôtel de Ville et s'étendait jusqu au bas-côté de Saint-Pierre-le-Rond, édifié en 1514 sur un terrain appartenant «aux pauvres», moyennant une rente annuelle de 3 livres sur la fabrique de St Pierre. Pour cause de revenus trop modiques pour assurer une existence autonome, en 1544, l'archevêque Louis de Bourbon prononce sa fusion avec le grand Hôtel-Dieu du parvis. Ses bâtiments sont alors affectés au logement des «pauvres passants», qui trouveront là un gîte gratuit. Par la suite, les locaux servent aussi à l hébergement des troupes du roi, de passage dans la ville. En 1646, une partie des 500 prisonniers espagnols envoyés à Sens après la bataille de Rocroy en 1646 y est retenue. En 1652, Palamedes de Fondriat, désireux d'avoir à lui une habitation digne de sa charge de lieutenant-général du bailliage achète une partie des terrains et assigne aux gouverneurs de l'hôtel-dieu une rente de 80 livres à percevoir sur sa seigneurie de Milly. Il rase les constructions préexistantes et établit le bel hôtel qu'on voit aujourd'hui. Le reste de l édifice va bientôt disparaître. En 1675, ses matériaux sont réemployés à la construction du mur de clôture du cimetière de l'hôpital (sur les promenades actuelles, face au théâtre). Les soldats du régiment d'anjou, alors en garnison à Sens, sont chargés de cette démolition. Un quart de siècle après, en 1699, M. Vezou, également lieutenant général du baillage se porte acquéreur de l Hôtel et des derniers vestiges du petit hôtel- Dieu. En 1822, la ville de Sens rachète l ensemble pour y installer les services municipaux. Le musée n est construit qu à partir de 1890 (inauguré en 1891).

10 Première guerre mondiale - L hôpital militaire temporaire n 31 Outre l hôpital existant déjà à Sens, dès le début des hostilités, le service sanitaire commence l installation de 3 hôpitaux temporaires: Hôpital n 32, dans les locaux du lycée Thénard. C est le plus grand d entre eux (275 places en fonction le 10 août 1914) Hôpital n 31, au 131 de la Grande Rue, dans l ancien séminaire (250 lits en fonction le 26 août 1914) Hôpital n 25, au 200 de la Grande Rue, dans les locaux appartenant à l institution St-Edme, établissement d enseignement libre (165 lits en fonction le 3 août 1914) Par ailleurs, des sociétés dépendant de la Croix Rouge en créent également: Hôpital n 105, dans l ancien orphelinat Bellocier, aménagé par l Union des Femmes de France (60 lits en fonction le 9 août 1914) Hôpital n 16, dans les locaux de l école Thénard, école libre, aménagé par la Société de Secours aux blessés (60 lits en fonction le 10 août 1914) Les infirmeries des 3 régiments ayant leur base à Sens complètent ce dispositif sanitaire. Dans ces hôpitaux, on dénombre, la première année du conflit, le décès d environ 300 soldats français et d une trentaine de soldats allemands. Avec ses 800 lits disponibles, Sens fait partie des villes, de la 5e Région Militaire d Orléans, les plus mises à contribution. Cet imposant dispositif sanitaire tient à sa localisation géographique au carrefour de nombreuses voies de communication. L expression n existe pas encore, mais Sens est une plateforme multimodale de transports. Carrefour ferroviaire, directement embranché sur le front via la ligne de Troyes, Sens est une sorte de plaque tournante pour l évacuation des blessés. Ceux dont l état est le plus inquiétant sont descendus à Sens pour y recevoir des soins. Chaque arrivée de train de blessés fait l objet d une annonce préalable afin de permettre à toutes les bénévoles et âmes charitable de se préparer à accueillir les nouveaux arrivants. Cela engendre un ballet de rotation entre la gare et les hôpitaux. Les propriétaires des véhicules automobiles de la ville se mettent à disposition des autorités militaires pour faciliter les transports Au-delà des militaires, la ville et le district ont également eu à héberger environ 6000 réfugiés. Les plus faibles d entre eux ont également eu à recevoir des