Université de Strasbourg

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Université de Strasbourg"

Transcription

1 Université de Strasbourg Service de Formation Continue LES AIDANTS FAMILIAUX EN POLYNESIE FRANCAISE Des acteurs méconnus du maintien à domicile Mémoire présenté en vue de l obtention du Master de Gérontologie Générale Année 2010/2011 sous la responsabilité scientifique de Monsieur le Professeur Marc BERTHEL, Professeur à la Faculté de Médecine de Strasbourg Université de Strasbourg Maud MISERY

2 «On ne naît pas aidant, on le devient, sans avoir été préparé à ce rôle et sans avoir pu en faire le choix» (FIOR et LALLEMAND, 2001 :45)

3 Maud MISERY Assistante Sociale et Consultante en Polynésie française Diplômée d Etat d Assistant de Service Social en 1995 en métropole, je suis entrée à la CPS (Caisse de Prévoyance Sociale de Polynésie Française) en 1999, d abord en polyvalence de catégorie sur un secteur géographique puis au sein de la cellule matahiapo (personne âgée) et enfin sur le secteur des archipels. Quelques années après, ayant eu la chance d être sélectionnée pour faire partie de l équipe de l Antenne Polynésienne de formation d assistant de service social à Tahiti (antenne délocalisée de l Ecole de Service Social de la Croix Rouge Française de la Haute Vienne), j ai été durant trois ans formatrice auprès des futurs assistants de service social. En charge des unités de formation «législation et politiques sociales», «droit» et «santé publique et santé communautaire» j ai été amenée à préparer et donner des cours sur l histoire sociale en métropole, les différentes politiques sociales et notamment les politiques sociales en faveur des personnes âgées, des cours de gérontologie et de nombreux cours en «théorie et pratique de l intervention en service social». Souhaitant approfondir mes connaissances et ayant la volonté de retourner travailler auprès des personnes âgées, j ai passé un certificat de gérontologie à l université de Québec à Montréal., puis, j ai voulu poursuivre mes apprentissages avec l objectif de pouvoir prendre appui sur ces connaissances et les adapter en Polynésie Française. Grâce au soutien du Professeur BERTHEL, du Docteur PETER de l Université de Strasbourg et du Professeur SERRA MALLOL mon directeur de mémoire, j ai pu m inscrire au Master de gérontologie générale. Mon désir de faire reconnaître le certificat de gérontologie du Québec par un diplôme métropolitain, allié au désir de faire reconnaître la thématique des personnes âgées en Polynésie française et d être force de propositions, a pu être réuni dans le cadre de ce mémoire et a été le moteur de cette recherche. Je suis actuellement Assistante Sociale au sein de la Caisse de Prévoyance Sociale en charge du secteur des archipels tant pour le familial que pour les personnes âgées. En dehors de mon activité salariale, et à titre privé, je continue de me former et de donner des cours à l Ecole d Assistant de Service Social de Papeete.

4 REMERCIEMENT Mon inscription au master de gérontologie générale et la réalisation de ce mémoire n auraient pas pu avoir lieu sans le soutien de plusieurs personnes que je tiens à remercier. Tout d abord, le professeur BERTHEL pour avoir accepté et encouragé ma demande atypique. Ensuite, le Docteur PETER pour sa disponibilité et ses encouragements. Egalement, Monsieur SERRRA MALLOL qui tout au long de cette aventure m a suivie et soutenue et surtout m a transmis sa passion de la recherche. Merci pour l intérêt que tu as porté à cette recherche. Merci aux différentes personnes que j ai rencontrées, la responsable du service social de la CPS, la responsable de la division des personnes vulnérables de la DAS, les travailleurs sociaux des deux institutions, les personnes ressources, les personnes âgées qui m ont fait partager leur quotidien et surtout les aidants familiaux qui m ont donné de leurs temps et ont accepté de se livrer de façon très naturelle et spontanée. Merci ensuite et surtout à tous ceux, sans qui, cette aventure qui a commencé il y a trois ans n aurait pas pu se réaliser. Le Docteur Philippe BIAREZ et le Docteur Francis SPAAK, pour avoir accepté de me surveiller lors des examens du Québec et de métropole. Emmanuelle THENOT, pour les nombreuses heures passées en bateau durant les traversées à échanger, confronter nos idées, me motiver, merci pour ta patience et ton soutien, demain peutêtre l urbanisme gérontologique sera une réalité. Elisabeth LAI, qui m a appris à devenir une assistante sociale qui se questionne, merci surtout à toi de m avoir fait confiance, de ton soutien, de tes conseils et d avoir accepté que je fasse partie de l aventure formidable de l école. Merci enfin à mon chéri et mes deux filles pour leur présence, leur patience et leur soutien inconditionnel. A tous un grand mauruuru roa

5 A mon grand-père,

6 SOMMAIRE INTRODUCTION... 1 I. INTRODUCTION GENERALE... II. POSTULAT ET POSITIONNEMENT... III. QUESTIONNEMENT DE DEPART... IV. DEMARCHE DE RECHERCHE... CHAPITRE 1 ETAT DE LA QUESTION EN POLYNESIE... 7 I. LES CONCEPTS EN GERONTOLOGIE... II. LES PARTICULARITES DU VIEILLISSEMENT EN POLYNESIE FRANCAISE... III. LA POLITIQUE GERONTOLOGIQUE EN POLYNESIE FRANCAISE... IV. LES AIDANTS FAMILIAUX... CHAPITRE 2 PROBLEMATIQUE HYPOTHESES ET METHODOLOGIE I. UNE ETUDE CENTREE SUR LES REPERCUSSIONS DE LA CHARGE DES AIDANTS... II. DES ENQUETES COMME SUPPORT DE DEFINITION DE PROFILS D AIDANTS... CHAPITRE 3 ANALYSE DES RESULTATS I. LES CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES PERSONNES ENQUETEES... II. CHOIX DE L AIDANT ET CONCEPTION DE L AIDE... III. LE TRAVAIL DES AIDANTS ET SES CONSEQUENCES... IV. SYNTHESE GENERALE... CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXE I à VI

7 INTRODUCTION

8 INTRODUCTION «Poser le problème de la vieillesse, c est essentiellement rechercher quelle place peut et doit être faite aux personnes âgées dans la société française d aujourd hui et plus encore dans celle de demain» (LAROQUE, 1962 :4). 1. INTRODUCTION GENERALE Ce mémoire se présente comme un travail tout à la fois personnel, professionnel et institutionnel. Il s agit pour moi de confronter mes représentations tant personnelles que professionnelles à la réalité du terrain. De plus, mon choix de travailler auprès des personnes âgées est motivé par la volonté d effectuer en tant qu assistante sociale, une prise en charge de qualité ; c est à dire globale et adaptée aux besoins des personnes âgées et de leur famille. Enfin, la Polynésie française amorce depuis quelques mois un questionnement sur les personnes âgées, avec notamment une auto saisine du Conseil Economique Social et Culturel (CESC). Mon souhait est de contribuer à l élaboration des politiques sociales en faveur des personnes âgées en Polynésie française par mes connaissances, ma pratique, mais aussi mes réflexions et ma motivation. A. Contexte général Le dernier recensement de population effectué en Polynésie Française date de 2007 (ISPF, 2009) et dénombre au total habitants. Ce chiffre était de en 1962 et en La population a ainsi doublé en 30 ans. Quant à l espérance de vie, elle est aujourd hui de 74,9 ans (72,1 ans pour les hommes, 77,2 ans pour les femmes). Elle était de 68,7 ans en Les personnes âgées, peu nombreuses il y a encore quelques années (4,4% de personnes de plus de 60 ans en 1962, et 5% en 1988), représentent désormais une part croissante de la population qui devrait doubler en moins de 20 ans, passant de 9% aujourd hui à 17% en 2027, d après les estimations de l Institut des Statistiques de la Polynésie Française (ISPF, 2009). Ainsi, non seulement la population de Polynésie française connait un allongement de la durée de vie, mais aussi un vieillissement de sa population. Si le vieillissement est dû, en partie, à une baisse de la fécondité, l allongement de la durée de vie est dû aux résultats conjugués des progrès médicaux, de l instauration de la protection sociale et de l augmentation des revenus. Cette situation nouvelle en Polynésie française, rejoint pourtant les préoccupations de métropole et pose deux problématiques, «celle du financement des retraites et celle de la prise en charge des personnes âgées en perte d autonomie» (GUINCHARD-KUNSTLER, 1999 :10)

