HÖLDER CONTINUITY AND WAVELETS



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Transcription:

Laurent SIMONS HÖLDER CONTINUITY AND WAVELETS Dissertation présentée en vue de l obtention du grade de Docteur en Sciences Promoteurs : Françoise BASTIN Samuel NICOLAY 24 Juin 2015

Plan Partie I Continuité höldérienne de fonctions particulières Partie II Ondelettes non-stationnaires Partie III Espaces S ν revus avec les coefficients d ondelettes dominants L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 2 / 41

Des fonctions continues nulle part dérivables? En 1872, Weierstrass montre que la fonction x + n=0 a n cos(b n πx) avec a (0, 1) et b 2 Z +1 tels que ab > 1 + 3π/2 est une fonction continue nulle part dérivable. K. Weierstrass. Ausgewählte Kapitel aus der Funktionenlehre, chapter Über continuirliche Funktionen eines reellen Arguments, die für keinen Werth des letzteren einen bestimmten Differentialquotienten besitzen, pages 190-193. Springer, 1988. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 3 / 41

Des fonctions continues nulle part dérivables? En 1872, Weierstrass montre que la fonction x + n=0 a n cos(b n πx) avec a (0, 1) et b 2 Z +1 tels que ab > 1 + 3π/2 est une fonction continue nulle part dérivable. K. Weierstrass. Ausgewählte Kapitel aus der Funktionenlehre, chapter Über continuirliche Funktionen eines reellen Arguments, die für keinen Werth des letzteren einen bestimmten Differentialquotienten besitzen, pages 190-193. Springer, 1988. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 3 / 41

Continuité höldérienne et exposant de Hölder Soient α > 0 et x 0 R. Une fonction f est continue au sens de Hölder avec un ordre α en x 0 s il existe C, δ > 0 et un polynôme P de degré strictement plus petit que α tels que f(x) P (x x 0 ) C x x 0 α pour tout x (x 0 δ, x 0 + δ). Notation : Λ α (x 0 ) désigne l espace des fonctions continues au sens de Hölder avec un ordre α en x 0 et est appelé espace de Hölder d ordre α en x 0. L exposant de Hölder de f en x 0 R est h f (x 0 ) := sup{α > 0 : f Λ α (x 0 )}. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 4 / 41

Continuité höldérienne et exposant de Hölder Soient α > 0 et x 0 R. Une fonction f est continue au sens de Hölder avec un ordre α en x 0 s il existe C, δ > 0 et un polynôme P de degré strictement plus petit que α tels que f(x) P (x x 0 ) C x x 0 α pour tout x (x 0 δ, x 0 + δ). Notation : Λ α (x 0 ) désigne l espace des fonctions continues au sens de Hölder avec un ordre α en x 0 et est appelé espace de Hölder d ordre α en x 0. L exposant de Hölder de f en x 0 R est h f (x 0 ) := sup{α > 0 : f Λ α (x 0 )}. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 4 / 41

Continuité höldérienne et exposant de Hölder Soient α > 0 et x 0 R. Une fonction bornée f est continue au sens de Hölder avec un ordre α en x 0 s il existe C > 0 et un polynôme P de degré strictement plus petit que α tels que f(x) P (x x 0 ) C x x 0 α pour tout x R. Notation : Λ α (x 0 ) désigne l espace des fonctions continues au sens de Hölder avec un ordre α en x 0 et est appelé espace de Hölder d ordre α en x 0. L exposant de Hölder de f en x 0 R est h f (x 0 ) := sup{α > 0 : f Λ α (x 0 )}. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 4 / 41

Continuité höldérienne et exposant de Hölder uniformes Soit α > 0. Une fonction bornée f est uniformément continue au sens de Hölder avec un ordre α (sur R) s il existe C > 0 tel que, pour tout x 0 R, il existe un polynôme P de degré strictement plus petit que α tel que pour tout x R. f(x) P (x x 0 ) C x x 0 α Notation : Λ α (R) désigne l espace des fonctions uniformément continues au sens de Hölder avec un ordre α (sur R) et est appelé espace de Hölder uniforme d ordre α (sur R). L exposant uniforme de Hölder de f (sur R) est h f (R) := sup{α > 0 : f Λ α (R)}. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 5 / 41

Continuité höldérienne et exposant de Hölder uniformes Soit α > 0. Une fonction bornée f est uniformément continue au sens de Hölder avec un ordre α (sur R) s il existe C > 0 tel que, pour tout x 0 R, il existe un polynôme P de degré strictement plus petit que α tel que pour tout x R. f(x) P (x x 0 ) C x x 0 α Notation : Λ α (R) désigne l espace des fonctions uniformément continues au sens de Hölder avec un ordre α (sur R) et est appelé espace de Hölder uniforme d ordre α (sur R). L exposant uniforme de Hölder de f (sur R) est h f (R) := sup{α > 0 : f Λ α (R)}. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 5 / 41

Partie I Continuité höldérienne de fonctions particulières Fonction de Darboux Bijection de Cantor Fonction de Riemann généralisée

1. Fonction de Darboux En 1875, Darboux montre que la fonction D définie par D(x) := + n=0 sin((n + 1)! x), x R, n! est continue et nulle part dérivable sur R. G. Darboux. Mémoire sur les fonctions discontinues, Annales de l Ecole Normale, 2(4):57-112, 1875. Proposition Pour tout δ (0, 1), D Λ 1 δ (R). Par conséquent, h D (R) = 1, h D (x) = 1 pour tout x R et D est une fonction monofractale. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 7 / 41

