SOMMAIRE EDITO. Un avenant piégeux sur fond d élections serrées La faute à qui?

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3 SOMMAIRE EDITO Kiné Point Presse n 32 Juin 2013 LES GRANDS DOSSIERS Union pour la Retraite et la Prévoyance Une équipe et un programme pour rester indépendant 4 Bilan témoignage 7 Mieux comprendre le péril qui guette notre régime complémentaire 7 À LA UNE Négociation conventionnelle, Avenant 4 : pourquoi l Union ne signera pas 8 Les textes sur lesquels le Syndicat National appuie son analyse 10 L analyse du juriste 10 ACTUALITES La «Santé à l école» : M ton Dos s invite à l'assemblée Nationale! 12 Libérer du temps médical en créant des emplois : allo docteur? 12 MAIA PAERPA & évolution de l offre de soins 11 Liberté d installation, démographie professionnelle et «zonage» 13 OPINION La réforme des études de kinésitherapie et le contexte politique actuel Une réforme des études mais dans quel contexte? 14 Un nouvel acte de décentralisation en lien avec nos études! 14 La page d Objectif Kiné Des projets de protocole coopération, bien entendu on en souhaite, mais celui là, ne devrait-il pas nous revenir? 15 Négociations conventionnelles 15 UMKO - UMJK OSTÉO : «comme des remous dans la force» 16 EN BREF En bref 18 L édito de la rédac 19 EN RÉGION Toulouse - Nicolas Machuret 20 ÉVÈNEMENT M TON DOS : l action continue! Les MK s'invitent dans les écoles primaires 21 LES GRANDS DOSSIERS Le FIF-PL le fonds de financement de formation continue créé par l UNAPL 22 Le DPC en pratique _ Marik FETOUH, secrétaire général du SNMKR en charge de la formation 22 Les maisons et les pôles de santé 24 FORMATION À la rencontre de l exercice salarié 26 Prise en charge kinésithérapique des suites d accident vasculaire cérébral 28 JURIDIQUE Achat du local professionnel : un fusil à un coup 32 Frais de voiture des titulaires de BNC 34 Éditeur : APEK - 15 rue de l Épée de Bois Paris Directeur de publication : Stéphane Michel. Rédacteur en chef : Tristan Maréchal. Comité éditorial : Pascal Agard, Frédéric Srour, Daniel Moine, Pierre Marguignot. Ont participé à ce numéro : Stéphanie Palayer Michel - Frédéric Srour Yvan Tourjansky - Nicolas Machuret Claire Marsal - Claudie Joublin - Philippe Gouet Christian Boss - Francis Dusserre Maquette-PAO : Studio Guy Bariol. Couverture : Tristan Maréchal. Régie publicitaire : APEK - 15 rue de l Épée de Bois Paris Impression : Groupe des Imprimeries Morault. Dépôt légal : Juin ISSN : Un avenant piégeux sur fond d élections serrées La faute à qui? Les élections à la CARPIMKO vont avoir lieu dans quelques jours (il faudra renouveler 4 de nos 6 représentants). Le scrutin s annonce particulièrement serré. Pourtant les enjeux sont d une importance capitale. Entre le discours populiste, libertaire et irresponsable de ceux qui ne pensent qu à détruire la profession en refusant tout principe de régulation déontologique et incitant certains confrères à se placer hors la loi, Entre le programme faussement ressemblant à celui de l Union de ceux qui, depuis des décennies, bradent la profession avec par exemple la signature récente de l avenant 3, qui, en échange de quelques centimes d euros, a mis fin à la liberté d installation en créant des zonages ou en installant une «usine à gaz» quant au parcours des ordonnances, Seule la liste de l Union sera à même de continuer sur la voie du progrès et d un avenir plus serein pour la profession. Le bilan de notre équipe en est la preuve. Jamais auparavant, la CARPIMKO n avait eu le courage de dénoncer un système aussi inique. Devons nous rester à la CNAVPL et accepter sans sourciller de voir nos cotisations augmenter pour honorer, au titre de la compensation nationale, les professions à faible démographie mais à gros revenus ou les auto entrepreneurs (dont certains nous font concurrence avec des salons de massage ou de coaching personnalisé)? Pour la liste de l Union, la réponse est clairement NON. Des contacts à notre initiative sont en cours auprès des ministères concernés afin d introduire cette disposition dans le prochain Projet de loi de Finance de la Sécurité Sociale. Ne l oubliez pas en votant et faisant voter massivement pour la liste de l union. Il vous appartiendra de faire le bon choix sans céder aux chants des sirènes qui ne manqueront pas de vous endormir. Dans le même temps, l UNCAM nous propose un 4 e avenant à la convention. Cet avenant vient directement après le scandaleux avenant n 3 (signé par la seule FFMKR) et dont nous avons largement parlé. Ce nouvel avenant a fait l objet d une étude juridique par nos avocats qui nous révèlent notamment la contradiction entre les différents textes qui ne permet pas une réelle et effective sécurité juridique et, le cas échéant, judiciaire des MK. L Union, dans l attente de la justification par l UNCAM des fondements juridiques de ses postulats, n apposera pas sa signature au bas de cet avenant, refusant ainsi de cautionner un texte qui n apporte aucun avantage ni aucune compensation aux kinésithérapeutes en regard du caractère coercitif supplémentaire qu il introduit. Les zones d ombre et les absurdités que nous avions révélées lors des négociations de l avenant n 3 notamment quant au parcours des ordonnances (simplifications administratives??) ne sont pas levées, pire, les signataires habituels ont jugé que cet avenant était une bonne chose pour la profession. Chacun appréciera et jugera quel syndicat défend vraiment les intérêts de la profession. L Union n est pas un simple mot, c est un engagement. Photo DR Stéphane MICHEL Kiné Point Presse n 32 - Juin

4 LES GRANDS DOSSIERS CARPIMKO 2013 UNION pour la RETRAITE et la PRÉVOYANCE Une équipe et un programme pour rester indépendant Dans quelques semaines, une partie du conseil d administration sera renouvelé suite aux élections pour lesquelles la profession va bientôt être sollicitée. Dans le numéro précédent, nous vous avons présenté l équipe de l Union. Quatre femmes et quatre hommes, tous kinésithérapeutes en exercice, qui se proposent de porter et de mettre en œuvre avec courage le programme défendu par l Union. IIl s agit d un programme audacieux et peu conventionnel qui propose à l opposé des acceptations et des compromissions trop longtemps acceptées, et au-delà des rodomontades de matamores de protéger notre Caisse de retraite afin que ces ressources soient allouées en priorité à ses cotisants. En effet, une tempête menace à l horizon. Celle des conséquences de la crise, du manque de courage politique et de l incurie de gouvernance qui a été depuis très longtemps la règle dans la gestion des nos systèmes de retraite. Alors oui, nous l avons bien compris, puisque nous vivons plus vieux, il va bien falloir cotiser plus longtemps. Mais ça, les libéraux le savent depuis longtemps! Et oui, nous en avons conscience, tous ces emplois que nos élites ont laissés partir à l autre bout du monde manquent aujourd hui cruellement pour financer les pensions qu il faut verser à tous ceux qui ont cotisé. C est entendu, et c est notre fierté nationale, notre système de retraite repose sur la répartition et la solidarité nationale. Mais, cela ne veut pas dire que tout est acceptable. Cela ne veut pas dire qu il est normal que la CARPIMKO soit obligée de verser plus en compensation aux régimes déficitaires qu elle ne verse en pension à ses propres affiliés. Cela ne veut pas dire que chaque réforme soit calculée de manière à ce que la grosse cohorte des plus modestes soit mise à contribution au-delà de ce qui est juste afin de permettre à une faible minorité de bénéficier de pensions de retraite pharaoniques. FÉMINISATION DE LA PROFESSION ET RETRAITE Cela ne veut pas dire qu il est normal que le conseil d administration de la CNAVPL avec la complicité de certains représentants qui ont trop longtemps présidé notre caisse (et souhaiteraient bien y revenir) soit déjà en train de regarder avec concupiscence les réserves de notre régime complémentaire afin, probablement, de les dilapider en le distribuant aux copains qui n ont pas su gérer leur propre régime Pour autant, le programme de l Union ne s arrête pas à simplement dire non pour sauvegarder l existant Il s agit aussi d aller au-delà, de proposer, et d envisager de nouvelles solutions. Et parce que rien n est jamais figé, il convient d inventer de nouvelles solutions pour améliorer les choses. Améliorer en tenant compte de la pénibilité de notre exercice. Améliorer en proposant une meilleure couverture pour nos nombreuses consœurs afin que faire le choix de l enfant ne soit pas un suicide financier. Améliorer afin que nos conditions de prise en charge d accident du travail rejoignent celles du régime général puisque nous contribuons à sa survie. Les femmes représentent 42 % des MK libéraux et 39% des MK en exercice mixte (1) La majorité d entre elles ont entre 35 et 50 ans (45%) et sont donc concernées par la réforme des retraites. Elles travaillent souvent à temps partiel (en libéral cela signifie tout de même un minimum d une quarantaine d'heures) tout en assumant leur vie familiale. De ce fait elles ont des petits revenus par rapport à la moyenne de la profession et sont les 1ères victimes du système de calcul des cotisations du Régime de Base qui pénalise les petits revenus (tranche T1 de 0 à payent 9,75% de cotisation en 2012 et 10,10% en 2014). Elles payent donc beaucoup trop par rapport à la rente qu'elles recevront une fois à la retraite, d'autant plus que leur carrière est souvent morcelée afin de concilier vie familiale et vie professionnelle (arrêt pour élever leurs enfants ou passage à une activité salariée) et lorsqu un enfant est malade, une salariée a droit à des jours de congé, une libérale doit fermer son cabinet. Afin de leur faire la place qu elles méritent, la liste de l'union respecte la parité. > NOS OBJECTIFS < Nous revendiquons l'amélioration de la condition féminine dans l exercice libéral, à savoir : Obtenir les mêmes droits que les salariées : 8 trimestres par enfant et 10 % de rente supplémentaire, attribution de points retraite en compensation par enfant élevé Prise en charge de congés pour enfant malade par le Fond d'action Social. Refonte du système de calcul des cotisations du Régime de Base, avec notion de progressivité du taux en fonction des revenus. Majoration des pensions pour les parents ayant eu ou élevé 3 enfants. 1. source CNOMK Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