9 Dans les pays industrialisés, le vieillissement est devenu un objet d'analyse (et de mise en place de politiques sociales), alors que dans certaines sociétés traditionnelles il est plutôt considéré comme un phénomène naturel et culturel (TASSE, 2006 :1.3). La Polynésie française, pays «développé» avec un système familial traditionnel, se trouve actuellement au carrefour de ces deux modèles. D une part, la politique sociale en faveur des personnes âgées est intégrée à celle en faveur des familles, sans analyse spécifique. D autre part le système familial traditionnel (famille élargie à forte solidarité interne) est confronté à d autres modèles familiaux (occidentaux) par les transformations économiques et sociales récentes. Les principales caractéristiques de la Polynésie française sont présentées en annexe I. B. Contexte professionnel J ai travaillé durant six ans auprès des matahiapo (personnes âgées) à Tahiti et dans les archipels de Polynésie française. J ai constaté une contradiction forte entre le discours et ce que je vivais sur le terrain. L image véhiculée est que les personnes âgées incarnent la sagesse, la connaissance, le respect, que les personnes âgées sont entourées, accompagnées, soutenues. Or sur le terrain, je vois des personnes âgées isolées physiquement ou socialement, maltraitées physiquement, psychologiquement ou affectivement, et ce, tant sur l île de Tahiti que dans les archipels. J ai surtout remarqué que le vieillissement est vécu dans l intimité des familles, sans aide ni accompagnement, ni pour les personnes âgées ni pour leur famille. Je vois, des aidants familiaux extrêmement bienveillants, effectuant des prises en charge lourdes et épuisantes et ne demandant, ni ne souhaitant d aide, pas même une possibilité de répit. Je vois également, des personnes dites «aidants familiaux» négligeant les personnes âgées, rejouant notamment avec les personnes âgées le vécu de leur enfance (dureté, brimade ou encore maltraitance). Bien souvent, j ai fait le constat dans mes accompagnements que les histoires familiales se rejouaient au moment de la vieillesse. Sur le plan de l intervention du sanitaire et/ou du social, et sur celui de la coordination, je dirais que celui-ci n apparaît qu au détour d une hospitalisation, ou par hasard. De nombreuses fois, lors d une visite à domicile pour une problématique familiale, la situation d une personne âgée habitant la maison m a interpellé

10 Quant à la coordination, je dirais que le travail se fait en multidisciplinarité, chacun travaillant successivement autour de la personne âgée, plutôt qu en interdisciplinaire. Sur le plan de la prise de décision de l intervention d une tierce personne ou du placement en famille d accueil, il me semble que les personnes âgées ne sont pas suffisamment associées. Les familles, quant à elles, sont très sollicitées pour prendre en charge mais peu dans la coordination de la prise en charge. Je me suis souvent dit que ma vision, fondée uniquement sur mon expérience de suivi auprès des personnes âgées, ne me suffisait pas à cerner, avec le recul nécessaire, les problématiques liées à la prise en charge des personnes âgées. En l absence d études faites sur les personnes âgées en Polynésie française ou sur la prise en charge de la dépendance, je n avais aucune piste pour approfondir mes questionnements. C. Contexte spécifique Longtemps considéré comme un pays jeune, (36% ont moins de 20 ans), la Polynésie française compte quelques études et recherches sur l enfance, depuis quelques années sur la famille, la parentalité, les violences conjugales et les sans-abri mais aucune à ma connaissance sur les personnes âgées dépendantes 1. En Polynésie française, les politiques sociales spécifiques en faveur des personnes âgées se résument aux aspects économiques (retraite, minimum vieillesse) et aux aspects sanitaires (couverture sociale, prise en charge de la maladie). La question de la prise en charge et l accompagnement des personnes âgées dépendantes à domicile est très présente dans le discours mais est laissée à la charge des familles. Il n existe aucune possibilité d aide dans le cadre de la protection sociale, ni dans celui de l aide sociale, seuls des fonds d action sociale sont présents en Polynésie française. Pourtant un des axes de la politique sociale affichée en faveur des personnes âgées en Polynésie est le maintien à domicile. Nous pouvons le définir simplement comme : «l expression du désir de nombreuses personnes qui ont fait le choix de demeurer dans leur domicile jusqu au bout de leur âge et de leur vie» (ENNUYER, 2006 :31). Il s agit surtout pour moi de la démarche qui permet à la personne âgée qui le désire de rester chez elle en bénéficiant de certaines aides. 1 Lors de l écriture de ce mémoire le Conseil Economique Social et Culturel (CESC) de la Polynésie française a effectué une auto-saisine sur la question des personnes âgées en Polynésie française, les résultats seront connus et publiés en aout

11 Le maintien à domicile répond à la fois aux vœux des personnes âgées, de finir sa vie chez soi, et à des motifs économiques (le financement des dispositifs d'aide à domicile est censé coûter moins cher à la collectivité que le développement des structures d'hébergement). Mais, il représente une charge importante pour la personne âgée et sa famille. En métropole, 95,9% des personnes de plus de 60 ans vivent à domicile (Enquête HID 1999). En Polynésie française, ce chiffre est de l ordre de 99%, les 1% des personnes âgées hors domicile étant principalement en famille d accueil. Cette prise en charge à domicile repose sur une aide formelle composée de personnel médical, social et de tierce personne et sur une aide informelle composée pour l essentiel par la famille. Le rôle et l investissement des familles dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes les placent, à mon sens, comme des acteurs et des partenaires incontournables dans la réussite du maintien à domicile. Mon objet de recherche porte donc sur ces aidants familiaux, maillons essentiels et pourtant si peu soutenus et reconnus. I. POSTULAT ET POSITIONNEMENT Le postulat qui va guider ma réflexion correspond à la définition d une bonne politique sociale que donne l OCDE : «Les bonnes politiques sociales doivent prévenir plutôt que guérir. Cela signifie qu il faut améliorer les conditions de vie, économiques et sociales, des citoyens. { } Il faut engager, aujourd hui, des dépenses pour répondre aux besoins actuels tout en commençant à investir pour prévenir les difficultés sociales de demain» (OCDE, 2005). C est donc par un travail d amélioration des connaissances (notamment en interrogeant la place des personnes âgées dans la société) et de réflexion sur la problématique des personnes âgées que la Polynésie Française pourra définir des politiques sociales adaptées et se donner les moyens de réaliser une prise en charge de qualité de la population âgée dépendantes. Mon positionnement concerne les personnes âgées, qui à mon sens nécessitent une prise en charge spécifique. Cette prise en charge spécifique doit passer par une connaissance du vieillissement des personnes, des répercussions médicales, sociales, psychologiques, économiques, relationnelles, ou encore culturelles que ce soit pour la personne elle-même ou son entourage. Travailler auprès des personnes âgées nécessite une bonne connaissance du processus global du vieillissement pour pouvoir distinguer les effets du vieillissement de ceux des maladies dont elles peuvent être victimes