1. Fonction de Darboux En 1875, Darboux montre que la fonction D définie par D(x) := + n=0 sin((n + 1)! x), x R, n! est continue et nulle part dérivable sur R. G. Darboux. Mémoire sur les fonctions discontinues, Annales de l Ecole Normale, 2(4):57-112, 1875. Proposition Pour tout δ (0, 1), D Λ 1 δ (R). Par conséquent, h D (R) = 1, h D (x) = 1 pour tout x R et D est une fonction monofractale. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 7 / 41

2. Bijection de Cantor En 1877, Cantor construit une bijection entre [0, 1] et [0, 1] 2, définie à partir du développement en fractions continues des nombres réels. G. Cantor. Ein Beitrag zur Mannigfaltigkeitslehre, Journal für die reine und angewandte Mathematik, 84:242-258, 1877. Une fraction continue finie est une expression de la forme [a 1,..., a n ] = a 1 + 1 a 2 + 1 1... + 1 a n où a 1,..., a n N et n N. Les éléments a 1,..., a n sont appelé quotients partiels.. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 8 / 41

2. Bijection de Cantor En 1877, Cantor construit une bijection entre [0, 1] et [0, 1] 2, définie à partir du développement en fractions continues des nombres réels. G. Cantor. Ein Beitrag zur Mannigfaltigkeitslehre, Journal für die reine und angewandte Mathematik, 84:242-258, 1877. Une fraction continue finie est une expression de la forme [a 1,..., a n ] = a 1 + 1 a 2 + 1 1... + 1 a n où a 1,..., a n N et n N. Les éléments a 1,..., a n sont appelé quotients partiels.. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 8 / 41

Convergents Soient a N N et j N. On définit les quantités p j (a) et q j (a) par récurrence comme suit : p 1 (a) := 1, q 1 (a) := 0, p 0 (a) := 0, q 0 (a) := 1 et { pk (a) := a k p k 1 (a) + p k 2 (a) q k (a) := a k q k 1 (a) + q k 2 (a) pour k {1,..., j}. Le quotient pj(a) q j(a) est appelé convergent d ordre j de a. Proposition Soit a N N. Pour tout j N, on a p j (a) q j (a) = [a 1,..., a j ]. De plus, la suite formée des convergents de a converge. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 9 / 41

Fractions continues infinies Si a N N, l expression [a 1, a 2,...] := lim j + [a 1, a 2,..., a j ] = est appelée fraction continue infinie. Notation : I = [0, 1] \ ([0, 1] Q) 1. 1 a 1 + a 2 +... Proposition Pour tout a N N, [a 1, a 2,...] I. Inversement, pour tout x I, il existe a N N tel que x = [a 1, a 2,...]; de plus, a est unique. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 10 / 41

Fractions continues infinies Si a N N, l expression [a 1, a 2,...] := lim j + [a 1, a 2,..., a j ] = est appelée fraction continue infinie. Notation : I = [0, 1] \ ([0, 1] Q) Soit x = [a] I. Pour n N, on pose 1. 1 a 1 + a 2 +... I n (x) := { y = [b] I : b j = a j si j {1,..., n} } et cet ensemble est appelé intervalle de rang n de I. On a I n+1 (x) I n (x) I pour tout n N et I n (x) = {x}. n N L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 10 / 41

Bijection de Cantor Si x = [a] I, on pose C 1 (x) := [a 1, a 3,..., a 2j+1,...] et C 2 (x) := [a 2, a 4,..., a 2j,...]. L application C : I I 2 ; x (C 1 (x), C 2 (x)) est une bijection et est appelée bijection de Cantor. Remarque Puisque les cardinaux de [0, 1] et I sont égaux, C peut être étendu en une bijection de [0, 1] dans [0, 1] 2. Proposition La bijection de Cantor est continue sur I. C est même un homéomorphisme entre I et I 2. Toute extension à [0, 1] de la bijection de Cantor est discontinue en tout point de [0, 1] Q. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 11 / 41

Bijection de Cantor Si x = [a] I, on pose C 1 (x) := [a 1, a 3,..., a 2j+1,...] et C 2 (x) := [a 2, a 4,..., a 2j,...]. L application C : I I 2 ; x (C 1 (x), C 2 (x)) est une bijection et est appelée bijection de Cantor. Remarque Puisque les cardinaux de [0, 1] et I sont égaux, C peut être étendu en une bijection de [0, 1] dans [0, 1] 2. Proposition La bijection de Cantor est continue sur I. C est même un homéomorphisme entre I et I 2. Toute extension à [0, 1] de la bijection de Cantor est discontinue en tout point de [0, 1] Q. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 11 / 41

Bijection de Cantor y = C 1 (x) y = C 2 (x) Proposition Soient x 0 R et f une fonction définie sur un voisinage de x 0. Posons log f(x) f(x 0 ) F f (x 0 ) := lim inf. x x 0 log x x 0 Si F f (x 0 ) [0, 1), alors h f (x 0 ) = F f (x 0 ). Si F f (x 0 ) = 1, alors h f (x 0 ) 1. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 12 / 41

Bijection de Cantor y = C 1 (x) y = C 2 (x) Proposition Soient x 0 R et f une fonction définie sur un voisinage de x 0. Posons log f(x) f(x 0 ) F f (x 0 ) := lim inf. x x 0 log x x 0 Si F f (x 0 ) [0, 1), alors h f (x 0 ) = F f (x 0 ). Si F f (x 0 ) = 1, alors h f (x 0 ) 1. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 12 / 41

Bijection de Cantor Théorème d encadrement Soit n N. Si x = [a] I et y I n(x) \ I n+1 (x), alors on a n/2 1 log(a 2j 1 ) n j=1 n+3 1 log(a j + 1) + C 1(n) n n j=1 avec et C 1 (n) = log(2) 2 C 2 (n) = log(2) 2 log C 1(x) C 1 (y) log x y + log n/2 +3 1 log(a 2j 1 + 1) + C 2(n) n n j=1 1 n n log(a j ) j=1 ( { an+2 + 2 + log max a n+2 + 1, a }) n+3 + 2 a n+3 + 1 ( max { a2 n/2 +3 + 2 a 2 n/2 +3 + 1, a }) 2 n/2 +5 + 2. a 2 n/2 +5 + 1 S. Nicolay, L. Simons. About the Multifractal Nature of Cantor s Bijection, Submitted. Il y a un résultat similaire pour C 2. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 13 / 41

