LES 10 INNOVATIONS CLÉS DE SOLIBAM. Cultivons la diversitée,

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LES 10 INNOVATIONS CLÉS DE SOLIBAM. Cultivons la diversitée,"

Transcription

1 LES 10 INNOVATIONS CLÉS DE SOLIBAM Cultivons la diversitée

2 10

3 10 Sommaire Introduction...page 4 #1 Stabilité des performances grâce à la...page 6 diversité génétique et la connaissance des populations #2 Une approche basée sur l interaction...page 8 plantes-pollinisateur pour développer des variétés de féveroles pour les systèmes agricoles à faibles intrants #3 Développement de nouvelles lignées...page 10 de blé tendre d hiver pour l AB #4 Cultures associées...page 12 #5 Outils pour la gestion et la sélection...page 14 participatives des ressources végétales #6 Innovation sociale et action collective...page 16 pour une recherche participative et décentralisée #7 Méthodes de sélection intégratives...page 18 pour améliorer les qualités sensorielles #8 Produits innovants aux qualités...page 20 amélioréess #9 Outils de modélisation pour évaluer...page 22 et améliorer la durabilité environnementale et socio-économique des fermes #10 Adaptation du système semencier...page 24

4 10 Introduction SOLIBAM : De la recherche multi-acteurs et transdisciplinaire à l innovation Le projet SOLIBAM a été l occasion d élaborer puis de tester de nouvelles stratégies de sélection combinées à des pratiques agronomiques innovantes dans le but d améliorer la performance la qualité la durabilité et la stabilité des systèmes de cultures en Agriculture Biologique (AB) ou à faibles intrants. Basé sur la diversité des environnements européens le programme a également intégré le contexte des petites fermes africaines principalement en Ethiopie. En tant que projet de recherche SOLIBAM a associé de nombreuses disciplines dans le but d accroître la diversité des systèmes et d en mesurer l impact pects génétiques que les dimensions environnementales et socio-économiques. Le programme s est déroulé dans un contexte marqué par le manque de variétés cultures sont caractérisés par une large gamme de variabilité à l intérieur du système agricole combinée à une large gamme de variations environnementales. Pourtant être en capacité de choisir les plantes et les pratiques adaptées à un contexte est le seul moyen de développer un système agricole durable se caractérisant par des interactions complexes. Le cœur de nos travaux s est donc concentré sur le développement d outils méthodologiques destinés à améliorer la compréhension et la gestion de cette complexité. SOLIBAM ce sont aussi plus de 50 expérimentations en champ réalisées dans 12 pays dans lesquelles des innovations ont été testées pendant au moins 3 saisons entre 2010 et 2014 sur les espèces-modèles du programme : blé orge maïs féverole haricot tomate et brocoli. Les expérimentations visaient à évaluer les systèmes agricoles et les «performances» des cultures au crible de 10 concepts formulés en vue d englober l ensemble des objectifs de SOLIBAM. : (1) Résilience (2) Robustesse (3) Biodiversité fonctionnelle ciées (7) Durabilité (8) Processus d évolution (9) Qualité organoleptique et (10) Recherche participative (voir le livret «10 concepts clés de SOLIBAM Cultivons la diversité»). Les compétences plurielles du groupe de recherche parmi lesquelles la génétique la sélection variétale l agronomie l écologie les sciences de l alimentation les statistiques la sociologie et l économie ont petit à petit permis d établir des passerelles entre les 4

5 10 Outre les activités consacrées aux recherches sur le terrain et sur les cultures le système agricole dans son ensemble a été étudié à 3 échelles : le système cultural la ferme et la chaîne allant du sélectionneur à l agriculteur (sélection variétale et aspects juridiques) jusqu au consommateur (système de distribution agro-alimentaire). Des études de cas au Royaume-Uni en France des ressources les impacts environnementaux et les évaluations socio-économiques. SOLIBAM stratégies : De nouvelles approches de la sélection végétale qui prennent en compte à la fois la diversité et la qualité les performances et leur stabilité la co-sélection de cultures associées ou encore les interactions cultures-pollinisateurs De nouveaux produits alimentaires avec des qualités améliorées De nouveaux outils méthodologiques de sélection et de recherche participative conçus collectivement par les agriculteurs les chercheurs et autres acteurs : 1) de nouvelles méthodes de sélection pour les programmes décentralisés 2) des outils de gestion des ressources des expérimentations et des analyses statistiques 3) des méthodes intégratives comprenant la sélection végétale pour améliorer la qualité gustative des produits alimentaires Des innovations sociales et des actions collectives pour la recherche participative et décentralisée De nouveaux outils de modélisation visant à mieux comprendre et évaluer la résilience la viabilité et la durabilité des systèmes agricoles La formulation de recommandations à l intention des décideurs politiques pour adapter la législation sur les semences à la diversité des ressources génétiques A travers son interface conviviale ce livret présente 10 innovations clés de SOLIBAM des innovations basées sur la diversité du champ à l assiette. Pour chacune de ces innovations des partenaires de SOLIBAM décrivent le contexte les activités réalisées au cours du projet et les nouvelles idées qui ont été développées (ex. produit technique service processus de production nouvelle méthode d organisation). Qu est-ce que l innovation? D après les directives des Partenariats Européens pour l Innovation (PEI) l innovation est souvent décrite comme une nouvelle idée qui s est révélée concluante dans la pratique. Cette nouvelle idée peut désigner un produit une technique un service un procédé de production une méthode d organisation etc. L idée en question ne devient une innovation qu à partir du moment où elle est largement adoptée et La «force créative» d une idée n induit pas nécessairement son adoption généralisée. Celle-ci dépend aussi des opportunités du marché de la volonté du secteur à l adopter de sa rentabilité des connaissances et des perceptions de facteurs externes accidentels etc. Il est impossible de prédire l action conjuguée de ces facteurs et donc leur capacité à transformer une idée en innovation. C est pourquoi l on ne peut déterminer qu a posteriori si la nouvelle idée a conduit à une réelle innovation. Les innovations peuvent être «incrémentales» c est-à-dire qu elles apportent des améliorations (parfois très légères) au précédent système a aussi proposé une typologie de l innovation qui inclut (1) les innovations technologiques (2) l innovation fondée sur la connaissance et (3) les innovations sociales et organisationnelles. 5

6 #1 Stabilitée des performances graâce la diversiteé géeneétique et la connaissance des populations Résumé La stabilité des performances (dont la stabilité des rendements) est la capacité d une l espace et dans le temps. En raison des larges variations environnementales de plus en plus nombreuses et imprévisibles la «variété» doit disposer d une grande permet pas d atteindre cet objectif. C est pourquoi SOLIBAM développe et teste des solutions alternatives qui augmentent la diversité génétique telles que les mélanges de populations ou les populations issues de croisements («Composites Cross Populations» ou CCP). Le projet teste ces solutions pour la performance et la stabilité des cultures principalement sur les céréales mais aussi sur d autres productions à travers l Europe. Contexte Les lignées pures et les variétés génétiquement uniformes sont généralement sélec- la grande diversité des systèmes de cultures biologiques et à faibles intrants et dans un climat de plus en plus instable les lignées pures n ont pas la capacité de répondre ou de s adapter. Cette capacité est pourtant fondamentale : c est elle qui permet aux plantes de tamponner les stress abiotiques. Elle dépend pour une grande partie de la diversité génétique au sein des cultures et des systèmes agricoles. Les expérimentations conduites dans le cadre de SOLIBAM s intéressent aux avantages rentes pratiques agronomiques possibles répondant le mieux au besoin de stabilité des rendements en termes de performance et de qualité dans des contextes agronomiques variés et changeants. Activités La diversité est une des pierres angulaires du projet SOLIBAM - à comprendre comment la diversité dans le système de culture peut être gérée en de tomates sont précédées d un couvert végétal (légumineuses) puis semées entre - 6

7 #1 les Stabilitée des performances graâce rac la diversiteé e géeneétique net et la connaissance des populations espèces contribue à améliorer le processus d association à travers une meilleure complémentarité des espèces. Un exemple concerne les céréales qui sont cultivées - - tomates). Les ressources génétiques étudiées vont des lignées pures «modernes» aux variétés populations et aux mélanges de populations. Certains essais ont introduit de nouvelles populations synthétiques rassemblant des génomes dont on ne peut retracer l origine tandis que d autres avaient pour objet de comparer des populations bien établies ou nouvelles à des lignées pures témoins et des mélanges de semences. Une autre approche consiste à mélanger populations et variétés issues de sélection généalogique pour maximiser les avantages des deux. Les essais sont Description de l innovation La diversité est la clé de la stabilité des performances culturales dans des conditions hétérogènes. Cette piste d innovation fournit un solide socle de connaissances l agriculture biologique et à faibles intrants et ce dans un contexte de rapides bouleversements climatiques. Le large éventail des expérimentations donne ainsi des résultats qui intéresseront une large palette d acteurs dont les sélectionneurs chercheurs agriculteurs et éleveurs. La comparaison des performances entre les populations les mélanges et les lignées pures nous renseigne sur la meilleure façon de développer et d utiliser la diversité culturale dans les systèmes biologiques et à faibles intrants. L association de popu- possibilité de combiner la grande diversité des populations et les hauts rendements sélection variées pour les grandes-cultures et les espèces potagères permet d iden- la capacité d une culture à réagir de façon compensatoire ou complémentaire aux stress environnementaux amenant à une nette amélioration de la stabilité des performances. Dans le sillon du programme SOLIBAM l UE a donné son aval pour une de populations de blé à l échelle européenne (voir innovation n 10). Où : Royaume-Uni France Italie Portugal Ethiopie Autriche Quand : Qui : ORC (Royaume-Uni) HAS (Hongrie) INRA Gautier et ITAB (France) AIAB Arcoiris et UNIPG (Italie) EASC (Portugal) ICARDA (Ethiopie) Donau (Autriche) Contact : 7