soins. Pour être complet, bien que non situé à Sens, nous n oublions pas que les Américains ont fondé un hôpital dans les locaux du château de Passy. Le dispositif sanitaire s adapte aux différentes phases du conflit. En 1916, il est décidé de rendre à leur fonction première tous les établissements d enseignement, lycées et collèges, transformés en hôpitaux militaires temporaires. L hôpital n 32, est désaffecté. Les blessés sont évacués à partir du 20 Août et le matériel est transporté en grande partie à l hôpital n 31 qui devient alors le siège des bureaux du service de santé de la place de Sens. Après les travaux de remise en état, le lycée ouvre à nouveau ses portes aux internes et externes le 1 er octobre A la fin de l année 1917, les malades et les blessés en traitement dans les hôpitaux de Sens sont peu nombreux. L hôpital n 16 ferme définitivement et le n 25 provisoirement. Il doit rouvrir le 20 février Hôpital temporaire n 31 Première guerre mondiale

11 L hôpital St Jean Le rapport, à Monseigneur De Luynes en 1771, soulignant l état de vétusté de l Hôtel-Dieu suggère de transférer ce dernier dans les bâtiments du couvent des Célestins. L affaire semblait bien engagée en 1778, lorsqu au dernier une des deux parties se rétracta. Il faut attendre 1791 pour que l Hôtel-Dieu sorte de ses murs et soit transféré dans les locaux de l abbaye St jean. Il prend alors progressivement le nom d'hôpital ou d'hospice. Jusqu'en 1980, ce site reste le coeur de l'hôpital de Sens. En 1840, on n'y dénombre 127 lits, y compris la maternité. Il y a également 71 lits pour l'hospice et 21 lits pour l'hôpital militaire. Le personnel soignant comprend un médecin-chef, deux adjoints, un chirurgien et huit religieuses ou aspirantes. En 1901, elles sont 11. À l'origine, les soeurs étaient de la congrégation de la Charité et Instruction Chrétienne de Nevers. En 1920, elles sont remplacées par des religieuses de la présentation de Tours. Le nombre de lits n'a que très peu évolué par rapport au dénombrement précédent de Au début du siècle, le pays et Sens en particulier connaissent de fortes luttes entre les pouvoirs politiques laïcs et religieux. Elles conduiront à la loi de séparation de l'église et de l'état en Dès 1901, la commission administrative gérant l'hôpital, présidée par le maire, veut en chasser les soeurs et les remplacer par des infirmières laïques. Cette idée ne parvient pas à aboutir. Les religieuses, reconnues pour leur dévouement, ont une grande réputation au sein de la population. Pour autant les projets de laïcisation ne sont pas totalement étouffés. Ainsi en ont 1902, la commission administrative des hospices décide que les salles qui portaient le nom de Saints seront désormais désignées en fonction de leur utilisation (chirurgie femmes, chirurgie hommes, médecine femmes, médecine hommes...). L annuaire diocésain (chapitre Religieux et Religieuses) mentionne la présence à l hôpital de Sœurs Dominicaines de la Présentation de Tours jusqu en L'aile gauche du bâtiment, du côté de la chapelle, était réservée aux femmes; le quartier des hommes était sur la partie droite. Derrière l'hôpital, sur le ru de Mondereau se trouvaient le lavoir et les latrines. Le porche à côté de la chapelle donnait sur un vaste jardin. La chapelle a été reconstruite de 1672 à Elle conserve toutefois encore une chapelle axiale et un déambulatoire du XIII ème siècle. Ce dernier a été relevé par Viollet Le Duc pour la rédaction de son «Dictionnaire raisonné de l architecture française» L ouvertue du nouvel hôpital Gaston Ramon en 1981 a toutefois préservé les activités hospitalières du site de l'abbaye Saint-Jean. Aujourd'hui, il héberge deux maisons de retraite, une unité de santé publique, le centre spécialisé psychiatrique Henry Ey, une unité d hospitalisation à domicile et le centre de médecine nucléaire inauguré au mois de juin de cette année. Photo: Luc Nueffer Structurae

