SCHEMA DE COHERENCE CLIMAT DU MORVAN

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1 Philippe DEVIS Territoires, énergie, environnement, stratégies durables Conseil et accompagnement de projets et politiques territoriales SCHEMA DE COHERENCE CLIMAT DU MORVAN Diagnostic des émissions de gaz à effet de serre Vulnérabilités et potentialités du territoire face au changement climatique

2 TABLE DES MATIERES 1. SYNTHESE 8 2. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE Le changement climatique A l'échelle planétaire A l'échelle nationale A l'échelle régionale Dans le Morvan Des tendances qui s'accentuent Une prise de conscience politique progressive qui se décline désormais au niveau local LE DIAGNOSTIC DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE Méthodologie Résultats Synthèse des résultats consolidés Identification de 4 typologies de territoires Présentation des émissions directes par secteur Agriculture Transports Habitat Construction et voirie Industrie Tertiaire Traitement des déchets Production d énergie Deux études spécifiques : l alimentation et la production de sapins de Noël 62 2 / 130 Philippe DEVIS et

3 4. LA QUESTION DE L'ADAPTATION : POTENTIALITES ET VULNERABILITES DU MORVAN FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE La question de l'adaptation aux changements climatiques Le travail des ateliers Les potentialités et vulnérabilités du Morvan face aux changements climatiques Potentialités et vulnérabilités des activités agricoles Potentialités et vulnérabilités du tourisme Potentialités et vulnérabilités pour la vie quotidienne Potentialités et vulnérabilités de la forêt Une question transversale : l'eau LE STOCKAGE DE CARBONE PAR LA FORET, LES SOLS ET LES PRAIRIES L'évolution de la végétation forestière Les pratiques agricoles et les changements d'affectation des sols L'activité des prairies 98 Carte des stocks de carbone dans les sols de Bourgogne. 99 Un enjeu : la conservation des zones humides et des tourbières REMERCIEMENTS ANNEXES DU BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE Annexe 1 : tableaux de synthèse des résultats par territoire Agriculture Transports Habitat Industrie Tertiaire Construction et voirie Traitement des déchets Production d énergie / 130 Philippe DEVIS et

4 7.2. Annexe 2 : précisions méthodologiques Agriculture Transports Habitat industrie Tertiaire Construction et voirie Traitement des déchets Production d énergie / 130 Philippe DEVIS et

5 TABLE DES ILLUSTRATIONS Figure 1 : évolution des concentrations de gaz à effet de serre dans l atmosphère à partir de relevés sur les carottes glaciaires (GIEC 2007) Figure 2 : évolution de la température moyenne annuelle à Autun à l horizon 2100 (source ONERC) 14 Figure 3 : évolution des températures estivales maximales à Autun à l horizon 2100 (ONERC) Figure 4 : synthèse des engagements politiques et réglementaires de réduction des gaz à effet de serre Figure 5 : répartition des émissions directes par poste Figure 6 : répartition des émissions de l'agriculture par origine Figure 7 : répartition des émissions par mode de transports Figure 8 : répartition des émissions voyageurs-marchandises Figure 9 : répartition des logements par année de construction pour le Parc et pour la France Figure 10 : répartition des logements par typologie pour le Parc et pour la France Figure 11 : répartition du Parc de logements par énergie de chauffage dans le Morvan et en France 38 Figure 12 : répartition du Parc de logements et des émissions de gaz à effet de serre par énergie de chauffage Figure 13 : classification des émissions par type de résidence principale (en teqco2 par logement). 40 Figure 14 : répartition des émissions liées à la construction par type d'activité Figure 15 : Surface construite en 2007 par secteur sur le territoire (en m²) Figure 16 : répartition de l'emploi industriel par secteur d'activité Figure 17 : répartition des émissions d origine énergétique par branche d'activité Figure 18 : Intensité en termes de GES des différentes branches d'activité de l'industrie Figure 19 : répartition de l emploi tertiaire par activité Figure 20 : répartition des émissions liées aux consommations d'énergie par secteur Figure 21 : Intensité en termes de GES en fonction des branches d'activité Figure 22 : répartition des émissions liées au traitement des déchets par mode Figure 23 : les émissions liées à la production d énergie électrique sur le territoire Figure 24 : les principaux résultats de l'étude "des GES dans nos assiettes" / 130 Philippe DEVIS et

6 TABLE DES TABLEAUX Tableau 1 : Pouvoir de Réchauffement Global par type de gaz 19 Tableau 2 : répartition des émissions globales ramenées à l'hectare 25 Tableau 3: caractérisation des émissions de gaz à effet de serre en fonction de la typologie du territoire 26 Tableau 4 : les émissions par hectare de l agriculture 31 Tableau 5 : répartition par type d arbre de la forêt du Morvan, en ha 59 Tableau 6 : les émissions liées à l alimentation par Pays(en teqco2) 62 Tableau 7 : Cumul des degrés jours inférieurs à 18 C pour le territoire du Morvan 128 Tableau 8 : Part de marché des énergies de chauffage des locaux tertiaires en région Bourgogne en 2002 (Source CEREN) / 130 Philippe DEVIS et

7 TABLE DES CARTES Carte 1 : répartition des émissions directes par secteur et par Pays 24 Carte 2 : identification de typologie de territoire sur le périmètre d'étude 28 Carte 3 : représentation des systèmes de production agricole dominant dans le Morvan (source Agreste) 29 Carte 4 : répartition des émissions de l'agriculture par Pays et par bassin de production dominant pour le Parc Naturel Régional 31 Carte 5 : répartition des émissions liées à l'agriculture par bassin agricole 32 Carte 6 : répartition des émissions liées à l'agriculture par EPCI 33 Carte 7 : réseau de transports sur le périmètre des 4 Pays 34 Carte 8 : répartition des émissions des transports par territoire et par origine 36 Carte 9 : Pourcentage de maisons chauffées au fioul et construites avant 1975 sur le territoire 41 Carte 10 : Emission unitaire par logement pour chaque Pays et pour le Parc Naturel Régional du Morvan 42 Carte 11 : répartition des émissions de l'habitat par EPCI 43 Carte 12 : répartition des émissions liées à la construction par Pays et par activité 46 Carte 13 : répartition de l'emploi industriel par branche et par territoire 48 Carte 14 : répartition des émissions de l industrie par activité et par Pays 50 Carte 15 : répartition des émissions de l'industrie par activité et par EPCI 51 Carte 16 : répartition de l emploi tertiaire sur le territoire 53 Carte 17 : répartition des émissions du tertiaire par Pays et par emploi 55 Carte 18 : répartition des émissions liées aux traitements des déchets par mode de traitement et par Pays 58 Carte 19 : la forêt dans le Morvan 60 7 / 130 Philippe DEVIS et

8 1. Synthèse La terre se réchauffe. Les activités humaines sont à l'origine de l'augmentation de la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre. Cette augmentation est responsable des évolutions climatiques que l'on commence à observer depuis quelques décennies, et qui s'accentueront au cours du XXIème siècle. Réduire les émissions de gaz à effet de serre est une nécessité pour atténuer l'ampleur et la vitesse du changement climatique. Mais ce changement est inévitable, et il est indispensable de s'y préparer. Ce rapport présente les travaux réalisés dans le cadre de la préparation du Schéma de cohérence climat du Morvan : le bilan des émissions de gaz à effet de serre d'une part, l'analyse des vulnérabilités et potentialités du territoire face au changement climatique d'autre part ; il est complété par des données concernant le stockage de carbone par la forêt, les sols et les prairies, à partir principalement du travail réalisé par Alterre Bourgogne sur ce sujet. Le périmètre du Schéma de cohérence climat du Morvan est celui des quatre Pays morvandiaux : Les émissions annuelles 1 de gaz à effet de serre sur l'ensemble de ces quatre Pays sont estimées à kilos tonnes équivalent CO2 (kteqco2). Leurs origines se répartissent de la façon suivante : 24% 17% 16% 15% 18% 9% 2% élevage cultures activités économiques non agricoles transports habitat déchets émissions indirectes Le bilan de ces émissions est détaillé dans la première partie de ce rapport, pages 11 à Années de référence : / 130 Philippe DEVIS et

9 Les conséquences du changement climatique peuvent être négatives on parle alors de vulnérabilités ou positives on parle alors de potentialités. Le travail réalisé au sein des ateliers organisés de juin à septembre 2009 a permis d'identifier quelles peuvent en être les conséquences pour le Morvan. Cette réflexion sur les conséquences des changements climatiques a recoupé à de nombreuses reprises des questions liées à la transition énergétique, c'est-à-dire à la nécessité à laquelle il faut parallèlement se préparer au passage à un système énergétique très différent de celui que nous connaissons aujourd'hui, en raison de l'épuisement des ressources d'énergie fossiles et fissiles. Les principaux enjeux auxquels doit ainsi se préparer le Morvan sont résumés de façon synthétique dans le schéma qui figure sur la page suivante au regard de ces deux facteurs, le changement climatique et la transition énergétique. Ces enjeux sont présentés de façon détaillée dans la seconde partie du rapport, pages 65 à 96. La forêt, les sols et les prairies jouent un rôle majeur dans le cycle du carbone, dont ils stockent des quantités très importantes - ce rôle est abordé dans la troisième partie de ce rapport, pages 97 à 102 -, mais également dans le cycle de l'eau dont la régulation représente un enjeu de première importance, comme cela est expliqué pages 88 à 96. La gestion des massifs forestiers, des terres agricoles et des milieux naturels associés constitue ainsi un levier déterminant au regard des émissions de gaz à effet de serre mais aussi de la capacité du territoire à s'adapter à des changements dont ni l'ampleur ni les conséquences ne sont totalement prévisibles. 9 / 130 Philippe DEVIS et

10 EN JEU : l'équilibre économique de l'élevage les capacités de stockage de carbone des sols Changements climatiques agriculture élevage Augmentation des températures et modification du régime des précipitations Accentuation des aléas climatiques EN JEU : la vulnérabilité énergétique sanitaire économique des personnes habitat la qualité de la vie et l'attractivité EN JEU : L'eau eau modes de vie déplacements Les paysages La "résilience" des milieux naturels Le stockage de carbone par les sols et la végétation Les capacités de production agricole et forestière milieux naturels, agricoles et forestiers paysages Transition énergétique EN JEU : activités économiques attractivité touristique compétitivité énergétique 10 / 130 Philippe DEVIS et

11 2. Le changement climatique 2.1. Le changement climatique L'effet de serre est un phénomène naturel dû à la présence de certains gaz dans l'atmosphère. A l état naturel, les principaux de ces gaz sont la vapeur d eau (H 2 O), le gaz carbonique (CO 2 ) et le méthane (CH 4 ). Grâce à l effet de serre, la température moyenne à la surface du globe est de 15 C. Sans ce phénomène, elle serait de 18 C, voire 100 C à plus long terme avec le gel progressif des surfaces océaniques et le refroidissement consécutif de l atmosphère. Sous l'influence des activités humaines, la concentration de ces gaz dans l'atmosphère a fortement augmenté depuis la révolution industrielle Cette évolution est liée pour une large part aux rejets de CO 2 liés à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), mais aussi aux émissions dues à la déforestation et aux incendies de forêt, aux activités agricoles, aux procédés industriels, etc.) Figure 1 : évolution des concentrations de gaz à effet de serre dans l atmosphère à partir de relevés sur les carottes glaciaires (GIEC 2007) Le GIEC (Groupe d experts Intergouvernemental sur l Evolution du Climat) a récemment réalisé de nouvelles projections sur l évolution des concentrations de gaz à effet de serre d ici les 100 prochaines années. Différents scenarios ont été élaborés en tenant compte d hypothèses notamment sur le changement de nos comportements et les politiques de maîtrise de l énergie. Tous les scenarios envisagés conduisent inexorablement à une augmentation brutale de la concentration atmosphérique de CO 2, plus ou moins rapidement selon nos comportements à venir. Or, les recherches scientifiques ont montré que l augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l atmosphère avait un impact significatif sur le climat. En effet, ces fortes concentrations viennent perturber le phénomène naturel de l effet de serre en capturant davantage les rayons infrarouges, réchauffant ainsi l atmosphère. Le réchauffement, souvent perçu comme un changement à venir, est ainsi en réalité un processus d'ores et déjà en cours. 11 / 130 Philippe DEVIS et

12 2.2. A l'échelle planétaire La température moyenne à la surface de la terre a augmenté d'environ 0,7 C au XXème siècle 1 : Ecarts à la moyenne des températures annuelles 2.3. A l'échelle nationale En France, ce réchauffement est particulièrement marqué depuis une trentaine d'années 2 : 12 / 130 Philippe DEVIS et

13 2.4. A l'échelle régionale Les mêmes tendances sont observées en Bourgogne. A Dijon, la température annuelle moyenne a augmenté de 0.8 C au cours du XXème siècle 3. Ce réchauffement est particulièrement marqué à partir de la seconde moitié des années Dans le Morvan Dans le Morvan, l'analyse par Nicolas Blasquiet 4 des données des principales stations météorologiques 5 confirme ces tendances et souligne des particularités : une augmentation des températures minimales plus marquée en hiver et au printemps, une augmentation des températures maximales en hiver, en été, mais surtout au printemps. En outre, et comme sur l'ensemble de la Bourgogne, les températures maximales augmentent davantage que les températures minimales, ce qui se signifie une augmentation des amplitudes thermiques Des tendances qui s'accentuent. Les projections du GIEC montrent que la température moyenne annuelle à la surface de la Terre pourrait croître de 1,8 C à 4 C voire 6 C d ici 2100, selon les différents scenarii envisagés. A l échelle du Morvan, les projections de l ONERC (Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique) indiquent une évolution significative des températures. Ainsi, la température moyenne annuelle, de l ordre de 11 C actuellement, serait de 14 C à 15 C environ en 2100, soit une augmentation de la température de l ordre de 30%. 13 / 130 Philippe DEVIS et

14 Figure 2 : évolution de la température moyenne annuelle à Autun à l horizon 2100 (source ONERC) + 3 C La hausse de température engendrée par le changement climatique pourrait être particulièrement soutenue lors de la période estivale et se traduirait ainsi par deux phénomènes : l augmentation de la fréquence des phénomènes caniculaires. Une canicule plus importante que celle observée en 2003 en France interviendrait ainsi en moyenne tous les sept ans environ d ici 2100 (avec une aggravation du phénomène en fin de période) ; la croissance de l intensité des épisodes caniculaires. Ainsi, les températures des mois de juin, juillet et août pourraient augmenter de plus 5 C sur le territoire pour atteindre une moyenne supérieure à 30 C en été (contre une moyenne actuelle de l ordre de 24 C). Figure 3 : évolution des températures estivales maximales à Autun à l horizon 2100 (ONERC) + 5 C Canicule / 130 Philippe DEVIS et

15 Il est important de rappeler que le réchauffement, s'il est à l'origine des changements climatiques, n'en est pas le seul aspect. L'évolution du régime des précipitations en est, parmi d'autres, une manifestation au moins tout aussi importante. Cette évolution peut être suivie de façon fine. On retiendra essentiellement, pour le Morvan comme pour l'ensemble de la région, qu'elle se caractérise par une augmentation des précipitations l'hiver, et par une diminution l'été. En résumé : les hivers deviennent plus humides et plus doux, les étés plus chauds et plus secs Une prise de conscience politique progressive qui se décline désormais Contexte climatique au et niveau local énergétique Cadre réglementaire Diagnostic Figure 4 : synthèse des engagements politiques et réglementaires de réduction des gaz à effet de serre Action Monde Europe Sommet de la Terre (Rio) Stabilisation en 2000 des émissions à leur niveau de 1990 Protocole de Kyoto : Réduction globale de 5,2 % des émissions d ici à 2012 Protocole de Kyoto : UE : réduction de 8 % des émissions d ici à 2012 Conférence de Copenhague????? Paquet climat : 3x20 Réduction de 20 % des émissions d ici à France PNLCC Respect des objectifs liés au protocole de Kyoto Plan Climat national Réduction de 54 Mt CO2 en 2010 Facteur 4 d ici 2050 Loi POPE Facteur 4 d ici 2050 Grenelle de l environnement Grenelle I Grenelle II Local Source : Explicit Bilan GES Grenoble Programme Privilèges Chalon-sur-Saône Plan Climat Local : CA Grenoble Plan Climat Territorial : Nantes Métropole Convention des Maires Label Cit ergie 15 / 130 Philippe DEVIS et

16 Sur le plan international, le Sommet de la Terre qui s est déroulé à Rio en 1992 a marqué la prise de conscience internationale des risques liés au changement climatique. En conséquence, les Etats les plus riches y avaient pris l engagement de stabiliser leurs émissions à leur niveau constaté en Après plusieurs années de négociations, un groupe de Pays industrialisés a ratifié le protocole de Kyoto en décembre Globalement, ces Etats se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d au moins 5 % par rapport a leurs niveaux de 1990 durant la période Les Etats membres de l Union européenne se sont quant à eux engagés collectivement sur une réduction de 8 % entre 2008 et En décembre 2008, l Union européenne a adopté le «paquet climat» constitué de deux règlements et de trois directives qui reprend notamment l objectif des «3 x 20». A horizon 2020, l Union européenne s est ainsi engagée à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux d émissions constatés en 1990 (et même de 30 % en cas d accord international sur la réduction des émissions). Au niveau national, les pouvoirs publics se sont engagés sur le respect des objectifs liés au protocole de Kyoto en 2000 via le Plan National de Lutte contre le Changement Climatique (PNLCC). Ils se sont ensuite engagés en 2004 dans un Plan Climat national qui a notamment fixé l objectif du Facteur 4 (qui se traduit par une diminution de 3 % par an en moyenne des émissions de gaz à effet de serre jusqu à horizon 2050), un objectif repris par la Loi Programme d Orientation de la Politique Energétique (également appelée loi POPE) votée en Enfin, les discussions engagées dans le cadre du Grenelle de l Environnement ont permis l émergence de deux textes majeurs. La loi de programme relative à la mise en œuvre du Grenelle de l Environnement (dite Grenelle I) «fixe les objectifs, définit le cadre d action, organise la gouvernance à long terme et énonce les instruments de la politique mise en œuvre pour lutter contre le changement climatique». Définitivement adopté le 3 août 2009, le Grenelle I fixe notamment les objectifs suivants : confirmation de l engagement du Facteur 4 à horizon 2050 ; 23 % d énergies renouvelables dans la consommation finale d énergie en 2020 réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans les transports pour les ramener à leur niveau de 1990 bâtiments neufs : - consommation maximale de 50 kwh/m²/an en 2013 pour l ensemble des bâtiments et dès 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires - norme «énergie positive» en 2020 bâtiments existants : - baisse d au moins 38 % des consommations d énergie du Parc des bâtiments existants d ici à 2020 L avant-projet de loi d engagement national pour l environnement (dit Grenelle II) a pour but de donner les moyens juridiques, économiques et réglementaires permettant d atteindre les objectifs fixés dans le Grenelle I. Il est actuellement en cours de lecture au Parlement. 16 / 130 Philippe DEVIS et

17 Le renforcement actuel (et programmé) de la réglementation européenne et nationale traduit ainsi des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de maîtrise de la demande d énergie, de développement des énergies renouvelables, etc. A la suite de la définition d objectifs au niveau national, il place également les acteurs territoriaux (et ce, quel que soit leur niveau d intervention) au cœur de ce processus. Dans cette optique, certaines collectivités ont pris la voie d engagements volontaires. Par exemple, en octobre 2009, 67 EPCI (communes, Communautés de communes, Communautés d agglomération et Communautés urbaines) français ont signé la Convention des Maires, rejoignant une dynamique engagée au niveau international. Concrètement, ces entités se sont ainsi engagées à réduire de plus de 20 % leurs émissions de CO2 d ici à Autre exemple, des collectivités ont adhéré au label Cit ergie, déclinaison française du label European Energy Award (EAA) mis en œuvre dans dix Pays européens. Ce label repose sur : - un catalogue standardisé de 87 actions dans 6 domaines ; - un référentiel d aide à l évaluation (reposant sur un système de points) ; - un audit externe validant la note attribuée à la collectivité. Concrètement, cette labellisation se décline en trois niveaux : - Cap Cit ergie qui reconnaît l engagement dans la démarche ; - Label Cit ergie lorsque au minimum 50 % des actions du programme ont été mises en œuvre ; - Eea Gold quand au minimum 75 % des actions du programme ont été engagées. 1 Source: Climatic Research Unit, Royaume-Uni. 2 Evolution de la température moyenne en France depuis 50 ans. (Source: Météo France). Le zéro est la moyenne Source : La Bourgogne face aux changements climatiques, OREB 2005, intervention de Denis THEVENIN, données de la station météorologique de Dijon. 4 "Changement climatique dans le Parc du Morvan : les enjeux des espaces naturels et cultivés", rapport de stage, Nicolas Blasquiet, PNR du Morvan, août Avallon, Saulieu, Château-Chinon et Larochemillay. 17 / 130 Philippe DEVIS et

18 3. Le diagnostic des émissions de gaz à effet de serre 3.1. Méthodologie Les émissions de gaz à effet de serre prises en compte dans le cadre de ce diagnostic peuvent être différenciées entre émissions directes et indirectes d'une part, émissions liées à des consommations d'énergie et émissions d'origine non énergétiques d'autre part : Emissions directes et indirectes : les émissions directes : il s agit de rejets polluants qui sont directement émis par une activité. Par exemple : - la circulation d une voiture rejette des gaz polluants en sortie de pot d échappement ; - la combustion des déchets en usine d incinération génère des émissions de gaz à effet de serre. les émissions indirectes : ce sont des rejets qui sont émis à l issue d un processus de transformation ou de production. Par exemple : - la consommation d électricité n émet pas en soit de gaz polluants. En revanche la production de cette électricité, réalisée en partie par la combustion de produits énergétiques fossiles, dégage dans l atmosphère des gaz à effet de serre ; - la consommation de produits alimentaires (légumes frais, gâteaux industriels, boîtes de conserve ) engendre indirectement des émissions de gaz à effet de serre liées notamment aux processus agricoles de production et aux énergies mises en œuvre pour transformer et transporter ces produits Emissions d'origine énergétique ou non énergétique : les émissions énergétiques : il s agit de rejets atmosphériques issus de la combustion ou de l utilisation de produits énergétiques. Par exemple : - la combustion de gaz naturel pour le chauffage des logements ; - la consommation d électricité pour l éclairage public. les émissions non énergétiques : ce sont des émissions de gaz à effet de serre qui ont pour origine des sources non énergétiques. Par exemple : - les engrais utilisés en agriculture subissent une dégradation physicochimique dans le sol qui est à l origine d émanations de gaz à effet de serre ; - la mise en décharge des déchets émet des gaz à effet de serre par la décomposition des matières qui sont enfouies ; - les animaux d élevage sont responsables de l'émission de grandes quantités de gaz à effet de serre du fait du métabolisme des animaux. Ainsi, toutes les émissions générées par les activités présentes sur le territoire sont prises en compte. Les gaz à effet de serre pris en compte dans le cadre de ce diagnostic sont : - les gaz définis par le protocole de Kyoto, à savoir : - le dioxyde de carbone (CO2) ; - le méthane (CH4) ; - le protoxyde d azote (N2O) ; - l hexafluorure de soufre (SF6) ; - les hydro fluorocarbures (HFC) ; - les hydro chlorofluorocarbures (HCFC). 18 / 130 Philippe DEVIS et