8 #2 Une approche baséee sur l interaction plantes-pollinisateur pour deévelopper des variéetées de féeveroles pour les systeèmes agricoles faibles intrants Résumé Ces dernières années le déclin des populations d abeilles a suscité l intérêt des chercheurs pour les services écosystémiques rendus par les féveroles et plus par- cibles préférées. En renforçant les relations avec les pollinisateurs pour faciliter les processus de croisement il est possible d améliorer considérablement le rendement des variétés populations à pollinisation libre améliorées pour les systèmes à faibles intrants la contribution des interactions cultures-pollinisateurs dans l amélioration des performances a été étudiée. Contexte La création de variétés populations de féverole basées sur des patrimoines géné- croisements» devrait être considérée comme une opportunité pour les agriculteurs de s assurer un revenu durable. La pollinisation libre est une méthode de croisement adéquate : pour l organisation personnelle de l agriculteur d une part pour l adap- pollinisateurs sur l ensemble du champ un plan d expérimentation a été proposé grâce auquel sélectionneurs et agriculteurs ont pu développer des cultivars de féverole aux caractères génétiques plus variés (hétérozygositie et hétérogénéité). Ces venant ainsi en soutien aux populations d abeilles. Cette approche se révèle être une stratégie prometteuse pour faire contribuer les petites exploitations agricoles Activités Six accessions de féveroles sélectionnées pour le caractère hétérogène de leurs phénotypes ont été cultivées dans le but de développer des populations adaptées faibles intrants sur la densité et la diversité des pollinisateurs. Les abeilles pollini- de découverte d attirance et de récompense des pollinisateurs. Leur comportement pourrait aussi sélectionner des traits qui améliorent les schémas de production de 8

9 #2 Une approche baséee sur l interaction plantes-pollinisateur pour deévelopper des variéetées de féeveroles pour les systeèmes agricoles faibles intrants linisation libre versus espace fermé exclusion des pollinisateurs) pour 1) examiner l impact de la sélection naturelle sur la performance des cultures et en quoi la sélection basée sur les agents pollinisateurs détermine les évolutions génétiques et les raction culture-pollinisateurs les composantes de la production de graines le pool génétique et le type de pollinisation. Plusieurs niveaux de diversité ont été décrits grâce à plusieurs outils statistiques. Description de l innovation Si l on prend en compte le fait que les systèmes agricoles à faibles intrants reposent largement sur des ressources locales telles que les abeilles cette étude souligne interactions entre cultures et pollinisateurs et contribue ainsi à réaliser pleinement le potentiel des systèmes agricoles à faibles intrants. lection par les pollinisateurs - sélection par laquelle les modes de production des graines varient sensiblement en particulier entre les pools génétiques qui évoluent pourraient se solder par des incompatibilités entre culture et pollinisateurs. Cela engendrerait alors une chute des services éco-systémiques rendus par les féveroles et obtenue par l intermédiaire des agents pollinisateurs. Les expériences menées dans le cadre de SOLIBAM fournissent les outils nécessaires pour éviter de tels écueils. des traits essentiels à la performance des féveroles (tels que la dimension ou le poids des graines) sont indirectement sélectionnés par les pollinisateurs à travers les rendement à venir dépend grandement des pollinisateurs. Des études complémen- Où : Espagne Quand : Qui : IAS-CSIC (Espagne Maria Joseé Suso) Contact : 9

10 #3 Developpement de nouvelles lignéees de bleé tendre d hiver pour l AB Résumé Il y a un besoin croissant pour les agriculteurs en Agriculture Biologique (AB) dont les conditions de cultures sont souvent très variées de disposer de variétés de blé tendre résilientes robustes et résistantes sélectionnées spécialement pour les conditions agrobiologiques. Par conséquent améliorer la stabilité des performances des variétés en intégrant des populations diverses au processus de sélection consti- - Par ailleurs en Autriche un marqueur moléculaire a été utilisé pour repérer les accessions résistantes à la carie du blé une maladie transmise par les semences. Une de résistance à la carie. Contexte Développer l adaptabilité des nouvelles variétés pour l AB revêt d une importance capitale : cela permet aux cultures de résister aux stress biotiques et abiotiques. Développer un programme sélection végétale biologique sur des parcelles en AB avec des populations composites ou des populations issues de croisements simples pourrait être une stratégie prometteuse pour créer de nouvelles variétés plus stables et mieux adaptées aux environnements variés. travers l Europe. L apparition des caries s explique principalement par des lacunes dans le processus de contrôle de la qualité des semences reproduites à la ferme. Ce problème a particulièrement touché l Autriche où les variétés de blés les plus cultivées en AB sont sensibles à la carie. Couplées à des conditions climatiques propices comme par exemple une longue couverture neigeuse et le développement retardé de la végétation au printemps (comme ce fut le cas en 2013) les spores de carie logées dans la graine ou dans le sol peuvent causer des infections sévères dans les cultures de blé. 10

11 #3 Developpement de nouvelles lignéees de bleé tendre d hiver pour l AB Activités Plusieurs programmes de sélection ont été conduits par le Centre de Recherches de SOLIBAM. Le but était de déterminer si des lignées de blé tendre partageant les ments de ce travail est le développement de lignées de blé pour l AB issues à la fois de variétés hybrides simples et de populations issues de croisements dirigés (CCP). Certaines de ces lignées prometteuses devraient être les premières variétés de blé En Autriche l entreprise semencière Saatzucht Donau a réalisé 23 croisements avec la tance dans le génome du blé d hiver. Les lignées ont étés préalablement sélectionnés pour leurs caractères agronomiques majeurs tels que la qualité et la résistance aux maladies foliaires. Le gène de résistance à la carie Bt10 a été détecté suite à des analyses des marqueurs moléculaires. Le rendement et la qualité de 148 nouvelles lignées sont actuellement étudiés sur un site en AB et sur plusieurs parcelles conventionnelles. Description de l innovation Autriche dans le cadre de SOLIBAM. Après 3 générations de sélection au cours du projet SOLIBAM de nouvelles lignées sé la variété-témoin (Mv Emese) non seulement sur les sites en AB mais également en systèmes à faibles intrants. Ces lignées proviennent principalement de populations issues de croisements dirigés (CCPs) après la mise en place d une stricte sélection en épi-ligne. Certaines proviennent néanmoins du croisement de variétés «élite» communes. Ces résultats soulignent la nécessité d encourager l utilisation des populations complexes dans les programmes de sélection de blés pour l AB. Les feront l objet d une candidature à l inscription en tant que premières variétés biolo- pour réaliser avec succès une sélection de nouvelles variétés biologiques. L entreprise a conduit plusieurs analyses moléculaires du gène de résistance à la carie Bt10. En moyenne seuls 12 % des lignées pré-sélectionnées contenaient le gène - moléculaires 148 lignées résistantes à la carie ont été retenues et sont actuellement testées en champ. Un premier test de résistance à la carie naine réalisé par l IFA montraient une bonne résistance à la carie naine. Serbie a montré une bonne résistance à la carie naine sans pour autant posséder le gène Bt10. Le donneur de la résistance d Amicus Saatzucht Donau est la variété parente partir du cultivar Amicus. Cela devrait à terme aboutir au développement de nouvelle. Où : Autriche et Hongrie Quand : de 2009 àa l enregistrement des varieétées Qui : MTA ATK (Hongrie) et Saatzucht Donau (Autriche) Contact : et 11

12 #4 Cultures associéees Résumé Les principales idées de cette innovation sont la conception le développement et l évaluation de nouveaux systèmes de culture basés sur une «agrobiodiversité» élevée (ex. une plus grande diversité au sein et entre les espèces au niveau des pratiques agronomiques des habitats) couplés à l utilisation et au développement de à l amélioration de la performance de la qualité de la résilience et de la durabilité des systèmes agricoles. L accroissement de la diversité des espèces à travers l utilisation de paillis vivants ainsi que la mise en place de cultures associées fut une réussite pour certaines de nos expérimentations et reste une stratégie prometteuse pour les systèmes en Agriculture Biologique (AB) ou à faibles intrants. Contexte Il est nécessaire de concevoir des stratégies culturales innovantes pour les agriculteurs biologiques ou en systèmes à faibles intrants : l utilisation des intrants étant considérablement restreinte (ex. interdiction des herbicides) il est nécessaire de outils adaptés aux conditions locales pourrait se révéler durable sur le long terme en termes de qualité et de quantité des productions (stabilité des rendements). Il permettrait également d accroître la résilience des systèmes face aux stress climatiques extrêmes. Activités Les paillis vivants ont été étudiés sur plusieurs sites européens (Italie et Allemagne) ticum aestivum L.). Si cette approche s est révélée peu concluante dans un contexte AB méditerranéen (Italie centrale) elle a au contraire fourni des résultats convaincants en Allemagne et se présente comme une solution de contrôle d une infestation modérée d adventices pour les systèmes à faibles intrants d Europe Centrale. Dans ce cas précis il faut particulièrement veiller à l arrangement spatial des 2 espèces : les deux cultures au début du cycle. 12

13 #4 Cultures associéees insécurité alimentaire chronique. L association de céréales telles que le blé et l orge (traditionnellement appelés «hanfets») apparaît comme une stratégie capitale. Dans rés à une culture en pur. Dans cette région les résultats montrent toujours une meilleure performance des cultures associées par rapport aux monocultures en termes de rendement et de maîtrise des adventices. Le rendement maximum a été atteint lors du dosage à proportions égales (50 :50) d orge et de blé. Description de l innovation Dans un environnement continental et pour les systèmes à faibles intrants maîtrise des adventices. Dans ce cas la densité de semis des 2 espèces doit être évaluée minutieusement. La même méthode dans des conditions méditerranéennes se révèle plus recherches supplémentaires sur les densités d ensemencement adéquates et les techniques de semis de ces espèces seraient souhaitables. ce cas précis l optimisation (ou choix) des composantes variétales appropriées dans le mélange devrait encore accroître les rendements des productions céréalières. L analyse des données (en cours) indiquera si ce même procédé a permis une dimi- aucune conclusion solide ne peut encore être tirée. Où : Italie Allemagne Ethiopie Quand : Qui : SSSUP (Italie) TUM et MU (Allemagne) ICARDA (Ethiopie) Contact : et& 13