Bijection de Cantor Théorème d encadrement Soit n N. Si x = [a] I et y I n(x) \ I n+1 (x), alors on a n/2 1 log(a 2j 1 ) n j=1 n+3 1 log(a j + 1) + n j=1 avec et C 1(n) n 0 C 1 (n) = log(2) 2 C 2 (n) = log(2) 2 log C 1(x) C 1 (y) log x y + log n/2 +3 1 log(a 2j 1 + 1) + n j=1 1 n n log(a j ) j=1 ( { an+2 + 2 + log max a n+2 + 1, a }) n+3 + 2 a n+3 + 1 ( max { a2 n/2 +3 + 2 a 2 n/2 +3 + 1, a }) 2 n/2 +5 + 2. a 2 n/2 +5 + 1 0 C 2 (n) n S. Nicolay, L. Simons. About the Multifractal Nature of Cantor s Bijection, Submitted. Il y a un résultat similaire pour C 2. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 13 / 41

Bijection de Cantor Remarque Soient les suites a (1), a (2), a (3) N N définies par a (1) j := { r j si j est pair 1 si j est impair, a (2) j := r j and a (3) j := { 1 si j est pair r j si j est impair pour j N, où r > 1. Par le théorème d encadrement, on a h C1 ([a (1) ]) = 0, h C1 ([a (2) ]) = 1 2 and h C1 ([a (3) ]) 1. Corollaire La fonction C 1 est multifractale. Il y a un résultat similaire pour C 2. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 14 / 41

Bijection de Cantor Théorème d encadrement Soit n N. Si x = [a] I et y I n(x) \ I n+1 (x), alors on a n/2 1 log(a 2j 1 ) n j=1 n+3 1 log(a j + 1) + n j=1 avec et C 1(n) n 0 C 1 (n) = log(2) 2 C 2 (n) = log(2) 2 log f 1(x) f 1 (y) log x y + log n/2 +3 1 log(a 2j 1 + 1) + n j=1 1 n n log(a j ) j=1 ( { an+2 + 2 + log max a n+2 + 1, a }) n+3 + 2 a n+3 + 1 ( max { a2 n/2 +3 + 2 a 2 n/2 +3 + 1, a }) 2 n/2 +5 + 2. a 2 n/2 +5 + 1 0 C 2 (n) n L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 15 / 41

Bijection de Cantor Théorème ergodique Pour tout k N {0}, presque toute suite a N N satisfait 1 lim n + n où κ k := j=1 n 1 log(a j + k) = lim n + n j=1 n log(a 2j + k) j=1 1 = lim n + n ( ) log(j+k)/ log(2) 1 1 +. j(j + 2) n log(a 2j 1 + k) = log(κ k ), j=1 C. Ryll-Nardzewski. On the Ergodic Theorems (II): Ergodic Theory of Continued Fractions. Studia Mathematica, 12:74-79, 1950. R. Nair. On the Metrical Theory of Continued Fractions. In Proceedings of the American Mathematical Society, volume 120, 1994. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 16 / 41

Exposant de Hölder de la bijection de Cantor En combinant le théorème d encadrement et le théorème ergodique, on obtient l estimation suivante de l exposant de Hölder des composantes de la bijection de Cantor. Corollaire Pour presque tout x I, on a h C1 (x), h C2 (x) [ ] log(κ0 ) 2 log(κ 1 ), log(κ 1 ). 2 log(κ 0 ) En particulier, l exposant de Hölder de C 1 et C 2 est compris entre 0.35 et 0.72 presque partout. S. Nicolay, L. Simons. About the Multifractal Nature of Cantor s Bijection, Submitted. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 17 / 41

Exposant de Hölder de la bijection de Cantor Théorème d encadrement Bis Soit n N. Si x = [a] I et y I n (x) \ I n+1 (x), alors on a 2 log(q n/2 (a )) log(2) + 2 log(q n+3 (c)) log C 1(x) C 1 (y) log(2) + 2 log(q n/2 +3(d)) log x y 2 log(q n (a)) avec a := (a 2j 1 ) j N, c j := { { aj si j j 0 a2j 1 si j j 0 and d a j + 1 si j = j j := 0 a 2j 1 + 1 si j = j 0 où j 0 est égal à n + 2 ou à n + 3 et j 0 à n/2 + 2 ou à n/2 + 3 (suivant les positions de y et C 1 (y) par rapport à celles de x et C 1 (x)). Il y a un résultat similaire pour C 2. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 18 / 41

Exposant de Hölder de la bijection de Cantor Théorème de Lévy Pour presque tout b N N, on a 1 lim n + n log(q π 2 n(b)) = 12 log(2). P. Lévy. Théorie de l addition des variables aléatoires. In Monographies des Probabilités, volume I. Gauthier-Villars, 2d édition, 1954. De plus, on a directement et lim n + lim n + 1 n + 3 log(q n+3(c)) = 1 n/2 + 3 log(q n/2 +3(d)) = 1 lim n + n log(q n(a)) 2 lim n + n log(q n/2 (a )) (si toutes ces limites existent). Il ne reste plus qu à montrer que ces quatre limites sont égales, ce qui n est pas évident... L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 19 / 41