19 Les gaz suivants - qui contribuent directement ou indirectement au réchauffement climatique ont également été pris en compte : - les oxydes d azote (NOx) sont des précurseurs d ozone, or l ozone est un gaz à effet de serre présent naturellement dans l atmosphère mais qui a une influence sur le réchauffement climatique si sa concentration est trop élevée ; - les chlorofluocarbures (CFC) ne sont pas pris en compte dans le Protocole de Kyoto car leur élimination est prévue par le Protocole de Montréal (protection de la couche d ozone). Les différents gaz ne contribuent pas tous à la même hauteur à l'effet de serre. En effet, certains ont un pouvoir de réchauffement plus important que d'autres et/ou une durée de vie plus longue. La contribution à l'effet de serre de chaque gaz se mesure grâce à son pouvoir de réchauffement global (PRG). Le pouvoir de réchauffement global d'un gaz se définit comme le forçage radiatif (c'est à dire la puissance radiative que le gaz à effet de serre renvoie vers le sol), cumulé sur une durée de 100 ans. Cette valeur se mesure relativement au CO2, gaz de référence. Les résultats du diagnostic sont exprimés en tonnes équivalent CO2 (teqco2), et tiennent compte du Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) de chacun des gaz considérés. Ainsi, la prise en compte du PRG permet de disposer d une unité de comparaison des gaz à effet de serre, et indique l impact cumulé de chaque gaz sur le climat. Tableau 1 : Pouvoir de Réchauffement Global par type de gaz Type de gaz à effet de serre PRG (en kg CO2 / kg) Dioxyde de carbone (CO2) 1 Méthane (CH4) 21 Oxydes d azote (NOx) 40 Protoxyde d azote (N2O) 310 Tétrafluoroéthane (R134a) Hydrofluorocarbures (HFC) (de 140 à ) Hydro chlorofluorocarbures (HCFC) Perfluorocarbures (PFC) (de à 9 200) Hexafluorure de soufre (SF6) Sources : CITEPA, RARE-ADEME, ADEME Bilan Carbone Le diagnostic des émissions de gaz à effet de serre du Parc Naturel Régional du Morvan a été réalisé pour l année de référence Philippe DEVIS et 19 / 130

20 Les émissions de gaz à effet de serre ont été regroupées autour des huit postes suivants : - agriculture ; - transports de personnes et de marchandises ; - habitat ; - industrie ; - tertiaire ; - activités de construction ; - gestion des déchets ; - production d énergie. Enfin, ce diagnostic a été réalisé à l échelle du territoire composé des quatre Pays. Des extractions ont également été effectuées à l échelle du Parc Naturel Régional du Morvan (PNRM) et de chacun des quatre Pays : Pays de l Autunois-Morvan, Pays de l Auxois, Pays de l Avallonnais et Pays du Nivernais-Morvan. 20 / 130 Philippe DEVIS et

21 3.2. Résultats Synthèse des résultats consolidés Les émissions de gaz à effet de serre du territoire sont estimées pour l année 2007 à kilos tonnes équivalent CO2 (kteqco2). Les émissions directes représentent 82% du bilan des émissions. Les émissions directes font l objet d une analyse détaillée dans ce rapport, qu elles soient d origine énergétique ou non énergétique. Les émissions indirectes proviennent majoritairement des émissions liées à la fabrication des biens qui deviendront des futurs déchets. Dans une moindre mesure, elles regroupent également les émissions liées aux processus d extraction et de transports des énergies fossiles, ainsi qu aux pertes en ligne de l électricité kteqco2 Emissions directes 82% Emissions indirectes 18% Activités de Tertiaire construction et 6% voirie 7% Traitement des déchets 2% Agriculture 11% Transports 8% Industrie 7% Habitat 6% Habitat 11% Transports 18% Agriculture 49% Fabrication de biens qui deviendront déchets 70% Industrie 2% Tertiaire 3% Philippe DEVIS et 21 / 130

22 Les émissions directes peuvent ainsi être divisées en deux groupes, les émissions d origine non énergétique (52 %) et les émissions liées aux consommations d énergie (48 % des émissions directes du territoire). Les émissions d origine non énergétique proviennent en grande majorité du secteur de l agriculture (émissions liées au cheptel et à l'utilisation de fertilisants) kteqco2 Emissions non énergétiques 52% Emissions énergétiques 48% kteqco2 Industrie 5% Traitement des déchets 4% Tertiaire 1% Industrie 9% Agriculture 5% Agriculture 90% Tertiaire 11% Transports 37% Activités de construction 15% Habitat 23% 22 / 130 Philippe DEVIS et

23 L agriculture contribue à hauteur de la moitié (49 %) des émissions directes du territoire, loin devant le secteur des transports (18 %) et de l habitat (11 %). Ensemble, ces trois secteurs concentrent ainsi près de 80 % des émissions directes du Parc. L agriculture est ainsi le premier secteur émetteur du territoire. La surface agricole utile représente la moitié de la superficie du périmètre. Ces émissions quasi-exclusivement d origine non énergétique sont liées à l'élevage et à la culture des sols. Les transports représentent 18% du bilan des émissions directes. Ces émissions résultent en totalité de la combustion de produits pétroliers. La voiture particulière représente 50% des émissions des transports. L habitat est quant à lui responsable de 11% des émissions directes du territoire. Elles sont elles aussi dues exclusivement à des consommations d énergie. Le parc de logements, relativement ancien et principalement chauffé au fioul, est ainsi fortement émissif. Les autres secteurs, construction, industrie, tertiaire et déchets représentent 22% des émissions. Figure 5 : répartition des émissions directes par poste kteqco Agriculture Transports Habitat Activités de construction et de voirie Industrie Tertiaire Déchets Philippe DEVIS et 23 / 130

24 A l échelle du territoire, les émissions directes sont estimées à 15,3 tonnes équivalent CO2 par habitant vi. Le Pays du Nivernais-Morvan possède les émissions par habitant les plus élevées (16,5 teqco2 par habitant) en grande partie expliquées par une forte présence de l agriculture sur ce territoire. Carte 1 : répartition des émissions directes par secteur et par Pays 24 / 130 Philippe DEVIS et

25 Ramenées à l hectare, les émissions de gaz à effet de serre sont estimées à 3,25 teqco2 pour l ensemble du territoire. Le Parc Naturel Régional du Morvan émet par hectare 3,8 teqco2. Il existe également des différences notables entre les Pays : le Pays du Nivernais Morvan émet 2,30 teqco2 par hectare contre 4,25 pour le Pays de l Autunois Morvan. Tableau 2 : répartition des émissions globales ramenées à l'hectare Territoire Parc Naturel Régional du Morvan Superficie (ha) Emissions par hectare (en teqco2) ,80 Pays du Nivernais Morvan ,30 Pays de l Auxois Morvan ,20 Pays de l Autunois Morvan ,25 Pays de l Avallonnais ,85 Total «4 pays» ,25 vi La population du territoire est estimée à habitants. Philippe DEVIS et 25 / 130

26 Identification de 4 typologies de territoires Tableau 3: caractérisation des émissions de gaz à effet de serre en fonction de la typologie du territoire Territoire identifié Aménagement du territoire Economie du territoire Occupation des sols Emissions de GES Exemples Territoire urbain Agglomération Zone urbanisée où la part de logements collectifs est supérieure à celle des logements individuels Présence de transports en communs urbains Présence ou possibilité de réseaux énergétiques Activité économique à dominante tertiaire avec présence de zones d activités et d activités tertiaires dans le centre (notamment services publics) Tissu urbain Niveau d émission global important dû à une forte présence de population mais un niveau d émission par habitant faible Emissions exclusivement liées aux consommations d énergie Commune d Autun (60% de logements collectifs) Commune d Avallon (55% de logements collectifs) Commune de Montbard (53% de logements collectifs, habitants et plus de emplois industriels, gare TGV) Zone périurbaine ou périphérique Zone mixte où l on retrouve à la fois des maisons individuelles et des logements collectifs Bonne desserte par les transports en commun Présence ou possibilité de réseaux énergétiques Activité économique mixte avec présence d industries en zone périphérique Tissu urbain Niveau d émission par habitant élevé dû à la fois au Parc de logement, à la nécessité de transports mais également à la présence d industrie Emissions à la fois d origine énergétique et non énergétique Communauté de communes du Pays d Alésia et de la Seine 26 / 130 Philippe DEVIS et

27 Territoire identifié Aménagement du territoire Economie du territoire Occupation des sols Emissions de GES Exemples semi- Zone rurale Zone principalement constituée de logements individuels Faible offre de transport en commun Absence de réseaux énergétiques Activités industrielles et tertiaires faibles Tissu dominante agricole à Le secteur des transports est le principal émetteur de gaz à effet de serre L absence de réseau d énergie entraine des solutions individuelles de chauffage tel que le fioul ou le bois Commune de Saulieu La surface agricole utile représente 43% de la surface de la commune Zone agricole Densité très faible, avec très peu de logements, un réseau routier uniquement emprunté par des véhicules particuliers Absence de réseaux énergétiques Absence d activités industrielles et tertiaires Surface agricole dédiée à l agriculture et à l élevage Emissions élevées principalement en lien avec les activités agricoles (quasi exclusivement d origine non énergétique) L absence de réseau d énergie entraine des solutions individuelles de chauffage tel que le fioul ou le bois Commune de Joux La Ville SAU : hectares Superficie : hectares La surface agricole utile représente 97% de la superficie de la commune Philippe DEVIS et 27 / 130

28 Les 4 typologies de territoire identifiées sur le périmètre d étude sont représentées sur la carte suivante : A : la commune d Autun où l on retrouve un habitat dense, un réseau de transports en commun, et une activité économique à la fois tertiaire et industrielle ; B : la Communauté de commune du Pays d Alesia et de la Seine qui comporte notamment une zone d activités et une densité urbaine discontinue ; C : la commune de Saulieu, où la part du tissu urbain est supérieure à la surface agricole, mais qui ne possède pas une forte activité économique ; D : la commune de Joux La ville, à activité agricole dominante. Carte 2 : identification de typologie de territoire sur le périmètre d'étude D B C A 28 / 130 Philippe DEVIS et

29 Présentation des émissions directes par secteur Agriculture Territoire (4 Pays) : kteqco2 Pays de l Auxois-Morvan : 392 kteqco2 (30%) Pays de l Avallonnais : 376 kteqco2 (29%) Pays de l Autunois-Morvan : 279 kteqco2 (21%) Pays du Nivernais-Morvan : 262 kteqco2 (20%) Parc Naturel Régional du Morvan : 433 kteqco2 (33%) Un élevage bovin prédominant sur le territoire La surface agricole utile représente 52 % de la surface du territoire ( hectares pour un territoire total de hectares). En France et en Bourgogne, les surfaces agricoles utiles représentent respectivement 54% et 58% de la surface totale du territoire. Carte 3 : représentation des systèmes de production agricole dominant dans le Morvan (source Agreste) La carte ci-dessus représente les systèmes de production agricole dominant par commune. Ce sont en effet les caractéristiques agricoles de chaque commune qui ont permis d établir le bilan des émissions de gaz à effet de serre. L élevage de bovins demeure le système de production majoritaire sur le territoire et quasi-exclusif dans le Parc Naturel Régional du Morvan. Philippe DEVIS et 29 / 130

30 Les émissions d origine non énergétiques sont responsables de 95% des émissions L agriculture représente la moitié des émissions directes de l ensemble du territoire à plus de kilos tonnes équivalent CO2 soit près de 8 tonnes équivalent CO2 par habitant vii, contre 3 tonnes équivalent CO2 au niveau régional : l agriculture en Bourgogne représente 29% du bilan des émissions de gaz à effet de serre de la Région. Le bilan des émissions de gaz à effet de serre de l agriculture est caractérisé par la prédominance des émissions de gaz à effet de serre d origine non énergétique. Elles représentent 95% du bilan et sont liées à la culture des sols (utilisation d engrais ) et à la gestion du bétail (fermentation entérique, déjections, etc.). A l inverse, les émissions d origine énergétique sont directement liées aux consommations d énergie induites par le chauffage des locaux et l utilisation d engins agricoles, elles représentent les 5% restants du bilan des émissions de gaz à effet de serre de l agriculture. Figure 6 : répartition des émissions de l'agriculture par origine Emissions d'origine énergétique 5% Repos de NH3 Usage de 3% fertilisants 11% Emissions d'origine énergétique 5% Emissions liées à la culture des sols 38% Emissions liées à l'élevage 57% Résidus de culture 24% Fermentation entérique 44% Gestion du fumier 2% Excretion d'azote 11% Les émissions liées à l élevage (fermentation entérique et déjections) représentent 57% du bilan des émissions de l agriculture, contre 38% pour les émissions liées à la culture des sols. Représentation cartographique des émissions à l échelle des quatre Pays Les émissions de l agriculture sur le territoire du Parc Naturel Régional du Morvan représentent 32% des émissions de l'ensemble des quatre Pays. Des spécificités apparaissent entre les différents Pays. Le Pays de l Avallonnais possède une agriculture majoritairement basée sur la culture des sols (70 % des émissions du secteur agricole du Pays). A contrario, pour chacun des trois autres Pays, les émissions liées à l élevage sont majoritaires : dans le Pays du Nivernais-Morvan elles représentent ainsi 78% du bilan des émissions de l agriculture. 30 / 130 Philippe DEVIS et

31 Carte 4 : répartition des émissions de l'agriculture par Pays et par bassin de production dominant pour le Parc Naturel Régional Ramené à l hectare, les émissions de gaz à effet de serre sont estimées à 1,6 teqco2 pour l ensemble du territoire. Le Parc Naturel Régional du Morvan émet par hectare 1,5 teqco2. Il existe également des différences notables entre les Pays : le Pays du Nivernais Morvan émet 1,35 teqco2 par hectare contre 1,91 pour le Pays de l Autunois Morvan. Tableau 4 : les émissions par hectare de l agriculture Territoire Superficie (ha) Emission par hectare (en teqco2) Parc Naturel Régional du Morvan ,5 Pays du Nivernais Morvan ,35 Pays de l Auxois Morvan ,52 Pays de l Autunois Morvan ,91 Pays de l Avallonnais ,86 Total «4 pays» ,6 Philippe DEVIS et 31 / 130

32 Sur le périmètre d étude il est possible d identifier 5 grands bassins de production agricoles : - un bassin majoritaire lié à l élevage de la viande bovine qui regroupe le Parc et la partie sudest du territoire ; - un bassin lié à la culture de céréales au nord du territoire ; - un bassin mixte où l on retrouve la culture de céréales, de la polyculture et de l élevage bovin et qui regroupe une grande partie du Pays de l Auxois-Morvan ; - un bassin mixte polyculture et élevage à l ouest du territoire ; - un bassin lié à la viticulture, minoritaire et coupé en 2, présent à la fois au nord-ouest et au sud-est du territoire. Le bassin lié à l élevage est responsable de l émission de tonnes équivalent CO2 et représente 40% des émissions de gaz à effet de serre de l agriculture sur le territoire. Le bassin mixte culture-élevage représente également une part importante des émissions avec tonnes équivalent CO2 ce qui correspond à 31% des émissions agricoles. Carte 5 : répartition des émissions liées à l'agriculture par bassin agricole 32 / 130 Philippe DEVIS et

33 à l échelle de l EPCI Des différences significatives apparaissent également au niveau intercommunal en termes d émissions par habitant. Elles s'expliquent à la fois par le type d occupation du sol à l échelle de la commune (commune urbanisée ou commune rurale par exemple) et par les densités de populations spécifiques à chaque territoire. C est ainsi que les Communautés de l Avallonnais et de l Autunois présentent respectivement un ratio par habitant de 2,4 et de 2,9 teqco2 : il s agit de territoires urbanisés avec de fortes densités. Au contraire de la Communauté de communes du Val du Beuvron qui comptabilise habitants pour 21 communes, qui est un territoire fortement ruralisé et qui affiche un ratio d émissions par habitant de 24 teqco2. Carte 6 : répartition des émissions liées à l'agriculture par EPCI vii La population du territoire en 2006 est estimée à habitants. Philippe DEVIS et 33 / 130

34 Transports Territoire (4 Pays) : 470 kteqco2 Pays de l Autunois-Morvan : 137 kteqco2 (29%) Pays de l Auxois-Morvan : 120 kteqco2 (26%) Pays du Nivernais-Morvan : 112 kteqco2 (24%) Pays de l Avallonnais : 101 kteqco2 (21%) Parc Naturel Régional du Morvan : 253 kteqco2 (54%) Un réseau essentiellement routier Le périmètre d étude comporte différents modes de transports pour les voyageurs et les marchandises, à l exception du transport aérien. Le principal mode de transports représenté est la route. Le territoire comporte tous les échelons en termes de transport routier, à savoir la présence d autoroutes, de nationales, de départementales et de routes communales. En annexe sont présentées l ensemble des données relatives au transport routier. Le réseau ferroviaire est également présent sur le territoire ainsi que les voies navigables. Chacun de ces modes de transports sert à la fois aux transports de personnes et de marchandises. La carte ci-dessous donne un aperçu du réseau de transports utilisé pour l élaboration du bilan des émissions de gaz à effet de serre du territoire. Carte 7 : réseau de transports sur le périmètre des 4 Pays 34 / 130 Philippe DEVIS et

35 La voiture particulière est responsable de 50% des émissions de gaz à effet de serre Le secteur des transports est responsable de l émission de tonnes équivalent CO2, soit 18% du total des émissions. Les émissions par habitant sur le territoire s élèvent à 2,7 teqco2 contre 3,1 teqco2 à l échelle de la Région : les transports représentent en effet 32% du bilan des émissions de gaz à effet de serre de la Bourgogne. La route, à elle seule, est responsable de 95% des émissions de gaz à effet de serre du secteur pour deux raisons : c est le principal mode de déplacements des personnes sur le territoire et les produits pétroliers (essence et diesel) y sont utilisés de manière quasi exclusive. Or, ces combustibles possèdent un fort pouvoir émetteur en gaz à effet de serre. A l inverse, le mode ferroviaire représente environ 5% du bilan, tandis que les voies navigables sont à peine responsables de 1% du bilan des émissions des transports. Figure 7 : répartition des émissions par mode de transports Voie Ferrée 5% Voie Fluviale < 1% Route 95% Le transport de voyageurs représente 52% du bilan des émissions de gaz à effet de serre des transports : la voiture individuelle est responsable à elle seule de 50% des émissions des transports, soit 9% des émissions globales. Le transport de marchandises par la route représente 45% des émissions, les poids lourds sont responsables de 36% des émissions contre 9% pour les véhicules utilitaires. Figure 8 : répartition des émissions voyageurs-marchandises Transports de voyageurs_train 2% Transports de marchandises_train 3% Transports de voyageurs_routes 50% Transports de marchandises_routes 45% Philippe DEVIS et 35 / 130

36 L importance des émissions du secteur des transports s explique par l utilisation quasi-exclusive des produits pétroliers. Seul le mode ferroviaire utilise, pour partie, l électricité. En effet, les poids lourds et la voiture particulière sont responsables à eux seuls de 86 % des émissions de gaz à effet de serre des transports. Représentation cartographique des émissions Logiquement, les territoires où les émissions sont les plus importantes sont ceux possédant des infrastructures de transports à fort trafic de véhicules particuliers et de poids lourds. Carte 8 : répartition des émissions des transports par territoire et par origine 36 / 130 Philippe DEVIS et

37 Habitat Territoire (4 Pays) : 295 kteqco2 Pays de l Auxois-Morvan : 103 kteqco2 (35%) Pays du Nivernais-Morvan : 69 kteqco2 (23%) Pays de l Autunois-Morvan : 68 kteqco2 (23%) Pays de l Avallonnais : 55 kteqco2 (19%) Parc Naturel Régional du Morvan : 93 kteqco2 (31%) Le Parc de logements du territoire est ancien et surtout à très forte dominante individuelle - La période de construction des logements Les deux-tiers des logements du territoire ont été construits avant Plus largement, 79 % des logements ont été bâtis avant 1975 (date de la première réglementation thermique), contre 66 % au niveau national. A titre de comparaison, les logements construits avant 1975 représentent 67% du Parc de logement dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin. Le Parc de logements du PNR du Morvan est donc ancien. Figure 9 : répartition des logements par année de construction pour le Parc et pour la France % De 1990 à % % De 1982 à % Avant % % Après % De 1975 à % Avant % - La typologie de logements Les logements individuels représentent 84% des habitations. Cette répartition diffère cependant nettement selon le territoire considéré : ils représentent ainsi 82% des logements dans le Pays de l Auxois-Morvan et 92% dans le Pays du Nivernais-Morvan. En France, les logements individuels représentent 56% des logements. Le caractère «individuel» du Parc de logements tend, toutes choses égales par ailleurs, à engendrer des émissions de gaz à effet de serre par logement élevées. Toujours à titre de comparaison, le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin possède 95% de logements individuels. Philippe DEVIS et 37 / 130

38 Figure 10 : répartition des logements par typologie pour le Parc et pour la France Autres 1% Logements collectifs 15% Autres 3% Maisons infividuelles 84% Maisons infividuelles 56% Logements collectifs 41% - Les parts de marché des énergies de chauffage L énergie principale de chauffage des logements est un élément déterminant dans le bilan des émissions de gaz à effet de serre de l habitat. Sur le périmètre d étude, un tiers des logements sont chauffés au fioul, produit pétrolier fortement émissif en gaz à effet de serre. La part du bois est également significative : le bois représente 32% des énergies de chauffage alors qu au niveau national cette part atteint seulement 2%. Cette part importante du bois a un impact positif sur le bilan des émissions de gaz à effet de serre de l habitat, car le bois est considéré comme neutre en termes d émissions de gaz à effet de serre. Figure 11 : répartition du Parc de logements par énergie de chauffage dans le Morvan et en France Gaz de ville ou de réseau 12% Gaz en bouteille 5% Electricité 18% Chauffage Urbain 2% Fioul 32% Chauffage Urbain 3% Gaz en bouteille 2% Autres 16% Fioul 19% Electricité 24% Bois 2% Bois 31% Gaz de ville ou de réseau 34% Le fioul est responsable de 33% des émissions de gaz à effet de serre Les émissions de gaz à effet de serre de l habitat sont estimées à tonnes équivalent CO2 pour l année 2007, soit 11% des émissions totales de gaz à effet de serre du territoire. Elles sont uniquement liées aux consommations d énergie. Elles représentent 1,7 teqco2 par habitant contre 1,2 à l échelle de la Région. 38 / 130 Philippe DEVIS et