12 Car attribuer à tort certains symptômes aux effets du vieillissement, conduit à méconnaître des problèmes de santé et à négliger leur prise en charge et leur traitement. Il est important de rappeler qu il existe différents modèles de vieillissement, que nous reverrons dans la première partie de ce mémoire, mais le vieillissement dit pathologique ou avec dépendance, ne représente que 10 à 15% des situations des personnes âgées. Les derniers chiffres de la dépendance, en métropole (ENQUETE HID 2008), font état de 7% des personnes âgées de plus de 60 ans, ce chiffre rapporté à la Polynésie française, serait de 1610 personnes. Ce chiffre est bien évidement à relativiser et probablement en deçà de la réalité, dans la mesure où la Polynésie française parentalies d une part un vieillissement accéléré et d autre part un fort pourcentage de pathologies invalidantes (cancer, diabète, surcharge pondérale, ). Une approche particulière doit être menée dans la question de la prise en charge et du maintien à domicile de cette part des personnes âgées. Mais il convient surtout, à mon sens, de connaître, reconnaître, et soutenir les acteurs principaux de ce maintien à domicile à savoir les aidants familiaux. II. QUESTIONNEMENT DE DEPART Tous d abord ma connaissance des personnes âgées en Polynésie française n était basée que sur mes constats de terrain lors de ma pratique professionnelle. Comment s est mise en place cette politique sociale et pourquoi ce peu d investissement dans cette thématique? L absence d une véritable politique de maintien à domicile, dans le sens où s il existe des dispositifs, ils ne sont ni coordonnés, ni généralisés, pose la question des choix politiques. Ces questionnements m ont amenée à me centrer sur la prise en charge des personnes âgées à domicile. Celle-ci se base sur une image de la famille comme nécessairement aidante. Dans un tel contexte qui prend en charge les personnes âgées dépendantes à domicile? Quelle est la place des solidarités familiales et des solidarités collectives? J ai voulu savoir quel était le profil socio-économique des aidants familiaux. Comment se définissent-ils, se positionnent-ils face à ces représentations socialement partagées? Quels choix avaient-ils de prendre en charge leurs parents dépendants? Comment et par qui la personne aidante était-elle désignée? Comment vivait-elle cette situation? - 5 -

13 Ces questionnements m ont permis de formuler ainsi ma question de départ : Dans quelle mesure être aidant familial de personnes âgées dépendantes en Polynésie française résulte-t-il d un choix? III. DEMARCHE DE RECHERCHE Pour répondre à cette question de départ, je vais proposer à travers mes recherches théoriques et mes entretiens exploratoires de donner un éclairage sur la problématique des personnes âgées dépendantes à Tahiti et celle des aidants familiaux. Ma recherche théorique a été orientée vers les notions de personne âgée, de vieillissement, de dépendance. Je me suis ensuite intéressée aux politiques sociales et au maintien à domicile pour aboutir à la notion d aidant familial. Aucune étude, à ma connaissance, n aborde la problématique des personnes âgées en Polynésie française, des personnes âgées dépendantes ou des aidants familiaux, je me suis donc basée sur les ouvrages de métropole et du Québec. Pour compléter les notions théoriques, j ai effectué des entretiens exploratoires relatifs à mon sujet de recherche auprès de cinq publics différents. Quatre personnes âgées dépendantes ; quatre aidants familiaux (le recueil de leur parole m est apparu incontournable, puisqu il s agit du cœur de mon mémoire); deux travailleurs sociaux ; deux experts de la culture polynésienne et de la famille en Polynésie ; et enfin, les deux responsables des services sociaux en charge des personnes âgées, à la Direction des Affaires Sociales (DAS) et à la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS). Pour des raisons déontologiques et par respect pour la confidentialité, les noms et prénoms des personnes interrogées n apparaîtront pas, et les éléments recueillis ne devraient pas permettre de les identifier; de plus l accord des personnes a été demandé pour que leur parole soit retranscrite le plus fidèlement possible, dans le cadre de ce travail. Les phrases ou extraits d entretiens tant exploratoires que ceux faisant partie de ma recherche seront retranscris entre guillemets tout au long de ce mémoire. J aborderai dans une première partie le cadre théorique de ma recherche que j articulerai avec mes entretiens exploratoires. Ceci me permettra d énoncer dans une seconde partie ma problématique et mon cadre méthodologique de recherche. Et enfin, dans une troisième partie, j exposerai l analyse des résultats de ma recherche, ainsi que les perspectives et pistes professionnelles révélées par ce travail, pour répondre aux besoins des aidants familiaux

14 CHAPITRE 1

15 CHAPITRE 1 ETAT DE LA QUESTION EN POLYNESIE Ce chapitre présentera les concepts clés en gérontologie, les tendances démographiques, les particularités des personnes âgées en Polynésie française, et la place des aidants familiaux dans l organisation du maintien à domicile. Je tenterai dans ce chapitre de mettre mes connaissances en lien avec les entretiens exploratoires que j ai menés, pour aboutir à ma problématique. I. LES CONCEPTS EN GERONTOLOGIE A. La gérontologie et la gériatrie Communément, l étude du vieillissement comporte deux volets : la gériatrie et la gérontologie. Selon le Professeur Francis Kuntzmann, la gérontologie et la gériatrie sont deux disciplines complémentaires dont l une, la gériatrie, s inscrit dans le champ de l autre, la gérontologie. La gériatrie est la discipline médicale qui prend en charge les personnes âgées. La gérontologie est l étude du vieillissement dans toutes ses composantes. Toutes deux visent à la connaissance du vieillissement humain et des pratiques permettant d en améliorer le cours. Le champ d étude de la gérontologie est l étude de l expérience humaine du vieillissement, l étude de la vieillesse et des phénomènes du vieillissement humain sous ses différents aspects, physiologiques, psychologiques, économiques, sociologiques et culturels. B. Le vieillissement et la vieillesse Vieillissement et vieillesse sont souvent confondus. Si le vieillissement est identifiable à travers différents signes objectivement observables, notamment sur le corps, la vieillesse serait une construction sociale (KARSZ, 1988 :39). Roger Caron définit la vieillesse comme «un concept caractérisant la dernière étape de la vie et venant s inscrire dans le processus dynamique qu est le vieillissement» (CARON, 2000 :4-5). On pourrait dire que le vieillissement est le résultat d un processus à la fois biologique, psychologique et social et l état qui en résulte est nommé vieillesse. Ce phénomène est universel, inéluctable, intrinsèque, défavorable, progressif et irréversible. Depuis les travaux de Rowe et Khan en 1987 on distingue trois modes évolutifs de vieillissement (TRIVALLE, 2002 :12). Le vieillissement réussi avec une absence ou une atteinte minime des fonctions psychologiques et une absence de pathologie. On estime que le nombre de personnes âgées se situant dans ce modèle de vieillissement est de 15 à 20%

16 Le vieillissement habituel ou usuel avec des atteintes physiologiques de certaines fonctions mais sans pathologie définie. On estime qu entre 50 et 60% des personnes âgées se situent dans ce modèle. Le vieillissement pathologique ou avec pathologie sévère, responsable souvent d un état de dépendance important. On estime que 10 à 15% des personnes âgées sont dans ce modèle. Depuis 1994 et les travaux de Linda P. Frield, apparaît un nouveau mode évolutif de vieillissement, situé entre le vieillissement habituel et le vieillissement pathologique, il s agit du concept de fragilité, terme qui définit une impossibilité de répondre de façon adaptée à un stress qu il soit médical, psychologique ou social (BELMIN, 2009 :49-53). L incapacité n est pas installée, mais peut survenir à l occasion d évènements extérieurs minimes. La fragilité constitue un état d équilibre précaire entre la bonne santé et la maladie, entre l autonomie et la dépendance, l existence de ressources et l absence de ressources et enfin l existence d un entourage et l absence d entourage. L évaluation gérontologique est primordiale auprès des personnes en situation de fragilité. C. La personne âgée ou les personnes âgées Au cours de ce mémoire je parlerai des personnes âgées plutôt que de la personne âgée, car il n existe pas de catégorie spécifique de personne âgée, mais bien un ensemble d individus qui vivent différemment leur vieillissement en fonction de facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. La langue française utilise de nombreux termes pour désigner les personnes âgées, il en est de même en Polynésie française, reflétant ainsi la difficulté à nommer un groupe d individus aussi hétérogène. On peut lire dans l ouvrage de Patrick Cerf que : «L âge des personnes au cours de leur vie n était pas évalué en nombre d années mais selon des critères de maturité physique et de comportement. Cinq stades étaient différenciés, aiu, tama, taurea rea, pa ari, ru au, correspondant très approximativement aux périodes néonatale, enfance, jeunesse, maturité et vieillesse» (CERF, 2007 :92). On désigne communément les personnes âgées par le terme matahiapo littéralement aîné, premier né. L Académie tahitienne a voulu employer ce terme par notion de respect, aîné étant compris ici comme ancien (ACADEMIE TAHITIENNE, 1999 :257)