5 LES GRANDS DOSSIERS Il est inadmissible que 54% de nos cotisations nous soient confisqués pour sauver les retraites des professions libérales les plus riches! Nous sommes spoliés au seul prétexte que nous sommes les plus nombreux au sein de la CNAVPL. Le régime de base doit nous assurer le socle d une pension de retraite juste, solide et garantie. Mais aucune liste ne propose de solutions chiffrées et «actuarisées». Face à cet injuste mécanisme que nous sommes les premiers à avoir dénoncé, nous sommes les seuls à être en mesure de soutenir immédiatement un projet afin que les petits revenus que nous représentons puissent cotiser moins, tout en acquérant PLUS de points de retraite, le tout sans pénaliser les professions à hauts revenus et en respectant le sacro saint principe de solidarité nationale. Si nous ne sommes pas entendus, nous envisagerons toutes les voies de recours, dont celle qui consiste à quitter la CNAVPL. COMPENSATION NATIONALE > NOS OBJECTIFS < Sortir de l injustice de la compensation interprofessionnelle qui défavorise les petits revenus que nous sommes. Plafonner le montant de cette compensation. Ne plus accepter le seul critère démographique. Faire figurer sur les appels de cotisation la part incombant à la compensation. Solidarité, oui, mais supportée par les plus hauts revenus, pas par les plus bas. Maintenir inchangée la durée d assurance en dépit du souhait de la CNAVPL de la supprimer. Le financement doit être plus juste et prendre mieux en compte les revenus de chaque profession représentée à la CNAVPL. Maintenir l indexation de la retraite sur l inflation. La CARPIMKO peut parfaitement se suffire à elle même et être ainsi indépendante. Retrait de tout ou partie des auto-entrepreneurs dans le calcul de la compensation. LE RÉGIME COMPLÉMENTAIRE Il représente 40 % de notre retraite et c est le seul régime que la CARPIMKO pilote vraiment. En trois ans et malgré la crise économique, sa gestion dynamique impressionne car avec l UNION, son bilan financier s est amélioré de 28% et ses réserves permettent de garantir 10 années de prestations. Mais ce succès l expose, il est donc envié voire menacé, d autant que seule la CARPIMKO a voté le maintien du taux plein pour ce régime à 65 et non à 67 ans. L UNAPL, dont le trésorier et le responsable des questions retraite sont membres de la FFMKR (ce dernier a par ailleurs été président de la CARPIMKO), n hésitent plus à utiliser les termes de mutualisation ou de fusion à propos de notre régime complémentaire. Sont-ils prêts à détruire le dernier bastion autonome de notre caisse de retraite? > NOS OBJECTIFS < Notre priorité sera de veiller à conserver sa parfaite autonomie. Les menaces de mutualisation avec les autres caisses sont réelles. Il nous faut conserver nos réserves. Nous saurons continuer à en assurer une excellente gestion. Nous empêcherons l instauration d une compensation pour les caisses en difficulté sur ce régime. Nous conserverons la borne d âge à taux plein à 65 ans. Après le régime de base et le régime complémentaire, ce troisième pilier de notre retraite, qui en représentait 20%, est un avantage conventionnel acquis aux seuls professionnels conventionnés en échange de l encadrement strict de leurs honoraires. Malmené lors de la réforme de 2008, le nouveau système mis en place nous fait payer plus et, à terme réduira notre pension de 10%. ASV AVANTAGE SOCIAL VIEILLESSE > NOS OBJECTIFS < Révision immédiate de ce décret S assurer de la pérennité financière de ce régime Baser le calcul de sa prestation sur la valeur de notre acte moyen Les accidents de la vie nous concernent tous. Nous ne pouvons plus accepter un système qui fonctionne avec 90 jours de carence alors que d autres n en n ont que 4 voire aucun Nous exigeons l égalité républicaine sur ce sujet car nous sommes des citoyens comme les autres, et sans assurance complémentaire, c est la survie même de nos familles qui est en péril. LE RÉGIME INVALIDITÉ DÉCÈS > NOS OBJECTIFS < En finir avec cette insoutenable et injustifiée carence de 90 jours. Faire appliquer par la tutelle le doublement de la prime décès. Dans le même esprit, augmentation immédiate de 25% des rentes. Augmenter nos trop faibles indemnités journalières. Mieux prendre en considération la gestion des situations difficiles. Obtenir la mensualisation de la pension d invalidité. Mettre en place une assurance dépendance avec la commission d action sociale. Améliorer le suivi des affiliés victimes d un long arrêt de travail. Kiné Point Presse n 32 - Juin

6 LES GRANDS DOSSIERS Après avoir liquidé tous vos droits à la retraite, il est en effet possible de continuer à travailler pour améliorer vos revenus en cumulant votre pension avec les revenus procurés par votre nouvelle activité. Mais le plus souvent ce n est pas par amour pour notre métier, mais bien pour maintenir un niveau de revenus décent que nos confrères utilisent cette solution : la poursuite d activité résulte donc bien d une nécessité financière compte tenu de la baisse des revenus que génère le passage à la retraite associée au fait que la pénibilité de notre profession ne nous soit toujours pas reconnue. Mais attention car le cumul emploi retraite ne permet pas d acquérir de nouveaux trimestres, ni de points de retraite supplémentaires bien que vous continuerez à cotiser auprès Peu d entre nous connaissent ce fonds, mais le travail des élus de l UNION en moins de trois ans est énorme et a consisté à «le débroussailler» car personne ne s en occupait. Il s agit d un fond alimenté par les majorations de retard, dons et legs, prélèvements sur nos cotisations invalidité - décès, et surtout d une dotation de la CNAVPL prélevé sur notre régime de base (5.30 par adhérent). Mais nous avons constaté que la gestion de ce fond laisse apparaître que les dépenses d action sociale sont bien inférieures à sa dotation ce qui signifie que les sommes non utilisées sont mises en réserve par la caisse. PIRE : la CNAVPL pourrait à terme et entre autres solutions, envisager de redistribuer ces excédents aux autres sections. > NOS OBJECTIFS < Mieux vous informer sur ce fond sera notre priorité : tout est déjà préparé. En 2008 une enquête sur la pénibilité des métiers des auxiliaires médicaux a été réalisée à la demande de la CARPIMKO. Les réformes n en tiennent pas compte. L équipe actuelle souhaite que la borne d âge de 65 ans pour le régime complémentaire soit maintenue (alors que la réforme Fillon propose 67 ans). De plus, l Union soutient la proposition visant à diminuer de 5 à 2 % la décote annuelle liée à une retraite anticipée. Ces dispositions permettent de prendre sa retraite avant 65 ans sans trop de pénalité afin de tenir compte de la pénibilité de notre activité. LE CUMUL EMPLOI RETRAITE LE FONDS D ACTION SOCIALE LA PENIBILITÉ de la CARPIMKO, car vous aurez liquidé vos droits auprès de toutes vos caisses de retraite. > NOS OBJECTIFS < Alléger nos cotisations puisqu elles ne sont plus attributives de droits. Possibilité d être électeur et élus au CA de la CARPIMKO. Permettre d atteindre ainsi un revenu global retraite activité partielle décent. Si l activité relève d un autre régime (salarié) alors que vous n y avez jamais cotisé, s assurer que les cotisations versées à cette nouvelle caisse vous procurera, après liquidation de vos nouveaux droits, une source de revenus complémentaire. Déceler au plus vite les affiliés en difficulté afin de les aider dès le début de leurs soucis : un système d alerte étendu à tous les partenaires sociaux et Ordinaux sera créé. Etendre les prestations vers les confrères en activité qu ils soient en incapacité temporaire, victimes d intempéries, démunis Favoriser le maintien à domicile et personnaliser le retour à la maison après hospitalisation. Continuer notre travail d augmentation d allocations pour les aides ménagères et les aménagements logement. Poursuivre nos substanciels investissements pour les séjours en maison de retraite Etendre l équivalent du capital décès et rentes éducation aux veuves qui ont moins de 2 ans de mariage Etendre l équivalent de la prestation du conjoint survivant aux orphelins de père et de mère handicapé Allouer des financières aux prestataires du RID les plus démunis En effet, chacun sait que travailler seul, dans nos cabinets et au domicile de nos patients, souvent debout, rarement moins de 60 heures par semaine, n est pas sans conséquences physiques. Ceci doit être pris en compte. > NOS OBJECTIFS < Nous demandons que la pénibilité de notre profession soit clairement reconnue et définie et que en conséquence, une bonification d une année de retraite par tranche de 10 années d exercice nous soit accordée. Si vous êtes d accord avec ces quelques propositions. Si vous pensez que rester libre et décisionnaire de son avenir est important, alors votez pour les candidats de l UNION! Votez pour la liste Union pour la retraite et la prévoyance. Nos candidats, si vous leur faites confiance, mettront en œuvre la méthode qui est la nôtre depuis la création de l UNION, celle d une équipe soudée, solidaire, motivée, qui se connaît bien. Nous travaillons depuis longtemps sur ces sujets et avons convié à notre table de réflexion toutes les personnalités concernées, même indépendantes de notre syndicat, car ce qui est important à nos yeux, c est la compétence au service de tous. L UNION ce n est pas qu un mot, c est un état d esprit. 6 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