39 Un logement moyen émet chaque année sur le territoire 2,65 tonnes équivalent CO2. Une résidence principale 3,60 tonnes équivalent CO2 par an. A titre de comparaison, pour le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin, une résidence principale émet chaque année 3,4 tonnes équivalent CO2. Les logements individuels sont responsables de 87% des émissions du territoire. Un logement individuel émet en moyenne 2,8 tonnes équivalent CO2 par an soit 40% de plus qu un logement collectif qui émet 2 tonnes équivalent CO2. Les logements construits avant 1975 ont émis au total tonnes équivalent CO2. Sur le territoire, une résidence principale construite avant 1975 émet ainsi 3,8 tonnes équivalent CO2 contre 3 pour une résidence principale construite après La répartition par énergie de chauffage a également un impact en termes d émissions de gaz à effet de serre : en effet le fioul qui représentait un tiers des énergies de chauffage représente 56% des émissions de l habitat. Figure 12 : répartition du Parc de logements et des émissions de gaz à effet de serre par énergie de chauffage Gaz en bouteille 5% Chauffage Urbain 1% Gaz en bouteille 6% Gaz de ville ou de réseau 10% Electricité 19% Fioul 33% Gaz de ville ou de réseau 15% Electricité 22% Fioul 56% Bois 32% Bois 1% Parc de logements Emissions de GES Un logement chauffé au fioul émet plus de 4,5 tonnes équivalent CO2 chaque année sur le territoire, au contraire d un logement chauffé au bois qui aura un impact nul. Philippe DEVIS et 39 / 130

40 Figure 13 : classification des émissions par type de résidence principale (en teqco2 par logement) 7,0 6,0 5,0 4,0 3,0 2,0 1,0 - Logement collectif Logement construit après 1975 Logement Pays de l'autunois Morvan Logement Pays de l'avalonnais Logement Pays du Nivernais Morvan Logement moyen Logement construit avant 1975 Logement Pays de l'auxois Morvan Logement individuel Logement chauffée au fioul Logement chauffé au fioul et construit avant 1975 Logement individuel chauffé au fioul et construit avant 1975, Une cible prioritaire se dégage pour le territoire : il s agit des maisons individuelles chauffées au fioul et construites avant Ce type de logement émet individuellement en moyenne 6,3 tonnes équivalent CO2, donnée à mettre en exergue avec l émission annuelle d une résidence principale moyenne sur le territoire estimée à 3,6 tonnes équivalent CO2. Les maisons individuelles chauffées au fioul et construites avant 1975 représentent 25% du Parc de logement mais 44% des émissions de gaz à effet de serre de l habitat. Plusieurs communes possèdent plus de 50% de maisons construites avant 1975 et chauffées au fioul sur leur territoire : des villes comme Corpoyer-La-Chapelle, Gissey-Sous-Flavigny ou Cisery en possèdent même plus de 60%. La carte suivante identifie les communes ayant plus d un tiers de leur Parc constitué de maisons individuelles construites avant 1975 et chauffées au fioul. 40 / 130 Philippe DEVIS et

41 Carte 9 : Pourcentage de maisons chauffées au fioul et construites avant 1975 sur le territoire Philippe DEVIS et 41 / 130

42 Répartition géographique des émissions à l échelle des quatre Pays Les émissions de gaz à effet de serre diffèrent selon le territoire considéré. Dans le Pays de l Auxois Morvan, un logement émet en moyenne 3 tonnes équivalent CO2 par an alors que dans le Pays du Nivernais Morvan un logement émet en moyenne 2,2 tonnes équivalent CO2. Cette disparité géographique en termes d émission s explique essentiellement par la structure du parc de logements propre à chaque territoire. Carte 10 : Emission unitaire par logement pour chaque Pays et pour le Parc Naturel Régional du Morvan L énergie de chauffage joue un rôle important dans le bilan des émissions de gaz à effet de serre : en effet dans le Pays de l Auxois Morvan le fioul représente 38% des énergies de chauffage au contraire du Nivernais-Morvan où 41% des logements sont chauffés au bois. Cette disparité du mix énergétique explique les différences entre les Pays. à l échelle de l EPCI Nous retrouvons les mêmes caractéristiques au niveau de l intercommunalité qu au niveau du Pays. Par exemple, les Communautés de communes présentes dans le Pays de l Auxois Morvan affichent les ratios d émissions par logement les plus importants. Si l on observe la carte présente page 35, nous pouvons remarquer que les communes affichant un pourcentage de maisons individuelles construites avant 1975 et chauffées au fioul supérieur à 35% y sont majoritaires, et en nombre plus important que dans les autres Pays du territoire. En effet, ces maisons représentent 50% du parc dans le Pays de l Auxois Morvan contre respectivement 16%, 24% et 30% dans les Pays de l Autunois, 42 / 130 Philippe DEVIS et

43 de l Avallonnais, et du Nivernais-Morvan. Cette caractéristique explique un ratio d émission par logement supérieur dans les intercommunalités du Pays de l Auxois Morvan. Carte 11 : répartition des émissions de l'habitat par EPCI Philippe DEVIS et 43 / 130

44 Construction et voirie Construction : Territoire (4 Pays) : 152 kteqco2 Pays de l Auxois-Morvan : 66 kteqco2 (43%) Pays de l Autunois-Morvan : 35 kteqco2 (23%) Pays du Nivernais-Morvan : 34 kteqco2 (22%) Pays de l Avallonnais : 18 kteqco2 (12%) Parc Naturel Régional du Morvan : 23 kteqco2 (31%) 1 - La construction de bâtiments Les émissions liées aux activités de construction sur le territoire sont estimées à tonnes équivalent CO2, soit 7 % du total des émissions. La construction de bâtiments agricoles représente 54% du bilan des émissions du secteur, dont 47% pour les constructions en béton et 7% pour les constructions en métal. La construction de bâtiments résidentiels contribue à hauteur de 20% à ces émissions. Cette différence par destination des bâtiments s explique à la fois par un effet «volume» mais également par les types de matériaux utilisés (béton ou métal), dont les facteurs d émission diffèrent. Figure 14 : répartition des émissions liées à la construction par type d'activité commerces 7% garages 1% enseignement 1% bât industriels métal 1% bât industriels béton 6% Bâtiments agricoles métal 7% santé 1% loisirs 4% Autres 5% Logements 20% Bâtiments agricoles béton 47% Les bâtiments agricoles représentent 52% des constructions en / 130 Philippe DEVIS et

45 Les données utilisées pour la réalisation du bilan des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités de construction sont les surfaces construites par type de bâtiment et de matériau. Les bâtiments agricoles représentent 52% des constructions en Figure 15 : Surface construite en 2007 par secteur sur le territoire (en m²) * Répartition géographique des émissions On observe sur le territoire des émissions plus importantes dans le Pays de l Auxois Morvan liées à une activité de construction plus importante. Il existe également une différence en termes de nature de construction sur le territoire. Par exemple, les bâtiments agricoles représentent 30% des émissions dans le Pays de l Avalonnais contre 75% dans le Pays du Nivernais Morvan. Philippe DEVIS et 45 / 130

46 à l échelle des quatre Pays Carte 12 : répartition des émissions liées à la construction par Pays et par activité 2 - La voirie Les émissions liées à la construction de voiries ont été calculées à partir des kilomètres de routes présents sur le territoire. Afin d obtenir des émissions de gaz à effet de serre annuelles, une durée d amortissement de 50 ans a été utilisée. Pour un linéaire de route égal à kilomètres, les émissions liées à la construction de voirie sont estimées à tonnes équivalent CO2. Les émissions totales liées à la construction de bâtiments et de voirie sont donc estimées à tonnes équivalent CO2. 46 / 130 Philippe DEVIS et

47 Industrie Territoire (4 Pays) : 178 kteqco2 Pays de l Auxois-Morvan : 92 kteqco2 (52%) Pays de l Autunois-Morvan : 41 kteqco2 (23%) Pays de l Avallonnais : 28 kteqco2 (16%) Pays du Nivernais-Morvan : 17 kteqco2 (9%) Parc Naturel Régional du Morvan : 37 kteqco2 (21%) L industrie se concentre dans le Pays de l Auxois Morvan Le secteur de l industrie compte emplois à l échelle des 4 Pays, soit quatre fois moins d emploi que le secteur tertiaire. Par ailleurs, et à l inverse du secteur tertiaire, on observe des disparités sectorielle et géographique importante de l emploi en fonction du territoire concerné. Figure 16 : répartition de l'emploi industriel par secteur d'activité Pharmacie, parfumerie et entretien 1% Chimie, caoutchouc, plastiques 12% Industries des produits minéraux 4% Métallurgie et transformation des métaux 18% Edition, imprimerie, reproduction - Industries des équipements au foyer - Industries du bois et du papier 14% Industries des équipements mécaniques 13% Habillement, cuir & Industrie textile 19% Industries des équipements électriques et électroniques - Industries des composants électriques et électroniques 8% Industries agricoles et alimentaires 11% Avec emplois, le Pays de l Auxois-Morvan concentre à lui seul 45% des emplois industriels du territoire. Plus précisément, la ville de Montbard compte à elle seule emplois, (10% de l emploi industriel). De même, la répartition par branche d activité diffère selon les territoires : la métallurgie est l industrie prédominante dans le Pays de l Auxois Morvan tandis que dans le Pays de l Avallonnais c est le secteur de la chimie qui emploie le plus. Cette disparité sectorielle a un impact significatif sur le bilan des émissions de gaz à effet de serre de l industrie car chaque branche possède une intensité en termes d émissions de gaz à effet de serre par emploi différente. Philippe DEVIS et 47 / 130

48 Carte 13 : répartition de l'emploi industriel par branche et par territoire Trois villes sur le territoire possèdent plus de 500 employés : Autun (1 110 emplois industriels), Montbard (1 060 emplois industriels) et Avallon (729 emplois industriels). L industrie de la métallurgie est responsable de 37% des émissions de gaz à effet de serre Les émissions de gaz à effet de serre de l industrie sont estimées à tonnes équivalent CO2 et représentent 6% du bilan des émissions directes. Le périmètre des quatre Pays émet par emploi industriel et par an en moyenne 17,3 tonnes équivalent CO2. Les émissions de l industrie représentent 1 teqco2 par habitant, niveau similaire à celui de la Région. Les émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations d énergie représentent 62% du bilan des émissions et sont reparties comme suit. 48 / 130 Philippe DEVIS et

49 Figure 17 : répartition des émissions d origine énergétique par branche d'activité Pharmacie, parfumerie et entretien 1% Chimie, caoutchouc, plastiq ues 12% Edition, imprimerie, reprodu ction - industrie du bois 11% Métallurgie et transformation des métaux 37% Industries agricoles et alimentaires 9% Habillement, cuir & Industrie textile 4% Industries des produits minéraux 18% Industries des équipements électriques et électroniques 4% Industries des équipements mécaniques 4% La métallurgie concentre 37% des émissions de gaz à effet de serre de l industrie. Viennent ensuite l industrie des produits minéraux et l industrie de la chimie qui représentent respectivement 18% et 12% des émissions d origine énergétique. Les émissions d origine non énergétique représentent 38% du bilan et sont dues aux différents process industriels présents dans l industrie. Les émissions de gaz à effet de serre d origine énergétique sont plus ou moins importantes en fonction de la branche industrielle : l industrie présente donc une intensité en termes de gaz à effet de serre différente en fonction des branches. Sur le territoire l industrie des produits minéraux et la métallurgie sont les deux branches les plus émettrices avec respectivement 45 teqco2 par emploi et 21 teqco2 par emploi. Figure 18 : Intensité en termes de GES des différentes branches d'activité de l'industrie Industrie textile Industries des équipements mécaniques Industrie automobile Industries des équipements électriques Pharmacie, Industries agricoles et alimentaires Edition, imprimerie, reproduction Chimie Métallurgie Industries des produits minéraux Philippe DEVIS et 49 / 130

50 Répartition géographique des émissions Les émissions du Pays de l Auxois Morvan représentent 50% des émissions industrielles des quatre Pays. Ces émissions sont réparties de manière différente en fonction des secteurs. Ainsi la métallurgie est le premier poste émetteur dans le Pays de l Auxois Morvan tandis que la chimie domine les émissions du Pays de l Avallonnais. à l échelle des quatre Pays Carte 14 : répartition des émissions de l industrie par activité et par Pays 50 / 130 Philippe DEVIS et

51 à l échelle de l EPCI A l échelle de l EPCI, les disparités sectorielles sont encore plus marquées qu à l échelle des Pays. Certaines intercommunalités comme la Communauté de communes de la Vallée de la Drée ou la Communauté de communes du Sinemurien affichent des ratios d émissions par emploi de 5 teqco2. Ces Communautés de communes sont caractérisées par la présence d industries faiblement émettrices comme l industrie du textile pour la Communauté de communes du Sinemurien ou encore l industrie des équipements mécaniques pour la Communauté de communes de la Vallée de la Drée. Au contraire des intercommunalités comme la Communauté de communes de Beuvray-Val d Arroux ou la Communauté de communes de la Haute-Vallée du Serein, qui regroupent 50% de leurs emplois industriels dans l industrie des produits minéraux présentent des ratios d émissions par emploi de l ordre de 25 teqco2 par emploi. Carte 15 : répartition des émissions de l'industrie par activité et par EPCI Philippe DEVIS et 51 / 130

52 Tertiaire Territoire (4 Pays) : 161 kteqco2 Pays de l Avallonnais : 48 kteqco2 (29%) Pays de l Autunois-Morvan : 42 kteqco2 (26%) Pays de l Auxois-Morvan : 41 kteqco2 (25%) Pays du Nivernais-Morvan : 31 kteqco2 (20%) Parc Naturel Régional du Morvan : 43 kteqco2 (26%) Les activités de bureaux concentrent un tiers des emplois tertiaires Le secteur tertiaire comptabilise emplois sur les quatre Pays. Il compte donc quatre fois plus d emplois que le secteur industriel. Au niveau global, le secteur des bureaux et le secteur de la santé représentent 55% des emplois tertiaires. Figure 19 : répartition de l emploi tertiaire par activité Sport-Loisirs- Culture 2% Transports 6% Santé 24% Bureaux 31% Enseignement 11% Commerce 19% Cafés-Hôtels- Restaurants 7% Il existe sur le territoire une homogénéité de la répartition des emplois aussi bien d un point de vue sectoriel que géographique. Le Pays de l Avallonnais et le Pays de l Autunois-Morvan sont les deux Pays qui possèdent le plus d emplois tertiaires avec respectivement et emplois. Par ailleurs, les seules villes d Avallon (4 578 emplois) et d Autun (6 367 emplois) concentrent 27% des emplois tertiaires. 52 / 130 Philippe DEVIS et

53 Carte 16 : répartition de l emploi tertiaire sur le territoire Un quart des émissions est le fait des cafés hôtels restaurants Les émissions du secteur tertiaire représentent tonnes équivalent CO2 sur l ensemble du territoire, soit 6% du bilan des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions liées aux consommations d énergie sont estimées à tonnes équivalent CO2. Elles représentent 90% du bilan des émissions. Les bureaux et la santé qui représentent pourtant 55% des emplois à eux deux ne contribuent qu à hauteur de 27% au bilan des émissions du secteur tertiaire. A l inverse, le secteur des cafés, hôtels, restaurants qui regroupe 7% des emplois représente 24% des émissions. Cette différence entre les effectifs et les émissions s expliquent en grande partie par un mix énergétique différents en fonction des secteurs liées à des usages différents (climatisation et électricité spécifique pour les bureaux et cuisson pour les cafés, hôtels, restaurants, par exemple). Cette différence de mix énergétique est à l origine d intensités en termes de gaz à effet de serre différentes en fonction des secteurs. Figure 20 : répartition des émissions liées aux consommations d'énergie par secteur Sport-Loisirs- Culture 6% Transports 13% Bureaux 11% Santé 16% Cafés-Hôtels- Restaurants 24% Enseignement 13% Commerce 17% Philippe DEVIS et 53 / 130

54 Les émissions d origine énergétique qui représentent 10% du bilan sont exclusivement liées à l utilisation de la climatisation (fuites de fluide frigorigène pendant le fonctionnement et la fin de vie des climatiseurs). Répartition géographique des émissions à l échelle des quatre Pays On observe une répartition relativement homogène des émissions du secteur tertiaire par Pays. Pour autant, des différences apparaissent en termes d intensité de gaz à effet de serre par emploi. La branche des cafés, hôtels et restaurants affiche par exemple un ratio d émission par emploi de l ordre de 12,5 teqco2 au contraire des activités de bureaux qui ont un ratio par emploi égal à 1,3 teqco2. Figure 21 : Intensité en termes de GES en fonction des branches d'activité Bureaux 1,3 Santé 2,3 Commerce 3,4 Enseignement 4,5 Transports 8,4 Sport-Loisirs-Culture 9,8 Cafés-Hôtels-Restaurants 12,5-2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 12,0 14,0 A ce titre, le Pays de l Avallonnais présente un ratio de plus de 4 teqco2 par emploi supérieur à l ensemble des autres Pays essentiellement dû à un nombre de cafés, hôtels et restaurants plus important que dans les autres Pays (le nombre d emploi lié à cette activité dans le Pays de l Avallonnais est de l ordre de 10% des emplois totaux du tertiaire contre 7% sur l ensemble du territoire). 54 / 130 Philippe DEVIS et

55 Carte 17 : répartition des émissions du tertiaire par Pays et par emploi Philippe DEVIS et 55 / 130

56 à l échelle de l EPCI Comme pour les Pays, nous retrouvons des différences peu marquées à l échelle des intercommunalités. Pour autant la Communauté de communes de la Haute-Vallée du Serein qui compte 46% de ces emplois dans les activités de bureaux affiche un ratio par emploi inférieur à 3 teqco2 tandis que la Communauté de communes de Terre-Pleine, avec 29% de ces emplois dans les cafés, hôtels et restaurants présente un ratio de presque 6 teqco2 par emploi. 56 / 130 Philippe DEVIS et

57 Traitement des déchets Territoire (4 Pays) : 53 kteqco2 Pays de l Avallonnais : 29 kteqco2 (55%) Pays de l Autunois-Morvan : 18 kteqco2 (34%) Pays de l Auxois-Morvan : 3 kteqco2 (6%) Pays du Nivernais-Morvan : 2 kteqco2 (6%) Parc Naturel Régional du Morvan : 3 kteqco2 (4%) Deux centres d enfouissement technique des déchets sont présents sur le territoire Les émissions liées estimées pour ce poste sont liées aux déchets produits et traités uniquement sur le périmètre d étude : seules les émissions liées aux activités d incinération et de déchetterie des déchets du territoire ont donc été prises en compte. Les volumes de déchets produits sur le territoire mais traités hors périmètre et des déchets produits hors périmètre mais traités sur le territoire sont présentés en annexe. A titre d exemple, les déchets produits sur le territoire mais incinérés à Dijon n ont pas été pris en compte. Le territoire d étude compte deux unités de traitement des déchets : - le centre d enfouissement technique d Autun ( tonnes traitées en 2007) ; - le centre d enfouissement technique de Sauvigny-sous-Bois ( tonnes traitées en 2007). Le volume de déchets traité en centre d enfouissement technique sur le territoire pour l année 2007 atteint ainsi tonnes. et représentent 83% des émissions liées aux traitements des déchets Les émissions liées au traitement des déchets sur le territoire sont estimées pour l année 2007 à tonnes équivalent CO2, soit 2% du bilan global des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions liées au traitement des déchets par enfouissement sont responsables de 83% du bilan. Elles représentent 3 teqco2 par habitant, niveau identique à la Région Bourgogne. Figure 22 : répartition des émissions liées au traitement des déchets par mode Epandage Epandages des boues des boues 4 % 4% Eaux usées 13% Centre d'enfouissement technique 83% Philippe DEVIS et 57 / 130

58 Le traitement des eaux usées et l épandage des boues sont respectivement responsables de 13% et de 4% des émissions liées aux traitements des déchets. Répartition géographique des émissions à l échelle des quatre Pays A l échelle des Pays il existe à la fois un effet volume, où pour un grand nombre de déchets traités on observe des émissions plus importantes (c est le cas du Pays de l Avalonnais et du Pays de l Autunois- Morvan) et un effet sectoriel. Carte 18 : répartition des émissions liées aux traitements des déchets par mode de traitement et par Pays 58 / 130 Philippe DEVIS et

59 Production d énergie La production d énergie sur le territoire est exclusivement d origine renouvelable Les données utilisées pour la réalisation du bilan des émissions de gaz à effet de serre concernent les principales sources d énergies renouvelables : il n existe en effet sur le territoire aucune installation de production d énergie d origine fossile. Recensement de l ensemble des unités de production : Les données détaillées des unités de production sont présentées en annexe de ce rapport. - l électricité d origine hydraulique : le périmètre d étude a une puissance installée de kw pour une capacité totale de production estimée à MWh par an. La principale unité de production se situe dans le Pays de l Autunois Morvan ; - le solaire photovoltaïque : la puissance totale installée pour l ensemble des 4 Pays est de kw, ce qui équivaut à une capacité de production annuelle de MWh. Le Pays de l Avalonnais regroupe 40% de la production du territoire ; - le solaire thermique : il existe différents types d installations solaire thermique sur le territoire, les chauffe-eaux solaires individuels, les chauffe-eaux solaires collectifs et les systèmes combinés. La surface de capteurs solaires thermiques installée sur le territoire est de m² ce qui équivaut à une production annuelle de MWh. En effet d après l outil CalSol 8, pour la ville de Dijon, l énergie solaire thermique produite par unité de surface de capteurs par an est de 553 kwh. Le Pays de l Auxois Morvan regroupe 55% des surfaces installées. - l électricité d origine éolienne : le territoire ne comporte aucun Parc éolien. La ressource en bois : le territoire possède une surface en foret de près de hectares 9, soit 40% du territoire. Les forets de feuillus représentent 77% de la surface forestière. Tableau 5 : répartition par type d arbre de la forêt du Morvan, en ha Territoire Foret de feuillus Forets de conifères Forets mélangées Total Pays de l Auxois Pays du Nivernais Morvan Pays de l Autunois Pays de l Avallonnais PNR Morvan Total Philippe DEVIS et 59 / 130

