VIH/SIDA au Burkina Faso : prévention de la transmission verticale mère-enfant et détermination des mutations des gènes gag et pol du VIH-1

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "VIH/SIDA au Burkina Faso : prévention de la transmission verticale mère-enfant et détermination des mutations des gènes gag et pol du VIH-1"

Transcription

1 UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU DEPARTEMENT DE BIOCHIMIE - MICROBIOLOGIE UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE CENTRE MEDICAL SAINT CAMILLE THESE Pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU Discipline : Sciences Biologiques Spécialité : Biologie Moléculaire Présentée par Wendyam Marie Christelle NADEMBEGA VIH/SIDA au Burkina Faso : prévention de la transmission verticale mère-enfant et détermination des mutations des gènes gag et pol du VIH-1 Soutenue le 13 octobre 2006 devant le jury composé de : Président : Pr. Vittorio COLIZZI, Université de Rome II «Tor Vergata», Italie Membres : Pr. Salvatore MUSUMECI, Université de Sassarie, Italie Pr. Lassiné SANGARE, Université de Ouagadougou, Burkina-Faso Pr. Augustin BERE, Université de Ouagadougou, Burkina-Faso Pr. Jacques SIMPORE, Université de Ouagadougou, Burkina-Faso

2 Abstract Non-B HIV-1 subtype has been estimated to account for 88% of HIV infections in the world. HIV-1 vertical transmission is responsible of children under 15 age old, HIV infection. Reduction of mother-tochild HIV infection, evaluating the rate of HBV, HCV, toxoplasmosis co-infection and their possible influence in the vertical HIV transmission, studying biological dysfunctionment such as sera protein evolution in HIV infection, identification of mutation on HIV-1 gag and pol gene, constitute the aim of our study occur in the Centre Médical Saint Camille of Ouagadougou (CMSC) and the University of Rome II Tor Vergata (Italy). The results obtained after biological investigations are: - high level of HIV prevalence (11,23%) in the CMSC further to the frequentation; - reduction of HIV-1 vertical transmission mother-to-child (10,36%) in the PTME program; - prevalence of HBV (9,8%), HCV (5,4%) and toxoplasmosis (25,3%), among women in prenatal consultation; - hyperprotidemia, hypergammaglobulinemia and hypoalbuminemia in HIV-1 infected persons; - predominance of HIV-1 recombinant forms in Ouagadougou, after sequencing of HIV-1 gag gene: 19/20 (CRF06_cpx 9/20 (45%), CRF02_AG 9/20 (45%), CRF09_cpx (5%)).and pol gene: 26/29 (CRF06_cpx 16/29 (55%), CRF02_AG 9/29 (31%), CRF09_cpx 1/29 (3%)); - presence of protease mutations, M36I, L63P, K20I on HAART treated patients and reverse transcriptase mutation K103N on PTME children. The results indicate the possible feasibility of PTME program in our country, with utilisation of nevirapine. Because of apparition of nevirapine mutations, WHO suggests another protocol in PTME program. We did not found influence of HBV, HCV and toxoplasmosis in vertical transmission. Phylogenetics analysis on gag and pol HIV-1 gene, confirm the predominance of recombinant forms, CRF06_cpx principally in Ouagadougou. HIV-1 gag gene presents a majority of conserved region and will be a good target for development of HIV paediatric vaccine. HIV-1 pol gene genotyping before HAART will be better because of presence of antiretroviral drugs mutations identify in our study. Key words: HIV-1, Genotyping, Gag, Vertical transmission, Co-infection HBV, HCV, Toxoplasmosis, ARV, ARV resistance, Burkina Faso.

3 Résumé L infection à VIH/SIDA dans le monde, et surtout en Afrique subsaharienne, est caractérisée par la présence de sous-types non-b, responsables de 80% des infections. De plus, cette pandémie touche nombre d enfants de moins 15 ans infectés par leurs mères séropositives. La réduction de la transmission verticale du VIH par la monothérapie névirapine, l étude de facteurs cliniques, tels les coinfections VIH, VHB, VHC, toxoplasmose, pouvant influencer la transmission verticale du VIH, l étude de quelques anomalies biologiques liées à l infection à VIH, notamment l évolution des protéines sériques, et l identification des mutations des gènes gag et pol (résistance aux antirétroviraux) du VIH-1 ont été les principaux sujets d investigation de ce travail de recherche effectué au Centre Médical Saint Camille (CMSC) de Ouagadougou, Burkina Faso et à l Université de Rome II «Tor Vergata» (Italie). Les différentes méthodes et techniques d investigations biologiques on permis de noter les résultats suivants : - un fort taux de prévalence VIH (11,23%) au CMSC, du fait de sa forte fréquentation ; - la réduction de la transmission verticale mère-enfant (10,36%) grâce au programme PTME; - une fréquence assez significative d infections à VHB (9,8%), VHC (5,4%) et toxoplasmose (25,3%) au sein de la population féminine en consultation prénatale au CMSC ; - une hyperprotidémie, hypergammaglobulinémie et hypoalbuminémie chez les personnes infectées par le VIH/SIDA ; - la prédominance de formes recombinantes du VIH-1 à Ouagadougou : 18/20 formes recombinantes (CRF06_cpx 9/20 (45%), CRF02_AG 9/20 (45%), CRF09_cpx 1/20 (5%)) à travers le séquençage du gène gag et 26/29, après le séquençage du gène pol (CRF06_cpx 16/29 (55%), CRF02_AG 9/29 (31%), CRF09_cpx 1/29 (3%)) ; - la présence de mutations mineures sur la protéase chez les patients sous HAART, M36I, et L63P et K103N sur la reverse transcriptase chez les enfants ayant pris la névirapine. Ces résultats montrent la faisabilité de la prévention de la transmission verticale du VIH, par la névirapine. L apparition des mutations préconise une réadaptation du protocole thérapeutique comme le suggère l OMS. L influence des co-infections VHB, VHC et toxoplasmose dans la transmission verticale n a pas été démontrée. Les analyses phylogénétiques confirment la prédominance des formes recombinantes dans l infection à VIH à Ouagadougou, notamment CRF06_cpx. Le gène gag (matrice et capside) présente un bon profil pour le développement d un vaccin pédiatrique vu la conservation de ses principales régions. La présence de mutations induisant des résistances aux antirétroviraux nécessite un génotypage du gène pol du VIH-1 avant la mise sous thérapie antirétrovirale. Mots clés : VIH-1 ; Génotype; Gag; Transmission verticale ; Co-infection VHB, VHC, Toxoplasmose; ARV; Résistance aux ARV; Burkina Faso.

4 Table des matières Liste des figures iv Liste des tableaux vii Abréviation des acides aminés viii Dédicace. ix Remerciements. x INTRODUCTION 1 I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 6 1 LE VIH/SIDA Les Rétrovirus Historique des Rétrovirus Caractéristiques des Rétrovirus Classification des Rétrovirus Le Virus de l Immunodéficience Humaine de type 1 (VIH-1) La particule virale Le provirus Le cycle viral Le rôle pathogène duvih Transmission duvih Le SIDA Réponse immunitaire Electrophorèse des protéines sériques L albumine L alpha-globuline La bêta-globuline La gamma-globuline Co-infection : toxoplasmose, VHB, VHC et prévention de la transmission mère-enfant du VIH-1 (PTME) La toxoplasmose Le virus de l hépatite B Le virus de l hépatite C Prévention de la transmission mère-enfant du VIH/SIDA 28 2 LES GENES GAG ET POL DU VIH Le gène gag Matrice (MA) Capside (CA) Nucléocapside (p7) p6 35 i