17 Contrairement au terme ru au (employé seul) qui lui signifie vieux, vieillard (ACADEMIE TAHITIENNE, 1999 :423), mais qui aujourd hui a une connotation péjorative. Cet aspect péjoratif a été relevé dans les différents entretiens exploratoires que ce soit auprès des personnes âgées ou des aidants familiaux. Mais lorsque ce terme ru au est accolé au terme papa ou mama, celuici prend une dimension affective. Tout comme en métropole, il n existe pas de définition stricte de la personne âgée en Polynésie française. Toutefois plusieurs approches sont possibles. En référence à l âge de la personne : en Polynésie française tout individu de soixante ans ou plus est considéré comme personne âgée. Toutefois cette définition, purement démographique, ne tient pas compte du vieillissement social différentiel de chaque individu. En référence à un statut social : serait considérée comme personne âgée, toute personne non productive, à la retraite, là encore se retrouve l âge de soixante ans qui est l âge légal de départ à la retraite en Polynésie française. Il est intéressant de noter qu avant 1968 et la mise en place des premières pensions de retraite, les personnes étaient considérées comme matahiapo à partir du moment où elles devenaient grands-parents. Ce qui pouvait se produire bien avant l âge de soixante ans. Or aujourd hui le statut de matahiapo est établi en référence à l âge et non pas en référence à une place dans la famille. Les personnes âgées sont souvent décrites par des notions de dépendance ou de perte d autonomie. Cette image réductrice reflète néanmoins une partie de la réalité des personnes âgées. D. Entre dépendance et autonomie Les termes de perte d autonomie et de dépendance ne sont, à mon sens, pas opposés, mais plutôt complémentaires. Etymologiquement le terme autonomie peut être défini comme : «la loi qu on se donne à soi-même», ou encore «la capacité à se gouverner soi-même» (CNEG, 2005 :156). En travail social, l autonomie est la capacité à gérer ses propres dépendances (physiques, psychiques et sociales). «Cela suppose qu il n existe que des objectifs de liberté relative, qui accompagne autrui dans l élaboration d un compromis individuel entre ses désirs, ses potentialités et les obligations sociales dictées par la recherche du bien commun, selon les normes de son environnement culturel» (RULLAC et OTT, 2010 :31)

18 Cette définition est importante car tout l enjeu de l accompagnement des personnes âgées dépendantes est bien le maintien de leur autonomie. En effet, il est important de ne pas considérer une personne âgée dépendante comme ayant forcement perdu son autonomie. En gérontologie, le concept de dépendance est apparu pour la première fois en 1973 dans un article du docteur Delomier. Il est habituellement compris comme l'état de la personne âgée qui ne peut accomplir seule les activités de la vie courante. «Le vieillard dépendant a donc besoin de quelqu'un pour survivre, car il ne peut, du fait de l'altération des fonctions vitales, accomplir de façon définitive ou prolongée, les gestes nécessaires à la vie» (DELOMIER, 1973 :9). Cette vision de la dépendance centrée sur une approche plutôt biomédicale a évolué. Aujourd hui plusieurs définitions prennent en compte l aspect social ou environnemental. Ainsi la définition de la dépendance issue de la loi du 24 janvier 1997 sur la «prestation spécifique dépendance» en métropole considère la dépendance comme : «l état de la personne, qui nonobstant les soins qu elle est susceptible de recevoir, a besoin d être aidée pour les actes de la vie et requiert une surveillance régulière». Il apparaît surtout que l on ne peut pas réduire la définition de la dépendance à la seule référence biologique ; la notion d environnement où vit la personne, qu il soit physique ou social, est importante à prendre en compte. Ainsi, Neirynck décrit que la dépendance «appartient nécessairement au domaine du relationnel et on ne peut donc la réduire à un état de la personne» (NEIRYNCK, 1997 :170). La dépendance fait donc plutôt référence à une situation à un moment donné susceptible de se modifier en fonction de l'environnement. L'approche de la dépendance doit donc être envisagée d une manière globale. Je retiendrai donc la définition du Collège National des Enseignants en Gériatrie (CNEG) de métropole qui définit la dépendance comme «une impossibilité partielle ou totale pour une personne d effectuer sans aide les activités de la vie, qu elles soient physiques, psychiques ou sociales, et de s adapter à son environnement» (CNEG, 2005 :154). E. Les théories du vieillissement Depuis le début du XXe siècle, des scientifiques cherchent à comprendre comment se produit le vieillissement. Chacun propose sa théorie mais il semble évident qu'aucune d'elles n'arrive à appréhender toutes les facettes de ce processus. On ne fait que commencer à comprendre les phénomènes qui se produisent lors du vieillissement

19 Il existe un grand nombre de théories sur le vieillissement ; Zhorès Medvedev (1990) en a recensé plus de trois cents (biomédicales, psychosociales, démographiques). Le processus de vieillissement est un phénomène universel, mais les modalités de sénescence 2 varient énormément d'une population humaine à l'autre ainsi qu'à l'intérieur d'une même population, d'une personne à l'autre. La majorité des chercheurs s'accorde à reconnaître que le vieillissement ne peut être réduit à une seule cause mais qu'il est le résultat de facteurs multiples (physiologique, social et individuel). Ceci amène le concept clé en gérontologie qui est pour moi le vieillissement social différentiel. Le sociologue René Lenoir a montré qu il existe un lien entre le rythme de vieillissement et le milieu socioéconomique d'appartenance des individus (LENOIR, 1977 :276). Les facteurs de santé sont mis en lien avec les facteurs sociaux. Il apparaît que la santé mentale et physique d'un individu et son milieu socioéconomique déterminent le rythme différent de détérioration d'un individu à l'autre. On parle alors de vieillissement différentiel ou de vieillissement social différentiel. Les modifications physiologiques dépendent de facteurs externes et internes et des interactions entre eux. Ces facteurs sont de plusieurs types : organique (génétique, métabolique, sensoriel, maladies) ; psychologique (transformation des processus perceptifs, cognitifs et de la vie affective) ; comportemental (aptitudes, attentes, motivations, image de soi, rôles sociaux, personnalité et adaptation) ; social et culturel (influence de la société en ce qui concerne les revenus, les soins, le travail, les loisirs, la famille). Grâce à la définition du vieillissement social différentiel, on prend en compte les étapes du cycle de vie des personnes qui se déroulent à des rythmes différents, d'un individu à un autre. Il est aussi important d étudier le vieillissement sous ces différents aspects, démographique, économique et psychosociologique, c est ce que nous allons voir dans le chapitre suivant. 2 La sénescence (ou vieillissement normal) signifie les changements qui apparaissent avec le passage du temps dans les structures anatomiques, les changements physiologiques et psychologiques en l'absence de maladie

20 II. LES PARTICULARITES DU VIEILLISSEMENT EN POLYNESIE FRANCAISE «De tous les phénomènes contemporains, le moins contestable, le mieux mesuré, le plus sûr dans sa marche, le plus facile à prévoir longtemps à l avance et peut-être le plus lourd de conséquences est le vieillissement de la population. Et cependant, c est peut-être le moins connu de tous» (SAUVY, 1966 :49). A. Le basculement des tendances démographiques 3 La Polynésie française comptait personnes âgées de plus de soixante ans en 2007, soit 8,6% de la population totale. 1. Une espérance de vie plus courte L'espérance de vie à la naissance 4 a considérablement augmenté au cours du siècle dernier en passant de 22 ans en 1905 à 74,3 ans en 2007 et elle sera de 81 ans en Une disparité existe entre les hommes (72,1 ans) et les femmes (77,2 ans). Ce gain d'années est principalement dû aux grandes découvertes médicamenteuses du milieu du siècle tels les antibiotiques, les anti-inflammatoires, les anticancéreux et les vaccins. Les progrès des sciences médicales en termes de diagnostic et de traitement ont largement contribué à cette amélioration. Enfin les progrès de l'hygiène, de la nutrition, de la qualité de vie, expliquent également en grande partie cette évolution favorable. L'espérance de vie en bonne santé 5 se calcule en tenant compte de l'espérance de vie totale, de l'espérance de vie en institution, de l'espérance de vie avec des restrictions temporaires d'activité et de l'espérance de vie avec des restrictions permanentes d'activité. En métropole la femme a une espérance de vie de sept ans supérieure à celle de l'homme mais son espérance de vie en bonne santé n'est supérieure que de trois ans. Il n existe pas de données d espérance de vie en bonne santé en Polynésie française. 3 Source et 4 L'espérance de vie à la naissance est le nombre moyen d'années qu'une personne qui vient de naître a de chance de vivre (www.insee.fr). 5 L'espérance de vie en bonne santé est le nombre moyen d'années que peuvent espérer vivre sans handicap les personnes d'une classe d'âge donnée (www.insee.fr)

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +.