14 #5 Outils pour la gestion et la seélection participatives des ressources véegeétales Résumé Une méthode pour la sélection et la gestion participatives des ressources végétales (PPBM pour «Participatory Plant Breeding and Management) a été développée dans SOLIBAM en se basant sur des études de cas impliquant chercheurs agriculteurs et animateurs/facilitateurs issus de groupements d agriculteurs. Bien que la méthode ait été pensée pour des cas particuliers nous avons voulu la rendre aussi générale plusieurs outils ont été créés et classés en 3 catégories : statistiques et schémas expérimentaux pour les essais conduits à la ferme et élaboration d une base de données pour la gestion des données des ressources et des essais. Contexte En 2005 nous avons lancé en France un programme de sélection et gestion participatives sur le blé. Il était basé sur la collaboration entre le groupe DEAP (Evolution Semences Paysannes. Ce projet avait 3 objectifs : créer des variétés-populations adaptées aux pratiques des agriculteurs développer des outils et des méthodes de gestion de la diversité et de sélection variétale à la ferme et renforcer l apprentissage et l autonomie des agriculteurs en termes de sélection et de gestion de la diversité. Pour d atteindre ces buts la méthodologie de sélection et gestion participatives utilisée au cours du projet a suivi 3 principales approches : la co-construction du programme entre les acteurs l analyse des données et la gestion des données. Pour arriver à concilier ces approches plurielles nous avons basé nos travaux sur une recherche transdisciplinaire rassemblant des domaines tels que l agronomie la génétique des populations la sociologie la bio-informatique et les études statistiques. Activités Co-construction du projet par les acteurs : cette co-construction entre chercheurs agriculteurs et animateurs/facilitateurs des groupements d agriculteurs est à la base du projet. On peut distinguer 2 parties. La première correspond à la discus- des objectifs formuler des questions et des hypothèses développer des schémas sion et au choix des étapes concernant les cycles végétaux par exemple le choix des ressources génétiques la distribution des semences les semis les observations les visites de fermes la sélection la récolte et les échanges autour des résultats. 14

15 #5 Outils pour la gestion et la sel seélection participatives des ressources veg véegeétales et Analyse des données. Partant de ce principe de co-construction les sché- jet a donc conduit ses propres expérimentations et choisi les variétés à semer. De cette approche ont émergés des schémas expérimentaux déséquilibrés avec des degrés de liberté (élément d analyse statistique) peu nombreux et environ 95 % des combinaisons variété X environnement manquantes dans le réseau de fermes ce qui pose problème en termes d analyse statistique. Pour pouvoir analyser ces données comparer les moyennes des fermes et d étudier les interactions entre variétés et à respecter est qu un grand nombre de fermes soit analysé et que chaque ferme ait au moins un témoin. Gestion des données. concerne le réseau d agriculteurs et rassemble les informations sur l historique des lots de semences et des pratiques des agriculteurs (qui possède quoi combien de sélections massales ont été conduites etc.). Le second est axé sur les données phénotypiques et moléculaires de l évolution des populations sur les sites étudiés. Description de l innovation Co-construction du projet par les acteurs : le processus de co-construction n est pas une méthode «prête à l emploi» mais plutôt un exemple sur la manière sitions contenues dans la méthode ont été publiées dans le cadre d une thèse (une traduction en anglais est en cours). Analyse des données. sant cette approche nous proposons de nouveaux outils pour accompagner la sélection végétale décentralisée à la ferme applicables à une large palette d espèces à condition que les schémas expérimentaux soient conservés et qu il y ait un grand nombre de fermes. Gestion des données : des fermes ou du réseau est actuellement en développement. La base de données la perfectionner. De nouveaux modules ont été ajoutés permettant ainsi d adapter la base de données aux espèces pérennes (arbres cultures fourragères...). Où : France Quand : Qui : INRA Contact : 15

16 #6 Innovation sociale et action collective pour une recherche participative et deécentraliséee Résumé Cette innovation concerne les nouvelles formes d interactions entre acteurs et pratiques dans la société. Elle contribue à améliorer l ensemble du processus de décision au tra- création de réseaux sans relations hiérarchiques et où les paysans les chercheurs les décideurs et les citoyens occupent une place égale dans la production de connaissances représente un exemple d innovation sociale. L élaboration d activités commerciales sti- nelle. Le concept d innovation sociale est particulièrement pertinent pour l agriculture et surtout pour l agriculture biologique du fait de plus grandes attentes du public comme par exemple les services éco-systémiques et le développement rural intégré. Contexte la conservation et l utilisation de façon durable de Ressources Phytogénétiques pour d échange de semences sont essentiels à la conservation de l agrobiodiversité car ils permettent un accès aux semences ainsi que le maintien des variétés locales dans les écosystèmes agricoles du monde entier malgré la tendance vers une uniformisation du matériel variétal circulant au travers des circuits commerciaux formels» (Pautasso et al. 2012). Faire un usage durable des ressources phytogénétiques implique donc un processus de «conservation dynamique» qui laisse en même temps une place à la création de nouvelles variétés dans les champs des paysans. A cet égard les circuits de ressources génétiques et de savoirs qui leurs sont associés. La recherche agronomique joue un rôle déterminant dans ces deux systèmes. La promotion et le soutien des innovations qui sous-tendent le «réseautage» et les circuits informels de semences impliquent une restructuration de la recherche agronomique en deux axes complémentaires : la participation et la décentralisation. La re- partagée de concepts de méthodes et de moyens destinés à l élaboration de nouveaux systèmes alimentaires. Elle se base sur une connexion solide entre les savoirs scienti- conduites conjointement de la conception à la dissémination. Activités SOLIBAM soutient la sélection et la gestion participatives des ressources végétales pour augmenter la durabilité et la performance des systèmes agroalimentaires ainsi que qualité des produits. La sélection participative vise à enrichir le fonds génétique des coles variées et de créer de nouvelles variétés. Au cours de ce processus de recherche 16

17 #6 Innovation sociale et action collective pour une recherche participative et dec deécentraliséee see participative SOLIBAM a aussi impliqué des citoyens qui utilisent et consomment les produits de cette recherche. Des guides d évaluations de la qualité ont été conçus pour et des chercheurs. SOLIBAM de sélection et gestion participatives en Italie en France au Portugal et en Ethiopie en introduisant par exemple des populations de blé (dur & tendre) et d orge dans les champs des agriculteurs. En ce qui concerne les cultures potagères une nouvelle population de tomates a été développée au cours du projet en sélectionnant comme parents les meilleures variétés locales italiennes françaises et espagnoles. Ce programme de sélection et gestion participative débouche sur de nouvelles approches de la sélection basées sur une organisation sociale nouvelle entre les chercheurs les techniciens les agriculteurs et leurs associations. Cette organisation sociale se basant sur la décentralisation des essais dans les champs des paysans augmentera la diversité cultivée dans le temps et dans l espace. Description de l innovation L intégration des utilisateurs (agriculteurs transformateurs consommateurs) dans le sélection végétale tout en augmentant la diversité au niveau des fermes et du système alimentaire dans son ensemble. Cette approche augmente aussi la résilience des systèmes et leur capacité à surmonter les changements climatiques. La recherche participative et décentralisée semble être la meilleure voie à suivre pour améliorer les systèmes agricoles en AB et à faibles intrants en intégrant savoirs locaux et implicites et expertise SOLIBAM vont suggérer des pistes de promotion de cette nouvelle organisation sociale favorisant l action collective des acteurs concernés. À l heure actuelle ces innovations rencontrent cependant plusieurs verrous qui doivent être débloqués dans un futur proche. Par exemple les politiques et législations semencières considèrent encore les agriculteurs comme de passifs destinataires de la recherche et des nouvelles variétés. La Politique Agricole Commune encourage plus l action individuelle que collective et l on note un cruel manque de reconnaissance du rôle majeur que jouent les circuits informels de semences même en Europe en termes de création et de protection de la diversité. Cette diversité en évolution peut également être utilisée comme élément de base des programmes de sélection végétale. Les nouvelles approches développées dans le cadre des Partenariats Européens pour l Innovation (PEI) apparaissent comme des outils méthodologiques précieux et appropriés qui ont besoin d être mis en place correctement par les États Membres pour soutenir l organisation sociale et l action collective. En conjuguant la recherche et l innovation les Où : France Italie Portugal Royaume-Uni Quand : Qui : AIAB (Italie) INRA et ITAB (France) ORC (RU) ESAC( Portugal) Contact : Riccardo Bocci Références : Pautasso M. Challenges in the conservation and sustainable use of genetic resources. in Biol. Lett (2012). 17

18 #7 Méethodes de seélection inteégratives pour ameéliorer les qualites sensorielles Résumé propriétés hygiéniques sanitaires technologiques nutritionnelles ou encore sensorielles. lités sensorielles et de mieux comprendre les mécanismes qui permettent l amélioration de la qualité des produits alimentaires SOLIBAM a suivi deux stratégies. La première porte sur le maïs. Basée sur une corrélation entre les facteurs instrumentaux a été détectée entre les analyses instrumentales et sensorielles pour certains paramètres qualité du maïs notamment lors de programmes de sélection participative. Centré sur le blé la seconde stratégie visait à adapter les analyses sensorielles aux - caractères sensoriels. Conjugué à un schéma d expérimentation approprié ce protocole fournit une méthodologie intégrative destinée à développer des initiatives de sélection participatives et décentralisées avec un fort intérêt pour l amélioration des qualités sensorielles. Contexte De nos jours les préférences des consommateurs sont des facteurs commerciaux décisifs. Producteurs et consommateurs deviennent plus exigeants quant à la qualité sensorielle des produits et l application de pratiques respectueuses de l environnement. Jusqu à tion de la production au détriment des aspects sensoriels. Pourtant les variétés traditionnelles de céréales possèdent un grand potentiel d amélioration de leurs qualités nutritionnelle organoleptique et technologique. Pour développer l usage des variétés traditionnelles ainsi que de nouveaux marchés la mise en place de méthodes de sélection innovantes qui intègrent pleinement les qualités sensorielles est de plus en plus nécessaire. Les préférences des consommateurs en particulier le goût et les arômes ainsi que les paramètres qui détermineront le choix des agriculteurs et des transformateurs doivent être explorés simultanément. Cependant l absence d outils consommateurs a freiné cet objectif de sélection. Dans le cas du blé l industrialisation massive du secteur du pain a conduit à une unifor- dernières années certains pays membres de l UE ont été témoins de l émergence d un nouveau secteur artisanal celui des paysans-boulangers. Ceux-ci réalisent leur pain à partir de leur propre production de blé. La qualité du pain dépend donc directement de la qualité du blé récolté qui elle-même dépend des années et des génotypes. Ces paysans-boulangers ont besoin de savoir comment adapter leur sélection variétale et leurs 18