60 Carte 19 : la forêt dans le Morvan Le territoire comptabilise à la fois des chaufferies collectives et des chaufferies industrielles. La puissance installée pour les chaufferies collectives au bois est de 12,5 MW pour une production annuelle de MWh. Le Pays de l Autunois produit 85% de la chaleur bois du territoire. Concernant les chaufferies industrielles, la puissance installée est de 7,4 MW pour une production de chaleur annuelle de MWh. Les émissions liées à la production d énergie électrique La production d énergie électrique d origine renouvelable est assurée sur le territoire à la fois par les installations solaires photovoltaïques et par des unités de production hydraulique. Les émissions liées à la production d énergie électrique sont estimées à 0,057 kteqco2. Elles correspondent à la différence entre les émissions liées aux processus de fabrication et au transport du matériel et les émissions évitées par ces unités de production d énergie d origine renouvelable. 60 / 130 Philippe DEVIS et

61 Figure 23 : les émissions liées à la production d énergie électrique sur le territoire Avallonnais Auxois Nivernais PNR Autunois Emissions indirectes Emissions évitées Emissions "négatives" Les émissions liées à la production d énergie thermique La production d énergie thermique d origine renouvelable sur le territoire est assurée par des installations solaires thermiques et les chaufferies bois. Il n existe actuellement aucun facteur d émissions lié aux processus de fabrication et de transport des panneaux solaires thermiques. Concernant la ressource en bois, les émissions liées aux chaufferies bois ont été prises en compte dans les différents secteurs, habitat, tertiaire et industrie. C est pourquoi les émissions liées à la production d énergie thermique ne sont pas prises en compte dans ce paragraphe Corine Land Cover Philippe DEVIS et 61 / 130

62 L alimentation Deux études spécifiques : l alimentation et la production de sapins de Noël Les émissions de gaz à effet de serre liées à l alimentation se retrouvent dans les émissions d un certain nombre de secteurs tels que l agriculture, l industrie et les transports. C est pourquoi il n est pas possible de consolider les résultats du diagnostic avec ces émissions qui sont donc présentées dans un chapitre à part. L ADEME a publié, dans une étude intitulée «Des Gaz à Effet de Serre dans nos assiettes», le contenu type de repas en gaz à effet de serre. Figure 24 : les principaux résultats de l'étude "des GES dans nos assiettes" «Des GES dans nos assiettes» Menu 1 : 1 litre d eau de ville 1 cuisse de poulet 200g d haricots verts frais ¼ d ananas (en bateau) 0,6 kgeqco2 Hypothèse Menu moyen 3,1 kgeqco2 Menu 2 : 1 litre d eau minérale 150 g de bœuf 200g d haricots verts surgelés ¼ d ananas (en avion) 5,6 kgeqco2 En considérant que les habitants 10 du Morvan prennent deux repas par jour les émissions liées à l alimentation sont ainsi estimées pour le territoire. Tableau 6 : les émissions liées à l alimentation par Pays(en teqco2) Emissions annuelles Périmètre d étude Parc Naturel Régional du Morvan Pays de l Autunois Pays de Morvan Pays du l Auxois- Nivernais- Morvan Pays de l Avalonnais Menu Menu Menu moyen Les émissions liées à l alimentation pour un menu moyen sont estimées à tonnes équivalent CO2 pour le territoire. 62 / 130 Philippe DEVIS et

63 La production de sapins de Noël La région du Morvan est la première région productrice de sapins de Noël en France. Elle produit un quart de la production nationale, ce qui équivaut à 1,2 million d arbres par an. Une étude réalisée par un bureau d études québécois, intitulée : "Analyse du Cycle de Vie comparative entre l arbre de noël naturel et l arbre de noël artificiel» a permis de déterminer les émissions annuelles liées à l activité de production d un sapin de Noël. Les principales hypothèses retenues pour ce calcul sont : - une distance de 150 km entre le lieu de production et le lieu de vente du sapin de Noël ; - une distance entre le lieu d achat et le lieu de résidence de 5 km ; - les sapins de noël ont une hauteur d environ 2 mètres et leur temps de production est de 15 ans. Sur une année, les émissions liées au cycle de vie d un arbre de noël naturel sont ainsi estimées à 3,1 kgeqco2. En utilisant les résultats de cette étude, les émissions liées à la production de sapins de Noël sur le territoire sont estimées tonnes équivalent CO2. Philippe DEVIS et 63 / 130

64 10 La population du territoire est estimée à habitants 64 / 130 Philippe DEVIS et

65 4. La question de l'adaptation : potentialités et vulnérabilités du Morvan face au changement climatique La question de l'adaptation aux changements climatiques Dans son troisième rapport d évaluation, publié en 2001, le GIEC 11 définit l adaptation comme «l ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques présents ou futurs ou à leurs effets, afin d atténuer les effets néfastes ou d exploiter des opportunités bénéfiques». En 2007, le Livre Vert sur l' «Adaptation au changement climatique en Europe : les possibilités d action de l Union européenne» explique que «l'adaptation vise à réduire les risques et les dommages liés aux incidences négatives actuelles et futures de manière économiquement efficace et, le cas échéant, à tirer parti des avantages possibles». Se préparer aux adaptations nécessaires, c'est par conséquent anticiper, dans la mesure du possible, les changements attendus. Ces changements peuvent avoir des conséquences négatives on parle alors de vulnérabilités ou positives on parle alors de potentialités. La question de l'adaptation aux changements climatiques reste aujourd'hui encore très mal appréhendée. Il y a sans doute plusieurs raisons à cela : - C'est une question multiforme, qui ne se résume pas facilement, ni dans la façon dont elle peut être posée, ni dans les réponses qui peuvent lui être apportées. - Elle comporte des incertitudes importantes : si les changements climatiques ne font aucun doute, leurs impacts sur un territoire donné sont plus difficiles à préciser. - Afficher la nécessité de s'adapter, c'est reconnaître le caractère inéluctable des changements climatiques. Une crainte persiste alors : que la reconnaissance du caractère inéluctable de ces changements dissuade de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la relègue au second plan. Cette crainte n'est pourtant pas fondée. L'expérience montre bien au contraire qu'aborder la question des conséquences des changements climatiques à une échelle locale permet de mieux s'approprier la problématique de ces changements, qui apparaissent sinon bien souvent comme une préoccupation "à cent lieues au dessus de la tête des gens". Cela renforce la prise de conscience que si les changements climatiques sont inéluctables, il est crucial d'en contenir autant que faire se peut l'ampleur et la vitesse - afin justement de pouvoir s'y adapter. Les participants aux ateliers ont ainsi bien identifié et souligné à de nombreuses reprises comment les possibilités de s'adapter dépendaient avant tout de cette ampleur et de cette vitesse. On ne dispose par conséquent actuellement que de très peu de repères et de références pour aborder cette question sur un territoire donné. Les travaux menés à l'échelon national ou sur d'autres territoires en France restent pour l'instant peu nombreux et peu étoffés 12. Il est pourtant très important de la prendre en compte : "L adaptation est nécessaire à court et à long terme pour gérer les impacts du réchauffement qui se produiraient même pour les scénarios de stabilisation [des émissions de gaz à effet de serre] les plus bas évalués" / 130 Philippe DEVIS et

66 Ne pas anticiper les effets des changements climatiques, c'est prendre le risque d'en subir les effets ou d'être amené à prendre, pour s'en protéger ou y remédier, des mesures qui peuvent rentrer en contradiction avec les objectifs d'atténuation 15. (Plusieurs exemples de ces contradictions possibles sont ressortis des ateliers : intensification de la production printanière de fourrages entraînant une augmentation du machinisme, des consommations d'énergie et des intrants, recours à la climatisation des hébergements touristiques, etc.). La question de l'adaptation, en dégageant les effets du changement climatique sur le territoire, constitue un moyen de rendre plus sensibles des enjeux sinon souvent perçus comme lointain, dans le temps ou dans l'espace. L'impact du changement climatique sur la vie quotidienne et les activités économiques constitue une clé d'entrée efficace pour rendre lisibles des problématiques qui demeurent mal appréhendées. La question de l'adaptation donne ainsi un sens concret à la problématique du changement climatique Le travail des ateliers Le parti adopté dans le cadre de la préparation du SCC Morvan est empirique : réunir des acteurs du territoire pour réfléchir ensemble aux conséquences envisageables des changements climatiques sans prétention scientifique, mais en se fondant sur la capacité des participants à envisager ces conséquences à partir de leur expérience. Il avait été prévu d'organiser quatre ateliers, autour de quatre thématiques, chacun d'entre eux se tenant à l'invitation de l'un des quatre Pays : Atelier Vie quotidienne (habitat, santé, espaces publics, rythmes de vie, services et déplacements). Activités et milieux agricoles Pays Auxois - Morvan Nivernais - Morvan Activités et milieux forestiers Autunois Tourisme Avallonnais Les trois premiers de ces ateliers se sont réunis à deux reprises : La première réunion était consacrée à un inventaire des conséquences envisageables des changements climatiques. Introduite par une présentation du SCC, de ses objectifs et des étapes de sa préparation, elle s'appuyait sur une présentation de ce que l'on sait aujourd'hui, grâce aux travaux de Météo France et des climatologues, des changements climatiques en Bourgogne. La seconde réunion permettait de hiérarchiser ces conséquences selon deux critères : la probabilité (certain/probable/possible/improbable) estimée par les participants que ces conséquences se produisent, l'importance (déterminant/important/secondaire /négligeable) qu'elles peuvent avoir pour le territoire, les activités économiques, la vie quotidienne L'atelier sur les activités et les milieux forestiers s'est réuni une première fois au mois de juin, mais la seconde réunion a été reportée. 66 / 130 Philippe DEVIS et

67 La réflexion des ateliers a été alimentée et complétée par les travaux menés en 2004 et 2005 par l'oreb (aujourd'hui Alterre Bourgogne) sur les enseignements de la sécheresse et de la canicule de 2003 d'une part, et sur les potentialités et vulnérabilités de la Bourgogne face aux changements climatiques d'autre part. La question de l'eau et de sa disponibilité est une question qui, sans surprise, a été évoquée à de nombreuses reprises. On a l'habitude de dire du Morvan qu'il est le château d'eau de la Bourgogne. Force est de constater que cette expression ne correspond pas à une réalité. Le Morvan constitue bien un nœud orographique et il reçoit, surtout dans sa partie centrale, des précipitations relativement abondantes. Mais si l'on tient à conserver l'image d'un château d'eau, on est obligé de reconnaître qu'il est bien percé, et que ses caractéristiques géologiques en font une passoire plus qu'une éponge. Cette problématique de l'eau, inévitablement accentuée dans un contexte climatique qui est celui des évolutions attendues pour les décennies à venir, nous a parallèlement amenés à établir une cartographie sur les vulnérabilités des ressources en eau. Trois observations sur le travail des ateliers : Certains participants se sont prêtés au "jeu" qui leur était proposé, d'autres ont eu davantage de difficultés à y entrer. Ils ont en outre été à chaque fois moins nombreux à la seconde réunion qu'à la première, ce qui est inévitable pour des raisons de disponibilité et compte tenu du fait que seuls les participants à la première réunion étaient invités à la seconde 17. Mais les professionnels et les élus qui ont eu la possibilité de participer aux deux réunions ont tous fait part de l'intérêt qu'ils y avaient trouvé. La répartition initialement prévue des différentes thématiques entre les quatre ateliers embrassait la plupart des activités et problématiques qui méritaient d'être pris en compte. En pratique, les ateliers se sont logiquement focalisés sur les thématiques portées par les participants. Tous les champs envisagés au départ n'ont donc pas été abordés. C'est le cas par exemple et notamment de la production d'électricité et des activités agricoles de diversification. Le travail mené ne prétend donc pas couvrir de façon exhaustive tous les aspects qui auraient pu être pris en compte. Mais les principaux l'ont été : - Les activités touristiques, - Les activités agricoles (en dehors des productions dites "de diversification") - Les aspects de la vie quotidienne impactés par les changements climatiques - La forêt. Le travail réalisé dans les ateliers était un travail de réflexion prospective. Cette réflexion a conduit à émettre des hypothèses. Un exercice complet de prospective aurait conduit à travailler sur ces hypothèses, et celles-ci pourraient servir de point de départ à un travail plus approfondi. Ce n'était pas l'objectif poursuivi ici. De façon délibérément empirique, avec les limites de la méthode mais aussi la richesse qu'elle a permise, ces ateliers ont dégagé une première réflexion sur les évolutions auxquelles le Morvan doit se préparer pour s'adapter aux changements climatiques 67 / 130 Philippe DEVIS et

68 Notes 11 Groupe Intergouvernemental d'experts sur les changements climatiques. 12 La France a adopté une stratégie nationale d'adaptation, approuvée par le Comité interministériel pour le développement durable du 13 novembre 2006 (Stratégie Nationale d Adaptation au Changement Climatique, 2007, téléchargeable sur le site de l ONERC : Ce document n'a pas eu grand écho. Peut-être parce que son contenu reste très général, ce que ses auteurs reconnaissent eux-mêmes : "Quelques pistes d action sont proposées, comme préalables à l élaboration future d un plan national d adaptation, qui déclinera un ensemble de mesures précises à prendre aux différents niveaux de décision". Plus récemment, la loi de programmation du 3 août 2009, relative à la mise en oeuvre du Grenelle Environnement, prévoit pour 2001 un Plan national d adaptation. 13 Synthèse finale du rapport 2007 du GIEC. 14 l ONERC dresse un panorama se ces impacts pour la France dans son troisième rapport sur le «changement climatique : coûts des impacts et pistes d adaptation» (novembre 2009). 15 Le Protocole de Kyoto n'a laissé dans les mémoires que la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il relevait pourtant également, bien que plus timidement, la nécessité de l'adaptation aux changements climatiques. Il demandait notamment que toutes les parties «élaborent, appliquent, publient et mettent à jour des programmes nationaux et, là où il y a lieu, régionaux, contenant des mesures destinées à atténuer les changements climatiques et des mesures destinées à faciliter une adaptation appropriée à ces changements» (article 10.b). 16 Ce que des participants aux ateliers ont relevé eux-mêmes : "Même si j'avais une certaine vision des changements climatiques probables, cette démarche m'a ouvert à une autre façon de raisonner. Le sujet en est devenu d'autant plus intéressant et plus vaste" (un participant à l'atelier tourisme) ; "cet atelier a permis de mieux évaluer les conséquences du changement climatique sur notre région et d'appréhender ces phénomènes" (un participant à l'atelier agriculture). 17 Exception faite de l'atelier sur la forêt. 68 / 130 Philippe DEVIS et

69 4.3. Les potentialités et vulnérabilités du Morvan face aux changements climatiques Ces potentialités et vulnérabilités ont été examinées au cours des quatre ateliers consacrés respectivement aux activités agricoles, au tourisme, à la forêt et à la vie quotidienne Potentialités et vulnérabilités des activités agricoles L'ensemble des conséquences identifiées du changement climatique pour les activités agricoles sont résumées dans le tableau de la page suivante. Principales conclusions L'analyse des hypothèses relatives aux conséquences des changements climatiques pour les activités agricoles et la hiérarchisation qui en a été faite permettent de dégager les principales conséquences identifiées comme étant celles auxquelles l'agriculture Morvandelle doit se préparer 18 : Celles qui apparaissent les plus certaines et les plus déterminantes concernent l'alimentation du bétail. Les besoins de fourrages deviendront plus importants, d'une part parce que les animaux sortiront plus tardivement dans les champs à la sortie de l'hiver si les précipitations hivernales rendent les sols moins praticables, d'autre part parce que les sécheresses estivales réduisent la croissance de l'herbe et rendent nécessaire un complément fourrager apporté aux animaux 19. Il est possible d'espérer une production printanière de fourrages plus importante (la production de printemps assure déjà actuellement les deux tiers environ de la récolte annuelle 20 ), tandis que la production d'été se réduira, et pourra même disparaître certaines années. Ces évolutions entraînent pour les agriculteurs, et principalement bien sûr les éleveurs, une modification à la fois de leur calendrier et de la gestion des prairies, afin de valoriser au maximum l'herbe à l'époque où elle pousse le plus, c'est-à-dire au printemps 21. On peut ainsi s'attendre à une augmentation de la part fourragère de l'alimentation des animaux et à la nécessité de mieux valoriser l'herbe de printemps (gestion du pâturage pour à la fois mieux consommer l'herbe et conserver des surfaces de fauche plus étendues). Celles qui viennent ensuite concernent la vulnérabilité des cultures et des animaux avec : - Le développement de parasites (tiques, moustiques ), maladies et ravageurs (dont les cycles vitaux sont accélérés) 22 favorisés par des hivers et des printemps plus doux et plus humides 23. Les enjeux sont bien sûr agricoles et sanitaires, dans la mesure où les exploitants peuvent être amenés à développer la prévention et les traitements, mais ils peuvent du même coup devenir également environnementaux. - L'exposition des cultures à des aléas plus fréquents liés à la température et à ses variations (échaudages (croissance de la végétation stoppée par un coup de chaleur), gels tardifs). Une troisième catégorie de conséquences est liée aux difficultés de pénétrer l'hiver ou au début du printemps sur des terrains rendus trop humides par des précipitations abondantes. 69 / 130 Philippe DEVIS et

70 Schéma de cohérence climat du Morvan Schéma des hypothèses relatives aux conséquences de l'évolution du contexte climatique pour les activités agricoles Températures plus élevées Sécheresse estivale Précipitations hivernales plus importantes Hivers plus doux Canicules Épisodes pluvieux plus violents Les vecteurs de parasites (tiques, moustiques ) se développent davantage Des maladies comme la FCO se développent Cycles plus rapides des ravageurs Augmentation du coût des aliments pour bétail Moins d'herbe l'été Alimentation qualitativement moins bonne Moins de maladies des céréales Besoins de fourrages plus importants Besoins en eau plus importants (bétail) Période d'hivernage des animaux prolongée Sols détrempés Ruissellement plus important des fumiers Gel moins important Portance réduite des sols Exposition aux gels tardifs Printemps plus précoce Fourrages de printemps plus précoces et plus abondants Apport d'azote plus précoce en saison Cultures d'hiver et céréales de printemps défavorisées, protéagineux favorisés Diminution des rendements Formation d'ozone plus importante Echaudage Coups de chaleur Variations brusques de température Diminution de la consommation de viande Transport des animaux plus délicat Cultures endommagées Augmentation des coûts d'alimentation du bétail Travaux d'hiver plus difficiles dans les champs Calendrier céréalier avancé Facteurs climatiques coccidiose (volailles, lapins) Conséquences identifiées comme les principales auxquelles l'agriculture devra s'adapter 70 / 130 Philippe DEVIS et

71 L'atelier a également relevé des incidences indirectes de ces évolutions, qui pourraient contribuer à augmenter les émissions de gaz à effet de serre : - l'herbe de prairies desséchées ne pousse pas et ne fixe par conséquent pas le CO2. - Les éleveurs pourront être amenés à développer les prairies artificielles pour produire au printemps des fourrages en quantités suffisantes pour toute l'année, ce qui conduira à des modes d'exploitation plus intensifs, plus consommateurs d'intrants et d'énergie ou auront recours à des fourrages "importés", qu'il aura fallu transporter. Mais il est également envisageable qu'ils s'orientent au contraire vers une extensification pour parvenir à produire les fourrages nécessaires sur davantage de surfaces. Nous ajoutons à ces conclusions un aspect qui n'a pas été évoqué lors de l'atelier, mais qui ressort de l'analyse réalisée par l'oreb des conséquences en Bourgogne de la sécheresse et de la canicule 2003 : "Durant la période estivale un grand nombre de jours et de nombreux endroits atteignent des niveaux d ozone pénalisants pour la végétation 24. Les niveaux les plus élevés se trouvent dans les zones rurales." Stations de mesure Pasteur Tamier Typologie Urbaine dense Urbaine dense Daix Périurbaine Morvan Rurale / 130 Philippe DEVIS et

72 Notes 18 Les principales conséquences identifiées lors de l'atelier sont celles de l'augmentation des températures et des épisodes de sécheresse ; ce sont les mêmes qui ont été identifiées au niveau national :"Les principales vulnérabilités du secteur agricole identifiées par le groupe tiennent aux sécheresses et aux canicules, qui ont des effets sur les productions végétales et animales". ("Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France", document d étape, juin 2008 ; Groupe interministériel Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France, Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique, Direction des Etudes Economiques et de l Evaluation Environnementale du MEEDDAT). 19 La diminution de la production de fourrages liée aux épisodes de sécheresse est relevée par l'onerc comme une conséquence majeure du changement climatique pour les activités agricoles, et notamment pour les élevages : " Le retour d expérience de la canicule de 2003 fournit des indications intéressantes sur la vulnérabilité du secteur au changement climatique : le secteur de l élevage est notamment apparu comme particulièrement vulnérable, avec au niveau national, une perte de production fourragère estimée entre 20 et 30% et un affaiblissement des espèces prairiales pérennes. La dépendance à la production fourragère pour l alimentation des troupeaux peut ainsi être considérée comme un point spécifique de vulnérabilité de l activité au changement climatique". En Bourgogne, l'oreb relevait, dans son analyse des conséquences de la sécheresse et de la canicule 2003, que "la production de fourrage pour l'alimentation du bétail a été très inférieure aux moyennes quinquennales et surtout aux besoins. Cette situation a eu des conséquences d une part sur la gestion du pâturage pendant la période estivale et d autre part sur la constitution des stocks fourragers nécessaires à la période hivernale. Ceci a contraint les agriculteurs à s adapter en limitant l utilisation de la paille comme litière, en achetant des aliments, des fourrages et des litières à l extérieur, mais aussi en prolongeant la saison des pâturages"("sécheresse et canicule 2003 en Bourgogne, OREB, 2004). 20 "Une prairie produit 65 % de sa production annuelle au cours du premier cycle de croissance des graminées, c'est-à-dire avant juin: c'est le pic de production pour constituer les réserves hivernales (foin ou ensilage). Les repousses d'été et d'automne ne représentent donc que 35 % environ de la production annuelle. Ainsi [en 2003], la sécheresse de printemps a entraîné une réduction de 50 % des récoltes pour stockage. La sécheresse d'été, aggravée par la canicule, n'a pas permis de repousses avant octobre. Il peut ainsi manquer au total les 2/3 de la production habituelle, et cela a justifié les achats de paille et la distribution au pâturage et pour reconstituer le stock hivernal manquant. Les deux modes de production (pâturages et stockage de fourrage) ont été affectés." ("Sécheresse et canicule 2003 en Bourgogne, OREB, 2004) 21 "Concernant les prairies, les rares études hexagonales estiment la hausse des rendements à environ 20%, si l augmentation de températures est limitée à 2-3 C (Soussana et al., 2002). Ceci concerne sans doute les situations avec des précipitations peu limitantes. Une étude est en cours sur financement ACTA associant Institut Elevage Arvalis INRA et Météo-France pour évaluer l'incidence du changement climatique sur les systèmes d'élevage et de culture. Elle s'appuie notamment sur des simulations avec le logiciel STICS, paramétré pour prairies et luzerne et capable de prendre en compte les conséquences de l'augmentation du taux de CO 2 sur l'efficacité de la photosynthèse. 34 sites répartis sur le territoire national permettront de couvrir la diversité des formes que prendra le changement climatique. D'après les premiers travaux, cette hausse de rendement de 20% ne pourra pas être soutenue en tous lieux et se limitera souvent au printemps, un déficit hydrique estival souvent plus précoce venant contrarier l'espoir de rendement permis par la hausse de température et du taux de CO 2. La hausse des températures en sortie d'hiver permettrait cependant d'envisager des mises à l'herbe plus précoces de 2 à 3 semaines d'ici la fin du siècle alors qu'on a déjà gagné 1 semaine sur ces 30 dernières années. Cette même hausse des températures en fin d'automne permettra une production d'herbe dans les zones les mieux arrosées jusque très tard en hiver".("impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France", document d étape, juin 2008 ; Groupe interministériel Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France, Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique, Direction des Etudes Economiques et de l Evaluation Environnementale du MEEDDAT). 72 / 130 Philippe DEVIS et