5 2.2 Le gène pol Protéase (PR) Reverse transcriptase (RT) Intégrase (IN) Mutations et polymorphismes Définitions Polymorphismes génétiques du VIH Résistance aux antirétroviraux CONTEXTE D ETUDE Le Burkina Faso VIH/SIDA au Burkina Faso Riposte face au VIH/SIDA et thérapie antirétrovirale Cadre d étude Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou (CMSC) Laboratoire de virologie expérimentale de l Université de Rome II «Tor Vergata» II MATERIELS ET METHODES 55 4 MATERIELS Ethique Protocole de recherche Centres de recherche Sélection des échantillons 57 5 METHODES Prélèvement et conservation des échantillons Electrophorèse des protéines sériques Numération des lymphocytes T Dépistage sérologique du VIH, VHB, VHC et de la toxoplasmose VIH VHB, VHC Toxoplasmose RT/PCR qualitative, charge virale et séquençage des gènes Gag et Pol du VIH Préparation et extraction de l ARN viral Synthèse de l ADN et amplification Purification et analyse des produits de PCR Réaction de séquençage Analyse des données Analyses phylogénétiques Détermination des mutations Analyses statistiques 67 III RESULTATS ET DISCUSSION 68 6 RESULTATS Analyses des protéines sériques Co-infections toxoplasmose, VIH, VHB, VHC Transmission verticale du VIH Le gène pol ii

6 6.4.1 Caractéristiques biologique et clinique des patients Analyses phylogénétiques Mutations du gène pol Le gène gag Caractéristiques biologique et clinique des patients Analyses phylogénétiques Mutations des gènes la matrice p17 et de la capside p DISCUSSION Impact du VIH/SIDA au Burkina Faso Prévalence du VIH/SIDA au Burkina Faso Thérapie antirétrovirale Evolution des protéines sériques Co-infections VIH, VHB, VH, toxoplasmose PTME Séquençage du VIH-1, analyses phylogénétiques et résistance aux antirétroviraux Séquençage du VIH Analyses phylogénétiques Mutations et résistance aux antirétroviraux. 100 IV CONCLUSION 103 CONCLUSION ET PERSPECTIVES 104 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 107 ANNEXES 126 A Nadembega WMC, Nikiema JB, Simpore J and Bere AP. Etude comparative des protéines sériques des personnes VIH positives et négatives en consultation au Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou, Burkina Faso (in press CAMES) B Nadembega WM, Giannella S, Simpore J, Ceccherini-Silberstein F, Petra G, Bertoli A, Pignatelli S, Bellochi MC, Nikiema JB, Cappelli G, Bere A, Colizzi V, Perno CP and Musumeci S. Characterization of drug resistance mutations in HIV-1 isolates from non-haart and HAART treated patients in Burkina Faso (in press, Journal of Medical C Virology). Simpore J, Pietra V, Savadogo A, Pignatelli S, Niliema JB Nadembega WMC, Yara J, Zoungrana N, Bakouan D, Colizzi V, Castelli F and Musumeci S, Reduction of mother-to-child transmission of HIV at Saint Camille Medical Center in Burkina Faso. Journal of Medical Virology 78(2): D Simpore J, Savadogo A, Ilboudo D, Nadembega MC, Esposito M, Yara J, Pignatelli S, Pietra V and Musumeci S, Toxoplasma gondii, HCV and HBV seroprevalence co-infection among HIV-positive and negative women en Burkina Faso. Journal of Medical Virology 78(8): iii

7 Liste des figures 1.1 Particules du VIH-1, vues en cryomicroscopie électronique Représentation schématique de la particule virale du VIH Représentation schématique de l extrémité 5 non codante de l ARN du VIH-1 : A, structure primaire; B, structure secondaire Représentation schématique du provirus du VIH-1 et des différentes espèces d ARNm produits Cycle reproductif du VIH Transcription du VIH Evolution dans le temps de l infection à VIH Représentation schématique du virus de l hépatite B Représentation schématique du virus de l hépatite C Micrographies cryoélectronique et représentation schématique des particules du VIH-1 et du gène gag Séquence nucléotidique de la matrice du VIH-1 (HXB2) Structures tridimensionnelles du monomère et du trimère de la matrice du VIH-1 vues par crystallographie aux rayons X Modèle de liaison de la matrice du VIH-1 à la membrane plasmique Séquence nucléotidique de la capside du VIH-1 (HXB2) Modèle structural de la capside du VIH-1 basé sur les structures cristallines des domaines NTD et CTD..) Séquence nucléotidique de la protéase du VIH-1 (HXB2) Représentation schématique de la protéase du VIH Formules chimiques de six inhibiteurs de la protéase du VIH Séquence nucléotidique de la reverse transcriptase du VIH-1 (HXB2) Structure tridimensionnelle de la reverse transcriptase active p66 indiquant le site de liaison des NNRTIs Formules chimiques de huit inhibiteurs, analogues nucléosidiques et nucléotidique de la reverse transcriptase du VIH iv

8 2.13 Formules chimiques de trois inhibiteurs, analogues non 42 nucléosidiques de la reverse transcriptase du VIH Arbre phylogénétique des virus de l immunodéficience humaine et simienne construit à partir des séquences totales des différents génomes Arbre phylogénétique des souches du VIH Organisation génomique de quelques "circulating recombinant forms" CRFs Répartition géographique de quelques souches du VIH-1 à travers le monde Représentation de la protéase du VIH-1 indiquant la liaison de l inhibiteur (jaune) au site catalytique (bleu). Les chiffres indiquent les différentes positions de mutations induisant des résistances aux inhibiteurs de la protéase Mutations de la protéase associées à des résistances aux inhibiteurs de la protéase du VIH Représentation de la reverse transcriptase du VIH-1 indiquant la liaison de l inhibiteur non nucléosidique dans la poche hydrophobe. En chiffre les mutations associées aux résistances aux inhibiteurs non nucléosidiques Mutations de la reverse transcriptase associées à des résistances aux inhibiteurs, analogues non nucléosidiques de la reverse transcriptase du VIH Représentation de la reverse transcriptase du VIH-1 indiquant la liaison de l inhibiteur nucléosidique au site catalytique. En chiffre, les positions des différentes mutations induisant des résistances aux inhibiteurs analogues nucléosidiques et nucléotidique de la reverse transcriptase Mutations de la reverse transcriptase associées à des résistances aux aux inhibiteurs analogues nucléosidiques et nucléotidique de la reverse transcriptase du VIH Burkina-Faso Primers de séquençage de ViroSeq TM Distribution des γ-globulines chez les personnes infectées par le VIH-1 et non infectées Arbre phylogénétique construit à partir des séquences de la RT des échantillons et de séquences de référence Arbre phylogénétique construit à partir des séquences de Pol des échantillons et de souches de référence Arbre phylogénétique de la région p24 de 20 échantillons v

9 7.1 Séroprévalence du VIH de 1996 à 2004 dans les sites sentinelles du Burkina Faso Prévalence du VIH chez les femmes enceintes en Afrique de l Ouest Profil électrophorétique d une personne saine Profil électrophorétique d une personne infectée par le VIH au stade A Profil électrophorétique d une personne infectée par le VIH au stade B.. 93 vi

10 Liste des tableaux 6.1 Résultats de l électrophorèse des protéines sériques chez des personnes vivant avec le VIH-1 et chez des personnes non infectées Prévalence de la toxoplasmose,de l hépatite B et de l hépatite C chez des femmes séropositives et séronégatives en visite prénatale au CMSC Résultat du dépistage sérologique VIH chez des femmes en visite prénatale au CMSC Prévalence du VIH en fonction de l âge au CMSC Dépistage sérologique du VIH-1 par RT/PCR des enfants nés de mères séropositives en fonction de l alimentation infantile Mortalité infantile en fonction de la sérologie VIH-1 et de l alimentation infantile Caractéristiques biologique et clinique des patients (pol) Sous-type du VIH-1 et principales mutations affectant la protéase et la reverse transcriptase, chez les patients ayant pris la névirapine dans le cadre de la PTME Autres mutations sur la protéase et la reverse transcriptase chez les patients ayant pris la névirapine dans le cadre de la PTME Sous-types et principales mutations de la protéase et de la reverse transcriptase chez des patients naïfs de tout traitement antiretroviral Autres mutations sur la protéase et la reverse transcriptase chez les patients naïfs de tout traitement antiretroviral Sous-types et principales mutations sur la protéase et la reverse transcriptase chez les patients sous HAART Autres mutations sur la protéase et la reverse transcriptase chez les patients sous HAART Récapitulatif des principales mutations identifiés sur la protéase et la reverse transcriptase Caractéristiques biologique et clinique des patients (gag) Mutations du domaine basique de la matrice du VIH-1 (17-31) Mutations de la région comprise entre les acides aminés 84 et 95 intervenant dans la production des particules virales.. 85 vii