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +. CIRCULAIRE Agirc 2011-04- DAS Objet : Nouveau partenariat Apec - Agirc Madame, Monsieur le directeur, Depuis 2003, le partenariat Apec - Agirc avait pour objet la mise en place de sessions d accompagnement

Plus en détail

Historique du coaching en entreprise

Historique du coaching en entreprise Historique du coaching en entreprise Aux Etats-Unis dans les années 80, le coaching des sportifs a beaucoup de succès. L entreprise, soucieuse d une plus grande performance va adapter le coaching afin

Plus en détail

Le diagnostic Partagé,

Le diagnostic Partagé, Le diagnostic Partagé, un outil au service du projet Territorial enfance jeunesse Les Guides Pratiques Introduction Parce que nous sommes dans un monde complexe, Définitions, enjeux, méthodologie Phase

Plus en détail

Les systèmes d information de la DREES sur le handicap et la dépendance. Etienne Debauche

Les systèmes d information de la DREES sur le handicap et la dépendance. Etienne Debauche Les systèmes d information de la DREES sur le handicap et la dépendance Etienne Debauche Les objectifs de la Drees Suivi régulier des politiques publiques suivi des prestations existantes et de leurs bénéficiaires

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Les souffrances des adolescents sont réelles et conséquentes, dans une période du développement de la personne, empreinte de bouleversements.

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E Madame/Monsieur 1. DÉFINITION DE LA FONCTION Au service du projet institutionnel, la titulaire du poste : Exerce dans un cadre législatif et un contexte sanitaire connus (loi sur l exercice professionnel,

Plus en détail

PRO BTP S ENGAGE POUR LES AIDANTS DE PROCHES EN PERTE D AUTONOMIE

PRO BTP S ENGAGE POUR LES AIDANTS DE PROCHES EN PERTE D AUTONOMIE PRO BTP S ENGAGE POUR LES AIDANTS DE PROCHES EN PERTE D AUTONOMIE Rencontre presse Jeudi 12 septembre 2013 PRO BTP S ENGAGE POUR LES AIDANTS DE PROCHES EN PERTE D AUTONOMIE Plus de 4 millions de Français1

Plus en détail

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT Recommandations Isabelle Berthon Introduction (1) La Haute Autorité de santé et l Institut National de Prévention et d Education Pour la Santé ont publié en juin 2007

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-185

Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-185 Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-185 RESUMÉ ANONYMISÉ DE LA DÉCISION Décision relative à une Recommandation Domaines de compétence de l Institution : Défense des droits de l'enfant, Droits

Plus en détail

Les Français et le Grand Age

Les Français et le Grand Age Les Français et le Grand Age Fédération Hospitalière de France / TNS Sofres Mai 2013 En préambule Le vieillissement de la population et la prise en charge du grand âge : un enjeu crucial dans l agenda

Plus en détail

Sous la coordination de : Chargée de recherche : Angèle César

Sous la coordination de : Chargée de recherche : Angèle César Évaluation de l instauration de l hébergement égalitaire dans le cadre d un divorce ou d une séparation Sous la coordination de : Marie-Thérèse Casman Chargée de recherche : Angèle César Introduction Contexte

Plus en détail

EHPAD LES SIGNOLLES D AJAIN SERVICE DE SOINS A DOMICILE 1,rue du Séminaire 23380 AJAIN 05 55 80 95 00 05 55 81 89 97 06 73 30 97 14 chajain@sil.

EHPAD LES SIGNOLLES D AJAIN SERVICE DE SOINS A DOMICILE 1,rue du Séminaire 23380 AJAIN 05 55 80 95 00 05 55 81 89 97 06 73 30 97 14 chajain@sil. EHPAD LES SIGNOLLES D AJAIN SERVICE DE SOINS A DOMICILE 1,rue du Séminaire 23380 AJAIN 05 55 80 95 00 05 55 81 89 97 06 73 30 97 14 chajain@sil.fr REGLEMENT DE FONCTIONNEMENT DU SERVICE DE SOINS INFIRMIERS

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

- Q1. Type d établissement ayant participé à l audit :

- Q1. Type d établissement ayant participé à l audit : Synthèse des résultats de l audit croisé et interhospitalier 2008 à propos de l isolement thérapeutique Q1. Type d établissement ayant participé à l audit : Type d établissement Nombre EPSM 4 CH Général

Plus en détail

Céline Masseline Coordinatrice du CLIC Repèr âge Journée de gérontologie 26 septembre 2013 VIEILLIR OU CONDUIRE : FAUT-IL CHOISIR?

Céline Masseline Coordinatrice du CLIC Repèr âge Journée de gérontologie 26 septembre 2013 VIEILLIR OU CONDUIRE : FAUT-IL CHOISIR? Céline Masseline Coordinatrice du CLIC Repèr âge Journée de gérontologie 26 septembre 2013 VIEILLIR OU CONDUIRE : FAUT-IL CHOISIR? EN PROLOGUE Les personnes âgées qui doivent arrêter de conduire vivent

Plus en détail

Optimisation du financement des pensions dans un contexte de changements démographiques et d économie volatile

Optimisation du financement des pensions dans un contexte de changements démographiques et d économie volatile Association internationale de la sécurité sociale Quinzième Conférence internationale des actuaires et statisticiens de la sécurité sociale Helsinki, Finlande, 23-25 mai 2007 Optimisation du financement

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Ville de Sherbrooke. Population en 2006 (2)

Ville de Sherbrooke. Population en 2006 (2) Les informations présentées dans ce document ont été regroupées par Paul Martel, coordonnateur régional dans le cadre du Plan d action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées

Plus en détail

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention, de protection et d insertion, aide au développement de

Plus en détail

PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE

PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE Août 2003 80, rue Paradis 13006 Marseille 04 91 33 39 86 : 04 91 54 15 09 v.c.m@wanadoo.fr CONTEXTE DU DEBAT En premier lieu, il faut procéder à un certain nombres de rappels

Plus en détail

TABLE RONDE AUEG du 6 FEVRIER 2014 - Vieillissement et Habitat - Comprendre, décider, changer INTERVENTION CARSAT RHONE-ALPES

TABLE RONDE AUEG du 6 FEVRIER 2014 - Vieillissement et Habitat - Comprendre, décider, changer INTERVENTION CARSAT RHONE-ALPES Sous-Direction de l Action Sociale Le 30 janvier 2014 Département PREVENTION, PREPARATION A LA RETRAITE, ETUDES ET PROSPECTIVE MPP/NC G:\DAR\SDAS_DBVRP\3_Etudes_Prospectives\Etudes\Charge_Etude\TABLE RONDE

Plus en détail

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE Dr Marie Florence PERARD-BAH Bonjour à tous, Pour ceux qui ne me connaissent pas: Je suis le Dr PERARD-BAH Gériatre responsable du pôle gériatrique du Centre Hospitalier

Plus en détail

Repères. La prise en compte de la pénibilité dans le cadre d une réforme systémique des retraites. Pénibilité

Repères. La prise en compte de la pénibilité dans le cadre d une réforme systémique des retraites. Pénibilité 50 Repères Pénibilité La prise en compte de la pénibilité dans le cadre d une réforme systémique des retraites Les mesures prévues par la loi de 2010 en matière de compensation de la pénibilité ne prennent

Plus en détail

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé 2013 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Ipsos Public Affairs 24/06/2013 1 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Table

Plus en détail

La Sécurité sociale. 3. Les bénéficiaires Le salarié doit avoir cotisé selon certaines conditions qui s apprécient à la date des soins.