73 22 Ces aspects restent encore mal connus et peu documentés ; le Groupe interministériel "Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France" n'y consacre par exemple que quelques lignes, qui font avant tout référence à la nécessité d'améliorer les connaissances dans ce domaine ("Il s agirait d étudier les variations de rendement liées aux pestes et maladies dont l occurrence pourrait être affectée par l augmentation des températures et du CO2 (par exemple évolution et émergence de microorganismes nuisibles, sélection [ L impact du changement climatique sur les parasites])." 23 Les céréales sont semble-t-il moins exposées aux maladies durant les épisodes de sécheresses estivales, mais elles le sont davantage lors de printemps plus doux et humides. 24 Ozone at elevated concentrations can cause damage to agricultural crops. The mechanism is probably as follows: ozone penetrates the leaves and needles of vegetation by way of the stomata (openings in the leaves, which allow the exchange of carbon dioxide and water vapor between the inside of the leaves and the outside ambient atmosphere); ozone is then deposited on the water layer on the cells inside the leaves and forms free radicals and ions (e.g., HO 2, HO +, OH, and O 2 ), which affect the cells. Some agricultural crops, such as tobacco and spinach, are very sensitive to damage by ozone, while others are more resistant. Ecosystems, such as forests, are damaged by the same mechanism. etation 73 / 130 Philippe DEVIS et

74 Potentialités et vulnérabilités du tourisme L'ensemble des conséquences identifiées du changement climatique pour le tourisme sont résumées dans le tableau de la page suivante. Principales conclusions Il est évidemment difficile de prévoir l'évolution des activités et d'une économie touristique influencées par de multiples facteurs dont beaucoup sont extérieurs au Morvan 25. Le sentiment qui domine à l'issue de l'atelier peut se résumer en deux points : Le changement climatique modifiera la donne touristique et le Morvan devra s'adapter à cette nouvelle donne. Le Morvan pourrait profiter de la "redistribution des cartes" de la demande touristique que le changement climatique mais aussi la transition énergétique est susceptible de provoquer (ou, en tout cas, de favoriser). Cette évolution de la demande pourrait profiter au tourisme rural davantage qu'au tourisme urbain, et renforcer la tendance que l'on peut déjà observer d'une demande plus diversifiée et moins systématiquement orientée vers les destinations littorales et montagnardes. Dans un contexte climatique caractérisé notamment par des étés plus chauds, des zones rurales offrant une relative fraîcheur pourraient, comme on l'a vu en 2003, devenir plus recherchées 26. Parmi les évolutions envisageables, certaines sont apparues à la fois plus probables et plus déterminantes : Les transformations des paysages compteront parmi les conséquences les plus importantes. Les changements climatiques vont entraîner des modifications de la végétation, des cultures et, pour une part, des bâtiments. Les paysages qu'offrira le Morvan évolueront forcément sans qu'il soit pour autant possible d'en déduire dans quelle mesure et dans quel sens cela pourra influencer la fréquentation touristique. Les ambiances visuelles, sonores, olfactives ne seront plus les mêmes et l'offre touristique, largement fondée sur la qualité des sites, devra nécessairement s'adapter. Car ce sont justement des ambiances, la nature, une authenticité, que les touristes viennent chercher en venant dans le Morvan - l'étude d'image réalisée auprès d'eux au cours de l'été 2009 le montre clairement -, bien avant les possibilités d'activités sportives ou culturelles. La présence de l'eau constituera dans ce nouveau contexte un atout plus déterminant encore qu'aujourd'hui 27. La demande touristique évoluera. De nombreux facteurs sont susceptibles d'influencer cette évolution de la demande. Certains aspects de cette évolution sont déjà perceptibles aujourd'hui. Ils ne sont pas imputables aux changements climatiques, mais ces changements les renforceront très vraisemblablement. On observe en particulier une évolution du calendrier touristique. La fréquentation s'étend davantage sur les demi-saisons, automne et printemps 28. Cette tendance ne peut être que favorisée par un climat plus chaud. Les chaleurs estivales suscitent une recherche de fraîcheur. Cela rejaillit notamment sur les horaires d'activités, les hébergements, les déplacements. 74 / 130 Philippe DEVIS et

75 Schéma de cohérence climat du Morvan Schéma des hypothèses relatives aux conséquences de l'évolution du contexte climatique et énergétique pour les activités touristiques Étés plus secs Énergie plus chère Étés plus chauds Difficulté d entretenir des jardins paysagers Atout de la présence de l'eau Transports plus coûteux Évolution des modes de chauffage des hébergements Demandes d'activités diversifiées sur un périmètre limité Zones rurales plus hospitalières Recherche de fraîcheur Dommages sur les enrobés et les enduits routiers Développement d'un tourisme de proximité favorisant le Morvan (proximité des agglomérations parisienne et lyonnaise) Valorisation des approvisionnements alimentaires locaux Valorisation des matériaux locaux Qualité thermique des hébergements Demande d'hébergements "frais" Modification des horaires des activités Inversion du sens des migrations touristiques? (N-S S-N) Évolutions du cadre bâti Demande d'équipements pour les ½ saison Modification du calendrier touristique Modification des horaires des services et commerces Incidence sur les choix de lieu de vie? Impact sur le prix du foncier? Evolution de la chasse Transformation visuelle, sonore, olfactive - des paysages du fait de l'évolution de la végétation, des cultures, du bâti Demande touristique de ½ saison (printempsautomne) Évolution de la répartition géographique des espèces vivantes Hivers moins froids Légende Évolution du contexte climatique et énergétique Évolution de la demande touristique Évolution de l'offre touristique 75 / 130 Philippe DEVIS et

76 L'offre doit par conséquent s'adapter. Les équipements 29 doivent pouvoir fonctionner en dehors de la seule période estivale. Les hébergements doivent protéger des chaleurs estivales 30 et offrir un confort thermique satisfaisant en demi-saisons. Des activités diversifiées doivent pouvoir être proposées dans des périmètres limitant les déplacements 31. Ces activités, mais aussi les services et les commerces, devront adapter leurs horaires durant les périodes de fortes chaleurs. Les hébergements seront en outre de plus en plus amenés à prendre en compte un contexte énergétique et climatique qui les conduira à valoriser davantage les ressources locales, que ce soit pour les matériaux (construction, ameublement ) ou pour la restauration 32. D'autres évolutions sont également apparues très probables, mais moins déterminantes pour l'économie touristique : L'augmentation du coût des énergies, et donc des transports, favorise un tourisme de proximité dont peut bénéficier le Morvan, proche des agglomérations lyonnaise et parisienne (cette évolution a été jugée moins déterminante dans la mesure où cette proximité exerce déjà son influence). L'évolution des milieux naturels liée au réchauffement climatique aura vraisemblablement un impact sur les espèces chassables, et donc sur les pratiques cynégétiques. Les jardins paysagers 33 attirent un public important. Leur entretien et le maintien de leur spécificité pourraient devenir plus difficiles. Les enrobés et enduits routiers peuvent être endommagés par de fortes chaleurs. Enfin, la possibilité d'une augmentation de la fréquentation touristique hivernale a été évoquée. Encouragée par des hivers plus doux mais handicapée par des précipitations plus importantes, elle a été jugée peu probable et sans incidence importante. Les participants à l'atelier ont également envisagé deux hypothèses : Celle d'une "inversion" du sens dominant des migrations touristiques provoquée par un réchauffement climatique important qui favoriserait les destinations septentrionales a été évoquée. Plus modestement, une réorientation des flux touristiques apparaît très plausible. Influencée par de multiples facteurs (coût de l'énergie ou pouvoir d'achat par exemple, mais aussi, plus positivement, développement d'une demande profitant aux zones rurales intermédiaires), cette réorientation est déjà observable. Celle d'un Morvan qui attirerait une population plus nombreuse, attirée par des conditions comparativement plus favorables dans un contexte climatique plus chaud. Cela aurait des conséquences importantes, sur le prix du foncier par exemple, bien au-delà des seules conséquences pour le tourisme. Ces hypothèses n'ont cependant pas été retenues, leur exploration aurait dépassé le cadre de l'atelier. 76 / 130 Philippe DEVIS et

77 Notes 25 «Le changement climatique devrait influer à la fois sur la compétitivité des territoires touristiques, sur leurs facteurs de production (ressources en eau), sur l activité des entreprises et sur l économie induite Si des mutations importantes sont à attendre pour le tourisme en tant que marché, sa fonction sociale devrait être également modifiée Enfin, l appréhension des conséquences du changement climatique est très complexe en raison de la volatilité et de la complexité de la demande touristique, composée de très nombreux paramètres non météorologiques» (In ONERC «Stratégie Nationale d Adaptation au Changement Climatique» - Eclairage sectoriel tourisme, 2007) L attractivité d une destination touristique est le résultat de nombreux facteurs. Patrimoine, paysage, agriculture, accessibilité, convivialité et sociabilité, ancienneté et qualité de l offre touristique dessinent la spécificité de chaque destination. Ces composantes qui entrent dans la constitution de l offre touristique sont souvent largement liées au climat, qu il s agisse de la présence de neige en hiver en moyenne montagne, des types de production agricoles pour le tourisme de terroir, de la quantité d eau présente dans les cours d eau ou de sa qualité dont dépendent les activités sportives ou le tourisme fluvial, des espèces et des espaces naturels susceptibles de contribuer au développement d un tourisme de nature, ou encore, plus largement, de l aspect des paysages dans les différentes saisons. (ONERC, 2008, p. 182). 26 "D'une façon générale, les conditions météorologiques particulières de l'été 2003 ont contribué à une baisse de l'activité touristique. Cela était particulièrement vrai pour les visites de villes et de monuments (- 40 % à Beaune), pour les activités sportives (randonnée), la fréquentation des terrasses de cafés et de restaurants. Certains secteurs ont en revanche enregistré de bons résultats. Les conditions climatiques de l'été 2003 ont par exemple favorisé le Morvan, qui a réalisé une bonne saison touristique et, d'une façon générale, les campings et les gîtes ruraux.* + La Bourgogne est une région dont les motivations de séjour (découverte des vins et de la gastronomie, visite de sites culturels et de villes ) sont peu compatibles avec les records de températures enregistrés cet été, les prestataires ont vu la clientèle s'éloigner de leurs établissements vers des contrées moins caniculaires, notamment les régions de l'ouest. D'ailleurs, les espaces bourguignons les plus frais, tels le Morvan des lacs, ont semble t-il à cet égard bénéficié cet été d'un avantage substantiel; de même pour les activités rurales, comme les gîtes ruraux et les activités de plein air." Le nombre de nuitées en hôtels a diminué en Bourgogne (de 4.4 % sur l'année et 5.2 % sur les mois de mai à septembre) en 2003 par rapport à En revanche les campings ont connu une hausse de 2.4 % sur la saison du nombre de nuitées. * + La canicule a bénéficié au Morvan, qui a enregistré une baisse du nombre de nuitées dans les hôtels de seulement 1.4 % sur les mois de mai à septembre, et en revanche, une augmentation nette de 19 % de la fréquentation dans les campings entre 2002 ( nuitées en camping) et 2003 ( nuitées en camping)." ("Sécheresse et canicule 2003", OREB, 2004) 27 Certaines activités sont directement liées à l'eau. La pratique du canoé-kayak est par exemple tributaire des pluies d'hiver (le calendrier des descentes estivales est établi en fonction des lâchers d'eau des barrages, qui se remplissent l'hiver) et ne paraît par conséquent pas être compromise par les changements climatiques. L'arrosage des terrains de golf peut en revanche soulever des difficultés. 28 Le groupe de travail a relevé que les hébergements sont déjà ponctuellement saturés en demi-saison. 29 Les piscines ont été citées. 30 Sans nécessiter un recours à la climatisation qui, outre ses effets négatifs en termes de consommation énergétique et d'émissions de gaz à effet de serre, ne satisfait pas nécessairement une clientèle qui recherche une authenticité avec laquelle la climatisation s'accorde mal. 31 La chaleur réduit l'envie de bouger, mais pas celle de pratiquer des activités. 32 L'évolution du label des gîtes Panda est symptomatique de cette évolution. Ils intègrent désormais la gestion de l'énergie, de l'eau, le choix des matériaux, l'utilisation des énergies renouvelables Il y a actuellement une douzaine de gîtes Panda sur le périmètre du Parc du Morvan. Les dispositifs d'aides publiques aux hébergements s'orientent également de plus en plus dans cette direction (appels à projets de l'ademe, des Conseils généraux de Saône-et-Loire et de la Nièvre ). 33 Alligny-en-Morvan, Larochemillay, Autun, Epinac, Sully, La Tagnière, Vézelay 77 / 130 Philippe DEVIS et

78 Potentialités et vulnérabilités pour la vie quotidienne L'ensemble des conséquences identifiées du changement climatique pour la vie quotidienne sont résumées dans le tableau de la page suivante. Les conséquences pour la vie quotidienne qui ont été jugées les plus probables et les plus déterminantes ont trait à la santé, aux rythmes de vie, aux usages de l'eau et à l'augmentation de certains risques. Sur la santé Leurs effets sont directs (température et sécheresse de l'air) et indirects (formation d'ozone, développement des allergènes, etc.). Les personnes les plus fragiles personnes âgées 34, très jeunes enfants, personnes malades ou allergiques y sont bien sûr les plus exposées. En outre, la sécheresse et la pollution de l'air, l'été, mais l'humidité également en hiver, favorisent les affections respiratoires, qui touchent en premier lieu ces mêmes personnes. Plus largement, deux autres conséquences ont été soulignées : Le développement possible de nouvelles pathologies, lié à l'évolution de l'aire de répartition d'agents infectieux et d'insectes vecteurs ; La fatigue provoquée par les fortes chaleurs, et qui peut toucher l'ensemble de la population, avec des répercussions sur tous les aspects de la vie : le travail (et par conséquent l'activité économique), la santé, les relations sociales et affectives même si les réactions personnelles de chacun peuvent toutefois atténuer ces conséquences et si l'on peut imaginer que l'on s'habitue, en partie, à supporter des températures plus élevées. et sur les rythmes de vie. Une réponse à ces situations pourrait passer par une adaptation, durant ces périodes, des comportements et des rythmes de vie (horaires de travail, sieste, habitudes vestimentaires, ), entraînant notamment une modification des horaires de travail, des activités de loisirs, des services et des commerces. Il peut cependant y avoir des freins à ces adaptations (habitudes, organisation des entreprises, etc.), surtout si les épisodes de fortes chaleurs ne représentent pas nécessairement des périodes très longues. Le développement de la climatisation fait aussi partie des réponses possibles 35. Elle se généralise déjà depuis plusieurs années dans les voitures. Elle pourrait aussi se banaliser dans les logements, mais c'est moins sûr dans la mesure où l'on s'efforce de construire ou de réhabiliter des bâtiments mieux conçus thermiquement, ce qui permet de réduire les besoins de chauffage, mais également de rafraîchissement. Il a été souligné que le bâti ancien protège généralement mieux des chaleurs et que les nouvelles constructions sont, ou devraient être thermiquement bien conçues. Ce sont les constructions de la seconde moitié du XXème siècle qui posent le plus de problèmes. 78 / 130 Philippe DEVIS et

79 Chaleurs estivales Schéma de cohérence climat du Morvan Schéma des hypothèses relatives aux conséquences de l'évolution du contexte climatique et énergétique pour les activités quotidiennes Consommation des véhicules plus élevée Développement de la climatisation Fatigue des organismes, sommeil plus difficile, activité diminuée Vulnérabilité des personnes âgées, des jeunes enfants Modification des horaires de travail, des activités de loisirs, des services et des commerces Les animaux domestiques peuvent aussi souffrir de la chaleur Augmentation des consommations d'eau, notamment pour l'hygiène du corps Modification des activités de loisirs, recherche de l'eau Augmentation de la température des cours d'eau Gêne du fonctionnement de certains équipements (ordinateurs ) Augmentation des consommations d'énergie et des émissions de GES Développement de l'eutrophisation Régression des espèces de poissons sensibles à la chaleur Perturbation des systèmes d'assainissement Recrudescence des maladies respiratoires Nouvelles pathologies Évolutions dans la conduite des jardins et des vergers Modification des habitudes alimentaires Développement des modes de communication à distance Dommages aux bâtiments et aux ouvrages Concurrences d'usages Augmentation du prix de l'eau Sécheresse et pollution de l'air l'été, humidité hivernale Evolution des destinations et pratiques touristiques (ex : sports d'hiver) Modification des migrations de la faune sauvage Évolution de l'aire de répartition d'agents infectieux et d'insectes vecteurs Végétation plus précoce Possibilités de production locale de nouvelles variétés (fruits et légumes) Augmentation des coûts de transport Vulnérabilité énergétique des ménages Réduction des déplacements Risques d'inondation accrus l'hiver Rétractation des argiles Risques de pénuries d'eau l'été Changement climatique Énergie plus chère Augmentation des précipitations hivernales Sécheresses 79 / 130 Philippe DEVIS et

80 Sur l'approvisionnement et les usages de l'eau. Les situations de pénuries estivales liées à l'évolution du régime des précipitations risquent de devenir récurrentes et de soulever de nombreuses questions de concurrences d'usage, de mobilisation de la ressource et d'augmentation du prix de l'eau (en raison des mesures qui devront être prises pour garantir les approvisionnements (interconnexion des réseaux ou mobilisation de ressources plus éloignées par exemple) ou des traitements nécessaires (pour utiliser des ressources de moins bonne qualité). Il est parallèlement possible, mais pas certain, que la demande domestique d'eau augmente. Certains usages augmentent lorsqu'il fait chaud (boisson, douches) mais des postes de consommations diminuent par ailleurs (appareils électroménagers plus économes, machines à laver par exemple). En outre, la récupération et la réutilisation des eaux pourraient se développer. Au bilan, les consommations strictement domestiques n'augmenteront pas nécessairement. On peut en revanche imaginer une augmentation des consommations pour les jardins, les piscines Sur l'augmentation de certains risques : Risques d'inondation accrus l'hiver, en raison d'épisodes pluvieux plus intenses. Il a été souligné que l'exposition aux risques liés à ces inondations est largement accentuée par la façon dont l'homme a modifié la circulation de l'eau (imperméabilisation des surfaces, disparition des zones humides, drainages, travaux connexes aux remembrements ). Dommages aux bâtiments et aux ouvrages : fissuration des enduits lors des fortes chaleurs, mouvements de terrain liés au retrait et gonflement des argiles, conséquences des tempêtes sur les réseaux électriques,. Le réchauffement climatique a un impact sur les cours d'eau et la vie aquatique : augmentation de la température des cours d'eau, développement de l'eutrophisation, régression des espèces de poissons sensibles à la chaleur. Ces impacts ont été jugés secondaires lorsqu'ils sont considérés d'un point de vue immédiat et "domestique", mais importants lorsqu'on prend en compte les déséquilibres qu'ils peuvent entraîner des écosystèmes. De façon similaire, la modification des dates de migration de la faune sauvage apparaît sans impact sur la vie quotidienne, mais elle est perçue comme la manifestation d'évolutions par ailleurs très importantes. D'autres conséquences sont apparues très importantes pour la vie quotidienne, mais plus difficiles à appréhender. Les déplacements et les moyens de communication apparaissent comme une question à la fois très importante et complexe. La réduction des déplacements a été envisagée, non pas comme une conséquence du changement climatique, mais de l'augmentation du prix des énergies. La plupart des déplacements sont toutefois des déplacements contraints et non des déplacements choisis : les ménages n'ont guère le choix de les réduire. En revanche, des contraintes financières les amènent parfois à diminuer leurs déplacements pour leurs vacances ou leurs loisirs, mais cela constitue alors davantage un "choix obligé" qu'une décision volontaire. Par ailleurs, les obligations liées au travail, à l'éloignement des services, etc., augurent mal d'une réduction des déplacements. Davantage qu'une diminution des déplacements, c'est plutôt une évolution dans les façons de se déplacer qu'il faut imaginer. La voiture peut être utilisée autrement (covoiturage) ou moins (notamment 80 / 130 Philippe DEVIS et