Exposant de Hölder de la bijection de Cantor Théorème de Lévy Pour presque tout b N N, on a 1 lim n + n log(q π 2 n(b)) = 12 log(2). P. Lévy. Théorie de l addition des variables aléatoires. In Monographies des Probabilités, volume I. Gauthier-Villars, 2d édition, 1954. De plus, on a directement et lim n + lim n + 1 n + 3 log(q n+3(c)) = 1 n/2 + 3 log(q n/2 +3(d)) = 1 lim n + n log(q n(a)) 2 lim n + n log(q n/2 (a )) (si toutes ces limites existent). Il ne reste plus qu à montrer que ces quatre limites sont égales, ce qui n est pas évident... L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 19 / 41

Exposant de Hölder de la bijection de Cantor Proposition Soit x = [a] I et soit a := (a 2j 1 ) j N. Si 1 lim n + n log(q n(a)) = 1 lim n + n log(q n(a )) = π 2 12 log(2), alors on a h C1 (x) = 1 2. Il y a un résultat similaire pour C 2. Conjecture Pour presque tout x [0, 1], on a h C1 (x) = h C2 (x) = 1 2. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 20 / 41

Exposant de Hölder de la bijection de Cantor Proposition Soit x = [a] I et soit a := (a 2j 1 ) j N. Si 1 lim n + n log(q n(a)) = 1 lim n + n log(q n(a )) = π 2 12 log(2), alors on a h C1 (x) = 1 2. Il y a un résultat similaire pour C 2. Conjecture Pour presque tout x [0, 1], on a h C1 (x) = h C2 (x) = 1 2. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 20 / 41

3. Fonction de Riemann généralisée A la fin du 19 e siècle, Riemann propose la fonction R définie par R(x) := + n=1 sin(πn 2 x) n 2, x R, comme fonction continue nulle part dérivable. Théorème La fonction R n est seulement dérivable qu en les nombres rationnels 2p + 1 2q + 1 avec p Z et q N 0. G. H. Hardy. Weierstrass s Non-Differentiable Function. Transactions of the Amercian Mathematical Society, 17:301-325, 1916. J. L. Gerver. The Differentiability of the Riemann Function at Certain Rational Multiples of π. American Journal of Mathematics, 92:33-55, 1970. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 21 / 41

Fonction de Riemann généralisée Théorème On a R Λ 1/2 (R) et h R (R) = 1/2. M. Holschneider, P. Tchamichian. Pointwise Analysis of Riemann s Nondifferentiable Function. Inventiones Mathematicae, 105:157-175, 1991. S. Jaffard. The Spectrum of Singularities of Riemann s Function. Revista Matematica Iberoamericana, 12(2):441-460, 1996. S. Jaffard, Y. Meyer. Wavelet Methods for Pointwise Regularity and Local Oscillations of Functions. In Memoirs of the American Mathematical Society, volume 587. American Mathematical Society, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 22 / 41

Fonction de Riemann généralisée Théorème On a R Λ 1/2 (R) et h R (R) = 1/2. Théorème Pour p Z et q N 0, on a ( ) 2p + 1 h R = 3 2q + 1 2. S. Jaffard. The Spectrum of Singularities of Riemann s Function. Revista Matematica Iberoamericana, 12(2):441-460, 1996. S. Jaffard, Y. Meyer. Wavelet Methods for Pointwise Regularity and Local Oscillations of Functions. In Memoirs of the American Mathematical Society, volume 587. American Mathematical Society, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 22 / 41

Fonction de Riemann généralisée Théorème On a R Λ 1/2 (R) et h R (R) = 1/2. Théorème Si x = [a] R \ Q, alors h R (x) = 1 2 + 1 2τ(x) avec τ(x) := lim sup n + τ n, où τ n 2 (n N) est défini par x p n(a) q n (a) 1 qn τn (a) et (p n (a)/q n (a)) n N est la suite des convergents de a telle que p n (a) et q n (a) ne sont pas simultanément impairs. S. Jaffard. The Spectrum of Singularities of Riemann s Function. Revista Matematica Iberoamericana, 12(2):441-460, 1996. S. Jaffard, Y. Meyer. Wavelet Methods for Pointwise Regularity and Local Oscillations of Functions. In Memoirs of the American Mathematical Society, volume 587. American Mathematical Society, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 22 / 41

Fonction de Riemann généralisée La fonction de Riemann généralisée est la fonction (continue et bornée) R α,β (α > 1 et β > 0) définie par R α,β (x) := + n=1 sin(πn β x) n α, x R. Si β (0, α 1), alors R α,β est continûment dérivable sur R. Si β α + 1, alors R α,β est une fonction continue nulle part dérivable sur R. W. Luther. The Differentiability of Fourier Gap Series and Riemann s Example of a Continuous, Nondifferentiable Function. Journal Approximation Theory, 48:303-321, 1986. Si β [α 1, α + 1), quelques résultats partiels concernant la dérivabilité sont connus. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 23 / 41

Fonction de Riemann généralisée La fonction de Riemann généralisée est la fonction (continue et bornée) R α,β (α > 1 et β > 0) définie par R α,β (x) := + n=1 sin(πn β x) n α, x R. Théorème Si β > α 1, alors R α,β Λ α 1 β (R). F. Chamizo, A. Ubis. Some Fourier Series with Gaps. Journal d Analyse Mathématique, 101:179-197, 2007. J. Johnsen. Simple Proofs of Nowhere-Differentiability for Weierstrass s Function and Cases of Slow Growth. Journal of Fourier Analysis and Applications, 16:17-33, 2010. Dans certains cas particuliers, des résultats ponctuels sont également connus... L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 23 / 41

Fonction de Riemann généralisée La fonction de Riemann généralisée est la fonction (continue et bornée) R α,β (α > 1 et β > 0) définie par R α,β (x) := + n=1 sin(πn β x) n α, x R. Théorème Si β > α 1, alors R α,β Λ α 1 β (R). Si β = α 1, alors R α,α 1 Λ 1 δ (R) pour tout δ (0, 1). De plus, pour β α 1, on a h Rα,β (R) = α 1 β. F. Bastin, S. Nicolay, L. Simons. About the Uniform Hölder Continuity of Generalized Riemann Function. Mediterranean Journal of Mathematics, published online:1-17, 2014. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 23 / 41