7 LES GRANDS DOSSIERS Bilan témoignage Francis DUSSERRE administrateur sortant de la CARPIMKO : 13 ans de présence au Conseil d Administration de la CARPIMKO. Mais 8 ans dans l opposition à voir une CARPIMKO balançant entre autosatisfaction et soumission tremblante à «la tutelle», c'est-à-dire aux technocrates du Ministère. Et seulement 5 ans pour pouvoir agir : 2001 et 2002 où il a fallut essayer de trouver des aménagements à la réforme dite Fillon. Malgré les imprécations et les mensonges des uns ou des autres le travail a été fait : les réserves du régime de base ont été gardées (en sera-t-il de même demain pour celle du complémentaire?), l augmentation de la cotisation à été limitée ( pour rester moins forte que celle du régime complémentaire) et surtout les affilés à la CARPIMKO sont devenu des français comme les autres ne devant pas partir en retraite qu à 65 ans quand les autres le faisait bien avant, maintenant que le départ est LLe JO du 24 avril 2013 a promulgué le décret n du 23 avril 2013 relatif aux modalités de calcul du nombre de voix des administrateurs du conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales. En un mot, le nombre de voix de chaque administrateur de la CNAVPL est fonction du nombre d'affiliés de la section professionnelle qu'il représente. Jusqu alors, les modalités de calcul conduisaient à un rapport du nombre de voix de 1 à 14 entre la caisse ayant le moins d'affiliés et celle en ayant le plus. La CARPIMKO est la caisse ayant le plus grand nombre d affiliés. Le nouveau texte modifie les règles de calcul du nombre de voix des administrateurs qui s échelonne de 1 voix pour les plus petites sections à seulement 6 voix désormais pour la plus grosse! fixé à 62 nous en serions à 67 et pourquoi pas plus? : ces trois dernières années ont vu un bouleversement profond : La CARPIMKO qui n était qu un organisme tout juste capable de suivre en tremblant la volonté du Ministère de tutelle a commencé à se transformer en une organisation plus soucieuse des intérêts de ses affiliés que des gros yeux que pouvait lui faire les technocrates ou les autres professions libérale. Mon regret donc en quittant ce Conseil, pour cause de retraite, c est de ne pas pouvoir participer au combats décisifs qui vont avoir lieu dans les mois qui viennent : combat contre les économistes champions de la pensée unique dont les seules idées sont baisse des retraites, augmentation des cotisations et de la durée de carrière, mais aussi combat contre la passivité voire la complaisance de certains représentants de la profession seulement soucieux des places qu ils peuvent occuper dans la multitude de comités machin ou chose. Mieux comprendre le péril qui guette notre régime complémentaire Stéphane MICHEL, président de l Union Etonnant qu au moment où la CARPIMKO rue dans les brancards pour sauver son régime de base, la CNAVPL obtienne du ministère le droit de modifier l importance des votes de chaque section Quant à l UNAPL, elle a produit le 23 avril 2013 un communiqué de presse sur ses propositions à la commission Moreau au sujet de la retraite des professionnels libéraux. Le point 3 stipule : «la pérennité et l indépendance des régimes complémentaires. L UNAPL fait confiance à ses élus pour qu'ils puissent s'organiser sur la base du volontariat et d'accords internes, pour, le moment venu, permettre des regroupements pour assurer la pérennité et les adaptations nécessaires aux évolutions des métiers et des modes d'exercice». Pour finir, un exemple de ce qu il ne faut pas faire : L ASV a été bradé tout au long des années où des accords avec les Caisses d assurance maladie ont été signés à la hâte, demain ce sera le tour du régime complémentaire englouti dans un pot commun à toutes les professions libérales. Restons et restez vigilants! En clair : chaque caisse garde l indépendance de son régime de retraite complémentaire jusqu au moment où certaines, devenues déficitaires, pourront envisager de piocher dans les réserves des caisses excédentaires! Et devinez qui sera la plus excédentaire? La caisse de ceux qui déjà contribuent le plus à la compensation pour le régime de base, c est à dire la CARPIMKO. Alors, posez vous les bonnes questions : quel syndicat a participé à la rédaction de ce communiqué de l UNAPL? Un indice : Vous pouvez maintenant voter en toute connaissance de cause! Photo DR Kiné Point Presse n 32 - Juin

8 A LA UNE Négociation conventionnelle, Avenant 4 : pourquoi l Union ne signera pas. Le mardi 16 et le mercredi 24 avril, les représentants de la profession étaient conviés pour des réunions de travail conventionnel. Au menu un nouvel avenant numéroté 4 qui devait être signé le mardi 21 mai. C est du moins ce que souhaitait le directeur de l UNCAM, M. Frédéric Van Roekeghem. Photo 123RF CCe que propose l Assurance Maladie dans cet avenant se simplifie en trois points : 1. Prise en charge au titre de l Avantage Social Maladie des revenus réalisés en établissement (ou structures) de soins. 2. Mise en place des modalités et procédures de pénalisation des professionnels refusant systématiquement d adopter la télétransmission électronique Sesam Vitale. 3. Mise en place des modalités de dématérialisation et de transmission des «pièces justificatives» de nos soins aux CPAM. Il s agit ici du parcours des ordonnances avec une période intermédiaire avant la mise en place de la dématérialisation. Une affaire apparemment simple et que l UNCAM aurait aimé voir menée rapidement. C était compter sans la vigilance du Syndicat National. Mais il convient de faire quelques rappels pour avoir une meilleure vue d ensemble. être conventionné c est bénéficier d avantages 1. Avantages Sociaux... Quand ils sont conventionnés, les kinésithérapeutes bénéficient d avantages sociaux. ASV ou avantage social vieillesse que le précédent gouvernement a plus que revisité puisque la cotisation réglée par le professionnel a été multipliée par 5 tandis que la prestation a été divisée par 3. FCC ou Formation Continue Conventionnelle qui a disparu avec la mise en place de la loi HPST de Madame Bachelot... ASM ou Avantage Social Maladie qui d une part nous permet de bénéficier des bienfaits du Régime Général et d autre part nous permet d'acquitter une cotisation d assurance maladie modeste de l ordre de 0,11 % de notre revenu net. Mais ça, c était avant En janvier 2006 l avenant n 17 de la précédente convention, signé un peu rapidement a exclu de l assiette de l ASM la part «dépassements d honoraires» qui dès lors furent taxés à 9,81 %. Il convient de noter que, signée en janvier 2006, cette disposition impacta les revenus de 2004 et de 2005, c est courtois, c est élégant, c est class Bref, c est comme ça, mais il paraît que c est normal et que ce n est pas de la rétroactivité Les dernières Lois de Finances de la Sécurité Sociale et la loi HPST ont encore amené des modifications potentielles puisqu il a été question (sans que cela ne soit précisément énoncé) d exclure de l assiette de l ASM les revenus et honoraires tirés de l activité en établissement de soins (CRF, SSR, hôpital, EHPAD etc...). Il semble d ailleurs que ce soit une nouvelle marotte puisque récemment, la Cour des Comptes essayait de nous faire croire que les avantages sociaux n avaient aucune incidence sur le conventionnement des professionnels de santé... Comprenez : avec ou sans avantages sociaux, les professionnels de santé seraient conventionnés. Du coup, la Cour souligne que le coût des avantages sociaux concédés pourrait largement être économisé. L expérience pourrait être tentée Qui osera? Pour revenir à l affaire qui nous préoccupe, le directeur de l UNCAM qui a quelques soucis avec la même Cour des Comptes qui le menace de ne pas valider ses comptes, a un besoin impératif de pouvoir affirmer qu il détient toutes les ordonnances ayant fait l objet de remboursements. Or... depuis la suppression précipitée de la DEP, les ordonnances n arrivent plus au contrôle médical et ne sont donc plus conservées par les CPAM. Il faut donc bien trouver un parcours pour ces morceaux de papier qui ont finalement une valeur bien plus administrative et plus précisément ici comptable, que médicale. Comme la solution «cible» (numérisation et envoie de l ordonnance en même temps que la FSE) n est toujours pas prête, et qu il va bien falloir passer par une phase intermédiaire «tout papier» très lourde pour les kinés, le directeur a adroitement mis dans le même avenant un article prétendument favorable à la profession proposant le maintien dans l assiette de l ASM des revenus issus des actes réalisés en établissement en échange d un article instaurant des sanctions pour ceux qui ne télétransmettent pas et d un dispositif très lourd imposant aux kinés l envoi des ordonnances aux CPAM. que l Assurance Maladie aimerait bien voir disparaître, pour faire des économies Voici donc l état des lieux avec L UNCAM de son côté qui, s appuyant sur les évolutions des Loi de Finances de la Sécurité Sociale souhaite exclure de l assiette de l ASM tout ce qui n est pas strictement conventionnel. Ce qui est clairement une régression sociale inacceptable pour la profession puisque la participation de l Assurance Maladie à notre cotisation d Assurance Maladie ne concernerait plus que les honoraires 8 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