81 sur les courtes distances : école, commerces ). Cela peut résulter de choix individuels, mais cela dépend aussi de choix collectifs (transports en commun ). On peut également assister à un "déplacement des déplacements", avec des services ou des achats apportés aux personnes et évitant à celles-ci d'avoir à se déplacer. Mais la faiblesse de la densité démographique du Morvan reste dans tous les cas un handicap pour le développement des alternatives à l'utilisation de la voiture. L'augmentation du coût des énergies devrait mécaniquement entraîner celle du coût de transports, mais celle-ci pourrait être en partie atténuée : réduction des consommations unitaires des véhicules, décisions politiques pour en atténuer l'ampleur, développement de transports en commun accessibles (le prix du billet unique à 1,50 sur le réseau Transco, en Côte-d'Or, a été cité comme une illustration de cette possibilité). Le développement des modes de communication à distance apparaît comme un mouvement déjà engagé, mais qui n'a jusqu'à présent pas freiné celui des déplacements. On peut toutefois penser qu'il pourra favoriser davantage l'accès à distance à des services de plus en plus nombreux, ou permettre d'éviter certains déplacements (avec par exemple l'organisation de réunions à distance). La vulnérabilité énergétique des ménages résulte de l'augmentation du prix des énergies, pas du changement climatique. Cette augmentation touche évidemment d'abord les ménages les plus modestes. Elle pourrait toutefois être atténuée par l'amélioration des performances thermiques des logements, par des modifications de comportement, mais aussi par le réchauffement climatique, qui pourrait réduire les dépenses de chauffage. Une troisième série de conséquences sont apparues très probables, mais ont été jugées plus secondaires. Une évolution des conditions climatiques rendra nécessaire des adaptations dans la conduite des jardins et des vergers : modification des calendriers (végétation plus précoce), gestion de l'eau, travail du sol Elle peut également ouvrir des possibilités de produire localement des variétés de fruits et légumes qui ne pouvaient jusqu'à présent pas, ou difficilement, pousser ici, mais aussi inciter à revenir à des variétés anciennes, plus adaptées et résistantes à des conditions climatiques plus difficiles. Une évolution des habitudes alimentaires a été jugée comme très probable : des températures plus élevées incitent à manger moins gras, plus frais, plus épicé, et davantage de fruits et légumes. Il pourra en outre devenir plus facile de trouver des variétés qui jusqu'alors n'étaient pas produites dans la région. Les activités de loisirs peuvent elles aussi être influencées par le climat. La chaleur influence très directement la pratique des activités extérieures, et même parfois d'intérieur. Mais, indépendamment des périodes chaudes, des températures plus clémentes peuvent par ailleurs favoriser un étalement dans l'année des activités. Des appréciations assez différentes ont été portées sur l'importance de cette modification des activités de loisirs. Pour les uns, elles restent secondaires au regard de bien d'autres priorités. Pour d'autres, elles ne doivent pas être négligées car elles tendent à prendre une place croissante et touchent un côté sensible et personnel de la vie de chacun. 81 / 130 Philippe DEVIS et

82 Une remarque générale : Il a été estimé que des adaptations reposant sur des initiatives individuelles pourront se concrétiser plus facilement et plus rapidement même lorsqu'elles modifient des habitudes très culturelles, comme l'alimentation -, que des adaptations nécessitant des modifications de systèmes ou d'organisations plus collectifs même si les deux vont nécessairement de pair dans de nombreux cas (pour ce qui est par exemple des transports). 34 Près de 4 habitants sur 10 ont plus de 60 ans (Atelier PSDR «Agriculture en Morvan», Rapport de fin de première phase, ( ), Bernadette RISOUD. 35 Mais, outre les consommations d'énergie qu'elle engendre, il a été relevé qu'elle favorise les affections respiratoires. 82 / 130 Philippe DEVIS et

83 Potentialités et vulnérabilités de la forêt Les changements climatiques et la transition énergétique modifient le contexte dans lequel évolue la forêt Morvandelle : Changements climatiques Conséquences sur les forêts Évolution des rôles dévolus à la forêt Transition énergétique Évolution de la gestion forestière Changements climatiques : Un réchauffement marqué à toutes les saisons, notamment en été. Moins d épisodes froids, davantage de vagues de chaleur et de sécheresses. Accroissement hivernal et déficit estival des précipitations. Des aléas tempêtes, coups de vent pas nécessairement plus fréquents, mais potentiellement plus sévères. Transition énergétique Développement des énergies renouvelables Réduction des émissions de gaz à effet de serre Evolution des rôles dévolus à la forêt Fixation de carbone Fourniture de bois-énergie Rôle de régulation des eaux accru avec les changements climatiques Conséquences pour les arbres et la forêt Les changements climatiques modifient les conditions de vie des espèces animales et végétales (cf. schéma p. 86) ; la diversité des espèces et les équilibres écologiques évoluent. "La plupart des essences forestières auront des difficultés à migrer assez rapidement car le climat évolue à un rythme sans précédent et les obstacles aux migrations sont importants. Or la productivité des peuplements maintenus hors de leur aire de répartition potentielle est plus faible et leur vulnérabilité aux chocs (incendies, maladies, etc.) est plus élevée" (ONERC). La façon dont les principales essences du Morvan pourraient évoluer est résumée dans le tableau présenté p. Erreur! Signet non défini.. Des teneurs en CO2 plus élevées favorisent la photosynthèse et par conséquent une croissance plus rapide des arbres. Cette conséquence a priori favorable peut avoir des inconvénients : - Une sensibilité aux aléas plus forte, pour des forêts dont la croissance en hauteur est forte ; - Une modification du régime hydrique se traduisant par une augmentation des besoins en eau pour des espèces à forte croissance, et entraînant une sensibilité plus 83 / 130 Philippe DEVIS et

84 forte des peuplements à des épisodes chauds et secs en situation les plus sèches et sur sols superficiels ; - Une série de déséquilibres nutritionnels liés à une croissance plus soutenue et aux effets des apports atmosphériques 36. La végétation en sous-bois pourrait prendre plus d importance Les risques d'incendie vont augmenter Les aléas climatiques fragilisent les arbres face à des maladies ou des parasites dont le développement peut par ailleurs être favorisé. Évolutions de la gestion forestière L'industrie de la transformation du bois est adaptée à une valorisation des petits bois. Le souci de valoriser la forêt dans son rôle de stockage du CO2 conduit à privilégier les arbres en forte croissance, c'est-à-dire les jeunes arbres. De fortes précipitations hivernales obligent à modifier le calendrier des interventions, sauf à faire pénétrer des engins en forêt à des moments où l'humidité des sols les rend plus sensibles au tassement, qu'il faut éviter. Les chaleurs estivales incitent à développer le machinisme pour effectuer les travaux plus rapidement et à climatiser les postes de conduite des engins, ce qui augmente les consommations d'énergie. Les moyens qui devront être mobilisés pour la DFCI 37 contribueront à modifier le modèle économique de la forêt, dont la rentabilité se trouvera affectée ; le risque de friches forestières, abandonnées parce que non rentables, a été évoqué. En 2003, année particulièrement sèche et chaude, "40 % des plantations ont enregistré des dégâts contre 15 % des massifs à régénération naturelle" (Pierre-Olivier DREGE, directeur général de l'office national des forêts). L'économie des activités forestières et de la filière bois doit être repensée dans un contexte de relocalisation des activités économiques dont celles de la transformation du bois et dans la perspective d'une valorisation "régionale" de la production. Ces évolutions de la gestion forestière appellent des commentaires : L'accélération des rotations présente des inconvénients : - Appauvrissement des sols forestiers (le cas échéant compensé par une fertilisation qui soulève elle même des questions) ; - Une croissance plus rapide des arbres fournit un bois moins dense, et par conséquent de moins bonne qualité comme bois d'œuvre (une croissance plus importante l hiver et moins l été a par ailleurs également un impact sur la qualité des bois). Des peuplements mono spécifiques sont plus vulnérables aux maladies et parasites. Le choix d'essences forestières adaptées est un aspect majeur d'une stratégie d'adaptation. Des cycles raccourcis réduisent la durée d'exposition des arbres aux aléas climatiques (coups de vent, sécheresses, canicules). 84 / 130 Philippe DEVIS et

85 Du «Morvan noir» au «Morvan Cévenol»? Les changements climatiques modifient la façon de «penser» une forêt dont les équilibres écologiques comme le modèle économique vont être transformés. Le temps long qui est celui de la gestion forestière amène à prendre des décisions dont les conséquences s'inscrivent dans un horizon trop lointain pour être prévisible. Les déséquilibres qui peuvent résulter de la brutalité de ces changements incitent à conforter dans toute la mesure du possible les facteurs de résilience de la forêt Morvandelle. Il est dans cette perspective nécessaire d'en prendre en compte l'ensemble des fonctions, avec pour principal objectif de la rendre moins vulnérable à des évolutions dont on ne peut pas prévoir à l avance toutes les conséquences. Notes 36 La Bourgogne face aux changements climatiques, OREB DFCI : Défense de la Forêt Contre les Incendies 85 / 130 Philippe DEVIS et

86 Les changements climatiques modifient les conditions de vie des espèces animales et végétales 38 Augmentation du taux de CO2 Augmentation des températures d'automne, hiver et printemps Augmentation de la photosynthèse Augmentation de la photosynthèse hivernale Allongement de la durée de la saison de végétation Augmentation de l'activité des mycorhizes Augmentation des gelées d'automne et de printemps Augmentation du gel hivernal Progression de certains ravageurs Augmentation de la dessication hivernale Gain de productivité Difficulté de régénération Stress Sensibilité aux ravageurs Mortalité Augmentation de la respiration Augmentation de la transpiration et du stress hydrique Augmentation des dégâts dus à la chaleur Augmentation des incendies Augmentation des tempêtes Augmentation des températures estivales et des phases de sécheresse 38 D'après Philippe RIOU-NIVERT (Ingénieur à l Institut pour le Développement Forestier) lors de la table ronde organisée à Dijon le 19 mai 2005 par l'oreb sur "La Bourgogne face aux changements climatiques : préparer les adaptations nécessaires" : Principales conséquences sur les écosystèmes forestiers engendrées par les augmentations prévisibles des températures hivernales et estivales, de l augmentation de la teneur en CO2 dans l atmosphère et dans l hypothèse d une augmentation de la fréquence des phénomènes de tempêtes. 86 / 130 Philippe DEVIS et

87 L'évolution probable des principales essences forestières du Morvan Tableau extrait de Nicolas Blasquiet 2008, PNRM 87 / 130 Philippe DEVIS et

88 Une question transversale : l'eau Les changements climatiques sont souvent associés au seul réchauffement. L'augmentation des températures, si elle en est la manifestation la plus directement sensible, n'en est pourtant pas forcément la conséquence la plus importante. Les modifications qu'elle entraîne du cycle de l'eau et de la répartition des précipitations tout au long de l'année peuvent avoir des répercussions au moins tout aussi importantes et accentuer les problèmes de disponibilité d'une ressource déjà peu abondante. Le Morvan bénéficie d'un volume appréciable de précipitations annuelles. Moyenne annuelle des précipitations en Bourgogne ( ) / 130 Philippe DEVIS et

89 Mais ces précipitations sont inégalement réparties tout au long de l'année et la structure géologique du Morvan ne lui permet pas de conserver cette eau qui tombe irrégulièrement. "La région Bourgogne, avec sa géologie variée et tourmentée, ne présente que peu d aquifères de grande dimension. En son cœur, le socle primaire affleure du Morvan au Charolais et, bien que plus généreusement arrosé que le reste de la région à cause de son altitude, ne constitue pas un château d eau providentiel, à cause de sa nature géologique. Principalement granitique, il présente un potentiel aquifère limité à sa couverture d altération pelliculaire que constituent les arènes granitiques ; celles-ci alimentent de nombreuses sources, mouillères et suintements diffus, dont les faibles débits témoignent de l intérêt uniquement local de ce type de réservoir. Intercalés à l emporte-pièce dans le socle, les bassins permo-carbonifères de Blanzy et d Autun constituent des réservoirs gréseux profonds et étendus, en partie fermés ; les nappes y sont captives, mais de qualité naturelle aléatoire en lien avec les conditions réductrices du milieu. En périphérie du Morvan, les marnes du Jurassique inférieur (Lias) affleurent largement en Bazois, Terre-Plaine et Auxois ; elles ne sont pas aquifères et seuls quelques horizons calcaires interstratifiés ou gréseux au contact du socle constituent des réservoirs d intérêt local." 40 Le changement climatique s'accompagne d'une augmentation globale des précipitations, mais il accentue en même temps l'irrégularité tout au long de l'année. Elles deviennent encore plus importantes l'hiver mais moins l'été (cf. p. 15Erreur! Signet non défini.). C'est ainsi que le changement climatique réduit les quantités d'eau disponible pour les milieux naturels et les activités humaines tandis qu'il en augmente le besoin pendant une saison chaude qui devient en même temps de plus en plus sèche : besoins accrus de la végétation et des cultures, augmentation des consommations domestiques et animales, DFCI, activités de loisirs Philippe DEVIS et 89 / 130

90 Cette question de la disponibilité des ressources en eau concerne l'ensemble du Morvan, mais elle affecte davantage certains secteurs. Les cours d'eau, comme les réserves souterraines 41, sont plus ou moins sensibles à la sécheresse ou à un déficit des précipitations printanières et estivales. Certaines communes sont déjà confrontées à des difficultés d'alimentation en eau potable. En rose sur la carte, les zones dont les ressources en eaux souterraines sont limitées, sensibles ou très sensibles à un déficit des précipitations printanières et estivales 42 : 90 / 130 Philippe DEVIS et

91 La plupart des cours d'eau du Morvan sont sensibles à la sécheresse (source : "Sensibilité des cours d'eau à la sécheresse", DIREN) Des communes sont confrontées à des difficultés d'approvisionnement en eau potable. La carte ci-dessous représente en rouge les communes qui ont été dans ce cas en 2003 : 70 communes, soit une sur sept sur l'ensemble des quatre Pays, regroupant au total plus de habitants. Philippe DEVIS et 91 / 130

92 Inversement, des épisodes pluvieux plus importants accentuent les risques d'inondation, de mouvements de terrain ou de coulées de boue. Les communes exposées à un risque d'inondation identifié : En outre, l'alternance d'épisodes humides et secs favorise l'érosion des sols, comme c'est le cas notamment sur les terrains en pente de l'auxois, ainsi que le risque de rétractation des argiles, qui fragilise les bâtiments et les ouvrages, entrainant des dommages parfois importants. Sols sensibles à l'érosion, vulnérables aux épisodes de fortes précipitations et de sécheresse. 92 / 130 Philippe DEVIS et

93 Le risque de rétractation des argiles 43 lors des épisodes de sècheresse Une cartographie de l'alea retrait-gonflement des argiles a été réalisée par le BRGM 44. Cette cartographie hiérarchise les zones a priori sujettes au phénomène de retrait-gonflement selon un degré d aléa croissant. Sur la carte, les zones coloriées en vert sont les zones où le risque de rétractation des argiles est qualifié de moyen. Ce risque est défini de la façon suivante : - Les zones où l aléa retrait-gonflement est qualifié de fort sont celles où la probabilité de survenance d un sinistre sera la plus élevée et où l intensité des phénomènes attendus est la plus forte. - Dans les zones où l aléa est qualifié de faible, la survenance de sinistres est possible en cas de sécheresse importante mais ces désordres ne toucheront qu une faible proportion des bâtiments (en priorité ceux qui présentent des défauts de construction ou un contexte local défavorable, avec par exemple des arbres proches ou une hétérogénéité du sous-sol). - Les zones d aléa moyen correspondent à des zones intermédiaires entre ces deux situations extrêmes. C'est la situation des zones coloriées en vert sur la carte. - Quant aux zones où l aléa est estimé a priori nul, il s agit des secteurs où les cartes géologiques actuelles n indiquent pas la présence de terrain argileux en surface. Il n est cependant pas exclu que quelques sinistres s y produisent car il peut s y trouver localement des placages, des lentilles intercalaires, des amas glissés en pied de pente ou des poches d altération, de nature argileuse, non identifiés sur les cartes géologiques à l échelle 1/50 000, mais dont la présence peut suffire à provoquer des désordres ponctuels. Cartographie de l'alea retrait-gonflement des argiles. Les zones coloriées en vert sont les zones où le risque de rétractation des argiles est qualifié de moyen. Philippe DEVIS et 93 / 130

94 Avec le changement climatique, la disponibilité de l'eau deviendra pour le Morvan un enjeu majeur. Il est par conséquent extrêmement important de limiter les conséquences de précipitations de plus en plus irrégulières. Dans cette optique, la conservation des facteurs naturels zones humides, qualité des sols, haies, etc. - qui peuvent concourir à cet objectif apparaît comme une priorité / 130 Philippe DEVIS et

95 Notes 39 Carte : Météo France. 40 "Memento de l'eau", DIREN 41 La structure géologique du Morvan ne permet pas de parler d'aquifères. 42 D'après la carte des aquifères de la DIREN. Les formations géologiques correspondant à des ressources en eaux souterraines considérées comme limitées, sensibles ou très sensibles à un déficit des précipitations printanières et estivales sont les suivantes : - Bassin permo-carbonifère (succession de terrains houillers et schisto-gréseux, peu de potentiel aquifère). - socle et terrains primaires (roches compactes ne comportant que de petites réserves dans les zones altérées). - Jurassique inférieur (marnes du Lias, terrains imperméables sans réels réserves hydrogéologiques). 43 "Sous l'effet de la sécheresse, certaines argiles se rétractent de manière importante et entraînent localement des mouvements de terrain non homogènes pouvant aller jusqu'à provoquer la fissuration de certains pavillons. C'est ce qu'on appelle le phénomène de retrait-gonflement des argiles. Un matériau argileux a une consistance qui se modifie en fonction de sa teneur en eau. Il est dur et cassant lorsqu'il est desséché, plastique et malléable à partir d'un certain degré d'humidité. Ces modifications de consistance s'accompagnent aussi de variations de volume dont l'amplitude peut être parfois spectaculaire. En climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état de saturation et leur potentiel de gonflement est relativement limité. En revanche, elles sont souvent éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique qu'en Europe la plupart des désordres liés au retrait-gonflement s'observent après une sécheresse intense et prolongée. En période sèche, la tranche la plus superficielle du sol (1 à 2 m de profondeur) est soumise à l'évaporation. Se produit alors une rétractation des argiles qui se traduit verticalement par un tassement du sol et horizontalement par l'ouverture de fissures de retrait, à l'instar de ce que l'on peut observer dans une mare qui s'assèche. Ce sont ces mouvements de terrains, généralement non uniformes, qui provoquent la fissuration des maisons individuelles, structures légères, fondés souvent de manière très superficielle ou hétérogène, ce qui les rend particulièrement vulnérables. De 1993 à 2003, les dommages dus à ces désordres sont estimés, par la Caisse Centrale de Réassurance, à plus de 3 milliard d'euros. Il s'agit, derrière les inondations, du risque naturel qui entraîne les dépenses les plus importantes en France. " (BRGM, extrait du communiqué de presse "prévenir le risque de fissuration des maisons dû au retrait-gonflement des argiles, conséquence de la sécheresse", 7 août 2003). 44 Elle est disponible sur 45 La gestion des ressources en eau est très liée à l'aménagement du territoire, l'utilisation des terres et la gestion des paysages. La façon dont la terre est utilisée influe sur la capacité du sol à retenir l'eau des précipitations ou une inondation. La fermeture de vastes zones, par exemple dans les centres urbains, augmente le risque d'inondations soudaines, alors que la gestion durable des sols dans l'agriculture ou la sylviculture peut être en mesure de stocker de grandes quantités d'eau avec de ce fait un rôle de tampon lors de précipitations intenses. Les mesures en termes d'utilisation des terres qui peuvent soutenir l'adaptation aux changements climatiques comprennent par exemple le reboisement, l'agriculture de conservation et l'extensification de l'utilisation des terres agricoles, la restauration des plaines inondables, la conversion ou la restauration de la couverture végétale naturelle, ou de restauration des zones humides. Ces mesures peuvent aider : - à améliorer la prévention des inondations, de contrôle et d'atténuation des effets, - à réguler les eaux de ruissellement et l'approvisionnement en eau, - à améliorer la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines, - à retenir les sédiments et réduire l'érosion, etc. Philippe DEVIS et 95 / 130

96 Elles peuvent également stabiliser les berges des rivières et du littoral et diminuer les risques de glissements de terrain, améliorer l'infiltration de l'eau et l'appui de stockage de l'eau dans le sol, et faciliter la réalimentation des nappes souterraines. (ONERC, 2008, p. 142) 96 / 130 Philippe DEVIS et

97 5. Le stockage de carbone par la forêt, les sols et les prairies Les sols et la végétation jouent des rôles majeurs dans le cycle du Carbone 46. Les systèmes agricoles et forestiers en contiennent ainsi de très grandes quantités. Sur le territoire des quatre Pays couverts par le Schéma de cohérence climat, les sols stockent de l'ordre de 55 millions de tonnes de carbone, les arbres des forêts de l'ordre de 23 millions de tonnes 47. Mais davantage que les stocks de carbone de ces systèmes, ce sont les variations de ces stocks qui nous intéressent : ces variations constituent des flux de carbone qui contribuent selon les cas à augmenter ou diminuer les quantités de CO 2 dans l'atmosphère. Il y a principalement trois facteurs qui provoquent ces flux : L'évolution de la végétation forestière, Les pratiques agricoles et les changements d'affectation des sols, L'activité des prairies L'évolution de la végétation forestière L'accroissement net de la forêt sur les quatre Pays couverts par le Schéma de cohérence climat, calculé pour l'année 2006, contribue à fixer près de 1,45 million de tonnes de CO 2 par an 47. On peut par conséquent être tenté de considérer que dans l'état actuel des choses, le stockage de carbone par la forêt "compense", sur le territoire du SCC, de l'ordre de 45 % des émissions de ce même territoire. Il n'est cependant pas possible de parler de compensation à proprement parler ni, encore moins, de "soustraire" ces quantités de carbone fixés par la forêt du bilan des émissions. Ces émissions sont en effet "définitives", à l'échelle de la durée de vie des différents gaz à effet de serre dans l'atmosphère, tandis qu'une part importante du carbone stocké en forêt l'est potentiellement provisoirement 48. Il peut en effet être libéré sous l'effet de nombreux facteurs, anthropiques (combustion du bois 49, coupes, etc.) ou naturels (un épisode sec et chaud comme l'été 2003 transforme la forêt en source de carbone et les quantités émises cette année là équivalent au stockage de plusieurs années). De la même manière qu'une chute des cours de la bourse peut "effacer" les gains antérieurs d'un portefeuille d'actions, des facteurs anthropiques ou climatiques peuvent remettre en cause le stock de carbone constitué auparavant par les arbres Les pratiques agricoles et les changements d'affectation des sols Les sols contiennent de grandes quantités de carbone 50. Ces quantités varient cependant beaucoup selon l'usage des sols : un sol forestier contient en moyenne 70 tonnes de carbone par hectare, une prairie permanente 65 tonnes, un champ cultivé 40 tonnes 51. Le changement d usage d'un sol s'accompagne par conséquent d'un stockage ou d'un déstockage de carbone : stockage par exemple lorsque la forêt conquiert un terrain auparavant cultivé, déstockage lorsqu'une prairie est mise en culture. A l'échelle des quatre Pays du Schéma de cohérence climat, les stockages et déstockages de carbone liés à des changements d'affectation des sols sont proches de l'équilibre. Les stockages seraient cependant légèrement supérieurs aux déstockages d'environ tonnes de CO 2 47, ce qui est un ordre de grandeur faible au regard des quantités de carbone globalement contenues dans les sols. Philippe DEVIS et 97 / 130