12 Unité pédopsychiatrique Restif de la Bretonne Cette unité pédopsychiatrique vient d être crée en C est une antenne délocalisée du centre hospitalier spécialisé (CHS) d'auxerre. Le bâtiment de m 2 lui donne une capacité de 25 places en hôpital de jour. Ce centre s ouvre sur un jardin clos intérieur : un patio «thérapeutique» et sensoriel. Dans le département, après Auxerre, c est le deuxième centre pédopsychiatrique d hospitalisation de jour. Clinique Paul PICQUET La clinique fût créée en 1913 par le Docteur Paul Picquet. Elle comprenait 90 lits et était située au 11 boulevard du Mail dans les bâtiments de l ancien pensionnat privé pour garçons qu avait dirigé le grand-père de son épouse (la pension Collin). Après une première phase de travaux en 1964 et 1967, elle est complètement réaménagée. Elle s est dotée d un bloc opératoire et du premier service de soins intensifs de la région avec 10 lits de cardiologie. Sa capacité est de 42 lits Elle s agrandit en 1973 pour passer à une capacité de 109 lits. Dans le cadre du plan hôpital 2007, elle fait l objet d un transfert dans le quartier de Ste Béate. Le déménagement au 12 rue Pierre Castets a lieu en août Le chantier de construction du nouvel édifice recevra la visite du Président de la République dans le cadre d un déplacement à caractère politique. A ce jour, la Clinique dispose de 119 lits répartis en plusieurs services : Chirurgie Chirurgie ambulatoire Médecine (comprenant cardiologie et cancérologie) Chimiothérapie ambulatoire 69 lits 26 places 19 lits 5 places

13 La maladrerie du Popelin Cette ferme du Popelin est une ancienne léproserie, ou maladrerie. La lèpre était une maladie déjà connue, mais cependant assez rare en Europe avant les croisades. Elle s est alors répandue dans toute la Chrétienté. Au début du XIIe siècle, la maladie est bien implantée et il est demandé à toutes les villes de France de fonder un hôpital pour «soigner» les malades de la lèpre. Il doit être situé près d un grand chemin et doit intégrer une église, un cimetière et y héberger un pasteur particulier. L ordre des chevaliers de St Lazare est institué en 1119 à Jérusalem pour servir ces établissements. En 1223, il y a 2000 léproseries en France. Le diocèse de Sens en compte 80, dont celle du Popelin, de Béon, de Véron, de Jouancy, de Nailly et Rosoy. Le régime auxquels les lépreux sont soumis les condamnent à une sorte de mort civile ; il leur est défendu d'aller à l'église, au marché, au four et au moulin; ils ne peuvent laver leurs mains ni dans les fontaines, ni dans les ruisseaux ; ils ne doivent toucher à rien, pas même aux arbres des champs sans avoir de gants ; chez les marchands ils indiquent avec une baguette ce qu'ils veulent acheter. Tout objet qu'ils ont touché de leurs mains lépreuses est souillé et mis au feu ou au rebut. On ne trouve pas d'acte de la fondation du Popelin, cette fondation n'est due ni à un legs ni à une donation : la ville de Sens l a bâti chez elle et pour elle. Il n a y donc rien à constater par acte public. Plus tard elle y fait placer ses armes, et de plus, fait reconnaître son existence et ses droits par les Papes. Son édification est antérieure à De nombreux dons convergent vers les léproseries dont les pensionnaires sont considérés comme les plus malheureux des hommes et par conséquent dont le pouvoir d intercession auprès de Dieu est le plus puissant. Aussi, un grand nombre de bienfaiteurs et de personnages éminents veulent être inhumés dans le cimetière des lépreux, tout près du sanctuaire où ces derniers viennent chaque jour prier pour leurs bienfaiteurs. La figure d une reine se trouvait sur un petit monument funéraire, mais le nom de la princesse n est pas connu avec certitude. Le roi Philippe Auguste remercie les lépreux de Sens de lui avoir accordé, une messe célébrée chaque jour dans leur chapelle, à perpétuité, pour le repos de mon âme. Par reconnaissance, il leur octroie un muid de froment, six muids de vin et cinquante sols