11 Abréviation des acides aminés A (Ala) R (Arg) D (Asp) N (Asn) C (Cys) E (Glu) Q (Gln) G (Gly) H (His) I (Ile) L (Leu) K (Lys) M (Met) F (Phe) P (Pro) S (Ser) T (Thr) W (Trp) Y (Tyr) V (Val) Alanine Arginine Acide aspartique Asparagine Cystéine Acide glutamique Glutamine Glycine Histidine Isoleucine Leucine Lysine Méthionine Phénylalanine Proline Sérine Thréonine Tryptophane Tyrosine Valine viii

12 DEDICACE A toutes les personnes infectées par le VIH/SIDA «Un quart de siècle après le début de l épidémie, la riposte mondiale au SIDA se trouve à un tournant. Pour la toute première fois, la communauté internationale a les moyens de commencer à inverser le cours de l épidémie. Mais le succès exigera une volonté sans précédent de la part de tous les acteurs de la riposte mondiale, afin qu ils réalisent leur potentiel, adoptent de nouveaux moyens de collaborer et poursuivent la lutte sur le long terme». Koffi Annan, Secrétraire Général de l ONU, ix

13 REMERCIEMENTS Ce travail a été réalisé grâce à la collaboration entre l Université de Ouagadougou, à travers son département de Biochimie-Microbiologie de l Unité de Formation et de Recherche en Science de la Vie et de la Terre (UFR/SVT) et le Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou. Il a été réalisé au laboratoire d immunologie et de biologie moléculaire du Centre Médical Saint Camille et celui de virologie expérimentale de l Université Rome II "Tor Vergata" (Italie). Qu il me soit permis de remercier le Professeur Alfred S. TRAORE, Directeur du Centre de Recherche en Sciences Biologiques, Alimentaire et Nutritionnelle (CRSBAN), responsable de la formation doctorale en Sciences Biologiques Appliquées, du département de Biochimie-Microbiologie de l Université de Ouagadougou. Je remercie très sincèrement le Professeur Augustin P. BERE, enseignant de Biologie Moléculaire et directeur de cette thèse pour sa disponibilité et sa rigueur dans l interprétation des résultats et la réalisation de ce document. Je suis très heureuse d exprimer toute ma profonde gratitude au Père Jacques SIMPORE, co-directeur de thèse, professeur à l Université de Rome II «Tor Vergata» (Italie), chargé de cours à l Université de Ouagadougou et directeur du laboratoire biomédical et de recherche biomoléculaire de Saint Camille à Ouagadougou. Il a guidé mes premiers pas dans la recherche scientifique depuis mon DEA à l Université de Ouagadougou. De plus, il a permis la réalisation pratique de cette étude dans son laboratoire d immunologie et de biologie moléculaire et à travers l octroi de bourses de stages dans des laboratoires italiens à Rome. Sans lui, ce travail n aurait pu voir le jour. Qu il en soit grandement remercié. Aux membres du jury qui me font l honneur d évaluer ce travail, je leur dis un grand merci. Je remercie le Professeur Vittorio COLIZZI, responsable du Master en Transfert de Biotechnologies et du projet "Families First". Il a bien voulu accepter mon inscription au master en Transfert de Biotechnologies de l Université de Rome II "Tor Vergata". Toute ma reconnaissance au Professeur Carlo Federico PERNO, responsable du laboratoire de virologie expérimentale de l Université de Rome "Tor Vergata" qui x

14 m a accueilli dans son laboratoire durant mon séjour à Rome. Un grand merci également à toute l équipe du dit laboratoire : Ada BERTOLI et Sara GIANNELLA, pour la pratique, Francesca CECCHIRINI-SILSBERTEIN et Maria BELOCCHI pour l analyse, l interprétation des résultats, et aussi Valentina SVICHER, Maria SANTORO, Mario SANTORO, Merci aux enseignants du département de Biochimie-Microbiologie de l UFR/SVT en particulier, le Professeur Aboubacar S. OUATTARA, les docteurs Cheick T OUATTARA et Nicolas BARRO pour les différents conseils prodigués dans la réalisation de ce document. Je remercie la Délégation Camillienne à Ouagadougou, les médecins du Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou, Père Salvatore PIGNATELLI, Dr. Virginio PIETRA, Dr. Dabogo SIA, le personnel du laboratoire médical, en particulier M. Emmanuel BOUDA et Mme Angèle SANFO, M. Robert BAKAMBA, Mme Justine YARA pour leur amitié et leur disponibilité et aussi Mme OUOBA pour la collecte des informations. Un coucou de remerciement aux collègues de l Université de Ouagadougou : Constance NANA et Ali SAVADOGO, Euloge LAMIEN, Damintoti KAROU, Idrissa SAMANDOULGOU, André Lin OUEDRAOGO, Yaya BAYANE pour leur soutien moral. Toutes ces personnes qui de près ou de loin nous ont apporté un soutient inestimable, Natacha, Christiane, Béatrice, Bertrand, Lucien... Qu elles soient toutes remerciées pour leurs différentes contributions. Merci à la famille KONFE, pour les encouragements durant toutes ces années de travaux. Mes parents, mes frères, mes soeurs, pour leur soutien moral sans faille. Merci d avoir cru en moi, et avec moi. Ousmane KONFE, pour toutes ces années de soutient et de travail. Cette thèse est également le fruit de tes différents efforts et sacrifices. Lauren KONFE, ma fille, qui a accepté malgré elle, toutes ces absences pour la préparation de cette thèse. xi

15 INTRODUCTION Un mal qui répand la terreur... (La Fontaine dans les animaux malades de la peste). Ainsi pourrait-on qualifier le Syndrome d'immunodéficience Acquise (SIDA) apparu dès le début des années Ce syndrome dont la principale caractéristique est la désorganisation du système immunitaire, induit une vulnérabilité aux infections les plus bénignes. Initialement qualifié de maladie des "4H" (Homosexuels, Hémophiles, Héroïmanes, Haïtiens), le SIDA s'est vite révélé être une maladie sans barrières ni frontières. Provoqué par le Virus de l'immunodéfience Humaine, VIH, dont la transmission se fait par le sang et les relations sexuelles, le SIDA est présent sur tous les continents, et aujourd'hui on estime à 38,6 millions (33,4 46,0) le nombre de personnes porteuses du virus dans le monde (ONUSIDA, 2006). Repartition mondiale de l infection à VIH (ONUSIDA, 2006) 1

16 L Afrique Sub-Saharienne qui abrite près de 10% de la population mondiale est la partie du monde la plus touchée par cette maladie avec 24,5 millions (21,6 27,4) de personnes infectées soit, près de 64% de l'effectif total. Toujours dans cette partie du monde, et parmi la population adulte de plus de 15 ans, 2,7 millions (2,3 3,1) de nouvelles infections ont été enregistrées au cours de l'année 2005, et 2,0 millions (1,7 2,3) de décès constatés chez les adultes et les enfants de moins de 15 ans (ONUSIDA, 2006). Dans de nombreux pays africains, le SIDA a atteint le stade d'épidémie et est devenu un problème de santé publique aux multiples conséquences socio-économiques : frein au développement, aggravation de la pauvreté, réduction démographique, diminution de l'espérance de vie. L'épidémie du VIH/SIDA en Afrique Sub-Saharienne présente en outre un caractère féminin et juvénile. Les prédispositions physiologiques (plus de surfaces exposées lors des rapports sexuels, plus de risques d'hémorragies liées aux déchirures), les pesanteurs sociales, le désir de maternité sont des facteurs qui expliquent la vulnérabilité des femmes africaines face à l'infection à VIH/SIDA. Ces femmes infectées par le VIH représentent 13,2 millions (11,4 15,1) soit un taux de prévalence de 59% parmi la population adulte vivant avec le VIH (ONUSIDA, 2006). La frange d'âge de 15 à 24 ans est la plus touchée (50%) par les nouvelles infections enregistrées (ONUSIDA, 2004). La rapidité et l'expansion de cette épidémie en Afrique Sub- Saharienne s expliqueraient surtout par les relations sexuelles non protégées. Des pratiques inappropriées et non stériles dans des centres de formation sanitaire auraient également contribuer à l expansion de l épidémie (Gisselquist et al., 2002). Les ressources mises en place depuis la découverte du virus: mobilisation des scientifiques, des communautés sociales, des gouvernements, des organisations non gouvernementales, des associations, n'ont pas pu enrayer totalement la maladie. Le SIDA est à la fois une urgence et un problème de développement à long terme. Le Burkina Faso, depuis la reconnaissance officielle de la maladie en 1986, a initié avec l'appui de partenaires internationaux et nationaux, une croisade contre cette épidémie. Les principaux axes sont la sensibilisation des populations, mais aussi l'amélioration de l'accessibilité des traitements par les personnes infectées en subventionnant les prix des antirétroviraux. La lutte contre le VIH/SIDA sur le plan scientifique passe par la connaissance parfaite des souches virales circulant dans le pays et l évolution de l infection à VIH/SIDA chez les personnes infectées notamment, en vue de réaliser une thérapie appropriée. 2