19 #7 Activités 51 variétés traditionnelles portugaises Méethodes Met de sel seélection inteégratives teg pour ameéliorer el les qualites sensorielles 19 de maïs ont été passées au crible d analyses organoleptiques chimico-physiques et rhéologiques goût et l arôme tels que les composés phénoliques ou volatils un critère qui gagnerait d ailleurs à être intégré dans les programmes de sélection. En outre plus de 50 experts ont participé à l analyse sensorielle des pains issus des 11 variétés de maïs retenues. Cela a permis de consolider les plus recherchés par les consommateurs et de comprendre dans quelle mesure ces deniers deux expériences ont été réalisées. La première visait à évaluer l impact relatif de l environnement - évaluations sensorielles (8 sessions en 2 ans). Elle s appuie sur la notation globale de la distance sence de dégustateurs entrainés n est pas nécessaire. La deuxième expérience était axée sur la les connaissances et les pratiques des agriculteurs ont été questionnées à la lumière des analyses Les connaissances empiriques de 11 paysans-boulangers ont été retranscrites lors d entretiens descriptions morphologiques et sensorielles du blé de plusieurs paysans-boulangers ont ainsi été Description de l innovation L innovation principale dans l étude de cas sur le maïs est le développement de méthodes rapides et pratiques pour améliorer les qualités sensorielles des produits (le pain de maïs) dans un contexte de sélection participative. Ces méthodes prometteuses combinent évaluations instru- des nouveaux objectifs/approches pour la sélection sur la qualité. Cette approche intégrative a Protégée». A terme une analyse instrumentale améliorée nous aidera à détecter les sources de composés nutritionnels et organoleptiques ainsi que les caractéristiques de transformation. Par ailleurs une nouvelle méthode de sélection basée à la fois sur des critères qualitatifs et sensoriels permettra de soutenir la demande en produits d excellence tels que le pain de maïs paysan (fabri- criblage de cultivars sur des critères sensoriels. Ces méthodes couplées à un protocole expérimental donnent les clés pour développer des initiatives de sélection végétale participatives et décentralisées avec un fort accent sur l amélioration des qualités sensorielles. Un livret technique de recommandations destiné aux acteurs allant du stade de conception de l expérimentation à celui de l évaluation sensorielle en passant par le processus de transformation va prochainement être publié. La sélection végétale est également une piste prometteuse pour la production d améliorer les qualités sensorielles du pain. Des marqueurs phénotypiques de la qualité tels que la couleur des grains peuvent aider les agriculteurs à déterminer les génotypes intéressants dans propriétés texturales. Où : Portugal France Quand : Qui : ITQB-INIAV (Portugal) ITAB et INRA(France) Contact : Maria Carlota Vaz Patto Camille Vindras-Fouillet

20 #8 Produits innovants aux qualitées amélioréees Résumé - priétés techniques de la farine de blé. Cependant le mélange dans des proportions - - intéressées aux antioxydants du maïs et du haricot : riche en composés phénoliques leur farine aussi peut être incorporée aux produits boulangers. Les résultats sentant une teneur élevée en agents bioactifs dans la farine. Ces composés contribuent chacun à améliorer l alimentation humaine dans son ensemble. Contexte - la durée du transit augmentent la quantité et la fréquence des selles et se lient aux - la séparation de l amidon et du gluten la qualité des fourrages et les processus de fermentation utilisés pour la production d alcools (boissons et biocarburants). C est pourquoi la recherche sur les céréales accorde une place particulière à la recherche Récemment des chercheurs et des consommateurs se sont intéressés à la présence de composés mineurs dans le blé et le haricot réputés pour leurs propriétés antioxydantes et donc leur contribution dans la prévention de certaines maladies telles que le cancer du côlon et les diabètes. Une partie d entre eux les phytochimiques (composés phénoliques) est généralement intégrée aux parois cellulaires végétales ou liée à des structures macromoléculaires (protéines amidon). Plusieurs facteurs - une importance considérable et s inscrit parfaitement dans les recherches actuelles visant à encourager des pratiques de consommation et d alimentation plus saines. 20

21 #8 Activités Produits innovants aux qualitées amélioréees tes SOLIBAM. Leurs composition caractéristiques physiques et propriétés de transformation ont été analysées pendant 3 années consécutives ( ). L objectif était de AB et d examiner l impact de ces éléments sur les qualités des farines. et un mélange de variétés (Mv-Suba: Elite-Composite 1:2) dont les teneurs en arabinoxylane extractible à l eau dans la farine sont nettement plus élevées que celles de la moyenne des blés et de la plupart des échantillons étudiés. De plus cette quantité plus La composition phénolique et l activité antioxydante de 32 variétés de haricots com- pu relever plusieurs familles de composés phénoliques chez les haricots (principalement - ± 9.55 mg d équivalent acide gallique par 100 mg de matière sèche. Chez les haricots communs la teneur totale en composés phénoliques est comprise entre 1 et 7 mg d équivalent acide gallique/g. Une série de mesures ORAC (Capacité d Absorption des Radicaux Oxygènes) a témoigné d une bonne corrélation entre composition phénolique et activité antioxydante chez les haricots communs (0.909 Description de l innovation des farines commerciales normales pour réaliser des produits boulangers plus goûteux plus sains tout en maintenant la qualité de transformation. Plusieurs ressources de céréales et haricots ont été analysées dans le cadre de SOLIBAM d une nouvelle population de blé et d un mélange de variétés de blés dont la farine pré- être bien adaptées à une culture en AB mais elles présentent une moins bonne qualité de transformation pour la production de pain et de produits de boulangerie traditionnels. Une utilisation judicieuse de la diversité quantitative et qualitative des antioxydants présents dans les génotypes de haricots communs et de maïs devrait conduire à une amélioration de la qualité des produits boulangers (biscuits pains gâteaux) après incorporation de mélanges de farine de haricot et de maïs dans les ingrédients. novation. Il faudrait évaluer la satisfaction du consommateur à travers des analyses sensorielles et des études de marché conduire des évaluations qualité pour les nouveaux le microbiote intestinal et les cellules intestinales humaines. Où : Hungary Portugal Quand : Qui : CAR-HAS (Hongrie) ITQB (Portugal) Contact : 21

22 #9 Outils de modeélisation pour eévaluer et améeliorer la environnementale durabiliteé et socio-éeconomique des fermes Résumé Les stratégies de gestion des pratiques agricoles pour réduire les impacts environnementaux pour- l utilisation de ressources locales et renouvelables rend la ferme plus autonome moins dépendante lisation innovants ont été développés dans le cadre de SOLIBAM tels que des analyses réseau actions des mesures quantitatives d autonomie basées à la fois sur l usage de ressources naturelles disponibles gratuitement et de ressources issues de la société des schémas intégratifs de - Contexte A l échelon local les échanges avec l environnement et la société pourraient créer un espace d innovation et de développement local fructueux pour toutes les parties. Ces interactions sont autant de portes ouvertes vers une amélioration de la stabilité et de la résilience des systèmes agricoles. On peut atteindre ces deux buts en accroissant la diversité à plusieurs échelons en utilisant des ressources naturelles locales ainsi qu en ayant un système de production multifonctionnel et respectueux de l environnement. Dans ce contexte il devient essentiel de disposer d outils permettant d évaluer les formes que prennent ces interactions entre l agriculteur et l économie globale ainsi que le degré d autonomie atteint grâce à l emploi de ces ressources locales renouvelables. D un point de vu organisationnel il est aussi nécessaire de développer des outils pour évaluer et concevoir des méthodes de gestion développement de ces outils requiert une forte implication des agriculteurs et des experts. Activités Les 3 outils mentionnés recourent à un large éventail de méthodes d évaluation de la durabilité environnementale et socio-économique et ont été développés à travers une collaboration multidisci- données collectées sur un total de 8 fermes sélectionnées (en France au Royaume-Uni au Portugal et en Italie) relativement autonomes et à faibles intrants. Les interactions de l agriculteur avec les acteurs locaux qu il considère utiles à son activité et au développement d innovations ont été schématisées à travers un diagramme du réseau réalisé gravitent autour de l agriculteur nous donnant ainsi de précieuses informations sur les interactions entre cet agriculteur et la société. Cet instrument est donc un moyen prometteur d évaluer la durabilité sociale des systèmes. D autres mesures de l autonomie de la ferme sont basées sur des indicateurs énergiques qui prennent en compte l ensemble de l énergie disponible utilisée directement ou indirectement pour des intrants et leur caractère renouvelable (la part d énergie et circulation des matières premières 22