Transformée en ondelette continue Une fonction ψ est une ondelette si ψ L 1 (R) L 2 (R) et si elle vérifie la condition d admissibilité : ξ ˆψ(ξ) 2 ξ L 1 (R). La transformée en ondelette continue de la fonction bornée ou de carré intégrable f (par rapport à l ondelette ψ) est la fonction W ψ f définie par W ψ f(a, b) := f(x) 1 ( ) x b R a ψ dx, a > 0, b R. a Exemple En prenant l ondelette de Lusin ψ L définie par ψ L (x) := 1 π(x + i) 2, x R, on a + W ψl R α,β (a, b) = iaπ n=1 e iπnβ (b+ia) n α β, a > 0, b R. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 24 / 41

Transformée en ondelette continue Une fonction ψ est une ondelette si ψ L 1 (R) L 2 (R) et si elle vérifie la condition d admissibilité : ξ ˆψ(ξ) 2 ξ L 1 (R). La transformée en ondelette continue de la fonction bornée ou de carré intégrable f (par rapport à l ondelette ψ) est la fonction W ψ f définie par W ψ f(a, b) := f(x) 1 ( ) x b R a ψ dx, a > 0, b R. a Exemple En prenant l ondelette de Lusin ψ L définie par ψ L (x) := 1 π(x + i) 2, x R, on a + W ψl R α,β (a, b) = iaπ n=1 e iπnβ (b+ia) n α β, a > 0, b R. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 24 / 41

Transformée en ondelette continue Théorème Soient α (0, 1), ψ une ondelette telle que x x α ψ(x) L 1 (R) et f une fonction continue, bornée et à faible oscillation autour de 0. On a f Λ α (R) si et seulement s il existe C > 0 tel que pour tous a > 0 et b R. W ψ f(a, b) C a α S. Jaffard. The Spectrum of Singularities of Riemann s Function. Revista Matematica Iberoamericana, 12(2):441-460, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 25 / 41

Transformée en ondelette continue Théorème Soient α (0, 1), ψ une ondelette telle que x x α ψ(x) L 1 (R) et f une fonction continue, bornée et à faible oscillation autour de 0. Soit x 0 R. Si f Λ α (x 0 ), alors il existe C > 0 et η > 0 tels que ( ) α ) b W ψ f(a, b) C a (1 α x0 + a pour tous a (0, η) et b (x 0 η, x 0 + η). Inversement, s il existe α (0, α), C > 0 et η > 0 tels que ( ) α ) b W ψ f(a, b) C a (1 α x0 + a pour tous a (0, η) et b (x 0 η, x 0 + η), alors f Λ α (x 0 ). S. Jaffard. The Spectrum of Singularities of Riemann s Function. Revista Matematica Iberoamericana, 12(2):441-460, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 25 / 41

Fonction de Riemann généralisée Pour α > 1 et β α 1, on sait que h Rα,β (R) = α 1 β. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 26 / 41

Fonction de Riemann généralisée En fait, pour x R, on a R α,β (x) = sin(πx) + + n=2 sin(πn β x) n α. Proposition Soit α > 1. Pour tous a, b R tels que a < b, on a b lim β + a R α,β (x) dx = b a sin(πx) dx. Soient α > 1 et β N. La fonction R α,β est périodique de période 2 et on a 1 1 (R α,β (x) sin(πx)) 2 dx = ζ(2α) 1. F. Bastin, S. Nicolay, L. Simons. About the Uniform Hölder Continuity of Generalized Riemann Function. Mediterranean Journal of Mathematics, published online:1-17, 2014. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 27 / 41

Fonction de Riemann généralisée Remarque Soit β > 0. Pour tous a, b R tels que a < b, on a b lim α + a R α,β (x) dx = b a sin(πx) dx. Soient α > 1 et β N. La fonction R α,β est périodique de période 2 et on a 1 1 (R α,β (x) sin(πx)) 2 dx = ζ(2α) 1. Pour tout β > 0, la fonction R α,β converge uniformément sur R vers la fonction x sin(πx) lorsque α tend vers l infini. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 28 / 41

Fonction de Riemann généralisée Remarque Soit β > 0. Pour tous a, b R tels que a < b, on a b lim α + a R α,β (x) dx = b a sin(πx) dx. Soient α > 1 et β N. La fonction R α,β est périodique de période 2 et on a 1 1 (R α,β (x) sin(πx)) 2 dx = ζ(2α) 1. Pour tout β > 0, la fonction R α,β converge uniformément sur R vers la fonction x sin(πx) lorsque α tend vers l infini. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 28 / 41

Partie II Ondelettes non-stationnaires Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Transformée en ondelette continue non-stationnaire

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Vers la non-stationnarité... Construction d une base orthonormée d ondelettes (non-statonnaire) composées d exponentielles-polynômes en utilisant une analyse multirésolution (non-stationnaire) basée sur les exponentielles-splines C. Vonesch, T. Blu, M. Unser. Generalized Daubechies Wavelet Families. IEEE on Signal Processing, 55(9):4415-4429, 2007. Construction de bases orthonormées d ondelettes régulières à support compact (non-stationnaires) dans les espaces de Sobolev F. Bastin, P. Laubin. Regular Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces. Duke Mathematical Journal, 87(3):481-508, 1997. F. Bastin, P. Laubin. Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces of Integer Order. Applied Computational Harmonic Analysis, 4(1):51-57, 1997. Construction d une base orthonormée d ondelettes infiniment dérivables et à support compact (non-stationnaire) N. Dyn, A. Ron. Multiresolution Analysis by Infinitely Differentiable Compactly Supported Functions, Applied Computational Harmonic Analysis, 2(1):15-20, 1995. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 30 / 41