17 Hypothèses et objectifs La transmission du VIH de la mère enceinte à son enfant, est à l'origine de la majorité des infections à VIH chez les enfants de moins de 15 ans. Deux millions d enfants (1,5-3,0) vivent avec le VIH et sur 10 enfants de moins de 15 ans infectés, 9 vivent en Afrique subsaharienne (ONUSIDA, 2006). La transmission du VIH de la mère à l enfant, peut se faire durant la grossesse (in utero), à l'accouchement ou par l'allaitement. Ce risque de transmission dépend de plusieurs facteurs dont les infections du liquide amniotique, les infections vaginales et mammaires (Casalini et al., 2001), les infections aux virus des hépatites B, C, au virus de l herpes 8 (HHV8), à Plasmodium falciparum, aux infections sexuellement transmissibles (IST), les facteurs immuno-viraux (charge virale de la mère, taux de CD4+ au moment de l accouchement) et aussi de facteurs obstétricaux (rupture précoce du placenta) (Rouzioux et al., 2002). La mise en place de protocole thérapeutique visant à réduire la transmission verticale a été adopté et son efficacité reste à prouver dans le contexte africain et dans notre pays en particulier. De plus, connaître la prévalence des infections (VHB, VHC, toxoplasmose) susceptibles de favoriser la transmission verticale est un atout majeur supplémentaire dans la lutte contre le VIH/SIDA. Comme toute maladie inflammatoire, l infection à VIH/SIDA provoque une activation du système immunitaire se traduisant entre autre, par la production d anticorps. L hypergammaglobulinémie détectée précocement chez les patients séropositifs traduit l hyperactivation du système immunitaire pour enrayer la maladie et peut constituer un marqueur biologique de suspicion de SIDA et donc de surveillance, et indicateur de l évolution de la maladie. La complexité du virus, est une entrave à la mise au point d'un vaccin efficace pour lutter contre l'immunodéficience qu'il provoque. Le VIH-1 se présente comme une particule constituée de quinze protéines et deux brins d'arn portant l'information génétique (Frankel et Young, 1998). Ces protéines sont à divers degré les cibles des solutions potentielles de la lutte thérapeutique contre le VIH-1. Les protéines de la matrice et de la capside, issues du gène gag, sont fréquemment utilisées dans les recherches vaccinales contre le VIH, car elles font partie des principaux antigènes du virus. Le développement d'un vaccin pédiatrique anti-vih, initié par le projet "Family first Africa" et financé par l'unesco et d'autres partenaires dont le gouvernement Italien, est basé sur l'utilisation d'un cocktail de peptides synthétiques et recombinants venant notamment du 3

18 gène gag (Amicosante et al., 2002). Les pays Africains identifiés pour abriter les premiers essais du vaccin pédiatrique anti-vih, Burkina Faso, Cameroun et Côte d'ivoire, bénéficient déjà de programmes de prévention de la transmission verticale mère-enfants. Ces pays comme tant d'autres en développpement, préconisent l'allaitement maternel exclusif pour l'alimentation des nouveaux-nés. Ce vaccin, vise à protéger les enfants africains nés de mères séropositives d'une éventuelle contamination lors de l'allaitement maternel. Identifiés par la technique immunogénétique reverse, les peptides doivent être sélectionnés en fonction de la variabilité génétique du VIH-1. La maîtrise parfaite de la séquence du gène gag du VIH-1, des domaines importants, des régions hyperconservées à celles variables, des mutations aux polymorphismes permettra de sélectionner les meilleurs épitopes, en fonction du background génétique et du système «Human Leucocyte Antigen» (HLA) (Carrington et O Brien, 2003 ; Stephen, 2004), devant être reconnus par les souches virales circulant dans ces pays en général, et au Burkina Faso en particulier. La protéase et la reverse transcriptase, protéines enzymatiques codées par le gène pol du VIH, sont les cibles principales des traitements antirétroviraux disponibles. Ces traitements dont l'efficacité n'est plus à prouver (Palella et al., 1998) ont permis de prolonger l'espérance de vie des personnes infectées, mais aussi de réduire considérablement le taux de transmission verticale du virus de la mère à l'enfant. Une inefficacité de ces traitements a été constaté dans environ 5 à 27% des cas (WHO/HIV, 2003), chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, dans les pays où les antirétroviraux sont disponibles depuis plusieurs années. Cela a permis d'identifier des mutations sur les gènes de la protéase et de la reverse transcriptase induisant par conséquent des résistances aux molécules antirétrovirales (Shafer et al., 2000). Plusieurs études menées à partir des différents sous-types du VIH-1, ont prouvé que ces résistances sont fonctions des types du virus mais aussi de leur environnement. L'identification des régimes thérapeutiques adéquats, minimisant au maximum l'apparition des résistances aux molécules antirétrovirales est à rechercher à travers le criblage moléculaire du gène pol du VIH-1. L objectif principal de cette étude est de déterminer le taux de la transmission verticale mère-enfant à l issu d un protocol thérapeutique et d identifier les principales mutations des gènes gag et pol du VIH-1. 4

19 Pour ce faire, plusieurs objectifs spécifiques ont été définis : - Réduire la transmission verticale du VIH-1 par la prise de la névirapine ; - Déterminer la prévalence des co-infections VIH/VHB/VHC/toxoplasmose ; - Etudier l évolution des protéines sériques chez les personnes infectées par le VIH-1 ; - Déterminer l épidémiologie moléculaire du VIH-1 à Ouagadougou ; - Identifier les régions conservées du gène gag du VIH-1 ; - Déterminer les mutations du gène pol du VIH-1, susceptible d induire des résistances aux antirétroviraux. 5

20 Première partie REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 6

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques Virus: Diversité génétique et variation antigénique Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques M. Segondy Virus: Diversité génétique Virus: Génome + Capside ± Enveloppe 1 Virus: Diversité génétique

Plus en détail

Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype.

Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype. Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype. Les maladies génétiques comme la drépanocytose ou l'albinisme sont liées à des modifications du génotype des individus

Plus en détail

Licence-Master Bioinformatique Contrôle continu 06/03/06. Correction

Licence-Master Bioinformatique Contrôle continu 06/03/06. Correction Licence-Master Bioinformatique Contrôle continu 06/03/06 Correction -«Vraies» questions de cours -«fausses» questions de cours: questions pour voir si pouviez imaginer une réponse crédible qui n était

Plus en détail

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION II. 1 Généralités II.2 Transmission des Virus II.3 Grandes étapes de Cycle de Multiplication Attachement Pénétration Réplication Libération II. 1 Généralités

Plus en détail

Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution

Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution Les virus sont des microorganismes de très petite taille, 20 à 300 nanomètres, 100 fois plus petit qu une bactérie, non visibles en microscopie

Plus en détail

Tutoriel pour les enseignants de lycée. Rappel du contenu des programmes au lycée en classe de seconde

Tutoriel pour les enseignants de lycée. Rappel du contenu des programmes au lycée en classe de seconde Tutoriel pour les enseignants de lycée Ce document sert à l enseignant pour préparer différentes séquences pédagogiques afin d aborder : les questions de la génétique, des maladies génétiques, et les métiers

Plus en détail

DU GÈNE À LA PROTÉINE

DU GÈNE À LA PROTÉINE 1 DU GÈNE À LA PROTÉINE 1. Le génome et la notion de gène: Génome: ensemble du matériel génétique d'un individu. = patrimoine héréditaire Gène: région d'un brin d'adn dont la séquence code l'information

Plus en détail

Quelques termes-clef de biologie moléculaire et leur définition

Quelques termes-clef de biologie moléculaire et leur définition Acide aminé (AA) Quelques termes-clef de biologie moléculaire et leur définition Isabelle Quinkal INRIA Rhône-Alpes Septembre 2003 Petite molécule dont l enchaînement compose les protéines - on dit qu

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

La Pandémie du SIDA. Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes âgés entre 15 et 49 ans à la fin de 1999, Source : ONUSIDA, juin 2000.

La Pandémie du SIDA. Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes âgés entre 15 et 49 ans à la fin de 1999, Source : ONUSIDA, juin 2000. La Pandémie du SIDA Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes âgés entre 15 et 49 ans à la fin de 1999, Source : ONUSIDA, juin 2000. Adultes Région/Pays infectés (%) afrique subsaharienne 8,57 antilles

Plus en détail

TD Révision BIO57. Connaissance et Technique du gène

TD Révision BIO57. Connaissance et Technique du gène TD Révision BIO57 Connaissance et Technique du gène Novembre 2007 Cécile BAUDOT cecile.baudot@medecine.univ-mrs.fr INSERM 910 «Génétique Médicale et Génomique Fonctionnelle» Maladies Neuromusculaires Le

Plus en détail

LA SYNTHÈSE DES PROTÉINES

LA SYNTHÈSE DES PROTÉINES LA SYNTHÈSE DES PROTÉINES La transcription Information : dans le noyau (sous forme d'adn) Synthèse des protéines : dans le cytoplasme (au niveau des ribosomes du reticulum endoplasmique) L'ADN ne sort

Plus en détail

Chapitre 1 Les acides aminés : Structures. Professeur Michel SEVE

Chapitre 1 Les acides aminés : Structures. Professeur Michel SEVE UE1 : Biomolécules (1) : Acides aminés et protéines Chapitre 1 Les acides aminés : Structures Professeur Michel SEVE Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Plus en détail

Chapitre 1 Acides aminés Protéines Méthodes d étude

Chapitre 1 Acides aminés Protéines Méthodes d étude Chapitre 1 Acides aminés Protéines Méthodes d étude Q1 - Parmi la liste des acides aminés cités ci-dessous, précisez ceux dont la chaîne latérale peut participer dans une structure peptidique, et à ph

Plus en détail

L'ordre et la nature des acides aminés (ou séquence) d un polypeptide dépend de la séquence des nucléotides de l ADN du gène qui le code.

L'ordre et la nature des acides aminés (ou séquence) d un polypeptide dépend de la séquence des nucléotides de l ADN du gène qui le code. L'ordre et la nature des acides aminés (ou séquence) d un polypeptide dépend de la séquence des nucléotides de l ADN du gène qui le code. Une mutation, peut entraîner une modification de la séquence des

Plus en détail

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques IMMUNOLOGIE La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T Informations scientifiques L infection par le VIH entraîne des réactions immunitaires de l organisme qui se traduisent par la production

Plus en détail

GUIDE NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L INFECTION A VIH/sida

GUIDE NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L INFECTION A VIH/sida REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Direction Générale de la Prévention et de la Promotion de la Santé GUIDE NATIONAL SUR

Plus en détail

Série : STL Spécialité biotechnologies SESSION 2014 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

Série : STL Spécialité biotechnologies SESSION 2014 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE BACCALAURÉAT TECHNLGIQUE Série : STL Spécialité biotechnologies SESSIN 2014 CBSV : sous épreuve coefficient 4 Biotechnologies : sous épreuve coefficient 4 Durée totale de l épreuve: 4 heures Les sujets

Plus en détail

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES CHAITRE 3 LA SYNTHESE DES ROTEINES On sait qu un gène détient dans sa séquence nucléotidique, l information permettant la synthèse d un polypeptide. Ce dernier caractérisé par sa séquence d acides aminés

Plus en détail

Dans chaque cellule: -génome nucléaire -génome mitochondrial (-génome chloroplastique)

Dans chaque cellule: -génome nucléaire -génome mitochondrial (-génome chloroplastique) 6- Structure et organisation des génomes 6-1 Génomes eucaryotes Dans chaque cellule: -génome nucléaire -génome mitochondrial (-génome chloroplastique) 6-1-1 Génomes nucléaires 6-1-1-1 Nombre d exemplaires

Plus en détail

Cycle de réplication. Webinaire présenté par : Michael Bailey, directeur, Réalisation des programmes Date : 6 février 2014, de 13 h à 14 h (HNE)

Cycle de réplication. Webinaire présenté par : Michael Bailey, directeur, Réalisation des programmes Date : 6 février 2014, de 13 h à 14 h (HNE) Cycle de réplication virale du VIH Webinaire présenté par : Michael Bailey, directeur, Réalisation des programmes Date : 6 février 2014, de 13 h à 14 h (HNE) Pourquoi est-ce important de comprendre le

Plus en détail

Expression des gènes Comparatif entre procaryotes et eucaryotes

Expression des gènes Comparatif entre procaryotes et eucaryotes Comparaison procaryotes/ 2TSbc Expression des gènes Comparatif entre procaryotes et eucaryotes La majeure partie des connaissances de biologie moléculaire a d'abord débuté par l'étude des phénomènes chez

Plus en détail

Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux

Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux Jean Ruelle, PhD AIDS Reference Laboratory, UCLouvain, Bruxelles Corata 2011, Namur, 10 juin 2011 Laboratoires de référence SIDA (Belgique)

Plus en détail

Macromolécules et la Cellule

Macromolécules et la Cellule Macromolécules et la Cellule Macromolécules Campbell chapitre 5 Macromolécules Définition: Molécule géante formée par l assemblage de plusieurs petites molécules organiques Macromolécules Définition:

Plus en détail

Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes. Injection d ADN étranger dans une cellule animale

Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes. Injection d ADN étranger dans une cellule animale Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes Injection d ADN étranger dans une cellule animale Comment amplifier un gène d intérêt? Amplification in vivo à l aide du clonage d ADN L ensemble formé

Plus en détail

Université D Oran, Faculté de Médecine, Service D Histologie-Embryologie Dr Belarbi-Amar. Le virus. Les virus(acaryotes)

Université D Oran, Faculté de Médecine, Service D Histologie-Embryologie Dr Belarbi-Amar. Le virus. Les virus(acaryotes) Les virus(acaryotes) Le virus I-Généralités : Le virus (cellule acaryote) est une entité biologique incapable de se reproduire de façon autonome, nécessitant une cellule hôte, dont il utilise les constituants

Plus en détail

Université du Québec à Montréal

Université du Québec à Montréal RECUEIL D EXERCICES DE BICHIMIE 6. Les acides nucléiques 6.2. Réplication, transcription et traduction P P P CH 2 H N H N N NH NH 2 Université du Québec à Montréal 6.2. Réplication, transcription et traduction

Plus en détail

Principales techniques utilisées en génie génétique Ces différentes techniques peuvent également se combiner entre elles. Séquençage de l ADN

Principales techniques utilisées en génie génétique Ces différentes techniques peuvent également se combiner entre elles. Séquençage de l ADN Principales techniques utilisées en génie génétique Ces différentes techniques peuvent également se combiner entre elles Séquençage de l ADN 1- Un brin complémentaire de l ADN à séquencer est fabriqué

Plus en détail

L'ADN mitochondrial a été découvert en 1962 par Margit MK Nass et Sylvan Nass par microscopie électronique.