98 Au-delà des stockages ou déstockages de carbone liés à des changements d'usage des sols, les pratiques agricoles ont évidemment une incidence très forte sur leur activité biologique et, par conséquent, sur les taux de matière organique et donc de carbone qu'ils contiennent. Le labour, les apports d'amendements, la couverture des sols en interculture, la fertilisation ont des conséquences importantes, mais aussi le maintien des haies ou la mise en jachère... Les quantités en jeu sont considérables 52, même s'il reste actuellement difficile de les estimer avec précision. Les pratiques agricoles qui conditionnent l'activité biologique des sols et les changements d'affectation constituent ainsi des enjeux majeurs pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre L'activité des prairies On a longtemps considéré qu'une prairie permanente constituait un système en équilibre dont les entrées et sorties de carbone se compensaient. Des travaux 54 plus récents remettent en cause cette approche, considérant qu'une prairie est en réalité rarement à l'équilibre. Elle ne l'est en tout cas pas lorsqu'elle est pâturée ou fauchée. Bien sûr, le carbone contenu dans les végétaux ainsi prélevés est rapidement libéré, et cela peut conduire à ne pas prendre en compte les quantités de carbone provisoirement stockées dans cette matière végétale 55. Mais en pratique, cette matière végétale va être consommée par le bétail, se transformer, et donner lieu à des émissions lors de sa digestion ou au travers des déjections animales. Il est donc logique, si l'on veut prendre en compte le cycle de production agricole, de tenir compte de la fixation de carbone par les prairies 56. On passe ainsi d'un schéma dans lequel on ne prend en considération que la prairie, considérée comme un système en équilibre (A), à un schéma dans lequel on prend en compte les entrées et sorties de carbone liées au système d'élevage au pré (B) : A B Dans les conditions d'élevage qui prévalent dans le Morvan, avec une charge à l'hectare de 1,4 UGB 57 en moyenne, les quantités de carbone fixées par les prairies peuvent représenter de l'ordre de 18 à 46 % des quantités du carbone émis sous forme de méthane les animaux 58. La fourchette 18 à 46 % - est large. Elle tient aux incertitudes qui restent aujourd'hui celles de la connaissance que l'on a de ces phénomènes. Mais ces chiffres ne sont pas négligeables. Ils signifient que les flux de carbone entrant dans les systèmes prairiaux d'élevage représentent entre 18 et 46 % des flux sortant. Ils pourront certainement être consolidés ou évoluer avec l'amélioration des connaissances dans ce domaine, qui pourraient amener à revoir le bilan que l'on établit des émissions de gaz à effet de serre des systèmes prairiaux d'élevage. 98 / 130 Philippe DEVIS et

99 Carte des stocks de carbone dans les sols de Bourgogne. Les sols forestiers et des prairies permanentes stockent de grandes quantités de carbone. Ceci explique les teneurs plus élevées, représentées par les couleurs les plus sombres, sur la carte. Philippe DEVIS et 99 / 130

100 Un enjeu : la conservation des zones humides et des tourbières Il existe dans le Morvan un très grand nombre de zones humides ou de secteurs hydromorphes de moins grandes superficies que les zones humides répertoriées et cartographiées, et qui ne sont pas identifiés comme des milieux remarquables 59. Ces zones jouent pourtant un rôle au moins aussi important pour l'hydrologie et la qualité des eaux. Elles contribuent notamment à réalimenter les cours d'eau lors des périodes sans précipitations. Ce sont pour la plupart des prairies humides ("hygrophiles"), en fond de vallon très souvent. Elles sont réparties de façon très diffuse dans le Morvan. Ces milieux régressent davantage que les zones humides répertoriées. Ils ne disparaissent pas nécessairement, mais perdent leur fonctionnalité, leur capacité notamment à jouer leur rôle de régulation des eaux lorsque par exemple le passage d'une rigoleuse fait diminuer le niveau de l'eau d'un terrain. Ces zones humides représentant ainsi un atout important dans l'adaptation aux changements climatiques, en particulier pour faire face aux épisodes de sécheresse. Leur caractère souvent plus ou moins paratourbeux en fait en même temps des stocks importants de carbone. Les tourbières à proprement parler ne couvrent qu'une faible superficie. Mais elles constituent les meilleures réserves de carbone de tous les écosystèmes. Elles séquestrent en moyenne tonnes de carbone par hectare 60 (à comparer aux 70 tonnes d'un sol forestier ou aux 40 tonnes d'un champ cultivé ). Elles régressent malheureusement partout / 130 Philippe DEVIS et

101 Notes 46 Le CO 2 est un gaz : le dioxyde de carbone (que l'on l'appelait autrefois le gaz carbonique). Une molécule de CO 2 est constituée d'un atome de carbone et de deux atomes d'oxygène. Le carbone est le principal élément constituant des tissus des êtres vivant. Ceux-ci échangent constamment du carbone avec l'atmosphère, sous forme de CO 2, dans le cadre des processus de la respiration, de la photosynthèse ou de la fermentation (la fermentation est une dégradation de la matière organique ; dans certaines conditions, cette dégradation donne lieu à la formation non pas de CO 2, mais de méthane (CH 4 )). Ces échanges s'inscrivent ainsi dans un cycle permanent : le cycle du carbone. 47 Source : Alterre Bourgogne : "Schéma de Cohérence Climat du Parc Naturel Régional du Morvan - ESTIMATION DES STOCKS DE CARBONE EN BOURGOGNE", novembre "Forests across Europe have a high total NBP because they accumulate carbon in woody biomass (70% of total NBP). As only a fraction of total wood growth is being harvested at present, total woody biomass is increasing10. This increasing stock of wood is partly due to the specific age class distribution of forests that were established following heavy logging during and after both World Wars10. These stands are now reaching the age and stem dimensions at which the accumulated biomass can be harvested. Thus, future routine harvesting may reduce the current forest carbon sink. The EU policy of fostering the use of biomass as an energy source11,12 may even lead to increased forest harvesting, perhaps to a level beyond the rate of wood growth, posing a serious threat to the forest carbon sink. Increased harvesting will most probably result in a reduction of standing biomass, transferring part of the current carbon pool back into the atmosphere, but also substituting fossil fuels or materials that demand more energy in their production." Importance of methane and nitrous oxide for Europe s terrestrial greenhouse-gas balance (Nature Geoscience, 22 novembre 2009, E. D. Schulze, S. Luyssaert, P. Ciais, A. Freibauer, I. A. Janssens et al.). 49 Les émissions liées à la combustion de bois sont considérées comme nulles dans le bilan des émissions de gaz à effet de serre, car l'on considère déjà que le carbone libéré lors da la combustion est compensé par la croissance correspondante des arbres. 50 Voir à ce sujet la carte qui figure en annexe, p Source : "Le stock de carbone dans les sols agricoles diminue", IFEN, le 4 pages n 121, novembre La mise en culture des prairies, environ ha au total sur le périmètre du Schéma de cohérence climat, serait susceptible de déstocker de l'ordre de à tonnes de CO2 par an, ce qui représente entre la moitié et la totalité des émissions de gaz à effet de serre, toutes origines confondues. Ce calcul est bien sûr théorique, mais il illustre bien l'enjeu associé à la gestion des sols. 53 La conservation des tourbières et zones humides représente de ce point de vue un enjeu particulièrement important : cf. p Voir notamment : " Mitigating the greenhouse gas balance of ruminant production systems through carbon sequestration in grasslands", J. F. Soussana, T. Tallec and V. Blanfort, June "L essentiel de la production végétale de la biosphère est consommé dans une filière : l herbe des prairies dans les filières animales (bovins, ovins...), les cultures dans les filières alimentaires ou énergétiques, le bois dans la filière bois-énergie ou bois d oeuvre. Le stockage de carbone de ces productions est temporaire et de courte durée. Cette partie n est pas comptabilisée dans le stockage." (Schéma de Cohérence Climat du Parc Naturel Régional du Morvan, Estimation des stocks de carbone en Bourgogne, Alterre Bourgogne, 2009, p. 9)) 56 C'est un raisonnement symétrique de celui que l'on fait pour le bois-énergie : on n'en compte pas les émissions liées à sa combustion, car on considère qu'elles ont compensées par la croissance correspondante de la matière ligneuse. Dans la mesure où l'on comptabilise les émissions d'un système d'élevage, il est logique que l'on tienne compte des séquestrations correspondantes. La différence tient dans ce cas à ce qu'une part importante du carbone, fixée sous forme de CO2, est libérée sous frome de CH4, avec par conséquent un bilan déséquilibré en termes de contribution à l'effet de serre. 57 UGB = Unité Gros Bétail Philippe DEVIS et 101 / 130

102 Fluxortant Flux entrant 58 Le mode de calcul est le suivant : Fixation annuelle de C en prairie permanente 20 à 50 g de C/m²/an Source : GES'TIM, Guide méthodologique pour l'estimation des impacts des activités agricoles sur l'effet de serre, version 1, mai 2009, p à 500 kg C / ha / an Fermentation entérique 117,8 kg CH4 / vache allaitante / an 136,1 kg CH4 / vache Déjections Equivalent CO2 Equivalent Carbone 12 / 44 Equivalent Carbone par ha 18,3 kg CH4 / vache allaitante / an 21 fois celui du CO2 Charge de bétail : 1,4 UGB / ha de prairie (pâturage + fourrage) Source : Raphaël SOTTY et Benoît LACROIX allaitante / an 2858, 1 kg eq CO2 / vache allaitante / an 779,5 kg eq C / vache allaitante / an 1091,3 kg eq C / ha / an Ratio flux entrant/flux sortant = 200/1091 à 500/1091, soit 0,18 à 0,46 59 La loi sur l'eau prévoit que la destruction d'une zone humide : - ne fait l'objet d'aucune procédure si sa superficie est inférieure à 1000 m2 ; - doit être déclarée si elle fait moins d'un hectare ; - doit être autorisée si elle fait plus d'un hectare. Les zones humides cartographiées dans le Morvan ne comprennent que les zones de plus de 4 ha. Les zones non cartographiées représentent globalement des surfaces beaucoup plus importantes. 60 Source : "The Natural Fix?»The Role of Ecosystems in Climate Mitigation» Rapport du PNUE, 2009, sur 61 au niveau mondial, près de 65 millions d'hectares de tourbières sont dégradées et leur assèchement a provoqué la disparition d'une importante quantité de carbone, dont la moitié dans les pays tropicaux. 102 / 130 Philippe DEVIS et

103 6. Remerciements Aux Pays qui ont organisé les ateliers : Pays de l'auxois Morvan (Patrick MOLINOZ, Président) Pays du Nivernais - Morvan (Christian PAUL, Président) Pays de l'avallonais (Patrick QUINCY, Président) Pays de l'autunois (Jean-Claude NOUALLET, Président) Et à tous ceux qui y ont participé : Agriculture - Didier BOUCHOUX Agriculteur, Corancy - Alain DELAVEAU Ingénieur agronome, Comité scientifique PNRM - Pascal DESBOIS négociant agricole - Bernard GAUTHIER Agriculteur. Président SIFACOME, = Philippe GUILLIEN Agriculteur, Epiry, responsable de l'atelier agricole du Pays Nivernais- Morvan = Benoît LACROIX Chef de Projet Pays Nivernais-Morvan - Elisabeth LANGLET Agricultrice, Gâcogne = Nadine LAUDET Agricultrice, Chiddes - Gilles LEMEE Agriculteur, Saint-Agnan, - Olivier LOISIL Agriculteur, Ouroux-en-Morvan, président du GDA Centre Morvan - Sylvain MARCEAU meunier, Crux-la-Ville - Jean-Michel MORLE Agriculteur, Dompierre-sur-Hery - Xavier NIAUX Agriculteur, Poil - Ghislaine ROQUEFORT Responsable site Conseil général - Eric ROUBEAU Agriculteur, Pazy - Jean-Luc VOLEKAERT Agriculteur, Lormes et : = = = Tourisme et : Lucie BERTHIER, chargée de mission PNRM Vincent HOUIS, chargé de mission AFSNN Raphaël SOTTY, chargé de mission PNRM - Bernard BOIROT, Vitrines de l'avallonais - Marielle BONNET, Office de tourisme des portes du Morvan = Hervé DESRUELLE, Terres de légendes = Dominique GOICHON, DGA Conseil = Philippe LEROY, Hébergeur - Fabien MERCIER, Consultant Schüco - Sonia PATOURET, Office du tourisme d'avallon = Patrice QUINCY, Président du Pays de l'avallonais - Emmanuel CLERC, responsable du Pôle Eco-durable du PNRM = Julien LAVIE, chargé de développement au Pays de l'avallonais Philippe DEVIS et 103 / 130

104 Vie quotidienne et : = = - Stéphanie BAUDONCOURT, Caisse d'allocations familiales - Michel CHARLES, Maire de Longecourt-lès-Culetre = Jean-Guy DUPAQUIER, Voies navigables de France - Daniel GALLY, Conseil de développement du Pays de l'auxois = Jacques LAMY, Association "Autour du Lac de Pont" = Jacky LUCOTTE, Communauté de communes du Sombernonais = Eveline MAUFOUX, Asoociation des Croqueurs de pommes = Aurélien TRIOUX, Alterre Bourgogne Lucie BERTHIER, chargée de mission PNRM Julie FRERE, Chargée de mission du Pays de l'auxois Forêt - Hervé BERNARD Membre du Conseil de Développement du Pays de l Autunois-Morvan Président de FLAM-Bois SARL ATTIS - Henri BONIAU Galerie Européenne de la Forêt et du Bois Conseil général de Saône et Loire - Fanny BONNIER Chargée de mission Agenda 21 de la Communauté de communes de l Autunois - Gilbert GRILLOT Membre du Syndicat Mixte du Pays de l Autunois-Morvan Artisan menuisie - Lucienne HAESE Vice-Présidente du Conseil de Développement du Pays de l Autunois- Morvan Présidente d Autun Morvan Ecologie - Dominique MARIE Chargé de mission «Développement Durable» au Conseil régional de Bourgogne - Violaine MELLET Chargée de mission CPIE de l Autunois-Morvan - Jean-Claude NOUALLET Président du Syndicat Mixte du Pays de l Autunois-Morvan - Cédric TURE CIPREF Bourgogne - Francky SABOT Chargé de mission Pays de l Autunois-Morvan et : - Francky SABOT Chargé de mission Pays de l Autunois-Morvan - Lucie BERTHIER, chargée de mission PNRM - Carole ZAKIN Chargée de mission «Charte Forestière» du PNR du Morvan Ainsi qu'à celles et ceux qui nous ont apporté leurs informations et éclairages : - François AUCAGNE, DDASS de Saône-et-Loire - Philippe BARAN, ONEMA - Isabelle BEAUMANOIR, DIREN Bourgogne - Emmanuel BEL, BRGM Dijon - Isabelle GIRARD, DDASS de Côte-d'Or - Nathalie GOIN, DDEA de la NIEVRE - Anne JACOD, DIREN Bourgogne - Jacqueline LAROSE, DDASS de l'yonne - Bruno MAESTRI, DRASS Bourgogne - Marc PHILIPPE, DIREN Bourgogne - Joël PLU, DDASS de la Nièvre - Frédéric REVEL, DIREN Bourgogne, - Denis THEVENIN, Météo France Côte d'or - Olivier THIEBAUT, Parc du Morvan - Carole ZAKIN, Parc du Morvan 104 / 130 Philippe DEVIS et

105 7. Annexes du bilan des émissions de gaz à effet de serre 7.1. Annexe 1 : tableaux de synthèse des résultats par territoire Agriculture Les principales données du recensement par territoire (2007) Pays de l Auxois Pays de l Autunois- Morvan Pays du Nivernais- Morvan Pays de l Avallonais PNR Morvan Total (4 Pays) SAU Superficie (ha) Céréales Superficie (ha) Superficie principale fourragère Superficie (ha) Superficie toujours en herbe Blé tendre Orge et escourgeon Maïs-grain et maïs semence Oléagineux Superficie (ha) Superficie (ha) Superficie (ha) Superficie (ha) Superficie (ha) Philippe DEVIS et 105 / 130

106 Pays de l Auxois Pays de l Autunois- Morvan Pays du Nivernais- Morvan Pays de l Avallonais PNR Morvan Total (4 Pays) Vignes d'appellation Superficie (ha) Bovins Effectif Volailles Effectif Ovins Effectif Les émissions de l agriculture (en TeqCO2) Pays de l Auxois Pays de l Autunois- Morvan Pays du Nivernais- Morvan Pays de l Avallonais PNR Morvan Total (4 Pays) Emissions liées à la fermentation entérique Emissions liées à la gestion du fumier Emissions à l excrétion d azote Emissions liées à l utilisation de fertilisants Emissions liées aux résidus de culture Emissions liées aux repos de NH Emissions liées aux consommations d énergie Total / 130 Philippe DEVIS et

107 Transports Les émissions liées aux transports (en TeqCO2) Pays de l Avalonnais Pays de l Autunois- Morvan Pays du Nivernais- Morvan Pays de l Auxois PNR Morvan Total (4 Pays) Emissions de la route liées aux véhicules particuliers Emissions de la route liées aux véhicules utilitaires Emissions de la route liées au poids lourds Emissions de la route liées au transport de personnes Emissions de la route liées au transport de marchandises Emissions du train liées au transport de personnes Emissions du train liées au transport de marchandises Emissions liées au transport de marchandises par voies navigables Total Philippe DEVIS et 107 / 130

108 Habitat Nombre de logements (en unités) Total 4 Pays PNR Morvan Pays de l Autunois- Morvan Pays l Auxois de Pays de l Avallonais Pays Nivernais- Morvan du Typologie de logements Maisons individuelles Immeubles collectifs Autres logements Période de construction des logements Logements construits avant Logements construits entre 1949 et Logements construits en 1975 et Logements construits après Energie de chauffage des logements Logements chauffés au gaz naturel Logements chauffés à l électricité Logements chauffés au fioul Logements chauffés au bois Autres énergies de chauffage Total / 130 Philippe DEVIS et

109 Emissions de gaz à effet de serre (en teqco2) Total 4 Pays PNR Morvan Pays de l Autunois- Morvan Pays l Auxois de Pays de l Avallonais Pays Nivernais- Morvan du Typologie de logements Maisons individuelles Immeubles collectifs Autres logements Période de construction des logements Logements construits avant Logements construits entre 1949 et Logements construits en 1975 et Logements construits après Energie de chauffage des logements Logements chauffés au gaz naturel Logements chauffés à l électricité Logements chauffés au fioul Logements chauffés au bois Autres énergies de chauffage Total Philippe DEVIS et 109 / 130

110 110 / 130 Philippe DEVIS et

111 Industrie Les principales données d emploi du territoire Branche d activité Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais- Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Chimie, caoutchouc, plastiques Construction navale, aéronautique et ferroviaire Edition, imprimerie, reproduction - Industries des équipements au foyer - Industries du bois et du papier Habillement, cuir & Industrie textile Industrie automobile Industries agricoles et alimentaires Industries des équipements électriques et électroniques - Industries des composants électriques et électroniques Industries des équipements mécaniques Industries des produits minéraux Métallurgie et transformation des métaux Pharmacie, parfumerie et entretien Total Philippe DEVIS et 111 / 130

112 Les émissions liées à l industrie (en TeqCO2) Branche d activité Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais- Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Chimie, caoutchouc, plastiques Edition, imprimerie, reproduction - Industries des équipements au foyer - Industries du bois et du papier Habillement, cuir & Industrie textile Industrie automobile Industries agricoles et alimentaires Industries des équipements électriques et électroniques - Industries des composants électriques et électroniques Industries des équipements mécaniques Industries des produits minéraux Métallurgie et transformation des métaux Pharmacie, parfumerie et entretien Emissions liées aux consommations d'énergie Emissions d'origine non énergétique liées aux gaz fluorés Emissions d'origine non énergétique liées aux procédés industriels Emissions d'origine non énergétique / 130 Philippe DEVIS et

113 Branche d activité Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais- Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Total des émissions Tertiaire Les principales données d emploi du territoire Branche d activité Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais- Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Bureaux Cafés-Hôtels-Restaurants Commerce Enseignement Santé Sport-Loisirs-Culture Transports Total Philippe DEVIS et 113 / 130

114 Les émissions liées au tertiaire (en TeqCO2) Branche d activité Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais- Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Bureaux Cafés-Hôtels-Restaurants Commerce Enseignement Santé Sport-Loisirs-Culture Transports Emissions liées aux consommations d'énergie Emissions d'origine non énergétique Total / 130 Philippe DEVIS et

115 Construction et voirie Surface construite en 2007 (en m²) Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais-Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Résidentiel (nombre) Garages Bâtiments agricoles Bâtiments industriels Bureaux Commerces Loisirs Enseignement Autres Santé Philippe DEVIS et 115 / 130

116 Emissions liées à la construction de bâtiments en 2007 (en tonnes équivalent CO2) Pays de l Autunois- Morvan Pays de l Auxois Pays de l Avallonais Pays du Nivernais- Morvan PNR Morvan Total (4 Pays) Logements Bâtiments agricoles béton Bâtiments agricoles métal bât industriels béton bât industriels métal garages garages (métal) commerces commerces (métal) bureaux bureaux (métal) enseignement santé loisirs Autres Total / 130 Philippe DEVIS et

117 Traitement des déchets Les déchets produits et traités sur le territoire Communauté de communes Destination Tonnage mis en décharge Cc de l' Autunois CET Autun Cc de l'avallonnais CET Sauvigny-le-Bois CC du Sinémurien CET Sauvigny-le-Bois Syndicat Mixte Région de Corbigny CET Sauvigny-le-Bois Sivom du Canton de Vézelay CET Sauvigny-le-Bois CC de Saulieu CET Sauvigny-le-Bois CC Arroux - Mesvrin CET Autun Cc Entre Cure Et Yonne CET Sauvigny-le-Bois CC des Portes du Morvan CET Sauvigny-le-Bois Cc de la Haute Vallée du Serein CET Sauvigny-le-Bois 980 Cc Beuvray - Val d'arroux CET Autun 917 Cc de Terre Plaine CET Sauvigny-le-Bois 750 Communauté de Communes Morvan Vauban CET Sauvigny-le-Bois 736 SIVU de l'autunois CET Autun 590 Commune de Rouvray CET Sauvigny-le-Bois 170 CC du Pays d'alésia et de la seine CET Sauvigny-le-Bois 60 Cc du Montbardois CET Sauvigny-le-Bois 44 Syndicats mixte de la région de Corbigny CET Sauvigny-le-Bois 30 CC du canton de Vitteaux CET Sauvigny-le-Bois 13 Philippe DEVIS et 117 / 130