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Vers la non-stationnarité... Construction d une base orthonormée d ondelettes (non-statonnaire) composées d exponentielles-polynômes en utilisant une analyse multirésolution (non-stationnaire) basée sur les exponentielles-splines C. Vonesch, T. Blu, M. Unser. Generalized Daubechies Wavelet Families. IEEE on Signal Processing, 55(9):4415-4429, 2007. Construction de bases orthonormées d ondelettes régulières à support compact (non-stationnaires) dans les espaces de Sobolev F. Bastin, P. Laubin. Regular Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces. Duke Mathematical Journal, 87(3):481-508, 1997. F. Bastin, P. Laubin. Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces of Integer Order. Applied Computational Harmonic Analysis, 4(1):51-57, 1997. Construction d une base orthonormée d ondelettes infiniment dérivables et à support compact (non-stationnaire) N. Dyn, A. Ron. Multiresolution Analysis by Infinitely Differentiable Compactly Supported Functions, Applied Computational Harmonic Analysis, 2(1):15-20, 1995. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 30 / 41

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Vers la non-stationnarité... Construction d une base orthonormée d ondelettes (non-statonnaire) composées d exponentielles-polynômes en utilisant une analyse multirésolution (non-stationnaire) basée sur les exponentielles-splines C. Vonesch, T. Blu, M. Unser. Generalized Daubechies Wavelet Families. IEEE on Signal Processing, 55(9):4415-4429, 2007. Construction de bases orthonormées d ondelettes régulières à support compact (non-stationnaires) dans les espaces de Sobolev F. Bastin, P. Laubin. Regular Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces. Duke Mathematical Journal, 87(3):481-508, 1997. F. Bastin, P. Laubin. Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces of Integer Order. Applied Computational Harmonic Analysis, 4(1):51-57, 1997. Construction d une base orthonormée d ondelettes infiniment dérivables et à support compact (non-stationnaire) N. Dyn, A. Ron. Multiresolution Analysis by Infinitely Differentiable Compactly Supported Functions, Applied Computational Harmonic Analysis, 2(1):15-20, 1995. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 30 / 41

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Cas stationnaire Une base orthonormée d ondelettes de L 2 (R) est une base orthonormée de L 2 (R) de la forme 2 j/2 ψ(2 j k), j, k Z. où la fonction ψ est appelée ondelette mère. Cas non-stationnaire Une base orthonormée d ondelettes non-stationnaire de L 2 (R) est une base orthonormée de L 2 (R) de la forme 2 j/2 ψ (j) (2 j k), j, k Z, où les fonctions ψ (j) sont encore appelées ondelettes mères. C. de Boor, R. A. DeVore, A. Ron. On the Construction of Multivariate (Pre)Wavelets, Constructive Approximation, 9:123-166, 1993. F. Bastin, P. Laubin. Regular Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces. Duke Mathematical Journal, 87(3):481-508, 1997. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 31 / 41

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Cas stationnaire Une base orthonormée d ondelettes de L 2 (R) est une base orthonormée de L 2 (R) de la forme 2 j/2 ψ(2 j k), j, k Z. où la fonction ψ est appelée ondelette mère. Cas non-stationnaire Une base orthonormée d ondelettes non-stationnaire de L 2 (R) est une base orthonormée de L 2 (R) de la forme 2 j/2 ψ (j) (2 j k), j, k Z, où les fonctions ψ (j) sont encore appelées ondelettes mères. C. de Boor, R. A. DeVore, A. Ron. On the Construction of Multivariate (Pre)Wavelets, Constructive Approximation, 9:123-166, 1993. F. Bastin, P. Laubin. Regular Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces. Duke Mathematical Journal, 87(3):481-508, 1997. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 31 / 41

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Théorème (Cas stationnaire) Soit ψ L 2 (R) tel que ψ L 2 (R) = 1. Alors, {2 j/2 ψ(2 j k) : j, k Z} forme une base orthonormée d ondelettes de L 2 (R) si et seulement si pour presque tout ξ R et + j=0 ˆψ(2 j ξ) 2 = 1 j Z ˆψ(2 j ξ) ˆψ(2 j (ξ + 2qπ)) = 0 pour presque tout ξ R et pour tout q 2 Z +1. G. Gripenberg. A Necessary and Sufficient Condition for the Existence of a Father Wavelet. Studia Mathematica, 114(3):207-226, 1995. E. Hernández, G. Weiss. A First Course on Wavelets. In S. G. Krantz, editor, Studies in Advanced Mathematics. CRC Press, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 32 / 41