L'ADN mitochondrial a été découvert en 1962 par Margit MK Nass et Sylvan Nass par microscopie électronique. L L'ADN mitochondrial a été découvert en 1962 par Margit MK Nass et Sylvan Nass par microscopie électronique. Figure 1 Mitochondries observées au microscope électronique à transmission Plus tard, cet ADN

Plus en détail

La virologie générale et médicale

La virologie générale et médicale 11/02/2015 (11h12h) BUJON Solène L2 (CR : Hamza Berguigua) AIH Pr de Lamballerie 10 pages La virologie générale et médicale Plan A. Structure des virus cycle I. Définition d un virus II. Les constituants

Plus en détail

TRANSCRIPTION TRADUCTION

TRANSCRIPTION TRADUCTION 4 TRANSCRIPTION TRADUCTION Objectifs : définir transcription et traduction et donner leur localisation cellulaire sur un schéma, identifier les acteurs de la transcription (ARNpol, brin transcrit, ARNm)

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire.

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire. I.7 Immunologie 1/4. Le SIDA Le système immunitaire est l ensemble des cellules et tissus d un individu pouvant s opposer à la pénétration et à l infection par des micro-organismes. Les moyens «de défense»

Plus en détail

Principe des études moléculaires en génétique médicale Méthodes d analyse des microlésions du génome

Principe des études moléculaires en génétique médicale Méthodes d analyse des microlésions du génome Mercredi 23 Octobre LECLERCQ Barbara L2 GM Pr Krahn 10 pages Principe des études moléculaires en génétique médicale Méthodes d analyse des microlésions du génome Plan A. Introduction B. Techniques courantes

Plus en détail

CHAPITRE III: Le Clonage

CHAPITRE III: Le Clonage BIOLOGIE MOLECULAIRE CHAPITRE III: Le Clonage I) Définition: Cloner un fragment d'adn consiste à: isoler physiquement ce fragment. en augmenter le nombre de copie (cf: amplification) II) Principe: Le clonage

Plus en détail

Structure générale d'une particule virale de type herpès

Structure générale d'une particule virale de type herpès Virus de type herpès et coquillages 1 - Caractéristiques des virus de type herpès infectant les coquillages Des infections à virus de type herpès sont associées à des mortalités massives chez différentes

Plus en détail

THEME 1 A EXPRESSION, STABILITE ET VARIATION DU PATRIMOINE GENETIQUE

THEME 1 A EXPRESSION, STABILITE ET VARIATION DU PATRIMOINE GENETIQUE THEME 1 A EXPRESSION, STABILITE ET VARIATION DU PATRIMOINE GENETIQUE CHAPITRE 3 L EXPRESSION DU PATRIMOINE GENETIQUE I. LA RELATION GENES-PROTEINES Les protéines interviennent dans le fonctionnement d

Plus en détail

Technologie de l ADN recombinant. Complément de cours sur: «Les Méthodes d Etude de la Cellule»

Technologie de l ADN recombinant. Complément de cours sur: «Les Méthodes d Etude de la Cellule» Technologie de l ADN recombinant Complément de cours sur: «Les Méthodes d Etude de la Cellule» 1 Les techniques de l ADN Recombinant But: isoler des fragments d ADN de génomes complexes et les recombiner

Plus en détail

Le choix d une stratégie de prévention et du traitement antirétroviral prophylactique dépend avant tout de l état immunovirologique de la mère.

Le choix d une stratégie de prévention et du traitement antirétroviral prophylactique dépend avant tout de l état immunovirologique de la mère. - 1 - Vingt cinq ans après la première manifestation du syndrome d immunodéficience acquise, le SIDA est devenu la maladie la plus dévastatrice que l humanité ait jamais connue. Dans le monde, il figure

Plus en détail

LA TRANSCRIPTION. Introduction. I. Modalité générale de la transcription. II. Transcription chez les Procaryotes

LA TRANSCRIPTION. Introduction. I. Modalité générale de la transcription. II. Transcription chez les Procaryotes LA TRANSCRIPTION Introduction I. Modalité générale de la transcription II. Transcription chez les Procaryotes 1. L'ARN polymérase 2. Etapes de la transcription a. Initiation b. Elongation c. Terminaison

Plus en détail

V. Exemples choisis. 1. Classification et propriétés

V. Exemples choisis. 1. Classification et propriétés V. Exemples choisis 1. Classification et propriétés Autrefois, les Polyomavirus et les Papillomavirus étaient regroupés en une famille unique nommée Papovaviridae (nom qui regroupe le début du nom de chaque

Plus en détail

ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale

ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale Unité d enseignement UE 8 : Biologie Moléculaire - Microbiologie ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale 1h30 de cours et 1h15 de Travaux pratiques Un examen écrit ; un examen

Plus en détail

A : Vrai : La biotechnologie est l'ensemble des techniques qui utilisent des microorganismes,

A : Vrai : La biotechnologie est l'ensemble des techniques qui utilisent des microorganismes, Ecurie du 1/02/12 1: AE A : Vrai : La biotechnologie est l'ensemble des techniques qui utilisent des microorganismes, des cellules animales, végétales ou leurs constituants à des fins industrielles (agro

Plus en détail

RÉSUMÉ. Mots-clés: méthodes de diagnostic, réaction de polymérisation en chaîne (PCR) optimisation, viroses des animaux de compagnie.

RÉSUMÉ. Mots-clés: méthodes de diagnostic, réaction de polymérisation en chaîne (PCR) optimisation, viroses des animaux de compagnie. RÉSUMÉ Mots-clés: méthodes de diagnostic, réaction de polymérisation en chaîne (PCR) optimisation, viroses des animaux de compagnie. 1. L'importance de la thèse Actuellement, la pathologie infectieuse/contagieuse

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

Virus et machinerie cellulaire

Virus et machinerie cellulaire Virus et machinerie cellulaire 1 Dr Céline Bressollette-Bodin Multiplication des virus dans la cellule - principales étapes - mécanismes de transcription / réplication Les interactions virus / cellules

Plus en détail

Chapitre 2 : Organisation de la cellule

Chapitre 2 : Organisation de la cellule Partie 1 : notions de biologie cellulaire DAEU- Cours Sciences de la Nature & de la Vie- Marc Cantaloube Chapitre 2 : Organisation de la cellule La cellule est l unité de base des êtres vivants. Il existe

Plus en détail

Biochimie-réactions cellulaires L2 Biologie-parcours BC et BCB-S3

Biochimie-réactions cellulaires L2 Biologie-parcours BC et BCB-S3 Biochimie-réactions cellulaires L2 Biologie-parcours BC et BCB-S3 Responsables de l UE: James Sturgis (AMU)-Marie-Jeanne Papandréou (P1) Organisation de l UE: 3 parties - COURS 28h 1 ère partie: Protéines

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Les outils du génie génétique.

Les outils du génie génétique. Les outils du génie génétique. I\ Les enzymes. On va se servir des enzymes pour couper, coller et synthétiser des acides nucléiques. A\ Les polymérases. Toutes les polymérases agissent de 5 vers 3. En

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Génie génétique. Définition : Outils nécessaires : Techniques utilisées : Application du génie génétique : - Production de protéines

Génie génétique. Définition : Outils nécessaires : Techniques utilisées : Application du génie génétique : - Production de protéines Génie génétique Définition : Ensemble de méthodes d investigation et d expérimentation sur les gènes. Outils nécessaires : ADN recombinant, enzyme de restriction, vecteur, banque ADNc, sonde nucléique...