9 A LA UNE remboursable par cette dernière. Lesquels resteraient donc chargés à 0,11 %. Tous les autres honoraires seraient chargés à 9,81 %. Y compris ceux réalisés en établissement de soins, ce qui n a aucun sens! D où la proposition de l UNCAM de les réintégrer par le biais de cet avenant. Mais qu advient-il des autres? Et quels autres? La prévention qui n est pas à la nomenclature mais entre dans tous les plans de santé publique serait peut-être réintégrée. Mais pas l éducation thérapeutique. Et les forfaits de coordination? Et les forfaits de gardes de kinésithérapie respiratoire qui ne sont pas des honoraires remboursables? Chacun l aura compris, la boite qui est ouverte avec cet avenant ressemble bien à celle de Pandore! Et quoi qu il advienne, la cotisation d assurance maladie augmentera. De l autre côté, le Syndicat National qui, s appuyant sur l analyse juridique qu il a fait réaliser, pense qu il n est pas nécessaire de conclure un avenant conventionnel pour que les honoraires réalisés en établissement ne soient chargés qu à 0,11 %. En particulier parce que dans l état actuel, les textes de lois qui sont supérieurs dans la hiérarchie des normes ne font pas de distinction dans nos revenus. Notamment le texte de loi (article D du CSS, inchangé depuis 1985) qui indique le chiffre que nous devons déclarer à l URSSAF. Et il n y en a qu un : notre résultat net tel qu indiqué en bas de notre déclaration Alors que l UNCAM essaye par tous les moyens de diminuer sa participation à nos avantages sociaux, en cette période de disette et de crise, on peut le comprendre. Après tout, c est de bonne guerre. Mais que des représentants de la profession acceptent de rentrer dans le jeu dangereux de la régression sociale : ça c est pour le moins étrange et le SNMKR refuse de rentrer dans ce débat. avec la complicité silencieuse de certains syndicalistes Cette proposition est donc clairement moins disante pour la profession. Selon nos estimations, la cotisation d Assurance Maladie payée par chaque kinésithérapeute serait en moyenne multipliée par 10! Le Syndicat National ne peut accepter une telle situation. Et s il peut être discutable en temps de crise de voir une année sans augmentation des honoraires, il n est pas acceptable que les avantages sociaux soient rabotés. 2. Au sujet des pénalités Pour ceux qui refusent systématiquement d utiliser le système Sesam Vitale. C est donc l une des contreparties de l avenant 4. Avec probablement des exceptions pour les confrères en fin de carrière. Sans faire l apologie de la télétransmission, on peut juste rappeler que Sesam Vitale existe depuis Quinze années au cours desquelles chacun aura pu s équiper pour satisfaire à cette évolution technologique. Il convient peut-être aussi de souligner qu au-delà de faciliter le travail des CPAM (ce dont nous pourrions nous moquer), ce dispositif facilite et simplifie aussi considérablement la vie des assurés, nos patients. Sur ce point, le Syndicat National demande fermement que les avis des Commission Socioprofessionnelles Départementales ne soient plus que simplement consultatifs. Les directeurs des CPAM sont tout puissants. Juges et parties. Ils font ce qu ils veulent. Ce n est pas ce que l on entend par paritarisme, et d évidence une nouvelle vision des choses un peu plus éclairée devient nécessaire. 3. En ce qui concerne la dématérialisation... Depuis 2007, le Syndicat National propose que les ordonnances soient numérisées et envoyées avec le flux de télétransmission. C est simple, propre et cela règle tous les problèmes. À l époque les représentants de l Assurance Maladie avaient trouvé l idée intéressante, mais elle avait 5 ans d avance! Aujourd hui, l UNCAM accumule les retards dans la mise en place du dispositif que l avenant 3 d octobre 2011 définissait déjà. Il faut aussi avouer que les éditeurs sont bien peu enclins à développer les outils nécessaires qu il conviendra ensuite d intégrer à nos logiciels. Mais comment les blâmer quand on réalise l incapacité de l Assurance Maladie à définir et proposer un schéma directeur clair sur lequel tout le monde pourrait se reposer? Ne doutons pas qu au final, tout ceci aura un coût. Lequel sera évidemment mis à notre charge d exploitation. Pour cette raison, l avenant 4 doit aussi parler d augmentation de l aide à la télétransmission. Cette aide supplémentaire ne devrait pas dépasser 90 euros par an. Ce qui couvrira tout juste les frais facturés par les éditeurs. En attendant la mise en place de cette dématérialisation, une phase intermédiaire tout papier remplacera tous les protocoles passés entre les professionnels et les CPAM. Durant cette phase, la procédure que seul le président de la FFMKR trouve simple et acceptable deviendra le protocole imposé pour tous. 1. Le dispositif concerne toutes les ordonnances. 2. Les ordonnances devront être triées dans 3 chemises différentes. Une pour chaque grand régime. 3. Dans chaque chemise, en plus des ordonnances, un bordereau de télétransmission rappelant les lots de FSE correspondant aux ordonnances devra être glissé. 4. Un bordereau récapitulatif devra être collé sur l enveloppe contenant le tout. 5. Seules les ordonnances ayant fait l objet d une facturation devront être envoyées. 6. Les envois devront être mensuels. A n en pas douter, les personnes qui ont établi ce protocole ou qui l ont d ores et déjà validé n ont soit jamais exercé, soit n exercent plus, soit font faire le travail par un autre... C est tout le contraire d une simplification. Durant cette phase intermédiaire, une expérimentation sera mise en place avec 300 confrères sur l ensemble des 100 CPAM afin de tester le système permettant la numérisation et l envoi des ordonnances avec le flux des FSE. C est donc bien une fois de plus un avenant piégé qui sous couvert de nous proposer le maintien d un avantage social pourtant «acquis», nous impose de nouvelles modalités administratives qui ne seront pas synonymes se simplification dans un premier temps. Le tout assorti de pénalités en cas de non-respect... Vous avez dit paritarisme? Kiné Point Presse n 32 - Juin

10 A LA UNE Les textes sur lesquels le Syndicat National appuie son analyse Article D du CSS (inchangé depuis 1985) «Les praticiens et auxiliaires médicaux mentionnés à l'article L du CSS sont, pour la fixation de la cotisation, tenus de fournir, chaque année avant le 1er avril, une déclaration de leurs revenus professionnels non salariés à l'union de recouvrement ou, à défaut, à la caisse primaire d'assurance maladie dont ils relèvent. Cette déclaration doit comporter le montant des revenus nets, tels qu'ils sont retenus par l'administration fiscale pour l'établissement de l'impôt sur le revenu au titre de l'année civile antérieure de deux ans à celle de la déclaration» L article L dit que les conventions définissent... «5 Les conditions dans lesquelles les caisses d'assurance maladie participent au financement des cotisations dues par les professionnels de santé au titre de leurs honoraires ou de leurs revenus tirés des activités non salariées réalisées dans des structures dont le financement inclut leur rémunération, en application des articles L , L , L et L ; la ou les conventions fixent l'assiette et le niveau de cette participation et les modalités de sa modulation, notamment en fonction du lieu d'installation ou d'exercice ; elles fixent également les modalités de calcul et de répartition entre régimes de cette participation ; la participation ne peut être allouée que si le professionnel de santé est à jour du versement des cotisations et contributions sociales dues aux organismes mentionnés aux articles L et L , ou a souscrit et respecte un plan d'apurement accordé par eux dans des conditions fixées par décret ; elle peut être en outre partiellement ou totalement suspendue, dans les conditions prévues par les conventions, pour les professionnels de santé ne respectant pas tout ou partie des obligations qu'elles déterminent ;» Article L du CSS «les revenus tirés des activités professionnelles, tels qu appréciés en application de l article L du CSS, lequel dispose, également, sans que «Les cotisations d'assurance maladie et maternité, d'allocations familiales et d'assurance vieillesse des travailleurs indépendants non agricoles sont assises sur leur revenu d'activité non salarié» L analyse du juriste (extraits) La contradiction entre les différents textes ne permet pas une réelle et effective sécurité juridique et, le cas échéant, judiciaire des MK (vu le conflit entre les dispositions de l article L du CSS (qui nous sont défavorables) et celles de l article L722-4 du CSS (qui nous sont favorables), toutes deux ayant été modifiées ; respectivement l une par ordonnance du 23/02/2010 et l autre par la LFSS du 17/12/2012, il serait légitime que les dispositions de l article L du CSS s imposent, car elles ont fait l objet d une modification plus récente. Considérant le droit applicable en matière de «conflit de lois dans le temps», il serait légitime que la disposition la plus récente (art. L du CSS) s impose sur celle plus ancienne (art. L du CSS). L article L CSS a expressément circonscrit l assiette des cotisations en considérant, désormais et sans la moindre restriction et/ou distinction, «les revenus tirés des activités professionnelles, tels qu appréciés en application de l article L du CSS, lequel dispose, également, sans la moindre restriction et/ou distinction, que «Les cotisations d'assurance maladie et maternité, d'allocations familiales et d'assurance vieillesse des travailleurs indépendants non agricoles sont assises sur leur revenu d'activité non salarié». En effet, il est constant que les modalités relatives «aux prestations et aux soins» (L CSS) ne peuvent pas avoir pour objet et/ou pour effet d entrainer des dispositions Photo 123RF qui soient plus défavorables que celles, d une part, «des régimes de financement de base» (art. L du CSS) et, d autre part, «des régimes des non-salariés», desquels dépendent les MK (art. L du CSS) ; > prétendre le contraire consisterait à dire qu une disposition légale (L du CSS) pourrait engendrer une Convention entre les partenaires sociaux qui disposerait, non pas «pour mieux», mais au contraire qui disposerait «pour moins» que ce que la Loi dispose (art. L et L du CSS) ; > or, il est à peine besoin de rappeler qu en termes, notamment, de Hiérarchie des normes et de principe de Légalité, si une Convention peut disposer plus favorablement que la Loi, elle ne peut pas disposer plus défavorablement ; > de plus, il n est pas sans importance de rappeler qu en sus de tout ce qui précède, d autres textes ne font pas non plus de distinction quant aux revenus dont il s agit, à l instar, par exemple, de l article D CSS (inchangé depuis 1985). 10 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