de rente. De nombreuses donations prévoient également un retour aux lépreux eux-mêmes, notamment en spécifiant la nature du repas qu il conviendra de leur servir le jour de la célébration pour le salut du donateur. La maladie régresse vers la fin du XIVe siècle. La ville de Sens attribue alors les revenus du Popelin à son bureau des pauvres. Après les ravages de la guerre de cent ans, pour contrecarrer la déficience du pouvoir politique dans la gestion de l établissement, le pape Clément VII confisque le Popelin au profit de l Archevêché avec obligation d en réserver l utilisation à l accueil des pauvres. En 1501, sa gestion est redonnée à l administration de la ville de Sens par le roi Charles IX, toujours avec les mêmes réserves d utilisation. En 1580, de gros travaux de rénovation y sont effectués. Une plaque est gravée pour en conserver la mémoire. Elle est encore aujourd hui visible sur le mur d enceinte de la ferme. Le Popelin est ensuite converti en métairie. En 1642, la ville et l Archevêché s entendent pour obtenir du roi que le Popelin soit réuni à l Hôtel-Dieu. Pour autant, le Popelin n échappe pas à l ordonnance de Louis XIV qui en 1672 stipule que toute ancienne léproserie non affectée directement à l accueil des pauvres sera transformée en commanderie au bénéfice des anciens officiers et soldats du Roi. Cette spoliation, au-delà de son caractère impopulaire, est un véritable échec économique. En 1693, le roi est obligé de faire marche arrière et le Popelin redevient dépendance de l Hôtel-Dieu en Il passera au travers de la vente des biens nationaux à la révolution. Merci à M. Jean-Claude Bonnefoy, Aéro-club de Sens

14 Maison des pestiférés L emplacement précis de cette maison n est pas connu. Elle se situait en dehors de la ville, dans un endroit isolé et au grand air entre le faubourg St Didier et la chapelle Saint-Thibaud. Cet hôpital fut érigé au XVIe siècle. Il était composé de douze chambres et d une chapelle dédiée à St Roch. Son fonctionnement est à la charge des habitants et du clergé (60% pour le clergé et 40% pour les habitants). Après la disparition de la maladie, cette maison ne fut pas réutilisée et laissée à l abandon. Elle fût vouée au vandalisme et finalement les quelques matériaux qui restaient furent revendus au profit de l Hôtel-Dieu et de l abbaye de St Antoine. Le médecin de la peste Ce costume protégeait le médecin de tout contact avec le malade. Le long nez servait de réceptacle à des herbes aromatiques.

15 L orphelinat du Faubourg d Yonne Cet établissement est cofondé en 1680 par Mlle Cécile de Marsangy et M. Nicolas Bellocier. Mlle de Marsangy apporte son expérience dans l éducation de jeunes filles qu elle avait recueillies chez elle et une part de financement. Nicolas Bellocier, riche sénonais vivant à Paris, apporte le financement principal, dont les bâtiments et le mobilier. Il stipule formellement que son don doit être considéré comme une fondation laïque et s oppose à toute forme de transfert vers d autres institutions ou hôpitaux. Par lettre patente, le roi Louis XIV autorise la création de cet orphelinat. Il a pour mission d offrir secours et éducation à de «pauvres filles orphelines de la ville et des faubourgs, nées en légitime mariage, abandonnées de leurs parents, et sans moyen de subsister». Mlle de Marsangy s occupe personnellement de l éduction des pensionnaires avec l aide de Marie Vincent. Elles sont nommées Première Gouvernante de l institution. Plusieurs dons augmentent le patrimoine de l orphelinat, permettent la fondation de nouveaux lits et l amènent à étendre son rayon de recueil. En 1797, la fondation est gérée par le même conseil que l Hôtel-Dieu. Elle compte alors 25 lits. En 1852, s ouvre à Sens un nouvel orphelinat : l Orphelinat de Mail. Les deux établissements vont vite être confrontés aux lois anti-congrégations. Dès 1881, l Orphelinat du Faubourg d Yonne a dû se séparer des sœurs de St Vincent de Paul.