Plus en détail

1.2.1. Par voie sexuelle. 1.2.2. Par voie sanguine dite parentérale. 1.2.3. Par transmission de la mère à l enfant

1.2.1. Par voie sexuelle. 1.2.2. Par voie sanguine dite parentérale. 1.2.3. Par transmission de la mère à l enfant L INFECTION PAR LE VIH Le S.I.D.A. ou Syndrome d ImmunoDéficience Acquise (découvert en 1981) est le dernier stade de l infection due aux Virus de l Immunodéficience Humaine (V.I.H.). Le sida est une maladie

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH

DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH AU SEIN DES FRACTIONS DU SPERME Classement NABM : 16-02 - code : non codé JUILLET 2006 Service évaluation des actes professionnels 2 avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis

Plus en détail

Cours de Biologie Cellulaire L1 2006/2007

Cours de Biologie Cellulaire L1 2006/2007 Cours de Biologie Cellulaire L1 2006/2007 Qu est ce que la biologie cellulaire? La biologie cellulaire étudie les cellules et leurs organites, les processus vitaux qui s'y déroulent ainsi que les mécanismes

Plus en détail

Le vivant est complexe: - 30 millions de types d organismes - 100 000 protéines différentes chez l homme

Le vivant est complexe: - 30 millions de types d organismes - 100 000 protéines différentes chez l homme Introduction Le vivant est complexe: - 30 millions de types d organismes - 100 000 protéines différentes chez l homme Informatique: - stocker les données - éditer les données - analyser les données (computational

Plus en détail

Chapitre 1. La cellule : unité morphologique et fonctionnelle

Chapitre 1. La cellule : unité morphologique et fonctionnelle Chapitre 1. La cellule : unité morphologique et fonctionnelle 1. Historique de la biologie : Les premières cellules eucaryotes sont apparues il y a 3 milliards d années. Les premiers Homo Sapiens apparaissent

Plus en détail

DST DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 1) RESTITUTION ORGANISÉE DES CONNAISSANCES (8 PTS)

DST DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 1) RESTITUTION ORGANISÉE DES CONNAISSANCES (8 PTS) 1s_cntsvt_2011_11_16_corrigé.doc 1/6 CLASSE DE 1ère S - DURÉE 3H00 DST DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE CALCULATRICES INTERDITES 1) RESTITUTION ORGANISÉE DES CONNAISSANCES (8 PTS) Le cycle cellulaire

Plus en détail

Ressources pour le lycée général et technologique

Ressources pour le lycée général et technologique éduscl Physique-chimie Exemple d activités de classe essources pour le lycée général et technologique Préambule Synthèse d un édulcorant Extrait du programme d enseignement spécifique de physique-chimie

Plus en détail

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICE 1 PAGE 406 : EXPERIENCES A INTERPRETER Question : rôles respectifs du thymus et de la moelle osseuse dans la production des lymphocytes.

Plus en détail

Les méthodes de diagnostic en virologie

Les méthodes de diagnostic en virologie Les méthodes de diagnostic en virologie Pourquoi faire du diagnostic en virologie? Dons de sang, d organes et de tissus (dépistage obligatoire) Suivi biologique des infections (VIH, VHB, VHC) Mesures prophylactiques

Plus en détail

Cahier de texte de la classe 1 ère 4 - SVT

Cahier de texte de la classe 1 ère 4 - SVT Cahier de texte de la classe 1 ère 4 - SVT DATE SEQUENCE lundi 12 : revoir la fiche méthodologique «utiliser le microscope optique» (disponible sur le site du lycée) Lundi 12 1 er contact avec les élèves.

Plus en détail

«La solidarité médicale en action» Infection VIH. Dr Kara Biologiste CH Marc Jacquet 77000 Melun

«La solidarité médicale en action» Infection VIH. Dr Kara Biologiste CH Marc Jacquet 77000 Melun «La solidarité médicale en action» Infection VIH Dr Kara Biologiste CH Marc Jacquet 77000 Melun I. Les rétroviridae Famille des Rétroviridae : 3 sous-familles Spumavirus Oncovirus Lentivirus non pathogènes

Plus en détail

La synthèse des protéines transcription code génétique traduction

La synthèse des protéines transcription code génétique traduction CEC André-Chavanne BIO 3 OS La synthèse des protéines transcription code génétique traduction I. La «Transcription» : de l ADN à l ARNm. L'adresse suivante permet d accéder à une ANIMATION sur la TRANSCRIPTION.

Plus en détail

Item 20 : Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation

Item 20 : Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation Item 20 : Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Toxoplasmose (Chap. 124, Chap. 108,

Plus en détail

PHYSIOLOGIE CELLULAIRE

PHYSIOLOGIE CELLULAIRE PHYSIOLOGIE CELLULAIRE Licence STAPS 1ère année Stéphane TANGUY Département STAPS Université d Avignon et des pays de Vaucluse PHYSIOLOGIE CELLULAIRE CELLULE molécules atomes CHIMIE TISSU ORGANISME ORGANE

Plus en détail

MECANISME MOLECULAIRE DU TRANSPORT NUCLEAIRE

MECANISME MOLECULAIRE DU TRANSPORT NUCLEAIRE MECANISME MOLECULAIRE DU TRANSPORT NUCLEAIRE INTRODUCTION d'après le cours du Dr NEHRBASS L enveloppe nucléaire renferme l ADN et défini le compartiment nucléaire. Elle est formé de 2 membranes concentriques

Plus en détail

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA 16/11/12 TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA Chantal GAUTREAU LABORATOIRE HLA S E R V I C E D I M M U N O L O G I E E T D H I S T O C O M PAT I B I L I T É, A P - H P, HÔPITAL SAINT LOUIS, PARIS,

Plus en détail

Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte.

Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte. Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte. F.Harieche, W.Assouak, A.Trabzi, M.Saidi, F.Zerhouni, R.M.Hamladji. LAM Entité distincte Leucémies aigues. Transformation

Plus en détail

Virologie en Pédiatrie

Virologie en Pédiatrie Virologie en Pédiatrie Pr Coumba Touré Kane ANRS-SENEGAL Introduc3on 3,4 millions d enfants en 2010 (OMS 2011) 90% de ces enfants en Afrique sub- saharienne 260 000 enfants infectés en 2012 Baisse de 52

Plus en détail

Classification : a) Les acides aminés à chaîne aliphatique : Glycine Alanine Valine Leucine Isoleucine

Classification : a) Les acides aminés à chaîne aliphatique : Glycine Alanine Valine Leucine Isoleucine LES PROTEINES Objectifs : - Indiquer la structure des acides aminés et leurs propriétés. - Indiquer la structure de la liaison peptidique. - Différencier structure 1, 2, 3 et 4 des protéines. - Citer les

Plus en détail

CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING. Projet :

CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING. Projet : CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING Projet : Mise en place d une unité de virologie à dominante VIH au Centre Hospitalier de Saint Martin dans le but de mettre en œuvre des actions bilatérales de

Plus en détail

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives?

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives? Lettre à l éditeur Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles perspectives? HIV Antiretroviral Drug Resistance: What s new in Mali? What is the future? Maiga AI 1,2, Sangare

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. Avant-propos 11. Remerciements 13. Chapitre 1 - Les molécules organiques 15

TABLE DES MATIÈRES. Avant-propos 11. Remerciements 13. Chapitre 1 - Les molécules organiques 15 TABLE DES MATIÈRES Avant-propos 11 Remerciements 13 Chapitre 1 - Les molécules organiques 15 I. Les glucides 15 1. Les oses ou monosaccarides 15 2. Les diholosides ou disaccharides 15 3. Les polyholosides

Plus en détail

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi Table des matières v Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi 1 L immunité innée, 1 Les obstacles externes à l infection, 1 Les cellules phagocytaires tuent les micro-organismes,

Plus en détail

L3-BH01 Cours n 10 Modifications post-transcriptionnelles

L3-BH01 Cours n 10 Modifications post-transcriptionnelles L3-BH01 Cours n 10 Modifications post-transcriptionnelles Ce cours est présent sur le web à l adresse suivante : http://www.univ-orleans.fr/sciences/biochimie/l/ressources.htm Plan (cours n 10 & 11) Introduction

Plus en détail

Le Listryo contre le VIH

Le Listryo contre le VIH Le Listryo contre le VIH «La Vie contre la mort» en langage bactérien Yoann DÉSIR Le Listryo contre le VIH W-X-R-T Trp-Ola-Arg-Thr à cycliser dans l'organisme en un cyclopeptide de 4 acides aminés dextrogyres

Plus en détail

3. Biotechnologie de l ADN

3. Biotechnologie de l ADN 3. Biotechnologie de l ADN 3.1. Technologie de l ADN recombinant 3.1.1. Isolation d ADN et d ARN 3.1.2. Fragmentation de l ADN (les Endonucléases) 3.1.3. Analyse d ADN sur d agarose et d acrylamide 3.1.4.