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12 ACTUALITÉS La «Santé à l école» : M ton Dos s invite à l'assemblée Nationale! PPlusieurs commissions notamment dans le domaine de la santé, ont été lancées à l'assemblée Nationale. Martine PINVILLE, députée PS de Charente est la présidente de la commission SANTE À L'ECOLE. Le 15 mai, Nicolas MACHURET, administrateur national du SNMKR a été auditionné par une dizaine de députés, membres de la commission pour présenter le projet M ton Dos. Il a rappelé que ces actions de prévention primaire s'adressent aux enfants scolarisés de 9 à 13 ans (du CM1 au 5 e ) et sont réalisées au sein même des établissements. La rencontre s'est rapidement transformée en débat constructif autour de la santé à l'école et de la prévention par les kinésithérapeutes. Sans grande surprise, le représentant du SNMKR a pu constater que la plupart des députés ignorent totalement la compétence des kinésithérapeutes en prévention. L information apportée grâce aux données chiffrées et aux actions menées a permis de sensibiliser les députés aux problèmes liés aux TMS en milieu scolaire. Aller vers les élus pour leur faire connaître nos compétences L échange a donné l occasion aux députés d exposer leur vision du sujet de la santé à l'école et d indiquer les axes qu'ils ont définis. Ils ont élaboré un projet de loi (PPL) concernant la santé à l'école dans lequel ils ont décrit l'inscription au programme scolaire : "l'intervention de professionnels qualifiés afin d'effectuer des actions de prévention primaire auprès d'un public scolarisé ". Au cours de l'audition, un député a interpellé la présidente de cette commission pour lui demander de préparer un amendement au PPL, qui passera prochainement en seconde lecture au Sénat, pour y inclure le rôle des kinésithérapeutes en terme de prévention primaire auprès des enfants scolarisés. La commission a souhaité poursuivre le travail afin d approfondir sa connaissance de la kinésithérapie et des rencontres ultérieures sont prévues dans ce sens. Photo DR Libérer du temps médical en créant des emplois : allo docteur? LLe SNMKR en tant que syndicat représentatif des kinésithérapeutes est en charge de la défense des professionnels. Sa mission est de défendre leurs intérêts mais aussi d améliorer leurs conditions d exercice. En ce sens, il se bat par exemple pour mettre en place une véritable simplification administrative afin que les kinésithérapeutes puissent dédier leur temps à leur cœur de métier, c est-à-dire la prise en charge des patients. Mais force est de constater qu année après année au sein des cabinets, les formulaires s accumulent, le nombre de coup de fil au cours d une journée explose, les contraintes organisationnelles et administratives envahissent le quotidien des professionnels. Parallèlement à cela nous constatons que les cabinets médicaux sont de moins en moins souvent dotés de secrétaires administratives qui sont remplacées par des plateformes téléphoniques délocalisées à l étranger. Les kinésithérapeutes quant à eux, gèrent de plus en plus de tâches sans que leurs revenus ne leur permettent de s octroyer la présence d un secrétariat. Une des raisons principales qui a provoqué la désertion des secrétaires des cabinets médicaux et leur absence des cabinets de kinésithérapeutes est le coût lié à ces emplois parallèlement à la baisse du pouvoir d achat. Pour un secrétariat plein temps qui ne couvrira que la moitié du temps de présence du kinésithérapeute dans son cabinet, compte tenu des horaires pratiqués chez les libéraux, il faudra débourser 15OO euros bruts/mois. Une fois chargé ce salaire représentera entre 120 et 180% du salaire initial. Si des systèmes d exonération existent ils s avèrent complexes et les kinésithérapeutes en sont le plus souvent exclus. Le projet du gouvernement qui viserait à exonérer les nouvelles entreprises des charges patronales du premier emploi pendant une année n est pas suffisamment incitatif. Pour créer un véritable signal, le SNMKR demande à ce que le premier emploi administratif créé dans les cabinets médicaux et paramédicaux soit totalement exonéré de charges. Ce dispositif permettrait d augmenter le temps médical auprès des patients, de soulager les professionnels de santé des démarches administratives qui ne correspondent pas à leur cœur de métier, et de provoquer un appel d air de création de nouveaux emplois localisés. L adoption de cette proposition constituerait en période de crise et de chômage une opération gagnant-gagnant. A l heure où l on demande aux libéraux de santé d intégrer des réseaux de santé qui nécessitent une implication supplémentaire et un travail pluridisciplinaire accru, il convient d optimiser le temps précieux des kinésithérapeutes et de le libérer des tâches administratives. Pour donner plus de poids à cette proposition, le SNMKR va se rapprocher des instances représentatives des professionnels de santé et des professions libérales afin de d interpeller le gouvernement sur cette question qui lui paraît essentielle. 12 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

13 ACTUALITÉS MAIA PAERPA & évolution de l offre de soins AAcronymes de Maison pour l Autonomie des malades Alzheimer et de Personnes Âgées en Risque de Perte d Autonomie, ces deux «mots» sont la face visible d un dossier quasiment exclusivement géré par les technocrates du ministère de la santé. De fait, MAIA est en réalité un abus de langage, car il s agit avant tout de la définition d un modèle organisationnel que les autorités de tutelles essayent d imposer pour unifier l offre actuelle de prise en charge des personnes âgées. L idée étant notamment d offrir aux familles un guichet unique afin de simplifier l ensemble du parcours. Là encore, il y a donc pas mal de remous car depuis des années les collectivités locales se sont déjà organisées pour prendre en charge leurs anciens et l arrivée des ARS (relais d application des plans élaborés dans les ministères) remet en question et bouleverse bien des organisations pourtant efficaces. Vers un nouveau modèle organisationnel Fonctionnant comme d habitude en auto allumage, l administration tente d imposer ce nouveau modèle en s appuyant sur ce C Chacun sait que depuis la signature de l avenant 3, la liberté d installation n est plus qu un souvenir. Il paraît que toutes les professions de santé devaient y passer. Toutes? Non. On peut se rassurer, les médecins n ont pas à se soucier des dispositifs mis en place pour les auxiliaires médicaux. Madame la Ministre vient de le confirmer : il n y aura pas de dispositifs coercitifs venant réguler l installation des médecins. Notre liberté aura donc été bradée pour quelques centimes d euros et le dispositif de régulation s est bien mis en place Avec d une part une cartographie de la démographie professionnelle réalisée par l Assurance Maladie. On parle de zonage, puisque des zones ont été définies indiquant la dotation en kinésithérapeutes. Et d autre part le pouvoir absolu donné aux directeurs de CPAM de conventionner ou pas les postulants à l installation dans qu elle connaît et maitrise : les salariés du secteur sanitaire et social. Il n est donc pas étonnant de voir se monter sous la férule des ARS de nombreuses cellules de réflexions chargées de préparer la mise en place du dispositif. Comme d habitude, les libéraux de santé sont pour ainsi dire absents de ces groupes de travail. Ce qui pose un gros problème, car les groupes de réflexions élaborent des dispositifs qui souvent ignorent ou même nient l évidence du recours à l offre de soins libérale. Ainsi, les MAIA s architecturent et se mettent en place avec des interlocuteurs clairement identifiés et facile à gérer. Un besoin de soins infirmiers? Pas de problème, on fait appel à une SIAD (soins infirmiers à domicile) qui a des IDE salariés à mettre à disposition. Un besoin de soins de rééducation? On va créer des SRAD qui salarieront des kinésithérapeutes et des aides soignantes spécialisées en gériatrie. Faire appel directement à l offre de soins libérale locale n est pas dans le plan à priori. Pourquoi? La réponse est constante : c est trop compliqué, car les libéraux sont trop indépendants et ne sont pas assez coordonnés. Liberté d installation, démographie professionnelle et «zonage» leurs départements en fonction des zones et de leur dotation. Sans grande surprise, chaque fois qu ils le peuvent, les directeurs bloquent les nouvelles installations. On est toujours dans ce vieux paradigme d un anachronisme déconcertant qui dispose que l offre de soins crée la demande ; et donc la dépense. donnant un pouvoir absolu et discrétionnaire aux directeurs de CPAM Et peu importe que le zonage ait mal été réalisé. Nous ne sommes d ailleurs pas les seuls à le dire puisqu une contribution proposée par la FHF, l AP-HP et les directeurs d hôpitaux, souligne que l approche départementale qui est proposée n est pas exactement en adéquation avec la région. En effet, plusieurs régions dont l Ile-de-France ont pour particularité une très forte mobilité quotidienne des populations liée au travail laquelle rendrait Pour ne pas disparaître de la prise en charge des personnes âgées, les libéraux de santé doivent rapidement réagir. Tout d abord en investissant largement les groupes de travail locaux en contactant leurs représentants syndicaux. qui ignore un secteur libéral Ensuite, doit venir le temps de la coordination libérale. Les professionnels de santé doivent apprendre à se connaître et à échanger au sujet de leurs patients ceci conduisant à une simplification et une sécurisation du parcours de soins et du parcours de santé. S ils ne le font pas, l administration et les services sociaux le feront pour eux. qui doit se coordonner s il veut continuer à exister! Un point important à comprendre est que dans ce dossier très vaste qui se propose d organiser et de gérer la fin de vie de nos concitoyens, le maillon de la santé n est qu un des postes. En effet, les personnes âgées sont parfois malades et donc à prendre en charge, mais la plupart du temps, on peut espérer qu elles seront en bonne santé. En ce sens, les professionnels de santé ne sont qu un des intervenants. C est en ayant conscience de leur juste place dans cet ensemble que les libéraux de santé pourront pérenniser leur présence auprès d une population qui a naturellement recours à leurs services. inopérante toute projection ne prenant pas en compte ces flux. Cette dernière réflexion n est pas sans rappeler l approche proposée par les représentants de la profession lors de la négociation des zonages démographiques imposés par l Assurance Maladie. La section professionnelle (Union SNMKR-OK et FFMKR) n avait en effet pas cessé d interpeller les représentants de la section sociale (Assurance Maladie) en pointant du doigt le fait qu à aucun moment les calculs de démographie professionnelle proposé ne prenaient en compte le flux quotidien de population. C est donc sans surprise que l on assiste à la multiplication des problèmes liés à cette régulation et pas exclusivement dans le Sud de la France. Les derniers «retours du terrain» font notamment cas de kinésithérapeutes qui souhaiteraient ralentir leur activité (en général pour raison de santé) mais qui ne peuvent pas prendre d assistant étant en zone sur-dotée. La seule proposition qui leur est faite est de s arrêter et de prendre un remplaçant N importe quoi! Kiné Point Presse n 32 - Juin