16 L Hôpital Général Au début du XVIIe siècle, un nouveau concept voit le jour pour lutter à la fois contre la mendicité et les déficits chroniques de notre balance du commerce : l enfermement des pauvres mendiants dans des établissements spécialisés. Ce sont les hôpitaux généraux. Ils sont chargés de subvenir aux besoins matériels des pauvres qu ils hébergent en contrepartie de l exécution d un travail dont le fruit profite à l Hôpital. Ils ont aussi pour vocation de former les pensionnaires à un métier. Les édits portant création des hôpitaux dans tous les villes et bourgs du royaume datent de 1656 et Auxerre crée son Hôpital Général et 1672 et Sens attendra jusqu en Les conditions difficiles du début du XVIIIe siècle se répercutent sur la ville et incitent le Curé de la paroisse de la Madeleine et l Archidiacre de Melun à proposer la création d un hôpital général à Sens. Pour appuyer leur proposition, ils proposent de mettre à disposition deux grandes maisons suffisamment meublées, 28 arpents de terre et 500 livres de revenu. Le projet étant, selon les termes actuels, autofinancé, cette demande reçut une suite favorable. Louis XIV stipule que les Pauvres mendiants, originaires de Sens ou y demeurant depuis 5 ans, de l un et l autre sexe, ne pouvant subsister de leur bien ni de leur travail seront enfermés dans l Hôpital Général. Ils y seront instruits dans la crainte de Dieu, y apprendront un métier ou seront soumis à un travail en rapport avec leur capacité. Les Pauvres qui auront servi 5 ans dans un métier auprès de l hôpital Général seront réputés compagnons. Après 4 années supplémentaires, ils acquerront le droit de maîtrise sur le territoire de la ville (faubourgs compris). Le but éducatif de l Hôpital Général y transparaît clairement. Pour être encore plus précis, dans ses lettres patentes, Louis XIV stipule également que lorsque les Pauvres tomberont malades, ils seront envoyés à l Hôtel Dieu pour y être soignés comme les autres malades et qu après leur guérison, ils retourneront à l Hôpital Général. L Hôpital Général, lorsqu il ouvre ses portes en 1713, est installé dans de simples maisons particulières. Il forme aux métiers de la bonneterie et une manufacture de bas y est intégrée en Le bâtiment actuel ne date que de Son plan et son devis sont l œuvre de l architecte parisien D AVILER. Nous retrouvons ici l explication du nom donné à cette maison par son propriétaire actuel. La réalisation en est confiée à un autre architecte: Thomas AENIS. Le projet est fiancé par la vente d une coupe de bois dans les réserves de l Archevêché. Les fonds disponibles sont de livres. L estimation de D Aviler s élève à livres. Les travaux coûteront finalement livres. Le plan de D aviler prévoit un corps central avancé du bâtiment et deux ailes. Ne sont finalement réalisés que le corps avancé et l aile gauche. Les pierres proviennent de carrières à Marsangy et les moellons de la motte du Ciar (monument situé sur le site actuellement dénommé le camp de César). En 1753, l Hôpital Général héberge au moins 501 personnes. Mais en ce milieu de siècle, l Etat cesse son aide financière et le produit des aumônes baisse par suite de la «misère du temps». La situation de l hôpital se dégrade fortement. En 1764, le budget est complètement déséquilibré avec un revenu 3400 livres pour 7000 livres de dépenses. Il devient maison bourgeoise en 1796, mais au fil du temps va beaucoup se dégrader. De 1896 à 1899, l abbé CRUD y dirigera un institut orthopédique. Le travail de son propriétaire actuel pour restaurer et faire revivre cette maison tout en en respectant l histoire permet de faire sortir de l oubli ce bâtiment mais aussi son architecte et la vie sociale du temps de Louis XIV, hors de Versailles. Schéma d origine de l architecte d Aviler ( Seuls l aile gauche et l avant corps ont en fait été réalisés )