Plus en détail

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T 14/10/2013 MARIANI Natacha L2 TSSIBG G. Pommier 8 pages TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T Immunoglobulines (Ig/AC) Récepteurs pour l'antigène des lymphocytes

Plus en détail

Acides Nucléiques. ADN et ARN Unités de base : les nucléotides donc les nucléotides = monomères ADN et ARN = polynucléotides = polymères

Acides Nucléiques. ADN et ARN Unités de base : les nucléotides donc les nucléotides = monomères ADN et ARN = polynucléotides = polymères Acides Nucléiques ADN et ARN Unités de base : les nucléotides donc les nucléotides = monomères ADN et ARN = polynucléotides = polymères Structure d un nucléotide Tous composés d une base azotée, d un sucre

Plus en détail

Fiche de présentation

Fiche de présentation Fiche de présentation Classe : 1 ère STL Enseignement : Chimie-biochimie-sciences du vivant THEME du programme : 4 Sous-thème : 4.1 Les propriétés informatives de l ADN sont liées à sa structure Présentation

Plus en détail

POPULATION D ADN COMPLEXE - ADN génomique ou - copie d ARNm = CDNA

POPULATION D ADN COMPLEXE - ADN génomique ou - copie d ARNm = CDNA POPULATION D ADN COMPLEXE - ADN génomique ou - copie d ARNm = CDNA Amplification spécifique Détection spécifique Clonage dans des vecteurs Amplification in vitro PCR Hybridation moléculaire - hôte cellulaire

Plus en détail

Professeur Joël LUNARDI

Professeur Joël LUNARDI Biochimie - Biologie moléculaire Chapitre 3 : La réplication du matériel génétique Professeur Joël LUNARDI MED@TICE PCEM1 - Année 2006/2007 Faculté de Médecine de Grenoble - Tous droits réservés. Chapitre

Plus en détail

1- Les oses naturels : a) comportent toujours une fonction carbonyle. b) sont tous dextrogyres. 1pt

1- Les oses naturels : a) comportent toujours une fonction carbonyle. b) sont tous dextrogyres. 1pt Université AbouBekr Belkaid Tlemcen Année 2013/2014 Faculté SV-STU Département de Biologie 2 ème année LMD Module de Biochimie Générale (Corrigé Type) 1- Les oses naturels : a) comportent toujours une

Plus en détail

Vue générale de la régulation du cycle cellulaire par les complexes cyclines/cdk

Vue générale de la régulation du cycle cellulaire par les complexes cyclines/cdk Vue générale de la régulation du cycle cellulaire par les complexes cyclines/cdk actif Différentes Cdk peuvent s associer avec différentes Cyclines Cdk active: tyrosine et thréonine Kinase (phosphoryle

Plus en détail

Université Bordeaux Segalen - PACES 2012-2013 ED UE9s Avril 2013

Université Bordeaux Segalen - PACES 2012-2013 ED UE9s Avril 2013 Sélectionner les propositions exactes Université Bordeaux Segalen - PACES 2012-2013 ED UE9s Avril 2013 QCM 1 La plupart des techniques de biologie moléculaire repose sur le principe de complémentarité

Plus en détail

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407.

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407. PB : Comment sont éliminées les cellules reconnues comme étrangères. (infectées, cancéreuses, greffées.) L'organisme dispose d'autres moyens de défense que les anticorps pour se débarasser d'un intrus.

Plus en détail

MEMOIRE. Présenté par : SAGNA Tani, Maître ès Sciences. Pour l obtention du: ECOLE DOCTORALE REGIONALE DU RA-BIOTECH SUR LE THÈME :

MEMOIRE. Présenté par : SAGNA Tani, Maître ès Sciences. Pour l obtention du: ECOLE DOCTORALE REGIONALE DU RA-BIOTECH SUR LE THÈME : BURKINA FASO ********** Unité - Progrès - Justice UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU Unité de Formation et de Recherche Sciences de la Vie et de la Terre (UFR-SVT) ******************** Département de Biochimie

Plus en détail

Chapitre 6 : La traduction. Professeur Joël LUNARDI

Chapitre 6 : La traduction. Professeur Joël LUNARDI hapitre 6 : La traduction E1 : Biochimie Biologie moléculaire Professeur Joël LNRDI nnée universitaire 2011/2012 niversité Joseph Fourier de renoble - Tous droits réservés. hapitre 6. La traduction Plan

Plus en détail

Table des matières. Chapitre IV. Cycle de réplication virale et thérapeutiques antirétrovirales (1)... 29

Table des matières. Chapitre IV. Cycle de réplication virale et thérapeutiques antirétrovirales (1)... 29 1441 Table des matières Préface...7 Introduction...9 PREMIÈRE PARTIE : LES VIRUS Chapitre I. Historique de la découverte du VIH... 13 Chapitre II. Classification des rétrovirus... 19 Chapitre III. Structure

Plus en détail

Université Pierre et Marie Curie Master BMC Immunotechnologie. Module Immunothérapie Cellulaire et Génique Bertrand Bellier / François Lemoine

Université Pierre et Marie Curie Master BMC Immunotechnologie. Module Immunothérapie Cellulaire et Génique Bertrand Bellier / François Lemoine Université Pierre et Marie Curie Master BMC Immunotechnologie Module Immunothérapie Cellulaire et Génique Bertrand Bellier / François Lemoine Examen Janvier 2008 Introduction (à lire attentivement) L actualité

Plus en détail

VIRUS DE L'IMMUNODEFICIENCE HUMAINE (HIV)

VIRUS DE L'IMMUNODEFICIENCE HUMAINE (HIV) VIRUS DE L'IMMUNODEFICIENCE HUMAINE (HIV) En 1999, dans le monde, plus de 33 millions de sujets dont 43% de femmes étaient infectés par le virus de l'immunodéficience humaine ou HIV. L'épidémie progresse

Plus en détail

Eléments primordiaux de biologie moléculaire

Eléments primordiaux de biologie moléculaire Eléments primordiaux de biologie moléculaire Pourquoi s intéresser au matériel génétique? Base de l information génétique Tissu Cellule Noyau Organisme entier Lieu où est localisé l ADN Mol d ADN qui est

Plus en détail

Ecole Centrale Paris Année 2009-2010 1 ère année. Cours «Biologie». Vendredi 28 mai 2010

Ecole Centrale Paris Année 2009-2010 1 ère année. Cours «Biologie». Vendredi 28 mai 2010 Ecole Centrale Paris Année 2009-2010 1 ère année. Cours «Biologie». Vendredi 28 mai 2010 Contrôle des Connaissances. 2 ème session) (Durée : 1h30, tous documents autorisés, ordinateur interdit) Important

Plus en détail

Chapitre 4 Les Protéines : définitions et Structures. Professeur Michel SEVE

Chapitre 4 Les Protéines : définitions et Structures. Professeur Michel SEVE UE1: Biomolécules (1) : Acides aminés et protéines Chapitre 4 Les Protéines : définitions et Structures Professeur Michel SEVE Année universitaire 2011/2012 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous

Plus en détail

Transmission nosocomiale des entérovirus :

Transmission nosocomiale des entérovirus : Transmission nosocomiale des entérovirus : Intérêt du diagnostic moléculaire rapide associé au génotypage prospectif Enseignement à propos d une observation Audrey MIRAND EA3843 Laboratoire de Virologie

Plus en détail

Sommaire. Première partie Les concepts de base

Sommaire. Première partie Les concepts de base Sommaire Préface à la troisième édition... Préface à la deuxième édition... Avant-propos à la troisième édition... Avant-propos à la deuxième édition... Avant-propos à la première édition... XV XVII XIX

Plus en détail

infovihtal #6 hiver 2001

infovihtal #6 hiver 2001 infovihtal #6 Primo-infection Primo-infection Le stade qui suit l infection par le VIH est connu sous le nom de primo-infection ou phase aiguë de l infection à VIH. Quand le VIH entre dans l organisme

Plus en détail