La Sécurité sociale. 3. Les bénéficiaires Le salarié doit avoir cotisé selon certaines conditions qui s apprécient à la date des soins. La Sécurité sociale a) Généralités La Sécurité sociale a été créée en 1945, suite à la seconde guerre mondiale. L équilibre du système français de protection sociale est actuellement une des préoccupations

Plus en détail

AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE

AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE NOTICE DESCRIPTIVE DE AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE RENTREE DE NOVEMBRE 2015 1. Le métier d Aide- Médico-Psychologique L aide médico-psychologique (A.M.P.) exerce une fonction d accompagnement et d aide dans

Plus en détail

PROJET ASSOCIATIF. Approuvé par l Assemblée Générale du 28 octobre 2008

PROJET ASSOCIATIF. Approuvé par l Assemblée Générale du 28 octobre 2008 PROJET ASSOCIATIF Approuvé par l Assemblée Générale du 28 octobre 2008 NOTRE HISTOIRE L ENTRAIDE DES BOUCHES DU RHONE association régie par la loi du 1 er juillet 1901 est fondée en 1949, dans la perspective

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

ANNEXE 1 : Recommandations pour le projet de santé de centre de santé

ANNEXE 1 : Recommandations pour le projet de santé de centre de santé ANNEXE 1 : Recommandations pour le projet de santé de centre de santé L article L 6323-1 du CSP impose aux centres de santé de se doter d un projet de santé incluant des dispositions tendant à favoriser

Plus en détail

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la 1 Mon stage en résumé Je dois avouer avoir de la difficulté à faire un bilan qui va au-delà du déjà dit dans mes rapports antérieurs, parce que j ai l impression d y avoir presque tout écrit. Par contre,

Plus en détail

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LE DOMICILE LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LEGISLATION LOI DU 4 MARS 2002:définition des réseaux de santé : «Ils ont pour objet de favoriser l

Plus en détail

ETUDES STATISTIQUES Avril 2005

ETUDES STATISTIQUES Avril 2005 ETUDES STATISTIQUES Avril 2005 Table des matières I. LA CARRIERE D UN TRAVAILLEUR SALARIE a. L âge au début de la carrière b. Le type de carrière (temps complet/temps partiel c. Le taux d activité sur

Plus en détail

CONSEIL DE L EUROPE COMITE DES MINISTRES

CONSEIL DE L EUROPE COMITE DES MINISTRES CONSEIL DE L EUROPE COMITE DES MINISTRES Recommandation Rec(2005)5 du Comité des Ministres aux Etats membres relative aux droits des enfants vivant en institution (adoptée par le Comité des Ministres le

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire :

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : une expérience vécue dont la personne est parfaitement consciente : Exemple : «J ai besoin de me divertir»; La notion de besoin peut décrire : 2. «une exigence née de

Plus en détail

Le Service Social Hospitalier. en Cancérologie. Formation des IDE aux soins de support

Le Service Social Hospitalier. en Cancérologie. Formation des IDE aux soins de support Le Service Social Hospitalier en Cancérologie Formation des IDE aux soins de support 25 et 26 février 2010 Les missions du S.S.H Cadre légal : le décret 93-652 du 26 mars 1993. Aider les personnes, familles

Plus en détail

Les droits familiaux dans la fonction publique : réglementation. et évolutions récentes

Les droits familiaux dans la fonction publique : réglementation. et évolutions récentes CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 25 mai 2011 à 9 h 30 «Les redistributions au sein du système de retraite» Document N 4 Document de travail, n engage pas le Conseil Les droits familiaux

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat de Technicien de l Intervention Sociale et Familiale

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat de Technicien de l Intervention Sociale et Familiale A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat de Technicien de l Intervention Sociale et Familiale 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel

Plus en détail

Vieillir à domicile, l aménagement du logement

Vieillir à domicile, l aménagement du logement Les retraités et leur logement Maison de la Chimie, 18 novembre 2013 Vieillir à domicile, l aménagement du logement Sylvie Renaut Socio économiste Cnav 1 Contexte : le temps de la retraite et le temps

Plus en détail

PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET

PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET 2/LES INTENTIONS EDUCATIVES 3/ LES VALEURS PRINCIPALES 4/ LES ACTEURS EDUCATIFS, LEUR CHAMPS D INTERVENTION ET LES

Plus en détail

PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE

PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE Préambule PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE La réussite éducative se définit comme la recherche du développement harmonieux de l enfant et du jeune. Elle est plus large

Plus en détail

DIAGNOSTIC DE LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES VUE D ENSEMBLE

DIAGNOSTIC DE LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES VUE D ENSEMBLE DIAGNOSTIC DE LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES VUE D ENSEMBLE JANVIER 2014 INTRODUCTION Le CAMO pour personnes handicapées souhaitait établir un portrait de la situation de la formation des personnes

Plus en détail

IREPS Pays de la Loire POLE SARTHE. 84-100 rue du miroir 72100 Le Mans. Tel 02 43 78 25 06 fax 02 43 78 21 46. Email: ireps72@irepspdl.

IREPS Pays de la Loire POLE SARTHE. 84-100 rue du miroir 72100 Le Mans. Tel 02 43 78 25 06 fax 02 43 78 21 46. Email: ireps72@irepspdl. Renforcer les compétences psychosociales des enfants et adolescents. Repères pour démarrer un projet Pour tous renseignements concernant le programme MAGALI SEGRETAIN msegretain@irepspdl.org Pour les inscriptions

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

Domicile protégé pour personnes atteintes de la malade d Alzheimer. Belfort, le 30 janvier 2012

Domicile protégé pour personnes atteintes de la malade d Alzheimer. Belfort, le 30 janvier 2012 Belfort, le 30 janvier 2012 Domicile protégé pour personnes atteintes de la malade d Alzheimer La Ville de Belfort inaugure le Domicile Protégé, un lieu de vie spécifiquement adapté aux personnes atteintes

Plus en détail

Projet de loi d orientation et de programmation pour l adaptation de la société au vieillissement

Projet de loi d orientation et de programmation pour l adaptation de la société au vieillissement Ministère des affaires sociales et de la santé Ministère délégué aux personnes âgées et à l autonomie Projet de loi d orientation et de programmation pour l adaptation de la société au vieillissement Réunion

Plus en détail

Les attributions des délégués du personnel

Les attributions des délégués du personnel Les attributions des délégués du personnel Le délégué du personnel a pour rôle de faciliter les relations entre l employeur et l ensemble du personnel. Sa mission principale est de présenter à l employeur

Plus en détail

Résumé mémoire master 2 sciences cliniques infirmières, spécialité coordination du parcours complexe du patient. Pierrette MEURY ; JUIN 2012

Résumé mémoire master 2 sciences cliniques infirmières, spécialité coordination du parcours complexe du patient. Pierrette MEURY ; JUIN 2012 Résumé mémoire master 2 sciences cliniques infirmières, spécialité coordination du parcours complexe du patient. Pierrette MEURY ; JUIN 2012 «2012: État des lieux et perspectives de la coordination par

Plus en détail

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement 16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement Rencontre sur le thème «Une Solidarité Collective au service des Malades et des Aidants» Lundi 21 Septembre

Plus en détail

Réglementation des séjours spécifiques sportifs

Réglementation des séjours spécifiques sportifs Réglementation des séjours spécifiques sportifs Modification du code de l action sociale et des familles concernant les accueils de mineurs en dehors du domicile parental Direction des Sports DSB2 Sommaire

Plus en détail

Charte de la personne âgée dépendante Fondation Nationale de Gérontologie, ministère du Travail et des Affaires Sociales, 1996.