14 OPINION La réforme des études de kinésitherapie et le contexte politique actuel Une réforme des études mais dans quel contexte? CCela fait maintenant plus de 5 ans que les organisations représentatives de la profession travaillent avec le Ministère de la Santé pour aboutir à une refonte du programme de formation initiale en kinésithérapie. Ce long processus doit être remis dans le contexte politico-économique actuel. Le gouvernement est en place depuis maintenant un an. Celui-ci doit faire face à un contexte budgétaire de restriction sans précédent. La volonté affirmée du gouvernement a été de marquer une rupture avec le précédent quinquennat Photo 123RF par la mise en place de grandes réformes structurelles. Une de ces réformes concerne directement la formation en kinésithérapie et doit être nécessairement prise en compte. Il s agit de la future loi sur l enseignement supérieur. La loi Fioraso, qui fera suite à la LRU, prévoit des modifications du fonctionnement des universités. Il est nécessaire de connaître minutieusement les facettes de cette nouvelle Université si nous voulons intégrer la formation de kinésithérapie à cette dernière. La formation initiale en kinésithérapie souffre aujourd hui d une hétérogénéité criante sur son mode de sélection. L harmonisation de la première année universitaire est un souhait partagé par l ensemble de la profession. Celle-ci fait l objet d un grand débat au sein du monde politique. Le gouvernement a annoncé une réforme de l accès aux études de santé, qui se traduit par l article 22 du projet de loi sur l enseignement supérieur. Un nouvel acte de décentralisation en lien avec nos études! EEn marge de cette réforme de l enseignement supérieur, se prépare un nouveau projet de décentralisation. Après , après , les années seront les années d un IIIe acte de décentralisation. Mais, en quoi cela concerne la formation de kinésithérapie? Depuis 2005 (application de l acte II de la décentralisation), ce sont les conseils régionaux qui ont la compétence de gestion de nos formations. Malgré les nombreux avantages structurels que peut apporter une décentralisation à l échelle de la société, cette réforme a posé de très nombreux problèmes pour nos formations. En effet, les Régions étant totalement autonomes en terme de politique locale, cela a entraîné des inégalités énormes entre étudiants. Après des frais de formation exorbitants, des services étudiants délaissés, les régions parlent maintenant de récupérer la gestion du logement étudiant. Ce qui signerait la mort des CROUS! Un renforcement des compétences des régions dans nos formations serait une catastrophe, cela amplifierait les problématiques étudiantes actuelles, et en créeraient de nouvelles. Il est primordial que nous soyons également force de propositions concernant ce nouvel acte de M. Olivier Véran, député socialiste et suppléant de la ministre Geneviève Fioraso, a été nommé rapporteur de cet article. L article propose d expérimenter sur une durée de 6 ans différentes versions de la 1ère année des études de santé. La FNEK a rappelé à M. Véran la situation des étudiants en kinésithérapie, en montrant la volonté d intégrer ces expérimentations de la PACES. Ce projet de loi est une occasion inespérée pour la kinésithérapie de rentrer définitivement dans le système universitaire. Il ne faut pas se tromper de combat en pensant que seules les réunions de réingénierie déterminent l avenir de la formation en kinésithérapie. Le monde dans lequel nous vivons évolue. Nous devons maîtriser les éléments qui nous entourent afin de profiter de toutes les opportunités qui se présentent. Cette loi est une opportunité à saisir! décentralisation, afin de ne pas le subir, mais de l utiliser pour sensibiliser les politiques sur la nécessité d apporter un meilleur cadre pour nos études ainsi que pour les conditions étudiantes en sens large. Toutes les réformes actuelles sont liées. Si nous voulons donner de l ambition à notre profession, il est nécessaire que nous nous impliquions dans tous les domaines de la vie politique de notre pays. L avenir de la kinésithérapie est dans l engagement collectif. En ces temps de crise, donnons de l ambition à notre système de santé et à notre pays! 14 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

15 OPINION LA PAGE D OBJECTIF KINÉ Des projets de protocole coopération, bien entendu on en souhaite, mais celui là, ne devrait-il pas nous revenir? Protocole de coopération 028 art L4011-1,2,3 du code de la santé publique. Ce projet de protocole expérimental sous l égide de l ARS en région Île-de-France, a pour effet de donner aux infirmières la possibilité, en l absence d un médecin, de faire des tests cutanés de désensibilisation et les suivis de ces tests, jusque-là rien à redire, mais aussi de faire des épreuves fonctionnelles respiratoires qui font partie des connaissances exigées à tout masseur kinésithérapeute pour le passage du Diplôme d état. Certains d entre nous, bien équipés, pratiquent ces évaluations fonctionnelles sous forme de bilan sans en avoir la reconnaissance à l instar des pneumologues qui sont rémunérés pour le faire et ont un codage spécifique d acte. À quoi bon avoir un niveau d exigence et de sélection pour un diplôme qui ne nous reconnaît pas la capacité de pratiquer ces actes! Les décideurs pensent protocole de coopération avec les infirmières et pas avec les Masseurs Kinésithérapeutes alors que ces derniers ont payé au prix fort leur formation. Dans ce contexte, dégager des fonds pour la formation des infirmières aux épreuves fonctionnelles respiratoires est une gabegie alors que les kinésithérapeutes en ont la formation, la connaissance, la compétence. Comment ne pas s interroger aussi, sur les 45 h de présence à une formation qui n est sanctionnée par la délivrance d aucun diplôme. Les organisations syndicales des MK ont, de plus, déposé des dossiers pour des protocoles de prise en charge des maladies respiratoires chroniques ainsi que pour la rééducation Négociations conventionnelles Les syndicats représentatifs et la CNAMTS achèvent les négociations de l avenant 4 à notre convention, celui-ci définit 3 thèmes : les modalités de participation de l Assurance Maladie au paiement des cotisations sociales dues par les kinésithérapeutes dans le cadre de leur activité effectuée en établissement (EHPAD, HAD ) l engagement de la profession à participer au processus de dématérialisation des ordonnances pour la transmission de ces pièces justificatives, avec dans l attente de l intégration de cette modalité dans nos logiciels, un dispositif intermédiaire tout papier. L engagement de favoriser l utilisation du téléservice pour les DAP en ligne par le biais d un applicatif intégré dans nos logiciels. la mise en place des sanctions conventionnelles en cas de refus systématique de l obligation de la télétransmission (FSE). Le processus d envoi dématérialisé des ordonnances aux caisses est une avancée dès lors que nos logiciels métiers intégreront cette fonctionnalité. Mais la phase intermédiaire du tout papier avec ses modalités compliquées de tri des ordonnances, d enveloppes par régime, de bordereaux récapitulatifs par lots de transmission est une «usine à gaz» parfaitement indigeste qui amplifiera les contraintes administratives de nos cabinets et rallongera nos journées de travail (dispositif obligatoire pour les actes en paiement direct et tiers payants). Alors que les plus hautes autorités de l État exposent leur souhait de favoriser la simplification administrative dans notre pays, les responsables de la CNAMTS ne semblent pas valider cette décision politique! La mise en conformité et l évolution importante de nos logiciels auront à n en pas douter un coût élevé car les éditeurs cardiaque à l effort pour lesquels le professionnalisme des masseurs kinésithérapeutes est reconnu. Cette méconnaissance du cursus des MK est-il la révélation du profond mépris que portent certains décideurs et politiques à notre beau métier? La coupe est pleine et les MK réagissent vivement et le disent haut et fort : l es épreuves fonctionnelles respiratoires font partie intégrante de leur champ de compétence. Qu on donne enfin aux masseurs kinésithérapeutes la reconnaissance q u ils sont en droit d attendre après un cursus aussi sélectif, autant technique, et si complet que le leur. Jean-Claude CREMONT Secrétaire Général de l UNION Secrétaire Général d Objectif Kiné de logiciels ne sont pas des philanthropes et rien dans cet avenant n indique une réévaluation des indemnités de maintenance dès lors que ce dispositif sera généralisé. Il semblerait également logique de voir évoluer les aides pérennes à la télétransmission prévues uniquement pour la télétransmission des feuilles de soins et pas des ordonnances. Si le syndicat signataire de l avenant 3 s enthousiasme pour ce nouvel avenant, les représentants de l UNION restent plus prudents, car ils contestent le dispositif papier intermédiaire de transmission des ordonnances qui de plus rendra caduque les accords locaux de conservation des ordonnances. Ils demandent que soit actée dans ce nouveau texte conventionnel une réévaluation chiffrée des aides à la télétransmission. Philippe GOUET Vice-président d Objectif Kiné et de l UNION Kiné Point Presse n 32 - Juin