23 Outils de modeélisation del pour eévaluer ev et améeliorer mel la durabiliteé environnementale et socio-éeconomique -ec des fermes #9 pouvons désormais déterminer la place occupée dans la ferme par les circuits d énergie et de matières premières locales ainsi que le degré de dépendance aux intrants externes c est-à-dire issus de l économie mondiale. SOLIBAM ont co- certains impacts sans compromettre la diversité du système de production ni les caractéristiques des produits. Description de l innovation L étude réseau a permis de souligner l importance du facteur relations (liens avec l environnement la société l économie locale et globale) dans la capacité de l agriculteur à accroître la stabilité de de matière et d argent sont vecteurs de connaissances et d innovations. C est pourquoi les circuits «connaissances tacites» et les innovations réalisées par d autres agriculteurs et chercheurs. L analyse réseau est donc une méthode innovante d analyse des communautés agricoles dont on peut à une analyse microéconomique. entre agriculteurs ainsi que l utilisation des ressources renouvelables naturelles par chaque agricul- le système de production. Dans le cas des fermes françaises l étude a révélé que les circuits énergé- totale en ressource et que 20 à 27 % des ressources utilisées étaient d origine renouvelable. Ces ressources non-renouvelables issues de la société. Les Analyses de Cycle de Vie des fermes individuelles pointent un certain nombre de disparités résultats soulignent la nécessité d une prise de décision au cas par cas. L application d un modèle tée caractéristiques propres telles que la diversité biologique ou la production locale et que les poten- cientes ce qui peut être un des principaux freins au développement de systèmes agricoles durables. Fig 3: Relative environmental impacts of bread from the case FR1 (baseline) simulated bread from the case FR1 after the application of management improvements (FR1 redesigned) bread from the case FR 2 (baseline) simulated bread from the case FR2 after the application of mana- 23 Où : Suisse Danmark France Italie Portugal Royaume-Uni Quand : Donnéees de collectéees de 2010 aà 2014 Qui : DTU (Danmark) Agroscope (Suisse) AIAB (Italie) INRA (France) l ORC (RU) ESAC (Portugal) Contact : Hanne Ostergard o Thomas Nemecek Riccardo Bocci

24 #10 Adaptation du systèeme semencier Résumé Ces 2 derniers siècles les sélectionneurs de céréales n ont créé que des lignées pures issues de sélection généalogique : celles-ci sont simples et pratiques leur usage étant encadré par une législation internationale. Ces variétés ne possèdent cependant pas l ensemble des gènes nécessaires pour assurer un rendement élevé dans des environnements de plus en plus instables. Seule l application d intrants coûteux permet de maintenir les objectifs de culture. La solution serait donc d accroître massivement la diversité intra-culturale en développant des populations au sur un obstacle majeur : la commercialisation des semences issues de populations hétérogènes demeure illégale. Dans ce contexte SOLIBAM a contribué à démontrer que les populations peuvent fournir des rendements élevés et stables dans des environnements variés. Cela a d ailleurs convaincu l Union Européenne de la nécessité de mettre en place un protocole adapté à la commercialisation des populations. Contexte La sélection généalogique a commencé à prendre une place considérable au début du siècle dernier pour aider les agriculteurs à savoir ce qu ils cultivaient. Plus récemment elle a permis aux sélectionneurs de protéger leurs variétés grâce à deurs droits de propriété. Entre-temps la demande mondiale en céréales a littéralement explosé mais les monocultures ne disposent pas du potentiel génétique d adaptation aux variations environnementales dues à l instabilité climatique croissante et à la raréfaction des ressources fossiles. Une solution consiste à augmenter la diversité intravariétale à travers l utilisation de mélanges de variétés ou de populations issues de croisements dirigés (dites CCP) développés à partir d hybrides F2 (eux-mêmes is- par des expériences de comparaison avec les variétés leaders du marché. Cependant la commercialisation des semences de populations restant illégale il devenait préparer les démarches préalables à leur réglementation. Activités partenaires de SOLIBAM ont examiné leurs performances par rapport aux lignées standards pures ou hybrides. Outre leur rendement acceptable les populations se montrent relativement plus résistantes aux maladies ravageurs et adventices. En complément des mesures de ces caractéristiques standards la stabilité dans 24

25 #10 Conformément Adaptation du systèeme semencier aux attentes les populations montrent des performances plus stables et prévisibles que les variétés homogènes. D après les analyses génétiques cela est perdus au sein des populations. Les gènes perdus sont en réalité ceux qui semblent diminuer la compétitivité entre les plantes tels que les gènes de nanisme. Cependant il n a pas été possible de déterminer l occurrence ou l ampleur d adaptations locales probablement en raison de grandes variations climatiques et météorologiques annuelles. Les expériences ont également souligné le potentiel de la diver- possédant des caractères utiles (rendement élevé ou qualité) peuvent être mélangées pour créer des populations. La performance de ces mélanges semble être prévisible et dépendante des proportions entre variétés et populations. Il est également envisageable de sélectionner les lignées d intérêt d une population puis de cultiver un mélange des lignées retenues. Ceci a l avantage de supprimer les génotypes visiblement plus faibles de la population tout en améliorant la performance. Description de la piste d innovation sité génétique dans les systèmes agricoles ces atouts sont limités par la quantité de ressources génétiques disponibles. Cette diversité génétique totale devrait cependant tiellement précieux de cette diversité est la résistance aux maladies transmises par les semences et en particulier à la carie du blé grâce aux avantages que procure le fait de ressemer ses semences dans certains lieux en systèmes agrobiologiques. Malgré un bilan positif nos progrès ont été freinés par la législation européenne sur le commerce des semences basée sur les critères de distinction d homogénéité et empêche d utiliser pleinement les avantages de la diversité dans un contexte où sa nécessité devient une réalité urgente. Les mélanges de variétés issues de lignées pures sont certes autorisées mais uniquement dans le cas où le mélange contient les nouvelles semences de ces variétés : les semences produites à partir des mélanges ne peuvent être commercialisées. La législation actuelle restreint donc grandement le développement de stratégies de sélection visant à développer des populations ainsi que les pistes prometteuses évoquées ci-dessus. Cet état de fait crée un obstacle - conduites et aux rapports produits dans le cadre de SOLIBAM l Union Européenne a heureusement autorisé des expérimentations temporaires visant à mettre en place un protocole-test. Celui-ci se veut entièrement transparent quant à l origine et l historique cultural des populations commercialisées. Il faut soutenir largement ces initia- des populations cultivées et observées dans des environnements nombreux et variés. der notre argumentaire et donner l opportunité aux agriculteurs de faire un usage à la fois pratique et rentable d une diversité cultivée augmentée. Où : Royaume-Uni Quand : Qui : ORC (RU Martin Wolfe) Contact : et 25

26 10 26

27 10 Juin 2014 Editeurs : Frédéric Rey (ITAB) Riccardo Bocci (AIAB) Véronique Chable (INRA) Auteurs et relecteurs : Credits photo : Traduction en francçais : Conception : Comment citer ce document : Remerciements : Le projet SOLIBAM est soutenu par la Commission Européenne à travers le Septième Programme-Cadre n

28 10 Resumé : Construit autour de la notion de «diversité» le projet SOLIBAM (2010 et 2014) SOLIBAM a développé sateurs SOLIBAM innovations les partenaires de SOLIBAM décrivent le contexte les activités réalisées au cours du projet et les nouvelles idées qui ont été dévelop Le projet SOLIBAM est soutenu par la Commission Européenne à travers le Septième Programme- Cadre de Recherche et de Développement sous le contrat n SOLIBAM pour les systèmes bio et faibles intrants

SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION

SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION Rapport d évaluation final de l Initiative de la nouvelle économie (INÉ) Date : le 17 mars 2010 Programme de l INÉ : contexte Dans le cadre du plan du gouvernement

Plus en détail

Stratégies scientifiques de secteur d AAC

Stratégies scientifiques de secteur d AAC Stratégies scientifiques de secteur d AAC Présentation à la TRCV du secteur des semences 18 et 19 février 2014 Contexte Les travaux de recherche de la Direction générale des sciences et de la technologie

Plus en détail

Document G. Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité

Document G. Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité Document G Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité Page 1 sur 7 Parmi les objectifs des Instituts de recherche technologique (IRT) figurent

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

RÉSUMÉ DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ÉVALUATION DES PRIX ET DES BOURSES SPÉCIALES DU CRSH

RÉSUMÉ DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ÉVALUATION DES PRIX ET DES BOURSES SPÉCIALES DU CRSH RÉSUMÉ DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ÉVALUATION DES PRIX ET DES BOURSES SPÉCIALES DU CRSH Juillet 2012 Contexte Les prix et les bourses spéciales du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) forment

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Misereor a-t-elle besoin «d études de base»? Document d information à l intention des partenaires

Misereor a-t-elle besoin «d études de base»? Document d information à l intention des partenaires Misereor a-t-elle besoin «d études de base»? Document d information à l intention des partenaires Texte allemand : EQM/Misereor, janvier 2012 Traduction : Service des langues de MISEROR, mars 2012 Ce document

Plus en détail

Agriculture en systèmes naturels

Agriculture en systèmes naturels Agriculture en systèmes naturels Mélanges de cultivars, cultures-abris et cultures intercalaires - blé de printemps biologique Contexte Blé avec avoine comme culture associée La production de céréales

Plus en détail

Lignes directrices de l AAI sur l éducation 2013

Lignes directrices de l AAI sur l éducation 2013 Lignes directrices de l AAI sur l éducation 2013 1. Le Conseil de l AAI a approuvé le Programme-cadre d études et les Lignes directrices sur l éducation lors de la réunion qui a eu lieu le 6 juin 1998,

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE

UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE LIVRE BLANC UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE Comment choisir un CRM qui répondra à toutes les attentes de vos commerciaux www.aptean..fr LIVRE BLANC UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE

Plus en détail

PROJET DE MANAGEMENT DE CONNAISSANCES

PROJET DE MANAGEMENT DE CONNAISSANCES Centre de Recherche-action pour l Environnement et le Développement Intégré CREDI PROJET DE MANAGEMENT DE CONNAISSANCES BP : 80450 Lomé TOGO Tél. /Fax (228) 22.25.37.60 Email : credi@laposte.tg Site web:

Plus en détail

Lignes Directrices. Date limite de dépôt de candidature: 20 octobre 2012-12:00 (GMT +1)

Lignes Directrices. Date limite de dépôt de candidature: 20 octobre 2012-12:00 (GMT +1) Formation et mise en réseau en marketing, distribution, financement et media numériques pour producteurs méditerranéens de documentaires et de longmétrages Lignes Directrices Date limite de dépôt de candidature:

Plus en détail

Rapport spécial n 1/2004 "5e PC (1998 à 2002)"

Rapport spécial n 1/2004 5e PC (1998 à 2002) Rapport spécial n 1/2004 "5e PC (1998 à 2002)" Gestion des actions indirectes de RDT relevant du cinquième programme-cadre (5e PC) en matière de recherche et de développement technologique (1998-2002)

Plus en détail

Programmes inter-entreprises

Programmes inter-entreprises Brochure interactive Programmes inter-entreprises France, 2014-2015 Pour plus d informations sur les lieux, dates et prix de nos training, veuillez consulter www.krauthammer.fr (rubrique Programmes inter-entreprises

Plus en détail

Facteurs liés au rendement des élèves au Test de mathématiques, 9 e année, de l OQRE

Facteurs liés au rendement des élèves au Test de mathématiques, 9 e année, de l OQRE n Quelles sont les différences et les similarités, d après certaines caractéristiques du milieu familial et les réponses au questionnaire, entre les élèves de 9 e année inscrits au cours théorique et au

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

RCDR PLAN STRATÉGIQUE 2013-2016

RCDR PLAN STRATÉGIQUE 2013-2016 RCDR PLAN STRATÉGIQUE 2013-2016 MISSION Le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) est un partenariat d universités canadiennes qui se consacre à étendre l accès au contenu numérique

Plus en détail

PRÉSENTATION. L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation. Sophie Vincent, 22 janvier 2015

PRÉSENTATION. L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation. Sophie Vincent, 22 janvier 2015 PRÉSENTATION L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation Sophie Vincent, Spécialiste en recherche consommateurs et évaluation sensorielle 22 janvier 2015 CINTECH

Plus en détail

Du marketing dans ma PME!

Du marketing dans ma PME! Du marketing dans ma PME! Manque d expérience marketing des managers de sociétés technologiques, difficulté de recruter des profils marketing formés ou expérimentés : pourquoi la mission marketing est-elle

Plus en détail

INNOVATION COLLABORATIVE, CO-INNOVER AVEC SON ÉCOSYSTÈME : Quels modes de relation établir?

INNOVATION COLLABORATIVE, CO-INNOVER AVEC SON ÉCOSYSTÈME : Quels modes de relation établir? INNOVATION COLLABORATIVE, CO-INNOVER AVEC SON ÉCOSYSTÈME : Quels modes de relation établir? étude Bird & Bird et Buy.O Group Empower your Business Relationships Edito Globalisation, démocratisation de

Plus en détail

Note de synthèse. Une éco-innovation qui présente plusieurs facettes a facilité l évolution de la production durable

Note de synthèse. Une éco-innovation qui présente plusieurs facettes a facilité l évolution de la production durable NOTE DE SYNTHÈSE 15 Note de synthèse Une éco-innovation qui présente plusieurs facettes a facilité l évolution de la production durable Par la mise en place de pratiques productives efficientes et le développement

Plus en détail

Profil d enseignement

Profil d enseignement Profil d enseignement Catégorie Agronomique Bachelier en Agronomie Spécialisation Secteur 3. Sciences et techniques Domaine 18. Sciences agronomiques et ingénierie Biologique Niveau CFC Bachelier professionnalisant,

Plus en détail

CONFÉRENCE SUR L ÉCONOMIE DES AÉROPORTS ET DES SERVICES DE NAVIGATION AÉRIENNE

CONFÉRENCE SUR L ÉCONOMIE DES AÉROPORTS ET DES SERVICES DE NAVIGATION AÉRIENNE Organisation de l aviation civile internationale NOTE DE TRAVAIL CEANS-WP/5 15/4/08 CONFÉRENCE SUR L ÉCONOMIE DES AÉROPORTS ET DES SERVICES DE NAVIGATION AÉRIENNE Montréal, 15 20 septembre 2008 Point 1

Plus en détail

Développer son expertise en tant que Responsable Formation

Développer son expertise en tant que Responsable Formation 1 Développer son expertise en tant que Responsable Formation Environnement et fondamentaux de la formation professionnelle L environnement de la formation professionnelle revêt un caractère de plus en

Plus en détail

La gestion de projet

La gestion de projet K E K σ C D C C O N S U L T A N T S rue Hugi 3 CH 2502 Biel Bienne Tél: +41 32 325 19 25 Fax: +41 32 325 19 29 e-mail: kessler@kek.ch www.kek.ch La gestion de projet Sommaire 1 Le concept de «projet» 1

Plus en détail

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE INTRODUCTION GENERALE La situation concurrentielle des dernières années a confronté les entreprises à des problèmes économiques.

Plus en détail

POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES ADOPTÉE 329-CA-3476 (23-04-2013)

POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES ADOPTÉE 329-CA-3476 (23-04-2013) POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES ADOPTÉE 329-CA-3476 (23-04-2013) (NOTE : Dans le présent document, le genre masculin est utilisé à titre épicène dans le but d alléger le texte.) TABLE DES MATIÈRES 1.

Plus en détail

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 1. Introduction ISBN 92-64-01565-5 L assurance-maladie privée dans les pays de l OCDE OCDE 2004 Chapitre 1 Introduction Ce chapitre introductif du rapport explique pourquoi l OCDE a décidé d entreprendre une étude sur

Plus en détail

Gestion du risque d entreprise : solutions pratiques. Anne M. Marchetti

Gestion du risque d entreprise : solutions pratiques. Anne M. Marchetti Gestion du risque d entreprise : solutions pratiques Anne M. Marchetti Programme Aperçu général de la gestion des risques, de l évaluation des risques et du contrôle interne Contexte actuel Contrôle interne

Plus en détail

DÉCLARATION DE PRINCIPES SUR LE SYSTÈME ONTARIEN DE TRANSFERT DES CRÉDITS 2011

DÉCLARATION DE PRINCIPES SUR LE SYSTÈME ONTARIEN DE TRANSFERT DES CRÉDITS 2011 DÉCLARATION DE PRINCIPES SUR LE SYSTÈME ONTARIEN DE TRANSFERT DES CRÉDITS 2011 VISION De nos jours, l éducation postsecondaire offre plus de choix et de possibilités qu auparavant. En outre, les besoins

Plus en détail

Position commune et propositions conjointes France Brésil «Sécurité alimentaire et politiques foncières»

Position commune et propositions conjointes France Brésil «Sécurité alimentaire et politiques foncières» Position commune France Brésil «volatilité des prix et sécurité alimentaire» Le Brésil et la France considèrent que pour diminuer la volatilité des prix et améliorer la sécurité alimentaire, les actions

Plus en détail

L'entretien est conduit par leur supérieur hiérarchique direct et donne lieu à l'établissement d'un compte rendu.

L'entretien est conduit par leur supérieur hiérarchique direct et donne lieu à l'établissement d'un compte rendu. RAPPORT AU CSFPT SUR L APPLICATION DE L ARTICLE 76-1 DE LA LOI N 86-54 DU 26 JANVIER 1984 PORTANT DISPOSITIONS STATUTAIRES RELATIVES A LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE Bilan de l expérimentation de la

Plus en détail

LE MÉCANISME DE SAUVEGARDE SPÉCIALE (MSS)

LE MÉCANISME DE SAUVEGARDE SPÉCIALE (MSS) LE MÉCANISME DE SAUVEGARDE SPÉCIALE (MSS) FONDÉ SUR LE VOLUME : ANALYSE DES CONDITIONS PRÉVUES AU TEXTE RÉVISÉ EN DÉCEMBRE 2008 DU PROJET DE MODALITÉS CONCERNANT L AGRICULTURE À L OMC RÉSUMÉ Genève, Suisse

Plus en détail

La prise en charge de la santé et de la sécurité dans un établissement d enseignement

La prise en charge de la santé et de la sécurité dans un établissement d enseignement La prise en charge de la santé et de la sécurité dans un établissement d enseignement La gestion de la santé et de la sécurité du travail doit faire partie intégrante des activités quotidiennes d un établissement.

Plus en détail

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance)

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) Pour plus d'informations, veuillez visiter le site: http://www.mop.gov.eg/vision/egyptvision.aspx La culture La stratégie

Plus en détail

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 PEROU Ministère de l Economie et des Finances Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 Conclusions des co-présidents Alonso Arturo SEGURA VASI, Ministre de l Economie et des

Plus en détail

Consensus sur les données en Afriques

Consensus sur les données en Afriques Consensus sur les données en Afriques Huitième Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l Union africaine sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l

Plus en détail

Les collectivités territoriales ont-elles un avantage comparatif en tant que prestataires de service?

Les collectivités territoriales ont-elles un avantage comparatif en tant que prestataires de service? Les collectivités territoriales ont-elles un avantage comparatif en tant que prestataires de service? La pauvreté peut prendre différentes formes et nécessite donc de disposer d un éventail de réponses

Plus en détail

Commentaire des articles

Commentaire des articles - 1 - Luxembourg, le 25 septembre 2013 Objet : Projets de règlements grands-ducaux - portant sur l élaboration et l application du plan de développement scolaire - portant sur l accompagnement des élèves

Plus en détail

FINANCE CRITÈRES D ÉVALUATION (Les critères d évaluation doivent être pris en compte de pair avec le Cadre de surveillance du BSIF)

FINANCE CRITÈRES D ÉVALUATION (Les critères d évaluation doivent être pris en compte de pair avec le Cadre de surveillance du BSIF) RÔLE DE LA FONCTION Finance est une fonction autonome qui rend compte avec exactitude et en temps utile du rendement des unités opérationnelles (y compris les secteurs d activité) de l institution financière

Plus en détail

Quelques conseils pour le choix des indicateurs

Quelques conseils pour le choix des indicateurs IDENTIFIER LES INDICATEURS ET LES CIBLES Pourquoi se doter d indicateurs de suivi Étant donné l aspect dynamique du contexte dans lequel s inscrit votre projet, il est important de mesurer de façon continue

Plus en détail

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle EVALUATION FINALE CVE/071 Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle FICHE SYNTHÉTIQUE Pays Titre long du projet Titre court du projet Code LuxDev Cap-Vert Projet d appui

Plus en détail

CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE

CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE La Conférence Internationale: L assurance agricole, un instrument pour la gestion des risques, qui a eu lieu à Madrid les 15, 16 et 17 Novembre 2006, a constitué un forum de

Plus en détail

Comment passer efficacement de la recherche technologique au marché?