Base orthonormée d ondelettes non-stationnaire Théorème (Cas non-stationnaire) Pour j Z, soit ψ (j) L 2 (R) tel que ψ (j) L2 (R) = 1. Si on a pour presque tout ξ R et + j=0 ˆψ ( j) (2 j ξ) 2 = 1 j Z ˆψ (p j) (2 j ξ) ˆψ (p j) (2 j (ξ + 2qπ)) = 0 pour presque tout ξ R et pour tous p Z et q 2 Z +1, alors {2 j/2 ψ (j) (2 j k) : j, k Z} est une base orthonormée d ondelettes non-stationnaire de L 2 (R). La réciproque est vraie s il existe α, A > 0 tels que, pour tout j N, on a (1 + ξ ) α ˆψ ( j) (ξ) 2 dξ A. R F. Bastin, L. Simons. About Nonstationary Multiresolution Analysis and Wavelets. Results in Mathematics, 63(1):485-500, 2013. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 33 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire Cas stationnaire Une analyse multirésolution de L 2 (R) est une suite croissante (V j ) j Z de sous-espaces vectoriels fermés de L 2 (R) tels que j Z V j = {0} et j Z V j = L 2 (R), pour f L 2 (R) et k Z, on a f V 0 f( k) V 0, pour f L 2 (R) et j Z, on a f V j f(2 ) V j+1, il existe ϕ V 0 tel que {ϕ( k) : k Z} est une base orthonormée de V 0. La fonction ϕ est appelée fonction d échelle. Cas non-stationnaire Une analyse multirésolution non-stationnaire de L 2 (R) est une suite croissante (V j ) j Z de sous-espaces vectoriels fermés de L 2 (R) tels que j Z V j = {0} et j Z V j = L 2 (R), pour j Z, il existe ϕ (j) V j tel que {2 j/2 ϕ (j) (2 j k) : k Z} est une base orthonormée de V j. Les fonctions ϕ (j), j Z, sont appelées fonctions d échelle. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 34 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire Cas stationnaire Une analyse multirésolution de L 2 (R) est une suite croissante (V j ) j Z de sous-espaces vectoriels fermés de L 2 (R) tels que j Z V j = {0} et j Z V j = L 2 (R), pour f L 2 (R) et k Z, on a f V 0 f( k) V 0, pour f L 2 (R) et j Z, on a f V j f(2 ) V j+1, il existe ϕ V 0 tel que {ϕ( k) : k Z} est une base orthonormée de V 0. La fonction ϕ est appelée fonction d échelle. Cas non-stationnaire Une analyse multirésolution non-stationnaire de L 2 (R) est une suite croissante (V j ) j Z de sous-espaces vectoriels fermés de L 2 (R) tels que j Z V j = {0} et j Z V j = L 2 (R), pour j Z, il existe ϕ (j) V j tel que {2 j/2 ϕ (j) (2 j k) : k Z} est une base orthonormée de V j. Les fonctions ϕ (j), j Z, sont appelées fonctions d échelle. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 34 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire Cas stationnaire Soit ϕ L 2 (R) tel que {ϕ( k) : k Z} est une famille orthonormée de L 2 (R). Posons Cas non-stationnaire V 0 := span{ϕ( k) : k Z}, V j := { f L 2 (R) : f(2 j ) V 0 }, j Z \{0}. Pour j Z, soit ϕ (j) L 2 (R) tel que {2 j/2 ϕ (j) (2 j k) : k Z} est une famille orthonormée de L 2 (R). Posons V j := span { 2 j/2 ϕ (j) (2 j k) : k Z }, j Z. Quelles conditions doivent satisfaire les fonctions d échelle pour que la suite (V j ) j Z ainsi définie forme une analyse multirésolution (non-stationnaire)? L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 35 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire On a V j V j+1, j Z, si et seulement si Cas stationnaire m 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que Cas non-stationnaire j Z, m (j+1) 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que ˆϕ(2ξ) = m 0 (ξ) ˆϕ(ξ) pour presque tout ξ R. On a j Z V j = L 2 (R) si et seulement si Cas stationnaire lim j + ˆϕ(2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. On a j Z V j = {0} Cas stationnaire ˆϕ (j) (2ξ) = m (j+1) 0 (ξ) ˆϕ (j+1) (ξ) pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire lim j + ˆϕ(j) (2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire si A, α > 0 tels que, pour tout j N, (1 + ξ ) α ˆϕ ( j) (ξ) 2 dξ A. R L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 36 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire On a V j V j+1, j Z, si et seulement si Cas stationnaire m 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que Cas non-stationnaire j Z, m (j+1) 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que ˆϕ(2ξ) = m 0 (ξ) ˆϕ(ξ) pour presque tout ξ R. On a j Z V j = L 2 (R) si et seulement si Cas stationnaire lim j + ˆϕ(2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. On a j Z V j = {0} Cas stationnaire ˆϕ (j) (2ξ) = m (j+1) 0 (ξ) ˆϕ (j+1) (ξ) pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire lim j + ˆϕ(j) (2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire si A, α > 0 tels que, pour tout j N, (1 + ξ ) α ˆϕ ( j) (ξ) 2 dξ A. R L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 36 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire On a V j V j+1, j Z, si et seulement si Cas stationnaire m 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que Cas non-stationnaire j Z, m (j+1) 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que ˆϕ(2ξ) = m 0 (ξ) ˆϕ(ξ) pour presque tout ξ R. On a j Z V j = L 2 (R) si et seulement si Cas stationnaire lim j + ˆϕ(2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. On a j Z V j = {0} Cas stationnaire ˆϕ (j) (2ξ) = m (j+1) 0 (ξ) ˆϕ (j+1) (ξ) pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire lim j + ˆϕ(j) (2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire si A, α > 0 tels que, pour tout j N, (1 + ξ ) α ˆϕ ( j) (ξ) 2 dξ A. R L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 36 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire On a V j V j+1, j Z, si et seulement si Cas stationnaire m 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que Cas non-stationnaire j Z, m (j+1) 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que ˆϕ(2ξ) = m 0 (ξ) ˆϕ(ξ) pour presque tout ξ R. On a j Z V j = L 2 (R) si et seulement si Cas stationnaire lim j + ˆϕ(2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. On a j Z V j = {0} Cas stationnaire ˆϕ (j) (2ξ) = m (j+1) 0 (ξ) ˆϕ (j+1) (ξ) pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire lim j + ˆϕ(j) (2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire si A, α > 0 tels que, pour tout j N, (1 + ξ ) α ˆϕ ( j) (ξ) 2 dξ A. R L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 36 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire On a V j V j+1, j Z, si et seulement si Cas stationnaire m 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que Cas non-stationnaire j Z, m (j+1) 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que ˆϕ(2ξ) = m 0 (ξ) ˆϕ(ξ) pour presque tout ξ R. On a j Z V j = L 2 (R) si et seulement si Cas stationnaire lim j + ˆϕ(2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. On a j Z V j = {0} Cas stationnaire ˆϕ (j) (2ξ) = m (j+1) 0 (ξ) ˆϕ (j+1) (ξ) pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire lim j + ˆϕ(j) (2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire si A, α > 0 tels que, pour tout j N, (1 + ξ ) α ˆϕ ( j) (ξ) 2 dξ A. R L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 36 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire On a V j V j+1, j Z, si et seulement si Cas stationnaire m 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que Cas non-stationnaire j Z, m (j+1) 0 L 2 loc (R) 2π-périodique (appelé filtre) tel que ˆϕ(2ξ) = m 0 (ξ) ˆϕ(ξ) pour presque tout ξ R. On a j Z V j = L 2 (R) si et seulement si Cas stationnaire lim j + ˆϕ(2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. On a j Z V j = {0} Cas stationnaire ˆϕ (j) (2ξ) = m (j+1) 0 (ξ) ˆϕ (j+1) (ξ) pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire lim j + ˆϕ(j) (2 j ξ) = 1 pour presque tout ξ R. Cas non-stationnaire si A, α > 0 tels que, pour tout j N, (1 + ξ ) α ˆϕ ( j) (ξ) 2 dξ A. R L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 36 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire Cas stationnaire Dans ce cas, en définissant ψ par ˆψ(ξ) = e iξ/2 m 0 (ξ/2 + π) ˆϕ(ξ/2) pour presque tout ξ R, {2 j/2 ψ(2 j k) : j, k Z} forme une base orthonormée d ondelettes de L 2 (R). Cas non-stationnaire Dans ce cas, en définissant ψ (j) par ˆψ (j) (ξ) = e iξ/2 m (j+1) 0 (ξ/2 + π) ˆϕ (j+1) (ξ/2). pour presque tout ξ R et pour tout j Z, {2 j/2 ψ (j) (2 j k) : j, k Z} forme une base orthonormée d ondelettes non-stationnaire de L 2 (R). F. Bastin, P. Laubin. Regular Compactly Supported Wavelets in Sobolev Spaces. Duke Mathematical Journal, 87(3):481-508, 1997. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 37 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire Est-ce que chaque base orthonormée d ondelettes (non-stationnaire) peut être construite à partir d une analyse multirésolution (non-stationnaire)? Théorème (Cas stationnaire) Soit ψ L 2 (R) tel que {2 j/2 ψ(2 j k) : j, k Z} est une base orthonormée d ondelettes de L 2 (R). Alors, l ondelette mère ψ provient d une analyse multirésolution si et seulement si pour presque tout ξ R. + ˆψ(2 n (ξ + 2kπ)) 2 = 1 n=1 k Z G. Gripenberg. A Necessary and Sufficient Condition for the Existence of a Father Wavelet. Studia Mathematica, 114(3):207-226, 1995. E. Hernández, G. Weiss. A First Course on Wavelets. In S. G. Krantz, editor, Studies in Advanced Mathematics. CRC Press, 1996. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 38 / 41