16 UMKO UJMK OSTÉO : «comme des remous dans la force» À l'heure où le ministère souhaite normaliser la formation menant au titre d'ostéopathe à 5 ans, l'umko interroge les kinésithérapeutes ostéopathes. Enquêtes Aux Aquestions posées dans notre enquête : les professionnels ont répondu : Oui à 60% pour un référentiel UNCAM HAS précisant le champ de l ostéopathie médicale, Oui à 65% pour un remboursement par l assurance maladie du bilan MKO et d un nombre de séances compris entre 5 à 10 par an, Oui à 80% pour des honoraires libres de type secteur 2. Les principaux arguments des MKO pour se distinguer des autres porteurs du titre sont : Professionnel de santé (diplôme d État et stages hospitaliers) Ordre (Code de déontologie, Sécurité des patients) Double compétence Kinésithérapeute et Ostéopathe Réflexions sur l ostéopathie à la lumière de l actualité Le ministère souhaite porter le nombre d années d étude menant à l obtention du titre d ostéopathe à 5 ans. On ne peut que se féliciter de cette augmentation qui devrait s accompagner d une définition et d une normalisation du programme. En effet, ceci devrait améliorer les pratiques pour les fonder sur des savoirs scientifiques validés et basés sur la preuve. Compte tenu que les porteurs du titre d ostéopathes sont très sollicités par la population dans les champs du mieux-être, ou dans le champs de la santé, ceci leur permettrait en première intention de prodiguer leurs soins ou de pouvoir orienter le cas échéant les patients vers les professionnels de santé compétents. Ce nombre d année d étude pourrait octroyer l attribution d un grade de master dans le cas d une formation universitaire ou agrée par une université (donc pour les PS uniquement). En ce qui concerne le nombre des non-professionnels de santé portant le titre d ostéopathe, il ne doit pas y avoir tromperie pour le public et notamment dans les territoires déficitaires en professionnels de santé. La sécurité de notre système de santé repose sur des professions de santé réglementées et remboursées par la sécurité sociale garante d un accès aux soins à tous, quelques soient leur niveau social et leurs revenus. Il ne serait pas acceptable que sous prétexte de remboursement par quelques mutuelles ou assurances complémentaires santé, le public soit trompé. Si cette ambiguïté perdure, elle risque d interdire l accès à l ostéopathie thérapeutique (médicale) aux plus démunis ne possédant pas de couverture complémentaire. C est pourquoi le SNMKR demande une étude effectuée par la Haute Autorité de Santé (HAS) et par l Union National des Caisses d Assurance Maladie (UNCAM) d un référentiel de prise en charge des soins thérapeutiques d ostéopathie par les professionnels de santé. Des référentiels existent déjà pour certaines pathologies prises en charge par les kinésithérapeutes. C est sur ce modèle que nous proposons de réfléchir avec les tutelles. Les kinésithérapeutes ostéopathes le savent bien, certaines techniques associées à la prise en charge classique de rééducation permettent de réduire la durée du traitement et seraient susceptibles de générer des économies de santé. Les mutuelles l ont bien compris puisque même la MGEN a mis en place un forfait de prise en charge en ostéopathie. Pour l instant tout ceci s organise dans un cadre de soins et de rentabilité économique qu il serait intéressant de préciser ou même de définir. L ostéopathie est aujourd hui majoritairement choisie par les kinésithérapeutes désirant une formation complémentaire. C est pourquoi nous rappelons qu il ne doit pas y avoir d exclusivité de pratique ni d exclusivité de formation à l ostéopathie et que concernant les kinésithérapeutes déjà diplômés la possibilité de Validation des Acquis de l Expérience et Validation des Acquis Professionnels permettant la reconnaissance de tout ou partie du cursus d ostéopathe doit leur être offerte par l université. A la question de savoir qui a apporté l ostéopathie en France et donc qui en sont les héritiers, ce que l on peut dire c est que ce sont essentiellement des professionnels de santé qui ont publié des ouvrages et dans des éditions principalement médicales... Et ce depuis plus de 60 ans, parfois sous différentes appellations, mais toujours dans un même esprit de médecine manuelle à l usage des professionnels. Afin de renforcer la lisibilité pour les patients des MKO, le SNMKR a édité un caducée. Si vous êtes adhérents et MKO n hésitez pas à le demander par mail au secrétariat, vous y trouverez au dos tous les renseignements utiles concernant l assurance et la protection juridique spécifique MKO inclue dans votre cotisation. Dernière minute : les syndicats représentatifs des professionnels de santé réunis par le ministère de la Santé le 15 mai ont manifesté leur mécontentement jugeant ne pas avoir été suffisamment écouté. Réunis sous la bannière de l union nationale des professionnels de santé (UNPS) ils proposent une réunion avec les ordres de santé avant tout travail avec le ministère. Gageons que cette unité des professions de santé permettra de définir une ostéopathie «médicale» à laquelle l université pourra donner les moyens d une recherche nécessaire pour stabiliser savoirs et pratiques afin de garantir la sécurité des patients. L ensemble donnant les compétences requises pour l établissement d un véritable diagnostic d ostéopathie médicale exercé par des praticiens de niveau Master. Yvan TOURJANSKY, secrétaire général de l UMKO 16 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

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18 EN BREF Études : un pas en arrière Le 14 mai 2009, sur une proposition du SNMKR soutenue par l ensemble de la profession, l Union Nationale des Professions de Santé votait une motion demandant la généralisation de l accès aux études menant au diplôme d État de masseur-kinésithérapeute par la PACES. En janvier 2012, alors que le travail de réingénierie du diplômé d État démontrait la nécessité d un format d étude en 4 ans après cette année de PACES, les autorités de tutelles ont proposé un format en 3 ans (donc inchangé) avec une année de sélection. La profession à peu près unanime s est élevée contre cette proposition qui ne prenait pas en compte l évolution du contenu de la formation en la contraignant à 3 années. Le ministère de la Santé a rétorqué que des modules spécifiques aux kinésithérapeutes pourraient être déportés de la première année de kiné vers l année de sélection afin d étaler le programme. Ce qui devait arriver est arrivé. Les députés ont adopté jeudi 23 mai l article 22bis du projet de loi relatif à l enseignement supérieur et à la recherche qui propose d expérimenter par décret une première année commune réformée propre aux seules professions paramédicales. Ceci n est pas un progrès. D une part parce que la proposition est de nouveau celle de l expérimentation. D autre part, parce que cette option nie les raisons qui avaient amené l UNPS à valider la notion de PACES commune à tous les futurs professionnels de santé. Et notamment cet espoir de voir ces futurs professionnels partager des fondements de cultures communes. Ceci leur permettant à terme de mieux travailler ensemble, mieux coordonnés parce que se connaissant. Les revenus des libéraux auraient progressé en 2012 C est du moins ce qu affirment les différentes caisses. Caisse autonome de retraite des médecins de France qui avance le chiffre de 6,7 % pour les généralistes de secteur 1 qui voient leur revenu net se hisser à euros supérieur de 8000 euros à celui des médecins de secteur 2. Caisse Nationale d Assurance Maladie qui affirme que c est aussi le cas des kinésithérapeutes dont les dépenses ont augmenté de 8 %. L Assurance Maladie oublie de dire au passage que ce chiffre reflète simplement l augmentation d août Augmentation attendue depuis 5 ans puisque la dernière revalorisation datait de Au final, dans le meilleur des cas, l augmentation annuelle n aura donc été que de 1,6 %. C est un peu différent. Cette loi est donc à revoir. Universités étrangères et enseignement en France L affaire de l Université Fernando Pessoa de Toulon qui propose des formations aux métiers de santé hors du cadre autorisé par les autorités de tutelles françaises a finalement ému les parlementaires. On se souvient en particulier des communications du Centre National des Professions de Santé à ce sujet pour alerter les autorités. Les députés ont décidé d adopter au plus vite dans le cadre du projet de loi relatif à l enseignement supérieur et à la recherche, le principe d un durcissement de la législation à l intention des établissements proposant des formations en santé. Pour autant, on ne voit pas bien ce qui pourrait empêcher des universités européennes de continuer à dispenser des formations aux métiers de santé. Dès lors, et compte tenu de l application intra communautaire de la circulaire relative aux équivalences des diplômes et de la libre circulation de leurs titulaires, on ne voit pas bien ce qui pourrait arrêter les choses. Ces filières devraient donc continuer à être à l avenir une autre source d approvisionnement de la démographie médicale française. Avec également tous les risques que l on peut craindre. Car si en France, il faut avoir 15 de moyenne pour passer en deuxième année de médecine, c est loin d être le cas dans la plupart des autres facultés européennes où en général la moyenne suffit. Au-delà de tout corporatisme et de tout protectionnisme, c est bien au final de la qualité des soins et de la sécurité des patients dont il est question. Mais à part les professionnels de santé eux-mêmes, qui s en soucie vraiment? Prothèses non conformes : après les seins les hanches? Le ministère de la Santé a récemment demandé l ouverture d une enquête sur la commercialisation de prothèses n ayant pas fait l objet d une homologation. Selon le fabricant, les prothèses seraient toujours les mêmes, seules des modifications mineures auraient été apportées ne justifiant pas un nouveau processus d homologation. L organisme chargé de cette validation n est pas de cet avis allant jusqu à accuser l industriel d avoir réalisé des tests sur des humains sans protocole ni autorisation. A ce stade, le ministère ne propose pas que les prothèses soient retirées. À suivre 18 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