Comment passer efficacement de la recherche technologique au marché? Comment passer efficacement de la recherche technologique au marché? 3 Principaux objectifs de l atelier Partager les ambitions de l axe Innovation technologique, transfert et KET de la SRI SI visant à

Plus en détail

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Document 04 RÉUNION DU GROUPE DE PILOTAGE DU DIALOGUE INTERNATIONAL 4 Novembre 2015, Paris, France Nouvelle orientation du Dialogue international

Plus en détail

TRAVAIL de l OCDE sur les pesticides et la lutte durable contre les ravageurs. Vision stratégique

TRAVAIL de l OCDE sur les pesticides et la lutte durable contre les ravageurs. Vision stratégique TRAVAIL de l OCDE sur les pesticides et la lutte durable contre les ravageurs Une approche coopérative globale de la réglementation des pesticides agricoles et de la lutte contre les ravageurs compatible

Plus en détail

TRACABILITE DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE, J-4 mois : ÊTES-VOUS PRÊTS?

TRACABILITE DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE, J-4 mois : ÊTES-VOUS PRÊTS? TRACABILITE DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE, J-4 mois : ÊTES-VOUS PRÊTS? INTRODUCTION Aujourd hui, dans un contexte de crises sanitaires et de concurrence internationale croissante au niveau du secteur

Plus en détail

Solvabilité II Solution elearning

Solvabilité II Solution elearning Solvabilité II Solution Solvabilité II Solution Jusqu à présent les programmes Solvabilité II se sont surtout concentrés sur les éléments quantitatifs. La mise en place réussie de Solvabilité II exige

Plus en détail

Qu'est-ce que l'innovation?

Qu'est-ce que l'innovation? Qu'est-ce que l'innovation? Résumé : L innovation est avant tout un état d esprit. C est un processus vivant qui amène la direction à chercher à tous les niveaux la manière d être la plus performante pour

Plus en détail

4.09 Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées

4.09 Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ COMMUNAUTAIRE ET DES SERVICES CORRECTIONNELS 4.09 Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées (Suivi de la section 3.09 du Rapport annuel

Plus en détail

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Nom : Date : GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Compétence 1 : Bâtir et maintenir une image de soi positive Niveau trois : Développer des habiletés afin de maintenir une image de soi positive

Plus en détail

MODALITES DE CERTIFICATION DE LA PSE pour la session 2016

MODALITES DE CERTIFICATION DE LA PSE pour la session 2016 MODALITES DE CERTIFICATION DE LA PSE pour la session 2016 1. L épreuve de PSE au baccalauréat professionnel : 1.1. Les modifications : BO n 30 du 23 juillet 2015 À partir de la session 2016, l épreuve

Plus en détail

Comité consultatif sur l application des droits

Comité consultatif sur l application des droits F WIPO/ACE/10/13 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 1 ER SEPTEMBRE 2015 Comité consultatif sur l application des droits Dixième session Genève, 23 25 novembre 2015 OUTILS PÉDAGOGIQUES POUR LA PROMOTION DU RESPECT

Plus en détail

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT Recommandations Isabelle Berthon Introduction (1) La Haute Autorité de santé et l Institut National de Prévention et d Education Pour la Santé ont publié en juin 2007

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/TRANS/WP.1/2006/5 5 janvier 2006 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE COMITÉ DES TRANSPORTS INTÉRIEURS Groupe

Plus en détail

PRINCIPES DIRECTEURS PERMETTANT DE DÉTERMINER L ENDROIT OÙ DOIVENT ÊTRE CLASSÉS LES DOCUMENTS DE BREVET DANS LA CIB

PRINCIPES DIRECTEURS PERMETTANT DE DÉTERMINER L ENDROIT OÙ DOIVENT ÊTRE CLASSÉS LES DOCUMENTS DE BREVET DANS LA CIB PRINCIPES DIRECTEURS PERMETTANT DE DÉTERMINER L ENDROIT OÙ DOIVENT ÊTRE CLASSÉS LES DOCUMENTS DE BREVET DANS LA CIB adoptés par le Comité d experts de l Union de l IPC à sa quarante-deuxième session et

Plus en détail

Ministère de l Education Nationale

Ministère de l Education Nationale Ministère de l Education Nationale BREVETS D ETUDES PROFESSIONNELLES Document d accompagnement des programmes de VIE SOCIALE ET PROFESSIONNELLE - 1 - Direction des lycées et collèges Sous-direction des

Plus en détail

Outil de gestion de l azote pour le blé tendre d hiver biologique en Ile-de-France

Outil de gestion de l azote pour le blé tendre d hiver biologique en Ile-de-France Outil de gestion de l azote pour le blé tendre d hiver biologique en Ile-de-France Prévoir la fertilisation en sortie d hiver à l échelle de l exploitation Charlotte Glachant, Claude Aubert, Chambre d

Plus en détail

AVIS. Objet : Réf. : CWEDD/06/AV.371. Liège, le 06 avril 2006

AVIS. Objet : Réf. : CWEDD/06/AV.371. Liège, le 06 avril 2006 AVIS Réf. : CWEDD/06/AV.371 Liège, le 06 avril 2006 Objet : - Avant-projet de décret portant transposition de la Directive 2003/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 novembre 2003 concernant

Plus en détail

COMPRENDRE LES PROTOCOLES D ÉVALUATION VDMD

COMPRENDRE LES PROTOCOLES D ÉVALUATION VDMD COMPRENDRE LES PROTOCOLES D ÉVALUATION VDMD Aperçu Lancé en 2004 par l Association minière du Canada, le programme Vers le développement minier durable est un système de contrôle du rendement qui aide

Plus en détail

Gestion du changement éclairée par les données probantes dans les organismes de santé du canada

Gestion du changement éclairée par les données probantes dans les organismes de santé du canada Gestion du changement éclairée par les données probantes dans les organismes de santé du canada Juin 2012 D r Graham Dickson Université Royal Roads D r Ronald Lindstrom Université Royal Roads D r Charlyn

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

Navigator Book Schindler Définir les objectifs. Tracer la voie. Les orientations stratégiques pour réussir sur le marché de l ascenseur et de l

Navigator Book Schindler Définir les objectifs. Tracer la voie. Les orientations stratégiques pour réussir sur le marché de l ascenseur et de l Définir les objectifs. Tracer la voie. Les orientations stratégiques pour réussir sur le marché de l ascenseur et de l escalier mécanique. 2 Notre engagement Chers collègues, Le marché de l ascenseur et

Plus en détail

Les stratégies de rupture

Les stratégies de rupture DOSSIER Les stratégies de rupture sous la direction de Laurence Lehmann-Ortega Pierre Roy DOSSIER LAURENCE LEHMANN-ORTEGA HEC Paris PIERRE ROY Université Montpellier 1, ISEM Introduction Une nouvelle

Plus en détail

L'étape de planification de votre projet technologique

L'étape de planification de votre projet technologique L'étape de planification de votre projet technologique Résumé : Pour gérer l ensemble des contraintes de votre projet - humaines, matérielles, temporelles et surtout financières et accroître ses chances

Plus en détail

Profil professionnel Section : Bachelier en informatique & systèmes finalité informatique industrielle

Profil professionnel Section : Bachelier en informatique & systèmes finalité informatique industrielle Section : Bachelier en informatique & systèmes Page 1/6 1. Introduction L enseignement de la Haute Ecole Louvain en Hainaut donne la place centrale à l étudiant. Celui-ci trouvera durant ses études de

Plus en détail

LE CONSEIL DES MINISTRES DE L'UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA)

LE CONSEIL DES MINISTRES DE L'UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA) UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------------------- Le Conseil des Ministres REGLEMENT N 04/2007/CM/UEMOA PORTANT CREATION ET MODALITES DE FONCTIONNEMENT DU COMITE CONSULTATIF SUR L

Plus en détail

éq studio srl Gestion des informations pour un choix- consommation raisonnée - GUIDE EXPLICATIVE

éq studio srl Gestion des informations pour un choix- consommation raisonnée - GUIDE EXPLICATIVE Résumé PREFACE 2 INTRODUCTION 2 1. BUT ET CHAMP D APPLICATION 2 2. REFERENCES DOCUMENTAIRES ET NORMES 3 3. TERMES ET DEFINITIONS 3 4. POLITIQUE POUR UNE CONSOMMATION RAISONNEE (PCC) 3 5. RESPONSABILITE

Plus en détail

Atelier thématique QUA1 -Présentation de la norme ISO 9001-

Atelier thématique QUA1 -Présentation de la norme ISO 9001- Forum QHSE - QUALITE Atelier thématique QUA1 -Présentation de la norme ISO 9001- Laurent GUINAUDY OC2 Consultants Atelier ISO 9001 1 Présentation du Cabinet OC2 Consultants Cabinet créé en 1996 Zone d

Plus en détail

Stratégie de recherche axée sur le patient. Cadre de renforcement des capacités

Stratégie de recherche axée sur le patient. Cadre de renforcement des capacités Stratégie de recherche axée sur le patient Cadre de renforcement des capacités 2015 Remerciements Les Instituts de recherche en santé du Canada tiennent à souligner la contribution des experts ayant siégé

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/14/INF/10 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 18 SEPTEMBRE 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Quatorzième session Genève, 10 14 novembre 2014 RÉSUMÉ DE L ÉTUDE SUR LES POLITIQUES

Plus en détail

BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD)

BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD) BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD) RAPPORT DE SYNTHESE DE L ATELIER REGIONAL DE VALIDATION DES RESULTATS DE LA PREMIERE PHASE DE L ETUDE DE FAISABILITE POUR LA MISE EN PLACE D UN MECANISME

Plus en détail

PLAN D ACTION POUR ASSURER LA SALUBRITÉ DES ALIMENTS AU CANADA. Renforcer notre système de la salubrité des aliments de renommée internationale

PLAN D ACTION POUR ASSURER LA SALUBRITÉ DES ALIMENTS AU CANADA. Renforcer notre système de la salubrité des aliments de renommée internationale PLAN D ACTION POUR ASSURER LA SALUBRITÉ DES ALIMENTS AU CANADA Renforcer notre système de la salubrité des aliments de renommée internationale www.inspection.gc.ca/alimentssalubres Balayer le code de réponse

Plus en détail

REFERENTIEL D AMENAGEMENT DES ESPACES DE BUREAU DE LA MAIRIE DE PARIS

REFERENTIEL D AMENAGEMENT DES ESPACES DE BUREAU DE LA MAIRIE DE PARIS REFERENTIEL D AMENAGEMENT DES ESPACES DE BUREAU DE LA MAIRIE DE PARIS V2. 3/23/2011 1 / 7 SOMMAIRE DU REFERENTIEL INTRODUCTION PREAMBULE POURQUOI UN REFERENTIEL D AMENAGEMENT DES ESPACES DE BUREAU? P.