Charte de la personne âgée dépendante Fondation Nationale de Gérontologie, ministère du Travail et des Affaires Sociales, 1996. Charte de la personne âgée dépendante Fondation Nationale de Gérontologie, ministère du Travail et des Affaires Sociales, 1996. Choix de vie Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son

Plus en détail

DE L INTÉRÊT DES SCIENCES HUMAINES DANS L INTERVENTION HUMANITAIRE

DE L INTÉRÊT DES SCIENCES HUMAINES DANS L INTERVENTION HUMANITAIRE DE L INTÉRÊT DES SCIENCES HUMAINES DANS L INTERVENTION HUMANITAIRE Département de management et technologie École des sciences de la gestion Université du Québec à Montréal Chronique éditoriale DE L INTÉRÊT

Plus en détail

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009 L aide aux aidants Aude Comberieu Psychologue clinicienne Hôpital Émile Roux Capacité de gériatrie mars 2009 Définition L aidant naturel L aidant non professionnel L aidant familial «L aidant familial

Plus en détail

PRÉSENTATION A MONTRÉAL SUPÈRE CONFÉRENCE 20 FÉVRIER 2014

PRÉSENTATION A MONTRÉAL SUPÈRE CONFÉRENCE 20 FÉVRIER 2014 PRÉSENTATION A MONTRÉAL SUPÈRE CONFÉRENCE 20 FÉVRIER 2014 (Message : MO répond à des besoins concrets que le réseau seul ne peut combler : un toit, un support à la reconstruction MO est une ressource complémentaire

Plus en détail

Comment engager une personne durablement dans une activité physique

Comment engager une personne durablement dans une activité physique Comment engager une personne durablement dans une activité physique Christine LE SCANFF «PSYCHOLOGIE DES PRATIQUES PHYSIQUES» Université Paris-Sud 11, UFR STAPS OBJECTIFS Quels sont les modèles théoriques

Plus en détail

Psychosociologie des organisations INTRODUCTION

Psychosociologie des organisations INTRODUCTION 1 INTRODUCTION Le phénomène de groupe a attiré plusieurs chercheurs et il a fait l objet d énormes recherches en psychosociologie des organisations vu l importance q il revêt ce phénomène ans la vie de

Plus en détail

EDUCATEUR: APPROCHE CONCEPTUELLE 2

EDUCATEUR: APPROCHE CONCEPTUELLE 2 MINISTERE DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE ADMINISTRATION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ENSEIGNEMENT DE PROMOTION SOCIALE DE REGIME 1 DOSSIER PEDAGOGIQUE UNITE DE FORMATION EDUCATEUR:

Plus en détail

Filière éducation et insertion

Filière éducation et insertion . Filière éducation et insertion La filière «Éducation et Insertion» rassemble les équipes de professionnels chargés de conduire les projets personnalisés dans leur triple dimension : éducative, thérapeutique

Plus en détail

VENIR SE SOIGNER EN FRANCE

VENIR SE SOIGNER EN FRANCE Quel qu en soit le motif, l entrée sur le territoire français est soumise à une obligation de «visa» (sauf nationalités dispensées). Le visa «pour raison médicale» ou «sanitaire» est un visa spécialement

Plus en détail

Horaires. B2 60 90 C. Prestations et services C1 20 20 D. Techniques de l information et de la communication

Horaires. B2 60 90 C. Prestations et services C1 20 20 D. Techniques de l information et de la communication ANNEXE III Horaires Première année* Horaires Modules Numéro Heures Total A. Institutions et réseaux A1 30 A2 50 120 A3 40 B. Publics B1 30 B2 60 90 C. Prestations et services C1 20 20 D. Techniques de

Plus en détail

Accompagnement des personnes âgées à domicile:

Accompagnement des personnes âgées à domicile: Accompagnement des personnes âgées à domicile: Réseaux de santé gérontologiques et centres locaux d information et de coordination gérontologiques, deux acteurs complémentaires et incontournables IFSI

Plus en détail

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique?

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les sociétés savantes et organisations

Plus en détail

Françoise TRUFFY, Présidente de la CDAPH 94. Bonjour,

Françoise TRUFFY, Présidente de la CDAPH 94. Bonjour, Françoise TRUFFY, Présidente de la CDAPH 94 Bonjour, Je me présente : J ai une formation de base d ergothérapeute et d infirmièreassistante sociale spécialisée en psychiatrie et comme pour faire, j ai

Plus en détail

CATALOGUE FORMATION 2014

CATALOGUE FORMATION 2014 CATALOGUE FORMATION 2014 AT-Talents 56, rue du Ruisseau 75018 Paris 01 42 52 35 35 www.at-talents.com AT-Talents est enregistré en tant qu Organisme de Développement Professionnel Continu auprès de l OGDPC

Plus en détail

NOM et Prénom du responsable 2 de l élève : Adresse :.. Téléphone : Mobile : Mail : @...

NOM et Prénom du responsable 2 de l élève : Adresse :.. Téléphone : Mobile : Mail : @... Sco Scolarisation Maison Départementale des Personnes Handicapées 16 Rue Albert Einstein BP 10635 53000 LAVAL Éléments relatifs à un parcours de scolarisation et/ou de formation : support de recueil d

Plus en détail

ANNEXE III REFERENTIEL DE FORMATION CONTENU INDICATIF

ANNEXE III REFERENTIEL DE FORMATION CONTENU INDICATIF ANNEXE III DOMAINES DE COMPETENCES VISES compétences 1 - Connaissance de la personne 1.1. Situer la personne aux différents stades de son développement 1.2. Situer la personne aidée dans son contexte social

Plus en détail

Carbet des aidants. Technologies d aide à l autonomie des personnes âgées. Dossier de presse. sur les

Carbet des aidants. Technologies d aide à l autonomie des personnes âgées. Dossier de presse. sur les Carbet des aidants sur les Technologies d aide à l autonomie des personnes âgées Dossier de presse Le réseau Gérontologie-Alzheimer organise, le 16 novembre 2013 à l Auditorium de la Mairie de Rémire-Montjoly,

Plus en détail

La formation professionnelle selon le programme d études de 1955

La formation professionnelle selon le programme d études de 1955 Jacky TESSIER, premier directeur de l Institut de Formation en Soins Infirmiers d Allonnes, nous a laissé son témoignage à propos du «cheminement de la formation initiale du personnel soignant sur près

Plus en détail

PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE EN EHPAD

PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE EN EHPAD PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE EN EHPAD élaboré par un groupe de psychologues travaillant en EHPAD dans le Val-de-Marne Janvier 2010, réactualisé en janvier 2013 par l APG94. PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE

Plus en détail

Fiche d information à l intention des parents. Volet 2 Les options résidentielles

Fiche d information à l intention des parents. Volet 2 Les options résidentielles Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec (CRDI de Québec) 7843, rue des Santolines Québec (Québec) G1G 0G3 Téléphone : 418 683-2511 Télécopieur : 418 683-9735 www.crdiq.qc.ca Fiche

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social Nations Unies Conseil économique et social Distr. générale 25 septembre 2012 Français Original: anglais ECE/AC.30/2012/3 Commission économique pour l Europe Groupe de travail sur le vieillissement Conférence

Plus en détail

PLAN AUTISME 2013-2017. Synthèse

PLAN AUTISME 2013-2017. Synthèse PLAN AUTISME 2013-2017 Synthèse Plan d actions régional Océan Indien En adoptant le 3ème Plan Autisme en mai 2013, la ministre des affaires sociales et de la santé répondait à une attente forte des personnes

Plus en détail

Le projet de rénovation des EHPAD «les Camélias» et «les Glycines» de Dax remis en question