19 EN BREF Numerus clausus Décrié depuis des années par beaucoup et dénoncé depuis plusieurs mois par Syndicat National comme ne servant plus à rien, le numerus clausus serait une «absurdité» d une «inutilité flagrante». L édito de la rédac Photo DR C est du moins ainsi que le décrit le Dr Jean-Paul Ortiz président de l URML du Languedoc-Roussillon. Rejoignant ainsi les propositions du SNMKR qui pointait encore récemment la contre productivité d un système prévu au départ pour réguler la démographie des professionnels de santé, mais qui ne sert plus aujourd hui qu à brider le développement du secteur de l enseignement en santé. En particulier celui de la kinésithérapie. Puisque pour 2012, si l État a délivré environ 2000 diplômes, le chiffre des nouvelles installations est largement plus du double. La différence provenant de l installation de diplômés issus de la communauté européenne. La France est donc bien une machine à perdre. Tarifs d adhésions 2013 Ces tarifs comprennent une RCP + PJ à tarif négocié et l abonnement au trimestriel K2P A Tarif normal*** 375 B Assistant, Associés ou Couple 325 C 1 ère adhésion, 3 e année d exercice (JD**) ou Retraité Actif 225 D 1 ère adhésion sans RCP 200 E 2 ème année d exercice (JD**) 120 F 1 ère année d exercice (JD**), Salarié* ou Retraité* 75 G Adhésion sans RCP/PJP valable 1 an pour les anciens adhérents du SNMKR 200 H Salarié*, étudiants, cotisation de soutien 30 * ce tarif ne comprend ni RCP, ni PJ ** JD : Jeune Diplômé ***En cas d insuffisance de ressources, nous contacter Retrouvez le bulletin d adhésion complet sur snmkr.fr Ou téléphonez maintenant au Il y a maintenant un peu plus d un an, l arrivée d une nouvelle majorité a probablement suscité bien des espoirs de changement. C était compter sans la mutation qui, après la crise, est en train de remodeler notre société. Ces transformations ont eu raison des rêves de changement. Il n y a donc pas plus d argent aujourd hui qu hier. Il n y aura donc pas de revalorisation en Et dans le contexte, même si cela ne nous fait pas plaisir, on peut malgré tout le comprendre. Par contre, il est inacceptable que, non contente de ne pas nous revaloriser, l Assurance Maladie fasse tout pour nous raboter nos avantages sociaux. Histoire de faire encore quelques économies. C est pourtant précisément ce qu elle essaie de faire depuis 2006, tentant par tous les moyens de réduire sa participation à notre cotisation d Assurance Maladie aux seuls actes dits «remboursables». Pour une majorité de professionnels de santé cela n a pas grande importance. Mais pour les kinésithérapeutes, cela peut devenir majeur dès lors qu ils réalisent une part de leur activité en actes non nomenclaturés et non remboursés (ostéo, endermologie, conseil, prévention, etc ). En effet, pour la part des revenus correspondant à ces actes, la cotisation d assurance maladie sera simplement multipliée par 90. Depuis des années, le SNMKR se bat seul pour que le mode de calcul ne change pas et que les revenus de notre activité restent indivisibles et bénéficient tous de l avantage social maladie. Curieusement, le syndicat majoritaire semble avoir déjà laissé tomber ce combat. Ce qui est troublant c est que la même équipe prétend par ailleurs revenir à la gestion de la CARPIMKO dont elle a été évincée depuis 3 ans, non sans raison. Comment faire confiance à ceux qui en 1996, alors qu ils présidaient notre caisse, ont accepté de voir exploser notre cotisation au régime complémentaire? Ils sont déjà prêts à dilapider les réserves que nous avons réalisées pour combler les déficits des caisses d autres professions pourtant bien plus riches. C est inacceptable! Pendant ce temps-là, le ministère qui nous a imposé une non réforme de nos études qui restent à 3 ans (avec l assentiment momentané des mêmes ) propose un format à 5 ans pour les ostéopathes non professionnels de santé. Vous savez, ces gens qui passent leurs journées à recevoir des patients atteints de troubles dont ils font le diagnostic et pour lesquels ils proposent un geste thérapeutique. Ce qui est pour le moins curieux, car en France, les seuls habilités au diagnostic d exclusion sont les médecins. La question est donc : que font les instances représentants les médecins? Pourquoi une telle impunité? C est inacceptable! Parce que soyez sûrs que si vous ou moi nous amusions à faire des diagnostics d exclusion, on aurait tout le monde sur le dos en quelques minutes. Tristan Maréchal Kiné Point Presse n 32 - Juin

20 EN RÉGION TOULOUSE Nicolas Machuret Photo DR Être responsable syndical, ce n est pas simplement défendre les intérêts de la profession ou des professionnels quand c est nécessaire. C est aussi aller à la rencontre des confrères pour essayer de leur faire comprendre la nécessité de donner force et poids aux représentants de la profession. C est donc aussi aller à la rencontre des étudiants. À Toulouse, notre confrère Nicolas MACHURET cadre national du SNMKR délégué à l UJMK (Union des Jeunes Masseurs Kinésithérapeutes ) est allé croiser ses vues avec celles de ses futurs confrères. Il nous raconte. LLa section de Haute-Garonne a organisé une soirée avec les étudiants de l'ifmk de Toulouse, mercredi 27 mars au Novotel de Toulouse Centre. Cette soirée avait pour but de présenter l'activité libérale aux étudiants et s'est effectuée à leur demande car ils affirmaient ressentir un "vide" dans leur formation initiale. L équipe qui anime la vie estudiantine de l IFMK de Toulouse est plutôt dynamique et proche de la FNEK. Nous avions préparé une plaquette qui leur a été distribuée et nous avons lancé la soirée avec une présentation style powerpoint qui a servi de support. Le but de cette soirée était orienté sur un échange d'idée, de débat autour de plusieurs thèmes listés. Les thèmes abordés proposaient un regard sur l installation et l actualité professionnelle. Démarches administratives Comptabilité et les AGA Avenant n 3 : zonage pour les étudiants Pratique au sein d'un cabinet de soins libéral : organisation, pathologies... Syndicat Formations Post DE Dès le départ, les échanges furent riches, les étudiants présents montrant une réelle appétence vis-à-vis de ce qui les attend et dont finalement on leur parle fort peu au cours de leurs études. La découverte de la paperasse pour se lancer dans la vie libérale, mais également celle liée aux DAP en a laissé certains perplexes. Pour notre région nous venions de récupérer le zonage d'installation concernant les MK fraîchement diplômés, du coup nous avons échangé et expliqué un peu plus les tenants et aboutissants de l'avenant n 3. Le sentiment d'inégalité au sein de notre assemblée fut palpable. D'ailleurs suite aux discussions de l'avenant n 3 nous avons abordé la réforme des études et le positionnement du SNMKR en totale harmonie avec les revendications de la FNEK. Nombreux sont celles et ceux qui sont montés pour manifester sur la reforme des études de masso-kinésithérapie à Paris. Nous avons pu échanger nos points de vue sur la manifestation du mois de mars et les actions à mener pour que la profession puisse se faire entendre auprès des politiques. Le chemin est souvent long pour se faire entendre, mais dès que la profession s'unit pour défendre la même cause, nos revendications sont plus fortes et plus remarquées. Pour faire une rapide synthèse, notre soirée fut un vrai succès même si nous aurions voulu être plus nombreux. En effet l'annonce d'un rattrape de partiel le vendredi (2 jours après cette soirée) ne nous a pas aidé et a démobilisé quelques étudiants. Sur le fond, les étudiants sont très demandeurs de nos expériences et sont très attentifs aux expériences vécues. Le monde libéral est pour eux une nébuleuse qu'ils découvriront le moment venu tout simplement parce que les anciens élèves leur disent que c'est comme cela. Le brossage assez large et malgré tout rapide des différents thèmes les a conforté dans l'idée de renouveler ces soirées débats avec des professionnels libéraux. Ils ont eu le sentiment d'en apprendre plus en une soirée qu en une année de cours de législation et pratique en monde libéral... (effectué par le médecin de la CPAM ; et ça, c est pas une blague!) Ils ont des réactions vis-à-vis du syndicalisme. Et leurs questions sont aussi parfois lourdes de sens. Ainsi, pour les participants : les syndicalistes sont des personnes qui ont abandonné leur boulot de kiné pour se consacrer à une vie de bureaucrate ; Mais ils avouent également ne pas savoir ce qu'ils font dans les bureaux... ; le syndicat doit posséder les moyens d'infléchir le gouvernement pour certaines décisions concernant la profession. Sentiment que cela ressemble à la FNEK (du coup sentiment positif à notre égard). Les positions des étudiants entre eux par rapport aux syndicats de MK libéraux sont comparables aux discussions de nos patients dans la salle d'attente de nos cabinets de rééducation concernant l'allocution du président de la République. En conclusion, cette soirée fut donc enrichissante pour les deux parties! Ces rencontres doivent donc se multiplier. 20 Kiné Point Presse n 32 - Juin 2013

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