Plus en détail

Le rôle d un tableau de bord

Le rôle d un tableau de bord CHAPITRE 1 Le rôle d un tableau de bord Introduction «Trop d informations tue l information.» Proverbe japonais Sur le plan théorique, un tableau de bord est un outil de reporting regroupant différents

Plus en détail

Dispositif d innovation mis en place dans le projet École éloignée en réseau

Dispositif d innovation mis en place dans le projet École éloignée en réseau Dispositif d innovation mis en place dans le projet École éloignée en réseau Préambule : L innovation vise l appropriation d une invention technique par un milieu particulier (nouvelles pratiques des acteurs,

Plus en détail

Marie BONNIN (C3ED-IRD, Guyancourt), Mireille JARDIN (MAB France) Proposition de modèle de loi

Marie BONNIN (C3ED-IRD, Guyancourt), Mireille JARDIN (MAB France) Proposition de modèle de loi Traduction juridique du concept de réserve de biosphère en droit national Marie BONNIN (C3ED-IRD, Guyancourt), Mireille JARDIN (MAB France) Proposition de modèle de loi Ce projet de modèle de loi a été

Plus en détail

S T E DELTA-C FORMATION UNIVERSITAIRE. Centre de Formation et d Appui Conseil pour le Développement Local

S T E DELTA-C FORMATION UNIVERSITAIRE. Centre de Formation et d Appui Conseil pour le Développement Local DELTA-C Centre de Formation et d Appui Conseil pour le Développement Local FORMATION UNIVERSITAIRE ETABLI EN 2009 PROGRAMMES DE LMD (LICENCES-MASTERS-DOCTORATS) Fiche Scientifique et Pédagogique DOMAINE

Plus en détail

FORMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE. Mieux comprendre le système commercial de l OMC

FORMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE. Mieux comprendre le système commercial de l OMC FORMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE Mieux comprendre le système commercial de l OMC Le saviez vous? Plus de 14 7 participants issus de pays en développement ont bénéficié des cours de formation et des programmes

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/MP.PP/2005/2/Add.4 8 juin 2005 Original: ANGLAIS, FRANÇAIS, RUSSE COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE Réunion des Parties à la Convention

Plus en détail

INNOVATIONS & FOURNISSEURS

INNOVATIONS & FOURNISSEURS Sujets d actualité, débats, perspectives, enjeux Tendances Achats vous donne la parole et analyse pour vous le monde des Achats. INNOVATIONS & FOURNISSEURS «La prise en charge de l innovation fournisseur

Plus en détail

Plateforme d Appui au Développement Rural et à la Sécurité Alimentaire en Afrique de l Ouest et du Centre

Plateforme d Appui au Développement Rural et à la Sécurité Alimentaire en Afrique de l Ouest et du Centre COMMISSION DE LA CEDEAO Note méthodologique Task Force «Instrument de financement des intrants» Plateforme d Appui au Développement Rural et à la Sécurité Alimentaire en Afrique de l Ouest et du Centre

Plus en détail

Des semences produites par les agriculteurs pour les agriculteurs

Des semences produites par les agriculteurs pour les agriculteurs apport annuel O 1998 es semences produites par les agriculteurs pour les agriculteurs L POUCTIO et la distribution de semences sont de véritables contraintes pour la diffusion de nouvelles variétés culturales.

Plus en détail

environnementaux (SPRE)

environnementaux (SPRE) Spécificités du Mastère spécialisé (MS) «Santé environnement : enjeux pour le territoire et l entreprise», de la formation d Ingénieur de l EHESP spécialité génie sanitaire (IGS) et du Master 2 santé publique

Plus en détail

Comment répondre aux besoins alimentaires et préserver les ressources indispensables à l agriculture?

Comment répondre aux besoins alimentaires et préserver les ressources indispensables à l agriculture? Martin Bortzmeyer est chef de bureau au Commissariat Général au développement durable. Le Commissariat est membre de droit du Conseil Economique pour le développement durable (CEDD). Comment répondre aux

Plus en détail

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 PRINCIPES DE TRAVAIL POUR L ANALYSE DES RISQUES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS DESTINÉS À ÊTRE APPLIQUÉS PAR LES GOUVERNEMENTS CAC/GL 62-2007 CHAMP D APPLICATION

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

PROFIL D ENSEIGNEMENT DU MASTER EN SCIENCES INDUSTRIELLES EN AGRONOMIE

PROFIL D ENSEIGNEMENT DU MASTER EN SCIENCES INDUSTRIELLES EN AGRONOMIE PROFIL D ENSEIGNEMENT DU MASTER EN SCIENCES INDUSTRIELLES EN AGRONOMIE Secteur : sciences et techniques Domaine : sciences agronomiques et ingénierie biologique Finalité : agronomie et gestion du territoire

Plus en détail

M. Serge Bertrand, CRHA Président, Le Groupe Performa inc.

M. Serge Bertrand, CRHA Président, Le Groupe Performa inc. GESTION DES RESSOURCES HUMAINES 1. Gestion opérationnelles des RH 2. Audits GHR 3. Recrutement et dotation 4. Évaluation psychométrique 5. Consolidation et coaching 6. Transition de carrière 1. COMMENT

Plus en détail

RÉSOLUTION 3/2009 MISE EN ŒUVRE DE LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT DU TRAITÉ PARTIE I ANNEXE 4 DE LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT

RÉSOLUTION 3/2009 MISE EN ŒUVRE DE LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT DU TRAITÉ PARTIE I ANNEXE 4 DE LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT RÉSOLUTION 3/2009 MISE EN ŒUVRE DE LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT DU TRAITÉ L ORGANE DIRECTEUR, PARTIE I ANNEXE 4 DE LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT Rappelant que la Stratégie de financement a pour objectifs

Plus en détail

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux Le réseau des épiceries solidaires A.N.D.E.S. Uniterres Assurer la sécurité alimentaire des plus démunis et soutenir une agriculture durable et locale Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Plus en détail

STRATÉGIE D APPRENTISSAGE PROGRESSIF (SAP) DE L OMC POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS LIÉES AU COMMERCE

STRATÉGIE D APPRENTISSAGE PROGRESSIF (SAP) DE L OMC POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS LIÉES AU COMMERCE Institut de formation et de coopération technique STRATÉGIE D APPRENTISSAGE PROGRESSIF (SAP) DE L OMC POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS LIÉES AU COMMERCE Stratégie d apprentissage progressif de l OMC

Plus en détail

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES Titre : POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES CODE : APPROUVÉ PAR : CONSEIL D'ADMINISTRATION RÉS. : CA-617-7747 10-12-2013 EN VIGUEUR : 10-12-2013 MODIFICATIONS : Note : Le texte que vous consultez est une

Plus en détail

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DES ÉCONOMIES AFRICAINES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DES ÉCONOMIES AFRICAINES SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DES ÉCONOMIES AFRICAINES SESSION I : ÉLÉMENTS D UN SYSTÈME DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE EFFICACE ET ÉQUILIBRÉ POUR FAVORISER L INNOVATION

Plus en détail

Position d origin sur le futur de la PAC

Position d origin sur le futur de la PAC Position d origin sur le futur de la PAC Ce document constitue la position d origin, Organisation pour un Réseau International d'indications Géographiques, aux questions posées par Dacian Cioloș, Commissaire

Plus en détail

Experience N 52. Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies. Mars 2012

Experience N 52. Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies. Mars 2012 Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies Experience N 52 Mars 2012 MIGRATIONS Garder la maîtrise lors de migrations GARdER la maîtrise LORS de migrations Lors

Plus en détail

L ingénieur-conseil, votre partenaire pour le développement durable

L ingénieur-conseil, votre partenaire pour le développement durable L ingénieur-conseil, votre partenaire pour le développement durable L ingénieur-conseil, votre partenaire pour le développement durable Le concept de développement durable est aujourd hui incontournable

Plus en détail

POL-24 Politique d évaluation du personnel enseignant à la formation continue. Adoptée par le Conseil d administration le 12 décembre 2005.

POL-24 Politique d évaluation du personnel enseignant à la formation continue. Adoptée par le Conseil d administration le 12 décembre 2005. POL-24 Politique d évaluation du personnel enseignant à la formation continue Adoptée par le Conseil d administration le 12 décembre 2005. POLITIQUE D ÉVALUATION DU PERSONNEL ENSEIGNANT À LA FORMATION

Plus en détail

96 / HABITER AUTREMENT

96 / HABITER AUTREMENT 96 / HABITER AUTREMENT La résidence Ilôt Point du Jour a été livrée en 2013. HABITER AUTREMENT GROUPE OPIEVOY DEUXIÈME OPH DE FRANCE, LE GROUPE OPIEVOY A LANCÉ FIN 2012 UNE DÉMARCHE VISANT À SOUTENIR ET

Plus en détail