Le projet de rénovation des EHPAD «les Camélias» et «les Glycines» de Dax remis en question Fiche n 1 Le projet de rénovation des EHPAD «les Camélias» et «les Glycines» de Dax remis en question Origine du projet Le CCAS de Dax est gestionnaire de deux établissements qui étaient à l origine des

Plus en détail

Répartition de l ensemble des structures présentes

Répartition de l ensemble des structures présentes Bilan Demi-journée de réflexion et d échanges de pratiques «Sexualité et Handicap» Date Mardi 30 Juin 2009 Lieu Heure Nombre de participants 43 Type de structures présentes Professionnels CoDES 13 présents

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

CATALOGUE DES OUTILS ET PUBLICATIONS. Juin 2015

CATALOGUE DES OUTILS ET PUBLICATIONS. Juin 2015 CATALOGUE DES OUTILS ET PUBLICATIONS Juin 2015 SOMMAIRE Catalogue des outils et publications de l Anesm LES RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES PROFESSIONNELLES (RBPP) 3 Les recommandations tous secteurs

Plus en détail

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers IPs Institut Perspective Soignante Pour une pratique porteuse de sens et respectueuse des personnes UCL Université Catholique de Louvain Unité des sciences hospitalières et médico-sociales Certificat universitaire

Plus en détail

Assistant(e) Social(e)

Assistant(e) Social(e) CP Concours Prépa Santé Optimum : 400 h/an Access : 250 h/an de septembre à mai Assistant(e) Social(e) Le Métier d Assistant(e) Social(e) L assistant de service social, qui est parfois spécialisé (drogue,

Plus en détail

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences ARTICLE La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences Carole Dion Professeure Département des sciences des sciences de l'éducation

Plus en détail

Services d orientation pour adultes

Services d orientation pour adultes Services d orientation pour adultes Le c.o. pour adultes est le spécialiste de la relation entre l individu, le travail et la formation. Se réorienter Trouver un travail à sa mesure Faire le point sur

Plus en détail

Politique de soutien à l intégration des enfants avec des besoins particuliers. Centre de la petite enfance Les petits lutins de Roussin

Politique de soutien à l intégration des enfants avec des besoins particuliers. Centre de la petite enfance Les petits lutins de Roussin Politique de soutien à l intégration des enfants avec des besoins particuliers Centre de la petite enfance Les petits lutins de Roussin Janvier 2010, Révisée en octobre 2012 1 BUT POURSUIVI PAR LA POLITIQUE

Plus en détail

1 - Qu est-ce qu une mission, comment déterminer son contenu et qui va les accomplir?

1 - Qu est-ce qu une mission, comment déterminer son contenu et qui va les accomplir? FICHE N 20 : LES MISSIONS DE TERRAIN À ASSURER Pour assurer la mise en œuvre des missions de sauvegarde, il est nécessaire de disposer d intervenants de terrain. En fonction des phénomènes, de la situation,

Plus en détail

RESIDENCE LA YOLE GRAN MOUN PRESENTATION

RESIDENCE LA YOLE GRAN MOUN PRESENTATION RESIDENCE LA YOLE GRAN MOUN PRESENTATION Historique Le Foyer Logement de Châteauboeuf a été créé par la Municipalité de Fort-de- France désireuse d apporter une solution au problème de logement des personnes

Plus en détail

UNE FILLE ENGAGÉE. Un outil qui permet à l étudiante d être dynamique et proactive dans sa formation.

UNE FILLE ENGAGÉE. Un outil qui permet à l étudiante d être dynamique et proactive dans sa formation. UNE FILLE ENGAGÉE Facteurs de succès pour l étudiante en formation non traditionnelle Un outil qui permet à l étudiante d être dynamique et proactive dans sa formation. Cet outil t est remis en début de

Plus en détail

COMMENT COUVRIR LE RISQUE DÉPENDANCE?

COMMENT COUVRIR LE RISQUE DÉPENDANCE? COMMENT COUVRIR LE RISQUE DÉPENDANCE? LE RÔLE DES CONTRATS COLLECTIFS D ENTREPRISE La dépendance se caractérise par des restrictions dans la réalisation des activités de la vie quotidienne et sociale.

Plus en détail

Fiche descriptive : DEAMP

Fiche descriptive : DEAMP Fiche descriptive : DEAMP FICHE METIER L'aide médico-psychologique (AMP) exerce une fonction d'accompagnement et d'aide dans la vie quotidienne. A ce titre, il intervient auprès d'enfants, d'adolescents,

Plus en détail

Politique de développement et de gestion des ressources humaines

Politique de développement et de gestion des ressources humaines RÈGLEMENT N 3 Politique de développement et de gestion des ressources humaines Adopté par le Conseil d administration Le 26 mars 1996 - Résolution n o 1931 Table des matières I. Préambule... 3 II. Objectifs

Plus en détail

L enfant au coeur de l adoption

L enfant au coeur de l adoption L enfant au coeur de l adoption Aujourd hui l adoption est généralement considérée comme étant d abord une mesure de protection de l enfant, un droit pour l enfant privé de famille. Tout projet d adoption

Plus en détail

5. Les personnes âgées en Nouvelle-Écosse. Aperçu

5. Les personnes âgées en Nouvelle-Écosse. Aperçu 5. Les personnes âgées en Nouvelle-Écosse Aperçu En Nouvelle-Écosse, la population change; et la proportion des personnes âgées est de plus en plus importante. Entre 2007 et 2033, le nombre d aînés (65

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

Dispositif d activités physiques et sportives en direction des âgés

Dispositif d activités physiques et sportives en direction des âgés Dispositif d activités physiques et sportives en direction des âgés RAPPORT du GROUPE DE TRAVAIL INTERMINISTÉRIEL DÉCEMBRE 2013 1 Introduction I -Le contexte II -Le Groupe de travail III -Compte rendu

Plus en détail

CIRCULAIRE N DHOS/E1/2006/550 du 28 décembre 2006 relative à la mise en place de maisons des usagers au sein des établissements de santé

CIRCULAIRE N DHOS/E1/2006/550 du 28 décembre 2006 relative à la mise en place de maisons des usagers au sein des établissements de santé Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins Sous-direction de la qualité et du fonctionnement des établissements de santé - Bureau E1 Dossier suivi par : Annick Van Herzèle Téléphone

Plus en détail

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être CONFERENCE DE HAUT-NIVEAU DE L UE ENSEMBLE POUR LA SANTÉ MENTALE ET LE BIEN-ÊTRE Bruxelles, 12-13 juin 2008 Slovensko predsedstvo EU 2008 Slovenian

Plus en détail

Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels»

Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels» Fiche de presse Une force de proposition indépendante à l initiative de la Ville de Montpellier Direction de la Communication de la Ville de Montpellier - ANATOME - Novembre 2010 Signature d une convention

Plus en détail

CAMPUS SENGHOR du SENEGAL ENDA-MADESAHEL. Mbour, Sénégal. Master Santé Environnementale

CAMPUS SENGHOR du SENEGAL ENDA-MADESAHEL. Mbour, Sénégal. Master Santé Environnementale CAMPUS SENGHOR du SENEGAL ENDA-MADESAHEL Mbour, Sénégal Master Santé Environnementale Les problèmes environnementaux auxquels l Etat, les collectivités locales, les entreprises et la société civile doivent

Plus en détail

Grands axes sociologiques du vieillissement actif

Grands axes sociologiques du vieillissement actif Grands axes sociologiques du vieillissement actif n Vieillir au Travail n CEDORES n 11 octobre 2012 Au 20 ème siècle w Augmentation de l espérance de vie: n 47 ans en 1900 n 66 ans en 1950 n 78 ans en

Plus en détail

25 La protection sociale

25 La protection sociale 25 La protection sociale F. Durand Sipa. CHOIX DU MÉDECIN TRAITANT : 40 % DES ASSURÉS SOCIAUX ONT RENVOYÉ LEUR FORMULAIRE EN SIX MOIS Hier, à trois jours du coup d envoi du dispositif du médecin traitant,

Plus en détail