Analyse multirésolution non-stationnaire Théorème (Cas non-stationnaire) Soient ψ (j) L 2 (R), j Z, tels que {2 j/2 ψ (j) (2 j k) : j, k Z} est une base orthonormée d ondelettes non-stationnaire de L 2 (R). Si les ondelettes mères ψ (j), j Z, proviennent d une analyse multirésolution non-stationnaire, alors + ˆψ (j n) (2 n (ξ + 2kπ)) 2 = 1 n=1 k Z pour presque tout ξ R et pour tout j Z. La réciproque est vraie s il existe α, A > 0 tels que, pour tout j N, on a (1 + ξ ) α ˆψ ( j) (ξ) 2 dξ A. R F. Bastin, L. Simons. About Nonstationary Multiresolution Analysis and Wavelets. Results in Mathematics, 63(1):485-500, 2013. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 39 / 41

L exemple des exponentielles-splines Exemple Pour µ R \{0}, posons M µ (x) := e iµx χ [0,1] (x), x R. On peut montrer que V j := span { 2 j/2 M 2 j µ(2 j k) : k Z }, j Z forment une analyse multirésolution non-stationnaire de L 2 (R). Dès lors, en définissant la fonction ψ (j) par ( ) sin 2 2 j µ ξ 4 ˆψ (j) (ξ) := i e i ξ 2 2 j µ ξ 4 pour presque tout ξ R et pour tout j Z, {2 j/2 ψ (j) (2 j k) : j, k Z} forme une base orthonormée d ondelettes non-stationnaire. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 40 / 41

Plan Partie I Continuité höldérienne de fonctions particulières S. Nicolay, L. Simons. About the Multifractal Nature of Cantor s Bijection, Submitted. S. Nicolay, L. Simons. Making an Old Idea of Cantor Work: Construction of a New Bijection between the Unit Segment and the Unit Square. Submitted. F. Bastin, S. Nicolay, L. Simons. About the Uniform Hölder Continuity of Generalized Riemann Function. Mediterranean Journal of Mathematics, published online:1-17, 2014. Partie II Ondelettes non-stationnaires Partie III F. Bastin, L. Simons. About Nonstationary Multiresolution Analysis and Wavelets. Results in Mathematics, 63(1):485-500, 2013. Espaces S ν revus avec les coefficients d ondelettes dominants F. Bastin, C. Esser, L. Simons. Topology on New Sequence Spaces Defined with Wavelet Leaders. Journal of Mathematical Analysis and Applications, 431(1):317-341, 2015. L. Simons (ULg) Hölder Continuity and Wavelets 24 juin 2015 41 / 41