17 Hôpital Gaston RAMON Gaston RAMON ( ) est né dans l Yonne, à Bellechaume. Il fût directeur de l Institut Pasteur et membre de l Institut. Il mit au point les vaccins antitétaniques et antidiphtériques. L Hôpital que nous connaissons aujourd hui (dénommé le nouvel hôpital par les anciens Sénonais) a débuté son activité en Le plan Hôpital 2007 (contrat de plan signé en 2004) confirme Sens comme pôle hospitalier du nord du département. Il prévoit l extension et le réaménagement du plateau technique de l hôpital pour un budget de plus de 11 millions d euros, un nouveau service de psychiatrie adultes de 35 lits sur le site de Saint-Jean et la reconstruction de la clinique Paul-Picquet. Dans le cadre du plan hôpital 2012, l établissement de Sens projette une rénovation complète du service des urgences En août 2009, la répartition des lits et places autorisés au sein du Centre Hospitalier est la suivante : Lits Places Médecine 186 Hôpital de jour 12 Chirurgie 83 Chirurgie ambulatoire 6 Maternité 26 Gynécologie 16 Néonatologie 6 Réanimation 8 Soins intensifs 6 Hémodialyse 12 Hospitalisation à domicile (HAD) 10 Moyen séjour 40 Unité gérontologique d orientation (UGO) 10 EHPAD 240 Accueil de jour Alzheimer En 2006, patients y ont bénéficiés de soins (y compris hospitalisations de jour). Il y eût également cette année plus de passages aux urgences.

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19 1. Sens : Porte et Portails Etienne DODET et Gérard KOHLER Les Amis du Patrimoine de la Vallée de la Vanne Sens au XIXe siècle Etienne DODET - Société Archéologique de Sens SENS histoire et description Th. MEMAIN Librairie Poulain-Rocher Le Sénonais au XVIIIe siècle- Architecture et Territoire Musées de Sens Recherches historiques et anecdotiques sur la ville de Sens - Théodore TARBE Maison QUANTIN Paris Histoire des rues et des maisons de Sens Charles POREE Gallot Sens à l heure de la séparation des églises et de l état Etienne DODET - Société Archéologique de Sens Sens de la Belle Epoque à la Libération Louis et Denis CAILLEAUX Editions Amatteis Le mariage de St Louis à Sens en 1234 Musées de Sens Le Cardinal de Luynes Maurice VALLERY-RADOT Société d Histoire et d Art du Diocèse de Meaux Les institutions hospitalières dans le Sénonais aux XIIe et XIIIe siècles Florence STENUIT- Maîtrise d Histoire du Moyen Age Une ville pendant la guerre : Sens Gaston GAUDAIRE Charles Lavauzelle et Cie Histoire de l assistance publique dans le département de l Yonne, jusqu en 1789 Abbé BOUVIER Société des sciences Historiques et Naturelles de l Yonne L Orphelinat du Mail Etienne DODET - Société Archéologique de Sens De l Hospice de Orphelines de Sens Alb. HEDIARD - Société Archéologique de Sens Du petit Hôtel-Dieu de Sens Alb. HEDIARD - Société Archéologique de Sens Des fondateurs et bienfaiteurs des hospices de Sens Alb. HEDIARD - Société Archéologique de Sens Le Popelin de Sens Abbé CARLIER - Société Archéologique de Sens Histoire des hôpitaux en France Jean IMBERT Privat 20. Sens d Autrefois Jean Patrick SERRURIER Editions Horvath

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