118 Les déchets produits et non traités sur le territoire: les émissions sont estimées à tonnes équivalent CO2. Communauté de communes Destination Tonnages de déchets Cc Arroux - Mesvrin Centre de tri Torcy (SITA) 210 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 262 Tri de textiles 27 Cc Beuvray - Val d'arroux Centre de tri Torcy (SITA) 178 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 185 CC Coeur du Nivernais CET Maillet 678 Déchèterie de Rouy - Cc de l' Autunois Centre de tri Torcy (SITA) 795 Négoce de papier et de textiles 332 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 838 CC de la Butte de Thil Centre de tri Ruffey-Les-Beaune 151 CET Drambon 767 CET Drambon 9 Recyclage Verre - Saint Romain du Puy 162 CC de l'auxois-sud Centre de tri Ruffey-Les-Beaune 200 CET Drambon CET Drambon 13 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 273 Cc de l'avallonnais Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 591 CC de Liernais Centre de tri Ruffey-Les-Beaune 78 CET Drambon 539 CET Drambon 5 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 103 CC de Saulieu Centre de tri Ruffey-Les-Beaune 161 CET Vic de Chassenay CET Drambon 17 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 276 CC des Grands Lacs du Morvan CET Chezy / 130 Philippe DEVIS et

119 Communauté de communes Destination Tonnages de déchets CET La fermeté 48 CC des Portes du Morvan Centre de tri Nevers 153 CET La fermeté 16 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 181 CC du canton de Vitteaux Broyage Verre Champforgeui 169 CET Drambon 889 CC du Haut Morvan CET Chezy Cc du Montbardois CET Drambon Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 422 CC du Pays d'alésia et de la seine CET Drambon Recyclage Verre - Saint Romain du Puy 351 CC du Pays d'arnay-le-duc Centre de tri Ruffey-Les-Beaune 226 CET Drambon CET Drambon 19 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 246 CC du Pays de Coulanges sur Yonne Centre de tri Ormoy 111 CET Saint-Fargeau 10 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 153 Cc du Pays de Coulanges-suryonne CET Saint-Fargeau 683 CET Saint-Fargeau 76 CC du Sinémurien Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 389 CC du Sombernonnais Centre de tri Ruffey-Les-Beaune 139 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 151 UIOM de Dijon 800 Cc Entre Cure Et Yonne Centre de tri Ormoy 278 CET Saint-Florentin 22 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 315 CC Grands Lac du Morvan Centre de tri de Chezy (03) 139 CET La fermeté 15 Philippe DEVIS et 119 / 130

120 Communauté de communes Destination Tonnages de déchets Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 165 CC Haut Morvan Centre de tri Nevers 263 CET La fermeté 28 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 312 Communauté de Communes Morvan Vauban Recyclage Verre - Saint Romain du Puy 96 SICTOM des Morillons Centre de tri de Chezy (03) 435 CET La Fermeté CET Maillet 345 CET CHEZY 46 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 517 SIOM du Canton de Chatillon-en- Bazois CET Chezy 754 Valorisation des déchets métaux 48 Sirtom de la Région de Chagny Centre de tri Ruffey-Les-Beaune CET Chagny Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône Sivom du Canton de Vézelay Broyage Verre Champforgeui 170 SIVU de l'autunois Centre de tri Torcy (SITA) 100 CET Autun 590 Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône 79 Syndicat Mixte Région de Corbigny CET La fermeté 30 Syndicats mixte de la règion de Corbigny Recyclage Verre - SGE Chalon sur Saône / 130 Philippe DEVIS et

121 Production d énergie Le solaire thermique (au 31/08/07 source ADEME) Pays Type d'installation Surface de capteurs (m²) Autunois CESI 237,04 COMBI 92,8 COMBI collectif 36 Total Autunois 365,84 Auxois CESC 89 CESC - Moquette 194 CESI 441,21 COMBI 488,96 Total Auxois 1213,17 Avallonnais CESI 132,7 COMBI 68,44 Total Avallonnais 201,14 Nivernais CESC 147,84 CESI 143,08 COMBI 99,77 Total Nivernais 390,69 PNR Morvan CESC 142 CESI 307,54 COMBI 124,77 Total PNR Morvan 574,31 Total 2170,84 Philippe DEVIS et 121 / 130

122 Le solaire photovoltaïque Territoire Puissance installée (en kw) Capacité de production (en kwh/an) Autunois Auxois Avallonnais Nivernais PNR Morvan Total 4 Pays L hydraulique Territoire Puissance installée (en kw) Capacité de production (en kwh/an) Autunois Auxois Avallonnais Nivernais PNR Morvan Total 4 Pays / 130 Philippe DEVIS et

123 Le bois énergie Les installations de chaufferies collectives Pays Puissance installée en kw Consommations de bois (en tonnes) Capacité de production (en MWh) Autunois Auxois Avallonnais Nivernais PNR Morvan Total 4 Pays Les installations de chaufferies industrielles Pays Puissance installée en kw Consommations de bois (en tonnes) Capacité de production (en MWh) Auxois Avallonnais Nivernais Total 4 Pays Philippe DEVIS et 123 / 130

124 7.2. Annexe 2 : précisions méthodologiques Agriculture Le secteur agricole constitue souvent le parent pauvre des bilans énergétiques en raison de la 'faible' part de ce secteur dans le bilan total et du manque d'informations disponibles. Le faible poids de ce secteur d activité dans les bilans explique peut être la rareté des données disponibles sur les consommations d énergie dans les exploitations agricoles. La dernière enquête générale sur la thématique, réalisée par les services statistiques du Ministère de l Agriculture, date de Il n est pas prévu à ce jour d en faire une actualisation. L utilisation des résultats de cette enquête ne peut être jugée satisfaisante aujourd hui, compte tenu de l évolution des pratiques agricoles ces 15 dernières années, et de l évolution de la Politique Agricole Commune qui a engendré de profondes mutations dans les exploitations. Le bilan des consommations d énergie de l agriculture présenté dans ce rapport est réalisé pour l année 2007 à l échelle communale, à partir des données communales disponibles du recensement agricole 2000 et des données départementales 2007 issues de l Agreste. Une clé de répartition des activités agricoles de l année 2000 est utilisée pour calculer les consommations de l année 2007 (données à l échelle du département). Les émissions de gaz à effet de serre d origine non énergétique liées aux activités agricoles portent sur : - Le cheptel : fermentation entérique et déjections - Le brûlage sur place des résidus agricoles - La culture des sols Les données concernant le cheptel domestique sont issues des recueils du Ministère de l Agriculture, à la fois à partir du recensement agricole 2000 (données à l échelle de la commune) et de statistiques départementales pour l année 2007 : les informations précisent par commune et par département les effectifs d animaux par espèce (bovins, caprins, porcins, ovins, équidés, volailles, et lapins). Les informations concernant l apport de fertilisants dans la culture des sols sont issues des rapports d informations de l UNIFA62 (Union des Industries de la Fertilisation) et concernent les livraisons de fertilisants aux exploitants. Emissions de méthane issues de la fermentation entérique et de la gestion du fumier Les émissions de CH4 provenant de la fermentation entérique sont essentiellement le fait des ruminants pour lesquels le processus digestif transforme les hydrates de carbone en molécules simples absorbées par le sang. Les émissions de méthane résultats de la gestion du fumier sont issues de la décomposition de celuici dans des conditions anaérobies. Elles sont calculées à partir des données fournies par Alterre Bourgogne spécifiant pour chaque animal, la quantité de méthane émise par an. 124 / 130 Philippe DEVIS et

125 Emissions de protoxyde d azote imputables aux systèmes de gestion des déchets animaux Outre le méthane, la gestion des déchets animaliers émet du protoxyde d azote. Ce gaz est émis de façon distincte selon le système de gestion des déchets considéré. Quatre systèmes de gestion sont pris en compte par la méthode du GIEC, à savoir : Le système liquide (les lisiers) - L épandage quotidien - Le stockage des solides - Les aires de pâturage et paddock La méthodologie du GIEC propose par défaut une répartition du tonnage animalier traitée par chaque système de gestion en Europe Occidentale, ainsi que des facteurs d émission par tête de bétail. Emissions de protoxyde d azote liées à la culture des sols Les émissions de protoxyde d azote liées à la culture des sols proviennent de diverses sources : - Les apports de fertilisants artificiels - L utilisation du fumier comme fertilisants (épandage) - Le repos de NH3 et de NOx atmosphérique - L apport d azote provenant des cultures - L apport à partir des résidus de culture Transports Méthode d évaluation des émissions du transport routier La reconstitution des trafics routiers a été réalisée à partir des données de recensement de la circulation fournies par les 4 Conseils généraux. Ces données, issues des campagnes de comptage, indiquent la circulation des véhicules en moyenne journalière annuelle. Par ailleurs, lorsque les appareils de comptage le permettent, le pourcentage de poids lourds en circulation est indiqué. Etant donné la densité des réseaux routiers dans le département, seuls les tronçons les plus fréquentés sont concernés. Ces données de comptage permettent de reconstituer une grande partie des flux interurbains. La méthode utilisée pour retranscrire ces données de trafic consiste à associer à une circulation automobile la longueur du tronçon de route empruntée. Cet exercice permet d exprimer les données moyennes journalières annuelles en véhicules km sur une année. A ces trafics exprimés en véhicules km sont associées des consommations unitaires par type de véhicules présents sur la voirie, éléments renseignés par un outil informatique développé et diffusé par l ADEME : le logiciel IMPACT II63. Ce logiciel offre une base de données et de calculs des consommations énergétiques et des émissions des transports routiers réalisée à partir des valeurs du programme COPERT III de la Commission Européenne. IMPACT fournit des indications sur la relation entre le profil de vitesse et la consommation de carburant pour chaque type de véhicule d un Parc établi pour une année de référence. Philippe DEVIS et 125 / 130

126 Ainsi, le logiciel prend en compte la répartition du Parc entre les voitures particulières diesel et essence, entre les véhicules de différentes cylindrées, et considère également la présence dans le Parc roulant des véhicules répondant ou non aux normes européennes sur les émissions polluantes. Bien que ces données de Parc concernent l ensemble du territoire français, et sachant qu il peut exister des particularités locales dans la constitution du Parc automobile, nous avons estimé que le logiciel IMPACT fournissait un outil intéressant d estimation des consommations liées au trafic routier. Méthode d évaluation des émissions du transport ferroviaire Le bilan énergétique des trains Grandes Lignes, des trains de fret et des trains TER est reconstitué à l aide des données de circulation sur réseau transmises par la SNCF. Ces données sont couplées aux efficacités énergétiques issues d une étude réalisée par EXPLICIT pour l ADEME 64. Ces données sont les suivantes : - Fret : 1,497 kep par train-km - Grandes Lignes : 1,692 kep par train-km - TER : 0,905 kep par train-km Les consommations d électricité et de gazole sont distinguées. Par ailleurs, la ventilation par commune a été réalisée en affectant les trafics effectués sur les tronçons ferroviaires inscrits sur le territoire. En compilant les données de circulation, le linéaire des segments de ligne et les consommations unitaires, il a alors été possible d estimer l énergie utilisée par les trains ayant circulé sur le périmètre du Morvan (nombre de trains * km de voie * consommation moyenne = consommation totale). Méthode d évaluation des émissions du transport fluvial Les données utilisées pour quantifier les émissions générées par le transport fluvial dans le Morvan reposent sur les données transmises par Alterre Bourgogne et provenant des Voies Navigables de France. Ces informations permettent de connaître les tonnages transportés sur l ensemble du réseau, ainsi que le nombre de kilomètres effectués par les plaisanciers. Les consommations énergétiques sont estimées sur la base d une étude réalisée par le cabinet T&LAssociés pour l ADEME (Etude sur le niveau de consommation de carburant des unités fluviales françaises, Janvier 2006). 62 UNIFA, livraison de fertilisants minéraux en France Exercice Logiciel IMPACT-ADEME, version 2.0, ADEME-EXPLICIT, Evaluation des efficacités énergétiques et environnementales des transports en 2000, / 130 Philippe DEVIS et

127 Habitat Méthodologie générale La méthode repose sur l'utilisation de trois sources : - le recensement général de la population de l'insee qui fournit des renseignements précis sur les logements du Parc Naturel Régional : catégorie (résidences principales et secondaires, logements vacants et occasionnels), type (maisons individuelles ou appartements), période de construction, mode de chauffage (chauffage central collectif ou individuel, chauffage électrique intégré et sans mode de chauffage) et le combustible utilisé (chauffage urbain, gaz naturel, fioul, électricité, butane-propane, charbon et bois). Ces informations sont disponibles à partir du produit de l INSEE Détail Logement. Le dernier recensement de l INSEE, disponible (dans sa version complète) depuis le 1er octobre 2009 a été utilisé dans le cadre de cet exercice ; - les coefficients de consommation unitaire établis par le CEREN par type de logement (maisons individuelles et appartements) en fonction de leur période de construction et du combustible utilisé. Ces ratios indiquent une ventilation par usage : électricité spécifique, chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson ; - les Degrés Jours Unifiés (DJU) fournis par Météo France afin d'ajuster les consommations d'énergie en fonction de la rigueur climatique. Les Degrés jour unifiés ou DJU permettent de réaliser des estimations de consommations d'énergie thermique en proportion de la rigueur de l'hiver. Pour chaque 24 heures, le nombre de degrés jours unifiés (DJU) est déterminé en faisant la différence entre la température de référence, 18 C, et la moyenne de la température minimale et la température maximale de ce jour, c est-à-dire 18 C moins la moitié de la somme de la température maximale et de la température minimale. C'est donc une estimation de la différence entre la température intérieure de référence - hors apports naturels et domestiques - et la température extérieure médiane de la journée. L estimation des consommations énergétiques dans le secteur de l habitat concerne les résidences principales et secondaires. Les logements vacants et occasionnels ont été écartés de l analyse, pour les premiers car, par définition, un logement vacant n engendre pas de consommation énergétique ; pour les seconds car il n existe pas d information relative à l occupation de ces logements, élément nécessaire dans le calcul des consommations. La prise en compte de la bi-énergie bois/électricité pour le chauffage Les résultats du recensement de la population renseignent sur l énergie principale de chauffage, mais ne font pas mention d une possible utilisation de plusieurs énergies pour cet usage. Compte tenu des caractéristiques de peuplement du territoire du Morvan, il parait important de prendre en considération la bi-énergie bois/électricité (la plus répandue à l échelle nationale). Par hypothèse, il a été considéré que la bi-énergie bois/électricité ne concernait que les maisons individuelles. Philippe DEVIS et 127 / 130

128 Une étude réalisée par le CEREN65 a permis d identifier globalement la part des logements de la région utilisant le bois alors que l énergie principale de chauffage déclarée est autre. A partir de ces informations, et en l absence de données locales plus précises, des hypothèses ont été prises quant à la répartition des logements concernés : pour les logements déclarés chauffés au bois, il a été considéré que 33% de ces logements se chauffent entièrement au bois ; 67% se chauffent partiellement au bois et utilisent l électricité comme deuxième énergie ; pour les logements déclarés chauffés à l électricité, il a été considéré, que 85% des logements sont chauffés exclusivement à l électricité, et 15% chauffés partiellement à l électricité et au bois. Energie utilisée pour la cuisson et la production d eau chaude sanitaire Dans les données du recensement de la population, si l énergie principale de chauffage est connue, il n existe pas d information sur l énergie utilisée pour la cuisson et la production d eau chaude sanitaire (ECS). On considère donc que l'énergie de chauffage est déterminante : un logement chauffé à l'électricité ne peut utiliser le gaz naturel pour la cuisson, mais peut utiliser le butane. De même, un logement chauffé au gaz naturel utilisera préférentiellement le gaz pour l'ecs et la cuisson mais pas systématiquement. Par ailleurs, par manque d informations, l usage de la climatisation n a pas été pris en compte dans la réalisation de ce bilan. Correction climatique La correction climatique permet de comparer des consommations d énergie dans le temps en isolant uniquement les effets de structure et en gommant l effet climat. Ainsi, l impact énergétique d un hiver rigoureux ne sera pas identifié car les consommations sont calculées sur les DJU annuels moyennés sur une période de 30 ans. Les données du CEREN sur les consommations unitaires des logements sont calculées à climat normal pour la France métropolitaine. Afin d adapter ces informations au climat local, il est nécessaire d utiliser les DJU normaux du périmètre étudié. Ainsi, un coefficient d ajustement sera utilisé pour adapter ces consommations unitaires (DJU de la zone d étude / DJU France = coefficient d ajustement ; consommation unitaire CEREN France * coefficient d ajustement = consommation unitaire de la zone d étude). La correction climatique appliquée aux usages thermiques est basée sur la méthode présentée dans les cahiers techniques du groupe RARE-ADEME66. La correction climatique permet de comparer des consommations d énergie dans le temps en isolant uniquement les effets de structure. Tableau 7 : Cumul des degrés jours inférieurs à 18 C pour le territoire du Morvan Année Macon Larochemillay Château- Chinon Avallon Moyenne / 130 Philippe DEVIS et

129 industrie Précisions méthodologiques Les services statistiques du Ministère de l Industrie mettent en œuvre chaque année une enquête sur les consommations énergétiques dans l industrie (enquête communément appelée EACEI). Sur la base d un échantillon d établissements, le Ministère établit alors un bilan énergétique pour chaque branche industrielle, pour chaque produit énergétique en distinguant les usages. Les résultats de l enquête EACEI sont disponibles, mais uniquement à l échelle nationale et régionale ; les données départementales et communales ne sont pas disponibles pour cause de secret statistique. Les données régionales étant à disposition sur le site Internet du Ministère de l Industrie ( il a été retenu de travailler à partir de ces informations, et de les ventiler à l échelle communale à l aide des données d emploi. En effet, ces dernières sont aisément accessibles, et actualisées chaque année. Du bilan régional au bilan communal A l aide des résultats régionaux EACEI de l année 2007 en NES36, des ratios régionaux ont été calculés et exprimés en tep par emploi pour chacun des produits énergétiques et branches d activité. Ces ratios ont été fournis par Alterre Bourgogne. Les données d emploi utilisées pour cet exercice sont issues de l INSEE et disponibles gratuitement sur le site Internet de l organisme. Elles proviennent du dernier recensement de la population, sorti en 2009 et indique les données d emploi pour l année Il a été convenu que ces données seront utilisées pour l année Les données sont à l échelle communale, en NES36. Les ratios régionaux calculés en conséquence, ont été appliqués aux emplois communaux Tertiaire Le secteur tertiaire est mal connu en termes énergétiques du fait de son hétérogénéité : il comprend aussi bien les petits artisans (coiffeurs, boulangers), les professions libérales, dont les consommations s'approchent de celles du secteur résidentiel que les hypermarchés, les grandes banques et les hôpitaux dont les consommations sont plus proches de celles de l'industrie. De ce fait, le suivi statistique est plus difficile. En conséquence, l identification des consommations et des émissions du secteur tertiaire s'appuie sur : - L étude régionale du CEREN qui permet de disposer, pour l année 2002, des surfaces chauffées par sous-secteur du tertiaire en précisant la part de marché des énergies de chauffage. Bien que datant de l année 2002, les parts de marché des énergies de chauffage dans les différents locaux tertiaires sont conservées (il est supposé que les tendances se poursuivent, à défaut de disposer d informations actualisées) ; - les consommations unitaires par unité de surface, par énergie et par usage pour chaque branche d activité, données CEREN 2005 ; - les données locales d emplois, par branche d activité. Les données d emplois de l INSEE (selon la nomenclature NES36) sont utilisées pour l année 2007 car connues ; elles sont ventilées selon 17 branches tertiaires, et regroupées en 7 grandes branches afin de pouvoir être traitées avec les données du CEREN. Philippe DEVIS et 129 / 130

130 Les données d emplois, renseignées à l échelle communale, permettent par la suite d estimer les surfaces de locaux d activité, selon les branches du CEREN. Pour ce faire, un ratio régional (m²/emploi) a été construit sur la base des surfaces par branche en 2002 (CEREN), et des emplois par branche en 2002 (INSEE). Tableau 8 : Part de marché des énergies de chauffage des locaux tertiaires en région Bourgogne en 2002 (Source CEREN) Fioul Gaz réseau Electricité Urbain Autres combustibles Bureaux 31% 27% 32% 9% 1% Cafés-Hôtels- Restaurants 25% 43% 28% 0% 4% Commerce 24% 52% 15% 4% 5% Enseignement 38% 44% 7% 6% 5% Santé 24% 63% 10% 2% 2% Sport-Loisirs-Culture 29% 41% 25% 5% 1% Transports 59% 32% 6% 2% 1% Construction et voirie L outil Bilan Carbone a été utilisé pour la quantification des émissions de ce secteur. Par défaut et en l absence de données de référence utilisables, la méthodologie Bilan Carbone prévoit que l ensemble des émissions liées aux activités de constructions et de voirie soient considérées comme des émissions directes. De manière similaire, aucune donnée de référence ne permet d opérer une répartition des émissions du secteur de la construction en fonction de leur origine (énergétique / non énergétique). Par défaut, il sera ainsi considéré dans le cadre de cette étude que l ensemble des émissions du secteur sont d origine énergétique Traitement des déchets Les émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion des déchets portent sur : - Les décharges de déchets solides - L incinération des déchets - Le traitement des eaux usées et des boues organiques et commerciales - Le traitement des eaux usées et des boues industrielles - La gestion des déchets humains Les lignes directrices du GIEC ne donnent pas d éléments méthodologiques pour estimer les émissions liées à l incinération des déchets car elles considèrent que ces émissions sont difficilement quantifiables Production d énergie L outil Bilan Carbone a été utilisé pour le calcul des émissions évitées. 65 CEREN, REGADEMOE Secteur résidentiel, étude réalisée pour l ADEME et l Observatoire de l Energie, décembre ADEME, MIES, MINEFI, RARE, Bilan énergétique régional, Cahiers techniques n 1, / 130 Philippe DEVIS et

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